bonjour,
" Des attitudes condamnables? Explique-toi, en termes brefs, concrets, clairs et precis!"
Aïe, tu me demandes la lune, là !
Les attitudes condamnables, j'en ai déjà dressé une petite liste plus haut (que l'on peut prolonger à l'envi : voiture rayées, chats empoisonnés, discriminations en tout genre - embauche, logement, dégradations, profanations...)
Beaucoup expliquent ces comportements xénophobes par le poids du passé (annexions, francisation et germanisation forcées, déplacements, internements, etc.), mais leur "explication" s'entend plus comme une justification que comme un facteur de compréhension, scientifique : "faut les/nous comprendre, vous savez, avec tout ce qui c'est passé ici, c'est normal de vouloir se sentir enfin chez soi et de ne pas être dérangé, etc."
Bien sûr que ce passé éclaire, mais il ne doit pas servir de justification, d'alibi, voire d'instrument électoral...
Il ne faudrait pas non plus imaginer tous ces Alsaciens comme des victimes... Z'étaient pas tous là à pleurer en 40.
Et c'est bizarre tout de même, cette restriction de l'histoire alsacienne de ces 150 dernières années à la géopolitique européenne...
On peut ajouter, dans ce cadre large, le peu d'enracinement de la République, la faible structuration politique qui empêche tout débat démocratique, la persistance de la domination des notables (et des curés !) - avant de virer complètement à droite, l'Alsace était un fief de l'UDF, constitué de petits barons locaux -, un monde ouvrier qui ne s'est jamais organisé en mouvement, etc.
L'Alsace, c'est une terre de coqs de villages dans des basses-cours bien disciplinées. Et les coqs de village voient les petits poussins venant d'ailleurs comme des concurrents potentiels. Alors, on ferme le poulailler pour ne pas terminer en coq-au-vin.