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Itinéraire 2 semaines en Thaïlande avec enfant en mode "on prend son temps" English translation pending
by Naudar35 · 2018-06-06 · 28 replies
Bonjour,

Nous planifions un voyage pour les vacances d'hiver 2019, avec nos deux filles (14 et 10 ans). Notre idée c'est de commencer par la partie Nord et donc pas mal de marche, puis finir tranquille sur une ile dans l'idée de voir des jolis poissons.

Nous aimons prendre notre temps, donc on limite le nombre de points de chute, mais ça veut dire qu'il faut aussi optimiser les transports.

Je voudrais donc des conseils sur ce macro planning que j’affinerai au fur et à mesure:

Voyage aller : Paris - Bangkok Quelques jours à Bangkok Quelques jours à Ayutthaya (voyage depuis Bangkok en bus ?) Quelques jours à Chiang Mai (dans l'idée de faire un trek facile de 2 ou 3j, voyage depuis Bangkok en avion) Quelques jours pour finir à Koh Lipe (dans l'idée de faire du snorkeling, voire des poissons, des requins, pour le transport je ne sais pas trop : Chiang-Mai - Phuket ? et une nuit à Phuket, puis bus et speedboat). Retour en France depuis Phuket.

Tout ça doit couler en 15j. A la réflexion c'est peut être ambitieux.

Merci d'avance.
Voyage de 4 mois en couple en Asie du Sud-Est English translation pending
by Batmania · 2018-06-02 · 1 reply
Bonjour,

Nous sommes un couple de deux personnes de 20 à 30 ans voulant découvrir les pays en autonomie et voulant rencontrer les cultures locales. Nous avons essayé de fréquenter le moins possible les lieux touristiques, il suffit souvent de s'éloigner de 2 ou 3 rues !

Voici notre itinéraire de 2017 détaillé pour 1 mois par pays, en visitant la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge !

J'espère que ça aidera certaines personnes, bonne lecture et désolé pour la présentation assez sobre !

Général Asie du Sud Est :

Il faut généralement enlever les chaussures avant d’entrer dans une chambre, un temple, ou certaines boutiques. Penser à prendre des tongs ! Les locaux sentent des agrumes pour éviter le mal des transports Déplacement par prix/km (ordre croissant) : Pied, stop, bus locale, vélo, scooter, songhtew, taxi, motodop, tuc-tuc (beaucoup d’arnaque en tuc-tuc) Super site (en anglais) avec énormément d’informations : www.travelfish.org Pour les logements nous faisons notre choix sur booking ou air BNB (Lien supprimé par VoyageForum). On réservait 2 jours avant voir la vieille en générale, mais on était hors saison. L’anglais est utilisé dans tous les endroits touristiques Les déchets non dégradables sont quelque chose de nouveau, beaucoup de gens jettent les détritus dans la nature, il n’y à parfois pas d’organisme de gestion de déchets et encore moins de recyclage… Heureusement les mentalités commences à évoluer Il y à beaucoup de chiens errants. Souvent ils se montrent hostiles en aboyant et en montrant leurs crocs, mais ils n’attaquent pas Un proverbe qui nous vient du Cambodge mais qui à son sens : Les Cambodgiens plante le riz, les Laotiens le regarde pousser et les Vietnamiens le vende !

Thaïlande :

Général :

Une confiance absolue envers les habitants ! A part certains tuc-tuc, nous n’avons à notre sens jamais payé plus chers qu’un résident. Confiance au payement également Lorsque l’on prend le bus publique, on monte dedans et c’est le contrôleur qui vient nous faire payer selon la destination. Il y à de la climatisation à peu près partout (bus, magasins, ATM parfois!), prévoir des vêtements chauds pour les longs trajets en bus Presque autant d’infrastructure que chez nous, ça se construit beaucoup… enlevant du charme aux villes Les 7 eleven sont nombreux et permettent d’acheter des produits d’appoint voir de manger. Le prix d’un produit est globalement le même entre la supérette, le boui-boui, et le vendeur « à la sauvette » dans la rue. Toilette généralement sans PQ, se laver avec de l’eau Quasiment toutes les villes ont des marchés nocturnes, très pratiques pour se restaurer à petit prix ! La nourriture est très épicés, on reconnais les piments rouge et vert, souvent mis à la fin sur le plat. Scooter autorisé si permit international avec cachet moto (ne marche pas avec juste le permis voiture!), des contrôles assez fréquent (500 bath d’amende, par contre vous pouvez rouler 3 jours avec la contravention sans pouvoir être à nouveau verbalisé…) Un bon réseau de bus, le site 12go.com les recenses mais le prix du billet est souvent un peu plus cher (cela permet cependant de pouvoir vérifier les trajets/horaires/compagnies) Beaucoup, beaucoup de temple ! Les visiter selon l’envie, ils sont tous un peu différents ! On à initié un jeu : on dit chacun 1 chiffre en même temps, si la somme est paire on visite, sinon on continue le chemin ! (sauf pour les super temples dont la question ne se pose même pas!)

- 30/08 Bangkok

Arrivé dans l’après-midi, on prend BTS (tram aérien) et bus locale pour arriver dans un campus (AIT) et être hébergé par un couchsurfeur. On repartira directement le lendemain matin pour Sukhothaï.

- 31/08 à 01/09 : Sukhothaï

On prend le bus public pour nous rendre aux temples, puis on loue des vélos à la journée pour visiter ce lieu magique ! On visite le lieu principale, puis on prend un sentier à l’extérieur pour voir les autres temples aux alentours (moins touristiques et très joli aussi!) Après avoir rendu les vélo, on retourne sur le site principale pour assister au magnifique couché de soleil ainsi qu’à une célébration ! Marché, danse, karaoké et spectacle.

Par contre en rentrant tard, il n’y avait plus de bus, et on à trouvé un tuc tuc qu’au bout de 20 min de marche (11 km pour rentrer!)

Le lendemain soir on est aller au grand marché nocturne de Sukhotaï ! Délicieux et pas cher.

Hébergement : Garden House à New Sukothai : simple et pas cher

- 02/09 Si Satchanalai

Trajet à la journée depuis Sukhothaï. On loue également des vélos pour visiter ces temples plus sauvages (certains dans la foret, plus en ruine, un site très vaste).

- 03/09 à 05/09 : Chiang Mai :

Visite à pied des temples (plus de 300 sur 2 km²!) et du marché artisanale.

Puis 2 jours de balades à moto : - Nord : Doi Pui (beaucoup trop de monde ! Mais jolie en effet), puis on continue jusqu’à un village connue pour ces jardins fleuries (devenue un village/magasin à touriste ! Belle balade dans le jardin en n’hésitant à continuer le long de la route), et enfin on se perd sur des routes annexes, pour visiter aléatoirement des petits villages et temples. - Sud : Direction Lamphun où nous assistons par hasard à une sorte de festival des dons envers les moines. Beaucoup de locaux, de paniers à dons, des messes, des présentoirs magnifiques ! On continue de visiter le coin et allons aléatoirement dans certains temples.

Massage de grande qualité le soir ! (par 2 petites vieilles au Choksiri Massage)

Hébergement : Jay GuestHouse : pas cher, bien placé, très bon accueille, mais chambre et salle de bain petites et vétustes

- 06/09 : Pai

Location de moto et visite dans la journée : white bouddha, traversé du vieux pont en croisant les éléphants enchaînés dans des petites cages (ne surtout pas monter à dos d’éléphant!) puis visite du canyon très sympa. Concernant la ville, on l’a trouvé trop influencé par le mode de vie à l’Occident, tout paressait faux pour plaire aux touristes...

Hébergement : Easy GuestHouse : pas cher et conviviale mais un peu excentré

- 07/09 à 10/09 : Chiang Rai

On arrive donc de nuit. On pose les affaires et visitons le « night bazard » , assez grand, avec spectacle de chant !

Nouvelle journée, on va jusqu’au White temple en bus publique. Vraiment très jolie, de nombreux éléments artistiques. On visite ensuite le centre ville (moins intéressant).

Le lendemain nous faisons une journée trek ! Découverte de la jungle, couverts et repas dans des bambous, etc. On à beaucoup aimé !

Dernière journée, on part le matin visiter la « Black House », lieu rassemblant des décorations morbides (peaux de crocodile, serpent, statue de phallus, etc.) et un peu déroutant, mais on est là pour ouvrir nos horizons ! La suite de la journée premier loupé en bus : réservation via le site 12go , sauf que le bus était déjà plein. Donc attente jusqu’au prochain bus pour Chiang Mai et correspondance reporté au lendemain pour Loei.

Hébergement : Lemme Chok Dee Guesthouse : super endroit ! Très beau, spacieux, bien placé, pas cher

- 11/09 à 12/09 : Loei

Grande balade de la gare jusqu’à la Guest House (tuc-tuc plus pratique!). Puis tour en vélo dans la ville. Aucun touriste, peu d’endroits vraiment jolie dans la ville mais une immersion sans artifice (marché locale et petit boui-boui très accueillant ne parlant pas anglais). Le soir couché de soleil sur la rivière à partir d’un pont.

Hébergement : Stray GH vraiment super mais éloigné du centre

- 13/09 : Chiang Khan

Visite de la ville très calme en journée avec de belles maisons en bois, le soir magnifique couché de soleil avec vu sur le Mekong et le Laos, puis marché de nuit très typique !

Hébergement : Thankamon homestay, simple mais agréable. Les prix des logements de la ville sont assez élevés

- 14/09 à 16/09 : Ubon Ratchatanie

Premier jour de bus, Chiang Khan → Loei → Ubon Tani → Ubon Ratchathanie (de 9h à 21h et moins de 30 min entre chaque correspondances!).

Le soir découverte du grand marché de nuit Deuxième jour visite de la ville à pied (Musée historique, temples) Puis journée location de voiture pour visiter les environs : village de 200 ans à l’ouest / rapide de Kaeng Saphue / Khong chiam <3 / Rivière aux deux couleurs (bof) / Cascade Soi Sawan

Hébergement : New Sri Isan 2 (ne pas confondre avec le 1 très luxueux!) Pas cher bien placé mais miteux...

--- Passage au Laos, Vietnam, Cambodge, puis retour en Thaïlande --

- 13/12 : Trat

On à adoré retrouvé le marché de nuit aussi garnit en bonne nourriture ! On à aussi visité le marché couvert, et un peu la ville qui n’est pas exceptionnelle.

Hébergement : Baan Jaidee G.H. : bien décoré, chambre simple, bon rapport qualité / prix

- 14/12 à 17/12 : Koh Wai

La plus petite et sauvage île de la zone, nous avons choisis de nous reposer 4 jours dans cet havre de paix. Plage juste devant notre bungalow, nous avons fait du masque / tuba, regardé le couché de soleil de l’autre versant de l’île, vu les grandes chauves souris le soir, repos et plage ! On à aussi fait le tour de l’île à pied, où on traverse les différents hôtels. Celui qu’on à choisis nous semble être le meilleurs spot (grâce à la plage). Attention au climat, si la mer est trop agité on peut être bloqué sur l’île !

Hébergement : Koh Wai Paradise : bon bungalow, belles plages, mais prix de la nourriture et des locations assez chers. En journée, de nombreux bateaux des îles voisines déposent des touristes sur la barrière de corail, donc c’est parfois bruyant. Possibilité de manger (et loger) chez son voisin plus abordable, Good Feeling Bungalows

- 18/12 : Trat

A cause de la météo on à dû passer par Koh Chang, et avons perdu trop de temps donc préférons dormir à Trat plutôt que d’arriver très tard à Bangkok.

Hébergement : Baan Jaidee G.H. : bien décoré, chambre simple, bon rapport qualité / prix

- 19/12 à 22/12 : Bangkok

Ville avec énormément de centres d’intérêts !

Pour ramener des souvenirs on à fait pas mal de marchés : de chinatown au marché des voleurs, quasiment des marchés sans interruptions. On aurait aimé faire le Saphan Phut Night Market, mais le soir on était trop fatigué pour repartir aussi loin. Bien sûr le marché aux fleurs, de tissus aussi, etc.

Puis des monuments : Mémorial Bridge pour traverser le fleuve, le Wat Arun (coup de coeur!) avec pleins de céramiques, le Wat Phra Chetuphon avec son grand bouddha couché

On à également adoré le village flottant ! Entré ici ( 13°45'43.2"N 100°28'56.5"E )

Hébergement : Eco house : super logement ! Calme, propre, un peu excentré mais possibilité de prendre le bus pour aller au centre ville. Le soir on mangeait au Phadung Krung Kasem Market, où le marché de nuit était sympa !

Laos

Général :

Beaucoup de sourire et de Sabay dii (bonjour en Laos) surtout de la part des enfants, très agréables ! Les Laotiens rigolent très souvent, surtout quand ils sont gênés ou ne comprennent pas. On pourrais croire que c’est parfois du foutage de gueule mais non ! Pays avec peu d’infrastructures (rarement d’eau chaude, mauvaise connexion internet, etc.), les villes sont moins développés et il est pas rare de voir des villages préservés (sans constructions béton). Cela donne beaucoup de charme au pays ! Il y à de nombreuses ethnies dans tous le pays, il faut découvrir leurs cultures en toute humilité Les habitants vivent paisiblement, sans trop d’agitation (et souvent devant la TV !) Les stations de bus sont souvent excentrés de la ville, nécessitant un tuc-tuc… Nourriture copié sur Thaïlande et Vietnam, en plus cher et moins rafiné Très bonne bière Laos, bue partout et par tous Les G.H. proposent tous les services nécessaires aux touristes (locomotion, locations, linge, visa, etc.), ne pas hésiter à faire jouer la concurrence ! Ne pas être pressé lors de la commande dans un restaurant, en profiter pour jouer aux cartes par exemple (souvent 30 min d’attente) Ne pas être a cheval sur la propreté (restaurant et hôtels) Visa pour les pays limitrophes à faire à Vientiane ou Luang Prabang, directement dans l’ambassade pour ne pas avoir de frais supplémentaire Beaucoup de touriste des 4000 îles à Luang Prabang, car tous le monde suit le même chemin. Moins de foule dans le nord Les temples sont plutôt simple d’extérieur mais très décoré à l’intérieur. Il y à souvent des fresques relatant l’histoire de bouddha La pays à été fortement touché par la guerre, de nombreuses bombes restent à trouver, attention à ne pas allez hors des sentiers ! De ce fait, il y a nombre de mutilé A peu près dans chaque zone touristiques il y à des caves et cascade d’eau, prévoir une bonne lampe frontale et maillot de bain !

- 17/09 à 18/09 : Pakse

Ville de passage, Pakse à pourtant du charme ! Promenade à pied du centre-ville jusqu’au Bouddha doré de la colline (Phu Salao) jusqu’au couché de soleil, allez-retour ! L’architecture coloniale se fait sentir, marché de nuit moins accueillant qu’en Thaillande.

Après-midi de balade en vélo dans le nord de la ville en longeant la rivière : très jolie, pas de touriste ! Visite également de plusieurs marchés (celui du centre-ville est immense !), couché de soleil dans le temple Wat Luang.

Hébergement : Nang Noi G.H. : belle maison coloniale, prix correct (en négociant)

- 19/09 à 20/09 : Champasak

Le temps de poser les affaires, puis location de vélo pour aller visiter le Wat Phu (1h de vélo sur bonne route presque plate longeant les rizières, 10km). Temple important historiquement, mais en ruine. Attention au soleil et aux fourmis ! La vue d’en haut est très jolie. Le musé associé est fourni de détails pour comprendre les recherches et la restauration du lieu. Dîner au « Home Made », délicieux restaurant, accueil chaleureux

Le lendemain location de vélo puis traversé en pirogue pour visiter l’île Don Daeng. Les habitants sont super gentil, avec sourire et Sabay Dii dès que l’occasion se présente. On à fait toute la côte Ouest en visitant un petit temple au centre de l’île, on se sent vite dépaysé =)

Hébergement : Vongpaseud G.H. : pas cher, belle vu sur la rivière, mais un peu miteux

- 21/09 à 22/09 : Don Khône

L’une des 3 principales îles des 4000 îles ! On à choisis celle-ci car elle est proche des zones à visiter et assez calme. Balade en vélo jusqu’à la cascade Li Phi (qui ressemblent plutôt à des rapides), avec baignade dans la petite plage aménagé. Lendemain journée balade en vélo également vers les chutes Khon Pa Sai, où on à mangé. Beaucoup de farniente =)

Hébergement : Somphamit Guest House : prix abordable, belle vue sur le Mékong, terrasse + hamac !

- 23/09 Pakse

Journée de trajet : pirogue de Don Khône jusqu’à Nakasang, puis bus jusqu’à Pakse. Location de scooter pour faire le plateau des bolavens, sauf qu’à peine partis une grosse pluie nous à forcé à faire une halte, perdant une petite après-midi de route.

Hébergement : Premier endroit pas hors de prix qu’on à trouvé. Personne ne parlait anglais, donc dialogue difficile, sachant qu’ils ne voulaient pas qu’on ferme notre chambre à clef lorsqu’on est partis diner (wtf ? Heureusement pas de problème)

- 24/09 à 27/09 Plateau des Bolavens

Bonne balade de 4 jours en autonomie ! Découverte de belles cascades et d’Ethnies, jolie paysage de colline. Il est parfois difficile de trouver les centres d’intérêts indiqués sur la carte ! Avoir l’habitude des 2 roues, surtout en temps de pluie sur les routes en terre.

1er jour : Cascade Tad Fan, haute et belle vue, on était les seuls jusuq’à notre départ vers 10h30. Repas à Paksong sur le marché, visite de petits lieux trouvés sur la route, on c’est volontairement un peu perdu avant d’arriver à notre première destination : « Pad Tayicsua ».

Hébergement : Au Pad Tayicsua : on devait être les premiers touristes de la saisons, c’était sale ! (des insectes morts partout) Et assez cher en plus.... Heureusement bien situé et cuisine bonne.

2eme jour : Visite des cascades du Pad Tayicsua ! Les chutes sont sympa et valent la marche assez abrupte pour les atteindres. Reprise de la route, on c’est pris des grosses averses, fait des arrêts, voir des cascades / admirer le paysage, puis arrivé à notre deuxième étape, Sékong.

Hébergement : Bangsamhone G.H. : Un peu cher mais chambre agréable et propre

3ème jours : Visite de Ban Kandone, avec une maison aux esprits, puis visite guidé du village Bane Kokphonang Tai avec Captain Hook. Visite de 3h avec de nombreuses explications sur le mode de vie locale, très différent du notre. On a également mangé sur place. Puis trajet jusqu’à Tad Lo, où on se balade le long de la rivière et des cascades.

Hébergement : Mama Pap : logement le moins cher du voyage (25 000 Kips soit moins de 3 euro) ! Une douzaine de lits double installés dans une pièce, séparé par des draps. Accueille chaleureux et nourriture bon marché.

4ème jour : Levé tôt pour voir le bain des éléphants qui n’a pas eu lieu ce jour là. Visite de la chute Tad Soung (belle vue!), puis on rentre sur Pakse en visitant des bouddha, magasins artisanales et la cascade Pad Pasuam (jolie). A peine arrivé à Pakse qu’on repart en bus pour Thakhek ! Arrivé de nuit, on dort dans l’un des seuls endroit possible…

Hébergement : La seul G.H. ouverte à la gare, prix un peu cher et chambre miteuse… (crotte de souris dans les draps!)

- 28/09 à 30/09 : Boucle de khammouane

Balade en moto en pleine nature ! Visite de grotte, quelque cascade, et des paysages de karts magnifiques. Des panneaux indiquent les centres d’intérêts le long de la route.

1ère journée : Visite de la bouddha’s cave, puis de la sublime Tham Nang Ene Cave, avec tour en barque.

Hébergement : Sabaidee G.H. : bon rapport qualité prix, chambre spacieuse, repas et service super !

2ème journée : Trajet jusqu’à Kong Lor’s cave. De belles routes en serpentin, des barrages hydraulique « noyant » des forêts, des bœufs sur la route et des super paysages. A l’arrivé, grosse conférence avec des français sur la conservation du lieu ! On reporte la visite au lendemain mais profitons de la fête.

Hébergement :Kong Lor Eco Lodge : prix et service correct

3ème journée : On entre les premiers à visiter la grotte ! Très impressionnant de prendre une barque dans le noir complet. On fait une petite étape sur un « îlot », puis sortons de l’autre côté de la grotte. Pause rapide avant d’entamer le retour plus rapide. Sur la route route en moto, quelque pause pour admirer les paysages. On rend la moto puis visite de Thakhek. Bus de nuit pour Vientiane.

- 01/10 à 02/10 : Vientiane

Visite du marché en journée et du marché nocturne (énorme, avec beaucoup d’animation et fête foraine). Visite des principaux temples de la ville et du parc du centre ville. Petit déjeuné au « Croissant d’or » pour se régaler de viennoiseries !

Hébergement : Soukchaluen Guest House : La moins cher trouvé du centre-ville, un peu insalubre

- 03/10 : Vang Vieng

Village qui c’est transformé en bar géant, il y à moins d’abus qu’auparavant, mais préférer la magnifique nature karstique plutôt que les boîtes de nuits...

Découverte des « BBQ » locaux, sorte de gros plat avec des légumes et viande. Journée balade en vélo, on en prend plein la vu avec les chaîne de Karts ! Balade dans les rizière, passage au Blue Lagoon 1 pour baignade et visite de la grotte ! Super impressionnant, on était seul dans une grotte assez profonde et totalement dans le noir. Repas dans un restaurant d’association juste devant l’entré du blue lagoon, très bon et belle vue ! Bus de nuit pour allez à Luang Prabang, peu d’espace et conduite très énergique...

Hébergement :Pan’s Place : Bungalow et services bon marché, accueil chaleureux

- 04/10 à 06/10 : Luang Prabang

Nouvelle fois petit déjeuné au croissant d’or (on était un peu en manque!). Visite à pied de la ville, des temples (presque tous !) et du palais royale. Essai du massage traditionnel, centré sur les muscles, assez douloureux ! On à eu la chance d’y être pile pendant le festival des lumières ! Donc Pleins de préparations en journée de lampions et de dragons, le soir illumination de tous les temples.

Journée visite des villages en face du Mékong : Commencé par le temple Wat Xiang Maen (porte d’entré très jolie), le Wat Jom Phet (en hauteur, belle vue sur la ville), le Wat Long Koon (assez vieux), un dernier petit temple très décoré racontant l’histoire de bouddha en 124 vignettes, puis visite d’une petite grotte avec guide. On est ensuite allez au Sud vers le village de poterie, mais ce n’était pas en fabrication (sûrement à cause de l’événement en préparation). La balade vaut quand même le coup.

Le soir sublime soirée avec défilé de char illuminé, puis les chars ont été mis sur le Mékong. Énormément d’offrandes en plante avec de l’argent ont également été déposés. Un spectacle fascinant. On conseil le Wat Xieng Muan, très bien décoré et avec moins de visiteurs. Rester tard (22h à 23h) pour voir les mises à l’eau sans la foule.

Le lendemain matin on à assisté à 5h45 aux offrandes faites aux moines. Il faut se faire très discret et apprécier ce culte quotidien.

Hébergement : Sanaphay guesthouse : bon rapport qualité / prix, bien situé

- 07/10 à 08/10 : Nong Khiew

Le trajet de Luang Prabang à Nong Khiew en van vaut déjà le coup. Le village comporte du charme, grâce à son pont survolant la rivière. On est allez à la piscine, à 20 min à pied au sud du pont. Entré payante mais belle emplacement, et ça rafraîchie ! Marche d’une heure avec une belle monté pour arrivé au View Point 1, la vue est à couper le souffle ! Puis balade dans le village en longeant la rivière.

Hébergement : Sunrise G.H. : bon rapport qualité / prix, belle vue sur la rivière

- 09/10 à 11/10 : Mang Ngoi

Village plus en retrait et moins développé que Nong Khiew, Mang Ngoi à également du charme ! Le trajet en pirogue constitue un bon moyen pour admirer les paysages, même si on y est mal assis et serré avec les autres passagers.

Lieu paisible propice au farniente, on se balade tranquillement dans le village.

Lendemain, journée de marche vers la grotte Tham Kang et les villages voisins. A cause de la pluie, on est rentré plus tôt que prévu, mais sympa de se promener dans les rizières.

Hébergement : Veranda G.H. : Bon rapport qualité prix, terrasse + hamac avec vu sur la rivière !

- 12/10 : Muang Khua

Ville avec moins de charmes que les deux précédentes, mais la longue traversé en bateau vaut le coup. Balade en ville, traversé du vieux pont.

Hébergement : Première G.H. trouvé, pas fameux

- 13/10 à 15/10 : Phongsaly <3

Une ville pleine de charme qui nous à conquis ! Balade à pied dans le marché couvert, visite de la vieille ville, du temple avec petit lac où les gens se lavent, de la place avec gros lac contenant des bars karaoké et pétanque, et enfin la monté jusqu’au mont Phu Fa avec une vue magnifique.

Le lendemain balade pour voir les villages du coin, mais pas très intéressant (sans guide).

Hébergement : Pas retrouvé, mais il me semble qu’on est souvent allez à Yeehua G.H. pour manger.

Vietnam

Général :

Des paysages magnifiques, de vallée, rizière et karts Une gentillesse à toute épreuve, il n’est pas rare de se faire inviter à venir boire un coup avec des locaux, ou que quelqu’un nous indique le chemin sans qu’on le demande Les villes sont pas très jolies ni agréable à explorer, beaucoup d’infrastructures, très chargé en pub, du béton partout, circulation dense et bruyante, des zones souvent sales… Et ça va pas en s’arrangeant, d’immense construction sont en cours dans presque tous les endroits « jolie » et « sauvage » qu’on à visité. En générale les G.H. demandent 1 passeport en caution pendant la durée du séjour (sûrement illégale) Super boisson de jus de canne à sucre frais et préparé devant nos yeux :D Avec agrumes (citron et orange) encore meilleurs, bon marché (de 300D à 1000D) La nourriture est assez diversifié et très bonne, surtout à Hué. Sandwich bon marché et généralement bon ! Attention, ils mangent aussi du chien grillé, c’est rare d’en voir au bord de la route mais plus fréquent sur la devanture de certain restaurant Ils sont très sportifs ! Le matin et le soir la plupart des gens se retrouvent dans des parcs où des aménagements sont installés Ils vivent beaucoup dehors, pour se couper les cheveux, discuter, travailler, etc. Le pays est long, donc prendre des sleeping bus pour parcourir de longue distance est intéressant pour économiser une nuit d’hôtel. Cependant même avec boules quies et cache œil, on à jamais bien dormis… et il ne faut pas louper l’arrêt ! Souvent on arrive vers 3h du matin, donc soit dormir dans la gare en attendant que le soleil se lève soit prendre finalement un logement pour terminer la nuit Avec la chaleur, il y à souvent des verres de thé glacé gratuit donné en même temps qu’une commande

- 16/10 à 17/10 : Dien Bien Phu

Première approche du Vietnam, après le calme du Laos on c’est retrouvé presque « oppressé » par l’agitation de la ville. Visite du marché , balade dans les ruelles en essayant de trouver des lieux calmes, puis on est monté sur la colline avec grosse statue marquant la victoire contre les français ! Beau point de vu sur la campagne environnante.

Hébergement : Tuan Minh Guest House : bon rapport qualité / prix, juste à côté de la gare de bus, propre et spacieux !

- 18/10 à 19/10 Mai Chau <3

Petite ville de campagne au calme et pleine de charme ! Balade en vélo tout à fait adapté, des rizières à pertes de vue ! On y était pile à la période des récoltes donc on à pu profiter de l’agitation.

Hébergement : Hao Homestay : bon accueille, ressemble plus à un air BNB qu’à une homestay (on est pas mélangé à la famille), prix du plat du soir assez chers

- 20/10 à 21/10 : Hanoi

Capitale de l’agitation par excellence ! Dès la sortie du bus des rabatteurs essaient de vous emmener en taxi / tuc-tuc ou autre. Le service de bus public est correct et bon marché (7 000D le ticket) à condition de savoir quand s’arrêter et qu’elle ligne prendre. Bien sûr il n’y à pas de panneau à la gare, mais des personnes peuvent indiquer qu’elle bus prendre (le n°34 dépose à 2 km au sud du Golden Snake Hostel)

On à pas aimé l’oppression de la circulation en temps que piéton : trottoir emprunté par moto / terrasse / magasin, (obligé de marché sur la route et vigilance maximum), des klaxons en continue, etc. et c’est encore pire la nuit !

On c’est quand même baladé dans les coins principaux de la ville : Petit lac avec le Ngoc Son Temple, le théâtre, marché couvert, villa coloniale, cathédrale, parc avec statue de Lénine, visite de l’ancienne cité impériale Thang Long, la jolie petite bibliothèque BookWorm, la traversé du gros Lac avec jolie temple, avec un coup de cœur pour le chemin de fer qui passe entre deux barres d’immeuble (on était dans le magasin Zó Project quand le train est passé ! Petite frayeur on pensais qu’il n’était plus en service)

Hébergement : Thu Giang G.H. : dans une petite ruelle au calme mais pourtant bien placé au centre ville, prix de la chambre et des services bon marché

- 22/10 à 23/10 : Ha giang

Retour à la campagne ! Ville de passage pour des circuits en moto vers le nord qui vaut apparemment le coup, on c’est cantonné à faire 2 jours de marche en autonomie. Et on à pas regretté ! De beaux échanges avec des locaux (invitation à boire des bières, jouer au badminton), de superbes paysages, et la découverte d’un village typique pleins de charmes (coordonnées 22°48'21.7"N 104°58'06.4"E , un petit sentier permet de monter dans la forêt, mais on déconseille de le faire sans guide car chemin un peu dangereux et très glissant)

Hébergement : Ngan ha Homestay : accueille et prix correct, repas le soir en famille conviviale

- 24/10 à 26/10 : Cat Ba

Préférer Cat Ba que la Baie d’Halong, moins chers et moins touristiques. Le petit centre-ville et les plages environnantes restent touristiques, mais l’île est grande et il est possible de se balader en pleine nature, dans la grande réserve naturelle par exemple.

On à fait 1 journée de croisière en partant du principe que c’est un endroit très touristique et on à finalement été agréablement surpris. La traversé + repas + kayak + plage + île aux singes + village flottant c’est fait sans trop de monde, et pas à la queuleuleu. Le lieu vaut bien sûr la visite !

Le lendemain grosse marche : un locale nous a déposé à l’entré du parc national. Bonne balade avec 2 points de vues en haut. Pour le retour on à choisis de rentrer à pied on longeant la côte Ouest (20km!). C’était très sympa mais le soir claqué !

Hébergement : Victor Charlie G.H. : bien caché, c’est un bon rapport qualité / prix / emplacement. On recommande le Dolphin restaurant pour manger !

- 27/10 à 29/10 : Ninh Binh <3

Gros coup de cœur pour la « Baie d’Halong terrestre» ! On déconseille fortement Tam Coc plus bondés.

Visite de la ville, du côté du parc Thuy Son ainsi que de l’autre côté de la voix ferré (moins intéressant)

Journée de scooter pour visiter les alentours de Van Long ! La traversé en barque est très sympa, dommage que l’eau soit dû à la construction d’un barrage. Nous avons roulé presque toutes la journée en s’émerveillant des paysages, en suivant la digue du parc naturel, puis en se perdant sur les petites routes.

Hébergement : AIQ Hotel : plus cher que les G.H., grande chambre et situé pas trop loin de la gare

- 30/10 à 01/11 : Hué

Visiter la citadelle et se régaler de la bonne nourriture locale ! Les alentours de la citadelle sont sympa à visiter aussi.

Hébergement : Cozy Hue Hotel : bon rapport qualité / prix, bon petit déjeuné offert, super services !

- 02/11 à 03/11 : Kontum

Petite ville loin des touristes, des balades sympa à faire mais attention certains villages sont interdit aux étrangers non accompagnés. On est allez à pied jusqu’à Kon k'tu, visité la ville, puis balade à côté du Kon Tum Indochine Hotel en longeant la rivière vers le Sud. Présence d’ethnies minoritaire et de jolie maison avec grand toit en chaume.

Hébergement : Konklor Hotel : on c’est fait plaisir avec un belle hôtel offrant beaucoup de confort pour se remettre des mauvaises nuits en sleeping bus.

- 04/11 à 06/11 : Buon Ma Thuot

Visite de la ville pour l’énorme marché couvert, la « Ha Noi Bakery » et ces délicieuses pâtisseries et sandwichs, puis visite du musé sur les ethnies. On à ensuite prit le bus local pour visiter le Lac Lake, vraiment sympa !

Hébergement : Ngoc Tram G.H. : pas cher mais pas très propre, le personnel ne parle pas anglais

- 07/11 à 08/11 : Ho Chi Min Ville (HCMV)

Après l’aventure de Hanoi on avait peur d’HCMV ! Finalement les trottoirs sont plus grand, et c’est uniquement à l’heure de pointe qu’on c’est sentie oppressé par la circulation.

Nous avons visité le zoo du centre ville, le marché couvert, les principaux monuments (palais de la réunification, la poste, etc.)

Hébergement : Thien Phu G.H. : la chambre la moins chers (10 euro) est en fait à côté de la réception. Mais il y à la clim, et avec des boules quies c’est ok. - 09/11 à 10/11 : Sa Dec

Marché de jour et de nuit intéressant, pas mal de temples jolies à visiter. On c’est baladé le long du bras du Mékong jusqu’au Flower village.

Hébergement : Phuong Nam 2 Hotel : prendre une petite rue pour y accéder ! Bon rapport qualité / prix, chambre spacieuse et très propre

- 11/11 à 12/11 : Chau Doc

Il est possible de visiter un marché flottant ainsi qu’une réserve d’oiseau.

Nous avons opté pour la visite du mont Sam : Après avoir prit le bus local qui nous à déposé au pied du mont, on à bêtement prit la route bitumé passant par le Sud et remontant le mont. Heureusement il y avait pas mal de temples le long du chemin ! La vue d’en haut est très belle. Nous sommes redescendu par là où on vous conseil de monter : à travers un petit sentier qui traverse pleins d’habitations au Nord Est du mont ! Le départ et l’arrivé sont à peu près à ces coordonnés ( 10°40'55.2"N 105°04'46.5"E ).

On à également visité le petit village sur pilotis aux coordonnées 10°41'25.0"N 105°04'54.1"E, très typique !

Hébergement : Thanh Van Hostel 2 : un peu excentré, mais bon rapport qualité / prix

Cambodge

Général :

Le Cambodge se remet progressivement de la période Khmer Rouge, on ressent les restes de la mobilisation des ONG qui ont contribué à redynamiser le pays Pays avec peu d’infrastructures (donc plus de charme), mais assez pour voyager Avec la venue des ONG, le dollars US remplace peu à peu le Kips dans tous les endroits touristiques. Pour préserver l’identité du pays, nous avons choisis de tout payer en Kips (on nous rendait parfois la monnaie en dollars US) Il est facile et abordable de louer des moto dans toutes les villes. La qualité du véhicule laisse souvent à désirer, bien vérifier les freins ! Ne pas hésiter à dire non si on est pas en confiance, quitte à prendre un taxi ou tuc-tuc La nourriture est plus chers que dans les pays voisins, mais les logements et transports sont très abordables Les temples sont riches en détails : statues, ornements extérieurs et des belles fresques à l’intérieur. C’est un bon mélange entre la Thaïlande et le Vietnam ! Il y à des temples anciens un peu partout, c’est parfois l’aventure pour les voir mais ça vaut souvent le coup ! Les G.H. ne comportent généralement pas d’eau chaude, mais ont souvent des billards ! Des boulangeries presque partout, mais parfois avec des sauces très spéciales… Une valeur sûre reste le Donut

- 13/11 à 14/11 : Kep

Petite station balnéaire assez tranquille, avec possibilité de balade et de visiter des îles.

Nous avons profité de la plage, puis marché dans le parc naturel (mal fléché et peu entretenu) et goûté le crabe au poivre vert. Puis location de moto pour visiter le coin, hébergement à kampot.

Hébergement : Khmer House Hotel : logements et repas abordables, billard à disposition

- 15/11 à 17/11 : Kampot

Moins sauvage que Kep, la campagne de Kampot reste jolie à visiter.

On à fait 3 jours d’itinéraire : - Les marais salant au sud Est de Kampot, visite de l’île avec village Doun Taok jusque tout en bas (10°32'33.1"N 104°10'58.0"E) en s’arrêtant au fil des vues / temples que l’on croise - Trajet pour visiter le parc national de Bokor, zone en pleine construction… Belle route en serpentin pour y accéder, beau panorama en haut, et un lieu chargé d’histoire avec des habitations à l’abandon. On est resté le soir au couché de soleil sur la petite plage Nataya Beach. En ville, marché de nuit sympa pour manger ! Nous testons aussi le massage par des malvoyants, principalement sur les nerfs et les muscles, à tester ! - Petit déjeuné dans un bar associatif « Epic Art » où nous achetons des sandwichs, puis partons en direction de Kep. Visite des grottes Camdogia et Phnom Chhngok, qui est plus grande et intéressante. On à prit un guide pour la deuxième, qui nous à fait faire un peu d’escalade pour redescendre. Puis on est allés manger sur un banc pile en face du lac secret (10°36'15.9"N 104°17'11.0"E), en hauteur donc pas mal de marche ! Visite intéressante de « La plantation » de poivre, enfin découverte du coin puis plage à Kep !

Hébergement : Sebana Hotel : tenue par un français qui conseil bien sur les choses à voir, prix correct pour la chambre qui est cependant assez chaude. Bonne emplacement pour se balader à ville à pied

- 18/11 à 19/11 Phnom Penh

Capital assez dense, peu de « nature », des rues très touristiques au Sud du marché de nuit, mais des beaux monuments. Visite des principaux centres d’intérêts de la ville : Wat Phnom (sympa), Wat Oulanom, visite du palais royale (cher mais ça vaut le coup), marché de nuit

Hébergement : #10 Lakeside Guesthouse : bon logement au calme, bien placé, consommation pas chers et billard à disposition !

- 20/11 à 22/11 : Kompong Cham

Ville sympa à visiter en VTT ou moto. 1er journée en VTT : visite du French Lighthouse avec belle vue d’en haut, du quai remontant le Mékong côté ville, puis du Wat Nokor et le temple juste à côté (très cool!). On termine vers les collines de l’homme et de la femme, Phnom Srei et Phnom Pros, avec pleins de grandes statues et une belle vue.

2ème journée en VTT : on commence par le temple aux multiples statues, le Dei Doh Pagoda, puis nous visitons l’île Koh Pen où on passe la journée à se perdre dans les jolies chemins ! Nous n’avons pas trouvé de plage par contre

3ème journée en moto : belle route jusqu’à Han Chei Montain, colline avec pleins de statues d’animaux et jolies temples. Belle vu sur le Mékong également ! On y pique nique puis roulons jusqu’au soir sur la route 7 vers l’Est pour découvrir la région.

Hébergement : OBT homestay chiro : géré par une chouette association, super bungalow et bonne nourriture, assez excentré de la ville.

- 23/11 à 24/11 : Sen Monorom (Rattawakari)

Point de départ pour balade à moto et treck avec éléphants.

Nous avons choisis la balade en moto, visite de la belle Busra Waterfall, puis on va au point de vue Dohkrormom Mountain en prenant les escaliers, et enfin nous parcourons les petites routes pour découvrir de jolies paysages.

Hébergement : Happy Elephant Bungalows : bungalows sympa et bon rapport qualité / prix, mode chill out ou soirée selon les touristes du moment

- 25/11 à 29/11 : Banlung (Ratanakiri) <3

Moins touristique que Sen Monorom, Banlung à été un coup de cœur pour nous ! Les principales activités sont la moto, les trecks, et les waterfalls. Nous ferons tout !

1er jour à pied, découvrons la ville et son marché (peu charmant), puis allons au jolie lac Yeah Loam Lake.

2ème jour en moto : visite de la cascade des 7 marches, sur le chemin on à croisé beaucoup de plantation (poivre, hévéa (latex), banane, noix de cajou, manioc), ainsi que des mines d’or. Puis on à pris des toutes petites routes pour rejoindre Katieng waterfall (en 2h, être très à l’aise en moto). Enfin on regarde le couché de soleil d’un beau point de vue (13°44'05.7"N 106°58'04.4"E), avant de rentrer. Le soir fête foraine avec manège et concert !

3ème et 4ème jour : Treck dans la forêt ! On prend moto + bac pour traversé la rivière + moto + marche et treck dans le Virachey National Park. On était 2 + le guide francophone et le guide local, super chouette ! Au levé du 2ème jour on à pas vu de gibbons mais on les a entendus.

5ème jour repos et moto : Visite de Cha Ong waterfall, Kachanh Waterfall, puis visite à proximité.

Hébergement : The courtyard G.H. : super logement, un propriétaire proche des client qui partage son histoire, des services bon marchés, pleins de bons conseils, et bonne organisation pour le treck !

- 30/11 à 02/12 : Strung Treng

Visite de la ville avec grand marché couvert, c’est un point de départ pour des activités nautiques sur le Mékong.

Pour changer, nous ferons des visites à moto en longeant le Mékong (nord côté Est et Ouest, et sud côté Ouest, le meilleur !), et découvrons des coins très paisibles. Jolie couché de soleil sur les deux ponts en rentrant.

Hébergement : Savet Phom Tmey G.H. : assez excentré mais bonne chambre et bon service (fruit shake <3 <3!)

- 03/12 à 04/12 : Sra Em (Temple Preah Vearh)

Ville étape pour allez au temple Preah Vearth, pas facile d’y aller et de se loger (pas touristique donc peu d’anglophone). Ville pas très charmante en soi.

Pour le temple on a pas réussis à loué de moto donc on à prit un motodop (taxi en moto), puis on à monté les 2200 marches d’escaliers pour atteindre le temple ! On était les premiers à acheter le billet mais d’autres touriste sont monté en 4x4, du coup il y avait un peu de monde en haut. La vue est impressionnante, mais on à pas été conquis par les ruines des temples...

Hébergement : Piseth Pish G.H. (14°14'18.1"N 104°43'45.7"E) : personne parle anglais, mais chambre propre et moins cher que la concurrence

- 05/12 à 06/12 : Kompong Thom

Bon marché de nuit, et proche de la campagne pour découvrir des temples sympa aux alentours.

1ère journée en tuc-tuc (car pas de moto convenable) : en direction du sud, visite du village de tailleur de pierre, d’une entreprise de collecte / fabrication et vente d’écharpe en soie (appelé krama), visite du temple Phnom Santuk (800 marches, belle vue d’en haut, bouddha taillé dans la pierre et jolies temples) 2ème journée en moto : visite du site Sambor Prei Kuk, vraiment magique ! Des ruines qui fusionnent avec les arbres (ou l’inverse), le tout dans la foret ! Penser à emmener un pique nique, car prix des plats sont chers (6 à 10 dollars US au lieu de 1 à 4 dollars US). Vers 15h30, les rayons traverses mieux les arbres et la luminosité est … incroyable !

Hébergement : Techo Meas Guest House : bon rapport qualité / prix, et pas miteux comparé aux autres G.H. dans la rue. Bon accueil Super repas dans l’office de tourisme !

- 07/12 à 10/12 : Siem Reap (Temples d'Angkor)

La ville de Siem Reap est le lieu « dortoir » pour visiter les temples d’Angkor. La ville à connue une énorme expansion avec la masse de touristes. La rue Pub street ressemble à Disneyland tellement c’est touristique, mais bon comme ça les autres endroits sont moins fréquentés =) Nous avons aimé le marché de nuit et le Made In cambodgia Market (produits artisanales).

Organisation : Le site d’Angkor est très grand, il faut donc bien planifier ces déplacements. Les temples de la petite et la grande boucle étant les plus touristiques, nous avons fait le choix de les visiter soit au levé soit au couché de soleil (en plus la luminosité rend le lieu encore plus intemporelle). Il est possible de visiter tous les temples en 3 jours, mais on vous conseil de faire des jours de repos car ça fait des grosses journées.

Transport : - Location de moto (8 $/j) : légale même si on vous dira le contraire pour louer un tuc-tuc. Location à l’endroit suivant : 13°21'08.5"N 103°51'12.0"E. Indispensable pour visiter le complexe de Roluos et le Banteay Srei. - Location de vélo (2$/j): faisable pour les temples Angkor War, Angkor Thom et proches. - En tuc-tuc si vous êtes 4 (plus rentable que la moto ou le vélo selon les tarifs) ou pour se reposer entre les temples.

Jour 0 en vélo : pour acheter le billet et allez voir le couché de soleil à Angkor Wat (gratuit après 17h)

1er jour en vélo : Départ à 5h, levé de soleil sur le pont du Angkor Wat, puis direction le Bayon qui ouvre seulement à 7h30 ! Oups… Attente jusqu’à l’ouverture où il n’y à pas beaucoup de monde, mais ça se rempli vite. Temple assez mystique à voir ! On continue un peu au nord avec le Baphuon qui offre une belle vue d’en haut, on continue à pied sur le sentier au nord dans la forêt où l’on mange devant le Phimeanakas, presque seul avec des chants d’oiseaux. Puis on continue à pied au nord voir le Tep Pranam, premier coup de cœur ! Qu’elle fusion avec la nature :D On en profite pour voir l’imposante fresque du roi lépreux, marchons sur la terrasse des éléphants et reprenons les vélos vers l’Est. Visite du Thommanon bien conservé, et en face la ruine Chau Say Tevoda. On continue avec le Takeo, jolie vue d’en haut, puis le Ta Prohm (deuxième coup de cœur), célèbre par le film Tom Raider (qui est mystique par ces grands arbres et des chemins labyrinthiques). Attention dès 14h la foule à prit d’assaut le temple ! On rebrousse chemin voir Top (qui est en fait une ruine) puis l’isolé Ta Nei, calme et dans la jungle. On se motive un dernier coup pour aller voir Preah Khan au couché de soleil (pas fait en entier, on y reviendra!) avant de rentrer.

2ème jour en moto : Ne pas oublié de se faire poinçonner le ticket, puis direction le complexe de Roluos. On commence par Bakong vers 10h, bien conservé, assez haut, peu de monde, troisième coup de cœur ! On y mange dans la cours à l’ombre. On galère dans le sable pour voir le Prasat Prei Monti qui est en fait en ruine et ne vaut pas le coup. On continue avec le Preah Ko, jolie ensemble bien conservé ! Un peu au nord le temple Lolei qui était entièrement en rénovation lors de notre passage. On reprend la route par la campagne pour trouver le Banteay Samre, grand et bien conservé, rappelant Angkor Wat, très peu de monde. En continue toujours plus au nord voir le Banteay Srey, petit temple mais très riche en détails. Peu de monde vers la fermeture. Puis on à voulu voir le couché de soleil à l’Est du Baray (gros lac), mais nous n’avons pas trouvé d’endroit convenable.

3ème jour en moto : Départ 5h30 pour (enfin!) voir Angkor Wat en entrant par la porte Est (moins de monde). Le temple est très grand, il y à de belles fresques, mais c’est finalement par son entré Ouest que la vue du temple est la plus belle. En effet c’est surtout la vue d’ensemble, avec l’aménagement des petits lacs devants (et le levé de soleil en contre jour) qui donne un effet magique à l’instant. On continue la journée pour faire la grande boucle. On refait, en entier cette fois, le Preah Khan. Quatrième coup de cœur ! Grand temple, dans la forêt, pleins de détails, un régale. Ensuite on visite le jolie plan d’eau Neak Pean. Puis le Ta Som, petit temple avec belle arche d’entrée. Visite du East Mebon et Pre Rup, hauts temples (symbolisant le mont Meru) avec des tours mais en plein soleil. Enfin visite de Banteay Kdei en forêt, dernier coup de cœur où on se pose jusqu’à 16h30. On essaye en vain de voir le couché de soleil sur le West baray, mais profitons du beau parcours en campagne. On rentre en disant au revoir devant le Angkor Wat !

Hébergement : Angkor Sweet Home : accueil chaleureux, belle chambre au calme, mais un peu excentré Proche de l’hébergement nous avons souvent mangé au restaurant universitaire Puc canteen Food (13°21'11.9"N 103°51'36.9"E), super accueil, délicieux, pas cher, locale =D Également le Paris Bakery, tenu par un français, avec des délices à -50 % après 18h (donc parfait pour le petit déjeuner et les sandwichs du lendemain)

- 11/12 à 12/12 : Battamang (croisière sur Tonlé Sap)

Croisière de 8h sur le Tonlé Sap de Siem Reap à Battamang. On découvre une vie entière se passant sur le lac, avec des villages, magasins, restaurants, écoles etc. flottant sur le lac et suivant le niveau d’eau qui fluctu pendant l’année. On à adoré !

En ville on à visité le grand marché assez diversifié, et avons eu un cours de cuisine instructif !

Nous avons fait une journée de moto pour voir le Banon Temple (400 marches, belle vue sur les alentours, temples très ressemblants au Angkor Wat) et les alentours. Pour le trajet, préférer le versant Est de la rivière plus bucolique.

Hébergement : Seasons G.H. bon accueille, chambre propre et au calme.
Trois semaines entre Montréal, Québec et la Nouvelle-Angleterre English translation pending
by Agnès95 · 2018-05-24 · 100 replies
Après avoir lu quelques retours des uns et des autres sur cette région , je me décide enfin à écrire ce carnet de voyage qui s’est déroulé du 18 Juillet au 8 Août 2017. Merci à ceux qui ont eu le courage de faire des carnets dans lesquels j’ai pu piocher des idées de parcours et de centres d’interêt, j’espere Qu’ils se reconnaîtront vu qu’il n’y en a pas beaucoup 😐 et c’est aussi pour cette raison que je vais essayer d’apporter ma pierre à cet édifice 😛 On a décidé de prendre un aller-retour Paris Montréal pour une question de budget -615 € le billet X 4 personnes, billets achetés début Mars. Les voyageurs : mon mari, notre fille 21 ans , le petit dernier 18 ans à l'époque et moi même. La voiture a été réservée dans une agence Avis dans le quartier d’Outremont : Jeep Grand Cherokee pour 920 €. Les hôtels ont été réservés soit sur des sites de voyage bien connus soit directement , avec un mélange de chaînes et de petits hôtels - motels.

En gros : 2 jours Montréal 2 jours Québec 6 jours entre Acadia NP et Boston 2 jours Boston 2 jours Cape Cod 6 jours pour rallier Montréal 2 jours Montréal J1 Paris-Montréal par Air Canada . Avion à l’heure , arrivée à l’heure , repas comme dans un avion , beaucoup de film ... nickel . Arrivée à 12h, achat des tickets de bus sur une borne dans l’espace des arrivées internationales . L'arrêt de la navette 747 est bien indiqué.Par contre les arrêts ne sont pas indiqués , il faut guetter !! Facile quand on connaît pas la ville . Bref on rate notre arrêt mais le chauffeur bien sympathique nous a déposés quelques mètres plus loin. L’ hôtel choisi en Mars est le Comfort Suite Downtown, il ne casse pas trois pattes à un canard mais il est super bien placé : navette , métro, rue Sainte Catherine , rue Crescent . Chambre pour 4 , 2 nuits , petit déjeuner compris : 335 €.

Pose des bagages et départ pour la rue Ste Catherine et ses boutiques ´ enfin Sa boutique : Victoria S...eh oui le paradis pour ma fille et une interminable attente pour les deux garçons 😂😂. Puis « errance » à travers la ville : la gare Windsor, la basilique Marie Reine du Monde, l’esplanade des Canadiens de Montréal, la place Ville Marie, un peu dans la ville souterraine...

Retour à l’hôtel vers 18h30-petite pause des petons puis direction un restaurant à 3 mn à pieds, rue Crescent : le Dundees Deli bar et grill. Bien posés en terrasse à regarder les kékés faire des aller-retour avec leurs voitures. Dodo à 21h comme des bébés



























Le long de la côte ouest de Floride English translation pending
by Jemaflor · 2018-05-12 · 33 replies
Du sable blanc et des plages immenses, of course ! Un charmant chapelet d'îles côtières, yes ! Un bain en compagnie de lamantins dans leur milieu naturel, very funny ! Puis un zeste d'histoire et de culture avec une flânerie dans le quartier rouge de Tampa et la visite du musée Salvador Dali, interesting ! Sans oublier le spectacle quotidien de sunset, so romantic ! Voilà une partie du programme de ce récit d'un road trip le long de la côte ouest de la Floride, let's go ...

Sarasota et son sable plus blanc que blanc

Après plus de quatre heures d'autoroutes depuis Miami et ses interminables lignes droites si monotones à travers la Floride de l'intérieur, nous voici en vue de la côte ouest. Une fois l'agglomération de Sarasota traversée, les eaux bleu marine du Golfe du Mexique sont là, juste au bout de ce sentier.





Sur cette longue plage de Siesta Key, c'est principalement le sable que l'on remarque. Un sable d'une blancheur étincelante sous le soleil, il crisse sous les pieds en imitant le son des pas dans la neige ... avec ici la chaleur en plus ! et puis, il y a la finesse incomparable de ses grains. Laisser filer une poignée de ce sable corallien entre ses doigts est un des plaisirs de l'endroit, si fin qu'il semble couler comme de l'eau. Ce toucher unique et presque sensuel s'avère on ne peut plus agréable … seulement, il faut quand même avouer que cette poussière de sable a la fâcheuse tendance à voler au moindre souffle de la brise de mer. Alors, une multitude de grains minuscules s'invitent sur votre serviette, vraiment agaçant ! Pourtant, vous étiez en train de rêvasser paisiblement sous le soleil ...

Baie de Tampa, d'une rive à l'autre par l'impressionnant Sunshine Skyway Bridge



Certes, ils sont nombreux les ponts reliant le chapelet formé par toutes les îles côtières de ce littoral mais celui qui enjambe l'embouchure de la Baie de Tampa est assurément le plus impressionnant. Lors de sa construction en 1987, il était même le plus grand pont de tout l'hémisphère nord. Le Sunshine Skyway Bridge est long, en effet, 8860 mètres et de plus particulièrement haut : il s'élève à plus de 73 mètres au-dessus des flots de ce bras de mer. Pour l'observer dans son ensemble, Il faut le voir depuis la berge sud avant de le parcourir en voiture. Quelle belle allure avec ses haubans et sa légère courbe !



Des haubans de couleur jaune afin d'imiter les rayons du généreux soleil de Floride, le bien nommé Sunshine state. Les câbles jaunes défilent sous nos yeux à mesure que l'on parcoure son tablier … et nous voilà sur la rive nord de cette grande baie, une véritable mer intérieure la ville de Tampa étant située au fond de la baie à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseaux.

Tarpon Springs, un port grec en Floride

Une première étape ou plutôt escale puisque Tarpon Springs est en fait un port à l'atmosphère singulièrement originale … ici, tout ou presque évoque la Grèce ! Le village est paré de blanc et de bleu.



D'ailleurs au bord du quai est amarré un bateau de pêche arborant le drapeau grec, les couleurs des USA étant reléguées en seconde position.

Mais d'où vient la présence de cette communauté grecque au pays de l'oncle Sam ? On peut en avoir un aperçu en regardant attentivement ce même bateau : des éponges sont accrochées comme sur un étendoir.



A partir des années 1880, des plongeurs du Dodécanèse sont venus en nombre apporter leur savoir faire en matière de pêche à l'éponge. Des dizaines ou plutôt des centaines de grecs ont ainsi écumé les fonds marins tout le long de cette côte de Floride, particulièrement riche en éponges. Une véritable industrie à l'époque, Tarpon Springs était alors une vraie capitale de l'éponge. On parle de la présence de plus d'une centaine de bateaux spécialisés dans cette activité. La prolifération d'algues rouges dans les années 45 a mis à mal cette manne comme également l'apparition sur le marché d'éponges synthétiques.

Actuellement, c'est aux visiteurs que les éponges naturelles sont proposées. Les boutiques ne manquent dans le secteur du port. Des fameuses éponges qui se présentent en de multiples formats et tailles : dans ce panier à droite (photo), si vous croyez voir là des baguettes de pain, sachez qu'il s'agit encore d'éponges !





N'est-il pas joliment décoré ce vélo avec ses guirlandes d'éponges brunes ?

Pour se restaurer, on a le choix à Tarpon Springs, près de 25 adresses proposent de la cuisine grecque : Chez Yannis, au Mykonos …. Parthenon, Costas ou Hellas ? Finalement c'est là que nous entrerons. Le décor mêle une atmosphère de vraie taverna avec une décor un peu kitsch à l'américaine, lumières, couleurs, miroirs … Au menu du repas ? Ce sera pour moi une moussaka, histoire de rester dans la « Greek attitude ! ».



Au fait, avant l'arrivée depuis la Grèce de ses cueilleurs d'éponges, les habitations des lieux étaient plutôt sous influence architecturale victorienne. Le style de quelques imposantes constructions en témoignent, elles sont principalement situées dans un havre de paix, entre parc arboré et étendue d'eau calme.





Quant à l'église de Tarpon Springs, pardon c'est une cathédrale ! elle ne passe pas inaperçue avec son haut dôme et son style architectural néo-byzantin (édifiée en 1907 puis remaniée en 1943). A l'intérieur, l'autel est en marbre … grec ! Concernant la religion, cet édifice Saint-Nicholas est bien sûr de confession grecque orthodoxe. Tarpon Springs est bien le village le plus grec de Floride.

Crystal River, le pays des « manatees »



C'est une rivière large et paisible qui coule, méandre après méandre, lentement parmi un paysage de marécages jusqu'à la mer. Depuis ce rivage, le point de vue élevé permet d'observer une large étendue de ces eaux claires et limpides, on n'a pas nommé cette rivière « Crystal » pour rien. Nous sommes au sommet d'un escalier qui permet d'accéder à un des six tumulus que compte ce Parc archéologique de Crystal River.



En effet, ont été découverts ici les vestiges de très anciennes présences humaines, celles d'Amérindiens de la période précolombienne … une présence humaine ayant disparu bien avant l'arrivée sur ces terres des conquistadors espagnols.

Au passage, signalons que ce parc arboré est un lieu plaisant pour la balade, les arbres y sont hauts et fiers et aussi comme décorés par des guirlandes avec des branches, à « barbe de vieillard « … en fait, c'est une profusion de tillandsia, une plante épiphyte qui pousse sur les branches dans les régions chaudes et humides.

Une rivière tranquille, des vestiges archéologiques et une nature préservée … intéressant, mais à Crystal River, il y a bien plus captivant à voir et pour cela il ne faut hésiter à se mouiller un peu. Car Crystal River est surtout une capitale pour l'observation d'un animal original qui aujourd'hui se fait de plus en plus rare : le lamantin (manatee).



Des lamantins, dans cette bourgade isolée, on en voit (en représentation) un peu partout. Ici, une boîte aux lettres, là, une affiche où un spécimen hilarant nous conseille de prendre la vie avec le sourire ! Ces gros mammifères aquatiques herbivores parfois surnommés « vaches de mer » (400 à 500 kilos et 3 mètres de long en moyenne) vivent dans les eaux littorales peu profondes, les marais et les embouchures des fleuves … exactement ce que l'on trouve ici à Crystal River. Pas étonnant donc qu'ils viennent passer la saison (Novembre à Mars) dans ce secteur, un grand espace naturel où ils sont bien entendu protégés.

Et le must à Crystal River est d'observer les lamantins, presque les yeux dans les yeux, en s'immergeant ou en nageant à leur côté, c'est donc la grande attraction locale.



Souvenir d'un matin en compagnie de lamantins. Au bord de cette petite baie du Hunter Springs Park, ils sont une dizaine qui barbotent tranquillement juste là, tout proche du rivage. Super ! La chance est avec nous en ce début de matinée, alors vite à l'eau équipé d'un masque tuba … pourvu qu'ils ne prennent pas le large !

Ce bain et surtout cette vision, on l'attendait avec impatience, d'ailleurs nous sommes venus jusqu'ici pour vivre un tel moment … côtoyer les lamantins dans leur milieu naturel.





Et pourtant, on ne pas dire que ces animaux soient dotés de charmantes silhouettes : un aspect pataud, un corps particulièrement grassouillet, deux petites nageoires … certes, ils ont à leur avantage une grande nageoire caudale qui pourrait les faire prendre (un instant) pour une quelconque sirène des abysses. Ajoutons d'autres caractéristiques, comme de petits yeux et une grosse lèvre supérieure flasque et hérissée de poils épais. A bien les observer de près, on peut constater que leurs dos sont par endroits couverts d'algues parasites et de quelques gros poils, comme des piques … Bon, ce ne sont pas des raisons suffisantes pour qu'ils ne nous soient pas sympathiques. Pas du tout ! Au contraire … On se prendrait presque de compassion pour ces animaux si mal dotés par Dame Nature.

Nos voisins lamantins sont paisibles à souhait, à aucun moment on ne constate de mouvement brusque d'agacement ni d'agressivité et ils se laissent observer pendant de longues minutes, sous tous les angles, de quoi nous ravir.

Bien sûr, on doit à ces animaux le respect, donc observation et seulement observation ! Pas question de les toucher, de les caresser ou de trop longtemps les importuner, non, ce ne sont pas de gentils animaux de compagnie mais des animaux sauvages en liberté dans leur environnement naturel !

Les eaux ici sont si cristallines (Crystal River ...le jeu de mot était tentant, n'est-ce pas ?) que je poursuis facilement l'observation et surtout prends des photos à travers l'eau, au sec, avec seulement les jambes immergées. L'effet des rayons de soleil donne depuis ce point de vue de drôles de zébrures à la peau des lamantins.



Maintenant une mère et son petit passent tout près de nous, des petits qui paraît-il pèsent tout de même près de 30 kilos à la naissance. Même si ici, la hauteur d'eau est peu importante, régulièrement, des lamantins sortent leur tête de l'eau afin de respirer et de souffler un peu, alors c'est un jet de gouttelettes qui fuse de leurs narines.

Un peu plus loin, le regard est attiré par quelques poissons volants. Des tarpons sautillants hors de l'eau par intermittence, comme s'ils en avaient assez que seuls les lamantins soient dignes d'intérêt pour les visiteurs/nageurs présents dans cette crique. C'est sûr, question vivacité, le contraste est saisissant par rapport à la lenteur des mouvements des lamantins, sans évoquer aussi le contraste de volume entre les deux espèces aquatiques !



La rencontre avec les lamantins va continuer mais dans un autre lieu, une réserve naturelle encore plus abritée et encore plus régulièrement fréquentée par les vedettes aquatiques locales mais également par de nombreux visiteurs.

Suite Floride Côte ouest …… message suivant -->
Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
by SuisseChris · 2018-04-21 · 104 replies
Hello,

Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS

Prologue :

Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.

Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.

Période de voyage :

Du 30 mars au 20 avril 2018

Note :

Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)

Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.

Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.

Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.

Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).

Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....

Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.

La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Des montagnes à l'océan: rencontres berbères au printemps English translation pending
by Jackieda · 2018-04-21 · 88 replies
Bonjour à tous ; me voilà ici pour vous présenter les grandes lignes de mon deuxième séjour au Maroc ; mon circuit n'a rien d'original , mais je vais essayer de le présenter différemment ; j'espère qu'il vous plaira !

26 Mars :

De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !

Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !





Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .





Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
Delta du Mékong et Phu Quoc, ce n'est pas le coup de coeur! English translation pending
by Yemen · 2018-04-03 · 94 replies
Voyage de 15 jours du 24 décembre 2017 au 7 janvier 2018 Je ne fais pas en général de compte rendu pour des destinations qui sont déjà bien ouvertes au tourisme. Cette partie du Vietnam n’est pas beaucoup exploité comme but de voyage. C’est le plus souvent un point de passage entre le Cambodge et HCM. Les voyageurs s’arrêtent en général à Can Tho et Chau doc. Je suis restée 7 nuits dans le Delta du Mékong, 5 nuits à Phu Quoc et une nuit à HCM.

Bilan très mitigé. D’où ce petit compte rendu. (Sans photo car je ne sais toujours pas les intégrer dans mes carnet sur VF, même si j’ai de magnifiques photos à vous monter !)

Taux de change : 1 euros = 26000 dongs

5 étapes dans le delta. 1 inintéressante, 1 que je n'ai pas aimé mais certains peuvent y trouver un intérêt et 3 que j'ai apprécié.

Bus : Dans le delta, sauf pour un trajet que je spécifie ci-dessous, j'ai toujours utilisé la compagnie FUTA. Excellente compagnie car des horaires fixes, bus confortables, pas chers et surtout, une navette vient vous chercher à votre hôtel (faites réserver par votre hôtel votre place, pas de surcoût) et à la gare d’arrivée, vous donnez le nom de l’hôtel ou de la rue où vous voulez aller et les navettes sont gratuites.

LE Routard : il est plus que dépassé pour cette partie du Vietnam. C’est même une honte tellement les informations sont obsolètes. De toute façon, l’esprit routard, de te donner des infos qui ne soient pas généralistes mais des tuyaux de découverte, c’est inexistant pour cette destination.

CAN THO Bateau (petite barque à moteur) pour le marché de Cai Rang. Pour 3 h, marché plus arroyos, 300 000. Nous sommes allés le matin, à 6 h, juste au début de l’esplanade, près du marché. Une dame nous a interpellé et nous a trouvé une barque. (Bien moins cher que si l’on convient la veille cette balade). Le marché des grossistes (le marché flottant de Can Tho), Bon… pas terrible. Par contre, le retour par 2 arroyos principaux nous a plut. Quand on est dans la ville, à droite de l’esplanade lorsque l’on regarde le fleuve, il y a un grand marché très animé. A faire. En vélo, retour au marché de Cai rang pour longer les arroyos. En effet, les bords des arroyos sont tous habités et des chemins logeant les arroyos permettent aux habitants de se rendre chez eux. C’est très agréable de prendre ces chemins à vélo pour voir la vie locale.

Pour manger dans la ville le soir, il y a des restaurants sur l’esplanade, mais c’est plus le coin des touristes. Il vaut mieux prendre la rue qui mène au lac et manger autour du lac. En arrivant sur le lac par cette rue, allez vers la droite et rentrer dans les rues au bout. Petit quartier bien calme a exploitez le soir ou la journée.

Pour aller au marché de Phong Dien, location d'une moto une demi- journée. Route toute droite qui longe le fleuve, aucune difficulté. Arrivée à Phong Dien, on voit le marché sur la gauche. Passer le pont, continuer 400 mètres et prendre ensuite un petit chemin sur la gauche. Au bout, au bord du fleuve, il y a un petit café avec une terrace en hauteur. Le marché est juste en dessous. C’est tout simplement excellent pour observer le marché et prendre des photos. En partant à 6 h de Can tho, nous avons mis ½ heure et sommes arrivés les premiers. ½ après, les premiers touristes sont arrivés en petite barque.

KIM LAN HOTEL Hôtel très bien placé, rapport qualité prix imbattable, chambre 1er prix, avec fenêtre, très agréable. chambre sans le PD mais pour finir offert à l'arrivée. Il ne se prend pas à l’hôtel mais dans un café sur la promenade dans un très beau cadre. Et le PD est excellent. Possibilité de location de moto pour 200 000 la journée. Le personnel à l’accueil parle anglais. 14 euros par booking sans PD et sans annulation possible.

ville agréable.

CAMAU Pas prévu d’y aller. Mais en regardant le routard, il était noté que c’était une ville hors du temps et des sentiers battus, avec un marché flottant classé 2 étoiles et un marché de ville très coloré et animé. Cela peut donner envie ! Et bien, le routard est bien dépassé : c’est une grande ville bruyante, peu d’intérêt pour un touriste (en tout cas pour moi), y compris pour le marché si bien côté dans le routard !

ÏLE DU TIGRE (CU LAO ONG HO), à côté de LONG XUYEN L’île est très agréable, pleines de canaux. Une douceur de vivre, un marché et tout ce qu’il faut pour que les habitants puissent y vivre au calme. On sillonne l’île à vélo mais il commence à y avoir pas mal de moto. Quid dans quelques temps. Il y a 5 homestays sur l’île. C’est bien car cela permet de découvrir un habitat et un mode de vie. Mais personne ne parle anglais dans ces logements. Logement au Homestay Ba Đính 10 euros sans PD. Comment personne dans le homestay ne parle anglais, le numéro de téléphone donné avec les coordonnées de l'établissement sur booking est celui d'une jeune fille qui parle parfaitement anglais. Elle est venue à la maison pour discuter mais habite sur Long xuyen. Elle se débrouille pour répondre aux questions et aider pour visiter le marché flottant et coordonner les transports pour le ferry. Réservation par booking (sinon impossible à trouver si l’on ne parle pas vietnamien) et pas de transport à l’arrivée du ferry. Il faut donc joindre cette jeune fille au téléphone avant l’arrivée. Ce logement permet de découvrir une maison vietnamienne traditionnelle et observer leur rythme de vie et activités (j’ai passé une partie de la nuit à les observer à amener les graines de soja à maturité pour les vendre au marché le lendemain matin !) Le matin, j’avais réservé un bateau juste sur le petit canal devant le guesthouse à 5 h 45. Objectif : rejoindre le marché flottant. L’activité est réellement entre 6 et 7 h. Destination sans touriste par rapport à Can tho et Phong Dien. Il y a pleins de bateaux car les personnes logent dessus mais l’activité commerciale est moyennement active. J’ai largement préféré ce marché à Cai Rang car aucun touriste. Mais quand même, un coup cœur pour le marché flottant de Phong Dien avec ses barques traditionnelles et cette vue pour observer ce marché sur la terrasse du petit café.

CHAU DOC Je n’ai pas aimé. 1 h 30 de bus à partir de Long Xuyen avec la compagnie Futa. Le village flottant, je n’y ai pas trouvé de charme. A voir de « Con Tien Bridge ». Sinon, en barque, rien de très jolie. Quand aux villages chams. Oui des mosquées (on voit bien plus beau partout dans le monde. L’habitat est le même que dans le reste du sud du Vietnam, les tenues idem (a part quelques toques pour les hommes). On n’a vraiment pas l’impression d’être dans un autre monde. Quelques maisons sur pilotis…. Il reste le marché, coloré, grand, animé (que le matin) Cela sera une étape sans intérêt. Ne faites pas le détour. Le routard me semble déconnecté dans ses commentaires. Aux alentours, Sam mountain, bof bof. Certes, en haut, une vue sur la nature aux alentours. Mais rien d’exceptionnel. En haut, rien, un aménagement nul. Je suis montée en moto pour 20000 dongs et descendu à pied. certes, il y a des temples dans la descente, mais l’intérêt ? il faudra m’expliquer les 3 étoiles du routard………. Pour y aller (en vélo) c’est une 6 voie plus la voie pour les vélos et motos. Ou est la balade à travers la nature comme j’avais lu sur le forum ! Bref, je n’ai pas vu l’intérêt. En période de pèlerinage, cela doit certainement être intéressant ? MURRAY GUESTHOUSE Chambre de luxe, 30, 73 euros avec PD (correct). Les autres chambres sont moins chers mais sans fenêtre. Prêt gratuit de bicyclette. Cher par rapport à l’ensemble du pays et ce que nous avons eu dans la même catégorie dans la ville pour moins cher. (Pour la notre, j’ai trouvé les murs un peu défraichi). Le plus, un balcon avec tables et chaises, une terrace à l’’étage, un accueil en anglais.

HA TIEN Chau doc / ha tien : 3 h de bus, seulement 2 bus par jour le matin. Bus local 60000 /pers. se faire conduire à la gare en taxi ou moto taxi car hors de la ville. J’ai bien aimé car enfin une ville sans une multitude de motos. Arrivé un midi, l’impression d’une ville sans vie. Vers 16 H 30, l’animation est arrivée, les abords du marché se sont animés. Sur l’esplanade, des tables et chaises ont été installé partout et c’était très animé (c’était un samedi soir) Plage de MUI NAI a 4 km à l’ouest de la ville. Rien d’exceptionnel…., c’est-à-dire pas belle. Mais on y observe les habitudes des familles à la plage. Entrée 10000/pers + 2000 dongs pour la moto. Il y a 2 entrées. Trajet par la route à travers la campagne et retour vers Ha tien en longeant la mer. Ce qui est très agréable dans cette ville, sur cette côte, c’est l’activité de la pêche. D’abord en revenant de Mui Nai par la mer, une belle surprise en découvrant des petits bateaux colorés de pécheurs. Superbes photos, bon accueil. Ensuite, en remontant la ville vers le nord, en longeant le fleuve, on arrive à un endroit où sont amarrés de plus gros bateaux de pêche avec des pêcheries. De magnifiques photos en fin d’après midi et une grosse activité le matin. SI l’on traverse le pont pour aller de l’autre côté de la rivière (d’où parte les bateaux pour Phu Quoc, prendre la route qui longe le fleuve et chercher des tout petits chemins entre 2 maisons pour aller découvrir les bateaux sur la berge. Des petits bateaux, encore différents et découverte de la vie locale. Moto pour HON CHONG : 1 h de moto, 35 km. La plage de Duong est toute petite (peu de sable), juste au bord de la plage, tout est envahi par des marchands de nourriture. Certains viennent y pique-niquer : il loue une bâche, une sono… Le lieu est populaire. Bien pour observer leur façon d’appréhender la plage !!! Avant, il y a la plage de Hon chong. Beaucoup plus grande mais pour les bains de soleil, ce n’est pas top. L’intérêt est de passer par une ville, par des villages où il y a de nombreux ports de pêche. C’est animé avec le retour de la pêche mais il faut que ce soit le matin. Ne pas hésitez à sortir de la route principale. Thach Dong : temple dans la montagne a 5 km de la ville. Bof, personnellement, je n’y ai pas trouvé d’intérêt. HÖTEL HAI PHUONG 0984191344 0773852240 Nouvel hôtel. Grande chambre, agréable et lumineuse avec balcon. Une personne parle l’anglais à l’accueil. S’occupe de trouver une moto pour 200000 dongs la journée. Hôtel très bien situé, après le marché et près de la rivière. Très bon rapport qualité prix 300000 dongs.

PHU QUOC Bateau « spead boat » avec la compagnie Superdong (230 000/par personne, minibus (50 000) de Ha Tien. 40000 de taxi pour aller au port du centre ville. Location moto : 200000 par jour Vraiment, c’est une île que je ne peux pas conseiller. Il y a une politique de construction d’hôtels qui frôle la folie. Les accès aux plages sont souvent inaccessibles à cause de tous les resorts qui privatisent les plages. PLAGE : grosse déception, vraiment rien de paradisiaque Sur la côte nord, les plages ne sont pas belles. Sur la côte ouest, il y la plage de Ong long beach qui est grande et pas encore envahi sur toute sa longueur de resorts, mais jusque quand ? D’autres, lorsque l’on peut y accéder, sont envahies de chaises longues. Pas d’un bleu magique. Au sud ouest, il y une grande plage un peu plus large mais une zone énorme de logements est en construction….. Il reste des petites plages qui sont bordées de maisons de pêcheurs mais elles ne sont pas belles et surtout, très très sales. Sur la côte est, il y a Sao Beach, très belle couleur d’eau, sable blanc, à l’extrémité des rochers qui lui donnent un cachet, des marchandes de fruits…. Mais déjà 2 hôtels et donc chaises longues mais rien de privatisé. La capitale est une grande ville. Certes, il reste 2 villages qui sont un peu plus tranquille : Ham Ninh à l’est et Rach Vem au nord mais bon ! Un aéroport, avec des lignes internationales, a été ouvert. Russes et ??? arrivent en masse. Une copie de Disneyland a été construite, un hôpital international, des routes qui ressemblent à des autoroutes, des 4 voies qui sont pour le moment pratiquement vides. Tout est prêt pour le tourisme de masse. Je pense que ce n’est vraiment plus une destination de « routard ». LOGEMENT Tout est fait la aussi pour le tourisme de masse. Je n’ai trouvé qu’un seul hôtel de routard au bord de la plage sur la côte ouest, chez Freddy, vu sur la plage jusque à la sortie nord de la capitale, 3 fois des bungalows récents donnant sur la plage et qui étaient des petites structures des 3 chambres. Sinon, hôtels qui ne correspondent en rien à un tourisme cool ou de jeunes comme l’on voit en Thailande, en bordure de plage.

BILAN

Ne surtout pas se fier au routard, il est dépassé !

Ce carnet a simplement pour but de donner quelques infos pour ceux qui passeront dans le coin. Pas du tout comme d'habitude de mettre en valeur des destinations plus "secrètes". cela n'a pas été magique. Néanmoins, j'ai pu y observer un mode de vie qui reste riche pour un voyageur. Et tout voyage reste est une école de vie même s'il ne correspond pas à toutes les attentes.

laurence
Ébauche itinéraire ouest du Canada (un mois en août) English translation pending
by Korriganelgv · 2018-03-11 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous projetons de partir 4 mois, fin 2019, pour faire un périple incluant l'ouest canadien (environ 1 mois), l'ouest états-unien, la Polynésie française et peut-être un crochet par New York (le tout sur 3 mois environ, enfin, 89 jours maximum très exactement 😎).

Nous sommes une famille de 4, nos enfants auront à ce moment 6 et 11 ans. Nous ne randonnons pas beaucoup (même si j'espère que cela va évoluer d'ici-là !). Nous ne connaissons pas du tout le Canada, ni la Polynésie, mais sommes partis 5 fois aux USA : 4 fois dans l'ouest et une fois à NYC.

Je me permets de soumettre un itinéraire pour la première partie du voyage, qui se déroulerait en août 2019, avec un départ probable à la mi août. Arrivée obligatoire à Vancouver, puis location de voiture + hôtels.

Pouvez-vous me donnez vos avis ? Cette ébauche vous semble-t-elle cohérente ? (les durées de route s'entendent bien sûr sans les arrêts ni les visites)

Jour 1 : vol Paris > Vancouver Jours 2 et 3 : Vancouver Jour 4 : Vancouver > Parksville (île de Vancouver) : traversier

prise du véhicule - Traversier Vancouver > Nanaimo - route jusqu'à Parksville (30 min) - Concours de sculptures de sable de Paksville (caler la date en fonction de ce concours)

jour 5 : Parksville > Ucluelet : 2h30 de route

sur la route, arrêts à The Old Country Market (chèvres sur le toit) et à macmillan provincial park - Cathedral Grove

jours 6 et 7 : Ucluelet

Plages entre Ucluelet et Tofino, Rainforest, Tofino, Uncluelet

jour 8 : Ucluelet > Chemainus : 3h de route

murals de Chemainus

jour 9 : Chemainus > Victoria : 1h30 de route

arrêt à Duncan pour le totem tour

jours 10 et 11 : Victoria

Vicotria, Butchart Gardens, Royal British Colombia museum , etc

jour 12 : Victoria > Whistler : 2h de route

traversier Victoria > Vancouver, sea-to-sky road, arrêt à Squamish pour faire le Sea to Sky Gondola, arrêt à Brandywine Fall

jour 13 : Whistler > Lilooet : 2 heures de route

question : autre arrêt que Lilooet pour équilibrer les étapes ?

jour 14 : Lilooet > Clearwater : 3h30 de route

Wells Gray. question : l'accès à ce parc est-il long / loin à partir de Cleanwater ? Maps n'en dit rien... (peut-être ce parc est-il fermé pour l'hiver ?)

Jour 15 : Cleanwater > Jasper

Jours 16 à 20 : Japser

Jasper Nation Park

Jour 21 : Jasper > Lake Louise. par la route des glaciers Jours 22 à 26 : Lake Louise

Banff National Park, Yoho NAtional Park

jour 27 : Lake Louise > Carway (frontière Canada / US) : 4h30 de route jour 28 : Carway (Canada) > Helena, MT (USA) : 4h de route

question : le passage de frontière à Carway est-il judicieux ? J'ai lu à plusieurs endroits ici-même qu'il y avait de "bons" endroits pour passer la frontière, sans arriver à déterminer les passages plus faciles (moins de monde) que d'autres... Peut-être y a-t-il un trajet plus sympa reliant Banff et Yellowstone ?

question : sans randonner beaucoup et après en avoir pris plein les yeux à Jasper et Banff côté lacs, est-il judicieux de faire l'impasse sur Waterton Lakes (Canada) et Glacier NP (US) ? On voudrait varier les plaisirs et axer la suite du voyage sur d'autres choses... Cette impasse est-elle une grosse erreur et l'un de ces parcs est-il absolument incontournable ?

Pour info, la suite du voyage se profile comme ça : - Yellowstone (autour de mi septembre) - fin septembre : route (et visites !) à travers le Montana et le Washington (ou Iadaho et Oregon, cela reste à définir) en direction de Seattle. Retour du véhicule (vérifier frais de drop off, peut-être plus avantageux de remonter jusqu'à Vancouver ?), puis Coast Starlight (train) jusqu'à LA. - 2/3 semaines en Polynésie - de retour à LA (vers fin octobre), direction l'Arizona, l'Utah, le Nouveau Mexique... Un très très grand merci pour vos retours et avis !

Christelle
Baleines, manchots, lions, éléphants... Cape Town et la Namibie English translation pending
by Ticapi · 2018-02-14 · 157 replies
Bonjour à tous,

Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.

Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.

Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.

Notre itinéraire :

05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ

Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂
Ténérife en itinérance à pied, en stop, en bus English translation pending
by Wren · 2017-11-23 · 1 reply
Vu le nombre de véhicules de location présents sur l'île, on pourrait croire que celle-ci ne se prête pas au backpacking. Il est néanmoins tout à fait possible d'y effectuer un séjour à pied, en itinérance pour découvrir les plus belles régions de façon sportive ainsi que les villes et villages. Le réseau de bus est suffisamment riche pour se déplacer facilement et le stop fonctionne bien sur de courtes distances.

Le réseau de randonnée est varié et bien entretenu. Le guide Rother constitue une source fiable. Le guide Sunflower est également intéressant.

Les glissements de terrains, chutes d'arbres ne sont pas rares. Avant de planifier un circuit, il convient de vérifier si certains sentiers sont ouverts et praticables.
http://www.tenerife.es/portalcabtfe/es/temas/medio-ambiente-de-tenerife/accede-a-la-red-de-senderos-de-tenerife/senderos/46/682

Certains descriptifs sur d'autres sites peuvent dater de plusieurs mois ou années et ne plus être d'actualité !

Enchaîner plusieurs jours de randonnée implique de dormir en pleine nature. Le matériel habituel de bivouac est donc indispensable. Se souvenir que l'on est en montagne avec tout ce que cela peut impliquer : vents forts, pluies diluviennes, températures basses... ou très élevées.

Le camping sauvage est interdit mais il est possible d'obtenir des « permits » en contactant les autorités. Soit sur des terrains - très basiques : un WC, un point d'eau, un coin BBQ - prévus à cet effet : https://sede.tenerife.es/sede/es/tramites-y-servicios/item/461-autorizacion-para-acampar-en-zona-de-acampadas Soit dans le cadre d'une traversée : https://sede.tenerife.es/sede/de/tramites-y-servicios/item/520-autorizacion-para-acampar-en-travesia

Là encore, il faut vérifier l'actualité des infos : certains sites comme celui-ci n'ont pas été réactualisés https://www.webtenerife.com/elblog/2012/04/zonas-de-acampada-en-tenerife-norte/ Sur les sites de « camping » mentionnés en 2012, plusieurs ont été fermés depuis.

Pour camper dans la zone du Teide, il existe cinq zone de bivouac, situées au dessus de 2700 m. On est donc dans du sérieux. Des infos ici : https://sites.google.com/site/emocionmundi/destinos/canarias-madeira-expedition-tour-10/hitos/vivac-teide

A noter, que dans ou à proximité des villages, on peut poser sa tente ou dormir à la belle sans problème. Et ceci dans des villages reculés comme dans d'autres plus touristiques. Il est bon d'aller faire un tour dans le bar-restaurant local auparavant, afin que les villageois vous identifient.

L'ambiance y est toujours tranquille et détendue. Pour peu que l'on fasse l'effort d'essayer de communiquer un peu en espagnol, d'être courtois, aimable et pas trop pressé (souvent la cuisine est faite à la demande). Une remarque en passant : je suis sidérée de constater que des touristes étrangers, provenant souvent de grandes villes, bénéficiant d'un niveau d'éducation élevé, trouvent inadmissible que l'on ne parle pas parfaitement leur langue dans des villages minuscules... alors qu'eux même sont incapable d'articuler quelques mots en espagnol !

Budget : pas cher. La bière est à un euro, un plat de viande accompagné de légumes à 5/6, un dessert à 2/3. Dans les coin touristiques, multipliez par deux... et plus sur la côte sud-ouest (infernal univers concentrationnaire).

Notre itinéraire a été le suivant : Arrivée un mardi à Tenerife Sur puis bus direct pour Santa Cruz. Nuit en B&B meublé Ikea (fort à la mode dans les établissements tenus par des Britanniques, Italiens, Allemands). Le lendemain ballade en ville. Puis taxi pour El Bailadero dans le massif d'Anaga. S'ensuivent 4 journées de rando en Anaga avec bivouac dans les villages de Chamorga, Afur, Chinamada. On aurait pu faire plus court mais nous avions envie de flâner dans les villages et de faire des randos un peu différentes. On trouve des micro épiceries dans les villages. Pas grand chose mais assez pour tenir et des bar-restaus sympas à la bonne cuisine canarienne.

Bus pour La Orotava - une ville que nous aimons bien et où nous avons nos habitudes – via La Laguna devenue très touristiques. Mais tj agréable. Journée complète de repos (et de lessive) à Orotava. Nous allons nager au Lago Martianez, beau complexe aquatique à Puerto de La Cruz.

Bus pour le parc du Teide. Visite de l'observatoire (décevante), stop jusqu'à El Portillo, ballade dans les environs puis bivouac à proximité (en toute illégalité). J+2 le lendemain départ sur les hauteurs de Las Canadas pour rejoindre la montana de Guajara. Piste interminable pendant 4 heures, sans grand intérêt, puis 1 heure enfin de petit sentier et de montées-descentes et montée sur notre premier lieu de bivouac (avec permis) à 2712 m. Pas mal de vent cette nuit là. J+3 redescente vers le Parador (le snack est nul), ballades alentour (l'endroit est effroyablement bondé) et remplissage des gourdes dans les toilettes du snack avant de rejoindre le sentier de Montana Blanca en stop. Une heure trente de marche plus tard, bivouac dans la zone autorisée à 2724 m. Vent. J+4 départ à 5 heure du matin pour rejoindre le refuge (complet la nuit précédente, la raison du bivouac), puis la plate-forme du téléphérique, puis enfin le sommet à 3715 m. A noter : l'accès au Teide est libre avant 9 heures (d'où l'intéret de dormir au refuge). Après, il faut un permis, qui se demande en ligne sur le site web du refuge/téléférique. Redescente en téléphérique. Stop jusqu'à El Portillo Bajo. Tapas au restaurant. Puis flemme de repartir par le GR 331 donc descente en stop jusqu'à La Caldera à proximité de laquelle nous bivouaquerons. Discrètement.

J+5 bus pour la Orotava récupérer un surplus de fringues laissé à la pension puis bus pour Icod de los Vinos où un hôtel de charme (Hôtel Emblematico San Marcos) nous attend. Ville canarienne agréable. Restaurant La Parada sans aucun intéret.

Le lendemain bus pour Garachico, jolie ville que nous aimons. Puis Buenavista del Norte. Tout petit mais agréable et ambiance très familiale ce samedi. Puis bus El Palmar pour rejoindre Teno Alto à pied en une heure et demie. On traine un peu dans le bar restaurant (il ferme à 18h). Bivouac à proximité du village. J+2 : Teno Alto – Masca à pied. Petite journée tranquille. Nuit à la belle dans le village. C'est dimanche, tout est fermé ou quasi. J+3 : descente du barranco de Masca (« avec votre barda sur le dos ??? ») . Transfert en bateau à Los Gigantes. Station balnéaire pas désagréable. Jolie plage. Bulle puis bus pour Tamaimo. Bled sans interet mais seul endroit où nous avons trouvé à nous loger (B&B de charme avec terrasse, jacuzzi...).

Le lendemain transfert en « taxi » à l'aéroport.

2 semaines complètes, pour faire un itinéraire varié, sans prise de tête, avec l'impression d'être dans une île totalement différente de celle qui s'étire vers Los Cristianos et Las Americas ou Costa Adeje.
De Toronto à Montréal, en passant par la Gaspésie English translation pending
by Chrisjodana · 2017-11-07 · 129 replies
Tout avait pourtant commencé par un rêve : visiter le Canada !

Ce rêve élaboré derrière un ordinateur avec google maps, s'est très vite revu « à la baisse » compte tenu de l'immensité de cette contrée lointaine d'où un nouveau titre sur ce forum : « mon rêve de Canada...revu à la baisse »

Les billets d'avion ont très vite été réservés, une fois le « gros » du trajet établi en accord avec ma cousine et son mari (que j'appellerai ici « NOS AMIS »)

En fait, ce fut même notre cadeau de Noël 2016 puisque nous les avons achetés le 24 décembre sur le site d'AirFrance.Ca (ceci grâce à une astuce communiquée Nanane25 sur VF) A ce jour, je ne sais pas si je dois la remercier d'avoir choisi cette compagnie... (si, un peu quand même puisque nous avons gagné environ 200 euros PAR PERSONNE par rapport au site d'Air France.Fr) mais je ne suis pas certaine de reprendre un jour cette compagnie pour mes longs courriers 🤪

…………..car c'est là que mon « rêve » de Canada a commencé par un CAUCHEMAR.

Je m'explique :

à 30 h du vol, je m'étais mis un rappel pour procéder à l'enregistrement sur le site, histoire de gagner un peu de temps à l'aéroport ; normal me direz-vous… sauf que je n'ai jamais pu le faire de cette façon. BUG !

Appel au service clients d'AF qui me confirme que « le logiciel d'enregistrement » ne reconnaît pas les AVE : damned ! « Mais que TOUT VA BIEN », puisque nous avions procédé à la réservation de nos sièges (option PAYANTE) dès la réservation du vol. Cooolllll !!

Seul bémol (me dit-elle) : il va falloir faire la queue au comptoir le lendemain pour l'enregistrement – qu'à cela ne tienne : j'ai une carte prioritaire handicapée qui me permet de « court-circuiter » cette queue et qui me donne ce petit avantage... (attention, hein : je ne l'ai pas usurpée cette carte 😉 )

Puisque « TOUT VA BIEN » (sic) nous arrivons à l'aéroport vers 10 h le mercredi 19 septembre, pour une HLE à 12 h 50.

et c'est là que le sketch commence : « vous savez que vous êtes sur liste d'attente Madame » ? « euh, non.... comment le saurais-je » ? « et bien oui, AF a surbooké le vol – vous savez que ça se fait » ? « euh oui... mais j'ai bien payé mes sièges ??? NON ???? » « oui, je vois ça, Madame – je vais voir ce que je peux faire »

Après un court instant qu'elle passe au téléphone :

« il faut aller en porte d'embarquement, BLA BLA BLA, on vous expliquera, on vous dira si vous pouvez partir sur ce vol, BLA BLA BLA, .... » Nous partons donc, penauds, en direction de la porte M47

Sur ce trajet, nous passons devant le service client AIR FRANCE et je décide de me renseigner du « comment cela se passe si effectivement nous ne devions pas faire partie du « lot » sur le départ de 13 h 50 » ?

Le sketch continue :

« ne vous inquiétez pas Madame, vous serez « mis sur un prochain vol » avec une escale, sans doute » (ben voyons!) et vous serez dédommagé par Air France pour le désagrément.... « mais je me fiche du dédommagement : je veux partir sur ce vol que j'ai réservé depuis le 24 décembre et pour lequel j'ai payé nos 4 sièges en option » « je ne peux rien vous dire de plus, Madame, (grrrrr ! Pour le Madame) – adressez-vous directement à la porte d'embarquement »

Même sketch à la porte d'embarquement : petite réflexion : ils sont vraiment bien formatés pour vous laisser dans l'expectative la plus totale....et avec le sourire en prime :-) Il paraît que l'on nous appellera pour nous dire si notre embarquement sur ce vol sera possible... nous n'avons donc pas d'autre choix que de nous exécuter (dans le sens figuré du terme) et de patienter sur nos sièges

A 45 min du décollage, nous n'avons toujours AUCUNE INFORMATION 🤪

Puis tout à coup, nous voyons nos noms défiler sur un panneau d'affichage derrière le comptoir d'embarquement : « montée dans le boeing ? Ou montée à l'échafaud ? »

« vous partez bien sur ce vol, Madame (sur ce coup-là, j'apprécie le « madame ») MAIS vous ne serez pas côte à côte avec votre famille comme vous l'aviez prévu »

Là j'ai presque envie de l'embrasser...... mais non, restons dignes !

« surtout, Madame, n'hésitez pas à vous faire rembourser les sièges que vous aviez réglés en option, auprès du service après-vente d'AF » ….....tu parles que je vais me gêner !! Fin du sketch...

je vous laisse imaginer dans quel état de stress nous avons pu être jusqu'au moment « du verdict »..
Itinéraire à Cuba avec jeune enfant English translation pending
by Autechre · 2017-10-24 · 39 replies
Salut la communauté,

Comme chaque année, je reviens à la source, c'est à dire ici, pour préparer au mieux mon voyage. Les Guides papiers c'est bien, les avis des forumeurs c'est mieux. Bref, je pars à Cuba l'été 2018 avec ma femme et ma petite fille qui aura 2 ans 1/2. Les billets d'avion sont déjà en poche (très bon prix d'ailleurs). Il est temps de m'atteler aux préparatifs. J'ai un itinéraire à vous présenter et quelques questions en tête.

Les règles du jeu sont cependant importantes : avec ma compagne nous sommes habitués à voyager à l'étranger en mode routard mais depuis que l'on a un enfant, ça modifie nos habitudes. Autrement dit, désormais nous bougeons moins vite, on essaie de rester minimum 2 nuits dans un endroit mais le mieux c'est de miser sur 3. On évite les trop longs trajets aussi (ceux qui prennent une journée complète). D'ailleurs les trajets se feront majoritairement en bus Viazul (que je compte réserver en avance). De plus, nous avons un budget relativement restreint. Enfin, l'idée est de mixer culture et plages.

Voici l'itinéraire que j'ai en tête : J1 - Arrivée La Havane J2 - La Havane J3 - La Havane J4 - Vinales J5 - Vinales J6 - Vinales (escapade à Cayo Levisa) J7 - Playa Larga J8 - Playa Larga J9 - Trinidad J10 - Trinidad J11 - Trinidad (escapade possible à Playa Ancon) J12 - Varadero J13 - Varadero J14 - La Havane J15 - La Havane J16 - Retour France

Ca vous semble cohérent et pertinent ? Je peux clairement tout modifier puisque je n'ai pas encore effectuer de réservations de logement.

Maintenant les questions : - J'aurai idéalement voulu que l'on se pose dans un cayo pour quelques jours mais j'ai vite déchanté en voyant le prix des hôtels balnéaires. Notre seule option c'est donc Varadero et ses casas particulares malgré son tourisme de masse. A moins que vous n'ayez un lieu méconnu, accessible et aussi paradisiaque (tant qu'à faire) ? - On arrive à la Havane le 24 juillet au soir. Le lendemain c'est férié ainsi que les 2 jours suivants. Je compte arriver avec une petite somme en euros sur moi. Cependant, les banques seront fermés. Comment faire pour le change ? Est-ce que je peux retirer facilement à La Havane à la place (carte Visa) ? Et la ville est elle vivante durant ces jours fériés ? Les bus Viazul circulent-ils ? - Pour les logements, j'aimerai réserver via airbnb pour éviter des déconvenues. Est ce que l'on y trouve essentiellement des casas particulares pour Cuba ? Est-ce que airbnb est fiable pour Cuba ?

Voilà. Tout est résumé. J'attends vos suggestions, vos idées et avis. Je n'hésiterai pas à à livrer un message final qui résumera l'ensemble pour mieux aider les futurs voyageurs avec enfants sur Cuba.

Merci.
Retour de croisière Oceania Venise - Rome English translation pending
by Cathielescot · 2017-10-09 · 98 replies
Retour croisière oceania Venise-Rome et première impression : Marre du homard….mais tout le reste était très bien 😄. Première croisière oceania et dorénavant je vais faire partie des Oceania girls (voir discussion précédente de notre amie Sylvie). Catherine puis Sylvie ayant déjà fait deux carnets très complets sur cette compagnie et le paquebot Riviera ou le Nautica, son jumeau, je ferai donc un compte-rendu moins exhaustif mais j’aborderai les escales, qui sont parfois originales et j’insisterai sur mon ressenti, qui est bien entendu, tout personnel, voilà qui est dit. Nous sommes arrivés à Venise la veille, on ne sait jamais, valise perdue, grèves d’avions et puis Venise on ne s’en lasse pas. On avait pris un hôtel près de la piazza Roma, terminus des bus pour l’aéroport, et où on peut prendre le people mover qui pour 1€50 nous emmène au « Cruise port ».

Enfin et surtout c’est le terminus des vaporettos ligne 1 et 2 qui desservent le grand canal. C’est notre manège à nous. Presqu’une heure à l’aller, la même chose pour le retour plus les arrêts où on va se perdre dans les ruelles ou dans la foule de la place Saint Marc. Ahhh le bonheur vous dis-je. Avant, le départ de Venise (nous l’avons fait 3 fois) était un plus, maintenant je culpabilise, une conscience écologique est née 😐 je traque la vague que laisse le navire, je suppute les mouvements générés en profondeur…je partirais bien d’ailleurs moi. D’un autre côté, le navire va tellement doucement que je ne vois aucune vague, enfin çà je l’ai scruté lors de tous les départs, mais pas de Venise, car nous avons largué les amarres à 23 heures, et à cette heure-là, fin septembre il fait NOIR. J’étais toute triste pour tous ceux qui n’ont jamais connu ce départ, mais pour ceux qui additionnent deux circuits, nous en avons rencontrés, le bateau était arrivé la veille et ils ont pu rester deux jours dans cette magnifique ville. Le grand canal le soir désert et féérique



Embouteillages...



Activités de jour



Biennale oblige

C’est une croisière de neuf jours allant de Venise à Rome en passant par Koper, Ravenne, Zadar, Kotor, Corfou, La Valette, Catane, Naples, Rome (enfin Civitavecchia). Avec mon mari nous connaissions bien Venise, Rome et Naples. Ravenne étant une des rares villes italiennes que nous ne connaissions pas encore, quant à Koper, Zadar et Kotor on rangeait ces villes en Croatie, ignorants que nous étions, il était donc temps que nous allions les découvrir… Je commencerai tout de suite par le prix, 2500€ par personnes pour une cabine balcon (pas concierge) avec : les pourboires inclus, toutes les boissons sans alcool (eaux, sodas cafés…) en illimité sur le navire et en cabine, 3 excursions pour nous deux, 150 $ de crédit boutique et 100 $ au Spa (achat produit, je n’apprécie pas les soins. et enfin internet en illimité. Ce prix, promotionnel bien entendu m’a paru très honnête pour la qualité des prestations. On a juste dépensé 20 euros supplémentaires. Pourquoi Oceania ?parce que j’avais lu le CR de Sylvie qui avait été invitée à découvrir le Riviera. Or, nous avons fait ces dernières années 7 croisières Costa et lors de la dernière, les fjords, si nous avons naturellement apprécié les paysages magnifiques, nous voulions changer, quel que soit le bateau, toujours la même cabine, le même cérémonial au restaurant pour manger de plus en plus mal. Le matin les viennoiseries immangeables, le midi c’est bienvenus chez Flunch, le soir, auparavant ce n’était pas mal, mais avec la nouvelle carte j’ai rendu mon plat quasi intact deux fois, deux fois de trop…(Là je sens que je vais me faire plein d’ennemis…) et puis avec les boissons en illimité j’ai constaté des comportements, heu…je dirais… inappropriés. En Juin nous avions essayé Le voilier Club med 2 (pour 4 jours) et on a adoré (CR sur VF) Très bonne cuisine, bonne convivialité mais pour 7 ou 9 jours de croisière le prix est aussi important voire plus… et les cabines n’ont pas de balcon et quand on est habitué, çà manque…
Hôtel et climat sur la Costa del Sol en mars English translation pending
by Michou72 · 2017-10-01 · 7 replies
On aimerait aller passer un mois sur la Costa Del Sol pour relaxer, visiter avec les transports locaux. Quel est le meilleur hôtel et aussi me renseigner sur la météo durant le mois de mars. Merçi de vos conseils à l'avance
Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest English translation pending
by Zazabenji · 2017-09-09 · 144 replies
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" ! Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble. Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure. Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.

Pour planter le décor :

3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels

Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.

Bonne lecture, bon voyage !

vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO

Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !



Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...



Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.

Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...



C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.



Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.

Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Lieu de séjour en Andalousie English translation pending
by Rico49480 · 2017-08-24 · 9 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un couple aimant la randonnée et les beaux paysages, nous partons du 07 au 21 octobre en Andalousie. Atterrissage à Malaga et location de voiture pour la durée du séjour. Par contre je suis très indécis pour le logement... Nous ne sommes pas des mangeurs de kilomètres donc l'idée serait deux voire trois villégiatures dans un triangle Marbella, Alméria, Cordoba + Ronda. Nous reviendrons une autre année pour Séville.

Quelqu'un peut-il m'aider à trouver des lieux sympas de villégiatures ainsi que des randonnées à faire dans le périmètre indiqué?

Merci d'avance
La Basse-Californie en février avec 2 ados - compte rendu d'un voyage très nature English translation pending
by Saladnicoise · 2017-05-30 · 8 replies
Bonjour

Je trouve enfin le temps de rédiger un compte rendu de nos vacances en Basse Californie en février de cette année. Cette destination étant relativement peu abordée dans les forums francophones, je voulais apporter ma pierre pour faire découvrir cette région très différente du Yucatan.

Petite présentation : nous sommes 4 dont 2 ados de 15 ans de 12 ans. Nous habitons la côte Est des USA et en ce qui concerne le Mexique, nous sommes plutôt des habitués du Yucatan pour des raisons de temps de transport et de coûts aériens (4 voyages). Mais ayant découvert la Basse Californie à travers les photos d'une amie je n'ai eu aucun problème à convaincre le reste de la famille de changer de côte. Quelques indications :

-Pourquoi Février? Parce que après avoir contacté plusieurs prestataires sur place, il s'avère que c'est la meilleure période pour observer et nager avec les requins baleines. En avril elles sont déjà reparties et l'été elles sont plutôt du côté du Yucatan. Inconvenient : l'eau est plus fraîche et la combinaison short est bien appréciée.😄 mais les baleines sont au rendez vous

- Quel itinéraire ? Compte tenu de la durée des vacances d'hiver (1 semaine), il a fallu se contenter du Sud au Sud de la Basse Californie😇. Nous avions privilégié : 5 nuits à La Paz en logement airbnb et 1 nuit à l'hôtel One La Paz 1 nuit à Puerto Lopez Mateo : hôtel Villa Isabel (très simple) 2 nuits à San Lucas Del Cabo : Bed and Breakfast - hôtel Bungalows 1 nuit à San José Del Cabo : Best Western aeropuerto pratique car on devait être à 7h du matin à l'aéroport.

- Quelle voiture ? Nous avons préféré louer un 4*4 mais honnêtement vu ce qu'on a fait une voiture "classique" aurait suffit.

- Quelles activités? Nous avions réservé depuis la maison : - une demi journée pour nager (masque et tubas) avec les requins baleines. Nous avons choisis La Paz Vip Tour compte tenu des bons avis sur Trip Advisor et du fait que la guide (et directrice de l'agence) soit francophone. Super pro, très sympa et plongées toute en confiances. Nous étions 6 sur le bateau et chacun a pu faire 3 plongées. Elle vous envoie le film fait avec sa Go Pro. Elle a su mettre notre fille de 12 ans en confiance qui était très impressionnée à l'idée de plonger avec ses gentils géants. Sur le trajet on a vu un banc de dauphins qui nous a suivi et a joué avec le bateau pendant un petit moment. Le trajet pour se rendre sur le site est rapide et se fait à l'abris des remous de la mer. De retour au port je vous conseille d'aller manger des fish tacos au bar juste en face de la marina : authentique, délicieux et pas cher. Et la terrasse est charmante😎

- Une journée complète pour découvrir Isla Espiritu Santo. Anna ne faisant pas cette sortie nous avons réservé, sur ces conseils, avec Red Travel Mexico. là aussi rien à dire. Super agence. Pas facile à trouver ( mais juste derrière le Malécon). Petit bateau et petit groupe (nous étions 8). Le trajet est beaucoup plus long, la mer peut être agitée (fragile du dos s'abstenir : dans ce cas se placer dans le fond du bateau : moins de chocs) mais quelles merveilles. Au programme plongée avec les otaries, snorkeling, pique nique sur une plage de rêve et balade pour découvrir la géologie de l'île.



- Une demi journée à la découverte des baleines grises sur le Pacifique. En fait il y a 2 endroits en BC où elles viennent mettre bas et nourrir leurs petits. L'un plus au nord et l'autre est la baie de Magdalena. Pour ce faire, on a logé à Puerto San Carlos dans l'hôtel recommandé par le prestataire qui allait organiser la visite le lendemain. Ce village est vraiment au bout du monde assez pauvre mais on ne sait jamais senti en insécurité. La route est longuette depuis la Paz et les paysages n'ont rien d'extraordinaires. Le village en lui même n'a pas trop d'intérêt ... Nous avions choisi Magdalena Tour suite aux avis dithyrambiques sur Trip. Mouai... Autant le contact pour la reservation a été super, autant le tour soulève quelques questions quand à la sécurité. Je m'explique : c'est une excursion à reserver aux jours de mer calme. Lorsque celle ci est agitée, même le lagon devient dangereux. Et on embarque des paquets d'eau dans notre "frêle esquif". De plus les chances de voir les baleines et leurs petits y sont moindres.... On les repère moins bien avec les vagues. Autre points négatifs, la présence de très nombreuses embarcations au même endroit et le manque de respect de certains capitaines qui n'hésitent pas à jouer les parasites dés que l'un des bateaux repère une baleine. Du coup c'était la ruée sur les moindres baleines et, ce qu'on nous a vendu comme une rencontre "privilégiée" avec les baleines, tenait plus du Marineland que de l'expérience authentique. Notre capitaine a essayé de rester plus longtemps après que les autres bateaux soient partis, mais la mer étant de plus en plus agitée, il a préféré rentrer. Lui aussi a été écoeuré par le comportement de certains. Cela a gâché en grande partie l'excursion... mais par temps calme, ça doit être magique car le lagon étant très grand et les baleines bien visibles. Les bateaux peuvent mieux se répartir sur le site😕. A leur décharge, le responsable de l'agence nous a proposé, la veille, d'annuler la sortie et de nous rebooker sur un autre jour. Mais comme on repartait le jour de l'excursion, et que l'on avait fait toute cette route, autant amortir le voyage. En plus la météo annonçait du vent aussi pour les jours suivants. Donc si vous prévoyez cette excursion ayez tout ça en tête. Ce que l'on a visité par nous même : -Playa Balandra qui rivalise de beauté avec Isla Espiritu

-Canyon de la Zorra où à la fin d'une courte rando on accède à une cascade avec une vasque pour se baigner. L'endroit est juste idyllique. C'est une piste pour y aller, donc rouler doucement. Et depuis la route on a superbe vue sur une très belle oasis. - Plage et village Los Barrillos : superbe endroit pour le kite surf et le windsurf. Le village est bien sympa avec une rue principale en terre et plein de petits bars, restaurants et boutiques artisanales de chaque côté. Si on aime la glisse y passer quelques jours doit être très agréables. - Todos Santos : classé plus beau village du Mexique, heuu.... je n'en ai pas vu tant que ça mais bon c'est un peu le Saint Paul de Vence local. Par contre la plage est déserte, magnifique mais non baignades compte tenu des rouleaux. Il faut faire un peu de piste pour y accéder. - El Arco (et les plages de l'Amour et du Divorce 😇 : l'une est protégée et l'autre très agitée mais le plus rigolo est qu'elles sont au même endroit mais l'une est dans la mer de Cortez et l'autre fait face au pacifique. Elles ne sont accessibles que par bateau. Pas d'inquiétude vous trouvez sans soucis des rabatteurs sur les quais de la Marina qui pour $10/p vous emmène voir l'Arche et vous dépose sur la plage. Vous convenez d'une heure de retour et le bateau vient vous rechercher . - Les villages de Cabo San Lucas (à éviter) et San José del Cabo absolument charmant.

- Quel ressenti ? Nous n'avons pas été déçu. L'aventure était au rendez vous. Un vrai Safari marin!!. Les habitants adorables (mais ça on le savait déjà 😛) et une région beaucoup moins touristique que le Yucatan dés qu'on sort de la conurbation Cabo San Lucas - San José del Cabo. Nous avons particulièrement détesté Cabo San Lucas. L'hôtel était très bien mais le centre ville est un petit Cancun ou Saint Tropez (sans le charme de ce petit port). Si vous hésitez entre Cabo San Lucas et San Jose Del Cabo privilégiez absolument San Jose Del cabo . On y mange très bien et le centre est très pittoresque et bien plus sympa que Todos Santos.

Enfin petite remarque si vous transitez par Mexico City il y a un lounge ouvert à tous à l'étage du T2. Comptez $35/p mais on y est bien installé, on a acier au wifi et on y mange pas trop mal (bouchées salées, sucrées, vrai café expresso.....). Nos 5h d'escales sont passées comme une lettre à la poste.

Conclusion : si c'était à refaire je choisirai d'aller jusqu'à Loretto au lieu de passer 2 nuits à Cabo San Lucas. Et du coup compte tenu des distances avec une arrivée et un départ de San José San José - La Paz (1 nuit) - Loretto (2 nuit) - Bahia Magdalena (1 nuit) - La Paz (4 nuits) et San Jose pour le vol retour (donc 1 nuit à l'aéroport en fonction de l'avion du retour).

Si vous avez des questions n'hésitez pas.
Quelles villes visiter en Espagne English translation pending
by Ettedo · 2017-02-24 · 7 replies
Je veux visiter l'Espagne dernière de septembre et première octobre 2017. Je veux absolument aller à Barcelone. Quelles autres villes d'Espagne me suggérez-vous?
Madrid - Séville - Cordoue - Grenade English translation pending
by CaroletDavid · 2017-01-30 · 12 replies
Bonjour, Je suis sur le point de prendre mes billets pour l'Espagne : départ le 09 avril (Paris / Madrid) et retour le 24 avril (Malaga / Paris). A la base, je comptais uniquement visiter l'Andalousie en faisant un Paris / Malaga aller - retour ou un Paris / Séville aller - retour mais les billets sont bien plus chers. Deux semaines sont-elles suffisantes pour visiter ces villes sans trop courir ? Merci d'avance !
Thaïlande: Petit retour d'une escapade au pays du sourire English translation pending
by SuisseChris · 2016-11-29 · 30 replies
Bonjour,

Quelques lignes sans prétention pour une escapade pas forcement dans les sentiers bien balisés du tourisme, mais juste quelques chemins de traverses, afin de découvrir des lieux peut-être moins connus du touriste lambda. Le but inavoué....être le seul farang à cet endroit là et à ce moment là. Cela a été parfois un succès, d'autre fois la pleine réussite d'un échec complet.

Merci aux participants de ce forum qui, par leurs conseils, m'ont aidé à préparer cette petite escapade.

Afin que vous puissiez situer mon expérience au PDS, j'y ai passé plus d'une centaine de jour lors de 6 voyages sur 3 ans.

Partons partons :

Petite astuce pour Suisses pas trop fauchés. J'avais pour habitude de prendre de l'economy chez Swiss, parce que c'était un vol sans escale et que notre compagnie nationale a plutôt bonne réputation.

En m'y prenant assez tôt, j'ai trouvé, pour le même prix, de la Premium Economy chez Lufthansa, au départ de Genève.

Mon avis et ça ne vaut pas plus que ça : La Premium Economy, c'est vraiment bien. J'ai embarqué pour un premier vol GVA - Frankfurt. C'est un peu le bus à l'heure de la sortie des bureaux. Court vol dans les turbulences d'un jour perturbé. Je n'avais jamais vécu de turbulences...je ne suis pas fan du tout. Ensuite un 747 Frankfurt - BKK : La premium éco offre vraiment une largeur de siège et un espace appréciable. Pour moi, c'est un vrai plus. Mais ce n'est que mon avis.

J'ai été surpris par la taille de l'aéroport de Frankfurt. C'est vraiment très grand. Prévoyez assez de temps (min 1h30) pour avoir le temps de changer d'avion. Tout est bien organisé, indiqué, c'est juste que c'est très grand, alors ça prend un peu de temps.

Bangkok : La mort du Roi, le deuil national...je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Voici ce que j'ai constaté : Il est des réalités économiques qui font que les Thaïs ont adaptés le deuil à ces réalités. 90% des endroits touristiques étaient ouverts et presque tout fonctionnait normalement. Par contre, beaucoup de monde portait du noir ou du blanc, peu de couleur. J'avais un ruban noir accroché à mes habits, cette marque de respect a été appréciée, j'ai pu le constater à plusieurs reprises.

Je suis allé voir le marché aux fleurs : Sympa et ça bosse fort. C'est un des rares endroits où j'ai vu des hommes, tirer ou pousser des "diables" avec une corbeille afin de livrer ou apporter des fleurs, et bosser vraiment. Ça court par-ci par-là, a une allure loin d'être modérée. Quand j'ai fait remarquer à la Thaï qui était avec moi que c'est la première fois que je voyais des hommes Thaïs bosser aussi fort, elle a eu un petit sourire malicieux et m'a dit qu'elle ne pensait pas qu'ils étaient Thaïs...

Université Thaï : Désolé, je ne me souviens plus du nom. C'est pas loin du marché aux fleurs. C'était sympa de pouvoir observer les étudiants durant la pause déjeuner. Pas mal de similitude avec les étudiants de mon pays. Des différences aussi. C'est peut-être là que j'ai vu le moins le différence entre les Thaïs et nous. Mais bon, je n'ai vu que la pause déjeuner.

Chao Phraya : Artère fluviale de la capitale. Je ne savais pas me déplacer en bateau, lequel prendre, où est-ce qu'il se rend, comment le prendre. J'ai appris et c'était très sympa. C'est vraiment un moyen de transport génial, et ce, pour plusieurs raisons : Il y a toujours quelque chose à voir que cela soit d'un côté ou d'un autre. Il fait pas trop chaud puisque le bateau amène de l'air. On est avec les Thaïs. J'ai beaucoup aimé. Il faut repérer la couleurs du fanion du bateau (orange, vert, bleu) pour savoir dans lequel monter et on est prié de se dépêcher, ça traine pas. Il y a aussi des petites navettes qui vous font traverser le fleuve pour quelques bhats. Par contre, il faut avoir un plan et le sens de l'orientation. Toutes les destinations sont annoncées par une personne avec un "geulophone", mais en Thaïs uniquement. A vous de savoir où vous êtes et où vous voulez aller. Prendre le billet sur le bateau est parfois moins cher. Certaines fois on le prend avant de monter, d'autres fois au débarquement.

Je ne sais pas pourquoi, mais les Thaïs m'aiment bien. A plusieurs reprises ils m'ont donné des conseils vraiment top.

Un soir, vers les 18h, je cherchais une pédicure. Au PDS, il faut demander chez les coiffeurs, parfois ils le font, parfois pas. Cette fois-ci, la coiffeuse ne le faisait pas. Mais elle connait une coiffeuse dans la soi d'à côté qui le fait très bien selon elle. Elle me fait signe de la suivre, on rentre dans une petite soi, plus thaïs que ça, tu meurs et elle me montre l'enseigne. Bon....quand il faut y aller, faut y aller....j'ai pris mes trois mots de Thaïs et mon sourire et j'y suis allé. J'entre...une femme sur un fauteuil attend avec une pommade et du papier alu dans les cheveux, une autre sur le sofa donne à manger à son petit bébé. Ça papote comme seule les femmes savent le faire, moi j'attends la femme dans le fauteuil dit une phrase dont le seul mot que j'ai compris est "farang". La tête de la patronne sort de l'arrière boutique pour voir la "curiosité" qui est arrivée dans son salon. Je souris et dit bonjour en Thaï. Elle arrive, petit bout de femme, la quarantaine, énergique. Je suppose qu'elle m'a demandé ce que je voulais....alors j'ai montré mes pieds et les gestes qui font comprendre que je cherche une pédicure. Tout le monde commente mes gestes, la patronne me désigne le sofa. Je me pose à côté de la dame qui donne à manger à son enfant et j'attends. la patronne est partie dans la rue Quelques secondes, peut-être une minutes plus tard elle revient avec une Thaï jeune qui parle assez bien anglais. Je lui explique que je cherche une pédicure mais que je n'ai pas beaucoup de temps. 30 minutes plus tard, je ressortis avec des pieds parfaitement ripolinés, poncé, soignés et tout ça pour 100 bahts. Tout le temps que cela a duré, la jeune fille est restée pour traduire les questions des femmes du salon et répondre aux miennes. J'ai beaucoup aimé ce moment dans ce salon familiale. Petit moment de vie avec des Thaïs et moi.....le seul farang dans le salon et probablement dans la soi.

Cha Am : Bangkok, c'est sympa, mais question silence, quiétude, et pureté de l'air, c'est quand même pas tout à fait ça. Donc départ pour Cha Am. Cha Am est une petite station balnéaire fréquentée principalement par des Thaïs le week-end. On y trouve aussi quelques touristes, mais pas trop, c'est plutôt tranquille. A force d'y aller, j'ai fini par y avoir quelques connaissances...la old mama des massages, que j'ai retrouvé avec grand plaisir. Elle travaillait dans un salon avec une associée, maintenant elle a ouvert son propre salon depuis quelques mois. C'est vraiment une personne avec le coeur sur la main. A Cha Am, on pense qu'il n'y a rien à faire et....c'est vrai dans un certain sens. Il n'y pas d'activité touristique en dehors de la plage. Par contre, il y a toujours quelque chose à voir ou à faire : Le marché de nuit du mercredi soir, rassemblant toute la population locale ainsi que tous les moustiques du coin. J'ai acheté une montre pour 150 bhats, un fer à lisser les cheveux pour 900 bhats. J'y ai mangé des trucs super bon. Une sympathique soirée.

Petit moment de vie : Je fais un tour en motobike pour explorer la région, les rizières encore vertes, plus pour très longtemps. Les vaches à grandes oreilles qui me font penser à Jar Jar bin de la guerre des étoiles. Je traverse un petit village et je remarque des espèces de chaudron devant chaque maison. Je me dis que ça doit être le village des chaudronniers. J'arrive la croisée du centre du village, il y a une mama qui a un stand de nourriture à l'ombre d'un grand arbre. Je m'arrête pour voir si je peux trouver quelque chose à boire, il fait chaud et soif. En fait, en dehors de la vendeuse, il y a deux autres très vielles dames, la plus vieille à 92 ans. Je bois mon thé glacé vert. La copine avec laquelle je suis traduit pour moi et pour les dames. J'apprends 2 ou 3 trucs sur la vie du village. Et voilà que la dame qui vend les boissons et la nourriture arrive avec un bol et me le tend. Je demande à la copine si elle a commandé quelque chose, elle me dit que non, que c'est la vendeuse qui veut que je goute sa cuisine. Cuisine 100% Isan ! Tsssss.....je sais pas pour vous, mais moi, la cuisine de l'Isan, je ne suis pas trop fan. Dans le bol, il y a un jus, disons un bouillon, une patte de poulet, 2 demis oeufs cuit dur, bruns foncés - gris, plus quelques légumes que je n'arrive pas à identifier. C'est pas mauvais mauvais, mais c'est un peu...quelconque. Pis moi, les pattes de poulet...c'est pas trop mon truc. Attention, je dis bien patte et pas cuisse. Intrigué par les chaudrons, je suis allé voir de plus près....en fait ce ne sont pas des chaudrons, ce sont les poubelles et c'est fait à partir de pneus. J'ai bien rigolé en constatant mon erreur.

La suite arrive bientôt....
Cuba - Novembre 2016 English translation pending
by Nancy · 2016-11-20 · 37 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Cuba s’ouvre. Tant mieux … Pour autant, nous avons eu envie de découvrir ce pays avant qu’il ne soit envahi. 2 semaines, c’est court. Nous avons opté pour un circuit classique, sans précipitation, en préférant écarter certains lieux (Pinar del Rio, la Baie des Cochons, Santa Clara, les plages …) pour prendre plus notre temps dans ceux choisis.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 29 Octobre – Vol Air France : Paris CDG / La Havane - Arrivée du vol à 20h25 – 3 nuits à La Havane Dim – La Havane Lun – La Havane Mar – Taxi collectif (20$/p) pour Viñales – 2 nuits à Viñales Mer – La vallée des mogotes à cheval Jeu – Bus Transtur (32$/p) pour Cienfuegos – 3 nuits à Cienfuegos Ven – Laguna Guanaroca – Jardin botanique (taxi 25$) Sam – Cascade El Nicho (taxi 40$) Dim – Bus Viazul (6$/p) pour Trinidad – 4 nuits à Trinidad Lun – Playa Ancón en vélo Mar – Valle de Los Ingenios (par agence Paradiso 20$/p) Mer – Balade à cheval et baignade en cascade Jeu – Taxi collectif (25$/p) pour La Havane – 2 nuits à La Havane Ven – La Havane Sam 12 Novembre – Vol Air France : La Havane/Paris – Départ à 23h40

BUDGET : Cours du CUC ($) : 1 € = 1,05 $ environ

Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France : 1 154 €/p l’A/R Carte touristique : 27 €/p Réservation des 3 premières nuits à la Havane via Airbnb : 109 €

Dépenses sur place : Cash : 2 049 $ dont 300 $ retirés à l’ATM de l’aéroport (pour éviter la très longue queue à la cadeca) et 1749 $ via 2 opérations de change d’Euros en cadeca à La Havane et Cienfuegos. Je donne quelques détails sur les cadeca à la fin de mon document. Aucun paiement en CB.

Budget total tout compris : environ 4 300 € (hors achats perso) Nous avons été très sages sur l’hébergement, toutes les nuits en casa (35 $ à La Havane, 25 ailleurs) et sur le transport (bus ou taxi collectif). Nous l’avons été beaucoup moins sur les restaurants et les apéritifs … Donc, ce budget global n’est vraiment pas significatif, attachez-vous seulement aux prix détaillés.

CARTE TOURISTIQUE : Achetées sur Internet auprès de Novelacuba.com www.novelacuba.com/fr Pas besoin d’envoyer le passeport, ils envoient la carte vierge, à chacun de la remplir (sans rature !) Simple, rapide, efficace. 1€ pour les frais de port.

GUIDES : Guide Lonely Planet Guide du Routard – Ed 2017 Très complémentaires.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Air France. Vols directs. 1 154€ l’A/R. Gloups ! On paie le temps qu’on gagne …

L’aéroport de La Havane est tout petit. Néanmoins, la livraison des bagages et la sortie prennent beaucoup de temps. D’autant qu’il faut récupérer de l’argent : soit à l’ATM (au 1er étage) soit à la casa de cambio (cadeca), tout de suite à gauche, dehors, dès la sortie du hall des arrivées. Devant la queue à la cadeca (il y en avait pour plus d’une heure d’attente), nous avons opté pour l’ATM. Tant pis … Nous avons perdu 6$ pour 300$ retirés. Pas négligeable … Les taxis jaunes, officiels, attendent au même endroit, près de la cadeca. 25$ pour rejoindre Habana Vieja. Simple et sans embrouille. ½ heure pour rejoindre Habana Vieja. Pas d’embouteillage. Idem pour le retour : ½ heure et 25$.

2 – Coco taxi De la Plaza de la Revolución à Plaza de Armas via le Malecón : 18,50$ (taximètre) ! Pittoresque mais trop cher !

3 – Taxi urbain - Du cimetière (Vedado) à l’embarcadère Santa Clara (Habana Vieja). Vieille guimbarde hélée dans la rue. Il nous a demandé 5$, on n’a pas discuté. - De la casa (Habana Vieja) à l’aéroport, 25$. Pas de bouchon - ½ heure. Réservé par notre hôte.

4 – Taxi collectif Utilisé 2 fois. Que c’est pratique ! - La Havane-Viñales : 20$/p (12$ par le bus). 2 heures ½ - Trinidad-La Havane : 25$/p (même prix que le bus). 4 heures L’intérêt c’est d’être pris à la casa et déposés à la casa. Pas de taxi à prévoir en plus. Et c’est plus rapide. Réservé tout simplement en demandant à l’hôte de la casa la veille.

5 – Bus - Viñales–Cienfuegos - Bus Transtur -32$ - Réservé auprès de l’agence Cubanacan l’avant-veille - Cienfuegos–Trinidad - Bus Viazul - 6$ - Réservé auprès du bureau Viazul l’avant-veille Attention, même en achetant les tickets directement au comptoir Viazul, il faut les échanger au moment du départ, auprès du même comptoir, contre un “boarding-pass”. Donc, 2 fois la queue … Cela dit, ça va vite. Prévoir d’arriver ½h avant l’heure de départ pour régler cette formalité.

6 – Bici taxi Puisque notre casa était réservée, nous avons échappé aux rabatteurs, nous étions attendus par un bici-taxi à l’arrivée des bus à Cienfuegos et à Trinidad. Pas d’embrouille. 5$ à Cienfuegos, 3 à Trinidad.

HEBERGEMENTS :

Nous avons opté pour un voyage en casa particular. Nous ne parlons pas espagnol. Ca s’est pourtant fait tout seul ! Je n’ai réservé que les 3 premières nuits à La Havane sur Airbnb (en anglais donc). Pour le reste, on s’est laissé porter par nos hôtes à qui on demandait de nous réserver l’étape suivante. Pratique courante, simple, efficace, aucune mauvaise surprise et aucune commission. Et ça nous a laissé la liberté d’organiser notre voyage petit à petit. Nos hôtes nous ont toujours offert leur aide pour toute la logistique : réserver un taxi collectif, un guide à cheval, un taxi privé, une casa à l’étape suivante, nous indiquer un bon restau ou l’agence Viazul … service gratuit. Et pour nous qui ne parlons pas Espagnol, quel bonheur !

10 jours avant le départ, j’ai réservé sur Airbnb les 3 premières nuits à la Havane. Plus beaucoup de choix, il restait une seule casa dans Habana Vieja. 109€ : 3X35€ + 4€ de frais.

Casa Amistad Habana Rolando y Valia Aguiar, 612 Habana Vieja

L’immeuble est très bien situé (à quelques pas de la Plaza Vieja). C’est le seul intérêt de cette casa … La chambre n’a aucun charme et le lit est abominable, un véritable trampoline. Je ne recommande pas.

Par contre, en fin de séjour, nous avons logé chez

Ana y Nelson Muralla, 314 Habana Vieja

Aussi bien située que la précédente. La literie, la chambre, la sdb, tout était irréprochable, l’accueil adorable, le petit dej mémorable. Même si c’est au 4ème étage (sans ascenseur) d’une espèce d’HLM sans aucun charme, je la recommande. Contact : irlenismayelin@nauta.cu 35$ la nuit – 5$ le petit dej

Nous avons payé les 3 autres casas 25$ la nuit + 4 ou 5$ le petit dej. Toutes avec A/C, ventilo et sdb privée. Toutes, tout à fait correctes mais aucune qui justifie ma recommandation. Chacune d’elles avait des petits inconvénients compensés par ses avantages …

Mon conseil : laissez-vous porter. Sans attentes, sans exigences. C’est tellement simple.

Nous n’avons mangé qu’un seul soir à la casa (10$/p). A Viñales. Pas trop notre truc. Pas notre truc du tout même. Nous préférions l’ambiance plus anonyme et plus festive des restaus en ville. Ca n’a jamais posé aucun problème. Cela dit, c’est bien plus cher … Par contre, nous avons pris tous nos petit dej en casa (4 ou 5$/p). Quitte à reprendre un café ensuite sur la Plaza Vieja, tellement jolie !

REPAS :

La gastronomie cubaine ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Trop peu de légumes à mon goût. Au mieux, un minuscule bout de potiron, 2 rondelles de tomate, 3 de concombre pour accompagner le sempiternel mélange riz blanc/haricots noirs. On a connu mieux … La langouste ne nous a pas transportés non plus … Par contre, les mojitos !.... Alors là !.... On s’en est gavé ! Celui du O’Reilly, 303 (Restau El del Frente au 1er étage) est mémorable ! Mais attention, on y laisse quelques neurones !

Le mojito varie entre 2 et 3,50 $ selon la classe, la renommée du restau. La bière (350ml) Cristal : 2$ L’eau plate (1,5l) : 1,5 $ dans les casas, 1$ en superette, 2$ dans les boutiques à touristes Au restau, ils ne servent souvent que des ½ bouteilles (75ml) pour 1,5 à 2$. Précisez “agua nacional” si vous ne voulez pas de l’eau importée bien plus chère. Plat : de 7$ à 15$

Quelques adresses :

A éviter :

Tous les petits restaus qui se sont installés dans l’impasse qui mène au très fameux restaurant Doña Eutimia (près de la Plaza de la Catedral). Ils profitent de la renommée du dit restaurant qui attirent nombre de touristes et qui, faute de réservation, repartent dépités et le ventre vide. Du coup, clientèle assez facile. On s’est fait prendre. Le menu annoncé à 12$ tout compris, s’est finalement transformé en 16$ (je ne sais toujours pas pourquoi) et la langouste était en caoutchouc. EVITEZ !

Grill Caribe En bord de mer, sur la route de Playa Ancón, Trinidad 23$/p la langouste Trop cher pour ce que c’est et mojito hyper dégueu (et on commençait à avoir une certaine expérience !)

Quelques coups de cœur :

El Olivo Salvador Cisneros, 89 Viñales Sublimissime paëlla aux fruits de mer. J’ai oublié de noter le prix … mais pas exorbitant, c’est sûr.

Doña Nora Calle 37 (Prado), 4219 Cienfuegos 25$ pour 2 avec mojitos, plats et bières

Sol y Son Simon Bolivar, 283 Trinidad Notre gros gros coup de cœur. Superbe restau très romantique, musique très très sympa, excellents plats Philippe a adoré le porc à la sauce café (11$), moi, je me suis régalée avec du filet de poisson au citron et épices (8$). De très loin, notre meilleur repas du voyage. Et la plus belle ambiance. Et prix très doux (mojito à 2,5$ et verre de vin à 5$). Notre seul regret : l’avoir découvert le dernier soir, on n’a pas pu y retourner !

Pasteleria Francesa Parque Central, 411 Centro Habana A 2 pas du Capitol, sur le Paseo de Marti (prado) Pâtisserie pour un en-cas. Du choix, un beau cadre, un superbe emplacement et des prix très modiques. On se cale pour moins de 2$.

Sans que ce soit un coup de cœur, le restau à gauche de l’Escorial sur la Plaza Vieja (à La Havane) sert de bons plats. 7,50$ le poulet à l’ananas et 14$ la langouste. Et puis, quel cadre ! Quant à l’Escorial voisin, grand choix de cafés chauds ou froids. Très sympa pour une pause ou pour un petit dej.

LA HAVANE : Drôle de ville. Est-ce une jolie ville ?... Elle l’a été, c’est certain et on sent, à travers les restaurations en cours, que tout est fait pour qu’elle retrouve son faste d’antan. En attendant, un escalier de marbre derrière une porte défoncée, une balustrade de balcon, les colonnes d’une façade, une grille en fer forgé, une peinture écaillée laissent encore deviner la beauté passée d’un immeuble aujourd’hui délabré. Certains bâtiments restaurés sont de toute beauté. Le théâtre par exemple. Le capitole et la gare sont en plein travaux très prometteurs. Donc certes, la ville est, tout au moins par endroits, très délabrée. Elle n’en est pas moins attachante. Les belles voitures américaines participent à ce charme : Oldsmobile, Buick, Pontiac … aux couleurs improbables ! Elles promènent des touristes tout sourire heureux de réaliser un rêve. Et puis, la musique. Omniprésente. Dans chaque restaurant, chaque café, une guitare, des maracas, une contrebasse animent l’ambiance d’un air gai ou nostalgique. Pas de doute, La Havane a une âme.

Nous y avons passé 4½ jours. C’est largement sans être trop. Et puis, comme dit plus haut, c’est aussi une ambiance et il est bon (et facile) de s’en imprégner en se posant à une terrasse protégée du soleil par de magnifiques arcades.

Dans Habana Vieja, les 4 places (Plaza Vieja, Plaza de Armas, Plaza de San Fransisco, Plaza de la Catedral) sont magnifiques. A toute heure. On y vient, on y revient, on s’y pose. Un vrai bonheur que d’enchaîner ces 4 places par de magnifiques petites ruelles colorées.

Le Castillo de la Real Fuerza (3$) sur la plaza de Armas abrite un musée de la navigation avec une remarquable maquette commentée de la Santisima Trinidad.

Le museo de la Cuidad était fermé pendant notre séjour. Dommage.

On est un peu passé à côté du musée de la révolution (8$) qu’on a fait dès le premier jour de notre arrivée. On aurait dû le garder pour la fin de notre séjour, on aurait été plus perméables, plus avertis.

Le capitol est en restauration mais ses environs (Prado, théâtre, parcs, statue de José Marti, grands hôtels) justifient une visite. La pastelaria Francesa, coincée entre les magnifiques hôtels Inglaterra et Telegrafo, permet une pause agréable.

Pour les passionnés d’Histoire, le musée Napoléon (3$) dans Centro Habana est très riche. Le palais qui abrite la collection est magnifique et peut justifier à lui seul la visite. On est alors dans le quartier des universités. Nombreuses petites cafét locales où l’on mange pizza et jus naturel pour moins de 1$. Le jus de fruit est bon …

Parce que nous avions du temps, nous avons poussé à pied jusqu’au cimetière, Necróprolis Cristóbal Colón (5$). La longue balade à travers les petites rues de Habana Vieja, Habana Centro et Vedado nous a presque plus plu que le cimetière en lui-même. Retour à l’embarcadère Santa Clara en taxi (5$).

Nous avons traversé la baie pur rejoindre la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña en ferry (1$). Départ toutes les 15 min depuis l’embarcadère de Santa Clara (au bout de la calle Santa Clara, Habana Vieja). On paie au moment d’embarquer. 2 ferries sont à quai, demandez bien lequel va à Casablanca. La traversée prend 10 minutes. Les ferries fonctionnent jusque tard (minuit si j’ai bien compris …vérifiez quand même). Facile, rapide et tellement plus sympa que le tunnel en taxi. Arrivés de l’autre côté, prendre la route qui grimpe (face à la sortie du débarcadère) vers le Christ, puis poursuivre vers la Fortaleza. On longe toute l’artillerie de l’armée cubaine, fièrement exhibée, ainsi que des restes d’avion US abattus. Nous avons préféré visiter la forteresse initiale, tout au bout de la pointe : Castillo de Los Tres Reyes Magos del Morro (6$) et y attendre le coucher de soleil. Cette longue balade à pied est facile, sans ambiguït�� même sans carte.

Incontournable : la plaza de la Revolución.

Depuis la plaza de la Revolución, nous avons rejoint la plaza de Armas en coco-taxi (18,5$ - trop cher) via le Malecón. En effet, il est long et peu ombragé, difficile à faire à pied.

Habana Vieja et Centro Habana ont été nos quartiers préférés.

VIÑALES : C’est à cheval que nous avons découvert cette extraordinaire région. Excursion réservée avec l’aide de notre hôte. Rendez-vous pris pour le lendemain à 9h. Tarif : 5$/p et /heure. Durée prévue : entre 4 et 5 heures. L’excursion durera plus de 4 heures, dans la vallée entourée par ces fameuses mogotes. Paysage incroyable. Quelques pauses pour découvrir la culture du café, visiter une grotte et comprendre la confection des cigares. Les chevaux sont très nombreux dans la région, la visite à cheval étant très prisée par tous, cavaliers ou néophytes. Pas d’amalgame de groupes et c’est tant mieux. Chaque petit groupe a son guide et chaque guide essaie de personnaliser l’itinéraire pour éviter les troupeaux. Les chevaux sont en bonne santé et bien traités. Nous sommes cavaliers donc très attentifs à cela. L’équipement (selle western) est de très bonne qualité et permet même de monter en short. Roberto, notre guide, n’a quasiment pas cessé de nous apporter des informations (dans un bon anglais) tout le temps où nous étions à cheval. Il restait derrière nous 2, nous laissant le choix des allures. Le terrain, très souple, nous a permis quelques petits galops. Les trots, beaucoup plus longs, nous ont donné l’occasion de monter comme les Cubains, assis. Le confort de la salle western et du cheval le permettait. Ainsi, que vous soyez ou non cavalier, vous vous ferez plaisir.

Si vous réservez par vous-même, les plus jolies casas et les mieux situées sont celles de la calle Adela Azcuy norte.

CIENFUEGOS : Jolie ville coloniale quelque peu oubliée des touristes. Tant mieux. L’ambiance est y paisible, le parque José Marti un havre de paix, surtout à la nuit tombée. Ne manquez pas la visite intérieure du théâtre (2$). Très particulier. Je n’en dis pas plus. Nous avons tellement aimé cette ville que nous avons prolongé notre séjour d’une journée.

Nous avons loué les services d’un taxi pour aller à la Laguna Guanaroca et au Jardin botanique. Taxi réservé comme toujours par notre hôte. Sans limite de durée. 25$ pour nous 2.

La laguna Guanaroca propose une excursion en barque sur une lagune pour s’approcher au plus près de colonies de flamants roses (3 groupes d’une quinzaine). On finit les pieds dans l’eau. Expérience unique. La lagune est entourée d’une belle mangrove et on a rarement l’occasion d’approcher d’aussi près des flamants (hors zoo). L’entrée est de 10$ et l’excursion dure 2 heures.

Le jardin botanique (2,5$) pourrait être plus intéressant s’il disposait d’un plan ou tout au moins des noms sur les arbres. Ca reste tout de même une belle balade au milieu d’une végétation tropicale. Mais un peu stérile.

Le lendemain, nous avons décidé d’aller (toujours en taxi) à la cascade d’El Nicho. Même principe. Sans limite de durée. 40$ pour nous 2. L’entrée à la cascade est payante, 10$/p. Et normalement, il faut présenter un passeport. On avait oublié, ça n’a pas vraiment posé de problème. Un sentier en boucle mène à une superbe cascade (10 min depuis le parking). Un peu plus loin, un bassin permet une baignade très rafraichissante (sans être froide) dans un décor idyllique ! Attention, peu de place autour du bassin pour se changer, se reposer et sécher après la baignade. Il faut y arriver tôt pour en profiter pleinement. Nous y étions vers 10h (départ de la casa à 8h30), nous étions 4, un vrai bonheur. A 11h, c’était bondé. La boucle mène ensuite à un panorama magnifique sur le massif de l’Escambray. Nous étions de retour au parking de la cascade à 11h45 et de retour à Cienfuegos à 13h. Une de nos plus belles journées. Mais, je le répète, arrivez tôt.

TRINIDAD : La Boca et Playa Ancón : balade à faire en vélo ! Aucune carte n’est nécessaire. Nous avons loué des vélos chez Hermanos Seijas, Maceo, 417B. 5$/p/j. En guise de caution, le loueur nous demande juste l’adresse de notre casa. Les vélos sont en bon état. Le loueur nous indique le chemin à suivre. Evidemment, il sait bien où on veut aller, Trinidad et ses pavés inégaux ne se prête absolument pas à une visite en vélo. Donc, si on loue, c’est pour aller à la playa. Nous voici donc en route vers La Boca. Route vallonnée, facile, calme et joli paysage de champs et de collines. On arrive bien vite à La Boca, petit village de pêcheurs qui, après Trinidad, semble un peu endormi. Nous longeons ensuite la côte pour arriver jusque Playa Ancón. Superbe côte. Superbe mer aux multiples bleus … Playa Ancón est une grande plage de sable blond, belle, propre, aménagée. Du monde mais on est bien loin de la Côte d’Azur en été ! Pour notre part, nous préférons rebrousser chemin et poser nos vélos auprès de Grill Caribe. Un petit restau au bord d’une petite crique plus tranquille, plus à notre goût. Je ne conseille pas d’y manger encore moins d’y boire un mojito … Mais pourquoi pas une bière ou un soda. La mer est transparente et invite à la baignade. Retour à Trinidad par Casilda. C’est assez plat. Cela dit, si c’était à refaire, je rentrerai par La Boca. Les paysages de campagne y sont bien plus beaux. C’est une ½ journée facile et sympa si tant est que les vélos soient corrects. C’était notre cas. Nous avons croisé des touristes qui avaient loué leurs vélos à leur casa … ce n’était pas la même chanson … Le temps consacré à cette excursion dépend de votre goût pour la plage et pour la baignade en mer.

La Valle de los Ingenios : nous avons réservé une excursion auprès de Paradiso. 20$/p. Tour de 3 heures en bus qui nous emmène au point de vue sur la vallée, à l’ancienne sucrerie de San Isidro, à la Manaca Iznaga et à une fabrique de poteries. Petit groupe et guide parlant anglais et français. Ca nous a semblé être un moyen simple et économique pour bénéficier des services d’un guide (indispensable ici pour bien comprendre le fonctionnement de l’ancienne sucrerie). Excursion bien menée, sans précipitation, maintenant, ça reste une excursion en groupe …

Balade à cheval vers une cascade : réservée directement dans la rue auprès d’un cowboy qui la proposait. Cubanacan propose la même chose, au même prix. 15$ la balade + 10$ d’entrée au parc. Je ne sais pas exactement où est cette cascade. Mais tous les chevaux s’y retrouvent ! La balade à cheval est sympa (moins qu’à Viñales quand même, plus courte et les chevaux sont plus cossards). La cascade est belle, le bassin bien profond (pour ceux qui aiment plonger) et les abords plus vastes qu’à El Nicho. Du monde mais ici, de la place, de l’ambiance, de la musique, un petit bar. Ca reste très agréable et on y passe volontiers une heure bien agréable. Cette balade occupe une bonne matinée (9h-13h).

Trinidad : surtout, sortez du centre très touristique, très joli mais très touristique. Le Lonely Planet propose une balade au Nord de la Plaza Mayor qui permet de découvrir un quartier plus populaire, plus calme, plus authentique. Beaucoup plus pauvre aussi. Nombreux sont les habitants réclamant du savon, du shampooing, un stylo. Les épiceries sont rares et vides. Emportez des petits savons, vous ferez des heureux. Nous avons également adoré la calle Santa Ana qui part de l’église Santa Ana (au Nord Est de la ville) et rejoint le centre. Magnifique alignement de maisons colorées.

SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous avons adapté notre voyage au fil de l’eau par rapport à nos prévisions. Ce fut très simple et très agréable. Nous avons choisi de prendre notre temps, heureux de pouvoir flâner. C’est une destination qui s’y prête. C’est un itinéraire qui ne conviendra qu’à ceux qui, comme nous, préfèrent les cascades aux plages. Il est tout à fait possible de serrer ce programme et, en supprimant 1 jour à La Havane, 1 jour à Trinidad voire 1 jour à Cienfuegos, on peut alors ajouter une étape balnéaire (les belles plages ne manquent pas) ou un saut à Santa Clara.

DIVERS : L’accueil : on a rarement eu affaire à un peuple plus courtois, serviable, chaleureux, respectueux. La langue : on baragouine l’espagnol, ne l’ayant jamais appris à l’école et l’ayant pratiqué seulement lors de nos voyages. Ca a suffi. Jamais personne ne m’a toisée avec une grimace de mépris devant mon charabia et j’ai toujours été comprise. On a même suivi une visite guidée avec une dame qui savait qu’on ne parlait pas sa langue. Elle a parlé lentement, en articulant et en accompagnant son discours de gestes. On a dû comprendre 80% de son exposé ! Par ailleurs, l’anglais est assez souvent bien parlé. La carte bancaire : une seule utilisation (qui coûte cher) à l’ATM de l’aéroport pour éviter la longue queue à la cadeca. On peut vraiment s’en passer. Emportez des Euros. Les cadeca (casa de cambio) : muni de votre passeport et d’un peu de patience, vous pourrez y changer vos Euros. Le taux est quasiment le même partout. Bien organisé et sûr. Toujours un peu de monde. L’habitude, en prenant la queue, est de demander qui est le dernier. Et vous aurez aussi à prévenir le prochain client que vous êtes le dernier. Ainsi, pas d’embrouille, pas de filou qui cherche à doubler, super pratique. Vous pourrez même quitter la queue. A Habana Vieja, cadeca au nord de la plaza de San Fransisco (de 8h30 à 20h du L au S, de 9h à 18h le D). J’y étais le dimanche vers 9h45, 20-25 minutes de queue. Vous pouvez en profiter pour aller acheter les timbres de vos cartes postales à la poste juste en face. Attention, à ce propos, certaines cartes postales sont vendues pré-timbrées. A Cienfuegos, cadeca dans l’avenue 56, entre les calles 33 et 35, beaucoup moins de touristes donc queue moins longue. J’ai dû attendre à peine 10 minutes. Le climat à cette époque : idéal Vêtements : on transpire beaucoup donc on se salit. L’affluence touristique à cette époque : destination en vogue, beaucoup de touristes, beaucoup de Français. Cienfuegos reste moins prisée. On en a bien profité. Les problèmes de santé : les jus de fruits naturels (goyave, ananas, mangue, tamarin …) sont délicieux, surtout rafraîchis avec de la glace pillée. Quant aux mojitos, les cubes de glace font partie intégrante de leur composition. Alors, par prudence, apportez quelques gélules d’imodium … J’ai eu besoin d’en avaler une. Une seule … Vraiment pas de quoi se passer de ces délicieux breuvages ! Les moustiques : prévoyez une bombe de répulsif. Internet : comme on avait lu que ça marchait mal, nous avons voyagé léger : ni tablette, ni smartphone. Rien. Ca ne nous a pas manqué du tout, je vous assure qu’on peut survivre. Cela dit, ça évolue, wifi gratuit sur les grandes places des villes. On a ainsi assisté à l’amusant spectacle de cubains et de touristes qui s’y regroupent, oreillettes branchées, pour surfer ou utiliser skype. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA Les achats perso : de jolies nappes brodées à Trinidad. En dehors de ça, pas grand-chose de remarquable. Du rhum et des cigares bien sûr pour les amateurs. Et tout une panoplie de bibelots, tee shirts, magnets, porte-clés, affiches … à l’effigie du Che. Les groupes de musiciens qui jouent dans les bars ou les restaurants proposent souvent un CD. Nous en avons acheté 3, chaque fois 10$ (on n’a jamais discuté le prix). Sur les 3, 1 ne fonctionne pas du tout. Les 2 autres sont ok mais on ne retrouve pas la musique et les voix qu’on a entendues et aimées … Un peu regrettable.

On a beaucoup aimé : 🙂 L’extrême gentillesse des gens. Les hôtes des casas se mettent en 4 pour répondre à vos attentes. L’ambiance douce et festive. La balade à cheval à Viñales. Les baignades en cascade (El Nicho et environs de Trinidad). Les façades colorées, partout. Les mojitos.

On a moins aimé : 😕 Les pots d’échappement à La Havane. Les moustiques.

En conclusion : Voyage lent, bercé par la musique omniprésente et les mojitos glacés. Voyage d’ambiance, d’atmosphère.
Andalousie en autobus et train English translation pending
by Paruline2 · 2016-10-25 · 3 replies
Avril et mai 2017: Notre voyage en Andalousie se concrétise mais un point reste incertain...

Entre Malaga et Sevilla...

Est-ce possible de faire les visites des villages blancs (Ronda, Mija-Marbella-Cadiz-Gibraltar-Jerez de la frontera-Marbella...) en autobus ou en train? Ou sommes nous obliger de louer une voiture? Je ne me sens pas à l'aise en voiture😕

ET quel(S) village(S) ou ville(S) est (sont) le(S) mieux situé(S) pour rayonner dans cette région, afin de limiter nos déplacements? Avez-vous des suggestions pour un endroit typique pour l'hébergement (en évitant les gros hôtels de la Costa del Sol😮).

Merci beaucoup de nous aider😉

Marie
Fêtes de fin d'année 2016 à Malaga English translation pending
by Christiane01 · 2016-10-08 · 3 replies
Bonjour, Qui peut nous donner les bons coins pour bien passer la fin de l'année à Malaga ? hôtel , restaurant ...le prix n'est pas forcément une barrière ... Merci de vos conseils
Circuit Andalousie fin octobre en famille English translation pending
by Sand46360 · 2016-09-24 · 10 replies
Bonjour, Voilà je désire aller fin Octobre en Andalousie environs 7 à 9 jours en Famille. Je travaille dans l’hôtellerie donc je vois beaucoup de monde, là j'ai vraiment envie de calme, pas de foule. On souhaite visiter bien-sûr Séville, Cordoue et Grenade (1 jour par ville) et j'aimerai surtout faire du tourisme plutôt nature (style gorge, lac, ...) et des villages. Que me conseillez-vous ? Ou faire des haltes pour dormir ? Que me conseillez vous de voir sur les grandes villes ? Est-ce faisable en 1 jour ? J'aimerai également passer 2 jours près de la méditerranées. Je vous remercie d'avances pour tous vos conseils. Sandrine
Faire la fête à Marbella, visites English translation pending
by Leobibi · 2016-09-14 · 3 replies
Bonjour, Je pars la semaine prochaine avec des amies à Marbella. Des personnes me disent qu'apparemment les beach clubs sont fermés depuis début septembre. Est-ce que quelqu'un connaît des boîtes de nuit (latino ou tout style de musique, sauf electro) soit sur Marbella, Puerto Bagnus ou Nikki beach qui sont encore ouvert pendant cette période de l'année. ? Et des bons bars à tapas ou restaurant ? Merci de me conseiller également sur des visites à faire ?
Retour sur 158 jours: Mexique - Guatemala - Honduras - Salvador - Nicaragua - Costa Rica - Colombie English translation pending
by Rom1986 · 2016-06-24 · 20 replies
Bonjour à tous

Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !

J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.

Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.

Partie 1 : Mexique

Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).

À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).

Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!

Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.

De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!

État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.

Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.

Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…

Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Road trip dans l'Ouest américain avec enfant de 3 ans English translation pending
by Yaya053 · 2016-06-13 · 107 replies
Bonjour,

Avis aux voyageurs connaissant bien l'ouest americain et aussi aux parents ayant effectué ce périple afin de pouvoir bénéficier de vos précieux conseils qui pourront me conforter dans l'idé d'un road trip génial avec un enfant en bas âge!😅

Pourriez-vous svp me donner votre avis sur le projet de notre séjour dans l'ouest americain pour cet été? Nous partons en couple avec notre petite fille de 3ans 1/2 pendant 29 jours du 09/07 au 06/07 (départ et retour de San Francisco)

Je n'ai réservé que les 1ères nuits à San Francisco (4 nuits) et après nous voudrions gérer jour après jour sur place. Qu'en pensez-vous dans la mesure où nous séjournerons à l'hôtel de préférence avec piscine pour aussi faire plaisir à notre fille en fin de journée sans faire de gros trajets quotidiens? Voici notre idée de projet: - San Francisco (4 jours) - séquoia national parc - death valley/ las Vegas -zion et Brice Canyon -monument valley -grand Canyon -los angeles (2/3 jours) - et remontée de la pacific coast highway pendant une semaine pour se reposer sur les plages californiennes (santa monica, santa Barbara, monterey, carmel, santa cruz

Je voudrais si possible rajouter Yellowstone mais je ne sais pas combien de temps/ jours consacrer pour nos étapes prévues ci-dessus dans la mesure où malheureusement nous ne pourrons pas faire de randonnées avec notre fille! A ce propos, pensez-vous malgré tout qu'une randonnée avec sac à dos pour porter notre fille soit possible et pas trop difficile car notre fille n'est pour l'instant pas une grande mordue de la marche!😅

J'ai préféré enlever de notre parcours Yosemite, le lac Powell, antelope canyon et horseshoe bend mais peut- être est-ce une erreur, qu'en pensez-vous?

Enfin quelle étape prévoir entre Grand Canyon et los angeles qui est pour le coup, un assez long trajet!?

Merci beaucoup pour votre retour et vos éventuels conseils pour finaliser mon road trip qui approche à très grands pas maintenant.

Yasmine
Îles Banda en 2016 (Indonésie) English translation pending
by Sandrasia · 2016-05-19 · 37 replies
Bonjour a tous, Décidé notre départ pour le mois de novembre 2016, j'aurais quatre questions à poser aux voyageurs récents. 1)On devrais arriver a Ambon un Vendredi, et se rendre au plus tôt aux îles Banda.Le bateaux(Espress Priscilla a priori) part toujours le samedi? 2)De quel embarcadère il part?(Tuleku seaport? mais je le trouve pas sur internet) Je voudrais en effet choisir un hôtel prés de embarcadère et on serais je pense assez fatigues du long voyage.(hôtel prés de l’aéroport ou en ville?) 3)J'ai besoin de téléphoner souvent en France.J'ai donc l'habitude de acheter une carte sim avec internet sur place.Mais souvent sur les îles un peu éloignées un seul opérateur est vraiment efficace.Quel est donc l’opérateur a choisir pour le moluques du sud et îles Banda en priorité?Et mieux acheter ça à Jakarta aéroport ou a Ambon? 4) Au retour, avant l'avion sa vaut la peine de passer quelque jours sur l’île D'Ambon et il y as t'il manière de louer un Scooter? Merci a tous et pour tout!
Avril 2014: USA nous voilà! Récit sans image de notre première fois English translation pending
by USAvril2017 · 2016-04-19 · 35 replies
Bonjour à tous,

Après 2 ans, je ressens le besoin de coucher sur le papier quelques impressions, anecdotes, sentiments après notre 1er voyage aux USA qui a eu lieu 2 semaines en avril-mai 2014.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps??? Je ne sais pas, je ne suis pas habituée aux forums, mais venir ici préparer mon 3e voyage qui se fera en Floride en 2017, me donne envie de me replonger dans mes souvenirs, envie de partager aussi... Mais sans photo, je ne vous ferai pas l'affront de mettre des photos que tout le monde connait; et oui pour un premier voyage, on voit tous les mêmes choses. Donc sans photo, je vais essayer de vous conter mon expérience... en essayant de ne pas être trop chiante. 🤪

Contexte: Montons dans la voiture de Marty McFly et remontons au repas de Noël 2013. Il neige, la dinde est dans le four, il fait froid, on est tous bien en famille, on parle des vacances d'été. "bon cette année on part où?" lance-je.... Habités à partir dans le sud de la France ou en Espagne, j'en ai marre de toujours faire les mêmes vacances et de devoir faire le ménage, les courses... c'est pas des vacances 😉 " faut voyager!!" nous répond belle-maman qui a eu la chance de parcourir le monde entier (sisi!!!) Après plusieurs questions, Mari-chéri avoue qu'il souhaite voir l'ouest des USA... Bellemaman nous affirme que c'est magnifique; qu'on doit le tenter blablablablabla.... L'idée fera son chemin tout au long du repas....mais on se dit que ça va être sûrement TRES TRES cher.... Le lendemain, alors que ado-rebelle et Mari-chéri s'occupent avec leurs cadeaux, je surfe sur les sites de comparateur de vols 😊 et là..... la super bonne surprise, ou le cadeau du père Noël à retardement???? un billet d'avion vers LA en AR coûte 550€ pour avril 2014 😮 A partir de là, tout va très vite: Mari-chéri souhaite que j'établisse un budget: vol/hôtel/voiture/repas.... je passe alors des heures sur Internet, c'est bien simple, je ne sors plus du bureau!!! Je présente alors le budget finalisé, et il valide, cette fois, ça y est:

ON PART AUX USA!!! Chériiiiiiiiiiiiiiiiiii, fais tes valiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiises!!!!

https://youtu.be/EPhWR4d3FJQ
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
by Jclarasso · 2016-04-01 · 4 replies
Birmanie 2015.

Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.

Note sur Mandalay.

La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.

Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.

Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.

Vendredi 7 Fevrier

Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.

Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.

Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.

Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.

Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.

Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.

Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.

Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.

Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.

Jeudi 13 Février. Visite de Bagan

Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.

Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.

Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.

Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.

Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.

Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.

Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.

Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.

Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.

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