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Baie d'Halong 2 jours une nuit et delta du Mékong English translation pending
Bonjour ou bonsoir les forumeurs.
Nous souhaitons passer comme le titre l'indique 1 nuit sur la baie d'Halong et une nuit dans le delta du Mékong. Nous sommes noyés sous les infos, les sites, etc... Quelqu'un serait il utile à notre requête peu originale : le meilleur rapport qualité prix pour ces deux escapades? Merci!
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Carnet n° 66b: Tbilissi, Géorgie / 2 - 5 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=aM2kNdmSmN4Mercredi 2
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Visa périmé d'un jour en Chine English translation pending
Bonjour,
je vais en chine et j'ai petit problème ( ou grand ), j'ai pris des billets d'avion pour toute la famille sauf que le visa périme 1 jour avant le retour en france donc j'aimerai savoir si un connaisseur sait quelles sont les conséquences et est-ce que c'est grave juste un jour de depassement😕😕 Merci d'avance !
je vais en chine et j'ai petit problème ( ou grand ), j'ai pris des billets d'avion pour toute la famille sauf que le visa périme 1 jour avant le retour en france donc j'aimerai savoir si un connaisseur sait quelles sont les conséquences et est-ce que c'est grave juste un jour de depassement😕😕 Merci d'avance !
Excursion Costa sur l'île de Nosy Be English translation pending
bonjour je fais une escale sur l'île de nosy bey avec costa je souhaite prendre l'excursion nosy sakatia nature et tradition si quelqu’un à fait cette excursion je souhaiterais avoir des avis sur cette excursion merci
Campings isolés (exceptionnels?) dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un 4ème voyage dans l’ouest (dont 2 voyages seule). Ce voyage, 3 semaines, prévu en juin 2017, sera un peu différent, car mon fils de 25 ans m’accompagnera (1er voyage aux USA pour lui). Nous partirions de San Francisco, puis direction Death Valley, Zion, Bryce Valley, Moab, Monument Valley, Grand Canyon (Havasupai Falls ?), Las Vegas. Mais rien de fixé pour le moment.
Nous souhaitons découvrir des endroits plus isolés où je n’osais pas m’aventurer seule, faire plus de pistes. Nous voulons passer plusieurs nuits en tente afin d’être sur place tôt le matin et profiter des levers et couchers de soleil dans des endroits isolés.
Je cherche donc des primitiv campground et des endroits où on peut pratiquer le « camping sauvage » avec permis éventuellement. Je crois par exemple qu’on peut camper dans la Valley of Gods ?
Si vous connaissez des endroits exceptionnels pour y passer la nuit en toute tranquillité, je vous serais reconnaissante pour toute idée.
D’avance merci et bonne journée.
Je prépare un 4ème voyage dans l’ouest (dont 2 voyages seule). Ce voyage, 3 semaines, prévu en juin 2017, sera un peu différent, car mon fils de 25 ans m’accompagnera (1er voyage aux USA pour lui). Nous partirions de San Francisco, puis direction Death Valley, Zion, Bryce Valley, Moab, Monument Valley, Grand Canyon (Havasupai Falls ?), Las Vegas. Mais rien de fixé pour le moment.
Nous souhaitons découvrir des endroits plus isolés où je n’osais pas m’aventurer seule, faire plus de pistes. Nous voulons passer plusieurs nuits en tente afin d’être sur place tôt le matin et profiter des levers et couchers de soleil dans des endroits isolés.
Je cherche donc des primitiv campground et des endroits où on peut pratiquer le « camping sauvage » avec permis éventuellement. Je crois par exemple qu’on peut camper dans la Valley of Gods ?
Si vous connaissez des endroits exceptionnels pour y passer la nuit en toute tranquillité, je vous serais reconnaissante pour toute idée.
D’avance merci et bonne journée.
La Spezia pour les Cinque Terre? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu que La Spezia était un bon point de chute pour les Cinque Terre mais j'ai l'impression que c'est déjà une grande ville et que du coup ça ne sera pas très pittoresque pour s'y promener le soir et passer 5 jours là. Ou y a t'il des quartiers sympa? En sachant que l'on peut prendre le train et le bateau assez facilement de là.
Merci de vos réponses
J'ai lu que La Spezia était un bon point de chute pour les Cinque Terre mais j'ai l'impression que c'est déjà une grande ville et que du coup ça ne sera pas très pittoresque pour s'y promener le soir et passer 5 jours là. Ou y a t'il des quartiers sympa? En sachant que l'on peut prendre le train et le bateau assez facilement de là.
Merci de vos réponses
Itinéraire France - Espagne - Portugal English translation pending
Bonjour,
Nous sommes décidées à partir au Portugal en août pendant 20 jours , par contre nous n'avons encore rien préparé.
Nous allons visiter Porto et la belle Lisbonne.
Ma question est de savoir si vous ne connaitriez pas un itinéraire sympa à partir de l'Espagne (quelles sont les villes à visiter absoluement en Espagne sans faire de gros détours?).
Merci pour vos réponses.
Itinéraire 4 jours en boucle depuis Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons un congrès à Las Vegas au début de mars 2017. Du coup, nous prévoyons allonger le séjour et en profiter pour découvriri un peu la région dans les jours précédents (du 25 au 28 février). Idéalement, nous voudrions maximiser temps, déplacements minimums (que nous ferons en voiture de location) et lieux incontournables à voir. Nous ne nous sommes jamais rendus dans cette région. Nous ne voulons pas un rythme trop soutenu puisque notre vie est en général très occupée et nous avons besoin de repos.
Nos intérêts sont diversifiés (paysage, culture) mais nous ne sommes pas de grands sportifs.
Avez-vous un itinéraire à me suggérer ?
Merci à l'avance !
Nous avons un congrès à Las Vegas au début de mars 2017. Du coup, nous prévoyons allonger le séjour et en profiter pour découvriri un peu la région dans les jours précédents (du 25 au 28 février). Idéalement, nous voudrions maximiser temps, déplacements minimums (que nous ferons en voiture de location) et lieux incontournables à voir. Nous ne nous sommes jamais rendus dans cette région. Nous ne voulons pas un rythme trop soutenu puisque notre vie est en général très occupée et nous avons besoin de repos.
Nos intérêts sont diversifiés (paysage, culture) mais nous ne sommes pas de grands sportifs.
Avez-vous un itinéraire à me suggérer ?
Merci à l'avance !
Noël dans un petit village de la Thaïlande English translation pending
Ici, Noël n'est pas fêté, mais à la télé, on en parle de plus en plus.
Les enfants savent que c'est une fête pour les "étrangers".
Pour les enfants du rang, j'ai organisé une petite fête à la saucisse, cuisses de poulet B.B.Q,
Cocal-Cola... Ils étaient ravis.
À ma grande surprise, J'ai reçu des cadeaux : une jolie écharpe tricotée main,
une tasse à thé et des bricoles.
Voici une photo. Des gens heureux.
Voici une photo. Des gens heureux.
De Yellowstone à Las Vegas à vélo en juillet - août English translation pending
Après avoir envisagé toute sorte de parcours, je me suis enfin décidée pour ce qui était mon rêve à l'origine.
Départ le 1er juillet de Bozeman, on passe par Yellowstone, Grand Teton, on descend à Salt Lake City, puis on fait un grand arc pour visiter Zion, Bryce, le côté nord du Grand Canyon, Capitol Reef et Moab.
Depuis Moab on fera des excursions à Canyonlands et Arches et, pour finir, on louera une voiture pour visiter Monument Valley et les parcs de l'Arizona (peut-être en passant par Grand Canyon sud), et aller prendre l'avion à Las Vegas le 30 août.
Oui, on s'attend à beaucoup d chaleur, surtout sur la deuxième partie du parcours, mais les cyclistes Américains avec qui j'en ai parlé ne semblent pas trop choqués par l'itinéraire, puis une solution on la trouvera toujours.
Ce que je voudrais vous demander c'est des tuyaux pour les routes: s'il y en a qu'il faut éviter à cause de la circulation, ou par manque de services (eau surtout), ou parce qu'elles sont moches et ennuyeuses...
Et éventuellement des renseignements sur les transports qui prennent les vélos: en plan B, on peut toujours en avoir besoin.
Qui connaît?
Départ le 1er juillet de Bozeman, on passe par Yellowstone, Grand Teton, on descend à Salt Lake City, puis on fait un grand arc pour visiter Zion, Bryce, le côté nord du Grand Canyon, Capitol Reef et Moab.
Depuis Moab on fera des excursions à Canyonlands et Arches et, pour finir, on louera une voiture pour visiter Monument Valley et les parcs de l'Arizona (peut-être en passant par Grand Canyon sud), et aller prendre l'avion à Las Vegas le 30 août.
Oui, on s'attend à beaucoup d chaleur, surtout sur la deuxième partie du parcours, mais les cyclistes Américains avec qui j'en ai parlé ne semblent pas trop choqués par l'itinéraire, puis une solution on la trouvera toujours.
Ce que je voudrais vous demander c'est des tuyaux pour les routes: s'il y en a qu'il faut éviter à cause de la circulation, ou par manque de services (eau surtout), ou parce qu'elles sont moches et ennuyeuses...
Et éventuellement des renseignements sur les transports qui prennent les vélos: en plan B, on peut toujours en avoir besoin.
Qui connaît?
Red Rocks 2016 English translation pending
Jeudi 5 mai 2016
Décidé seulement 2 mois avant, suite à l’abandon temporaire de notre autre projet, je trouve des places sur Delta Airlines au prix où je les prends d’habitude quand je réserve 10 mois avant. Vite, la voiture, les Estas (oh là, il y a plein de nouvelles infos à remplir par rapport à il y a 2 ans) et c’est parti : Cette année 2016 , nous sommes 2 et c’est notre 7ème voyage dans l’ouest. Les messages subliminaux de mon cher et tendre qui me parle de l’ouest avec des trémolos dans la voix depuis des mois m’ont fait craquer donc une fois de plus mais il va falloir me motiver en me trouvant de nouvelles idées.
Ce sera un peu plus court que d’habitude et nous avons, hors voyage, 14 jours sur place. L’idée centrale reste The Wave. Même si nous y sommes allés déjà 2 fois, la zone est très grande et en dehors de la perle elle-même, il y a beaucoup à voir. Pour moi, c’est le plus beau paysage de l’ouest américain, même si avec notre dernière rando de cette année, ce « World famous site » (oui, je la fais à l’américaine) va partager son titre dans notre coeur. Je laisse donc un peu de suspense (sauf pour ceux qui m’ont suivi sur FB) sur le déroulement de l’aventure. Pas grand-chose à dire sur ce premier voyage même si un stop à NYC nous rend le voyage très long. Je remarque pour la première fois des éoliennes en mer au large de l’Angleterre.
Chez Dollars, nous choisissons un premier véhicule Jeep Patriot : super pneus, belle habitabilité, haute garde au sol, une vraie roue de secours, mais seulement 2x4 et un GPS indémontable qui prend de la place et que nous ne devons pas utiliser sous peine d’être prélevé d’un certain nombre de $ : en plus il s’allume à chaque fois et donc il faut l'éteindre... chaque fois. Nous nous installons pour la nuit au Days Inn proche de l’aéroport. Evidemment le tarif est très intéressant, mais la proximité de 2 grands parkings pleins de camions bruyants ne nous rend pas la chambre confortable.
Vendredi 6 mai
A 7h (aidés par le décalage horaire car d’habitude, ce n’est pas mon heure préférée pour les courses), nous partons pour le Walmart. Nous sortons notre propre GPS et nous rendons compte que la seule prise 12v de l’allume cigare ne fonctionne pas (détournée pour le fameux gps encombrant). Nous avons absolument besoin de cette prise. Retour Dollars et changement de véhicule : ne reste qu’une autre Jeep Patriot : la même en moins neuve (surtout les pneus) mais sans gps. Comme hier, les seuls AWD sont trop petits nous nous. Nous la prendrons donc.
Les courses seront rapides car nous connaissons les rayons par cœur et savons déjà ce qu’il nous faut. Direction Riverside. Le temps est aux gris. Notre projet de rando à Little Finland que nous avions vu en 2011 assez rapidement se trouve compromis. De plus la voiture dégage régulièrement une odeur de brûlé qui nous inquiète quand nous comprenons qu’il ne s’agit pas des véhicules qui nous doublent. Nous prenons la piste et arrivons jusqu’à Devil’s Throat. Cette fois il pleut : ce n’est pas raisonnable de prendre les washs par ce temps. Nous déjeunons et notre sujet de conversation, c’est la voiture : que faire si la boîte de vitesse nous lâche ? Nous repartons en direction de Kanab. Le temps est de pire en pire jusqu’à cet orage de grêle qui recouvre le macadam de blanc et nous oblige à chercher un abri pour la voiture. Nous nous installons dans une chambre Air BnB plutôt pas mal pour le prix vu les tarifs sur Kanab.
Samedi 7 mai :
Bon il pleut ! Pas cool… 1ère tentative de loterie ratée il y avait 48 boules. Nous perdons un peu de temps puis voyant une amélioration, partons explorer une zone proche de Page sur la US89 : Water Pocket (enfin, je ne suis pas sûre du nom). Sur place premier pique-nique. La zone est sympa avec le joli hoodoo en point de mire et c’est une mise en jambe très agréable. Balade familiale facile d’accès que nous apprécions puisque notre première.






Le soir, nous dînerons à L’Iron Horse avec musique d’ambiance. C’est pas mal ! Sinon, la boîte de vitesse ne donne plus signe d'odeurs de brûlé. Pourvu que ça dure ! Le temps n’étant pas au mieux, nous abandonnons l’idée de notre premier camping et de notre première rando importante. Nous réservons une chambre au Travelodge. Un voisinage bruyant rend la nuit difficile.
Dimanche 8 mai :
Au réveil, le temps est très couvert. Nous ratons notre 2ème tentative de loterie (57 boules cette fois) . L’humeur comme le temps est morose. Que faire ? Philippe (alias Sedonax) m’avait donné l’indication pour un joli point de vue photographique : « Cathédral » proche de la 89 en allant vers Page : il s’agit d’une grotte avec un arbre devant. L’accès n’est pas difficile et nous laissons la voiture au coral pour finir à pied les 800m qui nous sépare du site et qui sont trop sableux pour notre 2x4. Photo faite en HDR




Ca, c'est bien le seul genre de camper qui me donnerait envie !
De retour vers Kanab, nous cherchons une autre idée : le temps s’est levé et le vent souffle fort. Nous nous garons dans les tournants avant la House rock Valley road et partons sur la droite explorer un peu la zone qui nous semble prometteuse. Au début, c’est simple mais très vite le terrain devient très compliqué et nous progressons difficilement dans la végétation, utilisant les petits washs, essayant d’éviter les nombreuses et profondes crevasses. Bref nous arrivons à une jolie zone et arrêtons là les frais.








Nous retournons nous installer à Kanab dans le même BnB que vendredi soir, et ce pour 2 nuits, après avoir mangé une délicieuse razzlepie au Houston’s trails End.
Décidé seulement 2 mois avant, suite à l’abandon temporaire de notre autre projet, je trouve des places sur Delta Airlines au prix où je les prends d’habitude quand je réserve 10 mois avant. Vite, la voiture, les Estas (oh là, il y a plein de nouvelles infos à remplir par rapport à il y a 2 ans) et c’est parti : Cette année 2016 , nous sommes 2 et c’est notre 7ème voyage dans l’ouest. Les messages subliminaux de mon cher et tendre qui me parle de l’ouest avec des trémolos dans la voix depuis des mois m’ont fait craquer donc une fois de plus mais il va falloir me motiver en me trouvant de nouvelles idées.
Ce sera un peu plus court que d’habitude et nous avons, hors voyage, 14 jours sur place. L’idée centrale reste The Wave. Même si nous y sommes allés déjà 2 fois, la zone est très grande et en dehors de la perle elle-même, il y a beaucoup à voir. Pour moi, c’est le plus beau paysage de l’ouest américain, même si avec notre dernière rando de cette année, ce « World famous site » (oui, je la fais à l’américaine) va partager son titre dans notre coeur. Je laisse donc un peu de suspense (sauf pour ceux qui m’ont suivi sur FB) sur le déroulement de l’aventure. Pas grand-chose à dire sur ce premier voyage même si un stop à NYC nous rend le voyage très long. Je remarque pour la première fois des éoliennes en mer au large de l’Angleterre.
Chez Dollars, nous choisissons un premier véhicule Jeep Patriot : super pneus, belle habitabilité, haute garde au sol, une vraie roue de secours, mais seulement 2x4 et un GPS indémontable qui prend de la place et que nous ne devons pas utiliser sous peine d’être prélevé d’un certain nombre de $ : en plus il s’allume à chaque fois et donc il faut l'éteindre... chaque fois. Nous nous installons pour la nuit au Days Inn proche de l’aéroport. Evidemment le tarif est très intéressant, mais la proximité de 2 grands parkings pleins de camions bruyants ne nous rend pas la chambre confortable.
Vendredi 6 mai
A 7h (aidés par le décalage horaire car d’habitude, ce n’est pas mon heure préférée pour les courses), nous partons pour le Walmart. Nous sortons notre propre GPS et nous rendons compte que la seule prise 12v de l’allume cigare ne fonctionne pas (détournée pour le fameux gps encombrant). Nous avons absolument besoin de cette prise. Retour Dollars et changement de véhicule : ne reste qu’une autre Jeep Patriot : la même en moins neuve (surtout les pneus) mais sans gps. Comme hier, les seuls AWD sont trop petits nous nous. Nous la prendrons donc.
Les courses seront rapides car nous connaissons les rayons par cœur et savons déjà ce qu’il nous faut. Direction Riverside. Le temps est aux gris. Notre projet de rando à Little Finland que nous avions vu en 2011 assez rapidement se trouve compromis. De plus la voiture dégage régulièrement une odeur de brûlé qui nous inquiète quand nous comprenons qu’il ne s’agit pas des véhicules qui nous doublent. Nous prenons la piste et arrivons jusqu’à Devil’s Throat. Cette fois il pleut : ce n’est pas raisonnable de prendre les washs par ce temps. Nous déjeunons et notre sujet de conversation, c’est la voiture : que faire si la boîte de vitesse nous lâche ? Nous repartons en direction de Kanab. Le temps est de pire en pire jusqu’à cet orage de grêle qui recouvre le macadam de blanc et nous oblige à chercher un abri pour la voiture. Nous nous installons dans une chambre Air BnB plutôt pas mal pour le prix vu les tarifs sur Kanab.
Samedi 7 mai :
Bon il pleut ! Pas cool… 1ère tentative de loterie ratée il y avait 48 boules. Nous perdons un peu de temps puis voyant une amélioration, partons explorer une zone proche de Page sur la US89 : Water Pocket (enfin, je ne suis pas sûre du nom). Sur place premier pique-nique. La zone est sympa avec le joli hoodoo en point de mire et c’est une mise en jambe très agréable. Balade familiale facile d’accès que nous apprécions puisque notre première.






Le soir, nous dînerons à L’Iron Horse avec musique d’ambiance. C’est pas mal ! Sinon, la boîte de vitesse ne donne plus signe d'odeurs de brûlé. Pourvu que ça dure ! Le temps n’étant pas au mieux, nous abandonnons l’idée de notre premier camping et de notre première rando importante. Nous réservons une chambre au Travelodge. Un voisinage bruyant rend la nuit difficile.
Dimanche 8 mai :
Au réveil, le temps est très couvert. Nous ratons notre 2ème tentative de loterie (57 boules cette fois) . L’humeur comme le temps est morose. Que faire ? Philippe (alias Sedonax) m’avait donné l’indication pour un joli point de vue photographique : « Cathédral » proche de la 89 en allant vers Page : il s’agit d’une grotte avec un arbre devant. L’accès n’est pas difficile et nous laissons la voiture au coral pour finir à pied les 800m qui nous sépare du site et qui sont trop sableux pour notre 2x4. Photo faite en HDR




Ca, c'est bien le seul genre de camper qui me donnerait envie !
De retour vers Kanab, nous cherchons une autre idée : le temps s’est levé et le vent souffle fort. Nous nous garons dans les tournants avant la House rock Valley road et partons sur la droite explorer un peu la zone qui nous semble prometteuse. Au début, c’est simple mais très vite le terrain devient très compliqué et nous progressons difficilement dans la végétation, utilisant les petits washs, essayant d’éviter les nombreuses et profondes crevasses. Bref nous arrivons à une jolie zone et arrêtons là les frais.








Nous retournons nous installer à Kanab dans le même BnB que vendredi soir, et ce pour 2 nuits, après avoir mangé une délicieuse razzlepie au Houston’s trails End.
Voyager seule pour la première fois: Thaïlande? English translation pending
Bonjour la communauté,
J'ai besoin de vous pour quelques renseignements. Je pense me lancer cet été pour partir pour la première fois toute seule mais j'ai un peu peur 😐 Je suis une femme de 25ans, l'année dernière je suis partie en Birmanie avec une amie et ça m'avait bien plu c'est pourquoi je pense repartir dans cette région du monde.
Pour le moment je m'oriente vers la Thaïlande au mois de juillet / aout, je ne peux pas partir durant un autre mois à cause de mon travail.
J'aimerais savoir si vous pensez que c'est un bon pays pour une fille seule ? Si oui, des conseils pour avant et pendant le voyage ? Si non, quel autre pays me conseillz-vous et pourquoi ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés 🙂
J'ai besoin de vous pour quelques renseignements. Je pense me lancer cet été pour partir pour la première fois toute seule mais j'ai un peu peur 😐 Je suis une femme de 25ans, l'année dernière je suis partie en Birmanie avec une amie et ça m'avait bien plu c'est pourquoi je pense repartir dans cette région du monde.
Pour le moment je m'oriente vers la Thaïlande au mois de juillet / aout, je ne peux pas partir durant un autre mois à cause de mon travail.
J'aimerais savoir si vous pensez que c'est un bon pays pour une fille seule ? Si oui, des conseils pour avant et pendant le voyage ? Si non, quel autre pays me conseillz-vous et pourquoi ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés 🙂
Cabine sur MSC Orchetra English translation pending
bonjour j e vais réserver 1 croisière sur le msc orchestra au départ de Genova et dreelmine a Nice me propose 1 cabine avec balcon au 15 avec le n 15003 sur l avant du bateaux
que vaut cette cabine , vue tranquillité, ( avec système aurea )
merci de vos conseil
bon wk a vous
Francis
Hors trottoirs au grand prismatic à Yellowstone English translation pending
Si je comprends un peu ce qui suit on ne peut plus voir le prismatic du haut de la colline?
On Monday May 16th, we became aware of individuals who walked off trail at Grand Prismatic Spring. That same day, U.S. Park Rangers obtained arrest warrants for three of the four suspects who were walking off the boardwalks. Charges on a fourth individual are pending confirmation of his identity. Park scientists are assessing damages to Grand Prismatic Spring and adjoining geothermal resources as part of this ongoing investigation. Additional charges may be filed by U.S. Park Rangers.
Each of the three individuals are charged with the following: 36 C.F.R. § 7.13 (j) Yellowstone National Park: Travel on Trails; foot travel in all thermal areas and within the Yellowstone Canyon between the Upper Falls and Inspiration Point must be confined to boardwalks or trails that are maintained for such travel and are marked by official signs 36 C.F.R. § 2.34(a)(4)Creates or maintains a hazardous or physically offensive condition. Information and tips provided by the public and media have been invaluable. We want to thank everyone for their passion and for helping protect geothermal resources in the park.
Each of the three individuals are charged with the following: 36 C.F.R. § 7.13 (j) Yellowstone National Park: Travel on Trails; foot travel in all thermal areas and within the Yellowstone Canyon between the Upper Falls and Inspiration Point must be confined to boardwalks or trails that are maintained for such travel and are marked by official signs 36 C.F.R. § 2.34(a)(4)Creates or maintains a hazardous or physically offensive condition. Information and tips provided by the public and media have been invaluable. We want to thank everyone for their passion and for helping protect geothermal resources in the park.
Kungsleden: Voie Royale au mois d'août (Suède) English translation pending
Bonsoir,
J’envisage d’effectuer avec un ami la Voie Royale durant la deuxième partie du mois d’aout et j’aurais aimé avoir quelques infos concernant cette randonnée car je n’ai pas trouvé énormément de choses sur internet.
J’ai pas mal de questions auxquelles j’aurais besoin de quelques éclaircissement. Les voici :
1/ Existe t’il un topo qui recense bien chaque étape de la randonnée ? J’ai vu que certains conseillaient celui-ci : http://www.aventurenordique.com/kungsleden-voie-royale-nord-suede.html j’aurais voulu savoir si il y en avaient d’autres qui étaient mieux ou similaires ?
2/ Est ce que c’est dangereux ? J’ai lu qu’on pouvait voir des gloutons ou des ours ? Peut t’on camper en toute sécurité n’importe ou ? J’avoue que ca me retrouver face à l’un d’entre eux ne m’enchante pas des masses ;)
2/ Combien de temps dure cette randonnée ? Sachant qu’en partant d’Abisko j’ai vu qu’il fallait 5 a 7 jours de randonnée pour rallier Kvikkjokk, sur d'autre sites j'ai vu une dizaine de jours... Y’a t’il des refuges clairement indiqués a chaque étape et combien coute la nuit dans chacun d'entre eux ?
3/ Est t’il possible de camper à coté de chaque refuge ou n’importe ou ? Est ce payant également ?
4/ Est ce qu'il y a possibilité de se ravitailler tout au long du parcours ou doit t'on prévoir en avance un paquet de plats lyophilisés ? ;)
5/ Et enfin, est ce que le sentier est bien balisé ?
Veuillez m’excuser pour cette avalanche de questions mais j’ai du mal a trouver toutes ces réponses sur le net. Je vous remercie par avance pour l’étude de mon post et vos futures réponses :)
J’envisage d’effectuer avec un ami la Voie Royale durant la deuxième partie du mois d’aout et j’aurais aimé avoir quelques infos concernant cette randonnée car je n’ai pas trouvé énormément de choses sur internet.
J’ai pas mal de questions auxquelles j’aurais besoin de quelques éclaircissement. Les voici :
1/ Existe t’il un topo qui recense bien chaque étape de la randonnée ? J’ai vu que certains conseillaient celui-ci : http://www.aventurenordique.com/kungsleden-voie-royale-nord-suede.html j’aurais voulu savoir si il y en avaient d’autres qui étaient mieux ou similaires ?
2/ Est ce que c’est dangereux ? J’ai lu qu’on pouvait voir des gloutons ou des ours ? Peut t’on camper en toute sécurité n’importe ou ? J’avoue que ca me retrouver face à l’un d’entre eux ne m’enchante pas des masses ;)
2/ Combien de temps dure cette randonnée ? Sachant qu’en partant d’Abisko j’ai vu qu’il fallait 5 a 7 jours de randonnée pour rallier Kvikkjokk, sur d'autre sites j'ai vu une dizaine de jours... Y’a t’il des refuges clairement indiqués a chaque étape et combien coute la nuit dans chacun d'entre eux ?
3/ Est t’il possible de camper à coté de chaque refuge ou n’importe ou ? Est ce payant également ?
4/ Est ce qu'il y a possibilité de se ravitailler tout au long du parcours ou doit t'on prévoir en avance un paquet de plats lyophilisés ? ;)
5/ Et enfin, est ce que le sentier est bien balisé ?
Veuillez m’excuser pour cette avalanche de questions mais j’ai du mal a trouver toutes ces réponses sur le net. Je vous remercie par avance pour l’étude de mon post et vos futures réponses :)
Itinéraire côte basque espagnole / Espagne du Nord jusqu'au Portugal English translation pending
Bonjour a tous!
Cette annee nous avons decide de faire un road trip avec nos enfants. Depart de Bordeaux jusqu'a la Cote Basque Espagnole, et ensuite faire la partie Nord de l'Espagne, mais que quelques jours pour ensuite visiter le Portugal (Porto et Lisbonne), pour repartir sur Albi. Nous partons en tout pour 16 jours. Nos enfants ont 6, 7 et 11 ans et aimerions connaitre les incontournables a voir/ faire etc... sur notre route. On pensait faire 3/4 jours en Espagne en allant sur le Portugal et 2/3jours sur le retour, donc 10 jours ensuite au Portugal. Que me conseillez vous?
Merci d'avance de votre aide et superbes idees :)
Julie
Cette annee nous avons decide de faire un road trip avec nos enfants. Depart de Bordeaux jusqu'a la Cote Basque Espagnole, et ensuite faire la partie Nord de l'Espagne, mais que quelques jours pour ensuite visiter le Portugal (Porto et Lisbonne), pour repartir sur Albi. Nous partons en tout pour 16 jours. Nos enfants ont 6, 7 et 11 ans et aimerions connaitre les incontournables a voir/ faire etc... sur notre route. On pensait faire 3/4 jours en Espagne en allant sur le Portugal et 2/3jours sur le retour, donc 10 jours ensuite au Portugal. Que me conseillez vous?
Merci d'avance de votre aide et superbes idees :)
Julie
Natchez: plantations et maisons antebellum English translation pending
Bonjour
Petit stop à Natchez cet été. Au programme nous aimerions inclure la visite d'une des maisons antebellum de la ville. J'ai listé : Longwood, Auburn, Rosalie et Melrose. - Laquelle me conseillez vous ? - N'est ce pas redondant avec les plantations (que vous verrons entre NO et Lafayette) ?
Egalement, que penser de Frogmore Plantation ? Etant donné que j'ai déjà mis au programme la route des plantations + Shadows of the Tech, cela apportera-t-il quelque chose de différent de visiter Frogmore ? J'ai bien noté que l'activité (coton) n'est pas la même que sur les autres plantations (canne à sucre)...
Merci pour vos précisions et avis Isabelle
Petit stop à Natchez cet été. Au programme nous aimerions inclure la visite d'une des maisons antebellum de la ville. J'ai listé : Longwood, Auburn, Rosalie et Melrose. - Laquelle me conseillez vous ? - N'est ce pas redondant avec les plantations (que vous verrons entre NO et Lafayette) ?
Egalement, que penser de Frogmore Plantation ? Etant donné que j'ai déjà mis au programme la route des plantations + Shadows of the Tech, cela apportera-t-il quelque chose de différent de visiter Frogmore ? J'ai bien noté que l'activité (coton) n'est pas la même que sur les autres plantations (canne à sucre)...
Merci pour vos précisions et avis Isabelle
Vallées du Lot / du Célé / du Célou English translation pending
Bonjour à vous.
Je prévois une sortie cyclocamping pour quelques jours aux environs du 15 Mai. Si vous avez des conseils sur des corrections de mon itinéraire (qui n'est pas figé) et campings sympas...je suis preneur.
Parcours initial- Rejoindre la véloroute du Lot à Clairac puis la suivre jusqu'à Cajarc. De là...emprunter la D19 qui me fait aller à Béduer pour poursuivre par la vallée du Célé jusqu à Cabrerets. Ma question est...est-ce le bon choix de route entre Cajarc et Béduer ou en avez-vous un autre à me proposer ?.
Ensuite je compte aller à Rocamadour/Souillac/Domme et redescendre sur Fumel en passant par la vallée du Céou. La quitter à Daglan (D60) en direction de Villefranche du Périgord puis la D28 et D673 j'usqu à Fumel. Là aussi...si vous avez une meilleure idée..!.
Pour le retour, je prendrai la véloroute dans l'autre sens.
Grand merci pour votre concours.
Patrick
Je prévois une sortie cyclocamping pour quelques jours aux environs du 15 Mai. Si vous avez des conseils sur des corrections de mon itinéraire (qui n'est pas figé) et campings sympas...je suis preneur.
Parcours initial- Rejoindre la véloroute du Lot à Clairac puis la suivre jusqu'à Cajarc. De là...emprunter la D19 qui me fait aller à Béduer pour poursuivre par la vallée du Célé jusqu à Cabrerets. Ma question est...est-ce le bon choix de route entre Cajarc et Béduer ou en avez-vous un autre à me proposer ?.
Ensuite je compte aller à Rocamadour/Souillac/Domme et redescendre sur Fumel en passant par la vallée du Céou. La quitter à Daglan (D60) en direction de Villefranche du Périgord puis la D28 et D673 j'usqu à Fumel. Là aussi...si vous avez une meilleure idée..!.
Pour le retour, je prendrai la véloroute dans l'autre sens.
Grand merci pour votre concours.
Patrick
Alaska en été: quels vêtements emporter dans sa valise (et matériel camping)? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Alaska du 19 juillet au 16 aout prochain (4 semaines). Nous serons en voiture (pas 4x4) et nous privilégions le camping en tente tout au long du voyage. Nous prévoyons de faire des randonnées et des activités en plein air (kayak, rafting, bearwatching). Du coup se pose la question de notre équipement.
Nous avons prévu : - deux duvets chauds (température de confort 2°C) - une tente - deux matelas de sol autogonflants
Pour les vêtements nous prévoyons : - sous vêtements chauds (type odlo) - des polaires - des thsirt manches courtes - des chaussettes bien chaudes (genre ski) - 1 paire de chaussure de rando - 1 pantalon de rando qui sèche rapidement (en cas de pluie) - 1 veste gore tex (pour le vent et la pluie) - bonnet / gant / écharpe - bâtons de randonnée
Mine de rien, la valise est déjà pas mal remplie (on ajoute à cela les éléments de camping minimum : casseroles, couverts, assiettes).
Qu'oublie t'on d'essentiel ? Y a t'il des laveries un peu partout car nous ne comptons pas emporter trop de vêtements ? Des idées sur l'équipement et sur les températures mini ? (nous sommes assez frileux :-) )
On avait eu bien froid la nuit au Chili en Patagonie (mais nous avions un duvet température de confort 12°C ... et il fait moins de 6 °C !)
Merci pour vos réponse
Nous partons en Alaska du 19 juillet au 16 aout prochain (4 semaines). Nous serons en voiture (pas 4x4) et nous privilégions le camping en tente tout au long du voyage. Nous prévoyons de faire des randonnées et des activités en plein air (kayak, rafting, bearwatching). Du coup se pose la question de notre équipement.
Nous avons prévu : - deux duvets chauds (température de confort 2°C) - une tente - deux matelas de sol autogonflants
Pour les vêtements nous prévoyons : - sous vêtements chauds (type odlo) - des polaires - des thsirt manches courtes - des chaussettes bien chaudes (genre ski) - 1 paire de chaussure de rando - 1 pantalon de rando qui sèche rapidement (en cas de pluie) - 1 veste gore tex (pour le vent et la pluie) - bonnet / gant / écharpe - bâtons de randonnée
Mine de rien, la valise est déjà pas mal remplie (on ajoute à cela les éléments de camping minimum : casseroles, couverts, assiettes).
Qu'oublie t'on d'essentiel ? Y a t'il des laveries un peu partout car nous ne comptons pas emporter trop de vêtements ? Des idées sur l'équipement et sur les températures mini ? (nous sommes assez frileux :-) )
On avait eu bien froid la nuit au Chili en Patagonie (mais nous avions un duvet température de confort 12°C ... et il fait moins de 6 °C !)
Merci pour vos réponse
Itinéraire / hébergement deux semaines en Islande en août avec enfant English translation pending
Bonjour,
J'ai commencé depuis quelques jours/semaine à préparer un itinéraire de deux semaines en août en Islande. Étant donné que nous voyageons avec notre fils de deux ans, nous préférons prendre le temps et les logement de type ferme nous paraissaient sympa pour qu'il puisse profiter aussi.
Voila un aperçu de notre itinéraire : J1 : Arrivée, installation à la Guesthouse près du Blue Lagoon J2 : Blue Lagoon, départ dans le cercle d'or (Þingvellir, Geysir, Gullfoss), nuit dans le cercle d'or J3-4 : Départ vers Vik, visites de Seljalandsfoss, Skogafoss, Dyrhólaey, Vik, Landmannalaugar (ça me parait compliqué avec enfant), îles Vestmann. 2 nuits dans les environs. J5-6 : Départ vers Skaftafell, 2 nuits dans les environs pour permettre visite de Jökulsárlón J7-8 : Départ vers les fjord de l'est. Nuit sur la route puis vers Egilsstadir. J9-10-11 : Départ vers Myvatn, visites de Namaskard, Skutustadir, Myvatn, Dettifoss, Hùsavik, Baleines, Godafoss... 3 nuits dans les environs J12 : Direction Hvammstangi, passage vers Akureyri, Glaumbaer, Sauðárkrókur, Hvammstangi. Nuit dans les environs. J13-14 : Route vers Borgarfjördur, deux nuits sur place pour profiter de Deildartunguhver, Hraunfossar, Snæfellsjökull... J15 : retour aréoport
Pour des raisons économique et par rapport à notre trajet on ne va pas louer de 4x4 mais une voiture normale.
Par contre niveau hébergement j'ai l'impresssion que tout est complet partout :( Plus rien sur booking, ni sur farmholidays ou airbnb...
J'ai peur que ça risque d'être plus que compliqué :s
Avez-vous des conseils par rapport à notre itinéraire ? Avez-vous des conseils pour l'hébergement également car j'ai pas trop envie de camper avec mon petit.
Merci :)
J'ai commencé depuis quelques jours/semaine à préparer un itinéraire de deux semaines en août en Islande. Étant donné que nous voyageons avec notre fils de deux ans, nous préférons prendre le temps et les logement de type ferme nous paraissaient sympa pour qu'il puisse profiter aussi.
Voila un aperçu de notre itinéraire : J1 : Arrivée, installation à la Guesthouse près du Blue Lagoon J2 : Blue Lagoon, départ dans le cercle d'or (Þingvellir, Geysir, Gullfoss), nuit dans le cercle d'or J3-4 : Départ vers Vik, visites de Seljalandsfoss, Skogafoss, Dyrhólaey, Vik, Landmannalaugar (ça me parait compliqué avec enfant), îles Vestmann. 2 nuits dans les environs. J5-6 : Départ vers Skaftafell, 2 nuits dans les environs pour permettre visite de Jökulsárlón J7-8 : Départ vers les fjord de l'est. Nuit sur la route puis vers Egilsstadir. J9-10-11 : Départ vers Myvatn, visites de Namaskard, Skutustadir, Myvatn, Dettifoss, Hùsavik, Baleines, Godafoss... 3 nuits dans les environs J12 : Direction Hvammstangi, passage vers Akureyri, Glaumbaer, Sauðárkrókur, Hvammstangi. Nuit dans les environs. J13-14 : Route vers Borgarfjördur, deux nuits sur place pour profiter de Deildartunguhver, Hraunfossar, Snæfellsjökull... J15 : retour aréoport
Pour des raisons économique et par rapport à notre trajet on ne va pas louer de 4x4 mais une voiture normale.
Par contre niveau hébergement j'ai l'impresssion que tout est complet partout :( Plus rien sur booking, ni sur farmholidays ou airbnb...
J'ai peur que ça risque d'être plus que compliqué :s
Avez-vous des conseils par rapport à notre itinéraire ? Avez-vous des conseils pour l'hébergement également car j'ai pas trop envie de camper avec mon petit.
Merci :)
Croisière neoRomantica English translation pending
Bonjour à tous
Le 29 avril je pars en croisière sur le Néo Romantica pour 16 jours direction la Gréce, la Roumanie et la Bulgarie.
J'ai lus certain commantaitres qui disent que le diner est en accès libre sans système des 2 services. Qui pourrais m'apporter des précisions sur la vie à bord par rapport aux grands bateaux Costa.
D'avance merci
Iran: Achoura et Dasht-e Kavir English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage un voyage en Iran fin septembre jusqu'à la mi octobre. Au delà du climat agréable dans la plupart du pays à cette période je choisi ces dates pour assister aux processions de l'Achoura.
Bien que je ne sois qu'au début de mon repérage, je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà allé en Iran à cette période ? L'ayatollah Khomeini ayant interdit les démonstrations de violence pour l'Achoura j'ai compris qu'il fallait aller dans des petites villes pour y assister (Bijar ou Kermansha) Certains d'entre vous y sont ils déjà allé à cette période ?
Je souhaite également aller dans le désert du Dasht e kevir pour 2 raisons principales ; l'observation de la faune et du ciel étoilé. J'ai rep��ré l'agence "Adventure Iran" ( http://adventureiran.com/ ) je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà passé par cette agence et s'ils la recommandent ?
Merci d'avance à vous. Pour info, je pars seul si éventuellement certains sont intéressés par les mêmes activités et souhaiteraient se joindre à moi pour réduire les coûts
Stéphane
J'envisage un voyage en Iran fin septembre jusqu'à la mi octobre. Au delà du climat agréable dans la plupart du pays à cette période je choisi ces dates pour assister aux processions de l'Achoura.
Bien que je ne sois qu'au début de mon repérage, je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà allé en Iran à cette période ? L'ayatollah Khomeini ayant interdit les démonstrations de violence pour l'Achoura j'ai compris qu'il fallait aller dans des petites villes pour y assister (Bijar ou Kermansha) Certains d'entre vous y sont ils déjà allé à cette période ?
Je souhaite également aller dans le désert du Dasht e kevir pour 2 raisons principales ; l'observation de la faune et du ciel étoilé. J'ai rep��ré l'agence "Adventure Iran" ( http://adventureiran.com/ ) je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà passé par cette agence et s'ils la recommandent ?
Merci d'avance à vous. Pour info, je pars seul si éventuellement certains sont intéressés par les mêmes activités et souhaiteraient se joindre à moi pour réduire les coûts
Stéphane
Possibilité de bivouaquer en faisant le tour de l'Islande à vélo English translation pending
bonjour à toutes et tous,
Un grand classique(un post sur l'ISLANDE8), qui peu me dire si il est possible de faire des bivouacs sauvages en faisant le tour de l'ISLAND, sur la route circulaire?
Et en partant début Mai, je suppose que c'est mort pour se rendre dans les Hautes Terres du milieu du pays?
Est-il possible en empruntant la route circulaire de faire de la piste ou bien ce ne sera que du bitume?
Enfin, si certains d'entres vous on des belles idées de traces sur piste, je suis preneur!! Possibilité de resté 45jours dans le pays de début Mai au 20 juin 2016.
Sportivement
Didouche
Un grand classique(un post sur l'ISLANDE8), qui peu me dire si il est possible de faire des bivouacs sauvages en faisant le tour de l'ISLAND, sur la route circulaire?
Et en partant début Mai, je suppose que c'est mort pour se rendre dans les Hautes Terres du milieu du pays?
Est-il possible en empruntant la route circulaire de faire de la piste ou bien ce ne sera que du bitume?
Enfin, si certains d'entres vous on des belles idées de traces sur piste, je suis preneur!! Possibilité de resté 45jours dans le pays de début Mai au 20 juin 2016.
Sportivement
Didouche
Traversée du Canada...départ 4 juin 2016 English translation pending
Bonjour...
Nous ferons la traversée du Canada d'ouest en est. Le départ est prévu à Vancouver le 4 juin 2016. Nous prendrons l'avion à partir de Moncton au Nouveau-Brunswick le 2 juin. Après un ou deux jours à Vancouver, ce sera la grand départ. Si vous voulez vous joindre à nous, il serait agréable de faire un bout de chemin ensemble ou le parcours au complet. Notre destination est Moncton.
Partir à Hawaï sans rien réserver English translation pending
Bonjour,
Nous partirons à Hawaii en juillet 2017. Nous sommes 2 adultes et un garçon de 12 ans (presque 13) au moment du départ. Nous ferons en une seule traite CH-Hawaii (via San Francisco ou Las Vegas) et pour le retour, via Las Vegas et quelques parcs dans l'Utah et l'Arizona.
Première idée après avoir lu pas mal de compte-rendu :
2 jours à O'ahu 4 jours à Big Island 5 jours à Maui 3 jours à Kauai
Choix : 1 plage pour le snorkeling (une plage pour se reposer 2 jours. Laquelle ? Peu importe l'île 😉) 1 volcan (si vous devriez en choisir qu'un seul, lequel choisiriez-vous Kilauea Iki sur Big Island ou alors Haleakala sur Maui) Si on devait enlever une des 4 îles pour alléger le voyage, laquelle choisir ?
Une question que je me pose depuis un sacré moment : est-ce obligatoire de tout réserver avant de partir ? Je pense aux vols inter-îles (ce qui nous permettrait d'être plus flexible) et des hébergements.
Merci d'avance pour vos réponses. A+ Lauryne
Nous partirons à Hawaii en juillet 2017. Nous sommes 2 adultes et un garçon de 12 ans (presque 13) au moment du départ. Nous ferons en une seule traite CH-Hawaii (via San Francisco ou Las Vegas) et pour le retour, via Las Vegas et quelques parcs dans l'Utah et l'Arizona.
Première idée après avoir lu pas mal de compte-rendu :
2 jours à O'ahu 4 jours à Big Island 5 jours à Maui 3 jours à Kauai
Choix : 1 plage pour le snorkeling (une plage pour se reposer 2 jours. Laquelle ? Peu importe l'île 😉) 1 volcan (si vous devriez en choisir qu'un seul, lequel choisiriez-vous Kilauea Iki sur Big Island ou alors Haleakala sur Maui) Si on devait enlever une des 4 îles pour alléger le voyage, laquelle choisir ?
Une question que je me pose depuis un sacré moment : est-ce obligatoire de tout réserver avant de partir ? Je pense aux vols inter-îles (ce qui nous permettrait d'être plus flexible) et des hébergements.
Merci d'avance pour vos réponses. A+ Lauryne
Randonner bivouac avec un chien English translation pending
Bonjour
quelqu'un a- t-il fait l' expérience de randonner bivouac avec un chien ?
quels en sont les problèmes?
merci
Itinéraire de 15 jours aux Philippines (Luzon, Palawan et Bohol) English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma soeur nous partons 2 semaines aux philippines fin avril - mi mai et nous avons établi notre programme. En lisant les commentaires sur le site, j'ai peur qu'il soit un peu dense (nord de Luzon + Bohol + Palawan), je sollicite donc vos avis d'experts et bonnes adresses concernant notre périple.
Nous avons envie d'alterner un peu les expériences (plages, rizières, visites d'iles...) et ne faisons pas de plongée (snorkeling seulement). Nous prévoyons de voyager pas mal en avion sur place pour nous éviter les journées entières passées sur la route et c'est la raison pour laquelle je me dis que cela est tenable.
Jour 1 : arrivée à Manille tard le soir Jour 2 : visite de Manille et départ pour les rizières au nors de Luzon (Banaue) par le bus de nuit qui arrive aux aurores Jour 3 : arrivée à Banaue Jours 3,4,5 : treks dans les rizières (avec au moins une nuit à Batad sur les 2) --> avez-vous des contacts de guides sympa à recommander ? je souhaiterais réserver le trek avant de partir Jour 5 : retour Manille depuis le bus de nuit
Jour 6 : départ Manille pour Bohol par avion (aéroport de Tagbilaran) Jours 6,7,8,9 : les sites les plus intéressants de l’île : les Chocolate Hills ; descente de la Loboc river avec déjeuner sur une barge ; visite du sanctuaire des tarsiers, visite de l’église de Baclayon et plage de Panglao Avez-vous des adresses d'hôtels, de guest-house à recommander sur Bohol ?
Jour 10 : départ de Bohol pour Palawan - (ferry de Bohol à Cebu et vol de Cebu à El Nido) jours 11, 12, 13, 14, 15 à El Nido dont 3 jours/2 nuits d'excursions avec Native exploration. Qu'en pensez-vous, avez-vous des adresses de guest house correctes sur place ? Est-il nécessaire de réserver à l'avance
Jour 16 : retour Manille par vol El Nido - Manille Jour 17 : retour maison
Merci par avance de vos retours !!
Nous avons envie d'alterner un peu les expériences (plages, rizières, visites d'iles...) et ne faisons pas de plongée (snorkeling seulement). Nous prévoyons de voyager pas mal en avion sur place pour nous éviter les journées entières passées sur la route et c'est la raison pour laquelle je me dis que cela est tenable.
Jour 1 : arrivée à Manille tard le soir Jour 2 : visite de Manille et départ pour les rizières au nors de Luzon (Banaue) par le bus de nuit qui arrive aux aurores Jour 3 : arrivée à Banaue Jours 3,4,5 : treks dans les rizières (avec au moins une nuit à Batad sur les 2) --> avez-vous des contacts de guides sympa à recommander ? je souhaiterais réserver le trek avant de partir Jour 5 : retour Manille depuis le bus de nuit
Jour 6 : départ Manille pour Bohol par avion (aéroport de Tagbilaran) Jours 6,7,8,9 : les sites les plus intéressants de l’île : les Chocolate Hills ; descente de la Loboc river avec déjeuner sur une barge ; visite du sanctuaire des tarsiers, visite de l’église de Baclayon et plage de Panglao Avez-vous des adresses d'hôtels, de guest-house à recommander sur Bohol ?
Jour 10 : départ de Bohol pour Palawan - (ferry de Bohol à Cebu et vol de Cebu à El Nido) jours 11, 12, 13, 14, 15 à El Nido dont 3 jours/2 nuits d'excursions avec Native exploration. Qu'en pensez-vous, avez-vous des adresses de guest house correctes sur place ? Est-il nécessaire de réserver à l'avance
Jour 16 : retour Manille par vol El Nido - Manille Jour 17 : retour maison
Merci par avance de vos retours !!
Voyager en 4x4 sans guide en Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous revenons, mon épouse et moi, d'un voyage de 5 semaines en Bolivie. Arrivée à Lima, 4 jours à Arequipa, étonnante étape gastronomique. Puis vol Lima-La Paz.
Avons loué un Nissan Patrol chez un suisse établi à La Paz depuis 30 ans, deux sièges à l'avant et une couchette à l'arrière, au cas où.
Cassons tout de suite un mythe, celui de la dangerosité de parcourir le pays dans sa voiture, seul avec sa propre capacité de conduite et son bon sens, véhiculé par les guides de voyages et les ambassades. Seule précaution, bien se renseigner sur les mouvements sociaux en cours, qui provoquent des blocages de routes et peuvent vous immobiliser un temps indéterminé.
Sinon, le peuple est gentil, presque indifférent à votre qualité d'européen. Où que vous alliez et quelque soit le renseignement ou l'aide que vous sollicitez, vous serez toujours reçu avec une bienveillante apathie. Sur la route, vous ne rencontrerez pas de courtoisie excessive, les gens sont pauvres et rudes. Policiers et militaires (en nombre restreints pour ces derniers) sont polis et serviables.
Les routes goudronnées sont belles, les chemins en général praticables. Notre Nissan était impeccable, à la suisse. V6 de 4L, 18 litres aux 100, réservoir de 85L, réservoir de toit de 120L plus un jerrican de 40L sur la galerie ; 2 roues de secours. 2000€ les 15 jours. Essence à 40ctms d'€, fournie par le Venezuela, de très mauvaise qualité.
Le mois de Février est le pire, au niveau météo, pour visiter le pays, septembre sans doute le meilleur. Mais très peu de monde, question de choix. Le salar d'Uyuni était inondé, et la route Quetenas-Tupiza impraticable. Dommage.
Avons fait le Sajama, majestueux, puis le salar d'Uyuni par Irija. C'est l'entrée Nord, le seule valable, les entrées Est par Colchani et Uyuni sont à vomir. A Irija, dormir chez Dona Lupe (en phonétique : donia loupé). Pas de sourire, mais elle vous donne tout.
Avons parcouru le sud lipez en long et en large, un enchaînement étourdissant de geysers et de laguna, de montagnes aux reflets magiques et de pampa hyper roulante. Durant notre périple, nous avons roulé 2 jours de suite sans croiser âme qui vive, excepté les lamas et les autruches. Il faut remonter le sud lipez par la route de l'est, direction Quetenas, en partant de laguna verde. Aucun guide ne la propose, alors que c'est de loin le coin le plus enivrant de notre voyage. Mais quelles sensations ! Celles ci devaient être accrues par le stress dû au risque de perte de repère, de crevaison, et finalement du néant... . Une carte sommaire avec un tracé au stabilo conseillé par notre suisse, et le soleil pour repère. Chemins de terre et de pierre constellés d'affluents et de pattes d'oies ; aucun panneau. Il ne doit rien vous arriver.
Il s'agit en fait de s'exercer à un simple exercice mental : il faut imaginer. Imaginer la direction correcte, le chemin qui mène à votre objectif. Et quelle joie d'arriver à destination d'une laguna, de l'arbre de pierre, ouf, on ne s'est pas trompé... Notre suisse nous avait bien donné un GPS de 20 ans d'age qui donne les directions, mais lui-même ne savait pas exactement s'en servir. Alors, pour les explications, repassez plus tard.
Juste avant Quetenas, une pancarte : Laguna Celesta 30KM. 3 heures d'un chemin cauchemardesque jalonné de silex coupant. Je craignais la crevaison, à en avoir la migraine. Au bout du chemin, la plus magnifique laguna rencontrée jusqu'ici. Et toujours personne.
Retour par Quetenas, donc, puis Potosi (la ville Bof, mais les environs sont tous splendides), Sucre (enchantés par ce séjour de 3 jours), puis rendu la voiture à Cochabamba.
Retour à la Paz, où nous sommes retournés à notre hôtel tenu par un Français, A la maison, puis repas au coin du bar chez un autre français, chez Moustache. De superbes personnes, que nous ne connaissions pas en arrivant et qui sont devenus des amis, avec lesquels nous avons descendus la route de la mort en VTT (sympa, on fait vite abstraction du ravin).
Partir seuls à la découverte d'un monde inconnu est certes grisant, mais peut s'avérer frustrant, notamment dans la découverte in extremis de coins magiques qu'il faut passer trop vite alors que vous auriez pu en profiter longuement en y arrivant directement. Aux pieds du Sajama, les ruisseaux d'eaux chaudes (37°, fonds spongieux, petites criques et minuscules cascades) sont bien cachés. Nous connaissions leur existence, mais ne les avons trouvés qu'au départ. Nous avons tout arrêté pour s'y baigner, bien sûr, mais la route doit se poursuivre...
un euro : 7,25 bolos
On peut remplir ses réservoir additionnel et autres jerrycans aux stations essence, mais il faut graisser la patte du pompiste (20 ou 30 bolos). Nous n'avions pas d'autorisation (qui sert théoriquement à éviter les trafics, car l'essence est une denrée hautement subventionnée), mais on y arrive. Il faut faire de l'essence à chaque station croisée, c'est un impératif.
Nous avons rencontré sur la route un couple de jeunes Français sur des vélos bardés de sacoches originaires d'Ile de France. Ils pédalaient par 3500m d'altitude. Nous les avons croisés et, assez incrédules, nous nous sommes arrêtés et avons reculé jusqu'à eux. Ils étaient partis pour un tour d'Amérique du Sud de 9 mois, genre Panama- Terre de feu. Ils étaient charmants, épuisés et tout sourire. Ils font partie du souvenir...
Nous avons croisé un retraité allemand sur une moto de petite cylindrée (100cm3) achetée 1000 dollars à Bogota. Depuis, il trace la route, sa moto est dans un état impeccable (il la nettoie et la graisse tous les soirs). Combien de temps ? Réponse : maintenant, j'ai toute la vie. Vivement la retraite !
Dernière chose : nous ne parlons pas espagnol, ou si peu. Lorsqu'on nous parle, il faut imaginer, encore...! Olivier et Nathalie
un euro : 7,25 bolos
On peut remplir ses réservoir additionnel et autres jerrycans aux stations essence, mais il faut graisser la patte du pompiste (20 ou 30 bolos). Nous n'avions pas d'autorisation (qui sert théoriquement à éviter les trafics, car l'essence est une denrée hautement subventionnée), mais on y arrive. Il faut faire de l'essence à chaque station croisée, c'est un impératif.
Nous avons rencontré sur la route un couple de jeunes Français sur des vélos bardés de sacoches originaires d'Ile de France. Ils pédalaient par 3500m d'altitude. Nous les avons croisés et, assez incrédules, nous nous sommes arrêtés et avons reculé jusqu'à eux. Ils étaient partis pour un tour d'Amérique du Sud de 9 mois, genre Panama- Terre de feu. Ils étaient charmants, épuisés et tout sourire. Ils font partie du souvenir...
Nous avons croisé un retraité allemand sur une moto de petite cylindrée (100cm3) achetée 1000 dollars à Bogota. Depuis, il trace la route, sa moto est dans un état impeccable (il la nettoie et la graisse tous les soirs). Combien de temps ? Réponse : maintenant, j'ai toute la vie. Vivement la retraite !
Dernière chose : nous ne parlons pas espagnol, ou si peu. Lorsqu'on nous parle, il faut imaginer, encore...! Olivier et Nathalie
Into Africa English translation pending
Traquer les castors.
Vous avez lu Jack London et les écrivains chasseurs de Missoula, vous pensez tout connaître de la chasse aux castors ? J'étais comme vous !
Jusqu'au jour où il fallu chasser le castor en Afrique du Sud. Les frimas antarctiques parvenaient-ils jusque là ? Ou bien ma guide était-elle givrée ? D'autant que la chasse débuta dans les zones industrielles du Cap. Drôle de safari !
Voilà l'histoire. J'aime rouler, comme d'autres aiment marcher. Or ma Co, un peu lassée de passer la moitié de l'année comme un oiseau sur la branche, perchée dans un Land Rover et secouée comme un prunier, souhaitait une base. Elle redouble d'ingéniosité pour ne pas effaroucher le pigeon voyageur et sa dernière trouvaille est de poser le lit de la maison africaine... sur roulettes. Or roulettes, en anglais c'est castors !
D'usines en grossistes nous voilà donc en quête de castors. Celles-ci seraient de la bonne taille mais leur flanc blanc rappelle les cabriolets vintage (je n'ai pas l'intention de faire le tour du quartier dans cet appareil), les suivantes sont trop sophistiquées et leur crampons inadaptés au béton ciré. Le bon modèle trouvé, se pose la question des freins : sur deux roues ou sur quatre ? Je fais remarquer qu'avec seulement deux roues freinées, on risque l'embardée, voire le tête-à-queue.
Le sofa aux castors
Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur
A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Le sofa aux castors

Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur

A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Columbia River Gorge / Mt St Helens / Mt Rainier / Olympic NP / North Cascade NP... English translation pending
Re bonsoir,
J'avais plusieurs questions sur différents parcs ou sites, alors je vais essayer de les condenser toutes ici !
- Où commence les "Columbia River Gorge" !? Je viendrais de Idaho falls (proche de Yellowstone), passer par Craters of the Moon, Twin Falls, et je pensais passer par "John Day Fossils Bed". Est ce possible !? Cela vaut-il le coup !? Car après je souhaite visiter les Columbia River Gorge mais je pense bien que c'est assez étendu, il y a plusieurs sites et je ne sais pas trop où cela débute réellement ... Si vous pensez à des sites intéressants sur la route depuis Yellowstone, n'hésitez pas ! Parceque la route seule ça va faire long ! J'ai compté deux jours pour les "Columbia River Gorge", est ce pas assez, ou peut être trop !?
- Le mont Saint Helen en début juin. Est ce une bonne idée !? Je sais que c'est assez grand et je crois que les temps de route comme au Mont Rainier sont assez long ! Pour ces deux sites, si je n'ai qu'une journée à leurs consacrer chacun, cela vaut-il le coup !? Et quelle partie de ces sites vaut-il mieux visiter ? J'ai vu qu'ils étaient chacun "découpé" en plusieurs zones. Et certaines zones doivent être plus intéressantes que d'autres, plus visitable que d'autres au mois de juin, plus visitable avec une seule journée à y consacrer ...
- Pour finir, je n'ai pas trop d'idée sur ces deux nouveaux sites, que ce que j'ai pu en voir sur le net et les deux me disent bien ! Entre Olympic NP et North Cascades NP ... Si quelqu'un peut me dire un peu la différence entre ces deux parcs. Je me dis que j'aurai vu beaucoup de cascades et donc que ce n'est peut être pas trop intéressant North Cascades, mais en même temps j'adore ça et j'ai vu des photos splendides. L'autre site je le connais rien que de nom, avec des ballades qui ont l'air tout aussi sympa ! Alors si vous pouvez m'en dire plus sur l'un et l'autre. Ce sont des parcs avec beaucoup de ballades, beaucoup de points de vue, des choses que je n'aurais pas vu ailleurs !?
Merci d'avoir lu ce pavé, et si vous avez quelques remarques n'hésitez pas !
Thomas
J'avais plusieurs questions sur différents parcs ou sites, alors je vais essayer de les condenser toutes ici !
- Où commence les "Columbia River Gorge" !? Je viendrais de Idaho falls (proche de Yellowstone), passer par Craters of the Moon, Twin Falls, et je pensais passer par "John Day Fossils Bed". Est ce possible !? Cela vaut-il le coup !? Car après je souhaite visiter les Columbia River Gorge mais je pense bien que c'est assez étendu, il y a plusieurs sites et je ne sais pas trop où cela débute réellement ... Si vous pensez à des sites intéressants sur la route depuis Yellowstone, n'hésitez pas ! Parceque la route seule ça va faire long ! J'ai compté deux jours pour les "Columbia River Gorge", est ce pas assez, ou peut être trop !?
- Le mont Saint Helen en début juin. Est ce une bonne idée !? Je sais que c'est assez grand et je crois que les temps de route comme au Mont Rainier sont assez long ! Pour ces deux sites, si je n'ai qu'une journée à leurs consacrer chacun, cela vaut-il le coup !? Et quelle partie de ces sites vaut-il mieux visiter ? J'ai vu qu'ils étaient chacun "découpé" en plusieurs zones. Et certaines zones doivent être plus intéressantes que d'autres, plus visitable que d'autres au mois de juin, plus visitable avec une seule journée à y consacrer ...
- Pour finir, je n'ai pas trop d'idée sur ces deux nouveaux sites, que ce que j'ai pu en voir sur le net et les deux me disent bien ! Entre Olympic NP et North Cascades NP ... Si quelqu'un peut me dire un peu la différence entre ces deux parcs. Je me dis que j'aurai vu beaucoup de cascades et donc que ce n'est peut être pas trop intéressant North Cascades, mais en même temps j'adore ça et j'ai vu des photos splendides. L'autre site je le connais rien que de nom, avec des ballades qui ont l'air tout aussi sympa ! Alors si vous pouvez m'en dire plus sur l'un et l'autre. Ce sont des parcs avec beaucoup de ballades, beaucoup de points de vue, des choses que je n'aurais pas vu ailleurs !?
Merci d'avoir lu ce pavé, et si vous avez quelques remarques n'hésitez pas !
Thomas