Results for "Havane+et+voiture+|+50+>+142"
6934 results found.
Hôtel Palm Inn Monastir English translation pending
Bonjour à tous,
Si des personnes sont allés dans cet hotel, pouvez vous me donner vos impressions Moi j'ai été très décus et je voudrais savoir si vous avez vécu ce séjour comme moi
Merci
Clairette
Si des personnes sont allés dans cet hotel, pouvez vous me donner vos impressions Moi j'ai été très décus et je voudrais savoir si vous avez vécu ce séjour comme moi
Merci
Clairette
Deux femmes seules à Cuba English translation pending
Voilà, avec une amie nous aimerions parcourir Cuba pendant deux semaines en août, est-ce risqué?
Merci
Cécile
Hôtel Pine Bay Holiday Resort à Kusadasi English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le site, j'ai lancé une nouvelle discussion hier, mais apparemment je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait, parce que je ne la trouve pas !! (eh oui, je suis blonde)🤪
Nous partons le 16 juin avec notre fils de 4 ans à l'Hôtel PINE BAY HOLIDAY RESORT de Kusadasi. J'ai lu que les critiques étaient bonnes mais ma question est essentiellement basée sur le parc aquatique.
Nous avons appris qu'il y aurait un nouveau parc aquatique DANS l'hôtel à partir de cet été.
J'aimerais savoir si vous avez été récemment dans cet hôtel et si le parc est ouvert ou si je me suis fait avoir !
J'ai vu aussi qu'on parlait du parc aquatique Adaland, le connaissez-vous, fait-il partie de l'hôtel lui-même ?
Merci pour vos réponses
Voyage dans la dictature cubaine et la nourriture à l'hôtel Sol Sirenas de Varadero (1ère partie) English translation pending
Encore une fois j'arrive d'une semaine dans un hôtel tout inclus, plus précisément le Sol Sirenas de Varadero. J'ai choisi cet hôtel pour y avoir séjourné dans le passé et je dois vous dire que l'endroit ne m'a pas déçu car imméditatement plusieurs employés m'ont reconnus et j'ai pu profiter autant de la mer que de piscines et d'une chambre simple mais confortable.
La nourriture abondante en général, sauf que 4 ou 5 vacanciers durent se rendre à la clinique internationale après avoir mangé des crevettes tièdes au buffet (195CUC). Bon il faut comprendre qu'il ne faut pas manger des fruits de mer car ils sont souvent exposés à des températures qui favorisent leur dégradation ! Bien sur le médecin de la clinique plaçait les malaises sur le changement de climat que le voyageur connait.
Et c'est bien ici que le bat blesse. Jamais on ne peut faire reconnaître à un cubain dans un poste officiel de la santé qu'effectivement il y a un problème du côté salubrité dans la conservation des aliments, surtout au prix que l'on charge pour l'électolite et les médicaments du type gravol pour calmer les douleurs. (Pas plus cher que dans une clinique américaine en Floride). Pour ma part après avoir accompagné deux malades à la clinique, j'ai du me rendre voir la médecin de l'hôtel par la suite pour le même problème et la médication me coutât 10CUC...malgré que les contenants de ces médicaments indiquaient bien clairement sur l'étiquette que c'étaient bien des donations de pharmaceutiques européennes pour le peuple cubain ! J'ai une couple de questions pour les inconditionnels de Cuba ; pourquoi ces médicaments destinés aux pauvres cubains se retrouvent en vente aux touristes et comment ce fait il que ce Cuba si libre ne publie jamais le nombre de touristes qui deviennent malades au contact de la nourriture....Des commentaires ?
Ouragan - Remboursement et condition des hôtels après English translation pending
Faites-nous part de vos expériences suite à l'ouragan Ike. Avez-vous annulé complètement? Êtes-vous partis quand-même pour revenir le lendemain? Avez-vous remis votre séjour à plus tard? Quelles sont les modalités des différents grossistes et compagnies aériennes? Vous partez bientôt et êtes-vous inquiets que votre hôtel ait été endommagé ou qu'il n'y ait presque plus de plage?
Cette discussion dans la rubrique Hôtel et forfaits tout-inclus s'adresse à la clientèle des tout-inclus. Je prierais donc ceux qui sont contre cette forme de voyager de s'abstenir de donner des coups de pied dans la fourmillère ici. Il y a d'autres discussions sur l'aide humanitaire et les dégâts causés par l'ouragan à l'extérieur des tout-inclus dans la rubrique Météo. Merci!
Cette discussion dans la rubrique Hôtel et forfaits tout-inclus s'adresse à la clientèle des tout-inclus. Je prierais donc ceux qui sont contre cette forme de voyager de s'abstenir de donner des coups de pied dans la fourmillère ici. Il y a d'autres discussions sur l'aide humanitaire et les dégâts causés par l'ouragan à l'extérieur des tout-inclus dans la rubrique Météo. Merci!
Dangerosité Zagora - Marrakech sur route English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Pensez-vous qu'il soit dangereux de circuler en vélo sur la N 9 pour ralier Ouarzazat depuis Zagora? Puis de continuer en direction du Tizi-n-TICHKA, afin de me rendre au village de Imlil au pied du Toubkal.
Enfin serait -il plus prudent de circuler sur la P 1520 en direction de Aït-Hamane depuis Zagora, puis rejoindre la R 108 pour ralier Tazenakht et continuer sur la N 10 jusqu'à Aoulouz pour rejoindre esnuite la R 203 pour gravir le Tizi-n-test et descendre jusqu'à Asni?
Sportivement
Didouche
Info: toutes les Routes énuméré sur mon post, sont visible sur la carte du MAROC Michelin 742.
Pensez-vous qu'il soit dangereux de circuler en vélo sur la N 9 pour ralier Ouarzazat depuis Zagora? Puis de continuer en direction du Tizi-n-TICHKA, afin de me rendre au village de Imlil au pied du Toubkal.
Enfin serait -il plus prudent de circuler sur la P 1520 en direction de Aït-Hamane depuis Zagora, puis rejoindre la R 108 pour ralier Tazenakht et continuer sur la N 10 jusqu'à Aoulouz pour rejoindre esnuite la R 203 pour gravir le Tizi-n-test et descendre jusqu'à Asni?
Sportivement
Didouche
Info: toutes les Routes énuméré sur mon post, sont visible sur la carte du MAROC Michelin 742.
Hôtel Playa Costa Verde Holguin English translation pending
Bonjour!!! Je veux avoir des informations sur l'hôtel Playa costa verde, je veux y aller pour 2 semaines en dec et janvier est-ce que quelqu'un peut m'aider svp je veux toutes les informations par rapport à la nourriture, les chambres tout svpp! merci merci!!!
Hôtel Barlovento ou Iberostar Bella Costa English translation pending
😉Bonjour les voyageurs!
Quelqu'un connait il l'hotel Barlovento, ou l'Iberostar Bella costa?
Merci
A bientot
Quelqu'un connait il l'hotel Barlovento, ou l'Iberostar Bella costa?
Merci
A bientot
Floride: Miami... en images English translation pending
Miami, la grande métropole de Floride a vraiment beaucoup d’atouts pour séduire les voyageurs amateurs de photos. Là-bas, les clichés à saisir y sont nombreux : de la célèbre South Beach et ses immeubles aux pimpantes façades Art déco en passant, entre autre, par les gigantesques buildings de Downtown …
Dans cet album, seuls quelques aspects de Miami y sont présentés.
Un partage qui évoquera à certains quelques souvenirs de voyage et qui incitera, peut-être à d’autres, l’envie de partir découvrir cette ville du sud est des Etats-Unis.
Sky line

Miami ne serait pas vraiment une grande métropole d’Amérique du nord s’il n’y avait pas des gratte-ciel et une ligne d’horizon à photographier. La skyline prise en contrebas de la route qui mène à Key Biscayne est un parfait point de vue sur les hauts buildings du quartier d’Affaires de Downtown. La présence dans le cadrage de palmes de cocotiers signe le côté tropical de ce lieu de Floride. En prenant cette photo, je pensais que ce panorama devait être idéalement photogénique à la tombée de la nuit, au moment de la fameuse « heure bleue » … avec des immeubles illuminés et des reflets sur des eaux calmes et lisses …
Miami Beach
On associe souvent cette ville à un rêve de plage … Elle est bien présente à South Beach, immense, charmante et relaxante avec, comme il se doit, son sable blanc et ses eaux bleu turquoise. Ici, à l’horizon, un ciel plombé annonciateur d’une brève averse tropicale. Et quel contraste de tonalités ! Du gris, du bleu et des teintes sable, plus claires.
Culte du corps

La plage n’est pas seulement un lieu de farniente et de baignade. Marche, jogging, musculation … South Beach est un vrai terrain de sport. Entre le front de mer et le rivage sablonneux, la piste (en sable dur) le long de la plage est idéale pour un jogging matinal. On peut aussi effectuer des mouvements de musculation afin de parvenir à ressembler aux lifeguards bodybuildés.
Lifeguards
Leur poste de secours en bois ponctuent, environ tous les 200 mètres, le long ruban de sable. Tous différents, colorés et originaux. C’est un des charmes de South Beach et aussi un bon sujet de photos, j’avoue que j’ai un faible pour celui aux couleurs de la bannière étoilée.

Archi, style Art Déco

Après la plage, un peu de culture … elle est ici architecturale avec le quartier historique dont de nombreux immeubles de style Art Déco sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Des bâtiments construits dans les années 1920 à 1930 qui ont subi depuis des rénovations très réussies. Tons pastel ou éclatants, formes arrondies ou lignes verticales, motifs géométriques et bas-reliefs sculptés. Nous sommes sur Ocean Drive, en front de mer, ou sur Collins avenue et les immeubles anciens se succèdent. Tous transformés en hôtels, restaurants ou boutiques de stylistes très tendance.

SoBe by night
SoBe ? L’abrévation de South Beach … Même si Ocean Drive est animée tout au long de la journée, c’est surtout en soirée que l’activité y bat son plein. Va et vient incessants de cabriolets de luxe, de limousines et autres taxis jaune. Lieu festif s’il en est, les restaurants, bars et boîtes sont bondés et les rythmes musicaux s’y mélangent dans une cacophonie indescriptible ! On vient ici en soirée pour s’amuser ou simplement pour voir l’ambiance mai aussi souvent pour être vu … Pour les amateurs de photos, tous ces néons colorés inondant de lumières vives les façades incitent à réaliser des clichés en nocturne. Au gré de ma balade, voilà que les lumières du Breakwater attirent mon objectif d’autant qu’elles se reflètent idéalement sur cette carrosserie.

Belles Américaines

Et que ca brille ! A grand renfort de mousse cet employé astique la carrosserie de cette Ford Thunderbird stationnée devant l’hôtel Avalon. Elles sont nombreuses, ces berlines de collections bien mises en valeur devant les immeubles. Cela ajoute, un peu plus, un air rétro au quartier. Pour un peu, on se croirait presque au temps de la Prohibition et voilà qu’on imagine Al Capone débarquant avec ses acolytes, borsalinos sur la tête et imperméables aux cols relevés …
Taxis jaune

Bien plus nombreux que les voitures de luxe ou de sport, les célèbres taxis jaunes sillonnent en permanence les rues tracées en damier de South Beach. De jour comme de nuit, par beau temps ou même sous la pluie … Miami est renommée pour son agréable climat mais en septembre, les averses tropicales peuvent être journalières. Heureusement et en dehors des cyclones, elles ne durent pas très longtemps. Juste le temps de faire briller le bitume et d’inonder les caniveaux, et voilà qu’un chaud et généreux soleil réapparaît. Retour à la plage, les gros nuages menaçants ont disparu du cadre de la photo, seul un bel arc en ciel rompt l’uniformité bleutée du ciel. Un arc (presque un double !) dont les courbes lumineuses semblent se prolonger sur le sable avec la vue en premier plan des traces de pneus des véhicules des sauveteurs.
Entre plage et front de mer
Une vraie cocoteraie ! Le Parc Lummus situé entre la plage et Ocean Drive est un lieu très plaisant, une sorte de transition entre le paisible bord de mer et l’agitation du front de mer. On peut le parcourir en sportif (jogging, vélo, skate ou rollers …) ou tout simplement en flânant à pied. Certains y font une pause (pique-nique ou sieste …), l’ombre des palmes et la pelouse y sont très appréciés ! Une vue depuis la pelouse et une autre complémentaire, capturée dans le sens opposé, depuis la terrasse d’un hôtel.

Ocean Drive au quotidien
Sur les trottoirs du Parc Lummus, le matin, on balade les gentils toutous à Madame … Dans les allées on fait du vélo (avec une ombrelle !), on se promène avant d’aller à la plage, on fait un jogging ou du roller … et même du skate sur le bitume, en zigzaguant parmi les voitures sur Océan Drive !
Courbes d’écume dans le port
Au loin les buildings masquent en partie l’horizon marin. Nous sommes dans le port de Miami, à la fois commercial avec ses alignements de conteneurs mais aussi dédié aux imposants bateaux de croisières qui font escale ici avant de naviguer vers Key West, les îles des Bahamas ou le Golfe du Mexique. Un canal que l’on n’empreinte pas sans autorisation, les gardes côtes veillent. Voyez ce plaisancier, presque arraisonné par cette vedette de sécurité … une belle image avec ces longs sillages d’écume.
Îles et villas
South Beach, évoquée plus haut, est une vraie île reliée au reste de la ville par des voies rapides et des ponts … mais des îles, il y en a beaucoup d’autres dans la baie de Miami. Des lieux réservés à quelques privilégiés, plusieurs stars en vue y possèdent une résidence. Voici un point de vue plongeant sur ces îlots de rêve … au-delà des palmiers on aperçoit quelques unes de ces charmantes villas. Leur accès est protégé des curieux, on n’y pénètre pas facilement, des vigiles en contrôlent l’entrée. De luxueuses villas entourées de jardins tropicaux dont certaines possèdent un ponton où sont amarrés yatchs et jetskis, un must … pour fortunés !
Prestigieux Biltmore
Avec sa haute silhouette on le repère facilement parmi les immeubles du quartier de Coral Gables. Construit en 1926, le Baltimore Hôtel est une adresse haut de gamme à Miami. Une architecture méditerranéenne mariant les influences italiennes, mauresques et espagnoles. 275 luxueuses chambres, un luxuriant jardin tropical, une immense piscine et des terrains de golf et de tennis … Pris dans les embouteillages, j’ai le temps de le photographier. Avec ce fond de ciel plombé, la teinte claire de ses murs ressort parfaitement.
Art et design

Miami, une ville de bord de mer dédiée aux vacances balnéaires et aux soirées festives ? Pas seulement ! L’art et la culture y sont présents. Le quartier de Design District, entre la 41th street et la 36 th, en est la preuve. Ici, les galeries d’art s’y succèdent. Ces « hangars » zébrés en black & white abritent des boutiques d’objets d’art, juste à côté, ces murs couverts de graffitis ornent les murs de bars très tendance.
Ambiance créole à Little Haïti
Le street art et les graffitis muraux sont également visible en un autre lieu de Miami, précisément à Little Haïti. Haut lieu de l’importante communauté haïtienne, celle constituée d’îliens ayant fuit, dans les années soixante, la dictature de la famille Duvalier.
Ces fresques naïves de marché évoquent les tableaux des artistes du pays.
Miami, la cosmopolite, on la rencontre aussi à Little Havana, le long de la Calle Ocho où se sont établis les nombreux émigrés cubains.
Evidemment, dans ces quartiers de Miami, le niveau de vie moyen est à mille lieux de celui observé à Miami Beach ou dans celui des affaires de Downtown !
Sunrise on the beach

A savoir pour les amateurs de photos de couchers de soleil avec reflets sur la mer et embrasement du ciel, la plage de Miami n’est pas le meilleur endroit de Floride pour ce type de cliché, certes classique, mais tellement plaisant à contempler et à capturer. En effet, le rivage est orienté vers l’Est ! Mais à défaut de sunset, le spectacle est offert aux lèves-tôt ! Les sunrisesont souvent superbes avec un soleil qui apparaît au dessus de l’horizon.
D'autres photos et souvenirs de Floride avec mon carnet de voyage : Sur la route des keys et escale à Key West Sur VF : http://voyageforum.com/forum/usa_floride_route_keys_entre_iles_ponts_D5648471/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_tout_au_sud_floride_escale_key_west_D5659443/
Sky line

Miami ne serait pas vraiment une grande métropole d’Amérique du nord s’il n’y avait pas des gratte-ciel et une ligne d’horizon à photographier. La skyline prise en contrebas de la route qui mène à Key Biscayne est un parfait point de vue sur les hauts buildings du quartier d’Affaires de Downtown. La présence dans le cadrage de palmes de cocotiers signe le côté tropical de ce lieu de Floride. En prenant cette photo, je pensais que ce panorama devait être idéalement photogénique à la tombée de la nuit, au moment de la fameuse « heure bleue » … avec des immeubles illuminés et des reflets sur des eaux calmes et lisses …
Miami Beach

On associe souvent cette ville à un rêve de plage … Elle est bien présente à South Beach, immense, charmante et relaxante avec, comme il se doit, son sable blanc et ses eaux bleu turquoise. Ici, à l’horizon, un ciel plombé annonciateur d’une brève averse tropicale. Et quel contraste de tonalités ! Du gris, du bleu et des teintes sable, plus claires.
Culte du corps

La plage n’est pas seulement un lieu de farniente et de baignade. Marche, jogging, musculation … South Beach est un vrai terrain de sport. Entre le front de mer et le rivage sablonneux, la piste (en sable dur) le long de la plage est idéale pour un jogging matinal. On peut aussi effectuer des mouvements de musculation afin de parvenir à ressembler aux lifeguards bodybuildés.
Lifeguards

Leur poste de secours en bois ponctuent, environ tous les 200 mètres, le long ruban de sable. Tous différents, colorés et originaux. C’est un des charmes de South Beach et aussi un bon sujet de photos, j’avoue que j’ai un faible pour celui aux couleurs de la bannière étoilée.

Archi, style Art Déco

Après la plage, un peu de culture … elle est ici architecturale avec le quartier historique dont de nombreux immeubles de style Art Déco sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Des bâtiments construits dans les années 1920 à 1930 qui ont subi depuis des rénovations très réussies. Tons pastel ou éclatants, formes arrondies ou lignes verticales, motifs géométriques et bas-reliefs sculptés. Nous sommes sur Ocean Drive, en front de mer, ou sur Collins avenue et les immeubles anciens se succèdent. Tous transformés en hôtels, restaurants ou boutiques de stylistes très tendance.

SoBe by night

SoBe ? L’abrévation de South Beach … Même si Ocean Drive est animée tout au long de la journée, c’est surtout en soirée que l’activité y bat son plein. Va et vient incessants de cabriolets de luxe, de limousines et autres taxis jaune. Lieu festif s’il en est, les restaurants, bars et boîtes sont bondés et les rythmes musicaux s’y mélangent dans une cacophonie indescriptible ! On vient ici en soirée pour s’amuser ou simplement pour voir l’ambiance mai aussi souvent pour être vu … Pour les amateurs de photos, tous ces néons colorés inondant de lumières vives les façades incitent à réaliser des clichés en nocturne. Au gré de ma balade, voilà que les lumières du Breakwater attirent mon objectif d’autant qu’elles se reflètent idéalement sur cette carrosserie.

Belles Américaines

Et que ca brille ! A grand renfort de mousse cet employé astique la carrosserie de cette Ford Thunderbird stationnée devant l’hôtel Avalon. Elles sont nombreuses, ces berlines de collections bien mises en valeur devant les immeubles. Cela ajoute, un peu plus, un air rétro au quartier. Pour un peu, on se croirait presque au temps de la Prohibition et voilà qu’on imagine Al Capone débarquant avec ses acolytes, borsalinos sur la tête et imperméables aux cols relevés …
Taxis jaune

Bien plus nombreux que les voitures de luxe ou de sport, les célèbres taxis jaunes sillonnent en permanence les rues tracées en damier de South Beach. De jour comme de nuit, par beau temps ou même sous la pluie … Miami est renommée pour son agréable climat mais en septembre, les averses tropicales peuvent être journalières. Heureusement et en dehors des cyclones, elles ne durent pas très longtemps. Juste le temps de faire briller le bitume et d’inonder les caniveaux, et voilà qu’un chaud et généreux soleil réapparaît. Retour à la plage, les gros nuages menaçants ont disparu du cadre de la photo, seul un bel arc en ciel rompt l’uniformité bleutée du ciel. Un arc (presque un double !) dont les courbes lumineuses semblent se prolonger sur le sable avec la vue en premier plan des traces de pneus des véhicules des sauveteurs.
Entre plage et front de mer

Une vraie cocoteraie ! Le Parc Lummus situé entre la plage et Ocean Drive est un lieu très plaisant, une sorte de transition entre le paisible bord de mer et l’agitation du front de mer. On peut le parcourir en sportif (jogging, vélo, skate ou rollers …) ou tout simplement en flânant à pied. Certains y font une pause (pique-nique ou sieste …), l’ombre des palmes et la pelouse y sont très appréciés ! Une vue depuis la pelouse et une autre complémentaire, capturée dans le sens opposé, depuis la terrasse d’un hôtel.

Ocean Drive au quotidien

Sur les trottoirs du Parc Lummus, le matin, on balade les gentils toutous à Madame … Dans les allées on fait du vélo (avec une ombrelle !), on se promène avant d’aller à la plage, on fait un jogging ou du roller … et même du skate sur le bitume, en zigzaguant parmi les voitures sur Océan Drive !
Courbes d’écume dans le port

Au loin les buildings masquent en partie l’horizon marin. Nous sommes dans le port de Miami, à la fois commercial avec ses alignements de conteneurs mais aussi dédié aux imposants bateaux de croisières qui font escale ici avant de naviguer vers Key West, les îles des Bahamas ou le Golfe du Mexique. Un canal que l’on n’empreinte pas sans autorisation, les gardes côtes veillent. Voyez ce plaisancier, presque arraisonné par cette vedette de sécurité … une belle image avec ces longs sillages d’écume.
Îles et villas

South Beach, évoquée plus haut, est une vraie île reliée au reste de la ville par des voies rapides et des ponts … mais des îles, il y en a beaucoup d’autres dans la baie de Miami. Des lieux réservés à quelques privilégiés, plusieurs stars en vue y possèdent une résidence. Voici un point de vue plongeant sur ces îlots de rêve … au-delà des palmiers on aperçoit quelques unes de ces charmantes villas. Leur accès est protégé des curieux, on n’y pénètre pas facilement, des vigiles en contrôlent l’entrée. De luxueuses villas entourées de jardins tropicaux dont certaines possèdent un ponton où sont amarrés yatchs et jetskis, un must … pour fortunés !
Prestigieux Biltmore

Avec sa haute silhouette on le repère facilement parmi les immeubles du quartier de Coral Gables. Construit en 1926, le Baltimore Hôtel est une adresse haut de gamme à Miami. Une architecture méditerranéenne mariant les influences italiennes, mauresques et espagnoles. 275 luxueuses chambres, un luxuriant jardin tropical, une immense piscine et des terrains de golf et de tennis … Pris dans les embouteillages, j’ai le temps de le photographier. Avec ce fond de ciel plombé, la teinte claire de ses murs ressort parfaitement.
Art et design

Miami, une ville de bord de mer dédiée aux vacances balnéaires et aux soirées festives ? Pas seulement ! L’art et la culture y sont présents. Le quartier de Design District, entre la 41th street et la 36 th, en est la preuve. Ici, les galeries d’art s’y succèdent. Ces « hangars » zébrés en black & white abritent des boutiques d’objets d’art, juste à côté, ces murs couverts de graffitis ornent les murs de bars très tendance.
Ambiance créole à Little Haïti
Le street art et les graffitis muraux sont également visible en un autre lieu de Miami, précisément à Little Haïti. Haut lieu de l’importante communauté haïtienne, celle constituée d’îliens ayant fuit, dans les années soixante, la dictature de la famille Duvalier.
Ces fresques naïves de marché évoquent les tableaux des artistes du pays.
Miami, la cosmopolite, on la rencontre aussi à Little Havana, le long de la Calle Ocho où se sont établis les nombreux émigrés cubains.
Evidemment, dans ces quartiers de Miami, le niveau de vie moyen est à mille lieux de celui observé à Miami Beach ou dans celui des affaires de Downtown !Sunrise on the beach

A savoir pour les amateurs de photos de couchers de soleil avec reflets sur la mer et embrasement du ciel, la plage de Miami n’est pas le meilleur endroit de Floride pour ce type de cliché, certes classique, mais tellement plaisant à contempler et à capturer. En effet, le rivage est orienté vers l’Est ! Mais à défaut de sunset, le spectacle est offert aux lèves-tôt ! Les sunrisesont souvent superbes avec un soleil qui apparaît au dessus de l’horizon.
D'autres photos et souvenirs de Floride avec mon carnet de voyage : Sur la route des keys et escale à Key West Sur VF : http://voyageforum.com/forum/usa_floride_route_keys_entre_iles_ponts_D5648471/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_tout_au_sud_floride_escale_key_west_D5659443/
Si on se faisait des films... English translation pending
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
Interpol lance un appel pour identifier un pédophile au Vietnam et Cambodge English translation pending
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Semaine de relache 2014 à l'hôtel Bellevue Palma Real English translation pending
Nous partons 7 amis a Varadero au Bellevue palma real pendant 10 jours, soit du 1 au 11 mars! Debut vingtaine et la pour faire le party ! C'est un bon choiix??
Périple Moret-sur-Loing (77) - Orléans à vélo English translation pending
Bonjour tout le monde🙂 !!!
Au mois de juin de vais relier Moret sur loing(77) à Perpignan en passant par Orléans puis Nantes en longeant la Loire !!! Mon petit soucis est de savoir si il est possible de faire Moret sur loing(77) Orléans en longeant le Canal du loing puis le Canal d'Orléans ? Est-ce qu'il y a tout le long un chemin de halage praticable pour un VTT et t'en que j'y suis y'a t'il des ptits campings histoire de pouvoir prendre une douche de temps en temps😛 !!!
Si quelqu'un peut me donner un ptit coup de pouce, ce serait coooooool 😎 !!! Merci d'avance et bonne journée à vous tous et....................vive les aventuriers !!!
Bises !!! Julien
Au mois de juin de vais relier Moret sur loing(77) à Perpignan en passant par Orléans puis Nantes en longeant la Loire !!! Mon petit soucis est de savoir si il est possible de faire Moret sur loing(77) Orléans en longeant le Canal du loing puis le Canal d'Orléans ? Est-ce qu'il y a tout le long un chemin de halage praticable pour un VTT et t'en que j'y suis y'a t'il des ptits campings histoire de pouvoir prendre une douche de temps en temps😛 !!!
Si quelqu'un peut me donner un ptit coup de pouce, ce serait coooooool 😎 !!! Merci d'avance et bonne journée à vous tous et....................vive les aventuriers !!!
Bises !!! Julien
Où atterrir en Amazonie pour une randonnée de plusieurs jours? English translation pending
Hello🙂
Je souhaiterais faire une randonée de plusieurs jours en Amazonie, mais ne sait pas où cela est le plus facile (sans tomber dans le touristique) et donc où attérir. Quelqu'un est il déjà allé là bas?
Je souhaiterais faire une randonée de plusieurs jours en Amazonie, mais ne sait pas où cela est le plus facile (sans tomber dans le touristique) et donc où attérir. Quelqu'un est il déjà allé là bas?
Retour d'un voyage en Thaïlande avec deux enfants English translation pending
Bonjour,
Nous rentrons de notre troisième voyage en thailande, avec nos 2 filles qui adooooooorent ce pays depuis qu'elles le découvrent. (La 1ère fois, elles avaient 2,5 et 5 ans, depuis, nous y retournons chaque année pendant 16 jours).
Dans un post différents, j'ai expliqué qu'à mon sens, il ne faut pas hésiter à aller visiter ce pays, malgré les incertitudes politiques. Il faut juste éviter le Sky train, les endroits de manifestations ou regroupement de rouges et jaunes...et si ça dégénère, aller dans les quartiers peu visitées comme Thonburi ou Nonthaburi. moi, j'aurai rêvé d'être "coincée " en thailande, parce que nous ne nous y sentons pas en insécurité.
Nous choisissons toujours un vol direct (plus facile avec les enfants), puis nous poursuivons directement de l'aéroport avec un vol domestique pour les iles. En gros, on en a toujours pour une trentaine d'heures avant d'arriver à destination, mais nous préférons faire le tout au début, d'un seul trait. De toutes façons, fatigués pour fatigués, la première journée est toujours un peu sacrifiée. Puis, nous faisons 1 ou 2 îles, avant de revenir à bangkok pour au moins 4 jours. Il y a des tas de choses interressantes à faire à bangkok, et nos enfants aiment beaucoup. Quand je leur demande parfois si elles préfèrent faire un peu plus de plage, mais raccourcir cette étape de bangkok, elles refusent en bloc. globalement, nous choisissons des hotels haut de gamme, que nous réservons le dernier jour, pour obtenir des discount de l'ordre de 50 %. Il faut parfois s'y prendre à 3 reprises, négocier le prix pour 1 nuit, puis un meilleur encore pour 3, 4 ou 5 nuits, puis négocier les extras bed gratos, idem pour les petits dej enfants... Oui, ça prend un peu de temps, mais en Thailande, tout n'est pas standardisé, tout est fonction de la relation que l'on établit...et la notion de temps n'a rien à voir avec la nôtre. nous mangeons dans les petits resto de plages, prafois dans la rue à Bangkok. aucun problème sanitaire, et c'est tellement bon. (j'évite seulement les fruits déjà coupés)
Les thais sont généreux ( Dans un resto de Koh phan Gan, le serveur est allé lui même nous acheter une bouée qu'il a offerte à notre cadette ), ils adorent les enfants, jouent avec tout le temps.
Rien à craindre pour la santé des enfants : dans le pire des cas, les hopitaux de Bangkok sont de bien meilleur niveau que les nôtres. (nous en avons fait l'expérience : lors d'une ballade à vélo, notre fille de 2 an et demi s'est pris les pieds dans les roues arrières. Elle avait une plaie profonde est très large. c'est une thai qui l'a soignée en premier lieu, je n'étais pas sur place. Malgré la barrière de la langue, je peux vous assurer que lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé ma fille rassurée, apaisée et en sécurité avec cette dame...ça aussi, c'est de la générosité... En Asie, les plaies s'infectent vite : il faut tout de suite consulter. 4 jours à l'hôpital de bangkok, malgré un niveau de douleur élevé...et notre Inès de 2,5 ans demandait encore à revenir à Bangkok)
la 1ère année, nous avons fait Krabi, Koh Jum et Koh Phi Phi. - A krabi, une superbe maison d'hote tenue par un français et un franco-vietnamien : www.lepassetemps-krabi.com quelques très jolies villas disséminées autour d'une piscine. Beaucoup de gout, de charme et de calme. On y est accuelli en ami, on s'y sent chez soi. la plage et le restaurant sont en contre-bas : plage petite, mais privée et agréable. Hamac, balançoire, les enfants y sont heureux. Les propriétaires organisent pour vous tout un tas d'excursions (canoé, trek, ...) sans vous "assommer". Seul bémol : l'endroit est excentré ; on ne peut pas sortir prendre un pot le soir, ou aller manger dans une guesthouse à pied. La baie d'Ao Nang est superbe, beaucoup de choses a y faire dans la nature.
- Koh Jum : une petite île entre Krabi et Phuket, encore peu envahie par le tourisme. Des pistes en terre rouge, des pécheurs, quelques petits commerces. De longues plages, pas forcément turquoise-carte postale, mais tellement agréables. Nous étions au www.kohjumlodge.com/fr.htm. De très beaux bungalows sur la plage et autour de la piscine, bien aérés (clim pas nécéssaire), et décorés avec charme. Eviter de prendre les transferts et autre excursions via le propriétaire français qui facture le double de ce que propose les guesthouses voisines (et qui sème en vous le doute de façon perverse en arguant que votre sécurité est en jeu lorsque vous ne prenez pas son CHER bateau !). Idem pour le resto : cher, service très long (parfois plus de 20 25 minutes pour le 1er plat), et sans sourire ni gentillesse. En fait, Jean Michel, n'excelle pas dans la gestion humaine et on a vraiment l'impression que ses employés son au bagne. Jean Michel a sû garder les défauts des français, et s'approprier ceux des thais...(par exemple, vous demandez un oeuf ...il vous répond qu'il n'y en a pas sur l'île, ce qui est faut. Il a eut des dizaines de remarques sur le service du restaurant, feint de prendre l'info au sérieux, et rien ne change année après année)...dommage, car l'île est belle et paisible. Cela dit, il y a des dizaines de bons resto de plage, meilleurs et bien moins chers, de part et d'autre de son resort. allez-y pour les sympathiques bungalows, et vivez le reste ailleurs.
Koh Phi Phi : Il FAUT Y ALLER. Nous avons choisi une baie au calme, avec le Koh Phi Phi island village. Nous avons négocié à la dernière minute, - 50%, et surclassés un beach view villa. La piscine est aussi belle que grande, le personnel aux petits soins. Nous mangions à l'extérieur dans de simples resto de plage, bien meilleurs, avec une ambiance plus locale, plus humaine. koh Phi est idéale pour le snorkelink, la plongée.
La seconde année, nous avons fait Koh Yao et re Koh PHI PHI. Koh Yao est à moins d'une heure de bateau (liaison locale régulière) de Phuket. On y va pour y découvrir la vie locale, non polluée par le tourisme. Pas pour les plages qui sont un peu vaseuses à marée basse. mais que cela ne vous arrête pas. La Thailande a beaucoup d'aspects à découvrir...s'arrêter uniquement aux plages superbes serait dommage. Nos filles se sont liées à une petite Thai, et de fil en aiguille, elle les a emmenées passer une journée avec elle à l'école. expérience inoubliable pour nos enfants. Nous avons visité à nouveau la baie avec un pécheur, durant 1 journée. On ne se lasse pas de ses beaux paysages, de faire un plongeon où bon nous chante, ...le village des gitans de la mer est devenu une excursion très touristique : je ne précipiterais pas pour y aller. A koh Yao, un excellent restaurant en bord de mer, qui est vite devenu notre cantine. Je n'ai plus le nom en tête, mais ferai les recherches si vous en avez besoin. Un chauffeur de taxi sympa, et qui pratique des prix bas : sak : 0878885825 et 0873832330 (mais les numéros changent...)
Cette année, nous avons séjourné à Koh Phan Gan. Nous avions choisi la plage de Thong Nai Pan : la plus belle, calme. Nous avons passé 4 jours sur la partie Yai (havana beach resort), puis 5 jours sur la partie Noi (Santhiya resort). Sur Thong nai Pan Noi, le Thongtapan resort était devenu notre cantine. C'est excellent. nous avions choisi le Santhia resort, avec une villa avec piscine. Là encore, les négociations de dernière minutes permettent d'accéder à un vrai luxe avec 40 à 50 % de discount.
A noter : un bateau local part de la plage de Thong nai pan tous les matins à 9H pour aller à Koh samui. Cette liaison n'est pas souvent indiquée sur les sites internet. Il y a bien sur la liaison dans l'autre sens, mais je ne connais pas les horaires. Attention, si vous quittez Koh Phan Gan pour prendre un avion direct à Koh samui, prenez en compte le fait que les liaisons régulières sont parfois très en retard. J'avais compté 1h30 de marge avant le last minute checking...et c'était encore trop court : nous avons raté notre avion. Cela dit, no stress, il y a des avions toutes les heures de Samui à BKK. et finalement, entre les coûts de taxi, de bateau, le stress de louper l'avion, ...nous avons regretté de ne pas prendre le speed boat du Santhia. C'est direct de porte à porte, on n'a rien a gérer.
N'oubliez jamais 2 dangers pour les enfants : le soleil (T shirt manche longue et ne pas s'exposer entre midi et 15H) et les piscines, (pour les enfants qui ne savent pas nager). Nous avons repéché plusieures fois notre fille de 3 ans. Un enfant qui coule ne fait aucun bruit... Il ne faut pas s'arréter de vivre: il faut juste être très vigilant. A vrai dire, nous n'avions l'oeil sur nos filles que lorsqu'elles étaient à la piscine. pour le reste, tout est très facile, sans danger.
Pour les resto : il suffit juste de préciser "no pepper, no garlic, no curry"...et nos enfants mangent tous les plats.
Last, but not least : Bangkok. Nous avons bien sûr fait les incontournables, mais nous apprécions surtout les endroits non touristiques. C'est là que ce font les vrais rencontres. Et il faut les laisser venir à nous, en prenant le temps. Nous sommes allés notamment à Nonthaburi , un faubourg de Bangkok. Une belle maison d'hote, tout en teck, et très abordable : www.thaihouse.co.th/. seul inconvenient : pas de piscine. Nonthaburi est relié par un bateau au centre de Bangkok tôt le matin, et en fin d'après midi. Cette année, nous avons eue la chance de découvrir Thonburi, ses klongs et son marché flottant gràce à un VFiste amoureux de la Thailande authentique, des thais, : thuan . Si vous avez la chance de faire une ballade avec lui, vous commencerez a découvrir réèllement Bangkok. thuan nous a fait également découvrir un grand marché local : (façon Chatuchak, mais pour les thai). Thuan connaît bangkok par coeur, il aura des tas de tuyaux à vous donner, si vous vous donnez la peine d'aller à sa rencontre. Et pour être très honnète, le meilleur souvenir de nos filles, pour ce dernier séjour, c'est notre journée avec Thuan. Là, je suis contente, quand je vois que mes enfants ne retiennent pas la piscine ou un luxe qui nous est facile compte tenu des différences de niveau de vie et de prestations hotelières. Constater que mes enfants sont heureuses d'apprendre à voir les choses autrement, qu'elles s'interrogent sur certains de nos mauvais reflexes occidentaux...cela m'encourage à résister à notre société de consommation, pour leur offrir le vrai luxe : aller à la recherche d'autres façons de vivre, d'autres regards.
Mandarine2
Nous rentrons de notre troisième voyage en thailande, avec nos 2 filles qui adooooooorent ce pays depuis qu'elles le découvrent. (La 1ère fois, elles avaient 2,5 et 5 ans, depuis, nous y retournons chaque année pendant 16 jours).
Dans un post différents, j'ai expliqué qu'à mon sens, il ne faut pas hésiter à aller visiter ce pays, malgré les incertitudes politiques. Il faut juste éviter le Sky train, les endroits de manifestations ou regroupement de rouges et jaunes...et si ça dégénère, aller dans les quartiers peu visitées comme Thonburi ou Nonthaburi. moi, j'aurai rêvé d'être "coincée " en thailande, parce que nous ne nous y sentons pas en insécurité.
Nous choisissons toujours un vol direct (plus facile avec les enfants), puis nous poursuivons directement de l'aéroport avec un vol domestique pour les iles. En gros, on en a toujours pour une trentaine d'heures avant d'arriver à destination, mais nous préférons faire le tout au début, d'un seul trait. De toutes façons, fatigués pour fatigués, la première journée est toujours un peu sacrifiée. Puis, nous faisons 1 ou 2 îles, avant de revenir à bangkok pour au moins 4 jours. Il y a des tas de choses interressantes à faire à bangkok, et nos enfants aiment beaucoup. Quand je leur demande parfois si elles préfèrent faire un peu plus de plage, mais raccourcir cette étape de bangkok, elles refusent en bloc. globalement, nous choisissons des hotels haut de gamme, que nous réservons le dernier jour, pour obtenir des discount de l'ordre de 50 %. Il faut parfois s'y prendre à 3 reprises, négocier le prix pour 1 nuit, puis un meilleur encore pour 3, 4 ou 5 nuits, puis négocier les extras bed gratos, idem pour les petits dej enfants... Oui, ça prend un peu de temps, mais en Thailande, tout n'est pas standardisé, tout est fonction de la relation que l'on établit...et la notion de temps n'a rien à voir avec la nôtre. nous mangeons dans les petits resto de plages, prafois dans la rue à Bangkok. aucun problème sanitaire, et c'est tellement bon. (j'évite seulement les fruits déjà coupés)
Les thais sont généreux ( Dans un resto de Koh phan Gan, le serveur est allé lui même nous acheter une bouée qu'il a offerte à notre cadette ), ils adorent les enfants, jouent avec tout le temps.
Rien à craindre pour la santé des enfants : dans le pire des cas, les hopitaux de Bangkok sont de bien meilleur niveau que les nôtres. (nous en avons fait l'expérience : lors d'une ballade à vélo, notre fille de 2 an et demi s'est pris les pieds dans les roues arrières. Elle avait une plaie profonde est très large. c'est une thai qui l'a soignée en premier lieu, je n'étais pas sur place. Malgré la barrière de la langue, je peux vous assurer que lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé ma fille rassurée, apaisée et en sécurité avec cette dame...ça aussi, c'est de la générosité... En Asie, les plaies s'infectent vite : il faut tout de suite consulter. 4 jours à l'hôpital de bangkok, malgré un niveau de douleur élevé...et notre Inès de 2,5 ans demandait encore à revenir à Bangkok)
la 1ère année, nous avons fait Krabi, Koh Jum et Koh Phi Phi. - A krabi, une superbe maison d'hote tenue par un français et un franco-vietnamien : www.lepassetemps-krabi.com quelques très jolies villas disséminées autour d'une piscine. Beaucoup de gout, de charme et de calme. On y est accuelli en ami, on s'y sent chez soi. la plage et le restaurant sont en contre-bas : plage petite, mais privée et agréable. Hamac, balançoire, les enfants y sont heureux. Les propriétaires organisent pour vous tout un tas d'excursions (canoé, trek, ...) sans vous "assommer". Seul bémol : l'endroit est excentré ; on ne peut pas sortir prendre un pot le soir, ou aller manger dans une guesthouse à pied. La baie d'Ao Nang est superbe, beaucoup de choses a y faire dans la nature.
- Koh Jum : une petite île entre Krabi et Phuket, encore peu envahie par le tourisme. Des pistes en terre rouge, des pécheurs, quelques petits commerces. De longues plages, pas forcément turquoise-carte postale, mais tellement agréables. Nous étions au www.kohjumlodge.com/fr.htm. De très beaux bungalows sur la plage et autour de la piscine, bien aérés (clim pas nécéssaire), et décorés avec charme. Eviter de prendre les transferts et autre excursions via le propriétaire français qui facture le double de ce que propose les guesthouses voisines (et qui sème en vous le doute de façon perverse en arguant que votre sécurité est en jeu lorsque vous ne prenez pas son CHER bateau !). Idem pour le resto : cher, service très long (parfois plus de 20 25 minutes pour le 1er plat), et sans sourire ni gentillesse. En fait, Jean Michel, n'excelle pas dans la gestion humaine et on a vraiment l'impression que ses employés son au bagne. Jean Michel a sû garder les défauts des français, et s'approprier ceux des thais...(par exemple, vous demandez un oeuf ...il vous répond qu'il n'y en a pas sur l'île, ce qui est faut. Il a eut des dizaines de remarques sur le service du restaurant, feint de prendre l'info au sérieux, et rien ne change année après année)...dommage, car l'île est belle et paisible. Cela dit, il y a des dizaines de bons resto de plage, meilleurs et bien moins chers, de part et d'autre de son resort. allez-y pour les sympathiques bungalows, et vivez le reste ailleurs.
Koh Phi Phi : Il FAUT Y ALLER. Nous avons choisi une baie au calme, avec le Koh Phi Phi island village. Nous avons négocié à la dernière minute, - 50%, et surclassés un beach view villa. La piscine est aussi belle que grande, le personnel aux petits soins. Nous mangions à l'extérieur dans de simples resto de plage, bien meilleurs, avec une ambiance plus locale, plus humaine. koh Phi est idéale pour le snorkelink, la plongée.
La seconde année, nous avons fait Koh Yao et re Koh PHI PHI. Koh Yao est à moins d'une heure de bateau (liaison locale régulière) de Phuket. On y va pour y découvrir la vie locale, non polluée par le tourisme. Pas pour les plages qui sont un peu vaseuses à marée basse. mais que cela ne vous arrête pas. La Thailande a beaucoup d'aspects à découvrir...s'arrêter uniquement aux plages superbes serait dommage. Nos filles se sont liées à une petite Thai, et de fil en aiguille, elle les a emmenées passer une journée avec elle à l'école. expérience inoubliable pour nos enfants. Nous avons visité à nouveau la baie avec un pécheur, durant 1 journée. On ne se lasse pas de ses beaux paysages, de faire un plongeon où bon nous chante, ...le village des gitans de la mer est devenu une excursion très touristique : je ne précipiterais pas pour y aller. A koh Yao, un excellent restaurant en bord de mer, qui est vite devenu notre cantine. Je n'ai plus le nom en tête, mais ferai les recherches si vous en avez besoin. Un chauffeur de taxi sympa, et qui pratique des prix bas : sak : 0878885825 et 0873832330 (mais les numéros changent...)
Cette année, nous avons séjourné à Koh Phan Gan. Nous avions choisi la plage de Thong Nai Pan : la plus belle, calme. Nous avons passé 4 jours sur la partie Yai (havana beach resort), puis 5 jours sur la partie Noi (Santhiya resort). Sur Thong nai Pan Noi, le Thongtapan resort était devenu notre cantine. C'est excellent. nous avions choisi le Santhia resort, avec une villa avec piscine. Là encore, les négociations de dernière minutes permettent d'accéder à un vrai luxe avec 40 à 50 % de discount.
A noter : un bateau local part de la plage de Thong nai pan tous les matins à 9H pour aller à Koh samui. Cette liaison n'est pas souvent indiquée sur les sites internet. Il y a bien sur la liaison dans l'autre sens, mais je ne connais pas les horaires. Attention, si vous quittez Koh Phan Gan pour prendre un avion direct à Koh samui, prenez en compte le fait que les liaisons régulières sont parfois très en retard. J'avais compté 1h30 de marge avant le last minute checking...et c'était encore trop court : nous avons raté notre avion. Cela dit, no stress, il y a des avions toutes les heures de Samui à BKK. et finalement, entre les coûts de taxi, de bateau, le stress de louper l'avion, ...nous avons regretté de ne pas prendre le speed boat du Santhia. C'est direct de porte à porte, on n'a rien a gérer.
N'oubliez jamais 2 dangers pour les enfants : le soleil (T shirt manche longue et ne pas s'exposer entre midi et 15H) et les piscines, (pour les enfants qui ne savent pas nager). Nous avons repéché plusieures fois notre fille de 3 ans. Un enfant qui coule ne fait aucun bruit... Il ne faut pas s'arréter de vivre: il faut juste être très vigilant. A vrai dire, nous n'avions l'oeil sur nos filles que lorsqu'elles étaient à la piscine. pour le reste, tout est très facile, sans danger.
Pour les resto : il suffit juste de préciser "no pepper, no garlic, no curry"...et nos enfants mangent tous les plats.
Last, but not least : Bangkok. Nous avons bien sûr fait les incontournables, mais nous apprécions surtout les endroits non touristiques. C'est là que ce font les vrais rencontres. Et il faut les laisser venir à nous, en prenant le temps. Nous sommes allés notamment à Nonthaburi , un faubourg de Bangkok. Une belle maison d'hote, tout en teck, et très abordable : www.thaihouse.co.th/. seul inconvenient : pas de piscine. Nonthaburi est relié par un bateau au centre de Bangkok tôt le matin, et en fin d'après midi. Cette année, nous avons eue la chance de découvrir Thonburi, ses klongs et son marché flottant gràce à un VFiste amoureux de la Thailande authentique, des thais, : thuan . Si vous avez la chance de faire une ballade avec lui, vous commencerez a découvrir réèllement Bangkok. thuan nous a fait également découvrir un grand marché local : (façon Chatuchak, mais pour les thai). Thuan connaît bangkok par coeur, il aura des tas de tuyaux à vous donner, si vous vous donnez la peine d'aller à sa rencontre. Et pour être très honnète, le meilleur souvenir de nos filles, pour ce dernier séjour, c'est notre journée avec Thuan. Là, je suis contente, quand je vois que mes enfants ne retiennent pas la piscine ou un luxe qui nous est facile compte tenu des différences de niveau de vie et de prestations hotelières. Constater que mes enfants sont heureuses d'apprendre à voir les choses autrement, qu'elles s'interrogent sur certains de nos mauvais reflexes occidentaux...cela m'encourage à résister à notre société de consommation, pour leur offrir le vrai luxe : aller à la recherche d'autres façons de vivre, d'autres regards.
Mandarine2
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
De Buenos Aires à Bariloche
Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants.
A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons.
La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé.
Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue.
Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle.
Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir.
Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion.
Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter.
Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française.
L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du
lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqu�� par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqu�� par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Impressions sur mon voyage en Asie du Sud-Est: Bangkok English translation pending
Salut a tous je vous ecris de bangkok, je suis arrive hier, ici il fait chaud vraiment chaud mais je m attendait a pire,
J arrive donc a l aeroport, la je me suis dis "je suis pas chez moi", je decide de prendre le nouveau metr vers le centre ville, 45b. Arrive a la derniere station je cherche un taxi en levant le bras genre j ai l habitude, un taxi c arrete, super sympa le chauffeur, il parlait un peu anglais, j ai bien crie "meter please", resultat 60b pour la course je lui ai donne 100b (genre je suis riche), soit 145b pour aiport > city,
Je suis a Penpark place tout pres de kao san, 300b + fan, single room, share bathroom. voila je vais essayer de dormir dans 4h il sera 8h00 ici je commencerai a visiter un peu la ville. Voila pour l instant j essaierai de mettre a jour se post au court de mon voyage pour ceux que ca interesse. Salut a tous.
Retour du Melia Las Antillas à Varadero (19 au 26 août 2007) English translation pending
Voici le résumé de mon séjour au Melia Las Antillas qui s'est déroulé du 19 au 26 août 2007. Il s'agit d'un récit se basant sur mon expérience personnelle. Vous pourriez ne pas vivre la même expérience que moi, alors ne prenez pas tout ca pour du cash. Bonne lecture!
Vols Première fois que je volais avec Cubana Airlines. Plus d'espace pour les jambes, donc un peu plus confortable(mais bon, pour le temps que le vol dure). Le repas était étonnament bon (une salade au poulet froid). Par contre, j'ai trouvé que les hôtesses de l'air n'avaient pas le sourire facile. Il n'y en avait pas beaucoup qui parlaient français, mais comme je m'exprime bien en anglais, je n'avais pas de problèmes. Nous avons eu un film à l'allée et au retour (je n'ai pas regardé au retour parce que j'ai dormi). J'ai beaucoup préféré à Sunwing et Air Transat pour l'espace pour les jambes. Le départ, tant à l'allée qu'au retour, s'est fait à l'heure prévue. Absolument aucun retard. Comme Cubana ne distribue pas la carte toutistique dans l'avion, il ne fallait pas oublier de passer la chercher au comptoir de TMR avant de se présenter au comptoir d'enregistrement de Cubana. Pour ceux qui veulent encore plus d'espace pour les jambres, prenez les rangées 10 et 11 dans l'avion (Air-Bus 320).
Trajet jusqu'à l'hôtel Le trajet jusqu'à l'hôtel s'est fait plutôt rapidement. Nous avons fait deux arrêts à des hôtels pour faire descendre des gens avant d'arriver au Melia Las Antillas (qui est voisin du Blau). Le trajet a duré environ 40 minutes au total dans un bus à air climatisé. Des boissons sont proposés dans le bus (deux drinks pour 5$ CAN).
Check-in Comme nous n'étions pas beaucoup à descendre à l'hôtel (un peu plus d'une dizaine), le check-in s'est fait assez rapidement. Ils vous demandent de remplir un petit formulaire où vous devez inscrire votre numéro de passeport et d'autres trucs. Ensuite, un portier vous accompagne à votre chambre en compagnie de vos baggages. Le coffre-fort est gratuit, mais n'oubliez pas de demander la clef à la réception avant de monter à la chambre parce qu'on ne vous la donne pas automatiquement. Il faut la demander.
Chambre Grâce à ma carte MAS, j'ai pu avoir la chambre que j'avais demandée... une chambre au dernière étage (5ième) du bâtiment principal. J'avais donc une MAGNIFIQUE vue sur la mer et tout le complexe (la piscine, la lagune, les jardins, etc.)! Toutes les chambres ont un balcon avec chaises et table. Les chambres sont divisées en trois section: la salle de bain, la section principale avec le lit et un petit étage inférieur (une marche à descendre) avec petite banquette, coussins, chaise bercante, téléviseur, mini-bar, etc. Le mini-bar est rempli avec des boissons gazeuses et de la bière. Je ne sais pas si c'est gratuit, mais je croirais que oui. Une bouteille d'eau est fournie dans la chambre. Nous avions un grand lit king (première fois que j'en ai un dans le sud), mais je sais que beaucoup de chambres avaient deux lits jumeaux. L'électricité est contrôlée en plaçant une carte dans le petit support. Vous pouvez y placer tout autre carte ou bien un morceau de carton. Suite au passage de la femme de chambre, la chambre a toujours été propre. Elle plit vos serviettes et autres trucs. Elle nous a aussi fait tout au long de la semaine de jolies décorations avec les serviettes (première fois que j'ai un cygne en serviette). Elle nous a laissé un petit mot de remerciements à la fin de notre voyage (nous lui avions donné des cadeaux et de l'argent à tous les jours). C'est sérieusement la plus belle chambre que je n'ai jamais eu dans le sud. La vue était superbe et la chambre très propre. Moi je vous conseille une chambre dans le bâtiment principal (vous êtes plus près de presque tout). Mais si vous désirez être très près de la plage, prenez les bâtiments secondaires (je ne peux pas vous donner de numéro par contre).
Hôtel L'hôtel est super. J'ai beaucoup aimé la décoration du lobby avec des gros fauteuils à coussins et ses belles plantes suspendues aux étages. Le complexe contient environ 500 chambres. Il y a le bâtiment principal où l'on retrouve la majorité des chambres, séparées sur trois étages (3ième, 4ième et 5ième). Je crois qu'il n'y a que du 5ième étage où l'on aperçoit la mer, mais je ne suis pas certaine. Les autres chambres sont séparées en plusieurs bâtiments (de deux ou trois étages il me semble) secondaires, plus ou moins éloignés du bâtiment principal. Je n'ai jamais vu autant de palmiers sur un complexe hôtelier (probablement parce que cette fois, j'avais une vue en hauteur). Il y a des tonnes de hamacs suspendus un peu partout. Beaucoup de fleurs. Contrairement à certains commentaires, je n'ai perçu aucune odeur désagréable provenant de la marre d'eau stagnante. La distance à parcourir à partir du lobby pour se rendre à la mer n'est pas très longue (3-4 minutes tout au plus). Il y a deux ascenceurs qui desservent les cinq étages du bâtiment principal, mais ils sont très lents et il y fait très chaud (ils sont exposés au soleil toute la journée).
Restaurants Il y a un buffet ouvert pour les déjeuners, dîners et soupers. Il ouvre à partir de 19h. Il y a aussi trois restaurants à la carte: l'international, l'italent et le fruit de mer. L'international et l'italien sont situés dans la bâtiment principal. Le fruit de mer est situé près de la piscine. On y sert des repas sur l'heure du diner. C'est la première fois que je voyais un restaurant de fruits de mer servir de la langouste sur son menu, sans aucun supplément. J'ai beaucoup aimé les trois restaurants à carte. Le buffet était bien, mais sans plus. Pour réserver, il faut s'y prendre très tôt. Comme nous étions un groupe de sept personnes, c'était encore plus difficile. Levez-vous tôt (les réservations sont prises à comper de 8h).
Bars Il y a trois bars principaux qui oeuvrent durant la journée: le bar à la plage, le bar à la piscine (malheureusement pas DANS la piscine) et le bar du lobby. Le soir, il y a le bar de la piscine ouvert jusqu'à 23h et le bar du lobby qui est 24h. Le bar du lobby est de loin le meilleur bar des trois. Il y a aussi un bar ouvert à la discothèque jusqu'à 3h du mat. Ce fut la première fois que j'ai réussi à me faire servir un mojito à Cuba! Ceux du lobby sont super bons! Je n'ai pas eu vent qu'il manquait un ingrédient quelconque...
Animation Le matin, l'animation se passe à la plage. Il y a du volley-ball de plage et de l'aqua-gym principalement. L'animation recommence vers 15h à la piscine: cours de danse, cours d'espagnol, volley-ball dans la piscine, soccer, etc. L'équipe d'animation n'est pas très présente... Pour ceux qui veulent relaxer, ca peut être une destination intéressante.
Spectacle J'ai beaucoup aimé les spectacles le soir, quoiqu'un peu répétitif. C'est la première fois que je voyais les danseuses cubaines si peu habillées (on les voyait souvent en string). Les Cubains sont des danseurs époustouflants! Le spectacle commence à 22h et dure environ 45 minutes. La scène est située tout près de la piscine. Ils font quelques fois participer les touristes (le mardi surtout).
Température Deuxième voyage à Cuba... deuxième départ en plein ouragan. Rien pour me permettre de me détendre avant de partir. Comme Varadero ne devait pas être touchée par l'ouragan DEAN, nous sommes partis sans problème. Nous sommes arrivés lundi dans la nuit (vers 1h du matin) et il ventait BEAUCOUP en raison de l'ouragan à proximité! Toute la journée du lundi, il a venté en fou et il y a eu plusieurs passages nuageux (malgré plusieurs scéances d'ensoleillement) qui nous ont laissé quelques averses. Ca été la pire journée de la semaine. Le lendemain, il ventait encore, mais le soleil était de la partie. Et il l'a été pendant tout le reste de la semaine! Quelques averses d'environ 5 ou 10 minutes par jour, mais juste un petit nuage. Nous n'avons eu aucune journée nuageuse. Juste du beau gros soleil mur à mur! La température s'est maintenue entre 30 et 32 degrés toute la semaine. Avec l'humidité (très présente je vous assure), il faisait facilement 40 degrés. Rester au soleil pendant toute la journée est mission impossible, à moins de vouloir brûler. Rien à redire sur la température, c'était parfait! Trop chaud aux dires de certaines personnes... ahahah!
Plage et océan Comme il ventait beaucoup les deux premiers jours, il y avait énormément de vagues dans la mer, donc la couleur turquoise ne ressortait pas trop en raison du sable en suspension dans l'eau. Dès la troisième journée, la mer a reprit son magnifique éclat turquoise! La mer était très calme, donc idéal pour la baignade avec de jeunes enfants. La plage est d'un sable blanc très doux. Très peu de résidus (coquillages et algues) sur le bord. Pas de coraux non plus, donc pas de danger pour les pieds. La plage est très large et longue et permet de très longues marches. L'eau de la mer était chaude, mais pas trop pour empêcher de se rafraichir. Je n'ai aperçu aucun jellyfish, ni poisson, ni mollusque dans l'eau. Bref, aucune flore. Seulement un matin, où nous avons aperçu deux dauphins au large qui batiffolaient! Par contre... Je suis désolée d'avoir à dire ca, mais certains touristes sont de véritables enfoirés! Certains laissent trainer leurs verres vides et pailles, mégots de cigarettes, déchets divers, etc. Dégueulasse! J'étais bien HEUREUSE d'avoir ma petite TASSE THERMOS remplie d'EAU la plupart du temps pour pouvoir préserver ce bel endroit paradisiaque parce que même à 24 ans, j'ai l'environnement à coeur. Il y avait plusieurs palapas sur la plage, mais il fallait y aller tôt pour en avoir un. J'ai été chanceuse d'y aller vers 10h et d'en trouver de libre.
Piscine Une seule piscine divisée en deux sections. Une section pour les activités (basketball et volley-ball) et une section plus tranquille. L'eau était propre (sauf quelques verres qui pouvaient flotter à la surface que je jetais à la poubelle dès que je les voyais). L'eau était cependant très chaude et n'offrait pas un très grand rafraichissement contre la chaleur. L'eau de la piscine n'est PAS salée. Il y a beaucoup de palapas autour de la piscine et ils sont très rapprochés les uns des autres. Il est donc facile de trouver de l'ombre sur le bord de la piscine.
Clientèle Beaucoup de Québécois et Canadiens anglophones. Beaucoup d'italiens aussi! J'ai vu des Allemands, des Colombiens, des Français, etc. On m'avait dit que c'était un endroit où il n'y avait pas beaucoup de jeunes... et bien j'ai trouvé qu'il y en avait énormément!!! Nous nous sommes fait beaucoup d'amis sur place! Théoriquement, l'hôtel est 16 ans et plus, mais en raison qu'il a fallu rappatrié des gens de Cancun et de Cayo Largo, il y avait des enfants les premières journées. Mais ce n'était pas du tout dérangeant. Pas un hôtel familial donc! Et l'hôtel était à pleine capacité (justement parce qu'il y avait eu des relocalisations à cause de l'ouragan DEAN). Vers la fin de la semaine, il y avait moins de monde.
Nightlife Étant jeune et voulant m'amuser, le nightlife était un point important. Comme il y avait beaucoup de jeunes, ca grouillait encore d'activités à 2h-3h du matin (sans être dérangeant pour ceux qui dorment). Il y en avait à la discothèque, au lobby bar et à la piscine. Nous nous sommes baignés à pratiquement tous les soirs parce qu'il faisait très chaud (même si la piscine ferme théoriquement à 19h) et les serveurs du lobby venaient nous servir des petits pains et des boissons directement à la piscine sans même leur avoir demandé! Ils ont flairé la bonne affaire et nous leur en avons donné pour leur argent! Les animateurs proposent aussi aux touristes de se rendre dans les clubs en ville en autobus. Autrement, vous pouvez prendre un taxi pour vous y rendre. Cependant, n'attendez pas trop longtemps, car il nous a fallu attendre 20 minutes pour avoir un taxi à 12h30. À 1h du mat, plus aucun taxi (ils attendent à la sortie des clubs). Sinon, nous avons été au Mambo Club, qui se trouve sur le site de l'hôtel Club Amigo (bref 3 hôtels plus loin). Vous pouvez surement nous y rendre à pieds (environ 20 minutes... le plus long est de se rendre jusqu'à la route), mais nous avons préféré le taxi (vraiment pas cher donc et nous avons même réussi à monter 6 dans un taxi... en plus du chauffeur). Il en coûte 5 CUC pour entrer, 1 CUC pour une bière et 2 CUC pour un drink. On y joue de la musique latine (salsa, mambo, etc.), mais aussi du reaggeton, hip hop, techno. Bref, nous avons beaucoup aimé cet endroit!
Excursions Nous avons fait le catamaran. Et j'ai ADORÉ! On part vers 9h le matin et on revient vers 17h le soir. Il y a un premier arrêt pour aller nager avec les dauphins. Ensuite, on nous amène faire de la plongée en apnée. Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau... Les coraux, les plantes aquatiques, les poissons de toutes les couleurs... WOW! Après, on se rend à Cayo Blanco où on est laissé à nous-même pendant environ 2h. La mer à cet endroit est magnifique!!! On nous sert un repas de langouste (poulet pour ceux qui n'aiment pas) puis on peut se baigner ou profiter de la plage. Il y a plein de petits bernard l'hermite qui se promènent sur la plage. En revenant, on s'arrête près de la marina et les Cubains nous font danser sur le catamaran. Il est coûte 85 CUC pour cette excursion, mais elle en vaut vraiment la peine!
Animaux et insectes Comme j'ai mentionné précédemment, je n'ai pas vu d'animaux dans la mer face à l'hôtel (pas de poissons, pas de jellyfish). Par contre, il y a des petits lézards vert qui se promènent librement partout. Ils sont trop mignons! Pendant notre séjour, il y avait des moustiques. Je me suis fait piquée un peu (même en ayant de la Watkins), mais beaucoup moins que mes amis qui n'en mettaient pas du tout. Eux, ils se sont littérallement fait dévorés. Alors le chasse-moustiques est de mise. Pour les puces de sable, je ne saurais vous dire. J'ai eu quelques rougeurs sur les pieds qui me démangeaient un peu, mais je ne saurais dire si c'est le soleil ou bien des puces. Il y a des oiseaux un peu partout sur le site aussi. Ils viennent se baigner sur le bord de la piscine. Ils sont aussi présent au casse-croûte sur l'heure du diner. Mais je ne les ai pas trouvé dérangeant. Il y a deux chats (maman et bébé) noir qui traine sur la terrasse du lobby le soir. Ne leur touchez pas, car ils sont des puces! J'ai fait l'erreur de donner du jambon à l'un d'eux (ils sont si maigres) et ils ont collé une bonne partie de la soirée. Il y a aussi deux chiens qui trainent sur le bord de la piscine le soir. Pas du tout dangereux.
Divers Ne perdez pas votre clef de coffre-fort parce qu'il en coûte 20 CUC pour faire changer la serrure... J'ai finalement retrouvé la clef originale en défaisant ma valise... J'ai pété le séchoir à cheveux de ma chambre à ma première utilisation. Je l'ai trop approché de ma tête et quelques-uns de mes cheveux sont entrés à l'intérieur. J'ai avisé la réception et ils ont procédé à la réparation dès le lendemain. Grâce à ma carte MAS, j'ai pu garder ma chambre gratuitement jusqu'à 16h et ensuite payer 35 CUC (à 6 personnes) pour la garder jusqu'à 23h. Comme ca, pas besoin de courir après une chambre de courtoisie. Un des serveurs du restaurant de fruits de mer, Carlos, est super gentil. Il se souvient même de votre nom! Si vous voulez offrir des cadeaux au jardiniers, faites-le avant le dimanche, car c'est leur journée de congé. En soiré, nous avons pu assister à des orages impressionnants et des couchers de soleil sublime. La terrasse du lobby et le meilleur endroit pour les observer entre amis. Ce qui était pratique au lobby bar, c'était qu'on pouvait passer notre commande et retourner sur la terrasse. Les serveurs venaient porter nos verres. N'oubliez pas de leur donner du pourboire! Parlant de pourboire, je n'ai pas eu l'impression que les employés attendaient après le pourboire. Mais donnez en leur. Ils le méritent bien. Nous avons suivi l'ouragan DEAN sur CNN jusqu'à environ mardi (le temps qu'il frappe la péninsule du Yucatan au Mexique). Ensuite, nous n'en avons pas vraiment rentendu parler. Nous n'avons que deux journées venteuses (lundi et mardi). J'ai vu beaucoup de monokini sur la plage, principalement des femmes passées la quarantaine, et un peu à la piscine. Comme j'étais avec beaucoup d'amis, je ne me suis pas laissée tenter (avoir été moins, je l'aurais fait). Si vous ne voulez pas être importuné par le bruit de la discothèque, demandez à être placé du côté du Blau. Comme j'ai été élevée avec des voitures anciennes, j'ai été bien servie en me rendant à Varadero! Il y en avait partout! J'aurais pu passer toute la mémoire de ma caméra juste à les photographier.
Les photos et vidéos suivront plus tard, car je suis très fatiguée et j'attends d'autres photos de mes amies. Voilà j'espère que vous avez aimé lire mon résumé. Si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d'y répondre. 🙂
Vols Première fois que je volais avec Cubana Airlines. Plus d'espace pour les jambes, donc un peu plus confortable(mais bon, pour le temps que le vol dure). Le repas était étonnament bon (une salade au poulet froid). Par contre, j'ai trouvé que les hôtesses de l'air n'avaient pas le sourire facile. Il n'y en avait pas beaucoup qui parlaient français, mais comme je m'exprime bien en anglais, je n'avais pas de problèmes. Nous avons eu un film à l'allée et au retour (je n'ai pas regardé au retour parce que j'ai dormi). J'ai beaucoup préféré à Sunwing et Air Transat pour l'espace pour les jambes. Le départ, tant à l'allée qu'au retour, s'est fait à l'heure prévue. Absolument aucun retard. Comme Cubana ne distribue pas la carte toutistique dans l'avion, il ne fallait pas oublier de passer la chercher au comptoir de TMR avant de se présenter au comptoir d'enregistrement de Cubana. Pour ceux qui veulent encore plus d'espace pour les jambres, prenez les rangées 10 et 11 dans l'avion (Air-Bus 320).
Trajet jusqu'à l'hôtel Le trajet jusqu'à l'hôtel s'est fait plutôt rapidement. Nous avons fait deux arrêts à des hôtels pour faire descendre des gens avant d'arriver au Melia Las Antillas (qui est voisin du Blau). Le trajet a duré environ 40 minutes au total dans un bus à air climatisé. Des boissons sont proposés dans le bus (deux drinks pour 5$ CAN).
Check-in Comme nous n'étions pas beaucoup à descendre à l'hôtel (un peu plus d'une dizaine), le check-in s'est fait assez rapidement. Ils vous demandent de remplir un petit formulaire où vous devez inscrire votre numéro de passeport et d'autres trucs. Ensuite, un portier vous accompagne à votre chambre en compagnie de vos baggages. Le coffre-fort est gratuit, mais n'oubliez pas de demander la clef à la réception avant de monter à la chambre parce qu'on ne vous la donne pas automatiquement. Il faut la demander.
Chambre Grâce à ma carte MAS, j'ai pu avoir la chambre que j'avais demandée... une chambre au dernière étage (5ième) du bâtiment principal. J'avais donc une MAGNIFIQUE vue sur la mer et tout le complexe (la piscine, la lagune, les jardins, etc.)! Toutes les chambres ont un balcon avec chaises et table. Les chambres sont divisées en trois section: la salle de bain, la section principale avec le lit et un petit étage inférieur (une marche à descendre) avec petite banquette, coussins, chaise bercante, téléviseur, mini-bar, etc. Le mini-bar est rempli avec des boissons gazeuses et de la bière. Je ne sais pas si c'est gratuit, mais je croirais que oui. Une bouteille d'eau est fournie dans la chambre. Nous avions un grand lit king (première fois que j'en ai un dans le sud), mais je sais que beaucoup de chambres avaient deux lits jumeaux. L'électricité est contrôlée en plaçant une carte dans le petit support. Vous pouvez y placer tout autre carte ou bien un morceau de carton. Suite au passage de la femme de chambre, la chambre a toujours été propre. Elle plit vos serviettes et autres trucs. Elle nous a aussi fait tout au long de la semaine de jolies décorations avec les serviettes (première fois que j'ai un cygne en serviette). Elle nous a laissé un petit mot de remerciements à la fin de notre voyage (nous lui avions donné des cadeaux et de l'argent à tous les jours). C'est sérieusement la plus belle chambre que je n'ai jamais eu dans le sud. La vue était superbe et la chambre très propre. Moi je vous conseille une chambre dans le bâtiment principal (vous êtes plus près de presque tout). Mais si vous désirez être très près de la plage, prenez les bâtiments secondaires (je ne peux pas vous donner de numéro par contre).
Hôtel L'hôtel est super. J'ai beaucoup aimé la décoration du lobby avec des gros fauteuils à coussins et ses belles plantes suspendues aux étages. Le complexe contient environ 500 chambres. Il y a le bâtiment principal où l'on retrouve la majorité des chambres, séparées sur trois étages (3ième, 4ième et 5ième). Je crois qu'il n'y a que du 5ième étage où l'on aperçoit la mer, mais je ne suis pas certaine. Les autres chambres sont séparées en plusieurs bâtiments (de deux ou trois étages il me semble) secondaires, plus ou moins éloignés du bâtiment principal. Je n'ai jamais vu autant de palmiers sur un complexe hôtelier (probablement parce que cette fois, j'avais une vue en hauteur). Il y a des tonnes de hamacs suspendus un peu partout. Beaucoup de fleurs. Contrairement à certains commentaires, je n'ai perçu aucune odeur désagréable provenant de la marre d'eau stagnante. La distance à parcourir à partir du lobby pour se rendre à la mer n'est pas très longue (3-4 minutes tout au plus). Il y a deux ascenceurs qui desservent les cinq étages du bâtiment principal, mais ils sont très lents et il y fait très chaud (ils sont exposés au soleil toute la journée).
Restaurants Il y a un buffet ouvert pour les déjeuners, dîners et soupers. Il ouvre à partir de 19h. Il y a aussi trois restaurants à la carte: l'international, l'italent et le fruit de mer. L'international et l'italien sont situés dans la bâtiment principal. Le fruit de mer est situé près de la piscine. On y sert des repas sur l'heure du diner. C'est la première fois que je voyais un restaurant de fruits de mer servir de la langouste sur son menu, sans aucun supplément. J'ai beaucoup aimé les trois restaurants à carte. Le buffet était bien, mais sans plus. Pour réserver, il faut s'y prendre très tôt. Comme nous étions un groupe de sept personnes, c'était encore plus difficile. Levez-vous tôt (les réservations sont prises à comper de 8h).
Bars Il y a trois bars principaux qui oeuvrent durant la journée: le bar à la plage, le bar à la piscine (malheureusement pas DANS la piscine) et le bar du lobby. Le soir, il y a le bar de la piscine ouvert jusqu'à 23h et le bar du lobby qui est 24h. Le bar du lobby est de loin le meilleur bar des trois. Il y a aussi un bar ouvert à la discothèque jusqu'à 3h du mat. Ce fut la première fois que j'ai réussi à me faire servir un mojito à Cuba! Ceux du lobby sont super bons! Je n'ai pas eu vent qu'il manquait un ingrédient quelconque...
Animation Le matin, l'animation se passe à la plage. Il y a du volley-ball de plage et de l'aqua-gym principalement. L'animation recommence vers 15h à la piscine: cours de danse, cours d'espagnol, volley-ball dans la piscine, soccer, etc. L'équipe d'animation n'est pas très présente... Pour ceux qui veulent relaxer, ca peut être une destination intéressante.
Spectacle J'ai beaucoup aimé les spectacles le soir, quoiqu'un peu répétitif. C'est la première fois que je voyais les danseuses cubaines si peu habillées (on les voyait souvent en string). Les Cubains sont des danseurs époustouflants! Le spectacle commence à 22h et dure environ 45 minutes. La scène est située tout près de la piscine. Ils font quelques fois participer les touristes (le mardi surtout).
Température Deuxième voyage à Cuba... deuxième départ en plein ouragan. Rien pour me permettre de me détendre avant de partir. Comme Varadero ne devait pas être touchée par l'ouragan DEAN, nous sommes partis sans problème. Nous sommes arrivés lundi dans la nuit (vers 1h du matin) et il ventait BEAUCOUP en raison de l'ouragan à proximité! Toute la journée du lundi, il a venté en fou et il y a eu plusieurs passages nuageux (malgré plusieurs scéances d'ensoleillement) qui nous ont laissé quelques averses. Ca été la pire journée de la semaine. Le lendemain, il ventait encore, mais le soleil était de la partie. Et il l'a été pendant tout le reste de la semaine! Quelques averses d'environ 5 ou 10 minutes par jour, mais juste un petit nuage. Nous n'avons eu aucune journée nuageuse. Juste du beau gros soleil mur à mur! La température s'est maintenue entre 30 et 32 degrés toute la semaine. Avec l'humidité (très présente je vous assure), il faisait facilement 40 degrés. Rester au soleil pendant toute la journée est mission impossible, à moins de vouloir brûler. Rien à redire sur la température, c'était parfait! Trop chaud aux dires de certaines personnes... ahahah!
Plage et océan Comme il ventait beaucoup les deux premiers jours, il y avait énormément de vagues dans la mer, donc la couleur turquoise ne ressortait pas trop en raison du sable en suspension dans l'eau. Dès la troisième journée, la mer a reprit son magnifique éclat turquoise! La mer était très calme, donc idéal pour la baignade avec de jeunes enfants. La plage est d'un sable blanc très doux. Très peu de résidus (coquillages et algues) sur le bord. Pas de coraux non plus, donc pas de danger pour les pieds. La plage est très large et longue et permet de très longues marches. L'eau de la mer était chaude, mais pas trop pour empêcher de se rafraichir. Je n'ai aperçu aucun jellyfish, ni poisson, ni mollusque dans l'eau. Bref, aucune flore. Seulement un matin, où nous avons aperçu deux dauphins au large qui batiffolaient! Par contre... Je suis désolée d'avoir à dire ca, mais certains touristes sont de véritables enfoirés! Certains laissent trainer leurs verres vides et pailles, mégots de cigarettes, déchets divers, etc. Dégueulasse! J'étais bien HEUREUSE d'avoir ma petite TASSE THERMOS remplie d'EAU la plupart du temps pour pouvoir préserver ce bel endroit paradisiaque parce que même à 24 ans, j'ai l'environnement à coeur. Il y avait plusieurs palapas sur la plage, mais il fallait y aller tôt pour en avoir un. J'ai été chanceuse d'y aller vers 10h et d'en trouver de libre.
Piscine Une seule piscine divisée en deux sections. Une section pour les activités (basketball et volley-ball) et une section plus tranquille. L'eau était propre (sauf quelques verres qui pouvaient flotter à la surface que je jetais à la poubelle dès que je les voyais). L'eau était cependant très chaude et n'offrait pas un très grand rafraichissement contre la chaleur. L'eau de la piscine n'est PAS salée. Il y a beaucoup de palapas autour de la piscine et ils sont très rapprochés les uns des autres. Il est donc facile de trouver de l'ombre sur le bord de la piscine.
Clientèle Beaucoup de Québécois et Canadiens anglophones. Beaucoup d'italiens aussi! J'ai vu des Allemands, des Colombiens, des Français, etc. On m'avait dit que c'était un endroit où il n'y avait pas beaucoup de jeunes... et bien j'ai trouvé qu'il y en avait énormément!!! Nous nous sommes fait beaucoup d'amis sur place! Théoriquement, l'hôtel est 16 ans et plus, mais en raison qu'il a fallu rappatrié des gens de Cancun et de Cayo Largo, il y avait des enfants les premières journées. Mais ce n'était pas du tout dérangeant. Pas un hôtel familial donc! Et l'hôtel était à pleine capacité (justement parce qu'il y avait eu des relocalisations à cause de l'ouragan DEAN). Vers la fin de la semaine, il y avait moins de monde.
Nightlife Étant jeune et voulant m'amuser, le nightlife était un point important. Comme il y avait beaucoup de jeunes, ca grouillait encore d'activités à 2h-3h du matin (sans être dérangeant pour ceux qui dorment). Il y en avait à la discothèque, au lobby bar et à la piscine. Nous nous sommes baignés à pratiquement tous les soirs parce qu'il faisait très chaud (même si la piscine ferme théoriquement à 19h) et les serveurs du lobby venaient nous servir des petits pains et des boissons directement à la piscine sans même leur avoir demandé! Ils ont flairé la bonne affaire et nous leur en avons donné pour leur argent! Les animateurs proposent aussi aux touristes de se rendre dans les clubs en ville en autobus. Autrement, vous pouvez prendre un taxi pour vous y rendre. Cependant, n'attendez pas trop longtemps, car il nous a fallu attendre 20 minutes pour avoir un taxi à 12h30. À 1h du mat, plus aucun taxi (ils attendent à la sortie des clubs). Sinon, nous avons été au Mambo Club, qui se trouve sur le site de l'hôtel Club Amigo (bref 3 hôtels plus loin). Vous pouvez surement nous y rendre à pieds (environ 20 minutes... le plus long est de se rendre jusqu'à la route), mais nous avons préféré le taxi (vraiment pas cher donc et nous avons même réussi à monter 6 dans un taxi... en plus du chauffeur). Il en coûte 5 CUC pour entrer, 1 CUC pour une bière et 2 CUC pour un drink. On y joue de la musique latine (salsa, mambo, etc.), mais aussi du reaggeton, hip hop, techno. Bref, nous avons beaucoup aimé cet endroit!
Excursions Nous avons fait le catamaran. Et j'ai ADORÉ! On part vers 9h le matin et on revient vers 17h le soir. Il y a un premier arrêt pour aller nager avec les dauphins. Ensuite, on nous amène faire de la plongée en apnée. Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau... Les coraux, les plantes aquatiques, les poissons de toutes les couleurs... WOW! Après, on se rend à Cayo Blanco où on est laissé à nous-même pendant environ 2h. La mer à cet endroit est magnifique!!! On nous sert un repas de langouste (poulet pour ceux qui n'aiment pas) puis on peut se baigner ou profiter de la plage. Il y a plein de petits bernard l'hermite qui se promènent sur la plage. En revenant, on s'arrête près de la marina et les Cubains nous font danser sur le catamaran. Il est coûte 85 CUC pour cette excursion, mais elle en vaut vraiment la peine!
Animaux et insectes Comme j'ai mentionné précédemment, je n'ai pas vu d'animaux dans la mer face à l'hôtel (pas de poissons, pas de jellyfish). Par contre, il y a des petits lézards vert qui se promènent librement partout. Ils sont trop mignons! Pendant notre séjour, il y avait des moustiques. Je me suis fait piquée un peu (même en ayant de la Watkins), mais beaucoup moins que mes amis qui n'en mettaient pas du tout. Eux, ils se sont littérallement fait dévorés. Alors le chasse-moustiques est de mise. Pour les puces de sable, je ne saurais vous dire. J'ai eu quelques rougeurs sur les pieds qui me démangeaient un peu, mais je ne saurais dire si c'est le soleil ou bien des puces. Il y a des oiseaux un peu partout sur le site aussi. Ils viennent se baigner sur le bord de la piscine. Ils sont aussi présent au casse-croûte sur l'heure du diner. Mais je ne les ai pas trouvé dérangeant. Il y a deux chats (maman et bébé) noir qui traine sur la terrasse du lobby le soir. Ne leur touchez pas, car ils sont des puces! J'ai fait l'erreur de donner du jambon à l'un d'eux (ils sont si maigres) et ils ont collé une bonne partie de la soirée. Il y a aussi deux chiens qui trainent sur le bord de la piscine le soir. Pas du tout dangereux.
Divers Ne perdez pas votre clef de coffre-fort parce qu'il en coûte 20 CUC pour faire changer la serrure... J'ai finalement retrouvé la clef originale en défaisant ma valise... J'ai pété le séchoir à cheveux de ma chambre à ma première utilisation. Je l'ai trop approché de ma tête et quelques-uns de mes cheveux sont entrés à l'intérieur. J'ai avisé la réception et ils ont procédé à la réparation dès le lendemain. Grâce à ma carte MAS, j'ai pu garder ma chambre gratuitement jusqu'à 16h et ensuite payer 35 CUC (à 6 personnes) pour la garder jusqu'à 23h. Comme ca, pas besoin de courir après une chambre de courtoisie. Un des serveurs du restaurant de fruits de mer, Carlos, est super gentil. Il se souvient même de votre nom! Si vous voulez offrir des cadeaux au jardiniers, faites-le avant le dimanche, car c'est leur journée de congé. En soiré, nous avons pu assister à des orages impressionnants et des couchers de soleil sublime. La terrasse du lobby et le meilleur endroit pour les observer entre amis. Ce qui était pratique au lobby bar, c'était qu'on pouvait passer notre commande et retourner sur la terrasse. Les serveurs venaient porter nos verres. N'oubliez pas de leur donner du pourboire! Parlant de pourboire, je n'ai pas eu l'impression que les employés attendaient après le pourboire. Mais donnez en leur. Ils le méritent bien. Nous avons suivi l'ouragan DEAN sur CNN jusqu'à environ mardi (le temps qu'il frappe la péninsule du Yucatan au Mexique). Ensuite, nous n'en avons pas vraiment rentendu parler. Nous n'avons que deux journées venteuses (lundi et mardi). J'ai vu beaucoup de monokini sur la plage, principalement des femmes passées la quarantaine, et un peu à la piscine. Comme j'étais avec beaucoup d'amis, je ne me suis pas laissée tenter (avoir été moins, je l'aurais fait). Si vous ne voulez pas être importuné par le bruit de la discothèque, demandez à être placé du côté du Blau. Comme j'ai été élevée avec des voitures anciennes, j'ai été bien servie en me rendant à Varadero! Il y en avait partout! J'aurais pu passer toute la mémoire de ma caméra juste à les photographier.
Les photos et vidéos suivront plus tard, car je suis très fatiguée et j'attends d'autres photos de mes amies. Voilà j'espère que vous avez aimé lire mon résumé. Si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d'y répondre. 🙂
La Havane et Vinales English translation pending
Bonjour,
Nous sejournons 2 jours à la Havane puis farniente à Varadero.
Est il possible de visiter la Havane sur une journée et de consacrer la seconde à Vinales.
Si oui quelle est votre expérience ?
Je vous remercie pour votre réponse.
Eric
Est il possible de visiter la Havane sur une journée et de consacrer la seconde à Vinales.
Si oui quelle est votre expérience ?
Je vous remercie pour votre réponse.
Eric
Vieille Havane et Holguin: cas de choléra English translation pending
Une source venant du Ministère de la santé publique affirme que 18 cas de choléra ont été répertoriés en moins d'une semaine dans les quartiers Plaza Vieja et Catedral dans la vieille Havane. Cette nouvelle est rapportée par un groupe de presse indépendant à Cuba situé à la Havane(pas à Miami) mais le gouvernement n'a pas émis de confirmation officielle (ni de négation).
http://www.cihpress.com/2013/02/habana-vieja-plagas-y-enfermedades.html
Par contre, le 6 février, le gouvernement a officiellement reconnu dans un communiqué les 22 cas de choléra dans la province de Holguin rapportés par le site cafefuerte il y a quelque jours. Il a toutefois refusé de reconnaître qu'il y aurait eu 2 décès de femmes. Comme il a également refusé de reconnaître le décès du barbier Osvaldo Pino Rodríguez, de 46 ans à la Havane, que ses parents et amis et même la BBC ont tous confirmé. http://cafefuerte.com/cuba/noticias-de-cuba/sociedad/2554-autoridades-confirman-colera-en-holguin-niegan-fallecidos
Pour ceux qui voyagent à Cuba, prendre note des faits, être vigilant dans les mesures d'hygiène associés à la contamination et dans le choix des étapes de son trajet.
http://www.cihpress.com/2013/02/habana-vieja-plagas-y-enfermedades.html
Par contre, le 6 février, le gouvernement a officiellement reconnu dans un communiqué les 22 cas de choléra dans la province de Holguin rapportés par le site cafefuerte il y a quelque jours. Il a toutefois refusé de reconnaître qu'il y aurait eu 2 décès de femmes. Comme il a également refusé de reconnaître le décès du barbier Osvaldo Pino Rodríguez, de 46 ans à la Havane, que ses parents et amis et même la BBC ont tous confirmé. http://cafefuerte.com/cuba/noticias-de-cuba/sociedad/2554-autoridades-confirman-colera-en-holguin-niegan-fallecidos
Pour ceux qui voyagent à Cuba, prendre note des faits, être vigilant dans les mesures d'hygiène associés à la contamination et dans le choix des étapes de son trajet.
La Havane et hôtel Sirenis La Salina à Varadero du 8 au 16 avril 2008 English translation pending
bonjour à tous,
nous serons mon fils et moi même à la Havane puis à Varadero du 08 avril au 16 avril 2008, aimerions prendre contact avec des personnes qui seront aux mêmes dates que nous à cuba. c'est la première fois que nous partons pour cette destination. Mon fils aimerait rencontrer des gens de son age (20 ans) pour découvrir l île et les activités sportives à Varadero, nous serons les trois premiers jours à la Havane au Président. Nous serons à l hotel le SIRENIS LA SALINA. J'ai lu plusieurs mail sur cet hotel, pas tous trés agréable, que cela donne t il à cette date, les choses vont elles mieux. J'aimerai vraiment que ce voyage soit réussi car c'est un cadeau pour les 20 ans de mon fils.
A bientôt de vous lire Yoann et cathy 😎
Havane: où bien manger cubain dans le Vedado et la veille ville? English translation pending
Bonjours à tous
je part le 30 mars pour la havane et je suis à la recherche de bon paladar dans le vedadoet dans la veille ville.
Merci
Tempête et inondations à La Havane le 3 mars 2010 English translation pending
je note que sur ce forum Cuba, surtout fréquenté par la clientèle des tout inclus... 😎 qui n'ont que peu entendu parler de la capitale d'une ile de onze millions d'habitants, ville ou il n'y a aucun resort pour eux....personne n'a parlé du problème rencontré par les habitants du centre et ouest de la capitale, sinistrés par une vague de belle taille et des inondations préoccupantes : le Malecon et son voisinage dans le secteur Vedado et le bas Miramar ont été touchés
quelques photos sur cet article vieux de trois jours
http://www.fvht.fr/...igilanzia-cu-ba.html
quelques photos sur cet article vieux de trois jours
http://www.fvht.fr/...igilanzia-cu-ba.html
Compagnies et horaires des vols La Havane-Holguin? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connait il les horaires des vols intérieurs entre la havane et Holguin ? Le type d'avions ? Et la durée du vol
Merci
Quelqu'un connait il les horaires des vols intérieurs entre la havane et Holguin ? Le type d'avions ? Et la durée du vol
Merci
Back from Havana and the surrounding area
Hi everyone,
I’ve just returned from Havana after an 18-day stay from October 8th to 26th.
From Montreal, you have to go through Varadero Airport. I now break up the airport-to-Havana transfer with a SUPER pleasant stopover halfway, in the historic village of Hershey (Camilo Cienfuegos). Quebecer Anne-Marie has renovated a century-old house there, and every stay of mine feels like a peaceful oasis. Amazing food, a pool, impeccable hospitality—I highly recommend it! Casa Cub'Anita.
Life for Cubans remains just as tough, made even harder right now by tropical viruses spread by mosquitoes. It’s absolutely essential to protect yourself properly. That said, the purchasing power of foreign currency hasn’t changed much, despite skyrocketing inflation. As of today, the US dollar exchanges for nearly 500 pesos on the "informal market."
This was my first time staying in Vieja, in the non-touristy part. I discovered some great little restaurants run by the younger generation. Affordable, excellent food, and remarkably friendly service: El Chanchulero (it was about time I checked it out—unbeatable value for money!), El Café, Jibaro...
Cubans are still as warm and welcoming as ever—bicitaxis, servers, markets. Speaking the language is a huge plus.
Essentials to download from abroad before you leave: the maps.me offline maps app, and the La Nave taxi/motorcycle taxi app, which is super efficient for getting around the capital.
Sending my best to all my friends in Oriente as the hurricane passes, especially to Baracoa. I’m planning to visit this winter.
Cheers!
renaldito
I’ve just returned from Havana after an 18-day stay from October 8th to 26th.
From Montreal, you have to go through Varadero Airport. I now break up the airport-to-Havana transfer with a SUPER pleasant stopover halfway, in the historic village of Hershey (Camilo Cienfuegos). Quebecer Anne-Marie has renovated a century-old house there, and every stay of mine feels like a peaceful oasis. Amazing food, a pool, impeccable hospitality—I highly recommend it! Casa Cub'Anita.
Life for Cubans remains just as tough, made even harder right now by tropical viruses spread by mosquitoes. It’s absolutely essential to protect yourself properly. That said, the purchasing power of foreign currency hasn’t changed much, despite skyrocketing inflation. As of today, the US dollar exchanges for nearly 500 pesos on the "informal market."
This was my first time staying in Vieja, in the non-touristy part. I discovered some great little restaurants run by the younger generation. Affordable, excellent food, and remarkably friendly service: El Chanchulero (it was about time I checked it out—unbeatable value for money!), El Café, Jibaro...
Cubans are still as warm and welcoming as ever—bicitaxis, servers, markets. Speaking the language is a huge plus.
Essentials to download from abroad before you leave: the maps.me offline maps app, and the La Nave taxi/motorcycle taxi app, which is super efficient for getting around the capital.
Sending my best to all my friends in Oriente as the hurricane passes, especially to Baracoa. I’m planning to visit this winter.
Cheers!
renaldito
Transport entre La Havane et Santiago English translation pending
Bonsoir,
Nous partons à Cuba prochainement et Je réfléchi sur le meilleur moyen de rejoindre La Havane depuis Santiago. L'avion n'a pas l'air bien sûr, nous nous demandons 'il y a des bus de nuit et si ce n'est pas trop long ... Merci d'avance pour vos conseils.
Pitine
Nous partons à Cuba prochainement et Je réfléchi sur le meilleur moyen de rejoindre La Havane depuis Santiago. L'avion n'a pas l'air bien sûr, nous nous demandons 'il y a des bus de nuit et si ce n'est pas trop long ... Merci d'avance pour vos conseils.
Pitine
Guide photographe à La Havane et Trinidad English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour la 2ème fois à Cuba en décembre 2018 (nous aimons nous y prendre tôt 😏 !)
Comme nous passons quelques jours à La Havane et Trinidad (entre autres), j'aurais aimé trouver un guide-photographe pour passer une demi-journée avec un local.
Si possible francophone, mais a minima parlant Anglais. Je ne veux pas un cours photo, mais quelqu'un qui sache me faire découvrir des endroits difficilement accessibles pour les touristes que nous sommes, pour une balade de street-photo.
Merci pour vos conseils
Orlando
Comme nous passons quelques jours à La Havane et Trinidad (entre autres), j'aurais aimé trouver un guide-photographe pour passer une demi-journée avec un local.
Si possible francophone, mais a minima parlant Anglais. Je ne veux pas un cours photo, mais quelqu'un qui sache me faire découvrir des endroits difficilement accessibles pour les touristes que nous sommes, pour une balade de street-photo.
Merci pour vos conseils
Orlando
Logement à La Havane et Varadero English translation pending
Bonjour,
nous partons à la fin du mois à Cuba et nous sommes actuellement en train de chercher un logement pour la Havane (2 nuits) et Varadéro (4 nuits).
Pour Varadéro, connaissez-vous les hôtels Barcelo Arenas Blancas et Iberostar Laguna Azul ? Si oui, qu'en pensez-vous ? (en particulier pour la nourriture...)
Pour La Havane, nous souhaiterions loger dans une casa particular (nous serons 3 adultes et 1 enfant), avez-vous des bonnes adresses bien placées pour tout faire à pied ? ou sinon des sites à recommander pour réserver ? J'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas beaucoup internet là-bas, donc pas si évident de réserver sur le net...
Merci pour votre aide.
Pour Varadéro, connaissez-vous les hôtels Barcelo Arenas Blancas et Iberostar Laguna Azul ? Si oui, qu'en pensez-vous ? (en particulier pour la nourriture...)
Pour La Havane, nous souhaiterions loger dans une casa particular (nous serons 3 adultes et 1 enfant), avez-vous des bonnes adresses bien placées pour tout faire à pied ? ou sinon des sites à recommander pour réserver ? J'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas beaucoup internet là-bas, donc pas si évident de réserver sur le net...
Merci pour votre aide.
Bonnes adresses Havane et Guanabo English translation pending
bonjour les pros de Cuba😉
je pars a la dernière minute pour Cuba ( départ le 17 aout) , cette fois sans réservations d'hôtels et besoin de quelques conseils:
1-j arrive Varadero en soirée et dois me rendre a Havane, donc le seul moyen est par taxi car aucun bus.. je peux avoir un transfert pour la havane avec le grossite pour $45 ( j ai acheter seulment l'avion).. est-ce ma meilleur option ?
2- Quartier Vedado: je pense prendre la première nuit a l hotel St-John ou hotel vedato.. d apres les reviews.. pas tres hot..mais je prendrai une casa dans le quartier.. j aimerais être dans le coin de l'hôtel National afin d'être près de l'animation, sans devoir prendre le taxi. est-ce une section sécuritaire dans Vedado?
3- Suggestions de casa dans ce coin SVP ??
4- ensuite, je pars avec un ami qui me rejoint, vers Guanabo. Nous espérons trouver une maison 2 chambre, beau, bon pas cher...vous avez des bonnes adresses ?
5- j aimerais savoir si je peux acheter une carte SIM avec voix-données sur place et combien ? Mes recherches sur le web donne de l'info contradictoire. Mon téléphone nexus est déverrouillé.
merci
je pars a la dernière minute pour Cuba ( départ le 17 aout) , cette fois sans réservations d'hôtels et besoin de quelques conseils:
1-j arrive Varadero en soirée et dois me rendre a Havane, donc le seul moyen est par taxi car aucun bus.. je peux avoir un transfert pour la havane avec le grossite pour $45 ( j ai acheter seulment l'avion).. est-ce ma meilleur option ?
2- Quartier Vedado: je pense prendre la première nuit a l hotel St-John ou hotel vedato.. d apres les reviews.. pas tres hot..mais je prendrai une casa dans le quartier.. j aimerais être dans le coin de l'hôtel National afin d'être près de l'animation, sans devoir prendre le taxi. est-ce une section sécuritaire dans Vedado?
3- Suggestions de casa dans ce coin SVP ??
4- ensuite, je pars avec un ami qui me rejoint, vers Guanabo. Nous espérons trouver une maison 2 chambre, beau, bon pas cher...vous avez des bonnes adresses ?
5- j aimerais savoir si je peux acheter une carte SIM avec voix-données sur place et combien ? Mes recherches sur le web donne de l'info contradictoire. Mon téléphone nexus est déverrouillé.
merci
Casa particulares à La Havane et cartons de vélos English translation pending
Bonjour,
Nous voyageons 2 mois à vélo à Cuba en Mars Avril 2014. Pour notre arrivée à La Havane le 4 Mars nous recherchons une Casa Particulares agréable et bien placée avec au moins 2 chambres (nous sommes 2 couples) , dans laquelle nous pourrions laisser nos cartons de vélos pour le retour en avion fin avril. Toutes vos recommandations seront les bienvenues. Merci Huguette et Aldo du Jura (France)
Nous voyageons 2 mois à vélo à Cuba en Mars Avril 2014. Pour notre arrivée à La Havane le 4 Mars nous recherchons une Casa Particulares agréable et bien placée avec au moins 2 chambres (nous sommes 2 couples) , dans laquelle nous pourrions laisser nos cartons de vélos pour le retour en avion fin avril. Toutes vos recommandations seront les bienvenues. Merci Huguette et Aldo du Jura (France)