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4x4 Camper Van
It's all in the title: I want to convert a van for traveling far, to places like Morocco, Tunisia, and Libya (among others!)
Indeed, 4x4 vehicles are too small and too conspicuous (and too expensive)
So I need a van with a 4x4 platform; but there are very few of them: a few Mercedes, the Citroën Jumper I think, and that's about it!
What can you recommend to me, knowing I can't spend too many dollars?
Thanks for your advice
See you soon
Indeed, 4x4 vehicles are too small and too conspicuous (and too expensive)
So I need a van with a 4x4 platform; but there are very few of them: a few Mercedes, the Citroën Jumper I think, and that's about it!
What can you recommend to me, knowing I can't spend too many dollars?
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See you soon
Meilleure saison pour circuit de 10 jours en Guyane? English translation pending
😉 Nous avons gagné deux billets d'avion pour aller en Guyane avant le 31 septembre 2004.
Nous aimerions savoir quelle est la meilleure période ?
Entre 8 et 10 jours, quel est le meilleur circuit à faire ?
Quelle tenues adoptées ?
Quelle précaution faut il prendre coté santé ?
Merci de vos éclairages,
A bientôt
HORUS
Merci de vos éclairages,
A bientôt
HORUS
Petit tour dans le Péloponnèse English translation pending
Tous nos séjours en Grèce nous ont enchantées alors, après un séjour en Crète, à Rhodes, à Zakynthos et en Grèce centrale, pourquoi pas un tour du Péloponnèse?
Nous avons quelques hésitations quant à la chaleur possible (notamment pour les randonnées) mais finalement, hop! la réservation des billets d'avion est faite fin janvier: ce sera un départ de Bruxelles (avec Brussels airlines) le 05/07 à 7h30. Puis arrive le (la) Covid avec son lot d'incertitudes: partira? Partira pas? Partira? Partira pas? Faut-il tout annuler, reporter? Au mois de juin les règles d'ouverture des frontières changent en permanence mais il arrive un moment où il faut bien se décider car certains hébergements ne sont plus annulables. Les frontières de la Grèce doivent théoriquement ouvrir totalement le 1er juillet (sous réserve de...) on doit partir le 5 ...alors, c'est décidé, on part! ...enfin, si tout se passe comme prévu!
L'ouest du Péloponnèse ne m'inspire pas plus que ça. Par contre Cythère me tente bien, alors voilà à quoi ressemblera notre circuit (on prendra le bateau pour Cythère à Neapoli):
Muriel
Nous avons quelques hésitations quant à la chaleur possible (notamment pour les randonnées) mais finalement, hop! la réservation des billets d'avion est faite fin janvier: ce sera un départ de Bruxelles (avec Brussels airlines) le 05/07 à 7h30. Puis arrive le (la) Covid avec son lot d'incertitudes: partira? Partira pas? Partira? Partira pas? Faut-il tout annuler, reporter? Au mois de juin les règles d'ouverture des frontières changent en permanence mais il arrive un moment où il faut bien se décider car certains hébergements ne sont plus annulables. Les frontières de la Grèce doivent théoriquement ouvrir totalement le 1er juillet (sous réserve de...) on doit partir le 5 ...alors, c'est décidé, on part! ...enfin, si tout se passe comme prévu!
L'ouest du Péloponnèse ne m'inspire pas plus que ça. Par contre Cythère me tente bien, alors voilà à quoi ressemblera notre circuit (on prendra le bateau pour Cythère à Neapoli):
MurielQuelle île en Thaïlande après Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Confinement oblige, j'essaie d'organiser tranquillement mes vacances de l'année prochaine (et oui faut bien s'occuper!). Nous aimerions faire la Thaïlande car par un gros budget mais envie de rêver. Nous avons prévu de partir 15 jours en mars en arrivant à Bangkok, y rester 2 jours puis faire 1 île et revenir sur Bangkok encore 2 jours. Je précise que nous serons 2 adultes et 1 enfant de 5 ans. J'ai fais beaucoup de recherches et je n'arrive pas à me décider sur une île ! Nous aimerions ne pas être gêné par une musique assourdissante, des plages magnifiques mais aussi faire des visites car pas la peine de faire tout ce voyage si c'est juste pour glandouiller sur la plage... Voyageant avec un enfant l'idéal serait de pas trop galerer afin d'accéder à cette île! Je sais j'en demande beaucoup mais il doit bien y avoir une île qui regroupe la plupart de ces critères !
Du coup je voudrais bien un peu d'aide s'il vous plaît 🤗
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Olbia avec Brussels Airlines: une mauvaise idée? English translation pending
Pour me rendre en Sardaigne en mai prochain, j'ai opté, une fois n'est pas coutume, pour l'aéroport d'Olbia et donc, partant de Belgique, la compagnie Brussels Airlines. Ceci pour des raisons d'horaires et de proximité géographique. Un peu après l'achat de mes billets, j'ai lu d'assez mauvais échos sur cette compagnie, surtout concernant ses retards et ses pertes de bagages, sans parler du mépris à l'égard des passagers. Ça m'inquiète pas mal. Quelle est votre expérience avec cette compagnie pour cette destination ?
Les voyages et l'argent English translation pending
Ma question est curieuse. J'ai déjà fait de beaux voyages, j'ai eu des enfants et depuis le budget voyage a diminué... Je lis régulièrement les commentaires sur l'Ouest américain car j'y vais cette année mais quand je vois le prix d'un tel voyage, je me demande comment certains peuvent y aller tous les ans, aux States ou ailleurs.. Que font ces gens comme métiers, comment arrivent ils a se payer ces destinations paradisiaques. Je ne veux pas être indiscrète, culottée . Je veux seulement comprendre, trouver des idées pourquoi pas.. Je ne fume pas, ne boit pas, ne dépense pas mon argent dans des marques, pas de goût de luxe .. Mais comment faites vous???😉 Je vous envie tellement..
Merci beaucoup a tous ceux qui sauront être honnêtes avec moi.
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Les cartes postales par monts et par vaux English translation pending
bonjour à tous
J'ai plutôt une mauvaise expérience de mes correspondances de voyage!
Globalement peu de cartes postales envoyées de ci delà sont arrivées à destination!
ce fut le cas pour :
Cuba , Thaïlande , Argentine , Jordanie et même l'Italie .....
par contre pas de soucis au Vietnam en Rep Dominicaine en Islande au Maroc ....
Alors maintenant vous êtes prévenus je n'en envoie plus ! 😛
par contre pas de soucis au Vietnam en Rep Dominicaine en Islande au Maroc ....
Alors maintenant vous êtes prévenus je n'en envoie plus ! 😛
Retour sur un super voyage dans le Grand Ouest English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait déjà presque un an que l'on est revenu de notre séjour dans le grand ouest américain...
mais l’année a été chargée, entre l’achat d’un appartement, le déménagement … Bref je trouve enfin le temps de partager notre voyage pour que les futurs partants y trouvent peut être quelques infos importantes. Je profite beaucoup de ce forum pour faire de mes voyages des souvenirs inoubliables, je trouve ça important de partager ensuite les points positifs et négatifs. Désolée donc pour ce énième compte rendu dans le grand ouest...
😊
Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂
Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :
Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.
Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.
Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).
Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …
Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂
Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :
Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.
Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.
Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).
Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …
Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Train en France: quel prendre? English translation pending
🙂 Bonjour, nous allons pour 3 semaines voir un peu la France. C'est la première fois. Nous arriverons à l'aéroport de Marseille à 1005h le matin. Quel est le moyen le plus simple et économique pour se rendre à Aix en Provence (3 jours). Ensuite nous planifions Carcassonne( 2 jours)! Puis Bordeaux(3 jours). Ensuite Chartres (1 jour). Le reste à du temps à Paris. Nous avons déjà réservé notre appartement à Ivry -sur-seine. Nous serons 2 couples dans la cinquantaine. Nous ne voulons pas louer une voiture. Je vous remercie beaucoup pour vos réponses..😮l
Retour de 2 semaines au Guatemala English translation pending
GUATEMALA – du 16 avril au 1ier mai 2016
Circuit en 2 semaines : Antigua – COPAN (Honduras) – Puerto Barrios – Livingstone – Rio Dulce – Flores – El Remate – TIKAL – Coban – Lanquin – Semuc Champey – Panajachel – Chichicastelnango – Quetzaltenango - Antigua
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le Quetzal - début 2016, 1€ = ~ 9 Qtz et 1$ = ± 8 Qtz ; 1 Qtz = 0,11 € ou 0,15 $
Indicatif téléphonique : 502
Décalage horaire : - 8h / France en été
Dépenses : Environ 600 € en 2 semaines pour logement + nourriture + visites + transport
Vous trouverez ici beaucoup de détails sur mon circuit organisé par moi-même avec les adresses et prix de tout ce que j'ai vu. Je suis un voyageur qui privilégie les économies en logement et nourriture afin de profiter un maximum des visites payantes soit en passant par des agences locales soit en négociant sur place avec des taxis, tuk-tuk, .... Si vous voulez voir des photos de ce voyage, allez sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
samedi 16 avril:GUA (aéroport) - ANTIGUA
A l'arrivée à l'aéroport, je change 100$ = 642 Qtz et achète une carte SIM locale pour 50 Qtz + 25 Qtz de crédit valable 2 semaines. Ensuite je vais récupérer ma valise (c'est la seule restante sur le tapis). Je prends un minibus pour Antigua (juste devant la sortie du hall) = 8 Qtz et 1h30 de trajet car il y a beaucoup de trafic sur cette route. Celui-ci m'emmène directement à mon hostal réservé par Booking 1 mois plus tôt (Familia Gimenez, dans une petite rue au nord-ouest de la ville : pas facile à trouver et pas terrible !). Ensuite je vais en ville pour chercher des hôtels un peu mieux que celui-ci pour demain et le dernier jour de mon séjour. Je regarde ce que proposent les agences de voyages comme tours, retire 1000 Qtz (apparemment le maxi qu'on puisse retirer en 1 fois dans un ATM sur le Parque Central). Au retour, je me perds pour retrouver la rue de la famille Gimenez. Une dame à moto me propose de chercher avec moi et finalement, nous y arriverons à la nuit. Après une douche, je repars pour aller manger en ville et reviendrais sans me perdre ( on m'a donné un plan détaillé !)
dimanche 17 avril : ANTIGUA
Petit déjeuner offert par la maîtresse de maison. A 9h30, je pars pour changer d'hôtel : Jumaocag Posada, Calzada Santa Lucia Norte N°13 entre Calle 3a et 4a. 140 Qtz la chambre avec SDB privée. Je dépose 1,5kg de linge à laver pour ce soir à 18Qtz (6Qtz la livre). Visite du Cero de la Cruz (jolie vue sur la ville et le volcan Agua). Retour vers le Parque Central et eglise de la Merced. Déjeuner chez La Canche en face l'église de la Merced : soupe, 1/2 avocat, poulet en sauce (pepian de pollo), riz, patates douce et normales, carottes, epis de maïs ; le tout pour 25 Qtz avec une boisson « Jamaïca » (rouge pas trop sucrée à la fleur d'hibiscus et désaltérante). Pas mal de touristes français ici. Après avoir visité plusieurs agences, je réserve un tour à 120 $ pour COPAN (Honduras) pour aller voir des ruines Mayas (avec un guide parlant français), passer 1 nuit à Copan avant de revenir au Guatemala le lendemain et continuer sur Porto Barrios au nord-est. Dîner au restaurant en face l'hôtel « Wiener », Calzada Santa Lucia, Portal Del Comercio # 8. Très bon rapport qualité/prix et bonne cuisine: 90 Qtz pour guacamole, mixed viandes, légumes et 1 bière.
lundi 18 avril : ANTIGUA – COPAN (Honduras) 6 à 7h
Réveil 3h30 pour départ minibus à 4h10 devant l'hôtel. A 8h, arrêt de 20 mn à Chiquimula (WC + petit déjeuner). A 10h20, on est à la frontière (30 Qtz pour le droit d'entrée au Honduras). En 15mn, les 9 personnes du minibus sont passées. 20 mn plus tard, on est à Copan devant « hostel Berakah », Barrio Centro à 1 block de central park. Je dois attendre 14h pour ma visite guidée du site. Déjeuner à la Casa de Todo à 1 bloc à l'est du parc central (6$) ; on peut tout payer en $ ou en Qtz (pas besoin de faire du change ici). La visite du site est intéressante et dure 2h. La première chose qui m 'émerveille, c'est la multitude de perroquets à l'entrée du site.
Au retour, balade, douche et dîner vers 20h.
mardi 19 avril : COPAN - PUERTO BARRIOS (7h)
Levé 6h30 et petit déjeuner léger à l'hôtel à côté (inclus). Balade jusqu'au fort Casa K'inich sur la colline au nord : entrée gratuite (don si on veut) puis je fais pratiquement tout le tour de cette petite ville. Déjeuner vers 11h (entre-cuisse de poulet + frites + pepsi 56cl pour 60 Qtz). Départ du minibus à 12h de l'hôtel, direction Rio Hondo où je descends à 15h pour prendre un autre bus pour Puerto Barrios (agence Litegua : billet 95 Qtz). Il est à 15h25 et c'est un grand bus confortable. Retrait de 1000 Qtz au DAB à l'intérieur de l'agence. Arrivée 19h30 à Puerto Barrios après 25 mn de pause en cours de route et beaucoup de circulation (30 mn de bouchons avant d'arriver). Come il fait nuit, je prends un taxi pour aller à l' « hôtel Europa2 » (motel tranquille en brique), 75 Qtz. Dîner Av 4a dans un hôtel-restaurant pour 42Qtz.
mercredi 20 avril : PUERTO BARRIOS - LIVINGSTON (30mn)
Levé 5h30, départ 6h pour prendre la 1ère lancha pour Livingston à 6h30 (embarcadère à 5 mn de l'hôtel : 35 Qtz le billet). Arrivée à 7h sous une grosse averse de 10 mn (première pluie sur mon séjour depuis début avril !) Je cherche un hôtel et trouve à côté de Europa et de El Viajero (qui sont complets), l'hôtel Henry Berris Ford à 50 Qtz avec SDB privée mais qui laisse à désirer en propreté. Je vais petit déjeuner dans un restaurant un peu plus haut (thé, 1 verre de jus d'orange, pain, beurre et confiture pour 20 Qtz). Change de 200 € pour 1615,44 Qtz soit 212 $ à 7,62 Qtz (donc 1€ pour 8Qtz). J'achète un billet de bateau pour Rio Dulce à l'hôtel « Rios Tropicales » qui fait aussi agence de voyage pour demain 9h (au même prix qu'à l'embarcadère : 125 Qtz). Le patron offre un petit déjeuner simple avec le billet ! Balade en ville : il fait une chaleur moite. Au bout de la rue principale, je rencontre Philippe, l'un des 4 chefs de la communauté noire de Livingston. Il veut me faire visiter « le vrai Livingston » me dit-il. Il me donne des explications émouvantes sur ce peuple (les garifunas) qui refuse le modernisme. Il me dit avoir fait visiter ces quartiers démunis au président Chirac en 1998 qui aurait donné de l'argent pour construire des écoles mais le président du Guatemala ne l'aurait jamais redistribué.... Je contribuerai avec mes modestes moyens en lui achetant un peu de viande et du pain (pour faire des sandwiches pour les enfants). Après un déjeuner classique (poulet/riz), je retourne dans ma chambre d'hôtel pour envoyer quelques mail mais une coupure de courant m'interrompt. Je repars alors en balade le long de la plage en haut de la rue principale à gauche côté nord-ouest. A 19h, toujours pas de courant dans la ville (les groupes électrogènes fonctionnent un peu partout !), je vais dîner au restaurant école « Buga Mama » (langouste très bien cuisinée pour 110 Qtz). A 20h30, le courant revient.
jeudi 21 avril : LIVINGSTON – RIO DULCE - El REMATE (7h de trajet, mais 10h avec les arrêts et attentes)
Levé 7h30, petit déjeuner offert à l'hôtel où j'ai acheté mon billet hier, en attendant le départ du bateau pour RIO DULCE à 9h. 1H45 d'un superbe trajet avec du temps pour faire des photos vers l'île aux oiseaux et un arrêt de 15mn à la source d'eau chaude (je dirais même brûlante!). A Rio Dulce, je vais à pied du port à la station de bus (environ 300m). L'agence Litegua ne vend pas de billet pour Flores et m'envoie en face (bus Maya de Oro, départ 13h30 à 65 Qtz). Je laisse ma valise derrière le comptoir. J'ai presque 2 heures pour flâner un peu le long de cette route très bruyante et aller manger dans un endroit plus tranquille chez « Jocelyn » presque sous le grand pont à côté de l'embarcadère nord (40Qtz pour des spaghettis bolognaise super bons). De retour à la station de bus, j'achète une paire de nu-pied d'eau (des touristes m'ont dit que pour faire les cascades de Semuc Champey, il fallait des chaussures) : 35 Qtz les chaussures en plastique. Le bus arrive à 13h45. En cours de route, un pasteur monte et fais un discours de plus de 30mn debout dans l'allée centrale car le bus est plein! Beaucoup de croyants prient et vont même lui donner de l'argent. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'il joue très bien la comédie, puisque j'ai vu ce monsieur avant l'arrivée du bus qui s'est fait cirer les chaussures pendant 20mn car il voulait les avoir plus foncé et ça n'allait pas... Ensuite il s'est acheté un hamac à un vendeur de rue ; visiblement il n'est pas dans le besoin ! Arrivée à 17h45 à Santa Elena (en face Flores) après quelques bouchons sur la route et traversée de jolis paysages. Il y a un minibus à 18h10 pour El Remate au fond du parking à gauche. Arrivée à 18h45 devant l'hôtel « Sun Breeze » à gauche sur la route principale. Je prends une chambre à 80 Qtz (j'avais téléphoné à 2 ou 3 hôtels avant). Très bon accueil du patron, sa femme et ses fils. Je suis le seul touriste chez eux aujourd'hui (hier, ils en avait 8 !). Je lui achète un billet pour Tikal que je visiterai demain (50 Qtz A/R, départ 5h30 devant l'hôtel). Je vais dîner à côté à « La Piazza » (face à l'hôtel « Las Gardenias » où les chambres sont à 150 Qtz).
vendredi 22 avril : EL REMATE – TIKAL (la visite est très faisable en 6h avec repos)
Lever 5h (réveillé par les oiseaux et les cris des singes!). Minibus à 5h35 devant l'hôtel, ramassage dans 2 ou 3 autres hôtels. Arrivée à TIKAL à 6h20. Achat billet entrée du site (150 Qtz). N'accepte pas les dollars ! Balade jusqu'à 10h puis je me repose, car il commence à faire chaud, en prenant un petit déjeuner à « Tikal Inn » (44 Qtz pour 1 tasse de thé avec 4 tranches de pain, beurre et confiture ). Retour pour terminer la visite du site jusqu'à 12h40. Il y a beaucoup plus de monde sur le site maintenant. Départ du minibus à 13h et retour El Remate 30mn plus tard. Déjeuner en face au restaurant « Las Gardenias » : pas de Wifi contrairement à la pub affichée ! Le plat du jour est à 25 Qtz : spaghettis+poulet. Je prends aussi 1 grand verre de jus de fruits mixés (fraise/papaye) à 22 Qtz. Il y a 34°C dehors et 28 dans ma chambre ! Repos jusqu'à 16h sur la terrasse à l'ombre puis je pars vers le biotope Cerro Cahui pour une grande balade dans la forêt tropicale. Il est presque 17h et officiellement l'entrée du site est fermée, mais comme il y a encore un groupe de scolaires à l'intérieur du circuit, on me dit que je peux y aller gratuitement pour faire le petit circuit de 1h environ (en marchant vite). Le mirador me semble bien loin car après plusieurs demandes aux jeunes qui en redescendent, il n'y en a pas un qui me donne le même temps ! Belle vue sur le lac. En redescendant, vers 17h30, je peux entendre les singes hurleurs qui sont tout près lors d'un passage. Je suis seul maintenant au retour et suis un peu intimidé par ces bruits inhabituels pour moi. Lors de cette journée, j'ai dû faire une dizaine de km et boire 3 à 4 litres d'eau !
Dîner vers 20h à « Cahui » à 50 m au sud de mon hôtel : trio de poisson, saucisses et steack à la plancha + riz et 1 bière pour 60 Qtz. J'achète un billet de bus (minibus collectivo) pour Lanquin à 200 Qtz à l'agence « Destinos Mayas » (Tél Bruno : 5893-2989) en face de l'hôtel. Départ 7h demain. Seul changement à Santa Elena, mais il m'a menti sur la durée totale du trajet : il faut bien 9 à 10h avec les arrêts (sinon 6 à 7h sans arrêts)
samedi 23 avril : El REMATE – COBAN - LANQUIN (environ 10 h)
Départ 7h devant l'agence ; il emmène aussi 2 jeunes étudiants (dont 1 des fils du patron de mon hôtel) Arrivée 7h30 à Flores. Changement de minibus, j'ai juste le temps de prendre 1 petit déjeuner avant le départ à 8h. Plusieurs ramassages dans Flores. A 8h45, on prend la route. A 10h on passe le bac à Sayaxché. Arrêt toilette vers 11h, puis à Coban à 14h pour déjeuner à Mac Do (Le Menu Big Mac est à 38 Qtz). Retrait de 1000 Qtz à l'ATM en face car le chauffeur nous dit qu'on ne peut pas faire de retrait à Lanquin. On repart à 14h45. Arrivée vers 17h après 1h de bonne route et 1h de piste ainsi que de jolis paysages. Je vais à l'hôtel « El Retiro ». Je n'avais pas réservé et il n'y a plus que 2 chambres à 120 Qtz dans un bungalow en bois sur pilotis avec banios communs. Pas de WIFI ni Internet ici, mais l'eau est gratuite (on se sert dans les grandes bonbonnes à l'accueil). Après une douche pour me remettre de ce long voyage (un des plus long de mon séjour), je vais faire une balade en ville pour comparer les tarifs de la visite à Semuc Champey. Je réserverai finalement pour demain avec mon hôtel à 185 Qtz + 25 Qtz de panier repas préparé par l'hôtel. J'achète aussi 1 billet pour aller à Atitlan lundi (175 Qtz). On me dit que le bus est direct sans changement. Je prends le dîner au restaurant de l'hôtel à 19h30 (il faut passer commande entre 18-19h car il y a du monde !). Musique assez forte jusqu'à minuit au restaurant !
NB : Je pense que COBAN mériterait un arrêt d'1 jour/1nuit plutôt que 2 nuits à El Remate. Remarques : Comme dans beaucoup de pays, ici ils brûlent leurs ordures tous les soirs et ça sent mauvais !
dimanche 24 avril : LANQUIN – SEMUC CHAMPEY (40 mn)
Levé 7h. Petit déjeuner à 7h45 (crêpe banane/Nutella + 1 tasse de thé). Je récupère mon panier repas et départ pour Semuc Champey à 9h avec Roberto comme guide qui se fera aider à Semuc par Manuel, un jeune garçon de 12 ans qui ne va plus à l'école ; il préfère gagner le peu d'argent (50 Qtz) que lui redonne Roberto lors des visites. Après 40 mn de trajet sur la plateforme d'un camion 4X4 (environ 15 personnes), nous arrivons sur le site. On se met en maillot de bain+chaussures d'eau car il paraît que ça glisse... Distribution de grandes bougies à tous et on s'enfonce dans la grotte ; on a de l'eau jusqu'au cou et quelquefois plus (il faut nager pour poursuivre la visite qui dure environ 1h). Cette visite de grotte est unique dans tous mes voyages autour du monde, c'est une première et c'est vraiment à faire ! Ensuite pour ceux et celles qui le veulent, saut en balançoire dans la rivière : je fais un gros plat sur le ventre et aussi plus bas ! Une petite baignade un peu plus loin vers une cascade et descente de la rivière sur des grosses chambres à air. Des gamins nous ravitaillent même en boissons ! On paye plus tard, ils se rappellent bien. Repas tiré du sac pour ceux qui ont prévu ou possibilité de prendre un plat chaud sur une aire avec tables et chaises. Vers 14h, on part pour une marche en forêt (ça grimpe un peu) jusqu'au mirador d'où on a une superbe vue sur les piscines en terrasses : eau bleue-verte transparente. Après prises de photos, on redescend pour 1 heure de temps libre avec Manuel qui nous emmène (on est alors un groupe de 9 touristes de différentes nationalités) dans la série de bassins tous différents les uns des autres (on peut nager de l'un à l'autre ou y aller à pied par les berges). Retour vers 17h30 à Lanquin. Superbe journée inoubliable. Je téléphone pour réserver une chambre à Panajachel. Mon appareil photo a pris un peu l'eau dans la grotte et la descente en bouée malgré la protection dans un sac plastique spécial. Ce soir, dîner en ville (ragôut de poulet+riz pour 20 Qtz)
lundi 25 avril : LANQUIN – PANAJACHEL lac Atitlan (12h avec plus de 3h d'arrêt)
Départ 6h30 en minibus devant l'hôtel. Après discussion avec le réceptionniste de l'hôtel et le chauffeur du bus, on me dit que si je veux aller à Panajachel, je dois payer 200 Qtz car pour 175 c'est San Pedro !? Je ne comprends pas trop car San Pedro est plus loin par la route.... Arrivée Coban 8h15 : 30mn d'arrêt pour lavage du minibus (car la piste était bien boueuse et poussiéreuse) et faire le plein de carburant. Il a pris la route qui passe à Guatémala City et s'arrête à Antigua. Il est 13h20 et on me dit que je dois changer de minibus pour Panajachel. Prochain départ à 16h ! Je suis très mécontent et téléphone au responsable de l'hôtel « El Retiro » pour lui en faire part : il me dit qu'il y a eu malentendu pour cette destination de la part de ses employés et qu'il me dédomagera lorsqu'il viendra à Panajachel, mais après plusieurs coup de fil, je saurai qu'il ne pourra pas venir !? ... Pour info, il y avait un autre minibus départ 8h de Lanquin et certains touristes m'avaient dit qu'il mettait le même temps car ne passait pas par la même route ? Je ne saurai jamais lequel était le mieux et trouve inadmissible que personne n'ait pu me renseigner correctement sur ce trajet. Je vais occuper les 2h d'attente en allant déjeuner puis en continuant de visiter cette jolie ville. Je monte au 1ier étage de l'hôtel de ville (sur Parque Central) où on a une belle vue sur la place. Arrivée 19h à Panajachel ; un couple a juste le temps de prendre la dernière lancha pour San Pedro. On me dépose à côté de mon hôtel « Hospedaje Casa Linda » tél 77 62 03 86. Il est situé dans une petite rue tranquille qui part à droite de l'angle de la rue principale et de la rue Santander (c'est indiqué). 100 Qtz/nuit. Je resterai ici 3 nuits. Juste à mon arrivée, gros orage pendant 1 heure. Je chausse les chaussures d'eau achetées pour Semuc car petites inondations dans les rues et vais chercher un restaurant. Il fait tout juste chaud maintenant.
mardi 26 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan
Levé 5h30 pour aller prendre le 1ier bateau pour San Pedro à 6h30 (25 Qtz payé à l'arrivée) ; 45 mn de traversée avec 1 arrêt pour prendre des touristes à Santa Cruz. Petit déjeuner dans un restaurant vers l'embarcadère (tout était fermé à 6h à Panajachel). Il fait beau mais l'air est frais ce matin. Après une visite rapide du marché et de l'église, je passe un peu de temps dans quelques rues de San Pedro (attention ça grimpe !). Ensuite, je reprends une lancha pour San Juan (petit village sympathique tout à côté à l'ouest) : 10 Qtz, 10 mn ; une dame me dit que je n'aurais dû payer que 5 Qtz comme elle mais j'ai donné un billet de 10 et on ne m'a pas rendu la monnaie ! Je prends un tuk tuk pour monter au centre du village (5 Qtz). Balade d'1 heure environ avant de revenir sur San Pedro en tuk tuk (10 Qtz aussi) pour reprendre une lancha pour Santiago (village au sud-est du volcan San Pedro) : 25 Qtz.
A l'arrivée, beaucoup de guides proposent leurs services pour des visites ainsi que des tuk tuk en ville. Après discussion avec un tuk tuk, je négocie pour 25 Qtz un tour vers le mirador, maximon et la lavenderia. Je prends en photos les hommes et les femmes en costume local. Il y a beaucoup plus de monde dans ce village que dans les 2 précédents. Déjeuner dans un restaurant avant de reprendre une lancha vers 14h pour retour Panajachel (30 mn). Un orage à l'arrivée m'oblige à prendre un tuk tuk pour remonter à l'hôtel (5 Qtz) car je ne suis pas arrivé au même embarcadère (celui-ci se trouve plus au sud-est et un peu plus loin). Je donne du linge à laver puis après 16h (l'orage étant terminé), je vais à l'office du tourisme qui me renseigne très bien pour tout (en plus il parle anglais, ce qui me facilite bien pour comprendre). Il m'indique un distributeur qui accepte la carte Master Card pour un retrait (tous les ATM ne prennent pas cette carte !?). Petite balade en ville écourtée par la pluie qui revient ! Dîner au « Circus Bar » vu sur le guide du Routard : très bons spaghettis/bolognaise (pour changer du poulet/riz).
mercredi 27 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan
Levé 6h pour aller prendre la 1ière lancha de 7h pour Santa Cruz à l'ouest (10 Qtz). Il n'y a rien pour petit déjeuner ici mais le village est très joli. Je prends un tuk tuk pour monter (5 Qtz), car il y a au moins 2 ou 3 km de grimpette. Après 1h de visite dans ce petit village, je redescends à pied, reprends une lancha pour Panajachel où je prendrai mon petit déjeuner avant de sauter dans un bus pour Solola (3 Qtz) ; le départ se fait en face l'office du tourisme et c'est inscrit sur le bus. Je parcours cette petite ville jusqu'au marché situé tout en haut de la rue principale, le marché couvert est aussi à voir.
Retour à Panajachel (il y a des bus toutes les 20 mn). Très jolie vue (cascades, lac) en descendant (500m de dénivelé sur 8km). On m'avait dit de prendre un tuk tuk (5 Qtz) pour aller à la station d'où partent les Pick-up pour les 2 villages de l'est mais je m'aperçois que j'aurais pu le faire à pied ! J'attends un pick-up pour San Antonio Palopo (5 Qtz) : Le tour de ce village est vite fait : beaucoup de cultures en terrasses et pas grand chose à voir. Je déjeune au bord du lac dans un des rares restaurants que j'ai pu voir (30 Qtz avec un dessert offert !). Rencontre de 3 jeunes français qui sont venus à pied de Panajachel et qui veulent rentrer en bateau (ils négocient avec un bateau qui doit amener des touristes ici). Je prends un pick-up pour aller à Santa Catarina Palopo (5 Qtz) : ce petit village est beaucoup plus plaisant. Beaucoup d'enfants dans les ruelles ; j'en rencontre un de 11-12 ans qui parle même un peu le français et l'anglais ! Beaucoup d'autres me demanderont 1 Qtz : je leur donne un stylo ou des échantillons de shampoing. Je parcours la presque totalité des ruelles de ce village perché en 2h. Je serais bien resté un peu plus car les gens y sont très accueillants et il y a beaucoup plus de restaurants qu'à San Antonio, mais l'orage menace et je rentre avant de me faire mouiller. Je n'aurais finalement qu'une petite pluie en cours de route. Je récupère mon linge bien repassé (8 Qtz pour 1 bon kg : pas cher !) et vais dîner vers 20h dans un petit restaurant pour 25 Qtz + 15 de boisson.
jeudi 28 avril : PANAJACHEL – CHICHICASTELNANGO (~1h30) - QUETZALTENANGO (~ 2h)
Levé 5h pour faire ma valise et prendre le 1ier bus vers 6h45 pour Los Encuentros (5 Qtz) ; changement pour Chichi (comme ils disent) vers 7h40 (10 Qtz). Arrivée 8h15 sur le marché de Chichi. Je laisse ma valise à l'office de tourisme (Tourism Info) une rue plus haut. Petit Déjeuné à 8h45 et je parcours l'immense marché pendant 1h30 environ. Je prends un « Chicken Bus » pour XELA (20 Qtz pour 2 h de trajet). On prononce « shela ». En cours de route, gros bruit : c'est le pneu arrière gauche qui vient d'éclater ! On s'arrête en bord de route et le guide avec le chauffeur changent le pneu en peu de temps ! Arrivée à XELA vers 13h avec un peu de pluie. Je trouve un fast food après l'arrêt de bus pour déjeuner en attendant la fin de ce petit orage. Je croyais être sur la calle 9 où se trouve l'hôtel réservé par téléphone hier, mais cette ville est divisée en 3 zones et je suis en zone 3 au lieu de 1. Je demande mon chemin et on me dit que c'est très loin d'ici et qu'il faut prendre un bus qui va vers « Parque Central ». Je trouve ensuite la bonne rue 9 en zone 1 et l' « hôtel Altense » au croisement de l'avenue 9, tél 77 65 46 48 pour 90 Qtz/nuit : grande chambre avec salle de bain privée, télévision et Wifi + 1 l d'eau offerte dans une rue calme à 10 mn de marche du Parque Central. Je pars en balade pour le reste de l'après midi. J'achète une carte micro-SD 32 Go à 80 Qtz (environ 100 à 110 dans toutes les autres villes et en général plus de 10€ en france). J'en avais acheté une sur le marché de Chichi à 20 Qtz mais elle n'est pas reconnue par mon PC ! Sur les conseils du patron de l'hôtel, je vais dîner au restaurant « AJ de Lunes » un peu plus haut dans la rue. Bon menu pour 45 Qtz. Retour vers 20h30.
vendredi 29 avril : QUETZALTENANGO – San Francisco El Alto – San Cristobald – ZUNIL
Levé 6h. Je prends un minibus dans la rue derrière l'hôtel pour aller au terminal du Mercado au nord (1,25 Qtz) où se trouvent beaucoup de bus pour diverses destinations. Je souhaite voir le marché de San Francisco El Alto et prends un chicken bus (5 Qtz – 1h10 de trajet). Ce marché est immense ! Plus grand que celui de Chichi. Attention aux pick-pocket ! Après avoir flâné 2h ici, (j'ai acheté un bonnet, cherché des chaussures mais ils n'ont pas de pointures supérieures à 42!), je reprends un chicken bus pour San Cristobald très petit village pas trop vivant et sans grand intérêt. Je pense que l'altitude (on est à plus de 2000m dans cette région) me provoque un léger mal de tête permanent mais supportable. Je suis de retour à Xela vers midi et déjeune rapidement sur le marché vers le terminal de bus en attendant un bus pour ZUNIL à 12h15 (50 Qtz). Je négocie avec un tuk tuk pour un aller-retour aux « Fuentes Georginas » (sources d'eau chaudes situées dans la montagne à 8-10km de Zunil) : 60 Qtz avec environ 1h d'arrêt pour la visite (je ne baignerai pas malgré la chaleur de l'eau car le temps est très brumeux, sans soleil et il y a trop de monde, surtout des scolaires, dans les bassins !). L'entrée de cette visite (avec baignade incluse est à 50 Qtz). Je redescends au village pour une visite des ruelles : assez touristique, gens très sympathiques. Retour à Xela en chicken-bus vers 16h. Je n'ai pas pu faire comprendre au chauffeur que je souhaitais m'arrêter au terminal local (à côté de mon hôtel) et suis obligé de reprendre un autre bus pour m'y rendre. Vers 17h, orage ! Je cherche ensuite un restaurant/pizzeria que je ne trouverai pas. Je vais donc à Utz-Hua au nord de Parque Central où j'ai bien mangé pour 60 Qtz.
samedi 30 avril : QUETZALTENANGO – Chimaltenango – ANTIGUA (~ 3h)
Levé 6h pour préparer ma valise. Je prends un chicken bus devant l'hôtel en compagnie du patron qui part en repos pour ce week end. Il me conduira au terminal de bus du Mercado pour prendre un autre chicken-bus pour Chimaltenango à 7h30 (30 Qtz et 3h de trajet) . Changement vers 10h30 pour Antigua (5 Qtz et moins d'1h de trajet dans ce bus surchargé). Le terminal de bus est à 5mn à pied de l'hôtel que j'ai réservé la semaine dernière. Comme il est à peine midi, la chambre n'est pas prête ; je dépose ma valise et retourne déjeuner chez Wiener comme la dernière fois vu que c'était très bien (60 qtz avec 1 bière et service 10% inclus). Vers 13h, je prends possession de ma chambre (90 Qtz) ; je réserve pour aller à l'aéroport demain matin (shuttle de 4h à 75 Qtz). Je prends le minimum de chose avec moi (pas de sac à dos ni banane, ni passeport) et vais faire un tour sur le marché. J'achète 3 avocats pour 5 Qtz pour ramener en france. Je les pose dans ma chambre et retourne en centre ville pour finir de donner les stylos et savonnettes qui me restent aux enfants des rues (cireurs de chaussures, ...).
Diner à « El Casador Italiano » 3ème Av Sur (2ème rue à l'est du Parque Central) où j'ai mangé une excellente pizza mais assez cher pour le pays (à partir de 80 Qtz la pizza).
dimanche 1ier mai : ANTIGUA – aéroport GUATÉMALA
Levé 3h. Je boucle pour la dernière fois ma valise et vais attendre le minibus qui passera à 3h55. Ramassage dans divers hôtels jusqu'à 4h30. Arrivé à l'aéroport à 5h30. Il est trop tôt pour faire enregistrer ma valise (mon avion est à 10 h). Je change les 680 Qtz qui me restent en 76 $ (au lieu de 100 espéré avec le taux de change vu sur internet!)/. Pensez à garder la carte qu'on nous donne lors du change à l'arrivée car elle donne droit à 15% de réduction sur les autres changes à cette boutique et ce n'est pas négligeable car leur taux est vraiment bas par rapport à d'autres ! Je vais petit déjeuner chez Mac Do à l'étage de l'aéroport (5$) et à 7h je peux enregistrer. Attention ! Comme j'ai une escale à Miami (amérique), on me demande l'ESTA que j'ai acheté sur internet avant ce voyage. Par contre la feuille de vol ou carte d'embarquement n'est pas nécessaire ; seul le passeport est suffisant. A 9h, embarquement porte 10 : fouille des sacs à dos, vérification de l'ESTA. Décollage à l'heure. 2H10 de vol pour Miami. Passage au contrôle automatique des passeports pour obtenir un ticket (après scan passeport + empreintes + photo) puis attente de 50 mn dans la file « immigration », questionnement du douanier (contrôle très sévère par rapport à d'autres pays). Je me dirige vers la porte d'embarquement de mon prochain vol avec Swiss Airlines, re-contrôle des bagages cabine + fouille avant de pouvoir embarquer pour 10h de vol.
Mes impressions sur ce séjour :
- J'ai bien aimé :ANTIGUA, l'extension à COPAN (HONDURAS) en tour organisé, LIVINGSTON, le tour organisé à SEMUC CHAMPEY depuis Lanquin, PANAJACHEL et les villages aux alentours du lac Atitlan, le marché de San Francisco El Alto, ZUNIL (village et alentours)
- J'ai moins aimé : PUERTO BARRIOS, EL REMATE et TIKAL, QUETZALTENANGO
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le Quetzal - début 2016, 1€ = ~ 9 Qtz et 1$ = ± 8 Qtz ; 1 Qtz = 0,11 € ou 0,15 $
Indicatif téléphonique : 502
Décalage horaire : - 8h / France en été
Dépenses : Environ 600 € en 2 semaines pour logement + nourriture + visites + transport
Vous trouverez ici beaucoup de détails sur mon circuit organisé par moi-même avec les adresses et prix de tout ce que j'ai vu. Je suis un voyageur qui privilégie les économies en logement et nourriture afin de profiter un maximum des visites payantes soit en passant par des agences locales soit en négociant sur place avec des taxis, tuk-tuk, .... Si vous voulez voir des photos de ce voyage, allez sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
samedi 16 avril:GUA (aéroport) - ANTIGUA
A l'arrivée à l'aéroport, je change 100$ = 642 Qtz et achète une carte SIM locale pour 50 Qtz + 25 Qtz de crédit valable 2 semaines. Ensuite je vais récupérer ma valise (c'est la seule restante sur le tapis). Je prends un minibus pour Antigua (juste devant la sortie du hall) = 8 Qtz et 1h30 de trajet car il y a beaucoup de trafic sur cette route. Celui-ci m'emmène directement à mon hostal réservé par Booking 1 mois plus tôt (Familia Gimenez, dans une petite rue au nord-ouest de la ville : pas facile à trouver et pas terrible !). Ensuite je vais en ville pour chercher des hôtels un peu mieux que celui-ci pour demain et le dernier jour de mon séjour. Je regarde ce que proposent les agences de voyages comme tours, retire 1000 Qtz (apparemment le maxi qu'on puisse retirer en 1 fois dans un ATM sur le Parque Central). Au retour, je me perds pour retrouver la rue de la famille Gimenez. Une dame à moto me propose de chercher avec moi et finalement, nous y arriverons à la nuit. Après une douche, je repars pour aller manger en ville et reviendrais sans me perdre ( on m'a donné un plan détaillé !)
dimanche 17 avril : ANTIGUA
Petit déjeuner offert par la maîtresse de maison. A 9h30, je pars pour changer d'hôtel : Jumaocag Posada, Calzada Santa Lucia Norte N°13 entre Calle 3a et 4a. 140 Qtz la chambre avec SDB privée. Je dépose 1,5kg de linge à laver pour ce soir à 18Qtz (6Qtz la livre). Visite du Cero de la Cruz (jolie vue sur la ville et le volcan Agua). Retour vers le Parque Central et eglise de la Merced. Déjeuner chez La Canche en face l'église de la Merced : soupe, 1/2 avocat, poulet en sauce (pepian de pollo), riz, patates douce et normales, carottes, epis de maïs ; le tout pour 25 Qtz avec une boisson « Jamaïca » (rouge pas trop sucrée à la fleur d'hibiscus et désaltérante). Pas mal de touristes français ici. Après avoir visité plusieurs agences, je réserve un tour à 120 $ pour COPAN (Honduras) pour aller voir des ruines Mayas (avec un guide parlant français), passer 1 nuit à Copan avant de revenir au Guatemala le lendemain et continuer sur Porto Barrios au nord-est. Dîner au restaurant en face l'hôtel « Wiener », Calzada Santa Lucia, Portal Del Comercio # 8. Très bon rapport qualité/prix et bonne cuisine: 90 Qtz pour guacamole, mixed viandes, légumes et 1 bière.
lundi 18 avril : ANTIGUA – COPAN (Honduras) 6 à 7h
Réveil 3h30 pour départ minibus à 4h10 devant l'hôtel. A 8h, arrêt de 20 mn à Chiquimula (WC + petit déjeuner). A 10h20, on est à la frontière (30 Qtz pour le droit d'entrée au Honduras). En 15mn, les 9 personnes du minibus sont passées. 20 mn plus tard, on est à Copan devant « hostel Berakah », Barrio Centro à 1 block de central park. Je dois attendre 14h pour ma visite guidée du site. Déjeuner à la Casa de Todo à 1 bloc à l'est du parc central (6$) ; on peut tout payer en $ ou en Qtz (pas besoin de faire du change ici). La visite du site est intéressante et dure 2h. La première chose qui m 'émerveille, c'est la multitude de perroquets à l'entrée du site.
Au retour, balade, douche et dîner vers 20h.
mardi 19 avril : COPAN - PUERTO BARRIOS (7h)
Levé 6h30 et petit déjeuner léger à l'hôtel à côté (inclus). Balade jusqu'au fort Casa K'inich sur la colline au nord : entrée gratuite (don si on veut) puis je fais pratiquement tout le tour de cette petite ville. Déjeuner vers 11h (entre-cuisse de poulet + frites + pepsi 56cl pour 60 Qtz). Départ du minibus à 12h de l'hôtel, direction Rio Hondo où je descends à 15h pour prendre un autre bus pour Puerto Barrios (agence Litegua : billet 95 Qtz). Il est à 15h25 et c'est un grand bus confortable. Retrait de 1000 Qtz au DAB à l'intérieur de l'agence. Arrivée 19h30 à Puerto Barrios après 25 mn de pause en cours de route et beaucoup de circulation (30 mn de bouchons avant d'arriver). Come il fait nuit, je prends un taxi pour aller à l' « hôtel Europa2 » (motel tranquille en brique), 75 Qtz. Dîner Av 4a dans un hôtel-restaurant pour 42Qtz.
mercredi 20 avril : PUERTO BARRIOS - LIVINGSTON (30mn)
Levé 5h30, départ 6h pour prendre la 1ère lancha pour Livingston à 6h30 (embarcadère à 5 mn de l'hôtel : 35 Qtz le billet). Arrivée à 7h sous une grosse averse de 10 mn (première pluie sur mon séjour depuis début avril !) Je cherche un hôtel et trouve à côté de Europa et de El Viajero (qui sont complets), l'hôtel Henry Berris Ford à 50 Qtz avec SDB privée mais qui laisse à désirer en propreté. Je vais petit déjeuner dans un restaurant un peu plus haut (thé, 1 verre de jus d'orange, pain, beurre et confiture pour 20 Qtz). Change de 200 € pour 1615,44 Qtz soit 212 $ à 7,62 Qtz (donc 1€ pour 8Qtz). J'achète un billet de bateau pour Rio Dulce à l'hôtel « Rios Tropicales » qui fait aussi agence de voyage pour demain 9h (au même prix qu'à l'embarcadère : 125 Qtz). Le patron offre un petit déjeuner simple avec le billet ! Balade en ville : il fait une chaleur moite. Au bout de la rue principale, je rencontre Philippe, l'un des 4 chefs de la communauté noire de Livingston. Il veut me faire visiter « le vrai Livingston » me dit-il. Il me donne des explications émouvantes sur ce peuple (les garifunas) qui refuse le modernisme. Il me dit avoir fait visiter ces quartiers démunis au président Chirac en 1998 qui aurait donné de l'argent pour construire des écoles mais le président du Guatemala ne l'aurait jamais redistribué.... Je contribuerai avec mes modestes moyens en lui achetant un peu de viande et du pain (pour faire des sandwiches pour les enfants). Après un déjeuner classique (poulet/riz), je retourne dans ma chambre d'hôtel pour envoyer quelques mail mais une coupure de courant m'interrompt. Je repars alors en balade le long de la plage en haut de la rue principale à gauche côté nord-ouest. A 19h, toujours pas de courant dans la ville (les groupes électrogènes fonctionnent un peu partout !), je vais dîner au restaurant école « Buga Mama » (langouste très bien cuisinée pour 110 Qtz). A 20h30, le courant revient.
jeudi 21 avril : LIVINGSTON – RIO DULCE - El REMATE (7h de trajet, mais 10h avec les arrêts et attentes)
Levé 7h30, petit déjeuner offert à l'hôtel où j'ai acheté mon billet hier, en attendant le départ du bateau pour RIO DULCE à 9h. 1H45 d'un superbe trajet avec du temps pour faire des photos vers l'île aux oiseaux et un arrêt de 15mn à la source d'eau chaude (je dirais même brûlante!). A Rio Dulce, je vais à pied du port à la station de bus (environ 300m). L'agence Litegua ne vend pas de billet pour Flores et m'envoie en face (bus Maya de Oro, départ 13h30 à 65 Qtz). Je laisse ma valise derrière le comptoir. J'ai presque 2 heures pour flâner un peu le long de cette route très bruyante et aller manger dans un endroit plus tranquille chez « Jocelyn » presque sous le grand pont à côté de l'embarcadère nord (40Qtz pour des spaghettis bolognaise super bons). De retour à la station de bus, j'achète une paire de nu-pied d'eau (des touristes m'ont dit que pour faire les cascades de Semuc Champey, il fallait des chaussures) : 35 Qtz les chaussures en plastique. Le bus arrive à 13h45. En cours de route, un pasteur monte et fais un discours de plus de 30mn debout dans l'allée centrale car le bus est plein! Beaucoup de croyants prient et vont même lui donner de l'argent. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'il joue très bien la comédie, puisque j'ai vu ce monsieur avant l'arrivée du bus qui s'est fait cirer les chaussures pendant 20mn car il voulait les avoir plus foncé et ça n'allait pas... Ensuite il s'est acheté un hamac à un vendeur de rue ; visiblement il n'est pas dans le besoin ! Arrivée à 17h45 à Santa Elena (en face Flores) après quelques bouchons sur la route et traversée de jolis paysages. Il y a un minibus à 18h10 pour El Remate au fond du parking à gauche. Arrivée à 18h45 devant l'hôtel « Sun Breeze » à gauche sur la route principale. Je prends une chambre à 80 Qtz (j'avais téléphoné à 2 ou 3 hôtels avant). Très bon accueil du patron, sa femme et ses fils. Je suis le seul touriste chez eux aujourd'hui (hier, ils en avait 8 !). Je lui achète un billet pour Tikal que je visiterai demain (50 Qtz A/R, départ 5h30 devant l'hôtel). Je vais dîner à côté à « La Piazza » (face à l'hôtel « Las Gardenias » où les chambres sont à 150 Qtz).
vendredi 22 avril : EL REMATE – TIKAL (la visite est très faisable en 6h avec repos)
Lever 5h (réveillé par les oiseaux et les cris des singes!). Minibus à 5h35 devant l'hôtel, ramassage dans 2 ou 3 autres hôtels. Arrivée à TIKAL à 6h20. Achat billet entrée du site (150 Qtz). N'accepte pas les dollars ! Balade jusqu'à 10h puis je me repose, car il commence à faire chaud, en prenant un petit déjeuner à « Tikal Inn » (44 Qtz pour 1 tasse de thé avec 4 tranches de pain, beurre et confiture ). Retour pour terminer la visite du site jusqu'à 12h40. Il y a beaucoup plus de monde sur le site maintenant. Départ du minibus à 13h et retour El Remate 30mn plus tard. Déjeuner en face au restaurant « Las Gardenias » : pas de Wifi contrairement à la pub affichée ! Le plat du jour est à 25 Qtz : spaghettis+poulet. Je prends aussi 1 grand verre de jus de fruits mixés (fraise/papaye) à 22 Qtz. Il y a 34°C dehors et 28 dans ma chambre ! Repos jusqu'à 16h sur la terrasse à l'ombre puis je pars vers le biotope Cerro Cahui pour une grande balade dans la forêt tropicale. Il est presque 17h et officiellement l'entrée du site est fermée, mais comme il y a encore un groupe de scolaires à l'intérieur du circuit, on me dit que je peux y aller gratuitement pour faire le petit circuit de 1h environ (en marchant vite). Le mirador me semble bien loin car après plusieurs demandes aux jeunes qui en redescendent, il n'y en a pas un qui me donne le même temps ! Belle vue sur le lac. En redescendant, vers 17h30, je peux entendre les singes hurleurs qui sont tout près lors d'un passage. Je suis seul maintenant au retour et suis un peu intimidé par ces bruits inhabituels pour moi. Lors de cette journée, j'ai dû faire une dizaine de km et boire 3 à 4 litres d'eau !
Dîner vers 20h à « Cahui » à 50 m au sud de mon hôtel : trio de poisson, saucisses et steack à la plancha + riz et 1 bière pour 60 Qtz. J'achète un billet de bus (minibus collectivo) pour Lanquin à 200 Qtz à l'agence « Destinos Mayas » (Tél Bruno : 5893-2989) en face de l'hôtel. Départ 7h demain. Seul changement à Santa Elena, mais il m'a menti sur la durée totale du trajet : il faut bien 9 à 10h avec les arrêts (sinon 6 à 7h sans arrêts)
samedi 23 avril : El REMATE – COBAN - LANQUIN (environ 10 h)
Départ 7h devant l'agence ; il emmène aussi 2 jeunes étudiants (dont 1 des fils du patron de mon hôtel) Arrivée 7h30 à Flores. Changement de minibus, j'ai juste le temps de prendre 1 petit déjeuner avant le départ à 8h. Plusieurs ramassages dans Flores. A 8h45, on prend la route. A 10h on passe le bac à Sayaxché. Arrêt toilette vers 11h, puis à Coban à 14h pour déjeuner à Mac Do (Le Menu Big Mac est à 38 Qtz). Retrait de 1000 Qtz à l'ATM en face car le chauffeur nous dit qu'on ne peut pas faire de retrait à Lanquin. On repart à 14h45. Arrivée vers 17h après 1h de bonne route et 1h de piste ainsi que de jolis paysages. Je vais à l'hôtel « El Retiro ». Je n'avais pas réservé et il n'y a plus que 2 chambres à 120 Qtz dans un bungalow en bois sur pilotis avec banios communs. Pas de WIFI ni Internet ici, mais l'eau est gratuite (on se sert dans les grandes bonbonnes à l'accueil). Après une douche pour me remettre de ce long voyage (un des plus long de mon séjour), je vais faire une balade en ville pour comparer les tarifs de la visite à Semuc Champey. Je réserverai finalement pour demain avec mon hôtel à 185 Qtz + 25 Qtz de panier repas préparé par l'hôtel. J'achète aussi 1 billet pour aller à Atitlan lundi (175 Qtz). On me dit que le bus est direct sans changement. Je prends le dîner au restaurant de l'hôtel à 19h30 (il faut passer commande entre 18-19h car il y a du monde !). Musique assez forte jusqu'à minuit au restaurant !
NB : Je pense que COBAN mériterait un arrêt d'1 jour/1nuit plutôt que 2 nuits à El Remate. Remarques : Comme dans beaucoup de pays, ici ils brûlent leurs ordures tous les soirs et ça sent mauvais !
dimanche 24 avril : LANQUIN – SEMUC CHAMPEY (40 mn)
Levé 7h. Petit déjeuner à 7h45 (crêpe banane/Nutella + 1 tasse de thé). Je récupère mon panier repas et départ pour Semuc Champey à 9h avec Roberto comme guide qui se fera aider à Semuc par Manuel, un jeune garçon de 12 ans qui ne va plus à l'école ; il préfère gagner le peu d'argent (50 Qtz) que lui redonne Roberto lors des visites. Après 40 mn de trajet sur la plateforme d'un camion 4X4 (environ 15 personnes), nous arrivons sur le site. On se met en maillot de bain+chaussures d'eau car il paraît que ça glisse... Distribution de grandes bougies à tous et on s'enfonce dans la grotte ; on a de l'eau jusqu'au cou et quelquefois plus (il faut nager pour poursuivre la visite qui dure environ 1h). Cette visite de grotte est unique dans tous mes voyages autour du monde, c'est une première et c'est vraiment à faire ! Ensuite pour ceux et celles qui le veulent, saut en balançoire dans la rivière : je fais un gros plat sur le ventre et aussi plus bas ! Une petite baignade un peu plus loin vers une cascade et descente de la rivière sur des grosses chambres à air. Des gamins nous ravitaillent même en boissons ! On paye plus tard, ils se rappellent bien. Repas tiré du sac pour ceux qui ont prévu ou possibilité de prendre un plat chaud sur une aire avec tables et chaises. Vers 14h, on part pour une marche en forêt (ça grimpe un peu) jusqu'au mirador d'où on a une superbe vue sur les piscines en terrasses : eau bleue-verte transparente. Après prises de photos, on redescend pour 1 heure de temps libre avec Manuel qui nous emmène (on est alors un groupe de 9 touristes de différentes nationalités) dans la série de bassins tous différents les uns des autres (on peut nager de l'un à l'autre ou y aller à pied par les berges). Retour vers 17h30 à Lanquin. Superbe journée inoubliable. Je téléphone pour réserver une chambre à Panajachel. Mon appareil photo a pris un peu l'eau dans la grotte et la descente en bouée malgré la protection dans un sac plastique spécial. Ce soir, dîner en ville (ragôut de poulet+riz pour 20 Qtz)
lundi 25 avril : LANQUIN – PANAJACHEL lac Atitlan (12h avec plus de 3h d'arrêt)
Départ 6h30 en minibus devant l'hôtel. Après discussion avec le réceptionniste de l'hôtel et le chauffeur du bus, on me dit que si je veux aller à Panajachel, je dois payer 200 Qtz car pour 175 c'est San Pedro !? Je ne comprends pas trop car San Pedro est plus loin par la route.... Arrivée Coban 8h15 : 30mn d'arrêt pour lavage du minibus (car la piste était bien boueuse et poussiéreuse) et faire le plein de carburant. Il a pris la route qui passe à Guatémala City et s'arrête à Antigua. Il est 13h20 et on me dit que je dois changer de minibus pour Panajachel. Prochain départ à 16h ! Je suis très mécontent et téléphone au responsable de l'hôtel « El Retiro » pour lui en faire part : il me dit qu'il y a eu malentendu pour cette destination de la part de ses employés et qu'il me dédomagera lorsqu'il viendra à Panajachel, mais après plusieurs coup de fil, je saurai qu'il ne pourra pas venir !? ... Pour info, il y avait un autre minibus départ 8h de Lanquin et certains touristes m'avaient dit qu'il mettait le même temps car ne passait pas par la même route ? Je ne saurai jamais lequel était le mieux et trouve inadmissible que personne n'ait pu me renseigner correctement sur ce trajet. Je vais occuper les 2h d'attente en allant déjeuner puis en continuant de visiter cette jolie ville. Je monte au 1ier étage de l'hôtel de ville (sur Parque Central) où on a une belle vue sur la place. Arrivée 19h à Panajachel ; un couple a juste le temps de prendre la dernière lancha pour San Pedro. On me dépose à côté de mon hôtel « Hospedaje Casa Linda » tél 77 62 03 86. Il est situé dans une petite rue tranquille qui part à droite de l'angle de la rue principale et de la rue Santander (c'est indiqué). 100 Qtz/nuit. Je resterai ici 3 nuits. Juste à mon arrivée, gros orage pendant 1 heure. Je chausse les chaussures d'eau achetées pour Semuc car petites inondations dans les rues et vais chercher un restaurant. Il fait tout juste chaud maintenant.
mardi 26 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan
Levé 5h30 pour aller prendre le 1ier bateau pour San Pedro à 6h30 (25 Qtz payé à l'arrivée) ; 45 mn de traversée avec 1 arrêt pour prendre des touristes à Santa Cruz. Petit déjeuner dans un restaurant vers l'embarcadère (tout était fermé à 6h à Panajachel). Il fait beau mais l'air est frais ce matin. Après une visite rapide du marché et de l'église, je passe un peu de temps dans quelques rues de San Pedro (attention ça grimpe !). Ensuite, je reprends une lancha pour San Juan (petit village sympathique tout à côté à l'ouest) : 10 Qtz, 10 mn ; une dame me dit que je n'aurais dû payer que 5 Qtz comme elle mais j'ai donné un billet de 10 et on ne m'a pas rendu la monnaie ! Je prends un tuk tuk pour monter au centre du village (5 Qtz). Balade d'1 heure environ avant de revenir sur San Pedro en tuk tuk (10 Qtz aussi) pour reprendre une lancha pour Santiago (village au sud-est du volcan San Pedro) : 25 Qtz.
A l'arrivée, beaucoup de guides proposent leurs services pour des visites ainsi que des tuk tuk en ville. Après discussion avec un tuk tuk, je négocie pour 25 Qtz un tour vers le mirador, maximon et la lavenderia. Je prends en photos les hommes et les femmes en costume local. Il y a beaucoup plus de monde dans ce village que dans les 2 précédents. Déjeuner dans un restaurant avant de reprendre une lancha vers 14h pour retour Panajachel (30 mn). Un orage à l'arrivée m'oblige à prendre un tuk tuk pour remonter à l'hôtel (5 Qtz) car je ne suis pas arrivé au même embarcadère (celui-ci se trouve plus au sud-est et un peu plus loin). Je donne du linge à laver puis après 16h (l'orage étant terminé), je vais à l'office du tourisme qui me renseigne très bien pour tout (en plus il parle anglais, ce qui me facilite bien pour comprendre). Il m'indique un distributeur qui accepte la carte Master Card pour un retrait (tous les ATM ne prennent pas cette carte !?). Petite balade en ville écourtée par la pluie qui revient ! Dîner au « Circus Bar » vu sur le guide du Routard : très bons spaghettis/bolognaise (pour changer du poulet/riz).
mercredi 27 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan
Levé 6h pour aller prendre la 1ière lancha de 7h pour Santa Cruz à l'ouest (10 Qtz). Il n'y a rien pour petit déjeuner ici mais le village est très joli. Je prends un tuk tuk pour monter (5 Qtz), car il y a au moins 2 ou 3 km de grimpette. Après 1h de visite dans ce petit village, je redescends à pied, reprends une lancha pour Panajachel où je prendrai mon petit déjeuner avant de sauter dans un bus pour Solola (3 Qtz) ; le départ se fait en face l'office du tourisme et c'est inscrit sur le bus. Je parcours cette petite ville jusqu'au marché situé tout en haut de la rue principale, le marché couvert est aussi à voir.
Retour à Panajachel (il y a des bus toutes les 20 mn). Très jolie vue (cascades, lac) en descendant (500m de dénivelé sur 8km). On m'avait dit de prendre un tuk tuk (5 Qtz) pour aller à la station d'où partent les Pick-up pour les 2 villages de l'est mais je m'aperçois que j'aurais pu le faire à pied ! J'attends un pick-up pour San Antonio Palopo (5 Qtz) : Le tour de ce village est vite fait : beaucoup de cultures en terrasses et pas grand chose à voir. Je déjeune au bord du lac dans un des rares restaurants que j'ai pu voir (30 Qtz avec un dessert offert !). Rencontre de 3 jeunes français qui sont venus à pied de Panajachel et qui veulent rentrer en bateau (ils négocient avec un bateau qui doit amener des touristes ici). Je prends un pick-up pour aller à Santa Catarina Palopo (5 Qtz) : ce petit village est beaucoup plus plaisant. Beaucoup d'enfants dans les ruelles ; j'en rencontre un de 11-12 ans qui parle même un peu le français et l'anglais ! Beaucoup d'autres me demanderont 1 Qtz : je leur donne un stylo ou des échantillons de shampoing. Je parcours la presque totalité des ruelles de ce village perché en 2h. Je serais bien resté un peu plus car les gens y sont très accueillants et il y a beaucoup plus de restaurants qu'à San Antonio, mais l'orage menace et je rentre avant de me faire mouiller. Je n'aurais finalement qu'une petite pluie en cours de route. Je récupère mon linge bien repassé (8 Qtz pour 1 bon kg : pas cher !) et vais dîner vers 20h dans un petit restaurant pour 25 Qtz + 15 de boisson.
jeudi 28 avril : PANAJACHEL – CHICHICASTELNANGO (~1h30) - QUETZALTENANGO (~ 2h)
Levé 5h pour faire ma valise et prendre le 1ier bus vers 6h45 pour Los Encuentros (5 Qtz) ; changement pour Chichi (comme ils disent) vers 7h40 (10 Qtz). Arrivée 8h15 sur le marché de Chichi. Je laisse ma valise à l'office de tourisme (Tourism Info) une rue plus haut. Petit Déjeuné à 8h45 et je parcours l'immense marché pendant 1h30 environ. Je prends un « Chicken Bus » pour XELA (20 Qtz pour 2 h de trajet). On prononce « shela ». En cours de route, gros bruit : c'est le pneu arrière gauche qui vient d'éclater ! On s'arrête en bord de route et le guide avec le chauffeur changent le pneu en peu de temps ! Arrivée à XELA vers 13h avec un peu de pluie. Je trouve un fast food après l'arrêt de bus pour déjeuner en attendant la fin de ce petit orage. Je croyais être sur la calle 9 où se trouve l'hôtel réservé par téléphone hier, mais cette ville est divisée en 3 zones et je suis en zone 3 au lieu de 1. Je demande mon chemin et on me dit que c'est très loin d'ici et qu'il faut prendre un bus qui va vers « Parque Central ». Je trouve ensuite la bonne rue 9 en zone 1 et l' « hôtel Altense » au croisement de l'avenue 9, tél 77 65 46 48 pour 90 Qtz/nuit : grande chambre avec salle de bain privée, télévision et Wifi + 1 l d'eau offerte dans une rue calme à 10 mn de marche du Parque Central. Je pars en balade pour le reste de l'après midi. J'achète une carte micro-SD 32 Go à 80 Qtz (environ 100 à 110 dans toutes les autres villes et en général plus de 10€ en france). J'en avais acheté une sur le marché de Chichi à 20 Qtz mais elle n'est pas reconnue par mon PC ! Sur les conseils du patron de l'hôtel, je vais dîner au restaurant « AJ de Lunes » un peu plus haut dans la rue. Bon menu pour 45 Qtz. Retour vers 20h30.
vendredi 29 avril : QUETZALTENANGO – San Francisco El Alto – San Cristobald – ZUNIL
Levé 6h. Je prends un minibus dans la rue derrière l'hôtel pour aller au terminal du Mercado au nord (1,25 Qtz) où se trouvent beaucoup de bus pour diverses destinations. Je souhaite voir le marché de San Francisco El Alto et prends un chicken bus (5 Qtz – 1h10 de trajet). Ce marché est immense ! Plus grand que celui de Chichi. Attention aux pick-pocket ! Après avoir flâné 2h ici, (j'ai acheté un bonnet, cherché des chaussures mais ils n'ont pas de pointures supérieures à 42!), je reprends un chicken bus pour San Cristobald très petit village pas trop vivant et sans grand intérêt. Je pense que l'altitude (on est à plus de 2000m dans cette région) me provoque un léger mal de tête permanent mais supportable. Je suis de retour à Xela vers midi et déjeune rapidement sur le marché vers le terminal de bus en attendant un bus pour ZUNIL à 12h15 (50 Qtz). Je négocie avec un tuk tuk pour un aller-retour aux « Fuentes Georginas » (sources d'eau chaudes situées dans la montagne à 8-10km de Zunil) : 60 Qtz avec environ 1h d'arrêt pour la visite (je ne baignerai pas malgré la chaleur de l'eau car le temps est très brumeux, sans soleil et il y a trop de monde, surtout des scolaires, dans les bassins !). L'entrée de cette visite (avec baignade incluse est à 50 Qtz). Je redescends au village pour une visite des ruelles : assez touristique, gens très sympathiques. Retour à Xela en chicken-bus vers 16h. Je n'ai pas pu faire comprendre au chauffeur que je souhaitais m'arrêter au terminal local (à côté de mon hôtel) et suis obligé de reprendre un autre bus pour m'y rendre. Vers 17h, orage ! Je cherche ensuite un restaurant/pizzeria que je ne trouverai pas. Je vais donc à Utz-Hua au nord de Parque Central où j'ai bien mangé pour 60 Qtz.
samedi 30 avril : QUETZALTENANGO – Chimaltenango – ANTIGUA (~ 3h)
Levé 6h pour préparer ma valise. Je prends un chicken bus devant l'hôtel en compagnie du patron qui part en repos pour ce week end. Il me conduira au terminal de bus du Mercado pour prendre un autre chicken-bus pour Chimaltenango à 7h30 (30 Qtz et 3h de trajet) . Changement vers 10h30 pour Antigua (5 Qtz et moins d'1h de trajet dans ce bus surchargé). Le terminal de bus est à 5mn à pied de l'hôtel que j'ai réservé la semaine dernière. Comme il est à peine midi, la chambre n'est pas prête ; je dépose ma valise et retourne déjeuner chez Wiener comme la dernière fois vu que c'était très bien (60 qtz avec 1 bière et service 10% inclus). Vers 13h, je prends possession de ma chambre (90 Qtz) ; je réserve pour aller à l'aéroport demain matin (shuttle de 4h à 75 Qtz). Je prends le minimum de chose avec moi (pas de sac à dos ni banane, ni passeport) et vais faire un tour sur le marché. J'achète 3 avocats pour 5 Qtz pour ramener en france. Je les pose dans ma chambre et retourne en centre ville pour finir de donner les stylos et savonnettes qui me restent aux enfants des rues (cireurs de chaussures, ...).
Diner à « El Casador Italiano » 3ème Av Sur (2ème rue à l'est du Parque Central) où j'ai mangé une excellente pizza mais assez cher pour le pays (à partir de 80 Qtz la pizza).
dimanche 1ier mai : ANTIGUA – aéroport GUATÉMALA
Levé 3h. Je boucle pour la dernière fois ma valise et vais attendre le minibus qui passera à 3h55. Ramassage dans divers hôtels jusqu'à 4h30. Arrivé à l'aéroport à 5h30. Il est trop tôt pour faire enregistrer ma valise (mon avion est à 10 h). Je change les 680 Qtz qui me restent en 76 $ (au lieu de 100 espéré avec le taux de change vu sur internet!)/. Pensez à garder la carte qu'on nous donne lors du change à l'arrivée car elle donne droit à 15% de réduction sur les autres changes à cette boutique et ce n'est pas négligeable car leur taux est vraiment bas par rapport à d'autres ! Je vais petit déjeuner chez Mac Do à l'étage de l'aéroport (5$) et à 7h je peux enregistrer. Attention ! Comme j'ai une escale à Miami (amérique), on me demande l'ESTA que j'ai acheté sur internet avant ce voyage. Par contre la feuille de vol ou carte d'embarquement n'est pas nécessaire ; seul le passeport est suffisant. A 9h, embarquement porte 10 : fouille des sacs à dos, vérification de l'ESTA. Décollage à l'heure. 2H10 de vol pour Miami. Passage au contrôle automatique des passeports pour obtenir un ticket (après scan passeport + empreintes + photo) puis attente de 50 mn dans la file « immigration », questionnement du douanier (contrôle très sévère par rapport à d'autres pays). Je me dirige vers la porte d'embarquement de mon prochain vol avec Swiss Airlines, re-contrôle des bagages cabine + fouille avant de pouvoir embarquer pour 10h de vol.
Mes impressions sur ce séjour :
- J'ai bien aimé :ANTIGUA, l'extension à COPAN (HONDURAS) en tour organisé, LIVINGSTON, le tour organisé à SEMUC CHAMPEY depuis Lanquin, PANAJACHEL et les villages aux alentours du lac Atitlan, le marché de San Francisco El Alto, ZUNIL (village et alentours)
- J'ai moins aimé : PUERTO BARRIOS, EL REMATE et TIKAL, QUETZALTENANGO
Qui part en croisière le 10 avril avec le Costa Magica? English translation pending
Couple de retraités Rochelais, nous serons à bord du Costa Magica, départ de Marseille le 10 avril. Aimerions partager instants à bord ou excursions avec d'autres passagers. A bientôt.
À la recherche d'un monde meilleur English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en ce moment plus que prêt à voyager, et plus motivé et déterminé que jamais...
J'en ai déjà parlé dans un précédent article resté sans réponse à ce jour, mais voilà, je ne sais pas où aller ...
Comme je le disais, je cherche un pays où les gens sont heureux, où l'on dit bonjour à son voisin, aux passants en rue, où on hésite pas à aller vers l'autre et à l'aider sans attendre nécessairement de retour, où les gens râlent pas parce que ce matin un pigeon à volé de travers, ...
J'ai autour de moi pas mal de gens ayant voyagé, me vantant beaucoup les mérites du Canada et de la Nouvelle Zélande (et aussi un peu de l'Amérique du Sud, même si apparemment, il y a quelques coins vraiment dangereux...) à ce niveau là, en ce point que les gens semblent chaleureux, ...
Mais je voulais aussi, avant de faire mon choix, avoir vos avis...
Lequel, selon vous des pays parmi lesquels vous avez voyagé vous semble le plus heureux, le plus hospitalier?
Merci beaucoup!
P.S. : Même s'ils sont clairement un plus, la beauté du paysage, et le niveau de vie m'importent pas du tout!
Je suis en ce moment plus que prêt à voyager, et plus motivé et déterminé que jamais...
J'en ai déjà parlé dans un précédent article resté sans réponse à ce jour, mais voilà, je ne sais pas où aller ...
Comme je le disais, je cherche un pays où les gens sont heureux, où l'on dit bonjour à son voisin, aux passants en rue, où on hésite pas à aller vers l'autre et à l'aider sans attendre nécessairement de retour, où les gens râlent pas parce que ce matin un pigeon à volé de travers, ...
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Mais je voulais aussi, avant de faire mon choix, avoir vos avis...
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Nos plus belles photos 2014 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
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On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
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Croisière MSC Splendida en février 2015 English translation pending
Bonjour, mon mari et moi partons le 24 janvier 2015 de Marseille pour une croisière msc navire splendida , y a t il d autre personne sur le forum qui partent aussi à la date la ??? Avez vous des astuces , trucs, recommandations pour cette croisière ??
Merci d avance
Agence locale au Vietnam sure et conseillée et vol sec English translation pending
bonjour
nous souhaiterions partir au vietnam pour la 1ère fois en avril et sur le forum on nous conseille de prendre plutôt une agence locale plutôt qu'une agence de voyage en france pour le prix mais surtout pour les visites proposées
nous n'aurons que 15 jours et le forum conseille de ne pas faire le vietnam du nord au sud, çà serait trop expéditif est ce vrai ? dans ce cas, peut-être comme nous aimons la nature, les villages d'ethnies, les pagodes on pensait faire le nord et centre avec peut etre une extension de 3 jours à Angkor mais peut etre est ce trop court ?
pourriez vous nous conseiller une agence locale dont vous avez déjà utilisée comme prestataire qui offre une qualité de circuit à des prix raisonnables ?
des conseils de circuits ? et également par quelle compagnie conseillez vous de partir en vol sec sachant que j'habite à 100km de nice et 130 de marseille ? merci
nous souhaiterions partir au vietnam pour la 1ère fois en avril et sur le forum on nous conseille de prendre plutôt une agence locale plutôt qu'une agence de voyage en france pour le prix mais surtout pour les visites proposées
nous n'aurons que 15 jours et le forum conseille de ne pas faire le vietnam du nord au sud, çà serait trop expéditif est ce vrai ? dans ce cas, peut-être comme nous aimons la nature, les villages d'ethnies, les pagodes on pensait faire le nord et centre avec peut etre une extension de 3 jours à Angkor mais peut etre est ce trop court ?
pourriez vous nous conseiller une agence locale dont vous avez déjà utilisée comme prestataire qui offre une qualité de circuit à des prix raisonnables ?
des conseils de circuits ? et également par quelle compagnie conseillez vous de partir en vol sec sachant que j'habite à 100km de nice et 130 de marseille ? merci
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Magica (janvier 2015) English translation pending
bonjour, ma femme et moi partons avec le costa magica en janvier 2015 pour cette croisière aux Antilles .
nous avons besoin de vos conseils et astuces lors des excursions proposées par costa ou voir par soi même. lesquelles sont a privilégier ou nn ?
merci
nous avons besoin de vos conseils et astuces lors des excursions proposées par costa ou voir par soi même. lesquelles sont a privilégier ou nn ?
merci
Compagnie aérienne fiable pour la Thaïlande English translation pending
Je pars du 05/11 au 29/12/14 en Thaïlande (BANGKOK) qui pourrait m'indiquer une compagnie Fiable
avec prix raisonnable, je voudrais prendre mes billets dés à présent...
Que penser de l'agence gotogate ???? Qui me semble ne pas être des plus honnête...MERCI pour votre aide
Iran 2014: seule? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite vivement aller en Iran l'année prochaine. Malheureusement, ni mon compagnon ni mes amis ne peuvent m'accompagner. Que me recommanderiez-vous : un guide ou une petite agence locale afin de ne pas être tout le temps seule (si oui laquelle ?), passer une annonce pour trouver des compagnons de voyage ?
Enfin quel mois me recommanderiez-vous ?
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.

Tremblement de terre aux Philippines (15 octobre 2013) English translation pending
Aujourd'hui,15 Octobre a 8h a Mactan isl.nous avons ressenti un fort séisme !
Je m'apprètais a prendre un pti déj au 6ème étage de mon hotel(Ace Penzione),
quand l'hotel s'est mis a trembler...ni une ni deux, le personnel et moi, on s'est
précipité dans les escaliers(vaut mieux éviter les ascenseurs dans ce cas), j'avais l'impression qu'on marchait dans de la guimauve...des fissures apparaissaient
sur les parois, des fragments de béton et de peinture tombaient sur les escaliers
je croyais ma dernière heure venue...enfin je débouchais a l'extérieur du batiment accompagnés d'autres personnes, dont des touristes en slip!Tout le monde était hagard, la route principale était pleine de monde, des conduites d'eaux des hotels environnants dégoulinaient d'eau par leurs tuyaux percés...
Ce fut la panique générale! Finalement ca s'est arrèté, je suis incapable de vous dire combien de secondes ou minutes ca a duré...Le magasin Gaisano n'ouvrira
pas aujourd'hui car pleins de fissures sont apparues! Mon hotel a beaucoup
de fissures aussi, les gravats ont été balayés...2 heures après j'ai regagné ma chambre(fissurée aussi)!Le cable TV ne fonctionne plus.On m'a dit que
l'épicentre fut la région des Chocolates Hills sur Bohol...Sur Camiguin aussi
ca a été fortement ressenti...Parait qu'il y a beaucoup de dégats a Cébu-city
et Bohol...Le SM de Cébu est fermé! Je vais essayer d'aller au Ayala-Center
tout a l'heure...Le ballet des ambulances, pompiers, police s'est calmé a l'heure
ou j'écris ces lignes.Il y a 5 mn, j'ai ressenti a nouveau des mouvements
dans la structure de l'hotel...mes affaires sont prètes en cas d'urgence!
Ce fut le plus dur séisme ressenti par moi dans ma vie et j'en ai connus
une 12zaine aux Philippines et 3-4 en Alsace! That's Life!
Achat de billets d'avion sur le site d'une agence English translation pending
bonjour,
qui a eu cette mauvaise expérience ? dimanche, j'achète un billet d'avion Paris-Bangkok A-R chez Bourse-des-vols et aujourd'hui mercredi j'ai un mail me disant que :
la compagnie aérienne a repris les places sur votre réservation avant l'émission de votre billet. Si vous le souhaitez, nous pouvons rebloquer les vols initiaux et valider la commande dans les classes disponibles ce jour avec une hausse de 12.91 euros. Si cela ne vous convient pas, nous annulerons votre réservation sans frais. Pour cela, merci de contacter avant ce jour 19h l'un de nos agents au 0899.659.484
c'est un peu fort de café ! évidemment je n'ai pas lu le mail dans la journée, du coup je dois appeler demain pour savoir ce qu'il en est, cependant ça ne les a pas empêchés de prélever le prix du vol
avez-vous déjà rencontré ce problème ? et comment cela s'est-il résolu ? merci de vos réponses et conseils éventuels Julie PS c'est la 1ière fois que je passe pr la Bourse-des-vols
la compagnie aérienne a repris les places sur votre réservation avant l'émission de votre billet. Si vous le souhaitez, nous pouvons rebloquer les vols initiaux et valider la commande dans les classes disponibles ce jour avec une hausse de 12.91 euros. Si cela ne vous convient pas, nous annulerons votre réservation sans frais. Pour cela, merci de contacter avant ce jour 19h l'un de nos agents au 0899.659.484
c'est un peu fort de café ! évidemment je n'ai pas lu le mail dans la journée, du coup je dois appeler demain pour savoir ce qu'il en est, cependant ça ne les a pas empêchés de prélever le prix du vol
avez-vous déjà rencontré ce problème ? et comment cela s'est-il résolu ? merci de vos réponses et conseils éventuels Julie PS c'est la 1ière fois que je passe pr la Bourse-des-vols
Surclassement Costa avec supplément English translation pending
Bonjour, ,
J'en suis à ma 8ième croisière, j'ai fait cruise line, croisière de france, MSC et COSTA.
J'ai réservé une croiisère pour le 22 aout, les iles grecques sur le costa méditérranéa.
J'ai bénéficié de 300E de réduction car mon conjoint et moi, sommes membres Costa Club.
Nous avons payé 2500E, réductions comprises avec le vol Marseille/Rhodes aller retour compris, pour une cabine INTERIEURE, nous avons réservé fin Décembre.
Costa me tél aujourd' hui en me laissant un message vocal alléchant, me proposant de nous surclasser en cabine extérieure avec balcon, en catégorie premium. Ravie, je les rappelle aussitôt et là, la jeune femme me dit que c'est un surclassement où il faut que je rajoute 320E pour 2 pour avoir cette cabine!🤪 En quoi peut on parler de surclassement si je dois rajouter? C'est seulement une promotion sur les cabines extérieures je dirai plutot, ou alors, ils ont besoin de me déloger pour revendre notre cabine intérieure, non??
Et quand je leur dit qu'ils ne savent pas s'exprimer, qu'un surclassement doit être gratuit, que ce qu'elle me propose, ça s'appelle une promotion et rien d'autre, elle me dit que normalement, la cabine balcon c'est 1200E de plus pour 2 et que là, 320E c'est une somme modique!
Quand je vais à présent sur n'importe quel site de croisières pour comparer, je fais une simulation pour la même croisière, la même date et en cabine extérieur, ça fait un total 2300E!! Et moi, je paie 2500 E en intérieur en étant membre costa, en ayant eu 300E de réduction et en ayant réservé 8 mois avant la date de départ, c'est donc l'arnaque d'être client chez eux!
Donc, je ne vois pas en quoi, elle me surclasse quand elle me dit que je vais devoir rajouter 320E à mes 2500E de départ, soit un total de 2820E!
Je ne vois pas non plus l'intêret de réserver à l'avance comme ils le préconisent pour avoir les meilleurs, prix car en réservant 8 mois à l'avance, je paie le même prix en cabine intérieure qu'une personne, sans avoir la carte du costa club, qui voudrait partie en extérieur balcon et qui réserverait que maintenant, à 4 semaines de départ!
Ils se fouttent vraiment du monde COSTA! jJ'ai fait 2 croisières MSC ( et je ne suis pas membre de leur club pourtant) et à chaque fois j'ai été surclassée SANS supplément, la première fois, j'ai eu le hublot au lieu d'une intérieure et la seconde, encore mieux, une suite balcon au lieu d'une intérieure! Et la seconde fois, j'ai réservé 3 mois à l'avance quand même, donc pas au dernier moment non plus.
MA question est la suivante, peut on parler de surclassement quand on vous demande un supplément? Pourquoi font ils ça?
Nous avons payé 2500E, réductions comprises avec le vol Marseille/Rhodes aller retour compris, pour une cabine INTERIEURE, nous avons réservé fin Décembre.
Costa me tél aujourd' hui en me laissant un message vocal alléchant, me proposant de nous surclasser en cabine extérieure avec balcon, en catégorie premium. Ravie, je les rappelle aussitôt et là, la jeune femme me dit que c'est un surclassement où il faut que je rajoute 320E pour 2 pour avoir cette cabine!🤪 En quoi peut on parler de surclassement si je dois rajouter? C'est seulement une promotion sur les cabines extérieures je dirai plutot, ou alors, ils ont besoin de me déloger pour revendre notre cabine intérieure, non??
Et quand je leur dit qu'ils ne savent pas s'exprimer, qu'un surclassement doit être gratuit, que ce qu'elle me propose, ça s'appelle une promotion et rien d'autre, elle me dit que normalement, la cabine balcon c'est 1200E de plus pour 2 et que là, 320E c'est une somme modique!
Quand je vais à présent sur n'importe quel site de croisières pour comparer, je fais une simulation pour la même croisière, la même date et en cabine extérieur, ça fait un total 2300E!! Et moi, je paie 2500 E en intérieur en étant membre costa, en ayant eu 300E de réduction et en ayant réservé 8 mois avant la date de départ, c'est donc l'arnaque d'être client chez eux!
Donc, je ne vois pas en quoi, elle me surclasse quand elle me dit que je vais devoir rajouter 320E à mes 2500E de départ, soit un total de 2820E!
Je ne vois pas non plus l'intêret de réserver à l'avance comme ils le préconisent pour avoir les meilleurs, prix car en réservant 8 mois à l'avance, je paie le même prix en cabine intérieure qu'une personne, sans avoir la carte du costa club, qui voudrait partie en extérieur balcon et qui réserverait que maintenant, à 4 semaines de départ!
Ils se fouttent vraiment du monde COSTA! jJ'ai fait 2 croisières MSC ( et je ne suis pas membre de leur club pourtant) et à chaque fois j'ai été surclassée SANS supplément, la première fois, j'ai eu le hublot au lieu d'une intérieure et la seconde, encore mieux, une suite balcon au lieu d'une intérieure! Et la seconde fois, j'ai réservé 3 mois à l'avance quand même, donc pas au dernier moment non plus.
MA question est la suivante, peut on parler de surclassement quand on vous demande un supplément? Pourquoi font ils ça?
Hollande: avancement de la floraison des tulipes? (printemps 2013) English translation pending
Bonjour à tous.
Je suis photographe, et me suis attardé sur les champs de tulipes voisins d'AMSTERDAM il y a une dizaine d'années, le climat de fin d'hiver / debut de printemps était "classique" sans variations notables, et donc la floraison était du point de vue "couleurs" tres convenable à la mi-avril comme c'est l'usage.
Le probleme c'est que l'hiver n'en finit pas la haut non plus et que je ne peux me rendre compte habitant a mille kilometres de l'eventuel retard de floraison.
Est ce qu'un membre du forum vit il a proximité de cette region? ou y passe suffisamment regulierement, ou se rend a AMSTERDAM dans les jours qui viennent, pour me dire si a priori pour le week end du 15 avril cette année c'est trop tot, et de combien de jours dois-je decaler mon parcours a travers les champs a priori....
Voila je vous remercie d'avance de vos reponses, en esperant avoir de vos nouvelles d'ici le mois prochain, c'est assez important pour moi de réussir cette chose la...
Bonne journée
Nikolas
Namibie en novembre? English translation pending
Bonjour à tous,
A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.
Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)
Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.
Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion : "En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "
Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)
Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?
Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...
Je suis sûre que vous aurez plein d'idées ! 😉
A+
Christine
A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.
Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)
Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.
Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion : "En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "
Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)
Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?
Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...
Je suis sûre que vous aurez plein d'idées ! 😉
A+
Christine
Avis sur itinéraire de vingt-cinq jours en Namibie + Victoria Falls? English translation pending
Bonsoir à tous!
nous partons cet été (25 juillet au 19 aout) à 2 (couple), et prévoyons de voir un maximum de pays! On essaye de construire un voyage rythmé: paysages, animaux, et "visites" express! on veut s'en mettre plein la vue, sans pour autant passer trop de temps à chaque étape (même si on sait que certaines méritent de s'y attarder et on le fera!), et on aimerait un voyage hors des "sentiers battus" !😉 L' arrivée à Windhoek est prévue le 26 au matin, nous avons réservé le 4X4, et nous sommes en pleine préparation de l'itinéraire.. comme ça devient urgent, (nous devons réserver les campings et les entrées des parcs) on commence à s'affoler un peu....! 😉 La lecture des différents posts à ce sujet, et l'étude des nombreux carnets de routes présents sur le site, nous pose différentes interrogations...
Nous sommes en plein dilemne: en effet nous aurions envie de faire à la fois fish river canyon et les vic falls en revenant par le Bostawana... (nous ne pouvons pas prendre d'avion entre vic falls et windhoek, pour des raisons budgétaires et parce que nous devons rendre le 4X4 à windhoek) Pensez vous que cela est faisable? cela est il judicieux de vouloir tout faire (fish river+ namibie + vic falls) ? ou risque t'on de "tout faire" sans vraiment "rien faire" au final... ?
voici les grandes lignes de notre itinéraire : ceci n'est qu'un premier jet que l'on vous soumet pour solliciter votre aide! alors, n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils et remarques !! nous sommes preneurs de toutes les suggestions car novices de la Namibie!! 🙂 1 26/07/2012 5:10 - Arrivée Windhoek Int. Airport + Mariental / Kalahari Desert 2 27/07/2012 Fish River Canyon 3 28/07/2012 Fish River Canyon 4 29/07/2012 Aus (chevaux sauvages?) 5 30/07/2012 Sesriem 6 31/07/2012 Sesriem 7 1/8/2012 Walvis Bay 8 2/8/2012 Spitzkoppe 9 3/8/2012 Spitzkoppe 10 4/8/2012 Brandberg / Messum 11 5/8/2012 Palmwag 12 6/8/2012 Palmwag (skeleton coast ?) 13 7/8/2012 Etosha 14 8/8/2012 Etosha 15 9/8/2012 Etosha 16 10/8/2012 Rundu 17 11/8/2012 Kongola 18 12/8/2012 Kongola (caprivi string parks) 19 13/08/2012 Kasane 20 14/08/2012 Victoria Falls / Kasane (day trip) 21 15/08/2012 Makgadikgadi 22 16/08/2012 Ghanzi 23 17/08/2012 24 18/08/2012 Kalahari 25 19/08/2012 "14:00 Windhoek 18:00 Windhoek Int Airport" la journée du 17/08 est vide pour l'instant, elle servirait à combler la visite du kaokoland, ou servirait de journée de "battement" à placer suivant les besoins dans le voyage...
Autres questions: - cela vaut t'il la peine de consacrer 10 jours pour les vic falls (aller, visite, retour via Bostwana...) ? nous avons peur de sacrifier le reste en faisant ça... ! qu'en pensez vous ? - ce trajet (aller et retour aux Vic falls), outre le temps qu'il prendra nous permettra t'il de profiter tout de même des paysages, animaux, ou tout autre point d'intérêt? - dans le cas où nous enlèverions ce trajet aux vic falls pour nous consacrer à la Namibie, pensez vous que l'on peut envisager (et que cela vaut le coup) un itinéraire comprenant la partie Bostwanienne du désert du Kalahari ? sinon que nous proposez vous de mieux, de plus atypique?
En définitive, que nous conseillez vous? que modifieriez vous dans l'itinéraire? quelles étapes rajouteriez vous? Quels points incontournables a t'on oubliés?
Merci d'avance pour votre aide!
Bonne soirée,
Stéphanie
nous partons cet été (25 juillet au 19 aout) à 2 (couple), et prévoyons de voir un maximum de pays! On essaye de construire un voyage rythmé: paysages, animaux, et "visites" express! on veut s'en mettre plein la vue, sans pour autant passer trop de temps à chaque étape (même si on sait que certaines méritent de s'y attarder et on le fera!), et on aimerait un voyage hors des "sentiers battus" !😉 L' arrivée à Windhoek est prévue le 26 au matin, nous avons réservé le 4X4, et nous sommes en pleine préparation de l'itinéraire.. comme ça devient urgent, (nous devons réserver les campings et les entrées des parcs) on commence à s'affoler un peu....! 😉 La lecture des différents posts à ce sujet, et l'étude des nombreux carnets de routes présents sur le site, nous pose différentes interrogations...
Nous sommes en plein dilemne: en effet nous aurions envie de faire à la fois fish river canyon et les vic falls en revenant par le Bostawana... (nous ne pouvons pas prendre d'avion entre vic falls et windhoek, pour des raisons budgétaires et parce que nous devons rendre le 4X4 à windhoek) Pensez vous que cela est faisable? cela est il judicieux de vouloir tout faire (fish river+ namibie + vic falls) ? ou risque t'on de "tout faire" sans vraiment "rien faire" au final... ?
voici les grandes lignes de notre itinéraire : ceci n'est qu'un premier jet que l'on vous soumet pour solliciter votre aide! alors, n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils et remarques !! nous sommes preneurs de toutes les suggestions car novices de la Namibie!! 🙂 1 26/07/2012 5:10 - Arrivée Windhoek Int. Airport + Mariental / Kalahari Desert 2 27/07/2012 Fish River Canyon 3 28/07/2012 Fish River Canyon 4 29/07/2012 Aus (chevaux sauvages?) 5 30/07/2012 Sesriem 6 31/07/2012 Sesriem 7 1/8/2012 Walvis Bay 8 2/8/2012 Spitzkoppe 9 3/8/2012 Spitzkoppe 10 4/8/2012 Brandberg / Messum 11 5/8/2012 Palmwag 12 6/8/2012 Palmwag (skeleton coast ?) 13 7/8/2012 Etosha 14 8/8/2012 Etosha 15 9/8/2012 Etosha 16 10/8/2012 Rundu 17 11/8/2012 Kongola 18 12/8/2012 Kongola (caprivi string parks) 19 13/08/2012 Kasane 20 14/08/2012 Victoria Falls / Kasane (day trip) 21 15/08/2012 Makgadikgadi 22 16/08/2012 Ghanzi 23 17/08/2012 24 18/08/2012 Kalahari 25 19/08/2012 "14:00 Windhoek 18:00 Windhoek Int Airport" la journée du 17/08 est vide pour l'instant, elle servirait à combler la visite du kaokoland, ou servirait de journée de "battement" à placer suivant les besoins dans le voyage...
Autres questions: - cela vaut t'il la peine de consacrer 10 jours pour les vic falls (aller, visite, retour via Bostwana...) ? nous avons peur de sacrifier le reste en faisant ça... ! qu'en pensez vous ? - ce trajet (aller et retour aux Vic falls), outre le temps qu'il prendra nous permettra t'il de profiter tout de même des paysages, animaux, ou tout autre point d'intérêt? - dans le cas où nous enlèverions ce trajet aux vic falls pour nous consacrer à la Namibie, pensez vous que l'on peut envisager (et que cela vaut le coup) un itinéraire comprenant la partie Bostwanienne du désert du Kalahari ? sinon que nous proposez vous de mieux, de plus atypique?
En définitive, que nous conseillez vous? que modifieriez vous dans l'itinéraire? quelles étapes rajouteriez vous? Quels points incontournables a t'on oubliés?
Merci d'avance pour votre aide!
Bonne soirée,
Stéphanie
La perte de vitesse du français à Madagascar English translation pending
Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui....
Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux !
Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière .
L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français....
Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien.....
En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé ....
Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture ...
Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office .....
Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur ( tourisme en particulier ) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité ....
Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre.....
Conservez-vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia? English translation pending
Le naufrage du Costa Concordia, pose au moins deux questions :
La première fait déjà l’objet d’un fil de discussion sur le forum, « le Costa Concordia et après ? « concerne plutôt le choix de croisière en fonction de la taille de bateau : prix, confort, sécurité…
Certains participants à ce fil regrettent la dérive de la discussion sur le choix de la compagnie. A l’évidence Costa n’est pas le seul armateur à proposer des bateaux gigantesques, de la taille d’un immeuble, voire d’une ville. Au moment où la justice Italienne se penche sur la responsabilité de la Compagnie, et où la compagnie Costa propose des indemnités, une seconde question se pose clairement :
Dans quelle mesure le comportement de la compagnie Costa au moment de la catastrophe, pour ce que nous pouvons en savoir, l’enquête n’étant pas terminée, et le système d’indemnisation proposé par la compagnie, va changer vos choix pour vos prochaines croisières et pourquoi.
Conservez vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia ?
La première fait déjà l’objet d’un fil de discussion sur le forum, « le Costa Concordia et après ? « concerne plutôt le choix de croisière en fonction de la taille de bateau : prix, confort, sécurité…
Certains participants à ce fil regrettent la dérive de la discussion sur le choix de la compagnie. A l’évidence Costa n’est pas le seul armateur à proposer des bateaux gigantesques, de la taille d’un immeuble, voire d’une ville. Au moment où la justice Italienne se penche sur la responsabilité de la Compagnie, et où la compagnie Costa propose des indemnités, une seconde question se pose clairement :
Dans quelle mesure le comportement de la compagnie Costa au moment de la catastrophe, pour ce que nous pouvons en savoir, l’enquête n’étant pas terminée, et le système d’indemnisation proposé par la compagnie, va changer vos choix pour vos prochaines croisières et pourquoi.
Conservez vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia ?
Costa Concordia: l'enquête English translation pending
J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Qui a testé le Bashful Bob's Motel et Lulu's Sleep Ezze Motel à Page? English translation pending
En regardant les anciens posts, deux hôtels à Page reviennent souvent:
- Bashful Bob's Motel tenu par Bob.
- Lulu's Sleep Ezze Motel tenu par Lulu.
Malheureusement les Topics sont assez anciens 2009. Qui a testé récemment ces deux hôtels (en 2011)?
J'ai regardé leur site mais pas de tarifs pour aout pour 2 personnes.