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Baie d'Halong terrestre versus Hoi An? (Vietnam) English translation pending
by Cambe · 2013-01-20 · 15 replies
Bonjour,

Pour mon voyage de noces, je pars au vietnam en mai 2013. Toutefois et devant le manque de temps nous devons choisir entre la baie d'halong terrestre (Tam coc) ou Hoi an.

Certains d'entre vous ont-ils déjà visité ces deux sites. Lequel des deux est selon vous à privilégier?

Merci bp pour vos retours

😉
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû �� leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Juillet-août en Australie avec enfants de 9 mois et 5 ans English translation pending
by Fannita1 · 2013-01-17 · 23 replies
Bonjour à tous, Nous souhaiterions découvrir l'Australie en juillet- aout mais vu que c'est l'hiver plutôt privilégier le Nord. J'ai vu qu'il y avait pas mal de choses à faire en 4x4... est ce possible avec des jeunes enfants ou est ce que ça risque de tourner en "mal des transports, vomissements etc..."? Faut-il être un "pro" du 4x4 ou est ce accessible à tout le monde? D'autre part, est ce qu'on peut voir une partie de la grande barrière de corail à cette période là? Quelle est la température de l'eau? Savez vous s'il existe des villages vacances dans le Nord avec mini club au cas nous voudrions passer une journée ou deux "en amoureux", faire de la plongée bouteille ou autre.... Camper avec la tente... possible et pas trop risqué avec toutes les bestioles???!!!! Merci pour vos réponses F.
Choix d'hôtel et excursions intéressantes au Panama? English translation pending
by Papillon1972 · 2013-01-16 · 36 replies
Bonjour à tous,

Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.

Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.

Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.

Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂

Merci et bonne journée!
Que faire comme sorties en Guadeloupe? English translation pending
by Sssc13 · 2013-01-05 · 12 replies
Bonjour a tous Nous partons ma femme et moi du 12 au 19/02/2013 à l hotel salako Nous aimerons faire des excursions aux saintes à la mangrove et peut être sur petit ilet ( enfin si vous avez d autres endroits à me conseiller, je suis preneur) Avec qui partir? Quels tarifs? Merci de vos renseignements
Retour de voyage avec enfant de 20 mois à Dubaï English translation pending
by Ptitsucre92 · 2012-12-30 · 12 replies
Nous revenons de Dubaï, ce message servira sûrement à d'autres personnes étant dans notre cas. Nous avons décidé de passer les douanes papa avec bébé et maman seule. Je ne sais pas si c'était le plan du siècle car j'ai attendu plus d'une heure et demi à la douane alors que le papa est passé en 15 minutes avec bébé. Sinon c'est vraiment une destination à faire avec un enfant de cet âge là. Nous avons fait : - le Dubaï aquarium dans le Dubaï Mall (on a pris le pass avec visite du tunnel, promenade en bateau sur l'aquarium (interdit au moins de 3 ans son un ami nous a gardé bébé pendant ce temps), et visite du reste de l'aquarium. Je vous conseille pas forcément l'option promenade en bateau car ça n'apporte pas grand chose. Mais c'est très impressionnant de se promener sous l'aquarium. - le burj Khalifa: At the Top. Franchement à faire, impressionnant de se retrouver à une telle hauteur!!! On y accède par le Dubaï Mall Petit conseil pour le Dubaï Mall, si vous voulez en repartir, prendre un taxi depuis le parking en bas plutot que depuis le parvis, car il y a une surtaxe quand on le prend depuis le parvis. - les fontaines musicales à faire le soir - le souk de Bur Dubai et le souk de Deira avec la vieille ville: Dépaysant, à faire la traversée en bateau entre les deux souks pour 1 dirham (bien préciser for one dirham car sinon ils nous propose d'office l'option à 100 dirham pour faire le tour de la creek). la vieille ville est aussi à visiter car très jolie - 4x4 dans le désert avec promenade en chameau et barbeuc' dans le désert: ils fournissent le siège auto du petit donc parent ne vous privez pas en profitez aussi de cet instant avec votre loustic!. Il faut cependant par moment bien lui tenir la tête lorsque le franchissement de la dune est difficile mais notre petit riait aux éclats. -piscine et plage: sans modération. - la grande mosquée d'Abu Dhabi: à faire si possible. C'est un joyaux artistique où se mêlent dorures, marbres, et cristaux. prevoyez un pantalon ce jour là et si possible un tee-shirt sur les épaules. Une tenue traditionnelle vous sera prêter à l'entrée pour visiter la salle de prière.

Nous avons aussi fait de notre voyage une découverte culinaire, donc je vous conseille: - dans le souk al bahar face au dubai mall: un libanais à vous couper le souffle, de plus vous pouvez profiter des fontaines musicales devant votre repas - le Ritz Carlton: propose un buffet à volonté aux alentours des 40€ par personne. Vraiment très bon et le personnel distrait votre enfant pendant ce temps. Il y a plein d'espace pour qu'ils puissent gambader et une aire de jeux qui ferait pâlir plus d'un magasin de jouets! - Le tajine: dans le One& Only Palace (celui qui ets sur le continent pas sur l'ile). Un décor Marocain, une ambiance avec musiciens et un couscous délicieux. Idem, avec le petit cela s'est fait très facilement, il est plutôt calme et a déguster avec nous les mets marocains.

Pour les fans de Golf, le montgommery, si monsieur veut faire une partie, il y a une aire de jeux à proximité avec un petit bar où maman peut attendre patiemment. Enfin, concernant les tenues n'oubliez pas les lunettes de soleil, crème solaire et la casquette pour bébé car la luminosité est forte. Le petit a beaucoup bu aussi donc ayez à disposition une gourde. Pour ses repas sur place il a pioché dans nos assiettes, l'avantage étant que l'hygiène là bas est encore plus importante qu'en France, du coup personne n'a été malade sur place.

En espérant que cela vous aura servit. Bon voyage et n'hésitez pas à y amener votre petit car c'est propre, sécurisé et le climat en novembre/décembre est super.
Compte rendu: retour du Celebrity Millenium "Asie Sud et Nord" 9 décembre 2012 English translation pending
by Francischem · 2012-12-27 · 114 replies
Bonjour à tous ceux qui m'ont demandé un CR et à chacun que cela peut aider.

Ce CR rapidement écrit (rentré il y a 2 j) permet de conserver la fraicheur des souvenirs et sensations. Il sera divisé en 2 : Celebrity et le bateau (le Millenium) et puis les escales. En avant propos mon sentiment sur Celebrity car c’était la 1ere fois que je signais sur cette CIE : pourquoi ce préliminaire ? Parce que d’une part Costa est depuis qqn temps l’objet de toutes les « attentions » et que Celebrity en profiterait pour lancer une opération de charme sur les déçus de Costa. Plus de 15 ans de Costa et MSC me font dire ceci (évidement éminemment personnel). Ayant largement ici dénoncé la dégringolade en qualité de Costa, que dire de Celebrity dont j’ai tant entendu vanter les mérites ici même : Celebrity m’a semblé être ce que Costa était il y a 20 ans, un rapport qualité prix excellent ; un personnel aux petits soins, discret et efficace en toutes heures, un staff aux excursions et à l’accueil courtois, poli, efficace et se donnant beaucoup de mal pour remédier à vos problèmes et erreurs qui ailleurs vous feraient perdre temps et argent. Un commerce où le client existe dans la plénitude de ses droits et largement au delà pour que son séjour soit facilité et « de rêve »…mon dieu quel bonheur de ne pas se voir viré, voire méprisé à l’acceuil même si votre carte Pearl montre que vous êtes un client fidèle qui connaît usages et limites des choses. Ceci dit, les 6 français avec qui nous étions, tous habitués de Celebrity ont été très mécontents et ont dénoncé un e « Costaisation » de Celebrity….ça promet ! Le plus important pour beaucoup…le restaurant : EXCELLENT, nourriture, inventive, bonne, fraiche, variée, en abondance midi et soir et une qualité des viandes grillées dignes des meilleures rôtisseries : comment fait on pour servir des T bone, cote de bœuf, grillades de cette qualité ??????...peu croyable sauf que si vous la voulez saignante, vous la réclamez non pas « rare » mais blu, ultra blu ! Le buffet au 10 eme… convenable au niveau qualité et varié, cuisine japonaise, chinoise, etc… à midi comme à 17 h 30. Le petit déjeuner au restaurant n’est pas en libre service comme chez Costa mais servi à table sur commande, aucun pb de choix si on prend son temps. LE SELECT DINING : alors là excellente formule qui permet de diner sans heure de 19 h à 21 h sans réserver quand et avec qui on le souhaite, très pratique les jours d’excursions ou quand on veut changer de partenaires de table : la condition pour accéder à ce service ?: régler (et débité) à l’avance les « pourboires » qu’on retient en général à la fin, donc avance de trésorerie mais non supplément puisque de toute façon il faut les payer. ANIMATIONS : alors là…….sur ce bateau, le désert absolu : aucune équipe d’animation, aucun cocktail de bienvenue ou du commandant, ni de présentation du staff, aucune animation aucune, des spectacles courts et pauvrelets, des boutiques sans stocks et personne le soir dans les qq bars. Qq musiciens par ci par là et un orchestre alternant les sempiternels standards internationaux : certains ont dit qu’on s’y emmm….hautement, d’autres que ça changeait des foires méditerranéennes de Costa !...chacun appréciera. Les excursions proposées : de l’avis de tous elles sont pauvres en choix, en points de visites et très chères : pourquoi ?....on le verra mais surtout… comment faire autrement ? Le Millenium : refait en mai 2012, c’est un superbe bateau tout en délicatesse des couleurs, richesses des matériaux, cosy des salons anglais, et là un vrai bonheur de s’isoler dans une bibliothèque en acajou à 2 étages, dans des petits coins chauds et calmes pour y lire, jouer aux cartes ou regarder la mer. Sauf qu’il faut éviter toutes cabines à l’arrière au dessous du pont 5 au risque d’être réveillé par une machinerie en continue entre 3 h et 6 h du matin (quoi ?.....impossible à savoir) mais insomnie garantie. J’arrête là pour Celebrity et le Millenium sur lesquels je pourrai m’étendre sur demande, n’hésitez pas à me poser toutes questions sur piscines, SPA, autres superbes restaurants payants, etc.…. Ah ! Oui le prix des boissons ?.....chères..très chères…l’expresso sur Costa 1,5 à 2 euros : sur le millenium 4,5 HT $ soit environ 3,60 euros… et les vins à table en verre ou bouteille à l’unisson ; 1 verre de vin blanc australien 12 $ et un Viognier 8$ ; le pack d’eau ?....12$ par personne et par jour ! LES ESCALES : Singapour, Bangkok, Ho chi Minh Ville (Saigon), Da nang, Baie d’Along- Hanoi, Hong Kong. Les monnaies : le dollar singapourien, le Bath (en Thaïlande), le dong (Vietnam), le dollar de Hong Kong. Excepté le dong que vous ne changerez pas et payerai en dollars (plutôt) ou euros, je vous invite vivement à changer depuis chez vous ces monnaies et en coupures les plus petites et ce pour 1000 raisons : sur le bateau un monde fou et un change prohibitif, sur place, très difficile et avoir de la monnaie locale vous fait gagner du temps et surtout éviter des longs palabres sur les erreurs et taux sans compter que dans les marchés ou coins perdus on peut ne pas vous accepter des monnaies étrangères ou vous faire n’importe quel change. Le coté pratique : en ces saisons, (déc. janv. fév.) excepté à Hanoi et HK c’est entre 30 et 38° et 90% d’humidité donc on est très vite épuisés, mort de soif et en nage : prévoir donc lingettes, crème solaire, chapeaux, mouchoirs. dans sac à dos. Les ports : Alors là….gros problème et grande différence par rapport à d’autres croisières : excepté Singapour et HK les ports sont très loin en km ( de 90 à 145 km) MAIS SURTOUT EN TEMPS ! car dans ces pays et sur les trajets empruntés autoroute ou petit ruelles de villages de l’intérieur, il y a du monde, des voitures, des camions, des vélos et surtout des motos meurtrières (j’ai été renversé et blessé par l’une d’elles) partout et à toute heure et en toutes directions : un mouvement brownien dont on ne discerne aucune loi ni prévision : je vous déconseille vivement sous peine de crise cardiaque de vous être en 1er rang du bus de l’excursion ou fermer les yeux quand vous verrez doubler en 3 ème position votre chauffeur en pleine nuit au milieu de milliers de tout ce qui peut rouler, marcher, trottiner, pétarader ou foncer ! Donc, les excursions seront chères car 3 h de route à l’aller et autant au retour, épuisantes sous la chaleur et le monde mais…difficiles à éviter car qui aurait le courage de prendre par ses propres moyens un taxi dont on n’est pas sur qu’il arrive à l’heure pour le départ du bateau. Donc le budget excursion gonfle…gonfle…! Bon, j’attaque les choses sérieuses, le détail des escales (à suivre donc dans qq heures !)
6000€ pour six mois en Amérique du Sud c'est impossible! English translation pending
by Tatisosso · 2012-12-18 · 13 replies
Bonjour, Voilà je pars bientôt 4 mois en Amérique du sud. J’ai un budget de 7000€ Quelques personnes et sur des forums disent que j’ai largement ce qu’il faut voir même un peu trop. Ils disent 6 mois faut compter 6000€ en auberges de jeunesse et en prenant le bus. Alors j’ai fais mon budget en me servant du guide du routard de chaque pays que je veux faire : Bolivie (La Paz, lac Titicaca, Potosi, Salar d’uyuni et sud Lipez) Chili ( San Predro d’atacama, Santiago, Valparaiso, Torre del Paine) Argentine (Salta, Mendoza, Ushuaia, El calafte, Valdes, Buenos Aires, chutes Iguazu) Brésil ( Pantanal, Brasilia, Rio de Janeiro)

Pour 4 mois j’en ai pour 6000€ !!!! Il faut que quelqu’un m’explique comment on peut faire 6 mois pour 6000€, là je ne comprends pas. Et dans mon programme il n’y a rien d’extraordinaire, je ne prends même pas le temps de me poser plus de 4 jours au même endroit. Mon voyage va être assez speed, puisque je ne peux pas faire plus à cause de mon budget limité à 7000€

Merci
Hôtel à environ 60 euros sur Koh Tao? English translation pending
by Cruchot34 · 2012-12-11 · 10 replies
bonjour , Malgré le tour du forum , je trouve pas une bonne info pour un hotel bien situé a Koh Tao environ 60€ la nuit qui peut m'aider , je pars en février 2013 ? merci
Croisière aux Antilles sur le MSC Lirica English translation pending
by Martichrist · 2012-12-04 · 63 replies
nous partons le 2 fev 2013 pour une croisiere aux antilles départ paris fort de france pour un embarquement sur le lirica et cherchons des conseils tel que les reservations des excursions , le forfait boissons est-il preferable de les faire avant le départ sur le site de msc croisiere ?
Croisière Costa "Visions d'Orient": escales et excursions English translation pending
by Vavanico · 2012-11-13 · 37 replies
En avril nous faisons en famille une croisière "costa" vision d'orient. j'aimerais savoir si les excursions proposées sont intéressantes et s'il est possible de faire du shopping pendant celles ci. Les escales sont Olympie, Dubrovnick, Istanbul, Izmir. Est il possible de partir du port de Dubrovnick à pied pour rejoindre les remparts? Tous rensignements nous sera bien utile pour préparer cette croisière. A l'avance, merci beaucoup langagne Valérie
Bilan de huit jours en Floride English translation pending
by Olivia29200 · 2012-10-06 · 2 replies
Tout d'abbord merci à tous pour vos divers conseil, voici un récapitulatif de notre circuits:

Arrivée le LUNDI 24 septembre à Miami à 16h, location de voiture a l'aéroport (compagnie dollars réservé sur elocation de voiture ) hotel à miami beach sur collins avenue et 9ST tres bien situé, le sir on s'est ballader, mojito au mango's café (sympa mais tres cher! attention à miami le TIP est deja inclu dans l'addition (18%), Mardi : reveil à 6h30 (decallage horaire) direction les everglades, nous avons pas été à florida city mais vers everglade city avec arret à 2 sentiers pedestre dur la route, au retour arret à Everglade safari tour (on avait imprimer des reduc) tour de air boat + presentation croco, on a pu en porter un bébé (prix de 20 dollars par ersonne ) soiree a fort lauderdale aux outlets, on a trouver pleins de trucs sympa surtout marque ecko et guess, dodo a miami beach Mercredi départ pour Orlando, finalement on n'a pas été à cap canaveral, impossoble à caser dans notre programme, après midi à aquatica, ca fais du bien sous cette chaleur! attention cependant si vous acheter un maillot sur place (j'en avais pas) compter 50 dollas, louer une serviette 5dollars + casier consigne payant! la grosse arnaque, sinon il n'y avais pas trop de monde donc tranquil pour les toboggans, on a dormis dans un hotel réservé sur hotwire (merci pour les conseil: 30 dollars la nuit, piscine, baignoire, frigo... super) sur international drive, nous avons trouver un bon plan pour manger: cici pizza (6 dollars par personne buffet à volonté) Jeudi: notre anniversaire de mariage (4ans) et sans conteste la plus merveilleuse journée de ces superbes vacances: discovery cove, sublime, le temps été extra, nous avons fais la voliere en premier comme on me l'avais conseiller (les oiseaux se posent sur nous , mangent dans nos mains...) la rivière qui fais le tour du parc est d'enfer je croi que je l'ai fais 5 fois!, le bassin avec les raies et génial aussi mais il y à tout le temps beaucoup de monde, j'ai adoré le moment avec le dauphin c'est extraordinaire, la journées est entièrement oraganisée: ils fournissent, repas , boisson, cocktails , serviettes, crême solaire, masque et tuba (que l'on peut garder, moi j'ai garder le masque aussi pour finir les vacances et en souvenir!) le petit dej est super copieux, pour le repas du midi c'est correct , le reproche: pas suffisament de choix "legers" (salade.;.) notre regrets: pas suffisament de photos: il suffit d'interpeller un photographe et ils nous shot, le hic j'en ai vu qu'avec les dauphins donc tout ce qui est rivière et raies je n'ai rien, tout est dans la tête! Vendredi: sea world dès l'ouverture: astuce se garer a discovery cove (parking gratuit) il y a des navettes sea world discovery cove (ou a pied compter 10 min) 14 dollars c'est toujours ca d'economiser, des l'ouverture c'etait tout simplement genial, zero attente, nous avons fais atlantis et une mega montagne russ (kruken ou quelque chose comme ca), le spectacle des dauphins est superbe, les orques aussi par contre celui avec les lions de mer j'ai trouvé moyen, il y a eu un orage donc il y a pas mal de truc qu'on à pas pu faire apres, le soir: cici pizza + outlets (encore génial on trouve toujours des choses a acheter) Samedi: Bush garden, tres peu d'attente pour les attractions, c'etait tres agreable mais il y a beaucoup de chose à voir, nous avons du partir a 16h pour retourner sur miami donc on a pas pu tout faire, ls maneges sont tout simplement hallucinant! j'ai adoré (une foi sorti!) les rapides avec la riviere attention: ca mouille enormement, Dodo à miami DIMANCHE:Départ tot pour les keys, days inn hotel (réservé sur booking la veille 80 dollars la nuit), mal situé mais navettes gratuites pour le centre, piscine , lavery (ca fais du bien), on a passer la fin d'apres midi à l'hotel, et nous sommes allées voir le coucher de soleil à la marina (superbe ambiance) ensuite nous sommes alles ches pepe's un bar local ou nous avons descendus pas mal de mojitos, c'etait sympa nous avons sympatiser avec des locaux , ayant louper la derniere navettes, nous sommes rentrées en taxi, Lundi:Balade a key west, plage, ville, détente Mardi: Nous devions faire du snorkeling le matin manque de bol annulé a cause du mauvais temps pourtant c'etait allechant Retour sur miami, shelleys hotel sur collins avenue (super) réservé sur booking (40 dollars) cocktails offerts de 19h A 20h on a manger dans un resto cubains et fais quelques bars avec spectacles Mercredi: Miami beach: plage pour profiter au max et 13h direction aeroport

Bilan: j'y retournerais mais avec mes enfants quand ils seront plus grands Les plus du voyage: Everglades discovery cove et miami beach La deception: Key west: sympa mais je m'attendais a mieu ( nous avons eu du super temps c'est peut etre pour cela que je suis decue A faire la prochaine fois: cap canaveral, autres parcs, une super boite a miami (trop naze on rentret a 1h max), snorkeling

Budget: 1400 AVION, VOITURE LOC + TOLL PASS 380, essence 160, REPAS 300, BARS 200, hotels 550, autres 200 (everglades...) + pass discovery cove 450 total: 3500 euros pour 2

Voila si vous avez des question n'hésitez pas
Vive la fin du pétrole! English translation pending
by Roulelemonde · 2012-09-26 · 339 replies
Au moins l'espèce humaine n'aura plus rien à consumer et polluer en rejettant dans l'atmosphère des tonnes de Co2 et autres gaz toxiques; Fini les touristes et le consumérisme (les deux étant liés) qui se la jouent "voyageurs" en s'achetant des billets "tour du monde", ou juste en se payant des aller-retour après leur boulot, pour aller frimer ou chercher une fille facile à phuket ! Fini les routes surpeuplées de bagnoles (engins de mort) qui crachent leur bruit et leurs mépris de la nature, fini le moteur à explosion qui va bientot finir par faire exploser la terre; L'heure sera au retour aux voyages qui se méritent, lents, modestes, loyaux, à la force des pieds, des pédales, des pagaies ou des voiles, ou aidés pour d'autres par le train s'il reste de l'électricité ou des chevaux s'ils n'ont pas fuit d'ici-là (et je les comprends); et pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s'y résoudre, ils n'auront qu'à rester chez eux dans les paisibles campagnes s'il en reste, ou dans leurs mégalopoles suffocantes, qui sont des taches bétonnées et laides sur la magnifique toile peinte par la nature La voiture, est le contraire de la liberté, l'avion une ruine écologique volante; Le but ne sera plus la destination, mais le chemin, ce qui à bien y réfléchir est la définition même du voyage
Découverte de l'Islande avec ma fille English translation pending
by Merluchi · 2012-09-25 · 23 replies
Tout d’abord je dois dire que ce voyage est totalement improvisé car nous devions nous rendre au ... Gabon! Sisi! Mais problèmes de visas et on a été refoulé à l’embarquement! (je pourrai donner des renseignements en MP pour ceux que cela intéresse).

Donc le vendredi 27/07 en revenant déçu.... Et remonté de l’aéroport, je «perd» plus d’une heure en conciliabules avec la compagnie aérienne pour me faire rembourser le billet et me jette sur internet pour réserver nos billets pour l’Islande (qui était en fait notre 2è destination souhaitée!). En quelques clics on réserve le vol sur Transavia pour décoller le lundi 30/07 de Bordeaux! Le samedi, je vais acheter le LP et une carte routière, télécharge le «eroadbook» International Photografer de Mickael Levy (
http://www.international-photographer.com/ ), compare les prix de la location de voiture sur le net tout en bouclant la résa de l’hôtel pour notre première nuit à Reykjavik sans oublier de refaire les sacs! Ouf!!!

lundi 30 juillet: Un pote nous amène à l’aéroport. Navette Air France pour Orly Ouest (à l’heure!) puis transfert vers Orly Sud et vol Transavia (à l’heure aussi!) pour Reykjavik.

Arrivée à 1h30 et 2h de décalage horaire; transfert direct à l’hôtel (en fait appartement K, top!) par le Fly Bus. Accueil sympa malgré l’heure tardive... Au lit à 4h du mat’. Yarg!!

mardi 31 juillet: 112 km parcourus Réveil malgré tout matinal. Il fait beau... Et bon! Petit dèj bien venu dans le premier troquet ouvert puis découverte matinale de la ville. On se rend chez Iceland Camping Equipement (http://www.iceland-camping-equipment.com/) pour louer une tente. La boîte est en fait créée par Cédric un français qui a randonné une foultitude de fois en Islande et qui a décidé de s’y établir en famille. Désormais plus besoin de venir avec son matos pour camper car il fournit tout! Très avantageux quand on est confronté au prix du surpoids en soute!... Et pas de crainte de voir son matos arriver avec du retard! En plus il a son site d’infos sur l’Islande! Top! Et donne pleins de conseils avisés... Plus besoin de se charger pour découvrir l’Islande!

Il est temps de louer notre 4X4... On se rend à Cheap jeep Car rental... Tout un programme! Personnes avenantes et décontractées. Option posée sur un Sangyong Korando que l’on doit récupérer entre 14 et 15H. Le véhicule, avec quelques centaines de millier de bornes au compteur (187000!) nous attend dans sa livrée blanche avec échappement percé... Après moultes palabres (à l’africaine!!) on récupère finalement un autre véhicule (le même avec gros pneus, surélevé.... Et de multiples disfonctions!)... que l’on prend finalement! ( je donnerai les précisions pour ceux que ça intéresse en MP).

On quitte donc Reykjavik sur le coup de 16h, après avoir fait quelques provisions, en direction de «thingvillir» et geysir où nous investirons le camping. Le temps est superbe et le soleil tardant à se coucher nous gratifie d’une lumière irréelle.



On est enfin en vacances! C’est bon!

mercredi 1er août: 356 km Levés tôt, on va prendre un «sérieux» petit dèj à l’hôtel Geysir (compris dans le prix du camping!) avant de nous rendre à Gulfoss la fameuse chute. On est quasi seuls et le ciel dégagé... Un vrai plaisir.

Puis nous reprenons les routes 30 et 32 puis un détour par la piste 327 vers Stöng et de belles chutes (Hjalparfoss) avant de poursuivre vers l’Hekla par la F225 et une piste qui fait le «tour du volcan». Paysages somptueux en noir (lave) et blanc(neige) rehaussé du bleu du ciel... Magique.





Nous poursuivons par la 26 et la circulaire N°1 jusqu’à Vik avec haltes à Gljufurafoss puis Skogafoss.

Nuit à la guesthouse Puffin, chambres petites à cloisons fines mais bonne nuit réparatrice.

jeudi 2 août: 340 km Matin couvert.Ciel gris chargé de nuages lourds qui semblent absorber les falaises du Reynisdrangur. Balade sur la belle plage de sable noir. Un fin «crachin breton» rend les pentes du pied des falaise bien glissantes. Mais nous sommes récompensés par la rencontre des macareux.





Puis nous prenons la route 206 vers Laki. Nous faisons une pause pour découvrir le beau canyon du Frardrargjüfur où plonge une belle cascade.

Poursuite sur la F206 avec passage de gués simples à négocier. Le vert du paysage laisse place à d’immenses champs de lave. La piste s’insinue en méandres cahoteux entre de gros blocs aux couleurs changeantes en fonction de l’éclairage solaire. Super! Nous arrivons enfin sur le parking lunaire du Laki. Pause casse croute puis ascension facile jusqu’au sommet. Un vent soutenu nous accueille... Vue époustouflante sur les lignes de cratères et les glaciers au loin.



Nous restons un moment à contempler ce paysage encore vivant, profitant du fait que nous sommes quasi seuls au sommet... Entre 2 «fournées» de touristes! Il est temps de reprendre le 4X4 et de continuer sur la piste plus «lisse» qui chemine entre les cratères sur un tapis de sable noir. Le soleil joue avec les reliefs tourmentés des volcans noirs et ocres, tapissés d’une mousse qui semble onctueuse, d’un vert parfois fluo, suivant les caprices de la lumière solaire... C’est magnifique! Lorsqu’on se plonge dans ce genre de paysage on comprend mieux pourquoi Elfes et Trolls gardent une place si importante dans l’imaginaire islandais.





De retour sur la route circulaire nous poursuivons vers le Skaftafell que nous atteindrons en fin d’après midi, sous un ciel qui s’alourdit de gros nuages gris rebondissants sur les montagnes, se déchirants sur les sommets pour laisser passer les rayons du soleil.

Beaucoup de circulation. Nous faisons une courte balade sur le sentier sûr qui longe le glacier puis allons tenter de réserver une chambre pour la nuit...



Nous devrons rouler vers l’est jusqu’à Höf et Baer pour trouver une chambre très correcte dans la ferme Litla-Hof car tout était complet! Nous retournerons dîner à la station service de Freynes. Repas tout à fait correct. Personnel sympa et pas avare de renseignement même à un moment d’affluence.

vendredi 3 août: 330km Debout à 5h du matin et direction Jokülsarlon. Vent et nuages sont au rendez vous. Lumière irréelle perçant les nuages... Donnant vie au relief... Comme si les glaciers avançaient vers nous. Personne sur la route... Arrivés au Jokülsarlon, nous sommes seuls. Pas un touriste. Nous découvrons le site, subjugués comme tout le monde. Malgré les nuages lourds qui s’amoncèlent au dessus de nos têtes... Nous nous promenons au sons des oiseaux et craquements des icebergs... L’océan en bruit de fond. Magique.







Puis nous retournons à la ferme prendre un bon petit dèj’ et nous repartons de nouveau vers le Jokülsarlon en espérant que le ciel sera dégagé. Halte au Breidarlon, autre lagune glaciaire où l’on retrouve quelques campeurs ayant passé la nuit sur le site. Ciel désormais dégagé grâce à un vent à «décorner les boeufs»... Ce qui nous permet d’admirer sous d’autres couleurs le Jokülsarlon ...en compagnie d’un cortège touristique.



Après un tour sur la plage pour photographier les icebergs sortis de la lagune, voguant sur l’océan, nous reprenons la route en direction du Skalafellsjökull par la F985, piste sympa qui monte au refuge. Grand bleu sur le fameux Vatnajökull. Nous décidons de faire une balade à moto neige... Coup de chance nous serons que tout les deux avec un guide... Les sorties précédentes, le guide avait 12 personnes et en aura 20 à la suivante!... Faisant de la moto je m’habitue rapidement, suivant notre guide sympathique qui «roule» à bonne allure...

Après quelques acrobaties bien maitrisées à bonne distance des crevasses tout de même, nous faisons une pause «au milieu de nulle part» ... Superbe vue panoramique. Nous devons rentrer à regret.... Nous redescendons en traversant une purée de pois et reprenons la route circulaire jusqu’à Djupivogur. Nous installons la tente dans le camping herbeux/moelleux à souhait sous un vent toujours aussi vif et soutenu. Bon restaurant de l’hôtel Framtid.

samedi 4 août: 294 km Il pleut et le brouillard est compact. Pendant que zoé dort, je me balade sur les collines et le port. Le soleil tentant de percer dessine des êtres fantasmagoriques sur les couches nuageuses emmitouflant le relief... Les cris des oiseaux aux consonances étranges, amortis par l’atmosphère du moment, renforcent cette sensation magique et ouatée... Aurais je vu des Elfes?





Zoé émerge doucement... Après un copieux petit dèj’ à l’hôtel de la veille, nous prenons la route à la découverte des fjords de l’est. La route serpente au grès du paysage sculpté par les siècles de cataclysmes volcaniques, modelé par l’océan. Soleil au rendez vous. Nombreuses haltes photos.



Nous arrivons à Neskaupstadur après avoir franchi un col et un tunnel alpin. La bourgade se prépare à une belle fête... Quartiers bariolés pour l’occasion. Effervescence.... Le Korando garé sur un parking façon no man’s land, nous allons sur le sentier sommairement balisé longeant les falaises du fjord. Petite balade sympa avec les oiseaux pour uniques compagnons... Terrain accidenté et glissant. Nous reprenons la route pour Seydisfjördur, petite ville enroulée au fond du fjord. Paisible et colorée. Hôtels et guesthouses affichant complet, nous poursuivons le long de la piste qui méandre vers l’entrée du fjord. Skalanes. Arrivée sous la lumière si particulière du soleil de l’après midi. Belle ferme restaurée. Accueil simple et chaleureux. Il y a une chambre. La maison respire la sérénité... Tout est simplement fait pour qu’on se sente bien.



Nous allons à la découverte des oiseaux qui nichent sur la falaise toute proche. Lieu régulièrement investi par les ornithologues de toutes nations qui séjournent d’ailleurs à Skalanes.... Le soir dîner simple et convivial. Nous décidons d’y rester une nuit de plus.

dimanche 5 août: 34 km Ce matin le brouillard est au rendez vous, enveloppant la ferme de ses nuées magiques lui donnant une présence irréelle... Au milieu de nulle part. Nous allons faire un tour dans Seydisfjördur ensoleillée. Déjeuner au restaurant de l’hôtel Aldan. De retour à Skalanes, nous allons explorer les falaises, gardiennes de l’entrée du fjord. Seuls à la découverte de ce lieu investi par les oiseaux. D’un côté le bleu de la mer se fondant avec celui du ciel... De l’autre, les névés contrastant les verts et ocres des montagnes. Magique et apaisant.





Deuxième soirée conviviale et paisible. Skalanes sera notre plus bel endroit de séjour....



lundi 6 août: 262 km Lever tôt. Nous espérons atteindre Askja dans l’après midi. Direction Egilsstadir pour faire le plein de provisions. Nous empruntons la F910. Le soleil règne sans partage. Le plein est fait à Adalbol, lieu improbable. Paysages verdoyants traversés par des cours d’eau... Gués faciles. Peu à peu le vert moelleux laisse place à des espaces plus rocailleux et accidentés aux teintes minérales... La F910 se fait plus rude, poussiéreuse. Piégeuse. On se déplace désormais sur la lune.

Nous arrivons finalement à Askja et allons directement au camping. Seul endroit de notre séjour où nous installerons la tente sur un sol dur recouvert de poussière volcanique. Lune? mars?...encore ailleurs?.... Sensation exacerbée par le paysage torturé qui s’offre à nous durant le court trajet qui nous mène au Viti et au lac Oskjuvatn. Impression de fin du monde cataclysmique... Ciel couvert. Le vent s’est levé. 4X4 garé sur un parking fréquenté, nous traçons vers les lacs. Sentier où nos pas résonnent étrangement. Les trolls habiteraient ils juste en dessous?

Descente sur le Viti d’un bleu laiteux. Contraste avec l’odeur tenace de soufre. Je me baigne. Étrange sensation de flotter dans un lieu irréel.





De retour au camping, nous nous réfugions sous la tente après un rapide dîner car le vent est maintenant soutenu. Il secouera d’ailleurs sans relâche la tente la nuit durant. Fine poussière volcanique s’insinuant partout.

mardi 7 août: 282 km Nuit agitée par les bourrasques incessantes d’un vent stellaire qui a bien failli mettre la tente sur orbite... Nous nous levons vers 5h, orifices empoussiérés à souhait. Nous quittons rapidement le campement encore endormi alors que l’aube caresse les sommets alentours d’un pâle rougeoiement qui à du mal à réchauffer l’atmosphère.



Dans la précipitation, je me gourre de chemin et me retrouve sur la F910 en direction du sud ouest et des glaces du Vatnajökull. Piste de sable noir fuligineux. On a du mal à se convaincre qu’on est encore sur terre....



Le temps de réaliser mon «erreur de navigation» et on a parcouru 20 bornes. Retour sur la F88 qui serpente autour de l’Herdurbreid coiffé de nuages échevelés par le vent. Encore et toujours.



Nous franchissons quelques gués «délicats» sur la Jökulsà à Fjöllum et arrivons finalement sur la route circulaire N°1. Nous allons faire le plein et visiter Krafla. Témoignage des forces telluriques qui ont modelées le paysage...



Puis nous prenons la piste F862 qui nous emmène vers Asbyrgi découvrant un paysage aride sous un soleil tout «méditerranéen». Halte aux superbes chutes de Selfoss et Detifoss. Magiques.







Super camping d’Asbyrgi.

mercredi 8 août: 75 km Courte étape qui nous emmène à Husavik par la route 67. Ciel couvert. Quelques averses. A peine arrivés, nous partons voir les baleines alors que le ciel reste menaçant. Nous passons 3 heures sur le bateau à observer les envoutantes baleines à bosses. Nous les côtoyons de si près que je ne peux m’empêcher de penser que nous sommes un peu envahissant.







Mais le charme opère... Surtout dans un paysage comme ce fjord qui s’offre à nous.





Puis nous allons réserver une chambre à l’Husavik Cape Hôtel de construction récente, confortable mais cher. Les quelques guesthouses approchées étant complètes. Visite du musée de la baleine. Balade dans la ville. Bon dîner sur le port.

jeudi 9 août: 181 km Route 87 vers Myvatn. Un vent violent a lavé le ciel. Mais le soleil éclatant à tout de même du mal à nous réchauffer... Arrêt au super marché.



Oh surprise! La voiture ne veut pas démarrer!... Je «vérifie» les fusibles... Rien n’y fait... Et je commence à pester contre le vieux 4X4, Cheap jeep, etc... Mais en mobilisant la batterie tout rentre dans l’ordre!... Ouf!

Le lac du Myvatn est balayé par le vent, tout comme les pistes qui nous mènent aux différents sites assez fréquentés des environs. Grotte de Grjotja, volcan Hverfell, impressionnant cratère de sable noir au sommet duquel j’ai du mal à tenir debout.

Beau panorama sur le Myvatn. Nous poursuivons au Dimmubogir où nous «randonnons»autour des cônes de lave et entre les groupes de touristes, sur des chemins bien balisés. Jamais eu autant de monde durant tout le voyage!



En faisant de nombreuses pauses photos, nous trouvons un bel endroit tranquille pour pique niquer, à peu près à l’abri du vent.



Puis route N°1 jusqu’à la fameuse chute Godafoss. 2 options pour s’y rendre: un court petit sentier à partir de la station service, que nous choisissons, ou descendre directement du véhicule au dessus de la chute, option prise par 99% des touristes!



Chevaux revenant de leurs pâturages. Nous ne nous attardons pas et poursuivons jusqu’à Akureyri. «grande ville» sise au fond d’un grand fjord qui accueille un énorme paquebot, type ville flottante... On dirait qu’il contient plus de passagers que la ville ne compte d’habitants!! Après 1 heure de recherche infructueuse de guest house, nous installons la tente dans le grand camping avant d’aller faire un tour à la piscine. Bain bien agréable. Dîner chez Strikid. Très bonne adresse à la mode, restaurant plein mais le personnel est sympa et prévenant... Retour au camping. Le ciel nous gratifie d’un superbe soleil couchant.



vendredi 10 août: 100 km Levés tôt alors que le camping est endormi. Nous allons à Dalvik prendre le ferry pour Grimsey. Dalvik n’est pas encore réveillée. Départ à 9h. Ciel dégagé mais vent soutenu. Il fait froid sur le pont mais j’y resterai tout le temps de la traversée, scrutant le fjord à la recherche de baleines et de dauphins.





Nous accostons sous un ciel menaçant et nous dirigeons dans le premier (seul?) restaurant/bar/épicerie. Déjeuner simple, un peu cher tout de même! Promenade sur l’île le long des falaises pour admirer les oiseaux. Nous sommes agressés par de grosses mouches qui se collent partout! Zoé renonce et va se réfugier à la Bazar guest house de l’aéroport qui est en permanence occupé par une nuée de sternes arctiques assez agressives aussi!







Nous repartons par le ferry de 16h. Sur le pont il fait froid et nous essuyons quelques averses. Des dauphins jouent un moment dans le sillage du bateau. Finalement Grimsey n’a qu’un intérêt tout relatif: le passage du cercle polaire. De retour à Akureyri, nous allons dîner au restaurant tapas le Goya. Bof... 2ème nuit au camping.

samedi 11 août: 281 km Nous prenons la route sous un ciel menaçant qui ne tarde pas à nous déverser quelques trombes d’eau. Au niveau de Varmahlid nous bifurquons sur la 75 vers Glaumbaer où nous faisons une halte pour visiter la ferme en tourbe et nous régaler dans le charmant café Askaffi. Gâteaux maison et excellent chocolat chaud... Avec le temps qu’il fait, c’est tout indiqué!! Nous reprenons la route circulaire en direction de Hvammstangi que nous rejoindrons en faisant le tour de la péninsule de Vatnsnes par la 717 puis la 711. Pic-nic au bord d’un lac venté sous un ciel toujours plus lourd et plombé. Nombreuses haltes à la recherche de phoques. A noter que la colonie de phoques de Hindisvik est interdite au public depuis 2008. Nous en verrons de loin lors d’une promenade sur un sentier balisé proche d’une auberge (dont je ne me souviens plus le nom!). Arrivés à Hvammstangi, nous allons louer une chambre coquette chez Hanna Sigga, puis allons visiter le Centre de Conservation du Phoque avant de se réchauffer d’une bonne soupe au café d’en face.

dimanche 12 août: 181 km Après un excellent petit déjeuner, nous allons sur le petit port pour faire un seals watching. Il est plus économique de prendre son ticket directement sur le bateau plutôt qu’au centre de réhabilitation des phoques... Petite promenade sans grand intérêt car le bateau reste loin des phoques pour ne pas les déranger... Puis nous quittons la bourgade...Sous la pluie! Direction Holmavik par la route N°1 puis la 61. Paysages austères et torturés. Impression accentuée par les nuées lourdes qui rampent sur les montagnes.Menaçantes. Nous ne croisons quasiment aucun véhicule sur cette route qui nous emmène au bout du monde, alternant portions de bitumes et piste de terre. A tout moment on s’attend à voir un troll sortir au décours d’un virage!... Même si ceux-ci ne sortent qu’à la nuit tombée!! En contre bas de la route qui suit la rive ouest du fjord Hrutafjördur, nous apercevons des phoques se prélassant. Je stoppe le 4X4 et , appareil photo en mains, nous descendons à leur rencontre... Hautes herbes mouillées. Nous sommes rapidement trempés! Séance photo bon enfant puis nous reprenons notre chemin. Peu avant Holmavik, nouvelle rencontre avec des phoques tout aussi nonchalant postés sur leurs rochers, à marée basse, à quelques encablures des maisons!

Nous arrivons enfin dans la petite ville alors qu’il pleut. Visite du surprenant musée de la sorcellerie. J’espère que nous trouverons une guesthouse car avec la pluie je n’ai pas envie de planter la tente! Petite maison agréable en face du musée, Steinhusid, avec chambre sobre et confortable. La réservation se fait à la Gistiheimilid Borgarbraut, grande auberge sur la colline, où l’on prendra le petit dèj. Dîner au café Riis. Le seul du bourg!

lundi 13 août: 330 km Le soleil est au rendez-vous. Ca fait du bien! Nous voulons avoir un petit aperçu des fjords de l’ouest et donc poursuivons notre pérégrination sur la 61 puis la 633. Tiens, j’ai la jauge d’essence qui est au plus bas... J’avais pas remarqué! Mais heureusement, la carte indique une station service à 15 km de notre position, sur la route 635. Piste cahoteuse. Quelques maisons. Un entrepôt. Mais pas de station! Renseignement pris auprès de pêcheurs, on trouvera de l’essence à 45 km, de l’autre coté du fjord Isafjördur, à Reykjanes! Juste avant d’y arriver, sur une petite lagune à gauche de la route nous voyons une dizaine de phoques flemmarder dans le varech! On fait le plein avant d’aller les immortaliser. Nous resterons 1 heure à les mitrailler sous tous les angles, à 50m d’eux! Seuls les plus jeunes sont effrayés, se réfugiant dans l’eau mais, leur curiosité prenant le dessus, ils se rapprochent de nous pour nous observer! Zoé est aux anges!







Un rapide calcul me fait prendre conscience que nous n’aurons jamais le temps de pousser jusqu’à Isafjördur, si l’on veut découvrir le Snaefellsnes avant de rentrer sur Reykjavik (nous devons rendre la voiture le 16 à 15h!). Nous rebroussons chemin sur la 61 puis bifurquons sur la 608. Piste bien rugueuse où nous croiserons personne. Beaux paysages arides. Je souhaite bonne chance à ceux qui l’empruntent avec une simple voiture de tourisme! Belle descente sur le fjord Aorskafjördur. Nous pique-niquons avant de prendre la route 60. Direction sud vers Budardalur. Halte à Laugar pour une balade au soleil sur les collines. Nous prenons ensuite la 586 alors que le vent s’est levé. Les nuages surgissent alors en masse pour envahir le ciel et recouvrir le relief. Nous allons visiter la ferme Eiriksstadir, accueillis par un «guide» haut en couleur en tenue d’époque. Un bon feu nous réchauffe à l’intérieur du bâtiment.





Puis nous rebroussons chemin pour la ferme Stora-Vatnshorn où nous trouvons une vaste chambre confortable et boisée.

N’ayant plus de provisions, nous retournons sur Burdardalur et allons dîner au restaurant sur le port. Repas copieux dans un cadre agréable. Beau coucher du soleil sur la route de la ferme.



mardi 14 août: 211 km Nous prenons la 57 direction Stykkisholmur sous un ciel maussade. Les nuages d’un gris métallique donnent une teinte étrange aux montagnes et à l’océan. Un vent toujours copieux nous secoue vigoureusement. Polaire de rigueur! Quelques haltes photos. J’immortalise un chalutier échoué.



Arrivée dans le petit port de Stykkisholmur. A l’entrée de la bourgade, arrêt gourmand à la boulangerie Nesbraud. Point de vue sympa du haut de la colline surplombant le port.





Visite très intéressante du musée du Volcan... Et pour cause, nous sommes seuls et on a donc droit à une visite guidée perso par le gardien, un passionné. Nous déjeunons ensuite chez Narfeyrarstofa, joli restaurant bien connu des habitants... Où les prix sont conséquents!!... Les plats aussi... Heureusement!

Nous poursuivons notre découverte du Snaefellsnes en musardant agréablement dans ces paysages superbes et changeant au grès des percées des rayons du soleil...qui finiront par terrasser les nuées dans l’après midi!



Grundarfjördur et sa splendide baie d’où émerge le Kirkjufell...



Olafsvik que nous faisons que traverser... Petit port de Rif où nous faisons notre deuxième pause gourmande chez Gamla Rif, sur une terrasse ensoleillée...Hmmm!!!

Arrivée à Hellissandur où nous investissons le camping, au bout d’un champs de lave descendant du Snaefellsjökull omniprésent. Les campeurs s’installent peu à peu sur les blocs de lave pour admirer le superbe coucher de soleil.



mercredi 15 août: 230 km Nous quittons le camping sous une brume marine. Humide et pénétrante. Le Snaefellsjökull est invisible. Ouaté de nuages lourds et menaçants. Nos prenons la piste 579 vers la pointe ouest de la péninsule qui s’insinue cahotiquement au travers d’une ancienne coulée de lave. Skardsvik, belle plage de sable blond lèchée par une mer «antillaise».

Nous poursuivons jusqu’à la pointe Öndverdarnes et son long phare squelettique. Promenade dans la brume qui se dissipe lentement. A tout moment un Troll peut surgir, alerté de notre présence par les cris des oiseaux. Frissons. La piste progresse vers le sud balisée par des cratères antédiluviens. On rejoint la 574 puis bifurque vers une plage de galets dont j’ai oublié le nom. Une odeur pestilentielle envahit l’atmosphère. Encore une manifestation elfique... Ou trollienne? Non c’est juste une carcasse de baleine échouée!



Nous allons visiter une grotte magmatique vers Dritvik, accompagnés de touristes bruyants... Qui nous gâchent le plaisir de nous imprégner des légendes islandaises contées par notre guide passionné. Encore et toujours des trolls et des elfes. Il est vrai que le reflet des lampes sur la lave pétrifiée à de quoi nourrir notre imaginaire! Puis nous allons nous balader sur Londrangar, les églises des elfes.



Il pleut. Hellnar et son cortège de touristes qui «font» le sentier côtier vers Arnastapi. On se restaure chez Fjöruhusid. Bondé et assez cher. Mais c’est bon!



On quitte le bourg, direction la F570 pour se rapprocher du Snaefellsjökull. Nous progressons dans un monde étrange peuplé de sons ouatés. On marche sur un sol moelleux et vivant de lichen fluo. Les roches ocres ou noires, jaunes ou rouges sont autant d’êtres mystiques animés par le glissement des nuages. Ombres irréelles et vivantes. Nous sommes étrangement seuls. Comme perdus sur une autre planète. Même la neige n’est pas blanche... Teintée par les poussières volcaniques.





Revenus sur terre, nous allons à Bùdir voir la «fameuse» église noire, puis poursuivons la route 54 à la recherche d’une guest house. En vain. Malgré la bonne volonté des personnes rencontrées qui passent même de coups de fils, tout est complet. Rien sur la belle lagune de Skogarnes. Nous arrivons bien malgré nous à Borgarnes où nous continuons de galérer. C’est finalement la propriétaire de Bjarg -super ferme où nous ne pourrons non plus passer la nuit- qui nous trouve une place à !km au nord sur la N°1. Laekjerkot. On se retrouve dans un mobilhome «algéco». Tarif un peu élevé. Pas d’autre clients. Puis nous repartons dîner au restaurant du Musée de la Colonisation. Très fréquenté mais très sympa. Bonne table.



jeudi 16 août: 76km Pour notre dernier jour le ciel s’est allégé des nuages. Le soleil rayonne tant qu’il peut. Il fait bon.... Puis même chaud.derniers tours de roue avant de rendre le 4X4... Dont les freins donnent des signes de «grosse fatigue»... Ça broute, couine, crisse, ... Sans trop d’efficacité... Je dois de plus en plus anticiper! Et ça devient carrément rock n’roll au moment où on approche de Reykjavik, avec la circulation et les feux aux carrefours!... Je renonce même à aller au Blue Lagoon tant je crains de cartonner de pauvres innocents avec le Korando et son gros pare buffle.... Après un bon petit dèj et restitution de la tente, je ramène la voiture en avance, non sans avoir déposé les bagages à la consigne de la gare routière (j’en profite pour prendre les tickets du Fly Bus pour ce soir). Je me débarrasse donc du 4X4 chez Cheap Jeep en leur signalant le problème des freins... De retour en ville on se balade... Derniers achats. Dernier repas au restaurant Reykjavik. Dernier dîner au Vesamot bistro alors que les jeunes de la ville se sont donnés rendez vous ici même avant de se perdre dans la «nuit» des boîtes islandaises. Nous décollons à l’heure, un gros pincement au coeur, espérant qu’un elfe facétieux réveille un volcan nous forçant à prolonger ce voyage stellaire au coeur de l’Islande.

Notre périple en chiffres:

Les vols, pris au dernier moment (le 27/07 pour le 30/07): Bordeaux/Orly par Air France puis Orly/Reykjavik par Transavia: 1740€

3675 km parcourus: 674€ d’essence Location 4X4: 2000€ FlyBus: 48€ Ferry: 76€ Sortie baleine: 76€ Sortie phoques: 54€ Moto neige:215€ Bateau Jökülsarlon: 45€ Achats divers/cadeaux: 460€ Repas/courses: 930€ Logement: 636€+ camping: 80€

On ne s’est pas privé; mais cette destination est assez chère; bien sûr le coût peut être bien diminué
Deux semaines en Namibie en septembre 2012: carnet pratique English translation pending
by Tokala · 2012-09-22 · 15 replies
Quelques chiffres : 2 personnes 14 jours de voyage 7 braai (barbecue) 3112 kilomètres parcourus en voiture, dont la majorité sur des « gravel road » Une quantité innombrable de zèbres, girafes, éléphants, oryx, et antilopes en tout genre (j’ai fini par arrêter de compter) 3 lions et 6 lionnes 4 guépards 3 léopards 2771 photos

Pourquoi la Namibie ? Parce qu’après avoir vue les photos de Marie sur son site
https://sites.google.com/site/sibellelaterrenamibie/home j’avais vraiment envie de voir moi aussi ces belles dunes de sable rouge avec ces beaux arbres morts qui se détachent sur le ciel bleu (il s’agit de Deadvlei) Et puis aussi parce que j’avais depuis longtemps envie d’aller à la rencontre des gros félins d’Afrique. Alors un pays pouvant offrir à la fois de magnifiques paysages, et les attraits d’un safari, un pays sur dans lequel on pouvait circuler librement en individuel, pourquoi hésiter ?!

TO ou pas TO ? J’ai choisi de faire appel à un Tour Opérateur pour l’organisation du voyage, et surtout pour les réservations, et je ne regrette pas ce choix. A priori pas plus cher que si j’avais réservé moi-même les hébergements, le TO apporte - Son expertise du pays et des conseils sur le circuit que j’avais imaginé en m’inspirant des forums - Le confort de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour toutes les réservations (hébergements et voiture de location) J’ai demandé un devis à Madiza et Tourmaline Safaris, deux agences qui m’avaient été recommandées. J’ai choisie, un peu au hasard et au feeling, Tourmaline. Excellente réactivité de mon contact tout au long de la préparation du voyage, beaucoup de conseils me permettant d’ajuster l’itinéraire initial, réponses à toutes mes questions. Excellent accueil à l’arrivée en Namibie, briefing sur l’utilisation du 4x4 avec tente sur le toit, explication du circuit étape par étape. Excellent carnet de route, décrivant chaque étape, avec conseils au jour le jour, carnet de vouchers pour les hébergements, documents très intéressant sur la Namibie (histoire politique, géologique, vie dans le désert, peuple Himba…)

Quelle voiture, quels hébergements ? Nous avions décidé de camper, afin de profiter des levers et couchers du soleil, et d’être au plus proche de la nature. Comme nous changions de lieu tous les soirs, la tente sur le toit du 4x4 est idéale. Après un premier jour où on tâtonne un peu, on prend très rapidement le coup de main pour la déplier et la replier. La voiture était louée par Africa 4x4 Rental. Aucun problème, très bon accueil, aucune crevaison, matériel très complet dans le coffre (couvert, assiettes…., sacs de couchages et oreillers, réfrigérateur…) Nous avons aussi dormi quelques nuits en lodge, le premier soir (pour se remettre de la nuit passée dans l’avion), le dernier soir, et 2 nuits au milieu du séjour pour couper un peu. C’est bien de rester au moins une fois 2 nuits au même endroit, ça permet de pouvoir faire laver son linge, et ainsi de n’emporter que le minimum. Nous n’avons eu aucun problème avec la voiture, ni crevaison, ni pare-brise abimé. Mais attention, les routes sont traitres, il faut être très attentif quand on conduit. Nous avons croisés un couple de français qui a crevé en roulant sur une épine d’acacia, ils ne pouvaient pas l’éviter. A priori, les pneus ont une durée de vie d’environ 3000 km sur ce genre de route. Nous avions des pneus neuf au départ, mais bien abimé après notre circuit. Un couple croisé à Windhoek nous a dit avoir crevé parce que l’un de leur pneu avait déjà bien vécu quand ils ont loué la voiture.

Quel guide, quelle carte ? Les sites www.voyageforum.com et www.routard.com/forum/namibie/174.htm (un grand merci à tous les intervenants passionnés par la Namibie qui m’ont bien aidé à peaufiner mon itinéraire). J’ai imprimé et emporté les carnets de voyages de Pimprenell et Nancy (voyageforum). Nous avons acheté le Petit Futé, qui nous a servi pour préparer le voyage, et pour la section « histoire du pays », mais qui nous a très peu servi sur place. Les documents fournis par Tourmaline sont suffisants durant le voyage. Tourmaline fourni aussi une excellent carte routière (toutes les routes y sont, ainsi que les stations-services, le plan de Windhoek, celui de Swakopmund, et celui d’Etosha). Nous avons acheté une carte d’Etosha plus détaillé (avec des pages représentant chaque animal) dans une boutique à Swakopmund. Et surtout, le livre qui ne nous a pas quittés du voyage : « Compagnon de Safari » de Caroline Oriol. Livre très détaillé, très bien écrit, sur la faune namibienne. Je le recommande chaudement ! On peut le commander (il est envoyé depuis la France) ici : http://guide-faune.voyage-namibie.fr/

Quel matériel photo ? Nous avions 2 appareils photos : - Un compact : Panasonic Lumix TZ7 - Un reflex : Canon EOS 500 D avec 2 objectifs, Sigma 17-70mm f/2,8-4,5 DC MACRO et TAMRON 70-300mm SP f/4-5.6 Di VC USD. Le 70-300 a été très utile pour photographier les animaux.

Quelle compagnie aérienne ? Nous avions le choix entre une escale à Francfort, et une escale à Johannesburg. Nous avons choisi l’escale à Francfort, en voyageant sur Air Namibia, pour deux raisons : - J’avais lu qu’il y a souvent des bagages qui se perdent lors de l’escale à Johannesburg - Et surtout le vol sur Air Namibia nous permet d’arriver à Windhoek à 5h du matin, et de repartir à 21, ce qui nous fait gagner deux jours de voyages sur place ! Le vol Paris – Frankfort s’est effectué sur Air France. Nous n’avons pas eu besoin de récupérer nos bagages à Frankfort, ils étaient enregistrés jusqu’à Windhoek. Air France donne de grands sacs en plastique pour protéger les sacs à dos, pas Air Namibia. Du coup, arrivés à Windhoek, nous avons gardé ces sacs plastiques qui nous ont ainsi servis à retour.

Qu’est-ce qu’on met dans sa valise ? On achète quoi sur place ? On peut acheter quasiment tout sur place arrivé à Windhoek. Nous aimons randonner et nous campions, la liste est faite en conséquence. A ne pas oublier dans sa valise : - Une paire de jumelle par personne - Une bonne carte mémoire pour chaque appareil photo - 2 batteries par appareil photos - Une lampe frontale par personne - De la crème solaire, lunettes, chapeau, stick à lèvres (l’air est très sec), crème hydratante après solaire… - Bétadine, pansements anti ampoule… - Chaussures de rando - Polaire pour le soir - Eponge et torchon pour la vaisselle - Taies d’oreiller pour les oreillers fournis avec la voiture - Sacs de couchage (même s’il y en avait dans la voiture, vu le froid la nuit, on était bien content d’avoir 2 sacs de couchage chacun !) - Sac à viande (plus agréable que de dormir direct dans le sac de couchage, et ça permet de gagner 1 degrés supplémentaire) - Des sacs congélation avec zip pour protéger les appareils électroniques de la poussière

A acheter en arrivant à Windhoek : - De l’eau (en bouteilles, et en bonbonnes de 5 litres) - De quoi manger au petit déjeuner : pain, café, thé, nutella, confiture, jus d’orange, céréales… il y a du choix - De quoi manger en pique-nique : pain, fromage (cheddar), salami, œufs, tomates, carottes, thon, maïs, bananes, pommes, biscuits, briquettes de jus de fruit…. La encore, il y a le choix. - De quoi manger le soir : bois (1 sac fait entre 1 et 2 soirs), allume-feu (pas besoin de charbon), viandes, pommes de terre (et papier d’alu pour les faire cuire dans la braise), cheddar, œufs, carottes, fruits (ou fruits au sirop), chips… - Sopalin - 1 rouleau de papier toilettes (il y en a dans quasiment tous les campings) - Adaptateurs pour les prises électriques - Sacs poubelles (bien que ce ne soit pas trop utiles, on utilisait les sacs des courses comme poubelle) - Liquide vaisselle Nous avons fait des grosses courses à Windhoek le premier jour, et ensuite on s’est ravitaillé (produits frais, eau et bois principalement) à Mariental, à l’épicerie de Sesriem, à Solitaire, à Swakopmund et à Outjo.

Et ça coute combien tout ça ? Les prix indiqués sont pour 2 personnes. Tourmaline Safaris (Hébergements, activités avec les lodges, voiture de location) : 35 574 N$ (à payer en 2 fois : 10 311 N$ pour lancer les réservations, et le reste 40 jours avant le départ) Avion Air Namibia : 2372,88 euros (taxes comprises) Argent liquide (courses, essence, restaurants, activité non réservées avec Tourmaline, pourboire, entrées dans les parcs, souvenirs…) : 10 000 N$ Attention, le distributeur de l’aéroport ne permet de retirer que 2000 N$, c’est très peu. A Swakopmund, il permet de retirer 3000 N$, c’est un peu mieux. Bref, heureusement que j’avais changé des euros pour l’équivalent de 5000 N$ en France avant le départ. Attention bis : la visa passait bien, mais pas la mastercard.

Quel itinéraire ? Oui il serait temps d’en parler ! Nous avons choisi de commencer par les dunes, et de finir par Etosha, pour aller crescendo sur les animaux ! Voici les grandes lignes de notre itinéraire, avec parfois nos avis ou conseils. Le récit détaillé est en cours de rédaction.

31 aout 2012 - vol Paris- Windhoek, via Frankfort

1er septembre 2012 - Arrivée à Windhoek - Accueil par le loueur de voiture pour nous rendre à l’agence de location à Windhoek - Accueil par Joseph de Tourmaline qui nous briefe sur la voiture, l’itinéraire… - Route vers le sud (direction Mariental) - Diner et nuit au Bagatelle Kalahari Game Ranch en Dune Chalet (vue imprenable sur le Kalahari !)

2 septembre - Petit déjeuner au Bagatelle Kalahari - Cheetah Viewing au Bagatelle Kalahari (3 guépards orphelins ont été recueillis par le ranch, on peut, accompagnés bien sûr, entrer dans leur grand enclos pour les voir de près) - Courses à Mariental - Route pour Sesriem - Déjeuner et achet de souvenirs au restaurant-boutique-camping à Maltahohe (Oahera Craft & Tradition Center). Brian, le propriétaire, parle très bien français. - Dune Elim au coucher du soleil - Nuit au camping NWR Sesriem (lumière et électricité à chaque emplacement)

3 septembre - Lever tôt, départ environ 30 minutes après l’ouverture du parc pour éviter le rush matinal et surtout profiter de la route sous la belle lumière du soleil levant - Navette pour Deadvlei - Deadvlei (par la dune sur le côté gauche, on est donc arrivés dans le vlei, après l’avoir surplombé, par le « fond ») - Navette pour Sossusvlei - Ascension de la dune à droit de Sossusvlei pour une vue extraordinaire - Pique-nique sous un arbre devant l’étendue d’eau (au fond du vlei) - Navette pour le parking - Dune 45 (il est dommage qu’on ne dormait pas une 2eme nuit au camping dans le parc, on a vu le coucher de soleil depuis la route et pas depuis la dune) - Installation au camping Sossus Oasis (très sympa, lumière, électricité, douche et wc privés) - Diner au Sossus Lodge (excellent buffet, en plus il y en a pour vraiment tous les goûts !)

4 septembre - Lever tôt (je vais arrêter de l’écrire, on s’est toujours levé tôt…) - Courses à l’épicerie de Sesriem - Départ pour le Naukluft - Randonnée Olive Trail - Nuit au camping NWR Naukluft (ni lumière, ni électricité, douches et sanitaires communs, mais très propres)

5 septembre - Arrêt à Solitaire dans la matinée pour faire un peu de courses, déguster l’excellent appfelstruddel, et acheter des gâteaux à emporter (arrêt très sympa) - Gecko Camp : notre coup de cœur du voyage côté camping ! Emplacement en haut d’une colline (Eagle Camp) sans personnes d’autres que nous, le monde entier pour nous tout seul, toilettes avec une vue imprenable, douche (avec l’eau qui chauffe au feu de bois grâce au « donkey », sorte de chaudière) sous le ciel bleu… Franchement génial ! Mais beaucoup de vent la nuit. Et pas d’électricité.

6 septembre : - Longue route jusqu’à Walvis Bay (arrêt pour voir les flamants) - Puis route pour Swakopmund - Déjeuner au Deli Fish (très bon fish ‘n chips) - Courses au supermarché - Balade dans la ville et sur la plage - Diner au restaurant Tug (dans un ancien bateau, excellent ! Il faut réserver) - Nuit à l’hôtel The Stiltz (bungalow très agréable, avec matelas chauffant !)

7 septembre - Petit déjeuner au Stiltz - Route pour Uis - Pique-nique avec des amis qui « tournaient » dans l’autre sens, échange d’informations sur Etosha et Sesriem - Après-midi et nuit au Aabadi Camp (pas d’électricité, douche (avec « donkey ») et sanitaire commun, pas de papier toilette) Mais terrasse pour prendre un verre en regardant le coucher du soleil avec Fluffy le chat sur les genoux très agréable !

8 septembre - Twyfelfontein : j’ai beaucoup aimé ces pétroglyphes, ça donne une petite idée de comment vivaient les gens qui les ont gravés - Organ Pipes : j’ai trouvé ces formation géologiques vraiment sympa, et puis c’est juste à côté de Twyfelfontein, alors pourquoi s’en priver - Montagne Brulée : paysage lunaire, qui nous rappelle l’Etna par certains côtés, étonnant - Forêt Pétrifié : voir ces arbres gigantesques qui datent qui vivaient sur Gondwana, à l’époque où l’Amérique Latine et l’Afrique ne faisaient qu’un, ça m’impressionne vraiment !! Attention, il y a beaucoup de forêts pétrifiées « privées », avec panneaux peints à la main. Nous avons été à la forêt pétrifiée « officielle ». La guide, Susanna, était vraiment intéressante. - Fin d’après-midi, diner, et nuit au Huab Lodge. Superbe hébergement, très agréable, très convivial. J’ai adoré.

9 septembre - Marche matinale avec le guide du Huab Lodge - Petit déjeuner (découverte du milipop, sorte de polenta/porridge namibienne qu’on peut manger sucrée ou salée) - Nature Drive avec le guide qui nous donne beaucoup d’info sur la région, les plantes, les animaux… - Sundowner (apéro au milieu de nulle part au coucher du soleil) toujours avec le guide - Diner et nuit au Huab Lodge

10 septembre - Petit déjeuner au Huab Lodge - Route vers Etosha - Courses à Outjo (en allant à la boucherie conseillée par le Huab Lodge, très bonne viande, et au supermarché juste à côté) - Arrivée à Etosha, nos premières girafes ! - Installation au camping de Okaukuejo - Fin d’après-midi et soirée au point d’eau illuminé (girafes, zèbres des plaines, oryx, springboks, chacals, éléphants, rhinocéros noirs…)

11 septembre - Etre réveillée à 4h30 du matin par les rugissements d’un lion, ça n’a pas de prix ! - Hyène croisée sur la route en quittant Okaukuejo ! - Découverte de bubales à Olinfantsbad, et d’impala à face noire à Aus - 4 lionnes non loin d’Okaukuejo, qui dorment sous des buissons - Point d’orgue à 14h à Nebrowni : Eléphants, zèbres, oryx, springboks, autruches, et tout ça en quantité phénoménale à 2 pas de notre voiture ! - Installation à Halali, Braai au coucher du soleil - Point d’eau d’Halali de nuit : scène de ménage des rhinos noirs, 2 lionnes qui viennent boire, séquence émotion !

12 septembre - Le pan d’Etosha, grande étendue vide, est impressionnant. En chemin on croise raphicères, koudous et éléphants - En direction d’Okerfontein, 2 girafes, un troupeau de springboks assez tendus et… un lion mâle qui fait la sieste sous un arbre ! - Un peu plus loin quelques voitures arrêtées, on nous fait signe de regarder en l’air et on découvre… un léopard, dans un arbre, juste au bord de la piste ! Grandiose ! - Au point d’eau de Chudop (13h30): 1 hyène, 2 lions, et beaucoup beaucoup d’herbivores un peu tendus (les zèbres montent la garde) - En arrivant vers Namutoni, 2eme léopard de la journée ! On devrait jouer au loto nous. - Pique-nique, douche, barbecue à Namutoni en compagnie des mangues rayées et du phacochère. On n’ira pas au point d’eau, on est crevé et demain il faut (encore) se lever tôt

13 septembre - 1 hyène est direction de Klein Okevi - Quelques girafes et chacals à Chudop - Des dik-dik sur la route pour quitter Etosha - Route vers Okonjima pour un court séjour à la Fondation Africat (au lodge Bush Camp) - Déjeuner au lodge - Cheetah tracking avec 2 guides. Le guépard, recueillie orpheline (sa mère a été tuée par un fermier) est remis à la vie sauvage dans la réserve d’Africat. Elle a un collier émetteur, mais pas facile de la trouvée. On finit par s’approcher à pied. Quelle émotion de se retrouver, sans la protection de la voiture, à 2 mètres d’un guépard ! Qu’elle est belle… - Diner au lodge - Départ de nuit avec le guide pour observer les porcs-épics et un ratel - Nuit au lodge

14 septembre - Petit dej léger au lodge - Leopard tracking : encore plus dur à trouver que le guépard la veille, le léopard est un grand timide. On finit par rencontrer MJ, femelle léopard de 13 ans née dans la réserve en train de patiemment attendre qu’un phacochère sorte de son terrier pour en faire son petit déjeuner ! Elle est magnifique ! - Brunch au lodge - Route vers Windhoek - Arrêt pique-nique sur une aire après Okahandja, on donne le reste de nos courses (1 paquet de chips, l’éponge et le liquide vaisselle, quelques bouteilles d’eau…) à une famille Namibienne qui s’est arrêtée pour pique-niquer au même endroit. - Retour à Windhoek, pour rendre la voiture. - Le loueur de voiture nous ramène à l’aéroport à 17h - On attend patiemment notre vol à 21h en regardant le dernier coucher de soleil des vacances et en dépensant nos derniers dollars namibiens.

15 septembre - Arrivée à Frankfort - Petit déjeuner à l’aéroport - Vol pour Paris - Retour chez nous

Et nos chats dans tout ça ? Pendant que nous observions leurs cousins africains, qu’ont donc fait nos deux chats domestiques ? Ils sont restés dans l’appartement à Paris, et nous avons fait appel à KeepCat http://keepcat.fr/ qui est passée tous les jours pour s’occuper d’eux pendant une heure. Ils ont aussi passés de bonnes vacances !
Rouler à vélo dans la région du Ladakh? English translation pending
by Sofree8 · 2012-09-11 · 16 replies
Bonjour les cyclos et cyclottes !

Etant dans une phase préparatoire d'un séjour d'un mois dans le Nord-Ouest de l'Inde, et afin de prendre certaines décisions, j'ai besoin du concours des routards ayant roulé dans la région du Ladhak, Zanskar ...

Pourriez-vous me faire part de votre expèrience : - votre circuit ( dénivelés, revêtement) - distances - les possibilités de rando autour de LEH - le trajet LEH - MANALI (direct): possible ? Nombre de jours ? Hébergements ? Intérêts ? - le trajet LEH - Vallée de l'Indus - Mahé - Tsokar - Manali : Possible ? Nombre de jours? Hébergements ? Intérêts ? - Le trajet Manali - Dharamsala : envisageable ? Dangerosité de la route ? Hébergements - La vallée des fleurs : Ghangaria . Votre expérience

Est-il préférable d'emporter son propre vélo pour un voyage itinérant ? Avez-vous rencontrer certaines difficultés pour acheminer le vélo jusqu'à LEH ? Entre juin et septembre : quel est le mois le plus propice ?

Un grand merci pour vos éclaircissements qui me seront bien utiles ;-)) A bientôt ! So

Worldwide Project": Paris - Saïgon à bicyclette English translation pending
by BWWhite · 2012-09-04 · 73 replies
"Autonomie. Ecologie. Esprit."

Aujourd'hui débute l'ascension vers une émancipation vis-à-vis de la machine sociétale.

Finalement répugné par mon ignorance et mon manque d'autonomie, il est enfin décidé que je mettrai tout en oeuvre pour m'écarter le plus possible de cette machine qui nous maintient en vie sans pour autant nous rendre plus sereins, plus fiers ou plus indépendants.

Vivre comme un indigène avec un slip de feuilles n'est pas non plus le but, mais grâce aux technologies que nous possédons aujourd'hui, je pense qu'il est possible de vivre une vie sereine et autonome à moindre coût. C'est d'ailleurs le principal problème, parmi d'autres, qui a eu raison de Christopher Johnson McCandless: une carence technologique. De nos jours, grâce à la technologie, il est possible d'avoir au creux de sa main tout le savoir des ancêtres, mais aussi celui des scientifiques d'aujourd'hui.

Il subsiste des tas de gens dans le monde, sachant encore faire leur pain, pêcher leur poisson, faire pousser leurs légumes, tanner leurs peaux, construire leur toit ou encore forger leurs outils... C'est vers ce savoir ancestral que je souhaite désormais me tourner, celui-ci le plus proche d'une vie authentique dont on est persuadé qu'elle s’enrichira d'aventures, ces dernières sans commune mesure avec l'actuelle société de consommation, de surcroît, répugnante.

Qu'est ce qui a bien pu tous nous pousser à oublier de telles valeurs? De telles richesses?

A partir d'aujourd'hui, je vous partagerai cette histoire dont je ne connais encore rien moi-même et tenterai de vous prouver qu'une autre manière de vivre est possible; plus naturelle; plus réelle.

BW

La page du projet:
http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)

Me voilà donc ici, face à vous, quelques lecteurs... Cela fait bizarre de parler à du monde, même si ce n'est qu'au travers du net. Je n'ai plus vraiment l'habitude de lier de contacts amicaux avec de nouvelles personnes; d'ordinaire, c'n'est pas du tout mon truc.

Voilà où j'en suis; nous allons faire bref:

Désoeuvré de devoir reprendre un projet mort dans l'oeuf dans un climat et une société que je n'aime plus vraiment; et toujours cette envie qui me taraude depuis des années de vivre de manière plus naturelle, d'acquérir un savoir d'autonomie, de faire un voyage hors du commun... Et bien je me sens piégé ici encore pour belle lurette alors que je pense qu'une autre vie est possible...

Relativement chiant comme sensation, tous les jours.

L'idée serait de réunir un minimum de fonds afin d'obtenir le maximum d'autonomie. Renouer avec la nature et vivre avec elle. Et enfin se mettre à l'épreuve afin d'acquérir un savoir utile.

- L'expérience totale

Aller à Saïgon de manière autonome. Rallier le parc national Nam Cat Tien. Leur offrir un projet de maison d'hôtes écologique, autonome et moderne de petite taille (80~100m²) afin que les touristes puissent y séjourner et constater d'eux mêmes qu'une vie proche de la nature et écologique n'est pas synonyme d'une vie indigente, mais bel est bien d'une richesse réelle.

Viendra ensuite l'élaboration puis la mise en oeuvre de l'habitation bioclimatique; tout y passera: Recyclage de matériau, stockage et purification des eaux de pluie, eau chaude par compostage de végétaux, énergie solaire, puit provençal, isolation paille, permaculture, élevage d'animaux, mobilier naturel, facilité de mise en oeuvre, facilité de transport (!) et j'en passe... le but étant donc d'obtenir la plus grande autonomie dans un milieu naturel calme, et ce au coût le plus juste, vous l'aurez compris. Ici, tradition ancestrale et modernité se tiendront la main.

Les fonds récoltés grâce au tourisme seront partagés simplement: 50% ira directement pour la sauvegarde de Nam Cat Tien, et les autres 50% dans la poursuite du projet de maisons d'hôtes autonomes en milieu naturel afin de continuer de promouvoir le mode de vie qui en découle.

A terme je souhaite récupérer la nationalité de mon père, ce qui devrait prendre 5 ans. S'en suivra alors l'achat d'un bout de terre au Vietnam pour y implanter ma propre habitation en indépendance énergétique et alimentaire, le tout en mon nom (100% propriétaire). En attendant ces 5 années, je ne pourrai rien posséder au Vietnam.

Pari fou? Peut-être... Ce qui est sûr est que si je ne tente rien, indubitablement il ne se passera rien; ne sachant pas ainsi si le jeu en vaut la chandelle alors l'on parle ici bel et bien d'Art de Vivre moderne en milieu naturel.

31 ans. Appelez moi BW, cela me conviendra très bien.

Donc, je suis tout ce qu'il y a de plus lambda: un peu sociopathe, un peu schizoïde, je gagnais 2000€, je dépensais tout dans le mois et j'avais envie de vivre quelque chose de réel. J'ai claqué la porte et là j'me lance.

Je ne suis pas sportif de haut niveau, ni n'ai fait de grandes études. J'avais juste un taf et un toit, et de la bouffe.

Si vous souhaitez voir mon profil pro, bien à votre aise: http://vn.viadeo.com/fr/profile/bw.white

Je ne suis rien, comme pas mal de monde...

Ah oui, tiens? Qui êtes - vous?

Alors vous, vous êtes mes lecteurs; je ne vous connais pas pour l'instant, mais peut-être que vous serez ému par ce récit; cette épreuve de vie à laquelle je souhaite faire face pour me libérer un peu plus de la machine. Peut-être verrons-nous ensemble que derrière la platitude de la consommation de masse se cache un monde d'autonomie moderne serein et abordable. Peut-être que, tout comme moi, vous souhaiterez connaitre la suite de cette expérience au travers de ces lignes. Peut-être qu'à vous aussi cela vous donnera envie, par la suite, de vous essayer à ce mode de vie...

Libre à vous! Je ne suis là que pour expérimenter.

Tout ce que j'espère est simplement de pouvoir satisfaire vos attentes; voire, encore mieux, vous en mettre plein les yeux au travers de cette conquête!

- Epreuve Alpha

- Détails -

Départ: Rambouillet, France Arrivée: Saïgon, Vietnam Mode de voyage: Byciclette "La Vagabonde" Distance: A méditer Temps de parcours: inconnu

- Préparation -

La liste de matériel pour un départ en bicyclette d'une telle envergure est assez longue, car il faut se préparer à affronter des conditions de vie autres que celles que nous connaissons dans le douillet confort sociétal. Renouer avec la nature à tout de même un prix: y survivre.

De nos jours il apparaît clairement que très peu d'entre nous survivrait sur le long terme à la nature sauvage sans un entrainement et un équipement adéquat. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que l'être humain a développé des sociétés où tout lui est simplifié.

Aujourd'hui, pléthores d'objets permettent de vous préparer à un tel périple. Sans tomber non plus dans le gadget, il existe des tas d'équipements performants, légers, endurants, solides, qui ont, certes, un prix conséquent, mais qui, s'ils sont mariés les uns aux autres, peuvent vous fournir une armure autonome de voyage.

Qu'est ce que j'entends par là..? J'entends aujourd'hui me satisfaire au maximum d'un mode de transport qui, mis à part son investissement de base, sera pour le reste de la vie très peu coûteux. Ce long voyage à vélo n'est qu'une manière de prouver que tout est possible avec le bon matériel.

Une fois arrivé à destination, La Vagabonde restera mon principal moyen de transport; et le reste de mon équipement, avec un bon entretien de celui-ci, restera un fidèle allier de voyage durant de longues années.

Nous allons donc dresser ci-après une liste de matériel de qualité durable, non exhaustive, qu'il serait judicieux de posséder pour cette nouvelle vie. Cette liste pourra vous paraître incomplète ou erronée, n'hésitez donc pas à soumettre vos propres idées sur la page Facebook du projet.

Note: Les équipements marqués d'un (?) ne sont pas définitifs. Ceux marqués d'un (#) sont ceux que je possède déjà à l'heure de ces lignes.

### Transport:

- Byciclette Cross Road sur mesure de VAGABONDE http://www.vagabondecycles.com/ - 2 gourdes NALGENE Silo 1,5L http://store.nalgene.com/ 3000g environ pleines

POIDS TOTAL DU MODE DE TRANSPORT: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 3000g Estimation poids final: 13000g Estimation du tarif: 5000€

### Toolkit + Medikit:

- Sac Sabercat versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1000g

- LEATHERMAN Wave http://www.leatherman.com/ 241g - Multi-tool TOPEAK Alien 3 http://www.topeak.com/ 272g - Clef à molette FACOM compacte 6-20 mm 170g - Démonte-pneu plastique - 2 chambres à air http://www.schwalbe.com/ 300g - 2 pneus de secours Marathon Mondial Evolution http://www.schwalbe.com/ 1140g - Kit 20 rustines sans colle - Pompe à vélo compacte Zefal Viteo http://www.zefal.com/ 140g - Câbles de freins - Câbles Vitesses - Outils spéciaux Vagabonde / Rohloff (?) - Super glue 10g - Fil de pêche > 10kg - Hameçons / poids / Flotteur - Pierre de magnésium - 2 cubes allume-feu naturels (#) - Brosse à dents usagée (#) - Bout d'éponge (#) - 3 Bouts de t-shirt (#) - Crayon à papier (#) - Cirage (?)

- 5 tulles gras - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Fil de pêche ultra fin + Aiguilles - Pince à épiler - Tire tique (#)

- 2 Bandanas / Foulards - 1 Rasoir (#) - Tondeuse compacte (#) - Brosse à dents (#) - Dentifrice (#) - Savon (#) - Peau de chamois - Petit miroir (#) - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - 5 immodium (Diahrrée) - 5 Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - 5 Fervex (Rhume / état grippal) - 1 rouleau de Papier toilette (#) - 30 cotons tiges (#) - 2 sacs ziplock (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: 3273g Estimation poids final: 4000g Estimation du tarif: 550€

### Kit bivouac "Bouclier Ultime"

- Sac à dos Monsoon de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1270g

- Tente VAUDE Power Lizard UL http://www.vaude.com/ 1050g - Duvet SIR JOSEPH koteka 500 L http://www.sirjoseph.cz/ 880g - Matelas EXPED SynMat UL 7 http://www.exped.com 470g - Hamac TICKET TO THE MOON + Attaches http://ticketothemoon.com/ 800g (#) - Tarp TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 660g - Moustiquaire TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 450g - Doudoune SIR JOSEPH Koteka Jacket http://www.sirjoseph.cz/ 550g - Poncho EXPED Daypack Poncho UL http://www.exped.com 255g - Jambières EXPED Chaps http://www.exped.com 150g - Space blanket 325g - Bonnet (#) - gants - Écharpe (#)

- Corde 30m 10.2mm 1950g - Paracord 30m + 15m 300g

- Baudrier PETZL Hirundos http://www.petzl.com 315g - Bloqueur PETZL Shunt http://www.petzl.com 188g - Bloqueur PETZL Ascension http://www.petzl.com 195g - Poulie PETZL Micro Taxion http://www.petzl.com 85g - Mousqueton PETZL Attache 3D http://www.petzl.com 55g

- Kit filtrage eau Aquamira Frontier Pro http://www.aquamira.com/ 65g - Camelbak Source Widepac 3L http://sourceoutdoor.com/ 125g - 2 gourdes NALGENE Wide mouth 1L http://store.nalgene.com/ 2000g environ pleines - 5 sacs ziplock

- Réchaud OPTIMUS Svea 123 http://www.optimusstoves.com/ 550g - Flask combustible 220ml 220g (#) - Couverts (#) - Briquet (#)

- Stylo - Lampe tactique MAGLITE Led X200 http://www.boutique-maglite.com 104g - Couteau COLD STEEL Pocket Bushman 180g (#) - Sarbacane carbone 350g (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 13542g Estimation poids final: 14000g Estimation du tarif: 2100€

### Kit "Wired"

- Sac Jumbo S-Type versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 820g - Porte feuille Traveler Deluxe de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/

- Chargeur solaire POWER TRAVELER Power Monkey Extreme https://powertraveller.com/ 460g - Chargeur de piles VOLTCRAFT CM420 http://www.voltcraft.nl/ - 6 accus SANYO AAA 1000 mAh http://www.sanyo.fr/ - 4 accus SANYO AA 2500 mAh http://www.sanyo.fr/ (?)

- iPod Touch 5e génération 64go APPLE http://store.apple.com 101g (Non dispo à l'heure de ces lignes) - Ecouteurs ATOMIC FLOYD Super Darts http://www.atomicfloyd.com/ - Appareil photo SONY Nex 7 + objectif Pancake http://www.sony.fr/ 350g - Mini Modem Wifi + 3g ZTE MF-30 sans fil http://www.zte.com.fr (#) - Téléphone pourri - GPS (modèle à définir, j'n'y connais encore rien)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 1731g Estimation poids final: 2500g Estimation du tarif: 2500€

### Kit "Dressing"

- Sac EASTPAK modèle inconnu http://www.eastpak.com/ (#)

- Paire de chaussettes légères (#) - Paire de chaussettes chaudes - Jogging (#) - Chemise manches longues légère(#) - Chemise manches longues chaude - Pantalon collant sport - T-shirt manches longues moulant sport - Sous vêtements DAMART longs indice 5 (haut & bas) http://www.damart.fr/ - 3 boxers (#) - Lunettes de vue (#) - Lunettes de soleil

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: Inconnu Estimation poids final: 3500g Estimation du tarif: 400€

- Quid des mes choix matériels -

Lorsque l'on voit cette liste incroyable de matériel, et ce sans même parler du kit technologique, ici dénommé "Wired", on se demande bien ce qui a pu faire en sorte que l'on soit aussi peu résistant au climat et à la nature par rapport aux autres animaux qui, pour certains, arrivent à vivre par exemple à des températures négatives extrêmes avec une simple couche de poils ou de plumes... Je trouve cela assez ahurissant! J'aurais tendance à dire que ce qui a fait que nous somme aussi faible face au monde naturel, c'est notre cerveau sur-développé. Celui-ci à abrogé notre instinct animal, modifiant peu à peu au fil des ères nos gènes et nos corps... le confort que nous nous efforçons de perfectionner depuis des millénaires nous a finalement rendu chétifs; tout cela en maltraitant toujours un peu plus cette planète et sa biodiversité. Enfin, ce n'est qu'une théorie bidon dont moi seul ai le secret; car au final, je n'en sais foutrement rien!

Revenons plutôt à nos moutons! Je suis faible et j'ai besoin d'une tonne de matos! M'enfin, quelque part je ne vais pas dans le sud de la France sous un beau soleil; cela me parait normal de préparer un voyage de cette taille, avec différents climats sur ma route... Je n'envisageais franchement pas de partir "en slip", croyez-le bien!

Je vais donc faire un debriefing "du pourquoi du comment" j'ai choisi certaines choses. Certains approuveront et d'autres pas... C'est comme cela je présume; mais bon, toute critique est bonne à prendre.

Reprenons la liste à partir du début... Oui, là haut, la bicyclette estimée à 5000€, vous voyez..? Cela reste une estimation, surement un peu au dessus du juste prix, mais je ne dois pas taper bien loin. De toutes manières, lorsque je vais les rencontrer, je vais essayer de tirer les prix au maximum vers le bas, mais il ne faudra pas rêver, je ne vais pas avoir du -50%... d'ailleurs ces gens là ne s'embarrassent même pas avec les soldes. Leur truc c'est la qualité et la robustesse extrême; rien à foutre des soldes...

Comme certains, au départ je me suis dit "Mais ils délirent les mecs! C'pas possible..." en voyant le prix de certains vélos; puis les années passant j'ai commencé un peu plus à comprendre pourquoi un vélo pouvait au final coûter plusieurs milliers d'euros. Moi j'ai fait du vélo non-stop pendant 1 an et demi, et c'est d'ailleurs là que j'ai repris le goût de ce moyen de transport. J'ai roulé sur un pauvre VTT de merde à 300 balles (€) durant tout ce temps, faisant 17 bornes en 50 minutes pour me rendre au taf, et la même pour revenir. Je l'aimais ce vélo... Mais il était très peu performant, lourd, et l'entretien tous les 4 mois car j'achetais des pièces pas chères un peu merdiques me coûtait environ 150€. Plusieurs fois je suis tombé en panne de vélo; pas des crevaisons, de vraies pannes dont pour certaines je suis rentré à pieds, je tiens à le souligner... 2 ou 3 fois il me semble. Des petites merdes, rien de très grave lorsque l'on vit constamment en société avec des gens tout l'temps et partout.

Aujourd'hui, je veux partir en expédition à l'autre bout du monde, traverser des contrées désertiques, éviter au maximum les grandes villes pour m'ébahir de la beauté naturelle. Ce qui me ferait un peu chier, c'est que je sois en pleine pampa, pas de réseau, personne, presque plus d'eau dans les gourdes et que je tombe en panne de vélo... vous voyez le truc?

C'est pour cela que j'ai choisi VAGABONDE si je dois me procurer une monture. Oui, c'est cher. Par contre, pour ce prix la, vous avez la crème de la crème de la bicyclette. Cette équipe conçoit votre vélo sur mesure; c'est à dire qu'il faut se rendre à Valence afin de passer un après-midi avec eux pour faire une étude de posture, prendre vos mensurations, et préciser vos besoins. Votre vélo est conçu à partir de vous et de vos projets, pas à partir de zéro comme en grande surface ou autre... J'ai lu pas mal de commentaires de grands voyageurs (pas du vélotaf, donc) sur les randonneuses VAGABONDE, et leur verdict est unanime: qualité, robustesse, confort, sérénité... Ces machines sont faites pour avaler des milliers de kilomètres sans sourciller. C'est d'ailleurs surement le vélo que j'utiliserai jusqu'à la fin de mes jours si j'en prends correctement soin, sans compter les économies de pétrole, d'assurances, d'entretien, de contrôle technique, malus pollution etc, etc...

Passons maintenant au kit que j'appelle "Bouclier Ultime". Comme je vous l'ai dit avant, j'ai fait du vélo pendant 1 an et demi, et j'ai affronté 2 hivers. Si j'ai appelé mon kit bivouac de la sorte, c'est parce que j'avais l'habitude d'appeler toutes mes couches de fringues pour faire du vélo en période hivernale mon "Armure". Grâce à elle, je n'ai jamais eu froid et n'ai jamais été mouillé. J'avais même très chaud, et c'était très bien pour l'hiver. Vous comprenez surement maintenant pourquoi j'ai appelé mon kit bivouac le "Bouclier Ultime", si vous arrivez un tant soit peu à imaginer le contexte dans lequel je souhaite m'embarquer... Pour simple anecdote, j'ai testé mon hamac l'autre fois, cet été, dans la Baie de Somme. La journée il a fait relativement bon, aux environs de 30° je présume... Du reste est-il que le soir j'ai voulu tester mon hamac avec mon vieux blouson que j'appelle "Ma Peau" (oui, j'donne plein de petits noms à mes objet utiles... Chut! Arrête de t'marrer... ;) posé sur moi en guise de couverture de fortune. Je me suis réveillé aux alentours de 5h du mat', le nez coulant et grelottant; il ne devait pas faire loin de 10°, ou en tout du moins j'en avais l'impression, avec un bon petit vent qui me glaçait le dos sous le hamac... J'ai passé une sale fin de nuit (Je suis resté 2h de plus à essayer de résister avant de rentrer dans ma piaule...) et je suis bien tombé malade!

J'ai toussé comme un porc pendant 2 jours, bronches encombrées, nez qui coule; bref, l'enfer.

Je vous laisse maintenant imaginer la même chose en milieu naturel, sans la piaule à côté, alors que vous avez fait une étape de 150km ou plus dans la journée... Si vous passez une mauvaise nuit comme j'ai passé l'autre fois, vous pouvez tomber malade et en prime être incapable de reprendre la route pendant plusieurs jours.

Oui, cette fois encore, le "Bouclier Ultime" vaut du pognon. Mais il fera en sorte que je passe de vraies nuits de repos pour mieux reprendre la route le lendemain, plutôt que des nuits d'enfer me forçant à rester au milieu de nulle part pour me rétablir d'une quelconque maladie que j'aurai choppé. De plus, ce prix se justifie par le fait que je n'ai choisi que du matériel très léger afin de me rendre le voyage plus agréable, et qui est aussi réputé pour sa qualité auprès d'une grosse masse de randonneurs sur le net. En plus, je ne parle ici que des nuits, mais le kit contient aussi le nécessaire pour affronter les intempéries sur ma route.

La qualité; la légèreté; cela à un prix.

Mais encore une fois, bien entretenu, ce matériel me resservira lors de nombreuses expéditions...

Par contre, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'encombre de matériel d'escalade pour mon voyage? Et bien.. ça c'est un délire bien à moi: je rêve de dormir dans les arbres... Qui plus est, cela pourra m'être utile de savoir le faire en pleine jungle, là ou pas mal de prédateurs peuvent se balader au niveau du sol... Bref, j'ai bien l'intention de m'y entraîner avant et pendant mon voyage vers Saïgon. Comment ça j'suis cinglé? Je ne comprends pas ;) J'posterai les photos de couchers de soleil vu de mon hamac, à 15 mètres de haut... vous verrez!

Bon, sinon quoi d'autre? Ah, le kit "Wired"... Lorsque la technologie nous accompagne dans la nature... Formidable! Les piles pour sa lampe, l'ipod, l'appareil photo... Autant de petits gadgets qui procurent le confort moderne grâce à une autonomie solaire. Ceci n'est qu'une étape, mais je compte bien, au terme de mon épopée, ne plus verser un sous pour avoir de l'électricité. Bah oui, j'ai beaucoup de chance, de nos jours les panneaux solaires existent, mais aussi les pays chauds et ensoleillés. Après, chacun son truc, d'autres préfèrent le froid et le gris.

J'aimerais tout de même mettre l'accent sur l'iPod. J'en possède déjà un mais sa capacité mémoire de 32Go va saturer dans peu de temps. On pourrait penser que ce n'est que pour écouter de la musique et faire un petit jeu le soir avant de dormir, mais pas que... Cet iPod, d'une part, contient toutes les données importantes que j'ai dans mon ordinateur: mon taf, mes documents, et tout l'toutim... D'autre part, je suis entrain d'y intégrer une bibliothèque. J'explique: moi, à la base, je n'y connais pas grand chose en survie, écologie, chasse et le reste; il est donc essentiel pour moi d'emmener la plus grande bibliothèque possible pour continuer de m'instruire au sujet du nouveau mode de vie que je veux adopter.

Par exemple, je traque en ce moment des tas de livres sur le net, en version dématérialisée, mais aussi en version papier que je scanne, pour tout stocker dans mon iPod. C'est un peu de boulot, mais cela en vaut vraiment le coup, car je possède un immense savoir au creux de ma main que je peux consulter n'importe quand ou bouquiner par plaisir avant de dormir...

Identification des champignons; comment sécher et conserver ses graines; consulter des cartes topographiques; méthode de construction en paille; techniques de piégeage; comment faire son fromage; comment vivre où il n'y a pas de docteur; dictionnaires de langues, comment mettre en oeuvre un noeud de brêlage carré... beaucoup de documents, de vidéos, d'ouvrages que je me suis mis à collectionner à force de fouiner sur l'internet. Le savoir est très important lorsque l'on renoue avec la nature après de longues années à n'avoir rien su faire à part du fric.

Des milliers, ou bien carrément des millions de gens ont fait avant moi des expériences qu'ils ont eu la bonne idée de nous partager. Je peux désormais piocher dans ce trésor du bout de mes doigts; récolter le vécu et la science que ces personnes ont semé à partir d'un simple iPod et, cerise sur le gâteau, le faire fonctionner grâce au soleil!

Réfléchissez-y... il y a 30 ans, il était impossible d'embarquer un tel savoir dans son sac à dos.

Par contre, si toutefois la technologie offre aujourd'hui cette possibilité et permet l'émancipation sociétale avec beaucoup plus de sérénité, ceci ne veut tout de même pas dire que cela sera de tout repos. Lire, regarder, écouter, c'est important, c'est sûr! Mais il faut aussi s'entrainer, faire face et persévérer. Autant la technologie me procurera une plus grande aise dans ma démarche, autant elle ne remplacera pas l'acte d'autonomie.

Sinon, pour continuer, à cet iPod j'adjoins des écouteurs ATOMIC FLOYD Super Dart, qui sont relativement chers eux aussi, mais qui n'ont rien à voir avec les écouteurs de base d'Apple. Certains d'entre vous auront envie de crier au scandale en voyant le prix ("Holy Shit! 250 balles pour des écouteurs!!!"), mais si vous êtes dans cette catégorie de détracteurs c'est que vous n'êtes pas un réel amoureux de la belle musique. Qui plus est, en plus de vous fournir une musique cristalline, ces écouteurs ont une finition exceptionnelle grâce à des matériaux nobles constituant leurs ogives d'acier ou encore leur cordon en kevlar, gage d'une solidité accrue. Personnellement, j'ai toujours eu, et aurai toujours besoin d'avoir avec moi de la bonne musique pour m'aider à affronter les épreuves de la vie.

Enfin, pour terminer, le Sony NEX 7... J'en ai lu beaucoup de bien sur le net, et malgré un prix assez élevé de prime abord, je pense qu'il peut être un investissement durable. De plus, sa compacité lui permet d'être emmené lors de tous les périples. Surtout que je souhaite réellement vous gaver de magnifiques photos et videos sur mon carnet de voyage... je ne veux donc pas utiliser l'ipod pour ça, surtout que je risque de gaver sa mémoire en "savoir utile". Cet appareil n'est pas réellement nécessaire en soi, mais dans ma démarche de départ définitif je préfère le posséder.

Voici donc que se termine ici ce petit quid de mes choix matériels. C'était un peu long, je le conçois, mais je préfère justifier certains de mes choix plutôt que de balancer une liste incompréhensible de but en blanc.

Si vous souhaitez vous exprimer à propos du matériel, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du projet pour débattre. http://www.facebook.com/...wide/207759572635441

- Itinéraire -

Bon, c'est bien beau de vouloir faire France-Vietnam en bicyclette, mais faudrait-il encore savoir par où passer...

A l'heure de ces lignes, je n'en sais encore rien. L’itinéraire se construira les jours venants au travers de la page Facebook du projet.

Les seules choses que je sais sur cet itinéraire pour le moment sont celles-ci:

- Avec un bon vélo je pense pouvoir faire allègrement des étapes de 150km par jour. Je calcule ce ratio grâce au parcours que je faisais avec mon vélo pourri pour aller au boulot; néanmoins celui-ci est probablement faussé, car je roulais assez lentement (je ne forçais que très peu sur les pédales, d'une pour retarder au maximum l'usure du vélo, mais aussi pour avoir un voyage plus confortable qu'énergique.).

- Il me faudra trouver de l'eau tous les 2 ou 3 jours, car mon stock d'eau moyen sera de 4 litres. (7 litres max)

- Il me faudra probablement rallier une ville ou village toutes les semaines pour m'approvisionner en nourriture. Même si je compte m'essayer à la chasse au petit gibier grâce à la sarbacane, je ne suis pas sûr d'avoir le talent ou même le temps nécessaire pour m'auto-suffire de cette dernière. Prendre un après-midi pour chasser veut aussi dire ne pas rouler. Ne pas rouler veut dire consommer son eau sur place. De ce fait, je pense donc que l'exercice de la chasse ne se fera qu'à proximité de points d'eau, ce qui me permettra d'ailleurs aussi d'essayer de pêcher.

- Il faudra que je choisisse ma route en fonction de mon matériel. Il ne faudra pas que je traverse des contrées avec un climat qui irait au-dessous d'une température de -15° en nocturne. En dessous de ce seuil, je risque de passer un très, très mauvais voyage. Cette température est évaluée en prenant en référence la température de confort du duvet.

- Certains pays peuvent craindre un peu. Je dois me renseigner sur chaque pays éventuel de transit. Je n'ai pas envie de me retrouver en pleine guerre sainte, ou toute autre saloperie du genre humain. Je dois aussi me renseigner au sujet de l'obtention des visas pour ces pays et le coût de ceux-ci.

Je vous propose dés lors de soumettre toute autre suggestion sur la page Facebook du projet. Effectivement, il peut m'arriver d'oublier certains rudiments pour cette aventure. Je ne suis pas un pro' comme je vous l'ai dit, mais juste quelqu'un qui veut changer de vie et acquérir un savoir utile avant le vieil âge de la retraite, c'est tout... Corrigez mon ignorance si besoin est.

"The Worldwide Project"

Une fois le voyage terminé (comprenez ici "si je m'en suis sorti indemne...") je prendrai donc la direction du parc nationnal Cat Tien pour me mettre en relation avec eux, leur expliquerai que je suis venu spécialement en vélo de France pour leur offrir ce projet, et qu'ils récolteront 50% des bénéfices générés par le tourisme pour la sauvegarde de leur parc.

Je leur préciserai bien qu'ils n'auront pas un sous à avancer, qu'ils auront juste besoin de me trouver un petit bout de terre pour bâtir l'habitation bioclimatique en question. Elle leur appartiendra entièrement et un contrat nous liera pour le partage des bénéfices.

Je pense sincèrement qu'ils vont accepter. Si ce n'est pas le cas, je la bâtirai alors en dehors du parc, à proximité, et leur verserai tout de même 50% des gains. Cela les convaincra peut être à l'avenir de me faire confiance...

Pas plus compliqué que ça :)

Oui oui! J'ai la foi, en effet..!

Nous y sommes, ça y est. Vous connaissez les grandes lignes de ce projet fou et pourtant réalisable; il ne reste plus qu'à en écrire le reste de l'aventure. Si comme moi le monde de l'autonomie moderne en milieu naturel vous touche d'une manière ou d'une autre, vous êtes libre d'apporter votre pierre à cet édifice que je m'apprête à ériger; ou bien alors simplement de suivre mon parcours depuis la page communautaire sur Facebook ou le carnet de voyage, car même de simples encouragements seront bons à prendre afin de me soutenir dans mes choix et me pousser à persévérer.

Selon mes diverses recherches au travers de mes bouquins et d'internet, j'estime que le départ définitif et bien équipé pour l'autonomie se négocie pour le prix d'une belle bagnole, c'est à dire 60000€. J'aurais préféré vous dire le prix d'un studio à Paris, mais c'est très, très loin d'être le cas. Pour une telle somme, l'épreuve France-Vietnam sur La Vagabonde est financée, ainsi que le projet de maison d'hôtes autonome aussi. Et s'il reste un peu de sous à la fin, je pourrai en attaquer une autre plus vite par la suite afin de continuer de faire partager ma passion pour cet Art de Vivre.

Les potentiels investisseurs gagneront en échange de leur aide des hébergements en pension complète plus ou moins longs en fonction de la somme versée. Lors de ces séjours, il vous sera possible d'appréhender la sérénité d'un mode de vie en retrait de la masse consommatrice actuelle, dans une maison énergétiquement saine au beau millieu d'une nature luxuriante. Vous pourrez apprendre les méthodes de constructions utilisées; apprendre à faire du mobilier avec le bambou du jardin; apprendre à élever intelligemment quelques animaux; vous vous nourrirez de la permaculture produite par l'habitation; votre douche ne coûtera rien et les eaux usées seront récupérées; tout l'électroménager, l'éclairage, l'électronique fonctionnera au solaire, totalement gratuit une fois l'investissement passé...

En somme, vous constaterez par vous-même qu'un autre mode de vie est possible pour un investissement plus que raisonnable si ce mode de vie est, évidemment, abordé de manière réfléchie. Une telle richesse ne vaut en rien les pavillons ou appartements que l'on nous fait payer des sommes faramineuses et qui, au final, n'apportent aucune indépendance, qu'elle soit énergétique, alimentaire, financière ou bien personnelle.

Attention, je tiens à préciser que cette maison est une vraie maison! Et pas une simple cahute en bois pour faire venir les touristes 10 jours au bord d'une plage bleue turquoise.... Elle sera conçue pour y vivre écologiquement en autonomie. Elle possédera une superficie de 80 à 100m², donc rien à voir avec un bungalow en bambou pour touriste qui doit valoir 5000 balles (€) à monter. Elle sera conçue pour y vivre durablement, et ce modèle sera la première d'une longue série afin de promouvoir ce mode de vie. Evidemment, je pourrais très bien utiliser l'avion et économiser 10000 balles d'équipement de voyage, mais dans ce cas là je m'écarterai de ma démarche d'autonomie durable.

Que tous ceux qui pensent qu'une telle habitation peut coûter moins cher sans son lot de confort moderne me jettent la pierre. Par exemple, moi j'ai fait l'acquisition en 2007 d'un mobil-home de 36m² sur un terrain de 144m², que je suis en train de mettre en vente pour mon départ. Cette petite habitation coûte 35000€ (qui se sont transformés en 70000€ de crédit, youpi!), est consommatrice d'énergie et très mal isolée; on est ici à des années lumières des notions de mon projet. Moi, je compte investir 10000 dans mon voyage + 50000 dans une habitation sur un terrain de 1000m² minimum tout en atteignant l'émancipation sociétale recherchée. Faites vos recherches sur le net. Prenez vos calculettes. Vous verrez que je ne mets pas si haut le prix de ce genre d'émancipation.

Voilà! A partir de maintenant, la balle est dans votre camp... Pensez-vous qu'un tel mode de vie vaille la peine d'être vécu? A vous de voir... pour moi c'est tout vu.

Un Grand Merci à tous les courageux qui auront pris de leur temps pour lire ceci jusqu'au bout..!

@ bientôt pour l'élaboration de mon itinéraire avec Google Earth; l'élaboration des plans de la maison; l'entrainement pour le voyage, et j'en passe..!

BW

Débattre sur le projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)
Temps de trajet en camping-car entre Buenos Aires, Valdes et El Calafate? English translation pending
by Quentinho · 2012-08-22 · 18 replies
Bonjour Nous aimerions savoir en combien de temps pouvons nous rallier buenos aires à valdes puis El calafate tout en s arrêtant la ou il faut sachant que l on a entre 2 et 3 semaines, on sait que l on ne pourra pas tout faire si certain l Ont fait n Hésitez pas.des choses à ne pas rater?!! Merci par avance Quentin
Carnet de route en Croatie 27 juin 15 juillet 2012 English translation pending
by Lulukat · 2012-08-16 · 4 replies
un peu d'histoire

République de Croatie Président élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo Josipovic Capitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2 Habitants : 4 300 000 Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€) Religion catholique à 98% La Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867. La république de Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995). La forme de la Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. La Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split) Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleins La vie est moins chère qu'en France sauf ...les campings Camping sauvage interdit partout Les campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteur Payer le parcmètre, la police est très vigilante Les plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire ! A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs) L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina. Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la mer Faire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie) A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place. La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice ! L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le Cerin Split : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart

Notre voyage à 2 en petit camping car

Nous décidons pour ce périple, de zapper l'Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de Plitvice et à Dubrovnik. Nous commençons notre périple en Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'Istrie, pour l'île de Cres , dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de Cres est assez étroite et un peu défoncée. Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.

En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite . A Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !

En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées ), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs ! Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.

On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!). Après deux jours sur Cres, nous prenons la route en direction des lacs de Plitvice, via l'île de Krk, que nous atteignons par bateau , puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont. Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa. Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant! Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...

Nous arrivons vers les lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms. Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma. Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30. Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là , barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent. C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles . Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel , c'est pas la foule non plus. A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre. Nous quittons Plitvice à destination de l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre. C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti) . Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde. En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins. Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe ! Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.

Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons Pag dans le fond . Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain. La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers). Pas de camping sauvage en Croatie, c'est interdit.

Nous partons visiter Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.

Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement. Sibenik est moins touristique que Split ou Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates. C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste. La cathédrale de Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes. A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée. Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.

Sibenik dévoile également de charmantes églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.

Nous continuons jusqu'à Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.

Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste ! Nous poursuivons vers Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre. Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts . L'entrée est gardée par une immense tour , la tour St Marc, et par des portes à vantaux. La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de Croatie. Elle ressemble un peu à celle de Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.

Nous quittons Trogir pour Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la Magistrale, ou riviera de Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et ...toujours la chaleur !

Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant Dubrovnik, nous passons la frontière de la Bosnie-Herzégovine, qui coupe la Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher. Après ce petit passage en Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois. Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas. Mostar, ville de Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique. Finalement, nous poursuivons vers Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir). On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.

L'intérêt, c'est que l'on peut aller à Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus. Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries , aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux , avec ses places, ses palais... Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme ! Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !

Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de Korcula en traversant la péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins... Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre. C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal ! Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur l'île de Korcula.. Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...

C'est la ville de Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo . C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village. Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive... Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix. Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus ! Nous trouvons un camping sympa à Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !

Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard » , le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse , vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime. Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping . Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée. Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe ! Départ pour Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ». Vela Luka est la plus grande ville de l'île de Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé « Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur. Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement. Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction Split, dernière étape... Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains. Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde ! Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher. Le voyage se termine, nous regagnons le port. Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
Croisière sur le Costa Atlantica "Perles de la mer Égée" le 26 juillet 2012 English translation pending
by Natacha33 · 2012-07-15 · 67 replies
Bonjour tout le monde!

Nous partons sur le costa Atlantica du 26/07 au 02/08 pour une croisière îles grecques/Turquie. Nous cherchons des renseignements sur les excursions à faire par nous même ou à prendre avec Costa. D'après nos premières recherches, nous comptons prendre l'excursion costa pour Ephèse à Izmir mais visiter Mykonos et Santorin par nos propres moyens. Pour les autres escales (Héraklion, samos, Kos) nous n'avons pas encore cherché.

Je poste avec 2 "objectifs": 1) Si quelqu'un à un conseil à donner, une expérience à partager sur une des escales, nous sommes preneurs de toutes informations 2) pourquoi pas commencer à faire connaissance avec des personnes partant en même temps que nous, et voir pour partager et des frais de taxi ou autre.

Merci pour les infos et bon voyage à tous ;)

Natacha
Sydney est-elle incontournable? English translation pending
by Zibwabwi · 2012-07-12 · 20 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage en Océanie qui commencera et se terminera en Australie.

Je vais commencer par le Red Center et j'hésite entre 2 options et donc entre 2 villes d'arrivée: - atterrir à Sydney et me rendre à Ayers Rock en avion (est-ce que le vol vaut le coup?? pour la vue du ciel j'entends) - atterrir à Adelaïde et prendre le train, ce fameux Ghan, jusqu' à Alice Springs (est ce que cette portion de trajet est mieux/pareil/moins bien que Alice Springs-Darwin?)

Au retour, je remonte de Nouvelle-Zélande par la Tasmanie. De nouveau 2 options, partir vers l'ouest et rejoindre Adelaïde ou vers la côte est, pour voir Sydney. D'où ma question sur le caractère incontournable de Sydney.

Je sais que je peux repartir d'une ville différente de celle d'arrivée mais la réservation est moins libre, donc j'étudie toutes les possibilités. Merci!!
Voyage à Bali avec bébé de 13 mois English translation pending
by Elobibi · 2012-07-02 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons dans moins d'un mois à Bali pour trois semaines avec notre bébé qui aura 13 mois. On a loué une voiture (et on espère qu'il y aura le siège-auto commandé) et réservé des hôtels dans les 4 coins de l'île. Nous commençons par Ubud.

J'aurais voulu avoir quelques conseils de choses à absolument éviter, ne pas oublier à la maison (je suis en train de faire ma checklist), des astuces, etc. et plus précisément, est-il utile de prendre un petit pousse-pousse et est-il facile de faire faire chauffer de l'eau dans les restaurants ou les hôtels (pour le biberon) ou est-il nécessaire de prendre une bouilloire électrique? La qualité de la nourriture est-elle suffisamment bonne pour qu'un bébé de 13 mois y goûte?

Mille mercis d'avance pour vos commentaires!

Elobibi
Votre avis sur un voyage en famille au Vietnam English translation pending
by Sylam · 2012-06-24 · 13 replies
Bonjour, Nous partons 4 semaines à partir de mi juillet avec notre fille de 5 ans. C'est notre premier voyage hors europe et j'ai besoin de quelques avis. Nous arrivons à Hanoi et logeons chez l'habitant chez Huong de parfum d'automne un peu excentré, y restons 4 jours, baie d'Along 1 jour 2 nuits sur jonque privé, tam coc 5 jours chez Loan. Ensuite train Ninh binh Hué de jour pour profiter du paysage et des eventuelles rencontres voyageurs. Avez vous déjà fait ce trajet avec un enfant? A Hué nous resterons je pense 5-6 jours, puis direction Hoi An par le train et bus, 6 jours. Nous remontons sur Hanoi en avion. Connaissez vous un endroit calme, nature prés de Hué? des belles promenades faciles à hoi an? Est il facile de louer un vélo avec siége enfant? et la moto avec enfant, qu'en pensez vous? Avez vous des bons plans avec enfant? Nous cherchons surtout à prendre le temps de vivre, ne pas courir pour tout visiter. A l'avance, merci pour vos réponses.
Diego Suarez du 24 au 31 juillet English translation pending
by Neo49 · 2012-06-23 · 18 replies
Bonjour, nous comptons visiter Montagne d'Ambre (5 h de marche) Les 3 baies à pied (4 h de marche mer d'émeraude Réserve d4ankarana 2 jours Tsingy Rouge Est-ce que que quelqu'un à déjà voyager avec Goulam ? Content pas content ?

D'autres bons guides à me suggérer ?

Est-ce qu'on peut faire facilement sans guide les 3 baies ? Est-ce que quelqu'un à déjà été hébergé chez Aurélien (à l’entrée du pars d'Ankarana) ?

En règle général je cherche tous renseignements pour parfaire cette partie du Voyage
En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos English translation pending
by Anacrouse · 2012-05-21 · 144 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.

- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.

- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.

On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….

Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !

- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.

La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.

Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!

Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !

- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.

- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.

- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting

JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.

Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....

Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...

A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.

En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.

- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.

Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.

Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.

Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.

- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.

- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.

- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.

L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.

- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…

L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.

- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…

Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.

- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!

- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!

Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,

Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
22 jours au Maroc en famille, logement, itinéraire? English translation pending
by Manilie · 2012-04-15 · 39 replies
Nous sommes une famille de 5 (les enfants ont 6, 10 et 14 ans) et nous préparons notre départ au Maroc en juillet. Nous souhaitons faire un voyage modeste en prix, mais riche en découvertes de toutes sortes. Aucun luxe en vue, sauf peut-être la climatisation dans la voiture de location. Nous souhaitons pouvoir profiter de vos multiples conseils pour ne rien oublier et faire de belles rencontres et trouvailles.

Nous ne savons pas encore s'il est possible de trouver des chambres ou nous pouvons avoir deux lits doubles et un petit lit pliant pour notre puce de six ans, cela réduirait grandement les frais. Nous aimerions louer une voiture à partir de Casablanca pour la durée du voyage. Est-ce une bonne idée? Avez-vous de bons contacts à nous proposer pour économiser? Avez vous des adresses d'hôtels ou riads modestes pour nous?

Voici ce à quoi nous avons pensé comme itinéraire: Jour 0 Vol Aller Montréal-Casablanca (2 au 3 juillet), Jour 1 Casablanca-Marrakech (3 juillet), Jour 2 Marrakech Jour 3 Marrakech, Jour 4 Marakech-Essaouira, Jour 5 Essaouira, Jour 6 Essaouira-Taroudant, Jour 7 Taroudant, Jour 8 Taroudant-Ourazazate Jour 9 Ouarzazate, Jour 10 Vallée Dadès Tentes berbères…, Jour 11 Gorges Todgha, Jour 12 Rissani, Jour 13 Erg Chebbi (bivouac), Jour 14 Erg Chebbi (bivouac) Jour 15 Merzouga, Jour 16 Merzouga-Midelt, Jour 17 Midelt-Fès, Jour 18 Fès, Jour 19 Fès-Rabat, Jour 20 Rabat, Jour 21 Rabat-Casablanca, Jour 22 Vol de retour

Qu'en dites-vous?
Balade en bateau sur le Lake Powell English translation pending
by Chris510 · 2012-04-10 · 10 replies
bonsoir😏

je reviens vers vous pour avoir un avis car en effet mon périple dans les parcs est très court new york avant, puis après les pars LAX et SF): le voici:las vegas/bryce canyon, nuit à Tropic visite de bryce canyon, puis en route vers page (nuit) antelope, barrage et horseshoes et 2eme nuit à page (le reste du voyage sera MV, GC) mais pour l'instant ce qui me préoccupe c'est qu'en lisant , le lake powell semble magnifique; je n'ai pas le temps matériel de louer un bateau ni pour 1/2 journée ni pour une journée et comme il faut faire un choix, j'envisage quand même de me faire plaisir un réservant une ballade en bateau à Antelope canyon, durée 1h30 (c'est toujours mieux que rien) à partir de la marina wahweep

1pouvez vous me dire s'il convient de réserver d'avance via le web? 2certains l'ont ils fait tant pour la réservation que le tour?

tout est réservé donc il s’agit pour moi de "peaufiner" et de prévoir ce qui peut l'être (et puis c'est toujours plaisant d'anticiper...)

merci d'avance pour vos réponses😏😉
Un mois seule à Bali en Juin English translation pending
by Snoupsinette · 2012-04-02 · 2 replies
bonjour tout le monde!!!

je sais que ce sujet a déjà été traité cependant j'ai moi aussi pas mal de questions...c'est mon premier grand voyage toute seule!!!😄

je veux donc partir en juin, voire fin mai, en Indonésie. pour le moment je pense aller à Bali et j'envisage Sumatra, île dont on m'a dit beaucoup de bien. cependant c'est aussi une île qui est ravagée par la déforestation...qu'en est-il sur place? je veux dire, si j'arrive là-bas et que je tombe sur des hectares dévastés ce n'est pas vraiment un spectacle qui me réjouira, bien au contraire. d'un autre coté je me dis que c'est peut être en allant visiter cet endroit et en montrant son intérêt qu'on pourra peut être arrêter ça...bref, en gros à votre avis quelle île autour de Bali vaudrait le coup?

Je suis une grande amoureuse de la nature aussi je voudrais voir des rizières, des volcans, des plages, plonger, faire des randos si possible, voir des animaux...bref du zen et du vert! Je pensais qu'un mois serait bien suffisant mais au final je commence à me demander comment découper le planning ^^ j'aimerai aussi faire un peu de plage mais seule ça me semble compliqué pour laisser les affaires sur la plage sans surveillance..et puis je ne suis pas sûr d'avoir envie de tomber dans les coins remplis de surfeurs et d'alcool (sans critiquer, ce n'est juste pas ce que je recherche)

Je travail dans le bijou aussi j'aimerai rencontrer des gens qui fabriquent des bijoux là bas et échanger avec eux. J'ai lu que Celuk est un endroit génial pour ça.j'aimerai aussi visiter un centre d'aide aux tortues marine, apparemment il y en a un au nord-ouest. Si quelqu'un a d'autres adresses ou conseils?

combien de temps pour faire le tour de Bali? aussi pour les déplacements, je n'ai jamais conduit de scooter et j'ai une peur bleue des 2roues à part vélo. comment me déplacer? le bus est il pratique ou c'est plutôt l'enfer?

dernière question pour les hébergements. combien faut il compter pour une guest house simple mais sympa, seule? je pense que je vais payer le prix de 2 personnes..faut il vraiment toujours négocier? j'ai peur de ne pas y arriver...à moins d'avoir un ordre d'idées pour chaque chose et savoir que je n'abuse pas en baissant trop mon prix.

voilà, j'espère que certains d'entre vous sauront m'apporter des réponses, j'ai déjà trouvé des éléments dans d'autres discussions, mais c'est toujours agréable d'échanger directement sur le sujet! :-) merci d'avance
MSC Mélody départ le 14 mai 2012 English translation pending
by Desbell83 · 2012-03-30 · 21 replies
Bonjour à tous,

Après une pause depuis Novembre dernier nous voila a un mois 1/2 d'une nouvelle croisière Pour la 3éme fois nous reprenons le Mélody comme quoi il est attachant ce vieux bateau et a du charme🙂 Voici le périple Nice, Civitavecchia, 2 jours de navigation, puis Marmaris, Limassol, 2 jours Haïfa, Navigation, Katakolon, navigation et retour à Nice.

Le but de cette croisière est en fait Haïfa non pas pour visiter Jerusalem et Bethléem que nous connaissons déjà mais pour rendre visite à la mer morte car même si nous disparaitrons sans doute avant elle nous avons envie de la voir 😄 Par sécurirté et tranquillité j'ai réservé 2 excursions - Une journée Massada et la Mer morte et une 1/2 journée Jardins Bahai, Acre ancienne et les chevaliers du temple.

Ma question est : avez vous déjà fait ces excursions ? sont elles interessantes ? à mi Mai fait il très chaud pour aller à la Mer Morte ? 37° d'après ce que je trouve sur internet😕

En vous remerciant pour les réponses - bien cordialement

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