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Quatre mois en Amérique du Sud: itinéraires et incontournables? English translation pending
by Crokette101 · 2008-09-15 · 2 replies
Bonjour,

Je sais qu'il y a énormément de forum qui ont déjà porté sur ce sujet, mais je désirais tout de même lancer mes propres questions. Nous partons 4 mois en Amérique du Sud et nous désirons connaître vos avis sur les divers trajets qu'il est possible de nous suggérer. L'argentine, le Brézil, le Chili, l'Équateur et ainsi de suite font partie de nos plans. Cependant, nous aimerions savoir quel est les meilleurs trajets et endroits à ne pas manquer. 4 mois ça passe vite et nous ne voulons pas perdre trop de temps avec le transport et des altes moins intéressantes. Nous pensions prendre un billet aller-retour de Montréal à Buenos Aires et de là, prendre des vols internes qui semblent pas trop dispendieux. De plus, les îles Galapagos nous intriguent aussi beaucoup. Quelques infos à ce sujet ? Contacts, destinations, idées d'hébergement ?

Merci !
Tarifs des vols intérieurs entre Jakarta et Bali? English translation pending
by Whitempearl · 2008-09-04 · 3 replies
bonsoir je cherche des infos récentes sur les tarifs des compagnies interieures pour aller de jakarta à Bali ( euh je pars de paris dans 4 jours ) merci à toutes et tous
Trajet Mérida- Ciudad Bolivar? (Vénézuela) English translation pending
by Korda · 2008-08-27 · 12 replies
quel moyen de transport serait le plus efficace et le moins couteux pour faire ce trajet?
Quand commencer à rechercher un vol pas cher pour Istanbul pour août 2009? English translation pending
by Irou · 2008-08-23 · 15 replies
Bonjour,

Je prévois de faire un voyage en famille (2 enfants 8 et 5 ans) en Turquie pour l'été prochain. L'idée est de faire 5 jours à Istanbul en pension, puis quelques jours à Goreme et enfin 1 semaine farniente sur la côte dans un hôtel club par exemple, peut-être vers Bodrum. Donc je me demande quand faut-il que je commence à m'inquiéter des billets d'avion pour avoir des prix intéressants ? quel est le prix en moyenne au mois d'Août pour un Paris-Istanbul (bien que nous partions de province) ? ou Paris Bodrum ?

Nous sommes en province (Toulouse) et dans l'idéal il faudrait que l'on fasse un Toulouse-Istanbul, puis peut-être un (ou deux plutôt) vol interne Istanbul-Goreme puis un retour Bodrum-Toulouse.

Sinon, remplacer les vols internes par un bus de nuit mais je suis à la recherche de compagnies sérieuses qui proposeraient des trajets couchettes. Pour le moment, je n'ai rien trouvé. Avez-vous des noms de compagnies bus de luxe ? une adresse internet ? doit-on réserver ?

Merci bien pour toutes vos informations. Isabelle
Inde, Sikkim en décembre 2008 English translation pending
by Fargeas · 2008-08-22 · 4 replies
je serai dans cette région fin decembre 2008 quel climat vais je trouver ? FROID, je suppose, brouillard ? PLUIE ? neige ? PETITS CONSEILS D ITINERAIRE, svp ...... après je redescendrai en bus, sur Calculta PETITS CONSEILS SUR L ORISSA ? bref, je compte sur vous - merci à tous

Sylvie Fargeas

++
Urgent: recherche bénévoles en Thaïlande (octobre/novembre 2008) English translation pending
by Ferdex · 2008-08-22 · 8 replies
Bonjour

Voir la discussion : Recherche bénévoles en Thaïlande (Année 2008/2009) dans ce forum !

Suite à un désistement, je recherche 1 bénévole pour la période Octobre / Novembre 2008

Contacter : ferdex01@gmail.com

Cordialement FerDex
Tuyaux et conseils pour un mois au nord du Vietnam? (novembre) English translation pending
by Marcvm · 2008-08-20 · 9 replies
Bonjour,

Mon épouse et moi partons tout le mois de novembre, sac au dos, au Nord Vietnam. On espère notamment pouvoir faire l'un ou l'autre trek dans le Nord, plus bien sûr baie d'Halong, etc. Le mois devrait sans doute nous laisser aussi le temps pour un peu descendre dans le centre.

Quels sont vos tuyaux et conseils? Plusieurs guides indiquent que, pour faire le Nord, il ne faut pas louer soi-même une moto (vu que c'est la "route de la mort"), mais qu'il faut louer un 4x4 avec un guide. Exact? Côté météo: faut-il prévoir contre la pluie? Argent: dollars ou euros? Comment rencontrer au mieux les populations? Qu'y a-t-il comme possibilités de réelle découverte nature (je veux dire le moins possible abîmé par le tourisme)? Que faut-il éviter, etc? Au passage, puisque nous sommes passionnés de photo, si vous avez des conseils de ce côté là aussi...

Merci!

Marc
Transports Bangkok-Chiang-Mai, Chiang Mai-Krabi? English translation pending
by Thesi · 2008-08-16 · 6 replies
Bonjour,

Je dois aller de Bangkok à Chiang Mai, puis de Chiang Mai à Krabi (via Bangkok si nécessaire) ou Phangnga.

Dois-je privilégier l'avion ou le train ?

L'avion me paraissait cher sachant qu'il nécessite une demi journée de transport alors que le train permettait d'amortir une nuit d'hotel et de passer une nuit relativement confortable.

Que me conseillerez vous ? Sur quels site internets réserver mes billets d'avion au meilleur prix ?

PS : je passe 14 jours en thailande donc pas beaucoup de temps ni d'argent à consacrer au transport
Itinéraire pour trois semaines au Brésil à partir du 26 septembre English translation pending
by Jakapaka · 2008-08-15 · 3 replies
Bonjour, Je vais au Brésil le 26 septembre pour 3 semaines. J'ai acheté l'aller à Iguaçu et le retour depuis Recife. J'ai pensé à un itinéraire plus ou moins comme ça: Iguaçu: 3 jours Rio: 5-6 jours Salvador et alentours: 5-6 jours Fernando de Noronha: 4-5 jours Recife/Olinda: 2 jours.

Enfin, plus ou moins. Tous les déplacements internes se feront en principe en avion, mais je n'ai pas encore acheté les vols internes.

De mon côté je connais tous ces endroits sauf Iguaçu, mais j'aimerais les faire découvrir à mon chéri.

Maintenant les questions: Que pensez-vous globalement de cet itinéraire? 3 jours à Iguaçu est suffisant (c'est-à-dire, on arrive samedi 13h00 et je comptais y rester jusqu'à lundi ou mardi)? Sachant qu'on aimerais faire le côté Brésilien et Argentin. Globalement, ce parcours vous semble-t-il trop pépère? Sachant qu'on a l'a trentaine tous les deux mais que je serai enceinte de 4 mois (mais j'ai la forme)... Sinon, avez-vous des idées d'amélioration? J'ai une envie folle d'aller aux Lençois Maranhenses mais je ne trouve pas la façon 'optimale' d'y aller, j'ai l'impression que ce n'est pas très accessible. Peut-être que je me trompe. Si vous avez des tuyaux je suis prenante (à moins qu'il soit nécessaire d'avoir des vaccins autres que la fièvre jaune/fièvre typhoïde/hépatite A, car je ne pourrai pas les faire).

Merci à tous de vos idées !
Carte d'identité ou passeport pour une réservation de billet d'avion pour le Pérou? English translation pending
by Sam52 · 2008-08-12 · 1 reply
Bonjour à tous, Je cherche à réserver un billet d'avion pour le Pérou depuis internet mais bien souvent on me demande mon numéro de passeport que je n'ai pas encore, puis-je lorsque l'on a le choix pour "Document d'Identité" mettre le numéro de la carte d'identité ou est-ce seulement réserver pour les vols en Europe? Sinon avez vous des sites pour réserver un billet (sur n'importe quelle compagnie) sans qu'aucun numéro ne soit demander.😛 Je m'arrache les cheveux avec ces fichus sites internets!!🤪 Merci par avance Sam
Meilleure agence pour réserver une croisière? English translation pending
by Jftherrien · 2008-08-11 · 5 replies
Allo à tous, nous nous apprêtons à réserver pour le mois de janvier 2009 et nous aimerions savoir si parmi vous, vous connaissiez des agences avec des bons prix autres que ceux que nous arrivons par Internet ???

Merci de votre collaboration!!!

Nous regardons un départ avec Princess pour 14 jours le 2 janvier 2009
Budget pour un séjour d'un mois sur la côte Ouest américaine? English translation pending
by DAklejhz · 2008-08-05 · 11 replies
Bonjour,

Suite notre futur séjour dans l'Ouest (Vancouver/Seattle/San Francisco/Los Angeles/Las Vegas), me voila réparti dans mes comptes & je me suis dis que les avis des personnes de ce forum m'aideront bien 😉 Donc voila, pour ce qui est du détail du bugdet, il se présente de cette manière : Un vol (aller-retour) Paris/Vancouver - Las Vegas/Paris + vols internes : Vancouver/Seattle + Seattle/San Francisco + San Francisco/Los Angeles + Los Angeles/Las Vegas De quoi loger, c'est à dire un bugdet camping, puisque nous allons faire ce voyage dans une tente Nourriture pour 1 mois, pour 4 personnes. On veut varier entre fast food, petits restaurants & bouffe en camping Pouvoir se déplacer un peu dans les villes (style taxi, métro, etc...) quand c'est trop loin Quelques souvenirs mais bon, ce n'est pas vraiment les souvenirs matériels que nous voulons ramener! Un budget moyen pour les activités culturelles & aussi sorties nocturnes!

Bien sur, je ne demande juste un avis plus ou moins global du budget que je dois prévoir par personne! Donc si vous pouvez m'aider, je vous remercie d'avance & aussi à ceux qui m'auront lu en entier ^^

Bonne journée,

Kenneth.
Itinéraire de deux semaines au Chili et en Bolivie English translation pending
by Fsilvia · 2008-08-03 · 4 replies
Hello, je programme de partir le 3 octobre pour 2 semaines en amérique du sud (vol allée sur santiago et de retour de la paz).

Mon idée est la suivante : Je voudrais arriver à Santiago et remonter la côte en visitant : valparaiso, la serena, San pedro de atacama.

Ensuite de SPA faire des les escurisions au salares de atacama, voir les lagunes et ensuite passer en bolivie à travers le Uyuni.

Une fois en bolivie aller vers Tupiza, cochabamca, sorata, la paz et rentrer en vol directement de la paz.

Quelqu'un peut me dire si cette idée est complétement folle ou si c'est viable en 2 semaines sans prendre de vol internes ? :)

En plus, est il possible de faire le salares depuis le chili et passer directement en Bolivie ? Quequ'un sait une agence à laquelle je peux m'adresser à SPA qui soit honnete et qui fasse ce passage vers la bolivie sans rentrer sur SPA ?

Merci bcp à qui voudra me donner qq conseil Silvia
Tout plaquer pour aller vivre à Denia en Espagne English translation pending
by Fafadenia · 2008-07-30 · 7 replies
Bonjour,

je pense que mon titre resume bien la situation, j ai apres 5ans de vie à paris dessidé de partir vive à Denia en espagne. Aujourd hui, j ai envie de rencontrer du monde, de discuter...

à bientot j espere 😎
Itinéraire de dix jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Isahub · 2008-07-29 · 31 replies
Bonjour à tous départ dans 4 jours Depuis mon dernier message et sur vos conseils nous avons revu notre copie. Pour rappel nous sommes 2 adultes pour un voyage du 2 au 12 août dans l'ouest. Seul Hic je coince sur les 2 derniers jours avant d'arriver sur Las Vegas pour lequel la date est fixe et impossible à bouger (du 10 au 12). Pour les hotels et la location de voiture (ebookers) nous avons encore rien bloqué donc nous voulions sans encore les avoirs réservés nous pouvons modifier une dernière fois notre itinéraire sur vos conseils que celui-ci nous permet de voir un maximum de choses sans trop rouler toute la journée mais profiter aussi . Alors voilà ;

02/08 : Arrivée à 20H sur Los Angeles = Prise de la voiture location (Alamo) et pour limiter les dépenses sur cette nuit nous pensons réserver le motel 6 à inglewood (60e TTC) petit dej et parking gratuit et près de l'aéroport (qu'en pensez-vous ? un autre à me conseiller dans ce budget max ??) le hilton trop chère pour notre budget.

03/08 : Direction San diego le long de la route 1 (5h) avec quelques arrêts à Huntington beach? newport? laguna? dana point? san clemente? oceanside? LA JOLLA (sur et pause déjeuner je pense), coronado (pour sa plage sable blanc) je pense que certaines de ces villes ne méritent pas forcément un arrêt sauf pour la photo non ? et d'autres à l'inverses? pour finir par une visite dans San diego. Pour l'hôtel je pensais près de sea world pour le lendemain si oui en connaissez-vous un bon rapport qualité/prix (petit dej) ou alors sur LA JOLLA car pas si loin de sea world mais risque de couter plus chère à la limite plutot manger le soir uniquement non ?

04/08 : Journée Sea World plus en fin de journée on termine la visite de San Diego en morceau mexiciain le soir même hotel que la veille.

05/08 : On repart tôt le matin sur Los Angeles par l'autoroute (2h) pour arriver dans la matinée, on consacre notre journée à faire le tour de la ville en voiture (sunset, bervely, hollywood, walf of fame, rodeo drive monter par les petites routes pour etre le plus pres du fameux signe HOLLYWOOD et terminer la journée par griffith park pour photo. Le soir Hotel près de Universal Studio pour le lendemain pareil si vous en connaissez un à me conseiller qualité/prix avec petit dej de préférence et parking gratuit.

06/08 ; Journée à Universal studio on pense prendre le front on line mais ça vaut le coup pour le prix ?? grosse différence ?? hotel le meme que la veille.

07/08 : Départ pour une journée plage et ballade Venice beach, Santa Monica(dejeuner midi), malibu, jusqu'a santa Barbara (ville/hotel assez chère) dormir plutot où ?

08/08 : Départ tôt sur la route 1 direction Monterey (5H) avec des arrêts santa maria? Pismo beach, morro bay? Big sur? (phoque) CARMEL et Monterey. Pareil que pour San diego je pense que certaines villes méritent juste une photo et d'autres bien plus qu'un arrêt non ? Manger le midi vers ou ? Pour l'hotel sur monterey on m'a parlé du Best Western si dispo sinon un hotel face à la mer sans trop se ruiner serait bien ;

Et là je coince car 2 options : Options 1 : 09/08 et 10/08 : on monte tôt sur San Francisco (2h de route) avec un hotel pres de l'aéroport (on rend la voiture ?) et on reste sur SFO jusqu'au lendemain fin d'après midi pour prendre un vol interne vers Las Vegas (80e par personne). je pensais à un vol vers 17h pour arriver vers 18h30 là bas car des amis nous y attendent. Cela nous permettra pas de tout faire c'st sur mais en & jour et demi c'est mieux que rien non ? quitte à faire le principal en suivant vos précieux conseils .

Option 2 : 09/08 : on part tôt de monterey en direction de death valley mais le parcours semble super long (8h) il me semble en coupant ou pas par Fresno enfin si cela coupe. En fait je m'étais dit arrivé pour la fin de journée sur death valley en fesant des stops et prendre un motel pas très loin de l'entrée si place encore dispo pour voir le coucher de soleil et le lendemain pour le lever du soleil petite une ballade en voiture la matinée dans le parc et on file vers Las Vegas pour arriver en fin d'après mid.

Je n'arrive pas à me décider, pour info je compte faire le grand canyon en avion de las vegas, visiter les hotels, outlets du sud et le 12 au soir départ pour New York. Questions : Pour les outlets je sais qu'il y a un au sud de Vegas celuilà il est prévu mais celui entre LA et SFO en plein air vaut le détour ou pas ?

C'est la 1ere fois que je prépare un voyage toujours été en club donc pas évident mais grâce à vos aides j'apprends alros encore merci à vous tous. Dans l'attente de vos ultimes conseils pour que je finalise enfin ce parcours. Merci Isa & Hub
Transports pour un week-end à Oxford? English translation pending
by Rikkunette · 2008-07-28 · 2 replies
Bonjour à tous !!

Je recherche des informations sur les transports pour un week end à Oxford en partant de la France.

N'étant jamais aller en Angleterre, je fais des recherches pour les tarifs les moins cher niveau transport et aussi comment faire.

Nous y allons sans voiture!!

J'ai réussi a avoir quelque informations pour traverser la Manche, Mais eurostar, ferry, train, bus ...

Je suis perdu. Je sais pas comment faire et quoi faire aussi, et c'est bien pour ça que je viens vous demandez de l'aide !!!

Le week end est pour la Toussaint, donc ok on a le temps encore un peu devant nous mais plus vite on aura les place de réserver et aussi la gestion du voyage faite, mieux on sera tranquille.

Je remercie tout ceux qui peuvent éclairer ma lanterne.
Erreur sur mon billet d'avion pour l'Inde: je suis désespérée English translation pending
by Chrisgir · 2008-07-22 · 8 replies
bonjour, après 2 mois j'ai enfin mon visa pour l'Inde, départ le 31 juillet, et mon mari vient de se rendre compte en téléphonant à British Airways qu'il y a une inversion de nos noms de famille et prénoms. (faite par qui je ne sais rien .., moi ou eux ...)

L'agence (internet) par laquelle nous avons réservé, Bravofly (après moultes coups de fil ...) dit qu'ils ne peuvent faire qu'un signalement à BA et que nous ne sommes pas certains de pouvoir embarquer, British Airways nous a répété moult fois par tél. que c'est Bravofly qui est détenteur du billet jusqu'à notre départ et que c'est eux qui doivent faire le changement.... Bravofly nous propose d'annuler le billet (pénalité de 100 Euros par BA) ....

kafkaien ... nos vols intérieurs en Inde sont réservés, ... Si quelqu'un peut nous éclairer .... ce serait vraiment bienvenu, jusqu'à présent je me suis dit que ce n'était pas grand chose, mais là je commence à m'inquiéter sérieusement ...

merci mille fois pour vos conseils et expériences ! Chris
Problème de nom écrit différemment sur le passeport English translation pending
by LVB · 2008-07-18 · 14 replies
Bonjour à tous!

Je viens de faire des recherches et je tombe sur votre forum bien alimenté en informations en tout genre. J'ai un petit souci un peu similaire à celui que certains membres ont déjà eu et j'espère que quelqu'un saura me répondre!

Je viens de réserver des billets d'avions pour les US via Expédia. Le souci est que sur mon passeport il est écrit mon nom de jeune fille ép. mon nom de femme mariée et que sur les billets ils ont tout collé ensemble ce qui donne: nomdejeunefilleepousenomdefemmemariée donc le mot "epouse" écrit en entier au lieu de l'abréviation "ép."comme c'est noté sur mon passeport!

Exemple: Passeport: DURAND ép. DUPUIS Billets électroniques de l'agence: DURANDEPOUSEDUPUIS (ce qui écrit comme ça n plus est nettement moins clair!🙁)

Je me suis renseignée auprès de l'agence de voyage, de la compagnie pour les vols internationaux et de la compagie pour les vols internes et les réponses varient de "avec une note dans votre dossier ça va passer", "amenez votre carnet de famille avec vous" à "les compagnies américaines sont beaucoup plus flexibles que les françaises" (ah bon?) ou "vous verrez bien, ce sont les agents sur place qui décident si c'es un pb ou pas".

Bon du coup je ne sais plus que faire ni que penser! Je ne vais pas refaire un passeport pour ça! Il est biométrique et j'en ai jusqu'en 2013 et je pars le 16 Août! Donc pas assez de temps et pour en refaire un et pour obtenir un visa US. Quelqu'un a-t-il eu le même souci et peut-il me dire si en effet ça ne posera pas tant de pbs que cela, ou au contraire si, si il y a des pièces de dossier (actes de mariage, naissance) que je dois amener avec moi pour aider? Je pensais me déplacer jusqu'à Roissy au comptoir de la compagnie avec laquelle ça pourrait poser problème pour voir ce qu'il en est....Ou alors carrément au consulat américain pour me faire donner un certificat comme quoi "ép." et "épouse" signifient la même chose lol!

Merci à tous de vos réponses éventuelles et de votre aide!

LVB
Compagnie aérienne pour vol Douala-Maroua au Cameroun? English translation pending
by Phover · 2008-07-18 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur ce forum. Je suis Canadien (Québec) et je visite le Cameroun pour la seconde fois cet été. 🙂 Je vais visiter le nord (Maroua, Mokolo, Rhumsiki, ...).

L'an dernier lors de ma première visite, j'avais usé des services de la Camair pour un vol Douala-Garoua. Mais j'ai appris que l'entreprise Camair avait fermé boutique (en mai dernier). Une autre entreprise Elysian Airlines offrait des vols internes mais les dernières nouvelles que j'ai pu trouver sur le web me signalent que ces vols ne sont plus offerts! 😕

Y a t-il une entreprise aérienne présentement qui offre des vols internes au Cameroun? Est-ce que Elysian a repris du service?

Merci de m'éclairer la dessus. Cela va m'aider à orienter mes déplacements dans le pays.

Au plaisir,
Paiement par carte bancaire étrangère sur des sites français English translation pending
by Hedwige657 · 2008-07-12 · 4 replies
bonjour,

ns habitons en france mais mon mari travaille au luxembourg, il a donc une carte bancaire luxembourgeoise, seulement voila je me suis rendue compte qu'il était impossible de payer avec ce moyen sur des sites français comme lastminute, promovacances etc, pour réserver un séjour, ils proposent un virement mais nous voulions bénéficier de la garantie qu'octroie la gold mastercard. avez-vous une solution à me proposer ??? d'avance merci
Réserver avec Cebu Pacific Air? English translation pending
by Baobab1240 · 2008-07-12 · 3 replies
bonjour desole de vous embetez mais je voudrai savoir si je suis le seul a etre ennuye par cela voila je part en asie en septembre et j avais prevu les phillipines pour 3 semaines fin septembre-mi octobre. donc je voulais reserver mes billet sur cebupacific sur le net pour un bangkok manille puis un manille boracay puis boracay cebu puis cebu puerto princessa et enfin pp manille pour rentrer hier j ai essayer tout ca mais inmpossbile a cahque fois que j arrive au payement ca marche pas.j ai essayer 3 carte bancaire differentes toute visa.rien ca passe pas.c est embetant car en plus les tarifs etait vraiment interressant.du coup ben si je peux pas reserve sur cebupacifics par le web je vais devoir me passer des phillipines hors setait vraiment la l endroit qui me faisait rever le plus du coup je suis bien embete. alors si vous savez comment faire je suis preneur car... ps : par contre je ne m aventurerai pas a commander par trelephone car mon anglais ne me le permet. merci
Trois mois en Amérique du Sud: prix des vols et budget English translation pending
by Lilouclem · 2008-07-11 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 3 mois à partir de janvier 2009 pour un tour d'Amérique Latine (Brésil, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou) Nous avons trouvé un "package transport" à 1700 euros (qui comprend aller-retour France-Amérique Latine)+ 2 vols intérieurs. Cela vous parait-il cher ou plutôt bon marché?

Pour les autres dépenses (tout sauf avion), nous avons prévu 4000 euros.Nous avons du mal à évaluer combien ce road trip va couter.

Merci pour vos réponses.
Dix jours en Bolivie à partir du nord de l'Argentine English translation pending
by Lowiidude · 2008-07-10 · 3 replies
Bonjour a tous,

Je suis actuellement dans le nord de l Argentine pres de la frontiere Bolivienne. J ai 10 jours devant mois et je suis tente par un petit voyage en Bolivie d ici deux jours.

J aimerais savoir si vous aviez un parcours a me proposer, je sors de cinq jours en 4*4 donc je n ai pas trop envie d aller a Salar. Je me disais que j allais remonter vers La Paz, faire ensuite le cote bolivien du lac titi caca, et Rurenabaque, puis revenir par le Chili.

Mais voila, j ai eu la bonne mauvaise idee de regarder le site de la diplomatie francaise ( conseils aux voyageurs), qui m a un peu dissuade dans tous mes choix voir meme de passer la frontiere ( violence...)

Qu en pensez vous. Merci pour votre aide

Laurent.
Bus entre Grenade et Conil de la Frontera? (Espagne) English translation pending
by Blusette · 2008-07-03 · 8 replies
Bonjour,

Je ne pense pas qu'il y ait de train... Mais un bus? Il s'agit de Conil de Frontera. Je n'arrive pas à trouver sur internet et je ne parle pas espagnol. merci
Vin et champagne dans les bagages pour New York? English translation pending
by Klarahw · 2008-07-02 · 13 replies
Bonjour, Je pars vendredi de Paris direction New York puis je prends ensuite un vol interne. Je souhaite emmener (pour cadeau) 2 bouteilles de vin et 1 de champagne mais je me demande si celà est autorisé ou non. En effet, je n'ai pas du tout envie de me les faire confisquer par la douane. Pourriez-vous m'éclairer très rapidement là dessus SVP? Merci pour vos réponses.
Dix-sept jours au Mexique: logement, transport, restaurants...? English translation pending
by Lukris · 2008-06-29 · 13 replies
salut à tous, Nous partons au mexique au mois d'août et sommes en train de finaliser notre séjour. C'est pourquoi, nous sommes à lécoute de tout bon plan (logement, transport, resto, ...) pour agrémenter le séjour. Nous sommes plutôt routard et cherchons plutôt a découvrir l'arrière pays, sa culture et les gens. Nous n'avons pour le moment que les vols Parix<=>Mexico DF et vols internes pour aller dans les terres.

jour 1 : avions :Paris=> Mexico DF => Tuxla jour 2 : Tuxla : Tuxla + Canon de sumidero et en soirée départ en bus de Tuxla vers Palenque jour 3 : Palenque jour 4 : Alentours de Palenque et départ dans l'apres midi pour San Cristobal jour 5-8 : San cristobal. Nous sommes a la recherche de bon plan genre eco trek, aventure, rando equestre.... de 2-3j sur san cristobal 🤪] jour 8 : Départ en soirée pour puerto angel jour 9-10 : la plage, les villages de pécheurs (recherchons aussi bonnes adresses 😎) jour 11 : bus vers oaxaca jour 12-13 : oaxaca et retour en soirée sur mexico DF en avion jour 14-16 : dodo chez l'habitant a mexico DF (nous avons déjà la bonne adresse .. enfin on espère) jour 17 : retour a paris

merci à tous pour vos bons conseils et bons plans que nous espèrons nombreux .... (nayez pas peur de vous lacher nous avons du temps pour lire 😛)

kris et jluc
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Poste d'interne ou de faisant fonction d'interne à Tahiti (Polynésie-Française) English translation pending
by Milie17 · 2008-06-24 · 2 replies
bonjour,

je suis interne en chirurgie et voudrais pendant une période de disponibilité de 6 mois trouver un poste à l'hôpital Tahiti en tant qu'interne ou FFi dans un des services de chirurgie;

quelqu'un aurait-il des coordonnées (mail, téléphone...) auxquelles je pourrai contacter les chirurgiens en poste à l'hôpital?

merci pour tout.
Rio de janeiro - La Paz en bus? (Brésil) English translation pending
by Elen11 · 2008-06-19 · 11 replies
Bonjour!

Je serai à rio début août et j'aimerais rejoindre la bolivie par la suite. J'ai regardé les vols mais je trouve ça cher (environ 400euros), surtout que je réserverai sans doute mon billet au dernier moment. Pensez vous que le trajet puisse se faire en bus? Pour quel prix? combien de jour? Etant donné que je suis une fille seule, ne parlant pas espagnol, est ce ok?

Merci d'avance pour vos réponses! De même, si vous avez des tuyaux pour des vols internes bon marchés, je suis preneuse!!

à bientôt
Carte nationale d'identité française périmée et départ proche pour l'Espagne English translation pending
by Nina59 · 2008-06-12 · 36 replies
Bonjour,

Je pars en bus en Espagne la semaine prochaine avec une carte d'identité périmée de 2 mois et demi. M'en étant aperçue tardivement, ma nouvelle carte est en cours depuis 2 semaines. J'emmene avec moi l'attestation de la mairie, acte de naissance, livret de famille, l'ancienne CNI. Savez vous si je risque des contrôles? sont-ils strictes? Pourraient-ils m'empêcher l'entrée ? Je vous remercie. Audrey. PS: étudiante je pars pour un contrat saisonnier.

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