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Avis sur itinéraire au Mali English translation pending
Bonjour,
Je serai au Mali à partir de dimanche soir mais je n'aurai la possibilité que d'être totalement libre qu’entre le 17 et le 24 inclus puisque mon retour est prévu à 23h45. Après consultation des différents posts sur ce forum, je me suis donc prévu le circuit suivant :
- départ pour Mopti le 17 au matin en bus, arrivée à Mopti (combien de temps faut-il pour rallier Bamako à Mopti en bus ?), nuit à Mopti - départ dimanche matin en pinasse marchande jusqu’à Tombouctou - arrivée à Tombouctou disons le mercredi, nuit à Tombouctou
ça c'est calé
c’est à partir de là que c’est plus l’inconnu : comment profiter au mieux de mes journées du jeudi, vendredi et samedi ?
J’envisageais de faire une balade la journée du jeudi autour de Tombouctou (Où ? Quoi ?), nuit à Tombouctou puis de rentrer le vendredi matin pour Bamako en bus (combien de temps pour faire Tombouctou – Bamako en bus ?), ce qui me laisserait le samedi pour profiter de Bamako avant de repartir.
Sinon, cela vaut-il le coup de faire une halte à Ségou avant de repartir sur Bamako. Combien de temps pour faire Ségou - Bamako en bus ?
Encore une autre possibilité, partir de Tombouctou le jeudi pour le pays Dogon (ville à déterminer ?), nuit sur place, randonnée en pays dogon le lendemain et retour sur Bamako le vendredi soir (y a t'il encore des bus ?) ou le samedi matin (là encore, combien de temps faut il pour rallier Bamako sachant que je dois être à l'aéroport vers 21h ?)
Bien sur, je suis bien conscient qu'il ne s'agit que d'un programme qui pourra et devra être changé en fonction des circonstances (traversée plus ou moins longue de Mopti à Tombouctou, pannes de bus), ce qui fait tout le charme des voyages.
Merci d'avance à ceux qui pourraient avoir des réponses à mes interrogations.
Olivier
Je serai au Mali à partir de dimanche soir mais je n'aurai la possibilité que d'être totalement libre qu’entre le 17 et le 24 inclus puisque mon retour est prévu à 23h45. Après consultation des différents posts sur ce forum, je me suis donc prévu le circuit suivant :
- départ pour Mopti le 17 au matin en bus, arrivée à Mopti (combien de temps faut-il pour rallier Bamako à Mopti en bus ?), nuit à Mopti - départ dimanche matin en pinasse marchande jusqu’à Tombouctou - arrivée à Tombouctou disons le mercredi, nuit à Tombouctou
ça c'est calé
c’est à partir de là que c’est plus l’inconnu : comment profiter au mieux de mes journées du jeudi, vendredi et samedi ?
J’envisageais de faire une balade la journée du jeudi autour de Tombouctou (Où ? Quoi ?), nuit à Tombouctou puis de rentrer le vendredi matin pour Bamako en bus (combien de temps pour faire Tombouctou – Bamako en bus ?), ce qui me laisserait le samedi pour profiter de Bamako avant de repartir.
Sinon, cela vaut-il le coup de faire une halte à Ségou avant de repartir sur Bamako. Combien de temps pour faire Ségou - Bamako en bus ?
Encore une autre possibilité, partir de Tombouctou le jeudi pour le pays Dogon (ville à déterminer ?), nuit sur place, randonnée en pays dogon le lendemain et retour sur Bamako le vendredi soir (y a t'il encore des bus ?) ou le samedi matin (là encore, combien de temps faut il pour rallier Bamako sachant que je dois être à l'aéroport vers 21h ?)
Bien sur, je suis bien conscient qu'il ne s'agit que d'un programme qui pourra et devra être changé en fonction des circonstances (traversée plus ou moins longue de Mopti à Tombouctou, pannes de bus), ce qui fait tout le charme des voyages.
Merci d'avance à ceux qui pourraient avoir des réponses à mes interrogations.
Olivier
Voyage en Thaïlande: qui connaît Thai Airways? English translation pending
Bonjour,
Nous ne voyageons pas bcp et qd nous avons eu la chance de le faire, nous avons pris des compagnies comme Air Caraibes, Air Mauritius ou Air France, pas mal, bons services à bord, écran perso, sièges corrects et inclinables (tjs économiques). Nous partons en Thailand en Avril et je viens de découvrir que la Thai propose des vols directs... à 760€ AR et nous devions réserver sur Etihad...740€ avec 1 escale de 2h. Quelle compagnie choisir ? Aidezzzzzzzzzz-nous. Merci bises.
Nous ne voyageons pas bcp et qd nous avons eu la chance de le faire, nous avons pris des compagnies comme Air Caraibes, Air Mauritius ou Air France, pas mal, bons services à bord, écran perso, sièges corrects et inclinables (tjs économiques). Nous partons en Thailand en Avril et je viens de découvrir que la Thai propose des vols directs... à 760€ AR et nous devions réserver sur Etihad...740€ avec 1 escale de 2h. Quelle compagnie choisir ? Aidezzzzzzzzzz-nous. Merci bises.
Hôtel Barcelo Cayo Santa Maria English translation pending
Bonjour,
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a des photos du nouvel hotel Barcelo Cayo Santa Maria qui a ouvert en janvier 2009 ?
Merci !
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a des photos du nouvel hotel Barcelo Cayo Santa Maria qui a ouvert en janvier 2009 ?
Merci !
Tour du monde à la voile English translation pending
Bonjour,
de retour aprés un voyage de 4 ans en bateau, j'ai un projet de tour du monde à la voile sur mon bateau (départ en 2009 au printemps).
Le voyage durera plusieurs années par étapes, entrecoupé de retour en France.
Je cherche un compagnon de voyage pour ce tour du monde. Quelqu'un de disponible et facile à vivre, pas forcément expérimenté à la voile.
Pour faciliter la préparation du voyage et pouvoir facilement se rencontrer je cherche quelqu'un qui habite aussi la région de Toulouse.
Si ce projet t'interesse contacte moi par MP.
A bientôt.
de retour aprés un voyage de 4 ans en bateau, j'ai un projet de tour du monde à la voile sur mon bateau (départ en 2009 au printemps).
Le voyage durera plusieurs années par étapes, entrecoupé de retour en France.
Je cherche un compagnon de voyage pour ce tour du monde. Quelqu'un de disponible et facile à vivre, pas forcément expérimenté à la voile.
Pour faciliter la préparation du voyage et pouvoir facilement se rencontrer je cherche quelqu'un qui habite aussi la région de Toulouse.
Si ce projet t'interesse contacte moi par MP.
A bientôt.
Trois semaines en Inde du Sud en août 2009: budget, hôtels, transports... English translation pending
Je pars avec mes 2 enfants (13 et 15 ans) en Inde du Sud en aout 2009.
Durée 3 semaines et demi maxi, destination Bombay, Goa, Mysore, Cochin, Kerala, Madurai, Pondichery et Chennai.
Quelqu'un aurait il des infos utiles pour que je prépare ce voyage au mieux (à faire, ne pas faire, budget et adresse hotel bon marché mais correct vol intérieur ou train ou bus), à voir, à éviter, connaissance d'agence sur place pour m'aider, guide avec voiture......
Mon trajet est il réalisable sur 3 semaines et demi ou dois je le revoir ?
Budget maxi (sans le vol AR Bombay / Paris) 3000 euros MAXI.
J'ai passé 3 semaines en thailande l'été dernier avec l'aide de l'agence ASIEGOLF qui était EXTRAORDINAIRE mais qui ne fait pas l'Inde :-(
Merci d'avance à vous tous pour toutes les infos utiles et conseils que vous me donnerez.
Merci d'avance à vous tous pour toutes les infos utiles et conseils que vous me donnerez.
Formalités vétérinaires pour l'Egypte? English translation pending
Bonjour
Je vais partir en Egypte dans un mois, je veux emmener mon chat et je n arrive pas à savoir si oui ou non il y a une quarantaine, et quelles formalités je dois remplir, pourriez vous me renseigner?
Au consulat de Paris on me dit qu il y a une quarantaine, et des certificats a présenter, validés par le service vétérinaires francais et l ambassade a l ambassade ils disent qu il n y pas de quarantaine je suis dans l expectative...
merci d avance!
Je vais partir en Egypte dans un mois, je veux emmener mon chat et je n arrive pas à savoir si oui ou non il y a une quarantaine, et quelles formalités je dois remplir, pourriez vous me renseigner?
Au consulat de Paris on me dit qu il y a une quarantaine, et des certificats a présenter, validés par le service vétérinaires francais et l ambassade a l ambassade ils disent qu il n y pas de quarantaine je suis dans l expectative...
merci d avance!
Air France ou Air Caraïbes pour la Guadeloupe? English translation pending
bonjour,
je sais que c sujets ont déja été plus ou moins abordés mais il y a deja qq tps, depuis il y a surment du nouveau.
voila nous partons en guadeloupe en mars, et hésitons entre air caraibe et air france.
j'ai pour ma part mis definitivement de coté corsair par rapport a ce que j'ai pu voir sur le forum, ai-je raison ?
merci de vos réponses 😉
merci de vos réponses 😉
Sécurité/danger pour un voyage seule au Népal English translation pending
Bonjour, je pars dans deux semaines en Inde et vais faire une escale à Kathmandu, et je lisais des infos sur le site du gouvernement Anglais
(http://www.fco.gov.uk/en/travelling-and-living-overseas/travel-advice-by-country/asia-oceania/nepal;jsessionid=1EBC1C633A84BDB2B2BB3C71AA62A7AF.tomcat1)
ces infos font assez peur, étant donné que je voyage seule... Pensez-vous que ces inquiétudes sont fondées, et que c'est dangereux de se rendre au népal seule, ou alors est-ce ok si je suis prudente et ne me ballade pas la nuit ou hors des sentiers battus.?
Merci marie
(http://www.fco.gov.uk/en/travelling-and-living-overseas/travel-advice-by-country/asia-oceania/nepal;jsessionid=1EBC1C633A84BDB2B2BB3C71AA62A7AF.tomcat1)
ces infos font assez peur, étant donné que je voyage seule... Pensez-vous que ces inquiétudes sont fondées, et que c'est dangereux de se rendre au népal seule, ou alors est-ce ok si je suis prudente et ne me ballade pas la nuit ou hors des sentiers battus.?
Merci marie
Retour d'un vol avec Iberia English translation pending
😠 Vol IB 6845 Madrid / Buenos Aires du 05/12, embarquement prévu 11h55 à l’heure, décollage prévu 12h35.
Après 1h30 d’attente dans l’avion, le commandant nous fait une annonce surréaliste (et sans rigoler) il va faire trop d’heures ce mois-ci, et il rentre chez lui !!!
🙁 Résultat, on descend tous de l’avion, des bus nous amènent dans des hôtels (à 10 km de l’aéroport) là on peut enfin manger (il est 15 heures), puis attente, repas à 20 heures, et à minuit alerte générale, les bus sont là et on décolle à 02h00.
🏴☠️ A 2 heures du matin (parti de Nice à 07h40 levé à 03h00) l’aéroport de Madrid n’a rien d’une sinécure, réembarquement, et décollage à 03h15 soit quasiment 15 avec heures de retard, pas un mot d’excuse, et même service à bord médiocre (on n’a pas eu le temps de tout charger, en 15h00 ???)
Compagnie bananière !!!
Hôtel Barcelo Santa Maria English translation pending
Je parus début janvier pour Hotel barcelô à santa Maria, est-ce qu'il ya quelqu'un qui peut m'informer si c'est maintenant ouvert?
Prendre un vol au dernier moment Marrakech-Toulouse? English translation pending
Bonjour à tous,
je dois descendre au Maroc avec des amis en voiture pendant les vacances de Noël...
Et tant qu'à être là-bas et avoir payé la traversée (pas donnée apparement), je resterais bien 1 ou 2 mois de plus.
Du coup je voulais savoir si je peux compter prendre un vol au dernier moment Marrakesh-Toulouse?
J'ai fais une simu pour un retour dans 2 jours et j'en ai trouvé un à 80 euros.
y a-t-il de grandes chances de trouver de telles opportunitées en Février-Mars?
Ou vaut-il mieux que je réserve déjà un biller à 130 euros?
Sachant que je ne suis pas pressé, et que même si je ne trouvais pas de billet là-bas je pourrais toujours rentrer en stop...
D'ailleurs je me demande si ça vaut le coup de rester sur place au maroc ou descendre vers le burkina?
La vie est peut-être plus chère au maroc?
Y a t-il des plans pas chers chez l'habitant? Loin des grandes villes? Vers le désert?
Merci.
Formalités pour un voyage Maroc - Burkina Faso? English translation pending
Bonjour à tous,
je descends au burkina avec un ami à bord d'une camionnette type j9 ou c25, et j'aimerais savoir quelles sont les formalités à remplir avec de partir et au cours du voyage, sachant que nous souhaiterions vendre ce véhicule à ouaga ou la laisser à un ami sur place.
De plus, j'ai acheter la carte IGN de mauritanie qui indique encore aujourd'hui que la route Nouadibou-Nouakchott semble difficelement praticable. Quand est-il réellement.
Merci d'avance pour les réponses
Fabrice
Vietnam, Sud et Centre English translation pending
Hello tout le monde,
De retour apres un periple de deux semaines dans le delta et les Hauts Plateaux, je vous joins qq photos.
Cordialement, Pat
1 : Aux environs de Cai Be, petite promenade en barque 2 : Entre Vinh Long et Long Xuyen, femme au travail dans une briquetterie 3 : 4000 hectares de reserve naturelle, des oiseaux et des plantes 4 : toujours dans le meme parc, promenade en barque dans la foret 5 : oui, oui, c'est de l'eau 6 : les "coin-coin" de Long Xuyen 7 : "Belle", c'est un mot qu'on dirait invente pour "elle(s)" 8 : en montant vers Da Lat 9 : aquaculture sur riviere aux environs de Bao Loc 10 : "Couleur cafe, que j'aime ta couleur Cafe" 11 : "Amazoniak, Ama..." et oui, c'est au Viet Nam 12 : "Elle veut quoi, celle-la, avec son truc qui fait des flashes ?" 13 : Mon second prenom est "Durex" 14 : Non, on n'est pas dans le Nord... 😉
De retour apres un periple de deux semaines dans le delta et les Hauts Plateaux, je vous joins qq photos.
Cordialement, Pat
1 : Aux environs de Cai Be, petite promenade en barque 2 : Entre Vinh Long et Long Xuyen, femme au travail dans une briquetterie 3 : 4000 hectares de reserve naturelle, des oiseaux et des plantes 4 : toujours dans le meme parc, promenade en barque dans la foret 5 : oui, oui, c'est de l'eau 6 : les "coin-coin" de Long Xuyen 7 : "Belle", c'est un mot qu'on dirait invente pour "elle(s)" 8 : en montant vers Da Lat 9 : aquaculture sur riviere aux environs de Bao Loc 10 : "Couleur cafe, que j'aime ta couleur Cafe" 11 : "Amazoniak, Ama..." et oui, c'est au Viet Nam 12 : "Elle veut quoi, celle-la, avec son truc qui fait des flashes ?" 13 : Mon second prenom est "Durex" 14 : Non, on n'est pas dans le Nord... 😉
Crise en Thaïlande (début décembre 2008) English translation pending
super les aeroports se debloquent mais le roi n a pas parle, on n en sit pas plus au niveau du pays. ils parlent de nouvelles emeutes si les elections ne sont pas bonnes. le ministere des affaires etrangeres recommande toujours de ne pas partir alors que faire.
Français bloqués en Thaïlande et Gulf Air English translation pending
Salut les forumers
Ne croyez surtout pas que les problemes des francais actuellement bloques en Thailande sont resolus. La plupart d entre ceux qui ont eu recours a cette fabuleuse compagnie Gulf Air sont toujours dependant du bon vouloir de ce transporteur pour rentrer au pays. Nous faisons partie du lot des laisses pour compte par une compagnie qui ne repond pas au telephone et qui ne sait quoi repondre aux usagers qui squatent leurs locaux a BKK.
Quant au consulat de France, la seule reponse que nous ayons eu, c est que nous etions des chanceux de voyager et qu il faisait bon vivre en Thailande... Oui mais voila, nous n y vivons pas, pas encore du moins...
On nous annonce une semaine d attente supplementaire au minimum et encore 4 jours de prise en charge hebergement et alimentation. Ensuite, on se demerdera par nos propres moyens...
Certes on peut comprendre que l Etat ne peut pas tout, mais il pourait au moins faire pression sur cette compagnie de daube pour qu elle envoie des avions en quantite afin de rapatrier tout les ressortissants francais.Il ne le fait pas...
Suivez les infos Prochainement, manifestation devant l ambassade a BKK pour qu ils se bougent le popotin et activent la GF. Peut etre prendrons nous des coups de matraque au travers de la gueu..
A suivre...
Ne croyez surtout pas que les problemes des francais actuellement bloques en Thailande sont resolus. La plupart d entre ceux qui ont eu recours a cette fabuleuse compagnie Gulf Air sont toujours dependant du bon vouloir de ce transporteur pour rentrer au pays. Nous faisons partie du lot des laisses pour compte par une compagnie qui ne repond pas au telephone et qui ne sait quoi repondre aux usagers qui squatent leurs locaux a BKK.
Quant au consulat de France, la seule reponse que nous ayons eu, c est que nous etions des chanceux de voyager et qu il faisait bon vivre en Thailande... Oui mais voila, nous n y vivons pas, pas encore du moins...
On nous annonce une semaine d attente supplementaire au minimum et encore 4 jours de prise en charge hebergement et alimentation. Ensuite, on se demerdera par nos propres moyens...
Certes on peut comprendre que l Etat ne peut pas tout, mais il pourait au moins faire pression sur cette compagnie de daube pour qu elle envoie des avions en quantite afin de rapatrier tout les ressortissants francais.Il ne le fait pas...
Suivez les infos Prochainement, manifestation devant l ambassade a BKK pour qu ils se bougent le popotin et activent la GF. Peut etre prendrons nous des coups de matraque au travers de la gueu..
A suivre...
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bient��t, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l���autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bient��t, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l���autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Prix des taxis à l'aéroport de Marrakech English translation pending
Je reviens de Marrakech et je confirme que les taxis à l'aéroport sont de vrais arnaqueurs.
Arrivé à 19h15 un des 3 ou 4 rabatteurs m'a entrepris des la sortie du terminal.
Prix annoncé : 15 Euros pour la place Jemma el fna!
Le prix officiel est de 50 DH ( 5E).
La majoration de nuit doit être de 50% à partir de 21h seulement.
Comme ils ne voulaient rien savoir je leur ai dit ce que je pensais de leurs méthodes d'arnaqueurs et j'ai décidé d'attendre.
J'ai bien fait car un bus est venu se garer derrière les taxis .
Ca m'a couté 30 dh pour l'aller retour ( le retour est valable 15j). Sinon c'est 20dh l'aller vers la place.
Le bus passe toutes les 30mn.
Et j'ai emmené 2 américains que les taxis tentaient de convaincre !!
Guide de voyage pour l'Ouest américain? English translation pending
Hello els amis,
quel guide de voyage recommancez-vous pour L'Ouest américain ? Je suis un fervent adepte du Lonely Planet, mais est-il ok pour cette destination ? La Routard vaut-il le coup (je reviens de THailande où il n'a servi qu'à aloudir mon sac à dos..). Il y a peut-être certains guides plus spécialisés...
Des rééditions de ces guides sont-elles prévues prochainement (dans ce cas j'attendrais la nouvelle édition...)
Merci
A+
quel guide de voyage recommancez-vous pour L'Ouest américain ? Je suis un fervent adepte du Lonely Planet, mais est-il ok pour cette destination ? La Routard vaut-il le coup (je reviens de THailande où il n'a servi qu'à aloudir mon sac à dos..). Il y a peut-être certains guides plus spécialisés...
Des rééditions de ces guides sont-elles prévues prochainement (dans ce cas j'attendrais la nouvelle édition...)
Merci
A+
Achat d'un vélo à Lyon? English translation pending
Bonjour, je cherche une bonne adresse sur Lyon pour m'acheter un vélo pour voyager. N'ayant pas d'expérience en matière de voyage à vélo j'aimerais avoir les conseils de pros dans cette activité pour le choix du magasin et pourquoi pas plus. Luc
Quel aéroport pour revenir par la Bolivie? English translation pending
je m'explique deja bonsoir a tous mon mari me demandait si j'arrive de paris a lima faire mon tour du perou et aller voir en bolivie les fameuses salar huyuni en bolovie par ou je reviens au niveau avion pour rentrer en france ? je pense par caracas mais ca marche comment pour les billets d'avion c'est galere ca me fais prendre plein A/R non ? merci a vous c'est juste un renseignements
Tempête en Méditerranée: dégâts sur le bateau de croisière Costa Concordia? English translation pending
Bonjour,
Je viens de lire sur un Forum Allemand que le Costa Concordia aurait subit des dégats suite à une tempete ce Week-end au large de Rome . Vagues de 12 metres etc.. Quelqu'un aurait des informations à ce sujet?
Je viens de lire sur un Forum Allemand que le Costa Concordia aurait subit des dégats suite à une tempete ce Week-end au large de Rome . Vagues de 12 metres etc.. Quelqu'un aurait des informations à ce sujet?
Dormir sur les cayes et logement au Belize? English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Belize à la fin du mois de Dècembre et nous sommes à la recherche d'info sur les cayes. Ceux à éviter, ceux à voir à tout prix? Nous n'aimons pas trop la foule. De plus savez vous me dire s'il vaut mieux dormir sur les cayes ou sur la côte et partir le matin sur les cayes? Enfin avez vous des bon plans logement?
Merci d'avance à tous
Pascal
Nous partons au Belize à la fin du mois de Dècembre et nous sommes à la recherche d'info sur les cayes. Ceux à éviter, ceux à voir à tout prix? Nous n'aimons pas trop la foule. De plus savez vous me dire s'il vaut mieux dormir sur les cayes ou sur la côte et partir le matin sur les cayes? Enfin avez vous des bon plans logement?
Merci d'avance à tous
Pascal
Conseils sur itinéraire pour Bornéo English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 11 au 26 avril prochain pour Bornéo (nous sommes 3 couples de trantenaires) notre facon habituelle de voyager est plutot backpacker avec un budget moyen (hotel à moins de 100RM si possible)
Après un vote unilatérale je suis l'organisateur du voyage et j'aurais aimé avoir vos conseils sur mon itinéraire.
11/04 arrivée à singapour vers 17H 12/04 avion le matin pour kuching, orang outans a semmengoh, nuit a kuching 13/04 parc bako nuit au parc 14/04 parc bako avion le soir pour KK 15/04 avion le matin pour Sandakan, Depart trek uncle tan 16/04 uncle Tan 17/04 uncle Tan puis bus vers Semporna nuit au Dragon Inn 18/04 depart pour plongée sur Sipadan, Mabul, nuit à Mabul (longhouse Uncle Chan, Scuba Junkie, Billabong) 19/04 plongée 20/04 plongée 21/04 plongée 22/04 journée matakai 23/04 journée Kapalai 24/04 journée Mabul 25/04 Avion le matin pour KK puis depart 18H pour singapour 26/04 Depart 13H45 de singapour pour paris
Nous sommes 5 plongeurs et une snorkeler combien de jours me conseilleriez vous de rester sur Mabul sachant que le but de notre voyage est de faire une semaine visite et une autre plutot plage. Y a-t'il un peu d'animation le soir sur Mabul? quelles longhouse me conseillez vous ? Que me conseillez vous comme endroit pour glander sur la plage apres les plongées sur sipadan (rester sur mabul ou autre)? Est il possible depuis mabul d'organiser des sorties sur les autres iles du parc (Sibuan, mataking, Kapalai, ...) Que pensez vous de faire la liason Sandakan Semporna par bus? Tous vos conseils sur notre parcour et selon vos coups de coeur sont les bienvenus. Est ce que ca vaut le coup d'integrer Batang Ai pres de kuching ?
D'avance merci
Luc
Nous partons du 11 au 26 avril prochain pour Bornéo (nous sommes 3 couples de trantenaires) notre facon habituelle de voyager est plutot backpacker avec un budget moyen (hotel à moins de 100RM si possible)
Après un vote unilatérale je suis l'organisateur du voyage et j'aurais aimé avoir vos conseils sur mon itinéraire.
11/04 arrivée à singapour vers 17H 12/04 avion le matin pour kuching, orang outans a semmengoh, nuit a kuching 13/04 parc bako nuit au parc 14/04 parc bako avion le soir pour KK 15/04 avion le matin pour Sandakan, Depart trek uncle tan 16/04 uncle Tan 17/04 uncle Tan puis bus vers Semporna nuit au Dragon Inn 18/04 depart pour plongée sur Sipadan, Mabul, nuit à Mabul (longhouse Uncle Chan, Scuba Junkie, Billabong) 19/04 plongée 20/04 plongée 21/04 plongée 22/04 journée matakai 23/04 journée Kapalai 24/04 journée Mabul 25/04 Avion le matin pour KK puis depart 18H pour singapour 26/04 Depart 13H45 de singapour pour paris
Nous sommes 5 plongeurs et une snorkeler combien de jours me conseilleriez vous de rester sur Mabul sachant que le but de notre voyage est de faire une semaine visite et une autre plutot plage. Y a-t'il un peu d'animation le soir sur Mabul? quelles longhouse me conseillez vous ? Que me conseillez vous comme endroit pour glander sur la plage apres les plongées sur sipadan (rester sur mabul ou autre)? Est il possible depuis mabul d'organiser des sorties sur les autres iles du parc (Sibuan, mataking, Kapalai, ...) Que pensez vous de faire la liason Sandakan Semporna par bus? Tous vos conseils sur notre parcour et selon vos coups de coeur sont les bienvenus. Est ce que ca vaut le coup d'integrer Batang Ai pres de kuching ?
D'avance merci
Luc
Vols dans les taxis de Buenos Aires: où mettre les sacs à dos? English translation pending
Chers voyageurs,
Petite question pratique sans tomber dans la parano : nous devons arriver à BA en pleine nuit et prendre un taxi (nous ne parlons pas espagnol mais cela ne fait rien), les mésaventures rapportées par certains me poussent à vous poser la question de savoir si vous posez vos sacs à dos dans le coffre du taxi ou si vous les prenez avec vous dans l'habitacle ? En effet, en cas de mésaventure (faux touriste, faux policier..), si l'on doit quitter le taxi, il y a alors peu de chances de retrouver son sac s'il se trouve dans le coffre.. Qu'en pensez-vous ? 😮🏴☠️
Petite question pratique sans tomber dans la parano : nous devons arriver à BA en pleine nuit et prendre un taxi (nous ne parlons pas espagnol mais cela ne fait rien), les mésaventures rapportées par certains me poussent à vous poser la question de savoir si vous posez vos sacs à dos dans le coffre du taxi ou si vous les prenez avec vous dans l'habitacle ? En effet, en cas de mésaventure (faux touriste, faux policier..), si l'on doit quitter le taxi, il y a alors peu de chances de retrouver son sac s'il se trouve dans le coffre.. Qu'en pensez-vous ? 😮🏴☠️
Bonnes adresses d'hôtels ou d'auberges de jeunesse à Buenos Aires? English translation pending
Bonjour,
J'attéris à Buenos Aires et je dois y passer au moins une nuit avant de partir pour un tour d'Argentine durant un mois et demi!
Je crois que c'est très dur de trouver un hotel ou auberge de jeunesse correcte à BA...Je sais que les quartiers recommandés sont Palermo ou Recolta, mais une fois dans ces quartiers avez vous de bonnes adresses?!!
De plus, je pense voyager en bus, est ce un bon moyen?!!
Merci de vos réponses...Ca me rassurerait...!!
J'attéris à Buenos Aires et je dois y passer au moins une nuit avant de partir pour un tour d'Argentine durant un mois et demi!
Je crois que c'est très dur de trouver un hotel ou auberge de jeunesse correcte à BA...Je sais que les quartiers recommandés sont Palermo ou Recolta, mais une fois dans ces quartiers avez vous de bonnes adresses?!!
De plus, je pense voyager en bus, est ce un bon moyen?!!
Merci de vos réponses...Ca me rassurerait...!!
Connaissez-vous cet arbre? English translation pending
Croisé à Marrakech, en pleine médina, sur un parking proche palais Bahia :
Tronc, fût genre baobab, 3m de circonférence à 1m, assez lisse, gris avec marbrures verticales vertes de 1cm de large tous les 10 cm. Branches anciennes munies de grosses épines.
Jamais vu ce genre de chose éxotique qui n'est surement pas locale !!
Merci à tous !
Tronc, fût genre baobab, 3m de circonférence à 1m, assez lisse, gris avec marbrures verticales vertes de 1cm de large tous les 10 cm. Branches anciennes munies de grosses épines.
Jamais vu ce genre de chose éxotique qui n'est surement pas locale !!
Merci à tous !
Hébergement (hôtels, motels) aux États-Unis sans réservation en août 2009? English translation pending
Bonjour tout le monde.
J'envisage de partir aux USA en aout 2009. Faire en voiture de location San F--Los Angeles--les parcs--San Fransisco sur 1 vingtaine de jours. Seulement, étant épris de liberté j'aimerais avoir la possibilité de rester dans un endroit, de faire des détours, enfin bref de ne pas être contraint de suivre des réservations d'hotels.
Ma question est simple et s'adresse à ceux qui ont déjà fait cela, et si c'est possible aujourd'hui. Peut on trouver un hébergement facilement dans cette région des USA sans avoir réservé à cette époque de l'année. Dans des motels par exemple. Le confort n'est pas une priorité. Une chambre où il aura pas la télé ne me pose aucun problème. Je vais pas là bas pour ça. Comme j'entend plusieurs sons de cloches, j'aimerais être sur. Je compte sur vos expériences et vos réponses.
En vous remerciant tous par avance.
Claude
Voyage en tandem Pino d'ouest en est du globe: visas et billets d'avion? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre petite promenade autour du globe en tandem pino hase pour 2 ans .
Pour nous le casse tête commence ! En gros je vous pose le décor et le soumets à vos idées et remarques pour dépatouiller le sac de noeuds :
Départ debut Juillet 2009 vers madrid pour se mettre en jambre puis vol madrid - amérique latine (Lima ou quito) Lima - Ushuaia - Buenos en 8-10 mois (en gros grâce aux infos d'autres cyclos)
Jusque là ca va encore ...
Et là les ennuis commencent : Comment rejoindre l'asie facilement en avion ? (obligé de passer par oceanie ou europe ?)
Suivant le temps qu il nous reste - soit passage de 3-4 mois en asie du sud est; puis on rejoint Pekin (en avion ou train ou bus). Si pas suffisament de temps on rejoint Pekin direct de Buenos aires.
Si j'arrive directement à Pekin par exemple, est ce que je peux prendre les visas chinois a partir Buenos Aires ? SI non à l'aéroprt de Pekin ?, autres solutions ?
Ensuite je pensais me faire le parcours Paris Pekin en sens inverse (en gros) http://www.parispekinavelo.com/itineraire/zoom.htm
donc beaucoup de questions se posent encore sur les visas Sera t il possible de prolonger le visa Chinois pour 3 mois comment obtenir le visa russe à partir du kazaghstan ? le visa Kazagh est il dispo en Kirghizie ? ....
En gros, mes questions peuvent paraitre très simples mais, je ne trouve que très peu d'info sur un tour du monde d'ouest en est et encore moins par des cyclos ... (fonction recherche du forum déjà utilisée !!)
Par ailleurs questions annexes, pour 2 vols ou 3 maxi (Madrid Lima + Buenos Aires Pekin) êtes vous d'accord que la solution Billt One Wolrd (ou concurrent) n'est pas optimale (durée limitée à 1 an, cout, flexibilité...)
Encore merci pour vos futures réponses,
Jusque là ca va encore ...
Et là les ennuis commencent : Comment rejoindre l'asie facilement en avion ? (obligé de passer par oceanie ou europe ?)
Suivant le temps qu il nous reste - soit passage de 3-4 mois en asie du sud est; puis on rejoint Pekin (en avion ou train ou bus). Si pas suffisament de temps on rejoint Pekin direct de Buenos aires.
Si j'arrive directement à Pekin par exemple, est ce que je peux prendre les visas chinois a partir Buenos Aires ? SI non à l'aéroprt de Pekin ?, autres solutions ?
Ensuite je pensais me faire le parcours Paris Pekin en sens inverse (en gros) http://www.parispekinavelo.com/itineraire/zoom.htm
donc beaucoup de questions se posent encore sur les visas Sera t il possible de prolonger le visa Chinois pour 3 mois comment obtenir le visa russe à partir du kazaghstan ? le visa Kazagh est il dispo en Kirghizie ? ....
En gros, mes questions peuvent paraitre très simples mais, je ne trouve que très peu d'info sur un tour du monde d'ouest en est et encore moins par des cyclos ... (fonction recherche du forum déjà utilisée !!)
Par ailleurs questions annexes, pour 2 vols ou 3 maxi (Madrid Lima + Buenos Aires Pekin) êtes vous d'accord que la solution Billt One Wolrd (ou concurrent) n'est pas optimale (durée limitée à 1 an, cout, flexibilité...)
Encore merci pour vos futures réponses,
Monter son affaire en Thaïlande English translation pending
Bonjour, je m'appelle nicolas j'ai 23 ans et je souhaite dans le futur me mettre à mon compte en thailande. J'aurai aimé avoir quelques tuyaux d'une personne travaillant la- bas ou y ayant travaillé.
Je veux tout savoir.🙂
J'aimerais ouvrir un bar (pas un truk malsain) ou une guesthouse.
Vers quels organismes se tourner? quel fond est exigé par les thailandais pour monter son affaire? Est il obligatoire d'avoir un partenaire thai? Dans quel ordre diriger ses recherches et tou bonnement monter son affaire de l'idée de départ à l'installation?
A bientôt
Je veux tout savoir.🙂
J'aimerais ouvrir un bar (pas un truk malsain) ou une guesthouse.
Vers quels organismes se tourner? quel fond est exigé par les thailandais pour monter son affaire? Est il obligatoire d'avoir un partenaire thai? Dans quel ordre diriger ses recherches et tou bonnement monter son affaire de l'idée de départ à l'installation?
A bientôt
Vol Lille-Marseille avec Ryanair English translation pending
Bonjour a tous !
Voila cette annee j'utiliserais une dizaine de fois la nouvelle ligne Lille-Marseille avec Ryanair mais j'ai une petite question : La navette arrive a l'aeroport de Lille vers 8h10 et l'avion part a 9h00, pourrais je encore embarquer ou est il plus prudent de prendre la navette de 7h? (j'utilise CheckNgo et je n'ai pas de bagages en soute ). Je suis souvent habitué a arriver 2h a l'avance a Charleroi . Merci beaucoup
Voila cette annee j'utiliserais une dizaine de fois la nouvelle ligne Lille-Marseille avec Ryanair mais j'ai une petite question : La navette arrive a l'aeroport de Lille vers 8h10 et l'avion part a 9h00, pourrais je encore embarquer ou est il plus prudent de prendre la navette de 7h? (j'utilise CheckNgo et je n'ai pas de bagages en soute ). Je suis souvent habitué a arriver 2h a l'avance a Charleroi . Merci beaucoup