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Week-end à Agadir English translation pending
Bonjour
Nous partons en amoureux (pour une fois !! ) à Agadir en mai 2014. Nous serons logé à l’hôtel Best Western, il a l'air bien? Mais bon 180€ pour 3 nuits quand même....
Que nous conseillez-vous comme visites dans les alentours proches?
Je précise que nous sommes un couple trentenaire.
Je voudrais aussi savoir si c'est réellement utile de louer une voiture?
Y a t'il des arnaques dont il faudrait se méfier?
Merci de vos réponse.
Merci de vos réponse.
Trek au Laos English translation pending
Bonjour,
Je recherche un trek de 2 ou 3 jours au Laos mais un authentique, the best, celui où il y aurait une diversité d'espèces animales (éléphants sauvages, gibbons, ... oui je sais, je rêve ... mais bon ...). Quel serait pour vous le meilleur trek à faire au Laos, qu'il soit au nord ou au sud, si vous aviez à en choisir un, lequel est votre préféré ? Les guides version papier semblent parler de la ZNP de Phu Khao Khuay accessible par le village de Ban Hat Khai (Est de Vientiane) comme une région de montagne à faire absolument car assez méconnue mais riche en faune. Qu'en pensez-vous ? J'attends vos retours d'expérience. Merci. Line
Je recherche un trek de 2 ou 3 jours au Laos mais un authentique, the best, celui où il y aurait une diversité d'espèces animales (éléphants sauvages, gibbons, ... oui je sais, je rêve ... mais bon ...). Quel serait pour vous le meilleur trek à faire au Laos, qu'il soit au nord ou au sud, si vous aviez à en choisir un, lequel est votre préféré ? Les guides version papier semblent parler de la ZNP de Phu Khao Khuay accessible par le village de Ban Hat Khai (Est de Vientiane) comme une région de montagne à faire absolument car assez méconnue mais riche en faune. Qu'en pensez-vous ? J'attends vos retours d'expérience. Merci. Line
3 semaines au Japon en novembre English translation pending
Bonjour !
voila cela fait maintenant 1 semaines que je passe mes journees sur internet pour finaliser le BEST itineraire pour mes 3 semaines (18 jours) au Japon ! C'est la premiere fois que je pars la bas, donc pas facile de tout planifier !
1 - Arrive tard a Tokyo
2 - 5 Tokyo (Kamura / Nikko / Hakone)
6 - 7 Nagaro
8 - 9 Takayama
10 - 12 Kyoto
13 - 15 Hiroshima / Miyajima
16 - Nagasaki
17 - Retour sur Tokyo
18 - Depart !
qu'en pensez vous ? pensez vous que Osaka est une ville a ne pas manquer? j'attends vos conseils !! :) merci clemence
qu'en pensez vous ? pensez vous que Osaka est une ville a ne pas manquer? j'attends vos conseils !! :) merci clemence
Restaurants proches du Square des Héros à Bruxelles? English translation pending
Bonjour la Communauté !
Je serai samedi 09 mars à Bruxelles avec 3 amis. Nous arriverons vers 20h en bus à l'hôtel best western, et j'ai besoin de vos conseils avisés pour nous conseiller un resto sympa, de bonne cuisine dans une ambiance sympa, dans un rayon d'un quart d'heure autour du square des héros. Nous avions au départ choisi, un peu plus loin, le resto Henri, mais c'est complet. Une bonne table tout simplement !
J'attends avec hâte vos suggestions afin de pouvoir réserver au plus vite !
Bien cordialement, Joss
Je serai samedi 09 mars à Bruxelles avec 3 amis. Nous arriverons vers 20h en bus à l'hôtel best western, et j'ai besoin de vos conseils avisés pour nous conseiller un resto sympa, de bonne cuisine dans une ambiance sympa, dans un rayon d'un quart d'heure autour du square des héros. Nous avions au départ choisi, un peu plus loin, le resto Henri, mais c'est complet. Une bonne table tout simplement !
J'attends avec hâte vos suggestions afin de pouvoir réserver au plus vite !
Bien cordialement, Joss
Avis sur itinéraire de trois semaines sur la côte Ouest américaine? English translation pending
Hello everybody!
Actuellement étudiant, je fais mes études à San Diego (Oh my gosh, best city in the world!) et j'emmène ma copine pour 3 semaines dans un road trip, voici le programme, jour par jour, km après km, ce qu'on va faire pendant chaque étape sachant qu'en 3 semaines, pas le temps de prendre son temps pour tout voir! On se reposera après!
- Jour 1 : Départ de San Diego tôt le matin, direction Palm Springs pour débuter, une fois arriver, on va essayer de faire le Palm Springs Aerial Tramway ainsi que visiter rapidement Joshua Tree Park (faisable?), nuit à Palm Springs - Jour 2 : Visite de Village Fest et déjeuner là bas, départ en début d'après midi vers Los Angeles, arrivé à L.A, direction Marina Del Rey et le soir direction le Westin Bonaventure Hotel pour prendre un verre et admirer la vue de la ville sur 360° nuit à LA - Jour 3 : Visite de L.A, Hollywood Bouvelard, Beverly Hills, Griffith Park (Hollywood Sign), Santa Monica, Venice Beach, nuit à LA - Jour 4 : Parc d'attraction, hésitation entre Universal Studio et Disneyland, vous iriez où? nuit à LA - Jour 5 : Direction Santa Barbara dans la matinée, on déjeune sur place, ensuite j'avais pensé à loué des vélos pour faire le tour de la ville, principalement, la plage, State street, Stern Wharf, la mission et peut être le Santa Barbara Botanical Garden? Nuit à Santa Barbara - Jour 6 : Départ vers Solvang en matinée, on déjeune là bas, courte visite de la ville jusqu'en début/milieu d'après midi ensuite route jusqu'à San Luis Obispo, courte visite de la ville également, nuit à San Luis Obispo - Jour 7 : Départ en matinée après petit dej dans la ville, direction Big Sur (petit stop pour profiter de la vue), ensuite direction Carmel (déjeuner là bas) courte visite puis Monterey, courte visite puis nuit sur place - Jour 8 : Direction San Francisco! à l'arrivée, visite de Alamo square, Alcatraz puis coucher de soleil à Twin Peaks, nuit à SF - Jour 9 : Petite grasse mat, déjeuner à chinatown, ensuite visite de Lombard Street et d'un immeuble haut perché pour admirer la vue, fin d'aprem et soirée tranquilou vers golden gate, nuit à SF - Jour 10 : Traverser du golden gate, direction Sausalito et le mont talmapais, nuit à SF - Jour 11 : Départ de SF tôt le matin direction Yosemite Park, arrivé en fin de matinée, est-ce faisable de faire Yosemite Valley, Glacier Point et Mariposa groove en une aprem/début de soirée? Nuit à Yosemite valley - Jour 12 : Départ de Yosemite vers Lake Tahoe, déjeuner là bas, après midi à faire le tour du lac et profiter de la vue à Emerald Bay, nuit à South Lake Tahoe - Jour 13 : Direction Death Valley, petit arrêt à Bodie sur la route, nuit à Death Valley - Jour 14 : Death Valley, visite de Badwater, Mesquite Dunes, Dantes View, what else? nuit à Death Valley - Jour 15 : En route vers Bryce Canyon (pas le temps de faire Zion, peut être un arrêt d'une heure, c'est sur la route). Nuit à Bryce Canyon - Jour 16 : Bryce Canyon, promenade le matin jusqu'à Fairyland Point et ensuite descente dans la canyon, journée là bas. Nuit à Bryce Canyon - Jour 17 : direction Page tôt le matin et courte visite de la ville ainsi que du Lake Powell. Nuit à Page - Jour 18 : De Page petit grasse mat à Page puis direction Monument Valley passer quelques petites heures et retour à Page pour la nuit. - Jour 19 : Direction Vegas! En passant par Grand Canyon, on s'y arrête quelques heures pour visiter, s'en suivent 4 nuits de folie à Vegas au Caesars Palace! - Jour 20, 21, 22: Vegas - Jour 23 : Retour à San Diego par la 15, pas d'arrêt.
Voilà ce que j'aimerais faire, normalement j'avais prévu 21 jours et là je dépasse 2 jours à cause du trajet Lake Tahoe -> DeathValley et Deathvalley Bryce Canyon... Que me conseillerez-vous concrètement? Que changeriez-vous là dedans, je prends tout bon conseils, modif, ce qu'il y a d'indispensable à faire pour vous dans les endroits que j'ai cité, si j'ai oublié un endroit indispensable à faire, si il y en a qui sont moyen et où y'a pas de raison de perdre son temps, faites le moi savoir!
Petite précision, le voyage se fera dans 3 petites semaines, donc quasiment tout le mois de décembre! ça va pas poser de problème par rapport à Lake Tahoe et Yosemite?
Merci de m'aider dans ma futur meilleure expérience! :)
Actuellement étudiant, je fais mes études à San Diego (Oh my gosh, best city in the world!) et j'emmène ma copine pour 3 semaines dans un road trip, voici le programme, jour par jour, km après km, ce qu'on va faire pendant chaque étape sachant qu'en 3 semaines, pas le temps de prendre son temps pour tout voir! On se reposera après!
- Jour 1 : Départ de San Diego tôt le matin, direction Palm Springs pour débuter, une fois arriver, on va essayer de faire le Palm Springs Aerial Tramway ainsi que visiter rapidement Joshua Tree Park (faisable?), nuit à Palm Springs - Jour 2 : Visite de Village Fest et déjeuner là bas, départ en début d'après midi vers Los Angeles, arrivé à L.A, direction Marina Del Rey et le soir direction le Westin Bonaventure Hotel pour prendre un verre et admirer la vue de la ville sur 360° nuit à LA - Jour 3 : Visite de L.A, Hollywood Bouvelard, Beverly Hills, Griffith Park (Hollywood Sign), Santa Monica, Venice Beach, nuit à LA - Jour 4 : Parc d'attraction, hésitation entre Universal Studio et Disneyland, vous iriez où? nuit à LA - Jour 5 : Direction Santa Barbara dans la matinée, on déjeune sur place, ensuite j'avais pensé à loué des vélos pour faire le tour de la ville, principalement, la plage, State street, Stern Wharf, la mission et peut être le Santa Barbara Botanical Garden? Nuit à Santa Barbara - Jour 6 : Départ vers Solvang en matinée, on déjeune là bas, courte visite de la ville jusqu'en début/milieu d'après midi ensuite route jusqu'à San Luis Obispo, courte visite de la ville également, nuit à San Luis Obispo - Jour 7 : Départ en matinée après petit dej dans la ville, direction Big Sur (petit stop pour profiter de la vue), ensuite direction Carmel (déjeuner là bas) courte visite puis Monterey, courte visite puis nuit sur place - Jour 8 : Direction San Francisco! à l'arrivée, visite de Alamo square, Alcatraz puis coucher de soleil à Twin Peaks, nuit à SF - Jour 9 : Petite grasse mat, déjeuner à chinatown, ensuite visite de Lombard Street et d'un immeuble haut perché pour admirer la vue, fin d'aprem et soirée tranquilou vers golden gate, nuit à SF - Jour 10 : Traverser du golden gate, direction Sausalito et le mont talmapais, nuit à SF - Jour 11 : Départ de SF tôt le matin direction Yosemite Park, arrivé en fin de matinée, est-ce faisable de faire Yosemite Valley, Glacier Point et Mariposa groove en une aprem/début de soirée? Nuit à Yosemite valley - Jour 12 : Départ de Yosemite vers Lake Tahoe, déjeuner là bas, après midi à faire le tour du lac et profiter de la vue à Emerald Bay, nuit à South Lake Tahoe - Jour 13 : Direction Death Valley, petit arrêt à Bodie sur la route, nuit à Death Valley - Jour 14 : Death Valley, visite de Badwater, Mesquite Dunes, Dantes View, what else? nuit à Death Valley - Jour 15 : En route vers Bryce Canyon (pas le temps de faire Zion, peut être un arrêt d'une heure, c'est sur la route). Nuit à Bryce Canyon - Jour 16 : Bryce Canyon, promenade le matin jusqu'à Fairyland Point et ensuite descente dans la canyon, journée là bas. Nuit à Bryce Canyon - Jour 17 : direction Page tôt le matin et courte visite de la ville ainsi que du Lake Powell. Nuit à Page - Jour 18 : De Page petit grasse mat à Page puis direction Monument Valley passer quelques petites heures et retour à Page pour la nuit. - Jour 19 : Direction Vegas! En passant par Grand Canyon, on s'y arrête quelques heures pour visiter, s'en suivent 4 nuits de folie à Vegas au Caesars Palace! - Jour 20, 21, 22: Vegas - Jour 23 : Retour à San Diego par la 15, pas d'arrêt.
Voilà ce que j'aimerais faire, normalement j'avais prévu 21 jours et là je dépasse 2 jours à cause du trajet Lake Tahoe -> DeathValley et Deathvalley Bryce Canyon... Que me conseillerez-vous concrètement? Que changeriez-vous là dedans, je prends tout bon conseils, modif, ce qu'il y a d'indispensable à faire pour vous dans les endroits que j'ai cité, si j'ai oublié un endroit indispensable à faire, si il y en a qui sont moyen et où y'a pas de raison de perdre son temps, faites le moi savoir!
Petite précision, le voyage se fera dans 3 petites semaines, donc quasiment tout le mois de décembre! ça va pas poser de problème par rapport à Lake Tahoe et Yosemite?
Merci de m'aider dans ma futur meilleure expérience! :)
Magasin pour Laptop en Australie? English translation pending
Bonjour!
Quelau un connait il les equivalent de chaines de magasins typ Fnac en france, best buy aux US, ou futureshop au Canada????je souhaite m acheter un laptop a Perth....
merci!😏
Transfert de l'aéroport de Bangkok au centre-ville: taxi ou "Airlink Train"? English translation pending
Bonjour
Voilà d' après vous quel et le moyen le plus simple pour rejoindre mon hôtel
Mayfair suite best western
36 Soi Somprasong 2 ( Phethburi 13 ), Rajthevee, Phethburi Road, Bangkok
D' après leur site ya une station pour le airlink train pas loin de l hôtel Ci vous avez des conseils merci
D' après leur site ya une station pour le airlink train pas loin de l hôtel Ci vous avez des conseils merci
Partir en Inde au mois de novembre: choix entre deux tour opérateurs English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons faire un circuit de 2 semaines en Inde du nord en octobre - novembre. Nous hésitons entre Jetair et Best Tours. Leurs circuits ont l'air de se valoir.
Avez vous déjà voyager avec ces TO et pouvez vous nous donner un avis sur ces circuits?
Merci
Merci
Recherche Florence Mouillot English translation pending
je suis à la recherche de ma soeur florence mouillot (flo) et de christophe bret de nationalitée francaise.
ils étaient en république dominicaine entre las terrenas et ''le trio del oro''
je suis sans nouvelles depuis longtemps. si quelqu'un a entendu parler d'eux je serai vraiment très heureuse qu'il me le fasse savoir.
Meilleurs voeux de l'Inde English translation pending
Bonjour mes amis,
J'espere que vous allez bien.
Je vous souhaits une tres bonne annee 2010.
Meilleurs Salutations ..... Best Regards
SINGH NEW DELHI
J'espere que vous allez bien.
Je vous souhaits une tres bonne annee 2010.
Meilleurs Salutations ..... Best Regards
SINGH NEW DELHI
Débité deux fois avec Voyage-SNCF.com English translation pending
Cet été j’ai réservé et payé plusieurs nuits d’hôtel sur Voyages-SNCF.com. Et notamment une nuit au Best Western Shelter Cove Lodge de Pismo Beach.
En arrivant à cet hôtel j’ai fourni ma carte bleue et mon passeport, comme à chaque fois, donc sans me méfier…
De retour de vacances, je me suis aperçu que l’hôtel avait débité mon compte.
Dès le 19 août j’ai contacté Voyages-SNCF.com pour les informer que j’avais été débité deux fois mais malgré une relance faite il y a un mois et demi, je n’ai toujours pas été remboursé.
Ca fait donc plus de 3 mois que j’attends. Je peux les relancer à nouveau mais je crains que ça ne fasse pas avancer davantage les choses, quelqu’un aurait-il déjà été confronté à ce problème ou aurait-il une idée ?
En arrivant à cet hôtel j’ai fourni ma carte bleue et mon passeport, comme à chaque fois, donc sans me méfier…
De retour de vacances, je me suis aperçu que l’hôtel avait débité mon compte.
Dès le 19 août j’ai contacté Voyages-SNCF.com pour les informer que j’avais été débité deux fois mais malgré une relance faite il y a un mois et demi, je n’ai toujours pas été remboursé.
Ca fait donc plus de 3 mois que j’attends. Je peux les relancer à nouveau mais je crains que ça ne fasse pas avancer davantage les choses, quelqu’un aurait-il déjà été confronté à ce problème ou aurait-il une idée ?
De Yellowstone à Las Vegas en août/septembre 2008 (1e partie) English translation pending
23 août 2008 :

Il fait beau sur Salt Lake City. Il est 13H30 et je viens d’atterrir. « Best time to see Yellow » me lance un officiel cordial en consultant mon formulaire de douane. Ca commence mieux que lors de mon arrivée à Atlanta l’année passée où je m’étais fait envoyer direct dans le bureau du chef.
« Ca ne vous dérange pas d’avoir une catégorie un peu plus grosse que celle de votre réservation ? » me demande le type derrière le comptoir chez Alamo Rent a Car. Non, ça ne me dérange pas. Puis je me présente devant le véhicule en question qui s’avère être un mini van de 8 places, et là, finalement, il se trouve que ça me dérange quand même un peu… Le temps de négocier un nouveau changement, je quitte l’aéroport vers 15h30 à bord d’une Toyota Camry rouge, m’étant fait souffler le dernier SUV restant par un quatuor de jeunes frenchies.
Six heures de route plus tard, j’arrive à proximité de West Yellowstone. Je m’arrête juste le temps d’admirer mon premier coucher de soleil sur le Wyoming.

J’entends les clameurs d’un rodéo qui se déroule près d’un ranch dont je longe les barrières. Je suis tenté mais j’ai déjà douze heures de vol en plus des six de route au compteur de cette journée. Je repars. J’arrive à West Yellowstone. Mon hôtel, le Madison Historic, est une vieille bâtisse chaleureuse entièrement faite de poutres avec des bois de cerfs accrochés aux murs, un genre de cabane de trappeur géante. Après une courte promenade dans cette petite ville agréable quoique entièrement dévolue au tourisme, je m’endors dans la chambre de Buddy Longway.

24 Août :
Je me lève vers sept heures et j’avale mon premier petit déjeuner yankee de la quinzaine. Miam. J’entre dans Yellowstone par l’ouest. Arrivé à la jonction de Madison, je prends vers le sud. Mon premier arrêt est pour le Midway Geyser Basin. Je fais le tour du Grand Prismatic.

Les couleurs sont incroyables mais c’est vrai qu’au ras des pâquerettes on n’en profite pas suffisamment. Je traverse la route et gagne le haut de la colline qui la borde. C’est beaucoup mieux de là haut.

J’avise une autre colline, juste en face, de l’autre côté du Grand Prismatic, que s’échinent à grimper de minuscules silhouettes. Le point de vue doit être encore plus chouette de là bas. Je m’y rend aussitôt. Le chemin qui y mène est précédé d’une pancarte sur laquelle on peut lire : « Fairy falls ». Avis aux amateurs.

Midi. Arrivé à Upper Geyser Basin, je gagne Observation point pour assister en altitude à une éruption du Old Faithfull, geyser à la régularité métronomique (une éruption toutes les 50 minutes environ) et star du coin. Puis je me lance dans le grand tour sur les chemins de planches. On en prend plein les yeux et autant dans les narines. Des couleurs et des odeurs, mais pas seulement. Ca bouillonne, ça glougloute et ça crache de partout. Du coup, je fais davantage de vidéo que de photos.




Tout au bout du circuit se trouve Morning Glory Pool, la plus belle source chaude du secteur. Sur le chemin du retour, Riverside Geyser se déclenche lors de mon passage. Charmante attention. Je termine par un second spectacle au pied du Old Faithfull Geyser.


Mine de rien, il est déjà 17 heures. Je file à Grand village installer ma tente. Près des douches, je croise un jeune couple de français, Aude et Julien. Ils sont en train de s’offrir une descente nord/sud du continent américain en six mois. De l’Alaska à l’Argentine. Gonflé, non ? On prévoit de se retrouver près de nos tentes un peu plus tard pour partager une bière. En attendant, je cours explorer West Thumb. Le site est assez petit mais intéressant, juste en bordure du Yellowstone Lake, et la lumière de fin de journée rendent la balade encore plus belle. En plus, à cette heure, on n’est pas dérangé par la foule.





La nuit est tombée. Je rejoins Aude et Julien. On mange ensemble autour d’un feu de camp. Ils me racontent leurs aventures en Alaska où ils se sont fait quelques frayeurs avec des ours. Je leur donne les dernières nouvelles des JO de pékin. Soirée très agréable.
25 aout :

Je me réveille à l’aube. Je replie ma tente en grelottant. Il fait froid le matin à Yellowstone. Je longe le lac sans quasiment croiser une seule voiture.

Je m’arrête prendre un petit déjeuner à Lake Village. La bouffe est assez infâme. Elle le sera dans tous les restaurants du parc. Je stoppe quelques instants à Mud Volcano. Je fais quelques pas sur le site et tombe sur un troupeau de bisons en train de paître paisiblement.

Milieu de matinée. J’arrive au Grand Canyon de Yellowstone où j’ai prévu de passer la journée. Premier arrêt à Artist Point. Magnifique point de vue mais le meilleur est à venir.


Le sentier qui part de ce point pour longer le canyon vers l’est (direction Point Sublime) est à tomber par terre. Et comme tout le monde ou presque se contente du point de vue d'Artist point, on s’y retrouve complètement seul.






Pause du midi à Canyon village ou j’avale quelques sandwiches. Je m’engage sur Brink of the Lower falls, un sentier qui m’emmène au sommet des chutes, impressionnantes et vertigineuses, avec leur arc en ciel privatif. Je tourne tout un moment dans le secteur des Lower et Upper falls, beaucoup plus fréquenté que celui de ce matin alors que le spectacle est, à mon avis, bien moins somptueux.



En milieu d’après midi, je décide d’aller planter ma tente dans le Canyon Campground. Je trouve mon emplacement, m’extrais de ma voiture que je ferme aussitôt par pur réflexe. Je sors ma tente 2secondes du coffre. Je referme le coffre. Ayant les bras encombrés de ma tente et de mon duvet, je pose les clés sur la table de l’emplacement. Je déplie ma tente, balance mon duvet à l’intérieur, reviens vers la table récupérer mes clés et découvre à la place mes… lunettes de soleil ( !). Je cherche partout, je furète, je m’inquiète, j’explore la moindre parcelle de sol et finis par comprendre que le seul endroit ou elles sont à présent susceptibles de se trouver, c’est le coffre à présent fermé, de ma voiture qui l’est tout autant. J’ai envie de me taper la tête contre un arbre de manière répétée.
Un type sur l’emplacement voisin a visiblement compris que j’avais un problème. Il vient aussitôt s’en enquérir. Je lui explique la situation. Il se propose d’appeler Alamo avec son téléphone portable, objet fort pratique en l’occurrence et dont je suis hélas dépourvu. Une heure plus tard, un dépanneur local débarque pour forcer ma portière à l’aide de cales en plastique et d’une tige de métal. Je retrouve à la fois mes clés et mon moral. Je partage ensuite le repas de mes providentiels voisins. Il y a Mark (mon sauveur), ingénieur informatique, et Dave qui est un ancien pilote d’hélicoptère de la Navy. Ils sont accompagnés de deux femmes, Carla et une autre dont j’ai oublié le nom, tous très accueillants comme les américains savent si bien l’être. Je termine la journée en allant assister au coucher de soleil sur la Hayden Valley, où trois ours viendront également se faire admirer (de loin). Idéal point final d’une journée riche en émotions diverses et variées.


26 Août :
Je me lève de bonne heure, à nouveau frigorifié. Je replie ma tente et quitte les lieux, non sans laisser un petit mot d’adieu pour mes sympathiques autant que providentiels voisins.
Il est 7 heures. Je suis seul sur les chemins de planches de Norris Geyser Basin. C’est ici que se trouvent les sources les plus chaudes du parc. Les fumerolles sortent de partout et le sol bouillonne comme dans une cocotte minute. Beaucoup de couleurs là encore, des bleus profonds, des verts limpides et des rouges sanguins. Comme une atmosphère de fin du monde, ou de début. Du moins jusqu’à ce que débarquent les cars de japonais. Pas grave, j’aurais largement eu le temps d’en profiter avant ça.





Fin de matinée, je pars vers Mammoth Hot Springs, le site le plus au nord du parc. Très beau mais moins fascinant que Norris. Faut dire qu’il est midi, le moment où la lumière est au zénith, donc la moins intéressante pour les photos. Et puis je me fais assez vite rattraper par les japonais qui visitent tout ça à un rythme beaucoup plus soutenu que moi. Ca braille et ça rigole, ça caquète et ça cliquète.





Je mets les voiles vers 15h00 après une légère collation. Direct au sud. Je rejoins mon hôtel. Pour ma dernière soirée à Yellowstone, je me suis offert le Old Faithfull Inn, plus vieil hôtel du parc, immense chalet de bois de plus d’un siècle d’âge.

Ca me donne l’occasion d’une ultime ballade au soleil couchant sur les chemins de planches de l’Upper Geyser Basin.
Je passe la soirée dans le hall du Old Faithfull Inn. C’est ma première soirée en solitaire. Un pianiste y joue du Debussy et du Chopin. J’imagine qu’ils ne se seraient pas attendus à voir leurs œuvres représentées dans un tel endroit. Le contraste est singulier mais tout à fait agréable.

Il y a aussi ce grand type assis non loin de moi au milieu d’une cour de mamies. Il a le visage buriné des cow-boys de cinéma, le maintien raide et digne, une chemise à carreau et un foulard noué autour de la gorge. John Wayne s’est réincarné et c’est moi qui l’ai trouvé. Le pianiste fait une pause. Je file me coucher. Ils m’ont encore filé la chambre de Buddy Longway.
27 Août.
Je me lève aux aurores. Faut dire que le programme du jour est chargé et pas forcément folichon : Il s’agit dans un premier temps de traverser du nord au sud le parc du Grand Teton, puis de descendre le plus loin possible de façon à me trouver au plus près de Bryce Canyon pour le lendemain. Traversée du Grand Teton en express. Je n’avais pas l’intention de m’y arrêter plus que le temps de prendre quelques photos sur le chemin. On a déjà ça chez nous, de toute façon.



J’arrive à Jackson Hole vers 11h00. Je me ballade un peu. Je me rappelle une phrase de Stéphane rencontré avec son frère Laurent l’année dernière à Arches (connus ici sous le sigle LSConseil). Il m’avait dit : « Jackson, c’est Frontierland en vrai ! » Bien vu LSC !

(A lire si on aime la région : « L’homme délaissé » de C.J. BOX aux éditions Points Policiers.)
Je repars en début d’après-midi avec pour unique but d’avaler un maximum de kilomètres avant la nuit. Ce sera heureusement la seule journée de ce type cette année. J’avance beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru, et ce en respectant les limites. Les routes empruntées sont somptueuses. Je ne m’ennuie pas une seconde alors que défilent devant moi les plaines ocres du Wyoming et que le soleil traverse le ciel. Sur la route de Provo, je me fais l’effet d’être sur un vertigineux toboggan coincé entre deux montagnes. A la tombée du jour, le couchant s’étire interminablement à la droite de l’interstate 15, spectacle grandiose qui clôture cette journée que je redoutais et qui s’est finalement avérée extrêmement plaisante. J’ai quand même roulé presque sans arrêt de 8h00 à 22h00.

Je trouve un motel à Beaver. La fille qui me donne mes clés correspond à l’image typique de l’américaine obèse telle qu’on peut se la représenter chez nous. Maquillée comme un pick-up volé, elle trimballe ses trois quintaux sur une tondeuse quand elle circule sur le parking. C’est trop, je dois rêver...
28 Août :
La nuit est encore là quand je me lève. Je ne suis plus qu’à une heure trente de Bryce Canyon et j’ai envie d’y assister au lever du soleil. J’avale la route tout en restant prudent. L’année dernière, en descendant vers Tropic, j’ai failli percuter une biche qui avait surgi dans la lumière de mes phares. J’y pense encore… J’arrive à Sunrise Point. Le soleil est levé depuis une bonne demi-heure mais les couleurs sont encore extraordinaires. Les quelques personnes présentes sont toutes muettes de saisissement. Comment ne pas les comprendre…



Je décide de faire le Peek-a-boo loop trail. Quatre heures de marche et un véritable émerveillement à chaque pas. Bryce est définitivement la plus belle des cathédrales. C’est la troisième fois que j’y reviens et il me semble impossible de m’en lasser. Il ne manque plus à mon palmarès que Fairyland loop trail. Pour la prochaine fois.





Je termine la promenade assez fatigué, même si je n’en regrette pas une seconde. Il fait à présent une chaleur à crever sur le parking du Ruby’s Inn. Après un repas de midi rapide et assez médiocre, l’idée me prend de gagner Kanab dès maintenant afin de tenter une visite de Yellow Rock dans l’après midi.
J’arrive deux heures plus tard à Kanab. Je me repose un peu dans ma chambre du Bob-Bon Inn et je prends la route de Page. Je repère l’entrée de la Cottonwood Canyon Road et je m’y engage malgré les avertissements d’un couple d’américains qui en reviennent à bord de leur SUV. La piste leur semble difficilement praticable avec un véhicule de tourisme. J'y vais quand même. Je roule depuis une heure et j’attends désespérément que la piste s’améliore mais la tôle ondulée a fait place à des ornières assez profondes pour y noyer un cheval. Je racle le fond de caisse. J’ai la trouille de crever un pneu ou de rester bloqué. Je regarde ma montre. J’ai parcouru à peine 10 miles et je commence à comprendre que je n’aurais jamais le temps d’aller à Yellow Rock et d’en revenir avant la nuit. Je fais demi-tour assez déçu.
Je termine dans un Subway à l’entrée de Page. Demain, Coyote Buttes North et son icône : The Wave.
la suite ici : http://voyageforum.com/...8_partie_2_D2576137/

Il fait beau sur Salt Lake City. Il est 13H30 et je viens d’atterrir. « Best time to see Yellow » me lance un officiel cordial en consultant mon formulaire de douane. Ca commence mieux que lors de mon arrivée à Atlanta l’année passée où je m’étais fait envoyer direct dans le bureau du chef.
« Ca ne vous dérange pas d’avoir une catégorie un peu plus grosse que celle de votre réservation ? » me demande le type derrière le comptoir chez Alamo Rent a Car. Non, ça ne me dérange pas. Puis je me présente devant le véhicule en question qui s’avère être un mini van de 8 places, et là, finalement, il se trouve que ça me dérange quand même un peu… Le temps de négocier un nouveau changement, je quitte l’aéroport vers 15h30 à bord d’une Toyota Camry rouge, m’étant fait souffler le dernier SUV restant par un quatuor de jeunes frenchies.
Six heures de route plus tard, j’arrive à proximité de West Yellowstone. Je m’arrête juste le temps d’admirer mon premier coucher de soleil sur le Wyoming.

J’entends les clameurs d’un rodéo qui se déroule près d’un ranch dont je longe les barrières. Je suis tenté mais j’ai déjà douze heures de vol en plus des six de route au compteur de cette journée. Je repars. J’arrive à West Yellowstone. Mon hôtel, le Madison Historic, est une vieille bâtisse chaleureuse entièrement faite de poutres avec des bois de cerfs accrochés aux murs, un genre de cabane de trappeur géante. Après une courte promenade dans cette petite ville agréable quoique entièrement dévolue au tourisme, je m’endors dans la chambre de Buddy Longway.

24 Août :
Je me lève vers sept heures et j’avale mon premier petit déjeuner yankee de la quinzaine. Miam. J’entre dans Yellowstone par l’ouest. Arrivé à la jonction de Madison, je prends vers le sud. Mon premier arrêt est pour le Midway Geyser Basin. Je fais le tour du Grand Prismatic.

Les couleurs sont incroyables mais c’est vrai qu’au ras des pâquerettes on n’en profite pas suffisamment. Je traverse la route et gagne le haut de la colline qui la borde. C’est beaucoup mieux de là haut.

J’avise une autre colline, juste en face, de l’autre côté du Grand Prismatic, que s’échinent à grimper de minuscules silhouettes. Le point de vue doit être encore plus chouette de là bas. Je m’y rend aussitôt. Le chemin qui y mène est précédé d’une pancarte sur laquelle on peut lire : « Fairy falls ». Avis aux amateurs.


Midi. Arrivé à Upper Geyser Basin, je gagne Observation point pour assister en altitude à une éruption du Old Faithfull, geyser à la régularité métronomique (une éruption toutes les 50 minutes environ) et star du coin. Puis je me lance dans le grand tour sur les chemins de planches. On en prend plein les yeux et autant dans les narines. Des couleurs et des odeurs, mais pas seulement. Ca bouillonne, ça glougloute et ça crache de partout. Du coup, je fais davantage de vidéo que de photos.




Tout au bout du circuit se trouve Morning Glory Pool, la plus belle source chaude du secteur. Sur le chemin du retour, Riverside Geyser se déclenche lors de mon passage. Charmante attention. Je termine par un second spectacle au pied du Old Faithfull Geyser.


Mine de rien, il est déjà 17 heures. Je file à Grand village installer ma tente. Près des douches, je croise un jeune couple de français, Aude et Julien. Ils sont en train de s’offrir une descente nord/sud du continent américain en six mois. De l’Alaska à l’Argentine. Gonflé, non ? On prévoit de se retrouver près de nos tentes un peu plus tard pour partager une bière. En attendant, je cours explorer West Thumb. Le site est assez petit mais intéressant, juste en bordure du Yellowstone Lake, et la lumière de fin de journée rendent la balade encore plus belle. En plus, à cette heure, on n’est pas dérangé par la foule.





La nuit est tombée. Je rejoins Aude et Julien. On mange ensemble autour d’un feu de camp. Ils me racontent leurs aventures en Alaska où ils se sont fait quelques frayeurs avec des ours. Je leur donne les dernières nouvelles des JO de pékin. Soirée très agréable.
25 aout :

Je me réveille à l’aube. Je replie ma tente en grelottant. Il fait froid le matin à Yellowstone. Je longe le lac sans quasiment croiser une seule voiture.

Je m’arrête prendre un petit déjeuner à Lake Village. La bouffe est assez infâme. Elle le sera dans tous les restaurants du parc. Je stoppe quelques instants à Mud Volcano. Je fais quelques pas sur le site et tombe sur un troupeau de bisons en train de paître paisiblement.

Milieu de matinée. J’arrive au Grand Canyon de Yellowstone où j’ai prévu de passer la journée. Premier arrêt à Artist Point. Magnifique point de vue mais le meilleur est à venir.


Le sentier qui part de ce point pour longer le canyon vers l’est (direction Point Sublime) est à tomber par terre. Et comme tout le monde ou presque se contente du point de vue d'Artist point, on s’y retrouve complètement seul.






Pause du midi à Canyon village ou j’avale quelques sandwiches. Je m’engage sur Brink of the Lower falls, un sentier qui m’emmène au sommet des chutes, impressionnantes et vertigineuses, avec leur arc en ciel privatif. Je tourne tout un moment dans le secteur des Lower et Upper falls, beaucoup plus fréquenté que celui de ce matin alors que le spectacle est, à mon avis, bien moins somptueux.



En milieu d’après midi, je décide d’aller planter ma tente dans le Canyon Campground. Je trouve mon emplacement, m’extrais de ma voiture que je ferme aussitôt par pur réflexe. Je sors ma tente 2secondes du coffre. Je referme le coffre. Ayant les bras encombrés de ma tente et de mon duvet, je pose les clés sur la table de l’emplacement. Je déplie ma tente, balance mon duvet à l’intérieur, reviens vers la table récupérer mes clés et découvre à la place mes… lunettes de soleil ( !). Je cherche partout, je furète, je m’inquiète, j’explore la moindre parcelle de sol et finis par comprendre que le seul endroit ou elles sont à présent susceptibles de se trouver, c’est le coffre à présent fermé, de ma voiture qui l’est tout autant. J’ai envie de me taper la tête contre un arbre de manière répétée.
Un type sur l’emplacement voisin a visiblement compris que j’avais un problème. Il vient aussitôt s’en enquérir. Je lui explique la situation. Il se propose d’appeler Alamo avec son téléphone portable, objet fort pratique en l’occurrence et dont je suis hélas dépourvu. Une heure plus tard, un dépanneur local débarque pour forcer ma portière à l’aide de cales en plastique et d’une tige de métal. Je retrouve à la fois mes clés et mon moral. Je partage ensuite le repas de mes providentiels voisins. Il y a Mark (mon sauveur), ingénieur informatique, et Dave qui est un ancien pilote d’hélicoptère de la Navy. Ils sont accompagnés de deux femmes, Carla et une autre dont j’ai oublié le nom, tous très accueillants comme les américains savent si bien l’être. Je termine la journée en allant assister au coucher de soleil sur la Hayden Valley, où trois ours viendront également se faire admirer (de loin). Idéal point final d’une journée riche en émotions diverses et variées.


26 Août :
Je me lève de bonne heure, à nouveau frigorifié. Je replie ma tente et quitte les lieux, non sans laisser un petit mot d’adieu pour mes sympathiques autant que providentiels voisins.
Il est 7 heures. Je suis seul sur les chemins de planches de Norris Geyser Basin. C’est ici que se trouvent les sources les plus chaudes du parc. Les fumerolles sortent de partout et le sol bouillonne comme dans une cocotte minute. Beaucoup de couleurs là encore, des bleus profonds, des verts limpides et des rouges sanguins. Comme une atmosphère de fin du monde, ou de début. Du moins jusqu’à ce que débarquent les cars de japonais. Pas grave, j’aurais largement eu le temps d’en profiter avant ça.





Fin de matinée, je pars vers Mammoth Hot Springs, le site le plus au nord du parc. Très beau mais moins fascinant que Norris. Faut dire qu’il est midi, le moment où la lumière est au zénith, donc la moins intéressante pour les photos. Et puis je me fais assez vite rattraper par les japonais qui visitent tout ça à un rythme beaucoup plus soutenu que moi. Ca braille et ça rigole, ça caquète et ça cliquète.





Je mets les voiles vers 15h00 après une légère collation. Direct au sud. Je rejoins mon hôtel. Pour ma dernière soirée à Yellowstone, je me suis offert le Old Faithfull Inn, plus vieil hôtel du parc, immense chalet de bois de plus d’un siècle d’âge.

Ca me donne l’occasion d’une ultime ballade au soleil couchant sur les chemins de planches de l’Upper Geyser Basin.
Je passe la soirée dans le hall du Old Faithfull Inn. C’est ma première soirée en solitaire. Un pianiste y joue du Debussy et du Chopin. J’imagine qu’ils ne se seraient pas attendus à voir leurs œuvres représentées dans un tel endroit. Le contraste est singulier mais tout à fait agréable.

Il y a aussi ce grand type assis non loin de moi au milieu d’une cour de mamies. Il a le visage buriné des cow-boys de cinéma, le maintien raide et digne, une chemise à carreau et un foulard noué autour de la gorge. John Wayne s’est réincarné et c’est moi qui l’ai trouvé. Le pianiste fait une pause. Je file me coucher. Ils m’ont encore filé la chambre de Buddy Longway.
27 Août.
Je me lève aux aurores. Faut dire que le programme du jour est chargé et pas forcément folichon : Il s’agit dans un premier temps de traverser du nord au sud le parc du Grand Teton, puis de descendre le plus loin possible de façon à me trouver au plus près de Bryce Canyon pour le lendemain. Traversée du Grand Teton en express. Je n’avais pas l’intention de m’y arrêter plus que le temps de prendre quelques photos sur le chemin. On a déjà ça chez nous, de toute façon.



J’arrive à Jackson Hole vers 11h00. Je me ballade un peu. Je me rappelle une phrase de Stéphane rencontré avec son frère Laurent l’année dernière à Arches (connus ici sous le sigle LSConseil). Il m’avait dit : « Jackson, c’est Frontierland en vrai ! » Bien vu LSC !

(A lire si on aime la région : « L’homme délaissé » de C.J. BOX aux éditions Points Policiers.)
Je repars en début d’après-midi avec pour unique but d’avaler un maximum de kilomètres avant la nuit. Ce sera heureusement la seule journée de ce type cette année. J’avance beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru, et ce en respectant les limites. Les routes empruntées sont somptueuses. Je ne m’ennuie pas une seconde alors que défilent devant moi les plaines ocres du Wyoming et que le soleil traverse le ciel. Sur la route de Provo, je me fais l’effet d’être sur un vertigineux toboggan coincé entre deux montagnes. A la tombée du jour, le couchant s’étire interminablement à la droite de l’interstate 15, spectacle grandiose qui clôture cette journée que je redoutais et qui s’est finalement avérée extrêmement plaisante. J’ai quand même roulé presque sans arrêt de 8h00 à 22h00.

Je trouve un motel à Beaver. La fille qui me donne mes clés correspond à l’image typique de l’américaine obèse telle qu’on peut se la représenter chez nous. Maquillée comme un pick-up volé, elle trimballe ses trois quintaux sur une tondeuse quand elle circule sur le parking. C’est trop, je dois rêver...
28 Août :
La nuit est encore là quand je me lève. Je ne suis plus qu’à une heure trente de Bryce Canyon et j’ai envie d’y assister au lever du soleil. J’avale la route tout en restant prudent. L’année dernière, en descendant vers Tropic, j’ai failli percuter une biche qui avait surgi dans la lumière de mes phares. J’y pense encore… J’arrive à Sunrise Point. Le soleil est levé depuis une bonne demi-heure mais les couleurs sont encore extraordinaires. Les quelques personnes présentes sont toutes muettes de saisissement. Comment ne pas les comprendre…



Je décide de faire le Peek-a-boo loop trail. Quatre heures de marche et un véritable émerveillement à chaque pas. Bryce est définitivement la plus belle des cathédrales. C’est la troisième fois que j’y reviens et il me semble impossible de m’en lasser. Il ne manque plus à mon palmarès que Fairyland loop trail. Pour la prochaine fois.





Je termine la promenade assez fatigué, même si je n’en regrette pas une seconde. Il fait à présent une chaleur à crever sur le parking du Ruby’s Inn. Après un repas de midi rapide et assez médiocre, l’idée me prend de gagner Kanab dès maintenant afin de tenter une visite de Yellow Rock dans l’après midi.
J’arrive deux heures plus tard à Kanab. Je me repose un peu dans ma chambre du Bob-Bon Inn et je prends la route de Page. Je repère l’entrée de la Cottonwood Canyon Road et je m’y engage malgré les avertissements d’un couple d’américains qui en reviennent à bord de leur SUV. La piste leur semble difficilement praticable avec un véhicule de tourisme. J'y vais quand même. Je roule depuis une heure et j’attends désespérément que la piste s’améliore mais la tôle ondulée a fait place à des ornières assez profondes pour y noyer un cheval. Je racle le fond de caisse. J’ai la trouille de crever un pneu ou de rester bloqué. Je regarde ma montre. J’ai parcouru à peine 10 miles et je commence à comprendre que je n’aurais jamais le temps d’aller à Yellow Rock et d’en revenir avant la nuit. Je fais demi-tour assez déçu.
Je termine dans un Subway à l’entrée de Page. Demain, Coyote Buttes North et son icône : The Wave.
la suite ici : http://voyageforum.com/...8_partie_2_D2576137/
Formule tout-inclus de quinze jours à Phuket English translation pending
salut,
Une (jeune) collègue de bureau qui ne connaît pas la Thaïlande veut partir (en couple) avec Best Tours http://www.besttours.be/page/behomepage/21941.aspx qui propose des formules all-in à Phuket (Karon Beach) àpd 1.100 euros par personne pour 15 jours en demi-pension vol XL Airways compris. Qu'en pensez-vous ?
Personnellement je lui ai déconseillé de passer par un voyagiste.
J'ai lu ailleurs sur ce forum que XL Airways était une compagnie charter qui cassait véritablement les prix (400 euros A/R !) ?
Je ne connais pas Phuket donc je n'ai pas su lui dire à quoi ressemblait Karon Beach mais 1.100 euros pour 15 jours vol compris avec un voyagiste, ça me paraît trop beau pour être vrai.
A noter que la promo est valable pour un voyage entre avril et octobre (saison des pluies ?)
Merci pour vos avis autorisés et neutres ! 😛
Une (jeune) collègue de bureau qui ne connaît pas la Thaïlande veut partir (en couple) avec Best Tours http://www.besttours.be/page/behomepage/21941.aspx qui propose des formules all-in à Phuket (Karon Beach) àpd 1.100 euros par personne pour 15 jours en demi-pension vol XL Airways compris. Qu'en pensez-vous ?
Personnellement je lui ai déconseillé de passer par un voyagiste.
J'ai lu ailleurs sur ce forum que XL Airways était une compagnie charter qui cassait véritablement les prix (400 euros A/R !) ?
Je ne connais pas Phuket donc je n'ai pas su lui dire à quoi ressemblait Karon Beach mais 1.100 euros pour 15 jours vol compris avec un voyagiste, ça me paraît trop beau pour être vrai.
A noter que la promo est valable pour un voyage entre avril et octobre (saison des pluies ?)
Merci pour vos avis autorisés et neutres ! 😛
Hôtel à New York English translation pending
Pour ceux qui recherche un hotel à New York avant leur départ pour une croisière, j'ai réservé une chambre au Best Western de Newark (NJ) qui nous coûte seulement 175$ la nuit pour quatre personnes (2 adultes et 2 enfants, 14 et 16 ans). Le déjeuner est inclus, le stationnement est inclus pour le temps de la croisière et une navette gratuite nous est offerte jusqu'au bateau. A NY j'avais trouvé un hotel à Manathan à 138$ mais on doit payer 40$ de plus pour garrer l'auto (30$ une auto et 40$ pour une van ou SUV). On doit laisser l'auto au port qui coûte un autre 180$. Donc avec le Park and Cruise du Best Western c'est très interressant. Ils offrent également une navette 24 hres par jour vers le train qui lui nous emmème directement centre-ville....super!!Nous arriverons un jour à l'avance pour aller magasiner à NY et visiter. Donc bcp moins de stress que d'arriver le jour même. Bonne journée et surtout bon voyage à tous!!
Lucie
Circuit à cheval en Arménie English translation pending
tout est dans le titre, j'aimerai beaucoup visiter l'Arménie (dates flexibles), et le best ce serait de pouvoir réaliser çà à cheval, pour le moment, je n'ai trouvé aucune agence proposant cette formule, si vous avez des suggestions... merci d'avance!
Meilleur hôtel dans les Antilles pour rencontrer des femmes célibataires? English translation pending
Bonjour à tous,
On est 4 gars et on veux aller dans les antilles en vacance...
C'est où la "best" place pour rencontrer des femmes célibataires et partante pour un bon temps!!
Merci.
C'est où la "best" place pour rencontrer des femmes célibataires et partante pour un bon temps!!
Merci.
Vols de coupe-ongle dans deux hôtels aux États-Unis English translation pending
Bonsoir
C'est insignifiant, à première vue, mais c'est quand même bizarre! En 2006, dans un Best Western d'Orlando, la femme de ménage avait trouvé le coupe-ongle dans la trousse de toilette de ma femme.... Et l'avait embarqué. Nous en avions racheté un chez un coutelier grenoblois. Et cette année à Page, au Lake Powell Resort, rebelotte!!!
Voici l'engin en question, bien sur, c'est pas une des innombrable chinoiseries qui se trouvent de partout. C'est du Made in France, et pour faire plaisir à des américains, ça pourrait être un cadeau idéal😉
Petite précision; rien d'autre n'a jamais disparu d'un hotel, pourtant, il y avait de quoi!
C'est insignifiant, à première vue, mais c'est quand même bizarre! En 2006, dans un Best Western d'Orlando, la femme de ménage avait trouvé le coupe-ongle dans la trousse de toilette de ma femme.... Et l'avait embarqué. Nous en avions racheté un chez un coutelier grenoblois. Et cette année à Page, au Lake Powell Resort, rebelotte!!!
Voici l'engin en question, bien sur, c'est pas une des innombrable chinoiseries qui se trouvent de partout. C'est du Made in France, et pour faire plaisir à des américains, ça pourrait être un cadeau idéal😉
Petite précision; rien d'autre n'a jamais disparu d'un hotel, pourtant, il y avait de quoi!
Zoo Ave au Costa Rica English translation pending
Bonjour!
Ce devrait être assez court!! Qu'est-ce que le ZOO AVE, c'est où? (Moi je serai au Best western Irazu à "l'Alahuela"mars 2008) Combien ça coûte, combien de temps faire le tour, et est-ce que cela semble intéressant si je vous dit que j'adore les animaux?
Merci à tous!!
Ce devrait être assez court!! Qu'est-ce que le ZOO AVE, c'est où? (Moi je serai au Best western Irazu à "l'Alahuela"mars 2008) Combien ça coûte, combien de temps faire le tour, et est-ce que cela semble intéressant si je vous dit que j'adore les animaux?
Merci à tous!!
Avis sur circuit modifié de deux semaines au Costa Rica English translation pending
Encore moi!! Zizabelle68!! Itinéraire un peu modifiée... qu'en pensez-vous maintenant?
12 mars: Arrivée à San Josée 10ham. Tcheck in Hotel Best Western Irazu et relaxer. PIck un Dahiatsu 4x4 (-$) juste en face pour le lendemain.
13 mars: Volcan Poas, Sarchi et Arenal. OUf! Dodo à Arenal Lodge! (Du 13 au 16)
14 mars: Ponts suspendus (À Arenal et pas Monteverde. C'est trop loin comparé aux ponts suspendus de Arenal qui sont juste à côté de l'hotel ou presque)...), et piscine..
15 mars: visiter le ferme de Don Juan(?) (Ou une autre ferme?) 16 mars: marche en forêt, Spa Tabaccon (Je peux y aller le soir??)
17 mars: Piscine, tcheck out et Visiter la Fortuna tout en m'en allant vers Punta Léona et remettre l'auto là. (Je sais que cé ok pour l'auto)
Du 17 mars au 26 mars: Tout inclus à Punta Léona.
Pendant cette semaine, Je projette aller à Manuel Antonio et à la riviere Tarcoles pour crocodiles... ET je retournerai en taxi à San José pour reprendre l'avion.
Et puis??
ET après tout ce que j'ai entendu sur les locations de voiture, j'ai un peu peur! ET est-ce que les assurances et les agences de locations de voiture là-bas essaieront de nous "crosser" à la remise de notre voiture? Genre: "Hé! Ya une tite grafigne là! .... 600$$$" Merci beaucoup!
Iza!
12 mars: Arrivée à San Josée 10ham. Tcheck in Hotel Best Western Irazu et relaxer. PIck un Dahiatsu 4x4 (-$) juste en face pour le lendemain.
13 mars: Volcan Poas, Sarchi et Arenal. OUf! Dodo à Arenal Lodge! (Du 13 au 16)
14 mars: Ponts suspendus (À Arenal et pas Monteverde. C'est trop loin comparé aux ponts suspendus de Arenal qui sont juste à côté de l'hotel ou presque)...), et piscine..
15 mars: visiter le ferme de Don Juan(?) (Ou une autre ferme?) 16 mars: marche en forêt, Spa Tabaccon (Je peux y aller le soir??)
17 mars: Piscine, tcheck out et Visiter la Fortuna tout en m'en allant vers Punta Léona et remettre l'auto là. (Je sais que cé ok pour l'auto)
Du 17 mars au 26 mars: Tout inclus à Punta Léona.
Pendant cette semaine, Je projette aller à Manuel Antonio et à la riviere Tarcoles pour crocodiles... ET je retournerai en taxi à San José pour reprendre l'avion.
Et puis??
ET après tout ce que j'ai entendu sur les locations de voiture, j'ai un peu peur! ET est-ce que les assurances et les agences de locations de voiture là-bas essaieront de nous "crosser" à la remise de notre voiture? Genre: "Hé! Ya une tite grafigne là! .... 600$$$" Merci beaucoup!
Iza!
Catégories d'hôtels dans l'est des États-Unis? English translation pending
est ce quelqu'un sait ce que veut dire lorqu'on reserve un hotel ou motel : advance purchase discount rate best available rate best flexible rate
les prix sont differents sivants la categorie mais je ne sais quelle est la différence merci pour vos réponses
les prix sont differents sivants la categorie mais je ne sais quelle est la différence merci pour vos réponses
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
11 Septembre 04
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Bateau de Phnom Penh à Siem Reap English translation pending
hello !
qui me dit si les bateaux fonctionnent encore bien sur Tonlé sap, quelle est la best compagnie et les tarifs ?? question de sécurité et de rapidité. si vous l'avez pris ces temps çi quelle est la meilleure heure matinale
merci
Meilleur quartier dans la ville de San Francisco pour le logement? English translation pending
Quel est le meilleur quartier entre chinatown et Union Square pour un hotel?
Je vais déjà avoir 2 nuits au Best western à Fisherman Warf mais ma dernière nuit j'aimerais l'avoir dans un autre quartier?
Merci
Lise
Je vais déjà avoir 2 nuits au Best western à Fisherman Warf mais ma dernière nuit j'aimerais l'avoir dans un autre quartier?
Merci
Lise
Séjour à Phuket ou autres English translation pending
je souhaite partir à deux, en thailande, et pour ce, j'ai trouvé un site tour-opérator, BEST TOUR, qui propose des voyages-séjours, à des prix réellement très compétitifs.
le voyage est prévu pour le mois d'avril, début, mai. Aussi, je demande aux internautes qui ont eu la possibilité de partir avec best tour différentes questions. Ce tour opérator, est-ce du sérieux? les hotels, décrits sur leur site, sont-ils à l'identique en réalité.
Diverses destinations sont proposées, à savoir, phuket, krabi, et bien d'autres.
Nous souhaiterions éviter les endroits bétons, et privilégions la nature, le calme. Pouvez-vous nous aider?
c'est bien dommage de ne pouvoir joindre cette agence par téléphone, aucun renseignement n'est donc possible pour ces questions.
(hotel CAPE PANWA, à 15 km de phuket. AQUAMARINE RESORT, à patong, ANDAMAN SEAVIEW Hotel, KATA BEACH à phuket, MERLIN RESORT à patong, PANVINAN RESORT à kho chang) en avez-vous entendu parlé?
On dit que phuket est très béton, ou faut-il aller pour trouver son coin de paradis? quellle agence de voyage propose des séjours à prix raisonnables.
D'avance je remercie tous les internautes qui veuillent bien me répondre le plus rapidement possible.
le voyage est prévu pour le mois d'avril, début, mai. Aussi, je demande aux internautes qui ont eu la possibilité de partir avec best tour différentes questions. Ce tour opérator, est-ce du sérieux? les hotels, décrits sur leur site, sont-ils à l'identique en réalité.
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Qui a vécu une experience insolite et malencontreuse? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis journaliste et dans le cadre de la préparation d'une émission présentée par Julien Courbet et Isabelle Brès, je suis à la recherche de personnes ayant vécu une expérience insolite et malencontreuse lors d'un voyage.
pour exemple: le cas d'une personne qui a passé un séjour dans un hotel totalement retiré, situé au milieu de dunes à perte de vue... et ce alors qu'on lui avait vendu tout le contraire....
N'hésitez pas à me faire part de vos experiences en m'envoyant un mail avec vos coordonnées à : csiahou@tf1.fr
Merci et à bientôt,
Céline
Je suis journaliste et dans le cadre de la préparation d'une émission présentée par Julien Courbet et Isabelle Brès, je suis à la recherche de personnes ayant vécu une expérience insolite et malencontreuse lors d'un voyage.
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N'hésitez pas à me faire part de vos experiences en m'envoyant un mail avec vos coordonnées à : csiahou@tf1.fr
Merci et à bientôt,
Céline
Canoa Coral by Hilton English translation pending
Nous y serons en mars 2006 et prévoyons faire quelques excursions, lesquelles seraient les "BEST"
Comme nous y serons 2 semaines nous commencerons par quelques jours de plage, massage, mais après nous prévoyons bouger un peu, mais pas trop c'est fatiguant.... et suivi encore de quelques jours de soleil, plage, et .... excursion.
En fait tous les commentaires positifs ou négatifs face à cet hôtel sont les bienvenus
Merci
Comme nous y serons 2 semaines nous commencerons par quelques jours de plage, massage, mais après nous prévoyons bouger un peu, mais pas trop c'est fatiguant.... et suivi encore de quelques jours de soleil, plage, et .... excursion.
En fait tous les commentaires positifs ou négatifs face à cet hôtel sont les bienvenus
Merci
Arriving at LAX at 1:05 PM: Is staying in Barstow doable or not?
Hello,
I’ve already gone through some threads dating back to 2010, but opinions are pretty mixed...
What’s the verdict in 2025?
- We’re arriving for a 15-day trip on Friday, June 13, theoretically at 1:05 PM (AF22).
- Rental car (Toyota RAV4) booked with Alamo ("requested" starting at 2:30 PM).
- Room reserved at the Best Western Desert Villa Inn in Barstow (check-in "6/7 PM" listed...) that same evening.
Does this seem reasonably doable to those familiar with the area, for a couple in their seventies, or would it be better to stop sooner (but where?)—even if it means extending the drive to Williams the next day? 😕...
Thanks for your advice!
Meilleurs "campsites" au Botswana English translation pending
En pleine préparation d'une voyage Namibie + Botswana l'année prochaine, je suis tombé sur ce pdf mis en ligne par un membre de 4x4community forum
Il récapitule sur ce pdf son expérience des camps qu'il a fréquenté, de ce que j'ai pu en voir, ça semble très pertinent :
CKGR Campsites - Updated 9 april 2018 black.pdf
Il récapitule sur ce pdf son expérience des camps qu'il a fréquenté, de ce que j'ai pu en voir, ça semble très pertinent :
CKGR Campsites - Updated 9 april 2018 black.pdf
Visa pour 9 mois sans stage ni travail en Indonésie? English translation pending
Bonjour à tous ,
J'aurais besoin de quelques éclaircissements concernant les visas. En effet , je voudrais rester sur Bali 9 mois et j'ai du mal a comprendre quel est le meilleur plan pour être en règle.
9 mois est ce possible, sans stage ni travail ?
Des retours d'expériences /tips? Merci !
Meilleurs endroits à voir en Irlande English translation pending
Bonjour à tous ,
Je suis à la planification d'un séjour en Irlande pour juillet 2019 , et je voulais savoir les meilleurs endroits à voir, et surtout à ne pas manquer. Aussi les best endroits pour séjourner. Nous serons un groupe de sept personnes tous adultes .
Merci
Je suis à la planification d'un séjour en Irlande pour juillet 2019 , et je voulais savoir les meilleurs endroits à voir, et surtout à ne pas manquer. Aussi les best endroits pour séjourner. Nous serons un groupe de sept personnes tous adultes .
Merci