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Préparation pour un séjour en Thaïlande: budget? English translation pending
Bonjour,
Depuis peu j'ai commencé a travailler et pour but d'économiser et préparer mon voyage pour la Thaïlande. Ne connaissant personne de mon entourage ayant fait un voyage dans ce pays j'ai de nombreuses questions qui attendent des réponses de gens déjà partis dans ce pays. Il parait que le budget nécessaire ici en France et énormement plus élevée que en Thaïlande, j'ai remarqué des différences comme exemples les prix d'une chambre d'hôtel, la nourriture et quelques services. J'aimerais connaitre le montant d'un budget suffisant pour un moi en ville, transport, hôtels, soirée... Je pense y rester plus longtemps celon le budget demandé et si j'accroche avec l'ambiance. Normalement ce voyage ce fera seul, j'aurais 19ans le moi de mon départ, et je souhaite me renseigner sur la durée d'un séjour maximum possible ( on ma dit 6mois ) si il y a besoin de Visa ou autres.
J'ai encore de nombreuses questions a demander mais je vais déjà attendre sur vos avis et point de vue de ma discussion, merci à vous de future réponses.
Depuis peu j'ai commencé a travailler et pour but d'économiser et préparer mon voyage pour la Thaïlande. Ne connaissant personne de mon entourage ayant fait un voyage dans ce pays j'ai de nombreuses questions qui attendent des réponses de gens déjà partis dans ce pays. Il parait que le budget nécessaire ici en France et énormement plus élevée que en Thaïlande, j'ai remarqué des différences comme exemples les prix d'une chambre d'hôtel, la nourriture et quelques services. J'aimerais connaitre le montant d'un budget suffisant pour un moi en ville, transport, hôtels, soirée... Je pense y rester plus longtemps celon le budget demandé et si j'accroche avec l'ambiance. Normalement ce voyage ce fera seul, j'aurais 19ans le moi de mon départ, et je souhaite me renseigner sur la durée d'un séjour maximum possible ( on ma dit 6mois ) si il y a besoin de Visa ou autres.
J'ai encore de nombreuses questions a demander mais je vais déjà attendre sur vos avis et point de vue de ma discussion, merci à vous de future réponses.
Croisière en Norvège sur le MSC Opera en juin 2010 English translation pending
😉Bonjour,
Devant faire une croisière en Norvège sur le MSC Opéra en Juin 2010 pourriez vous me dire si la gare centrale est proche du port?
Merci beaucoup pour votre réponse.
Retour de onze jours dans le nord-est des États-Unis English translation pending
SAlut à tous..
Pour mon troisième voyage chez l'oncle SAM, j'ai décidé de visiter la côte nord est, 5 jours à NYC, 2 jours à philadelphie, 4 jours à washington DC.
Le forum regorge d'infos sur NYC, moins sur DC et encore moins sur phili, du coup je me ferai un plaisir de vous filer quelques tuyaux au besoin sur ces villes.
Perso, j'ai vraiment adoré washington, georgtown, le mall, les musées de la smithonian..Le top. Washington est de loin ma ville préferée aux US. Je vous la conseille vraiment ....
J'attends vos questions.....
@ +
Périple d'un mois de Tombouctou à Marrakech English translation pending
bonjour,
En ce moment à paris je dois rejoindre vers le début Avril des amis à Marrakech.
Depuis un moment l'Afrique sahélienne m'attire et je pensais faire un détour par le mali et remonter ensuite vers le Maroc à travers Sénégal et Mauritanie.
Je m'intéresse à l'histoire du commerce transsaharien, aux cultures et peuples nomades et sahéliens et à la perspective de visiter les monuments locaux en Banco (dont les fameuses mosquées).
Je voudrais vous exposer une ébauche d'itinéraire avec quelques interrogations en espérant recueillir vos remarques et conseils:
1-Arrivée à mopti en aller simple avec Point-Afrique fin février. Est ce fiable comme agence? A quel météo s'attendre?
2-Descendre le Niger en pirogue a Tombouctou et visiter la ville. Combien pour la pinasse? Est ce faisable en début Mars? Tombouctou est elle intéressante ou vit elle sur son nom mythique?
3-Rejoindre Douentza, visiter les environs avec un escapade en pays Dogon pour avoir un aperçu des villages, de la vie locale de la falaise et des montagnes. Est il possible de faire des virées journalière en pays Dogon ou faut il absolument faire des randonnées de plusieurs jour pour voir des choses intéressantes?
4-Revenir a Mopti et visiter Djenné.
5-Gao est elle assez intéressante pour aller y faire un détour depuis Mopti?
6-Escale à Ségou puis Bamako
6-Rejoindre DAKAR. Quel est le moyen le plus simple et le moins cher pour rejoindre Dakar depuis le Mali
7-Visiter Dakar
8-Rejoindre Saint louis et visiter la ville
9-Aller à Nouakchott
10-Nouadhibou puis Dakhla. Tous ces tronçons sont ils facilement faisable en transport public? combien compter depuis Saint louis jusqu'au Maroc? Qu'en est il de la possibilité du STOP?
11-Remonter vers Agadir puis arrivée à Marrakech que je connais très bien
- Un mois est il assez pour ce périple? - Je budgétise environ 1000 euros pour un mois sur place hors visas et billet avion, est ce assez? - J'ai mentionné dans cette ébauche les endroits que je voudrais visiter, existe t il d'autres étapes aussi intéressantes? - Autres conseils?
Je vous remercie pour votre aide
Joyeux Noël et bonnes fêtes🙂
En ce moment à paris je dois rejoindre vers le début Avril des amis à Marrakech.
Depuis un moment l'Afrique sahélienne m'attire et je pensais faire un détour par le mali et remonter ensuite vers le Maroc à travers Sénégal et Mauritanie.
Je m'intéresse à l'histoire du commerce transsaharien, aux cultures et peuples nomades et sahéliens et à la perspective de visiter les monuments locaux en Banco (dont les fameuses mosquées).
Je voudrais vous exposer une ébauche d'itinéraire avec quelques interrogations en espérant recueillir vos remarques et conseils:
1-Arrivée à mopti en aller simple avec Point-Afrique fin février. Est ce fiable comme agence? A quel météo s'attendre?
2-Descendre le Niger en pirogue a Tombouctou et visiter la ville. Combien pour la pinasse? Est ce faisable en début Mars? Tombouctou est elle intéressante ou vit elle sur son nom mythique?
3-Rejoindre Douentza, visiter les environs avec un escapade en pays Dogon pour avoir un aperçu des villages, de la vie locale de la falaise et des montagnes. Est il possible de faire des virées journalière en pays Dogon ou faut il absolument faire des randonnées de plusieurs jour pour voir des choses intéressantes?
4-Revenir a Mopti et visiter Djenné.
5-Gao est elle assez intéressante pour aller y faire un détour depuis Mopti?
6-Escale à Ségou puis Bamako
6-Rejoindre DAKAR. Quel est le moyen le plus simple et le moins cher pour rejoindre Dakar depuis le Mali
7-Visiter Dakar
8-Rejoindre Saint louis et visiter la ville
9-Aller à Nouakchott
10-Nouadhibou puis Dakhla. Tous ces tronçons sont ils facilement faisable en transport public? combien compter depuis Saint louis jusqu'au Maroc? Qu'en est il de la possibilité du STOP?
11-Remonter vers Agadir puis arrivée à Marrakech que je connais très bien
- Un mois est il assez pour ce périple? - Je budgétise environ 1000 euros pour un mois sur place hors visas et billet avion, est ce assez? - J'ai mentionné dans cette ébauche les endroits que je voudrais visiter, existe t il d'autres étapes aussi intéressantes? - Autres conseils?
Je vous remercie pour votre aide
Joyeux Noël et bonnes fêtes🙂
Voyage routard en Bolivie et au Pérou English translation pending
bonjour a tous ,
nous sommes trois filles de 24 ans qui desirons partir dès janvier pour l amerique latine pour un trip de 3 à 6 mois selon chaqune... Nous arrivons a Buenos Aires, direction la bolivie, le pérou, puis redescente par le chili, la terrer de feu , retour en argantine la pampa puis retour à BA. j'ai ne personnellement pas trop les moyens et un efois sur place j'aimerai savoir s'il est est possible sil'on a pas peur et de l'aventure et de l'imprévu, de se débrouiller avec peu d'argent..
J'ai eu pas mal d'echos comme quio l'hospitalitée est assez devellopée en argnetine au pérou, qu'en est 'il vraiment?
Puis je esperer faire de stop avec les camions comme c'est possible, dormir chez l'habitant, faire nos activitées par nous mêmes, balades en montagnes pas trop ardues sans guides ( - de 5000m ), je compte manger local sur les marché, faire le plus de rencontre et veut eviter de vivre aves toiout le confort occidental. Meme si les catégorie bon marché sont accessible pour une européene, j'aurai vraiment peu d'argent et de plus je compte faire du wwoofing dans ces pays... est ce réalisable honnetement avec 300 euros / mois maximum ou je vise un peu l'utopie?
merci que ceux qui ont voyagé de cette facon me répondent. et poutquoi par nous contactent, nous adorons toute les rencontres locales ou étrangères aux pays, si un bout de route peut etre partagé...
Merci d'avance, Maider, Marie et Hanna
Retour de Palawan - Philippines English translation pending
Bonjour à tous!
Tout fraichement rentrée d'un petit trip à Palawan, je me suis dit que quelques informations précises ne seraient pas de trop, j'ai moi-meme pas mal galéré pour collecter des données pour préparer mon voyage, alors autant que ça serve maintenant! Pour les détails nous sommes partis en couple, 23/26 ans, pour un séjour court mais du coup bien rempli: 12 jours/11 nuits, le tout à Palawan.
* On arrive donc à Manille (après un court séjour à Singapour) à 4h, avec Philippines Airlines. On n'a fait que passer en transit à l'aéroport en attentant notre vol pour Puerto Princesa à 8h. Il peut être utile de savoir qu'il est interdit d'emporter plus de 10 000 Pesos sur soi (en entrant ou en sortant des Philippines). On a appris ça dans l'avion en arrivant à Manille, après avoir changé juste avant 20 000 pesos chacun à Singapour.. Petite frayeur donc puisqu'ils disent sur le papier de l'immigration que c'est illégal et qu'on risque des amendes etc.. finalement on a été honnêtes et on l'a déclaré sur le papier, mais le type de l'immigration n'a meme pas regardé et a tamponé le truc sans poser la moindre question. Pour autant je ne sais pas si on a juste été chanceux ou pas, mais à éviter donc dans l'idéal! Pour info nous avions pris aussi un vol PAL pour Puerto Princesa et le terminal des vols domestiques est juste à coté du terminal international, donc pas de problème d'accès, juste le temps de récupérer ses affaires et de refaire le check-in quoi, mais c'est assez rapide du coup. Il n'y a pas grand chose à faire à l'aéroport en lui-meme, un snack ou deux et c'est tout, mais bon on est pas là pour faire du shopping!
*1er jour: Puerto Princesa On atterrit à Puerto vers 9h (une heure depuis Manille), sous un soleil déjà lourd. l'aéroport est vraiment minuscule et le bureau de "l'immigration" est planté en plein milieu d'une sorte de préaut où s'accumulent porteurs et conducteurs de tricycles en quête de clients. Pas de soucis pour récupérer les affaires et quitter les lieux. Sur les plans des guides notre hôtel n'a pas l'air loin alors on se lance à pied histoire de voir un peu ce que ça donne: il fait une chaleur à mourir et finalement c'est plus loin que prévu mais on finit par arriver vivants au Casa Linda Inn. Notre réservation faite par téléphone n'a pas l'air d'avoir été bien prise en compte mais heureusement il reste une chambre donc on est pas à la rue.. à recommander donc de reconfirmer votre réservation quelques jours avant votre arrivée, on avait réservé deux semaines avant et apparemment c'était trop pour qu'ils s'en souviennent ^_^ L'hotel est vraiment sympa, organisé autour d'un jardin calme et reposant, la chambre est agréable (tout en bois) et le staff sympa également. On a ventilo et aircon, une salle de bain, pour 900 P. Le calme environnant change vraiment de la route principale qui n'en finit jamais de résonner du bruit des tricycles. Bon à savoir aussi, le resto Kalui (recommandé par pas mal de guides) est à 3 minutes à pied, il faut juste regagner la Rizal street et traverser la route, bien pratique (ce resto est excellent d'ailleurs, belle selection de fruits de mer qui change tous les jours, et le décor très sympa, mais souvent bondé le soir donc une réservation peut ne pas etre superflue également!). L'après midi on marche un peu jusqu'au "centre ville", pas grand chose à voir dans la ville-même si ce n'est une église assez originale et un premier avant gout local avec plein de petites échoppes et marchés un peu partout. On s'étonne de ne croiser pratiquement aucun touriste, mais on ne va pas s'en plaindre! La ville grouille de monde, de tricycles et de motos, on réalisera par la suite combien ça change du reste de l'île! En tout cas ça met rapidement dans le bain.
* 2e jour: Sabang On espère choper le Jeepney qui part à 7h mais, crevés comme on est, on arrive à décoler seulement à 6h30 de l'hotel. le temps de trouver un tricycle pour nous emmener au terminal (qui est un peu en dehors de la ville donc ne vous inquiétez pas si vous voyez le chauffeur s'éloigner des grands axes, en fait c'est normal) -on paye 60 pesos pour nous deux avec nos gros sacs- on arrive à quelque chose comme 6h50 devant un jeepney bondé et plus que des places sur le toit. Qu'à cela ne tienne on fait donc le voyage "comme des grands" accrochés sur le toit, ça saute et ça décape mais le paysage est superbe et on s'ennuie pas au moins! On paye 200P par personne pour 3h de route, une partie sur une route pas trop mal et le reste sur une piste cabossée, il faut bien s'accrocher mais c'est assez drole au final, les philippins autour de nous sont morts de rire (on doit faire de ces tetes aussi!) et l'ambiance est vraiment détendue. On arrive donc à Sabang vers 10h et bien sur on a oublié de dire au type de s'arrêter devant notre hotel qui est en fait quelques centaines de mètres avant le village en lui-même. On retourne donc sur nos pas en traversant le village. Sabang est très simple et change vraiment d'une véritable ville comme Puerto, c'est notre premier aperçu d'un "vrai" village philippin et même si bien sur ça ne paye pas de mine, les gens y sont aussi accueillants que partout ailleurs. Notre hotel, le Bambua Resort, est tenu par un allemand et situé en retrait du village, sur une petite colline qui lui permet d'etre relativement au frais; avec pas mal d'arbres pour faire de l'ombre. les cottages sont bien espacés les uns des autres, le notre a son petit coin salle de bain et tout ce qu'il faut (un lit, une moustiquaire, un ventilo, un petit coin terrasse avec deux chaises), pour 900 P. On retourne manger en ville et on se lance à la découverte de la rivière souterraine en début d'après midi. Vu que la plupart des touristes font des excursions à la journée depuis Puerto et visitent donc la rivière le matin, on est le seuls à vouloir y aller à cette heure ci, et on doit donc payer le bateau juste pour nous deux (700 P par bateau qui peut contenir 6 passagers). Il faut aussi s'acquitter d'un permis de 200P par personne auprès de l'office qu'on trouve près du "quai". Une fois toutes les formalités remplies, on s'adresse aux boatmen qui nous emmènent à l'entrée de la rivière, après une vingtaine de minutes en bateau. arrivés devant l'entrée, on doit donc remettre notre permis et on nous assigne donc une barque, un casque/gilet chacun, et un boatmen qui va ramer et nous faire la conversation. Bien sur c'est moi qui suis devant et qui tient la lampe, je suis déjà pas rassurée mais encore moins quand elle s'éteint au beau milieu de la grotte... Elle finit par se rallumer et vacille plusieurs fois mais finalement ça tient bon et tant mieux, je ne voudrais pour rien au monde me retrouver dans le noir là-dedans! C'est vraiment impressionnant et à voir, on est les seuls là dedans et ça vaut vraiment le détour. Pour les chiffres que j'ai retenus, cette rivière fait 8km de long, l'eau est profonde d'une dizaine de mètres, et la caverne s'élève jusqu'à 60 mètres par endroits. Rajoutez des chauve-souris et un silence de mort et vous voyez un peu l'ambiance.. un peu angoissant, mais vraiment sensationnel. Le voyage dure une quarantaine de minutes; on se fait ensuite ramener à Sabang en bateau et on en profite pour réserver la suite de notre trajet: Sabang-Port Barton en bateau. 1200P par personne, ça a l'air cher, je ne sais pas si c'est sensé etre le prix correct mais c'est affiché et le gars de l'hotel nous confirme que c'est bien ça donc bon, on se lance.
*3e jour: Port Barton Départ à 7h du port de Sabang, on est une dizaine de touristes dans le bateau, la plupart vont jusqu'à El Nido. Le gars de l'hotel nous dépose au port avec sa jeepney perso, sympa de sa part, ça nous évite de marcher jusque là. Par chance la mer est calme (oui je ne suis définitivement pas rassurée en bateau!) et on reste en vue des côtes donc je me rassure comme je peux. Le voyage est quand meme bruyant et on est pas mal mouillé mais bon ça raffraichit! Après 2h30 on s'arrête à Cacnipa Island pour déposer quelques personnes au Coconut Garden resort... bête de notre part, on a réservé pour le lendemain donc il faudra revenir alors qu'on aurait pu se faire déposer directement.. tant pis! Une demi heure de plus et on arrive à port Barton. Toute petite ville très calme organisée autour d'une jolie plage. Les gens viennent nous aider à débarquer nos affaires et nous emmènent jusqu'à notre hotel où ils déposent tout et repartent sans rien demander en retour (j'aime beaucoup cette spontanéité de rendre service, je ne l'ai pas retrouvée partout dans mes voyages et pour le coup les Philippines m'ont vraiment laissé une bonne impression à ce niveau). On avait réservé au Ysobelle Resort (anciennement Swissippini): un cottage littéralement au bord de la plage (on voit la mer depuis le lit..!), ventilo et salle de bain, pour 800 P. L'hotel est en lui-meme super bien placé, il sert à manger et à boire dans une jolie salle en plein air tout en bois, et la patronne est vraiment agréable. Pas grand chose à faire à Port Barton en soi mais ça fait pas de mal de trainer! On passe le reste de la journée sur la plage à bouquiner, et on en profite au passage pour appeler le Coconut Garden pour qu'ils viennent nous chercher le lendemain matin.
* 4e jour: Cacnipa Island Le boatman de l'hotel arrive à 9h comme convenu, et nous emmène sur l'ile après une demi heure de navigation (note: on sera facturé 500P pour ce trajet et idem pour se faire rammener à Port Barton le lendemain). L'hotel sur Cacnipa est vraiment un petit coin de paradis, et on serait bien restés un jour de plus si notre planning n'avait pas été déjà bouclé pour la suite. Il est organisé autour d'une belle plage bordée de cocotiers, et jouit d'un joli jardin très vert avec pas mal de fleurs et d'arbres, sans parler des hamacs tendus entre les cocotiers... On y mange assez bien en plus, et on peut y payer en carte (par contre il faut les prévenir avant, pas vraiment de machine par là-bas!). Il y a pas mal de cottages et quelques chambres; on a un cottage avec ventilo et salle de bain pour 950P, vraiment pas cher pour le confort qu'on trouve là-bas, ils pourraient demander plus mais on va pas se plaindre du coup! Bien sur il y a aussi des cocs là-bas mais il faut s'y habituer sinon on ne dort jamais aux Philippines héhé ^_^ On passe la journée à remonter la plage pour explorer un peu le coin, à se baigner et à lézarder. Il y règne vraiment une ambiance paisible idéale pour une petite retraite loin de tout, ça recharge les batteries et ça fait vraiment du bien au moral! Le lendemain par contre une rude journée de voyage nous attend puisqu'on se met en route pour El Nido.
*5e jour: El Nido Lever avant 6h ce matin, le boatman de l'hotel nous ramène à Port Barton où on va tenter d'avoir la jeepney pour Roxas, puis le bus pour El Nido. On arrive à Port Barton vers 7h, le temps de s'installer dans la jeepney et on se met en route pour Roxas sur une route cahoteuse et après avoir fait le tour des ruelles du coin pour récupérer des écoliers, entre autres. On paye 150P par personne pour un trajet d'environ 1h30. Arrivés à Roxas, aucun signe d'un quelconque bus ou arrêt de bus pour El Nido. On se retrouve dans une sorte de terminal/gare routière où des tricycles nous accostent par dizaines pour nous emmener dans toutes sortes d'endroits. Faute de choix et de savoir vraiment où aller, on se fie à l'un d'eux et on lui demande de nous emmener à l'arrêt de bus pour El Nido. Une fois de plus on est pas déçus et le type nous pose devant un petit magasin qui fait office d'étape aux différents bus qui continuent vers le Nord. On attend une grosse demi heure et un bus arrive, heureusement pour nous il reste deux places au fond et on se met alors en route. Le trajet est éprouvant, le bus pas en super bon état et sans parler des routes (prévoyez de quoi vous masquer le nez/bouche car la poussière quand on croise un autre véhicule peut etre vraiment gênante, en tous cas on est tous marron quand on arrive!). Ca saute, on décolle de notre siège des fois et les philippins à coté de nous se marrent en nous disant que c'est le "local horse", on comprend vite pourquoi..rodéo garanti! mais on paye 250P par personne pour Roxas-EL Nido donc il n'y a rien à dire. On met bien 5h quand même mais au moins c'est coloré et c'est une expérience qu'on oubliera pas de si tôt. On s'arrête dans pas mal de minuscules patelins sur la route, puis à Taytay pour se restauter rapidement. On arrive à El Nido en début d'après midi et là pour le coup on est plutot agréablement surpris.
La plupart des guides décrivaient un village sans grand intéret et uniquement bon pour y dormir en attendant de faire du island hopping dans l'archipel de Bacuit, mais nous on a trouvé EL Nido plutôt agréable, enclavé entre des hautes falaises, et la plage en elle-même est pas vilaine meme si le nombre de bateaux ne donne pas trop envie de s'y baigner, forcément. En tous cas il y règne une ambiance vraiment détendue, il y a pas mal de petits bars et d'endroits où se poser le long de la plage pour boire un verre. Le village est petit et comporte pas mal d'échoppes et petites boutiques, sans parler de l'incontournable El Nido Art Café qui, et là les guides ne mentaient pas, fait vraiment office de centre touristique. On peut y manger, y acheter toutes sortes de choses, mais surtout s'inscrire pour du island hopping: on s'inscrit la veille et ils notent nos noms sur un tableau avec le tour auquel on veut participer, puis rajoutent les autres gens qui s'inscrivent au fur et à mesure, ça fait qu'en général on est de 5 à 10 personnes par tour, souvent les memes vu qu'on croise souvent les mêmes têtes à El Nido, c'est assez sympa.
On loge au Marina Garden qui a été rénové récemment. Il y a une villa blanche et bleue au bord de la plage qui dispose d'une dizaine de chambres, elles sont claires et confortables (ventilo et air con, salle de bain, carrelage etc, un peu standard occidental ici, on est loin des native cottages), mais un peu plus cher forcément: 1650P pour deux avec le petit dej. Apparemment d'après les discussions avec d'autres touristes on est assez bien lottis (on rencotre pas mal de déçus du Lally&Abbet notamment), surtout que Marina est vraiment au centre de la plage, à 3 min à pied du Art Café. On mange au Marber's le long de la plage (anciennement Blue Karrot Café), sympa et la patronne est adorable, mais on y croise surtout (voire uniquement) des touristes, donc pas tellement typique, ça dépend de ce que l'on recherche en somme.
*6e jour: El Nido On fait notre premier tour de island hopping: le tour A, qui nous permet de voir notamment les fameux lagons de Miniloc mais aussi quelques plages. les tours sont de 9h à 16h et comprennent un déjeuner que les deux boatmen cuisinent sur une plage (en général, poisson grillé/riz/salade/fruits). Bien sur le island hopping représente un peu le point d'orgue de tout séjour à el Nido alors on en profite un max et on est pas déçus: superbes plages, snorkeling et baignade à gogo, même si les meilleurs spots pour ça seront plutot dans les tours B et C. L'ambiance sur le bateau est détendue, on est avec un groupe de potes suisses-allemands et un couple d'anglais, il y en a pour tout le monde et la journée se passe vraiment tranquillement. l'archipel est magnifique, on a la chance d'avoir un temps idéal et les eaux cristallines sont vraiment celles qu'on espérait trouver. On paye 600P par personne pour le tour A (avec le lunch compris), qui comprend dont les lagons de Miniloc, le déjeuner sur Simisu Island, Secret lagoon et 7 Commando Beach.
* 7e jour: El Nido Vu qu'on avait pas envie de rester les 6 jours au meme hotel, j'avais réservé sur le net les deux prochaines nuits au Golden Monkey Cottages, un peu à l'aventure car je ne l'ai vu dans aucun guide et je n'ai trouvé aucun avis de voyageur, mais le site m'a plus alors.. pourquoi pas! Ils envoyent un gars en moto pour chercher nos bagages et on se met donc en route pour rejoindre l'hotel qui se trouve sur la plage de Caalan, à une quinzaine de minutes à pied du coeur de El Nido-même. On longe la plage sur une bonne portion puis on prend un petit chemin sinueux entre les herbes un peu plus dans les terres. Honnêtement en y allant on se demande où on va se retrouver, surtout que le chemin ne paye pas de mine, pas mal d'animaux qui trainent partout, des maisons isolées etc.. finalement on suit les quelques panneaux, on passe un petit portail et là... wow. En fait cet hotel est un petit havre de paix méconnu et on est vraiment contents de l'avoir trouvé. Bon on s'est fait plaisir et on a réservé le meilleur cottage, 2000P la nuit avec le petit dej pour deux, mais il est vraiment grand, avec ventilo et salle de bain, un lit double et un lit simple, et surtout une grande terrasse avec une vue magnifique sur la baie de El Nido qui donne des couchers de soleil splendides. Le couple de proprios sont vraiment gentils, surtout la patronne (une philippine) qui est aux petits soins pour nous et nous montre les singes qu'ils recueillent (d'où le nom de l'hotel!). Bon bien sur la localisation de l'hotel n'est pas idéale puisqu'il faut quand meme marcher un peu pour retourner au centre et à toutes les activités, mais on est pas mécontent le soir de se trouver là au calme, surtout que l'ambiance est vraiment amicale, il n'y a que 4 cottages donc peu de monde (et encore ils n'étaient pas tous occupés). Vu que la matinée est déjà passée donc trop tard pour un tour, on retourne au Art Café où on demande à se faire poser sur une plage. On ne les connait pas encore toutes donc on choisit un peu au hasard Helicopter Island, on paye 1200P pour privatiser un bateau qui nous y emmène vers 14h et reste jusqu'au moment où on veut rentrer (le boatman se tape une petite sieste en attendant). Heureusement on a bien choisi, la plage est superbe et on y est complètement seuls, le rêve.. Jusqu'à que des bateaux de touristes débarquent deux heures plus tard (en fait cette escale fait partie du Tour C). On se fait donc ramener à El Nido vers 17h et on mange à l'hotel qui a préparé un repas pour les guests du moment (nous et un autre couple); un vrai festin de fruits de mers grillés.
*8e jour: El Nido Vu qu'on a encore soif de snorkeling on s'élance pour le tour C avec la plupart des personnes qu'on avait rencontrées au tour A. Le tour C est vraiment orienté snorkeling et avec le temps superbe qu'on a, il y a vraiment de quoi se faire plaisir dans des eaux claires gorgées de poissons colorés, notamment sur l'île de Matinloc. On mange sur une île magnifique où on passe pas mal de temps à trainer avant de poursuivre le tour. On rentre crevés vers 17h et on mange en "ville" (au Ricsons, petit resto sur le bord de la plage avec un groupe qui joue de la musique, sympa comme tout) avant de rentrer de nuit à l'hotel.. heureusement qu'on avait prévu la lampe de poche car le chemin pour retourner à caalan est peu éclairé et peut être assez flippant (enfin pour moi!). mais comme souvent on ne se sent pas vraiment en danger, même quand il arrive de croiser quelques personnes à moitié dans le noir. Pour info on paye le Tour C 700P par personne avec le lunch inclus.
*9e jour: El Nido Vu que j'avais réservé deux nuits uniquement au Golden Monkey, on checkout vers 11H après avoir bien profité d'un dernier petit dej avec vue sur la baie. On se fait ramener nos affaires par le type en moto et on retourne au marina pour nos deux dernières nuits à El Nido. Vu que la matinée est déjà bien passé on décidé de se faire un petit jour de break (oui bon, comme si les autres jours avaient été harassants...!), et on se tape le full body premium massage au centre de massage du coin (1h, 500P par personne, le rêve). On ressort tout huilés et on passe au cyber café pour faire notre petite BA "nouvelles" à la famille et autres (60P l'heure d'internet, ça marche bien et les ordis sont étonnemment bons).
* 10e jour: El Nido Après une nouvelle nuit au Marina, on s'élance pour le troisième et dernier tour du Art Café: le tour B. Au programme: deux grottes (Cudugnon et Cathedral Cave), Snake Island (à voir!), et l'inoubliable Inabuyatan Island qui reste notre meilleur souvenir (en plus d'etre la dernière plage que nous verrons dans l'archipel). Peu de snorkeling ici mais du sable vraiment blanc et des cocotiers partout, ça fait cliché OK mais ça fait tellement du bien! :) On rentre épuisés pour notre dernier jour et on se renseigne à l'Art Café pour les retours à Puerto. Ils nous renvoient à l'Alternative Café qui organise des transports en van El Nido-Puerto. On paye 600P par personne pour un van air conditionné et un trajet d'environ 6h, plus court et un peu plus confortable qu'à l'aller, ça fera pas de mal. Dernière nuit au Marina et dernier repas sur la plage (dur dur de se préparer à partir d'ici, le temps a vraiment l'air de s'y arrêter!!).
*11e jour: retour à Puerto Princesa Le van vient nous chercher à 7h à la réception de l'hotel. On charge nos affaires sur le toit et on s'élance avec une dizaines d'autres touristes direction Puerto. Notre vol est le lendemain donc on a le temps même si on est pressé que la route soit passée.. Le trajet dure environ 6h, assez difficile jusqu'à Roxas car la route est vraiment pas terrible (une piste de terre en fait). A partir de Roxas et jusqu'à Puerto elle est goudronnée donc ça va vite et ça saute nettement moins. On arrive sans encombre au terminal de Puerto vers 14h, on saute dans un tricycle qui nous ramène au Casa Linda (on paye 80P) où notre réservation est cette fois bien enregistrée. Pas grand chose à faire et on a trop la flemme de retourner en ville, la chaleur est à mourir et la brouhaha vraiment étouffant après le calme de El Nido. On paye à nouveau 900P pour la chambre et on retourne manger au Kalui (ben quoi, c'est bon!). On s'écroule super tôt.
*12e jour: départ Le tricycle met 5 minutes pour rejoindre l'aéroport depuis l'hotel (mais on le paye quand meme 100P, on négocie par vraiment puisqu'il nous reste quelques sous en trop à dépenser avant de partir). On paye 40P par personne de taxe d'aéroport pour quitter Puerto Princesa, et 750P par personne pour quitter Manille (on a bien fait de prévoir du cash car les guides indiquaient 550P mais forcément ça a augmenté depuis leur édition). Les vols sont bien à l'heure et on a vraiment pas à se plaindre de PAL, une bonne expérience donc. Tristes de quitter ce pays, mais on compte bien y revenir!
Quelques petites indications de prix qui peuvent toujours servir (bien sur je parle pour les prix que nous avons rencontrés, ce ne sont pas nécessairement les mêmes dans d'autres villes/îles): * un coca/soft drink/jus de fruit: de 35 à 50P *un diner repas pour deux: on s'en sortait en général pour 500P à deux, avec plat+riz+boisson * un petit dej de 100 à 180P par personne, ��a dépend du type bien sur (continental, philippin, américain) * un trajet en tricycle: en général de 20P à 40P pour deux, plus bien sur pour les plus grandes distances (comme le terminal à Puerto par exemple)
Voilà, en espérant que ça pourra aider quelques personnes! Bien sur si vous avez des questions n'hésitez pas!
Tout fraichement rentrée d'un petit trip à Palawan, je me suis dit que quelques informations précises ne seraient pas de trop, j'ai moi-meme pas mal galéré pour collecter des données pour préparer mon voyage, alors autant que ça serve maintenant! Pour les détails nous sommes partis en couple, 23/26 ans, pour un séjour court mais du coup bien rempli: 12 jours/11 nuits, le tout à Palawan.
* On arrive donc à Manille (après un court séjour à Singapour) à 4h, avec Philippines Airlines. On n'a fait que passer en transit à l'aéroport en attentant notre vol pour Puerto Princesa à 8h. Il peut être utile de savoir qu'il est interdit d'emporter plus de 10 000 Pesos sur soi (en entrant ou en sortant des Philippines). On a appris ça dans l'avion en arrivant à Manille, après avoir changé juste avant 20 000 pesos chacun à Singapour.. Petite frayeur donc puisqu'ils disent sur le papier de l'immigration que c'est illégal et qu'on risque des amendes etc.. finalement on a été honnêtes et on l'a déclaré sur le papier, mais le type de l'immigration n'a meme pas regardé et a tamponé le truc sans poser la moindre question. Pour autant je ne sais pas si on a juste été chanceux ou pas, mais à éviter donc dans l'idéal! Pour info nous avions pris aussi un vol PAL pour Puerto Princesa et le terminal des vols domestiques est juste à coté du terminal international, donc pas de problème d'accès, juste le temps de récupérer ses affaires et de refaire le check-in quoi, mais c'est assez rapide du coup. Il n'y a pas grand chose à faire à l'aéroport en lui-meme, un snack ou deux et c'est tout, mais bon on est pas là pour faire du shopping!
*1er jour: Puerto Princesa On atterrit à Puerto vers 9h (une heure depuis Manille), sous un soleil déjà lourd. l'aéroport est vraiment minuscule et le bureau de "l'immigration" est planté en plein milieu d'une sorte de préaut où s'accumulent porteurs et conducteurs de tricycles en quête de clients. Pas de soucis pour récupérer les affaires et quitter les lieux. Sur les plans des guides notre hôtel n'a pas l'air loin alors on se lance à pied histoire de voir un peu ce que ça donne: il fait une chaleur à mourir et finalement c'est plus loin que prévu mais on finit par arriver vivants au Casa Linda Inn. Notre réservation faite par téléphone n'a pas l'air d'avoir été bien prise en compte mais heureusement il reste une chambre donc on est pas à la rue.. à recommander donc de reconfirmer votre réservation quelques jours avant votre arrivée, on avait réservé deux semaines avant et apparemment c'était trop pour qu'ils s'en souviennent ^_^ L'hotel est vraiment sympa, organisé autour d'un jardin calme et reposant, la chambre est agréable (tout en bois) et le staff sympa également. On a ventilo et aircon, une salle de bain, pour 900 P. Le calme environnant change vraiment de la route principale qui n'en finit jamais de résonner du bruit des tricycles. Bon à savoir aussi, le resto Kalui (recommandé par pas mal de guides) est à 3 minutes à pied, il faut juste regagner la Rizal street et traverser la route, bien pratique (ce resto est excellent d'ailleurs, belle selection de fruits de mer qui change tous les jours, et le décor très sympa, mais souvent bondé le soir donc une réservation peut ne pas etre superflue également!). L'après midi on marche un peu jusqu'au "centre ville", pas grand chose à voir dans la ville-même si ce n'est une église assez originale et un premier avant gout local avec plein de petites échoppes et marchés un peu partout. On s'étonne de ne croiser pratiquement aucun touriste, mais on ne va pas s'en plaindre! La ville grouille de monde, de tricycles et de motos, on réalisera par la suite combien ça change du reste de l'île! En tout cas ça met rapidement dans le bain.
* 2e jour: Sabang On espère choper le Jeepney qui part à 7h mais, crevés comme on est, on arrive à décoler seulement à 6h30 de l'hotel. le temps de trouver un tricycle pour nous emmener au terminal (qui est un peu en dehors de la ville donc ne vous inquiétez pas si vous voyez le chauffeur s'éloigner des grands axes, en fait c'est normal) -on paye 60 pesos pour nous deux avec nos gros sacs- on arrive à quelque chose comme 6h50 devant un jeepney bondé et plus que des places sur le toit. Qu'à cela ne tienne on fait donc le voyage "comme des grands" accrochés sur le toit, ça saute et ça décape mais le paysage est superbe et on s'ennuie pas au moins! On paye 200P par personne pour 3h de route, une partie sur une route pas trop mal et le reste sur une piste cabossée, il faut bien s'accrocher mais c'est assez drole au final, les philippins autour de nous sont morts de rire (on doit faire de ces tetes aussi!) et l'ambiance est vraiment détendue. On arrive donc à Sabang vers 10h et bien sur on a oublié de dire au type de s'arrêter devant notre hotel qui est en fait quelques centaines de mètres avant le village en lui-même. On retourne donc sur nos pas en traversant le village. Sabang est très simple et change vraiment d'une véritable ville comme Puerto, c'est notre premier aperçu d'un "vrai" village philippin et même si bien sur ça ne paye pas de mine, les gens y sont aussi accueillants que partout ailleurs. Notre hotel, le Bambua Resort, est tenu par un allemand et situé en retrait du village, sur une petite colline qui lui permet d'etre relativement au frais; avec pas mal d'arbres pour faire de l'ombre. les cottages sont bien espacés les uns des autres, le notre a son petit coin salle de bain et tout ce qu'il faut (un lit, une moustiquaire, un ventilo, un petit coin terrasse avec deux chaises), pour 900 P. On retourne manger en ville et on se lance à la découverte de la rivière souterraine en début d'après midi. Vu que la plupart des touristes font des excursions à la journée depuis Puerto et visitent donc la rivière le matin, on est le seuls à vouloir y aller à cette heure ci, et on doit donc payer le bateau juste pour nous deux (700 P par bateau qui peut contenir 6 passagers). Il faut aussi s'acquitter d'un permis de 200P par personne auprès de l'office qu'on trouve près du "quai". Une fois toutes les formalités remplies, on s'adresse aux boatmen qui nous emmènent à l'entrée de la rivière, après une vingtaine de minutes en bateau. arrivés devant l'entrée, on doit donc remettre notre permis et on nous assigne donc une barque, un casque/gilet chacun, et un boatmen qui va ramer et nous faire la conversation. Bien sur c'est moi qui suis devant et qui tient la lampe, je suis déjà pas rassurée mais encore moins quand elle s'éteint au beau milieu de la grotte... Elle finit par se rallumer et vacille plusieurs fois mais finalement ça tient bon et tant mieux, je ne voudrais pour rien au monde me retrouver dans le noir là-dedans! C'est vraiment impressionnant et à voir, on est les seuls là dedans et ça vaut vraiment le détour. Pour les chiffres que j'ai retenus, cette rivière fait 8km de long, l'eau est profonde d'une dizaine de mètres, et la caverne s'élève jusqu'à 60 mètres par endroits. Rajoutez des chauve-souris et un silence de mort et vous voyez un peu l'ambiance.. un peu angoissant, mais vraiment sensationnel. Le voyage dure une quarantaine de minutes; on se fait ensuite ramener à Sabang en bateau et on en profite pour réserver la suite de notre trajet: Sabang-Port Barton en bateau. 1200P par personne, ça a l'air cher, je ne sais pas si c'est sensé etre le prix correct mais c'est affiché et le gars de l'hotel nous confirme que c'est bien ça donc bon, on se lance.
*3e jour: Port Barton Départ à 7h du port de Sabang, on est une dizaine de touristes dans le bateau, la plupart vont jusqu'à El Nido. Le gars de l'hotel nous dépose au port avec sa jeepney perso, sympa de sa part, ça nous évite de marcher jusque là. Par chance la mer est calme (oui je ne suis définitivement pas rassurée en bateau!) et on reste en vue des côtes donc je me rassure comme je peux. Le voyage est quand meme bruyant et on est pas mal mouillé mais bon ça raffraichit! Après 2h30 on s'arrête à Cacnipa Island pour déposer quelques personnes au Coconut Garden resort... bête de notre part, on a réservé pour le lendemain donc il faudra revenir alors qu'on aurait pu se faire déposer directement.. tant pis! Une demi heure de plus et on arrive à port Barton. Toute petite ville très calme organisée autour d'une jolie plage. Les gens viennent nous aider à débarquer nos affaires et nous emmènent jusqu'à notre hotel où ils déposent tout et repartent sans rien demander en retour (j'aime beaucoup cette spontanéité de rendre service, je ne l'ai pas retrouvée partout dans mes voyages et pour le coup les Philippines m'ont vraiment laissé une bonne impression à ce niveau). On avait réservé au Ysobelle Resort (anciennement Swissippini): un cottage littéralement au bord de la plage (on voit la mer depuis le lit..!), ventilo et salle de bain, pour 800 P. L'hotel est en lui-meme super bien placé, il sert à manger et à boire dans une jolie salle en plein air tout en bois, et la patronne est vraiment agréable. Pas grand chose à faire à Port Barton en soi mais ça fait pas de mal de trainer! On passe le reste de la journée sur la plage à bouquiner, et on en profite au passage pour appeler le Coconut Garden pour qu'ils viennent nous chercher le lendemain matin.
* 4e jour: Cacnipa Island Le boatman de l'hotel arrive à 9h comme convenu, et nous emmène sur l'ile après une demi heure de navigation (note: on sera facturé 500P pour ce trajet et idem pour se faire rammener à Port Barton le lendemain). L'hotel sur Cacnipa est vraiment un petit coin de paradis, et on serait bien restés un jour de plus si notre planning n'avait pas été déjà bouclé pour la suite. Il est organisé autour d'une belle plage bordée de cocotiers, et jouit d'un joli jardin très vert avec pas mal de fleurs et d'arbres, sans parler des hamacs tendus entre les cocotiers... On y mange assez bien en plus, et on peut y payer en carte (par contre il faut les prévenir avant, pas vraiment de machine par là-bas!). Il y a pas mal de cottages et quelques chambres; on a un cottage avec ventilo et salle de bain pour 950P, vraiment pas cher pour le confort qu'on trouve là-bas, ils pourraient demander plus mais on va pas se plaindre du coup! Bien sur il y a aussi des cocs là-bas mais il faut s'y habituer sinon on ne dort jamais aux Philippines héhé ^_^ On passe la journée à remonter la plage pour explorer un peu le coin, à se baigner et à lézarder. Il y règne vraiment une ambiance paisible idéale pour une petite retraite loin de tout, ça recharge les batteries et ça fait vraiment du bien au moral! Le lendemain par contre une rude journée de voyage nous attend puisqu'on se met en route pour El Nido.
*5e jour: El Nido Lever avant 6h ce matin, le boatman de l'hotel nous ramène à Port Barton où on va tenter d'avoir la jeepney pour Roxas, puis le bus pour El Nido. On arrive à Port Barton vers 7h, le temps de s'installer dans la jeepney et on se met en route pour Roxas sur une route cahoteuse et après avoir fait le tour des ruelles du coin pour récupérer des écoliers, entre autres. On paye 150P par personne pour un trajet d'environ 1h30. Arrivés à Roxas, aucun signe d'un quelconque bus ou arrêt de bus pour El Nido. On se retrouve dans une sorte de terminal/gare routière où des tricycles nous accostent par dizaines pour nous emmener dans toutes sortes d'endroits. Faute de choix et de savoir vraiment où aller, on se fie à l'un d'eux et on lui demande de nous emmener à l'arrêt de bus pour El Nido. Une fois de plus on est pas déçus et le type nous pose devant un petit magasin qui fait office d'étape aux différents bus qui continuent vers le Nord. On attend une grosse demi heure et un bus arrive, heureusement pour nous il reste deux places au fond et on se met alors en route. Le trajet est éprouvant, le bus pas en super bon état et sans parler des routes (prévoyez de quoi vous masquer le nez/bouche car la poussière quand on croise un autre véhicule peut etre vraiment gênante, en tous cas on est tous marron quand on arrive!). Ca saute, on décolle de notre siège des fois et les philippins à coté de nous se marrent en nous disant que c'est le "local horse", on comprend vite pourquoi..rodéo garanti! mais on paye 250P par personne pour Roxas-EL Nido donc il n'y a rien à dire. On met bien 5h quand même mais au moins c'est coloré et c'est une expérience qu'on oubliera pas de si tôt. On s'arrête dans pas mal de minuscules patelins sur la route, puis à Taytay pour se restauter rapidement. On arrive à El Nido en début d'après midi et là pour le coup on est plutot agréablement surpris.
La plupart des guides décrivaient un village sans grand intéret et uniquement bon pour y dormir en attendant de faire du island hopping dans l'archipel de Bacuit, mais nous on a trouvé EL Nido plutôt agréable, enclavé entre des hautes falaises, et la plage en elle-même est pas vilaine meme si le nombre de bateaux ne donne pas trop envie de s'y baigner, forcément. En tous cas il y règne une ambiance vraiment détendue, il y a pas mal de petits bars et d'endroits où se poser le long de la plage pour boire un verre. Le village est petit et comporte pas mal d'échoppes et petites boutiques, sans parler de l'incontournable El Nido Art Café qui, et là les guides ne mentaient pas, fait vraiment office de centre touristique. On peut y manger, y acheter toutes sortes de choses, mais surtout s'inscrire pour du island hopping: on s'inscrit la veille et ils notent nos noms sur un tableau avec le tour auquel on veut participer, puis rajoutent les autres gens qui s'inscrivent au fur et à mesure, ça fait qu'en général on est de 5 à 10 personnes par tour, souvent les memes vu qu'on croise souvent les mêmes têtes à El Nido, c'est assez sympa.
On loge au Marina Garden qui a été rénové récemment. Il y a une villa blanche et bleue au bord de la plage qui dispose d'une dizaine de chambres, elles sont claires et confortables (ventilo et air con, salle de bain, carrelage etc, un peu standard occidental ici, on est loin des native cottages), mais un peu plus cher forcément: 1650P pour deux avec le petit dej. Apparemment d'après les discussions avec d'autres touristes on est assez bien lottis (on rencotre pas mal de déçus du Lally&Abbet notamment), surtout que Marina est vraiment au centre de la plage, à 3 min à pied du Art Café. On mange au Marber's le long de la plage (anciennement Blue Karrot Café), sympa et la patronne est adorable, mais on y croise surtout (voire uniquement) des touristes, donc pas tellement typique, ça dépend de ce que l'on recherche en somme.
*6e jour: El Nido On fait notre premier tour de island hopping: le tour A, qui nous permet de voir notamment les fameux lagons de Miniloc mais aussi quelques plages. les tours sont de 9h à 16h et comprennent un déjeuner que les deux boatmen cuisinent sur une plage (en général, poisson grillé/riz/salade/fruits). Bien sur le island hopping représente un peu le point d'orgue de tout séjour à el Nido alors on en profite un max et on est pas déçus: superbes plages, snorkeling et baignade à gogo, même si les meilleurs spots pour ça seront plutot dans les tours B et C. L'ambiance sur le bateau est détendue, on est avec un groupe de potes suisses-allemands et un couple d'anglais, il y en a pour tout le monde et la journée se passe vraiment tranquillement. l'archipel est magnifique, on a la chance d'avoir un temps idéal et les eaux cristallines sont vraiment celles qu'on espérait trouver. On paye 600P par personne pour le tour A (avec le lunch compris), qui comprend dont les lagons de Miniloc, le déjeuner sur Simisu Island, Secret lagoon et 7 Commando Beach.
* 7e jour: El Nido Vu qu'on avait pas envie de rester les 6 jours au meme hotel, j'avais réservé sur le net les deux prochaines nuits au Golden Monkey Cottages, un peu à l'aventure car je ne l'ai vu dans aucun guide et je n'ai trouvé aucun avis de voyageur, mais le site m'a plus alors.. pourquoi pas! Ils envoyent un gars en moto pour chercher nos bagages et on se met donc en route pour rejoindre l'hotel qui se trouve sur la plage de Caalan, à une quinzaine de minutes à pied du coeur de El Nido-même. On longe la plage sur une bonne portion puis on prend un petit chemin sinueux entre les herbes un peu plus dans les terres. Honnêtement en y allant on se demande où on va se retrouver, surtout que le chemin ne paye pas de mine, pas mal d'animaux qui trainent partout, des maisons isolées etc.. finalement on suit les quelques panneaux, on passe un petit portail et là... wow. En fait cet hotel est un petit havre de paix méconnu et on est vraiment contents de l'avoir trouvé. Bon on s'est fait plaisir et on a réservé le meilleur cottage, 2000P la nuit avec le petit dej pour deux, mais il est vraiment grand, avec ventilo et salle de bain, un lit double et un lit simple, et surtout une grande terrasse avec une vue magnifique sur la baie de El Nido qui donne des couchers de soleil splendides. Le couple de proprios sont vraiment gentils, surtout la patronne (une philippine) qui est aux petits soins pour nous et nous montre les singes qu'ils recueillent (d'où le nom de l'hotel!). Bon bien sur la localisation de l'hotel n'est pas idéale puisqu'il faut quand meme marcher un peu pour retourner au centre et à toutes les activités, mais on est pas mécontent le soir de se trouver là au calme, surtout que l'ambiance est vraiment amicale, il n'y a que 4 cottages donc peu de monde (et encore ils n'étaient pas tous occupés). Vu que la matinée est déjà passée donc trop tard pour un tour, on retourne au Art Café où on demande à se faire poser sur une plage. On ne les connait pas encore toutes donc on choisit un peu au hasard Helicopter Island, on paye 1200P pour privatiser un bateau qui nous y emmène vers 14h et reste jusqu'au moment où on veut rentrer (le boatman se tape une petite sieste en attendant). Heureusement on a bien choisi, la plage est superbe et on y est complètement seuls, le rêve.. Jusqu'à que des bateaux de touristes débarquent deux heures plus tard (en fait cette escale fait partie du Tour C). On se fait donc ramener à El Nido vers 17h et on mange à l'hotel qui a préparé un repas pour les guests du moment (nous et un autre couple); un vrai festin de fruits de mers grillés.
*8e jour: El Nido Vu qu'on a encore soif de snorkeling on s'élance pour le tour C avec la plupart des personnes qu'on avait rencontrées au tour A. Le tour C est vraiment orienté snorkeling et avec le temps superbe qu'on a, il y a vraiment de quoi se faire plaisir dans des eaux claires gorgées de poissons colorés, notamment sur l'île de Matinloc. On mange sur une île magnifique où on passe pas mal de temps à trainer avant de poursuivre le tour. On rentre crevés vers 17h et on mange en "ville" (au Ricsons, petit resto sur le bord de la plage avec un groupe qui joue de la musique, sympa comme tout) avant de rentrer de nuit à l'hotel.. heureusement qu'on avait prévu la lampe de poche car le chemin pour retourner à caalan est peu éclairé et peut être assez flippant (enfin pour moi!). mais comme souvent on ne se sent pas vraiment en danger, même quand il arrive de croiser quelques personnes à moitié dans le noir. Pour info on paye le Tour C 700P par personne avec le lunch inclus.
*9e jour: El Nido Vu que j'avais réservé deux nuits uniquement au Golden Monkey, on checkout vers 11H après avoir bien profité d'un dernier petit dej avec vue sur la baie. On se fait ramener nos affaires par le type en moto et on retourne au marina pour nos deux dernières nuits à El Nido. Vu que la matinée est déjà bien passé on décidé de se faire un petit jour de break (oui bon, comme si les autres jours avaient été harassants...!), et on se tape le full body premium massage au centre de massage du coin (1h, 500P par personne, le rêve). On ressort tout huilés et on passe au cyber café pour faire notre petite BA "nouvelles" à la famille et autres (60P l'heure d'internet, ça marche bien et les ordis sont étonnemment bons).
* 10e jour: El Nido Après une nouvelle nuit au Marina, on s'élance pour le troisième et dernier tour du Art Café: le tour B. Au programme: deux grottes (Cudugnon et Cathedral Cave), Snake Island (à voir!), et l'inoubliable Inabuyatan Island qui reste notre meilleur souvenir (en plus d'etre la dernière plage que nous verrons dans l'archipel). Peu de snorkeling ici mais du sable vraiment blanc et des cocotiers partout, ça fait cliché OK mais ça fait tellement du bien! :) On rentre épuisés pour notre dernier jour et on se renseigne à l'Art Café pour les retours à Puerto. Ils nous renvoient à l'Alternative Café qui organise des transports en van El Nido-Puerto. On paye 600P par personne pour un van air conditionné et un trajet d'environ 6h, plus court et un peu plus confortable qu'à l'aller, ça fera pas de mal. Dernière nuit au Marina et dernier repas sur la plage (dur dur de se préparer à partir d'ici, le temps a vraiment l'air de s'y arrêter!!).
*11e jour: retour à Puerto Princesa Le van vient nous chercher à 7h à la réception de l'hotel. On charge nos affaires sur le toit et on s'élance avec une dizaines d'autres touristes direction Puerto. Notre vol est le lendemain donc on a le temps même si on est pressé que la route soit passée.. Le trajet dure environ 6h, assez difficile jusqu'à Roxas car la route est vraiment pas terrible (une piste de terre en fait). A partir de Roxas et jusqu'à Puerto elle est goudronnée donc ça va vite et ça saute nettement moins. On arrive sans encombre au terminal de Puerto vers 14h, on saute dans un tricycle qui nous ramène au Casa Linda (on paye 80P) où notre réservation est cette fois bien enregistrée. Pas grand chose à faire et on a trop la flemme de retourner en ville, la chaleur est à mourir et la brouhaha vraiment étouffant après le calme de El Nido. On paye à nouveau 900P pour la chambre et on retourne manger au Kalui (ben quoi, c'est bon!). On s'écroule super tôt.
*12e jour: départ Le tricycle met 5 minutes pour rejoindre l'aéroport depuis l'hotel (mais on le paye quand meme 100P, on négocie par vraiment puisqu'il nous reste quelques sous en trop à dépenser avant de partir). On paye 40P par personne de taxe d'aéroport pour quitter Puerto Princesa, et 750P par personne pour quitter Manille (on a bien fait de prévoir du cash car les guides indiquaient 550P mais forcément ça a augmenté depuis leur édition). Les vols sont bien à l'heure et on a vraiment pas à se plaindre de PAL, une bonne expérience donc. Tristes de quitter ce pays, mais on compte bien y revenir!
Quelques petites indications de prix qui peuvent toujours servir (bien sur je parle pour les prix que nous avons rencontrés, ce ne sont pas nécessairement les mêmes dans d'autres villes/îles): * un coca/soft drink/jus de fruit: de 35 à 50P *un diner repas pour deux: on s'en sortait en général pour 500P à deux, avec plat+riz+boisson * un petit dej de 100 à 180P par personne, ��a dépend du type bien sur (continental, philippin, américain) * un trajet en tricycle: en général de 20P à 40P pour deux, plus bien sur pour les plus grandes distances (comme le terminal à Puerto par exemple)
Voilà, en espérant que ça pourra aider quelques personnes! Bien sur si vous avez des questions n'hésitez pas!
Croisière sur le MSC Opera, départ de Copenhague le 24 juin 2009 English translation pending
🙂Bonsoir,
Nous allons faire une croisière à bord du MSC OPERA le 24 juin 2009 au départ de Copenhague (Europe du Nord). Y a t'il des personnes qui ont déjà fait cette croisière à cette époque de l'année ? J'aimerai bien avoir des avis sur les excursions à faire et quels vêtements emporter svp. D'avance merci. Y a t'il un guide pour les français ?
Si par hasard, il y a des personnes qui se sont inscrites pour cette période, on pourrait faire connaissance afin de ne pas arriver en terrain complètement inconnu, cela serait plus sympa.
Nous arriverons la veille, nous avons déjà retenu notre chambre à l'hôtel à Copenhague.
D'avance merci et à bientôt.
Quels cadeaux offrir à une famille indienne? English translation pending
Bonjour,
Je vais aller à Mumbai dans quelques semaines, accueilli par ma correspondante et sa famille.
Mais je me demande quel genre de cadeaux pourrait faire plaisir à ses parents particulièrement..
Quelqu'un a t-il une idée ?
J'ai déjà pensé à des trucs classiques (Bouteille de vin, bouquin sur la françe...) mais rien de très original... Voyez-vous quelque chose de plus intéressant ?
Je vais voyager ensuite seul dans le Sud de l'Inde, je pensais emmener quelques petits objets pour offrir aux personnes qui m'aideront ou aux éventuelles amitiés qui se créerait sur place (carte postales, petites tours eiffel...truc typiquement français quoi..) - Cela est-il bien accepté ?.. (Je ne parle pas d'offrir des cadeaux aux mendiants ou au premier enfant qui me tend la main)
C'est mon 1er voyage en Inde.
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre 😛
Je vais aller à Mumbai dans quelques semaines, accueilli par ma correspondante et sa famille.
Mais je me demande quel genre de cadeaux pourrait faire plaisir à ses parents particulièrement..
Quelqu'un a t-il une idée ?
J'ai déjà pensé à des trucs classiques (Bouteille de vin, bouquin sur la françe...) mais rien de très original... Voyez-vous quelque chose de plus intéressant ?
Je vais voyager ensuite seul dans le Sud de l'Inde, je pensais emmener quelques petits objets pour offrir aux personnes qui m'aideront ou aux éventuelles amitiés qui se créerait sur place (carte postales, petites tours eiffel...truc typiquement français quoi..) - Cela est-il bien accepté ?.. (Je ne parle pas d'offrir des cadeaux aux mendiants ou au premier enfant qui me tend la main)
C'est mon 1er voyage en Inde.
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre 😛
Avis sur itinéraire à Paris English translation pending
Bonjour,
J'aurais besoin d'aide pour mieux planifier mes déplacements à paris durant mon séjour.
Mes premiers choix sont placé en ordres. Tour Eiffel, Ste-Chapelle, Sacré-Cœur, Château de Versaille, Jardins des Tuilleries, Musée d'Orsay, Notre-Dame de Paris, Musée Grévin, Walt Disney, Les Grands Couturiers, Seine en bateau mouche, Montmartre, Arc de Triomphe, Champs Élysées, Jardins du Luxembourg, Cimetière du Père Lachaise.
J'ai fait mon horaire en trois parties, soit le matin, l'après-midi & la soirée.
Je n'ai jamais mis les pieds à Paris et je n'ai aucune idée du temps que je vais passer à chaque endroits. Je suis bien concient que je ne pourrais pas tout faire.
J'ai sept jours de disponible, je peux quand même en visiter quelques uns. J'arrive le premier juillet et je repart le 8 juillet en après-midi.
Toutes vos suggestions seront les bienvenues.
Merci !
Tannoy
J'aurais besoin d'aide pour mieux planifier mes déplacements à paris durant mon séjour.
Mes premiers choix sont placé en ordres. Tour Eiffel, Ste-Chapelle, Sacré-Cœur, Château de Versaille, Jardins des Tuilleries, Musée d'Orsay, Notre-Dame de Paris, Musée Grévin, Walt Disney, Les Grands Couturiers, Seine en bateau mouche, Montmartre, Arc de Triomphe, Champs Élysées, Jardins du Luxembourg, Cimetière du Père Lachaise.
J'ai fait mon horaire en trois parties, soit le matin, l'après-midi & la soirée.
Je n'ai jamais mis les pieds à Paris et je n'ai aucune idée du temps que je vais passer à chaque endroits. Je suis bien concient que je ne pourrais pas tout faire.
J'ai sept jours de disponible, je peux quand même en visiter quelques uns. J'arrive le premier juillet et je repart le 8 juillet en après-midi.
Toutes vos suggestions seront les bienvenues.
Merci !
Tannoy
Une tente dans une sacoche de guidon! English translation pending
et oui c'est fait !!!
je ne sais pas ce quue ça vaut
c'est pour le clin d'oeil et c'est ici

bonne route à tous

bonne route à tous
Barranquilla en Colombie: vaccins, itinéraire sécurisé English translation pending
Bonjour,
C'est mon premier message, et j'ai besoin de vos lumières et conseils.
Nous nous rendons en Colombie en octobre, pour adopter notre deuxième enfant. Cette fois nous alons sur Barranquilla, que nous ne connaissons pas du tout, ni la région. Nous allons normalement séjourner environ 4 semaines sur Barranquilla, et 1 semaine sur Bogota.
Sur Bogota, nous savons qu'aucun vaccin n'est particulièrement recommandé, ni de traitement anti-palu, mais qui de la région Caraïbes ?
De plus que nous conseillez-vous comme itinéraire en toute sécurité dans la région, coin à visiter (Carthagène oui, mais pas trop longtemps...), sachant que nous serons avec nos deux enfants (4 et 2 ans), donc pas trop "baroudeur".😊
Nous souhaitons découvrir tout de même la région, et ne pas nous enterrer dans un hôtel.
Ensuite sur Bogota, nous serons chez des amis, donc pas de problème.
Merci par avance pour votre aide.
A bientôt
Patrick
C'est mon premier message, et j'ai besoin de vos lumières et conseils.
Nous nous rendons en Colombie en octobre, pour adopter notre deuxième enfant. Cette fois nous alons sur Barranquilla, que nous ne connaissons pas du tout, ni la région. Nous allons normalement séjourner environ 4 semaines sur Barranquilla, et 1 semaine sur Bogota.
Sur Bogota, nous savons qu'aucun vaccin n'est particulièrement recommandé, ni de traitement anti-palu, mais qui de la région Caraïbes ?
De plus que nous conseillez-vous comme itinéraire en toute sécurité dans la région, coin à visiter (Carthagène oui, mais pas trop longtemps...), sachant que nous serons avec nos deux enfants (4 et 2 ans), donc pas trop "baroudeur".😊
Nous souhaitons découvrir tout de même la région, et ne pas nous enterrer dans un hôtel.
Ensuite sur Bogota, nous serons chez des amis, donc pas de problème.
Merci par avance pour votre aide.
A bientôt
Patrick
Danser à Varadero et à La Havane English translation pending
2 semaines à varadero, au Playa Varadero 1920, à compter de la mi-février.
Objectif .. danser la salsa à m'en user les pieds jusqu'au genoux !!
Prendre une couple de jours pour aller à La Havane .. finir d'user ce qu'il me restera de jambes 😉
Y'a-t-il quelqu'un sur la planète qui peut m'aider à réaliser mon objectif ?
Où dans ces 2 endroits, est-il possible de danser la salsa sans avoir à souffrir le boom boom du "dance" et la répétition infernale du reggeaton ??
Sans détester ce dernier .. un peu ça va .. beaucoup .. me donne mal au coeur 🤪
Au secours .. j'ai besoin d'aide .. je serai là-bas 2 semaines .. et 2 semaines sans ma dose de salsa .. je n'y surviverai jamais 🏴☠️
Programme pour New York du 23 au 30 décembre English translation pending
Bonjour,
Veuillez m'excuser par avance de vous demander ça maintenant, mais je pensais que ça serait assez facile à organiser et maintenant, je me rend compte de la difficulté !
Nous partons samedi en voyage de noces à NY : Du samedi 23 décembre (arrivée le soir) au samedi 30 décembre (départ dans l'après midi).
J'ai fait une liste des choses que nous souhaitons faire ou voir : Pourriez vous m'aider à faire un semblant de planning (au moins essayer d'organiser un peu les journées dans un ordre logique, histoire de ne pas traverser Manhattan en long, en large et en travers en une journée !) :
Central Park Muséum d’histoire naturelle Statue de la Liberté Ellis Island Pont de Brooklyn Ground Zero Wall street 5th avenue Broadway New York City Fire Museum 278 Spring Street (mon mari est pompier et moi, je bosse dans la sécurité industrielle !) Empire state building Match de basket ou autre Tour en hélicoptere Rockfeller center Messe gospel le 25 déc ? Harlem ? Macy’s Lord & Taylor
Petites questions supplémentaires : par rapport à ce que nous voulons faire : est il intéressant de prendre un ticket de métro à la semaine ? qu'est ce que je peux rajouter comme activités ? nous ne sommes pas très "musées", peut être une comédie musicale, mais j'ai peur que ce soit cher ? Le Met ? Les cloisters ? Autres quartiers à voir absolument ? trucs et astuces pour limiter les files d'attente (horaires à privilégier ?) ? réservations/achats des billets ? où, quand, comment ?
Je vous remercie de votre aide !
Sèverine
Veuillez m'excuser par avance de vous demander ça maintenant, mais je pensais que ça serait assez facile à organiser et maintenant, je me rend compte de la difficulté !
Nous partons samedi en voyage de noces à NY : Du samedi 23 décembre (arrivée le soir) au samedi 30 décembre (départ dans l'après midi).
J'ai fait une liste des choses que nous souhaitons faire ou voir : Pourriez vous m'aider à faire un semblant de planning (au moins essayer d'organiser un peu les journées dans un ordre logique, histoire de ne pas traverser Manhattan en long, en large et en travers en une journée !) :
Central Park Muséum d’histoire naturelle Statue de la Liberté Ellis Island Pont de Brooklyn Ground Zero Wall street 5th avenue Broadway New York City Fire Museum 278 Spring Street (mon mari est pompier et moi, je bosse dans la sécurité industrielle !) Empire state building Match de basket ou autre Tour en hélicoptere Rockfeller center Messe gospel le 25 déc ? Harlem ? Macy’s Lord & Taylor
Petites questions supplémentaires : par rapport à ce que nous voulons faire : est il intéressant de prendre un ticket de métro à la semaine ? qu'est ce que je peux rajouter comme activités ? nous ne sommes pas très "musées", peut être une comédie musicale, mais j'ai peur que ce soit cher ? Le Met ? Les cloisters ? Autres quartiers à voir absolument ? trucs et astuces pour limiter les files d'attente (horaires à privilégier ?) ? réservations/achats des billets ? où, quand, comment ?
Je vous remercie de votre aide !
Sèverine
Il y a 17 ans, en Chine... English translation pending
Voilà exactement 17 ans que le gouvernement chinois tente tout pour qu'on oublie le massacre de 200 personnes pacifiques et non armés, dont 36 étudiants, sur la place Tiananmen.
Voilà 17 ans que le gouvernement chinois organise divers évènements (16ème marathon de Pékin, commémoration de Xiaoping en 96, et prochainement les Jeux Olympiques) pour tenter d'effacer, sur une place qui restera à tout jamais tragique, cette gigantesque flaque de sang. Ou, comme le disent actuellement les autorités chinoises, cet "incident politique du siècle dernier".
Nous n'oublierons pas.
JO, je vous boycotterai.
Voilà 17 ans que le gouvernement chinois organise divers évènements (16ème marathon de Pékin, commémoration de Xiaoping en 96, et prochainement les Jeux Olympiques) pour tenter d'effacer, sur une place qui restera à tout jamais tragique, cette gigantesque flaque de sang. Ou, comme le disent actuellement les autorités chinoises, cet "incident politique du siècle dernier".
Nous n'oublierons pas.
JO, je vous boycotterai.
Apprendre l'anglais à 50 ans aux Etats-Unis English translation pending
Attention j'ai 50 ans et comme projet, j'envisage en 2007 de partir quelques mois aux Etats-Unis pour devenir bilingue!!! J'ai besoin de conseils : combien de temps dois je partir ? quelle ville ? quelles écoles ? quel budget ? J'ai visité NYork l'année dernière et j'ai été emballée mais frutrée de ne pouvoir communiquer. Bref avez vous des astuces ?
merci à tous.
Kirghizistan, printemps 2019 English translation pending

Ce 2ème voyage au Kirghizstan, 10 mois après le 1er, s’est décidé au dernier moment. Nous devions aller en Géorgie mais 1 semaine avant le départ Turkish Airlines nous annonce des modifications des horaires de vol, qui ne nous conviennent plus : j’annule tout et me replonge avec délices dans le Kirghizstan !
Le récit en images est là : CLIC Bonne lecture! Marie
Texte seul :
Préparatifs : Vols sur Turkish (Bâle Mulhouse-Istanbul-Bichkek) : 400 €/pers Location de voiture chez Travelland en espérant avoir une meilleure voiture que celle louée l’année dernière chez Travelexpert : 663 $ pour 12 jours+ 96$ pour la location de table + chaises de camping + 35$ de pick-up/drop off à l’aéroport + 3 cartouches de 230g de gaz à 8$ pièce. Nur guesthouse à Kochkor réservée pour le soir de notre arrivée (31$ dîner et petit-déjeuner inclus) Soluxe hôtel à Bichkek (comme la dernière fois) réservé pour la veille du retour 55 $ y compris dîner et petit-déjeuner. J’utilise comme la dernière fois la carte Gizimaps au 1/750000, télécharge les cartes offline de Maps.me et celles de wikiloc et gros bonus pour cette année, épluche en détail le tout nouveau guide de Overland aventure « Kirghizstan Tadjikistan » de Laurent Bendel et Cécile Miramont. Pour le reste nous improviserons en fonction de la météo et de l’enneigement. Vlad de Travelland et surtout Gulmira du CBT de Naryn me renseignent assez précisément à ce sujet. Je demande à Gulmira de m’établir des permis pour les zones frontalières avec la Chine : 30$/pers. pour les 3 zones : région du Pic Lénine, région du lac Kel Suu et du Torugart pass et extrême Est du pays au-delà de Karakol, 5 jours de délai, que nous récupérerons en passant à Naryn. Nous n’irons pas partout mais serons libres de décider au dernier moment… Côté matériel de camping, je rajoute simplement aux bagages prévus pour la Géorgie une couette double car nous dormirons souvent au-dessus de 3000 m. Pour plus de détails pratiques, se reporter au précédent carnet de voyage
Dimanche 26 mai 2019 arrivée à Bichkek, vers Kochkor Après une nuit dans l’avion (3h de vol de Bâle à Istanbul, 2h30 d’escale puis 6h jusqu’à Bichkek) nous débarquons pas très frais à Bichkek à 10h00 du matin. Retrait de cash à l’ATM (celui qui se situe à côté de la porte de sortie ne marche pas, il y en a d’autres à 20 m en s’éloignant de la porte vers les escaliers), achat d’une carte SIM data chez Megacom dans l’aéroport (ça ne coûte que qq € pour 20 Go sur 2 semaines, le gars nous l’installe gentiment) puis récupération de la voiture : un Nissan Pathfinder de 2001, 400000 km, pas mieux que l’année dernière donc d’autant plus que les pneus sont des M+S (donc pas très typés tout-terrain) pas mal usés. Un compresseur (fil trop court pour la roue AR en diagonale par rapport à la batterie) et une sangle sont fournis. Nous payons en carte bancaire (5% de frais) afin de bénéficier de l’assurance que celle-ci nous fournit, même si une assurance assez complète est théoriquement incluse dans le prix de location (qui exclut cependant pneus et bris de glace) L’essence n’est pas chère, environ 0,50 €/l. La table et les chaises fournies sont en bon état mais très encombrantes si bien que le coffre ne suffit pas à contenir tout notre matériel, qui investit également la banquette arrière. Nous ne pourrons donc malheureusement pas prendre d’autostoppeurs, ce qui est bien dommage car les occasions ne manquent pas et on a souvent eu des scrupules dans des coins perdus où les voitures sont rares… Donc si vous êtes 4 ou si vous voulez rendre service et rencontrer facilement des kirghizes, demandez un coffre de toit ! Courses assez complètes de bouffe à Asia mall qui dispose d’un parking souterrain bien pratique (le supermarché est au RDC) puis nous prenons la route sous un ciel couvert en direction de Kochkor. Les prévisions météo sont assez bonnes pour la semaine qui s’annonce avec une nette dégradation à partir du week-end prochain : il s’agit donc d’en profiter dès demain ! Nous pique-niquons et faisons une bonne sieste (nuit dans l’avion + 4h de décalage horaire, heureusement que la route est facile) au bord d’une rivière, juste avant l’arrivée de la pluie qui nous accompagne ensuite jusqu’à Kochkor. Accueil sympathique, bon dîner et bonne nuit réparatrice ! Lundi 27 mai 2019 vers le Lac Son Kul Nous nous réveillons en pleine forme, il fait grand beau comme prévu ! Nous quittons Kochkor de bonne heure, irrésistiblement attirés par les paysages qui nous entourent. Ces mélanges de vertes prairies, badlands et sommets enneigés me ravissent autant que la 1ère fois ! C’est le printemps et la période de la transhumance. Nous allons dépasser plusieurs troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en route vers les montagnes. Bergers et chiens font preuve d’une flegme total : c’est aux voitures de se débrouiller pour se faufiler ! La règle est de ne pas dissocier le troupeau en se faufilant sur le bas-côté, quand c’est possible…Le klaxon est sans autre effet que de défouler celui qui l’actionne (de toute façon le nôtre ne fonctionne pas…) Nous remontons la très belle vallée de la Tölök vers le col de Kalmak Ashuu (3446m) Au pied duquel gît est garé l’antique chasse-neige dévolu à ce col. La piste est bonne (je pense qu’à vélo c’est, des 4 cols permettant l’accès au Son Kul, le plus facile) Un troupeau de Dzos grimpe vers le col. Plus haut des chevaux, à la peine dans de profonds névés. Tous en en route vers les pâtures du Son Kul, une sorte de Terre Promise, qui se mérite ! Quand la vallée devient plus encaissée, les animaux rejoignent la piste, D’autant plus que la neige devient profonde. Juste après le passage de cette corniche, nous franchissons le col et découvrons le lac Son Kul. Ses berges ne sont plus enneigées et quelques troupeaux sont déjà arrivés. Certaines yourtes ont déjà pris leurs quartiers d’été, tandis que d’autres arrivent « en kit ». Nous déjeunons à l’est du lac près du pont sur la rivière Son Kul. Furtive rencontre avec un espagnol et son chien qui voyagent avec leur petit camping-car et sont restés bloqués ici pendant 2 jours par le mauvais temps. Nous avons de la chance ! Plus tard dans la journée nous verrons un autre camping-car : cette piste facile du Kalmak Ashuu leur permet de monter au lac sans trop de difficultés. Nous continuons notre tour du lac dans un sens horaire. En face quelques yourtes déjà installées sur la rive nord. Voici les pierres dressées découvertes l’année dernière. Un vautour inspecte notre drone (dont toutes les images sont floues, pb d’autofocus grrr !) Rive sud aussi, les yourtes poussent comme des champignons ! Nous grimpons sur une colline où selon un itinéraire wikiloc https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/llac-son-kul-i-petroglifs-19021736 nous devrions trouver des pétroglyphes… trop bien cachés pour nous ! Mais la vue est belle… Nous poursuivons vers l’ouest, alors que le ciel se charge de splendides cumulus. La piste se perd dans des prairies de plus en plus humides et nous faisons finalement demi-tour avant de rester embourbés… Revoilà les pierres. Quel étrange nuage en noir et blanc… Nous trouvons un joli coin pour la nuit au nord du lac près de la rivière Ak Tash. Il pleut partout sauf ici ! Nous sommes sans doute à plusieurs km du lac dont les rives marécageuses sont souvent assez inaccessibles. Superbe coucher de soleil ! Mardi 28 mai 2019 du lac Son Kul au lac Kel Suu Au réveil, tout est gelé après cette nuit claire mais le soleil réchauffe rapidement l’atmosphère… En montant vers le Kalmak Ashuu, nous rencontrons le troupeau de dzos qui a franchi le col durant la nuit. Nous n’avons vu personne le diriger, l’instinct sans doute transmis de génération en génération les pousse vers le Son Kul. On serre les fesses sur un insignifiant petit dévers au niveau du col, complètement verglacé… Nous redescendons dans la très jolie vallée, repassons près du village de Tölök. En voilà un qui attend les ascendances… Nous arrivons rapidement au CBT de Naryn où nous récupérons les permis. Gulmira nous informe que le col Arabel (près de la piste qui va de Barskoon à Kutor) est fermé. Bon à savoir. En route donc pour le lac Kel Suu, qui se situe dans la border-zone (mais nous avons les permis) au sud de la vallée de Ak Say. Ce lac magnifique quand il est en eau (voir google images) a la particularité de parfois se vider très rapidement. Il est réputé vide depuis plusieurs mois, mais le coin a tout de même l’air superbe et semble valoir le détour. Nous traversons le cimetière d’Ak Muz. A l’arrière-plan le massif At Bashi Kirka Tosuu dont nous allons faire le tour. Nous passons rapidement le check point près du col de Kindi Ashuu (3400 m), croisons quelques chameaux en plein mue printanière et découvrons au sud une autre chaîne de montagnes à la frontière chinoise. Nous plongeons dans la vallée jusqu’à la rivière Ak Say que nous longeons vers l’ouest. Son lit est encore parfois englacé. Partout, toujours, des chevaux… Nous prenons ensuite une piste qui file vers le sud, franchit un petit canyon partiellement gelé, remonte une vallée ponctuée de jolis blocs de granit rose et de plissés graphiques où batifolent d’innombrables marmottes. Enfin au terme d’une bonne piste (faisable avec une voiture normale ayant une bonne garde au sol) nous découvrons la belle vallée de la rivière Kel Suu et son petit hameau, que nous dépassons de quelques centaines de mètres pour y passer la nuit. Il est déjà 17h00 et nous nous mettons rapidement en route pour le lac via un joli sentier qui remonte la rivière en rive G (donc à l’ouest) Nous dérangeons quelques oies, passons la confluence de 2 rivières surveillée par cette jolie roulotte. Le lac est quelque part par là… Sans doute derrière ce verrou glaciaire où l’on distingue le zig-zag de la piste (une piste 4X4 mène au lac mais elle traverse la rivière puis des zones de prairie humide avant d’escalader ce verrou : donc pas facile et pas top pour l’environnement) Voilà le massif où se trouve le fameux lac. Un cavalier nous rattrape, nous échangeons quelques mots, chacun dans notre langue (…) puis il traverse la rivière vers son troupeau. Elle est fraîche ! Voici la seule zone plate propice au camping immédiatement en-dessous du verrou rocheux. Vue vers l’aval et les blocs déposés par l’ancien glacier. Surprise en arrivant au lac (3400 m, pff, pff) il n’est pas vide ! Pas vraiment plein non plus d’ailleurs… Réduit à l’état d’une modeste flaque (de 12 km de long tout de même !) de profondeur insuffisante pour générer cette irréelle couleur bleue qui fait la réputation du lac… Est-il en phase de remplissage ou de vidange ? Mystère ? En tout cas le torrent issu du lac coule de bon cœur, pas sûre que les eaux de pluie ou de fonte aient le dessus… Impossible de camper près du lac, c’est boue ou cailloux et en pente…et glacial ! Retour à la voiture en suivant un chemin de bétail, histoire de ne pas retraverser la rivière (on finit quand même les pieds mouillés !) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/kel-suu-28-mai-37531031
La température baisse aussi vite que le soleil et il gèle quand nous arrivons à la voiture. 13 km A/R Nuit pénible (froid + altitude) Mercredi 29 mai Vallée de Ak Say, Chatyr Kul, Kulak Ashuu, Orto Sirt Tout est givré, gelé, congelé au réveil. Un bidon d’eau est percé (ces bidons souples de chez Déc sont vraiment merd…) Ciel limpide et soleil généreux qu’on apprécie au petit déjeuner ! On décolle très tôt car au CBT de Naryn on nous a expliqué que pour rejoindre le Torugart Pass, nous aurions à franchir un gros gué, difficile mais franchissable avant 10h du matin (ensuite, le débit augmente du fait de la fonte des neiges et glaciers) Nous retrouvons la vallée de l’Ak Say qui longe l’imposant massif de At Bashi Kirka. Pas la foule par ici… Sur les 100 km de piste jusqu’au Torugart Pass, nous allons croiser 1 voiture et 1 camionnette qui roulent ensemble. Ambiance désert des Tartares… 1 ou 2 villages +/- abandonnés. 1 ou 2 gués ludiques pour le plaisir de faire de jolies photos, puis nous arrivons vers 8h45 en vue du pont cassé (40°43'23.38"N 75°58'11.30"E)… (environ 2h depuis le lac Kel Suu) La piste alternative bifurque vers le lit de la rivière, nous la suivons, puis elle se sépare en traces de + en + ténues. Bref, à chacun de choisir le meilleur endroit pour traverser. A partir de là on se concentre, on serre les fesses (et les dents car l’eau est fraîche quand il s’agit de reconnaître le lit des méandres en crocs et petite culotte !) donc pas de photos (bien sûr on ne s’en rend compte qu’après quand l’adrénaline est retombée) Bien contents d’avoir déjà quelque expérience en matière de gué en Islande… Bref, c’est passé mais on n’était pas fiers… (environ 40°44'12.61"N 75°59'2.70"E)
C’est vraiment le seul passage délicat sur ce tour du massif y compris le détour vers le lac Kel Suu. On aurait apprécié d’être à 2 voitures (avec une sangle hein !) Encore 2h de piste jusqu’au Torugart Pass (3752 m). Les derniers 20 km sont monotones entre une clôture rouillée (border zone) et une ligne électrique. Du sel affleure à la surface, c’est un coin vraiment inhospitalier. Le Chatyr Kul est encore en partie gelé. Cet autre petit lac ne l’est plus. Passage du check point 1h plus loin avec un militaire qui s’ennuie et prend touuut son temps…mais sans problème. Un peu plus bas nous prenons la piste vers Baetov via le Kulak Ashuu. L’année dernière nous avions découvert une zone très tarabiscotée que la chaleur nous avait empêchés d’explorer. Cette fois il fait un temps idéal et après une pause pic nic, nous commençons à remonter le lit de la rivière. Bonne surprise, la fonte des dernières neiges alimente encore un petit ruisseau saisonnier. La vallée se rétrécit, et nous remontons un canyon de plus en plus étroit. Si étroit et ombragé que les derniers névés instables nous obligent à faire demi-tour après 2 km d’exploration ludique. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/kulak-ashuu-teepees-29-mai-37531061
Retour à la voiture, au fond le massif dont nous avons fait le tour hier et ce matin. Nous reprenons la voiture et passons au sud du massif par le Kulak Ashuu, puis sur son flanc SO. Eclatante falaise rouge à l’entrée de la vallée du hameau de Orto Sirt. Nous allons poser la tente près de la source captée découverte l’année dernière (41°2'34.999" N 75°2'36" E) Visiteur du soir…quel dommage cette barrière de la langue… Un ultime rayon lumineux se faufile à travers le canyon de la Terek. Jeudi 30 mai 2019 Vers Baetov puis Tosor Ce matin les vaches ont remplacé les chevaux. Encore un petit déjeuner au soleil : en général les nuages se forment au fil de la journée puis la nuit purifie le ciel. L’année dernière nous avions bivouaqué quelques km après le début d’une très belle piste qui mène au Tuura Suu Ashuu (3257 m) : l’idée est d’emprunter celle-ci pour rejoindre Baetov plutôt que de prendre la piste « classique » qui passe par le Börülü Ashuu (3262 m) Cap à l’ouest donc en traversant la Terek. 1 km plus loin un bruit de casserole ou plutôt de pot d’échappement… Arrêt pour inspection qui confirme que la soudure à la sortie du pot est cassée. Par la même occasion on constate que le pneu avant gauche est presque à plat. Pff… Impossible de trouver le trou, c’est une crevaison lente. Normal avec ces pneus usés… On regonfle et on continue vers cette belle vallée. 500 m plus loin on trouve miraculeusement sur la piste de quoi faire une réparation provisoire : espérons que le caoutchouc ne fonde pas trop vite au contact du tuyau d’échappement brûlant. En tout cas ça marche : plus de clong-clong à chaque cahot. Nouveau contre-temps quelques km plus loin : un névé encombre le gué sur la rivière. Contournement laborieux… et inutile puisque 100 m plus loin 2 kirghizes juchés sur une hauteur nous font signe que la piste est impraticable plus loin et qu’il faut faire demi-tour. On n’insiste pas…cette piste est très peu fréquentée, et pour cause… Nous repassons donc par Orto Sirt et grimpons en direction du Börülü Ashuu : aucune difficulté par ce col. Voilà les badlands de Baetov et à l’arrière-plan on devine l’encoche dans les montagnes qui mène au Möldo Ashuu puis au lac Son Kul. On aperçoit la piste par laquelle j’avais prévu d’arriver à Baetov et le canyon de la Terek. Nous croisons un camion lourdement chargé en route vers les pâturages. Ici c’est beaucoup plus sec, ambiance « far west ». Pas ou peu d’arbres pour se chauffer : les crottes accumulées dans les enclos sont taillées en briquettes pour le chauffage. Pic nic près d’un vieux caravansérail. Un berger surveille ses moutons qui profitent du lit de la rivière, comme ces quelques arbres. Retour à la civilisation : on visite avec intérêt la décharge de Baetov, à la recherche de fil de fer pour réparer le pot d’échappement. Le caoutchouc tient le coup, mais pour combien de temps encore ? Les Lefèvre en vacances… (27 ans de mariage aujourd’hui, ça se fête !) Jolis paysages le long de la vallée de la Naryn que nous remontons vers l’est. Partout dans le pays, d’astucieux canaux d’irrigation dont beaucoup sont encore entretenus. Les cimetières sont pourtant parfois plus grands que les villages… Grand ménage de printemps ! Tapis et lourdes couvertures sèchent un peu partout ! Les lilas fanés chez nous depuis un mois déjà sont ici à leur apogée ! Quelques km avant Naryn, le clong réapparait… Nous profitons d’un « pont » spécialement prévu pour réparer sa voiture au bord de la route (il y en a régulièrement le long des grands axes, ce qui n’est pas du luxe compte-tenu de la vétusté du parc automobile) un peu au nord de Naryn, en direction de Kochkor, pour réparer cette fois définitivement le bazar, grâce à une tige métallique trouvée dans la décharge. Le soleil se couche alors que nous arrivons vers Tosor, sur la rive sud du lac Issyk Kul. Vendredi 31 mai 2019 Arabel Plateau, vallée de Juuku On a dormi au même endroit que l’année dernière. Le lac est à 1700 m d’altitude et on a eu presque un peu trop chaud ! Fred va payer 100 com soit 1,30 €/pers. (installations inexistantes mais jolie vue sur les montagnes de la rive sud puisque nous sommes sur une presqu’île. Nous sommes les seuls « clients » du « camping ».) tandis que je me balade un peu. La visibilité est bien meilleure qu’en plein été et les montagnes de la rive nord semblent toutes proches. Voici les montagnes où nous allons grimper vers la mine d’or de Kumtor. Plein d’essence à Tamga (la pompe de Barskoon est en panne d’électricité) où le pompiste a bien du mal à nous rendre la monnaie. Il faut payer d’avance mais je crois qu’en général les gens n’achètent que quelques litres à la fois et le gars est bien en peine dans ses calculs… Nous passons le check point où nous nous étions fait refouler l’année dernière (sans doute à cause d’un gros convoi de carburant) L’employé de la mine de Kumtor arrondit ses fins de mois en nous soutirant 100 com chacun de droit de passage, profitant de l’opportune absence momentanée de son collègue. Pas de reçu bien sûr… Excellente piste jusqu’au Barskoon Ashuu (3819 m), entretenue et ouverte toute l’année puisqu’elle mène jusqu’à la mine d’or de Kumtor. Elle grimpe à l’assaut d’une vallée très minérale, puis longe le lac Jashil Kul encore gelé, avant d’arriver sur le plateau d’Arabel, un vaste désert d’altitude, habité par quelques oies aux couleurs du paysage : blanc, ocre et noir. C’est d’ici que part la piste vers le col Arabel et beaucoup plus à l’ouest les sources chaudes de Jiluu Suu. Nous négligeons la piste qui part vers l’est et la mine et continuons plein sud vers le col Sök Ashuu (4024 m)
Une fois franchi ce col (un peu de neige verglacée sur qq mètres), la piste plonge vers le morne plateau de Kara Say, qui nous sépare du massif de Borkoldoy Kirka Tosuu (5060 m). Ce plateau est vraiment désolé et nous renonçons à poursuivre jusqu’au village de Kara Say puis Ak Shyrak car la piste nous semble, peut-être à tort, plutôt monotone. Nous remontons donc la vallée de la Taragay pour effectuer une boucle qui passe en vue de la mine de Kumtor avant de revenir sur la piste principale. Oies et marmottes s’accommodent fort bien de ce désert d’altitude, où nous pique niquons fraichement au pied de montagnes colorées d’allure volcanique, tandis que passe une voiture aux couleurs de la mine qui semble aller vers le village de Kara Say à plusieurs dizaines de km. Nous franchissons ce pont sur la Taragay, près duquel figure ce panneau (si quelqu’un peut traduire ?) tandis que le temps se gâte comme annoncé par la météo. Nous sommes irrésistiblement attirés par un énigmatique roché planté au milieu de la steppe. J’en fais le tour…rien…étonnant ! Je grimpe dessus, bingo ! Il y a plusieurs panels de pétroglyphes, humains et animaux. Le grain se rapproche ! Nous quittons le rocher et poursuivons vers le nord-est et la mine. Serait-ce le mont It-Tish (4808 ms, tien, tiens) ou le Karakol Chokusu qui devrait être plus au nord (5216 m) ? Voilà la mine, une sorte de Mordor avec ce temps… Nous rejoignons la piste qui mène à la mine et tournons vers l’ouest en direction de la piste principale. https://fr.wikiloc.com/itineraires-tout-terrain/kumtor-boucle-31-mai-37531054
Une voiture (tiens c’est la même…) nous dépasse puis nous la recroisons qq km plus loin qui repart vers la mine…je pense que nous étions surveillés… Voici sans doute la vallée qui mène au col de Juuku Ashuu d’où l’on peut à pied redescendre dans la vallée éponyme (il y a cependant une rivière d’un bon débit à traverser dès le départ) Quand nous arrivons à la bifurcation, nous essayons de parcourir le début de la piste qui mène au col Arabel, vite stoppés par un névé cerné de marécages ! Demi-tour, ce col est bel et bien infranchissable pour le moment… Sans doute ce panneau l’indique-t-il ?
Longue descente jusqu’aux rives du lac Issyk Kul puis nous embouquons la vallée suivante (celle de Juuku Suu), jolie vallée colorée, agricole et assez fréquentée (c’est vendredi en pays musulman) donc peu propice à un bivouac tranquille. On prend le temps de dénicher les tumulus décrits dans le guide de Cécile et Laurent, bien camouflés entre champs de sarrasin et arbres fruitiers. Puis nous allons chercher un coin de bivouac sur la péninsule située au nord de Kizil Suu. Cette jolie pinède fera parfaitement l’affaire, avec vue sur les montagnes où nous étions aujourd’hui. Samedi 1er juin 2019 Jeti Ogüz, Karakol De la pluie est annoncée pour la fin de la nuit prochaine et la journée de demain. C’est vers Karakol qu’il fera le moins moche : je réserve donc une chambre pour ce soir au Hillside Karakol Boutique Hotel (41 $). Demain sera une journée de transition pour retourner vers l’ouest mais nous irons de bonne heure voir le marché aux bestiaux qui se tient tous les dimanches dans cette ville. Karakol et ses environs sont assez touristiques, je dois dire que c’est la météo qui nous a poussés par là…finalement comme nous sommes avant la haute saison, nous serons très tranquilles partout et je dois dire qu’il est assez confortable de rencontrer enfin quelques interlocuteurs qui parlent anglais. La ville et la région ne nous ont cependant pas émerveillés, mais peut-être est-ce en partie du à la météo grisouille. Contre toute attente, on se lève avec du soleil, bonne surprise ! En route vers la vallée de Jeti Ogüz, fleuron du tourisme kirghize, dont le principal atout est sa proximité avec la ville de Karakol. Nombreux camions d’apiculteurs en bas de la vallée, puis village touristique fait de bric et de broc (de la yourte au vieux sanatorium défraîchi de l’époque soviétique en passant par la cabane en tôle et la maison en panneaux de particules, le tout saupoudré de tristes chevaux qui attendent le touriste et de quelques alcooliques qui titubent déjà ou encore dès 8h du matin) près des fameuses falaises rouges. Puis la piste grimpe dans la vallée, somme toute assez banale (par rapport aux splendeurs du reste du pays hein ! Dans l’absolu c’est pas moche) et se termine près de quelques cabanes et yourtes destinés à l’hébergement touristique. Nous sommes à peine descendus de la voiture qu’on nous propose de poser avec un pauvre aigle ficelé et de nous guider jusqu’à la cascade (sans insistance) Le sentier, évident, passe dans une prairie parsemée de yourtes, stand de tir, guinguettes, épiceries et mène en 1,5 km jusqu’à la fameuse cascade. Peu de fleurs encore dans la Vallée des Fleurs… https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/jeti-oguz-waterfall-37531049 Nous reprenons la voiture et trouvons un coin un peu à l’écart de la piste (assez fréquentée, c’est dimanche) pour pique-niquer. Puis on se laisse tenter par la piste qui monte au-dessus du village de Jeti-Ogüz (à l’est), qui offre un beau point de vue sur le village et les falaises et mène ensuite à de beaux alpages fleuris. Nous espérions pouvoir rejoindre Karakol par là mais la piste se dilue dans les prairies et nous finissons par faire demi-tour. Joli coin ! Check in à notre hôtel de Karakol, sympa, tout neuf, déco typée sport d’hiver (Karakol attire pas mal de skieurs en hiver), une bonne douche (il fait de + en + lourd) puis nous allons faire un tour en ville. Eglise russe Mosquée Dungan Quelques parcs publics toujours décorés de sculptures monumentâles ! La ville ne nous a vraiment pas emballés et comme il semble que partout dans les restos l’attente soit interminable, on se contente de se faire livrer des (bonnes) pizzas à l’hôtel. Notre hôtelier nous indique où se trouve le marché aux bestiaux où nous irons demain à l’aube (42°30'29.61"N 78°22'38.80"E) avant de revenir prendre notre petit-déjeuner. Petit orage en soirée qui rafraichit un peu l’atmosphère… Dimanche 02 juin 2019 Karakol et son marché aux bestiaux Nous sommes accueillis par une bonne averse en arrivant au marché peu avant 6h. Quelques retardataires arrivent encore mais le gros de la troupe est déjà là. Il y a le coin des moutons, celui des vaches et taureaux (gare, ça se chamaille parfois brutalement) et celui des chevaux où les cavaliers essaient leurs futures montures. Pas de souci en cas d’achat impulsif, on trouve tout ce qu’il faut pour harnacher son animal et repartir avec. Un sprinter sinon rien ! Bon il y a quelques exceptions… Le b…l est finalement assez bien organisé. Ça marchande paisiblement. Peu de femmes, Quelques enfants… Une élégante… Passage chez le « pédicure » (quels étranges fers, je pense conçus pour éviter de glisser dans les prairies humides) Nous quittons le marché vers 9h00 alors que l’activité commence à décroître. Je me demande bien à quoi « servent » ces milliers (millions ?) de chevaux qu’on voit partout à travers le pays ? Je pense qu’ils sont là pour le plaisir ou l’ego de leurs propriétaires, comme certains chez nous accumulent vêtements, meubles, bijoux ou voitures. Le K est un vrai pays de cocagne pour les herbivores qui se multiplient et se nourrissent sans difficulté. Certains endroits semblent tout de même à la limite du surpâturage (on ne peut s’empêcher de penser à la Mongolie, « désertifiée » par son bétail, moins arrosée cependant) Retour à l’hôtel, douche (grâce à la pluie on n’a pas bouffé trop de poussière sur le marché), puis très bon petit déjeuner avant de prendre la route vers Kochkor. Voilà à quoi ressemble une aire de repos au Kirghizstan : de quoi requinquer hommes et mécanique ! Petit détour vers un lac salé situé vers l’extrémité ouest du lac Issyk Kul, sur sa rive sud. On y accède par une piste qui longe une étonnante vallée fertile au milieu d’une zone de badlands. Juste avant le lac, une barrière gardée par 3 zigotos désœuvrés, qui nous demandent d’abord 800 com (10 €) par personne, ramenés à 240 en tout quand nous commençons à faire demi-tour(…) Lac tristounet avec cette lumière. Quelques canards et d’innombrables hirondelles égaient l’atmosphère… Drôle de plantes (ce ne sont pas des cactus) le long de la piste. Si quelqu’un connait leur nom ? A Kochkor, le CBT nous informe que la piste du Karakol Pass est fermée, si bien que nous décidons de passer par le Kyzyl Art Pass. Après quelques courses (A cette époque, on trouve facilement un peu partout fraises, cerises et abricots délicieux et « donnés »), nous remontons une belle vallée fertile, hélas gâchée sur son flanc sud par une ligne à haute tension. Nous trouvons un coin de bivouac au nord de la route, avec une jolie vue. Une femme et deux jeunes enfants regagnent juste avant la nuit la ferme située en contrebas. Encore un petit orage ce soir puis le vent tombe. Lundi 03 juin 2019 Vallées de la Kokomeren et de la Karakol Au réveil, le pneu avant droit est dégonflé, ce qui est « normal » (on le regonfle tous les matins depuis qq jours) mais le pneu arrière gauche est complètement à plat. Après regonflage, on constate que la valve n’est plus étanche, même après nettoyage… Kochkor est à 50 km de bonne route : allons-y ! On y a remarqué la veille plusieurs réparateurs de pneus. On choisit le plus « chic » : un container bien rangé et propre. En moins de 10 mn, chronomètre en main, le gars démonte la roue, le pneu, trifouille la valve, regonfle et remonte le tout, pour 100 com (1,20 €) ! On se doute qu’à ce prix il n’a pas du changer la valve (qu’il ne doit de toute façon pas avoir en stock) Nous voilà repartis vers le Kizil Art Pass ou Kizart Ashuusu (2664 m, d’où un trek « classique » mène en 2 jours/30 km à la rive nord du lac Son Kul) A l’occasion d’une petite pause, on se rend compte que le pneu est partiellement dégonflé, flûte ! On regonfle et on repart… Nous poursuivons ensuite vers Chaek (la nouvelle route en construction entre Kazarman et Balikchy arrive jusqu’ici, depuis l’ouest donc) puis goudron jusqu’à Aral (nouvelle pompe toute neuve, Kazarman est indiqué à 92 km) et ensuite sur encore une vingtaine de km vers Kizil Korgon et au-delà vers l’ouest. Pic nic au bord de la Kokomeren (là où nous avions bivouaqué la dernière fois 41°43'1.72"N 74° 7'58.01"E) Puis nous continuons sur la route (goudronnée et déserte) puis la piste (bonne et fréquentée par des engins de chantier) jusqu’à la confluence entre Kokomeren et Naryn. Ce coin est superbe et je pense que la piste jusqu’à Kazarman doit l’être aussi, mais faute de temps nous n’irons pas jusque là) Un p’tit coup de gonflage, puis retour vers l’est jusqu’à la confluence entre Jumgal et Kokomeren, plein d’essence à Aral, puis plein nord dans les gorges de la Kokomeren. Une dizaine de km avant Suusamyr, nous prenons à droite vers le col de Karakol (celui annoncé fermé par le CBT de Kochkor) C’est une ample vallée glaciaire et comme nous sommes au NO du pays, elle est exposée aux dépressions venues de l’ouest, très arrosée, très verte et très fleurie ! Le bas de la vallée, très fertile, profite à quelques fermes tandis que les yourtes se cantonnent aux alpages. C’est un festival de couleurs, bienvenues pour éclaircir un ciel menaçant ! Coin de bivouac idéal au milieu des fleurs ! Bonne pluie de printemps en soirée…on entend l’herbe pousser ! Mardi 04 Juin 2019 lac de Toktogul et environs Les conditions sont idéales pour réparer le pneu AR D : il y a une zone d’eau calme dans notre petit torrent de montagne qui nous permet de trouver la fuite… C’est un petit trou bien sympathique que Fred répare en 2 temps 3 mouvements. Soulagés, nous redescendons un peu la vallée avant de prendre une piste qui grimpe sur un plateau surplombant la rivière. Ici encore, yourtes, troupeaux et même quelques champs cultivés. Il reste même du foin en fin d’hiver ! Nous consultons à nouveau la météo afin d’optimiser ces 2 derniers jours avant l’avion du retour (il y a un bon réseau à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamyr) En route vers le lac de Toktogul, où le soleil devrait être un peu plus présent qu’ailleurs. Pour le moment nous essuyons un beau grain dans la vallée de Suusamyr, et il nous faut attendre d’avoir franchi le col Alabel Ashuu (3184 m) pour profiter d’une accalmie pour une pause pic nic (pas dans le coin le plus glamour !) Après avoir rechargé cambuse, réservoir et porte-monnaie à Toktogul, suivant les indications du guide de Cécile et Laurent, nous prenons la route qui mène à l’ouest vers Terek Suu puis la piste qui continue au-delà vers le sud-ouest. Petit détour jusqu’aux rives du lac Toktogul dont les badlands sont d’un vert printannier alors que la chaleur déjà estivale pousse les garçons à la baignade, tandis que les filles se promènent de leur côté. Très jolie vallée ponctuée de villages blottis entre d’imposantes falaises dorées et une vivifiante rivière dont les eaux astucieusement dirigées irriguent petites parcelles et jardinets. Ici à 1000 m d’altitude, la vie semble plus douce qu’ailleurs au K… Nous sommes étonnés de voir ici comme ailleurs, des enfants de tous âges, nombreux, qui jouent dehors à toute heure. On se demande quand ils vont à l’école ? Le pays est pourtant réputé avoir un excellent taux d’alphabétisation… reliquat de l’époque soviétique ? Cela va-t-il durer ? Nous suivons la piste qui grimpe dans la montagne et se perd dans des nuages de pluie : demi-tour pour retrouver le soleil de la plaine et un joli bivouac au bord du canyon qui abrite une véritable oasis de fraicheur et où résonnent d’étranges et mélodieux cris d’oiseaux inconnus. Mercredi 05 Juin 2019 vers Talas et le lac de Besh Tash Nuit un peu chaude, grand ciel bleu au réveil. C’est aussi l’heure du petit déjeuner pour ce rapace qui vient de nourrir son petit… L’oasis en contrebas résonne de chants matinaux. Nous retrouvons la piste qui longe les jolies falaises, puis de ferme en ferme nous rapprochons du lac Toktogul. Le village de Chon-Aryk si harmonieux de loin nous donne envie de le visiter. De près même s’il y a quelques jolies maisons, nous constatons comme en beaucoup d’endroits que les rues sont bordées de portails préservant l’intimité des habitants (ça nous rappelle la Mongolie, dans une moindre mesure toutefois) Nous longeons à nouveau le lac et ses vertes collines et à peine 2h plus tard retrouvons la neige au col Alabel (3184 m). Encore 1h et nous filons slalomons entre les troupeaux dans la vallée de Talas, très agricole, où se succèdent les villages. Nous tournons juste avant la ville vers la piste qui mène au lac Besh Tash, traversons une petite zone aride avant de grimper dans une vallée très verte. Petit péage (220 com/personne, prix affiché) puis arrêt pic nic arrosé de qq gouttes de pluie. Ce massif d’Ala Too est très arrosé et la végétation en profite ! Nous croisons une unique voiture qui quitte le lac alors que nous y arrivons, cool. Il faut marcher un peu (dans des éboulis mais sentier bien tracé) pour découvrir un 1er petit lac puis une éclaircie miraculeuse nous accueille alors que nous arrivons en vue du grand lac. Bien sûr on en profite et on continue vers l’extrémité est de celui-ci. Pas de pétroglyphes sur ce gros bloc de granit ! Plus loin un cercle de pierres, sans doute destiné à contenir le bétail. Belle vallée d’altitude (le lac est à 3000 m) Fin de l’éclaircie, on retourne en vitesse à la voiture quand la pluie arrive. En fait les grains se succèdent en remontant la vallée et entre 2 averses, irrésistiblement attirés par une jolie proéminence qui surplombe la rivière, nous décidons de rester là cette nuit et installons le bivouac. Je remarque alors plusieurs tas de cailloux d’aspect peu naturel. Il s’avère qu’en des temps plus anciens, d’autres hommes ont été charmés par l’endroit et ont sans doute décidé d’y inhumer leurs proches. Ça nous fait tout drôle de penser qu’à des centaines (?) d’années d’intervalle, nous ayons eu la même perception de la « magie » de l’endroit. (42°12'38" N 72°27'57" E) En fin de soirée, le temps se dégrade pour de bon alors que l’orage gronde dans la vallée…ambiance… Jeudi 06 juin 2019 retour sur Bichkek Journée annoncée comme pourrie et ça se confirme. Il pleut quand on remballe la tente. Il pleut dans la vallée de Talas alors que nous devons dépasser au bas mot une trentaine de troupeaux qui montent vers les alpages. Il neige au passage des cols. Petite accalmie en arrivant dans la plaine de Bichkek : pic nic et séchage de tente, préparation des sacs pour l’avion. Route entre Kara Balta et Bichkek toujours aussi pénible : trafic et travaux (le tout sans klaxon donc attention et vigilance redoublées !) Chaleur orageuse étouffante, poussière, gaz d’échappement (les camions Kamaz sont une calamité !) tandis que la clim déjà pas vaillante depuis le départ est définitivement HS ! On arrive vers 16h à l’hôtel Soluxe où on commande notre dîner, puis Fred va faire laver la voiture. Petit orage en soirée et bon dîner à l’hôtel. Vendredi 07 Juin Fin du voyage Restitution de la voiture sans problème (et sans excuses de la part de Travelland qui n’a plus donné signe de vie depuis l’envoi des photos du pot d’échappement, malgré un mail pour lui signaler la panne du klaxon et un autre pour celle de la clim. Beaucoup plus prolixe pourtant avant la location…mais bon la voiture nous a menés à bon port sans problème majeur, relativisons…) En conclusion, enchantés de ce 2ème voyage au Kirghistan, décidé 1 semaine avant le départ. J’ai manqué de temps pour préparer plus de randonnées : pas facile d’improviser des randos de quelques heures dans des paysages si vastes où le regard embrasse des dizaines de km d’un coup ! On a trouvé les contacts avec les Kirghizes plus chaleureux la dernière fois alors que nous étions en famille avec nos 2 filles. Effet famille ? Période du ramadan ? Période de transhumance ? Ravis en tout cas d’avoir découvert le pays au printemps, d’autant que nous n’avons pas trop été gênés par la neige. Seuls le col Arabel et celui de la vallée de Karakol (à l’est de Suusamyr) étaient fermés (et j’ai un petit doute pour celui de Karakol, on n’a pas vérifié…) Peut-être avons-nous eu la chance de venir après un hiver peu enneigé, je ne sais pas ? On a essayé de composer avec la météo, en profitant à fond des 1ers jours de beau temps puis en nous adaptant à la recherche du beau temps. C’est finalement assez faisable car les distances ne sont pas énormes et certaines routes tout-à-fait roulantes.
New York et Washington 2018 English translation pending
Hello à toutes et tous !
Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.
Pourquoi ces deux villes ?
NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎
Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?
La préparation :
Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.
Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.
Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!
Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.
Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.
2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!
Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....
Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.




Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.
Pourquoi ces deux villes ?
NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎
Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?
La préparation :
Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.
Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.
Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!
Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.
Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.
2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!
Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....
Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.




Un beau voyage au Québec (juin 2015) English translation pending
Cela fait longtemps que nous nous rendons sur le continent américain, au Canada et aussi dans cette belle province de Québec.
Cependant, nous n'y sommes jamais restés suffisamment longtemps pour l'apprécier comme il se doit, la parcourir, la découvrir aussi près que possible compte tenu du caractère classique des voyages que nous entreprenons.
Alors cette année, c'est la bonne.
Après avoir construit un itinéraire de dix jours de sorte à ce qu'aucune étape ne soit trop longue -deux jours complets seront consacrés aux visites des villes de Québec et Montréal- (un peu plus en fait) c'est le 19 juin 2015 que nous décollons de Paris pour Montréal (nous sommes en fait partis le 18 de cette côte d'azur enchanteresse pour dîner le soir chez un membre éminent de la communauté de voyage forum -calisson94- et passer la nuit à l'hôtel Ibis de Roissy CDG). J'en profite pour exprimer encore un grand merci à calisson94 et à toute sa famille qui nous a accueillis... comme des rois !
Pour ceux que ce carnet intéressera (????) calisson94 est ma nièce.
9 heures de vol.... long, très long. A l'arrivée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau les formalités douanières sont assez longues -beaucoup moins que celles dédiées à l'entrée aux USA !!!- et les fonctionnaires douanières assez peu aimables ("Vous venez pour longtemps ? Vous emmenez du foie gras ? du fromage ?" (sic). Quelle idée car, me concernant, je déteste le fromage et il n'y a aucun risque que je transporte ce produit dans mon sac ! Nous logeons trois nuits à l'hôtel Aloft, tout près de l'aéroport. L'hôtel et la chambre sont spacieux, ultra moderne et très très confortable. L'espace dédié au petit déjeuner fait très loft.


9 heures de vol.... long, très long. A l'arrivée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau les formalités douanières sont assez longues -beaucoup moins que celles dédiées à l'entrée aux USA !!!- et les fonctionnaires douanières assez peu aimables ("Vous venez pour longtemps ? Vous emmenez du foie gras ? du fromage ?" (sic). Quelle idée car, me concernant, je déteste le fromage et il n'y a aucun risque que je transporte ce produit dans mon sac ! Nous logeons trois nuits à l'hôtel Aloft, tout près de l'aéroport. L'hôtel et la chambre sont spacieux, ultra moderne et très très confortable. L'espace dédié au petit déjeuner fait très loft.


11 jours à Londres en famille English translation pending
Accompagnés de nos filles de 13 et 15 ans, nous rentrons d’un séjour à Londres du 8 au 19 août qui nous a bien plu à tous.
Avant de détailler ce que nous avons fait, quelques remarques :
- Quel temps fait-il en août ? Et bien, nous, nous avons eu un peu tous les temps mais sur une même journée ! Il peut y avoir un super soleil mais cinq minutes après, il peut tomber des cordes. Seule solution, toujours avoir à portée de main son K-way et son parapluie. En tout cas, ce n’était pas la canicule (maximum 24°C) et nous n’avons pas risqué le moindre coup de soleil …
- Emmener de très bonnes chaussures et même une deuxième paire bien utile quand la première est trempée.
Acheter avant de partir une carte plastifiée de Londres bien résistante et ... pratique sous la pluie. J’ai acheté la mienne environ 5 €.
Bien choisir son hôtel. Moi j’avais réservé une chambre familiale au Premier Inn de Victoria. Je n’ai pas regretté ce choix car l’hôtel est à 5 min à pied de la gare Victoria, ce qui est génial quand on traine sa valise. Il était calme, le petit déjeuner était très bien, le personnel vraiment très agréable et le prix correct pour le quartier (131£/nuit pour une chambre de 4).
Si on compte visiter la Tour de Londres, y aller à l’ouverture. Je donnerais le même conseil pour The London Eye et le musée d’histoire naturelle.
Bien regarder les différentes possibilités pour alléger la facture des activités payantes (les musées sont presque tous gratuits). Pour la Tour de Londres et Hampton Court, nous avons acheté une carte Family Membership dont je parle plus tard et pour Madame TUSSAUDS, nous avons utilisé l’offre 2for1 (imprimer le voucher et montrer un billet avec le logo des chemins de fer, nous nous avions le billet retour du Gatwick Express).
Avant de détailler ce que nous avons fait, quelques remarques :
- Quel temps fait-il en août ? Et bien, nous, nous avons eu un peu tous les temps mais sur une même journée ! Il peut y avoir un super soleil mais cinq minutes après, il peut tomber des cordes. Seule solution, toujours avoir à portée de main son K-way et son parapluie. En tout cas, ce n’était pas la canicule (maximum 24°C) et nous n’avons pas risqué le moindre coup de soleil …
- Emmener de très bonnes chaussures et même une deuxième paire bien utile quand la première est trempée.
Acheter avant de partir une carte plastifiée de Londres bien résistante et ... pratique sous la pluie. J’ai acheté la mienne environ 5 €.
Bien choisir son hôtel. Moi j’avais réservé une chambre familiale au Premier Inn de Victoria. Je n’ai pas regretté ce choix car l’hôtel est à 5 min à pied de la gare Victoria, ce qui est génial quand on traine sa valise. Il était calme, le petit déjeuner était très bien, le personnel vraiment très agréable et le prix correct pour le quartier (131£/nuit pour une chambre de 4).
Si on compte visiter la Tour de Londres, y aller à l’ouverture. Je donnerais le même conseil pour The London Eye et le musée d’histoire naturelle.
Bien regarder les différentes possibilités pour alléger la facture des activités payantes (les musées sont presque tous gratuits). Pour la Tour de Londres et Hampton Court, nous avons acheté une carte Family Membership dont je parle plus tard et pour Madame TUSSAUDS, nous avons utilisé l’offre 2for1 (imprimer le voucher et montrer un billet avec le logo des chemins de fer, nous nous avions le billet retour du Gatwick Express).
Préparation Route 66 en août 2015 English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi prévoyons de parcourir la route 66 en voiture pendant le mois d'aout 2015.
C'est assez difficile de programmer un planning sur un si long lapse de temps et dans des endroits que l'on ne connait pas alors j'ai décidé de vous demander votre avis pour savoir si mon programme tient la route. Je précise que j'ai lu à peu prés tout ce qu'il y a sur le sujet dans le forum et cela m'a beaucoup servi pour l'ébauche de mon carnet de route.
Ce qui m'interresse surtout est de savoir si je ne m'attarde pas sur des endroits qui ne le merite pas forcement alors que je passe à coté de choses bien plus interressantes par exemple. Si les temps d'arrêt vous semble suffisant et le kilométrage réaliste.
Les journées sont beaucoup plus remplies, mais je n'ai mis que les endroits qui vont demander un certain temps de visite, le reste étant des choses à voir sur le parcours.
Je suis preneur de tous conseils et anedoctes susceptible de m'aider dans l'élaboration de ce voyage. Merci par avance!
Jour 1 Arrivée Chicago John Hancock Observatory Nuit Chicago
Jour 2 Visite Chicago Loop Millenium Park Skydeck Sears Tower Nuit Chicago
Jour 3 Visite Chicago The Field Museum Shedd Aquarium Nuit Chicago
Jour 4 Visite Chicago + Chicago - Willowbrook 23,5 miles Petit déjeuner au Lou Mitchell's Restaurant Adler Planetarium récupération du véhicule Nuit à Willowbrook
Jour 5 Willowbrook - Bloomington 123 miles Joliet Area Historical Museum Route 66 Association Hall of Fame Museum Pontiac Nuit à Bloomington
Jour 6 Bloomington - Litchfield 127 miles Visite Atlanta Bill Shea's Gas Station Museum Springfield Visite Springfield Nuit à Litchfield
Jour 7 Litchfield - Cuba 159 miles Visite St Louis Meramec Caverns Stanton Nuit à Cuba
Jour 8 Cuba - Miami 247 miles Nuit à Miami
Jour 9 Miami - Oklahoma City 211 miles Visite Tulsa Seaba Station Motorcycle Museum Warwick Visite Oklhoma City Cow boy Hall of Fame Oklahoma City Nuit à Oklahoma City
Jour 10 Oklahoma City - Elk City 116 miles Red Rock Canyon State Park Musee Stafford Weatherford Oklhoma Route 66 museum Clinton National Route 66 Museum Elk City
Jour 11 Elk City - Amarillo 154 miles Devil's Rope Museum McLean Palo Duro Canyon State Park Nuit à Amarillo
Jour 12 Amarillo - Tucumcari 116 miles Cadillac Ranch Midway Point Adrian Nuit à Tucumcari
Jour 13 Tucumcari - Santa Fe 192 miles Route 66 Auto Museum Santa Rosa Pecos National Historic Park Visite Santa Fe Nuit à Santa Fe
Jour 14 Santa Fe - Albuquerque (Turquoise Trail) 61,4 miles Visite Santa Fe Visite Albuquerque Nuit à Albuquerque
Jour 15 Albuquerque - Gallup 192 miles Visite Albuquerque Acoma Pueblo El Malpais National Monument Majestic Red Canyon Visite Gallup Nuit Gallup
Jour 16 Gallup - Monument Valley 177 miles Canyon de Chelly Monument Valley Nuit à Monument Valley
Jour 17 Monument Valley - Grand Canyon 181 miles Grand Canyon National Park Nuit à Crand Canyon
Jour 18 Grand Canyon - Holbrook 217 miles Petrified Forest & Painted Desert Nuit à Holbrook
Jour 19 Holbrook - Flagstaff 170 miles Meteor Crater Canyon Diablo Visite Flagstaff Nuit à Flagstaff
Jour 20 Flagstaff - kingman 169 miles Visite Williams Visite kingman Nuit à Kingman
Jour 21 Kingman - Las Vegas 203 miles Visite Oatman Visite Las Vegas Nuit à Las Vegas Jour 22 Visite Las Vegas
Jour 23 Las Vegas - Twentinine Palms 179 miles Moyave National Park Joshua Tree National Park Nuit à Twentinine Palms
Jour 24 Twentinine Palms - Barstow 153 miles Joshua Tree National Park Bagdad Café Nuit à Barstow
Jour 25 Barstow - Santa Monica 164 miles Elmer's House California Route 66 Museum Victorville Visite Santa Monica Nuit à Los Angeles
Jour 26 Visite Los Angeles Sunset Bld Walk of Fame Beverly Hills UCLA Griffith Observatory Nuit à Los Angeles
Jour 27 Visite Los Angeles Universals Studios Nuit à Los Angeles
Jour 28 Visite Los Angeles Paramount Pictures Studios Warner Bros Studios Nuit à Los Angeles
Jour 29 Visite Los Angeles Santa monica Venice Beach Nuit à Los Angeles
Jour 30 retour Paris
Jour 1 Arrivée Chicago John Hancock Observatory Nuit Chicago
Jour 2 Visite Chicago Loop Millenium Park Skydeck Sears Tower Nuit Chicago
Jour 3 Visite Chicago The Field Museum Shedd Aquarium Nuit Chicago
Jour 4 Visite Chicago + Chicago - Willowbrook 23,5 miles Petit déjeuner au Lou Mitchell's Restaurant Adler Planetarium récupération du véhicule Nuit à Willowbrook
Jour 5 Willowbrook - Bloomington 123 miles Joliet Area Historical Museum Route 66 Association Hall of Fame Museum Pontiac Nuit à Bloomington
Jour 6 Bloomington - Litchfield 127 miles Visite Atlanta Bill Shea's Gas Station Museum Springfield Visite Springfield Nuit à Litchfield
Jour 7 Litchfield - Cuba 159 miles Visite St Louis Meramec Caverns Stanton Nuit à Cuba
Jour 8 Cuba - Miami 247 miles Nuit à Miami
Jour 9 Miami - Oklahoma City 211 miles Visite Tulsa Seaba Station Motorcycle Museum Warwick Visite Oklhoma City Cow boy Hall of Fame Oklahoma City Nuit à Oklahoma City
Jour 10 Oklahoma City - Elk City 116 miles Red Rock Canyon State Park Musee Stafford Weatherford Oklhoma Route 66 museum Clinton National Route 66 Museum Elk City
Jour 11 Elk City - Amarillo 154 miles Devil's Rope Museum McLean Palo Duro Canyon State Park Nuit à Amarillo
Jour 12 Amarillo - Tucumcari 116 miles Cadillac Ranch Midway Point Adrian Nuit à Tucumcari
Jour 13 Tucumcari - Santa Fe 192 miles Route 66 Auto Museum Santa Rosa Pecos National Historic Park Visite Santa Fe Nuit à Santa Fe
Jour 14 Santa Fe - Albuquerque (Turquoise Trail) 61,4 miles Visite Santa Fe Visite Albuquerque Nuit à Albuquerque
Jour 15 Albuquerque - Gallup 192 miles Visite Albuquerque Acoma Pueblo El Malpais National Monument Majestic Red Canyon Visite Gallup Nuit Gallup
Jour 16 Gallup - Monument Valley 177 miles Canyon de Chelly Monument Valley Nuit à Monument Valley
Jour 17 Monument Valley - Grand Canyon 181 miles Grand Canyon National Park Nuit à Crand Canyon
Jour 18 Grand Canyon - Holbrook 217 miles Petrified Forest & Painted Desert Nuit à Holbrook
Jour 19 Holbrook - Flagstaff 170 miles Meteor Crater Canyon Diablo Visite Flagstaff Nuit à Flagstaff
Jour 20 Flagstaff - kingman 169 miles Visite Williams Visite kingman Nuit à Kingman
Jour 21 Kingman - Las Vegas 203 miles Visite Oatman Visite Las Vegas Nuit à Las Vegas Jour 22 Visite Las Vegas
Jour 23 Las Vegas - Twentinine Palms 179 miles Moyave National Park Joshua Tree National Park Nuit à Twentinine Palms
Jour 24 Twentinine Palms - Barstow 153 miles Joshua Tree National Park Bagdad Café Nuit à Barstow
Jour 25 Barstow - Santa Monica 164 miles Elmer's House California Route 66 Museum Victorville Visite Santa Monica Nuit à Los Angeles
Jour 26 Visite Los Angeles Sunset Bld Walk of Fame Beverly Hills UCLA Griffith Observatory Nuit à Los Angeles
Jour 27 Visite Los Angeles Universals Studios Nuit à Los Angeles
Jour 28 Visite Los Angeles Paramount Pictures Studios Warner Bros Studios Nuit à Los Angeles
Jour 29 Visite Los Angeles Santa monica Venice Beach Nuit à Los Angeles
Jour 30 retour Paris
Que voir en... Allemagne English translation pending
Que voir en Allemagne ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
L'Allemagne compte 16 "länder" (régions). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en cinq parties : - Le Nord : Basse Saxe, Mecklembourg-Poméranie Occidentale, Schleswig-Holstein et les agglomérations de Brême et Hambourg. - L'Ouest : Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre. - L'Est : Berlin, Brandebourg, Saxe, Saxe-Anhalt. - Le Centre : Hesse, Thuringe. - Le Sud : Bade-Wurtemberg, Bavière.
1- LE NORD
1.1- Brême et la Basse SaxeAlfeld : cette localité industrielle est classée à l'UNESCO pour l'architecture moderniste de l'Usine Fagus construite dans les années (19)20.Brême : la ville hanséatique est une des plus importantes d'Allemagne. Elle offre un superbe centre ancien dont certains éléments font d'ailleurs partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Bremerhaven : c'est le port de Brême à une cinquantaine de kilomètres de celle-ci. Le musée naval et le musée de l'émigration sont ses deux principaux centres d'intérêt. Quelques plages dans ses environs.Brunswick : cette grande ville largement détruite pendant la guerre ne compte plus que quelques édifices de son passé médiéval.Cuxhaven : une station balnéaire populaire sur l'estuaire de l'Elbe avec beaucoup de visiteurs de Hambourg et Brême situées pas très loin.Goslar : cette ville historique, aux portes du parc national du Harz, a bien préservé son patrimoine médiéval au point d'être inscrite à l'UNESCO avec les mines de Rammelsberg toutes proches qui ont fait sa richesse en son temps.Göttingen : ville universitaire plus connue par la chanson de Barbara que pour ses attraits touristiques.Hanovre : cette grande ville possède un vieux centre (en partie reconstruit après guerre) et les Jardins Royaux de Herrenhausen qui sont parmi les plus importants de style baroque en Europe.Hildesheim : même si son centre médiéval a été détruit pendant la guerre, sa reconstruction et son charme lui valent d'être inscrit à l'UNESCO pour sa cathédrale et l'église Saint-Michel.Lunebourg : jolie localité au centre ancien et aux maisons à colombage pas loin de Hambourg.Oldenbourg : ville universitaire avec un centre ancien et un château princier.Patrimoine naturel Lande de Lunebourg : vaste région de bois, de landes et de petits villages où on peut randonner et localement faire du canoë. Plusieurs parcs à thème (oiseaux, safari...) ou d'attractions sur la région.Parc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland) et les paysages.1.2- Hambourg et le Schleswig-HolsteinChâteau d'Eutin : un des plus remarquables châteaux du Schleswig-Holstein. Il est situé dans la commune du même nom dans la Suisse du Holstein.Château de Glücksburg : château-musée du XVIe siècle construit en bord de lac dans la localité de Glücksburg.Flensburg : la dernière ville allemande avant le Danemark offre un petit centre ancien et nombre de commerces fort appréciés des danois pour les tarifs pratiqués.Hambourg : un des premiers ports d'Europe et la seconde ville d'Allemagne. Néanmoins, Hambourg n'en est pas pour autant une destination des plus touristiques même si ses canaux, ses quais, son architecture, son animation dans certains quartiers comme Sankt Pauli, et son côté cosmopolite peuvent séduire.Heligoland : avec sa voisine Düne, ce sont les principales îles allemandes de la Mer du Nord. Heligoland est une destination appréciée pour ses paysages, ses plages, son absence de véhicules et ses produits hors-taxes.Kiel : la capitale du land est un port important (y compris ferries) de la Baltique. Par contre, la ville n'est pas du tout touristique.Lübeck : l'ancienne ville hanséatique est classée à l'UNESCO pour le caractère médiéval de son centre. Elle est aussi un des plus importants ports de la Baltique, y compris au niveau des ferries qui partent de sa périphérie à Travemünde qui est aussi une station balnéaire.Plön : la bourgade est nichée au coeur de la Suisse du Holstein, en bordure de forêts et de lacs. On peut y voir un château du XVIIe siècle qui est un des plus vastes du nord de l'Allemagne.Sankt Peter-Ording : située sur la Mer du Nord, cette ville thermale est également la plus grande station balnéaire d'Allemagne.Sylt : une île de la Frise à la frontière danoise. Elle a toujours été une destination touristique (plutôt chic) appréciée notamment pour ses plages et paysages. Patrimoine naturelSuisse du Holstein : cette région de collines, de forêts et de lacs entre Kiel et Lübeck est assez touristique. On y vient pour profiter du cadre campagnard, randonner, faire du vélo, pratiquer la canoë ou la voile. Plusieurs châteaux à découvrir comme ceux de Plön et de Eutin, de même que des plages pas loin.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément.. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland et Sylt) et les paysages.1.3- Mecklembourg-Poméranie OccidentaleChâteau de Rheinsberg : un château-musée de style rococo dans la commune du même nom.Greifswald : cette assez grande ville de la côte attire plus par sa position sur le littoral de la Baltique que par ses attraits spécifiques, même si elle dispose de plusieurs musées et de quelques beaux édifices.Neubrandenburg : une ville avec ses fortifications médiévales bien conservées, son église du XIIIe siècles et quelques maisons anciennes.Neustrelitz : petite ville à l'architecture baroque au bord d'un lac.Rostock : cet important port de la Baltique (y compris ferries) possède quelques bâtiments anciens et une très longue plage à sa périphérie sur la station balnéaire de Warnemünde.Rügen : grande île de la Baltique, proche du continent. Très touristique, elle est appréciée pour ses petits villages balnéaires (Binz, Sellin...), ses plages, ses falaises et ses activités nautiques. C'est aussi sur l'île qu'on peut voir à Pora les vestiges de ce qui aurait dû devenir à l'époque du IIIe Reich la plus grande station balnéaire au monde.Schwerin : la moins peuplée de toutes les capitales régionales possède une cathédrale et surtout un superbe château avec son parc construits sur une île.Stralsund : la petite ville hanséatique a conservé son très beau cachet médiéval qui lui vaut d'être inscrite à l'UNESCO (avec Wismar).Usedom : cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires (Zinnowitz, Heringsdorf...), de beaux paysages et nombre de plages. Elle est assez touristique avec de plus un bon ensoleillement.Wismar : tout comme Stralsund, la ville est à l'UNESCO pour son patrimoine historique. Patrimoine naturelCôte de la Mer Baltique : c'est en gros le littoral qui court de Rostock à la frontière polonaise. La côte à cet endroit est assez touristique avec ses stations balnéaires, ses longues plages, ses hautes falaises calcaires et ses beaux paysages en général. Les grandes îles de Rügen and Usedom attirent pas mal de monde.Parc national du lagon de Poméranie occidentale : situé en bord de mer, au nord-est de Rostock, c'est un des plus grands parcs d'Allemagne. Il est reconnu au niveau ornithologie.Parc national de la Müritz : vaste parc de forêts et de lacs (une centaine) dans lequel on peut se balader.2- L'OUEST
2.1- Rhénanie du Nord-WestphalieAix la Chapelle : Aachen est située à l'intersection des frontières de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. La cité est un mélange de moderne et d'ancien avec sa vieille ville et surtout sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et où repose Charlemagne.Bonn : celle qui fut capitale de la RFA de 1949 à 1990 est une ville universitaire et culturelle avec ses musées. C'est aussi à Bonn qu'est né Beethoven dont on peut visiter la maison.Brühl : la localité à côté de Cologne abrite les châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Cologne : la quatrième ville du pays est réputée pour son carnaval. On peut y voir également un petit centre ancien, une douzaine de belle églises romanes, sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et plusieurs musées.Dortmund : grande agglomération de la Rhur et port fluvial avec juste quelques témoignages de son passé médiéval dans le centre.Duisbourg : grande ville industrielle de la Ruhr et "premier port intérieur" au monde.Düsseldorf : au coeur de l'agglomération de Rhin-Ruhr, la capitale du land est avant tout une ville appréciée pour son animation, son carnaval, son dynamisme culturel et économique plus que pour ses quelques monuments ou son centre ancien reconstruit après guerre.Essen : autrefois au coeur de l'activité minière et sidérurgique, Essen compte encore plusieurs témoignages de cette époque avec aussi bien la villa de la famille d'industriels Krupp que le complexe de la mine de charbon de Zollverein classé à l'UNESCO. Gelsenkirchen : cette ville de la Rhur a recyclé une bonne partie de son patrimoine industriel en parcs et jardins.Monschau : aux portes du parc national de l'Eifel, la grosse bourgade possède un centre ancien aux maisons en bois dominé par les vestiges d'un château du Moyen-Age.Münster : grande ville étudiante avec également nombre d'églises.Ruhr : cette région au nord de Cologne a été pendant longtemps le centre de l'industrie minière allemande, voire européenne. Un tourisme industriel y est maintenant proposé avec la visite de mines dont celle de Zollern, de zones industrielles (Landschaftspark de Duisbourg, Zollverein d'Essen), de terrils, de quartiers ouvriers (à Oberhausen, Essen, Bochum...) ou au contraire de demeures bourgeoises (villa Krupp à Essen).Soest : petite ville des environs de Dortmund avec un centre "traditionnel" et plusieurs belles églises médiévales. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Siebengebirge : ce massif constitué de petites collines au sud de Bonn est apprécié pour la randonnée et accessoirement ses paysages.2.2- Rhénanie-PalatinatChâteau d'Eltz : joli château médiéval perché au dessus de la Moselle dans les environs de Coblence.Coblence : c'est la ville où se rejoignent le Rhin et la Moselle et le début du "Rhin romantique" qui est la partie du fleuve la plus jolie et appréciée des croisièristes. Au niveau urbain Coblence abrite plusieurs musées et belles églises.Cochem : petite localité des environs de Coblence à l'architecture traditionnelle avec ses vieilles maisons à colombage dominées par un château perché. C'est aussi un centre viticole important en bord de Moselle.Mayence : la capitale régionale est surtout connue pour être la ville de Guttemberg à qui un musée est dédié. Son carnaval est aussi réputé, de même que son commerce du vin avec nombre de vignobles dans ses environs.Spire : en plus d'un petit centre ancien, Spire abrite la plus grande cathédrale romane au monde. Celle-ci est classée à l'UNESCO.Trèves : la ville sur la Moselle fut en son temps une importante colonie romaine comme en témoignent encore plusieurs édifices de l'époque (porte, amphithéâtre, thermes..). Ceux-ci, de même que la cathédrale et l'église Notre-Dame, sont classés au patrimoine de l'UNESCO. A sa périphérie l'écomusée Roscheider Hof présente la culture rurale dans la région; c'est un des plus grands musées à ciel ouvert d'Europe.Worms : si la ville compte plusieurs musées et belles églises dans sa partie historique, elle est surtout connue pour ses vignobles et sa fête du vin. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Pfälzerwald : cette vaste région qui va de la frontière française aux abords de Kaiserslautern est couverte de forêts et localement de vignes. On y découvre de beaux paysages, les vestiges de quelques forteresses moyenâgeuses (Altdahn, Neuscharfeneck, Trifels...). On peut y pratiquer la marche, le vélo ou l'escalade.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.Vallée de la Moselle : la Moselle et sa vallée sont des lieux touristiques en Allemagne (et au Luxembourg), quoique bien moins cependant que la Vallée du Rhin. On peut faire des croisières fluviales sur celle-ci ou suivre la "Route des vins de Moselle" dont les vignobles bordent le cours de la rivière.2.3- SarreSarrelouis : la ville proche de la frontière française comporte encore un petit centre ancien et les vestiges de fortifications et de casemates datant de l'époque de Vauban ou d'après.Sarrebruck : la capitale de la Sarre est avant tout une ville industrielle comme le reste du land. L'usine sidérurgique (transformée en musée) de Völklingen à sa périphérie est classée à l'UNESCO.3- L'EST
3.1- Berlin et BrandebourgBerlin : la ville qui fut coupée en deux pendant 28 ans est la capitale de l'Allemagne réunifiée. Au delà des derniers témoignages de cette époque (avec son "fameux" Mur), la ville offre d'innombrables musées, quartiers dynamiques, édifices et monuments intéressants, des parcs (plus des lacs et forêts en périphérie). Egalement, une vie culturelle et festive intense et diversifiée. Pour beaucoup Berlin est la ville la plus intéressante du pays.Francfort sur l'Oder : grande ville à la frontière polonaise sur la route de Berlin à Varsovie.Mühlberg : bourgade du sud du Brandebourg avec quelques vieux édifices, une abbaye et un château au bord d'un lac. On peut faire de petites randonnées autour du village.Potsdam : juste à côté de Berlin, la ville est en quelque sorte le "prolongement touristique" de la capitale avec ses nombreux parcs et châteaux du quartier de Babelsberg dont beaucoup sont inscrits à l'UNESCO. De plus, la ville possède plusieurs belles parties anciennes (dont le quartiers des Hollandais) ou reconstruites.Sachsenhausen : un ancien camp de concentration transformé en mémorial à la périphérie de la ville d'Oranienburg. Cette dernière possède aussi un des plus vieux châteaux baroques d'Allemagne. Patrimoine naturelParc national de la vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.Sachsenhausen : cette région agricole assez peu peuplée, entre Berlin et Leipzig, offre nombre de possibilités de randonnées "campagnardes" à pied , à vélo et même en rollers. Elle abrite aussi quelques châteaux et églises médiévales.Spreewald : située au sud-est de Berlin, c'est une vaste zone humide aux multiples marais et canaux qui courent le long des fermes, des bois et des prairies. On y fait d'agréables balades en barque ou canoë, ainsi que de la marche ou du vélo sur les sentiers de randonnées.3.2- SaxeBautzen : la vieille cité saxonne a bien conservé son bâti médiéval, notamment dans son centre.Château de Hohnstein : un château médiéval dans la commune du même nom, en Suisse saxonne.Château de Moritzburg : de style baroque, c'est un des plus importants châteaux de Saxe. Il est situé pas loin de Dresde.Château de Pillnitz : un château de style Renaissance et son parc construits en bordure de l'Elbe à quelques kilomètres de Dresde.Dresde : presque entièrement détruite en 1945, la capitale de la Saxe possède néanmoins un très joli centre historique de style baroque qui fut un temps inscrit à l'UNESCO. Plusieurs beaux châteaux dans ses environs (Moritzburg, Pillnitz...).Forteresse de Königstein : cet imposant château médiéval le long de l'Elbe, transformé ensuite en forteresse militaire, est une des principales attractions touristiques de Saxe.Görlitz : ville historique très bien préservée à la frontière polonaise avec une architecture où se mélangent le gothique, le baroque et le style Renaissance. Plus de 3 500 maisons de la vieille ville sont classées.Leipzig : la plus grande agglomération de Saxe est une cité animée et commerçante avec également nombre de musées, d'édifices religieux et historiques. Au sud plusieurs lacs, dont le Cospudener See, ont été aménagés en zones de loisirs.Meissen : cette localité en plein dans les vignobles de l'Elbe possède un bel ensemble château-cathédrale surplombant la rivière et le quartier historique. La ville est également réputée pour sa porcelaine.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne et la Pologne dans la commune de Bad Muskau. Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Patrimoine naturelMonts Métallifères : cette chaîne de moyenne montagne entre la Saxe et la République Tchèque est un ensemble de lacs, forêts, collines, de petits villages, d'anciennes mines et de petits châteaux. On peut y randonner et y faire du ski à la station de Oberwiesenthal.Suisse saxonne : entre Dresde et la frontière tchèque, le long de l'Elbe, ce beau parc national dans lequel randonner se compose de formations rocheuses spectaculaires appréciées des grimpeurs. Plusieurs châteaux et forteresses ont été construits dans la région dont les plus connus sont Königstein et Hohnstein. Vallée de l'Elbe : c'est du côté de Dresde que les pourtours du fleuve sont les plus jolis avec notamment ses vignobles et ses châteaux comme celui de Pillnitz. De nombreuses croisières sur des bateaux à aube sont proposées au départ de Dresde vers la Suisse Saxonne; ce même trajet pouvant être aussi fait à vélo le long des pistes cyclables aménagées.3.3- Saxe-AnhaltDessau : ou plutôt Dessau-Rosslau après fusion avec sa voisine. Peu connue à l'étranger, la ville est cependant inscrite deux fois à l'UNESCO pour son architecture Bauhaus et pour le "Royaume des jardins de Dessau-Wörlitz" qui est un des plus grands ensembles de jardins anglais d'Europe.Magdebourg : grande ville et capitale du Saxe-Anhalt, au sud-ouest de Berlin, pas vraiment touristique avec "juste" une assez belle cathédrale et beaucoup d'espaces verts.Osterwieck : une bourgade "historique", en bord de rivière, avec un centre ancien.Quedlinburg : dans le massif du Harz dont elle est une des portes d'entrée, cette petite ville très touristique abrite une collégiale, un château et un centre ancien classés à l'UNESCO.Wernigerode : dans le massif du Harz, la commune possède plusieurs jolis édifices anciens et un château médiéval. C'est aussi de là que part le petit train à vapeur qui traverse une partie du massif montagneux.Wittenberg : c'est la ville de Luther avec plusieurs bâtiments commémoratifs de son époque qui sont classés à l'UNESCO. A quelques kilomètres, la commune d'Eisleben (où naquit le théologien) compte elle aussi des bâtiments classés à ce même titre. Patrimoine naturelParc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.4- LE CENTRE
4.1- HesseAbbaye d'Eberbach : un monastère cistercien qu'on peut visiter. Il est connu pour ses vignobles... et pour avoir servi de lieu de tournage au film "Le nom de la rose".Abbaye de Lorsch : cette abbaye, dans la commune du même nom, est classée à l'UNESCO.Darmstadt : au sud de Francfort, la ville qui a pas mal souffert de la guerre possède encore beaucoup d'édifices Art nouveau, ainsi que plusieurs musées.Francfort : la ville du commerce et de la finance en Allemagne est bien plus connue des voyageurs pour être la base de la compagnie Lufthansa que pour ses attraits touristiques qui peuvent se découvrir entre deux avions pour ce qui est de l'essentiel.Fulda : la ville au passé religieux possède pas mal d'églises, abbayes, petits palais et édifices divers à visiter. Elle compte également de nombreux parcs.Gelnhausen : petite ville des environs de Francfort avec un centre ancien.Herborn : une localité du nord de Francfort connue pour ses vieilles maisons à colombage.Hessenpark : écomusée présentant une centaine de maisons et d'édifices traditionnels de la région de la Hesse. Il est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Francfort.Kassel : grande ville universitaire au nord de Francfort. Son principal (et quasi unique) attrait touristique est le château de Wilhelmshöhe avec son parc associé à celui de Karlsaue.Marbourg : jolie ville avec son château et son centre ancien aux petites ruelles et aux maisons à colombage datant des XVII-XVIIIe siècles ou même d'avant.Rüdesheim : belle bourgade médiévale en bordure de Rhin. Elle est entourée de vignobles.Wiesbaden : la capitale de la Hesse est aussi traditionnellement une ville thermale sans toutefois posséder beaucoup d'attraits touristiques. Patrimoine naturelSite fossilifère de Messel : cette ancienne carrière dans la commune du même nom abrite d'innombrables fossiles qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.4.2- ThuringeBuchenwald : à quelques kilomètres de Weimar, ce qui fut un des pires camps de la deuxième guerre mondiale est aujourd'hui un musée et un mémorial.Eisenach : la ville abrite le château de Wartbourg qui est un des principaux châteaux d'Allemagne et est classé à l'UNESCO. L'édifice, commencé au XIe siècle, surplombe Eisenach qui est aussi la ville natale de Bach. Egalement plusieurs églises et de belles maisons Art nouveau ou plus anciennes. Erfurt : l'ancienne cité commerçante du Moyen-Age a conservé une partie de son patrimoine médiéval avec les rues étroites et les maisons à colombage de son centre.Mühlhausen : la localité a en partie gardé son cachet médiéval avec notamment ses remparts.Saalfeld : la ville d'origine d'une partie de la famille royale britannique abrite un petit centre ancien. Autour, plusieurs grottes, lacs et surtout des forêts parmi lesquelles randonner ou skier.Weimar : ce fut la ville des écrivains, des musiciens et surtout des architectes lorsqu'elle a été au centre du mouvement Bauhaus. L'ensemble de la ville et ses bâtiments de style Bauhaus sont inscrits à l'UNESCO. Patrimoine naturelForêt de Thuringe : ce vaste massif de forêts et de collines est un haut lieu de la randonnée dans le centre de l'Allemagne, notamment avec son sentier de Rennsteig long de 170 km. On peut également y faire du ski comme à la station de Silbersattel.5- LE SUD
5.1- Bade-WurtembergAbbaye de Reichenau : cette abbaye bénédictine du VIIIe siècle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Elle est située sur la petite l'île de Reichenau au sud du lac de Constance.Baden-Baden : ville thermale et de villégiature assez chic en bordure de la Forêt Noire.Château de Hohenzollern : très beau château perché à une cinquantaine de kilomètres au sud de Stuttgart. C'est un des châteaux les plus visités d'Allemagne.Constance : sur les bords du lac du même nom, à la frontière suisse, la ville possède un vieux centre mais est surtout une base pour profiter du lac (plaisance, balades en bateaux, vélo). Constance marque aussi la fin de la "Route verte", itinéraire touristique partant des Vosges, permettant la découverte du terroir, de la gastronomie et de la culture des régions traversées.Europa Park : situé à Rust, entre Fribourg et Strasbourg, c'est le plus grand parc d'attractions européen en surface et le deuxième en fréquentations après Disney.Fribourg : située aux pieds des montagnes de la Forêt Noire, Fribourg possède un centre ancien reconstruit avec sa cathédrale emblème de la ville.Heidelberg : belle ville universitaire (et romantique) avec son château du XVe siècle et son vieux centre. Karlsruhe : grande ville proche de la France avec surtout son imposant château du début XVIIIe siècle qui demeure son principal attrait.Ludwigsbourg : belle ville de style baroque des environs de Stuttgart avec un superbe et imposant palais du XVIIIe siècle.Mannheim : agglomération industrielle au sud de Francfort. Elle n'est pas des plus touristiques.Monastère de Maulbronn : situé dans la commune du même nom, l'édifice où se mélangent roman et gothique est classé à l'UNESCO.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Sites de vestiges d'habitations lacustres préhistoriques : ces vestiges sont répartis sur six pays alpins. Sur un millier d'existant, une centaine sont classés au patrimoine de l'UNESCO. L'Allemagne en compte 18, très majoritairement dans le Bade-Wurtemberg autour du lac de Constance. Le musée de plein air de Unteruhldingen offre la meilleure représentation de ce type d'habitat.Stuttgart : c'est la capitale du land. Elle n'est pas vraiment touristique malgré un centre ancien (reconstruit après guerre), plus quelques parcs et musées.Tübingen : ville universitaire animée, pas loin de Stuttgart. Elle possède un centre et un bord de rivière agréables. On peut faire des randonnées dans les forêts avoisinantes.Ulm : une ville avec un centre historique en bord de rivière et une cathédrale dont la flèche est la plus haute au monde (161 m).Weinheim : elle est surnommée la "ville aux deux châteaux-forts" et possède également un petit centre ancien. Patrimoine naturelLac de Constance : à cheval sur la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, c'est un des plus grands lacs européens. On y vient faire de la plaisance, des balades en bateaux ou ferries, ou du vélo sur ses nombreuses pistes cyclables.Forêt Noire : un massif de moyenne montagne boisée et de vallées au sud-ouest de l'Allemagne, parallèle à la frontière française. Elle abrite plusieurs stations thermales (dont Baden-Baden ) et est très appréciée pour ses milliers de kilomètres de chemins de randonnée.5.2- BavièreAbbaye d'Andechs : pas loin de Munich, cette belle abbaye bénédictine est autant connue pour son style baroque-rococo que pour sa brasserie qui se visite.Abbaye de Weltenbourg : belle abbaye sur les bords du Danube. C'est la plus vieille d'Allemagne.Augsburg : cette ville proche de Munich possède une jolie cathédrale, plusieurs édifices intéressants, de même qu'un quartier ancien (Fuggerei).Bad Reichenhall : une ville thermale pas loin de Salzbourg avec un vieux centre et des salines qu'on peut visiter. Pas mal d'activités outdoor dans les environs (trek, ski, raft, canyoning...).Bamberg : superbe cité médiévale et baroque aux portes de la Suisse franconienne. L'ensemble de la ville est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Bayreuth : c'est la ville de Wagner et du célèbre festival qui lui est consacré chaque année. L'opéra des Margraves de Bayreuth est classé au patrimoine de l'UNESCO.Bodenmais : station de ski touristique près de la frontière tchèque connue aussi pour ses cristaux et son musée de la mine.Château de Burghausen : un imposant château perché dans la commune du même nom frontalière avec l'Autriche.Château de Hohenschwangau : dans la commune éponyme, ce châteaux (re)construit par Maximilien II de Bavière au début XIXe siècle est situé à côté de celui de Neuschwanstein construit par son fils Louis II.Château de Linderhof : un autre château construit pas Louis II de Bavière dans le style romantique.Château de Neuschwanstein : ce magnifique château que Louis II de Bavière fît construire à la fin du XIXe siècle est aujourd'hui le plus célèbre d'Allemagne et un des plus visités. Il a également servi de modèle à Disney pour le château de la Belle au bois dormant. Il est situé à côté de celui de Hohenschwangau.Château de Plassenburg : c'est un des plus impressionnants châteaux d'Allemagne de par son volume. Il surplombe la ville de Kulmbach.Coburg : une ville du nord de la Bavière dominée par son imposant château, avec également nombre de maisons des XVI-XVIIIe siècles.Dachau : un des pires camps de concentrations nazis. Le site est devenu un mémorial.Dinkelsbühl : la commune a gardé son aspect moyenâgeux avec ses remparts, ses tours, ses halles, ses églises et ses vieilles demeures. C'est une étape de la Route romantique.Fürth : à la périphérie de Nuremberg, et contrairement à celle-ci, Fürth a gardé un certain nombre de ses édifices anciens d'origine datant pour beaucoup de la période XVII-XIXe siècles.Füssen : aux pieds des Alpes la ville marque la fin de la Route romantique. Elle abrite un superbe château gothique et le monastère bénédictin de Saint-Magne. Juste à côté, deux des plus beaux châteaux d'Allemagne : Neuschwanstein et Hohenschwangau.Garmisch-Partenkirchen : c'est la plus connue des stations de sports d'hiver allemandes.Ingolstadt : une ville en bord de Danube avec nombre de constructions anciennes de style gothique ou baroque. Ingolstadt est aussi liée au personnage de Frankenstein dont l'histoire est proposée à travers un "Frankenstein Tour".Landshut : une ville avec un centre ancien et pas mal d'édifices de style gothique.Lindau : joli localité en bordure du lac de Constance dont la partie ancienne a été construite sur une île. Des ferries et des croisières permettent de découvrir le lac.Memmingen : entre les Alpes bavaroises et le lac de Constance, la ville a gardé son aspect du Moyen Âge.Mittenwald : gros village de Haute-Bavière avec de belles maisons aux façades peintes et une activité reconnue dans la lutherie. Pas mal de possibilités "nature" dans les massifs alpins voisins dont celui des Karwendel dans lequel on peut randonner, faire du ski, de l'escalade ou de l'alpinisme.Munich : la capitale bavaroise, connue mondialement pour son Oktoberfest, offre également un centre ancien, beaucoup de beaux édifices en tous genres, quelques palais et châteaux, des musées et de parcs, ainsi qu'une certaine animation festive et culturelle.Nördlingen : une ville au cachet médiéval bien préservé, avec ses remparts, sur la Route romantique.Nuremberg : la ville au lourd passé est une cité de musées avec un centre ancien reconstruit après guerre.Oberammergau : gros village connu pour ses jolies façades peintes au XVIIIe siècle.Oberstdorf : une station réputée pour le saut et le ski nordique à partir de laquelle on peut faire de très belles randonnées et prendre l'un des plus hauts téléphérique d'Europe.Passau : la ville est une étape pour les croisières sur le Danube. On peut y visiter un centre ancien avec une citadelle et une belle cathédrale baroque.Ratisbonne : la ville, construite en bordure du Danude, est inscrite à l'UNESCO pour son beau centre médiéval.Rothenburg ob der Tauber : superbe petite ville sur la Route romantique qui a gardé son aspect et son architecture médiévale. Logiquement elle est très visitée.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Route romantique : c'est le nom de la route touristique d'environ 350 km qui relie Würzburg à Füssen (frontière autrichienne). On y découvrir nombre de petites villes et villages médiévaux, de magnifiques châteaux dont le plus connu demeure celui de Neuschwanstein, et des paysages sympathiques.Steingaden : ce village proche de l'Autriche abrite plusieurs églises dont celle de de Wies inscrite au patrimoine de l'UNESCO pour son style rococo.Tegernsee : village de villégiature assez chic des Alpes bavaroises, à côté du lac du même nom. Une abbaye bénédictine et des activités outdoor dans ses environs.Würzburg : la ville qui marque le début de la "Route romantique" abrite, entre autres, une belle cathédrale, la forteresse de Marienberg datant du XIIIe siècle, et surtout le magnifique "Palais-résidence de Würzburg" classé à l'UNESCO. Patrimoine naturelAlpes bavaroises : le long de la frontière autrichienne cette partie des Alpes est un des plus beaux endroits d'Allemagne avec ses sommets entre 2 et 3 000 m, ses lacs, ses forêts, ses pâturages. On y pratique entre autres la randonnées, le VTT et le ski.Forêt de Bavière : vaste zone forestière et de moyenne montagne à la frontière tchèque dont une partie est parc national. C'est un haut lieu du "tourisme nature". On peut notamment y faire de belles randonnées, du vélo et du ski. La faune locale est aussi assez riche avec des loups, des ours, des lynx et nombre d'espèces d'oiseaux.Lac Ammer : grand lac au sud-ouest de Munich que les habitants de la ville utilisent pour les sports nautiques. L'abbaye Andechs, lieu de pèlerinage, est sur ses rives tout comme le village de Diessen connu pour ses artistes et son musée consacré à Carl Off.Lac de Chiem : le plus grand lac bavarois est connu pour son île de Herrenchiemsee sur laquelle Louis II de Bavière fit construire une réplique de Versailles qu'on peut visiter.Lacs de Franconie : un ensemble de petits lacs au sud-ouest de Nuremberg appréciés pour leurs plages et les possibilités d'activités nautiques. On peut aussi randonner ou faire du vélo sur leurs pourtours.Lac de Starnberg : juste à côté du lac Ammer, cet autre grand lac porte les souvenirs de Louis II de Bavière et de Sissi à travers plusieurs châteaux (Berg, Possenhofen...), chapelle et musée. Dans un autre domaine le lac est aussi apprécié pour les activités nautiques, le vélo et la randonnée.Parc national de Berchtesgaden : ce parc alpin à la frontière de l'Autriche offre de superbes paysages de vallées, de lacs (dont le Königssee avec sa chapelle) et de hauts sommets. On peut y randonner sur plus de 200 km de sentiers balisés.Suisse franconienne : cette région de forêts, grottes et collines entre Nuremberg et Bayreuth est depuis longtemps une destination touristique. On y vient pour les beaux paysages, mais aussi les activités sport-nature (randonnée, escalade, canoë...). Plusieurs dizaines de petits châteaux médiévaux, plus ou moins en état, sont aussi à découvrir. 6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord Brême et la Basse Saxe : Brême; Goslar; Hildesheim; Parc national du Harz; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Hambourg et le Schleswig-Holstein : Lübeck; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Mecklembourg-Poméranie Occidentale : Côte de la Mer Baltique; Rügen; Stralsund; Usedom; Wismar.
- L'Ouest Rhénanie du Nord-Westphalie : Ruhr. Rhénanie-Palatinat : Cochem; Vallée du Haut-Rhin moyen; Vallée de la Moselle.
- L'Est Berlin et Brandebourg : Berlin; Potsdam; Spreewald. Saxe : Dresde; Forteresse de Königstein; Görlitz; Suisse saxonne; Vallée de l'Elbe. Saxe-Anhalt : Dessau; Quedlinburg; Parc national du Harz.
- Le Centre Hesse : Marbourg; Vallée du Haut-Rhin moyen. Thuringe : Buchenwald; Eisenach; Erfurt.
- Le Sud Bade-Wurtemberg : Château de Hohenzollern; Route des châteaux; Lac de Constance; Forêt Noire. Bavière : Alpes bavaroises; Bamberg; Château de Hohenschwangau; Château de Neuschwanstein; Dinkelsbühl; Forêt de Bavière; Lac de Chiem; Lac de Starnberg; Munich; Nördlingen; Parc national de Berchtesgaden; Ratisbonne; Rothenburg ob der Tauber; Route des châteaux; Route romantique; Suisse franconienne; Würzburg;
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L'Allemagne compte 16 "länder" (régions). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en cinq parties : - Le Nord : Basse Saxe, Mecklembourg-Poméranie Occidentale, Schleswig-Holstein et les agglomérations de Brême et Hambourg. - L'Ouest : Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre. - L'Est : Berlin, Brandebourg, Saxe, Saxe-Anhalt. - Le Centre : Hesse, Thuringe. - Le Sud : Bade-Wurtemberg, Bavière.
1- LE NORD
1.1- Brême et la Basse SaxeAlfeld : cette localité industrielle est classée à l'UNESCO pour l'architecture moderniste de l'Usine Fagus construite dans les années (19)20.Brême : la ville hanséatique est une des plus importantes d'Allemagne. Elle offre un superbe centre ancien dont certains éléments font d'ailleurs partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Bremerhaven : c'est le port de Brême à une cinquantaine de kilomètres de celle-ci. Le musée naval et le musée de l'émigration sont ses deux principaux centres d'intérêt. Quelques plages dans ses environs.Brunswick : cette grande ville largement détruite pendant la guerre ne compte plus que quelques édifices de son passé médiéval.Cuxhaven : une station balnéaire populaire sur l'estuaire de l'Elbe avec beaucoup de visiteurs de Hambourg et Brême situées pas très loin.Goslar : cette ville historique, aux portes du parc national du Harz, a bien préservé son patrimoine médiéval au point d'être inscrite à l'UNESCO avec les mines de Rammelsberg toutes proches qui ont fait sa richesse en son temps.Göttingen : ville universitaire plus connue par la chanson de Barbara que pour ses attraits touristiques.Hanovre : cette grande ville possède un vieux centre (en partie reconstruit après guerre) et les Jardins Royaux de Herrenhausen qui sont parmi les plus importants de style baroque en Europe.Hildesheim : même si son centre médiéval a été détruit pendant la guerre, sa reconstruction et son charme lui valent d'être inscrit à l'UNESCO pour sa cathédrale et l'église Saint-Michel.Lunebourg : jolie localité au centre ancien et aux maisons à colombage pas loin de Hambourg.Oldenbourg : ville universitaire avec un centre ancien et un château princier.Patrimoine naturel Lande de Lunebourg : vaste région de bois, de landes et de petits villages où on peut randonner et localement faire du canoë. Plusieurs parcs à thème (oiseaux, safari...) ou d'attractions sur la région.Parc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland) et les paysages.1.2- Hambourg et le Schleswig-HolsteinChâteau d'Eutin : un des plus remarquables châteaux du Schleswig-Holstein. Il est situé dans la commune du même nom dans la Suisse du Holstein.Château de Glücksburg : château-musée du XVIe siècle construit en bord de lac dans la localité de Glücksburg.Flensburg : la dernière ville allemande avant le Danemark offre un petit centre ancien et nombre de commerces fort appréciés des danois pour les tarifs pratiqués.Hambourg : un des premiers ports d'Europe et la seconde ville d'Allemagne. Néanmoins, Hambourg n'en est pas pour autant une destination des plus touristiques même si ses canaux, ses quais, son architecture, son animation dans certains quartiers comme Sankt Pauli, et son côté cosmopolite peuvent séduire.Heligoland : avec sa voisine Düne, ce sont les principales îles allemandes de la Mer du Nord. Heligoland est une destination appréciée pour ses paysages, ses plages, son absence de véhicules et ses produits hors-taxes.Kiel : la capitale du land est un port important (y compris ferries) de la Baltique. Par contre, la ville n'est pas du tout touristique.Lübeck : l'ancienne ville hanséatique est classée à l'UNESCO pour le caractère médiéval de son centre. Elle est aussi un des plus importants ports de la Baltique, y compris au niveau des ferries qui partent de sa périphérie à Travemünde qui est aussi une station balnéaire.Plön : la bourgade est nichée au coeur de la Suisse du Holstein, en bordure de forêts et de lacs. On peut y voir un château du XVIIe siècle qui est un des plus vastes du nord de l'Allemagne.Sankt Peter-Ording : située sur la Mer du Nord, cette ville thermale est également la plus grande station balnéaire d'Allemagne.Sylt : une île de la Frise à la frontière danoise. Elle a toujours été une destination touristique (plutôt chic) appréciée notamment pour ses plages et paysages. Patrimoine naturelSuisse du Holstein : cette région de collines, de forêts et de lacs entre Kiel et Lübeck est assez touristique. On y vient pour profiter du cadre campagnard, randonner, faire du vélo, pratiquer la canoë ou la voile. Plusieurs châteaux à découvrir comme ceux de Plön et de Eutin, de même que des plages pas loin.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément.. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland et Sylt) et les paysages.1.3- Mecklembourg-Poméranie OccidentaleChâteau de Rheinsberg : un château-musée de style rococo dans la commune du même nom.Greifswald : cette assez grande ville de la côte attire plus par sa position sur le littoral de la Baltique que par ses attraits spécifiques, même si elle dispose de plusieurs musées et de quelques beaux édifices.Neubrandenburg : une ville avec ses fortifications médiévales bien conservées, son église du XIIIe siècles et quelques maisons anciennes.Neustrelitz : petite ville à l'architecture baroque au bord d'un lac.Rostock : cet important port de la Baltique (y compris ferries) possède quelques bâtiments anciens et une très longue plage à sa périphérie sur la station balnéaire de Warnemünde.Rügen : grande île de la Baltique, proche du continent. Très touristique, elle est appréciée pour ses petits villages balnéaires (Binz, Sellin...), ses plages, ses falaises et ses activités nautiques. C'est aussi sur l'île qu'on peut voir à Pora les vestiges de ce qui aurait dû devenir à l'époque du IIIe Reich la plus grande station balnéaire au monde.Schwerin : la moins peuplée de toutes les capitales régionales possède une cathédrale et surtout un superbe château avec son parc construits sur une île.Stralsund : la petite ville hanséatique a conservé son très beau cachet médiéval qui lui vaut d'être inscrite à l'UNESCO (avec Wismar).Usedom : cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires (Zinnowitz, Heringsdorf...), de beaux paysages et nombre de plages. Elle est assez touristique avec de plus un bon ensoleillement.Wismar : tout comme Stralsund, la ville est à l'UNESCO pour son patrimoine historique. Patrimoine naturelCôte de la Mer Baltique : c'est en gros le littoral qui court de Rostock à la frontière polonaise. La côte à cet endroit est assez touristique avec ses stations balnéaires, ses longues plages, ses hautes falaises calcaires et ses beaux paysages en général. Les grandes îles de Rügen and Usedom attirent pas mal de monde.Parc national du lagon de Poméranie occidentale : situé en bord de mer, au nord-est de Rostock, c'est un des plus grands parcs d'Allemagne. Il est reconnu au niveau ornithologie.Parc national de la Müritz : vaste parc de forêts et de lacs (une centaine) dans lequel on peut se balader.2- L'OUEST
2.1- Rhénanie du Nord-WestphalieAix la Chapelle : Aachen est située à l'intersection des frontières de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. La cité est un mélange de moderne et d'ancien avec sa vieille ville et surtout sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et où repose Charlemagne.Bonn : celle qui fut capitale de la RFA de 1949 à 1990 est une ville universitaire et culturelle avec ses musées. C'est aussi à Bonn qu'est né Beethoven dont on peut visiter la maison.Brühl : la localité à côté de Cologne abrite les châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Cologne : la quatrième ville du pays est réputée pour son carnaval. On peut y voir également un petit centre ancien, une douzaine de belle églises romanes, sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et plusieurs musées.Dortmund : grande agglomération de la Rhur et port fluvial avec juste quelques témoignages de son passé médiéval dans le centre.Duisbourg : grande ville industrielle de la Ruhr et "premier port intérieur" au monde.Düsseldorf : au coeur de l'agglomération de Rhin-Ruhr, la capitale du land est avant tout une ville appréciée pour son animation, son carnaval, son dynamisme culturel et économique plus que pour ses quelques monuments ou son centre ancien reconstruit après guerre.Essen : autrefois au coeur de l'activité minière et sidérurgique, Essen compte encore plusieurs témoignages de cette époque avec aussi bien la villa de la famille d'industriels Krupp que le complexe de la mine de charbon de Zollverein classé à l'UNESCO. Gelsenkirchen : cette ville de la Rhur a recyclé une bonne partie de son patrimoine industriel en parcs et jardins.Monschau : aux portes du parc national de l'Eifel, la grosse bourgade possède un centre ancien aux maisons en bois dominé par les vestiges d'un château du Moyen-Age.Münster : grande ville étudiante avec également nombre d'églises.Ruhr : cette région au nord de Cologne a été pendant longtemps le centre de l'industrie minière allemande, voire européenne. Un tourisme industriel y est maintenant proposé avec la visite de mines dont celle de Zollern, de zones industrielles (Landschaftspark de Duisbourg, Zollverein d'Essen), de terrils, de quartiers ouvriers (à Oberhausen, Essen, Bochum...) ou au contraire de demeures bourgeoises (villa Krupp à Essen).Soest : petite ville des environs de Dortmund avec un centre "traditionnel" et plusieurs belles églises médiévales. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Siebengebirge : ce massif constitué de petites collines au sud de Bonn est apprécié pour la randonnée et accessoirement ses paysages.2.2- Rhénanie-PalatinatChâteau d'Eltz : joli château médiéval perché au dessus de la Moselle dans les environs de Coblence.Coblence : c'est la ville où se rejoignent le Rhin et la Moselle et le début du "Rhin romantique" qui est la partie du fleuve la plus jolie et appréciée des croisièristes. Au niveau urbain Coblence abrite plusieurs musées et belles églises.Cochem : petite localité des environs de Coblence à l'architecture traditionnelle avec ses vieilles maisons à colombage dominées par un château perché. C'est aussi un centre viticole important en bord de Moselle.Mayence : la capitale régionale est surtout connue pour être la ville de Guttemberg à qui un musée est dédié. Son carnaval est aussi réputé, de même que son commerce du vin avec nombre de vignobles dans ses environs.Spire : en plus d'un petit centre ancien, Spire abrite la plus grande cathédrale romane au monde. Celle-ci est classée à l'UNESCO.Trèves : la ville sur la Moselle fut en son temps une importante colonie romaine comme en témoignent encore plusieurs édifices de l'époque (porte, amphithéâtre, thermes..). Ceux-ci, de même que la cathédrale et l'église Notre-Dame, sont classés au patrimoine de l'UNESCO. A sa périphérie l'écomusée Roscheider Hof présente la culture rurale dans la région; c'est un des plus grands musées à ciel ouvert d'Europe.Worms : si la ville compte plusieurs musées et belles églises dans sa partie historique, elle est surtout connue pour ses vignobles et sa fête du vin. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Pfälzerwald : cette vaste région qui va de la frontière française aux abords de Kaiserslautern est couverte de forêts et localement de vignes. On y découvre de beaux paysages, les vestiges de quelques forteresses moyenâgeuses (Altdahn, Neuscharfeneck, Trifels...). On peut y pratiquer la marche, le vélo ou l'escalade.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.Vallée de la Moselle : la Moselle et sa vallée sont des lieux touristiques en Allemagne (et au Luxembourg), quoique bien moins cependant que la Vallée du Rhin. On peut faire des croisières fluviales sur celle-ci ou suivre la "Route des vins de Moselle" dont les vignobles bordent le cours de la rivière.2.3- SarreSarrelouis : la ville proche de la frontière française comporte encore un petit centre ancien et les vestiges de fortifications et de casemates datant de l'époque de Vauban ou d'après.Sarrebruck : la capitale de la Sarre est avant tout une ville industrielle comme le reste du land. L'usine sidérurgique (transformée en musée) de Völklingen à sa périphérie est classée à l'UNESCO.3- L'EST
3.1- Berlin et BrandebourgBerlin : la ville qui fut coupée en deux pendant 28 ans est la capitale de l'Allemagne réunifiée. Au delà des derniers témoignages de cette époque (avec son "fameux" Mur), la ville offre d'innombrables musées, quartiers dynamiques, édifices et monuments intéressants, des parcs (plus des lacs et forêts en périphérie). Egalement, une vie culturelle et festive intense et diversifiée. Pour beaucoup Berlin est la ville la plus intéressante du pays.Francfort sur l'Oder : grande ville à la frontière polonaise sur la route de Berlin à Varsovie.Mühlberg : bourgade du sud du Brandebourg avec quelques vieux édifices, une abbaye et un château au bord d'un lac. On peut faire de petites randonnées autour du village.Potsdam : juste à côté de Berlin, la ville est en quelque sorte le "prolongement touristique" de la capitale avec ses nombreux parcs et châteaux du quartier de Babelsberg dont beaucoup sont inscrits à l'UNESCO. De plus, la ville possède plusieurs belles parties anciennes (dont le quartiers des Hollandais) ou reconstruites.Sachsenhausen : un ancien camp de concentration transformé en mémorial à la périphérie de la ville d'Oranienburg. Cette dernière possède aussi un des plus vieux châteaux baroques d'Allemagne. Patrimoine naturelParc national de la vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.Sachsenhausen : cette région agricole assez peu peuplée, entre Berlin et Leipzig, offre nombre de possibilités de randonnées "campagnardes" à pied , à vélo et même en rollers. Elle abrite aussi quelques châteaux et églises médiévales.Spreewald : située au sud-est de Berlin, c'est une vaste zone humide aux multiples marais et canaux qui courent le long des fermes, des bois et des prairies. On y fait d'agréables balades en barque ou canoë, ainsi que de la marche ou du vélo sur les sentiers de randonnées.3.2- SaxeBautzen : la vieille cité saxonne a bien conservé son bâti médiéval, notamment dans son centre.Château de Hohnstein : un château médiéval dans la commune du même nom, en Suisse saxonne.Château de Moritzburg : de style baroque, c'est un des plus importants châteaux de Saxe. Il est situé pas loin de Dresde.Château de Pillnitz : un château de style Renaissance et son parc construits en bordure de l'Elbe à quelques kilomètres de Dresde.Dresde : presque entièrement détruite en 1945, la capitale de la Saxe possède néanmoins un très joli centre historique de style baroque qui fut un temps inscrit à l'UNESCO. Plusieurs beaux châteaux dans ses environs (Moritzburg, Pillnitz...).Forteresse de Königstein : cet imposant château médiéval le long de l'Elbe, transformé ensuite en forteresse militaire, est une des principales attractions touristiques de Saxe.Görlitz : ville historique très bien préservée à la frontière polonaise avec une architecture où se mélangent le gothique, le baroque et le style Renaissance. Plus de 3 500 maisons de la vieille ville sont classées.Leipzig : la plus grande agglomération de Saxe est une cité animée et commerçante avec également nombre de musées, d'édifices religieux et historiques. Au sud plusieurs lacs, dont le Cospudener See, ont été aménagés en zones de loisirs.Meissen : cette localité en plein dans les vignobles de l'Elbe possède un bel ensemble château-cathédrale surplombant la rivière et le quartier historique. La ville est également réputée pour sa porcelaine.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne et la Pologne dans la commune de Bad Muskau. Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Patrimoine naturelMonts Métallifères : cette chaîne de moyenne montagne entre la Saxe et la République Tchèque est un ensemble de lacs, forêts, collines, de petits villages, d'anciennes mines et de petits châteaux. On peut y randonner et y faire du ski à la station de Oberwiesenthal.Suisse saxonne : entre Dresde et la frontière tchèque, le long de l'Elbe, ce beau parc national dans lequel randonner se compose de formations rocheuses spectaculaires appréciées des grimpeurs. Plusieurs châteaux et forteresses ont été construits dans la région dont les plus connus sont Königstein et Hohnstein. Vallée de l'Elbe : c'est du côté de Dresde que les pourtours du fleuve sont les plus jolis avec notamment ses vignobles et ses châteaux comme celui de Pillnitz. De nombreuses croisières sur des bateaux à aube sont proposées au départ de Dresde vers la Suisse Saxonne; ce même trajet pouvant être aussi fait à vélo le long des pistes cyclables aménagées.3.3- Saxe-AnhaltDessau : ou plutôt Dessau-Rosslau après fusion avec sa voisine. Peu connue à l'étranger, la ville est cependant inscrite deux fois à l'UNESCO pour son architecture Bauhaus et pour le "Royaume des jardins de Dessau-Wörlitz" qui est un des plus grands ensembles de jardins anglais d'Europe.Magdebourg : grande ville et capitale du Saxe-Anhalt, au sud-ouest de Berlin, pas vraiment touristique avec "juste" une assez belle cathédrale et beaucoup d'espaces verts.Osterwieck : une bourgade "historique", en bord de rivière, avec un centre ancien.Quedlinburg : dans le massif du Harz dont elle est une des portes d'entrée, cette petite ville très touristique abrite une collégiale, un château et un centre ancien classés à l'UNESCO.Wernigerode : dans le massif du Harz, la commune possède plusieurs jolis édifices anciens et un château médiéval. C'est aussi de là que part le petit train à vapeur qui traverse une partie du massif montagneux.Wittenberg : c'est la ville de Luther avec plusieurs bâtiments commémoratifs de son époque qui sont classés à l'UNESCO. A quelques kilomètres, la commune d'Eisleben (où naquit le théologien) compte elle aussi des bâtiments classés à ce même titre. Patrimoine naturelParc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.4- LE CENTRE
4.1- HesseAbbaye d'Eberbach : un monastère cistercien qu'on peut visiter. Il est connu pour ses vignobles... et pour avoir servi de lieu de tournage au film "Le nom de la rose".Abbaye de Lorsch : cette abbaye, dans la commune du même nom, est classée à l'UNESCO.Darmstadt : au sud de Francfort, la ville qui a pas mal souffert de la guerre possède encore beaucoup d'édifices Art nouveau, ainsi que plusieurs musées.Francfort : la ville du commerce et de la finance en Allemagne est bien plus connue des voyageurs pour être la base de la compagnie Lufthansa que pour ses attraits touristiques qui peuvent se découvrir entre deux avions pour ce qui est de l'essentiel.Fulda : la ville au passé religieux possède pas mal d'églises, abbayes, petits palais et édifices divers à visiter. Elle compte également de nombreux parcs.Gelnhausen : petite ville des environs de Francfort avec un centre ancien.Herborn : une localité du nord de Francfort connue pour ses vieilles maisons à colombage.Hessenpark : écomusée présentant une centaine de maisons et d'édifices traditionnels de la région de la Hesse. Il est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Francfort.Kassel : grande ville universitaire au nord de Francfort. Son principal (et quasi unique) attrait touristique est le château de Wilhelmshöhe avec son parc associé à celui de Karlsaue.Marbourg : jolie ville avec son château et son centre ancien aux petites ruelles et aux maisons à colombage datant des XVII-XVIIIe siècles ou même d'avant.Rüdesheim : belle bourgade médiévale en bordure de Rhin. Elle est entourée de vignobles.Wiesbaden : la capitale de la Hesse est aussi traditionnellement une ville thermale sans toutefois posséder beaucoup d'attraits touristiques. Patrimoine naturelSite fossilifère de Messel : cette ancienne carrière dans la commune du même nom abrite d'innombrables fossiles qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.4.2- ThuringeBuchenwald : à quelques kilomètres de Weimar, ce qui fut un des pires camps de la deuxième guerre mondiale est aujourd'hui un musée et un mémorial.Eisenach : la ville abrite le château de Wartbourg qui est un des principaux châteaux d'Allemagne et est classé à l'UNESCO. L'édifice, commencé au XIe siècle, surplombe Eisenach qui est aussi la ville natale de Bach. Egalement plusieurs églises et de belles maisons Art nouveau ou plus anciennes. Erfurt : l'ancienne cité commerçante du Moyen-Age a conservé une partie de son patrimoine médiéval avec les rues étroites et les maisons à colombage de son centre.Mühlhausen : la localité a en partie gardé son cachet médiéval avec notamment ses remparts.Saalfeld : la ville d'origine d'une partie de la famille royale britannique abrite un petit centre ancien. Autour, plusieurs grottes, lacs et surtout des forêts parmi lesquelles randonner ou skier.Weimar : ce fut la ville des écrivains, des musiciens et surtout des architectes lorsqu'elle a été au centre du mouvement Bauhaus. L'ensemble de la ville et ses bâtiments de style Bauhaus sont inscrits à l'UNESCO. Patrimoine naturelForêt de Thuringe : ce vaste massif de forêts et de collines est un haut lieu de la randonnée dans le centre de l'Allemagne, notamment avec son sentier de Rennsteig long de 170 km. On peut également y faire du ski comme à la station de Silbersattel.5- LE SUD
5.1- Bade-WurtembergAbbaye de Reichenau : cette abbaye bénédictine du VIIIe siècle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Elle est située sur la petite l'île de Reichenau au sud du lac de Constance.Baden-Baden : ville thermale et de villégiature assez chic en bordure de la Forêt Noire.Château de Hohenzollern : très beau château perché à une cinquantaine de kilomètres au sud de Stuttgart. C'est un des châteaux les plus visités d'Allemagne.Constance : sur les bords du lac du même nom, à la frontière suisse, la ville possède un vieux centre mais est surtout une base pour profiter du lac (plaisance, balades en bateaux, vélo). Constance marque aussi la fin de la "Route verte", itinéraire touristique partant des Vosges, permettant la découverte du terroir, de la gastronomie et de la culture des régions traversées.Europa Park : situé à Rust, entre Fribourg et Strasbourg, c'est le plus grand parc d'attractions européen en surface et le deuxième en fréquentations après Disney.Fribourg : située aux pieds des montagnes de la Forêt Noire, Fribourg possède un centre ancien reconstruit avec sa cathédrale emblème de la ville.Heidelberg : belle ville universitaire (et romantique) avec son château du XVe siècle et son vieux centre. Karlsruhe : grande ville proche de la France avec surtout son imposant château du début XVIIIe siècle qui demeure son principal attrait.Ludwigsbourg : belle ville de style baroque des environs de Stuttgart avec un superbe et imposant palais du XVIIIe siècle.Mannheim : agglomération industrielle au sud de Francfort. Elle n'est pas des plus touristiques.Monastère de Maulbronn : situé dans la commune du même nom, l'édifice où se mélangent roman et gothique est classé à l'UNESCO.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Sites de vestiges d'habitations lacustres préhistoriques : ces vestiges sont répartis sur six pays alpins. Sur un millier d'existant, une centaine sont classés au patrimoine de l'UNESCO. L'Allemagne en compte 18, très majoritairement dans le Bade-Wurtemberg autour du lac de Constance. Le musée de plein air de Unteruhldingen offre la meilleure représentation de ce type d'habitat.Stuttgart : c'est la capitale du land. Elle n'est pas vraiment touristique malgré un centre ancien (reconstruit après guerre), plus quelques parcs et musées.Tübingen : ville universitaire animée, pas loin de Stuttgart. Elle possède un centre et un bord de rivière agréables. On peut faire des randonnées dans les forêts avoisinantes.Ulm : une ville avec un centre historique en bord de rivière et une cathédrale dont la flèche est la plus haute au monde (161 m).Weinheim : elle est surnommée la "ville aux deux châteaux-forts" et possède également un petit centre ancien. Patrimoine naturelLac de Constance : à cheval sur la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, c'est un des plus grands lacs européens. On y vient faire de la plaisance, des balades en bateaux ou ferries, ou du vélo sur ses nombreuses pistes cyclables.Forêt Noire : un massif de moyenne montagne boisée et de vallées au sud-ouest de l'Allemagne, parallèle à la frontière française. Elle abrite plusieurs stations thermales (dont Baden-Baden ) et est très appréciée pour ses milliers de kilomètres de chemins de randonnée.5.2- BavièreAbbaye d'Andechs : pas loin de Munich, cette belle abbaye bénédictine est autant connue pour son style baroque-rococo que pour sa brasserie qui se visite.Abbaye de Weltenbourg : belle abbaye sur les bords du Danube. C'est la plus vieille d'Allemagne.Augsburg : cette ville proche de Munich possède une jolie cathédrale, plusieurs édifices intéressants, de même qu'un quartier ancien (Fuggerei).Bad Reichenhall : une ville thermale pas loin de Salzbourg avec un vieux centre et des salines qu'on peut visiter. Pas mal d'activités outdoor dans les environs (trek, ski, raft, canyoning...).Bamberg : superbe cité médiévale et baroque aux portes de la Suisse franconienne. L'ensemble de la ville est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Bayreuth : c'est la ville de Wagner et du célèbre festival qui lui est consacré chaque année. L'opéra des Margraves de Bayreuth est classé au patrimoine de l'UNESCO.Bodenmais : station de ski touristique près de la frontière tchèque connue aussi pour ses cristaux et son musée de la mine.Château de Burghausen : un imposant château perché dans la commune du même nom frontalière avec l'Autriche.Château de Hohenschwangau : dans la commune éponyme, ce châteaux (re)construit par Maximilien II de Bavière au début XIXe siècle est situé à côté de celui de Neuschwanstein construit par son fils Louis II.Château de Linderhof : un autre château construit pas Louis II de Bavière dans le style romantique.Château de Neuschwanstein : ce magnifique château que Louis II de Bavière fît construire à la fin du XIXe siècle est aujourd'hui le plus célèbre d'Allemagne et un des plus visités. Il a également servi de modèle à Disney pour le château de la Belle au bois dormant. Il est situé à côté de celui de Hohenschwangau.Château de Plassenburg : c'est un des plus impressionnants châteaux d'Allemagne de par son volume. Il surplombe la ville de Kulmbach.Coburg : une ville du nord de la Bavière dominée par son imposant château, avec également nombre de maisons des XVI-XVIIIe siècles.Dachau : un des pires camps de concentrations nazis. Le site est devenu un mémorial.Dinkelsbühl : la commune a gardé son aspect moyenâgeux avec ses remparts, ses tours, ses halles, ses églises et ses vieilles demeures. C'est une étape de la Route romantique.Fürth : à la périphérie de Nuremberg, et contrairement à celle-ci, Fürth a gardé un certain nombre de ses édifices anciens d'origine datant pour beaucoup de la période XVII-XIXe siècles.Füssen : aux pieds des Alpes la ville marque la fin de la Route romantique. Elle abrite un superbe château gothique et le monastère bénédictin de Saint-Magne. Juste à côté, deux des plus beaux châteaux d'Allemagne : Neuschwanstein et Hohenschwangau.Garmisch-Partenkirchen : c'est la plus connue des stations de sports d'hiver allemandes.Ingolstadt : une ville en bord de Danube avec nombre de constructions anciennes de style gothique ou baroque. Ingolstadt est aussi liée au personnage de Frankenstein dont l'histoire est proposée à travers un "Frankenstein Tour".Landshut : une ville avec un centre ancien et pas mal d'édifices de style gothique.Lindau : joli localité en bordure du lac de Constance dont la partie ancienne a été construite sur une île. Des ferries et des croisières permettent de découvrir le lac.Memmingen : entre les Alpes bavaroises et le lac de Constance, la ville a gardé son aspect du Moyen Âge.Mittenwald : gros village de Haute-Bavière avec de belles maisons aux façades peintes et une activité reconnue dans la lutherie. Pas mal de possibilités "nature" dans les massifs alpins voisins dont celui des Karwendel dans lequel on peut randonner, faire du ski, de l'escalade ou de l'alpinisme.Munich : la capitale bavaroise, connue mondialement pour son Oktoberfest, offre également un centre ancien, beaucoup de beaux édifices en tous genres, quelques palais et châteaux, des musées et de parcs, ainsi qu'une certaine animation festive et culturelle.Nördlingen : une ville au cachet médiéval bien préservé, avec ses remparts, sur la Route romantique.Nuremberg : la ville au lourd passé est une cité de musées avec un centre ancien reconstruit après guerre.Oberammergau : gros village connu pour ses jolies façades peintes au XVIIIe siècle.Oberstdorf : une station réputée pour le saut et le ski nordique à partir de laquelle on peut faire de très belles randonnées et prendre l'un des plus hauts téléphérique d'Europe.Passau : la ville est une étape pour les croisières sur le Danube. On peut y visiter un centre ancien avec une citadelle et une belle cathédrale baroque.Ratisbonne : la ville, construite en bordure du Danude, est inscrite à l'UNESCO pour son beau centre médiéval.Rothenburg ob der Tauber : superbe petite ville sur la Route romantique qui a gardé son aspect et son architecture médiévale. Logiquement elle est très visitée.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Route romantique : c'est le nom de la route touristique d'environ 350 km qui relie Würzburg à Füssen (frontière autrichienne). On y découvrir nombre de petites villes et villages médiévaux, de magnifiques châteaux dont le plus connu demeure celui de Neuschwanstein, et des paysages sympathiques.Steingaden : ce village proche de l'Autriche abrite plusieurs églises dont celle de de Wies inscrite au patrimoine de l'UNESCO pour son style rococo.Tegernsee : village de villégiature assez chic des Alpes bavaroises, à côté du lac du même nom. Une abbaye bénédictine et des activités outdoor dans ses environs.Würzburg : la ville qui marque le début de la "Route romantique" abrite, entre autres, une belle cathédrale, la forteresse de Marienberg datant du XIIIe siècle, et surtout le magnifique "Palais-résidence de Würzburg" classé à l'UNESCO. Patrimoine naturelAlpes bavaroises : le long de la frontière autrichienne cette partie des Alpes est un des plus beaux endroits d'Allemagne avec ses sommets entre 2 et 3 000 m, ses lacs, ses forêts, ses pâturages. On y pratique entre autres la randonnées, le VTT et le ski.Forêt de Bavière : vaste zone forestière et de moyenne montagne à la frontière tchèque dont une partie est parc national. C'est un haut lieu du "tourisme nature". On peut notamment y faire de belles randonnées, du vélo et du ski. La faune locale est aussi assez riche avec des loups, des ours, des lynx et nombre d'espèces d'oiseaux.Lac Ammer : grand lac au sud-ouest de Munich que les habitants de la ville utilisent pour les sports nautiques. L'abbaye Andechs, lieu de pèlerinage, est sur ses rives tout comme le village de Diessen connu pour ses artistes et son musée consacré à Carl Off.Lac de Chiem : le plus grand lac bavarois est connu pour son île de Herrenchiemsee sur laquelle Louis II de Bavière fit construire une réplique de Versailles qu'on peut visiter.Lacs de Franconie : un ensemble de petits lacs au sud-ouest de Nuremberg appréciés pour leurs plages et les possibilités d'activités nautiques. On peut aussi randonner ou faire du vélo sur leurs pourtours.Lac de Starnberg : juste à côté du lac Ammer, cet autre grand lac porte les souvenirs de Louis II de Bavière et de Sissi à travers plusieurs châteaux (Berg, Possenhofen...), chapelle et musée. Dans un autre domaine le lac est aussi apprécié pour les activités nautiques, le vélo et la randonnée.Parc national de Berchtesgaden : ce parc alpin à la frontière de l'Autriche offre de superbes paysages de vallées, de lacs (dont le Königssee avec sa chapelle) et de hauts sommets. On peut y randonner sur plus de 200 km de sentiers balisés.Suisse franconienne : cette région de forêts, grottes et collines entre Nuremberg et Bayreuth est depuis longtemps une destination touristique. On y vient pour les beaux paysages, mais aussi les activités sport-nature (randonnée, escalade, canoë...). Plusieurs dizaines de petits châteaux médiévaux, plus ou moins en état, sont aussi à découvrir. 6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord Brême et la Basse Saxe : Brême; Goslar; Hildesheim; Parc national du Harz; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Hambourg et le Schleswig-Holstein : Lübeck; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Mecklembourg-Poméranie Occidentale : Côte de la Mer Baltique; Rügen; Stralsund; Usedom; Wismar.
- L'Ouest Rhénanie du Nord-Westphalie : Ruhr. Rhénanie-Palatinat : Cochem; Vallée du Haut-Rhin moyen; Vallée de la Moselle.
- L'Est Berlin et Brandebourg : Berlin; Potsdam; Spreewald. Saxe : Dresde; Forteresse de Königstein; Görlitz; Suisse saxonne; Vallée de l'Elbe. Saxe-Anhalt : Dessau; Quedlinburg; Parc national du Harz.
- Le Centre Hesse : Marbourg; Vallée du Haut-Rhin moyen. Thuringe : Buchenwald; Eisenach; Erfurt.
- Le Sud Bade-Wurtemberg : Château de Hohenzollern; Route des châteaux; Lac de Constance; Forêt Noire. Bavière : Alpes bavaroises; Bamberg; Château de Hohenschwangau; Château de Neuschwanstein; Dinkelsbühl; Forêt de Bavière; Lac de Chiem; Lac de Starnberg; Munich; Nördlingen; Parc national de Berchtesgaden; Ratisbonne; Rothenburg ob der Tauber; Route des châteaux; Route romantique; Suisse franconienne; Würzburg;
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Red Rocks 2013 English translation pending
Notre 5ème voyage aux USA mais le 4ème dans l’ouest cher à notre cœur réunit cette année les parents (c'est nous !), le fils cadet qui nous avait déjà accompagné en 2009 et un copain à lui pour qui, même prendre l’avion est une première. Nous avons donc concocté cette année un circuit repassant dans les grands parcs de l’ouest en l’honneur du « novice » et quelques nouveautés dans le wilderness pour notre goût personnel, le tout se terminant par 2 jours à Las Vegas, indispensable récompense aux 2 ados de 17 ans : 2 semaines calées sur les vacances scolaires.
Dimanche 19 octobre
Nous voilà fin prêts, les valises rondement bouclées (on commence à avoir l’habitude et je constate que ma pile de vêtement s’est largement allégée par rapport aux premières années : j’ai enfin compris que je ne mets que mes vêtements préférés pour la rando et que le reste est totalement inutile. Nous prévoyons simplement ce qu’il faut pour le froid comme pour le chaud. Romain, le copain de mon fils a dormi chez nous la veille pour faciliter notre départ à l’aéroport. Notre taxi est à l’heure. Je compte bien profiter du temps d’attente à l’aéroport pour faire imprimer nos boarding pass. 2 stops à l’aller (Paris New York) et un seul au retour : NYC. (c’était la version la plus économique quand j’ai choisi les billets).
Je n’ai pu imprimer pour le moment que le Nice Paris. Mais sur place le personnel d’Air France ne semble pas pouvoir faire mieux que moi malgré un appel à l’aide à divers collègues. Il semble que le système informatique différent entre Nice et Paris ne permette pas la chose ! Heu, nous sommes bien en 2013 non ?!!! Z’êtes sûr ? Bref je n’ai plus qu’à faire de même à Paris. Sauf que l’avion a du retard, que nous avons moins d’1h00 pour le changement, que le premier accueil Air France est fermé, et que le seul ouvert est plein à craquer. Je me mets dans une file où il y a 7 personnes devant moi. 40mn plus tard : il reste 6 personnes devant moi… Bon, ça commence à bien faire. Je demande à un couple devant moi dont le vol est dans l’après-midi de me faire passer : réponse négative ! Charmant. Le gars derrière moi est désespéré : on l’a déjà appelé pour son départ sur Séoul. Les hôtesses sont stressées et passent des heures au téléphone. Heu… je tue qui en premier ??? Quand nous arrivons devant une des hôtesses qui doit ressaisir 4 x tous les documents (adresse sur place, n° passeport… bref tout le tralala qu’on peut faire chez soi tranquillement, l’avion est sensé s’envoler mais par faveur spéciale du hasard, il a un peu de retard. L’embarquement est presque terminé et nous tentons le coup en courant un bon kilomètre avec nos affaires de cabine et c’est donc totalement liquéfiés, la langue pendante et bon derniers que nous arrivons dans l’avion qui n’attendait que nous. Enfin qui sait… Pfff……….. Merci Air France.
Mais ce n’est pas tout ! Les sièges soigneusement choisis à l’achat des billets ont été distribués autrement et nous sommes tous les 4 éparpillés. Les garçons font une tête d’enterrement et je mets 1 petite heure pour tenter de les mettre l’un à côté de l’autre au prix d’un jeu de chaises musicales assez calé. De la façon dont ils me remercient, je croie que j’ai gagné mes galons de mère exemplaire pour au moins une semaine ! Sauf que moi je me retrouve à une place avec plus d’espace pour les jambes mais juste à côté des toilettes, et particulièrement néfaste pour 3 de mes sens : bruyante, lumineuse et odorante (merci… ou pas, le fameux « canard WC bleu » !). Remarquez, au moins mon écran marche car la section devant les toilettes où sont mes 3 gars il y a une panne d’écran qui durera 5h00 sur les 7 ½ du vol ! Lamentable ! Merci Air France…
A NYC, nous avons 3h00 et c’est relax que nous abordons l’énorme serpentin qui nous prendra ¾ h pour nous amener devant un officier d’immigration jovial et de bonne humeur. Toutes les formalités et contrôles divers s’enchaînent sans soucis et notre vol suivant se passe très bien. Le vol Delta est sans écran et tout est payant comme d’hab mais nous arrivons à l’heure à 21h50. He bé ! M’en souviendrai…
Cette fois, c’est chez Alamo que nous avons loué notre véhicule par l’intermédiaire de Voituredelocation. Au comptoir, nous sommes conduits à la borne automatique et tout se passe très rapidement. Nous choisissons ensuite un 4x4, seulement AWD mais ayant la plus haute garde au sol de la rangée et le coffre le plus spacieux pour nos 4 bagages et 4 sac à dos plus la future glacière et sacs de courses. C’est un Hyundai Santa Fé qui nous donnera satisfaction même si son comportement sur piste n’est pas aussi agréable que d’autres SUV que j’ai eu précédemment. Et c’est parti ! Gps daigne s’allumer de suite et nous rejoignons notre première chambre d’hôtel réservée : le Best Western Mac Carran : près de l’aéroport et sur la route du Walmart pour le lendemain. Dodo !
Dimanche 20 octobre
Tout le monde est réveillé de bonne heure et nous partons donc faire nos courses dans le magasin immense et bien achalandé. Nous savons ce que nous voulons et c’est donc assez rapide. Il fait un temps magnifique et je sens bien la journée parfaite. Nous partons pour notre petit parc mascotte, celui que nous parcourons tous les ans, sauf Romain qui en prend plein la vue, j’ai nommé Valley of Fire. Nous nous sommes donnés RDV avec Pong, membre actif des forums dédiés à l’ouest. J’ai hâte de le rencontrer mais comme il est de bonne heure, nous décidons de découvrir quelques coins dans la zone sud ouest du parc. Nous posons la voiture après avoir évité (peut-être pas toutes hélas) pas mal de mygales qui déambulent sur la route (Brrr…….) et partons en rando. J’ai rentré quelques waypoint dans mon gps et après nous être garés au-delà d’Atlas Rock, je regarde ce qui est le plus proche. Windstone arch s’affiche à 900m. J’ai juste oublié de documenter et ne me souviens plus de l’allure de l’arche en question. Je découvre une arche plus ou moins à mon point gps et je suis sûre d’être arrivée au bon endroit. C’est en lisant le carnet de Jacqueline que je me rends compte de mon erreur. Nous enchaînons sur Piano rock et Natural Arch puis repartons de l’autre côté du parc montrer Elephant rock à Romain. Un petit stop pour Arroweah Arch et nous repartons enfin sur le parking de Fire Wave pour notre RDV avec Pierre « Pong » à 13h00. Nous faisons enfin sa connaissance et il correspond parfaitement à l’idée que je m’en étais faite à la lecture de ses posts : sociable, affable et très sympathique. Je suis ravie que nos road book aient pu coïncider ! Lui a déjeuné mais nous accompagne et nous nous installons à l’ombre de Fire Cave pour le repas et surtout papoter. Ensuite nous débutons son fameux « tour des 7 merveilles » : bon on n’a pas vraiment compté non plus… Voyons un peu :
Fire Cave : et de 1 Thunderstorm Arch, et de 2 Crazy Hill : et de 3 Visage Monster : et de 4. C’est là que j’ai un coup de chaud et me voilà obligée de prendre une pause pour rafraîchir un peu mon nouveau teint rouge tomate. Pfff, qu’il fait chaud ! Kaolin Wash : et de 5 Nike Rock : et de 6 PInk Canyon : et de 7 Fire Wave : et de 8
Le compte y est et même plus ! Mais cette dernière à l’heure « pré-coucher de soleil » est plus encombrée que Macy’s un jour de solde. Merci la fonction « tampon » de Photoshop ! Les couleurs chaudes changent au fur et à mesure que l’heure s’avance. C’est splendide. Retour au véhicule et nous nous quittons tous enchantés de l’après-midi et de cette rencontre amicale. Pierre repart sur Las Vegas tester un Airbnb dont il se montrera enchanté d’ailleurs.




Nous partons sur St Georges et dinons au Black Bear Dinner que nous avions testé l’an dernier. 1er hamburger pour Romain et 1er Sprite initiateur d’une longue série pour les garçons, chacun ayant un goût différent au cours des 15 jours. Nous avons réservé à l’Holliday Inn Express de Washington pour nous rapprocher de notre destination de demain : Yannt Flat. Prix correct comme la chambre malgré la présence de la highway qui ne sera pas trop bruyante.
Lundi 21 octobre
Fin prêts après un bon petit déjeuner, nous reprenons la Highway sous le soleil : sortie à Leeds. (n°22 dans un sens et 23 dans l’autre). Un camion renversé et éventré a fait fermer l’autre voie sur une portion. Nous suivons ensuite la Forest Road et nous arrêtons à un emplacement près du Old Jeep trail que poursuivons à pied sur le plateau forestier avant de descendre sur le site coloré de Yant Flat. Une fois arrivés : plus de trail donc je conseille vraiment de prendre un gps car la zone est étendue et l’accès au plateau pour le retour n’est pas évident au premier coup d’œil. La fonction track back est donc très utile. Toutes les indications sont là : http://blog.synnatschke.de/usa/utah/yant-flat-candy-cliffs-near-st-george/ Que c’est beau ! On adore ce site minéral vallonné et haut en couleurs, On ne sait plus où donner de l’appareil photo et de plus nous sommes totalement seuls. Mine de rien, descentes et montées s’enchaînent et la journée passe tranquillement avec une agréable pause pique-nique dans ce superbe décor. Fatigués mais de bonne humeur, nous aurons la chance au retour de voir traverser devant nous un Road runner. C’est une première pour nous 4 qui nous met en joie !







Direction Zion. Ce soir nous cherchons un motel ou hôtel directement sur Springdale au lieu de s’arrêter à Hurricane. Evidemment les prix flambent et j’en visite plusieurs dont le rapport qualité prix laisse vraiment à désirer. Autant dépenser un peu plus et avoir quelque chose de vraiment bien. Nous retournons donc au Desert Pearl Inn : trop chouette ! La plus belle chambre de notre séjour hors Las Vegas. Nous dînons au Bit and Spur et nous sommes tous les 4 très déçus par ce qui arrive dans nos assiettes : nous avons tous commandé différemment et nous recevons plus ou moins la même chose à savoir un espèce de brouet écœurant dégoulinant de fromage fondu : un vrai étouffe chrétien, cher par-dessus le marché. Même le Sprite n’est pas bon et nos bières sont amères. Décidément, pas de chance pour dîner à Zion !
Dimanche 19 octobre
Nous voilà fin prêts, les valises rondement bouclées (on commence à avoir l’habitude et je constate que ma pile de vêtement s’est largement allégée par rapport aux premières années : j’ai enfin compris que je ne mets que mes vêtements préférés pour la rando et que le reste est totalement inutile. Nous prévoyons simplement ce qu’il faut pour le froid comme pour le chaud. Romain, le copain de mon fils a dormi chez nous la veille pour faciliter notre départ à l’aéroport. Notre taxi est à l’heure. Je compte bien profiter du temps d’attente à l’aéroport pour faire imprimer nos boarding pass. 2 stops à l’aller (Paris New York) et un seul au retour : NYC. (c’était la version la plus économique quand j’ai choisi les billets).
Je n’ai pu imprimer pour le moment que le Nice Paris. Mais sur place le personnel d’Air France ne semble pas pouvoir faire mieux que moi malgré un appel à l’aide à divers collègues. Il semble que le système informatique différent entre Nice et Paris ne permette pas la chose ! Heu, nous sommes bien en 2013 non ?!!! Z’êtes sûr ? Bref je n’ai plus qu’à faire de même à Paris. Sauf que l’avion a du retard, que nous avons moins d’1h00 pour le changement, que le premier accueil Air France est fermé, et que le seul ouvert est plein à craquer. Je me mets dans une file où il y a 7 personnes devant moi. 40mn plus tard : il reste 6 personnes devant moi… Bon, ça commence à bien faire. Je demande à un couple devant moi dont le vol est dans l’après-midi de me faire passer : réponse négative ! Charmant. Le gars derrière moi est désespéré : on l’a déjà appelé pour son départ sur Séoul. Les hôtesses sont stressées et passent des heures au téléphone. Heu… je tue qui en premier ??? Quand nous arrivons devant une des hôtesses qui doit ressaisir 4 x tous les documents (adresse sur place, n° passeport… bref tout le tralala qu’on peut faire chez soi tranquillement, l’avion est sensé s’envoler mais par faveur spéciale du hasard, il a un peu de retard. L’embarquement est presque terminé et nous tentons le coup en courant un bon kilomètre avec nos affaires de cabine et c’est donc totalement liquéfiés, la langue pendante et bon derniers que nous arrivons dans l’avion qui n’attendait que nous. Enfin qui sait… Pfff……….. Merci Air France.
Mais ce n’est pas tout ! Les sièges soigneusement choisis à l’achat des billets ont été distribués autrement et nous sommes tous les 4 éparpillés. Les garçons font une tête d’enterrement et je mets 1 petite heure pour tenter de les mettre l’un à côté de l’autre au prix d’un jeu de chaises musicales assez calé. De la façon dont ils me remercient, je croie que j’ai gagné mes galons de mère exemplaire pour au moins une semaine ! Sauf que moi je me retrouve à une place avec plus d’espace pour les jambes mais juste à côté des toilettes, et particulièrement néfaste pour 3 de mes sens : bruyante, lumineuse et odorante (merci… ou pas, le fameux « canard WC bleu » !). Remarquez, au moins mon écran marche car la section devant les toilettes où sont mes 3 gars il y a une panne d’écran qui durera 5h00 sur les 7 ½ du vol ! Lamentable ! Merci Air France…
A NYC, nous avons 3h00 et c’est relax que nous abordons l’énorme serpentin qui nous prendra ¾ h pour nous amener devant un officier d’immigration jovial et de bonne humeur. Toutes les formalités et contrôles divers s’enchaînent sans soucis et notre vol suivant se passe très bien. Le vol Delta est sans écran et tout est payant comme d’hab mais nous arrivons à l’heure à 21h50. He bé ! M’en souviendrai…
Cette fois, c’est chez Alamo que nous avons loué notre véhicule par l’intermédiaire de Voituredelocation. Au comptoir, nous sommes conduits à la borne automatique et tout se passe très rapidement. Nous choisissons ensuite un 4x4, seulement AWD mais ayant la plus haute garde au sol de la rangée et le coffre le plus spacieux pour nos 4 bagages et 4 sac à dos plus la future glacière et sacs de courses. C’est un Hyundai Santa Fé qui nous donnera satisfaction même si son comportement sur piste n’est pas aussi agréable que d’autres SUV que j’ai eu précédemment. Et c’est parti ! Gps daigne s’allumer de suite et nous rejoignons notre première chambre d’hôtel réservée : le Best Western Mac Carran : près de l’aéroport et sur la route du Walmart pour le lendemain. Dodo !
Dimanche 20 octobre
Tout le monde est réveillé de bonne heure et nous partons donc faire nos courses dans le magasin immense et bien achalandé. Nous savons ce que nous voulons et c’est donc assez rapide. Il fait un temps magnifique et je sens bien la journée parfaite. Nous partons pour notre petit parc mascotte, celui que nous parcourons tous les ans, sauf Romain qui en prend plein la vue, j’ai nommé Valley of Fire. Nous nous sommes donnés RDV avec Pong, membre actif des forums dédiés à l’ouest. J’ai hâte de le rencontrer mais comme il est de bonne heure, nous décidons de découvrir quelques coins dans la zone sud ouest du parc. Nous posons la voiture après avoir évité (peut-être pas toutes hélas) pas mal de mygales qui déambulent sur la route (Brrr…….) et partons en rando. J’ai rentré quelques waypoint dans mon gps et après nous être garés au-delà d’Atlas Rock, je regarde ce qui est le plus proche. Windstone arch s’affiche à 900m. J’ai juste oublié de documenter et ne me souviens plus de l’allure de l’arche en question. Je découvre une arche plus ou moins à mon point gps et je suis sûre d’être arrivée au bon endroit. C’est en lisant le carnet de Jacqueline que je me rends compte de mon erreur. Nous enchaînons sur Piano rock et Natural Arch puis repartons de l’autre côté du parc montrer Elephant rock à Romain. Un petit stop pour Arroweah Arch et nous repartons enfin sur le parking de Fire Wave pour notre RDV avec Pierre « Pong » à 13h00. Nous faisons enfin sa connaissance et il correspond parfaitement à l’idée que je m’en étais faite à la lecture de ses posts : sociable, affable et très sympathique. Je suis ravie que nos road book aient pu coïncider ! Lui a déjeuné mais nous accompagne et nous nous installons à l’ombre de Fire Cave pour le repas et surtout papoter. Ensuite nous débutons son fameux « tour des 7 merveilles » : bon on n’a pas vraiment compté non plus… Voyons un peu :
Fire Cave : et de 1 Thunderstorm Arch, et de 2 Crazy Hill : et de 3 Visage Monster : et de 4. C’est là que j’ai un coup de chaud et me voilà obligée de prendre une pause pour rafraîchir un peu mon nouveau teint rouge tomate. Pfff, qu’il fait chaud ! Kaolin Wash : et de 5 Nike Rock : et de 6 PInk Canyon : et de 7 Fire Wave : et de 8
Le compte y est et même plus ! Mais cette dernière à l’heure « pré-coucher de soleil » est plus encombrée que Macy’s un jour de solde. Merci la fonction « tampon » de Photoshop ! Les couleurs chaudes changent au fur et à mesure que l’heure s’avance. C’est splendide. Retour au véhicule et nous nous quittons tous enchantés de l’après-midi et de cette rencontre amicale. Pierre repart sur Las Vegas tester un Airbnb dont il se montrera enchanté d’ailleurs.




Nous partons sur St Georges et dinons au Black Bear Dinner que nous avions testé l’an dernier. 1er hamburger pour Romain et 1er Sprite initiateur d’une longue série pour les garçons, chacun ayant un goût différent au cours des 15 jours. Nous avons réservé à l’Holliday Inn Express de Washington pour nous rapprocher de notre destination de demain : Yannt Flat. Prix correct comme la chambre malgré la présence de la highway qui ne sera pas trop bruyante.
Lundi 21 octobre
Fin prêts après un bon petit déjeuner, nous reprenons la Highway sous le soleil : sortie à Leeds. (n°22 dans un sens et 23 dans l’autre). Un camion renversé et éventré a fait fermer l’autre voie sur une portion. Nous suivons ensuite la Forest Road et nous arrêtons à un emplacement près du Old Jeep trail que poursuivons à pied sur le plateau forestier avant de descendre sur le site coloré de Yant Flat. Une fois arrivés : plus de trail donc je conseille vraiment de prendre un gps car la zone est étendue et l’accès au plateau pour le retour n’est pas évident au premier coup d’œil. La fonction track back est donc très utile. Toutes les indications sont là : http://blog.synnatschke.de/usa/utah/yant-flat-candy-cliffs-near-st-george/ Que c’est beau ! On adore ce site minéral vallonné et haut en couleurs, On ne sait plus où donner de l’appareil photo et de plus nous sommes totalement seuls. Mine de rien, descentes et montées s’enchaînent et la journée passe tranquillement avec une agréable pause pique-nique dans ce superbe décor. Fatigués mais de bonne humeur, nous aurons la chance au retour de voir traverser devant nous un Road runner. C’est une première pour nous 4 qui nous met en joie !







Direction Zion. Ce soir nous cherchons un motel ou hôtel directement sur Springdale au lieu de s’arrêter à Hurricane. Evidemment les prix flambent et j’en visite plusieurs dont le rapport qualité prix laisse vraiment à désirer. Autant dépenser un peu plus et avoir quelque chose de vraiment bien. Nous retournons donc au Desert Pearl Inn : trop chouette ! La plus belle chambre de notre séjour hors Las Vegas. Nous dînons au Bit and Spur et nous sommes tous les 4 très déçus par ce qui arrive dans nos assiettes : nous avons tous commandé différemment et nous recevons plus ou moins la même chose à savoir un espèce de brouet écœurant dégoulinant de fromage fondu : un vrai étouffe chrétien, cher par-dessus le marché. Même le Sprite n’est pas bon et nos bières sont amères. Décidément, pas de chance pour dîner à Zion !
Chamelier à M'hamid English translation pending
Bonjour.
Toujours en vue d une rando ddébut mars. Je penche pour une mehare de 8 jours au départ de m hamid (j ai déjà fait 7 jours de rando avec chameaux depuis m hamid il y a 10 ans).
Je trouve des prix très élevés sur le net et je voudrais avoir des expériences récentes.
1) combien demande par jour les agences locales de m hamid?
2) les prix réel dur place sont-ils très différents de creux fut nets
2) nous serons 4 donc il faut je pense 1chamelier et 3 dromadaires. Auriez-vous une idée du budget pour 8 jours de rando.
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Croisière sur le Celebrity Equinox du 4 au 15 mars 2013 English translation pending
Bonjour,
Mon épouse et moi serons sur l'Equinox de Celebrity du 4 au 15 mars 2013, en direction des Caraïbes de l'Ouest. Escales prévues: Georgetown (Grand Cayman), Cartagène (Colombie), Colon (Panama), Puerto Limon (Costa Rica), Belize city (Belize), Cozumel (Mexique). Le départ et le retour se feront à Fort Lauderdale.
Il y a déjà une discussion en anglais relative à cette croisière sur le site de Cruise Critic mais je désire partir une autre discussion, en français cette fois, sur le site de VoyageForum. Le but de cette discussion étant évidemment de se retrouver sur l'Equinox entre croisiéristes francophones...
Qui se joindront à nous ?
Alain R. (alias AlainBob)
Mon épouse et moi serons sur l'Equinox de Celebrity du 4 au 15 mars 2013, en direction des Caraïbes de l'Ouest. Escales prévues: Georgetown (Grand Cayman), Cartagène (Colombie), Colon (Panama), Puerto Limon (Costa Rica), Belize city (Belize), Cozumel (Mexique). Le départ et le retour se feront à Fort Lauderdale.
Il y a déjà une discussion en anglais relative à cette croisière sur le site de Cruise Critic mais je désire partir une autre discussion, en français cette fois, sur le site de VoyageForum. Le but de cette discussion étant évidemment de se retrouver sur l'Equinox entre croisiéristes francophones...
Qui se joindront à nous ?
Alain R. (alias AlainBob)
Quel appareil photo choisir pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Novembre prochain pour un TDM d'un an et j'aimerais acheter un bon appareil photo pour immortaliser les somptueux paysages que je vais traverser. Je suis amateur, j'aime la photo mais je ne suis ni un pro, ni... crésus ;-)
- -> Avez-vous des conseils d'appareil pratique, passe-partout (léger et maniable), et performant?
(en gros, le produit parfait!)
Merci bcp pour vos réponses ++
Je pars en Novembre prochain pour un TDM d'un an et j'aimerais acheter un bon appareil photo pour immortaliser les somptueux paysages que je vais traverser. Je suis amateur, j'aime la photo mais je ne suis ni un pro, ni... crésus ;-)
- -> Avez-vous des conseils d'appareil pratique, passe-partout (léger et maniable), et performant?
(en gros, le produit parfait!)
Merci bcp pour vos réponses ++
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (6ème partie, Lettonie et Estonie) English translation pending
Lettonie Estonie du 11 au 21 septembre 300km
Durant cette dernière partie de notre voyage, nous allons utiliser assez souvent le bus et le train, le vélo assez peu. En effet au cours de ces dix derniers jours nous ne parcourrons que trois cents kilomètres à deux roues.
Nous pénétrons donc en début d'après-midi en Lettonie. Les traditionnelles photos sont prises. Elles représentent nos vélos appuyés sur les petites bornes matérialisant la limite de chacun des pays. Notre destination est la ville de Saldus qui se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière.
Un peu avant d'entrer en ville nous sommes intrigués par un cimetière militaire, le premier que nous voyons. Il s'agit d'une nécropole allemande, qui a été érigée récemment entre 1996 et 1999. Ces travaux ont été rendus possibles lorsque la Lettonie a recouvré son indépendance au début des années 1990. En 1944, de très importants combats ont opposé dans le Courlande trente deux divisions allemandes à des forces russes colossales. Les Soviétiques ont essayé d'enfoncer les lignes allemandes au cours de six attaques majeures, qui occasionnèrent 400 000 tués dans leurs rangs et 50 000 chez les Allemands. Actuellement les restes de 22 000 soldats des armées de l'Axe reposent en ce lieu. À terme, il est prévu d'en regrouper trente mille. Ces cimetières militaires allemands sont toujours d'une grande austérité, les croix, contrairement à ce que font la plupart des nations, sont faites de pierre de couleur sombre, presque noire.
L'arrivée dans la ville se fait par une piste cyclable, et rapidement nous nous retrouvons au centre. Au syndicat d'initiative, une jeune femme très compétente nous fournit une foule de renseignements qui vont nous être très utiles par la suite. Nous nous installons dans un hôtel qui de toute évidence date du temps de l'Union Soviétique. Bien qu'il soit immense nous avons bien le sentiment d'être les seuls clients. Cependant les chambres sont confortables pour la somme de douze euros chacun. Nous partons faire un repérage de la gare, car demain tôt nous comptons prendre le train jusqu'à Riga, et de là partir le plus rapidement possible en bus vers Parnu, en Estonie. Ce travail effectué, nous nous dirigeons vers une grande surface pour quelques emplettes. Les magasins sont nombreux dans ces pays, il n'y a pas de dépaysement. La différence provient seulement du fait que les caddies sont beaucoup moins pleins que dans les pays occidentaux.
Réveil de très bonne heure, notre train partant à 6h30. Au moment de sortir la porte d'entrée est verrouillée et nous ne voyons personne. Je pense tout d'abord que nous sommes seuls enfermés à l'intérieur, et essaye de sortir par une fenêtre. Mais avec les bagages et les vélos cela s'avère très compliqué voire impossible. En désespoir de cause on arpente tout l'hôtel en appelant. Je commence à me dire, que notre train nous allons le louper. Alors miracle, une femme encore toute endormie descend l'escalier et vient nous délivrer. La gare est rejointe dans les temps. La montée dans le wagon avec armes et bagages est sportive, mais à deux cela se passe très rapidement. Seul, cela aurait sans doute été plus délicat.
En deux heures nous sommes à Riga. Nous n'avons pas l'intention d'y rester. Notre désir est de trouver un car pour rejoindre au plus vite l'Estonie. Nous gagnons rapidement la gare routière qui n'est pas très éloignée et nous mettons à la recherche du moyen de transport désiré. La chance nous sourit, un autocar d'Eurolines pour Tallinn part sous peu. Le chauffeur nous demande de démonter nos vélos et de les bâcher. Il nous presse, de peur de prendre du retard. Mais non, tout se passe au mieux et il démarre à l'heure prévue. Trois heures plus tard nous atteignons la jolie ville de Parnu, dans laquelle nous allons passer deux nuits. Le chauffeur très gentiment nous indique le camping, d'ailleurs qui se trouve à proximité de l'arrêt. Nous y louons une chambre, car les nuits commencent à être longues et la température descend,
ce qui n'est pas très confortable pour manger dehors.
Le lendemain à nouveau par bus nous rejoignons Tallinn, qui est distante de 120 kilomètres. Puis-je vraiment parler d'une cité, où nous ne nous sommes promenés que quelques heures dans la vieille ville? Je donnerai les quelques impressions ressenties au cours de ce bref séjour. Le bus nous a laissé dans un quartier récent, à une vingtaine de minutes à pied du cœur ancien de la capitale estonienne. Nous sommes arrivés en pleine course populaire. Des centaines de concurrents rivalisaient de vitesse à travers les rues.
Le cœur historique de cette cité n'est pas très grand. L'absence de véhicule laisse tout loisir de flâner le long de ses ruelles et sur ses places. Les styles s'y mélangent au gré du passé très riche de la région. Les influences multiples en ont fait un bijou sculpté aux multiples facettes. La déclivité rajoute au charme du lieu . En effet la ville originelle se serre autour d'un petit promontoire fortifié, dont il reste de belles traces. Le cachet d'une ville est toujours rehaussé par la présence d'une colline. Pour le Lyonnais que je suis, cela est très important. Une ville doit nécessairement comporter à mon sens au moins une rivière et un tertre. Lyon s'est bâtie à la confluence de deux cours d'eau et sur deux collines, celle qui prie et celle qui travaille. Cette situation géographique exceptionnelle fait de la capitale des Gaules la plus merveilleuse ville que je connaisse. Mais je m'égare je parlais de Tallinn. Du haut de son promontoire, on peut contempler la vieille ville juste en dessous, et plus loin la récente qui s'étale jusqu'à la mer. Ces quelques heures de promenade sont un vrai régal dans une atmosphère paisible, bien que nous soyons des hordes de touristes. La cathédrale qui s'élance d'un jet d'une petite place offre une perspective époustouflante. Nous allons sentir l'âme de la cité en allant nous installer à la terrasse d'un restaurant sur la place centrale. Moment agréable, mais quelques centaines de mètres plus loin, dans un décor certes moins esthétique nous aurions mangé presque la même chose pour quatre ou six fois moins cher. Mais l'ambiance se paie et il est vrai que cette architecture baroque et ces églises magnifiques il faut essayer de s'en imprégner durant le court moment que nous consacrons à l'endroit.
Retour à Parnu, promenade le long de ses plages au sable un peu noir. Je ne sais pas si je suis difficile ou trop critique, mais l'esthétique d'une plage, je ne peux m'empêcher de la mesurer à l'échelle de la Gironde et de ses immensités de sable clair, face à un océan qui envoie ses vagues en toute liberté depuis les côtes américaines. Mais attention, je suis bien conscient qu'il n'est pas question de juger un lieu parce que l'on y a passé quelques heures, voire moins. Je peux juste dire que ce jour au bord de cette plage je n'ai pas ressenti ce que je ressens parfois du côté de Lacanau ou Mimizan. Mais essayons de ne pas comparer.
Oh surprise! En arrivant à notre camping, le champ qui était complètement désert est absolument rempli de camping-cars. Il s'agit d'un groupe d'Allemands, en vadrouille à travers l'Europe, qui fait étape pour la nuit. La moyenne d'âge est pas loin des soixante dix ans, ça ne les empêche pas d'attaquer vaillamment la route avec leurs escargots blancs.
Le lendemain nous amorçons notre dernier fragment d' itinéraire qui inexorablement nous conduira dans quelques jours à l'aéroport de Riga. Le voyage sans contrainte financière au gré de ses envies et agrémenté d'un bel effort physique enlève toute envie de rentrer. Mais les êtres chers qui souffrent en vous attendant, vous rappellent que vous avez un chez vous. Dilemme insoluble, partir ou ne pas partir. Paradoxe de la vie, se savoir entouré vous donne assurance et confiance. Et cette confiance en soi vous donne le courage d'affronter une vie un peu plus hypothétique et d'abandonner temporairement ceux qui vous ont donné ce courage. Mais la vie est ainsi faite!
Le temps n'est pas très clément, il bruine doucement. Nous enfourchons nos vélos et l'étape commence par une route nationale très passante. Les Allemands du camping nous doublent en plusieurs vagues et nous adressent des signes amicaux. Puis nous prenons des routes de plus en plus petites pour finir par des chemins de terre. Dans un village, nous faisons quelques courses. Sensation étrange, nous sentons bien que ces gens n'ont pas notre histoire. Je reste cependant admiratif quant à leur capacité d'adaptation. J'imagine ce que devait être leur vie il y a vingt ans en Union Soviétique, alors que maintenant ils ont rejoint la grande famille de l'Union Européenne.
Le chemin devient très difficile car un engin, genre gros scraper, vient de le retourner et la terre est meuble. Nos roues enfoncent profondément, ce qui demande des efforts importants pour contrer la résistance due au frottement. Comme lorsque nous étions sur les pavés au nord de la Pologne nous essayons de viser le bord du chemin à la limite de l'herbe, afin de retrouver un peu d'appui. Cette piste, ainsi labourée, nous fait peiner sur une trentaine de kilomètres. Une voiture passe en sens inverse, et nous profitons de ses empreintes sur le sol, pour rouler sur un terrain plus consistant. Dans ces pays on passe, encore pour combien de temps, de la civilisation au bout du monde en un rien de temps. Arrive le point de délimitation entre l'Estonie et la Lettonie. Ce sera notre dernier passage de frontière. Une petite maison de bois abandonnée, entourée de pommiers dont les fruits tombent au gré de leur mûrissement est la seule trace de civilisation.
Peu de kilomètres après, nous arrivons dans un village tout droit sorti du communisme avec ses restes de kolkhozes bien géométriques, laissés à l'abandon. Et au beau milieu de cette agglomération un improbable hôtel, au confort appréciable et au prix minime. La tenancière ne parle pas un traître mot, ni de français ni d'anglais ni d'allemand . Nous communiquons par gestes et choisissons nos plats au hasard sur la carte. Je trouve cela très amusant de ne pas savoir ce que nous allons manger et de le découvrir lorsque les assiettes arrivent sur la table.
Dans ce village, qui se nomme Mazalaca perdu au milieu de nulle part, à la frontière de la Lettonie et de l'Estonie nous avons vraiment l'impression d'être très loin. C'est peut-être l'endroit où je me suis senti le plus distant au cours de ces deux mois.
Encore quelques tours et détours nous conduisent, deux jours durant, à la découverte de la Lettonie profonde. Sur les marchés on trouve des quantités de girolles magnifiques à des prix dérisoires. Au hasard d'une route, un château nous interpelle. Sur son seuil, un vieux monsieur parlant allemand, nous raconte la suite ininterrompue de guerres que le lieu a vécue depuis deux siècles. Nous demandons, si la visite en est possible. Il nous conduit à travers quelques pièces. Nous réalisons qu'il s'agit d'une maison de retraite. De toute évidence, le pays, bien qu'il ait rejoint l'Union Européenne, par le spectacle qu'il nous offre dans cette grande bâtisse, nous laisse penser qu'il y a encore beaucoup à faire dans certains domaines. Encore quelques dizaines de kilomètres à travers de belles forêts, au fond desquelles se cachent des lacs tranquilles et nous mettons un terme à notre déplacement à vélo.
En effet, nous rejoignons Riga en train. Dans cette magnifique ville nous séjournons trois jours, étant logés au centre de la ville historique. Parmi les trois capitales baltes, toutes très belles et originales, c'est cette dernière qui m'a le plus plu. Son immense marché à proximité de la gare est un lieu où nous irons flâner à plusieurs reprises, parmi les innombrables accumulations de fruits et légumes et champignons, de poissons séchés et autres marchandises. Le quartier art nouveau, où la plupart des ambassades sont implantées, nous nous y promenons longuement en admirant une multitude de belles façades aux couleurs vives. La «Petite Russie», quartier délabré, respirant la pauvreté, comme oublié par la rénovation qui bat son plein dans le pays, donne une touche étrange. Et puis la vieille ville, et tout particulièrement sa place centrale, dominée par la maison des Têtes Noires, avec en arrière-plan l'époustouflante église Saint-Pierre, je ne me lasserai pas d'aller m'y promener de jour comme de nuit. Et bien entendu, les drames de l'envahissement, aussi bien russe qu'allemande sont remarquablement abordés dans le très pédagogique musée de l'occupation. Pour vraiment en profiter, il est nécessaire de le visiter en plusieurs fois tellement l'information délivrée est dense. Les commentaires très complets sont accompagnés de photos d'époque faisant bien prendre conscience des méthodes employées par les régimes totalitaires pour briser et essayer de faire disparaître tout esprit national.
Au moment de notre départ, alors que nous retardions désespérément le moment de rouler vers l'aéroport, nous flânions à travers la ville. Au cours d'un dernier arrêt sur cette place des Têtes Noires, cœur et symbole de Riga, nous fûmes envoûtés par un trompettiste, dont la mélodie grave roulait le long des façades. C'est la dernière image qu'il me reste de ces deux mois d'errance, et peut-être la plus forte, du fait de la conjoncture de la féerie du lieu et de la profondeur de cette musique, sur sentiment de vague à l'âme du fait d'une fin imminente de vagabondage.
Durant cette dernière partie de notre voyage, nous allons utiliser assez souvent le bus et le train, le vélo assez peu. En effet au cours de ces dix derniers jours nous ne parcourrons que trois cents kilomètres à deux roues.
Nous pénétrons donc en début d'après-midi en Lettonie. Les traditionnelles photos sont prises. Elles représentent nos vélos appuyés sur les petites bornes matérialisant la limite de chacun des pays. Notre destination est la ville de Saldus qui se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière.
Un peu avant d'entrer en ville nous sommes intrigués par un cimetière militaire, le premier que nous voyons. Il s'agit d'une nécropole allemande, qui a été érigée récemment entre 1996 et 1999. Ces travaux ont été rendus possibles lorsque la Lettonie a recouvré son indépendance au début des années 1990. En 1944, de très importants combats ont opposé dans le Courlande trente deux divisions allemandes à des forces russes colossales. Les Soviétiques ont essayé d'enfoncer les lignes allemandes au cours de six attaques majeures, qui occasionnèrent 400 000 tués dans leurs rangs et 50 000 chez les Allemands. Actuellement les restes de 22 000 soldats des armées de l'Axe reposent en ce lieu. À terme, il est prévu d'en regrouper trente mille. Ces cimetières militaires allemands sont toujours d'une grande austérité, les croix, contrairement à ce que font la plupart des nations, sont faites de pierre de couleur sombre, presque noire.
L'arrivée dans la ville se fait par une piste cyclable, et rapidement nous nous retrouvons au centre. Au syndicat d'initiative, une jeune femme très compétente nous fournit une foule de renseignements qui vont nous être très utiles par la suite. Nous nous installons dans un hôtel qui de toute évidence date du temps de l'Union Soviétique. Bien qu'il soit immense nous avons bien le sentiment d'être les seuls clients. Cependant les chambres sont confortables pour la somme de douze euros chacun. Nous partons faire un repérage de la gare, car demain tôt nous comptons prendre le train jusqu'à Riga, et de là partir le plus rapidement possible en bus vers Parnu, en Estonie. Ce travail effectué, nous nous dirigeons vers une grande surface pour quelques emplettes. Les magasins sont nombreux dans ces pays, il n'y a pas de dépaysement. La différence provient seulement du fait que les caddies sont beaucoup moins pleins que dans les pays occidentaux.
Réveil de très bonne heure, notre train partant à 6h30. Au moment de sortir la porte d'entrée est verrouillée et nous ne voyons personne. Je pense tout d'abord que nous sommes seuls enfermés à l'intérieur, et essaye de sortir par une fenêtre. Mais avec les bagages et les vélos cela s'avère très compliqué voire impossible. En désespoir de cause on arpente tout l'hôtel en appelant. Je commence à me dire, que notre train nous allons le louper. Alors miracle, une femme encore toute endormie descend l'escalier et vient nous délivrer. La gare est rejointe dans les temps. La montée dans le wagon avec armes et bagages est sportive, mais à deux cela se passe très rapidement. Seul, cela aurait sans doute été plus délicat.
En deux heures nous sommes à Riga. Nous n'avons pas l'intention d'y rester. Notre désir est de trouver un car pour rejoindre au plus vite l'Estonie. Nous gagnons rapidement la gare routière qui n'est pas très éloignée et nous mettons à la recherche du moyen de transport désiré. La chance nous sourit, un autocar d'Eurolines pour Tallinn part sous peu. Le chauffeur nous demande de démonter nos vélos et de les bâcher. Il nous presse, de peur de prendre du retard. Mais non, tout se passe au mieux et il démarre à l'heure prévue. Trois heures plus tard nous atteignons la jolie ville de Parnu, dans laquelle nous allons passer deux nuits. Le chauffeur très gentiment nous indique le camping, d'ailleurs qui se trouve à proximité de l'arrêt. Nous y louons une chambre, car les nuits commencent à être longues et la température descend,
ce qui n'est pas très confortable pour manger dehors.
Le lendemain à nouveau par bus nous rejoignons Tallinn, qui est distante de 120 kilomètres. Puis-je vraiment parler d'une cité, où nous ne nous sommes promenés que quelques heures dans la vieille ville? Je donnerai les quelques impressions ressenties au cours de ce bref séjour. Le bus nous a laissé dans un quartier récent, à une vingtaine de minutes à pied du cœur ancien de la capitale estonienne. Nous sommes arrivés en pleine course populaire. Des centaines de concurrents rivalisaient de vitesse à travers les rues.
Le cœur historique de cette cité n'est pas très grand. L'absence de véhicule laisse tout loisir de flâner le long de ses ruelles et sur ses places. Les styles s'y mélangent au gré du passé très riche de la région. Les influences multiples en ont fait un bijou sculpté aux multiples facettes. La déclivité rajoute au charme du lieu . En effet la ville originelle se serre autour d'un petit promontoire fortifié, dont il reste de belles traces. Le cachet d'une ville est toujours rehaussé par la présence d'une colline. Pour le Lyonnais que je suis, cela est très important. Une ville doit nécessairement comporter à mon sens au moins une rivière et un tertre. Lyon s'est bâtie à la confluence de deux cours d'eau et sur deux collines, celle qui prie et celle qui travaille. Cette situation géographique exceptionnelle fait de la capitale des Gaules la plus merveilleuse ville que je connaisse. Mais je m'égare je parlais de Tallinn. Du haut de son promontoire, on peut contempler la vieille ville juste en dessous, et plus loin la récente qui s'étale jusqu'à la mer. Ces quelques heures de promenade sont un vrai régal dans une atmosphère paisible, bien que nous soyons des hordes de touristes. La cathédrale qui s'élance d'un jet d'une petite place offre une perspective époustouflante. Nous allons sentir l'âme de la cité en allant nous installer à la terrasse d'un restaurant sur la place centrale. Moment agréable, mais quelques centaines de mètres plus loin, dans un décor certes moins esthétique nous aurions mangé presque la même chose pour quatre ou six fois moins cher. Mais l'ambiance se paie et il est vrai que cette architecture baroque et ces églises magnifiques il faut essayer de s'en imprégner durant le court moment que nous consacrons à l'endroit.
Retour à Parnu, promenade le long de ses plages au sable un peu noir. Je ne sais pas si je suis difficile ou trop critique, mais l'esthétique d'une plage, je ne peux m'empêcher de la mesurer à l'échelle de la Gironde et de ses immensités de sable clair, face à un océan qui envoie ses vagues en toute liberté depuis les côtes américaines. Mais attention, je suis bien conscient qu'il n'est pas question de juger un lieu parce que l'on y a passé quelques heures, voire moins. Je peux juste dire que ce jour au bord de cette plage je n'ai pas ressenti ce que je ressens parfois du côté de Lacanau ou Mimizan. Mais essayons de ne pas comparer.
Oh surprise! En arrivant à notre camping, le champ qui était complètement désert est absolument rempli de camping-cars. Il s'agit d'un groupe d'Allemands, en vadrouille à travers l'Europe, qui fait étape pour la nuit. La moyenne d'âge est pas loin des soixante dix ans, ça ne les empêche pas d'attaquer vaillamment la route avec leurs escargots blancs.
Le lendemain nous amorçons notre dernier fragment d' itinéraire qui inexorablement nous conduira dans quelques jours à l'aéroport de Riga. Le voyage sans contrainte financière au gré de ses envies et agrémenté d'un bel effort physique enlève toute envie de rentrer. Mais les êtres chers qui souffrent en vous attendant, vous rappellent que vous avez un chez vous. Dilemme insoluble, partir ou ne pas partir. Paradoxe de la vie, se savoir entouré vous donne assurance et confiance. Et cette confiance en soi vous donne le courage d'affronter une vie un peu plus hypothétique et d'abandonner temporairement ceux qui vous ont donné ce courage. Mais la vie est ainsi faite!
Le temps n'est pas très clément, il bruine doucement. Nous enfourchons nos vélos et l'étape commence par une route nationale très passante. Les Allemands du camping nous doublent en plusieurs vagues et nous adressent des signes amicaux. Puis nous prenons des routes de plus en plus petites pour finir par des chemins de terre. Dans un village, nous faisons quelques courses. Sensation étrange, nous sentons bien que ces gens n'ont pas notre histoire. Je reste cependant admiratif quant à leur capacité d'adaptation. J'imagine ce que devait être leur vie il y a vingt ans en Union Soviétique, alors que maintenant ils ont rejoint la grande famille de l'Union Européenne.
Le chemin devient très difficile car un engin, genre gros scraper, vient de le retourner et la terre est meuble. Nos roues enfoncent profondément, ce qui demande des efforts importants pour contrer la résistance due au frottement. Comme lorsque nous étions sur les pavés au nord de la Pologne nous essayons de viser le bord du chemin à la limite de l'herbe, afin de retrouver un peu d'appui. Cette piste, ainsi labourée, nous fait peiner sur une trentaine de kilomètres. Une voiture passe en sens inverse, et nous profitons de ses empreintes sur le sol, pour rouler sur un terrain plus consistant. Dans ces pays on passe, encore pour combien de temps, de la civilisation au bout du monde en un rien de temps. Arrive le point de délimitation entre l'Estonie et la Lettonie. Ce sera notre dernier passage de frontière. Une petite maison de bois abandonnée, entourée de pommiers dont les fruits tombent au gré de leur mûrissement est la seule trace de civilisation.
Peu de kilomètres après, nous arrivons dans un village tout droit sorti du communisme avec ses restes de kolkhozes bien géométriques, laissés à l'abandon. Et au beau milieu de cette agglomération un improbable hôtel, au confort appréciable et au prix minime. La tenancière ne parle pas un traître mot, ni de français ni d'anglais ni d'allemand . Nous communiquons par gestes et choisissons nos plats au hasard sur la carte. Je trouve cela très amusant de ne pas savoir ce que nous allons manger et de le découvrir lorsque les assiettes arrivent sur la table.
Dans ce village, qui se nomme Mazalaca perdu au milieu de nulle part, à la frontière de la Lettonie et de l'Estonie nous avons vraiment l'impression d'être très loin. C'est peut-être l'endroit où je me suis senti le plus distant au cours de ces deux mois.
Encore quelques tours et détours nous conduisent, deux jours durant, à la découverte de la Lettonie profonde. Sur les marchés on trouve des quantités de girolles magnifiques à des prix dérisoires. Au hasard d'une route, un château nous interpelle. Sur son seuil, un vieux monsieur parlant allemand, nous raconte la suite ininterrompue de guerres que le lieu a vécue depuis deux siècles. Nous demandons, si la visite en est possible. Il nous conduit à travers quelques pièces. Nous réalisons qu'il s'agit d'une maison de retraite. De toute évidence, le pays, bien qu'il ait rejoint l'Union Européenne, par le spectacle qu'il nous offre dans cette grande bâtisse, nous laisse penser qu'il y a encore beaucoup à faire dans certains domaines. Encore quelques dizaines de kilomètres à travers de belles forêts, au fond desquelles se cachent des lacs tranquilles et nous mettons un terme à notre déplacement à vélo.
En effet, nous rejoignons Riga en train. Dans cette magnifique ville nous séjournons trois jours, étant logés au centre de la ville historique. Parmi les trois capitales baltes, toutes très belles et originales, c'est cette dernière qui m'a le plus plu. Son immense marché à proximité de la gare est un lieu où nous irons flâner à plusieurs reprises, parmi les innombrables accumulations de fruits et légumes et champignons, de poissons séchés et autres marchandises. Le quartier art nouveau, où la plupart des ambassades sont implantées, nous nous y promenons longuement en admirant une multitude de belles façades aux couleurs vives. La «Petite Russie», quartier délabré, respirant la pauvreté, comme oublié par la rénovation qui bat son plein dans le pays, donne une touche étrange. Et puis la vieille ville, et tout particulièrement sa place centrale, dominée par la maison des Têtes Noires, avec en arrière-plan l'époustouflante église Saint-Pierre, je ne me lasserai pas d'aller m'y promener de jour comme de nuit. Et bien entendu, les drames de l'envahissement, aussi bien russe qu'allemande sont remarquablement abordés dans le très pédagogique musée de l'occupation. Pour vraiment en profiter, il est nécessaire de le visiter en plusieurs fois tellement l'information délivrée est dense. Les commentaires très complets sont accompagnés de photos d'époque faisant bien prendre conscience des méthodes employées par les régimes totalitaires pour briser et essayer de faire disparaître tout esprit national.
Au moment de notre départ, alors que nous retardions désespérément le moment de rouler vers l'aéroport, nous flânions à travers la ville. Au cours d'un dernier arrêt sur cette place des Têtes Noires, cœur et symbole de Riga, nous fûmes envoûtés par un trompettiste, dont la mélodie grave roulait le long des façades. C'est la dernière image qu'il me reste de ces deux mois d'errance, et peut-être la plus forte, du fait de la conjoncture de la féerie du lieu et de la profondeur de cette musique, sur sentiment de vague à l'âme du fait d'une fin imminente de vagabondage.
Plus belle plage de la côte ouest de la Floride? English translation pending
Bonjour,
Je cherche la plus belle plage possible aux alentours de Saint Petersburg / Tampa sans toutefois descendre jusqu'à Naples, si quelqu'un peut me renseigner, merci .
Je cherche la plus belle plage possible aux alentours de Saint Petersburg / Tampa sans toutefois descendre jusqu'à Naples, si quelqu'un peut me renseigner, merci .
Suite du jeu des photos English translation pending
Bonjour toulmonde,
Photo suivante :

Photo suivante :

Hawaï en avril English translation pending
Bonjour,
Hawai fait partie de l'un de mes choix pour un nouveau voyage en avril (du 19 au 30 environ) ; plutot sur Big Island quelques jours et ensuite Maui ; est ce une bonne période au niveau climat ?
Nous aimons visiter et aimerions approcher de près un volcan ; est ce possible ?
Une de mes filles a pour rêve de nager en compagnie des dauphins, y en a t il ?
On aimerait garder 3 jours pour le farniente sur une belle plage de sable blanc, possible ?
On n'aime pas trop les endroits pleins de monde....
Et au niveau Hotel, étant 5 (3 enfants 17, 14 et 9ans) y a t il moyen de trouver à pas trop cher, sachant qu''on ne tient pas non plus au grand luxe étant donné qu'en général on n'y est que le soir....
et au niveau locationde voitures ?
Beaucoup de questions ;Merci de vos conseils car j'ai un peu de mal à trouver des infos
Marie
Beaucoup de questions ;Merci de vos conseils car j'ai un peu de mal à trouver des infos
Marie