Results for "Normandie+et+vélo+|+127"
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Températures dans le nord de la Thaïlande, Birmanie, nord du Laos et nord du Cambodge en décembre? English translation pending
je me suis caillée en nord Vietnam à cette epoque de l'année, l'année dernière, il a plu tout le temps, j'ai souffert du froid.
Quand je regarde la mappemonde, je me rends compte que ces regions que je vous ai indiquése en titre se trouvent à la même latitude.
que pouvez vous me dire de vos experiences de voyages à cette époque ?
que pouvez vous me dire de vos experiences de voyages à cette époque ?
Vigilance maximale en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour à tous, je ne veux pas vraiment faire un carnet, juste rendre compte de quelques faits afin d'éviter à d’autres de graves ennuis. La succession des informations personnelles m'ont convaincu de le faire. Tout a été dit sur ce pays où nous avons passé en octobre 2018 trois semaines, avec une voiture de location (Toyota Avanza neuve, genre SUV rustique, qui peut recevoir jusqu'à 5 personnes) et où nous avons fait, ma femme et moi, en indépendant (comme toujours depuis 40 ans) un itinéraire assez classique de 3500 km. Arrivée au Cap, qui est une ville intéressante, mais pas la merveille vantée par les voyagistes. Le site est grandiose, mais la ville n'a rien d'extraordinaire, si l'on a beaucoup voyagé par ailleurs. La comparaison avec San Francisco est très exagérée. Cela dit, nous y avons vu des phoques se prélassant sur le port à un mètre de nous, des baleines au large, et l'ambiance autour du port est agréable. Le musée d’art moderne est très original, détournant d’anciens silos. Comme tout le monde, nous avons vu des autruches sauvages sur la route du Cap de Bonne espérance et la fameuse plage aux pingouins où, si l’on ose escalader quelques rochers, on peut s’approcher doucement au milieu des animaux sans les gêner. Bref, ce que je veux dire est d’un autre ordre. Nous logions dans une guesthouse de charme au centre du Cap, à 100 m de la rue des restaurants, Long street. J’avais repéré en y marchant l’après midi un restaurant éthiopien attirant à 300 m de « chez nous ». Notre hôte m’a fermement déconseillé de nous y rendre à pied. Même pour 300 m ! « Prenez votre voiture ou un taxi ou je préfère vous y amener ! ». Il n’est pas possible pour un blanc de sortir à pied après un tacite couvre-feu dès 18 h. Nous avons observé la situation, et en effet, descendent des Townships, une multitude de jeunes noirs assez « déjantés » et agressifs, souvent alcoolisés ou drogués, d’allure dangereuse. Des clients de notre guesthouse ont également été agressés et volés à 15 h dans une rue déserte du centre ville, mais toutes les rues sont désertes sauf près du port ! Nous avons visité sans ennuis et beaucoup marché, mais toujours sur nos gardes. Ce n’est pas très agréable. Cette situation s’est répété, à notre grande surprise, dans les petites villes de la route des vins. Nos hôtes nous faisaient les mêmes recommandations et nous y remarquions des scènes identiques. Un couple de nos amis s’est fait rançonné en septembre dernier par de faux policiers noirs à bord de deux voitures, sur la route du Cap. Ils les ont obligés à s’arrêter prétextant une infraction, puis leur ont tout pris, mais sans violence excessive…
Nous avons eu de nombreux contacts charmants et parfois approfondis avec des noirs dans les services, et manifestement l’apartheid continue, il est économique ! Partout, dans les magasins, les hôtels, les restaurants, les consommateurs sont blancs et les serveurs sont noirs ! Ceux qui travaillent et sont salariés dorment quand même dans leur township misérable le soir venu. En 3500 km (bonnes routes peu fréquentées) j’ai rarement vu des noirs conduire une voiture particulière, et quand c’était le cas, le véhicule avait 40 ans de retard pour le contrôle technique.
Pour résumer la suite, nous avons beaucoup apprécié la route des vins (double clôture électrique de 3 m de haut sur des centaines d’hectares !), bonnes dégustations et visites de « châteaux », bons repas et vins bon marché dans les restaurants. Ah le Pinotage…
A Port Elizabeth nous avons pris l’avion pour Durban et loué une voiture identique, puis nous avons roulé jusqu’à l’estuaire de Santa Lucia où nous avons navigué quelques heures au milieu des hippopotames et des gros codiles. Plus tard, nous avons rejoint la réserve de Hluhluwe. Enorme déception : trois heures en 4x4 pour voir de loin 2 rhinocéros et 3 girafes. Mauvais jour.
Traversée du Swaziland avec quelques longues pistes en terre rouge, ambiance détendue, les gens (noirs bien sûr) sont plutôt sympathiques. L’ensemble est assez pittoresque.
Puis, inévitablement, le Parc Kruger, pour deux jours. Souvent, sur des dizaines de km, il n’y a plus une seule feuille dans les arbres ! Quelle désolation, les animaux souffrent et sont bien maigres. Evidemment nous avons vu beaucoup d’éléphants, de lions, de girafes, de buffles, de koudous, etc, et c’est toujours émouvant. Seulement voilà, en matière d’animaux et de paysages, ça n’atteint pas la cheville de la Tanzanie où nous sommes allés il y a 10 ans. Donc, il vaut mieux commencer par l’Afrique du Sud. On a trop ( ?) voyagé, 80 pays, on devient difficile…on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons. Mais on peut encore s’émerveiller facilement.
Suivent le Blyde river canyon, magnifique, et Prétoria la ville aux 70 000 jacarandas, en pleine floraison en octobre, et c’est splendide. On nous donne encore bien des avertissements et même dans le centre ville, où nous marchons un peu, on ne se sent pas en sécurité. Nous traverserons Johannesburg en voiture et dans le quartier du marché, de jeunes noirs tapent aux fenêtres de la Toyota. Je comptais sortir faire quelques photos... ils ne nous aiment pas et on peut les comprendre, mais l’apartheid, je n’y suis pour rien.
Si je me suis décidé à écrire ce petit carnet de voyage c’est parce qu’hier un couple d’amis bien plus jeunes (48 ans) et rentrant de ce pays, nous a raconté son agression. A Johannesburg, à 16 h, il y a un mois, dans un beau quartier où ils logeaient à l’hôtel, ils se sont faits violemment agressés et dépouillés dans la rue. Deux grands noirs les ont « étranglés » par derrière alors que deux autres leur volaient tout, téléphones, papiers, argent, montres et…pantalons et baskets ! Ils s’en sont remis, certes, et ont continué leur voyage car ils venaient juste d’atterrir !
Voilà, je devais raconter. Je connais des tas de gens qui n’ont eu aucun problème, c’est aussi notre cas, mais jamais nous n’avons rencontré une telle ambiance et nous en avons vu d’autres, au Brésil, au Mexique, à Lima, en Afrique de l’Ouest et ailleurs. C’est un beau voyage, mais il faut être « parano » et toujours sur ses gardes, on peut ne pas apprécier…
Au total nous avons quand même beaucoup dépensé, mais nous avions choisi des guesthouses de charme et dans les réserves des lodges superbes, parfois du genre alvéoles de béton très confortables nichées sur des rochers et fondues dans la végétation.
Je souhaite à ce pays de rapides réformes afin de réduire fortement la misère et les inégalités choquantes entre les noirs et les blancs, ou alors…Mandela n’aura pas réussi son œuvre.
Evidemment je ne conseillerai jamais d’y aller en groupe, (sauf avec quelques amis), en tant que vieux routard, je n’encourage pas ce tourisme de masse qui a défiguré le monde. Le voyage ça se mérite, d’effort, d’angoisse parfois, mais on sait la maxime bouddhiste : « le but c’est le chemin ».
Mon site : https://bernard-manteau.book.fr/
Recherche personnes intéressées par une mission humanitaire dans les Balkans en juillet 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes nombreux sur ce forum à vouloir partir en humanitaire pour aider des populations à l'autre bout de l'Europe, mais les formalités avec les ONG sont parfois très compliquées et empêchent les bonnes volontés de s'exprimer!
Alors, je propose le projet humanitaire suivant : constituer un groupe de jeunes ou moins jeunes de bonne volonté, prêts à mettre la main à la pâte, pour organiser LA MISSION HUMANITAIRE QUI NOUS CONVIENT A TOUS! Aide dans un orphelinat, chantier humanitaire, formation éducative, distribution de fournitures scolaires, etc, etc!
Pour ma part, je suis étudiant en Master de droit international avec option humanitaire, et la péninsule balkanique me séduit énormément (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Kosovo, Macédoine, Roumanie, Moldavie, Serbie, etc...).
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues : étudiants, retraités, jeunes actifs, des bras, des cerveaux, des idéalistes, des pragmatiques....!
Donc, si tu es intéressé(e) pour participer à une mission humanitaire dans les Balkans en Juillet 2011...et organiser ce projet par toi-même en venant rejoindre d'autres "particuliers" intéressés...tiens-moi au courant!
Humanitairement vôtre.
Francesco
Nous sommes nombreux sur ce forum à vouloir partir en humanitaire pour aider des populations à l'autre bout de l'Europe, mais les formalités avec les ONG sont parfois très compliquées et empêchent les bonnes volontés de s'exprimer!
Alors, je propose le projet humanitaire suivant : constituer un groupe de jeunes ou moins jeunes de bonne volonté, prêts à mettre la main à la pâte, pour organiser LA MISSION HUMANITAIRE QUI NOUS CONVIENT A TOUS! Aide dans un orphelinat, chantier humanitaire, formation éducative, distribution de fournitures scolaires, etc, etc!
Pour ma part, je suis étudiant en Master de droit international avec option humanitaire, et la péninsule balkanique me séduit énormément (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Kosovo, Macédoine, Roumanie, Moldavie, Serbie, etc...).
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues : étudiants, retraités, jeunes actifs, des bras, des cerveaux, des idéalistes, des pragmatiques....!
Donc, si tu es intéressé(e) pour participer à une mission humanitaire dans les Balkans en Juillet 2011...et organiser ce projet par toi-même en venant rejoindre d'autres "particuliers" intéressés...tiens-moi au courant!
Humanitairement vôtre.
Francesco
Voyage en Éthiopie à l'été prochain (2011) English translation pending
Bonjour,
Avec ma copine, nous sommes en train de prospecter pour notre voyage de l'été prochain. On hésite encore entre 2 ou 3 destinations (Indonésie, Madagascar et donc l'Ethiopie). Le problème c'est que l'on trouve très peu de docs sur ce pays. C'est aussi ce qui nous attire, cette vague idée d'un pays pas totalement gangréné par le tourisme.
J'ai donc quelques questions assez basique et je préfère m'appuyer sur des gens connaissant le pays plutôt que sur internet.
- peut-on voyager en couple, sans passer par une agence, sans aucun risque ? - pleut-il vraiment beaucoup en août ? - le budget moyen, tout compris (hotel, bouffe, excursions, ...) est-il de 15-20 euros par jour ? - 3 semaines en Ethiopie, cela vous paraît être correct ? - au niveau des paysages, randonnées, excursions, est-ce que c'est le bonheur ?
Merci de m'aider, sachant que si les réponses sont positives, je pense sérieusement éliminer les autres destinations pour garder l'Ethiopie et à partir de là, j'aurai encore plus besoin des experts de Voyage Forum.
Avec ma copine, nous sommes en train de prospecter pour notre voyage de l'été prochain. On hésite encore entre 2 ou 3 destinations (Indonésie, Madagascar et donc l'Ethiopie). Le problème c'est que l'on trouve très peu de docs sur ce pays. C'est aussi ce qui nous attire, cette vague idée d'un pays pas totalement gangréné par le tourisme.
J'ai donc quelques questions assez basique et je préfère m'appuyer sur des gens connaissant le pays plutôt que sur internet.
- peut-on voyager en couple, sans passer par une agence, sans aucun risque ? - pleut-il vraiment beaucoup en août ? - le budget moyen, tout compris (hotel, bouffe, excursions, ...) est-il de 15-20 euros par jour ? - 3 semaines en Ethiopie, cela vous paraît être correct ? - au niveau des paysages, randonnées, excursions, est-ce que c'est le bonheur ?
Merci de m'aider, sachant que si les réponses sont positives, je pense sérieusement éliminer les autres destinations pour garder l'Ethiopie et à partir de là, j'aurai encore plus besoin des experts de Voyage Forum.
Traversée de la Mauritanie, raisonnable actuellement? (fin décembre 2009) English translation pending
Bonjour ,
J'envisage de partir début janvier pour le Mali, via le Sénégal en voiture, je m'interroge sur la dangerosité de ce projet. Est-ce raisonnable de traverser actuellement la Mauritanie. Je sais que le risque existe, bien qu'il soit minime.
Je pense faire cette traversée en deux jours, avec une escale à Nouakchott avant de rejoindre Saint Louis par Rosso ou Diama.
Quelqu'un a-t-il récemment traversé ce pays ? quelle est l'ambiance générale ? J'ai lu aussi que la délivrance du visa à Rabat se faisait dans la journée, est-ce exact ? Merci pour vos réponses et bonne journée.
Quelqu'un a-t-il récemment traversé ce pays ? quelle est l'ambiance générale ? J'ai lu aussi que la délivrance du visa à Rabat se faisait dans la journée, est-ce exact ? Merci pour vos réponses et bonne journée.
France-Niger en voiture au mois de juin 2009: dangereux? English translation pending
Voila j'envisage de partir au mois de juin en voiture jusqu'au Niger nous sommes deux et nous nous demandons si c'est risqué ou pas??
y'aurait il des gens qui partent en voiture en Afrique au meme moment??la traversée de la Mauritanie est dangeureuse faut il partir a plusieurs voitures??
Peut on passer en Mauritanie au Mali et au Burkina librement enfin sans trop de probleme???
J'attend votre avis avec impatience
Retour d'Éthiopie, quinze jours en vallée de l'Omo English translation pending
Nous voici rentrés de la vallee de l'omo.Ce fut un voyage extraordinaire, le meilleur periple que nous avons jamais fait.Notre agence ethiopienne fut exemplaire, et grace a elle nous avons pu passer 5 jours et 4 nuits dans un village hamer pres de turmi, et ça, je ne l'oublierai jamais.Je crois que notre agence est la seule a le proposer.
Notre chauffeur samuel et notre traducteur daniel se sont pliés en 4 pour nous :gentillesse, professionnalisme, connaissance du terrain, ponctualité, efficacité...
Nous avons fait le trajet awasa, dorzé, turmi (kolcho, omorate, dimeka) jinka, key afer, konso, arbaminch, butajira, addis.
Nous avons eu la chance d'assister au festival des peuples et tribues d'arbaminch ou 56 tribues etaient représentées telles que les surma, bodis, dizi, silté, erythrée, oida, sidama....
Si vous avez des questions sur les trajets, etats des routes, hotels ou autres, n'hesitez pas, je vous repondrai .
Partir en stage pour deux mois en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Je pars en stage pendant deux mois dans une école d'enfants de parents mendiants a Sarnath à coté de Varanasi.
Quelqu'un connait-il bien le coin? J'aimerais avoir quelques conseils, quels sont les lieux à ne pas manquer ? Quels sont les dangers à éviter? Pouvons nous tout manger? Partir avec une trousse à pharmacie? Les vaccins à faire en priorité?
Et aussi combien de temps avez vous mis pour avoir votre visa? On m'a dit que je pouvais le prnedre directement à l'aéroport mais en lisant à droite et à gauche sur internet ca m'a l'air plutot compliqué...?
Je pars bientôt et le stress du départ commence à arriver, j'espère que vous ne trouverez pas mes questions trop stupides mais je voudrais juste être un peu guidée. Merci par avance. céline
Je pars bientôt et le stress du départ commence à arriver, j'espère que vous ne trouverez pas mes questions trop stupides mais je voudrais juste être un peu guidée. Merci par avance. céline
Transport en commun de Lusaka (Zambie) au Cap (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour bonjour...
je finalise mon circuit pour cet été qui démarre au Soudan et qui finit au Cap... arrivé à Lusaka, et pour ne pas perdre trop de temps, j'aimerai savoir quel est le meilleur moyen pour arriver en Afrique du Sud en 10 jours maxi....
j'avais pensé prendre le train depuis Lusaka en Zambie vers le Zimbabwe mais est ce que je verrai les chutes Victoria? c'est mieux d'y aller en bus? après on peu passer coté Zimbabwe il parait, mais est ce que je peux continuer mon chemin par là bas vers l'AS? quel est le meilleur itinéraire??? Combien ça côûte? please, help meeeeeeeee!!!! est ce qu'il ya un guide au fait pour ce coin là???
D'avance merci
a-t-on le droit de dormir dans sa voiture en Californie, Névada et Arizona English translation pending
Afin de réduire les frais relatif à l'hébergement, je compte passer quelques nuits dans ma voiture de loc en californie, névada et arizona.
Est ce interdit? y'a pas de raison me dis-je d'avec mon raisonnement d'européen mais avec eux on sait jamais!!!....les seins nus sont interdits sur la plage...mais par contre tu peux te trimballer avec un gun en ville.......🤪...faut arrêter le Coca..les petits gars!
Alors je ne met pas en doute la capacité des Forces de l'Ordre de là-bas😇 à me verbaliser ou pire (Guatanamo???) si j'avais l'arrogance de transgresser la tranquilité de l'ordre.
merci de me répondre....je connais pas Guantanamo, mais pour l'instant je connais personne qui soit revenu et qui en ait dit du bien....même sur le forum, alors je préfère attendre un peu!!!!
Est ce interdit? y'a pas de raison me dis-je d'avec mon raisonnement d'européen mais avec eux on sait jamais!!!....les seins nus sont interdits sur la plage...mais par contre tu peux te trimballer avec un gun en ville.......🤪...faut arrêter le Coca..les petits gars!
Alors je ne met pas en doute la capacité des Forces de l'Ordre de là-bas😇 à me verbaliser ou pire (Guatanamo???) si j'avais l'arrogance de transgresser la tranquilité de l'ordre.
merci de me répondre....je connais pas Guantanamo, mais pour l'instant je connais personne qui soit revenu et qui en ait dit du bien....même sur le forum, alors je préfère attendre un peu!!!!
Mon fils part en Angleterre (Nortbridge)... besoin d'information s.v.p English translation pending
APPEL A TOUS
Bonjour si quelqu'un a déjà été dans ce coin de pays. Il doit faire un echange étudiants avec des jeunes de Northbridge pour deux semaines. Pouvez-vous me conseiller....j'aimerais qu'il apporte un présent pour la famille, est-ce que quelqu'un pourrait me conseiller sur quoi apporter...à part le sirop d'érable! Qu'est ce que les anglais apprécient...la température en mars? Doit-il apporter bottes et manteau d'hiver
si vous avez plein de conseils à m'apporter je vous en serais très reconnaissante . Je les partagerai avec les autres jeunes du groupe
merci à l'avance
p.s. faites vite le départ est pour bientot😉
Bonjour si quelqu'un a déjà été dans ce coin de pays. Il doit faire un echange étudiants avec des jeunes de Northbridge pour deux semaines. Pouvez-vous me conseiller....j'aimerais qu'il apporte un présent pour la famille, est-ce que quelqu'un pourrait me conseiller sur quoi apporter...à part le sirop d'érable! Qu'est ce que les anglais apprécient...la température en mars? Doit-il apporter bottes et manteau d'hiver
si vous avez plein de conseils à m'apporter je vous en serais très reconnaissante . Je les partagerai avec les autres jeunes du groupe
merci à l'avance
p.s. faites vite le départ est pour bientot😉
Votre avis sur itinéraire possible en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour!
Si la Covid-19 le permet, nous aimerions passer 3 mois en Afrique du Sud (le pays). Nous y serions du 05 janvier au 5 avril 2021.
Après la lecture du Routard, et la lecture de l’équivalent d’une année de messages sur ce forum, les questions fusent et nous sommes de - en - sûrs de savoir comment départager ces 3 mois...
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un peu sur nous:
Aimons nous retrouver dans des milieux naturels, le + loin possible des foules (on est Canadiens, après tout...). On aime voir des animaux sauvages et non pas dressés à donner la papatte ou à prendre la pause.
On aime (et on est habitués) de faire du camping « sauvage » (sans bloc sanitaire ou électricité), mais on peut aussi se résoudre à passer quelques nuits dans un enclos pour humains à l’intérieur des parcs nationaux. Ils sont chez eux, pas nous. On oublie les lodges à 600 euros la nuit.
On est vraiment pas obligés de voir le cap de Bonne-Espérance, Robben Island ou des colonies de manchots... si ça veut dire de faire l’impasse sur des lieux isolés, peu fréquentés mais dignes de détours.
On aime bien louer des voiture question d’aller où bon nous semble, d’avoir nos équipements prêts et à portée de mains, et surtout de pouvoir garder une réserve de nourriture pour les jours (bénis) où il n’y a pas de Walmart à l’horizon...
Nous pensons qu’il serait très sage de laisser tomber la Namibie et le Botswana (autres voyages à venir?) et de se concentrer sur l’Afrique du Sud, mais devrions-nous nécessairement mettre le Lesotho et le eSwatini au programme?
Je pose la question, car ces 2 pays semblent avoir beaucoup à offrir, mais nous risquerions (peut-être) de manquer de temps et beaucoup de belles choses/lieux en Afrique du Sud en contrepartie?!?
Une certitude: nous ne reviendrons PAS dans ce pays pour une seconde visite. Merci, de ne pas demander: pourquoi?
Donc, on inclus ces deux enclaves ou pas?
On a pensé à cet itinéraire mal dégrossi:
Arrivée à Jo’burg, location d’une voiture ou 4 X 4 et faire 1 mois dans le Nord-est (Kruger, entre autre) puis remettre la voiture. Prendre un vol pour Durban ou Port Elizabeth ou Port Edward, louer une voiture et faire moitié-moitié région côtière et intérieur des terres (s’il y a effectivement de quoi se mettre sous la dent, d’autant plus qu’on déteste faire de la plage...) faire 1 mois , remettre la voiture. Prendre un vol pour le Cap, louer une voiture et explorer les grands alentours en 1 mois (s’il y a quelque chose également à se mettre derrière la cravate...) Vol de retour vers Jo’burg.
Un autre itinéraire pourrait comprendre 1 semaine (ou +) au Lesotho et 1 semaine (ou +) au eSwatini et on rognerait 2 semaines (ou +) en Afrique du Sud proprement dite.
Donc, on oublie: plages, visites de vignobles, et réserves animalières avec animaux à toucher qui rugissent sur demande.
Par contre, on prendra bonne note des endroits perdus et hors des sentiers battus que vous avez aimé. Oui, oui... On est sérieux: + c’est éloigné de tout, plus on aime!
On notera aussi les randonnées pédestres guidées ou non, les réserves animalières qui respectent les animaux (si ça existe...).
Désolé, je suis de plus en plus misanthrope, et ça transpire des fois un peu trop...
Bien vôtre
Marc Lamarre
Si la Covid-19 le permet, nous aimerions passer 3 mois en Afrique du Sud (le pays). Nous y serions du 05 janvier au 5 avril 2021.
Après la lecture du Routard, et la lecture de l’équivalent d’une année de messages sur ce forum, les questions fusent et nous sommes de - en - sûrs de savoir comment départager ces 3 mois...
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un peu sur nous:
Aimons nous retrouver dans des milieux naturels, le + loin possible des foules (on est Canadiens, après tout...). On aime voir des animaux sauvages et non pas dressés à donner la papatte ou à prendre la pause.
On aime (et on est habitués) de faire du camping « sauvage » (sans bloc sanitaire ou électricité), mais on peut aussi se résoudre à passer quelques nuits dans un enclos pour humains à l’intérieur des parcs nationaux. Ils sont chez eux, pas nous. On oublie les lodges à 600 euros la nuit.
On est vraiment pas obligés de voir le cap de Bonne-Espérance, Robben Island ou des colonies de manchots... si ça veut dire de faire l’impasse sur des lieux isolés, peu fréquentés mais dignes de détours.
On aime bien louer des voiture question d’aller où bon nous semble, d’avoir nos équipements prêts et à portée de mains, et surtout de pouvoir garder une réserve de nourriture pour les jours (bénis) où il n’y a pas de Walmart à l’horizon...
Nous pensons qu’il serait très sage de laisser tomber la Namibie et le Botswana (autres voyages à venir?) et de se concentrer sur l’Afrique du Sud, mais devrions-nous nécessairement mettre le Lesotho et le eSwatini au programme?
Je pose la question, car ces 2 pays semblent avoir beaucoup à offrir, mais nous risquerions (peut-être) de manquer de temps et beaucoup de belles choses/lieux en Afrique du Sud en contrepartie?!?
Une certitude: nous ne reviendrons PAS dans ce pays pour une seconde visite. Merci, de ne pas demander: pourquoi?
Donc, on inclus ces deux enclaves ou pas?
On a pensé à cet itinéraire mal dégrossi:
Arrivée à Jo’burg, location d’une voiture ou 4 X 4 et faire 1 mois dans le Nord-est (Kruger, entre autre) puis remettre la voiture. Prendre un vol pour Durban ou Port Elizabeth ou Port Edward, louer une voiture et faire moitié-moitié région côtière et intérieur des terres (s’il y a effectivement de quoi se mettre sous la dent, d’autant plus qu’on déteste faire de la plage...) faire 1 mois , remettre la voiture. Prendre un vol pour le Cap, louer une voiture et explorer les grands alentours en 1 mois (s’il y a quelque chose également à se mettre derrière la cravate...) Vol de retour vers Jo’burg.
Un autre itinéraire pourrait comprendre 1 semaine (ou +) au Lesotho et 1 semaine (ou +) au eSwatini et on rognerait 2 semaines (ou +) en Afrique du Sud proprement dite.
Donc, on oublie: plages, visites de vignobles, et réserves animalières avec animaux à toucher qui rugissent sur demande.
Par contre, on prendra bonne note des endroits perdus et hors des sentiers battus que vous avez aimé. Oui, oui... On est sérieux: + c’est éloigné de tout, plus on aime!
On notera aussi les randonnées pédestres guidées ou non, les réserves animalières qui respectent les animaux (si ça existe...).
Désolé, je suis de plus en plus misanthrope, et ça transpire des fois un peu trop...
Bien vôtre
Marc Lamarre
Croisière sur le MSC Sinfonia le 25 octobre 2012 (Gênes, Salerne, Civitavecchia, La Goulette, Ibiza et Palma) English translation pending
Bonjour,
Me voici de retour!
Après avoir fait une croisière en Avril dernier sur le Costa Magica, nous avons attrapé le virus!!!
Et oui!
Nous repartons mais cette fois çi avec MSC!
Gênes, Salerne, civitavecchia, La Goulette, Ibiza et Palma de Majorque
du 25 oct au 1er nov 2012 Comme cela nous pourrons comparer les deux...
Donc, j'écris ce post pour partager avec des gens qui ont fait cette croisiere et qui en revienne, et aussi avec des gens qui vont se trouver comme nous sur cette date. Pour info nous venons avec nos deux enfants, ( 11.5 ans, et 10 ans) ...
Merci par avance pour votre partage d'expérience!!!
du 25 oct au 1er nov 2012 Comme cela nous pourrons comparer les deux...
Donc, j'écris ce post pour partager avec des gens qui ont fait cette croisiere et qui en revienne, et aussi avec des gens qui vont se trouver comme nous sur cette date. Pour info nous venons avec nos deux enfants, ( 11.5 ans, et 10 ans) ...
Merci par avance pour votre partage d'expérience!!!
Norvège 2009: partie 4 de Bergen à Rouen English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
4ème et dernière Partie - RETOUR DE BERGEN A ROUEN
Jour 29 - Ma 14/07/2009 - Bergen - Førde

Dans l'exigüité retrouvée de l'Espace, nous avons passé une excellente nuit et renoué avec tous nos réflexes de campeurs. Après le petit-déjeuner pris les pieds dans l'eau, juste au bord du lac, nous retournons de nouveau à Bergen, et stationnons au même emplacement qu'hier.
En chemin, près de l'Université, nous visitons l'église catholique de Saint-Jean, construite en briques dans le style néo-classique. Nous dévalons la pente vers le centre de la ville, un petit tour au marché aux poissons, et nous prenons la longue file d'attente pour accéder au funiculaire de Floibanen. La queue est provoquée par les nombreux groupes d'excursionnistes débarqués de plusieurs paquebots.
11 h 20, nous sommes les derniers de la série à pouvoir monter dans un wagon ultra-moderne et de ce fait nous sommes très bien placés pour contempler la ville et le port durant l'ascension. Nous arrivons ainsi en quelques minutes au belvédère du mont Fløyen, l'une des 7 collines enserrant Bergen, à 320 m d'altitude. De là, nous profitons d'un vaste panorama sur les différents quartiers de la ville, sur le port et en arrière-plan sur le fjord. C'est d'autant plus magnifique que le soleil déchire enfin les nuages et nous gratifie d'un très bel éclairage sur les façades blanches et la succession des toits rouges des immeubles.
12 h 10, devant un beau panorama, pique-nique sur un banc le long du sentier qui redescend en ville. Ce sentier serpente au milieu des conifères. Dans les thalwegs les passages sont très sombres et humides. Des gouttes d'eau tombent des arbres dans une ambiance tropicale… bizarre ! L'eau ruisselle sur des mousses abondantes ou au pied des fougères de belle taille.
Nous retraversons le quartier d'Øvre Gaten et Nelly parcourt à nouveau les entrepôts de Bryggen, visite les boutiques, augmentant ainsi son stock de souvenirs… J-J marche vers le quartier de Nordnes. De l'autre côté du bassin de Vågen, il y a de jolies vues sur l'alignement des entrepôts colorés de Bryggen, et en continuant le tour de la presqu'île, on domine un quartier de petites maisons anciennes en bois blanc séparées par un lacis de ruelles pavées.
17 h 10, retour à la voiture et route vers Stavanger. Après la pause de Bergen, nous reprenons maintenant notre itinérance, mais cette fois-ci, en ne faisant que du sud. Pour ce faire, nous suivons la route E39, qui est un itinéraire très fréquenté puisqu'il dessert tout le sud de la Norvège.
18 h 30, nous prenons un énorme ferry à Halhjem, 6 files de véhicules sur le pont inférieur, 2 fois 2 files sur le pont supérieur, un vaste salon, 2 niveaux de coursives extérieures, difficilement fréquentables à cause du vent provoqué par la vitesse du bateau et aussi un peu de pluie.
Quarante minutes plus tard, débarquement à Sandvikvåg. Les norvégiens pourtant si calmes au volant sont toujours pris de frénésie à la sortie des ferries. C'est au plus rapide pour passer devant les nombreux camions qui débarquent en même temps. Sur cette route, il y a beaucoup de circulation et les dépassements sont quasiment impossibles, d'où l'intérêt d'être le premier de la file. Nous ne sommes pas pressés et comprenons vite l'inconvénient de rouler de longs kilomètres derrière un camion.
La E39 sinue maintenant sur une île aux côtes escarpées où il y a peu de possibilité de s'arrêter pour la nuit. Après Leirvik, nous franchissons un pont et un long tunnel sous l'embouchure du Hardangerfjord et nous retrouvons une côte plus hospitalière où nous devrions trouver un emplacement calme pour faire du camping sauvage. Peu après Valevåg, en nous aidant de la cartographie du GPS, nous repérons un chemin menant au fond d'un petit fjord.
Nous avons trouvé l'endroit idéal pour la nuit : un emplacement pour l'Espace à côté d'une hutte de pêcheurs et peu visible de la route, il y a même une table et des bancs pour le repas. Le cadre est d'une tranquillité absolue, les quelques maisons aux alentours se reflètent dans l'eau sombre et lisse du fjord, le soleil au ras des collines enveloppe le cadre de jolies teintes roses. Idéal !
Voilà que trois pêcheurs reviennent au port avec leur canot et comme par hasard sont les usagers de la cabane à côté de l'Espace. Ils viennent vider et nettoyer leur poisson juste au moment où Nelly se lance dans la confection de crêpes pour le dîner. Au fond, rien de méchant, mais la tranquillité dont nous rêvions s'en est trouvée un peu perturbée… Et nous avons quand même mangé nos crêpes sur la table de pique-nique qui dominait le petit port.
Les pêcheurs partis, Nelly a repéré à côté de leur hutte un magnifique tuyau d'arrosage que nous pourrions utiliser pour laver la voiture qui en a grand besoin. A peine le hayon arrière était-il lavé qu'un autre pêcheur arrive en voiture, nous voit, puis va examiner son bateau. Nous avons même discuté quelques minutes avec lui. Bien sûr, il nous a vu utiliser le matériel et l'eau de son confrère. Cela a-t-il une importance en Norvège ? Est-ce anodin ou va-t-il prévenir le propriétaire du tuyau ? Dans l'ignorance et le doute, nous préférons quitter les lieux et éviter tout incident.
Nous levons rapidement le camp et recommençons à rouler. Il se fait déjà tard et au bout de quelques kilomètres après Førde, toujours avec l'aide du GPS nous trouvons une piste qui nous mène sur un terre-plein, face à un petit port de plaisance en pleine nature au fond d'un fjord.
Personne aux environs, il y a de la place et même si ce n'est pas grandiose, nous pourrons dormir tranquillement. Et dans la pénombre qui arrive, nous pouvons mettre l'Espace en configuration nuit.
Vue générale de Bergen depuis le mont Fløyen
Jour 30 - Me 15/07/2009 - Førde - Stavanger - Strand

Averses orageuses durant la nuit et ciel bas pour le petit-déjeuner sur le terre-plein face aux bateaux de plaisance.
09 h 40, départ du campement et route vers Stavanger. A peine une éclaircie et la pluie arrive avant que nous n'embarquions sur un nouveau ferry à Arsvågen. Même bateau qu'hier. Trente minutes de traversée jusqu'à Mortavika. Nous passons ensuite sur plusieurs petites îles reliées entre elles par de longs viaducs ou tunnels.
12 h 00, arrivée à Stavanger, qui est une ville importante vivant autrefois du hareng ou de la sardine et maintenant entièrement tournée vers le pétrole off-shore. Nous arrivons dans le centre ville où il est difficile de stationner et une fois n'est pas coutume, nous utilisons un parking souterrain.
Pique-nique dans le parking (!?) ; d'une part, parce que c'est l'heure, d'autre part, pour nous éviter de nous charger lors de notre visite de la ville. Et heureusement, car le temps de notre repas, une violente averse orageuse s'est abattue sur la ville ! Nous avons ainsi évité d'être trempés.
12 h 30, l'averse passée, nous descendons vers le vieux port, le bassin de Vågen. Il y a une importante manifestation autour d'un vieux gréement suédois, le "Götheborg". Une foule compacte écoute des chants de marins qu'un groupe entonne sur le pont. Il y a aussi un ancien cargo qui intéresse beaucoup de monde.
La rive est du bassin est occupée par d'anciens entrepôts qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bergen, occupés par une majorité de cafés et de restaurants dont les terrasses sont vides à cause de la météo. Nous montons au pied d'une imposante tour octogonale dominant la ville. Descente par une rue commerçante où Nelly trouve quelques souvenirs à acheter. Retour par la place de Torget. Nous achetons à un étal une barquette de fraises (500 g = 2.60 €). La vendeuse parle un peu français, vieux souvenirs de la période où elle était fille au pair en 1988 à Paris. A proximité, nous visitons la Cathédrale romane en pierre. L'intérieur est très sombre mais la chaire et différents tableaux ou triptyques sont ornés de statues en bois richement colorés.
Au dessus de Vågen, nous visitons la partie ancienne de la ville. De vieilles maisons en bois, toutes blanches sont accrochées à la pente raide de la colline. Si l'architecture est simple, tout le décor est dans les façades fleuries et les fenêtres qui à elles seules sont une véritable exposition d'objets ou d'ouvrages les plus divers. Tout le quartier est parcouru de ruelles pavées étroites et pentues, de placettes très calmes.
Avant de quitter Stavanger, nous achetons des crevettes qu'un pêcheur vend à bord de son chalutier. De tout notre voyage, ce sera la seule fois où nous aurons l'occasion de le faire.
15 h 15, départ en ferry pour rejoindre en 30 minutes le village de Tau situé sur l'autre rive du fjord. Encore un gros ferry très fréquenté. 2 ponts de véhicules.
16 h 15, nous nous arrêtons à l'écart de la route au bout d'une piste repérée sur le GPS en bordure du Høgsfjord entre Strand et Jørpeland pour le goûter. L'endroit en bordure de plage nous convient bien pour y pratiquer le camping sauvage.
A mesure, plusieurs véhicules s'arrêteront près de nous pour les mêmes raisons : camping-car belge, fourgon aménagé allemand, van hollandais, gros 4x4 BMW (dans lequel un couple d'Allemands passera la nuit), à croire que tous ces gens avaient le même GPS que nous et jusqu'à un Tchèque qui voulait nous faire déménager pour planter sa tente à l'emplacement de notre Espace. Peut-être n'avait-il pas compris que nous dormions dans notre véhicule ? Non mais !
A partir de ce moment, nous jouerons à cache-cache avec les averses orageuses pour tout le reste de la soirée, perturbant le café, la sieste, le repas du soir… Dur, la pire journée du voyage, Tout est trempé et nous avec.
22 h 00, une timide accalmie et la marée descendante nous a permis de faire notre 3ème pêche aux bigorneaux à proximité immédiate du campement. En quelques minutes, J-J en ramène de beaux spécimens que nous ferons cuire aussitôt… sous l'orage !
Extinction des feux, soirée gâchée par la pluie qui continuera une bonne partie de la nuit. La randonnée prévue demain au site du Preikestolen ne se présente pas sous les meilleurs auspices.
Jour 31 - Je 16/07/2009 - Strand - Preikestolen - Flekkefjord

07 h 30, la nuit a été humide, réveil et petit déjeuner se déroulent au bord du fjord sous un ciel encore bien maussade. Effectivement, la pluie arrive avant que nous ayons terminé le rangement de notre matériel dans la voiture.
09 h 40, nous arrivons au point de départ de la randonnée au Preikestolen haut lieu du tourisme norvégien. Déjà de nombreux véhicules stationnent sur le vaste parking, voitures, camping-cars et plusieurs bus, (encore une manne financière !). Une pluie fine continue de tomber, nous obligeant à revêtir K-Way et pantalon imperméable (pratique pour marcher !).
Il s'agit de gravir 335 m de dénivelé sur une longueur de 3 800 m permettant d'accéder à un promontoire dominant de 604 m le Lysefjord. Le ton est donné dès les premiers pas. Le début de la marche s'avère tout de suite ardu sur un chemin très pentu fait de pierres et de rochers très irréguliers rendant la marche difficile.
Donc, départ en montée, une zone plus plate mais marécageuse, une 2ème forte montée, nouveau plat aussitôt suivi d'une 3ème montée très escarpée pour franchir un petit col. Nous sommes alors à mi-parcours, s'en suit une montée plus douce sur de grands rochers plats à découvert, la pente s'accentue sur la fin du parcours avec quelques passages aménagés : pont en encorbellement, chaînes, etc…
Ce site attire les foules en saison et effectivement, nous ne sommes pas les seuls à faire cette randonnée, une longue procession grimpe tant bien que mal, tandis que les plus matinaux ou les plus sportifs redescendent déjà. Ultra convivial et ultra international.
Finalement la pluie s'arrête rapidement, nous obligeant à ôter K-Way et pantalon, rendant ainsi la randonnée plus agréable. En fin de parcours avec l'altitude nous sommes cernés par de légers bancs de brume qui s'effilochent au gré du vent.
12 h 00, arrivée incertaine à cause de la visibilité intermittente à travers les nuages à proximité du site. Dans les éclaircies fugitives, nous devinons, loin en contrebas la surface argentée du fjord. Et enfin, les nuages se déchirent complètement et le soleil luit lorsque nous arrivons en vue du profil caractéristique et abrupt du Preikestolen.
Avant même d'arriver, nous sommes déjà impressionnés par les dimensions du site. Ce rocher en surplomb sur trois côtés, domine du haut de ses 600 m le Lysefjord en un à-pic vertigineux. Incroyable ! De loin, nous voyons une multitude de silhouettes évoluer près du bord. Comment oser s'approcher aussi près du vide ? A ce spectacle, les frissons nous montent le long des jambes !
Lieu unique par ses caractéristiques, mais aussi à cause de sa fréquentation. A notre tour, nous arrivons sur une plate forme carrée d'environ 30 m de côté en saillie par rapport à la falaise. Le vide absolu sur 3 côtés, attirant, fascinant, effrayant ! Il n'y a aucune sécurité, aucun garde-corps, et malgré tout beaucoup de touristes se risquent à s'approcher du bord avec plus ou moins de détermination. Les plus fous sont assis, les jambes pendantes dans le vide, d'autres debout, les pieds à quelques centimètres du vide, les moins téméraires rampent sur le dernier mètre, n'avançant que la tête, histoire de se faire peur. Il y a beaucoup de monde qui se suit, se croise, s'invective dans toutes les langues et pourtant, il n'y aurait jamais eu d'accident dans cet endroit dangereux où la moindre erreur serait fatale.
Nelly habituellement sujette au vertige ne pourra résister à l'attirance du vide et contre toute attente, rampera, elle aussi, sur la roche pour contempler le fjord, 600 m plus bas.
Pour compléter sur la dangerosité de l'endroit, il est utile de préciser qu'une faille importante (Largeur ± 50 cm à la surface, profondeur ?), divise cette plate-forme en deux parties. Dans un jour, dans un mois, dans un an, dans mille siècles la partie surplombant le fjord ne manquera pas de s'effondrer… Mais aujourd'hui, cette faille n'inquiète personne, pas même nous ! Nous irons même jusqu'à consommer tranquillement notre pique-nique sur la partie qui risque l'effondrement !
Nous gravissons encore quelques mètres, c'est un peu acrobatique, mais nous avons alors une vue dominante sur la plate-forme du Preikestolen et de sa fréquentation, les touristes qui arrivent par grappes, ceux qui restent et qui testent leurs émotions, ceux qui repartent. Et de là, nous voyons les berges du fjord qui tombent brutalement dans l'eau argentée qui scintille au soleil 600 mètres en contrebas. La réputation du site n'est pas usurpée !
14 h 00, nous entamons le retour avec les mêmes difficultés qu'à l'aller, mais à l'envers. Une procession sans fin se déroule dans les deux sens. Que de monde pour réaliser ce parcours qui est loin d'être facile. Tout ce que la Norvège compte de touristes doit être là aujourd'hui : bébés, enfants, grands ou petits, jeunes ou vieux, alertes ou éclopés, tout le monde y va, même les chiens !
Après le petit col, la première descente est particulièrement malaisée, à sauter de roche en roche en cherchant toujours où poser le pied. Tout cela est assez physique et éprouvant.
16 h 00, retour sur le parking. Alors que nous quittons les lieux, d'autres visiteurs continuent à arriver… Cette petite balade, que nous avons rajoutée au programme initial, nous aura finalement pris la majeure partie de la journée. Mais le détour en valait la peine.
17 h 00, nous embarquons à Oanes pour traverser le Høgsfjord. Nous empruntons ainsi le dix-neuvième et dernier ferry de ce périple norvégien. Une courte navigation de 15 minutes nous amène à Laukvik, d'où nous gagnerons la côte sud du pays (Sørlandet).
Nous traversons d'abord une région de collines arrondies, faite de vastes espaces sauvages et désolés ; de gros blocs rocheux sont éparpillés çà et là, sans raison apparente. C'est lunaire. Déroutant ! C'est aussi une grosse région d'élevage de bovins et de moutons.
A priori, nous avons encore deux petites journées à musarder dans le Sørlandet avant de reprendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark, soit 250 km jusqu'à Kristiansand. Alors que Nelly passe un long moment à filmer un de ces panoramas, J-J consulte machinalement le "road-book" pour étudier la poursuite du parcours et trouver un lieu pour se poser le soir. Pour réaliser soudainement que l'embarquement sur le ferry est en réalité fixé au lendemain après-midi… !!! Stupeur !
Nous sommes vraiment déconnectés ! Autre pays, autre rythme, autre mode de vie, ce voyage nous fait perdre le fil du temps. Nous ne pensions pas être arrivés si vite au terme de notre périple norvégien, il nous manque une journée pour le terminer tranquillement…
Il est 18 h 00, il nous reste 250 km à parcourir pour arriver à Kristiansand où nous devons être au plus tard demain à 15 h 00 ! Et en Norvège, impossible de rouler vite ! Donc, plus de temps à perdre !
Dommage, car en se rapprochant de la côte, vers Brusand, nous suivons un itinéraire grandiose dans un cadre minéral impressionnant. De nouveau, la route sinue à flanc de falaise laissant de belles échappées vers la mer. Beaucoup de montées, de descentes, de virages serrés. Mais nous ne pouvons plus flâner, il faut rouler et faire le maximum de chemin ce soir. Nous traversons sans presque ralentir, des villages ou des ports blottis dans des fjords encaissés comme Åna-Sira qui visiblement aurait mérité une visite.
20 h 10, peu après Flekkefjord, nous nous arrêtons au camping d'Egenes. L'emplacement que l'on nous propose est en réalité une place de parking à une centaine de mètres à l'extérieur du camping, mais gros avantage, idéalement située au bord d'un lac (Parking situé en bord de route, accessible au public dans la journée, mais… réservé la nuit aux clients du camping. C'est la Norvège !). Les parties communes du terrain sont quelque peu éloignées, mais c'est calme et le cadre nous plait.
Quelques véhicules passeront la nuit sans rien dire sur les autres parkings avoisinants. Une famille balte (le couple et une adolescente), s'installe derrière nous, ils vont dormir à trois dans un break !
Le rocher du Preikestolen
Jour 32 - Ve 17/07/2009 - Flekkefjord - Kristiansand (N) - Hirsthals (DK)

06 h 55, réveil matinal pour ce dernier jour en Norvège. Cela fait 32 jours que nous avons quitté Rouen et nous sommes surpris que cela se termine si vite, tant ce voyage aura été inédit, dépaysant, enrichissant, et allant de découvertes en découvertes sans jamais nous lasser.
09 h 30, malgré le fait que nous soyons maintenant limités par le temps, nous faisons un écart d'une trentaine de kilomètres vers la pointe de Lindesnes, le point le plus sud du pays à 57°58' N. Ainsi, nous aurons balisé les limites cardinales de la Norvège : le Cap Nord en voiture (71°10' N) ; l'est au port de Vardø (31°06' E), l'ouest en passant le Steinfjordsundet (04°44' E) avec l'Hurtigruten.
Vers la pointe de Lindesnes, la route serpente à travers un paysage maritime en suivant des baies tranquilles ou en contournant de petits fjords, les berges sont verdoyantes et peu escarpées. Dans plusieurs petits ports que nous traversons nous voyons de curieux hangars à bateaux : un alignement d'abris sur pilotis aux toits pentus. Sous chaque abri, un petit bateau à moteur. Sur le plan architectural, l'ensemble (peint en rouge orangé), est beau à regarder mais au niveau de l'utilisation rationnelle de l'espace, ce n'est guère efficace !
A notre arrivée au bout de la pointe, un panneau routier nous indique : Nordkapp 2 518 Km !
Nous escaladons la roche pour parvenir sur un promontoire au pied du phare de Lindesnes, une petite tour blanche surmontée d'une lanterne rouge, qui marque pour les navigateurs, l'extrême sud de la Norvège ainsi que la séparation entre la mer du Nord et le Skagerrak.
De ce lieu, on découvre une superbe vue sur la côte très découpée et un enchevêtrement de rochers de granit rose battus par la houle du large. Un peu plus haut, les vestiges de l'ancien phare (1822), construction massive hexagonale ; également aux alentours, les vestiges plus ou moins camouflés des constructions allemandes de la Seconde Guerre Mondiale.
10 h 50, arrivée à Mandal, petit port et station balnéaire, ici c'est la Côte d'Azur norvégienne ! Nous parcourons le centre de la ville, quelques ruelles pavées bordées de maisons blanches fleuries et décorées. Ces maisons blanches semblent être caractéristiques du sud de la Norvège. Quelques échoppes et quelques chalands donnent un peu d'animation au quartier et aux quais voisins. Pique-nique sur un banc public face au port.
13 h 00, arrivée à Kristiansand. Nous parcourons le centre historique pour faire les derniers achats de souvenirs (oui, oui, il en manquait !). La ville a été bâtie en 1641 par le roi Christian IV (d'où le nom), sur un plan rigoureusement géométrique. A partir d'une large rue commerçante toutes les artères se coupent à angle droit. De belles façades néo-classiques entourent la place centrale.
14 h 10, nous nous présentons à l'embarcadère de la compagnie norvégienne Color Lines pour prendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark. Nous stationnons sur un vaste terre-plein qui se remplit rapidement. Une douzaine de longues files d'attente sont complètement occupées par des voitures, caravanes, camping-cars et camions. C'est le week-end et visiblement, les Norvégiens partent aussi en vacances. Comment tout cela va-t-il entrer dans le ferry ?
Le soleil qui avait largement brillé jusque là, disparaît brutalement laissant la place à d'épais nuages. L'embarquement commence à 16 h 00 sur le Super Speed One, un navire à grande vitesse, un engin énorme ! 11 ponts dont 1 pont camion et camping-cars et 2 ponts voitures, tout le reste à l'avenant.
Le bateau est quasiment complet, ce sont les vacances et il y a beaucoup d'excitation à bord. Beaucoup de monde partout qui se croise dans tous les sens et c'est déjà très bruyant. Des cris, des pleurs, des groupes de jeunes qui chantent. Pas une place assise tranquille et confortable ! Une véritable ambiance de kermesse qui nous donne le tournis. Nous avions perdu l'habitude d'autant d'agitation. Tant bien que mal, nous arrivons à trouver une place dans l'atrium, au cœur d'un brouhaha assourdissant, puis en fin de trajet, nous émigrerons dans la brasserie beaucoup plus calme alors que le service est terminé.
16 h 40, appareillage de Kristiansand et derniers regards vers la Norvège qui s'éloigne. Le bateau file 26 nœuds, la côte s'estompe rapidement. Cap sur le Danemark. A cause de la vitesse, il y a peu d'emplacements fréquentables sur le pont arrière, il y fait vite froid. Par contre, malgré la vitesse et le vent qui forcit, le bateau reste très confortable à la mer.
19 h 45, accostage du Super Speed One à Hirtshals au Danemark. Cohue dans les escaliers et les ascenseurs pour rejoindre les ponts véhicules. Vu le nombre, l'évacuation des voitures s'éternise mais se déroule dans le calme. Sur l'aire d'embarquement, des centaines de véhicules attendent pour faire le trajet inverse. Impressionnant !
20 h 15, arrivée au Hirtshals Camping, juste à la sortie de la ville, un grand terrain sans arbres en bordure de plage. Beaucoup de grandes caravanes en stationnement prolongé comme nous l'avions déjà vu à Århus ou en Suède. L'emplacement est bien exposé au vent frais de nord-est, aussi nous ne trainons pas pour le dîner.
Hangars à bateaux - Presqu'île de Lindesnes
Jour 33 - Sa 18/07/2009 - Hirtshals (DK) - Skagen (DK)
08 h 15, le vent fort d'est et le temps couvert nous obligent à changer la voiture de sens pour que nous puissions bénéficier de la protection relative du hayon pour prendre notre petit-déjeuner.
10 h 00, grosse averse orageuse alors que nous sommes à la douche dans un local assez éloigné de la voiture.
10 h 30 départ pour Skagen à l'extrémité de la pointe du Jutland. La pluie se calme durant le trajet, mais reprendra dès notre arrivée dans la ville et ne s'arrêtera plus de la journée.
Skagen est un port réputé du Danemark, fréquenté autrefois par les peintres impressionnistes pour la qualité de sa lumière… ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous visitons la ville et surtout la rue principale (St Laurentiivej), sous la pluie. Ce qui n'empêche pas de nombreux badauds et nous-mêmes de s'arrêter à chacune des nombreuses vitrines qui la bordent.
Visite de l'église, et puisque la pluie ne cesse pas, nous nous offrons le premier restaurant de ce voyage : une pizzeria danoise tenue par des turcs, dont l'efficacité du service n'est pas la première préoccupation…
16 h 45, nous nous rendons à la pointe de Grenen. Sur le parking, le vent se lève et la pluie redouble de violence, nous empêchant de descendre de l'Espace. Nous restons bloqués pendant deux heures que nous mettrons à profit pour faire la sieste.
Lors d'une brève et relative accalmie, J-J grimpe sur un blockhaus sur la dune, au bout d'une longue plage de sable, on devine de fortes vagues à travers un nuage d'embruns. Ca souffle, et retour rapide à la voiture ! Aucun espoir d'amélioration pour ce soir. Une journée de perdue !
18 h 00, repli sur le camping de Poul Egg, vaste terrain plat entrecoupé de quelques haies, où selon la mode danoise, beaucoup de grosses caravanes sont stationnées. Nous trouvons une place à l'écart. Nous devons attendre la fin d'une grosse averse pour commencer nos manipulations de bagages et notre installation. Si l'abri Décathlon nous abrite du vent, il n'est pas suffisant lorsqu'il pleut.
Pour la 1ère fois, nous devons installer la grande bâche bleue pour nous protéger des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Notre agencement suscite la curiosité et l'étonnement de nos voisins danois confortablement à l'abri sous l'auvent de leur grosse caravane. C'est vrai, notre installation ne fait pas riche, mais elle a le mérite d'être efficace, puisque Nelly peut préparer ses crêpes tranquillement et que nous pouvons les déguster assis sous cet abri de fortune.
Néanmoins, nous baignons dans l'humidité permanente. Nous n'éprouvons aucun intérêt à prolonger la soirée, et comme il pleut toujours, nous laissons l'Espace tel quel pour la nuit, c'est-à-dire hayon ouvert, abri Décathlon et bâche bleue en place pour la nuit et dormons ainsi.
Jour 34 - Di 19/07/2009 - Skagen (DK) - Herford (D)
Malgré que le hayon soit resté ouvert, nous avons passé une excellente nuit. Après le repli de tout le matériel encore humide, nous quittons le camping pour retourner à la pointe de Grenen, et miracle, il ne pleut plus !
La pointe de Grenen est un lieu particulier. A l'extrémité du Jutland, au nord-est du Danemark, cette pointe sableuse sépare le Skagerrak (mer du Nord), du Kattegat (mer Baltique). Les différences de fond et de salinité de ces deux mers, les courants de marée et le régime des vents créent des phénomènes de remous souvent très violents autour de cette pointe. Ce spectacle naturel et la vue de deux mers différentes à droite et à gauche ne manque pas d'attirer les foules au bout de cette pointe.
Nous marchons ainsi pendant un kilomètre le long de la plage sud (côté Kattegat, Baltique), dans un paysage de dunes. Pas de vent, mer calme, beaucoup de cargos à l'horizon, et quelques bancs de goélands et de sternes piaillent autour de nous. Et même configuration lorsque nous passons sur la plage nord (Skagerrak, mer du Nord).
A l'extrémité de l'éperon sableux qui meurt lentement dans la mer, nous assistons à la rencontre de deux régimes de vagues différents, mais rien de violent ce matin car il n'y a pas de vent. Tout juste un gros clapot et le bruit qui va avec, mais en cas de gros temps, cela doit être très spectaculaire. Nous prenons plusieurs photos au bout de la pointe, Nelly ayant un pied dans chaque mer… pour peu de temps, les méduses ayant le dernier mot !
De nombreux marcheurs arrivent progressivement et se regroupent à la limite incertaine du sable et de l'eau. Puis, nous assistons à l'arrivée du premier transport en commun de la pointe de Grenen : un énorme tracteur agricole avec des pneus très larges remorquant une cabine où ont pris place les touristes les moins courageux.
10 h 30, retour à Skagen et stationnement sur le port. Promenade dans les rues avoisinantes bordées de petits jardinets très soignés et de maisons de pêcheurs, basses, couvertes de tuiles et aux façades jaune foncé. C'est bien, mais finalement, nous ne trouvons pas cela exceptionnel. Serions-nous complètement blasés ou est-ce le manque de luminosité ? C'est sûrement le manque de lumière !
12 h 00, nous écoulons nos dernières couronnes danoises dans une boulangerie de la rue Saint-Laurent en achetant des petits pains (presque) français. Nous quittons Skagen et mettons durablement le cap au sud en roulant sous les averses intermittentes, puis arrêt pique-nique sur une aire de l'autoroute en profitant d'une brève éclaircie, mais le vent reste froid.
15 h 30, nous nous accordons une pause café après que Nelly ait conduit durant 2 heures sur l'autoroute.
16 h 30, passage de la frontière allemande. Gros bouchons pour passer l'Elbtunnel à Hambourg, puis direction Hanovre pour éviter les travaux de l'autoroute entre Hambourg et Brème. Mais gros bouchons, sans doute à cause des violents orages que nous subissons depuis Hambourg.
19 h 30, nous quittons l'autoroute avant Hanovre pour essayer de trouver un terrain de camping, mais sans renseignements précis, difficile de trouver et de s'orienter efficacement.
20 h 30, nous abandonnons nos recherches stériles et reprenons l'autoroute après Hanovre.
21 h 30, après des lieux de pique-nique idylliques en Norvège, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour faire chauffer une boite de saucisses lentilles…
23 h 00, arrêt sur l'aire de Herford pour prendre un peu de repos. Depuis Hambourg, les conditions de conduites sont difficiles à cause des orages successifs, de la pluie, de la nuit, des zones de travaux et du trafic intense qui demande beaucoup d'attention. Nous sommes fatigués… Sur l'aire d'autoroute, il est délicat de mettre l'Espace en configuration camping-car, alors nous nous endormons sur les sièges en abaissant les dossiers…
Danemark - Skagen - La pointe de Grenen sépare le Skagerak du Kattegatt
Jour 35 - Lu 20/07/2009 - Herford (D) - Namur (B) - ROUEN
03 h 30, réveil de J-J. Trouvé le sommeil pendant 4 heures, mais après impossible de se rendormir.
04 h 30, reprise de la route jusqu'à 06 h 30. Toujours beaucoup de trafic, des zones de travaux dangereuses et des pluies intermittentes. Nelly continue de dormir. Nouvel arrêt sur une aire de repos, 100 km avant Dortmund et sommeil jusqu'à 09 h 00.
09 h 15, petit-déjeuner sur l'aire. Nelly, peut-être pas bien réveillée, mais toujours déphasée, croit que c'est aujourd'hui son anniversaire… Nous réaliserons plus tard que c'est le lendemain.
12 h 00, arrêt à Namur en Belgique pour déjeuner. Rapide tour dans le centre de la ville. C'est lundi, et il y a peu de restaurants ouverts qui soient à notre convenance. Nous nous contenterons d'une salade dans un petit snack.
14 h 40, reprise de la route, puis passage de la frontière française où nous retrouvons le soleil.
17 h 00, arrivée à Rouen. Fin du périple.
BILAN
Pays traversés : 6 (B – D – DK – S – N – FIN)
Kilométrage de Rouen au Cap Nord : 4.831 km Kilométrage de Rouen à Kirkenes : 5.686 Kilométrage total Rouen/Rouen : 7.895
Auquel il faut ajouter : Croisière côtière Hurtigruten : 2.463 km (1.330 milles nautiques) Soit un voyage de : 10.358 Km
Passages en ferry en Norvège : 19
Consommation totale de gas-oil : 621.94 l Consommation moyenne : 7.75 l/100 km (véhicule chargé + coffre de toit)
Nuits en Espace en terrain de camping : 22 Nuits en Espace en camping sauvage : 4 Nuits en hytter (hutte) : 4 Nuits à bord de l’Hurtigruten : 5
Nombre de photos : 3.870 Nombre de prises vidéo : 2.500 qui permettront de réaliser au retour 4 heures de montage photo/vidéo (fractionnables… évidemment ! Ouf…).
Donc, ce n'était, bien sûr, pas l'expédition du siècle. Mais ce voyage de longue haleine, s'est déroulé sans stress et sans aucun incident, grâce à une sérieuse préparation et une bonne anticipation. Nous avons parcouru un vaste pays en évoluant toujours dans des sites grandioses et des paysages somptueux qui nous laissent un impérissable souvenir. Nous espérons bientôt y revenir dans les mêmes conditions.
1ère Partie -- 2ème Partie -- 3ème Partie
Ambiance des îles Lofoten - Le port de Nusfjord
4ème et dernière Partie - RETOUR DE BERGEN A ROUEN
Jour 29 - Ma 14/07/2009 - Bergen - Førde

Dans l'exigüité retrouvée de l'Espace, nous avons passé une excellente nuit et renoué avec tous nos réflexes de campeurs. Après le petit-déjeuner pris les pieds dans l'eau, juste au bord du lac, nous retournons de nouveau à Bergen, et stationnons au même emplacement qu'hier.
En chemin, près de l'Université, nous visitons l'église catholique de Saint-Jean, construite en briques dans le style néo-classique. Nous dévalons la pente vers le centre de la ville, un petit tour au marché aux poissons, et nous prenons la longue file d'attente pour accéder au funiculaire de Floibanen. La queue est provoquée par les nombreux groupes d'excursionnistes débarqués de plusieurs paquebots.
11 h 20, nous sommes les derniers de la série à pouvoir monter dans un wagon ultra-moderne et de ce fait nous sommes très bien placés pour contempler la ville et le port durant l'ascension. Nous arrivons ainsi en quelques minutes au belvédère du mont Fløyen, l'une des 7 collines enserrant Bergen, à 320 m d'altitude. De là, nous profitons d'un vaste panorama sur les différents quartiers de la ville, sur le port et en arrière-plan sur le fjord. C'est d'autant plus magnifique que le soleil déchire enfin les nuages et nous gratifie d'un très bel éclairage sur les façades blanches et la succession des toits rouges des immeubles.
12 h 10, devant un beau panorama, pique-nique sur un banc le long du sentier qui redescend en ville. Ce sentier serpente au milieu des conifères. Dans les thalwegs les passages sont très sombres et humides. Des gouttes d'eau tombent des arbres dans une ambiance tropicale… bizarre ! L'eau ruisselle sur des mousses abondantes ou au pied des fougères de belle taille.
Nous retraversons le quartier d'Øvre Gaten et Nelly parcourt à nouveau les entrepôts de Bryggen, visite les boutiques, augmentant ainsi son stock de souvenirs… J-J marche vers le quartier de Nordnes. De l'autre côté du bassin de Vågen, il y a de jolies vues sur l'alignement des entrepôts colorés de Bryggen, et en continuant le tour de la presqu'île, on domine un quartier de petites maisons anciennes en bois blanc séparées par un lacis de ruelles pavées.
17 h 10, retour à la voiture et route vers Stavanger. Après la pause de Bergen, nous reprenons maintenant notre itinérance, mais cette fois-ci, en ne faisant que du sud. Pour ce faire, nous suivons la route E39, qui est un itinéraire très fréquenté puisqu'il dessert tout le sud de la Norvège.
18 h 30, nous prenons un énorme ferry à Halhjem, 6 files de véhicules sur le pont inférieur, 2 fois 2 files sur le pont supérieur, un vaste salon, 2 niveaux de coursives extérieures, difficilement fréquentables à cause du vent provoqué par la vitesse du bateau et aussi un peu de pluie.
Quarante minutes plus tard, débarquement à Sandvikvåg. Les norvégiens pourtant si calmes au volant sont toujours pris de frénésie à la sortie des ferries. C'est au plus rapide pour passer devant les nombreux camions qui débarquent en même temps. Sur cette route, il y a beaucoup de circulation et les dépassements sont quasiment impossibles, d'où l'intérêt d'être le premier de la file. Nous ne sommes pas pressés et comprenons vite l'inconvénient de rouler de longs kilomètres derrière un camion.
La E39 sinue maintenant sur une île aux côtes escarpées où il y a peu de possibilité de s'arrêter pour la nuit. Après Leirvik, nous franchissons un pont et un long tunnel sous l'embouchure du Hardangerfjord et nous retrouvons une côte plus hospitalière où nous devrions trouver un emplacement calme pour faire du camping sauvage. Peu après Valevåg, en nous aidant de la cartographie du GPS, nous repérons un chemin menant au fond d'un petit fjord.
Nous avons trouvé l'endroit idéal pour la nuit : un emplacement pour l'Espace à côté d'une hutte de pêcheurs et peu visible de la route, il y a même une table et des bancs pour le repas. Le cadre est d'une tranquillité absolue, les quelques maisons aux alentours se reflètent dans l'eau sombre et lisse du fjord, le soleil au ras des collines enveloppe le cadre de jolies teintes roses. Idéal !
Voilà que trois pêcheurs reviennent au port avec leur canot et comme par hasard sont les usagers de la cabane à côté de l'Espace. Ils viennent vider et nettoyer leur poisson juste au moment où Nelly se lance dans la confection de crêpes pour le dîner. Au fond, rien de méchant, mais la tranquillité dont nous rêvions s'en est trouvée un peu perturbée… Et nous avons quand même mangé nos crêpes sur la table de pique-nique qui dominait le petit port.
Les pêcheurs partis, Nelly a repéré à côté de leur hutte un magnifique tuyau d'arrosage que nous pourrions utiliser pour laver la voiture qui en a grand besoin. A peine le hayon arrière était-il lavé qu'un autre pêcheur arrive en voiture, nous voit, puis va examiner son bateau. Nous avons même discuté quelques minutes avec lui. Bien sûr, il nous a vu utiliser le matériel et l'eau de son confrère. Cela a-t-il une importance en Norvège ? Est-ce anodin ou va-t-il prévenir le propriétaire du tuyau ? Dans l'ignorance et le doute, nous préférons quitter les lieux et éviter tout incident.
Nous levons rapidement le camp et recommençons à rouler. Il se fait déjà tard et au bout de quelques kilomètres après Førde, toujours avec l'aide du GPS nous trouvons une piste qui nous mène sur un terre-plein, face à un petit port de plaisance en pleine nature au fond d'un fjord.
Personne aux environs, il y a de la place et même si ce n'est pas grandiose, nous pourrons dormir tranquillement. Et dans la pénombre qui arrive, nous pouvons mettre l'Espace en configuration nuit.
Vue générale de Bergen depuis le mont FløyenJour 30 - Me 15/07/2009 - Førde - Stavanger - Strand

Averses orageuses durant la nuit et ciel bas pour le petit-déjeuner sur le terre-plein face aux bateaux de plaisance.
09 h 40, départ du campement et route vers Stavanger. A peine une éclaircie et la pluie arrive avant que nous n'embarquions sur un nouveau ferry à Arsvågen. Même bateau qu'hier. Trente minutes de traversée jusqu'à Mortavika. Nous passons ensuite sur plusieurs petites îles reliées entre elles par de longs viaducs ou tunnels.
12 h 00, arrivée à Stavanger, qui est une ville importante vivant autrefois du hareng ou de la sardine et maintenant entièrement tournée vers le pétrole off-shore. Nous arrivons dans le centre ville où il est difficile de stationner et une fois n'est pas coutume, nous utilisons un parking souterrain.
Pique-nique dans le parking (!?) ; d'une part, parce que c'est l'heure, d'autre part, pour nous éviter de nous charger lors de notre visite de la ville. Et heureusement, car le temps de notre repas, une violente averse orageuse s'est abattue sur la ville ! Nous avons ainsi évité d'être trempés.
12 h 30, l'averse passée, nous descendons vers le vieux port, le bassin de Vågen. Il y a une importante manifestation autour d'un vieux gréement suédois, le "Götheborg". Une foule compacte écoute des chants de marins qu'un groupe entonne sur le pont. Il y a aussi un ancien cargo qui intéresse beaucoup de monde.
La rive est du bassin est occupée par d'anciens entrepôts qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bergen, occupés par une majorité de cafés et de restaurants dont les terrasses sont vides à cause de la météo. Nous montons au pied d'une imposante tour octogonale dominant la ville. Descente par une rue commerçante où Nelly trouve quelques souvenirs à acheter. Retour par la place de Torget. Nous achetons à un étal une barquette de fraises (500 g = 2.60 €). La vendeuse parle un peu français, vieux souvenirs de la période où elle était fille au pair en 1988 à Paris. A proximité, nous visitons la Cathédrale romane en pierre. L'intérieur est très sombre mais la chaire et différents tableaux ou triptyques sont ornés de statues en bois richement colorés.
Au dessus de Vågen, nous visitons la partie ancienne de la ville. De vieilles maisons en bois, toutes blanches sont accrochées à la pente raide de la colline. Si l'architecture est simple, tout le décor est dans les façades fleuries et les fenêtres qui à elles seules sont une véritable exposition d'objets ou d'ouvrages les plus divers. Tout le quartier est parcouru de ruelles pavées étroites et pentues, de placettes très calmes.
Avant de quitter Stavanger, nous achetons des crevettes qu'un pêcheur vend à bord de son chalutier. De tout notre voyage, ce sera la seule fois où nous aurons l'occasion de le faire.
15 h 15, départ en ferry pour rejoindre en 30 minutes le village de Tau situé sur l'autre rive du fjord. Encore un gros ferry très fréquenté. 2 ponts de véhicules.
16 h 15, nous nous arrêtons à l'écart de la route au bout d'une piste repérée sur le GPS en bordure du Høgsfjord entre Strand et Jørpeland pour le goûter. L'endroit en bordure de plage nous convient bien pour y pratiquer le camping sauvage.
A mesure, plusieurs véhicules s'arrêteront près de nous pour les mêmes raisons : camping-car belge, fourgon aménagé allemand, van hollandais, gros 4x4 BMW (dans lequel un couple d'Allemands passera la nuit), à croire que tous ces gens avaient le même GPS que nous et jusqu'à un Tchèque qui voulait nous faire déménager pour planter sa tente à l'emplacement de notre Espace. Peut-être n'avait-il pas compris que nous dormions dans notre véhicule ? Non mais !
A partir de ce moment, nous jouerons à cache-cache avec les averses orageuses pour tout le reste de la soirée, perturbant le café, la sieste, le repas du soir… Dur, la pire journée du voyage, Tout est trempé et nous avec.
22 h 00, une timide accalmie et la marée descendante nous a permis de faire notre 3ème pêche aux bigorneaux à proximité immédiate du campement. En quelques minutes, J-J en ramène de beaux spécimens que nous ferons cuire aussitôt… sous l'orage !
Extinction des feux, soirée gâchée par la pluie qui continuera une bonne partie de la nuit. La randonnée prévue demain au site du Preikestolen ne se présente pas sous les meilleurs auspices.
Jour 31 - Je 16/07/2009 - Strand - Preikestolen - Flekkefjord

07 h 30, la nuit a été humide, réveil et petit déjeuner se déroulent au bord du fjord sous un ciel encore bien maussade. Effectivement, la pluie arrive avant que nous ayons terminé le rangement de notre matériel dans la voiture.
09 h 40, nous arrivons au point de départ de la randonnée au Preikestolen haut lieu du tourisme norvégien. Déjà de nombreux véhicules stationnent sur le vaste parking, voitures, camping-cars et plusieurs bus, (encore une manne financière !). Une pluie fine continue de tomber, nous obligeant à revêtir K-Way et pantalon imperméable (pratique pour marcher !).
Il s'agit de gravir 335 m de dénivelé sur une longueur de 3 800 m permettant d'accéder à un promontoire dominant de 604 m le Lysefjord. Le ton est donné dès les premiers pas. Le début de la marche s'avère tout de suite ardu sur un chemin très pentu fait de pierres et de rochers très irréguliers rendant la marche difficile.
Donc, départ en montée, une zone plus plate mais marécageuse, une 2ème forte montée, nouveau plat aussitôt suivi d'une 3ème montée très escarpée pour franchir un petit col. Nous sommes alors à mi-parcours, s'en suit une montée plus douce sur de grands rochers plats à découvert, la pente s'accentue sur la fin du parcours avec quelques passages aménagés : pont en encorbellement, chaînes, etc…
Ce site attire les foules en saison et effectivement, nous ne sommes pas les seuls à faire cette randonnée, une longue procession grimpe tant bien que mal, tandis que les plus matinaux ou les plus sportifs redescendent déjà. Ultra convivial et ultra international.
Finalement la pluie s'arrête rapidement, nous obligeant à ôter K-Way et pantalon, rendant ainsi la randonnée plus agréable. En fin de parcours avec l'altitude nous sommes cernés par de légers bancs de brume qui s'effilochent au gré du vent.
12 h 00, arrivée incertaine à cause de la visibilité intermittente à travers les nuages à proximité du site. Dans les éclaircies fugitives, nous devinons, loin en contrebas la surface argentée du fjord. Et enfin, les nuages se déchirent complètement et le soleil luit lorsque nous arrivons en vue du profil caractéristique et abrupt du Preikestolen.
Avant même d'arriver, nous sommes déjà impressionnés par les dimensions du site. Ce rocher en surplomb sur trois côtés, domine du haut de ses 600 m le Lysefjord en un à-pic vertigineux. Incroyable ! De loin, nous voyons une multitude de silhouettes évoluer près du bord. Comment oser s'approcher aussi près du vide ? A ce spectacle, les frissons nous montent le long des jambes !
Lieu unique par ses caractéristiques, mais aussi à cause de sa fréquentation. A notre tour, nous arrivons sur une plate forme carrée d'environ 30 m de côté en saillie par rapport à la falaise. Le vide absolu sur 3 côtés, attirant, fascinant, effrayant ! Il n'y a aucune sécurité, aucun garde-corps, et malgré tout beaucoup de touristes se risquent à s'approcher du bord avec plus ou moins de détermination. Les plus fous sont assis, les jambes pendantes dans le vide, d'autres debout, les pieds à quelques centimètres du vide, les moins téméraires rampent sur le dernier mètre, n'avançant que la tête, histoire de se faire peur. Il y a beaucoup de monde qui se suit, se croise, s'invective dans toutes les langues et pourtant, il n'y aurait jamais eu d'accident dans cet endroit dangereux où la moindre erreur serait fatale.
Nelly habituellement sujette au vertige ne pourra résister à l'attirance du vide et contre toute attente, rampera, elle aussi, sur la roche pour contempler le fjord, 600 m plus bas.
Pour compléter sur la dangerosité de l'endroit, il est utile de préciser qu'une faille importante (Largeur ± 50 cm à la surface, profondeur ?), divise cette plate-forme en deux parties. Dans un jour, dans un mois, dans un an, dans mille siècles la partie surplombant le fjord ne manquera pas de s'effondrer… Mais aujourd'hui, cette faille n'inquiète personne, pas même nous ! Nous irons même jusqu'à consommer tranquillement notre pique-nique sur la partie qui risque l'effondrement !
Nous gravissons encore quelques mètres, c'est un peu acrobatique, mais nous avons alors une vue dominante sur la plate-forme du Preikestolen et de sa fréquentation, les touristes qui arrivent par grappes, ceux qui restent et qui testent leurs émotions, ceux qui repartent. Et de là, nous voyons les berges du fjord qui tombent brutalement dans l'eau argentée qui scintille au soleil 600 mètres en contrebas. La réputation du site n'est pas usurpée !
14 h 00, nous entamons le retour avec les mêmes difficultés qu'à l'aller, mais à l'envers. Une procession sans fin se déroule dans les deux sens. Que de monde pour réaliser ce parcours qui est loin d'être facile. Tout ce que la Norvège compte de touristes doit être là aujourd'hui : bébés, enfants, grands ou petits, jeunes ou vieux, alertes ou éclopés, tout le monde y va, même les chiens !
Après le petit col, la première descente est particulièrement malaisée, à sauter de roche en roche en cherchant toujours où poser le pied. Tout cela est assez physique et éprouvant.
16 h 00, retour sur le parking. Alors que nous quittons les lieux, d'autres visiteurs continuent à arriver… Cette petite balade, que nous avons rajoutée au programme initial, nous aura finalement pris la majeure partie de la journée. Mais le détour en valait la peine.
17 h 00, nous embarquons à Oanes pour traverser le Høgsfjord. Nous empruntons ainsi le dix-neuvième et dernier ferry de ce périple norvégien. Une courte navigation de 15 minutes nous amène à Laukvik, d'où nous gagnerons la côte sud du pays (Sørlandet).
Nous traversons d'abord une région de collines arrondies, faite de vastes espaces sauvages et désolés ; de gros blocs rocheux sont éparpillés çà et là, sans raison apparente. C'est lunaire. Déroutant ! C'est aussi une grosse région d'élevage de bovins et de moutons.
A priori, nous avons encore deux petites journées à musarder dans le Sørlandet avant de reprendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark, soit 250 km jusqu'à Kristiansand. Alors que Nelly passe un long moment à filmer un de ces panoramas, J-J consulte machinalement le "road-book" pour étudier la poursuite du parcours et trouver un lieu pour se poser le soir. Pour réaliser soudainement que l'embarquement sur le ferry est en réalité fixé au lendemain après-midi… !!! Stupeur !
Nous sommes vraiment déconnectés ! Autre pays, autre rythme, autre mode de vie, ce voyage nous fait perdre le fil du temps. Nous ne pensions pas être arrivés si vite au terme de notre périple norvégien, il nous manque une journée pour le terminer tranquillement…
Il est 18 h 00, il nous reste 250 km à parcourir pour arriver à Kristiansand où nous devons être au plus tard demain à 15 h 00 ! Et en Norvège, impossible de rouler vite ! Donc, plus de temps à perdre !
Dommage, car en se rapprochant de la côte, vers Brusand, nous suivons un itinéraire grandiose dans un cadre minéral impressionnant. De nouveau, la route sinue à flanc de falaise laissant de belles échappées vers la mer. Beaucoup de montées, de descentes, de virages serrés. Mais nous ne pouvons plus flâner, il faut rouler et faire le maximum de chemin ce soir. Nous traversons sans presque ralentir, des villages ou des ports blottis dans des fjords encaissés comme Åna-Sira qui visiblement aurait mérité une visite.
20 h 10, peu après Flekkefjord, nous nous arrêtons au camping d'Egenes. L'emplacement que l'on nous propose est en réalité une place de parking à une centaine de mètres à l'extérieur du camping, mais gros avantage, idéalement située au bord d'un lac (Parking situé en bord de route, accessible au public dans la journée, mais… réservé la nuit aux clients du camping. C'est la Norvège !). Les parties communes du terrain sont quelque peu éloignées, mais c'est calme et le cadre nous plait.
Quelques véhicules passeront la nuit sans rien dire sur les autres parkings avoisinants. Une famille balte (le couple et une adolescente), s'installe derrière nous, ils vont dormir à trois dans un break !
Le rocher du PreikestolenJour 32 - Ve 17/07/2009 - Flekkefjord - Kristiansand (N) - Hirsthals (DK)

06 h 55, réveil matinal pour ce dernier jour en Norvège. Cela fait 32 jours que nous avons quitté Rouen et nous sommes surpris que cela se termine si vite, tant ce voyage aura été inédit, dépaysant, enrichissant, et allant de découvertes en découvertes sans jamais nous lasser.
09 h 30, malgré le fait que nous soyons maintenant limités par le temps, nous faisons un écart d'une trentaine de kilomètres vers la pointe de Lindesnes, le point le plus sud du pays à 57°58' N. Ainsi, nous aurons balisé les limites cardinales de la Norvège : le Cap Nord en voiture (71°10' N) ; l'est au port de Vardø (31°06' E), l'ouest en passant le Steinfjordsundet (04°44' E) avec l'Hurtigruten.
Vers la pointe de Lindesnes, la route serpente à travers un paysage maritime en suivant des baies tranquilles ou en contournant de petits fjords, les berges sont verdoyantes et peu escarpées. Dans plusieurs petits ports que nous traversons nous voyons de curieux hangars à bateaux : un alignement d'abris sur pilotis aux toits pentus. Sous chaque abri, un petit bateau à moteur. Sur le plan architectural, l'ensemble (peint en rouge orangé), est beau à regarder mais au niveau de l'utilisation rationnelle de l'espace, ce n'est guère efficace !
A notre arrivée au bout de la pointe, un panneau routier nous indique : Nordkapp 2 518 Km !
Nous escaladons la roche pour parvenir sur un promontoire au pied du phare de Lindesnes, une petite tour blanche surmontée d'une lanterne rouge, qui marque pour les navigateurs, l'extrême sud de la Norvège ainsi que la séparation entre la mer du Nord et le Skagerrak.
De ce lieu, on découvre une superbe vue sur la côte très découpée et un enchevêtrement de rochers de granit rose battus par la houle du large. Un peu plus haut, les vestiges de l'ancien phare (1822), construction massive hexagonale ; également aux alentours, les vestiges plus ou moins camouflés des constructions allemandes de la Seconde Guerre Mondiale.
10 h 50, arrivée à Mandal, petit port et station balnéaire, ici c'est la Côte d'Azur norvégienne ! Nous parcourons le centre de la ville, quelques ruelles pavées bordées de maisons blanches fleuries et décorées. Ces maisons blanches semblent être caractéristiques du sud de la Norvège. Quelques échoppes et quelques chalands donnent un peu d'animation au quartier et aux quais voisins. Pique-nique sur un banc public face au port.
13 h 00, arrivée à Kristiansand. Nous parcourons le centre historique pour faire les derniers achats de souvenirs (oui, oui, il en manquait !). La ville a été bâtie en 1641 par le roi Christian IV (d'où le nom), sur un plan rigoureusement géométrique. A partir d'une large rue commerçante toutes les artères se coupent à angle droit. De belles façades néo-classiques entourent la place centrale.
14 h 10, nous nous présentons à l'embarcadère de la compagnie norvégienne Color Lines pour prendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark. Nous stationnons sur un vaste terre-plein qui se remplit rapidement. Une douzaine de longues files d'attente sont complètement occupées par des voitures, caravanes, camping-cars et camions. C'est le week-end et visiblement, les Norvégiens partent aussi en vacances. Comment tout cela va-t-il entrer dans le ferry ?
Le soleil qui avait largement brillé jusque là, disparaît brutalement laissant la place à d'épais nuages. L'embarquement commence à 16 h 00 sur le Super Speed One, un navire à grande vitesse, un engin énorme ! 11 ponts dont 1 pont camion et camping-cars et 2 ponts voitures, tout le reste à l'avenant.
Le bateau est quasiment complet, ce sont les vacances et il y a beaucoup d'excitation à bord. Beaucoup de monde partout qui se croise dans tous les sens et c'est déjà très bruyant. Des cris, des pleurs, des groupes de jeunes qui chantent. Pas une place assise tranquille et confortable ! Une véritable ambiance de kermesse qui nous donne le tournis. Nous avions perdu l'habitude d'autant d'agitation. Tant bien que mal, nous arrivons à trouver une place dans l'atrium, au cœur d'un brouhaha assourdissant, puis en fin de trajet, nous émigrerons dans la brasserie beaucoup plus calme alors que le service est terminé.
16 h 40, appareillage de Kristiansand et derniers regards vers la Norvège qui s'éloigne. Le bateau file 26 nœuds, la côte s'estompe rapidement. Cap sur le Danemark. A cause de la vitesse, il y a peu d'emplacements fréquentables sur le pont arrière, il y fait vite froid. Par contre, malgré la vitesse et le vent qui forcit, le bateau reste très confortable à la mer.
19 h 45, accostage du Super Speed One à Hirtshals au Danemark. Cohue dans les escaliers et les ascenseurs pour rejoindre les ponts véhicules. Vu le nombre, l'évacuation des voitures s'éternise mais se déroule dans le calme. Sur l'aire d'embarquement, des centaines de véhicules attendent pour faire le trajet inverse. Impressionnant !
20 h 15, arrivée au Hirtshals Camping, juste à la sortie de la ville, un grand terrain sans arbres en bordure de plage. Beaucoup de grandes caravanes en stationnement prolongé comme nous l'avions déjà vu à Århus ou en Suède. L'emplacement est bien exposé au vent frais de nord-est, aussi nous ne trainons pas pour le dîner.
Hangars à bateaux - Presqu'île de LindesnesJour 33 - Sa 18/07/2009 - Hirtshals (DK) - Skagen (DK)
08 h 15, le vent fort d'est et le temps couvert nous obligent à changer la voiture de sens pour que nous puissions bénéficier de la protection relative du hayon pour prendre notre petit-déjeuner.
10 h 00, grosse averse orageuse alors que nous sommes à la douche dans un local assez éloigné de la voiture.
10 h 30 départ pour Skagen à l'extrémité de la pointe du Jutland. La pluie se calme durant le trajet, mais reprendra dès notre arrivée dans la ville et ne s'arrêtera plus de la journée.
Skagen est un port réputé du Danemark, fréquenté autrefois par les peintres impressionnistes pour la qualité de sa lumière… ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous visitons la ville et surtout la rue principale (St Laurentiivej), sous la pluie. Ce qui n'empêche pas de nombreux badauds et nous-mêmes de s'arrêter à chacune des nombreuses vitrines qui la bordent.
Visite de l'église, et puisque la pluie ne cesse pas, nous nous offrons le premier restaurant de ce voyage : une pizzeria danoise tenue par des turcs, dont l'efficacité du service n'est pas la première préoccupation…
16 h 45, nous nous rendons à la pointe de Grenen. Sur le parking, le vent se lève et la pluie redouble de violence, nous empêchant de descendre de l'Espace. Nous restons bloqués pendant deux heures que nous mettrons à profit pour faire la sieste.
Lors d'une brève et relative accalmie, J-J grimpe sur un blockhaus sur la dune, au bout d'une longue plage de sable, on devine de fortes vagues à travers un nuage d'embruns. Ca souffle, et retour rapide à la voiture ! Aucun espoir d'amélioration pour ce soir. Une journée de perdue !
18 h 00, repli sur le camping de Poul Egg, vaste terrain plat entrecoupé de quelques haies, où selon la mode danoise, beaucoup de grosses caravanes sont stationnées. Nous trouvons une place à l'écart. Nous devons attendre la fin d'une grosse averse pour commencer nos manipulations de bagages et notre installation. Si l'abri Décathlon nous abrite du vent, il n'est pas suffisant lorsqu'il pleut.
Pour la 1ère fois, nous devons installer la grande bâche bleue pour nous protéger des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Notre agencement suscite la curiosité et l'étonnement de nos voisins danois confortablement à l'abri sous l'auvent de leur grosse caravane. C'est vrai, notre installation ne fait pas riche, mais elle a le mérite d'être efficace, puisque Nelly peut préparer ses crêpes tranquillement et que nous pouvons les déguster assis sous cet abri de fortune.
Néanmoins, nous baignons dans l'humidité permanente. Nous n'éprouvons aucun intérêt à prolonger la soirée, et comme il pleut toujours, nous laissons l'Espace tel quel pour la nuit, c'est-à-dire hayon ouvert, abri Décathlon et bâche bleue en place pour la nuit et dormons ainsi.
Jour 34 - Di 19/07/2009 - Skagen (DK) - Herford (D)
Malgré que le hayon soit resté ouvert, nous avons passé une excellente nuit. Après le repli de tout le matériel encore humide, nous quittons le camping pour retourner à la pointe de Grenen, et miracle, il ne pleut plus !
La pointe de Grenen est un lieu particulier. A l'extrémité du Jutland, au nord-est du Danemark, cette pointe sableuse sépare le Skagerrak (mer du Nord), du Kattegat (mer Baltique). Les différences de fond et de salinité de ces deux mers, les courants de marée et le régime des vents créent des phénomènes de remous souvent très violents autour de cette pointe. Ce spectacle naturel et la vue de deux mers différentes à droite et à gauche ne manque pas d'attirer les foules au bout de cette pointe.
Nous marchons ainsi pendant un kilomètre le long de la plage sud (côté Kattegat, Baltique), dans un paysage de dunes. Pas de vent, mer calme, beaucoup de cargos à l'horizon, et quelques bancs de goélands et de sternes piaillent autour de nous. Et même configuration lorsque nous passons sur la plage nord (Skagerrak, mer du Nord).
A l'extrémité de l'éperon sableux qui meurt lentement dans la mer, nous assistons à la rencontre de deux régimes de vagues différents, mais rien de violent ce matin car il n'y a pas de vent. Tout juste un gros clapot et le bruit qui va avec, mais en cas de gros temps, cela doit être très spectaculaire. Nous prenons plusieurs photos au bout de la pointe, Nelly ayant un pied dans chaque mer… pour peu de temps, les méduses ayant le dernier mot !
De nombreux marcheurs arrivent progressivement et se regroupent à la limite incertaine du sable et de l'eau. Puis, nous assistons à l'arrivée du premier transport en commun de la pointe de Grenen : un énorme tracteur agricole avec des pneus très larges remorquant une cabine où ont pris place les touristes les moins courageux.
10 h 30, retour à Skagen et stationnement sur le port. Promenade dans les rues avoisinantes bordées de petits jardinets très soignés et de maisons de pêcheurs, basses, couvertes de tuiles et aux façades jaune foncé. C'est bien, mais finalement, nous ne trouvons pas cela exceptionnel. Serions-nous complètement blasés ou est-ce le manque de luminosité ? C'est sûrement le manque de lumière !
12 h 00, nous écoulons nos dernières couronnes danoises dans une boulangerie de la rue Saint-Laurent en achetant des petits pains (presque) français. Nous quittons Skagen et mettons durablement le cap au sud en roulant sous les averses intermittentes, puis arrêt pique-nique sur une aire de l'autoroute en profitant d'une brève éclaircie, mais le vent reste froid.
15 h 30, nous nous accordons une pause café après que Nelly ait conduit durant 2 heures sur l'autoroute.
16 h 30, passage de la frontière allemande. Gros bouchons pour passer l'Elbtunnel à Hambourg, puis direction Hanovre pour éviter les travaux de l'autoroute entre Hambourg et Brème. Mais gros bouchons, sans doute à cause des violents orages que nous subissons depuis Hambourg.
19 h 30, nous quittons l'autoroute avant Hanovre pour essayer de trouver un terrain de camping, mais sans renseignements précis, difficile de trouver et de s'orienter efficacement.
20 h 30, nous abandonnons nos recherches stériles et reprenons l'autoroute après Hanovre.
21 h 30, après des lieux de pique-nique idylliques en Norvège, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour faire chauffer une boite de saucisses lentilles…
23 h 00, arrêt sur l'aire de Herford pour prendre un peu de repos. Depuis Hambourg, les conditions de conduites sont difficiles à cause des orages successifs, de la pluie, de la nuit, des zones de travaux et du trafic intense qui demande beaucoup d'attention. Nous sommes fatigués… Sur l'aire d'autoroute, il est délicat de mettre l'Espace en configuration camping-car, alors nous nous endormons sur les sièges en abaissant les dossiers…
Danemark - Skagen - La pointe de Grenen sépare le Skagerak du KattegattJour 35 - Lu 20/07/2009 - Herford (D) - Namur (B) - ROUEN
03 h 30, réveil de J-J. Trouvé le sommeil pendant 4 heures, mais après impossible de se rendormir.
04 h 30, reprise de la route jusqu'à 06 h 30. Toujours beaucoup de trafic, des zones de travaux dangereuses et des pluies intermittentes. Nelly continue de dormir. Nouvel arrêt sur une aire de repos, 100 km avant Dortmund et sommeil jusqu'à 09 h 00.
09 h 15, petit-déjeuner sur l'aire. Nelly, peut-être pas bien réveillée, mais toujours déphasée, croit que c'est aujourd'hui son anniversaire… Nous réaliserons plus tard que c'est le lendemain.
12 h 00, arrêt à Namur en Belgique pour déjeuner. Rapide tour dans le centre de la ville. C'est lundi, et il y a peu de restaurants ouverts qui soient à notre convenance. Nous nous contenterons d'une salade dans un petit snack.
14 h 40, reprise de la route, puis passage de la frontière française où nous retrouvons le soleil.
17 h 00, arrivée à Rouen. Fin du périple.
BILAN
Pays traversés : 6 (B – D – DK – S – N – FIN)
Kilométrage de Rouen au Cap Nord : 4.831 km Kilométrage de Rouen à Kirkenes : 5.686 Kilométrage total Rouen/Rouen : 7.895
Auquel il faut ajouter : Croisière côtière Hurtigruten : 2.463 km (1.330 milles nautiques) Soit un voyage de : 10.358 Km
Passages en ferry en Norvège : 19
Consommation totale de gas-oil : 621.94 l Consommation moyenne : 7.75 l/100 km (véhicule chargé + coffre de toit)
Nuits en Espace en terrain de camping : 22 Nuits en Espace en camping sauvage : 4 Nuits en hytter (hutte) : 4 Nuits à bord de l’Hurtigruten : 5
Nombre de photos : 3.870 Nombre de prises vidéo : 2.500 qui permettront de réaliser au retour 4 heures de montage photo/vidéo (fractionnables… évidemment ! Ouf…).
Donc, ce n'était, bien sûr, pas l'expédition du siècle. Mais ce voyage de longue haleine, s'est déroulé sans stress et sans aucun incident, grâce à une sérieuse préparation et une bonne anticipation. Nous avons parcouru un vaste pays en évoluant toujours dans des sites grandioses et des paysages somptueux qui nous laissent un impérissable souvenir. Nous espérons bientôt y revenir dans les mêmes conditions.
1ère Partie -- 2ème Partie -- 3ème Partie
Ambiance des îles Lofoten - Le port de NusfjordCompte rendu de croisière en Méditerranée sur le MSC Meraviglia en famille (15 au 22 juillet) English translation pending
Et voilà, croisière terminée pour nous 😕
J'ai décidé de me lancer dans un CR pour vous faire partager notre expérience, du point de vue famille, donc peut-être que tout le monde ne se reconnaîtra pas dans ce CR, nous avons privilégié les activités avec les enfants
Qui sommes-nous ? J'ai 34 ans, mon mari 37 et nos 2 filles 11 et 7 ans Nous vivons en Haute-Normandie Croisière du samedi 15 au 22 Juillet, sur le MSC Méraviglia. Les Escales sont: Gènes-Naples-Messine-La Valette-Barcelone et retour à Marseille
Dans cette première partie, je vais commencer par les généralités liées à l'embarquement, le bateau, etc...
EMBARQUEMENT A MARSEILLE et PREMIERES FORMALITES La veille de l'embarquement, nous avons dormi à Vitrolles. A 11h15, nous étions dans le terminal d'embarquement, l'embarquement a commencé à 12h, et à 12h15, après les YC, Black members, Aurea, personnes en fauteuil roulant etc...nous avons été appelé. Nous sommes arrivés sur le navire vers 12h30, après contrôle des papiers et photo d'embarquement. On arrive directement au pont 6 dans la galerie avec l'écran LED, et là on arrive dans un nouveau monde ! On a tous fait 'whouahhh' Tout de suite il y a le stand pour mettre les bracelets connectés aux enfants, ce que nous faisons, mais je reviendrai plus loin dans le CR sur ce bracelet connecté. Ensuite nous sommes allés manger au buffet. En passant devant un ascenseur, j'en profite pour enregistrer ma carte de crédit sur la borne, un message indique que MSC prend une empreinte de 250€ (ce montant n'est pas prélevé, c'est juste une pré-autorisation) Après à 13h30, nous avons découvert notre cabine, les valises n'étaient pas encore là, alors nous sommes allés faire les différentes inscriptions (club enfants, aquapark) . Pour le club enfants, j'avais pré-rempli les feuilles d'inscription en ligne sur le site de MSC avant de partir, mais je les ai laissées dans la valise alors, obligée de tout ré-écrire....
Retour à la cabine vers 15h30, on range les affaires puis direction la piscine Aquapark. Nous y restons presque 2h, nous avons découvert 1 des 3 toboggans, celui qui se fait sans bouée mais très sympa car après la descente, on arrive dans un Super bowl. Retour à la cabine pour douche, entre temps le navire part pour Gènes, puis restaurant à 18h45. Le thème de ce soir était Méditerranéen, nous avons très bien mangé. Ensuite nous nous sommes baladés aux quatre coins du navire. Avec cette journée bien chargée, nous avons oubli�� d'aller faire l'exercice de sécurité. Nous trouvons une lettre dans notre cabine indiquant une séance de rattrapage prévue pour le lendemain. Il faut dire que le bateau est tellement beau que nous étions complètement déphasés pendant cette première journée, j'ai même oublié d'appeler mon père pour lui souhaiter son anniversaire. Nous n'avons pas vu la journée passer, nous étions sur la planète Meraviglia ! 😛
NOTRE CABINE Notre cabine était une cabine intérieure au pont 8, ambiance Bella. Quand j'ai réservé 1 an plus tôt en juillet 2016, le plan du navire indiquait 'canapé lit double', du coup je pensais que les enfants dormiraient dans une sorte de clic-clac. Mais 2/3 semaines avant de partir, en re-vérifiant le plan du navire, j'ai vu que les icônes étaient désormais '3ème et 4ème lits sont des lits escamotables' et quand j'ai reçu mon carnet de voyage, là c'était indiqué Upper beds, donc plus de doute possible. Cette disposition m'inquiétait un peu, peur de me cogner sur le lit au-dessus de moi, peur que le lit soit trop près de mon visage, mais au final ça a été, il y a assez d'espaces, et quand on est dans le noir, on ne voit plus rien D'ailleurs, est-ce que quelqu'un connait le poids maxi supporté pour ce type de lit ?
J'ai trouvé la cabine assez grande, dans les armoires j'aurai apprécié moins de penderie et plus d'étagères, et aussi un petit meuble pour mettre les chaussures, car du coup on avait tout le temps plein de chaussures au sol dans la cabine. Nous avons apprécié le vrai carrelage au sol de la salle de bain. La douche était bien, assez grande. J'ai quelques photos de la cabine si quelqu'un veut voir, notamment le système des 4 lits.
Le fait de ne pas avoir de hublot ou balcon ne m'a pas choqué, tous les murs de la cabine sont remplis. Par contre, sur ma croisière sur le Louis Cruises (maintenant Célestyal) je me souviens que j'avais été choquée car il y avait un mur vide, et le mur était habillé (un grand sticker avec un rideau) pour nous rappeler qu'il n'y avait pas de fenêtre
RESTAURATION Avant de partir, j'avais reçu un mail de Croisiland disant que nous serions en Flexi. Quand nous avons embarqué, sur notre Cruise Card, le restaurant indiqué était le market place, j'avais demandé le 1er service à 18h45 (2ème service est 21h30). Le soir, une partie du buffet se transforme en restaurant, avec nappe etc...Pareil que si nous étions dans un restaurant. Un peu déçue sur le moment, car en flexi j'aurais eu accès aux restaurants Panorama, Olive dorée et Olivo D'oro, mais avant de partir j'étais étonnée d'être en Flexi car ambiance Bella (mais a priori nous étions flexi car nous avions réservé la croisière longtemps en avance) Durant la semaine de croisière, nous sommes allés dîner 3 fois au restaurant market place, les autres soirs nous préférions profiter assez tard de la piscine, car 18h45 c'est tôt quand même. Nous avons très bien mangé à chaque fois. Nous avions 2 serveurs. Il faut prévoir un gilet car avec la clim, j'avais froid.
Au bout de 2 jours de croisière, en lisant le daily program en entier, je me suis rendue compte que l'on pouvait aussi aller au restaurant Waves pour le petit déjeuner et le déjeuner. Nous y avons déjeuner 1 fois, et pris le petit dej 3/4 fois, cela permet d'alterner avec le buffet, d'être un peu plus au calme, et surtout de se faire servir. On y mange très bien, le restaurant est très beau. Les petits déjeuners sur le navire sont très copieux, il y en a vraiment pour tous les goûts, c'était mon repas préféré de la journée.
Une fois, un soir, nous avons mangé à la piscine. il y a notamment burger, hot dog, frites et parts de pizzas.
Les autres repas ont été pris au buffet Market Place, pont 15. Comment dire...il faut le voir, c'est quelque chose ! c'est un immense buffet, avec une profusion de nourriture, certains endroits peuvent être bruyants, mais en cherchant on trouve des tables à l'écart de toute cette agitation. Notre petit bonheur était d'aller nous installer à l'arrière du navire, il y avait une 20aine de tables en terrasse, qu'est-ce qu'on y était bien ! 1 fois nous avons eu du mal à trouver une table, c'était le vendredi matin, lors de l'escale à Barcelone, je crois que c'était parce que bcp de personnes débarquaient à Barcelone. Sinon nous avons toujours trouvé sans difficulté. Il faut aussi faire attention car certaines zones sont très froides à cause de la clim.
Côté nourriture, j'aurais apprécié des fromages de type Brie, Camembert... Pour les sorties en escale, pour le midi je pensais trouver des petits sandwichs mais il n'y avait rien. J'ai trouvé dommage le gaspillage de nourriture fait par certains....même au niveau des boissons, le fait d'être en all inclusive, j'ai vu des verres quasiment encore pleins partir à la poubelle. 🙁
BOISSONS Nous n'avions pas de forfaits boissons type 'all inclusive', ou boissons 'incluses au restaurant'. De plus, je ne bois pas d'alcool et mes filles n'aiment pas les sodas, pas trop les glaces, un peu les jus de fruits, bref elles boivent surtout de l'eau Avant de partir, j'ai pris un forfait eau (14 bll), un forfait café/thé (15 boissons) et un forfait soft drinks (14 boissons) Nous avons tout utilisé, sauf 2 bll eau (on les a récupérées le matin du débarquement) Mon mari a 2/3 fois commandé des bières et moi des cocktails sans alcool Aussi, entre le retour d'escale, un petit tour à la piscine, c'était déjà l'heure du dîner et au final nous n'avions pas trop le temps pour l'apéro 🤪 Le midi au buffet, nous prenions l'eau de la fontaine, et aussi les cafés gratuits Nous utilisions notre forfait café/thé le soir au bar, les enfants prenaient aussi un chocolat chaud. A l'aquapark, j'ai vu le forfait doremi (30€ pour 10 boissons ou glaces) mais seulement valable dans ce bar.
Qui sommes-nous ? J'ai 34 ans, mon mari 37 et nos 2 filles 11 et 7 ans Nous vivons en Haute-Normandie Croisière du samedi 15 au 22 Juillet, sur le MSC Méraviglia. Les Escales sont: Gènes-Naples-Messine-La Valette-Barcelone et retour à Marseille
Dans cette première partie, je vais commencer par les généralités liées à l'embarquement, le bateau, etc...
EMBARQUEMENT A MARSEILLE et PREMIERES FORMALITES La veille de l'embarquement, nous avons dormi à Vitrolles. A 11h15, nous étions dans le terminal d'embarquement, l'embarquement a commencé à 12h, et à 12h15, après les YC, Black members, Aurea, personnes en fauteuil roulant etc...nous avons été appelé. Nous sommes arrivés sur le navire vers 12h30, après contrôle des papiers et photo d'embarquement. On arrive directement au pont 6 dans la galerie avec l'écran LED, et là on arrive dans un nouveau monde ! On a tous fait 'whouahhh' Tout de suite il y a le stand pour mettre les bracelets connectés aux enfants, ce que nous faisons, mais je reviendrai plus loin dans le CR sur ce bracelet connecté. Ensuite nous sommes allés manger au buffet. En passant devant un ascenseur, j'en profite pour enregistrer ma carte de crédit sur la borne, un message indique que MSC prend une empreinte de 250€ (ce montant n'est pas prélevé, c'est juste une pré-autorisation) Après à 13h30, nous avons découvert notre cabine, les valises n'étaient pas encore là, alors nous sommes allés faire les différentes inscriptions (club enfants, aquapark) . Pour le club enfants, j'avais pré-rempli les feuilles d'inscription en ligne sur le site de MSC avant de partir, mais je les ai laissées dans la valise alors, obligée de tout ré-écrire....
Retour à la cabine vers 15h30, on range les affaires puis direction la piscine Aquapark. Nous y restons presque 2h, nous avons découvert 1 des 3 toboggans, celui qui se fait sans bouée mais très sympa car après la descente, on arrive dans un Super bowl. Retour à la cabine pour douche, entre temps le navire part pour Gènes, puis restaurant à 18h45. Le thème de ce soir était Méditerranéen, nous avons très bien mangé. Ensuite nous nous sommes baladés aux quatre coins du navire. Avec cette journée bien chargée, nous avons oubli�� d'aller faire l'exercice de sécurité. Nous trouvons une lettre dans notre cabine indiquant une séance de rattrapage prévue pour le lendemain. Il faut dire que le bateau est tellement beau que nous étions complètement déphasés pendant cette première journée, j'ai même oublié d'appeler mon père pour lui souhaiter son anniversaire. Nous n'avons pas vu la journée passer, nous étions sur la planète Meraviglia ! 😛
NOTRE CABINE Notre cabine était une cabine intérieure au pont 8, ambiance Bella. Quand j'ai réservé 1 an plus tôt en juillet 2016, le plan du navire indiquait 'canapé lit double', du coup je pensais que les enfants dormiraient dans une sorte de clic-clac. Mais 2/3 semaines avant de partir, en re-vérifiant le plan du navire, j'ai vu que les icônes étaient désormais '3ème et 4ème lits sont des lits escamotables' et quand j'ai reçu mon carnet de voyage, là c'était indiqué Upper beds, donc plus de doute possible. Cette disposition m'inquiétait un peu, peur de me cogner sur le lit au-dessus de moi, peur que le lit soit trop près de mon visage, mais au final ça a été, il y a assez d'espaces, et quand on est dans le noir, on ne voit plus rien D'ailleurs, est-ce que quelqu'un connait le poids maxi supporté pour ce type de lit ?
J'ai trouvé la cabine assez grande, dans les armoires j'aurai apprécié moins de penderie et plus d'étagères, et aussi un petit meuble pour mettre les chaussures, car du coup on avait tout le temps plein de chaussures au sol dans la cabine. Nous avons apprécié le vrai carrelage au sol de la salle de bain. La douche était bien, assez grande. J'ai quelques photos de la cabine si quelqu'un veut voir, notamment le système des 4 lits.
Le fait de ne pas avoir de hublot ou balcon ne m'a pas choqué, tous les murs de la cabine sont remplis. Par contre, sur ma croisière sur le Louis Cruises (maintenant Célestyal) je me souviens que j'avais été choquée car il y avait un mur vide, et le mur était habillé (un grand sticker avec un rideau) pour nous rappeler qu'il n'y avait pas de fenêtre
RESTAURATION Avant de partir, j'avais reçu un mail de Croisiland disant que nous serions en Flexi. Quand nous avons embarqué, sur notre Cruise Card, le restaurant indiqué était le market place, j'avais demandé le 1er service à 18h45 (2ème service est 21h30). Le soir, une partie du buffet se transforme en restaurant, avec nappe etc...Pareil que si nous étions dans un restaurant. Un peu déçue sur le moment, car en flexi j'aurais eu accès aux restaurants Panorama, Olive dorée et Olivo D'oro, mais avant de partir j'étais étonnée d'être en Flexi car ambiance Bella (mais a priori nous étions flexi car nous avions réservé la croisière longtemps en avance) Durant la semaine de croisière, nous sommes allés dîner 3 fois au restaurant market place, les autres soirs nous préférions profiter assez tard de la piscine, car 18h45 c'est tôt quand même. Nous avons très bien mangé à chaque fois. Nous avions 2 serveurs. Il faut prévoir un gilet car avec la clim, j'avais froid.
Au bout de 2 jours de croisière, en lisant le daily program en entier, je me suis rendue compte que l'on pouvait aussi aller au restaurant Waves pour le petit déjeuner et le déjeuner. Nous y avons déjeuner 1 fois, et pris le petit dej 3/4 fois, cela permet d'alterner avec le buffet, d'être un peu plus au calme, et surtout de se faire servir. On y mange très bien, le restaurant est très beau. Les petits déjeuners sur le navire sont très copieux, il y en a vraiment pour tous les goûts, c'était mon repas préféré de la journée.
Une fois, un soir, nous avons mangé à la piscine. il y a notamment burger, hot dog, frites et parts de pizzas.
Les autres repas ont été pris au buffet Market Place, pont 15. Comment dire...il faut le voir, c'est quelque chose ! c'est un immense buffet, avec une profusion de nourriture, certains endroits peuvent être bruyants, mais en cherchant on trouve des tables à l'écart de toute cette agitation. Notre petit bonheur était d'aller nous installer à l'arrière du navire, il y avait une 20aine de tables en terrasse, qu'est-ce qu'on y était bien ! 1 fois nous avons eu du mal à trouver une table, c'était le vendredi matin, lors de l'escale à Barcelone, je crois que c'était parce que bcp de personnes débarquaient à Barcelone. Sinon nous avons toujours trouvé sans difficulté. Il faut aussi faire attention car certaines zones sont très froides à cause de la clim.
Côté nourriture, j'aurais apprécié des fromages de type Brie, Camembert... Pour les sorties en escale, pour le midi je pensais trouver des petits sandwichs mais il n'y avait rien. J'ai trouvé dommage le gaspillage de nourriture fait par certains....même au niveau des boissons, le fait d'être en all inclusive, j'ai vu des verres quasiment encore pleins partir à la poubelle. 🙁
BOISSONS Nous n'avions pas de forfaits boissons type 'all inclusive', ou boissons 'incluses au restaurant'. De plus, je ne bois pas d'alcool et mes filles n'aiment pas les sodas, pas trop les glaces, un peu les jus de fruits, bref elles boivent surtout de l'eau Avant de partir, j'ai pris un forfait eau (14 bll), un forfait café/thé (15 boissons) et un forfait soft drinks (14 boissons) Nous avons tout utilisé, sauf 2 bll eau (on les a récupérées le matin du débarquement) Mon mari a 2/3 fois commandé des bières et moi des cocktails sans alcool Aussi, entre le retour d'escale, un petit tour à la piscine, c'était déjà l'heure du dîner et au final nous n'avions pas trop le temps pour l'apéro 🤪 Le midi au buffet, nous prenions l'eau de la fontaine, et aussi les cafés gratuits Nous utilisions notre forfait café/thé le soir au bar, les enfants prenaient aussi un chocolat chaud. A l'aquapark, j'ai vu le forfait doremi (30€ pour 10 boissons ou glaces) mais seulement valable dans ce bar.
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland
Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger
Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferry
Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset
A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva
Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.
Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le Velsnfjord
Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de Reipa
Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil
09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i Lofoten
Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.
08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de VigelandJour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de GeirangerJour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferryJour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la NidelvaJour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le VelsnfjordJour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de ReipaJour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i LofotenJour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Choix des bagages pour voyager English translation pending
Bonjour,
Hier, en rentrant de Normandie avec mon vieux sac à dos rempli par les bouquins achetés en route (c'est lourd!) et quelques vêtements, je me demandais dans quel état arriverait un service à thé ou des souvenirs de ce genre qui cassent facilement si je garde ce sac à dos pour voyager. A la gare, j'enviais beaucoup les voyageurs qui trainaient leur valise à roulettes.
Quels sont les bagages de qualité, fermant bien à clé et solides, dans lesquels on peut ramener des souvenirs du type service à thé sans les casser?
Sylvie
Hier, en rentrant de Normandie avec mon vieux sac à dos rempli par les bouquins achetés en route (c'est lourd!) et quelques vêtements, je me demandais dans quel état arriverait un service à thé ou des souvenirs de ce genre qui cassent facilement si je garde ce sac à dos pour voyager. A la gare, j'enviais beaucoup les voyageurs qui trainaient leur valise à roulettes.
Quels sont les bagages de qualité, fermant bien à clé et solides, dans lesquels on peut ramener des souvenirs du type service à thé sans les casser?
Sylvie
Compte rendu de croisière Celebrity Edge English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Voici le compte rendu de notre extraordinaire croisière sur le tout nouveau Celebrity Edge.
C’était notre première croisière avec Celebrity. Des prestations absolument irréprochables…
L’embarquement déjà, hyper fluide au tout nouveau terminal n° 25 de Port Everglades à Fort Lauderdale. Pas de file d’attente, de la sortie du taxi à l’entrée de notre cabine, nous avons dû mettre 20 minutes…
Petit bémol (vite effacé par la suite), la cabine n’était pas prête. Certes, nous étions plus qu’excités et avions embarqué parmi les premiers (11h30). Mais il est vrai que le moment où l’on découvre sa cabine est toujours très fort, et là, pour le coup, c’était un peu déceptif d’autant que la cabine était très belle.
La cabine justement : pas d’infinite véranda, nous avions une extérieure. Magnifique, tout dans les nouveaux tons de gris que Celebrity veut faire évoluer à tous ses navires. Environ 18m2, moquette épaisse, ameublement et déco de qualité, un (faux heureusement) corail sous un spot lumineux, salle de bain super tendance, douche spacieuse, paroi en verre. Eclairage d’ambiance de la cabine avec plusieurs modes. Par exemple, le matin, éclairage doux et indirect pour ne pas agresser les yeux.
La restauration : au top
Il y a 4 restaurants principaux, tous 4 d’environ la même superficie, mais d’une ambiance différentes.
Nous avions notre table au Normandie. Normalement donc pour 4 soirée puisque nous avions réservé 3 restaurants de spécialité durant la semaine. Le premier soir nous sommes donc allés découvrir le restaurant Normandie. Accueil à l’entrée avec hôtesse derrière un pupitre. On nous amène à notre table. Il y a 3 personnes qui s’occupent de nous. Le waiter, l’assitant-waiter, et le sommelier. Présentation orale des différents pains et présentation des plats un peu plus tard.
La carte en Français est disponible. La plupart (difficile de faire carton plein) des plats étaient à la fois gouteux et joliment présentés. Beaucoup d’attention de la part du personnel pour savoir si tout va bien tout au long du repas.
Avec cette première soirée réussie, nous aurions bien évidemment aimé connaitre aussi les 3 autres salles. Eh bien figurez-vous que nous nous sommes présentés les autres soirs dans les 3 autres restaurants et avons pu, à chaque fois, diner et découvrir ces 3 autres ambiances, sans aucune difficulté, et toujours avec une table exclusive. Il suffisait de demander si jamais il était possible de…. Et les hôtesses, avec leur grand sourire, et après avoir vérifié la disponibilité, nous ont donné accès à ces 3 autres restaurants… On était ravis. Les prestations sont strictement identiques, je dirais seules les ambiances changent. Donc nous avons diné, au-delà du Normandie le premier soir, au Tuscan, au Cosmopolitan et au Ciprus. Dans chacun de ces restaurants, jamais de salle « remplie à bloc », toujours des tables disponibles, et donc ambiance calme et feutrée. Les restaurants de spécialités : nous avons diné au Petit Chef, au Fine Cut Steack House et bien sûr à l’Eden !
3 expériences fantastiques :
Un diner animé vraiment sympa au Petit Chef, tous les convives ont applaudis au terme du repas. L’animation est super. Difficile à décrire, regardez les vidéos sur YouTube, c’est encore le mieux.
Un repas exceptionnel au Steak House avec des plats gouteux, une viande tendre comme du beurre, une ambiance feutrée et un service au top (merci encore Alexander).
Un diner à l’Eden, (l’Eden étant à la fois une salle particulière de spectacle et aussi un restaurant en contrebas) transportés dans une ambiance encore jamais connue sur un bateau de croisière. On est plongés tout au long de la soirée dans un environnement à part. Les acteurs nous embarquent avec eux, nous font participer à leurs « jeux », dansent, parlent, évoluent dans ce lieu magique sur 3 ponts à l’arrière du bateau. L’Eden est leur terrain de jeux. Et nous dinons au cœur de cet environnement. Là encore, regardez sur YouTube, mais avec l’Eden, l’Edge a une longueur d’avance sur tous les autres paquebots existants. C’est résolument novateur et précurseur.
A noter qu’il existe aussi deux autres restaurants : le Blu, réservé aux passagers des cabines Aquaclass, et le Luninae, réservé aux passager en suites. Je termine par la cafétéria : elle est splendide, beaucoup de salle au design et à la configuration différente, des tables en front de baie vitrée pour déjeuner face à la mer, des tables et chaises hautes, d’autres plus conventionnelles. Un glacier avec boules de glaces à volonté. Les buffets sont variés, bien présentés, îlot de découpe de fromage, yaourts fermentés maison par exemple. Et toujours très bons. Le bateau : bon… juste rien à dire sinon somptueux. Je vais développer un peu quand même ! Je pense déjà au fait qu’il a été construit en France, et j’en éprouve beaucoup de fierté. Tout est beau et bien pensé. Il n’y a pas d’atrium comme c’est souvent le cas. C’est le martini bar qui s’y substitue. C’est un lieu magnifique, riche et sobrement décoré. Sur une hauteur de 3 ponts. C’est un endroit important du bateau, toujours animé, notamment par le « spectacle » des barmen qui, tous les soirs autours de 20h, mettent une ambiance de folie et font leur show en jonglant et en remplissant une trentaine de verres en cascade, debouts sur le comptoir. Sinon, globalement, bateau atypique. Le Magic Carpet, avec son bar, plate forme qui monte les après-midi au dernier point pour proposer un bar de proximité aux personnes qui sont sur le dernier pont. Et qui peut se transformer en restaurant ou servir de plate forme de débarquement pour les chaloupes. La piscine extérieure superbe, la plus longue existante à ce jour sur un bateau de croisière. Autour d’une vingtaine de mètre je pense. En pente douce. Chauffée. Avec des transats aquatiques bien agréables. Autour d’elle deux immenses jacuzzis, novateurs eux aussi, comme suspendus. Une piscine pour adultes sous verrière avec son grand jacuzzi. Luxueuse, matelas épais. Calme et sans bruit pour se reposer. Serviettes pliées sur chaque matelas ou transat. Des supplémentaires disponibles un peu partout sur le pont. Le roof top garden, design magnifique, grand écran, restaurant grill extérieur. Le sunset bar, habituel chez Celebrity. La salle de spectacle, novatrice elle aussi, très proche du public, presque à 360 degrés. Service de boissons avec prise de commande jusqu’au démarrage du spectacle. Enfin la réception service clients, juste 4 pupitres séparés, des fauteurs luxueux pour s’assoir si besoin (ce n’est pas nécessaire, il n’y a jamais personne, c’est aussi un signe …). Voilà globalement ce que je peux vous dire succinctement dans un premier temps avant de répondre à vos questions en direct ou via message privé. Nous sommes ravis de notre croisière, vraisemblablement la plus agréable et aboutie que nous ayons faite (à nous faire même oublier le Yacht Club chez MSC…). Malgré 2 800 passagers, pas de sentiments de foule, nous n’avons jamais fait la queue quelque part et n’avons jamais eu à chercher un transat disponible. Il est vrai qu’il faut y mettre le budget. Pour autant, je suis passé par Cruise.com et ai obtenu un tarif plus que correct. En plus il y avait une offre avec le forfait boissons inclus, 300 $ de crédit à bord auxquels se sont ajoutés 100 $ et 75 $ supplémentaires. Donc on a débuté la croisière avec un crédit à bord de 475 $. Plutôt sympathique ! Pour terminer, très peu de francophones à bord, nous devions être autour de 10 français maximum. Et peu de personnel parlant français, il faut le savoir. Mais une chaleur et une attention de la part de ce personnel qui m’interpelle avec l’expérience que j’ai des croisiéristes européens… et qui fait que je n’ai qu’une envie : repartir ! A votre dispo pour plus d’informations ou message privé si besoin. Cordialement. Gilles
Un diner animé vraiment sympa au Petit Chef, tous les convives ont applaudis au terme du repas. L’animation est super. Difficile à décrire, regardez les vidéos sur YouTube, c’est encore le mieux.
Un repas exceptionnel au Steak House avec des plats gouteux, une viande tendre comme du beurre, une ambiance feutrée et un service au top (merci encore Alexander).
Un diner à l’Eden, (l’Eden étant à la fois une salle particulière de spectacle et aussi un restaurant en contrebas) transportés dans une ambiance encore jamais connue sur un bateau de croisière. On est plongés tout au long de la soirée dans un environnement à part. Les acteurs nous embarquent avec eux, nous font participer à leurs « jeux », dansent, parlent, évoluent dans ce lieu magique sur 3 ponts à l’arrière du bateau. L’Eden est leur terrain de jeux. Et nous dinons au cœur de cet environnement. Là encore, regardez sur YouTube, mais avec l’Eden, l’Edge a une longueur d’avance sur tous les autres paquebots existants. C’est résolument novateur et précurseur.
A noter qu’il existe aussi deux autres restaurants : le Blu, réservé aux passagers des cabines Aquaclass, et le Luninae, réservé aux passager en suites. Je termine par la cafétéria : elle est splendide, beaucoup de salle au design et à la configuration différente, des tables en front de baie vitrée pour déjeuner face à la mer, des tables et chaises hautes, d’autres plus conventionnelles. Un glacier avec boules de glaces à volonté. Les buffets sont variés, bien présentés, îlot de découpe de fromage, yaourts fermentés maison par exemple. Et toujours très bons. Le bateau : bon… juste rien à dire sinon somptueux. Je vais développer un peu quand même ! Je pense déjà au fait qu’il a été construit en France, et j’en éprouve beaucoup de fierté. Tout est beau et bien pensé. Il n’y a pas d’atrium comme c’est souvent le cas. C’est le martini bar qui s’y substitue. C’est un lieu magnifique, riche et sobrement décoré. Sur une hauteur de 3 ponts. C’est un endroit important du bateau, toujours animé, notamment par le « spectacle » des barmen qui, tous les soirs autours de 20h, mettent une ambiance de folie et font leur show en jonglant et en remplissant une trentaine de verres en cascade, debouts sur le comptoir. Sinon, globalement, bateau atypique. Le Magic Carpet, avec son bar, plate forme qui monte les après-midi au dernier point pour proposer un bar de proximité aux personnes qui sont sur le dernier pont. Et qui peut se transformer en restaurant ou servir de plate forme de débarquement pour les chaloupes. La piscine extérieure superbe, la plus longue existante à ce jour sur un bateau de croisière. Autour d’une vingtaine de mètre je pense. En pente douce. Chauffée. Avec des transats aquatiques bien agréables. Autour d’elle deux immenses jacuzzis, novateurs eux aussi, comme suspendus. Une piscine pour adultes sous verrière avec son grand jacuzzi. Luxueuse, matelas épais. Calme et sans bruit pour se reposer. Serviettes pliées sur chaque matelas ou transat. Des supplémentaires disponibles un peu partout sur le pont. Le roof top garden, design magnifique, grand écran, restaurant grill extérieur. Le sunset bar, habituel chez Celebrity. La salle de spectacle, novatrice elle aussi, très proche du public, presque à 360 degrés. Service de boissons avec prise de commande jusqu’au démarrage du spectacle. Enfin la réception service clients, juste 4 pupitres séparés, des fauteurs luxueux pour s’assoir si besoin (ce n’est pas nécessaire, il n’y a jamais personne, c’est aussi un signe …). Voilà globalement ce que je peux vous dire succinctement dans un premier temps avant de répondre à vos questions en direct ou via message privé. Nous sommes ravis de notre croisière, vraisemblablement la plus agréable et aboutie que nous ayons faite (à nous faire même oublier le Yacht Club chez MSC…). Malgré 2 800 passagers, pas de sentiments de foule, nous n’avons jamais fait la queue quelque part et n’avons jamais eu à chercher un transat disponible. Il est vrai qu’il faut y mettre le budget. Pour autant, je suis passé par Cruise.com et ai obtenu un tarif plus que correct. En plus il y avait une offre avec le forfait boissons inclus, 300 $ de crédit à bord auxquels se sont ajoutés 100 $ et 75 $ supplémentaires. Donc on a débuté la croisière avec un crédit à bord de 475 $. Plutôt sympathique ! Pour terminer, très peu de francophones à bord, nous devions être autour de 10 français maximum. Et peu de personnel parlant français, il faut le savoir. Mais une chaleur et une attention de la part de ce personnel qui m’interpelle avec l’expérience que j’ai des croisiéristes européens… et qui fait que je n’ai qu’une envie : repartir ! A votre dispo pour plus d’informations ou message privé si besoin. Cordialement. Gilles
Un effet "Trump Slump" est attendu (baisse du tourisme) English translation pending
Selon les économistes et les spécialistes de l'industrie du tourisme, une baisse du nombre de visiteurs étrangers de 8% est attendue aux États-Unis, représentant une perte de chiffre d'affaires de l'ordre de 10 milliards de dollars par an. Cette baisse significative, attribuée à l'ambiance générale créée par la nouvelle présidence, a été nommée "Trump Slump" (récession Trump) par la presse.
time.com/...-immigration-travel/
Idée de randonnée avec une débutante de 18 ans? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je m'appelle Philippe, j'ai 23 ans et cet été, ma cousine m'a demandé si elle pouvait m'accompagner dans l'un de mes périples pédestres pour je cite : "sortir de sa zone de confort". En effet, 1 2 fois par an, j'ai pris l'habitude d'aller marcher une semaine en autonomie en faisant du camping sauvage. Irlande, Ecosse, Espagne, France... Le plus souvent je pars d'une ville et me donne comme objectif de rejoindre un point en 7 jours. En général, cela représente environ 200 kilomètres sur la semaine.
Ma cousine a 18 ans, est débutante en marche et bien que de nature courageuse, elle n'a pas eu l'occasion de faire de grandes randonnées sur plusieurs jours et reste moyennement sportive. Elle m'a promis qu'elle courrait à partir de mai pour pouvoir être au mieux pour partir en juillet. Bref, auriez-vous, chers membres, une ou plusieurs idées de randonnées en camping sauvage, d'un niveau moyen (20 km/jour je pense), sans trop de touristes (pour ne pas rompre avec mes habitudes) ?
Plutôt dans nos régions respectives, c'est à dire le quart nord ouest, de la Bretagne jusqu'au Nord pas de Calais en passant par la Normandie. Y a-t-il des GR sympas dans le coin, sauvage, avec de beaux paysages (car nous marcherons paisiblement et pas un objectif de faire des perfs) et sans trop de villes touristiques à proximité ? Je pense que ce n'est pas nécessaire d'aller à l'étranger pour le moment !
Je vous remercie par avance pour vos avis qui nous seront précieux pour décider de notre destination et vous souhaite un beau weekend Pascal !
Philippe
Je m'appelle Philippe, j'ai 23 ans et cet été, ma cousine m'a demandé si elle pouvait m'accompagner dans l'un de mes périples pédestres pour je cite : "sortir de sa zone de confort". En effet, 1 2 fois par an, j'ai pris l'habitude d'aller marcher une semaine en autonomie en faisant du camping sauvage. Irlande, Ecosse, Espagne, France... Le plus souvent je pars d'une ville et me donne comme objectif de rejoindre un point en 7 jours. En général, cela représente environ 200 kilomètres sur la semaine.
Ma cousine a 18 ans, est débutante en marche et bien que de nature courageuse, elle n'a pas eu l'occasion de faire de grandes randonnées sur plusieurs jours et reste moyennement sportive. Elle m'a promis qu'elle courrait à partir de mai pour pouvoir être au mieux pour partir en juillet. Bref, auriez-vous, chers membres, une ou plusieurs idées de randonnées en camping sauvage, d'un niveau moyen (20 km/jour je pense), sans trop de touristes (pour ne pas rompre avec mes habitudes) ?
Plutôt dans nos régions respectives, c'est à dire le quart nord ouest, de la Bretagne jusqu'au Nord pas de Calais en passant par la Normandie. Y a-t-il des GR sympas dans le coin, sauvage, avec de beaux paysages (car nous marcherons paisiblement et pas un objectif de faire des perfs) et sans trop de villes touristiques à proximité ? Je pense que ce n'est pas nécessaire d'aller à l'étranger pour le moment !
Je vous remercie par avance pour vos avis qui nous seront précieux pour décider de notre destination et vous souhaite un beau weekend Pascal !
Philippe
Vignette Crit'Air à Paris English translation pending
Bonjour,
Je rentre en Belgique en mai et je voudrais faire un tour à Paris en en Normandie avec une voiture de location (belge).
La ville de Paris exige une vignette Crit'air.
Cette vignette est obligatoire pour les voitures étrangères à partir du 31 mars mais, de ce que j'ai lu, il y a de la tolérance car il n'est pas encore possible d'acheter des vignettes à partir d el'étranger. Toutefois, comme je pars au mois de mai, je suppose que ce sera résolu.
J'ai contacté plusieurs firmes de location de voitures et ils ignnorent le problème, soit ils ne veulent pas acheter la vignette, l'une me dit que ce n'est pas obligatoire pour les voitures de location. En ce qui me concerne, je ne peux pas acheter la vignette parce qu'évidemment, avec une voiture de location, on ne connaît pas le numéro d'immatriculation à l'avance.
J'ai envoyé unmesage à Crit'air mais c'est resté sasn réponse.
Est-ce que quelqu'un pourrait me donner plus d'info?
Merci d'avance.
Daniel
Je rentre en Belgique en mai et je voudrais faire un tour à Paris en en Normandie avec une voiture de location (belge).
La ville de Paris exige une vignette Crit'air.
Cette vignette est obligatoire pour les voitures étrangères à partir du 31 mars mais, de ce que j'ai lu, il y a de la tolérance car il n'est pas encore possible d'acheter des vignettes à partir d el'étranger. Toutefois, comme je pars au mois de mai, je suppose que ce sera résolu.
J'ai contacté plusieurs firmes de location de voitures et ils ignnorent le problème, soit ils ne veulent pas acheter la vignette, l'une me dit que ce n'est pas obligatoire pour les voitures de location. En ce qui me concerne, je ne peux pas acheter la vignette parce qu'évidemment, avec une voiture de location, on ne connaît pas le numéro d'immatriculation à l'avance.
J'ai envoyé unmesage à Crit'air mais c'est resté sasn réponse.
Est-ce que quelqu'un pourrait me donner plus d'info?
Merci d'avance.
Daniel
New York 1939 English translation pending
Bonjour, une société italienne a retrouvé et restauré un film de New York en 1939 d'un touriste français. Je vous mets les liens sur youtube c'est vraiment génial :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WgqRN40TXrE
et la croisière sur le SS Normandie en 1939
http://www.youtube.com/watch?v=LeF4HXCq5z0
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vXa-07iO8KQ
Le touriste français s'appelait Jean Vivier.
Voilà bon visionnage.😉
et la croisière sur le SS Normandie en 1939
http://www.youtube.com/watch?v=LeF4HXCq5z0
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vXa-07iO8KQ
Le touriste français s'appelait Jean Vivier.
Voilà bon visionnage.😉
Emission TV Thalassa le 7 septembre 2012: le monde des croisières English translation pending
Avis à tous les passionnés (et les autres aussi ..)
Ce soir sur France 3 dans Thalassa à 20h45 :

A vos écrans ...
Ce soir sur France 3 dans Thalassa à 20h45 :

A vos écrans ...
Retour de croisière "Rivages du soleil" du 23 au 30 juin 2012 English translation pending
Le soleil a abandonné la Normandie cette année...depuis de nombreux mois 😕: nous avons eu droit à une bonne semaine vers la fin Juillet 😎, mais déjà les nuages sont de retour, accompagnés d'averses , et je ne vous parle pas de la température au réveil (je plains les campeurs !)🤪.
Par conséquent, les activités extérieures étant relativement réduites, après le tour de France, nous profitons des jeux olympiques à la télé...
Et pourquoi pas en profiter pour rédiger un p'tit commentaire sur cette magnifique croisière que nous avons vécue "sous le soleil et la chaleur" ?😊
Alors allons y !
La chaleur parlons en : départ de Caen en voiture le 21 Juin 17°. Arrivée dans les environs de Lyon, où nous faisons étape dans la famille : 28°. On suffoque ! 😛
Le 23 nous partons dans la matinée en direction de Marseille : on est Samedi, certes, mais je ne m'attendais pas à rencontrer une telle circulation (vitesse limitée à 110 sur l'autoroute A7 dès la sortir de Lyon jusqu'à Orange : les 3 voies sont pleines...qu'est ce que ça doit être au mois d'Août ! 😮)
Arrivée à Marseille en début d'après-midi, on suit les indications (autoroute A55, "les ports"...), pas de problème. Et soudain on voit sur notre droite 3 magnifiques paquebots : pas de doute, on y est 😏!
Grand ciel bleu, il fait 34° quand on arrive sur le parking. Nous voilà stationnés entre le MSC Fantasia (magnifique !) et le Costa Serena (peut être un petit peu moins magnifique...c'est vrai, mais très beau aussi). Et qu'est ce qu'ils sont grands ! surtout à côté de nos habituels car-ferry de la Britanny, qui sont déjà de belle taille. Mais là ça n'a rien à voir...😇
Petit casse-croûte (l'embarquement n'est prévu qu'à 15 H). Puis on se dirige vers l'enregistrement des bagages : un monde fou ! mais ça va très vite.
Après avoir confié nos valises au stand Costa, nous nous dirigeons vers le hall au premier étage où on nous remettons nos documents à une charmante hôtesse ( en général les hôtesses sont toujours charmantes...😉) qui nous demande de patienter. C'est très grand, on se croirait dans un aéroport. Quelques instants plus tard l'embarquement commence, les passagers sont appelés par ordre de N°, pour éviter la cohue. Excellente organisation. Voilà, dans quelques minutes nous serons à bord, ce sera notre première croisière. Enfin !
Pourquoi "enfin" ? 😐:
Celà fait 1 an que je pianote sur mon clavier pour pêcher à gauche à droite toutes sortes de renseignements sur le bateau, les forfaits boisson, les escales, etc...du Costa Magica que nous devions prendre au départ du Havre !!! Et patatras : voilà que le Concordia se plante sur un rocher au mois de Janvier, et voilà que le Magica se trouve transformé en NéoRomantica, et ma cabine avec balcon se trouve transformée en cabine "avec vue sur mer" (tu parles : un hublot planqué derrière le lit...😠).
Alors : annulation (snif).
J'ai envisagé un temps de partir sur l'"horizon" de CDF parce que c'est "tout inclus", mais quand j'ai lu les commentaires, je me suis dit qu'il valait peut-être mieux attendre...
Jusqu'à ce que Costa propose des tarifs (très) intéressants sur cette croisière.
Voilà toute l'histoire.
Donc, oui : 🙂enfin, on y est !
Désolé ! il y a une éclaircie : j'en profite pour aller finir de tailler ma haie ...
C'est ça la Normandie : quand on voit Le Havre (en face), c'est qu'il va pleuvoir. Quand on ne le voit plus...c'est qu'il pleut !
La suite, si j'en crois la météo, c'est pour bientôt.
Alors : à plus 😉
Vacances au soleil avec deux enfants au mois de février English translation pending
Bonjour à tous,
Ne partant pas en vacances cet été, et n'ayant toujours pas de soleil en normandie, je commence à regarder pour partir pendant les vacances scolaires de février. on a 2 enfants de 5 et 7 ans, qui comme tous les enfants aiment les baignades.
Quel est votre top 5 pour cette période ? Et avec un budget limité à 3500€, je sais c'est pas enorme !
Merci de votre aide
Ne partant pas en vacances cet été, et n'ayant toujours pas de soleil en normandie, je commence à regarder pour partir pendant les vacances scolaires de février. on a 2 enfants de 5 et 7 ans, qui comme tous les enfants aiment les baignades.
Quel est votre top 5 pour cette période ? Et avec un budget limité à 3500€, je sais c'est pas enorme !
Merci de votre aide
Trente jours pour une premiere visite en France en auto ou en VR? English translation pending
Ma femme et moi ne sommes jamais allés en France et connnaissons que très peu de votre pays et les endroits a visiter. Nous sommes un couple de 55-60 ans et désirons louer un VR en JUin 2013 pour une période de 30 jours . On veut voir les plus beaux paysages, rencontrer le meilleurs gens, bien manger et boire du bon vin.Quelqu'un peut-il nous guider dans notre choix de parcours et nous conseiller sur ce que nous devrions savoir avant de partir
Nos premieres idées, ,Paris 3-4 jours puis Strasbourgh, l'Alsace, descendre vers la Provence, remonter vers Bordeaux, Paris.
Dix-huit jours en Espagne en voiture... English translation pending
Bonjour
Mon concubin et moi projetons de partir deux semaines et demi en Espagne en voiture, pour l'instant je projette les choses ainsi :
- arrivée par la Navarre/l'Aragon (aller voir Zaragoza, las Bardenas Reales... ne connaissons pas du tout cette région)
- descendre par la côte (Valence, cartagena....)
- s'arrêter sur la côte andalouse (Motril?) et de là visiter les villages blancs, el torcal, passer un jour ou deux à Grenade... (J'aurais aimé dormir dans une casa cueva à Grenade, à l'albaicin mais avec la voiture...)
- aller à Cordoue et ou Séville
- remonter par Burgos (jamais vu la cathédrale!) et La Rioja
qu'en pensez vous? Car je n'ai jamais voyagé en voiture en espagne, et du coup se loger dans les "grandes villes" du type Séville m'effraie un peu, ou même y stationner pour la journée.
Et que pensez vous du "trip", dont le but est d'allier soleil (ayant cruellement manqué l'an dernier chez nous), nature, et patrimoine?
Le camping en Aragon et en Castille, et des chambres climatisées en Andalousie, c'est un bon compromis non?
Mon concubin et moi projetons de partir deux semaines et demi en Espagne en voiture, pour l'instant je projette les choses ainsi :
- arrivée par la Navarre/l'Aragon (aller voir Zaragoza, las Bardenas Reales... ne connaissons pas du tout cette région)
- descendre par la côte (Valence, cartagena....)
- s'arrêter sur la côte andalouse (Motril?) et de là visiter les villages blancs, el torcal, passer un jour ou deux à Grenade... (J'aurais aimé dormir dans une casa cueva à Grenade, à l'albaicin mais avec la voiture...)
- aller à Cordoue et ou Séville
- remonter par Burgos (jamais vu la cathédrale!) et La Rioja
qu'en pensez vous? Car je n'ai jamais voyagé en voiture en espagne, et du coup se loger dans les "grandes villes" du type Séville m'effraie un peu, ou même y stationner pour la journée.
Et que pensez vous du "trip", dont le but est d'allier soleil (ayant cruellement manqué l'an dernier chez nous), nature, et patrimoine?
Le camping en Aragon et en Castille, et des chambres climatisées en Andalousie, c'est un bon compromis non?
City trip de trois nuits en tente début septembre English translation pending
Bonjour,
Moi et mon copain souhaitons partir en vacances début septembre. Seulement, mon copain n'ayant pas droit à des vacances cette année, nous voudrions partir quelques jours (3 nuits environ). Pour une raison de budget mais aussi pour connaître une nouvelle expérience, nous voudrions partir en tente. Je me suis renseignée sur le matériel à avoir. Mais si vous avez encore des conseils, je suis preneur!
N'y connaissant rien dans ce domaine, je souhaiterai avoir vos conseils au niveau des destinations agréables à vivre en tente (nous avions pensé à l'Italie, mais pas sûre!) mais surtout sur le comment s'y prendre. Faut-il réserver à l'avance dans un camping?
Merci beaucoup d'avance pour vos conseils!
Moi et mon copain souhaitons partir en vacances début septembre. Seulement, mon copain n'ayant pas droit à des vacances cette année, nous voudrions partir quelques jours (3 nuits environ). Pour une raison de budget mais aussi pour connaître une nouvelle expérience, nous voudrions partir en tente. Je me suis renseignée sur le matériel à avoir. Mais si vous avez encore des conseils, je suis preneur!
N'y connaissant rien dans ce domaine, je souhaiterai avoir vos conseils au niveau des destinations agréables à vivre en tente (nous avions pensé à l'Italie, mais pas sûre!) mais surtout sur le comment s'y prendre. Faut-il réserver à l'avance dans un camping?
Merci beaucoup d'avance pour vos conseils!
Voyage à moto au Tyrol autrichien English translation pending
je souhaite me rendre au tyrol à moto depuis la normandie quel est le meilleur itinéraire et sur place (8 jours) les plus beaux sites à visiter
merci d'avances pour vos reponses
merci d'avances pour vos reponses
Présentation d'un nouveau membre English translation pending
Bonsoir à tous,
Je m'appelle Aurélien, j'ai 19ans et habite près du havre en Normandie.
Fidèle lecteur de ce forum depuis plusieurs mois, je tiens à vous remercier. En effet, grâce à vos récits et photos, j'arrive à m'échapper mentalement en imaginant vos voyages. Je vous envie....
Pour ma part je n'ai que très peu voyagé ( hormis en France ), je n'ai été qu'une fois une journée en Italie et pareil en Espagne et Allemagne. Je suis attiré par le fait de découvrir de nouvelles cultures, pouvoir échanger avec d'autres personnes....
Je projette de nombreux voyages dans le futur et j'aurai bien envie de commencer cet été.
Voilà, voilà
Amicalement Aurélien
Je m'appelle Aurélien, j'ai 19ans et habite près du havre en Normandie.
Fidèle lecteur de ce forum depuis plusieurs mois, je tiens à vous remercier. En effet, grâce à vos récits et photos, j'arrive à m'échapper mentalement en imaginant vos voyages. Je vous envie....
Pour ma part je n'ai que très peu voyagé ( hormis en France ), je n'ai été qu'une fois une journée en Italie et pareil en Espagne et Allemagne. Je suis attiré par le fait de découvrir de nouvelles cultures, pouvoir échanger avec d'autres personnes....
Je projette de nombreux voyages dans le futur et j'aurai bien envie de commencer cet été.
Voilà, voilà
Amicalement Aurélien