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Sumatra 2009: entre mer et jungle English translation pending
by Hialle · 2009-09-09 · 35 replies
Le trajet :

Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !

Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’année prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.

Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.

Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!

En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.

Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.

Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.

Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.

Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !

L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.

Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.

Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?

On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).

Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.

Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?

De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.

Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.

Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.

Direction hôtel Prapat.

Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.

Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.

L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.

Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.

Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.

Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.

On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.

Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !

Arrivée sur Banda Aceh





Rubiah... enfin au loin !
Hôtel sur la plage à Langkawi? (Malaisie) English translation pending
by Ando · 2009-09-02 · 26 replies
Bonjour, je pars a langkawi en janvier 2009. quelqu un a t il des hotels les pieds dans l eau a me recommander ? merci d avance ando
Déroulement d'un tour du monde en voilier? English translation pending
by Karine06 · 2009-08-22 · 30 replies
bonjour,

j'ai très envie de réaliser mon rêve : faire le tour du monde (ou une bonne partie) sur un voilier avec un équipage marin, passionné comme moi de mer et voile.

je voudrais savoir où je peux me renseigner quant aux dispositions, prix, etc...

j'ai déjà effectué des mini-croisières en méditerranée, autant vous dire que je suis "amatrice".

pourriez-vous m'aider à m'orienter, merci.

nb : petites précisions persos : pas chiante sur un bateau.🤪
Recherche d'une histoire sur le peuple H'mongs du Vietnam English translation pending
by Jacquou226 · 2009-08-22 · 32 replies
bonjour j'ai été fasciné par les monghs. je recherche une histoire ou de la documentation sur ce peuple: origine, histoire, jusque alentours des années 1900/1950. je n'ai rien su trouver à l'école française d'extrème orient. quelqu'un peut il m'aider? MERCI
Croisière sur le Bleu de France (Tunis, Malte, Olbia, Ajaccio...) English translation pending
by Coraline341 · 2009-08-16 · 5 replies
bonjour je pars avec mon ami le 30aout sur le bleu de france, je souhaiterai avoir qq infos sur cette croisiere , des astuces pr ne pas prendre les excursions. L'escale à tunis est l'AM or les souk ne sont que le matin?
Combien de compagnies ont fait faillite depuis le début de la crise? English translation pending
by Rplp · 2009-08-13 · 174 replies
Je pense qu'on a dépassé la centaine de faillites de par le le monde en un peu plus d'un an. Des éclairages , des infos , des analyses, des prospectives ? On vous attend au rayon "liquidation"... Je frissonne à l'idée d'une ryanairisation généralisée du transport aérien de passagers.🏴‍☠️
Croisière sur le Carnival Liberty du 2 janvier 2010 English translation pending
by Nayaa · 2009-08-12 · 18 replies
Bonjour à tous,

Simplement pour dire que nous serons a bord du Carnival Liberty le 2 janvier 2009. Nous avons déja fait les escales Cozumel, Grand Cayman et Ocho Rios... cependant puisque nous y allons cette fois-ci avec fiston, nous désirons faire autre chose avec lui... ce qui va nous faire découvrir les iles d'une autre facon. Notre fils est âgé de 6 ans... avez-vous des suggestions... voici ce que nous avons trouvé pour l'instant... mais je prends toutes les idées possibles... Merci

Cozumel - Dolphin encounter au parc de chankanaab. Nous voulons réserver a l'avance directement avec le park et non par l'entremise de Carnival car c'est beaucoup plus cher

Grand cayman - Nous hésitons beaucoup entre aller passer la journée a la plage seven miles beach ou bien d'aller nager avec les raies a Stingray...

Ocho Rios - Pour cet endroit, nous n'avons pas la moindre idée jusqu'a présent... bien entendu nous avons déjà escaladé les chutes dunns, mais je ne sais pas si ca vaut vraiment la peine d'y aller avec un enfant... Je suis certaine qu'il y a plus intéressant a faire... meme si ce n'est qu'une belle plage ce serait sympa...

Je vous remercie a l'avance pour vos suggestions
Swiss pour Paris-Miami avec 50 minutes de correspondance à Zurich? English translation pending
by Xfg59 · 2009-08-12 · 16 replies
Bonjour, J'ai un vol Paris Miami avec Swiss avec 50 mn de correspondance à ZRH. Cela est-il suffisant ?
Vol Paris - Kansas city avec correspondance et sans parler anglais? English translation pending
by Ambretes · 2009-07-29 · 34 replies
bonjour

je dois me rendre à coté de kansas city rendre visite à une amie en début septembre 2009. le souci étant que je ne parle pas anglais ou presque, je le lis à la rigueur 😉 de plus, je ne connais pas grand choses aux voyages en avions, alors, lorsqu'en cherchant des vols, j'ai vu qu'il n'y avait pas de vols directs, mais obligatoirement une correspondance, souvent par chicago ou philadelphie, je commence à paniquer un peu 🤪 quelqu'un pourrait-il me dire comment tout ça se passe, depuis le départ à Paris ? par exemple, pour les bagages, est-ce qu'ils vont etre enregistré à paris et suivre tout seuls jusqu'à Kansas-city, ou bien suis-je obligée de les récupérer à la correspondance, les enregistrer à nouveau, et moi avec ? sinon, comment se repère t-on une fois arrivé à la correspondance ? doit -on repasser la douane ou un truc du genre ? en bref, tellement de questions que je vais arrêter là, si quelqu'un avait un peu de temps pour un récapitulatif du genre détaillé, ça serait super 😎 tous les conseils et avis sont bien sur bienvenus 😇 autre question qui me vient : ou est ce que je dois me procurer des dollars ? et combien dois-je prévoir ?

bon dieu, je panique vraiment, en fait 😕 sachant qu'on viendra me chercher à kansas-city, donc la suite devrait se passer plus facilement :)

question subsidiaire : comment fait-on si on veux un billet aller-retour (obligatoire à ce que j'ai compris, pour les usa), mais qu'on veut faire paris-kansas-city et retour chicago paris ? (le retour kansas-city-chicago se faisant en voiture)

merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire et plus encore à ceux qui voudront bien se farcir une réponse 😊

cordialement
Etats-Unis: délai pour remplir la fiche ESTA? English translation pending
by Bunia · 2009-07-28 · 39 replies
Bonjour, Je voyage le 10 aout pour les USA et j'ai appris que mon passeport biométrique est prêt et m'attend à la mairie. Je ne pourrai cependant le récupérer que samedi à cause des horaires de fermeture en semaine. Hors sur le site pour remplir la fiche ESTA ils demandent le numéro de passeport (que je n'ai pas encore). Je voulais savoir pour un voyage le 10/08, quel est le dernier délai pour remplir la fiche en ligne? Merci d'avance!
Travailler dans le grand nord canadien English translation pending
by Naforah · 2009-07-26 · 20 replies
Salut, un ami à vu un reportage sur des gens de differents pays qui vont travailler dans le grand nord canadien pour des entreprises pétrolières, avec à la clef un gros pactole mais avec à coté des conditions de vie difficiles des prix exorbitant pour les choses de la vie quotidienne ... Certaine personnes travaillent un ou deux ans d'autres moins, pour ensuite changer de vie. Je voudrai savoir où commencer à chercher ce genre de jobs qui ne necessite souvent pas d'expérience, et qui peut rapporter gros sur de courtes périodes. Cela marche aussi en Alaska mais étant citoyen canadien également il me sera pus facile de le faire au canada. merci pour vos réponses
Croisière sur le Bleu de France le dimanche 20 septembre 2009 au départ de Marseille English translation pending
by Colina · 2009-07-26 · 37 replies
bonjour à tous, je ne sais pas si mon message va passer parce que je viens de m'inscrire et c'est pas évident pour trouver le créneau et poser sa question. Voilà, je pars en croisière sur le Bleu de France le dimanche 20 septembre 2009 au départ de Marseille nous arrivons à la Gare SNCF et nous devons nous rendre à la Gare maritime Est-ce que quelqu'un parmi vous a déjà fait ce trajet ? un dimanche c'est pas facile sur le plan des transports publics, il reste le taxi ... mais à quel tarif merci à ceux qui pourront me renseigner Autrement, je suis une inconditionnelle de Bleu de France, j'ai déjà fait les Caraîbes cet hiver et c'était super (sauf le voyage du retour quelle horreur cet aéroport de la Romana !!!!! merci encore pour vos réponses.
Avis sur circuit dans l'ouest des Etats-Unis en août 2009 English translation pending
by Florence59 · 2009-07-18 · 28 replies
Bonjour,

A mon tour de présenter notre circuit concocté depuis décembre 2008 et fini ces derniers jours grace à tous les posts sur lesquels j'ai bien triché! Plus que 12 jours, et un peu d'angoisse surtout pour l'avion!!!on m'avait dit plus tu voyageras moins tu auras peur : et bien c'est tout le contraire surtout avec les enfants(12 et 9 ans)!!!!!!! donc :

vol bruxelles new york - new york- los angeles le 31 juillet(american airlines) retour los angeles -londres -londres bruxelles (british airways)le 19 aout ESTA accordé en mai. Tous les hotels réservés par internet directement avec l'hotel , 2 avec hotels.com.et en regardant les avis sur tripadvisor. Evidemment les hotels avec piscine pour les enfants (il faut penser à eux aussi !)sauf à San Francisco, et pas trop de route entre chaque étape (à part 1 ou 2 fois quand il n'y a pas trop le choix !):cela permet de mieux découvrir les sites et partir ou arriver quand on le souhaite

voiture de location ;4x4 chevrolet equinox chez alamo (internet 526 euros pour 18 jours)et achat d'un gps.

31 aout : arrivée los angeles 19h00: nuit au travelodge aéroport 1 juillet: los angeles -las vegas : nuit au travelodge ambassador strip inn 2. las vegas -grand canyon: nuit au holiday inn express à tusayan 3. grand canyon-monument valley : nuit au mexican hat lodge à mexican hat 4. mexican hat -page: nuit au super 8 de page ( départ tot pour profiter du lever de soleil à monument valley) 5. page :nuit au super 8 (antelope canyon, horseshoe bend , lees ferry et lake powell sur les 2 jours) 6. page-bryce canyon :nuit au ruby's inn 7. bryce canyon -zion-las vegas:nuit au travelodge ambassador strip inn 8. las vegas- valley de la mort-bishop : nuit au super 8 de bishop 9. bishop- yosemite park: nuit au best western gateway inn à oakhurst 10. yosemite et mariposa grove (même hotel) 11. Yosemite-san francisco:nuit au layne hotel 12. san francisco (visite de fisherman's wharf, golden gate, alcatraz(j'ai déjà les billets achetés sur internet pour le 13 aout 3:55 précisément)balade à pieds en ville concoctée à l'aide du petit futé), etc etc.....nuit à l'hotel layne (civic center) 13. san fransisco 14. san francisco-carmel-san luis obispo :nuit travelodge de santa maria 15. santa maria -santa barbara pour profiter un peu de la plage :nuit au holiday inn express and suites de carpinteria 16. santa barbara- los angeles :nuit au redondo inn and suites de redondo beach(2 blocs de la plage) 17.l los angeles : nuit redondo beach inn and suites (avec visite sur les 2 jours de beverly hills, venice beach, santa monica et bronzette à redondo avant le départ 18. los angeles-bruxelles décollage 15h00

voilà! j'ai du oublier certains quelques trucs en route........ah oui ;j'ai fais un road book (classeur à feuillets plastifiés)au jour le jour avec distances, hotel et n°de téléphone , cartes imprimées des sites , choses à voir etc.. mes ordonnances pour les medocs, factures des appareils photos et gps)bref bien organisée.......

j'attends vos commentaires et vos suggestions , et je remercie toutes les réponses et bon conseils qui nous ont été donné!
Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2) English translation pending
by Esteban100 · 2009-07-10 · 529 replies
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.

Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.

N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛

Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Les plus belles plages d'Indonésie: sondage English translation pending
by Lombokfan · 2009-06-26 · 33 replies
Petit sondage express pour recueillir l'avis des voyageurs qui, comme moi, fuient les hordes de touristes et veulent trouver des coins encore sauvages, une nature encore preservee mais qui aime bien son confort quotidien tout de meme. Ou y a-t-il encore des paysages grandioses qui m'impressionnent et qui sortent de la carte postale rebattue : confetti, sable blanc, cocotiers. L'Indonesie est riche. Alors, a votre avis, les plus belles plages d'Indonesie sont ? And the winner is ????
Que pensez vous de Los Angeles? English translation pending
by Thechucktime · 2009-06-17 · 75 replies
çà fait très longtemps que je veux partir aux Etats Unis et en Aout ce sera enfin chose faite! 

Depuis longtemps la californie m'attire vraiment et particulièrement Los Angeles. 

Cependant il y a beaucoup d'avis partagé sur cette ville et certains disent même que ce n'est pas d'un intérêt fou ! 

J'aimerais avoir votre avis 

Voilà le programme que j'ai prévu :

New York / Los Angeles / San Francisco
Premier voyage à vélo, tour de Corse et Sardaigne English translation pending
by Lucbertrand · 2009-06-12 · 2 replies
Corse Sardaigne à vélo

Un mois à vélo à travers ces deux îles, projet très tentant que j'ai tout de suite accepté. Il faut dire qu'avec Jean on est sûr que ça va «rouler», en effet il a une très bonne expérience des grands voyages à vélo, tour de l'Adriatique, tour de Turquie etc... Le plan est simple: en partant de Bastia remonter le Cap Corse puis descendre la Corse par sa côte ouest, prendre le bateau à Bonifacio pour Santa Teresa, puis longer la côte ouest de la Sardaigne jusqu'à Oristano, mettre le cap sur le centre de l'île, grimper le point culminant au passage, rejoindre la côte est et la remonter jusqu'à Santa Teresa, rejoindre à nouveau Bonifacio, d'où direction Porto Vecchio et de là attaquer directement à travers les montagnes jusqu'à Bastia par Zonza, Ghisoni et la Castagniccia en escaladant une multitude de cols. Le tout devant durer à peu près un mois. Les deux parties du trajet en Corse seront effectuées à deux et le parcours en Sardaigne à quatre. Les deux autres protagonistes arriveront et partiront de Porto Torres. La longueur des étapes, en fonction des conditions météorologiques, des dénivelés et autres facteurs variera de 50 à 110 kilomètres. L' hébergement sera principalement effectué en camping. Autant les côtes sont assez bien pourvues en terrains de camping, autant le centre des îles n'en possède pas beaucoup, surtout aux mois d'avril et mai beaucoup ne sont pas encore ouverts. En effet le départ de Bastia est fixé le 26 avril et l'arrivée à cette même ville est prévu aux environs de la dernière semaine de mai.

C'est mon premier voyage à vélo. Pour le matériel, celui que j'emporte pour de grandes randonnées à pied devrait suffire. Pourtant, malgré ce principe de base simple, au lieu des 10 kilogrammes habituels, je me retrouve avec plus du double. Deux sacoches arrières sur lesquelles je pose mon sac north face, une petite sacoche de guidon et tout tient sans problème, mais l'ensemble dépasse largement les 20 kilos. Mon vélo un trek cadre alu, sur lequel le vendeur de cycles m'a mis un très bon matériel en particulier des roues particulièrement solides aux pneus de petite section mais renforcés kévelar, avec des roulements performants. Dans les descentes mes camarades pédalant je me contenterai souvent de me laisser aller en roue libre. Je précise que ce vendeur de cycles sur les quais de la Saône à Lyon j'y suis allé grâce à une question posée sur Voyage Forum.

Rendez-vous fixé avec Jean le 24 avril chez ma cousine à Nice. Le lendemain nous rejoignons le bateau qui part à 14heures30. Pour la première fois de ma vie je pilote un vélo avec sacoches. Au cours des premiers kilomètres pour se rendre au port en pleine ville, je donne sans doute l'impression d'être un peu éméché, en effet la maîtrise de l'engin avec quelques 25 kilogrammes sur le porte-bagages n'est pas innée. Sans incident cependant nous atteignons le point d'embarquement. Heureusement que nous voyageons avec Corsica Ferries car la compagnie française concurrente est en grève. La traversée s'effectue sans encombre par beau temps, mais un peu couvert en arrivant, prémices de mauvais temps pour les jours à venir. Débarquement de nuit, je ne trouve pas ma frontale et je n'ai pas d'éclairage, mes roues sont sous-gonflées, toutes les erreurs basiques du néophyte! Les 6 premiers kilomètres en direction du Cap Corse sont un calvaire, je ne vois pas les trous et aspérités sur la chaussée, de plus ma jante cogne en écrasant la chambre à air. Heureusement le supplice ne dure pas, car un camping nous accueille exactement à 5, 5 kilomètres de notre point d'arrivée. Pas grand monde, nous passons une bonne nuit après avoir avalé notre ration de pâtes. Première nuit d'une longue série au cours desquelles les oiseaux nocturnes puis les diurnes au lever du jour nous régaleront de leurs chants aux multiples modulations. Pas un éveil au cours de ce mois sans ces concerts quotidiens, certains même pour ne pas se réveiller dès cinq heures mettront des boules quiès!

26 avril

Un jour blafard se lève, bien en accord avec les prévisions météo des plus pessimistes. Nous avons le temps de plier nos affaires avant la pluie, mais tout juste. En effet dès que mon vélo est prêt je cours me mettre à l'abri en le poussant. Après quelques mètres la roue arrière est bloquée. Que se passe-t-il? Aïe! Un tendeur accroché dans les rayons, le crochet aux trois quarts arraché, le tout enroulé plusieurs fois autour des pignons. Le métier de cyclotouriste rentre par ce genre de petites erreurs. Un tendeur qui pend ça ne pardonne pas.

L'étape prévue est conséquente, en effet nous espérons rejoindre Saint-Florent en passant par le Cap Corse, une bonne centaine de kilomètres. La température est fraîche, idéale pour le vélo. La végétation est luxuriante, signe qu'il a beaucoup plu cette année. Le bord des routes aussi bien en Corse qu'en Sardaigne sera un enchantement permanent du fait des myriades de fleurs qui tel un tapis merveilleux nous accompagneront au cours des 1900 kilomètres de notre périple. La route domine la mer, ce qui permet un joli spectacle sur les flots gris couleur de plomb, ponctués de temps à autre de touches vert pâle trahissant la présence de bancs de sable. Les premières gouttes ne tardent pas à faire leur apparition, mais notre moral n'est pas entamé. Les sacoches et mon sac sont étanches, tout du moins c'est ce que je crois, et je n'ai pas pris la précaution de répartir mes affaires dans des sacs plastiques. Eh oui! Il faut que le métier rentre. Nous passons une magnifique crique au sable noir, dominée d'un joli village aux couleurs vives, qui rehaussent la grisaille de ce premier matin d'un mois d'errance. La pluie se renforce. On s'arrête dans un bistrot , boire un café et faire le point. Deux couples de Canadiens aux vélos bien équipés passent et ne semblent pas perturbés par le temps, à entendre leurs éclats de rire. On ne va peut-être pas pousser jusqu'au Cap Corse dans ces conditions. Nous coupons par le col de Santa Lucia, à peu près aux deux tiers de la distance du cap. Première montée, 380 mètres de dénivelé. Malgré les 25 kilogrammes de bagages ça se passe bien, petit plateau grand pignon, tranquillement à 8 à l'heure le terrain défile. Mais je n'ai pas vraiment le loisir de contempler le paysage, j'ai comme on dit la tête dans le guidon. Le col atteint, une belle descente nous attend, mais la pluie guette aussi, et le froid se fait tout de suite sentir avec la vitesse. Une fois sur la côte ouest, le spectacle est magnifique. La pluie, les nuages accrochés, les rochers frangés d'écume et la mer sombre donnent une touche d'austérité au paysage. A midi complètement trempés nous effectuons une halte dans un restaurant suspendu au-dessus de la mer, qui possède une salle voûtée de belle facture. Un bon steak nous réchauffe. Retour sous la pluie qui diminue et s'arrête lors de notre arrivée à Saint-Florent. Cette première étape de 85 kilomètres n'a occasionné aucune fatigue. Mon vélo me semble très bien , souvent j'ai plus l'impression de glisser que de rouler tellement le mouvement est souple. Installation dans un camping à l'entrée de la ville, à cette époque les clients ne se bousculent pas encore . Notre arrivée est l'occasion d'une bonne rigolade. En effet l'homme à la réception me demande ma carte d'identité, en lisant ma nationalité française, il me regarde et dit « Vous êtes français comme moi» et il rit franchement. Je reste dubitatif ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon (un comble en Corse). Cependant lorsque je relate l'anecdote à Jean on se marre un bon coup. Sans bagage, donc très légers, nous partons visiter la ville. La citadelle, grosse bâtisse circulaire, qui domine le golfe, permet une belle vue circulaire. Construite en 1440, elle fut au gré des périodes génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et aussi bien sûr corse. Comme la plupart des villes de Corse et de Sardaigne que nous allons visiter, nous constatons que ces régions étaient très convoitées et que de nombreux peuples se les sont disputées, chacun les possédant de temps à autre en fonction des fortunes de guerre et des alliances. Qu'il est doux de déambuler à vélo par un temps somme toute redevenu clément, bien que de gros nuages sombres rôdent encore sur les reliefs. Revenons à des questions plus terre à terre, avec quoi notre repas du soir sera-t-il arrosé? Jean a la bonne idée d'acheter du Patrimonio au détail, mais n'ayant pas de bouteille, il met ce magnifique vin rouge dans son bidon. La soirée et le dîner sont agréables et le litre de Patrimonio passe de vie à trépas.

27 avril

Après une bonne nuit, le réveil aux chants des oiseaux est un régal, de plus il ne pleut pas. Aujourd'hui début de parcours par la traversée du Désert des Agriates. En montant le premier col, Bocca di Vezzu, qui culmine à 311 mètres une bruine légère commence à tomber. Progressivement elle évolue vers le déluge. Moi qui pensais qu'un désert était garant de sécheresse! La descente sur Île Rousse est un supplice face à un vent violent, cinglés par des gouttes énormes. 50 kilomètres à l'heure sur chaussée détrempée nécessite de l'attention, mais une seule idée me hante, que ce calvaire s'arrête le plus vite possible. Le froid me tétanise, on est beaucoup plus sensible à ces variations de température à vélo qu'à pied, tout particulièrement en descente. Les derniers kilomètres avant la ville en bord de mer sont éprouvants, arque boutés sur les pédales, complètement essorés nous nous traînons lamentablement à 10 à l'heure tellement les rafales de vent et de pluie sont puissantes. Au centre du village arrêt d'urgence dans un petit bar qui nous fait à manger. Les rues se sont transformées en rivières et aucun signe d'apaisement n'est en vue. L'étape d'aujourd'hui s'arrête ici avec seulement 47 kilomètres enregistrés au compteur. Nous prenons une chambre d'hôtel et faisons sécher nos affaires. Je constate que mes sacoches et mon sac ne sont pas totalement étanches, et il va me falloir revoir ma stratégie de conditionnement de mes habits et de mon matériel de couchage, le métier rentre doucement, les petits revers sont formateurs. Les Corses au cours de cet après-midi de fin du monde nous diront qu'ils n'ont jamais vu un temps pareil. Il pleut maintenant depuis six mois. Si ça doit continuer on a du souci à se faire pour notre balade. De plus le tonnerre s'y met! Nous nous endormons bercés par les gouttières qui débordent.

28 avril

Il ne pleut pas. La journée commence bien, le patron très gentiment nous offre le café. L'étape de ce jour sera musclée. Il nous faut récupérer la distance non faite hier, donc au programme arriver à Porto. Rapidement Calvi est atteinte. Nous prenons le temps de visiter cette magnifique cité. La citadelle haut perchée sur son rocher offre une vue époustouflante. Après un pique-nique rapide 85 kilomètres nous attendent, constitués de beaucoup de côtes et en prime avec le vent dans le nez. Nous optons pour les petites routes et prenons la D81, serpentant au-dessus de rochers acérés qui plongent dans la mer. Ce vent qui nous freine, ce qu'il est bon de le sentir sur son visage, ses bras et sur tout le corps. Le voyage en s'exposant aux aléas du climat apporte réellement une dimension de plus à l'expérience. Il n'y a pas que l'effort physique qui procure du plaisir mais aussi ce contact sensuel avec les éléments. Il faut garder toute sa vigilance pour résister aux coups de boutoir du vent, qui arrivent de façon aléatoire. Derrière une vitre de voiture le spectacle est le même mais il manque ce tutoiement avec la planète et ses caprices. Les lendemains de tempête, l'air a une limpidité qui fait ressortir les couleurs et accentue leurs contrastes. En particulier, les très nombreuses fleurs dans ce décor encore tout humide brillent de mille feux, où domine le jaune ponctué des tâches rouges des coquelicots. Cette départementale, très sauvage et peu parcourue à cette époque longe la mer puis s'enfonce dans les terres. Elle est en permanence coupée de petits ruisseaux, conséquence des très fortes précipitations de ces deux derniers jours. Ce qui est extraordinaire sur ces routes corses, c'est que tout en longeant la mer, on peut contempler à proximité de belles montagnes enneigées, qui se découpent sur le ciel.

A 15 heures, nous arrivons à proximité de Galéria qui se situe dans un cul de sac. Le chemin pour Porto est encore long. Une grimpette de 11km pour quatre cents mètres de dénivelé nous fait peiner. Ensuite il reste plus de quarante kilomètres à parcourir qui ne sont pas uniquement en descente. Alors que nous sommes encore à trente deux kilomètres de Porto, son petit golfe semble tout proche. C'est compter sans les interminables détours le long des courbes de niveau. C'est digne du nord de l'Albanie, et si moi je ne l'ai parcouru qu'en voiture, Jean lui a circulé dans ces contrées reculées à vélo. Un peu avant d'arriver à Porto la route passe entre de grandes falaises de roche rouge, du porphyre, permettant par endroits des points de vue vertigineux sur une côte déchiquetée et frangée d'écume. Le gros avantage du vélo sur la voiture, le long de ces routes très étroites et tortueuses, consiste dans le fait que l'on peut toujours s'arrêter pour profiter d'un beau point de vue. Les derniers kilomètres nous donnent bien du mal en nous opposant des pentes rudes. Enfin la petite ville de Porto se trouve à nos pieds. Qu'elle est belle avec sa baie envahie de grosses vagues et sa tour sarrasine sur son éperon rocheux! L'étape a été de 109 kilomètres et le plaisir d'être arrivés est évident. Dernier supplice, rejoindre le camping par un chemin de grande raideur, je pousse le vélo. Soirée agréable, comme précédemment, à cette époque les campings sont presque déserts. Juste au-dessus de nous le Capu d'Ortu, culminant à 1294 mètres pratiquement sur la mer, nous laisse admirer sa vaste face ouest éclairée par le soleil couchant.

29 avril

Durant la nuit il a un peu plu, pourvu que le déluge des premiers jours ne fasse pas un retour. Le ciel reste chargé mais aucune goutte ne se fera sentir de toute la journée. Le départ est brutal et sans mise en jambe. Au cours des six premiers kilomètres la route s'élève de cinq cents mètres, mais petit plateau et grand pignon, tranquillement ça monte. Le lieu est l'un des plus touristiques de l'Île de Beauté, les fameuses Calanches de Piana. Beaucoup de monde, motos, voitures et cars ainsi que deux autres vélos. Je décide de m'arrêter pour faire une photo, je n'arrive pas à décliper mes pédales et je fais ma première chute. L'arrivée au sol est violente, mais heureusement les bagages amortissent en partie le choc, cependant je me blesse légèrement à la jambe avec les plateaux. Je n'arrive pas à me relever car mon pied reste rivé à la pédale. Un grand balèze qui a assisté au spectacle, me prend dans ses bras et me remet sur pieds, mais il manque me lâcher avant que ma chaussure soit décoincée, donc il était moins deux pour que je remette cela. Je le remercie en lui disant «Comme il est bon de se trouver dans les bras d'un grand costaud». Tout le groupe qui l'accompagne éclate de rire. Le site est splendide, d'immenses parois nous surplombent alors que celles situées sous la route dominent la mer de plusieurs centaines de mètres. Des rochers aux formes étranges ajoutent au pittoresque du lieu.

Le parcours jusqu'à Ajaccio se passe sans encombre sur une route toujours splendide. L'arrivée dans la ville est rébarbative à cause d'une circulation dense. Nous fuyons et rejoignons, par une route à circulation rapide très désagréable, un camping à proximité de l'aéroport. L'étape de ce jour est de 92 kilomètres.

30 avril

Aujourd'hui encore une très belle étape par une petite route peu fréquentée nous attend. Dans ces conditions le vélo est un sport très agréable et un moyen de voyager génial, même s'il ne procure pas le degré de liberté de la marche, qui elle s'affranchit de la route. Grosse forme, je pars comme un «calu», Jean qui a l'expérience sait que cela n'aura qu'un temps. Je découvre le plaisir de pédaler à un bon rythme, et de voir défiler les kilomètres. Ce matin cette vitesse est d'autant plus agréable, que nous avons un vent favorable et que la route longe le bord de mer depuis Porticcio. Nous quittons le bord de l'eau et une première côte sévère bloque net le mouvement. Puis contre toute attente nous entamons une descente raide et assez mal pavée, et nous voilà de nouveau sur la plage. Interrogation? Nous nous sommes trompés dans la montée du col de Cortonu. Que faire? Remonter? Ma carte au 100 000, datant de 1985, indique qu'un chemin contourne par l'ouest le col et conduit de nouveau sur la D55a un peu plus loin. Après tout, nous cherchons les petites routes et bien allons-y! Jean est toujours fana pour ce genre de variantes, ça lui rappelle ses virées dans des contrées lointaines. Oui nous le trouvons notre chemin, mais depuis vingt ans le progrès est passé par là et il est goudronné. Cependant son tracé est resté le même, et souvent les chemins ça ne cherchent à faire des détours, il attaque tout droit dans la pente à plus de 10%. Jean s'envole, je mets un point d'honneur à ne pas mettre pied à terre et appuie sur les pédales. Ne pas tomber en dessous de six à l'heure car la limite de l'équilibre se situe à 5, 5 voire cinq, et un déséquilibre avec les pieds rivés j'en connais le résultat! Là les 25 kilos de bagages je les sens. Je n'en reviens pas, pourquoi je suis capable de traverser les Pyrénées à pied avec moins de 10 kilos et que je me retrouve ici chargé comme un camion? Les besoins sont presque les mêmes à pied et à vélo, le couchage et les habits le reste c'est du superflu. Il faut peut-être dire que j'ai de quoi pêcher ainsi que masque et tuba, et aussi plusieurs livres. À pied on restreint le matériel de façon plus drastique. De petites dérives en petits excès on se retrouve accablé comme une mule. Le plus cocasse c'est que pour la norme cyclotouristique je ne suis pas tellement chargé.

Enfin nous voilà de retour sur la route initialement prévue, mais que ce détour était joli. Là, à vélo et à pied je fais la même constatation, au cours des erreurs d'itinéraire on voit généralement de très belles choses et on ne regrette surtout pas de s'être trompé. Une belle descente se présente, logique le col est derrière, et c'est reparti grand braquet, que du plaisir. Nous arrivons à Acqua Doria toute petite localité perchée. Une épicerie bar nous accueille, quelques achats et un café pris sur la terrasse offrant un panorama vaste dans toutes les directions. Je découvre sur une étagère de cette petite échoppe un vin qui m'intrigue tellement que je fais la photo de l'étiquette. Sur cette dernière on peut lire: vin de Merde, le pire... cache le meilleur. On y croit pas à la première lecture et donc on recommence! Mais si c'est bien écrit cela. Pour compléter, des fois que l'on ait pas compris, dans le coin droit de l'étiquette se trouve une belle grosse mouche bleue sans doute du meilleur et non du pire effet! Un peu plus loin nous faisons une halte et pique-niquons bien installés au soleil, moment très agréable passé à se raconter une multitude d'histoires. En effet si nous pratiquons des sports généralement différents actuellement, nous sommes tous les deux alpinistes au départ, et plusieurs dizaines d'années d'escalade ça formate. Nous repartons par de minuscules routes à travers une campagne verdoyante, on ne se fait pas cette idée de la Corse. Les pluies qui s'abattent sur l'île depuis des mois lui donnent un côté luxuriant et partout de grandes herbes bien vertes envahissent les espaces libres et les champs. Retour en bord de mer, Propriano apparaît au fond de sa baie turquoise au sable clair, entourée de montagnes. Que ces grands espaces sont jolis lorsqu'ils sont presque déserts. A l'entrée de la ville nous trouvons un camping en hauteur. Pour rejoindre notre emplacement 500 mètres d'une raideur extrême, ces derniers coups de collier sont un vrai supplice, bien que le compteur ne comptabilise que 62 kilomètres pour la journée. Comme toujours pas grand monde , nous sommes presque seuls à part quelques chats affamés qui viennent quémander. J'évalue le niveau de faim d'un chat, outre sa maigreur, au fait qu'il mange ou non le pain. Pas de doute ceux-là ont très faim. En tout cas ils ne sont pas farouches l'un d'eux escalade mes sacoches comme s'il désirait continuer avec nous. Les bagages posés, une descente en ville nous permet de découvrir une petite cité agréable surtout par ce temps presque estival.

1 mai

Aujourd'hui l'étape sera moins sympathique. En effet, la seule route pour Bonifacio, c'est la nationale, ce qui est toujours un peu stressant et souvent ça ne sent pas bon. Ça commence dur, une belle montée jusqu'à Sartène et tout les jours ne se ressemblant pas je me sens un peu fatigué, donc avec la chaleur je souffre. Il me suffit de penser à Kazantsakis et sa formule que j'ai faite mienne: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Un raccourci dans la ville elle-même est très raide, une erreur de pignon m'est fatale. Je mets pied à terre et, mon Dieu que le vélo est lourd à pousser dans cette côte qui affiche au moins 12 ou 13 %. Le reste de l'étape ne me laisse pas de souvenir précis, si ce n'est le moment où dans un virage nous avons vu surgir la Sardaigne, que nous rejoindrons demain. Un autre détail me revient en mémoire, nous avons croisé un groupe de Ferraris en vadrouille, elles étaient quatorze, et même si les voitures ne vous intéressent pas c'est pas mal à regarder passer. Après 60 kilomètres, sur les hauteurs de Bonifacio nous nous installons dans un camping agréable dominé de jolis monticules granitiques qui donnent envie de faire de l'escalade. Sans charge la descente est amorcée pour visiter la cité, qui est très pittoresque. Sa citadelle colonise un magnifique promontoire permettant une vue de tout premier plan sur la Sardaigne et le détroit qui protège le port de la pleine mer. Je me souviens y être venu en voilier il y a bien longtemps lors d'une magnifique navigation d'une quinzaine de jours.

2 mai

Ce matin branle-bas très tôt, nous devons être au port au plus tard à 8 heures pour un départ à huit trente. Les cinq kilomètres du camping au port sont exclusivement en descente. Qu'il est bon de se laisser glisser comme cela de bon matin. Les roulements à billes de mes roues sont si performants que j'ai plus l'impression de glisser que de rouler.

Les passagers ne sont pas très nombreux sur le bateau, quelques voitures et motos. Ces dernières tout au long de notre périple nous en verrons des meutes plus ou moins importantes, sauf en finale dans le centre de la Corse en Castanicca, coin enchanteur dont je reparlerai et qui nous fera regretter de mettre fin à notre voyage, comme attirés par une envie d'errance sans fin. Le départ le long de ces grandes falaises blanches, au sommet desquelles se serrent des maisons toutes en hauteur est d'une saisissante beauté. Les goélands, qui planent derrière le navire à la même vitesse, semblent immobiles. Les bateaux m'ont toujours procuré une forte impression de départ vers des contrées lointaines, même si aujourd'hui le trajet n'excède pas une vingtaine de kilomètres et ne dure que cinquante minutes. Cependant pour un prix de vingt euros, j'ai vraiment la sensation de partir.

Après cette traversée agréable nous débarquons en Sardaigne. Cela me fait quelque chose car il y a plusieurs générations déjà, par ma grand-mère paternelle j'ai des gènes qui proviennent de cette île. Nous commençons avec un petit café sur le port. La vie est délicieuse lorsqu'on n'est pas dans l'urgence et autonomes, pas de contrainte concernant le point de chute, tout petit recoin discret peut faire l'affaire, si à huit heures du soir on n'a pas trouvé de lieu d'arrêt dit autorisé.

Cette première étape doit nous conduire à Castelsardo, jolie petite ville chargée d'histoire posée sur un magnifique tertre pyramidal qui s'avance sur la mer. Le relief sur la côte ouest nous semble presque débonnaire après la descente de la Corse. La circulation n'est pas très importante et le déplacement à vélo est agréable. La campagne sarde est un festival de fleurs, qui déroulent leurs corolles par millions à notre passage. Au bout d'une ligne droite quelques centaines de mètres devant, nous voyons deux cyclotouristes. La chasse est lancée, je réussis à m'approcher à une cinquantaine de mètres puis je me fais décrocher. Jean ne semble pas s'être intéressé à la course. Ils reprennent le terrain perdu et finissent par disparaître. Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous les retrouvons devant une échoppe de fruits et légumes sur le bord de la route en pleine campagne. Nous en profitons pour faire la halte de midi. Il s'agit de deux Allemands engagés sur le tour de Sardaigne en douze jours avec points de départ et d'arrivée à Olbia, aéroport desservant l'île par des vols low costs. Nous rencontrerons de nombreuses personnes qui utilisent ce point d'entrée. Les Allemands partent avant nous, mais ayant fait un petit détour par une crique qui les a un peu retardés, pour un temps nous les retrouvons. Cela nous donne l'occasion de nous «allumer» sérieusement le long d'une grosse bosse, et je ne suis pas le premier à craquer. Quand on est bête c'est pour la vie, et ça ne risque pas de s'arranger après cinquante ans!

Castelsardo apparaît au détour d'un virage, véritable splendeur que ce tertre qui s'avance sur la mer, coiffé de sa citadelle centenaire au pied de laquelle de petites maisons multicolores serrées les unes contre les autres essaient de monter à l'assaut. Pris par la beauté de ce spectacle je freine et m'arr��te, mais je ne pense pas à mes pieds et rebelote deuxième chute, cependant l'expérience aidant je ne me fais cette fois aucune égratignure. Pourtant on n'est jamais à l'abri d'un poignet cassé, il faudra que ça rentre. Ne devient pas cyclotouriste qui veut! Nous montons visiter cette petite cité, c'est raide à vélo, vieille ville charmante aux ruelles calmes et colorées, haut perchées au-dessus de la mer. Mais il n'y a pas de logement hormis les hôtels, il nous faut pousser jusqu'à Porto Torres à une trentaine de kilomètres plus au sud. Cette décision ne soulève pas l'enthousiasme, mais quelle autre alternative? Rapidement nous reprenons plaisir à pédaler, la route domine la mer avec de belles perspectives sur de petites criques, et de plus le vent nous pousse. À une moyenne supérieure à vingt à l'heure nous atteignons notre but, ce qui fait pour la journée 105 kilomètres, mais ils comptent moins que les kilomètres corses. Installés au camping, nous partons faire les courses au supermarché situé à trois cents mètres. Devant le magasin je freine et dix de der, je n'ai pas vu que mes pieds sont clipés. La chute est plus brutale car je n'ai plus de bagage pour amortir. Je suis bien secoué mais une fois de plus rien, cependant il faut que je réagisse cela fait la troisième depuis le départ et la seconde aujourd'hui, à ce rythme les statistiques me disent que je vais finir au mieux avec un plâtre. Retour au camping et qui voyons-nous en train d'arriver? Nos deux Allemands , Josef et Wolfgang. Ils viennent s'installer à côté de nous et ce sera l'occasion d'une soirée sympathique à nous raconter des histoires de vélos. Ce sont de gros rouleurs qui n'hésitent pas à traverser les USA. Demain ils partiront tôt, par contre pour nous ce sera repos car nous devons récupérer deux compagnons qui arrivent par bateau et qui vont nous accompagner durant le tour de Sardaigne. Eh oui! VF a encore sévi.

Nous roulons depuis une semaine, cela me permet de me faire une première idée de cette façon de voyager que je n'imaginais pas utiliser, encore récemment. Le vélo ne donne pas cette impression de liberté que procure la marche, car on reste, sinon prisonnier, tout au moins dépendant de la route. Parfois la circulation est dense et ce n'est pas très agréable, cependant on s'accoutume assez vite. Nous avons franchi 550 kilomètres, cela fait beaucoup plus qu'à pied. On éprouve toujours un certain contentement en regardant une carte sur laquelle on a parcouru de grandes distances à la seule force de son corps, à pied ou à vélo. C'est sans doute un peu puérile mais c'est cependant un petit plaisir et une vie heureuse, paraît-il, est constituée d'une somme de petits plaisirs. Il est vrai qu'en soi la distance ne signifie pas grand chose, donnée relative en fonction de la difficulté ou du mode de déplacement. Que dire d'un parcours en kayak ou de la montée d'une face qui fait «seulement» un kilomètre? Même si le kilométrage n'est qu'un accessoire du voyage, souvent on s'imagine qu'en allant loin on voyage vraiment. Forcément ce genre de conditionnement joue et voilà pourquoi on est tout content de regarder sur la carte une grande distance que l'on vient d'accomplir. Le vélo a un autre gros avantage, il est beaucoup moins traumatisant que la marche à pied. Bien sûr l'effort musculaire a été intense au cours des innombrables montées de la côte ouest de la Corse, mais les contraintes et les chocs sur l'ossature sont moindres. Le soir à l'arrêt la fatigue est différente de celle ressentie à pied, bien moins traumatique, vraie source de bien-être. Je n'en reviens toujours pas, pourvu que cela dure. Il y a maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, après un mois de vélo et 1900 kilomètres, et je n'éprouve aucune douleur nulle part. Juste avant de partir, une épaule me faisait mal depuis plusieurs années avec des fourmis dans la main. L'ostéopathe que j'ai vu trois jours avant de rouler m'a dit de partir quand même, et il a eu bien raison. Cet effort présente un véritable effet curatif sur les douleurs articulaires. Donc le voyage à vélo présente indéniablement des avantages et des côtés très agréables, bien que toutes les dimensions de liberté ne soient pas réunies, tout du moins en Europe. J'imagine que dans certains pays lointains sur des pistes peu ou pas fréquentées le vélo devient l'outil le plus sublime pour voyager.

3 mai

Ce matin pas d'impératif, nous voyons les Allemands partir et nous petit-déjeunons tranquillement. Cette journée d'arrêt est la bienvenue car je sens une légère fatigue. Nous devons nous rendre au port attendre Evelyne et Rafik à 19h. En début d'après-midi nous partons pour un tour en ville et la reconnaissance du port. De nombreux restes archéologiques subsistent dans cette ville de 20 000 habitants. En outre, elle est très industrialisée. Le hasard fait bien les choses, nous tombons sur une procession religieuse. Un cortège immense suit la statue de la vierge, comme si toute la cité s'était donnée rendez-vous. Les autorités en premier, maire et autres autorités civiles puis, policiers, carabinieri, pompiers, militaires ouvrent la voie à cette foule interminable qui monte à l'église. En fin d'après-midi nous nous rendons sur le port. Bizarre pas de bateau prévu à 19heures, il y en a bien un à 20 heures mais en partance.

En définitive, ils débarquent bien mais à vingt et une heures. Les dix kilomètres pour rentrer au camping se feront de nuit. Moment d'angoisse avec seulement une frontale qui ne permet pas de bien visualiser la route et ses à-côtés. On m'avait dit que les phares n'étaient pas nécessaires car on roule toujours de jour et on ne se laisse jamais prendre par la nuit. Cela fait déjà deux fois en une semaine. Dès que je rentre chez moi je ferai équiper mon vélo du système d'éclairage adéquate. Là encore c'est le métier qui rentre. Nous leur avons préparé un petit repas d'accueil, simple mais consistant, purée saucisses. Nous faisons connaissance, Evelyne est une coureuse à pied reconvertie au vélo et Rafik est un athlète de haut niveau qui a terminé 17ème au championnat du monde de cross. Première soirée très agréable, et durant les 15 jours l'ambiance restera au beau fixe. Manifestement ce sont des clients de haut niveau. Moi le novice du vélo je n'ai qu'à bien me tenir! Le bilan kilométrique de cette journée se monte à trente, une broutille tandis qu'à pied cela représente une belle étape.

4 mai

Aujourd'hui, il est prévu un trajet de rodage à quatre. A travers la campagne sarde par de petites routes nous comptons rejoindre le Cap Caccia, qui est la pointe sud d'une longue et étroite presque-île bordée de falaises qui dominent le mer d'environ 200 mètres. Cinquante kilomètres sans voiture ou presque dans des paysages paisibles ou le vert des prairies et les couleurs vives des fleurs dominent. Qu'il est paisible de faire ce type de randonnée, là le vélo est un merveilleux moyen de locomotion. Nous rejoignons le bord de mer, et prenons la direction du cap précité. Quelques raidillons carabinés nous permettent d'accéder à un belvédère remarquable, d'où la vue sur d'énormes rochers émergeant de l'eau est saisissante. Un groupe d'Allemands devant leur car nous applaudit dans notre effort final. En remerciement je leur récite les premiers vers de la Lorelei: Was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin...

Mais au fait sur ce rocher s'avançant sur la mer nous ne voyons pas de camping, alors qu'il était prévu de s'y arrêter pour la nuit. Un petit sigle triangulaire sur la carte avait été mal interprété. De notre magnifique point de vue dans le lointain après un grand cap blanc se dévoile la ville d'Alghero. Nous comprenons tout de suite que c'est reparti pour trente kilomètres. Après quelques bosses, nous rejoignons des zones plates. Un léger vent arrière transforme les vingt derniers kilomètres en une promenade de plaisir à vive allure. Le premier camping rencontré est fermé, le second se cache sur la plage pratiquement dans la ville. Nous finirons par le dénicher après plusieurs passages et les renseignements des autochtones. Le kilométrage pour ce jour s'élève à 77km. La ville a du cachet avec ses fortifications qui donnent directement sur la mer. On les suit par de larges esplanades. De nombreuses armées d'invasion ont laissé des traces dans cette cité, qui a été convoitée et conquise au cours des siècles par les Italiens, les Carthaginois, les Phéniciens, les Byzantins, les Arabes les Catalans et sans doute d'autres.

5 mai

Ce matin petite forme, deux d'entre nous ont des symptômes concordants, mal de tête et nausées. Avons-nous mangé quelque chose qui n'était pas frais? Nous passons la matinée tranquillement. Le départ a lieu à 11heures 30, l'état des deux malades s'améliorant. Le but de la journée se trouve à 48 kilomètres, il s'agit de la petite bourgade de Bosa. Même si la distance n'est pas très importante, l'étape nous marque d'une part du fait de sa beauté, route en hauteur au-dessus de la mer, et d'autre par à cause de ses pentes particulièrement longues et raides. Enfin après avoir bataillé plusieurs heures, une immense descente nous tend les bras. Elle doit nous conduire au point d'étape prévu. Mais le plaisir sera gâché, car l'orage s'invite à la fête et il est particulièrement violent. Nous ne trouvons pas le moindre abri, et stoïquement nous pédalons sous des trombes d'eau. L'absence de construction le long de cet itinéraire est totale, et sous la pluie cela se remarque d'autant plus. Après une petite heure de grosse rincée, le beau temps revient aussi vite qu'il avait été chassé. L'arrivée dans Bosa se fait au milieu des mares laissées par l'orage.

Nous sommes hébergés à l'auberge de jeunesse, spartiate mais fonctionnelle, une chambre à quatre avec lits superposés. Rafik et moi partons pêcher. Outre le goût prononcé pour le sport et la course à pied, nous avons d'autres points communs. Lui est d'origine tunisienne et mon père est né en Algérie, certes de père ardéchois, mais cela n'empêche que nous venons du même creuset de la Méditerranée et que tout nous attire en elle, en particulier la pêche. La petite baie de Bosa est abritée par une large digue sur laquelle viennent se fracasser de grosses vagues. Au débouché d'un petit estuaire aux eaux très remuées, les pêcheurs s'agglutinent, taquinant la dorade et le loup. Pour notre part nous n'attrapons qu'un petit sarran, joli poisson de roche bariolé. Je le décroche avec précaution et le remets à l'eau. Certains pourraient me dire pourquoi embêter les poissons, voire plus, si ce n'est que pour le plaisir de les attraper. Sans doute toute la tradition communiquée par mon père qui me racontait avec une passion non assouvie les pêches merveilleuses qu'il faisait dans son enfance sur les côtes algériennes. Dans ces régions méditerranéennes je me sens bien, ce qui peut paraître un peu paradoxal car je ne rêve que de montagnes et de parois raides. En Corse j'ai plutôt tendance à regarder du côté de la montagne, qui jaillit partout, tandis qu'en Sardaigne mon regard va naturellement vers la mer, même si les reliefs sont parfois escarpés et présentent de belles falaises. La Corse pour moi est une extraordinaire montagne dans la mer, et la Sardaigne consiste en une succession de magnifiques sites côtiers tout du moins sur son versant ouest, la côte est étant plus accidentée. Cependant en Corse, même sa côte plate est dominée de magnifiques pics, enneigés plus de la moitié de l'année. Je ne dis pas qu'elle est plus belle que la Sardaigne, ce type de comparaison n'a pas de sens. Je reprendrai seulement les mots d'un grand navigateur qui a arpenté le monde sous toutes ses coutures et qui déclare « de toutes les contrées dans lesquelles j'ai navigué, les deux plus belles sont la Corse et la Bretagne » et il est breton, alors pensez ce que vous voulez de la Corse!

6 mai

Très beau temps, le petit déjeuner servi à l'auberge de jeunesse est frugal, mais heureusement nous ajoutons le complément. De petits ennuis techniques nous retardent. Le départ a lieu vers midi. Le démarrage est brutal, une rampe particulièrement raide ouvre le bal. Halte repas très plaisante sur la place du village de Sennariolo, et nous ne dérogeons pas au rite du petit café final, surtout qu'en Sardaigne il est moins cher qu'en France, généralement 80 centimes. La montée reprend jusqu'au village suivant Cuglieri. Ensuite le parcours est un enchantement, une succession de faux plats en descente avec le vent dans le dos. Je m'en donne à cœur-joie sur le grand braquet, une vingtaine de kilomètres parcourus entre 40 et 55 kilomètres par heure en permanence. Le vélo procure dans ces moments un plaisir intense. L'expression filer comme le vent décrit bien la situation. J'ai vraiment la sensation de vitesse, et je m'y connais un peu ayant conduit de grosses motos de façon souvent déraisonnable. Un arrêt est improvisé à S'Archittu, tellement ce petit golfe couleur turquoise entouré de falaises est magnifique. Nous repartons sur un bon rythme. La grande ville approche avec son cortège habituel, constructions plus nombreuses, route plus large et un trafic toujours plus dense. Nous n'entrons pas dans Oristano mais partons à l'ouest camper à Torre Grande. Aujourd'hui le compteur marque 72 kilomètres, dont pas mal furent un véritable régal. En particulier les dix derniers kilomètres, vent dans le nez, bien abrités derrière Jean qui comme un tracteur maintenait un bon vingt-cinq de moyenne, on ressent tout le bien-fait de l'effort soutenu au bon niveau sans que cela fasse mal. Il faut dire qu'entre lui et Rafik nous avons deux gros costauds du vélo. Evelyne , toute menue qu'elle est, dans les côtes quelque soit leur inclinaison et leur longueur, elle appuie de façon régulière sur les pédales et je la vois systématiquement disparaître, j'en ferai encore l'expérience au cours des jours à venir dans les montagnes. Mon arme secrète pour refaire mon retard c'est de mettre le grand développement dans les descentes et de forcer comme une brute. J'atteins régulièrement les 60 à l'heure, voire parfois beaucoup plus. Cette sympathique émulation se passe dans la bonne humeur et la décontraction.

Nous envisageons de rester deux nuits sur place afin de visiter tout à loisir les environs demain . En effet à une dizaine de kilomètres à l'ouest se trouve le magnifique site archéologique de la ville de Tharros. Cette dernière il y maintenant deux millénaires était la capitale de l'île. Notre camping est «bunkérisé» par de grandes grilles et un haut mur sur le devant, mais agréable une fois à l'intérieur. Comme d'habitude pas d'affluence, cependant un peu plus de monde que les jours précédents, en particulier des groupes de motards. Un cyclotouriste allemand nous aborde et nous narre son périple commencé cinq semaines plus tôt en Allemagne par une traversée des Alpes jusqu'à Nice.

7 mai

Comme prévu départ pour Tharros, mais les petites routes nous conduisent sur les bords d'un immense étang utilisé pour la pisciculture. De toute évidence les poissons grouillent, mais nous sommes perdus parmi les hautes herbes, notre chemin ayant subitement disparu. Nous ne restons pas longtemps seuls. Des gardes forestiers équipés d'un 4x4, nous ayant repérés de loin, nous prenant peut-être pour des braconniers, s'arrêtent à notre hauteur. Nous leur expliquons notre situation. Ces derniers très gentiment nous proposent de les suivre et par un véritable labyrinthe de petits chemins en sous-bois ils nous remettront dans la bonne direction. L'itinéraire n'est pas évident, car à plusieurs reprises à la croisée de sentes nous les voyons hésiter. Ensuite, la route sur une dizaine de kilomètres est une splendeur, entre plans d'eau et explosions de fleurs sur des hectares.

Enfin nous atteignons la très belle église San Giovanni. Tharros est à proximité. Une piste en terre conduit à l'extrémité du cap. Le lieu est magique. On imagine facilement la scène, lorsque les premiers Phéniciens abordèrent ce site sept siècles avant notre ère. Ils en évaluèrent tout de suite le potentiel. En effet jusque vers la fin du premier millénaire après Jésus-Christ, le port fondé prospéra et donna cette très belle cité. Mais les corsaires sarrasins devenant de plus en plus menaçants, un repli vers l'intérieur des terres fut amorcé et la ville périclita. Il en reste des ruines superbes dans un cadre enchanteur, envahies au mois de mai, d'une incroyable densité de fleurs, qui montent à l'assaut du pied de la grande tour ronde bien campée sur la plus haute colline du cap. Site exceptionnel particulièrement surveillé, nous y croisons outre les gardes qui nous ont indiqué notre chemin, des policiers, des carbinieri et des gardes côtes. Je déconseille formellement à quiconque d'avoir l'idée d'y envisager le camping sauvage.

Nous décidons ensuite d'aller visiter Oristano, jolie petite ville au centre très pittoresque. De belles places dallées aux formes inhabituelles font la meilleure impression. En ce début d'après-midi les rues sont désertes, sieste oblige et nous avons l'impression d'avoir la cité pour nous seuls.

Journée agréable de visites, nous avons tout de même parcouru 62 kilomètres, mais sans bagage nous n'avons pas l'impression d'avoir roulé. A croire que la déformation du cyclotouriste arrive plus vite qu'on le pense!

8 mai

Aujourd'hui départ matinal, car l'étape prévue est conséquente. Plus de 100km ponctués de gros dénivelés, avec pour but Fonni, station estivale au pied ou presque de la Punta Marmora, point culminant de l'île. Le mot Punta n'est pas très bien choisi, car si vous imaginez trouver un beau pic vous serez déçu. Il s'agit plutôt du point le plus élevé d'une crête massive, qui pourrait ressembler au Honneck vu sous un certain angle. Donc c'est une belle montagne, en effet je vis avec une Vosgienne, évidemment le Honneck est forcément à l'égal du Daulaghiri, magnifique pyramide qui culmine presque à 8200 mètres!

Nous mettons donc le cap sur le centre de l'île avec la ferme intention d'en atteindre le sommet, qui culmine, certains diront seulement, à 1834 mètres. Cependant se rendre au départ d'une balade à pied en utilisant un vélo ce n'est pas comme s'y rendre en voiture. Cela participe aussi au charme du voyage à bicyclette (je ne sais pas si ce terme fait partie du vocabulaire du cyclo?). Au nord d'Oristano nous ne trouvons pas la petite route repérée sur la carte, c'est donc par une voie à la circulation relativement importante que nous commençons. Rapidement nous réussissons à nous en échapper. Première localité relativement importante, Busachi, les choses sérieuses n'ont pas vraiment débuté. Premier gros incident technique, le dérailleur de Rafik se prend dans les rayons, d'où blocage de la roue et de nombreux dégâts, rayons complètement pliés dérailleur très endommagé. Rafik est un magicien de la mécanique, en une petite heure il remet tout cela d'équerre, et fait notre admiration. La chaleur devient suffocante et la pente raidit. Nous commençons à avoir des doutes quant à la possibilité de rejoindre Fonni ce soir.

Arrêt à l'ombre d'un petit village pour le repas de midi. Comme toujours l'ambiance est très agréable, peu de monde, quelques autochtones attablés sur les minuscules terrasses des débits de boissons. Nous aurons l'occasion de constater aussi bien en Corse qu'en Sardaigne, que les routes côtières sont beaucoup plus fréquentées par les étrangers que les routes intérieures. Ce qui à vrai dire fera notre bonheur. Retour sur les pédales, ça chauffe dur. À la sortie du village de Sorgono nous faisons un arrêt au cimetière pour nous ravitailler en eau. Nos derniers espoirs pour atteindre Fonni ce soir se sont évanouis définitivement. Teti sera notre lieu d'arrêt. Il s'agit d'un magnifique petit village de montagne. Les habitants très gentiment nous permettent de camper sur le terrain communal dédié aux fêtes du village. Ils viendront même nous brancher l'eau.

L'étape du jour ne s'élève qu'à 85 kilomètres mais la forte proportion de côtes raides et la chaleur nous laissent une impression de journée fatigante et très bien remplie. Cette sensation de bonne fatigue, les muscles un peu endormis, et pas ce sentiment de squelette martyrisé que j'ai après une grosse étape à pied, procure un réel bien-être. Jean parle de vélo-thérapie, et c'est exactement cela. Rassurez-vous, je ne cherche pas un prétexte pour laisser tomber les longues marches. Probablement j'intégrerai plus le vélo dans ma manière de voyager, mais certains grands projets qui me tiennent à cœur ne s'envisagent pas à vélo, comme la Haute Route Pyrénéenne ou terminer la traversée des Alpes, et il m'en reste un grand morceau à parcourir, Chamonix à Trieste.

Une fois de plus la soirée se déroule dans la meilleure convivialité, agrémentée d'un décor superbe au milieu de ce terrain accidenté où la vue porte loin de crête en crête. Mes compagnons de voyage ont tous des expériences sportives et de voyages particulièrement intéressantes, et de plus l'humour, la simplicité et la rusticité font partie de leur qualités. Ce sont les ingrédients assurés d'une bonne partie de rigolade sans jamais à avoir à se tracasser quant aux conditions que l'on rencontrera. Il est étonnant de constater, comme dans certaines conditions une relation intime peut s'établir rapidement. J'ai l'impression sinon de toujours les avoir connus, au moins de les connaître de longue date.

9 mai

Aujourd'hui direction Fonni et cet après-midi l'escalade de la Punta Marmora est prévue. La journée commence par une belle descente, mais ça ne dure pas. Il nous faut enchaîner avec la raide route de Fonni, heureusement presque déserte. Le décor est splendide, grands espaces verts, un lac de barrage magnifique. Sous le pont qui l'enjambe une multitude de gros poissons fait des ronds à la surface.

La ville est à mille mètres d'altitude, de ce fait la chaleur n'est pas trop forte. Pour la seule fois de notre périple nous faisons appel à l'agritourisme. Une jolie demeure bien positionnée un peu au-dessus de Fonni en direction de la montagne que nous voulons gravir. Si le site est joli, le prix l'est tout autant. Une chambre à quatre lits pour la modique somme de 140 euros, certes avec le petit-déjeuner. Malgré des tentatives de négociation, rien n'y fera. Le prix annoncé sur le petit futé est moindre. Cette augmentation est la conséquence probable d'une publicité avantageuse. Nous ne sommes pas en mesure de trop insister ou de chercher une autre solution, si nous voulons suivre le programme. Les bagages déposés, nous reprenons nos vélos pour une belle grimpette jusqu'à l'altitude de 1500 mètres. A partir de ce point le sommet s'atteint à pied. Quelques névés subsistent, que nous nous empressons de fouler. Une première crête est atteinte, de laquelle une descente permet d'en rejoindre une seconde qui conduit au point culminant de l'île. Malgré sa faible altitude la vue porte loin sur les plaines environnantes, mais nous n'arrivons pas à distinguer la mer. Cette région montagneuse est austère, elle me fait un peu penser au Mont Lozère, par la couleur sombre de la roche, ses grandes pentes herbeuses et sa désertification. La redescende est effectuée au pas de course. Il ne faut pas grand chose pour qu'avec Rafik, nous courrions comme des dératés. La vigilance est de mise, car mes chaussures de cycliste, de temps à autre du fait des parties métalliques du système d'accrochage ont une fâcheuse tendance à déraper sans prévenir sur le rocher. Rafik possède un coffre invraisemblable, certes il a 10 ans de moins, mais ses références en matière de course à pied en font un véritable OCNI (objet courant non identifié). Le plaisir de me défoncer physiquement restera, tant que mon état le permettra, une source de joie immense. Nous retournons dans notre agritourisme, où l'ambiance n'est pas franchement chaleureuse, et en guise de représailles nous préparons notre popote dans la chambre bien que ce soit interdit. Ayant été pris au dépourvu pour les courses, quelques lyophilisés en secours nous permettent un repas somme toute bon et suffisamment copieux.

L'étape de ce jour se monte à 54 kilomètres à vélo, dont une bonne quarantaine en montée raide, plus deux heures de presque course en montagne. Seul soir où je sens un peu mon dos, preuve que le déplacement à pied, certes en courant, traumatise plus que le vélo.

10 mai

Aujourd'hui nous retrouverons le bord de mer sur la côte est. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner original dans une belle salle circulaire surmontée d'une charpente en forme de tente indienne, ce qui donne à la pièce beaucoup de volume et du cachet. Peut-être pour contrebalancer les relations quelque peu conflictuelles de la veille, l'hôtesse nous sert, outre les ingrédients habituels, une magnifique part de ricotta bien nappée de miel, un pur régal!

Nous sommes en pleine forme, pas de doute un lit de temps à autre, cela fait du bien. Après une descente sur Fonni, la route part à l'assaut d'un col sur 15 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, presque une formalité. Au col du Monte Pipinari à 1246 mètres il fait frisquet. Nous ne traînons pas et entamons une longue descente. A quelque distance Rafik crève, son pneu est endommagé ainsi que sa gente. Pour cette dernière il s'agit des conséquences de l'incident de l'avant-veille, quand il a du détordre des rayons en forçant.

Nous arrivons sans autre incident après une magnifique étape à un camping idyllique à Tortoli. Les tentes sont installées sur de petites terrasses juste au-dessus d'un golfe à l'eau d'un bleu profond, avec en deuxième plan de grands rochers, plutôt de petites montagnes qui de par leur positionnement donnent toute sa profondeur à cette baie de grande beauté. Pour agrémenter l'ensemble, une magnifique tour sarrasine est érigée juste en face. Elle sera la toute première à recevoir le soleil du matin. Le lieu nous plaisant, et Rafik ayant des réparations importantes à effectuer sur son vélo, nous décidons de passer la journée du lendemain dans cet endroit.

11 mai

Lever 6 heures et c'est parti pour une partie de pêche. Je ne choisis pas tout de suite le meilleur endroit, mais pour le petit déjeuner nous aurons droit à quelques magnifiques poissons de roche, girelles dont une royale de belle taille et sarrans. Si l'idée semblait surprendre au départ, tout le monde a bien apprécié la chair très fine et ferme de la girelle au petit déjeuner, et contre toute attente, cela passe très bien. Nous ne poussons cependant pas le plaisir jusqu'à arroser cette friture d'un coup de blanc! Journée de farniente sauf pour Rafik qui, ayant acheté pneu, gente et chambre à air, remet tout en état, en particulier le dérailleur qui occasionne quelques difficultés de réglage. La réparation sera efficace car il en sera définitivement fini de ses ennuis mécaniques. En fin d'après-midi nouvelle séance de pêche, et petite friture au dîner qui passe aussi bien que celle du matin. Cette journée dans ce camping est d'autant plus agréable que le personnel est très gentil et particulièrement serviable.

12 mai

Nous démarrons tôt, l'étape sera longue et agrémentée de nombreuses montées. Avec regret nous quittons ce camping où il fait si bon séjourner. Après avoir fait quelques détours pour quitter Tortoli, le ton est donné, ça monte et ça dure! Au village de Baunel, un premier arrêt ravitaillement est effectué. En 15 kilomètres l'altitude atteinte est de 480 mètres. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le point de passage le plus élevé se situe à 1017 mètres, mais auparavant quatre cols intermédiaires jalonnent l'itinéraire. La route bien tracée permet une montée régulière sans forcer. Avec l'altitude la végétation change, on pourrait se croire quelque part dans le massif central. Enfin le Passo Gena Silana est atteint. Il nous aura fallu quatre heure pour une quarantaine de kilomètres. On s'attendait à plus difficile.

Au col casse-croûte copieux, des cyclistes de route assez nombreux sont montés par le versant opposé. Une très longue et magnifique descente nous procure un vif plaisir. Le cadre est magnifique, de grandes falaises calcaires étincellent de toutes parts avec la mer en toile de fond. Alors que nous avons quitté la montagne, la route serpente en faux plats descendants au milieu de bocages. Nous profitons de ces conditions très favorables pour se tirer une bourre pas possible, aidés d'un bon coup de vent dans le dos. Que c'est plaisant de débouler à vive allure en ayant mis le grand développement.

Avant d'arriver à Orosei, la route traverse d'immenses carrières de marbre, spectacle impressionnant. En voyant un ouvrier travailler, nous prenons conscience du gigantisme de ces chantiers. La ville d'Orosei, est manifestement très touchée par la proximité des carrières. Le premier camping se trouve à 12 kilomètres. Nous le rejoignons par des pistes, l'accès principal étant fermé à cause d'intempéries récentes. Encore un site étonnant au débouché d'une petite rivière sur une plage de sable blanc, baignée par une mer à l'eau émeraude. Pour ajouter au charme du lieu, le propriétaire est particulièrement accueillant et serviable. Le compteur affiche 106 kilomètres et encore le mien est le plus pessimiste. Nous aurions pu sans fatigue en faire beaucoup plus. C'est peut-être aussi cela le miracle du vélo? A moins que ce soit l'endorphine sécrétée qui commence son travail de fond contre la douleur et pour le bonheur!

13 mai

Lever aux aurores, j'aimerais bien rapporter quelques poissons pour le petit-déjeuner. Avec Rafik, nous partons ramasser quelques appâts le long des rochers. J'ai le plus grand espoir de faire une belle pêche. Mais contre toute attente pas une seule touche, comme si les poissons désertaient certains endroits. Je suis d'autant plus surpris, que j'avais trouvé quelques escavennes, oubliées par un pêcheur. En effet ces vers sont infaillibles, les poissons se jettent généralement dessus, mais pas ce matin. Cela ne nous empêche pas d'assister à une très jolie apparition du soleil sur une mer et des rochers déserts.

Départ à dix heures, une fois de plus le lieu était très agréable et calme avant les vacances. L'étape du jour ne présente pas de difficulté, et une fois de plus nous avons le vent comme allié. Les 56 kilomètres qui nous mènent à San Teodoro sont un vrai plaisir. Dans ces conditions, on a plus l'impression de pratiquer un sport de glisse que le vélo. Les tentes sont montées en bordure de plage, le vent souffle, des surf-skates font des acrobaties et montent très haut. En arrière plan sur la mer se découpent deux petites îles, Molara et Tavolara. La seconde est très impressionnante, elle jaillit des flots à la manière d'une flamme et culmine presque à six cents mètres. Comme toujours les oiseaux sont nombreux et nous gratifient d'une multitude de chants très différents, dont le mélange est un régal pour l'oreille.

14 mai

Ce matin réveil en fanfare par une multitude de corbeaux, et ça dure. Enfin ils décident de s'éloigner et les chants beaucoup plus mélodieux habituels envahissent l'espace. Aujourd'hui, malgré un vent encore favorable, la première partie du trajet sera désagréable. En effet nous approchons d'Olbia et le trafic s'intensifie. Nous avions perdu l'habitude des flots de voitures qui serrent parfois de trop près. La traversée de la ville est heureusement vite effectuée par une voie rapide. Dès la sortie de l'agglomération tout s'arrange, à part le temps qui devient menaçant. Quelques montées bien raides dans un joli décor d'aiguilles granitiques, auxquelles les nuages donnent un air austère du meilleur effet. Pique-nique à l'improviste sur la place du superbe village de San Pantaleo, parmi les maraîchers qui replient leur stands. Ce petit bourg a du cachet de par son architecture et du fait de la proximité d'aiguilles rocheuses, qui semblent émerger directement des toits. Il est des lieux comme celui-là, sans que je définisse très bien pourquoi, qui m' apportent une forme de quiétude ou de plaisir, l'esthétique du site seule ne peut en être la cause. Sans doute une conjonction d'éléments, le village avec ses maisons bien entretenues et le joli pavement de sa place qui est le point haut du bourg, les rochers environnants qui donnent envie de grimper, les maraîchers sympathiques, le temps certes couvert mais clément, ce que nous mangeons qui est très bon, un gros chien gentil un peu collant qui d'un regard concupiscent nous réclame les reliefs de notre repas, le petit bistrot à la terrasse coquette qui nous attend pour le rituel du café, et aussi pour finir cette saine fatigue que distille le vélo dans nos muscles. Le mélange de tous ces facteurs permet d'accéder au nirvana!

Le redémarrage, après cet arrêt de longue durée, n'est pas très difficile, car nous entamons une descente dans laquelle le grand braquet une fois de plus va faire merveille. Il faut rester très prudent car chargé, le vélo nécessite des distances importantes pour s'arrêter, les freins faisant l'effet de doux ralentisseurs. Les 15 derniers kilomètres sont une splendeur, le long d'une minuscule route qui se tient au plus près de très jolis golfes clairs, en enfilade pour le plaisir de la vue. L'étape se termine à Palau en milieu d'après-midi. Le lieu une fois de plus est merveilleux. Nous campons à quelques mètres de l'eau. En face l'île de la Maddalena coupe la houle. Ce bras de mer ressemble à un lac immobile, duquel surgissent par-ci par-là de gros rochers granitiques aux formes étranges. Cerise sur le gâteau, l'eau est bonne et j'en profite pour aller ramasser quelques douzaines d'oursins dont nous nous régalons sur le champ.

Le temps est à la pluie et les prévisions pour demain sont mitigées. Nous verrons bien, après les trombes corses nous restons sereins, cela ne pourra pas être pire. Une fois de plus, pris sous le charme du lieu, nous décidons de rester sur place un jour supplémentaire. Nous prendrons le temps de visiter le village, surtout que ce sera jour de marché. Un couple d'Allemands cyclotouristes vient s'installer à quelques mètres. La pluie nous chasse au restaurant, dans lequel la soirée sera exquise.

15 mai

Très tôt sur le coup des deux heures, je vais m'installer sur le rocher juste à côté de ma tente. Le spectacle est féérique. La luminosité est suffisante pour discerner de façon précise le panorama qui s'offre au regard. La mer est d'huile, le mot est bien approprié, l'absence de toute ride la rend de consistance épaisse. Les lumières de Palau s'associent à celles de l'île de la Maddalena et dessinent les moindres recoins du rivage. Aucun bruit, sauf le va et vient de la navette reliant les deux îles. Même de nuit le trafic ne s'arrête pas, un bateau de taille conséquente au moins une fois par heure dans chaque sens. Que peuvent-ils transporter?

Ce matin pas de précipitation, au petit déjeuner nous dégustons quelques oursins. Ce subtile goût iodé au réveil excite les papilles et met en appétit. Nous partons visiter la ville et son marché. Il s'agit d'une petite cité balnéaire sans caractéristique architecturale spécifique. Les étals pour les touristes sont nombreux, qu'il s'agisse de vêtements, de colliers ou autres bijoux. Le rouge du corail est très présent. Je peux dire que la poste italienne tout du moins celle de cette petite cité sarde est digne de ce que nous vivons souvent en France. Ne trouvant pas de timbre, je me rabats tout naturellement vers le bureau de poste. Il est organisé exactement comme chez nous. Deux files sont formées devant deux employés, espacés d'un mètre sans séparation entre eux. J'en choisis une et attends. Le temps que les 6 personnes me précédant passent. Cela prend au moins vingt minutes. Arrive enfin mon tour, à ma demande de timbres l'employé me fait signe que c'est le guichet d'à côté, devant lequel stationnent maintenant une douzaine de clients. Si je veux des timbres je dois compter facilement une demie-heure de plus. Je remercie et quitte le lieu sans ce que je venais chercher. La standardisation de l'Europe c'est bien, au moins on ne perd pas ses repaires et ses habitudes, ni ses frustrations!

Retour au camping pour le repas, la pluie ne tarde pas à faire son apparition et dure tout l'après-midi. Nous tuons le temps à jouer à la belote. C'est une découverte pour Evelyne, mais elle se débrouille bien, puisque son équipe gagne. Je profite aussi de ce temps libre, pour avancer dans le livre que j'ai emporté, voyage au bout de la nuit de Céline. À plusieurs reprises dans ma vie je l'avais commencé, mais pour la première fois je vais le lire jusqu'au bout. Grande œuvre, on comprend que cet ouvrage ait fait couler tant d'encre. De cette lecture on ressort différent. On y trouve la même désespérance que dans Cioran, mais abordée, entre autre, sans concession sous l'angle de la condition physiologique de l'être humain, ce qui fait frémir d'horreur. Mais c'est tellement vrai, c'est justement cela le plus gênant.

16 mai

Le temps s'écoule rapidement. Cela fait maintenant vingt jours que nous sommes partis de Bastia avec Jean et 12 que nous arpentons la Sardaigne avec Evelyne et Rafik. Tout a une fin. Aujourd'hui sera notre dernier jour de voyage en commun. Demain matin nos routes se séparent. Nous retournerons en Corse et eux prendront la direction de Porto Torres pour rentrer sur Gênes, leurs vacances se finissant. En tant que retraités nous n'avons plus ce problème, bien que les errances ne peuvent se prolonger à l'infini, famille oblige. Je comprends très bien ceux qui partent sans idée précise de retour, ou ceux qui au moment final au lieu de rentrer repartent pour un tour. Ce qui me plaît dans le voyage, c'est de ne pas savoir où je vais dormir le soir. Surtout ne pas programmer et ne jamais réserver les points de chute. La recherche au dernier moment représente un véritable attrait, qui attise la curiosité et qui permet le contact. C'est une des raisons pour lesquelles je voyage souvent seul à pied. L'errance sans contingence donne à mon sens un vrai goût de liberté, ce n'est peut-être qu'une illusion, cependant la sensation ressentie est formidable. Cette liberté est exacerbée par le dépouillement. En effet, le voyage à vélo, et cela est encore plus vrai à pied, implique de limiter au nécessaire ce que l'on emporte. Le fait de vivre un mois avec un environnement matériel restreint tout en ayant une totale autonomie est très reposant. On prend d'autant plus conscience des masses d'objets, souvent plus que superflus que l'on amasse dans nos maisons et qui nous rendent esclaves. Mon père avait l'habitude de dire que la possession est un asservissement, comme je comprends ses mots en voyage à vélo, et encore plus à pied lorsque tout ce que je possède n'excède pas les 10 kilogrammes.

Revenons au 15 mai. L'objectif du jour est la petite ville de Tempio Pausania. Elle se situe à l'intérieur des terres. Nous allons renouer avec les bonnes grimpettes. Mais avant de démarrer, une visite un lieu très pittoresque qui domine notre camping s'impose. Il s'agit du site de Roccia dell'Orso. Énormes rochers posés au sommet d'un tertre, offrant un large point de vue sur les environs, en particulier sur les îles faisant face à Palau. Les formes de ces blocs géants rappellent différents animaux, ours, dinosaure et autres monstres plus ou moins préhistoriques. Comme ils sont très visibles de la mer, ils ont toujours servi de repère aux marins de l'antiquité. De ce fait, ils sont mentionnés dans des écrits anciens . Nous y montons tôt et sommes seuls. Lorsque nous en descendons les premiers cars déversent leurs flots de visiteurs pour la plupart allemands.

Il est temps de mettre le cap sur Tempio. Effectivement ça grimpe dur, mais la route est agréable, pas trop de trafic, chaleur tempérée et cette verdure qui nous entoure de toutes parts. Vers les treize heures nous effectuons quelques courses et mangeons à l'entrée de la ville. Cet après-midi nous aurons tout loisir pour visiter. Cette cité possède un joli centre, bien regroupé autour d'une petite place. De nombreuses constructions, palais églises en granit donnent du caractère à l'ensemble. Nous déambulons dans des ruelles ombragées, enserrées entre des maisons toute en hauteur, un peu à la manière des villes de montagne, comme dans le Dévoluy par exemple. Le nombre d'édifices religieux est important et leurs dimensions souvent imposantes. La promenade est instructive et fort plaisante.

De toute évidence à part l'hôtel il n'est pas possible de trouver de quoi passer la nuit. Nous reprenons la route vers le village d'Aggius, qui se trouve dans un lieu charmant, verdoyant et vallonné. Deux beaux dômes granitiques dominent les maisons. A la sortie du bourg, juste à côté du cimetière sous une futaie, un coin discret et pratique nous permet de nous installer en toute quiétude, après 67 kilomètres pour ce jour.

La proximité du cimetière est très pratique pour l'eau. Evelyne va s'y laver sommairement. Pour ma part je n'ose pas, ayant peur de déclencher la colère, si je me fais découvrir dévêtu dans ce lieu. Cette dernière soirée a des petits relents de nostalgie. Alors que les pâtes cuisent Rafik découvre une sente, qui monte à l'assaut de l'un des dômes granitiques, en courant nous nous y engouffrons. Très vite cela devient raide, mais une main courante aide au déplacement et assure la sécurité. Une centaine de mètres sous le sommet le terrain se redresse et le chemin équipé prend fin. Devant nous une belle dalle en granit fauve inclinée à 60 degrés, parcourue d'une large fissure à la prise franche nous invite à poursuivre. Nous n'hésitons pas longtemps et la remontons les pieds en adhérence les mains bien calées en empoignant son rebord tranchant. Sur ce granit bien rugueux, à gros grains, qu'il est bon se mouvoir. Bien entendu il est préférable de ne pas glisser, donc garder un peu de vigilance et ne pas succomber à l'euphorie du mouvement et à la sensualité du contact. Je me surprends à imaginer que cette dalle fissurée s'élance sur mille mètres, hélas non! Rapidement le rocher se couche et les mains ne sont plus nécessaires, et après quelques contours le sommet est atteint. Une vue magnifique s'étend sur la région, rochers qui pointent au milieu de zones vertes avec des villages disséminés au gré des mouvements de terrain. Mais au fait, il ne faut pas traîner, nous nous sommes enfuis en cachette à deux, alors que le repas était presque prêt. Vite nous repartons et dévalons ces dalles, sur lesquelles de gros blocs sont disposés en équilibre. Evelyne et Jean nous attendaient patiemment pour notre dernier repas en commun. L'endroit est bien choisi, non seulement il est très discret, mais en plus il offre une table et des bancs, le grand confort!

17 mai

Lever matinal, petit déjeuner gai, nous savons qu'une expérience de deux semaines particulièrement enrichissante dans de nombreux domaines arrive à son terme. Nous réalisons tout étonnés, que cela fait déjà quinze jours que nous roulons ensemble. La fin de cette aventure à quatre est imminente. Pour trois kilomètres, et de plus en descente, notre chemin est encore commun. Ça y est, le voilà le carrefour de la séparation. Nous nous arrêtons, quelques photos sont prises, on se fait tous une grosse bise. Evelyne et Rafik prennent la route de Castelsardo tandis que Jean et moi partons plein nord pour traverser la région de la Gallura par son centre. Un peu tristes, mais ne pas se poser de question, le voyage continue. Dans un paysage de campagne ponctué de gros rochers de granit fauve puis de porphyre rouge nous retombons rapidement sous le charme de cette nature riante. La Gallura est très jolie en son centre, ce que nous n'avions pas perçu lorsque nous l'avions longée par le bord de mer sur la côte ouest. Une grande descente, grand braquet et nous appuyons à en être étourdis. Je bats mon record de vitesse, 73, 5 kilomètres à heure. Le vélo reste bien stable et je n'ai pas vraiment une impression de grande vitesse. Cependant attention, il faut penser à freiner, je vais quasiment à la vitesse des quelques voitures qui me précèdent. Si elles freinent, je n'ai aucune chance d'en faire autant, donc il me faut relâcher. J'aurais peut-être pu gratter un petit quelque chose en plus! Nous rejoignons un peu plus tôt que prévu la grande route en bord de mer, suite à un croisement passé sans doute trop rapidement. Nous débouchons au moment où deux jeunes cyclotouristes allemands passent. Ça y est c'est reparti j'appuie à fond pour les poursuivre. Je faiblis, Jean passe devant et contre le vent garde une bonne vitesse, je m'abrite derrière et le nez dans le guidon je force. Ah là là!! Les vieux ça veut toujours avoir l'illusion que c'est encore jeunes!! J'en connais certaines, qui, si elles me voyaient, ne pourraient s'empêcher de dire que je suis toujours aussi c... que lorsque j'avais vingt ans. C'est peut-être ça le secret de la jeunesse, rester c...? Le trajet jusqu'à San Teresa est enlevé en un temps record. Nous débouchons sur le port vers midi. Le prochain bateau est à 15 heures30. Nous nous installons à l'abri de la chaleur sur le quai et faisons notre dernier repas sarde, avec notre dernière bouteille de vin rouge de l'île. La bouteille y passe aux deux tiers. Est-ce raisonnable? Nous avons encore une trentaine de kilomètres à parcourir en Corse, de Bonifacio à Porto Vecchio. Mais nous avons cinq bonnes heures pour digérer somme toute une quantité de vingt cinq centilitres par tête, même si je pense en avoir bu un peu plus que Jean! A 17 heures nous serons bien en-dessous des 0, 5 fatidiques. En effet attention à vélo c'est le même tarif qu'en voiture en cas de dépassement, ce qui est normal. La police a constaté que de plus en plus de gens qui se rendent à des fêtes, sachant qu'ils allaient boire, utilisent un vélo. Ce qui tout naturellement a entraîné une recrudescence des accidents avec ce moyen de déplacement. Donc maintenant les cyclistes sont dans le collimateur, avis aux amateurs!

En attendant de traverser vers la Corse, nous discutons avec un couple qui vient d'effectuer en voiture un périple de 10 jours en Sardaigne. Ils sont enchantés de leur séjour, mais sont contents de rentrer, car ils en ont assez de trop manger dans les agritourismes. On en arrive à un véritable paradoxe en matière de voyage. Je réalise tout le bien-être que procure le voyage spartiate, en ayant un repas consistant par jour, généralement constitué de riz ou de pâtes. Même de riz de basse qualité, en effet il y a quelques jours une Allemande nous a proposé, car ses vacances arrivaient à leur terme, un paquet de deux kilos de riz de la pire qualité. Eh bien! Ces grains cassés qui cuisent mal je m'en régale, et ce n'est pas une histoire de radinerie, probablement le plaisir de la rusticité maximale.

La traversée a lieu à l'heure prévue. L'arrivée sur les falaises de Bonifacio dans l'après-midi alors que les rayons du soleil les frappent perpendiculairement, en les faisant resplendir, est un spectacle époustouflant. La vue de ces maisons toutes petites, serrées tout en-haut de ce mur blanc stratifié en surplomb donne presque le vertige. On s'attend à les voir basculer dans la mer. Les nombreux gros blocs empilés au pied de la paroi apportent la preuve évidente que la falaise est travaillée par la mer. La rentrée dans le chenal est spectaculaire. Les remparts de la citadelle défilent en nous dominant d'une belle hauteur. Un voilier de grande taille, aux proportions parfaites est à l'escale. Me déplacer en bateau me donne toujours une véritable impression de voyage, surtout lorsqu'on domine d'assez haut les flots. Sur le quai une meute de motos se tient prête à embarquer. Cela réveille chez moi de vieux souvenirs de folie, à l'époque où le permis moto était à seize ans. Dès cet âge mon père m'avait acheté l'une des plus puissantes motos du marché, une T500 Suzuki, gros deux temps, qui m'a donné des émotions dont je garde un souvenir précis presque quarante ans après. Mais et mais de taille, la contre-partie intolérable de cette époque, c'est que nombreux sont mes camarades d'alors, qui n'y ont pas survécu. Ce que l'on retient dans sa vie ce sont surtout ces moments où l'on ne sait pas très bien si on est encore parmi les vivants ou si on a déjà le billet pour l'au-delà en main. L'alpinisme m'a aussi procuré ce genre de sensations mais de façon moins actuelle, l'action étant plus lente, l'analyse de la situation, hors chute de pierres et avalanches, permet de mieux participer au devenir d'une situation qui s'avère hypothétique. En moto l'excès de vitesse est très difficile à gérer, car l'automobiliste, et c'est normal, n'est pas préparé à voir surgir des bolides à des vitesses déraisonnables. J'arrête sur le sujet, car maintenant je suis un adepte inconditionnel du respect de la vitesse sur la route.

Après ces errements philosophico-débiles revenons à la réalité du moment. Le débarquement effectué, nous prenons la direction de Porto Vecchio. Une fois passée la petite montée de sortie de la ville que nous connaissons bien, les vingt cinq kilomètres à venir sont une délectation. Un terrain peu accidenté, agrémenté d'un bon vent favorable, nous permet de filer, je dirais même de nous envoler à plus de vingt de moyenne. Dans les descentes le cinquante est fréquemment atteint et sans forcer, quelle jouissance! En un temps record nous rejoignons un camping à l'entrée de la ville. Le compteur pour ce jour affiche 85 kilomètres. Comme d'habitude l'installation prend quelques minutes, après plus de vingt jours, la manœuvre ne présente plus aucun secret. Et bien entendu encore une fois le site est presque vide. Le mois de mai est un mois idéal, des fleurs partout et presque personne.

Ensuite nous partons visiter cette ville balnéaire pleine de charme. J'y étais venu en novembre de l'année passée pour raison professionnelle et ce mélange des genres me procure une drôle de sensation.

Notre projet pour les jours à venir, est de traverser la Corse par son centre afin de rejoindre Bastia. Comme c'est étrange, depuis que nous avons quitté nos amis et la Sardaigne, j'ai vraiment l'impression d'être engagé dans un voyage nouveau complètement déconnecté de ce que nous venons de vivre. J'imagine facilement que de segmentation en segmentation, on puisse nomadiser un temps non déterminé de découvertes en expériences en perdant la référence au temps. Le secret pour durer et garder sa motivation au cours de ses errances, c'est peut-être de bien connaître son degré de résistance, et rester à un niveau où l'effort est plaisant sans être monotone et sans dépasser sa capacité d'endurance. Bien entendu cela n'exclut nullement un peu de souffrance, due à l'effort ou à la météo, afin de pimenter l'aventure. Alors l'alchimie de l'alliance du corps et de l'esprit, plaisir aidant, fait que l'on n'a plus envie de rentrer à la maison. Je pense au livre de Bruce Chatwin «Anatomie de l'errance», dans lequel il aborde ce thème éternel du chez soi, qu'il est indispensable d'avoir, pour pouvoir le fuir. Paradoxe de l'être humain, peut-être plus présent chez l'homme que chez la femme, différence jamais facile à concilier dans un couple.

18 mai

Nous renouons aujourd'hui avec les étapes avec gros dénivelé. La route doit nous conduire à Zonza, puis au col de Bavella. En quittant Porto Vecchio devant un lycée des élèves attendent le début des cours. Que pensent-t-ils de ces deux individus lourdement chargés qui passent devant eux un lundi matin? Pour ma part en les regardant, je me rappelle ma rentrée en sixième au lycée Ampère à Lyon, il y a longtemps, et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. La seule chose à en déduire, profiter du moment présent et ne pas hésiter à vivre, ça passe très vite une vie. Avec Jean au cours de nos discussions nous sommes arrivés à la même constatation: on part toujours malgré, car il y a une multitude de raisons pour ne pas partir, qui vont du mal de dos à la famille qui vit cela comme un abandon.

Très vite nous rentrons dans le vif du sujet. L'Ospédale, petit village perché, mille mètres de dénivelé en 15 kilomètres. L'effort se fait intense, la route semble escalader les montagnes jusque dans le ciel, mais le plaisir demeure. Arrivés au pied du village, je dis à Jean «Nous sommes bientôt arrivés». Alors une voix sort de derrière une haie et rajoute « Le dernier kilomètre vous allez voir, je ne vous dis rien». Nous ne voyons personne, les buissons parlent-ils? En Corse tout est possible. C'est bon, nous sommes avertis. Nous commençons par voir que le kilomètre en fait deux, et effectivement la pente est supérieure à 10% avec des épingles demandant de s'arracher. D'autre part la route est pleine de trous ce qui ne facilite pas l'effort. Et le bouquet, nous contournons le village sans rentrer dedans. Lorsque nous le réalisons il est un peu tard et l'idée de redescendre ne nous effleure pas. Nous arrivons au barrage qui porte le nom du village. Le lieu est magnifique. L'altitude fait que la température est agréable. Un peu plus loin nous décidons d'une halte afin de boire un café dans une buvette. Le gros de l'effort du jour est fait. Pour rejoindre Zonza, nous nous laissons glisser le long d'un itinéraire serpentant dans un décor de rêve, où les montagnes rivalisent de beauté. A un détour de la route, les aiguilles de Bavella apparaissent soudainement, je freine pour pouvoir les admirer. Mes pieds solidarisés à mes pédales sont le dernier de mes soucis, mais pas pour longtemps. Boum! Quatrième chute, et là je me luxe le pouce droit. Ce n'est pas dramatique, j'arrive toujours à tenir fermement mon guidon. Je ne sais pas si tous les cyclotouristes tombent à la même fréquence? Un peu avant Zonza, le camping municipal nous attend, lieu bucolique et accueillant au milieu d'une forêt aux arbres épars. Nous montons nos tentes, déposons nos bagages et partons faire des courses. Le déjeuner sera succulent, constitué de Lonzo et fromage corse, accompagnés de l'incontournable vin rouge corse. L'après-midi est consacré au farniente jusque vers cinq heures. Il est alors temps de s'attaquer au col de Bavella, une dizaine de kilomètres que nous grimpons à un bon rythme. Spectacle sublime que ces aiguilles d'une part granitiques et de l'autre porphyriques. Nous restons une demie-heure à profiter de l'ambiance du lieu. Puis le plaisir de la glissade rapide vers Zonza nous procure de bonnes et belles sensations. Nous avons décidé de revenir sur nos pas, car la descente sur Solenzara, si tentante qu'elle soit, nous aurait éloignés du cœur des montagnes où nous voulons rester. De nouveau à Zonza, l'attrait de la Pietra, la fameuse bière à la châtaigne, est irrésistible. L'étape de demain devrait être dure par des routes peu fréquentées. Nous demandons au barman si la route de Ghisoni est bien celle que nous voyons commencer à quelques mètres de la terrasse du café. Il nous répond surpris « Pas du tout Ghisoni ce n'est pas par là. Il faut passer par la côte». À mon tour d'être étonné. Je lui montre la carte et la route au milieu des montagnes qui passe par les cols de la Vaccia et de Verdé. Alors sa réponse est une répartie d'anthologie «Oh! Mais là c'est le nord, on y va jamais». Le tout avec un accent corse à couper au couteau. Le ton est donné, notre route ne sera pas fréquentée. En quelques kilomètres nous sommes de retour au camping. La nuit sera fraîche, j'aurai un peu froid car depuis notre départ j'ai pris l'habitude de dormir hors de mon sac de couchage. Ce jour nous avons fait 70kilomètres, ce qui semble peu, mais l'effort a été intense et la journée bien remplie.

19 mai

Lever matinal, il fait froid. Les habits sont les bienvenus pour démarrer. À nouveau la traversée de Zonza, puis nous empruntons la D 420 direction Quenza. Trois autres villages accrochés à la montagne sont traversés avant d'arriver à Aullène. De cet endroit une route minuscule monte en direction du col de la Vaccia. Régulièrement elle suit un fond de vallée puis escalade un pan de montagne à flanc, pour nous conduire vers les 1200 mètres d'altitude au col. Pratiquement personne, seule une moto passe. Nous faisons une pose pour photographier un gros cochon qui paît tranquillement, oui qui paît à la manière d'une vache! D'abord il se montre farouche et ne se laisse pas approcher. Puis de son plein gré, il se rapproche comme s'il avait compris que nous n'allions pas le transformer tout de suite en lonzo et autre coppa. La descente sur le versant opposé est en très mauvais état, goudron déformé et trous partout. Les mains crispées sur les freins, cela devient rapidement un supplice. La chaussée change, de toute défoncée elle passe à toute neuve. L'effet est presque le même, car la couche de gravillons est épaisse. Il est dangereux de rouler sur ce tapis instable, et il indispensable de se servir des freins avec agilité et tact. Tout a un fin, même les tapis de gravillons. Au cours de cette descente nous ne sommes pas allés beaucoup plus vite qu'à la montée. S'offre à nous le village de Zicavo. La halte est la bienvenue. Un groupe de randonneurs est engagé dans la traversée de la Corse d'ouest en est. Après avoir englouti quelques spécialités locales et avoir satisfait au rite du café, malgré la chaleur nous partons à l'assaut du col Verde. Comme pour le précédent, la route monte régulièrement et l'effort demandé n'est jamais brutal. Plus nous montons, plus la vue porte loin, immensité de verdure dans laquelle se cachent de petits villages aux maisons serrées, dominés de montagnes enneigées telles des sentinelles qui veillent et qui contribuent à donner à cette île son caractère unique. Les derniers kilomètres avant le col semblent ne jamais finir, surtout que suite à une mauvaise évaluation, nous nous sommes lancés dans un sprint sur ce qui n'était pas le dernier kilomètre. Enfin le voilà. Un groupe de cyclistes belges à vélo de course avec assistance logistique y stationnent. Nous entamons une discussion animée ponctuée d'éclats de rire. Traditionnellement à cette période de l'année ils partent pour une semaine de vélo. Jean leur indique une route qui les conduira au col de la Vaccia en évitant les gravillons puis les trous. Après avoir pris congé, nous nous laissons emporter dans une descente d'une vingtaine de kilomètres qui nous conduira à Ghisoni. Un peu plus loin nous renseignons deux jeunes cyclotouristes qui verraient d'un bon œil la fin de cette rampe, moment qu'ils attendent avec une certaine impatience. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous dans ces contrées reculées. Après une bonne partie de plaisir Ghisoni est atteint. Très gentiment on nous autorise le camping sur un site laissé à l'abandon ou presque. Le cadre est magnifique. De belles aiguilles rougeoyant au soleil couchant nous offrent un spectacle de premier choix. Le compteur affiche 93 kilomètres pour la journée. Perchés sur notre petite terrasse herbeuse au milieu des arbres nous sommes seuls et nous nous trouvons royalement bien. Autour d'une grosse platée de riz et une bouteille de Patrimonio nous refaisons le monde. Ce type d'errance que nous pratiquons depuis presque un mois, est devenu un mode de vie. Montage et démontage de tentes, repas et toutes les contingences de la logistique ne nous posent plus aucun problème. Nous avons même le confort de posséder une dizaine de lyophilisés qui nous permettraient en cas de besoin au moins quarante huit heures d'autonomie. Au fond de nous, c'est avec un peu d'appréhension que nous sentons la fin du voyage arriver. Même par les montagnes et en plein milieu, la Corse se traverse assez vite. Si besoin, un signe qui ne trompe pas, la carte au 100 000 numéro 74 nous la quitterons demain pour sa sœur la 73. Bastia n'est plus qu'à 80 kilomètres à vol d'oiseau, cependant notre itinéraire en comporte cent de plus. Nous allons faire tout notre possible pour rester cachés sur de petites routes loin de tout, en particulier nous ne passerons pas à Corté.

20 mai

La nuit a été excellente, et comme d'habitude le chant des oiseaux nocturnes et diurnes nous a accompagnés. Le temps est très beau ce matin. L'impatience de rouler nous tenaille, poussés par la curiosité. En effet notre itinéraire fait de tels tortillons sur la carte qu'il est difficile d'en évaluer la longueur et la difficulté. Avant de quitter Ghisoni nous effectuons quelques courses dont l'achat d'un magnifique pain. L'itinéraire commence par la descente des profondes gorges qui passent par le défilé de l'Inzecca. Tout est tellement joli que nous marquons des arrêts au moins tous les kilomètres. Une petite rivière, courant sur une roche blanche ponctuée de gros blocs polis, joue à cache cache entre ombre et lumière, et tout autour s'étalent de grandes forêts de pins couronnées de montagnes enneigées.

Un minuscule embranchement au bas des gorges et c'est reparti pour 15 kilomètres de montée bien raide jusqu'au village de Vezzani. Dans cette portion de route, nous croisons des cyclistes lancés sur leur vélo de course. L'un d'eux, en nous voyant arque boutés sur nos pédales avec notre gros chargement, s'écrit « Du vélo comme ça, ah non merci!». C'est gentil! Mais il n'imagine pas à côté de quels plaisirs il passe! Cependant la fatigue se ressent et nous oblige à une pose, qui nous ragaillardit. Puis rapidement nous basculons sur l'autre flanc de la montagne. Que cette Corse profonde est belle. De nombreux villages s'accrochent aux pentes des montagnes ou colonisent leurs crêtes. De nouveau le fond de la vallée est atteint. Corté n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais nous lui tournons résolument le dos et suivons la nationale sur une courte distance. Un pont, juste derrière à gauche, une route confidentielle nous permet de continuer notre itinéraire buissonnier. Après huit kilomètres raides sous le caniard, nous pénétrons dans un village perché. À sa sortie juste avant les dernières maisons, une petite terrasse. Le bar semble fermé, alors le miracle se produit. Le propriétaire, les 80 ans largement dépassés apparaît et nous invite à prendre place. Les deux heures que nous passons en sa compagnie sont un délice. Tout d'abord avec notre lonzo, nous avons droit au vin qu'il produit, très fruité ayant du corps et pas trop d'alcool. Il est la mémoire du temps passé dans cette région reculée. Il nous parle de la vie à l'époque où le village comptait 550 âmes. Les champs n'étaient pas abandonnés au maquis. Des dizaines de paires de bœufs constituaient l'élément moteur de cette agriculture. Il nous relate l'histoire de ce gendarme ayant passé sa carrière ici, et qui vit maintenant dans une cage à lapins à Nice. Il ne se console pas d'avoir quitté la Corse. Il nous raconte aussi la guerre. Les Italiens qui étaient pire que les Allemands. Ces derniers rentraient à l'église désarmés, par contre les Italiens assistaient à la messe avec leurs fusils. Des rancœurs profondes en sont restées. Puis une fois l'île délivrée, ainsi que quelques milliers de jeunes Corses, il a été mobilisé dans les armées alliées. Il finira la guerre quelque part dans la vallée du Doubs. Nous avons droit à un couplet sur les autonomistes, manifestement il ne les porte pas dans son cœur. Leur chef aurait un père italien et donc ne serait même pas corse. Lorsque nous lui demandons ce que veut dire cette inscription à la peinture que l'on a vue plusieurs fois écrite en gros au beau milieu de la route: FRANCIA FORA. D'un air désabusé il nous apprend que cela signifie, la France dehors, ce que nous supputions. Pour finir il nous offre une myrte, c'est excellent, mais attention la route est encore longue et pentue cet après-midi. Nous le remercions vivement avant de prendre congé. En effet pour une somme modique, il nous a procuré un grand moment de plaisir, satisfaisant pleinement notre palais et notre curiosité.

La route serpente dans la montagne et relie entre eux des villages perdus, qui se cachent dans la végétation. La perspective de toits se découpant sur le ciel le long de crêtes avec en arrière-plan de grandes montagnes enneigées est caractéristique de cette Corse sauvage. À Erbajolo à l'entrée du bourg, une église et devant, une route minuscule la D16 part tout droit dans la pente. Nous avons vraiment l'impression de nous diriger vers nulle part. Un petit carrefour à 1000 mètres d'altitude, un éleveur de porc nous renseigne. Une descente d'une raideur inhabituelle, en pleine forêt, permet des perspectives étonnantes. Jean me précède d'une centaine de mètres, j'ai vraiment l'impression qu'il est très très bas. Nous hésitons encore, car la carte ne semble pas en cohérence avec ce que nous a dit l'éleveur. Nous avons l'explication un peu plus tard. La piste que je voulais suivre n'est pas praticable à vélo, car il y a de nombreuses marches pour escalader le col, qui conduit directement au village que nous voulons atteindre. Donc sans aucun remord nous nous engageons sur la route préconisée. Avec le soleil de fin d'après-midi, ce décor de villages agrippés au sommet de rochers est d'une beauté exceptionnelle, le tout baignant dans une lumière diffuse. L'envoutement est total, le charme du lieu nous subjugue. Encore une fois nous avons de la difficulté à avancer tellement à chaque changement de perspective l'émerveillement joue pleinement du fait du spectacle qui se dévoile au regard. Cette féérie est exacerbée par les rayons solaires rasants, qui mettent en relief les couleurs tout en révélant des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle. Il est de ces ambiances exceptionnelles, où l'esprit est complètement accaparé, au point d'en oublier le flot de pensées parasites qui brouille en permanence le fond de l'esprit. On en ressent une forme de plénitude, que l'on aimerait permanente. Mais le charme finit inéluctablement par se rompre. Cela se produit lorsque nous atteignons la très relative grande route D14, à quatre kilomètres de Bustanico, notre point de chute. Le compteur affiche pour ce jour 78 kilomètres et le dénivelé dépasse très probablement les 1200 mètres. Mais comment mesurer dans ce dédale et cet enchevêtrement de routes. Je sais que les puristes me rétorqueront, qu'il suffit d'avoir un GPS. Mais sans doute signe de vieillesse précoce et d'inadaptation au monde moderne, je suis philosophiquement contre. Des arguments je n'en ai pas beaucoup, si ce n'est que les cartes me font rêver et que je revendique le droit de me perdre. D'ailleurs de l'importance de savoir si le dénivelé faisait 1250 ou 1500 mètres? Le village est formé de deux bourgs distants par la route d'un kilomètre, mais quel kilomètre, un bon 12%. Dans la partie haute, un hôtel, niché en pleine pente, nous ouvre ses portes bien que paradoxalement il ne soit pas ouvert. De la chambre, la vue porte en face dans le lointain, sur le massif du Cinto. L'hôtelier est très sympathique et serviable. Le repas typiquement corse qu'il nous concocte est original et fin. En particulier son entrée, dont malheureusement je n'arrive pas à me remémorer le nom. Une pâte au four fourrée d'une multitude d'herbes plus odoriférantes et goûteuses les unes que les autres. L'ensemble de ces saveurs s'alliant, sans s'annihiler mutuellement, pour procurer une explosion de plaisirs en bouche.

21 mai

A la joie de se trouver dans une région aussi extraordinaire, s'oppose insidieusement l'idée que le voyage va bientôt toucher à sa fin. Mais n'y pensons pas. Aujourd'hui nous rentrons au cœur d'une zone mythique, la Castagniccia. Pour les puristes, et tous les Corses le sont, elle commence au col qui nous domine du haut de ses mille et quelques mètres. Notre très sympathique hôte, dont l'établissement est en bordure mais en dehors de la Casatagniccia, nous fait cette remarque quelque peu désabusée: «Elle commence là-haut la Castagniccia, mais des châtaigniers on en a autant qu'eux!». Réplique mortelle qui ne souffre pas la contestation! L'étape du jour sur la carte est encore matérialisée par une multitude de tortillons difficiles à démêler. Je demande son avis à l'hôtelier qui me répond: «Vous savez pas où c'est la Pooorta, vous y êtes jamais allé à la Pooorta, eh bien moi non plus!» Sur ces entrefaites, le petit déjeuner qu'il nous sert est copieux et de grande qualité. Cet hôtel dans la partie haute de Bustanico, juste posé dans un virage, nous le recommandons tout particulièrement. Et pour ceux qui veulent réserver je peux même donner le numéro de téléphone.

Notre dernière journée, perdus dans la montagne corse, commence et nos attentes ne seront pas déçues. Ce jour est le jeudi de l'Ascension, jour férié, et bien nous ne verrons quasiment personne jusqu'au fameux village de la Porta, seulement quelques autochtones toujours très gentils et prompts à la discussion. Cette route déserte en pleine montagne nous semble presque irréelle. Parfois elle s'envole vers le ciel avec des pourcentages de montée à deux chiffres. Mais notre plaisir est tel, que nous ne ressentons aucune difficulté, tout absorbés à nous imprégner de l'esprit de ce pays hors du commun.

Vers 13heures30 sonne le moment de l'arrêt. Dans une minuscule bourgade à l'ombre d'un châtaigner, nous prenons place sur le muret de la route dans un virage et commençons notre repas. Que l'endroit est paisible, une fontaine prodigue une eau fraîche, et les habitants ont poussé l'attention jusqu'à mettre un verre à la disposition du passant. Bien abrités du soleil qui darde ses rayons, nous avons tout loisir de contempler une fois encore vers le centre de l'île de grandes montagnes enneigées. Que ce contraste est étonnant par cette chaleur! De l'autre côté de la chaussée une maison carrée possédant une terrasse, sur laquelle deux dames sont installées. L'une d'elles nous apporte très gentiment sur un plateau deux cafés. Un vieux monsieur arrive d'un petit chemin et cherche quelque chose sur le talus herbeux. Intrigué, je lui demande quel est l'objet de son attention. Alors il m'explique que selon la tradition corse, il recherche l'herbe de l'Ascension. Il s'agit d'une petite plante de quelques centimètres, dont on fait un bouquet et que l'on suspend chez soi, en attendant qu'au cours du mois à venir il fleurisse sous la forme de minuscules fleurs blanches. Il m'offre son premier bouquet, que je protège religieusement dans ma sacoche de guidon. Il est arrivé sans dommage à Lyon. Je l'ai suspendu dans mon jardin et effectivement des petites fleurs ressemblant à des étoiles de mer miniatures à six branches commencent à s'épanouir. Pour le moment elles sont vertes, mais vont sans doute évoluer, car il faut un délai d'un mois et pour le moment cela ne fait que deux semaines. Je les regarde de jour en jour avec un plaisir non dissimulé, pensant à ce vieux Corse qui m'a communiqué sa tradition. Une dame se promène le long de la route, elle s'arrête se désaltérer et engage la conversation avec Jean. Elle n'est pas Corse d'origine, mais il y a bien longtemps que son Lot-et-Garonne natal appartient au passé. Son lieu d'habitation est un minuscule groupe de maisons sur une butte, qu'elle nous montre. Elle y demeure depuis bientôt trente ans. L'idée de partir ne l'a jamais effleurée. Dans ces lieux reculés, la distance la protège de la folie du monde. Son discours révèle toute la passion qu'elle éprouve pour ces montagnes privilégiées. Elle fait une comparaison avec la Haute-Ariège, où elle a habité. En effet, on peut trouver des similitudes entre ces régions de montagnes sauvages et désertifiées. La Haute-Ariège je la connais bien et c'est effectivement une région qui me procure de grandes émotions. J'en ai gravi la plupart des sommets, l'Estat point culminant, qui s'élève à 3143 mètres, et aussi le Rouch sauvage tas de cailloux, le Maubermé qui s'élance, plutôt se cabre sur sa partie finale d'un jet sur au moins 600 mètres de dénivelé, le Certescans qui est aussi mystérieux que son nom, le Vallier, sentinelle avancée, sans doute le plus esthétique, le Pic Rouge de Bassiés mon préféré, et nombre d'autres. Les dénivelés sont toujours importants et jamais en dessous des 1600 mètres et cela va jusqu'à plus de 2000, et cerise sur le gâteau la plupart de ces sommets sont généralement déserts et pas toujours équipés en refuges. Oui de toute évidence ces hautes terres corses et ariègeoises ont des points communs, comme si un même esprit y régnait et rentrait en harmonie avec certains êtres.

Nous restons deux heures et demie sur notre bord de route et nous n'y perdons pas notre temps. Ces rencontres dues au hasard ce sont les plus belles. S'arracher au sortilège du lieu n'est pas facile, cependant nous reprenons notre route. Après une multitude de virages, tout en bas la Porta apparaît. Une route particulièrement tortueuse nous y conduit. Cette magnifique petite bourgade nous accueille sur une place très originale bordée d'une magnifique église baroque flanquée d'un grand campanile. Il s'y déroule sinon un concert d'orgue, tout du moins une démonstration et nous prenons place pour un moment de recueillement. En sortant de l'église, auprès d'un barman je m'enquière des possibilités de camper. Il interpelle une femme assise à la terrasse du café en face: «Oh Ginette ! Où ils peuvent aller camper?» Avant qu'elle ait pu s'exprimer, plusieurs voix s'élèvent et répondent: «Sur le terrain de sport à côté des pompiers, il y a tout ce qu'il faut et même de l'eau». Nous remercions et partons nous installer à l'endroit indiqué. Effectivement le site est superbe et très pratique. Que les gens sont gentils dans tous ces villages corses, avec spontanéité toujours heureux de nous rendre service. C'est le dernier soir, demain Bastia, adieu la montagne corse et ses habitants. Nous terminons la soirée dans un petit restaurant typique. Aujourd'hui nous avons parcouru seulement 42 kilomètres, comme si cette région nous ne voulions pas la quitter, et que nos roues collaient à la route pour nous y retenir.

22 mai

La nuit a été très bonne. Le réveil se fait en fanfare comme si tous les oiseaux de l'Île de Beauté venaient nous dire au revoir. Une multitude de chants différents se superposent et se mélangent. Certains s'apparentent à des sifflements plus ou moins forts sur des modulations diverses, d'autres à des piaillements et certains à de véritables cris presque des hurlements de colère voire des interpellations vindicatives. Je n'avais jamais entendu quelque chose de comparable. Je reste médusé un long moment à écouter tout ce monde animal qui s'éveille. Nous nous levons, prenons le temps de bien petit-déjeuner, comme nous avons pris l'habitude de le faire depuis un mois. Le terrain de foot est entouré jusque haut dans la montagne par des constructions. Une l'église au clocher effilé brille au soleil levant. Le tout est noyé dans la verdure. Et tout là-haut quelques parois rocheuses ajoutent une touche à la beauté du tableau.

Encore une quinzaine de kilomètres et la Castagniccia sera derrière nous. Une magnifique forêt ombragée, garde toute la fraîcheur de la nuit. Nous la parcourons tous sens en éveil, elle nous délivre les derniers parfums. Tout à loisir, nous observons la multitude de porcs se sauvant mollement à notre approche. Cela va du cochon bien rose au sanglier bien gris, avec tous les intermédiaires, tels des patchworks sur pattes. Au fond de la vallée nous voyons grossir la nationale que nous ne voulons pas rejoindre. Aujourd'hui pas de grand braquet dans cette longue descente, mais les freins serrés un peu à la manière du cœur. Inexorablement la grande route approche. Le bruit de la circulation dense se fait de plus en plus prégnant. Et voilà, cette maudite nationale marque la limite de la Castagniccia, que nous quittons bien à regret. Par une succession de montées et de descentes au milieu d'un flot de véhicules dense nous rejoignons Bastia. L'aventure prend fin. Demain départ matinal. Nous passons la nuit dans un camping. Nous nous y sentons mal à l'aise, la transition est trop brutale.

23 mai

Heureusement nous quittons ce lieu aux aurores pour être à l'heure, heureux de fuir cet endroit que nous ressentons comme hostile. Un petit désagrément, nous ne voyons pas comment éviter de nous engager dans un tunnel interdit aux vélos. Mais grand braquet aidant et gros coup de pédale, nous allons presque aussi vite que les bus, tout du moins dans la première partie qui descend légèrement.

Le bateau manœuvre et se met à quai. Les foules embarquent, nous sommes les seuls à vélo. Nous avons la joie de voir des baleines à la hauteur du cap Corse.

Nous débarquons à 15heures30 à Nice. Jean continue à vélo jusqu'à Saint Raphaël, où il compte prendre le train pour Tarbes. Je sens qu'il n'a pas envie de rentrer. Pour ma part, j'aimerais bien prendre le temps de retourner à Lyon par les Alpes ou les Préalpes, en prenant le temps de digérer seul ce mois fabuleux que nous venons de passer. Mais il faut aussi penser aux autres. Ceux, qui restent et attendent, éprouvent un supplice qui n'en finit pas, une sensation de temps comme immobile.

Pour une première expérience à vélo, même si parfois j'ai ressenti la route comme un enchaînement et le trafic comme une menace, j'en retire de multiples satisfactions et je vais renouveler ce genre d'expérience en groupe et seul aussi. Je me verrai bien traverser la France seul uniquement par de toutes petites routes voire des chemins en campant par exemple aux confluents des rivières, endroits généralement aérés presque toujours accueillants. À court terme si tout se passe comme prévu, une grande aventure de deux mois en compagnie de Jean en août et septembre m'attend, mais laissons venir.
La situation du français au Québec English translation pending
by Rostour · 2009-06-10 · 49 replies
Bonjour

Je me porte volontaire ... pour partir la discussion qui a été commencée dans le sujet "Différences entre la France et les Etats-Unis?".

Alors, ceux qui veulent continuer la discussion, je crois que cet endroit sera le plus approprié !

Pour nous mettre dans "le bain", voici quelques citations prises de la discussion "Différences entre la France et les Etats-Unis?".

De Néfer :

Et pourquoi écrire "le français de France" ? N'y a-t-il pas qu'une langue française.

De Virginiath :

Je pense qu'en l'espèce, notre petite discussion prouve que non, ou du moins qu'elle se décline sous de nombreuses formes 😉

De CanadaGoose :

Pourquoi? Parce que le français de France n'a absolument rien à voir avec le français québécois, créole ou même belge.

Et que, je suis désolé de le dire, malgré tous les efforts mis en oeuvre pour préserver la langue française au Québec, force est de constater que le niveau général est assez faible, et ce jusqu'aux plus hautes sphères de la Province. Je le vois tous les jours, dans les journaux, les panneaux publics ("piste cyclabe", hier), les média(s), les notes de service au boulot (au secours!), etc...

De Jacmat :

Quand je regarde le francais écrit de beaucoup de tes compatriotes ca fait égalemet pitié autant que celui des québecois. C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé. Est ce que vous utilisez tous ces mots anglais pour faire chic, ou comme vous diriez pour du '' window dressing ''

De Virginiath :

Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au Québec.

Voir la suite de son "post" à l'adresse :
http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_differences_entre_france_les_etats_unis_D1702097-7/

De Néfer (en parlant de la liste d'anglicismes affichée par Virginiath (voir ci-haut) :

Vous avez exagéré (encore) avec vos anglicismes!

Je suis d'ici et on n'utilise pas ces termes ni à la maison, ni au travail.

Et quand je vais au garage pour la révision, personne ne parle du bumper ni de la clutch.

Question de culture, je suppose. Et le Québec a vite et bien changé depuis cinquante années.

De Virginiath :

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "question de culture". Question de niveau culturel ? Que seuls les gens peu éduqués utilisent les termes anglais ? C'est bien possible.

De CanadaGoose :

Quasiment tous les termes qu'il y avait dans ta liste sont utilisés tous les jours, et pas par une minorité. Les bumper, U turn , tire, wiper, lighter, etc... on n'entend que ça. (...) Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes. Également, j'ai l'impression qu'on en utilise encore plus au travail, notamment dans certains secteurs. Mais Néfer ne représente pas l'ensemble des Québécois, car tout ce que je dis est authentique, et il le sait bien...

De LiseDenise :

Dans les années 60, il y a eu résurgence du bon français parlé et écrit lors de la 'révolution tranquille'. D'énormes efforts furent faits, je dirais que maintenant 50% sinon plus des québécois parlent et écrivent un français châtié et cela va en progressant. Ce 50% ou presque utilise toujours toutefois, lorsque nous parlons, ces expressions si typiques et savoureuses....tout comme votre patois parisien ou autre.

Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'. Pourtant, dispendieux est toujours dans le Larousse et n'est pas, comme vous pourriez le penser, la traduction de 'expensive'. Dispendieux découle du latin. Dire qu'un visiteur français m'a toisé de haut lorsque j'ai utilisé ce mot dans une conversation récente alors qu'une vieille marchande de la Chaussée d'Antin à Paris m'a demandé de répéter le mot car elle ne l'avait pas entendu depuis son enfance.

De CanadaGoose :

Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui. Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.

De rostour :

Je suis également en désaccord avec Néfer 🙁, la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu 😮 ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 🙂 (...) Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !

Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...🙂) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer ... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 🙂

De Nikky :

Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas.

(...)

De LiseDenise :

Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais. Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.

Continuons cette belle discussion ! (Si le coeur vous en dit !)
Location d'un gros SUV à Boston? English translation pending
by MCnaQ · 2009-06-02 · 30 replies
Bonjour à tous !

Je n'ai pas trouvé la réponse à mes questions en recherchant dans le forum alors voilà: Ou peut-on louer un gros SUV (type Chevrolet Suburban) à (ou très proche de) Boston ? Y a t-il des agences spécialisées dans la location de gros véhicules ?

Nous serons 5 avec des grosses valises, et nous voulons un véhicule confortable car nous allons faire pas mal de route en 10 jours.

Merci d'avance pour vos réponses.
Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre 2009 English translation pending
by Alcati · 2009-05-25 · 472 replies
😉Bonjour à vous tous,

Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.

Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.

L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.

Le circuit sera le suivant :

Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.

Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.

Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.

Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.

Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.

* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.

Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.

Exemple :

Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.

Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.

Pour infos concernant les cartes voir ce site :

www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm

Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.

Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :

Documents de voyage

Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.

Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.

J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :

ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;

Bien à vous

Amicalement

Jean-Claude
Avis sur itinéraire de cinq/six semaines en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Austrasie · 2009-05-10 · 29 replies
salut, j'ai mon billet pr singapour du 1 juillet (enfin j'arrive le 3) au 10 septembre!! de longues vacances...😎 Alors, le but premier était d'aller en indonésie. Mais vu qu'on est près de tant de belles choses, évidemment le tentation est grande, d'autant qu'on arrive même pas en indo, et que les prix d'air asia sont attractifs. Donc je vous soumets mon idée d'itinéraire, vous me dites ce que vous en pensez, et si y a un couac qq part... C'est pas du tout précis, évidemment sur deux mois, d'autant que j'aime l'impro. Mais comme faut déjà savoir pr les visas, billets d'avions etc. Enfin bref, voici : arrivée à singap' le 3/7 => nuit à johor bahru (moins cher, non? on a des bugdets étudiants 😛) "jungle train" => si qq'un a une idée de prix plus ou moins? bref arret ds une île du nord-est de la malaisie => laquelle pr le meilleur rapport qualité/prix? passage de la frontière (en bus je crois) et train jusqu'à BKK qq jours bkk vol bkk-phnom phen le 16/7 Alors là y a une alternative au niveau du retour Siem Reap-Kuala lumpur Soit le 30/7, suivit d'un vol KL- Manado (sulawesi) le même jour puis Sulawesi-Bali (trajet en bateau🤪)-Java et retour Bandung-singapour le 9 septembre, pr prendre notre vol pr birmingham ds la nuit. Soit on fait Siem reap- KL le 25/7, suivit d'un vol le meme jour pr Bandung. puis java-bali-sulawesi et retour Manado-KL le 5 septembre et arrivée à singapour le 9.Je sais, cette alternative n'a pas bcp de sens, surtout que la deuxième solution revient légèrement plus chère, mais je sais pas pq, je voulais finir avec sulawesi, pt etre parce que je la considère comme le clou du voyage, je sais pas. Enfin bref, rien n'est encore réservé (à part le birmingham-singap' biensûr) mais je crois qu'il faut se dépecher avant que les prix augmentent. Donc, est-ce que 5-6 semaines c'est suffisant pour visiter les trois iles indonésiennes (plus le temps du bateau!) sans trop courir? Je sais que l'étape cambodgienne est courte (9 ou 14 jours), mais qu'a t'on le temps de faire à part PP, siem reap (lac + angkor) et le trajet entre les deux (d'ailleurs combien de temps de route plus ou moins?) D'après vous, avons-nous suffisamment de temps entre johor-bahru et notre vol depuis bkk (12 jours) pr prendre tranquille le "jungle train", faire une petite étape sur un île du N-E malaisien, et acheter des lunettes à bkk? Et puis -question fatidique- qu'en et-il du passage de la frontière malaisie-thailande?? (surtout que le train passe pas, non?)

Ca fait bcp de questions, mais j'ai d'abord essayé de bien chercher des infos moi-même, promis! Et puis, je préfère soumettre tout ça à la critique des experts de ce forum avant de réserver!!

Meci d'avances pr vos réponses!!🙂
L'habitat et sa population English translation pending
by Registoubkal · 2009-05-08 · 44 replies
Bonjour,

Je pense que l'architecture de l'habitat reflète systématiquement la façon d'être et de penser de sa population.

Je prends 2 exemples que je connais plutôt bien :

La Lorraine (ses villages sans unité et souvent "sales"), correspondant à une population assez décontractée, "bon enfant"... L'Alsace (ses villages propres et carrés), correspondant à une population stricte et refermée sur elle-même...

Je pense que cette relation "habitat-population" est évidente pour les pays, aussi. Comme les pays nordiques et les pays méridionaux, en Europe.

Mais, je me trompe peut-être...

Existe t-il des exemples contraires ?
Tunisie: ne partez pas sans savoir... tout ou presque sur les bezness et les arnaques sentimentales English translation pending
by C2Paris · 2009-05-07 · 122 replies
La Tunisie est un pays magnifique, peuplé d’hommes et de femmes dignes, éduqués, ouverts et accueillants. C'est aussi un pays à porter de tous, offrant un rapport qualité/prix non négligeable pour des vacances réussies.

Cependant, que vous partiez seuls, en couple, avec des amis, en famille, avec vos enfants, il est impératif que vous emportiez dans vos valises cette information. Au 1er abord et si biensur vous n'en n'avez jamais entendu parler, elle vous paraitra dépourvue d'intérêt et donc peu enrichissante. En réalité, elle n'est pas à prendre à la légère. A lire attentivement donc et imprimer 😉

* ****************************************** Il existe une communauté de jeunes gens formés à ce que l'on appelle : l'arnaque sentimentale. La prolifération de ces personnes autrement appelées BEZNESS est inquiétante et se trouve essentiellement dans les zones touristiques. Mais cette "Bezness Company", que l’on pourrait qualifier de « mafia », est représentée par une minorité d’individus au sein de la population tunisienne. Ce n’est uniquement parce-que les bezness sont proches des vacanciers que ceux-ci ont parfois tendance à généraliser.

Des centaines de milliers de personnes sont victimes d’arnaques sentimentales chaque année et le nombre accroit. Les conséquences sont innombrables et parfois très graves.

* ********************************************** Qui sont ces arnaqueurs ? :

Ils ont en moyenne entre 18 et 35 ans. Ils sont le plus souvent peu diplômés et issus de milieux modestes. Ils travaillent en majorité dans les zones touristiques mais depuis quelques années, on les trouve aussi hors de ces zones.

Les plus connus et mieux formés à l’arnaque : les salariés des club de vacances (animateurs, serveurs, réceptionnistes, vendeurs etc). Les débutants ne dépendent pas toujours des clubs. Ils travaillent sur les plages dans des bases nautiques ou circulent à dos de dromadaires, de chevaux, promènent les vacanciers à bord des calèches. A notez que ces catégories ne sont citées qu'à titre indicatif. Beaucoup de ces travailleurs saisonniers sont honnêtes et n’ont aucun comportement douteux envers les touristes.

* ************************************************** Leurs pratiques :

Repérer, séduire leurs victimes jusqu’à ce qu’elles soient amoureuses et endormies. Un arnaqueur peut fréquenter plusieurs victimes à la fois.

* ******************************************* Leurs objectifs (à plus ou moins long terme) :

Soutirer de l’argent de leurs victimes ou des cadeaux (vêtements, portable, autres...) et demander des aides financières durant les périodes creuses et / ou Proposer le mariage à leurs victimes afin d’obtenir la naturalisation du pays de la victime (1ère demande : le CCM au Consulat de France à Tunis) et / ou Mettre enceinte leurs victimes (de plus en plus fréquent) Appelées paternités de complaisance, l'enfant, une fois reconnu par l'arnaqueur, permet d'obtenir un visa de plus longue durée que le mariage. L'arnaqueur devient quasi inexpulsable

* *************************************** Leurs cibles / victimes :

Hommes et femmes âgés entre 16 ans et 80 ans, célibataires ou mariés

Les femmes semblent être les plus concernées. En effet, il est plus facile pour un tunisien d’entretenir régulièrement sur place ou à distance une relation amoureuse avec une femme de culture et religion différente qu’une tunisienne compte tenu du fait que celle-ci possède moins de libertés et de temps libre que les hommes dans son pays. A noter qu’une tunisienne musulmane ne peut prétendre au mariage que si son futur conjoint est aussi musulman, ce qui n’est pas le cas pour les tunisiens.

Les victimes sont celles qui ne sont pas informées. Ceci étant, il existe une catégorie de victimes : celles aveuglées par leur histoire qui ne tiennent pas compte de l’information qui leur est transmise.

* *************************************** Les conséquences sur les victimes :

Préjudices moraux Perte de raison, instabilité affective, dépendance, humiliation, isolement, maladie, suicide

Problèmes financiers Endettement (parfois très grave)

Recours difficiles aux lois pour : 1/ Récupération des dons (argent/cadeaux etc.) 2/ Annulation d'un mariage Procédures longues et fastidieuses, le plus souvent sans aboutissement faute de preuves. A savoir que quelques avocats, installés en Tunisie, sont spécialisés dans ce type d’affaires

* *********************************** Régions de France les plus touchées : Bretagne, Provence Alpes Côte d’Azur, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Pays de Loire, Rhône-Alpes

Autres pays : Belgique, Luxembourg, Danemark, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Suède, Finlande, République Tchèque et pays de l‘est.

International : Canada, Russie

* ****************************************** L’amour à double face, pour bâtir un "empire" en Tunisie ou construire un tunnel vers l’Europe.

Le bezness est formé tôt à l‘arnaque, à partir de 12 ans, souvent bien avant de démarrer une vie active. Il apprend à repérer, séduire, tester et manipuler ses proies. Il est formé par les bezness seniors expérimentés ou ses amis proches, à l’école ou sur son lieu de travail. Parfois sa famille proche et au sens large adhère et l’encourage. D’autres familles ignorent ou ne cautionnent pas, car elles ont conscience que ces pratiques sont contraire à leur religion et leur morale

Le bezness est conditionné dans le seul but de gagner de l’argent et / ou quitter son pays. Il rêve de pouvoir et de liberté et est convaincu de les obtenir auprès des étrangers, ou ailleurs que dans son pays.

* ************************************* Ce qui suit correspond à l'archétype même du bezness. Les principales caractéristiques y sont. Mais un bezness peut ne pas répondre à l'ensemble des symptomes évoqués ci-dessous. Tous n'adoptent pas non plus les memes attitudes et n'emploient pas les mêmes parcours. Ce portrait peut ne pas être exhaustif.

Pour parvenir à ses fins il emploie les grands moyens de séduction. Il est un parfait comédien dans les bras de sa victime : grand sentimental, passionné, amoureux (transi), bon amant. Il parait être une personne intègre, avec un grand sens de la famille et un respect des valeurs. En quelques heures parfois, ses plans peuvent démarrer. La victime, heureuse de vivre des moments d’« amour » intenses, dans des circonstances idéales (soleil, chaleur, plage, nuit étoilée...), ne perçoit rien et cède aux 1ers caprices du bezness. C’est le début de la spirale infernale.

Le bezness fait durer l’histoire en fonction de ce qu’il obtient de sa victime. Certaines relations peuvent durer des années si la victime est aisée, le gâte régulièrement, et/ou lui promet un mariage, un enfant. En revanche, si celle-ci ne peut lui offrir ce qu‘il espère, le bezness prendra ses distances. Néanmoins il arrive qu’il refasse surface s’il ne trouve pas mieux ou s’il perd d’autres victimes.

Le bezness n’est pas forcément un collectionneur. Si la victime présente un intérêt important, il mobilisera son énergie pour celle-ci uniquement et fera preuve de patience. Dans ce cas il n’hésitera pas à mettre en avant sa fidélité et sa disponibilité pour elle. Il entretient plusieurs relations si celles-ci ne sont pas contraignantes et à partir du moment ou les « petits » gains totalisés correspondent au revenu satisfaisant ses besoins. Certains bezness cumulent les demandes en mariage, se rendent avec leurs victimes dans des consulats différents en fonction du pays concerné. La 1ère qui obtient le formulaire tant attendu par le bezness se marie.

Le bezness utilise beaucoup le portable. Il peut en avoir plusieurs, anciens et « dernier cri ». Autant de portables que de victimes d’après ce qui est dit.

Le bezness écarte sa victime de toutes personnes susceptibles de nuire à ses objectifs (amis, collègues etc..)

Le bezness présente sa/ses victime(s) à sa famille pour l’amener à croire qu’elle est l’unique à ses yeux. En général les présentations se font tôt. La famille qui cautionne ce type de comportement, accueille chaleureusement la (et les!) victimes. Elle participe solidairement à la conduite du bezness en « investissant », parfois à outrance. La victime est alors invitée à s’attabler avec elle, reçoit toute sorte de cadeaux, et est comblée de flatteries.

Le bezness fait croire à sa victime qu’il n'est pas un arnaqueur en dénonçant les autres bezness, en montrant des exemples, en employant une technique inverse à celle du vrai bezness. Mais le naturel revient au galop.... et les objectifs ne le quittent jamais

Le bezness garde un œil sur le calendrier et organise les allers et venues de ses victimes en fonction des disponibilités de chacune.

De plus en plus de bezness visent la paternité, dite de complaisance. Elle constitue en effet un tunnel d’immigration plus attirant que le mariage. Il arrive qu'il n’utilise le préservatif qu’au début de la relation et le retire ensuite, faisant croire ainsi qu’il n’a qu’un seul « amour ».

Le bezness est conscient des « dangers » d’internet pour lui-même. Il sait qu’il peut être découvert si sa victime fait paraître sa photo dans un blog de vacances ouvert au grand public. Le bezness se rend sur internet et vérifie ce qui est dit sur lui, de façon à adopter le bon comportement vis-à-vis de sa ou ses victimes.

L’internet devient un moyen de plus en plus utilisé par un arnaqueur, surtout lorsqu’il possède un ordinateur au domicile. En quelques clics, il peut toucher des âmes « sensibles » et les escroquer sournoisement de la même manière que dans le « real ».

Le bezness est au courant des métiers qui rapportent dans chaque pays. Le plus sollicité en France est la profession de commerçant. Autres : les professions libérales, les cadres en entreprise, les fonctionnaires, ou les professions accordants le plus de congés, d'avantages sociaux et sécurités.

Il est au courant des lois de chaque pays visé et des "combines" dans son pays.

* ************************************************ Demande d’argent et de cadeaux : A partir de 1 dinar…

Le bezness avance insidieusement. Il testera sa victime sur sa volonté de dépenser pour lui. Il insistera sur sa « pauvreté », ses conditions de vie et de son incapacité de suivre le même rythme de dépenses que sa victime. Tout au long de son calcul, il n’oubliera jamais de séduire sa victime, l’attendrir, mettre en avant son désir de la connaître mieux et partager son temps libre. Sa victime offrira alors dans un 1er temps, quelques consommations, des petits repas, des taxis et autres sorties diverses. Si la victime se déplace plusieurs fois en Tunisie, quelques uns la feront dépenser au duty free, dans des alcools ou cigarettes ou parfums etc.

Il testera aussi sur l’information qu’elle détient sur ces trafics de façon à l‘aborder d‘une autre façon

Les plus astucieux, qui cherchent à se protéger contre toute mauvaise réputation, peuvent dépenser en 1er. Puis au fil du temps, laisser la victime offrir d’elle-même ce qu’ils attendent.

Une victime peut laisser à son bezness un ou plusieurs souvenirs avant de repartir dans son pays. Le bezness récupère ainsi un objet (portable, mp3, console, un accessoire), un vêtement etc. qu’il revendra tôt ou tard.

Les plus délinquants et peu scrupuleux des bezness mettent la main dans le sac. Des vols ont lieu chaque année dans les zones touristiques.

Le bezness envoie des sms et émet peu d’appel. Il bipe sa victime qui rappelle et paye ainsi les frais de communication, souvent très élevés !

Au bout de quelques semaines ou mois de relation, lorsque le bezness est certain de la profondeur des sentiments de la victime, il entame sa première vraie demande d’aide financière. Les motifs qu’il évoque sont nombreux et pour les plus habiles, détournés.

Exemple : « j‘ai besoin d‘un pc portable pour communiquer avec toi sur MSN et être plus tranquille qu’au Publinet. Mes parents me donnent 300 euros mais il manque 300 euros. Plus vite tu m’aideras plus vite nous seront connectés jour et nuit…mon amour! »

Les autres raisons les plus courantes : parent malade, perte d’emploi, service militaire, problème familial, de santé, communications téléphoniques trop onéreuses, son quotidien à améliorer etc

Entres eux, les bezness comparent ce qu’ils reçoivent de leurs victimes. Cela va du nombre de sms et appels reçus au nombre de séjours de celles-ci, aux cadeaux, aux versements reçus en liquide. Les sommes envoyées aux bezness se situant entre 20 et 50.000 €, voire davantage pour les plus chanceux.

* **************************************** Demande en mariage

Aucune règle n’existe pour le bezness. La victime est un tremplin pour quitter son pays. Peu importe laquelle du moment qu’elle l’aide à franchir la frontière. Il peut faire sa demande très vite s’il est convaincu de l’endormissement de sa victime ou s‘il fait d’autres demandes ailleurs : au bout de quelques semaines!

Il peut être patient, pour être sur de ce que possède sa victime dans son pays, revenus réguliers, biens divers, futurs héritages etc. Il attendra plusieurs mois voire années s‘il ne trouve pas meilleure proie.

L’argument utilisé pour faire croire en sa sincérité est de taille : pour être auprès de son « amour » tous les jours pour lui éviter de dépenser dans les trajets en avion pour stopper les appels téléphoniques coûteux ou les soirées longues sur msn pour l’aider à obtenir un emploi mieux rémunéré ou une formation

Sans protection, les conséquences peuvent être importantes pour la victime.

Exemple (1) : l’arnaqueur se marie avec sa victime et décide de vivre en Tunisie. La victime vend son bien dans son pays, quitte son emploi et rejoint son époux-bezness en Tunisie. L’arnaqueur récupère l’argent de sa victime pour faire bâtir une maison sur place, la meubler, s‘offre un véhicule et tout ce dont il a besoin, parfois aussi pour sa famille. Si la victime ignore l’existence des bezness, elle acceptera de mettre les biens au nom de son conjoint. par amour et confiance. Certaines victimes sont revenus dans leur pays, ruinées, sans les biens achetés en Tunisie.

Exemple (2) : le bezness se marie sous le régime de la communauté et obtient son visa pour rejoindre sa victime-épouse. Celui-ci peut donc, une fois installé dans le pays, faire consommer sa victime épouse (compte joint, achat d’un bien immobilier aux 2 noms, meubles etc, souscrire des crédits à la consommation etc), avant de s’identifier et s‘échapper du domicile conjugal. S’il est sans emploi, la victime, non désolidarisée de ces dettes, sera dans l’obligation de les régler.

Pour annuler un mariage gris : seul le procureur de la République est en mesure de l’accorder. Les avocats proposent un simple divorce dans la majorité des cas.

* ****************************************** Demande de paternité

Plus grave : un bezness peut vouloir un enfant dans le seul but d’obtenir un visa long et la naturalisation sans passer par le mariage. Certains espèrent réussir à mettre enceinte leur victime dès les 1ers mois de rencontre.

* ******************************************* A quel moment et comment apprend on l’arnaque? Toute personne ressentant une gêne, se sentant mal à l’aise dans sa relation, est peut-être victime d’une arnaque sentimentale.

Le bezness n’est pas toujours « malin ». En plus de ses pratiques, il peut manifester des maladresses comportementales et laisser entrevoir des signaux : une présence inconstante, une indifférence, des gaffes, lapsus, des regards éparpillés, agacés, des attitudes amoureuses excessives et compulsives (crises de jalousies violentes, rapports sexuels forcés, chantages au suicide, des « je t’aime » à répétition etc), un intérêt très particulier pour tout ce que possède sa victime (portable, mp4, consoles, voiture, maison etc), ses études, son métier, la profession des parents etc

Autant de signes qui permettent à la victime d’émettre un doute quant à la sincérité de son « ami( e) ». Au départ, la victime n’a pas la sensation d’être manipulée mais peut s’interroger et « creuser » de retour dans son pays.

Il arrive que l’entourage de la victime (parents, amis, collègues..) parle et mette en garde. La victime, prévenue, s’apercevra au fil du temps de l’arnaque. Elle testera, prêchera le faux pour savoir le vrai, refusera toute demande d’envoi d’argent, de cadeaux etc. et ne fera aucun projet si ce n’est retourner voir son arnaqueur sous conditions. Si l’ami( e) fuit, la victime comprendra.

La victime amoureuse qui n‘a pas la chance d‘avoir un proche informé ou qui n‘ose en parler, peut se rendre sur internet, par manque et afin d’y trouver quelques traces de son ami( e) (photos, commentaires, blogs etc). Les plus « chanceuses » réalisent vite à qui elles ont à faire, en saisissant par exemple dans un moteur de recherche, le nom de leur ami( e) suivi du lieu de rencontre.

D’autres souhaitent simplement faire partager aux internautes leur début d’histoire, ou cherchent des histoires similaires. Elles se rendent pour la plupart sur des forums de voyage et s’aperçoivent ainsi des arnaques aux sentiments. Elles comparent alors leur histoire avec celles des autres et s’aperçoivent parfois qu’il y a de nombreuses similitudes.

Il arrive aussi que des victimes croisent des internautes, flirtant avec le même bezness!

Une victime peut l’apprendre au bout d’un 2ème ou 3ème séjour. Elle rejoint son «ami ( e) » qui ne partage aucune dépense, n’offre rien ou très peu. La victime se voit parfois payer les consommations, sorties et autres aux amis et à la famille du bezness. La victime s’interroge sur ses dépenses excessives (location de maison, restaurants, taxis, sorties diverses). Elle connaîtra vite la nature de sa relation si elle en fait la demande.

Quand la vérité tombe au bout de plusieurs années de relation. La victime a inévitablement manqué de lucidité et de bon sens. Dans la plupart des cas, celle-ci a perdu beaucoup d’argent, s‘aperçoit que son ami( e) entretient d‘autres relations etc. Les conséquences peuvent être dramatiques. Elle réalise qu’elle s’est faite piéger, que son « ami » ne l’a jamais aimée que pour ce qu’elle possédait ; c’est l’humiliation et le grand isolement.

Le mariage est une réponse mais il est dangereux. La victime qui s’engage, prend un risque certain. Elle apprend l’arnaque lorsque le bezness a tout obtenu (papiers et parfois crédits à la consommation pour s‘échapper du domicile plus facilement). Là aussi les conséquences peuvent être considérables : le bezness change brutalement de comportement, s’investit peu, et annonce sa véritable identité, insulte, humilie etc. Pour la victime, c’est l’impossibilité d’annuler le mariage, un endettement grave, une humiliation insurmontable, un isolement, une perte de repère, un suicide pour les plus fragilisés(es)

* ********************************************* Les précautions à prendre les 1ers mois de relation (Ces quelques conseils mesurent la sincérité. Si l’ami est un arnaqueur, on peut ainsi percevoir des signes de déception, de désintérêt ou abandon)

Restez le plus longtemps possible silencieux sur ce que vous possédez, vos revenus ou ceux de vos parents, votre métier etc.

Si vous vivez à Neuilly sur Seine, Saint Tropez etc, n’en parlez pas, préférez une ville proche, plus populaire.

Dire qu’il faut au minimum 1 année pour bien connaître l’autre, que vous n’êtes pas pour le mariage. Et à choisir, vous vous installeriez volontiers en Tunisie.

Faites-vous offrir la 1ère consommation et partagez ensuite.

Ne laissez aucun souvenir (portable, etc)

Ne rencontrez pas la famille avant plusieurs mois (plusieurs séjours), ne logez pas chez elle.

Utilisez le portable pour les sms et internet (MSN) pour les communications. Un tunisien peut se rendre dans un publinet et dépenser 4 dinars pour 2 heures sur MSN.

N’envoyez jamais d’argent, sauf cas de force majeur, un acompte de réservation (20% location logement).

Si 1 mois plus tard, vous retournez le voir, louez un appartement à 100 € la semaine et demandez lui de participer à un tiers. Payez la nourriture et laissez le régler les taxis et les consommations.

N’offrez aucun cadeau et ne dépensez pas au duty free.

Protégez-vous lors de vos rapports sexuels.

Observez son comportement, regardez sur internet les posts récents sur lui, s’il en existe.

Tentez de sympathiser avec quelques uns de ses amis ou anciennes relations pour en savoir plus (les bezness fréquentent souvent des bezness).

Ces conseils servent à mieux cerner l’individu. Quelques cachotteries n’enlèvent pas la confiance. Si l’individu est intelligent et honnête, il comprendra parfaitement bien, même au bout de plusieurs mois, les raisons qui vous ont poussé à vous taire car les personnes honnêtes sont très au courant de ce fléau.

Les bezness font parfois du tort aux couples européenno-tunisiens qui entretiennent une relation authentique et sincère. Ces couples sont dubitatifs, déstabilisés, et survivent parfois péniblement. Certains cherchent à détecter les signaux. Quelques conseils leur sont donnés ici.

* *************************************** Toute personne informée côtoyant une victime de près ou de loin, doit prévenir, conseiller, insister!

La victime est souvent convaincue de la grande pauvreté de son arnaqueur. Elle dépense, offre tout persuadée que son attitude est normale. A nolter qu'un bezness malin peut obtenir un revenu largement supérieur au votre, s'il cumule les dons de ses victimes Certaines sont aussi persuadées qu'un mariage rapide est leur seule issue pour éviter les contraintes de voyages, les dépenses et retenir leur amour auprès d'elles.

A aucun moment la victime compare un amour dans son pays avec un amour en Tunisie. Pour elle il est forcément très différent compte tenu de la religion, de la culture, des traditions et du niveau de vie.

Certaines sont aussi au courant des multiples relations de leur bezness et poursuivent néanmoins leur histoire, espérant un changement de sa part.

Si vous intervenez, ses victimes entêtées imaginent que vous vous mêlez impudiquement de leur vie "affective" et cherchez peut-être à y mettre du désordre. Elles ne comprennent pas du tout qu'il s'agit de prévention et d'une vérité certaine!

Dans la majorité des cas, elles vous regardent interloquées. Vous devenez en un instant leur pire ennemi. Elles se braquent et tournent les talons très vite!....Par fierté aussi ! Certaines pensent que leur amour est unique.

Cet état est encore plus frappant chez les très jeunes personnes, insouciantes et naïves. Les parents sont impuissants. Des différents s’installent, incompréhensions, mensonges (il arrive que des jeunes filles retournent en Tunisie en cachette, certaines n’hésitent pas à se marier sans consulter leurs proches).

Prévenez, informez, insistez!! en mesurant votre discours en fonction de vos affinités avec la victime.

* ************************************** Enfin, la "Bezness Company" ne doit pas être confondue avec le tourisme sexuel. Celle-ci manipule des personnes amoureuses et innocentes, elle fabrique des victimes en utilisant une vulnérabilité certaine, un endormissement. Les touristes sexuels sont en quête de plaisirs sexuels uniquement, en contre partie d'argent.

* **************************************** On est tous concernés ! Vous aussi ainsi que vos enfants pouvez être des cibles idéales.

Retenez, relisez, avant, après votre 1er ou prochains séjours....N'hésitez pas à informer autour de vous

BONNES VACANCES DANS CE PAYS MAGNIFIQUE ET FASCINANT ET NE FERMEZ PAS VOTRE COEUR POUR AUTANT SI L'ON VOUS DRAGUE CAR LES COUPLES MIXTES SINCERES SONT TRES NOMBREUX !.........Partez seulement informez et revenez lucide !
Résumé et retour d'une croisière sur le Costa Méditérranea du 4 au 14 avril, escales à Katakolon, Rhodes, Izmir, Istanbul, Athènes et Rome English translation pending
by Ganoude · 2009-04-20 · 34 replies
Bonjour

Un petit résumé de notre voyage à bord du Costa Méditérranea qui commence à Savone par une belle journée et un embarquement rapide. A bord à 14h30. Embarquement prioritaire cette année grâce à la carte Coral. Top! Quelques heures de gagnées et quelques photos de plus. Cabine 4114 pont 4 vue obstruée mais entre deux chaloupes donc impeccable, on a la mer et l'horizon. Top!

Départ...17h avec le lendemain une journée en mer et passage devant l'île de Stomboli de l'archipel des îles éoliènnes située au nord de la Sicile avant d'accoster à Katakolon un ancien petit port de pêche le 06/04 pour une excursion à Olympie. Site originel des jeux antiques. Site dans la verdure.

Katakolon petit port devenu un peu clinquant avec sa rue principale et ses boutiques, touris....tique!...................

suite......07/04 Rhodes

Ganoude 😉
Retour de croisière "Légendes antiques" sur le Costa Méditerranea du 4 au 14 avril 2009 English translation pending
by Belou42 · 2009-04-15 · 22 replies
Nous sommes rentrés hier dans l'après midi de croisière de 10 jours sur le costa méditérranéa. Notre première visite 1 heure après le retour a été pour le médecin. Résultats 1 bronchite chacun et une otite pour moi avec antibiotiques et plein d'autres médicaments. Un bon souvenir de croisière pour quelques jours encore, en cause la clim non réglable dans la cabine et des nombreux courants d'air dans les restaurants. Mon mari est reparti ce matin à paris au boulot à 500km de chez nous pas très en forme. Nous voulions éviter un grand voyage pour le décallage horaire fatiguant au retour. Mais cette fois ce n'est pas top non plus. Moi, j'ai encore quelques jours pour me remettre. Sinon voyage interressant, une organistation parfaite de la part de costa pour le service, la gestion des excursions, les spectacles de classe sauf un. Le plaisir du départ du port chaque jour, le spectacle changeant tous les jours. On est choyé à chaque instant, et plein de surprises. de l'animation à foison. Pour la bouffe à mon avis il y en a trop, quand je pense que des gens se plaignent sur le forum j'ai du mal à le croire, et que mangent ils chez eux? J'ai vu des assiettes de gateaux sur deux étages au gouter de 16 heures. Et je ne suis pas allé au buffet de minuit. Beaucoup de personnes comme moi ont été choquées, par le comportement de certaines personnes à la présentation des sculptures sur glace, pains et fruits à minuit.Ils se sont jetés sur les gateaux et autres nourritures en quelques minutes, ne laissant pas la place aux autres pour admirer et photographier, et détruisant les tableaux en quelques minutes, alors que le dernier repas au restaurant était moins de deux heures avant. je me demande ce que doivent penser tous ces gens qui travaillent des heures pour préparer tout cela et qui vivent dans des pays ou les enfants travaillent sur des détritus de poubelles pour gagner quelques euros et se nourrir. Queque part nous étions nombreux choqués et un peu mal à l'aise. Un grand merci à tous ces jeunes qui travaillent beaucoup, sont toujours souriants et serviables pour nous rendre ce séjour agréable. Le dernier jour un croisiériste de notre table à préparé une enveloppe pour les pourboires avec la carte de france et la situation de la ville de chacun. Nous avons ajouté un petit mot et une signature, nos deux serveurs ont eu l'air vraiement touchés par ce geste. C'est vrai qu'il y a plein de moments émouvants dans ces croisières. Seul point noir, le restaurant un peu trop bruyant. On a du mal à s'entendre. Les villes visitées: Istanbul, Rome Athènes et Rhodes. On s'est beaucoup promené. On a évité les visites des églises musées et mosquées. De toute façon Il y avait des queues de plus d'une heure d'attente. Pour athènes on pris le cap soumion le matin c'était très agréable. Pour rhodes, Lindos en taxi le matin c'est faisable à deux couples. Ephèse, on a pris l'excursion, un peu chère, mais pas déçus. Pour Rome attention c'était férié, il y avait très peu de trains et les gens qui voulaient faire seuls Rome, ont rebroussé chemin par manque de temps. Dans l'ensemble, nous sommes contents. Reste le problème de la clim et des courants d'air. A vrai dire je ne vois pas de solutions. Il faut faire avec. Si vous avez un peu de temps, il faut aller à la présentation de la vie dans le bateau et de celui ci, c'est très interressant et on apprend plein de choses. allez également à la visite des cuisines. Cela dure une petite demi heure, et il semble que cà fasse plaisir aux personnes qui y travaillent, nous avons fait quelques photos avec eux. C'est assez impressionnant. Egalement, s'ils viennent sur ce forum, un grand bonjour à nos voisins de table au restaurant. Nous avons été gaté, et avons passé de bons moments malgré le bruit. Nous avions avec nous un couple de 83 et 85 ans. C'était leur 13ème croisière. Un bel exemple. josiane
Avis sur itinéraire de trois mois aux Etats-Unis English translation pending
by Rockingusa · 2009-04-13 · 30 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je suis toute nouvelle sur ce forum et j'aimerais connaître vos avis et conseils par rapport à mon road trip de 3 mois que je suis en train de peaufiner. Je suis bien entendu ouverte à toute remarque/proposition :)

Mon mari et moi partons le 4 mai 2009 et revenons le 28 juillet 2009. L'arrivée se fera à Las Vegas et le retour depuis Atlanta. Nous avons déjà visité l'Arizona, le Nouveau Mexique, l'Utah et LA, c'est donc la raison pour laquelle nous ne passons pas par là.

Nous avons déjà loué la voiture (type Chevrolet Cobalt) via le site: www.elocationdevoitures.fr et réservé 4 logements: à Las Vegas, à San Francisco, à New Orleans et à Orlando. Dans le périple ci-dessous, les dates indiquées en mauve sont celles pour lesquelles nous devons impérativement être dans la ville (car logement booké). Vous remarquerez que nous avons marqués certains jours d'un point d'interrogation. Le but est de laisser quelques jours de flotement sachant que nous devons impérativement être à la Nouvelle Orléans le 3 juillet => toute proposition bienvenue!

Une chose importante à préciser est que nous voulons énormément visiter des petites villes/villages typiques, notamment au Texas.

Nous avons prévu de loger à 75% dans des motels et à 25% en camping (surtout dans les parcs nationaux).

Finalement, notre budget sur place (donc hors avion, location de la voiture) est d'environ 7000€ par personne.

Mes questions:pensez-vous que cela soit réaliste?que pensez-vous de la répartition du temps?qu'ajouteriez-vous/modifiriez-vous?

Voici le périple:

Jour 1: 4 mai: Bruxelles - Las VegasJour 2: 5 mai: Las Vegas Aller chercher la voiture, acheter les sacs de couchage et le GPS + visite de la ville Jour 3: 6 mai: Las Vegas – Sequoia & King Canyon National Parks

Jour 4: 7 mai: Bakersfield/Three Rivers - Sequoia & King Canyon National Parks Jour 5: 8 mai: Sequoia - Côte Ouest Jour 6 : 9 mai : Côte Ouest - San Francisco Jour 7: 10 mai: San Francisco Jour 8: 11 mai: San Francisco Jour 9: 12 mai: San Francisco Jour 10: 13 mai: San Francisco - Yosemite Jour 11 : 14 mai: Yosemite – Sacramento – ? Jour 12 : 15 mai: ? – Lassen Volcanic National Parc Jour 13: 16 mai : Redding/Weaverville/Eureka vers Oregon Jour 14: 17 mai: ? - Crater Lake National Park Jour 15: 18 mai: Bend – Sisters – Salem - Portland Jour 16: 19 mai: Portland Jour 17: 20 mai: Portland Jour 18: 21 mai: Portland – Olympic National Park Jour 19: 22 mai: Olympic National Park – Seattle Jour 20: 23 mai: Seattle Jour 21: 24 mai: Seattle Jour 22: 25 mai: Seattle – Baker City (Oregon) Jour 23: 26 mai: Baker City – Boise – Twin Falls Jour 24: 27 mai: Twin Falls – Salt Lake City Jour 25: 28 mai: Salt Lake City (Utah) Jour 26: 29 mai: Salt Lake City Jour 27: 30 mai: Salt Lake City – Vernal Jour 28: 31 mai: Vernal – Jackson Hole Jour 29: 01 juin: Jackson Hole – Grand Teton Jour 30: 02 juin: Grand Teton – Yellowstone Jour 31: 03 juin: Yellowstone Jour 32: 04 juin: Yellowstone Jour 33: 05 juin: Yellowstone Jour 34: 06 juin: Yellowstone Jour 35: 07 juin: Yellowstone – Cody Jour 36: 08 juin: Cody Jour 37: 09 juin: Cody Jour 38: 10 juin: Cody – Devil's Tower – Sundance Jour 39: 11 juin: Sundance – Deadwood – Rapid City Jour 40: 12 juin: Rapid City Jour 41: 13 juin: Rapid City Jour 42: 14 juin: Rapid City

Jour 43: 15 juin: Rapid City - Denver Jour 44: 16 juin: Denver Jour 45: 17 juin: Denver Jour 46: 18 juin: Denver – Santa Fé Jour 47: 19 juin: Santa Fé - Amarillo Jour 48: 20 juin: Amarillo – Dallas Jour 49: 21 juin: Dallas – Crawfort Jour 50: 22 juin: Crawfort - Houston Jour 51: 23 juin: Houston Jour 52: 24 juin: ? Jour 53: 25 juin: ? Jour 54: 26 juin: ? Jour 55: 27 juin: ? Jour 56: 28 juin: Houston – Lake Charles – Lafayette Jour 57: 29 juin: Lafayette – Baton Rouge Jour 58: 30 juin: Baton Rouge Jour 59: 01 juillet: Baton Rouge – Saint Francisville Jour 60: 02 juillet: Saint Francisville – New Orleans Jour 61: 03 juillet: New Orleans Jour 62: 04 juillet: New Orleans Jour 63: 05 juillet: New Orleans Jour 64: 06 juillet: New Orleans Jour 65: 07 juillet: New Orleans - Pensacola Jour 66: 08 juillet: Pensacola – Panama City – Tallahassee Jour 67: 09 juillet: Tallahassee – Saint Petersburg (tampa) Jour 68: 10 juillet: Saint Petersburg – Fort Myers Jour 69: 11 juillet: Fort Myers - Everglades Jour 70: 08 juillet: Everglades Jour 71: 09 juillet: Everglades – Key West Jour 72: 10 juillet: Key West Jour 73: 11 juillet: Key West - Miami Jour 74: 12 juillet: Miami Jour 75: 13 juillet: Miami Jour 76: 14 juillet: Miami Jour 77: 15 juillet: Miami - Orlando Jour 74: 16 juillet: Orlando Jour 75: 17 juilet: Orlando Jour 76: 18 juillet: Orlando Jour 77: 19 juillet: Orlando Jour 78: 20 juillet: Orlando Jour 79: 21 juillet: Orlando Jour 80: 22 juillet: Orlando Jour 81: 23 juillet: ? Jour 82: 24 juillet: ? Jour 83: 25 juillet: ? Jour 84: 26 juillet: ? Jour 85: 27 juillet: ? Jour 86: 28 juillet: Atlanta - Bruxelles

Merci beaucoup pour votre aide!
Album de photos d'escales English translation pending
by Alcati · 2009-04-10 · 185 replies
😉Bonsoir,

Après avoir fait un album sur les cabines de paquebots, un album sur les paquebots de croisière (toujours en cours), pourquoi pas mettre maintenant sur celui-ci vos photos et commentaires sur vos escales.

On pourrait rajouter en plus des infos sur l'accès dans les ports par la route, en taxi, en train car je lis que ces questions très importantes et utiles sont souvent demandées.

Des informations qui pourraient donner sur cette discussions toutes informations utiles et regroupées pour les nouveaux comme pour les anciens croisièristes.

A vous tous, n'hésitez pas à venir nous faire découvrir depuis l'arrivée dans un port et cela jusqu'au départ, vos images et coup d'œil divers mais combien intéressant qui peuvent nous servir.

Bienvenu à vous tous et encore merci pour tout ce que vous nous apportez chaque jour.

Pour ma part, je commence par SAVONE et puis, je rajouterai au fur et à mesure d'autres photos d'escales.

Comme vous pouvez le voir lorsque vous entrez dans Savone en voiture, il suffit de suivre ce type de panneaux qui vous indiquent l'accès au port. La 2° photo vous montre l'accès au PALACROCIERE (vue de la terrasse), la 3° démontre cette terrasse et à gauche des bus, un stand d'accueil pour ceux qui ont loué une place de parking sous les toiles claires. Les véhicules pris en charge sont garés un peu loin.

Bonne visite à tous.

JC
Route 66 à moto en septembre (États-Unis) English translation pending
by Chene013 · 2009-04-04 · 34 replies
Bonjour, Je pars début septembre de Springfield missouri pour los angeles en harley elecra glide pour 3 semaines de voyage. Je voudrais savoir le temps que nous allons trouver et ayant une cbf 1000 à quoi doit-on s'attendre avec l'electra glide sachant que l'on est 2 sur la moto et que l'on va à l'hôtel ? D'avance merci pour les conseils.
1er avril: nouvelles primes promos English translation pending
by Neptunéa · 2009-04-01 · 46 replies
Bonjour Les nouvelles primes promos sont arrivées... Sauf que... Un peu avant 9h ce matin, je les découvre : primes AF, primes KLM, 1 prime Kenya Airways. Je suis pressée mais constate qu'au moins quelques primes promos en affaires sont plus intéressantes qu'avant et moins "chères" que celles de KLM pour la même destination. 🙂 Obligée de partir, je ne reviens devant mon ordi que 6h plus tard avec l'intention de réserver et ........... plus aucune primes promos en affaires avec AF 🏴‍☠️. Ont-elles été déjà toutes achetées ? Etait-ce une erreur d'AF qui a été corrigée dans la matinée ? Puis-je espérer que de nouvelles places apparaissent ? Avez-vous pu en réserver ? A +
Compte-rendu de croisière sur l'Azamara Quest en Asie English translation pending
by MissMC · 2009-03-22 · 18 replies
Comme il n'y a pas beaucoup de discussions sur la ligne Azamara, j'ai pensé partager le compte-rendu (long et détaillé) de notre dernière croisière sur le Azamara Quest. L'itinéraire: Hong Kong, Shanghai, Busan (Cor��e sud), Hiroshima, Osaka/Kyoto, Seoul, Dalian (Chine) et Tianjin. Nous avons terminé notre voyage par un séjour à Pékin de 5 jours, mais ça, c'est une autre histoire!!

Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.

Pour ceux qui préfèrent les images aux mots:
http://picasaweb.google.com/mcdessureault

Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009

Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!

Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!

Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!

Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!

Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!

Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.

Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.

Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser

Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...

Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.

La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!

Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!

C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!

Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!

Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!

Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.

Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!

Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!

Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!

En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.

On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.

Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!

Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.

Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.

Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.

Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!

Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.

Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!

Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.

Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.

Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...

Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!

Maintenant, place aux escales:

Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.

Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.

Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!

Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.

Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...

Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.

Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s���il venait à avoir soif!

Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.

Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!

Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!

Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!

Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.

Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!

A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.

On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!

Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.

On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!

Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!

Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.

Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!

Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!

En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.

Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!

De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)

Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!

5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)

Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.

Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!

On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...

Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!

La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!

Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!

De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!

Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...

Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!

7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé

Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...

A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!

Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!

Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.

Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!

Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!

Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!

8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé

Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!

Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!

Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!

Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.

Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.

Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!

De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...

En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!

A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!

On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.

Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!

9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages

Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.

A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!

Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.

Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??

Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!

Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!

Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...

Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...

Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!

De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!

Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...

Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé

Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.

Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!

De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.

Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages

Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!

Le Looking Glass est d��finitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...

Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie

A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.

Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.

Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!

La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.

Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!

La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!

Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé

La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.

Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...

Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!

Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!

Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!

Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.

Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!

Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!

Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!

Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux

Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.

Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!

Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...

Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.

Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!

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