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Escale à St-Petersburg English translation pending
by Juan49 · 2009-02-10 · 4 replies
SVP En croisière les meulleures escales???....à Saint-Petersburg??? Faut-il toujours un visa pour descendre du bateau?

Merci à l'avance

Jean-Guy
Faire le tour du monde en vitesse English translation pending
by Blxutxchx65 · 2009-01-24 · 30 replies
Bonjour les voyageurs!

Voici l'idée: J'aimerai partir de france pour traverser l'athlantique en bateau, les Etats-Unis à moto, le pacifique en avion, avec une escale vers hawaî, franchir l'asie en transibérien, et terminer le périple à moto. Le but n'étant pas de visiter chaques lieux mais de tracer la route "vite", avec seulement quelques arrêts pivots (les cotes des usa, hawaî, cote chinoise, Moscou ou st pétersbourg) J'en suis au tout début de cette aventure. Pour l'instant je n'ai aucunes réelles informations pratiques sur les obstacles à franchir. Peut etre que quelqu'un du forum a déjà tenté le coup? Peut etre aussi y aura t'il quelqu'un qui souhaiterait m'accompagner? Dites moi ce que vous pensez de cela. J'espere pouvoir vous tenir au courant des preparatifs afin d'aider d'autres voyageurs, soit réussir, ou apas se plant si ça m'arrive. #+!
Formation en massage thai English translation pending
by Sind · 2009-01-23 · 15 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'une formation de massage en thailande. J'ai lu et relu nombreux sujets, mais tout reste encore assez vaste. J'ai bien su distinguer les écoles à forte réputation, mais je recherche plutot des temoignages de personnes ayant fait ces formations. Je souhaiterais y consacrer entre 2 et 4 semaines, et surtout j'aimerais savoir si les certificats obtenus vont ont deja servi professionnellement (apres avoir ajouté des heures de pratique bien entendu). Dans l'ideal, je souhaiterais aussi integrer une ecole qui "prenne soin" du masseur, car j'ai pu lire dans certains post des reactions negatives à ce sujet. Je suis avide de tout renseignement qui pourra m'aider dans ce choix. Merci merci !!
Visite de la prison du KGB à Liepaja (Lettonie) English translation pending
by Rayray · 2009-01-15 · 10 replies
Bonjour, je suis tout nouveau ici. J'ai entendu parler d'une ancienne prison du KGB et base navale qui accueille les touristes pour la nuit a Liepaja, près de la mer baltique. Je vais en Lettonie très bientôt et je suis très curieux de voir ça. La journée, apparemment, ils accueillent des groupes et on peut revivre ce qu'ont vécu les prisonniers. Le problème c'est que je ne connais personne l'ayant déjà fait. Quelqu'un peut m'éclairer? ça vaut le coup? ray
Trouver un logement gratuit en voyage English translation pending
by Etienne2a · 2008-12-30 · 3 replies
Salut tout le monde😮, j'ai regardé un reportage il y a de ça environ un an qui disait qu'on pouvait trouvé certain site ou tu pouvais trouvé un correspond qui pouvait t'héberger dans le pays ou tu souhaitais voyager.

Moi mon but ça serait de partir 2 semaines en Russie à saint Petersbourg, trouver quelqu'un qui parle soit anglais ou français, et qui puisse juste m'éberger et dans le meilleur des cas si sa marche bien me faire visiter.

Je sais qu'il y a des sites comme ça qui existe mais j'arrive pas à mettre la main dessus, donc si vous avez des liens, ça serait vraiment gentil de me les passés. 🙂
Voyage Moscou-Pékin sur le Transsibérien avec un tour opérateur? English translation pending
by Mamitine · 2008-09-10 · 6 replies
🙂 bonjour, Qui a déjà effectué le Moscou pékin en Transsiberien avec le Tour Operator : Marsans (voyage individuel). Je dois effectuer ce voyage au mois d'avril 2009 et je compare un peu toutes les possibilités. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à me les communiquer. merci mamitine
Vol à petit prix pour la Russie? English translation pending
by Atlas70 · 2008-07-12 · 4 replies
Bonjour, quelqu'un aurait une bonne adresse pour vols France > Russie pas cher ?

Merci.
Voucher pour le visa russe? English translation pending
by Guillaumes · 2008-07-11 · 9 replies
Bonjour,

J'aurai aimé savoir si ce fameux voucher qui est apparement fait par les hotels ou auberges de jeunesse doit correspondre a une seule nuit ou alors a toute les nuits du sejour. Si par exemple en une semaine de compte arriver par la finlande, rester a saint petersbourg puis moscou pour partir depuis moscou, le voucher d'un hotel ou d'une auberge de saint petersbourg suffira?

Derniere question: le voucher et l'invitation est ce la meme chose?

Merci Guillaume
Payer avec la Carte bleue en Russie? English translation pending
by Wamo · 2008-06-11 · 4 replies
Je voulais savoir si on pouvait payer (restos, magasins....) avec la carte bleue en Russie?

Merci de me répondre.
Croisière dans les Baltiques sur le Norwégian Jewel au départ de Douvres (Angleterre) English translation pending
by Vereinis · 2008-05-30 · 14 replies
Bonjour à vous tous,

Avez-vous deja fait la croisiere sur les baltiques au depart de douvres avec le norwegian jewel? Merci pour vos reponses A bientôt
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de d��calage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Relier Tallinn (Estonie) à Bishkek (Kirghizistan) English translation pending
by Tallinn · 2008-02-27 · 7 replies
Bonjour j 'aimerais aller de Bishkek à Tallinn....cet été... je peux voyager pendant 1 mois 1, 5 mois j aimerais voyager seule, aimerait dormir au moins une fois dans une yourte et finir la visite par Moscou et St Petersburg bref classique... je cherche toutes les infos possibles sur visas et frontieres transport

merci! tallinn
Visite du 1er salon des croisières à Paris English translation pending
by Flashy · 2008-02-03 · 3 replies
Cet apres-midi, je suis allée au 1er salon des croisieres organisé par Croiseurope. Salon intéressant situé sur un de leurs bateaux accosté près de la Tour Eiffel. Les différentes Cie étaient présentes ( Costa, MSC, NCL ect...)J'ai découvert à cette occasion que la Cie NCL faisait une croisière "les capitales baltiques" au départ de Douvres jusqu'à St Petersbourg avec pour navire le Norwegion Jewel. Connaissez-vous ce navire ou cette destination ? Que pensez-vous de cette Cie, j'ai lu que certaines personnes se plaignaient du handicap de la langue, apparement pas beaucoup d'effort pour le français ? Le representant de la Cie nous a assuré qu'il y avait toujours une hôtesse pour les français et que les excursions en français étaient possible à partir d'un nombre de 20 francophones .Je suis tres intéressée par cette croisiere car son prix est tres attractif mais j'aimerai connaître l'avis des francophones ayant navigué sur cette CIe. Mon anglais est moyen et je ne voudrais pas être pénalisé par la barrière de la langue. A vous lire. Merci d'avance
Retour sur mes cinq derniers vols English translation pending
by Renaudoq · 2008-02-02 · 22 replies
Bonjour à tous,

Voici 5 petits trip reports de mes derniers vols, si jamais ça intéresse quelqu'un. Sans photos, je suis désolé, mais vous trouverez : Un vol Lyon-Seattle avec BA en Buisness ; Un vol Lyon-St Petersbourg avec AF/KL en Tempo (déjà posté quelque part sur ce forum je crois) ; Un vol Lyon-Berlin avec EZY ; Un vol Nice-Paris-Nice-Lyon avec AF en Tempo ; Un vol Lyon-Londres avec EZY ;

Bons voyages à tous !

LYS-LHR-SEA-LHR-LYS (Lyon-Londres-Seattle-Londres-Lyon) British Airways – Business (Club Europe & Club World)

Prix du billet : 7245, 18€ TTC pour une personne (plein tarif) ;

Départ le 5 octobre 2007 de Lyon à 11:55 et arrivée le même jour à 16 :35 à Seattle ; Retour le 6 octobre 2007 de Seattle à 18 :40 et arrivée le lendemain à 18 :35 à Lyon ;

Un long voyage donc, pour 24 heures sur place à Seattle. Je voyage avec British Airways, en Business. Première fois que je prends BA pour un vol long courrier, et je dois avouer que j’en suis extrêmement satisfait !

Vol BA0361 LYS-LHR 5 Octobre / 11:55 - 12:40

Enregistrement de bout en bout au comptoir d’enregistrement à Saint-Exupéry. Je n’ai pas de bagages en soute, juste un sac cabine donc très rapide, et pas de risque de perte du bagage à Londres. Vol agréable, pas de service car je dors. Arrivée au T4.

Vol BA0049 LHR-SEA 5 Octobre / 15:05 - 16:35

Départ du même terminal, le T4. Petit passage au salon Club, avec une restauration bonne et beaucoup de choix. Vol effectué en 747, placé au pont supérieur, rangée 62 avec un siège inversé. Service impeccable. Coupe de champagne avant le début du vol, décollage à l’heure. IFE plutôt sympathique, avec des films récents. Siège lit complètement plat, d’1m80, génial ! Cabine très calme, impression d’espace privé. Idéal pour travailler. Je n’ai pas vraiment vu le temps passer. Pour le repas, choix d’entrée et de plats, vin et champagne. Pas exceptionnel mais largement mangeable. Vol très agréable, j’en profite pour dormir.

Vol BA0048 SEA-LHR 6 Octobre / 15 :05 – 16 :35

J’ai un siège dans le sens de la marche. Aucune différence notable pour le service. Dîner pris à SEA au salon BA pour pouvoir dormir dans l’avion. Siège lit plat encore une fois, génial après avoir passé 24 heures à SEA sans trop dormir. Avion à l’heure à l’arrivée, sans aucun problème.

Finalement, je n’ai pas pris le vol retour LHR-LYS et j’en ai profité pour aller faire un tour à Londres, rentré avec EasyJet sur NCE le 8 Octobre.

XYD-CDG-LED-AMS-LYS (Lyon – Paris – Saint-Pétersbourg – Amsterdam – Paris ) Air France/KLM en Tempo (Economique)

Prix du billet : 301, 23€ via Ebookers

Départ le 23 Octobre 2007 de Lyon Part-Dieu à 09:22 et arrivée à 21:40 à Saint-Pétersbourg ; Départ le 29 Octobre 2007 de Saint-Pétersbourg à 18:30 et arrivée à 22:20 à Lyon Saint-Exupéry ;

Air France : XYD-CDG-LED 23 Octobre 2007

Vol effectué avant le début de la grève, comprenant un billet TGVAir au départ de Lyon Part Dieu pour CDG, puis un CDG-LED avec AF. Je me présente au comptoir TGVAir à Lyon Part-Dieu pour prendre le train de 09h22 (AF7264), on me remet mon billet de train et ma carte d'embarquement pour le CDG-LED, avec place déjà attribuée (23A sur un A319).

Je monte dans le train, je suis en Tempo donc en 2nd sur la SNCF, dans un wagon réservé. On est une dizaine pour une trentaine de places assises, 2h de TGV dans ces conditions là ça ne pose pas vraiment de problème, départ et arrivée à l'heure, donc tout va bien. Arrivée à CDG je découvre, à mon grand désespoir que mon vol part du terminal 2B, que je déteste, notamment pour son organisation (on passe la douane avant d'enregistrer les bagages, donc en zone sous douane tout est cher et on ne peut pas fumer).

J'arrive donc à CDG à 11h21 et mon vol pour LED est à 16h25 (AF 2898). Je vais donc tranquillement me poser dans un restaurant/bar au 2B en attendant. A 15h, je passe la douane au 2B, je m'enregistre, aucun problème, vol prévu à l'heure.

A 16h une partie du terminal est évacuée par la police, un sac a été oublié dans la zone sous douane. Le sac sera implosé par les démineurs aux alentours de 16h45, l'accès aux portes étant coupées. Mon vol partira donc avec une heure de retard. Malgrès ce retard, non imputable à Air France bien sur, ce n'est pas la compagnie qui a décidé de déclencher une alerte à la bombe, ce vol fut particulièrement agréable, bien que l'A319 fut quasiment plein.

Je tiens à dire que les PNC d'Air France étaient vraiment super sur ce vol, très sympathiques, très disponibles. L'un des PNC est même venu me voir avec la PIL pour me demander quel aéroport était XYD car cela l'intriguait. Vraiment très sympa, j'ai ensuite eu droit à un service personnalisé (il avait retenu mon nom, et je dois avouer que ça fait bizarre de se faire appeler par son nom lors d'un service en economy). Arrivée à LED avec une heure de retard, comme au départ.

Air France : XYD-CDG-LED 23 Octobre 2007

Départ le 29 de LED par le vol KL 1396, rien de spécial à signaler à part la mauvaise organisation de l'enregistrement, effectué en partie par du personnel de l'aéroport, sur seulement 3 comptoirs (en sachant que l'enregistrement par internet et téléphone n'est pas possible depuis LED) donc 45 minutes de queue !

Je tombe moi sur un comptoir tenu par du personnel de KL, qui me remet ma carte d'embarquement pour le LED-AMS (place 14B sur un 737-800). Super j'ai l'issue de secours. Avion plein à craquer en éco, genre dans les 95% de remplissage si ce n'est plus. Cela m'a étonné qu'on me mette en issue de secours sur KL étant donné que je parles certes Anglais, mais que j'ai 17 ans.

On me donne ma carte d'embarquement pour le AMS-LYS à LED, avec la place 12A (sur un A318 d'AF, vol KL2029/AF3485) et on me confirme que mon vol sera opéré bien que AF soit en grève. J'avoue avoir été déçu, n'étant pas pressé, je me serai bien fait une nuit à AMS, mais bon, tant pis. Le vol LED-AMS, toujours la même boite repas froid de KL, toujours aussi pas très bon, mais bon, quand on prend KL en MC on sait à quoi s'attendre. Arrivée à Schipool à l'heure, passage de la douane sans problème pour rentrer en zone Schengen et passage en zone C pour mon vol AMS-LYS.

Le vol AF était effectivement opéré, PNC super sympa (et non-gréviste) avec une équipe complète pour genre 25% de remplissage. J'avais les 3 sièges de la rangée 12 pour moi. Les PNC on ét�� vraiment cool, on a eu droit à deux passages pour les boissons, et deux sandwichs par personne, ce qui m'a étonné.

Arrivée à LYS à l'heure, par contre pas de passerelle, l'avion passait la nuit ici je pense, vu que nous sommes arrivés à 22h20, donc il s'est mis directement au parking éloigné du terminal, et débarquement en bus.

Gain des miles avec Fréquence Jeune : XYD-CDG : 1000 miles statut (classe N) CDG-LED : 330 miles statut, 1 vol statut (classe N) LED-AMS : 275 miles statut, 1 vol statut (classe E) AMS-LYS : 187 miles statut, 1 vol statut (classe E)

Vous remarquerez qu'avec FJ on gagne plus à faire 2h de TGV (XYD-CDG) que 8h d'avion (CDG-LED-AMS-LYS), ce qui n'est pas très logique mais qui m'arrange bien quand même !

Conclusion : Je tiens à dire qu'Air France m'a agréablement surpris (mis à part les différents problèmes classiques à CDG 2B, je gardais de mauvais souvenirs d'AF en MC. On peut cependant déplorer qu'AF et KL ne servent pas du chaud sur des vols MC de 3h30/3h (CDG-LED et LED-AMS) aux heures de dîner. A part ça, équipage super sympa sur les 2 vols AF, un peu plus distant sur KL mais rien à reprocher de particulier.

LYS-SXF-LYS (Lyon-Berlin Schonefeld-Lyon) EasyJet - Economique (sans blague!)

Prix du billet : 108, 46€ TTC pour 2 personnes avec 2 bagages en soute ;

Départ le 16 Novembre 2007 de Lyon à 10:35 et arrivée à 12:25 à Berlin ; Départ le 18 Novembre 2007 de Berlin à 09:45 et arrivée à 11:35 à Lyon ;

Première fois que je reprends EasyJet depuis 2004, où, un 23 décembre, j’ai du passer la nuit à l’aéroport de Londres Luton en attendant un hypothétique départ pour Nice, initialement prévu à 19 :30 et qui se fera en réalité à 05:30 du matin.

Vols sans aucun problème, c’est du EasyJet mais avec les sièges 01A et 01B, nouas passons un voyage très agréable. Pas de service gratuit, mais les prix des boissons restent raisonnables. Départ à l’heure et arrivée en avance, aucun problème.

Idem au retour, sièges 01E et 01F, avec la cloison devant, très agréable niveau espace. Hôtesses et steward très sympathiques. Pour 54€ par personne, je suis vraiment content. Niveau rapport qualité/prix, pour du court courrier comme cela, c’est impeccable, sachant qu’Air France nous faisait l’aller/retour à 140€ par personne via Paris.

NCE-ORY-NCE-LYS (Nice-Orly-Nice-Lyon) Air France – Economique

Prix du billet : 241, 70€ TTC pour les 3 vols en tarif jeune ; 3000 miles Flying Blue (vive le tarif jeune)

Départ le 5 octobre 2007 de Nice à 11:05 et arrivée à 12:30 à Paris Orly ; Retour le 6 octobre 2007 de Paris Orly à 12:00 et à 13:20 à Nice ; Départ le 5 octobre 2007 de Nice à 18:20 et arrivée à 19:20 à Lyon ;

Aucun problème sur les vols La Navette entre Nice et Orly, à l’aller comme au retour, service normal. A noter, petite déception, le traditionnel mélange de biscuits salés a changé, moins bon qu’avant à mon goût. Les clubs jambon sont toujours à 6€ en salle d’embarquement 20 à Orly, et toujours pas de caviar dedans pourtant ! Enfin, passons…. Un service Air France domestique normal quoi, bien qu’un léger retard à l’aller, départ avec 20 minutes de retard, arrivée avec 10 minutes de retard.

Vol Nice-Lyon opéré par Régional comme d’habitude, sandwich infect (rien de neuf quoi). Départ et arrivée à l’heure.

LYS-STN-LYS (Lyon-Londres Stansted-Lyon) EasyJet – Economique

Prix du billet : 139, 26€ pour 2 personnes, avec 1 bagage de soute en tout.

Départ le 5 octobre 2007 de Lyon à 14:55 et arrivée à 15:35 à Londres Stansted ; Retour le 6 octobre 2007 de Londres Stansted à 17:30 et à 20:15 à Lyon ;

Idem que pour Berlin en novembre, vol très agréable, placés en rangée 1 à l’aller comme au retour, personnel sympathique et présent, ponctuel. Seul petit problème à noter, le prix exorbitant du Stansted Express pour relier le centre de Londres : 24£ l’aller/retour, soit 31€ environ.

Paiement d’un deuxième bagage à enregistrer au retour : 8£ à rajouter au prix du billet, mais si on ne fait pas de folie dans les magasins, aucune raison que ça arrive !

Vol Brésil-Berlin-Russie? English translation pending
by Leocouto · 2008-01-20 · 1 reply
Bonjour

je cherche un vol pour aller en russie du Brésil avec stop à Berlin

ou je peut trouver un site avec intineraire multiple?

les dates 17JUL08 GRU BER 22JUL08 BER LED 31JUL 08 MOW GRU

Merci
Cap Nord à moto en août 2008 English translation pending
by Usulle · 2007-12-09 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je prépare depuis quelques temps, une "petite" virée à moto pour ce mois d'août.

Il s'agit en fait d'un "long way" sur la moitié Nord de l'Europe avec pour but principal, la Finlande et plus précisément le Cap Nord (qui lui est en Norvège).

12.000 kms, 21 jours, 16 pays. Budget de l'ordre de 3.000 €uros grand maximum. (incuant pneus et entretien moto pour cette distance)

Les grandes lignes :

Moyenne de 500 kms par jour, visite de quelques sites "forts" (en gras), hébergement en auberge de jeunesse, en B&B, en chambre d'hôte, en chalet, selon l'endroit. Départ prévu 1° semaine d'août.

Le parcours :

1° jour : Tours - Suisse (à affiner hôtels suisses hors de prix) 2° jour : Route le long des lacs suisses, traversée de la Bavière, Munich 3° jour : Prague. Visite. 4° jour : Brno, Ostrawa, entrée en Pologne par la montagne. Cracovie. 5° jour : Traversée de la pologne. Arrivée à Kaliningrad, enclave Russe 6° jour : Lituanie, petit roulage. Kaunas, Vilnuis. Visite. Restau typique 7° jour : Lettonie puis Estonie par route côtière. Arrivée à Tallinn 8° jour : Arrivée en Russie. Visite de St Petersbourg 9° jour : Finlande, jusqu'à Kuopio. 10° jour : Traversée des 1000 lacs. Arrivée au cercle polaire. Rovaniemi 11° jour : Arrivée en Laponie : Inari, son lac, chalet, habitants, husky, .. 12° jour : Nouveau chalet à 30 kms, puis aller retour jusqu'au Cap Nord 13° jour : Norvège. Remontée jusqu'à Alta dernière ville au Grand Nord 14° jour : Descente le long de la côte de l'Océan Arctique 15° Jour : Arrivée à Trondheim, cité des Rois. Pays Viking. 16° jour : Dernière journée "nature", arrivée en Suède. Stockholm 17° jour : Malmoe. La sirène de Copenhague. Visite de la ville 18° jour : Odense, arrivée à Brême. 19° jour : Groningen, Amsterdam, Bruges. Canaux.. 20° jour : Bruxelles, Liège, Luxembourg, Ardennes, Sarrebruck 21° jour : Vosges, Bourgogne, Tours

J'ai terminé 80% de la préparation. Au début, je pensais tout préparer et ensuite proposer le trajet "fini" à ceux qui désireraient partager cette balade. Mais pour finaliser le road, les étapes, les visites, il faut que je réserve dès à présent.

L'idéal serait de constituer un groupe de 3 ou 4 maxi.

Je cherche donc des co-équipiers (moto). Si ça vous intéresse....

D'autre part, tout les conseils, avis, astuces sont les bienvenus.

Bonne route à tous
Ressortir indemne d'un voyage en Inde? English translation pending
by Accolade · 2007-10-23 · 57 replies
Est-il vrai qu'on ne ressort pas indemne d'un voyage en Inde.?

Et pour des amis qui font un tour du monde ...pouvez vous repondre à cette question en cliquant ici car personne ne regarde la rubrique
Voyage Moscou-Pékin en train English translation pending
by Laotien · 2007-09-29 · 4 replies
Bonsoir à tous !

J'aimerais partir avec un groupe d'amis à Pékin pour quelques semaines l'été prochain et on pensait faire le voyage en bus de Paris à Moscou et en train de Moscou à Pekin !

On a lu pas mal de sujets et on arrive pas à fixer un budget pour le billet de train (apparament il faudrait acheter sur place...Mais tout le monde semble avoir pris un billet à un prix différent...) On voudrait passer quelques jours à moscou aussi et on se demandait comment se loger pour le moins cher possible ?

Merci d'avance🙂

Si vous avez fait un voyage semblable faite part de vos expériences et (més-)aventures😉
Retour de la croisière "Capitales de la Baltique" sur le Costa Magica English translation pending
by Jany95 · 2007-07-07 · 2 replies
bonjour à tous, Nous sommes de retour de notre croisière qui s'est très bien passée. Nous avions pris les vols costa et je dois dire que c'était très bien organisé. On nous attendait à l'aéroport de Copenhague, nous sommes allés en bus au bateau et de là, on nous a directement orienté vers le self pour manger (il était midi) puis après avoir vu notre cabine nous avons prit la navette gratuite qui nous emmenait en centre ville. C'est très rare de pouvoir dès l'arrivée, visiter la ville oû démarre la croisière ! nous avons apprécié ! Flaner dans Copenhague était très agréable. Il a fait beau à part quelques petites averses mais le soleil était rapidement là. Mon fils de 17 ans qui avait déjà fait une croisière sur le Coral et une sur le Princess Danaé (bateaux beaucoup plus petits et beaucoup plus vieux mais plus familiaux et intimes) a été très impressionné par le giguantisme, la déco, et le nombre de possibilité d'activité sur le bateau. A la fin de la croisière, nous lui avons demandé quel bateau il préférait. Il a répondu qu'il aimerait un bateau aussi grand mais sans les italiens ! (c'est vrai que les italiens sont très présents ! les francais sont en minorité donc tout n'est pas toujours traduit. De plus, leur compagnie n'est pas toujours des plus agréable car ils sont très bruyants et j'en passe !) Le lendemain, la journée en mer était très agréable car il a fait beau donc tout le monde était sur le pont à bronzer ou à la piscine; Tallin est une très jolie petite ville mais il y a énormément de touristes ! nous avions une navette payante qui nous emmenait en ville ( la navette coûte 5 euros l'aller -retour dans chaque ville à part Copenhague oû elle est gratuite). Si vous aimez marcher, le centre ville n'est pas très loin et vous pouvez y aller à pied. Très beau temps aussi ce jour là ! St Pétersbourg : nous avions prit l'excursion "visite de la ville" pour 52 euros. Très belle ville mais nous n'avons fait que du bus (dans des embouteillages monstre) avec quelques arrêts photos devant les principaux monuments. De plus, le guide (qui était très intéressant par ailleurs) nous a proposé d'aller tout de suite dans une boutique moins chère que celle que nous devions faire officiellement à la fin de la journée.En fait cette boutique était plus chère que la deuxième (faite plus tard donc la majorité des cadeaux étaient déjà achetés !) et nous avons compris qu'il devait s'arranger avec le premier magasin ! Vous devez prendre une excursion si vous voulez descendre à terre car sinon il faut un visa individuel qui est presque aussi cher que le prix de l'excursion demie journée que nous avons prise. Helsinki : nous avons prit la navette (la ville est loin du centre ville) puis avons prit un bus pour aller au plus loin c'est à dire à l'église nichée dans le roc et qui a une accoustique formidable. Un orchestre de jeunes répétait et mon fils, qui entendait pour la première fois un orchestre en vrai et non en cd, est tombé sous le charme. Nous sommes donc restés assez longtemps pour qu'il en profite. Voilà que mon fils aime la musique classique maintenant ! j'en suis très contente !) Le reste de la ville est bien mais bon, c'était la ville la moins intéressante à voir dans cette croisière à mon avis. Temps couvert et plus frais. Puis, Stockolm. navette toujours. Notre ville préférée ! c'était magnifique cette ville avec tous ces canaux et ces monuments et façades ! par contre la ville est très chère ! nous avons fait le musée Vasa (bus de la ville très cher pour y aller!), puis une grande promenade dans la vieille ville. C'était super ! Puis une journée de mer (beau temps l'après midi) et retour. J'ai aimé avoir sur le bateau, des réunions pour nous aider à nous repérer dans chaque ville si nous la faisions par nous même et une conférence sur les pays baltes. C'était très pratique et intéressant. Nous avons beaucoup aimé cette croisière (même si ma préférée reste l'Islande et les fjords norvégiens sur le Princess Danaé) et nous vous la conseillons. Voilà, j'espère vous avoir aidé si vous devez la faire ou si vous hésitez. Bonne croisière à tous

L
Obtention du visa russe depuis Kiev (Ukraine) via une agence English translation pending
by Fripolu · 2007-06-17 · 4 replies
Salut, J'ai déjà posté un truc sensiblement pareil mais bon...

Voilà je voulais savoir si quelqu'un avait déjà contracté un visa russe depuis Kiev via une agence (qui fournit l'assurance, l'invitation et s'occupe des formalités asdministratives avec le consulat à votre place)? J'ai déjà fait ça l'année dernière depuis Vilnius. C'est beaucoup plus court et simple que de demander le visa russe, avant de partir, depuis la France.

J'espère être clair. Merci :)
Quel bateau de croisière pour la mer Baltique? English translation pending
by Totocnd · 2007-04-11 · 4 replies
Bonjour,

J'ai l'intention de faire une croisière en Juillet 2008 vers la Mer Baltique de 8 à 11 jours (au moins 2 jrs Ste-Petersburg), J'aimerais s'avoir quel Bateau ou Cie que je dois prendre et comme j'ai 2 jeunes enfants la qualité de bateau est important ainsi que le prix du voyage.

Actuellement le meilleur prix que j'ai trouvé est sur AIDA.

Merci
Avis sur itinéraire tour du monde 2007 (suite) English translation pending
by At5dale1 · 2007-02-26 · 1 reply
Bonjour à vous tous,

Merci pour les premières réponses que j'ai reçues de vous concernant mon itinéraire. J'ai pas mal potassé les guides (longue vie aux bibliothèques), le forum et internet et je suis arrivé à peu de chose prêt à ce trajet là. Il est loin d'être parfait c'est pourquoi je le soumets à votre sagacité cher(e)s voyageurs et voyageuses. Je part pour environ deux ans avec un budget de 20 à 30 0000 € à partir d'octobre 2007. J'ai ajouté quelques commentaires en dessous de certaines destinations.

Definition de l’itinéraire

Paris // Canada (montreal) – Toronto – New york // Los angeles – san franscisco – sans degio -Mexique – guatelama – Belise – caraibes - Mexique // perou - bolivie - Bresil - argentine – Chili // iles de paques // Polynesie francaise // Nz // Australie // Indonesie – malaisie – thailande // Inde – thailande – laos – cambodge – Hong kong – Japon – Shangai – Benjin – Oulan bator – Moscou (transiberien)– saint petersbourg – kiev – odessa - bucarest – sofia - turquie –syrie - israel – egypte – France

DETAILS Pays durée Mois Canada (montreal et la région) 15 jours Octobre Etats-Unis ouest 3 semaines Octobre – novembre

Mexique/Guatemala/Belise/caraibes 2 mois Decembre - janvier 2008 Pas de trajet bien défini encore (des idées ?)

Perou/bolivie/Bresil/argentine/Chili 4 mois Fevrier / mai L'idée serai de faire une boucle (possible ?) iles de paques 1 semaine Juin

Polynesie francaise 3 semaines Juin (là j'hésite vraiment entre polynesie et ile cook/fidji ? par exemple)

Nz 1 mois Juillet Australie 3 mois (travail) Aout (pour le travail j'ai une formation d'administrateur réseau, informatique et je passe actuellement un diplome hotellerie, ne vaut il pas mieux que je cherche à travailler en polynésie ? cuisinier/serveur/reception la formation)

Indonesie /malaisie 6 semaines Sept / oct (c'est pas un peu juste ne temps ?)

thailande 3 jours Octobre (transit)

Inde 2 mois Nov décembre (sud nord ?)

Thailande/vietnam/laos/cambodge 3 mois Janvier - mars 2009 (pas encore très défini mais idée d'aller vers le nord)

Hong kong 1 semaine Transit

Japon 15 jours avril (est-ce vraiment très très cher si on prépare bien ?)

Chine par shangai 2 mois Avril / mai

Chine Benjing Oulan bator Moscou 6 semaines Juin transiberrien

saint petersburg 1 semaine Juillet ukraine odessa bucarest sofiaturquie 2 mois Juillet / septembre

Syrie 15 jours Septembre Israel 3 semaine Octobre / novembre

Egypte 1 mois Novembre

Voilà pour mon second jet. J'attends avec impatience vos commentaires, vos idées, vos critiques et vos remarques. L'idée de ce long périple est pas forcément de me retrouver toujours sur les gros sites touristique, mais plutot de flaner avec les gens, découvrir leurs quotidiens (école, cuisine, loisirs, vie locales, marchés, etc....). Bref partager. Un minimum de trajet en avion, un gout certians pour la randonnée, un budget un peu juste (j'en suis conscient). Allez lancez-vous de vous lire Mes amitiés à tous david
Croisière pour les 80 ans de ma mère en décembre? English translation pending
by Lor5 · 2007-01-05 · 11 replies
Alors voila, pour les 80 ans de ma mère nous voudrions lui offrir et aller avec elle sur un bateau croisière début décembre. N'ayant jamais pratiqué, je cherche le maximum d'informations, de conseils.... pour que son cadeau soit le plus réussi possible. Merci de vos conseils, et expériences bonne année
Le Kamtchatka en Russie English translation pending
by Hsalocin · 2006-12-27 · 19 replies
bonjour à tous! voila, j'aimerai avant de tenter quoi que ce soit, me renseigner sur le kamshatka... comment y acceder (lol), est ce si beau que cela? et surtout si des sites internet traitant du sujet existent?

merci!! /nico/
Votre itinéraire Paris-Moscou English translation pending
by Alxaway · 2006-11-15 · 2 replies
Bonjour Je prepare un petit voyage de quelques mois qui commence par une traversee de l'Europe. Le but est d'arriver a Moscou dans un premier temps pour prendre ensuite le transsiberien. Je compte partir en juillet prochain, et passer 4 a 6 semaines pour rejoindre Moscou, eventuellement en voiture. Et la... l'embarras du choix: La voie du nord Amsterdam - Copenhague - Stockholm - Helsinki - St Petersbourg? Interessant en partant l'été pour profiter des nuits blanches, mais sûrement pas la plus économique La variante Berlin - Pays baltes - St Petersbourg Le circuit sud jusqu'à Istambul puis traversee de la mer noire jusqu'a Odessa et remontee par Kiev etc etc... Si vous avez expérimenté une partie du circuit, ou simplement une bonne expérience avec un des pays a traverser ça m'intéresse. Egalement si vous avez des idées sur les problèmes de visas et de traversées (Belarus? Ukraine? etc....), sur le droit ou non de vendre sa voiture en arrivant a Moscou ou en cours de route etc... merci!
Havre de paix au Rajasthan? English translation pending
by Viclautrip · 2006-09-06 · 41 replies
Bonjour,

nous partons dans une dizaine de jours pour un mois au Rajasthan et un saut à Varanasi.

Hors, nous venons recemment d'apprendre que nous attendions un heureux evenement.

Aussi, soucieux de se menager dans ce voyage, nous recherchons un endroit au rajasthan pour un budget limité, sympa, permettant de se reposer 3, -4 jours pour recharger les batteries (histoire de repartir de plus belle) dans un endroit à l'écart de l'agitation des grandes villes.

Quelqu'un aurait il des tuyaux ?

Par ailleurs, je lis un peu tout et n'importe quoi sur Varanasi. Qu'en est il réellement des photos ? interdiction des photos uniquement pendant les cérémonies ou même l'après midi ?

Par avance, Merci.

Cordialement
Comment utiliser au mieux ses miles? English translation pending
by Juju35 · 2006-07-04 · 28 replies
Bonjour,

Petit sondage : comment utiliser au mieux ses miles ?

1) En achetant des billets primes ? Dans ce cas quelles sont les destinations les plus rentables ? J'ai lu que les destinations nordiques (Paris - St-Petersbourg par exemple) sont les plus rentables (au sens nb de miles nécessaires par rapport au cout moyen - meme si c'est pas toujours facile à évaluer - de la destination) Le surcout en miles pour la business et la first sont-elles rentables ? 2) En prenant des surclassements ? Est-ce rentable vers toutes les destinations ? Il semblerait que les US avec 25000 miles "seulement" serait le plus interessant (au sens cout du surclassement par rapport au cout du billet) ? 3) Autres utilisations ?

J'ai fait des recherches sur le forum et je n'ai pas trouvé de réponses à ma question, mais si jamais j'ai mal cherché, n'hésitez pas à me renvoyer vers un lien 😉.
Comment assurer son véhicule pour la Russie? English translation pending
by Zouillette · 2006-04-18 · 3 replies
Bonjour,

Nous allons au Cap Nord en moto cet été. Notre moto est assurée par notre assurance nationale pour tous les pays que nous traversons sauf la Russie.

Savez-vous si certaines assurances françaises assurent des véhicules pour la Russie? Ou si on peut souscrire une assurance en rentrant en Russie? Et combien ca coute?

Merci pour les infos
Retour en France par le transibérien English translation pending
by Tchoubidou · 2006-03-20 · 5 replies
Salut a tous! Voila je me rend en chine au mois de juillet puis en mongolie au mois d'aout. Je comptais donc prendre un billet retour en avion a partir de la mongolie, mais je viens de voir que les prix sont exessifs... L'autre moyen très attrayant serait donc de rentrée via le transiberien. Et plusieurs questions me viennent à l'esprit... Est il possible de reserver sur place et si oui est ce que c'est rapide? Combien ca coute? DE moscou ou st petersbourg, est iil possible de trouver un tran pour atteindre l'europe facilement? ET combien ca coute?🤪 En combien de jour ca peut se faire en comptant large?

ca fait beaucoup de questions tous ca!!!

En tout cas coup de chapeau a ce forum tres complet et très actif je trouve!!!

Ciao
Images... English translation pending
by Dolma · 2006-02-23 · 82 replies
Il suffit parfois d'une musique, d'une parole, d'un geste, d'une senteur et voici que défilent les images épinglées sur le fil des souvenirs :

Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.

Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.

Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...

Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.

La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.

Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.

Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.

Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.

Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...

Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.

La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.

Et puis tant d'autres images encore...

Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?

Dolma

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