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Itinéraire de six mois à Madagascar English translation pending
by Benerika · 2008-03-12 · 21 replies
Bonjour, Ma compagne et moi souhaitons faire Mada en 2 fois 3 mois en sortant du pays pour la réunion entre les deux.

On s'était dit de faire d'abord la boucle nord: Septembre 2008: Tana - Brickavile - Tamatave - Sainte Marie - pointe nord retour Tana.

Decembre 2008: Escale Reunion, Ile Maurice

Mars 2008 : Retour pour une boucle sud Tana - Antsirabe - Fianarantsoa - (train) Manakara - Fort Dauphin - Tulear - Isalo - Tana - puis l'ouest.

Juin : retour Paris

Merci de vos renseignements
Parcs de l'Ouest américain et Grand Canyon: côté nord ou sud? English translation pending
by AglaePheryl · 2008-02-06 · 10 replies
Bonjour, ma petite famille (5 personnes dont 3 enfants dont l'aîné aura 6 ans et le dernier 2 ans) allons aux Etats-Unis cet été. Nous allons rester quelques jours chez des amis à Chicago et ensuite direction les grands parc de l'ouest en voiture de location. Une question pour les habitués du grand canyon. Vaut-il mieux aller au North rim ou au South rim ? Que pensez-vous des ballades à dos de mulet avec des enfants petits (et donc ou réserver de telles activité et enfin quel hôtel conseillez-vous) ? Y-a-t-il des lacs, rivières, point d'eau où nous pouvons nous baigner sans risque dans les alentours. Ensuite, quels parcs de l'ouest conseillez-vous ? Merci d'avance
Ladakh, Lahaul ou Sikkim? English translation pending
by Miohen20 · 2008-01-04 · 18 replies
Bonjour tout le monde! je prepare une eventuelle escapade d'un mois en Inde pour le mois de septembre 2008 a peu pres... et mes longues heures de recherches sur les forums m'ont focalisées sur quelques regions! Amoureux de la nature, je suis a la recherche d'un voyage en autonomie ('relative'), trajet en train, bus, stop, marche, si possible en dehors des sentiers battus pour des rencontres avec des habitants, les villages isolés, beaux paysages. Je partirais avec un ami et on peut prendre la tente pour plus d'autonomie. 1/ Le Ladakh semble etre devenu touristique meme si le mois de septembre serait surement la meilleure periode pour moins de monde, mais ca commencera a etre limite pour les treks niveau climat et accessibilité? Les treks au Ladakh semblent impossible en autonomie? 2/ Le Lahaul, Spiti et Kinnaur ont l'air d'etre des regions splendides aussi, mais je dispose de peu d'informations. Spiti a l'air aride et desertique et j'ai peur de me lasser de ces paysages peut etre? Il y a t il plus de diversité au niveau des paysages au Lahaul? 3/ Le Sikkim a l'air vraiment splendide aussi, et le fait que cette region soit une des moins touristique m'attire vraiment... mais l'obligation de passer par des agences pour des treks me rebute un peu.

Auriez-vous une region a me conseiller parmis ces trois (paysage, acceuil, village, habitant, nature, autonomie)?? Si vous avez des experiences interessantes a partager pour me permettre de faire ce choix..ou bien si vous avez d'autres lieux/regions a me conseiller pour realiser ce voyage.

Merci d'avance, je compte sur vous! Vincent
Guide local pour la région de Corcovado au Costa Rica? English translation pending
by Durocherlise · 2007-12-31 · 43 replies
A deux semaines du départ notre projet de séjour au poste des gardes forestiers de Sirena dans le parc de Corcovado tombe à l'eau. L'administration nous informe qu'il nous sera impossible de manger au restaurant tel que demandé lors de notre réservation. Merde! Qu'il nous faudra apporter notre nourriture et accessoires....Facile à dire! mais impossible pour nous.

On cancelle!

Heureusement nous avons pu trouver, tout près, un gîte avec repas inclus, c'est La léona eco-lodge, situé à la limite du parc de Corcovado. Maintenant nous aimerions bien pouvoir optimiser notre séjour en ces lieux magiques, un guide parlant français où anglais, qui pourrait venir nous montrer ce que nos yeux de touristes ne verraient pas. Je suis une fanatique de perroquets et je rêve de pouvoir les admirer dans leur milieu naturel. Or, il semble qu'il n'y ait pas de guides sur place.

Est-ce que quelqu'un connait une ressource locale disponible???
Quel modèle de tente pour un voyage au Tadjikistan? English translation pending
by Mvbergen · 2007-12-19 · 11 replies
Quel modèle de tente dois-je emporter pour un voyage en individuel au Tadjikistan ?

J’ai le projet de m’y rendre entre quatre semaines et un mois (entre juin et fin septembre) pour y rayonner / randonner et n’ai (à l’heure actuelle) pas ce matériel.

Si j’ai bien vu quelques modèles tant à double paroi comme MSR Micro-Zoide ou à simple comme la tente de randonnée de chez Vaude (qui se monte avec bâtons de rando), je suis en recherche d’infos pratiques.

Pour tout dire, j’ai un sac à dos de 45 litres qui me convient amplement mais dois y caser en plus tente, réchaud (Primus Omni fuel ou MSR ?), sac à dos et mousse ou matelas…et porter le tout…

Je peux bien évidemment en acheter un plus gros mais il est " tip top " pour les UAZ et autres transports.

Comme je souhaite prendre mon temps et bien choisir (c’est un projet pour 2009), j’attends patiemment vos avis éclairés.

Merci d’avance

Michel
Retour de la côte Est de Madagascar English translation pending
by Pol34 · 2007-09-10 · 19 replies
bonjour a tous. M'etant beaucoup renseigné sur ce forum pour préparer mon voyage, je tiens a y apporter ma contribution et surtout a répondre au éventuelles questions qui pourront m'etre posé. Nous sommes un couple de 25 ans et sommes partis sacs au dos. Nous avions prévu tente, duvet, moustiquaire (c'est pas la peine d'en acheter en france car c'est très chet et las bas t'en a pour 1euros50 la double imprégné et tu la trouve partout), réchaud (ça non plus on l'a pas utilisé car tu trouve a manger partout, meme les villages les plus isolés), trois tshirt et deux slips (pour simplifier!!); on est parti de Tana pour Tamatave par la compagnie Vatsy (tres confortable et a l'heure). Tamatave on a pas trop aimé car tu te fais accoster sans cesse par les tireurs de pousse pousse (on s'est meme fait traité de rasciste car on voulait pas en prendre lors d'une ballade en ville), mais peut etre qu'on est pas resté assez longtemps pour apprecier. puis on est parti sur l'ile sainte marie pour 4 ou jours par le "cap sainte marie". Après coup, faut bien dire que ok c'est sécu, mais c'est très cher. mieux vaut prendre le tropicana. Siante, marie, on a logé a l'hotel la palourde (très sympa, bonne cuisine, très propre et calme). Il a pas mal plus mais quand meme de belles eclaircies. Des paysages fantistiques de cartes postales. On a trouvé cette ile quand meme pas mal touristique, mais bon, je comprends vu les paysages. Du coup, le rapport avec la population est un peu moins sypa par raport a celui que nous vivrons par la suite. Ensuite nous avons pris un bateau, le "rozina IV" pour retourner sur la grande terre. Là, c'est carrement moins sécu, bondé, et tout le monde prie pour passer sans problème l'embouchure a Sonierana-ivongo! Nous avons pu prendre de là un 4*4 brousse pour Manompana. Mignon petit village et jolie baie. Hotel chez WEn-Ki très correct et pas cher. Nous sommes parti a pied vers le nord dans l'espoir de ce faire prendre en route par un 4*4. Arrivé au premier bac. Nous attendons 2 heures avant de trouver un 4*4 brousse avec de la place (y en a environ 4 ou 5 par jour, on a eu le 4ème, la chance!!) pour Mananara. Alors là les amis, ben l'aventure on l'a eu: 15 heures à l'arrière sur les sacs de riz et les poules pour faire 68 kms! arrivée à 4h30 du mat'! tu descends souvent dans la boue et la pluie pour delester la voiture qui a les pneus lisses, pieds ecorchés, bref, bien content de trouver une douche à l'arrivée (on osait pas gémir, y avait des gosses avec nous qui on pas bronchés, courageux les mecs!!) Mananara: 5 jours: fabuleux!!! c 'est magnifique, on a pas croisé un seul touriste (aéroport obsolète depuis 3 ans), ballades magnifiques, gens adorable, hotel chez Roger tout confort (ça fait plaisir, quand meme!) et très sympa, visite de l'ile du AYe-Aye, de l'ilot sacré, de la mangrove, des cultutres de cfé, girofle, vanille, .... Ensuite, 4*4 brousse direction Maroantsetra (trouvé non sans mal, car c'est vraiment aléatoire, on te réponds tout le temps "peut etre" à la question "y a un taxi brousse qui part pour maroantstra"? bref, 16h heures pour 120 kms (rapide donc!! avec un temps magnifique). Des paysages fantastiques sur la route. Pour ceux qui aiment le vtt, je conseil fortement de le faire pour profiter encore plus des plages paradisiaques complétement desertes avec possiblité de dormir dans les écoles des villages (après accord du chef du village bien sur!), ou à pied (nous on a pas osé mais après coup c'est largement faisable, y des villages sur la route). Maroantsetra: 1 semaine et demi. On a rencontré Lucie (déjà mentionnée dans ce forum) qui bosse dans une Ong "antongil conservation". On a bien sympathisé et elle nous a bien balladé dans le coin (visite de la foret de farankaraina, de petit village de pecheur, baie de Navane, bon resto chez Aicha... ) On a logé à l'hotel "ébène", beaucoup moins cher que le "coco beach", très propre. On a visité pendant 3 jours la région de Tampolo en logeant chez Arrol (2 euros l'abri tente) avec un guide nommé Armand, très compétent, et une cuisinière, Julienne, un vrai cordon bleue (et ouais, on se prive de rien). Le plus cher, c'est le bateau (350 000 Ariary après négociations pour 4 jours). On a passé un nuit a nosy mangabe aussi. Très impressionnant, nombreux lémuriens, oiseaux, uroplates, caméléons (on en a vu un d'un mètre, et un, le lus petit du monde, qui faisait 1cm et demi, taille adulte), serpent..orchidées... Paysages magiques. Puis, nous avons fait le trek de maroantsetra jusqu'à Antalaha en 5 jours avec un guide, Olivier, et un porteur, Paul. Assez fatiguant car beaucoup de rivières a traverser et beaucoup de boue mais pour ceux qui marchent de temps en temps, le GR 20 et quand meme bien plus dur. Ca fait 140 kms de marche. A Antalaha, resto le corail: excellente bouffe, tenu par un vazaha qui vient de racheter à un autre vazaha depuis début aout, très cool et sympa. Puis direction Sambave où nous attends notre avion pour Tana.

Voilà notre voyage!! bien sur, impossible de tout raconter! mais cette région, l'est, n'est vraiment pas touristique, en tout cas pas pour les français, mais est magnifique et les gens très sympas (et les enfants très effrayés!!!). Je n'est pas d'éléments de comparaison pour les autres régions de Mada car c'éait mon premier voyage là bas. voilà voilà a bientot Paul
Découverte du Kerala English translation pending
by Mistig · 2007-08-29 · 17 replies
Bonjour.

Voici ce que me propose de découvrir une agence indienne pour 13 jours passés dans la région du KERALA:

"SVP dit moi d'aborde si vous pensez attiserez a COCHIN et repartire de TRIVANDRUM pour faire un traject comme un boucle sans faire la meme route 2 fois.Par example COCHIN/ALEPPY/PERIYAR/MUNNAR/MADURAI/CAPECOMORIN/PADMANABAPURAM PALACE/ISOLO DI COCO o ESTUARY ISLAND et DEPARRT de TRIVANDRUM.

Est il avantageux de repartir de l'aéroport de TRIVANDRUM? Celui ci est il bien desservi...? Le circuit vous parait il intéressant...?

Merci.
Hébergement pour cinq places en Malaisie English translation pending
by Philthil · 2007-08-27 · 4 replies
Salut,

Après deux séjours à deux et si tout se passe bien, nous devrions partir en Malaisie un mois en juillet prochain avec les enfants (10, 12 et 16 ans) et on essaie d'évaluer le budget nécessaire... Si pour ce qui est transports et bouffe on a une idée, on évalue mal le budget logement vu qu'on a toujours pris des chambres ou bungalows pour 2. Est-ce qu'on peut trouver des chambres ou bungalows pour 5 où est-ce qu'il faut prendre systématiquement deux chambres? Est-ce que vous avez des adresses sympas et (surtout) pas chères adaptées dans ces conditions?? A priori, les étapes prévues seraient du genre Tioman, Teman Negara, Penang, KL, et peut-être remonter en Thailande vers Phuket?

Merci de vos réponses (qui vont nous aider à tenir le coup encore 10 mois!!!)
Sur les pistes maliennes à VTT English translation pending
by Lapirogue · 2007-07-03 · 19 replies
j'avais envie de partager ma promenade tres égoïste alors, je vous poste mon recit

Sur les pistes maliennes a VTT

De Sévaré a Bamako, 700 Km le long du fleuve Niger

Le voyage démarre de la villanomad a Sévaré, pour rejoindre Mopti, par un matin bien ensoleillé comme tous les jours d'avril. Plus tard, dans la journée, le peuple malien recevra en moyenne 45° sur la tête. C'est Mouta Maïga mon petit frère malien, qui m’emmène avec ma petite pirogue. Une petite pirogue de 7 mètres importer de Bamako a Mopti avec l’aide successif de 6 européens équipés de perche et pagaies. Nous traversons le fleuve Banni né de la rencontre du baoulé et du bagoé, deux rivières venant de Côte d'ivoire.il passe par Djenné. Il se noie dans le fleuve Niger arrivant de guinée en partance pour le Niger et nigeria. je choisis la piste qui remonte à droite du fleuve Niger. Maintenant, cap a l’ouest en direction de Bamako. Traverser le coeur du mali à vélo est un régal pour les allergiques à l'effort. Mis à part certaine région ensabler ou une saison des pluies qui vous colle les roues au sol, le pays est essentiellement plat et peut être traversé sans forcer. Je n’ai pas choisi le voyage pour satisfaire une envie de vélo, mais pour ce trajet, c’est le moyen que je pensait être le plus adapter. Ce fut un très bon choix et en échange d’un peu d’entretien, c’est un très bon compagnon. Il vous propulse en moyenne à douze kilomètres heures, passe quasiment partout, aide à porter les bagages, évite les transports bondés ou coûteux, et attise la sympathie des gens. Attention toutefois a emmener vos chambre a air pour les gantes double parois, je n’en ai pas trouvé au pays. Mon voyage n’a pas de durée, le but étant de rejoindre bamako. Les étapes sont donc selon mon humeur et ma forme. Elle vont de quelques kilomètre a 80 sur la piste, que quitte deux fois, pour le goudron qui ne me passionne pas, même si je me console en me gavant de cola a chaque village check point. Le danger, est entre Diafarabé et Ségou et les dernier 120 dernier kilomètre pour rejoindre Bamako, que je ferais en une étape. Amis cyclistes sachez que le goudron n’est pas pour nous, je me contente du bas coté défoncer et peste après tous ces aliénés. Des véhicules du futur avec des chauffeurs d’aujourd’hui sur des routes d’hier. Danger ! Particulièrement fragile des genoux, je ne ressentirais de douleurs que sur les parties goudronnées ou je lutte contre des déniveler et un vent comme toujours, de face. Une pause, un litre de thé et une pipe, et le vent et la douleur sont oublier. Le bonheur et la chance d’être ici prend a nouveau le dessus sur mes lamentations. Mon guidon est équiper d'un gps, jumelle, lampe, lance pierre. Sur le cadre pompe, poignard et petite lame. Sur le porte bagage, un drap une mousse et moustiquaire de tente rouler ensemble et un bidon étanche remplis, de 4 pilles, un rasoir électrique, un jeu de carte (très important pour les relations), le gant et savon, la pipe et son tabac naturel, un morceau de brosse a dent, les documents pour la civilisation et argent, un appareil photo jetable (pour l’article dans carnet d’aventure), et un livre, la difficulté d'être de jean Cocteau. Pas de vêtement de change ni nourriture et pas de carte. Le voyage fait partie intégrante de ma vie. Je ne part pas en vacance ou en expédition, je doit simplement me rendre a Bamako . J’aime vivre dans l’imprévu, l’assurance vie m'effraies. Emmener réchaud, et réserve de nourriture me parais futile. L’autonomie en nourriture n’est malheureusement pas toujours possible dans certains endroits hostile ou, en France ou j’ai été condamner deux fois pour braconnage. Et si je veut chasser et pêcher pour me nourrir moi, et que l’on ne m’impose pas la barquette de viande artificiel du supermarché. Il y a bien longtemps que l’on est passer a, comment se procurer l’argent pour … je retourne au source. Il fait bon retrouver toutes libertés, hors du temps.

Je ne recherche pas dans ce voyage, la rencontre de l’autre, encore moins la visite de village et monuments. mais étant donnée la légèreté de mes bagages, je dépend forcement des riverains du fleuve. Tous les jours, je doit trouver a me nourrir. Je trouve auprès d’eux des tomates, pastèques, mangues, poissons et des «boutiki» pour les pâtes et condiments et surtout de l’eau pour me ravitailler. Mes repas se composent aussi de lézards margouillats et de chauve-souris, très bon griller, ( recette belge) et un pigeon, que je chasse au lance pierre.

Je part seul, en vélo, sur les pistes africaine car j’ai besoin de défragmenter mon disque dur., Tous les jours on vit des choses nouvelles, on accumule plein d’informations. Elles ne se rangent pas toujours ou il faudrait et certains fichiers non plus lieux d’être. La solitude et faire le même mouvement de jambe pendant des heures est un bon moyen. Apres coup, je constate qu’il est difficile de pédaler la tête vide dans les conditions que j’ai choisi, trop de souci au quotidien. me procurer la nourriture, l’eau et pédaler dans la bonne direction. A mon départ une seul envie, entrer en lobotomie au plus vite, je ne pense a rien, je n'ai besoin de rien, je pédale. J’ai besoin de ne plus penser. Je ne pense donc plus a me nourrir, encore moins me procurer une nourriture chasser ou acheter. Cela n’arrange pas mes perte de lucidité du a la chaleur, le manque d’eau, et la fatigue. Je commence a formater grave. Apres deux jours de diète, épuiser j’achète deux poisson du panier d’une femme bozo. Je les emballent dans un cocon en terre glaise du fleuve, pour les déposer sur un brasier de branche de cocotier. La terre bien sèche m’annonce que je peut casser la coquille et me régaler. Le poulet cuit de la même façon avec ses plumes est aussi délicieux.

Au quatrième jours je décide d’acheter un récipient, des pâtes et quelques jours plus tard, un sac a dos qui finalement ne me charge pas beaucoup plus. Un poste de radio viendra aussi se greffer sur le tableau de bord. Part deux fois, je suis arrivé a bout de force dans un village pour demander pitance. L’accueil est toujours très chaleureux et le repas partager est un très bon moment. J’ai quelques fois entendu «tu es un vrais homme » vous dire le respect que l’on me porte. Grâce a mes fiches en langue bambara, qui est parler par quasiment toutes les ethnies (il est intéressant d'en préparer quelque unes en langue peul), je peut dire qui je suis, d'ou je vient et ou je vais. C'est très important pour les autochtones, curieux de cette étranger qui arrive de nulpartland sur un vélo a 21 vitesses, des bidons et un tas d’accessoire accrocher au cadre, qui demande le nom de chaque villages pour l’écrire sur ce qu’il appelle, GPS. Ma décision de longer le fleuve n’était pas un bonne idée car il est souvent difficile d’y accéder a vélo, il me faut pédaler dans le sable ou traverser des labours qui me secoue et m'oblige a descendre de ma monture. Faire du hors piste, c’est aussi réparer une dizaines de crevaison rarement a l’ombre, occasionner par les nombreux acacias qui érigent leur épines en bois de parfois 10 centimètres. Il est préférable de suivre les sentier tracer pour passer dans les villages, ils permettent de s’approvisionner en eau régulièrement. J’ai besoin d’environs dix litre de liquide par jours. je bois directement a la source. Le Niger est toujours frais, mais l’eau d’un bras du fleuve qui ne bouge pas beaucoup ou certain puits est parfois douteuse. Une pompe de traitement me prend trop de place et pomper des heures pour boire de l’eau qui chauffe en cinq minutes ne me tente pas, la gourde katadine est idéal dans ces conditions mais peut pratique pour vous rassasier a grande goulées. Pour la purifier, je la fait bouillir. Elle garde un goût de fumé infecte mais sans microbes. Dans ce cas, ou lorsqu’elle est trop chaude, j'y vide du café soluble ou un sachet de thé et du sucre qui dissimule un peut le goût. J’accepte les risques de boire cette eau, comme le risque de palus, des scorpions, des araignées, des serpents, des truc volant et rampants que je ne connais pas encore. (Avis, recherche doc sur faune et flore de mon quartier) une superbe nature pour ceux qui la regarde, magique pour qui sait l’observer. Il est arrivé que des serpents ou scorpions s’invite a mes bivouacs. Je ne vois que par la tente moustiquaire, il n’y a pour moi rien de plus sécurisant et efficace. Dans ce décors de sable ou de terre de couleur très varier vous croiserez aussi des écureuils, porc epic, chauve sourie, aigles, des lézards et oiseaux de couleurs surprenante, des chouette, pigeon, perruches et plein d’autre. (Avis, recherche doc …merci). le chant des oiseaux a généreusement remplacer mon MP3 et la flore ne ma pas laisser indifférent. Les nombreux arbustes ronces m’attrape et m’oblige un arrêt brutal. Les ronces d’Europe ont des piquants qui se détache facilement de leurs tiges. Les arbustes ronce de la brousse malienne ont des crochets bien fixer a leur tige ; bien fixer a leur tronc ; et enraciner dans une terre dure comme la pierre. Mon dos et mon crâne en porte les fruits.

Dans la panique de manquer d’eau lorsque je m’éloigne trop du fleuve, il m’arrive de perdre le tête, mes affaires et mes provisions. Il est parfois laborieux d’accéder a l’eau, sous un soleil qui tape fort. Je marche, poussant mon vélo droit au sud, totalement lobotomisé, assommé, une seule envie, m’écrouler a l’ombre. Je suis surpris par mes gémissements, que je suis seul a entendre. L’appelle du fleuve est la seule chose qui fait mettre un pied devant l’autre. Lorsque dans un moment de lucidité je m’aperçoit que le sachet de provision que je vient d’acheter au village n’est plus au guidon, la tasse ne pendouille plus le short accrocher au sandow invisible, le lance pierre bien coincer s’est volatilisé. Je cramponne mon VTT de peur qu’il ne s’évapore. J’ai beuguer trois fois durant ce trajet. La sensation ressenti lorsque je retrouve le grand fleuve Niger est forte. Sa vue m’envahi le corps, je sent cette image pénétré au plus profond de moi. A ce moment, je sait ce que l’eau représente ; la vie. je vole vers cette vision en hurlant intérieurement ma joie. J’abandonne mon boulet, pour m’engouffré dans ce liquide frais, et me laisse emporter par le courant sans avoir pris la peine de vider mes poches. Lorsque j’arrive a un puit, je ne ressent pas cette sensation. Il me serais difficile de vivre dans la crainte que celui ne tarisse, ne pas connaître la réserve.

La distance parcouru est d'environ 700 Km pour traverser Sévaré, Mopti, Ouro modi, Diafarabé, Massina, Kolongotomo, Markala, Ségou, ou je rencontre principalement les ethnies bozo et Sorko, généralement pécheur. Niamina, Koulikoro et Bamako. Que je nommerais « la routes des mangues ». Ce sera les Bambara, généralement cultivateurs avec qui j’ai plus d’affinité. Qui n’imagine pas une seconde me demander quoi que ce soit, contrairement au village Bozo qui ont l’habitude de quémander aux « pinasses » touristiques ». C’est avec les Songhaï souvent commerçant, transportant sur leurs pirogues de trente mètres des marchandises à l'aide de perche, avec qui, nos routes étant parallèle, je n’est pas eu beaucoup de contact. Quant au Peul, ils sont partout, aux endroits les plus perdu : il y a un Peul ! Quel plaisir de faire un bout de chemin ensemble, sur une piste qu’il parcourt souvent seul, l’occasion d’échanger quelques mots et nos vélos pour entrer un peu plus dans la vie de l’autre. Aujourd’hui encore le « toubab ça va », quand ce n’est pas « donne ton bic », me fait parfois remettre un coup de pédale pour fuir ce harcèlement. C’est très souvent les seules paroles que les petits connaissent en français pour accueillir un toubab. Le mieux est de poser pied-à-terre, et en cinq minutes. (Le temps nécessaire pour qu’un adulte arrive) l’oreille est soulagé. Je met 12 jours pour atteindre Bamako, dont trois jours de repos a Ségou chez un amis guide. Pour me reposer je fait un peut de vélo au bord du fleuve, jusque ces habitations coloniale. Ce quartier dégage une intuition évidente que la « race supérieur » a contrôler et exploiter ce peuple ; il n’y a pas si longtemps.

Le VTT étant un outils conçu pour pratique du sport, le poids du corps est supporter par les fesses et les poignets, ces deux parties serons solliciter en permanence et la douleur est persistante. Malgré une tige de selle suspendue, une selle et une housse siliconer, j'ai fait connaissance avec les deux os qui ont un contact permanent avec l'engin. un bon réglage de la selle et du guidon est très important et améliore considérablement le confort. Des fourmis et engourdissement au bout des doits signale que l'appuis sur le guidon gène la circulation du sang. Les deux cornes du guidon finiront baisser vers moi, me permettant une position droite, moins appuyé sur les poignets. Façons balade a bicyclette avec paulette. Je préfère le chèche au autre couvre chef, il protége du soleil et des insectes qui cherche souvent refuge dans tous les orifices facial. Ce grand chiffon sert aussi d'oreiller, se transforme en sac a dos, en pagne pour sortie de bain et a bien d'autre chose. Le parcours que je fait est très différent après la saison des pluies, tout le pays se transforme. Je pense a une balade a cheval, accompagner de quelques amis. Décembre, janvier est a mon avis une très bonne période, avec pour découvrir le mali. Mais le parcours seras différent puisque le fleuve s’étalera parfois d’une centaines de kilomètres, et les champs seront en culture. Un autre pays.

Mon envie de pédaler au pays manding, le sud de Bamako, est freiner par le début de gros orages qui ne m'encourage pas a continuer. J’y retournerais peut être par le même chemin en modifiant tout de même mon paquetage de départ. Charger un peut plus le vélo, pour m'alléger l'esprits. Apres avoir parcouru le fleuve ou ses abords, de Gao a Bamako, je sait qu'il y a encore beaucoup a voir et a faire. Vous risquer de me revoir bientôt, j’ai encore plein de truc qui me démange.

Je dédicace ce récit a Layla, ma fille. Qu'elle y voit dans ce voyage très personnel. La possibilité en chacun de nous, de vivre nos rêves, de vivre pleinement ce que l’on a on fond de soi. Et comprendre le vrais sens du mot liberté.

Et surtout, ne vous endormez pas sur vos rêves.

Willynomad

des photos sur : www.villanomad.com villanomad BP 171 Mopti MALI
HRP (Haute Randonnée Pyrénéenne) et orientation entre fin juillet et fin août English translation pending
by Garnico · 2007-06-03 · 13 replies
Bonjour,

J'envisage de faire une partie de la HRP cet été (un mois entre fin juillet et fin aout). Pour la condition physique, je ne me fais pas trop de souci mais c'est plus l'absence de balisage qui m'inquiète...

J'ai lu des messages contradictoires, mais il semble quand même que de (très) bonnes notions d'orientation soient nécessaires. Ce n'est clairement pas mon cas !! Les treks que j'ai fait (GR20, TMB) étaient balisés et je n'ai jamais appris à me servir de cartes... (autant être clair, que vous puissiez évaluer le niveau !).

Donc, pour ceux qui connaissent, quel est votre point de vue la dessus ?

Merci pour vos conseils, Nicolas
Hésitation sur circuit en Inde English translation pending
by Djoule111 · 2007-05-15 · 6 replies
Salut tout le monde!! Je pars dans moins de 8 jours pour Bombay et je n'arrive toujours pas à me décider sur le circuit... Je m'étais décidée dans un premier temps pour un tour "classique" d'Inde du nord: Bombay-udaipur-jodhpur-jaipur-delhi-agra-varanasi, et puis en flânant sur différents carnets de voyage je me suis dis que j'irai quand même bien dans l'Inde montagneuse (Uttaranchal ou Himachal Pradesh).

J'en viens donc à la question: pensez-vous qu'en trois semaines il est possible de faire bombay-uttaranchal(je sais pas encore trop où)-varanasi-bombay (avec une ou deux autres escales) ou est-ce que ça sert à rien de vouloir tt voir et je ferai mieux d'y revenir plus tard? De plus, j'y serai pendant la mousson, est-ce qu'il risque d'y avoir des routes impraticables dans les états du nord (et dans ce cas-là, mon dilemme se résoudrait de lui-même...)?

Voilà mes petits états d'âmes du moment, merci d'avance pour tout et j'attend avec impatience vos conseils!!! Julia
Etat de la route Soanierana Ivongo - Maroantsetra - Antalaha à Madagascar English translation pending
by Chantalb · 2007-02-05 · 18 replies
bonjour en octobre prochain nous comptons aller à mada pour ste marie, cote de la vanille, diego, ect Quelqu'un connait il la portion Soanierana Ivongo - Maroantsetra - Antalaha. qui est parait il difficilement praticable en véhicule de tourisme ? Je suis aussi preneuse d'infos pour bungalow bien placé ( beau paysage dans un endroit pas trop touristique) à ste marie et dans une ile près de nosy be ou mème nosy be si c'est à l'écart des touristes

merci d'avance chantal
Passe-t-on partout en vélo couché? English translation pending
by Orangevince · 2006-11-06 · 10 replies
Bonjour a tous les vélocistes couchés, je m'interesse à votre type de déplacement pour voyager mais je me pose la question "est-ce que ça passe partout?"

Voici mon raisonnement, que j'espère certains contrediront rapidement! (raisonnement que j'ai copier d'un autre sujet ou j'ai déjà intervenu mais personne n'a répondu par la suite...)

En partant du principe que tu sors pas des sentiers battus, va pour le vélo couché! Mais dans la jungle du cambodge? dans les ornières de champs même en france, j'suis pas si sur que ça passe! Tu galère déjà en vtt, alors en vélo couché! (mais j'ai déjà vu des vidéo de mecs en vélo couché faire du vtt avec! mais SANS BAGAGES!!) Et puis traverser une rivières à gué aussi, ça doit pas très facile!

Sans tout ça, carrement d'accord pour un tour de monde (j'aime pas ce terme: faire un tour du monde, c'est comme le tour de france...qui passe en belgique!😛) Pour infos, j'ai roulé avec un allemand qui était en vélo couché, je sais de quoi je parle aussi, et meme en monté sur des cailloux il grimpé mieux que moi! Et du 80 km/h dans les descentes!

Voilà mon petit commentaire, mon but était de savoir si je peux m'orienté vers un vélo couché pour aller dans les sentiers battus, ne pas rester sur les routes principales donc!

Merci pour vos réactions, ça sera constructif j'en suis sur!😉

Vince
Retour de Spitzberg en autonomie (Norvège) English translation pending
by Ripius · 2006-09-15 · 21 replies
Je suis parti avec un amis 3 semaines au Spitzberg en Juillet, cette île est magnifique!

Nous sommes partis sac au dos, avec 3 semaines de nourriture et avec du materiel d'amateur et nous nous en sommes pas mal tirés finalement..

Notre camp de base était à Longyearbyen (le camping) et nous avons fais des trekkings tout autour de la ville de Longyear et jusqu'à Barentsburg. En ce qui concerne la location du fusil, rien de plus facile... Ils en donnent à tout le monde sans trop de questions, ils demandent juste si on a de l'experience. Personnellement mon experience se limitait à une apres midi au stant de tir...

C'était fabuleux.. Superbes paysages, une faune et flore intacte et preservée: des rennes se baladent par dizaine partout, meme dans la ville, on rencontre des renards, phoques, sternes (qui attaquent, attention!), eiders, macareux... Nous avons dormi dans des cabanes de trappeur abandonnées sur des hauts plateaux et dans des vieilles batisses soviétiques de hameaux fantômes. Cependant attention, le Spitzberg est sournois, même s'il est merveilleux, c'est aussi une nature puissante qui peux vous prendre au dépourvu.

Déjà c'est un terrain montagneux et difficile, on évolue très lentement dans les moraines et les rivieres, les culs de sac de vallées etc... Puis il faut avoir du materiel solide.. pas forcement de marque ou autre mais solide.. Mon coequipier avait des rangers dont la semelle s'est detachée dans le sol spongieux. Au final, il a fait une journée entiere de marche pied nu avant de retrouver la côte ou un bateau nous a ramené à la ville.

Il faut se dire que l'ours peut etre omnipresent partout ou vous etes. 4 jours avant mon arrivée, un ours avait fait intrusion dans le camping, dans la ville! Sinon, le lendemain de notre arrivée, nous sommes montés sur un glacier tout près de Longyearbyen, sans guide ni fusil et là nous avons rencontré un ours à 300m environ... J'ai juste eu le temps de prendre une photo avant de fuir a travers les moraines! Bon tout ca pour dire que nous avons été un peu fous d'entreprendre un tel voyage sans experience et sans materiel et je pense qu'il faut vraiment avoir vraiment très envie de voir cette partie du bel Arctique pour y aller, sinon abstenez vous, a moins que vous ne partiez avec un guide.

J'ai enormement de choses a dire mais je ne peux pas tout ecrire donc si vous voulez des informations sur les ours, matos de securité, facilités sur place, tarifs ou autres n'hesitez pas!
Habiter à Panajachel (Guatemala) pour pas cher? English translation pending
by Alexbc · 2006-09-03 · 6 replies
Salut, je m'appelle Alexandre et je vais au Guatemala à Panajachel pour 4 mois. Je vais y travailler comme pilote tandem de parapente. J'aimerais savoir si quelqu'un aurait une proposition peu coûteuse pour être loger tout en étant entouré d'une belle ambiance. Y a t-il un endroit de style auberge de jeunesse que je pourrais faire du bénévolat pour être loger. Y a t-il des endroit où les voyageurs plus routard se réunissent? Serait-il possible de faire du camping sauvages et est-ce sécuritaire? Y aurait t-il un endroit où je pourrais louer un cheval pour plusieurs mois? Combien? Je suis ouvert à toute autre infos pertinentes. Merci
Expériences mongoles English translation pending
by Mafaldaisa · 2006-08-22 · 3 replies
Voilà un récit et quelques conseils écrits par un voyageur à cheval en Mongolie, Xavier Joly, et que je vous laisse avec son autorisation. Xavier peut vous aider à organiser votre séjour à cheval en Mongolie, il connait notamment un guide (prix "local"), et des itinéraires peu courus.

Actuellement il est encore en Mongolie, mais vous pouvez le contacter via le mail suivant, enlever "pasça": jolyxa@pasçawanadoo.fr Enjoy!

Expériences mongoles (Xavier Joly)

Pour mon premier voyage à cheval, j’ai choisi la Mongolie: le parcours prévu passe par la traversée d’est en ouest des monts Khangai au centre du pays puis route plein nord vers le lac Khovsgol, petit frère du baïkel sibérien. Que de bonheur en perspective…euh, enfin presque!

Premier départ: juin 2004

Avec mes trois mois d’expérience de bac à sable en centre équestre et aucun vécu avec quelque équidé que ce soit, choisir deux chevaux a été facile: en ignorant presque tout on nes e pose quère de questions et on choisi vite! Heureusement j’au tout de même été aidé par un ami mongol…qui m’avouera un peu après qu’il n’y connaît pas grand chose pour choisir un bon cheval! Une selle chinoise trouvée à ulaan baatar et un bât de ma fabrication bien adapté et renforcé par le forgeron de kharkhorin, deux sacs étanches pour le matos et me voilà parti. Mes amis mongols m’avoueront qu’ils pensaient me voir revenir au bout d’un jour ou deux. J’ai tenu dix jours et accumulé une montagne de problèmes - j’en vois qui rigolent! - : cuirs des sangles aussi résistants que de la serpillière usagée, boucles des étrivières se décrochant sous la charge, cheval de bât au caractère dominant ne supportant pas d’être mené en longe et qui traînait des quatre pieds, épuisant! Et malheureusement deux chevaux aux physiques trop différents pour intervertir selle et bât sans risque de blessure rapide. Au bout de huit jours, le cheval de bât s’est mis à partir au galop sans prévenir plusieurs fois par jour, entraînant son copain mais sans vouloir forcément prendre la même direction, rajoutez à cela un étrier qui se retrouve 30 cm plus bas ballotant dans les jambes de ma monture à cause da la boucle défaillante… et vive le sport! Epuisé et jugeant que la situation devenait dangereuse et que je n’étais pas à la hauteur, j’ai choisi de faire demi-tour. Les chevaux passeront le reste de l’année chez mes amis mongols.

Deuxième départ: juillet 2005

Têtu comme un breton que je suis, je suis revenu. J’ai profité de l’hiver pour gagner en expérience et pour me fabriquer du matériel: étrivières, sangles, sacoches ect… et j’ai affiné mon projet: un seul cheval suffira à mon inexpérience, tout en voyageant léger. Retrouvailles avec mes chevaux qui ont passé l’hiver à faire du gras, je choisis le plus costaud et calme plutôt que le sec et nerveux sauf qu’il a profité de mon absence hivernale pour se teindre en blonde! Explication: le cheval de l’année dernière ne tenait pas en place sur son nouveau territoire et rejoignait sans cesse son troupeau d’origine- et oui! Toutes les bêtes sont libres en Mongolie – du coup mes amis se sont arrangés avec l’ancien propriétaire pour l’échanger et fort heureusement je n’ai pas perdu au change.

Après cinq jours de préparation autour de Kharkhorin, et quelques modifications sur mes sacoches en bâche de camion, me voilà de nouveau sur le départ après tout de même un détour par ulaan baatar pour remplacer le réchaud à essence dérobé par trois jeunes pleins de vodka lors de la dernière nuit de préparation.

Pendant trois semaines, de vallées en cols à 3000 mètres, j’ai traversé les monts khangai en suivant le cours des rivières pour fournir eau et herbages à mon cheval et parfois truite ou omble chevalier pour la plus grande satisfaction de l’estomac du cavalier. Même en ne parlant que quelques mots de mongols il a été facile de trouver le ravitaillement de base (riz, viande séchée) de manière régulière chez dez nomades qui m’ont par ailleurs bien souvent invité à partager leur repas. Contrairement à ce que l’on pourrai penser – la Mongolie est grande comme trois fois la France pour 2, 5 millions d’habitants – on reste rarement seul plus d’une journée dans les khangai car pendant l’été tous les nomades se répartissent régulièrement dans le fond des vallées principales près des rivières pour fournir eau et pâturages au bétail, les hautes vallées abritées étant réservées pour l’hiver. Le froid figeant toutes les rivières, les bêtes et les hommes se contentent alors de la neige pour s’hydrater.

Au bout de trois semaines, le premier village traversé ne me retient pas longtemps: le resto du coin est en rupture de bières! C’est quoi ce coin de sauvages!

Encore trois semaines de montagnes pour atteindre le lac khovsgol là haut tout au nord. Les pâturages d’été ne sont pas toujours à la hauteur des espérances du cheval qui se rattrape sur les passages bien fournis des territoires d’hiver et quelques haltes bénéfiques dans des coins avec de l’herbe juqu’au genoux. Les chevaux mongols sont rudes et résistants: sur plus de 1000 km parcourus le mien se sera contenté d’herbe fraîche, pas un broin de foin ni de grain ( déjà qu’il paniquait quand je lui offrait de l’herbe à la main, ça aurrait été sûrement une bonne rigolade que de vouloir lui proposer du grain à la musette). Ce régime lui a juste permis de faire fondre la graisse accumulée pendant le très tranquille hiver précédent et de la transformer en muscles.

Au bout de six semaines de voyage me voilà arrivé à khatgal, un village touristique à la pointe sud du lac khovsgol. En avance sur mon programme initial, je décide de poursuivre le long de la côte ouest du lac puis de traverser les montagnes derrières lesquelles se trouve la dépression de darkhan et enfin rejoindre richard et cécile pour, un peu plus loin, tenter de trouver le peuple des tsaatans éleveurs de rennes.

La première nuit après le village fut difficile. Par expérience, je sais que c’est près des villages qu’il y a le plus de risques de vols: trois français croisés le long de la rivière ider s’étaient fait voler deux de leurs quatre chevaux à deux kilomètres du village. Donc sommeil très haché cette nuit là mais tout se passé bien. Le lendemain, après m’être éloigné de 40 km et avoir passé les camps pour touristes, je me repose un peu plus, un peu trop. Minuit et demi, RAS, calme plat, le cheval se nourrit d’une herbe bien fournie. Trois heures du matin, réveil, calme plat, trop plat: plus de bruit de mastication. Levé angoissé, et j’ai regardé partout, le bondinet qui m’accompagnait depuis six semaines a disparu, laissant sur place le piquet et le mousqueton de la longue corde: les mongols ne connaissant pas le mousqueton, celui qui m’a suivi jusqu’ici pour me voler mon cheval a simplement défait le noeud pourtant solide. APrès quelques jours de recherches infructueuses, alertant policier (oui! Au singulier) et population locale, je me suis résolu à prendre place dans un tas de ferraille à quatre roues motrices fabriqué en russie pour rejoindre au point de départ de cette aventure mes amis qui m’attendent…

PUTAIN DE BORDEL DE MERDE D’ENC….DE SALAUD

PS: Il y a tout de même des points positifs malgré cette fin brutale:le parcours prévu a été réalisé le matériel a tenu même s’il a souffert notamment les sacoches dans des passages délicats dans des rochers au bord d’une rivière encaisséepas de blessures du cheval à part de petites écorchures toujours à cause des rochersle cavalier n’a plus mal aux fesses après huit heures de selle les paysages magnifiques et la solitude qui les accompagne et qui me permet d’être les mongols rudes mais amicaux, souriants et disponibles et qui vous laissent faire sans commentaires ce que vous avez décider de faire la liberté fabuleuse d’aller ou de rester où on veut dans un pays sans barrière ni propriété privée la douceur du lait de yack tiède et l’acidité de l’airag, lait de jument fermenté et tant d’autres choses ah oui! faudra que j’y retourne et je nes ais même pas pourquoi!

PS2: Vous aurrez sûrement remarqué que je n’ai nommé aucun de mes chevaux: les mongols ne le font pas non plus.
Itinéraire Paris-Amsterdam à vélo English translation pending
by Fouiki · 2006-07-04 · 27 replies
Bonjour,

Je projette avec mon amie de partir jusqu'a Amsterdam a velo. J'ecrie ce post pour demander conseil sur l itineraire :

J'ai essayer sur map24.com un itineraire paris-amsterdam en demandant sans autoroutes, peages et tout . ME voici donc avec un itineraire composé au 3/4 de National. Est ce la meilleur route ? Peut etre qu'une personne a deja fait ce voyage et il pourrait me conseiller et m orienter ?

MErci a tous, a bientot Raphael
Trek en Nouvelle-Zélande en novembre-décembre English translation pending
by Prospero · 2006-06-19 · 7 replies
Salut, Je vais faire un tour du monde et je compte passer 6 semaines en NZ dont au moins 4 pour faire du trek. J'y serai vers Novembre Décembre. Est -ce que c'est la bonne période et si vous avez un itinéraire ou des endroits particuliers à recommander ?

Merci
Inondations en Roumanie English translation pending
by Rimail · 2006-04-28 · 9 replies
Bonjour à tous.

J'ai lu dans la presse que la Roumanie, comme d'autres pays de l’Est, avait subi pas mal d'inondations. Je compte y aller 5 semaines en Juillet/Aout pour faire de la rando.

Savez vous s'il faut éviter certaines régions ? Connaissez vous les impacts sur l’économie, les infrastructures de transport ou touristiques en général et sur l’hygiène ? Le pays a été secoué ou c’est seulement aux abords du Danube ?

Merci pour vos réponses.

Rémi.
La Martinique ou la République Dominicaine? English translation pending
by Nat545 · 2006-04-24 · 16 replies
Est ce que quelqu'un aurait déjà visiter la martinique et la république? Laquel de ces deux destinations est la meilleure pour ses plages, l'ambiance, ect....
Informations sur les Philippines English translation pending
by Cartman27 · 2006-04-15 · 22 replies
Bonjour à tous,

J'aurais aimé avoir un avis sur les philipines sur différents points:

1. Est-il facile de se déplacer dans le pays ? 2. Est-ce un pays "dangereux" ? 3. Les habitants sont-ils accueillants ? 4. Quelles sont les beautés à découvrir ?

Merci par avance !
Parfums et ambiance du Laos English translation pending
by Mida · 2006-04-01 · 20 replies
Une seule ambition en écrivant ce récit : partager avec vous mes sentiments et quelques anecdotes de notre voyage au Laos. Même si, pour des raisons de temps, nous avons choisi un parcours assez classique, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang, nous sûmes très vite que nous reviendrions au «royaume du million d’éléphants.»

Quel contraste quand à la descente des avions successifs qui nous amenèrent de Paris à Vientiane, le temps pressé, le temps stressé s’évanouit subitement pour laisser la place au temps long, délicat et si doux à saisir. Déjà un autre monde, celui du temps de vivre. Au Laos il faut savoir prendre son temps. Le temps de voguer sur le Mékong, le temps de vivre les moments d’un village, le temps d’apprécier la culture locale. Il y a une part de mystère et de discrétion qui séduit au Laos. Pas de mer au Laos mais l’eau est partout : le Mékong et ses affluents qui traversent le pays ne jouent pas qu’un rôle économique. Ces fleuves et rivières sont des lieux d ‘échanges, de vie de tous les jours et depuis toujours, comme un berceau de civilisation.

Ce récit n’a rien d’un guide touristique. C’est une modeste transmission du bonheur et de l’émerveillement qui nous ont transportés tout au long de notre rencontre avec ce pays si serein, chaleureux et accueillant.

Bienvenue dans les coulisses de nos souvenirs.

Nous quittons Paris par un temps maussade, gris et glacial pour nous retrouver 11 heures plus tard dans l’ambiance agitée et tellement occidentale de l’aéroport ultra-moderne de Bangkok. Heureusement la traditionnelle soupe thaïlandaise du snack du premier étage (celle au magret de canard, la meilleure !) nous donne un avant-goût de l’Asie. Cette soupe est devenue pour nous une habitude à chacun de nos passages dans cet aéroport. Transit, transfert et après un nouveau vol d’une heure nous sommes à Vientiane. 30° de différence avec Roissy, de quoi regretter de ne s’être changé à Bangkok !🤪 Pour l’obtention du visa, un vrai gag à la Tati ! 😏Quatre personnes dont deux en uniforme, derrière leur guichet et qui se passe consciencieusement nos passeports. Les uns tamponnent avec frénésie, les autres agrafent avec soin, les derniers font payer avec insistance. Mieux vaut être rapide car il n’y a aucun rapport entre la vitesse de sortie des passagers de l’avion et le calme olympien de ces fonctionnaires, souriants malgré tout.

C’est la nuit tombée que le taxi nous dépose devant le guest-house que nous avions réservé. A la vue du bâtiment délabré, je lui demande de nous attendre afin de vérifier si nous sommes au bon endroit. Je ne me vois pas du tout passer une seule nuit dans ce taudis ! 😕Longue discussion entre le propriétaire des lieux et le chauffeur. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. La discussion se prolonge comme si l’autre adresse, la bonne, était tout à fait à l’autre bout de Vientiane. Elle est au coin de la rue, à exactement 15 mètres ! Là nous sommes attendus par Diamond dans le nouveau guest-house. Même nom, même famille : le chauffeur de taxi est pardonné ! C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! 🙂Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux ! Par crainte que nous nous perdions, Diamond nous accompagne au restaurant de l’un de ses amis. Premier repas, premières senteurs et parfums des épices de l’Asie : par pitié, pas trop spicy…. Trop tard : c’est le remake de «hot lips» toute la nuit ! Lendemain matin : rencontre avec Aurèlie et son mari, les propriétaires. Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.

Diamond est adorable : elle nous réserve le bus VIP pour nous rendre, le lendemain, à Vang Vieng, passe des coups de fils pour un guest-house pour notre prochaine étape et va jusqu’à négocier le prix du tuk-tuk pour visiter le Pha That Luang (10, 000 kips pour deux – 80 cents d’€). Nous sommes tout de suite séduits par ce temple qui domine la ville au bout des « Champs Elysées » de Vientiane. Il symbolise à la fois la religion et la souveraineté du pays. Très peu de monde, juste un moine novice avec qui Daniel entame déjà la conversation !

Nouvelle négociation avec un tuk-tuk qui doit nous emmener au Patuxai : premier prix 30, 000 kips mais face aux experts que nous sommes grâce à Diamond, 😏il accepte nos 10, 000 kips pour deux. Le français d’Arcachon qui se trouve déjà dans le tuk-tuk a négocié dur pour obtenir 20, 000 kips pour lui tout seul. Il n’est pas fier ! Au Patuxai, pas la peine de monter en haut de « l’arc de triomphe » Envahis par la poussière, des étalages de souvenirs à chaque étage et, au sommet, une vue loin de ce que les guides promettent !

Promenade sur le Th Lan Xang, les fameux « Champs Elysées ». Visite à l’autorité touristique nationale du Laos où nous sommes immédiatement reconnus comme français. Mais comment sait il ? Allures, vêtements, signes particuliers, the french touch !!! Très sympa, de toute manière !

Un peu plus loin, c’est la découverte du marché Talat Sao. Flâneries parmi tous les étals d’étoffes, de vêtements, de bijoux, d’appareils électriques et électroniques. Il semble que l’on puisse tout trouver ici ! Mieux que chez Casto ! ! Je deviens « folle » au premier étage, chez les orfèvres. Mais il y trop de choix, ça tue l’envie…. Je n’achète rien. 😛Daniel, dans son coin, attend en faisant la conversation avec un agent de police.

Nous nous installons pour déjeuner au milieu du marché parmi toutes les savoureuses préparations culinaires, très colorées et parfumées et nous dégustons une délicieuse Larb Tao (soupe de nouilles et bœuf) et une beerlao (3$ pour nous deux). Ambiance sympa, animée mais qu’est ce qu’il fait chaud ! 😐Recherche ventilateur désespérément ! Ne pas manquer de visiter la cuisine ! En plein air, ouverte au passage de centaines de badauds, des assiettes et des verres empilés n’importe comment : de quoi faire fuir la plupart de nos amis plus « continental cuisine »😛

En route vers le Palais présidentiel, visite des Vat Si Saket et Haw Pha Kaew, de la marche et encore de la marche sous un soleil accablant et 100% d’humidité ! On n’en peut plus ! Retour au guest-house. Douche et sieste bien méritées.

Ne ratez pas les magnifiques coucher du soleil sur le Mékong, insistent les guides. Devant nos beerlao nous attendons ce moment magique. Dommage, trop de brume.🙁 En repartant nous assistons à un cours de gym tonic avec au moins une centaine de filles, plus ou moins douées mais bien coordonnées. Heureusement car la place manque !

Arrêt massage au White Lotus, pour gâter nos pauvres pieds meurtris par les kilomètres parcourus depuis le matin. Le rêve à l’état pur : ambiance feutrée, musique douce, la voix harmonieuse de Bocelli et en prime, une promotion : massage des bras et de la tête pour le même prix. Une heure de bonheur !🙂

Pour dîner, nous suivons les conseils de Lonely Planet. Leur coup de cœur nous amène au «Bounmala» un restaurant un peu en dehors de la ville. Nous « éclatons » notre budget pour un repas royal : salade aux nouilles, soupe aux pousses de bambou, canard laqué, poisson grillé, riz gluant, boissons et pastèques en dessert, 12$. Combien aurions nous payé à Paris ?

Départ pour Vang Vieng.

Diamond s’est occupée de tout : le tuk-tuk pour nous emmener à la gare routière pour un départ à 9 heures, un petit déjeuner simple mais suffisant, un petit paquet de «goodies» pour le voyage : chips de bananes séchées, et un paquet de café du Laos. Une vraie mère pour nous ! Faute de clients, le bus est retardé. Nous ne partons qu’à 10h30. Ce n’est pas grave, et nous nous apprêtons à faire un tour quand on nous rappelle : départ dans 10 minutes ! Faudrait savoir ! A la gare, quelle frénésie ! Il y a des gens partout, qui vont et viennent, des sacs, des cageots, un vrai capharnaüm. Le chargement des bus est un spectacle incroyable. Des paquets envoyés adroitement vers le toit, des motos hissées sur le porte-bagage, quelle technique ! Où sont les cages à poules ? Il fait une chaleur insupportable et nous attendons dans la poussière que soulèvent des dizaines de tuk tuk qui arrivent, déversent leur chargement de passagers et de bagages et repartent. 2 heures ! Ne nous énervons pas ! Finalement le bus annoncé à 9 heures, retardé à 10h30 et avancé ensuite à 9h30 partira à 11heures ! Oublions nos valeurs occidentales et prenons les choses comme elles viennent, après tout, nous sommes en vacances !😎 Trois heures de route, dans un bus dont les suspensions brillent par leur absence, trimballé de gauche à droite, une clim qui rend l’âme au bout d’une heure, des banquettes couvertes d’une housse plastique qui nous colle à la peau moite de chaleur et une musique à tue tête du dernier tube laotien ! Je réalise alors que mon profil de routard bourgeois s’oriente de plus en plus du côté bourgeois et s’éloigne inexorablement du routard ! C’est décidé, pour 1$ de plus nous prendrons le mini bus pour aller à Luang Prabang, notre troisième étape !

Vang Vieng : village écrasé par le soleil et des travaux partout ! 😐Les rues sont complètement défoncées pour l’installation du tout à l’égout : quel luxe ! Le site est cependant d’une beauté saisissante. Nous sommes sous le charme de ces paysages majestueux qui nous rappellent beaucoup Guilin, en Chine avec ses montagnes en forme de pomme de pin. Saisissant spectacle que ces immenses pics de rochers au milieu desquels la nature reprend ses droits en dressant des arbres accrochés comme par miracle. Nous restons au Bungalow Thavonsouk, dans un cadre magnifique, directement sur le Nam Song, la rivière qui traverse le village et près du pont en bambou. Un de ces ponts qui semble tenir par hasard sur ses piles de bambous et sur lequel passent des centaines de personnes, des vélos chargés à outrance et même des motos. Le pont a été construit par les villageois et c’est pourquoi c’est un pont….à péage ! Tout se paye au Laos, certes pas cher, mais on paye pour n’importe quoi. Pour traverser la rivière on doit débourser 0, 55 cents d’euros pour l’aller et le retour. Nous sommes à la saison sèche et pour faire des économies beaucoup traversent à pied. La rivière doit faire à peine 50 centimètres de profondeur en son milieu. De l’autre côté, nous faisons une merveilleuse balade de quelques heures dans la nature, à travers des rizières desséchées, et quelques fermes isolées. Visite de grottes pour lesquelles il faut encore payer. Les pancartes indiquent « grottes à 600m » et nous parcourons près de 6 kilomètres pour les atteindre !🤪 Belle promenade, juste avant la tombée de la nuit.

Le lendemain, journée très sympa sur le Nam Song. Nous choisissons la formule kayak avec visite de grottes et de quelques villages. On partage notre jumbo (gros tuk tuk) avec un groupe de jeunes israéliens, qui viennent juste de quitter l’armée. Longue conversation amicale et grand étonnement quand Daniel leur dit qu’il habitait à Jaffa en 1948 ! Non, ce n’est pas une blague ! C’est tellement loin pour eux, ils ont tout juste 20 ans. Je ne sais pas ce qui les étonne le plus : qu’il soit «si vieux» ou qu’il soit encore «routard» à son âge !!!😛 Nous passons la journée avec un couple d’anglais de Liverpool, (évocation de notre voyage d’il y a 35 ans pour nous recueillir au sanctuaire des Beatles) Ils sont sur la route depuis 3 mois et nous les retrouverons quelques jours plus tard à Luang Prabang. Journée délicieuse : la première grotte nous rappelle les plongées que nous avons faites dans les cénotes au Mexique, mais ici la balade se fait en chambre à air, en tirant sur la corde fixée sur la paroi. C’est amusant et la baignade en fin de parcours est une belle récompense rafraîchissante ! Rien de très compliqué pour pagayer en kayak, le Nam Song à cette époque est un cours d’eau assez calme, pas réellement de forts rapides mais on trouve quand même le moyen de se retourner. Quelle honte ! Daniel en perd sa casquette, sa chevalière et sa fierté ! L’eau est pure et transparente et les paysages que nous traversons sont magnifiques. Au détour d’un bras de la rivière, un véritable centre d’attraction aquatique avec des plongeoirs géants, des buvettes où le beerlao coule à flots (on y retrouve nos israéliens dans un état…un peu avancé) Le site est un peu dénaturé par ce Disneyland rustique fait de cordages et de bambou, mais l’expansion du tourisme et l’amélioration de la vie des habitants de la région peut excuser ce «débordement » ! Nous avons cependant passé une excellente journée ! Rien à regretter !😎

Nouveau voyage (en mini bus cette fois) que nous traduisons aujourd’hui en Vraiment Inconfortable et Pourri !!! Six heures difficiles, toujours sans clim et moi, sur un strapontin !😕 mais nous sommes éblouis par les somptueux paysages montagneux que nous traversons.🙂

Nous arrivons à Luang Prabang en fin de journée. Luang Prabang, un site privilégié, niché entre les montagnes. Nous sommes tout de suite séduits par l’architecture coloniale des maisons anciennes et les nombreux temples. Ce qui nous surprend également et que l’on ressent immédiatement, c’est ce sentiment de tranquillité que dégage le goût exquis de la décoration des villas transformées en guest- houses, en restaurants, en boutiques d’artisanats ou en galeries d’art. On sent le tourisme mais on conserve le pittoresque. Nous logeons au Senesouk guest house, ancien magasin colonial, face au temple Vat Saen avec un balcon en bois vernis où nous serons en première loge pour la procession des bonzes au petit matin.

Premier aperçu de Luang Prabang : nous montons au Phousi qui domine la ville et d’où la vue est splendide. Au pied de l’immense escalier qui mène au sommet, nous achetons une petite cage avec deux minuscules oiseaux à une vieille dame qui nous fait comprendre que nous devons leur redonner la liberté, ce que nous sommes heureux de faire immédiatement. Nous les regardons s’envoler au milieu d’une végétation luxuriante. Cette tradition qui est supposée apporter le bonheur et que nous avons souvent rencontré en Asie ne me plait pas beaucoup, surtout si l’on voit les cages s’accumuler avec leurs habitants dans des sacs poubelles pour être vendus le lendemain ! Notre bonheur peut-être, mais le leur, sûrement pas ! De même la pratique de garder des singes attrapés dans la jungle et attachés à un arbre par des cordes ou des chaînes me révolte. Les concessions culturelles inévitables ! En y repensant, on n’aurait peut être pas dû acheter ces petits oiseaux. On se souvient tout d’un coup de la grippe aviaire et on s’empresse de se laver les mains. Nouveaux réflexes !

Le marché d’artisanat, installé le long de Th Sisavangvong tous les soirs nous enchante. Une ambiance chatoyante à la fin du jour avec des ampoules électriques qui s’allument les une après les autres. On y vend de tout : des céramiques, les fameuses lampes en bambou, des bijoux et beaucoup de soieries, draperies et des couvertures. Souvent des coups de foudres pour de beaux souvenirs qui termineront leur existence au fond d’un placard, une fois de retour à la maison ! Une paire de pantoufle pour Daniel ! Devant le charme et la grâce des petites filles qui se baladent avec leur plateaux remplis de bijoux et de verroteries, je me trouve en possession d’une belle collection de bracelets de toutes les couleurs. En guise de remerciement, un si beau sourire.

Chaque matin, vers 6 heures les moines défilent pour l’aumône. Des boulettes de riz que des croyants leur glissent dans leur gamelle. Une procession qui se déroule dans une grande sérénité dans le silence du matin. Certains touristes se mêlent aux croyants : un peu déplacé à mon goût, comme cet américain, seul à Luang Prabang, et qui s’est trouvé en manque de bras pour à la fois donner les offrandes et prendre des photos ! Comique mais sympa, l’américain, notre voisin de chambre !

Les fameuses grottes de Pak Ou se trouvent le long du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou. Fleuve impétueux, avec une vie très intense et animée, pêcheurs, baignade, lessive, et même quelques chercheurs d’or. Rien de très exceptionnel mais à voir tout de même pour prendre la mesure de l’importance du Mekong dans la vie quotidienne de ses riverains. Démenti ! On m’avait signalé sur le forum lors de ma préparation le vol de tous les bouddhas des grottes. Je peux vous garantir qu’il en reste, et des milliers !😉 Arrêt dans plusieurs villages qui bordent le Mékong, où les habitants distillent le lào-lào local (alcool de riz), pratiquent le tissage des cotonnades et des soieries, et fabriquent le papier saa fait d’écorce de mûrier et confectionnent les grandes étoiles en papier éclairées de l’intérieur par des bougies et que l’on accroche devant sa maison.

Retour au centre ville : visite du Palais Royal, construit au début de la période coloniale française avec ses magnifiques jardins, promenade tranquille qui nous emmène de Vat en Vat, balade nonchalante sur les berges du Mékong et du Nam Ou, derniers achats dans les boutiques sur le Sisavangveng. Tout contribue à ce sentiment de calme et de bien être qu’offre la ville de Luang Prabang.

Just for fun (et pour la photo), nous prenons un tuk-tuk, genre rickshaw pour aller au Vat Xieng Thong, temple somptueux, véritable havre de paix, tout près du Mékong et dans un cadre reposant et verdoyant. Nous sommes un peu surpris par le contact chaleureux des bonzes, loin de la sévérité et des contraintes que nous pensions attachées à la pratique du bouddhisme. Ils engagent facilement la conversation, plaisantent avec nous et sont curieux de nos us et coutumes. Un groupe, à l’ombre étudie et nous les aidons pour un devoir d’anglais. D’autres étudient les civilisations et nous posent des questions sur la Sorbonne, s’étonnent que tous les élèves n’étudient pas dans cette université. Ils sont heureux d’échanger les quelques mots de français qu’ils possèdent. Le soir au Vat Sene nous participons discrètement à la cérémonie de la prière et retrouvons les bonzes novices rencontrés le matin. Ils nous font un signe de bienvenue.

Un après-midi délicieux aux chutes Tat Kuang Si. Nous partons à 2 dans un tuk-tuk et au bout du parcours nous sommes 8. Nous prenons en stop 3 grand mères avec qui nous avons bien « parlé », uniquement par gestes. Elles veulent savoir si nous sommes mariés et elles s’étonnent des cheveux tout blancs de Daniel, et lorsque j’ote ma casquette pour lui faire comprendre que moi aussi, ça commence, l’une d’elles nous fait comprendre qu’à 73 ans elle n’a pas un cheveux blanc ! A 10 km des chutes on récupère 2 hollandais et un anglais en panne. Plus on est des fous, plus on rit !😎 Malgré le monde, beaucoup de locaux, car nous sommes dimanche, nous arrivons à nous isoler pour prendre quelques photos et pour nous baigner dans ces bassins d’une belle couleur turquoise.

Au retour, arrêt dans un village où se déroule la fête du dimanche. Nous sommes les seuls « farangs » et nous sommes accueillis avec beaucoup de sympathie. Les femmes sont habillées en vêtements traditionnels, un orchestre joue de la musique locale et pour danser, il vaut mieux connaître les pas ! Un peu «square dance» ! Nous n’avons pas prit le risque de nous ridiculiser ! De retour d’une belle journée par une route que nous n’oublierons pas de si tôt ! Poussière, secousses dans tous les sens, mais nos yeux remplis de paysages magnifiques, de belles rizières bien vertes, villages typiques et d’une population accueillante si souriante et si aimable.

Passage obligé avant notre départ pour notre croisière plongée dans les Similans : massage et sauna traditionnel au Lotus de Laos. What a dream! Douche-massage aux huiles essentielles, contact d’appui par les billes et pierres plates chauffées par la vapeur, 20 minutes de sauna pour éliminer tous les toxiques, douche froide et une sensation de bien être, une heure et demi de détente inoubliable. On prend vite goût !

En conclusion, nous, amoureux de l’Asie depuis si longtemps, nous pouvons rajouter, sans hésiter, le Laos aux plaisirs que nous apporte cette région du monde. Nous avons fait un parcours certes classique, nous ne sommes pas vraiment sortis des sentiers battus et il nous reste à parcourir les régions sauvages du nord, le Boloven et le sud. Nous avons eu notre échantillon, en quelque sorte. Mais un échantillon des plus attrayants, des plus délicieux. De ceux qui donnent plus que l’envie de revenir, de ceux qui vous en procure le besoin et presque le devoir ! mars 2006
Voyage Bangkok-Siem Reap English translation pending
by Natita · 2006-02-19 · 6 replies
Bonjour, Je pars dans 3 semaines pour un voyage en Asie, qui passera par BKK pdt 4 jours et un passage ensuite a Siem Reap pour 5 jours. Combien coute le visa pour le cambodge? ou dois je me le procurer (c'est long ?) ? y a t il des vaccins a prevoir avant de partir ? Une fois a Siem Reap, que puis je faire en 5 jours, a part bein sur le site d'Angkor. Le lac Tonle Sap est il facile d acces ? moyens pour y aller ? prix ? Merci d'avance pour votre aide Nat
Notre planète en 2070 English translation pending
by Dexxa · 2005-12-14 · 140 replies
J'ai reçu ce texte sous forme de présentation (pps ou power point), je ne sais pas s'il a été déjà publié dans le forum :

Nous sommes 2070. Je viens d’avoir 50 ans, mais mon apparence est celle d’une personne de 85 ans. J’ai de gros problèmes aux reins parce que je bois très peu. Je crois qu’il me reste peu de temps... Aujourd’hui, je suis une des personnes les plus vieilles de cette société. Je me rappelle quand j’avais 5 ans. Il y avait beaucoup d’arbres dans les parcs, Les maisons avaient de jolis jardins et je pouvais profiter d’un bain ou rester une heure sous la douche. Maintenant, nous utilisons des serviettes humidifiées avec de l’huile minérale pour nettoyer la peau. Avant, toutes les femmes montraient leur belle chevelure. Maintenant, nous devons nous raser la tête pour la maintenir propre sans utiliser d’eau. Avant, mon père lavait la voiture avec de l’eau qui sortait d’un tuyau d’arrosage. Aujourd’hui, les enfants ne croient pas que l’eau s’utilisait de cette manière Je me rappelle qu’il y avait beaucoup de messages qui disaient

“FAITES ATTENTION A L’EAU“. Mais personne n’écoutait. Ils ne pensaient pas que l’eau pouvait disparaître. Maintenant, toutes les rivières, les barrages, les lacs et les nappes aquifères sont irréversiblement pollués ou épuisés. D’immenses déserts constituent le paysage qui nous entoure de toute part. Les infections gastro-intestinales, les maladies de peau et des voies urinaires sont les principales causes de décès L’industrie est paralisée et le chômage est dramatique. Les usines de traitement de l’eau sont la principale source d’emploi et tu es payé avec un verre d’eau potable au lieu d’un salaire Les agressions pour un bidon d’eau sont banales dans les rues désertes. La nourriture est à 80% synthétique Avant, la quantité idéale d’eau à boire était de 8 verres par jour pour un adulte. Aujourd’hui, je ne peux boire que la moitié d’un verre. Les vêtements sont jetables, ce qui augmente la quantité d’ordures. Nous avons dû revenir aux fosses sceptiques comme au siècle passé parce qu’on ne peut plus utiliser les réseaux d’égout par manque d’eau. L’apparence de la population est affreuse: des corps affaiblis, ridés par la déshydratation, une peau remplie de plaies à cause des rayons ultra-violets qui n’ont plus la couche d’ozone pour les filtrer dans l’atmosphère. De part la sècheresse de la peau, une jeune fille fille de 20 ans a l’air d’en avoir 40. Les scientifiques font des recherches mais il n’y a aucune solution possible. On ne peut pas fabriquer d’eau. L’oxygène aussi est dégradé par le manque d’arbres, ce qui a diminué le coefficient intellectuel des nouvelles générations La morphologie des spermatozoïdes de nombreux individus s’est altérée Comme conséquence, beaucoup de garçons ont des insuffisances, des mutations et des déformations. Le gouvernement nous fait même payer l’air que nous respirons. 137 m3 par jour, par habitant et adulte. Les gens qui ne peuvent pas payer sont retirés des “zones ventilées” qui sont dotées de gigantesques poumons mécaniques fonctionnant à l’énergie solaire Ils ne sont pas de bonne qualité mais on peut respirer. L’âge moyen est de 35 ans. Il est resté dans quelques pays un peu de végétation, ainsi que leur fleuve respectif qui est fortement surveillé par l’armée. L’eau est devenue un trésor très convoité, plus que l’or ou les diamants. Ici, en revanche, il n’y a pas d’arbres parce qu’il ne pleut presque jamais. Et quand on arrive à enregistrer une précipitation, il s’agit d’une pluie acide. Les saisons de l’année ont éte sévèrement transformées par les essais atomiques et les industries polluantes du 20ème siècle. On nous avait averti qu’il fallait protéger l’environnement, mais personne n’y a fait attention. Quand ma fille me demande de lui parler de l’époque où j’étais jeune, je lui décris la beauté des forêts Je lui parle de la pluie, des fleurs, du bonheur de prendre un bain et de pouvoir pêcher dans les rivières et les barrages, de boire toute l’eau que je voulais..... et combien les gens étaient en bonne santé. Elle me demande: Papa! Pourquoi il n’y a plus d’eau? Alors, je sens comme un noeud dans la gorge. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable, parce que j’appartiens à la génération qui a fini de détruire l’environnement ou qui n’a simplement pas pris en compte tant d’avertissements Maintenant, nos enfants en paient cher le prix... Sincèrement, je crois que la vie sur terre ne sera plus possible dans très peu de temps parce que la destruction de l’environnement est arrivé à un point irréversible. Comme j’aimerais pouvoir revenir en arrière et faire en sorte que toute l’humanité comprenne cela..... quand nous pouvions encore faire quelque chose pour sauver notre planète Terre! Réfléchissons tous a ce qui arrivera si nous ne faisons rien…… Le 14 Décembre 2005 on a encore de l’eau !! Merci…
Conseils sur l'Uruguay English translation pending
by Bayeux · 2005-12-05 · 15 replies
Bonjour a tous 9 Mois en Amsud quitte Concordia (Argentina) cet apres midi pour l Uruguay.

Dis nous tout ce que vous savez sur ce pays. Merci.

Programme prevu: Salto - Montevideo - Punta del Este - Cabo Polonia - Colonia.

En attente de vos infos.😉

M&S.
Etat du Guatemala suite à l'ouragan Stan? English translation pending
by Xenon · 2005-10-05 · 37 replies
Bonjour,

Un petit message en rapport avec la malheureuse actualité meteo dans le secteur... Comme je sais que certaines personnes sur ce forum sont sur place, je voudrais savoir s'il y a de gros dégats;j'ai entendu parler de 8 morts... Merci par avance pour vos commentaires...

Xen.
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
by Nikola · 2005-08-09 · 10 replies
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage

21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…

Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.

Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.

Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.

Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.

Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.

C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.

J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…

21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :

Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?

Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.

Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…

Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !

Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !

Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !

Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !

On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.

C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…

Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.

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Les moustiques 🤪

Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !

La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.

Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.

Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !

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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.

A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.

Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.

Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.

Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.

Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…

Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.

Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).

Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.

Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.

Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.

Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.

Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Mon carnet de route: la route des éléphants (Thailande) English translation pending
by Amazonegirl · 2005-05-31 · 46 replies
bON BEN voilà c'est bientôt l'heure du départ pour la thaïlande jeudi débutera mon voyage je commence ici mon carnet de route et j'avoue être un peu angoisser enfin comme d'habitude alors j'embrasse très fort tout le monde et surtout spécial dédicace à Victore33 Kelair Kairo Vasco Pfeu et je vous dit donc à vendredi😎 sur la piste de l'éléphants d'asie en espérant ne pas recontrer trop de tigre lol a++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Montana/Wyoming /Oregon OU Canada? English translation pending
by ZeBadGuy · 2004-12-14 · 9 replies
Que conseillieriez vous entre : le montana / wyoming / parc du yellowstone / oregon et l'ouest du canada (vancouver / parcs nationaux de Glacier, etc...) ?

Au niveau paysages, activités, fréquentaion touristique, et prix ?

Je cherche des coins sauvages avec des bons campings voire du camping sauvage, des belles randos (rien d'extreme), des lacs, des forets, des montagnes, etc...
Infos sur l'Islande English translation pending
by Olivierd · 2004-12-11 · 2 replies
bonjour a toutes et tous

qui a des infos recentes sur l'Islande (randos, sites a ne manquer sous aucun pretexte!...) ou nous allons en juillet 2005

merci

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