Results for "Montanita+|+4+>+129"
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Retraits espèces avec carte Visa à l'île Maurice English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir s'il est possible de retirer de espèces aux distributeurs à l'ile Maurice, avec une carte bleue visa française.
Allant faire un séjour d'un mois et demi, je voudrais ne pas emmener trop d'argent liquide avec moi.
Merci pour la réponse!🙂
Chasse aux aurores boréales et photographie English translation pending
Un de mes amis vient de mettre en ligne un site spécialisé (non commercial) sur "la chasse" aux aurores boréales.
C'est ici :
http://www.aurora-maniacs.com/
Casino Preziosa English translation pending
Bonsoir,
Ayant très peu fréquenté les casinos, si ce n'est celui de Biarritz il y a un quelques années, j'aimerais avoir un éclairage sur l'utilisation des machines à sous sur le Preziosa, restant sur l'utilisation de pièces de monnaie...ceci allant à l'encontre de la politique à bord ( à priori, toute dépense se faisant avec la carte d'accès...) Faut-il tout de même prévoir de la monnaie pour pouvoir jouer? ou achetons-nous des jetons via la carte?
Par avance, un grand merci pour vos réponses...
Ayant très peu fréquenté les casinos, si ce n'est celui de Biarritz il y a un quelques années, j'aimerais avoir un éclairage sur l'utilisation des machines à sous sur le Preziosa, restant sur l'utilisation de pièces de monnaie...ceci allant à l'encontre de la politique à bord ( à priori, toute dépense se faisant avec la carte d'accès...) Faut-il tout de même prévoir de la monnaie pour pouvoir jouer? ou achetons-nous des jetons via la carte?
Par avance, un grand merci pour vos réponses...
Découverte de l'Éthiopie en solo English translation pending
bonsoir cher voyageurs
je me rends en Éthiopie très bientôt et cela pour 3 semaines.
je visiterais l est et le nord, avec les transports en commun.
j aurais aimè savoir vos impressions, ainsi que la conduite a tenir, pour prendre les bus, dans les différentes, faut il acheter le billet dans le bus, a la gare, la veille ect .
j aurais aussi souhaiter avoir une ou deux adresses, de guesthouse pas trop chères a addis , harrar, lac tana, ou dans un park car mon budget et comme pour beaucoup d entre nous restreint.
et j aurais voulu savoir le prix de quelques denrées, comme la bouteille d eau, le café, des taxis sur une courte distance.ect...........
puis le montant descend , mais proportionnel au cout de la vie, d un service, et cela pour participer a l économie.
merci pour vos réponses.
Namibie: virement bancaire d'un tour opérateur English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu un circuit l'été prochain en Namibie.
Le Tour Opérateur Tourmaline nous propose un virement sur un compte à l'Ile Maurice.
Pas de pb je leur fais confiance, par contre le taux de change inscrit sur le devis (15,5 pour 1 ) ne correspond pas du tout au taux actuel ( 18,30 environ ).
Quelqu'un a t-il déjà été confronté à ce problème ?
Merci.
Jacques
Air Seychelles pour Madagascar English translation pending
bonjour à tous
cet été nous sommes invité ;-) chez une amie à Madagascar
elle ne voyage que par Air Seychelles , trouvez vous les concurrentiels ? a combien trouvez vous les billets
merci
Change euros à Kota Bharu ou à l'aéroport de Kuala Lumpur English translation pending
En juillet 2016, j'arrive à kuala lumpur en provenance d'amsterdam et reprends un vol pour kota bharu. Je voudrais savoir s'il est plus intéressant de changer des euros à l'aéroport de kuala lumpur ou à kota bharu sachant que le lendemain, je pars pour les îles perhentians. Merci pour vos bons plans
Comment fonctionnent les tickets Viva Viagem à Lisbonne? English translation pending
Bonjour
J'ai beau lire les sites et les forums, j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de Viva Viagem.
Ce que j'ai compris, c'est qu'on peut acheter chaque ticket directement au chauffeur, exemple pour le tram payer 2.85 € directement au chauffeur.
J'ai vu aussi qu'on peut acheter une carte 6€ valable 24 h pour fonctionner en illimité.
Ce que je ne comprends pas. Pour payer 1.40 € le trajet, que ce soit en bus, métro ou tram, faut il absolument recharger la carte Viva Viagem d'un montant de 5 ou 10 €, ou alors on peut la charger uniquement du prix du trajet, et donc 1.40 €. Cela permet ainsi de tomber juste et éviter d'avoir de la perte d'argent non utilisé sur la carte.
Merci d'avance de votre réponse
GPS de randonnées en quad région Merzouga English translation pending
Bonne Année 2016 a tous les voyageurs,
Je cherche à acquérir un GPS pour aller dans le désert (et ailleurs) du côté de MERZOUGA. Je voudrai partir d'un point et aller à l'aventure sur les pistes et les dunes sans soucis pour revenir à mon camping!! Le GPS trace le chemin que je prends au hasard et quand je veux, je fais route inverse sans pouvoir me tromper (je n'ai absolument aucun sens de l'orientation) vers ma base de départ. A votre avis, que dois je acheter comme GPS et quelle carte télécharger? 😏 Merci a Tous
Je cherche à acquérir un GPS pour aller dans le désert (et ailleurs) du côté de MERZOUGA. Je voudrai partir d'un point et aller à l'aventure sur les pistes et les dunes sans soucis pour revenir à mon camping!! Le GPS trace le chemin que je prends au hasard et quand je veux, je fais route inverse sans pouvoir me tromper (je n'ai absolument aucun sens de l'orientation) vers ma base de départ. A votre avis, que dois je acheter comme GPS et quelle carte télécharger? 😏 Merci a Tous
Où aller la première quinzaine de juillet? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un voyage la première quinzaine de juillet 2016. Qui peut me dire quels seraient les pays préférables par rapport à la saison et au climat ? Merci
Je souhaite faire un voyage la première quinzaine de juillet 2016. Qui peut me dire quels seraient les pays préférables par rapport à la saison et au climat ? Merci
Location de voiture au Mexique (retour) English translation pending
Bonjour,
Nous rentrons de 2 semaines au Mexique où nous avons loué une voiture depuis Cancun pour faire notre circuit. Compte-tenu des retours plutôt négatifs sur les loueurs nous étions plutôt inquiets de tomber sur une arnaque nous forçant à prendre des assurances supplémentaires ou voulant nous facturer des dégats pré-existants au moment de la restitution du véhicule. Après de multiples recherches nous avons opté pour une location avec Sixt à 550€ avec GPS + assurance de responsabilité civile optionnelle car le montant garanti avec celle de base me semblait un peu faible. C'est plus cher que ce qu'on peut trouver sur les comparateurs mais ça évite les mauvaises surprises...
L'agence ne se situe pas à l'intérieur de l'aéroport mais lors de notre arrivée on a tout de suite trouvé un employé qui a appelé la navette qui est venue en 4/5 minutes pour nous emmener à l'agence qui se situe à 2/3 km de l'aéroport. Le remise du véhicule s'est faite sans problème avec une personne parlant anglais, ils n'ont pas essayé de nous faire souscrire d'autres assurances, le fait qu'on veuille utiliser notre visa premier pour les assurances n'a pas non plus posé de problème.
Lors de la restitution du véhicule rien n'a été signalé, on est arrivé 2h avant ils nous ont donc diminué le tarif et un employé nous a immédiatement ramené à l'aéroport.
Lors de l'organisation de notre voyage je n'ai pas vraiment réussi à trouver de feedback de locations de voiture au Mexique positive, j'étais donc assez stressée de voir comment ça allait se passer. Mais on pense toujours plus à témoigner lors d'une mauvaise expérience que lors d'une bonne alors je voulais faire mon retour pour peut être rassurer d'autres personnes.
Bon voyage à tous !!
Nous rentrons de 2 semaines au Mexique où nous avons loué une voiture depuis Cancun pour faire notre circuit. Compte-tenu des retours plutôt négatifs sur les loueurs nous étions plutôt inquiets de tomber sur une arnaque nous forçant à prendre des assurances supplémentaires ou voulant nous facturer des dégats pré-existants au moment de la restitution du véhicule. Après de multiples recherches nous avons opté pour une location avec Sixt à 550€ avec GPS + assurance de responsabilité civile optionnelle car le montant garanti avec celle de base me semblait un peu faible. C'est plus cher que ce qu'on peut trouver sur les comparateurs mais ça évite les mauvaises surprises...
L'agence ne se situe pas à l'intérieur de l'aéroport mais lors de notre arrivée on a tout de suite trouvé un employé qui a appelé la navette qui est venue en 4/5 minutes pour nous emmener à l'agence qui se situe à 2/3 km de l'aéroport. Le remise du véhicule s'est faite sans problème avec une personne parlant anglais, ils n'ont pas essayé de nous faire souscrire d'autres assurances, le fait qu'on veuille utiliser notre visa premier pour les assurances n'a pas non plus posé de problème.
Lors de la restitution du véhicule rien n'a été signalé, on est arrivé 2h avant ils nous ont donc diminué le tarif et un employé nous a immédiatement ramené à l'aéroport.
Lors de l'organisation de notre voyage je n'ai pas vraiment réussi à trouver de feedback de locations de voiture au Mexique positive, j'étais donc assez stressée de voir comment ça allait se passer. Mais on pense toujours plus à témoigner lors d'une mauvaise expérience que lors d'une bonne alors je voulais faire mon retour pour peut être rassurer d'autres personnes.
Bon voyage à tous !!
Assurances pour locations de voiture aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous et très bonne année 2016 !!!! 🙂
Je n'aurais peut-être pas beaucoup de succès aujourd'hui mais je tente 😉
Comme indiqué dans mon titre, je suis perdue !!! Nous allons partir aux US cette année et depuis plusieurs jours je recherche une location voiture .... et quelle galère .... !!
Peut-être mes neurones sont fatigués en ce moment mais à force de lire les CV et pleins d'autres avis sur divers forums, je ne vois plus clair !!
Pourtant, nous sommes déjà partis aux US et avons déjà loué une voiture mais bizarrement je n'ai aucuns souvenirs d'autant de soucis et de questions....! Peut-être parce que je suis devenue maman entre temps ! 😛
Donc déjà, rassurez-vous, je connais les assurances principales, devrais-je dire primordiales !!
- CDW -LIS ou SLI ou responsabilité civile à 1 million $
Là j'ai tout bon ?
OK, là ou ça se complique ..... la franchise !!!!!! 😠
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire hein ??!!
J'ai trouvé deux conversations sur ce cher forum, ou les personnes indiquaient que le loueur prenait une empreinte de notre CB mais qu'il n'y avait pas de débit. C'était le plafond du compte qui était le plus important et non le montant réel du compte ....
Et sur d'autres sites, j'ai lu que les loueurs débitaient les CB .... et le remboursement se faisait au retour du voyage ..... !
Par exemple, je suis allée sur un site de comparateur de voiture ( on a le droit de donner le nom du site ... ? ) et voici le détail :Multirisque : zéro franchiseContre le vol : zéro franchiseResponsabilité civile : 1 million USDLorsque je vais lire les CV, il est écrit :
En cas de dommages, certains loueurs demandent une franchise sur place. Dans ce cas, le prestataire XXXX vous remboursera cette franchise à votre retour. Vous bénéficiez donc tout de même d'une assurance "zéro franchise".
Est-ce que ça veut dire que je ne devrais pas payer de franchise ( donc pas de débit cb ? ) avec ce contrat de location mais.. mais.. peut-être que si .. finalement ... ??!!!
Alors voilà, si quelqu'un aurait la gentillesse de m'éclairer et de tout bien m'expliquer, ça serait formidable !!!! 🙂
Ce site en question à l'air d'avoir bonne réputation. Car apparemment d'autres sont moins sérieux concernant les assurances ( d’où les prix parfois très attractifs ). J'ai beaucoup comparer entre une réservation sur un site dit de comparateur de prix et directement par le loueur. C'est évident que les prix sont parfois différents mais c'est surtout au niveau des assurances que rien n'est clair chez certains.
Surtout que je dois réserver également des sièges enfants et là aussi les prix varient beaucoup! Chez le loueur, c'est en moyenne 12$ par jour, alors qu'avec les sites comparateurs de prix, c'est en moyenne 3.60$ par jour .......... !!! Mais par contre, c'est écrit en tout petit, ils ne peuvent garantir la disponibilité de ces options ....
D’où ma dernière question !! Si je passe directement par un loueur pour être sûre d'avoir les sièges, cela nous ferait entre 360$ et 460$ ..... !!!! Si on achète sur place des sièges, en prenant les premiers prix on serait à 100$ .... ( on n’amènera pas les notre car on ne rentre pas du même aéroport ).
Est-ce possible de réserver les sièges seulement 24h, le temps d'aller les acheter ? Car sinon je ne vois aucune solutions ...... !!!
Comment avez-vous fait ???!!!
Voilà, merci et encore merci à tous ceux qui accepteront de me lire et de m'aider !!!
Et encore une très bonne année 2016 !!!!
S.
PS : j'ai écrit un autre sujet sur notre voyage avec le pseudo titounchacha ( surnoms de mes doudous) car j'avais zappé mon premier pseudo ... !! Donc désolée du doublon 😛😎
Je n'aurais peut-être pas beaucoup de succès aujourd'hui mais je tente 😉
Comme indiqué dans mon titre, je suis perdue !!! Nous allons partir aux US cette année et depuis plusieurs jours je recherche une location voiture .... et quelle galère .... !!
Peut-être mes neurones sont fatigués en ce moment mais à force de lire les CV et pleins d'autres avis sur divers forums, je ne vois plus clair !!
Pourtant, nous sommes déjà partis aux US et avons déjà loué une voiture mais bizarrement je n'ai aucuns souvenirs d'autant de soucis et de questions....! Peut-être parce que je suis devenue maman entre temps ! 😛
Donc déjà, rassurez-vous, je connais les assurances principales, devrais-je dire primordiales !!
- CDW -LIS ou SLI ou responsabilité civile à 1 million $
Là j'ai tout bon ?
OK, là ou ça se complique ..... la franchise !!!!!! 😠
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire hein ??!!
J'ai trouvé deux conversations sur ce cher forum, ou les personnes indiquaient que le loueur prenait une empreinte de notre CB mais qu'il n'y avait pas de débit. C'était le plafond du compte qui était le plus important et non le montant réel du compte ....
Et sur d'autres sites, j'ai lu que les loueurs débitaient les CB .... et le remboursement se faisait au retour du voyage ..... !
Par exemple, je suis allée sur un site de comparateur de voiture ( on a le droit de donner le nom du site ... ? ) et voici le détail :Multirisque : zéro franchiseContre le vol : zéro franchiseResponsabilité civile : 1 million USDLorsque je vais lire les CV, il est écrit :
En cas de dommages, certains loueurs demandent une franchise sur place. Dans ce cas, le prestataire XXXX vous remboursera cette franchise à votre retour. Vous bénéficiez donc tout de même d'une assurance "zéro franchise".
Est-ce que ça veut dire que je ne devrais pas payer de franchise ( donc pas de débit cb ? ) avec ce contrat de location mais.. mais.. peut-être que si .. finalement ... ??!!!
Alors voilà, si quelqu'un aurait la gentillesse de m'éclairer et de tout bien m'expliquer, ça serait formidable !!!! 🙂
Ce site en question à l'air d'avoir bonne réputation. Car apparemment d'autres sont moins sérieux concernant les assurances ( d’où les prix parfois très attractifs ). J'ai beaucoup comparer entre une réservation sur un site dit de comparateur de prix et directement par le loueur. C'est évident que les prix sont parfois différents mais c'est surtout au niveau des assurances que rien n'est clair chez certains.
Surtout que je dois réserver également des sièges enfants et là aussi les prix varient beaucoup! Chez le loueur, c'est en moyenne 12$ par jour, alors qu'avec les sites comparateurs de prix, c'est en moyenne 3.60$ par jour .......... !!! Mais par contre, c'est écrit en tout petit, ils ne peuvent garantir la disponibilité de ces options ....
D’où ma dernière question !! Si je passe directement par un loueur pour être sûre d'avoir les sièges, cela nous ferait entre 360$ et 460$ ..... !!!! Si on achète sur place des sièges, en prenant les premiers prix on serait à 100$ .... ( on n’amènera pas les notre car on ne rentre pas du même aéroport ).
Est-ce possible de réserver les sièges seulement 24h, le temps d'aller les acheter ? Car sinon je ne vois aucune solutions ...... !!!
Comment avez-vous fait ???!!!
Voilà, merci et encore merci à tous ceux qui accepteront de me lire et de m'aider !!!
Et encore une très bonne année 2016 !!!!
S.
PS : j'ai écrit un autre sujet sur notre voyage avec le pseudo titounchacha ( surnoms de mes doudous) car j'avais zappé mon premier pseudo ... !! Donc désolée du doublon 😛😎
Nouvelle-Orléans - Boston en voiture de location English translation pending
Bonjour à tous,
nous envisageons un ami et moi-même de parcourir New Orleans - Boston en voiture sur plusieurs jours. Un petit road trip américain plutôt atypique.
Le problème est que nous souhaitons louer une voiture... et malheureusement, le fait qu'on veuille la restituer 1500 miles plus loin nous ajoute la taxe One Way (ou Drop) fee, qui monte vite à un montant plus élevé que la location journalière classique. Autour de 500$ au minimum.
Qui aurait un conseil sur le sujet ? Des compagnies qui proposent des forfaits spéciaux ? autre option ?
Merci d'avance :)
jp
Treks réalisables avec des enfants autour du Teide (Tenerife) English translation pending
Bonjour,
Nous partons demain avec des enfants de 8 et 5 ans habitués à marcher 4-6 heures dans les Pyrénées et les Alpes. "Fan" des volcans, nous avons choisi cette destination pour faire des treks sur le Teide -entre autre- L'ascension du Teide, en raison du dénivelé, nous parant peu appropriée pour nos kids, nous aurions aimé faire de jolis treks dessus ou tout autour. Voire même en face du volcan. L'idée étant de montrer à nos enfants les paysages spectaculaires de ce volcan mais sans les dénivelés trop pointus pour eux qui mènent au sommet. Auriez-vous des jolis itinéraires à nous conseiller? Des belles et longues balades sur le volcan ou en face? Voire même ailleurs sur l'Ile?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Laurent
Nous partons demain avec des enfants de 8 et 5 ans habitués à marcher 4-6 heures dans les Pyrénées et les Alpes. "Fan" des volcans, nous avons choisi cette destination pour faire des treks sur le Teide -entre autre- L'ascension du Teide, en raison du dénivelé, nous parant peu appropriée pour nos kids, nous aurions aimé faire de jolis treks dessus ou tout autour. Voire même en face du volcan. L'idée étant de montrer à nos enfants les paysages spectaculaires de ce volcan mais sans les dénivelés trop pointus pour eux qui mènent au sommet. Auriez-vous des jolis itinéraires à nous conseiller? Des belles et longues balades sur le volcan ou en face? Voire même ailleurs sur l'Ile?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Laurent
Changements dans le programme Flying Blue English translation pending
Bonjour,
Tempête dans un verre d'eau ce matin (quoique). On apprend via les Echos, que le programme FB va changer, il va permettre aux voyageurs de bénéficier de plus de billets primes, de plus de partenariats, et au voyageurs Plat de le rester à vie si 10 ans d'anciennetés dans cette catégorie... (un vrai travail de journaliste n'est ce pas?)
Le gros point qui change c'est la suppression de la livraison des bagages prioritaire et de l'accès prioritaire aux contrôles de sécurité et d'immigration pour les Silver. Les modifications débuteront au premier trimestre 2016 jusqu'en 2018.
Bonne journée
www.lesechos.fr/...ing-blue-1187730.php
Tempête dans un verre d'eau ce matin (quoique). On apprend via les Echos, que le programme FB va changer, il va permettre aux voyageurs de bénéficier de plus de billets primes, de plus de partenariats, et au voyageurs Plat de le rester à vie si 10 ans d'anciennetés dans cette catégorie... (un vrai travail de journaliste n'est ce pas?)
Le gros point qui change c'est la suppression de la livraison des bagages prioritaire et de l'accès prioritaire aux contrôles de sécurité et d'immigration pour les Silver. Les modifications débuteront au premier trimestre 2016 jusqu'en 2018.
Bonne journée
www.lesechos.fr/...ing-blue-1187730.php
Randonner à Fuerteventura English translation pending
J'aimerais aller en janvier sur l'ile de fuerteventura.
Pouvez-vous m'indiquer un guide de randonnée en français avec carte ?
Avez-vous expérimenté des petites randos ?
"Éclat de la Méditerranée" du 10 janvier 2016 Costa Diadema English translation pending
Bonjour a tous :)
Après 5 croisières avec CDF, et profitant des tarifs dernière minute, nous venons de réserver une croisière chez COSTA, sur le diadema, pour le départ du 10/01/2016.
Quelques petites questions : Faut-il impérativement renvoyer le document signé, malgrès le fait que nous ayons effectuer l'enregistrement en ligne ? Malgrès le fait de l'enregistrement en ligne, ou nous avons pu imprimer le formulaire d'embarquement, je n'arrive pas a télécharger le billet Electronique (est-ce-la même chose que le formulaire d'embarquement ?), le site me dit " Désolés, il est actuellement impossible de générer votre titre de voyage. Vous ne pouvez télécharger votre billet qu'après paiement et enregistrement du montant total de votre réservation. Nous vous rappelons que votre billet n'est généré que 21 jours avant votre départ." Ou faut-il tout simplement attendre ? Nous avons une cabine extérieure garantie, quand aurons nous notre numéro de cabine ?
Sinon, nous sommes un jeune couple d'une 20aine d'année, et je pense que nous ferrons les excursions par nous même. Pour éviter toute surprise nous avons pris le forfait all inclusive. Si d'autres forumeurs sont sur cette croisière et veulent partager des taxis ou faire des excursions ensemble nous sommes partant.
Nous arriverons par le train a Marseille st charles vers 13h30. A quelle heure commence l'embarquement chez costa ?
C'est notre première croisière en méditerranée en hiver, j'espère que le temps sera clément. Les escales sont = Barcelone, Palma, Rome (civitavechia), La spezia, et savone.
Merci d'avance pour vos réponses
A bientot
Thibaut
Après 5 croisières avec CDF, et profitant des tarifs dernière minute, nous venons de réserver une croisière chez COSTA, sur le diadema, pour le départ du 10/01/2016.
Quelques petites questions : Faut-il impérativement renvoyer le document signé, malgrès le fait que nous ayons effectuer l'enregistrement en ligne ? Malgrès le fait de l'enregistrement en ligne, ou nous avons pu imprimer le formulaire d'embarquement, je n'arrive pas a télécharger le billet Electronique (est-ce-la même chose que le formulaire d'embarquement ?), le site me dit " Désolés, il est actuellement impossible de générer votre titre de voyage. Vous ne pouvez télécharger votre billet qu'après paiement et enregistrement du montant total de votre réservation. Nous vous rappelons que votre billet n'est généré que 21 jours avant votre départ." Ou faut-il tout simplement attendre ? Nous avons une cabine extérieure garantie, quand aurons nous notre numéro de cabine ?
Sinon, nous sommes un jeune couple d'une 20aine d'année, et je pense que nous ferrons les excursions par nous même. Pour éviter toute surprise nous avons pris le forfait all inclusive. Si d'autres forumeurs sont sur cette croisière et veulent partager des taxis ou faire des excursions ensemble nous sommes partant.
Nous arriverons par le train a Marseille st charles vers 13h30. A quelle heure commence l'embarquement chez costa ?
C'est notre première croisière en méditerranée en hiver, j'espère que le temps sera clément. Les escales sont = Barcelone, Palma, Rome (civitavechia), La spezia, et savone.
Merci d'avance pour vos réponses
A bientot
Thibaut
3 mois au Brésil avec ma mère English translation pending
Bonjour a tous,
Avec ma mere, nous avons decide de visiter le Bresil de Avril-Juin2016, un peu moins de 3 mois. Nous arriverons par l'aeroport de Sao Paulo.
Pouvez vous nous suggerer quelques itineraires? Quelles villes visiter? Comment s'organiser?
Nous sommes encore en train de finaliser le projet et aimerions quelques conseils.
Merci a tous et joyeux noel!
Avec ma mere, nous avons decide de visiter le Bresil de Avril-Juin2016, un peu moins de 3 mois. Nous arriverons par l'aeroport de Sao Paulo.
Pouvez vous nous suggerer quelques itineraires? Quelles villes visiter? Comment s'organiser?
Nous sommes encore en train de finaliser le projet et aimerions quelques conseils.
Merci a tous et joyeux noel!
GRP tour du Beaufortain English translation pending
Bonjour,
j'ai le projet de faire le GRP Tour de Beaufortain fin août, début septembre 2016 en 6 jours.Gite d'etape MolliessoulazRefuge du LachatAuberge de Roseletterefuge du BonhommeRefuge de PressetRefuge de l'AlpageGite d'etape MolliessoulazJe cherche des témoignages, conseils, bon plan sur cette randonnée.
Possibilité de neige ?
Amicalement Jan
Amicalement Jan
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Comment récupérer ses bagages lors d'une escale à Rome? English translation pending
Bonjour, j'effectue un voyage Kula Lumpur - Abu Dhabi - Rome - Nice
avec Alitalia (opéré par Etihad entre KL et AD et AD - Rome)
j'ai une escale de plus de 3h à Rome, j'aimerai récupéré mes bagages en soute , comment çà marche? est-ce possible?
Financer des études au Québec pour une Belge English translation pending
Bonjour,
J'ai vu qu'il y avait plusieurs posts sur comment se lancer dans l'aventure d'étudier au Québec, seulement, la plupart d'entre eux parlent pour les français. Or, le Québec et la France ont des partenariats, ce qui rend leurs processus plus simples.
Je suis belge. J'ai trouvé une école qui correspond à mes attentes, un Cégep, non loin de la ville qu Québec. Comme nous le savons, le prix d'un minerval au Canada est très cher. Alors, comment vous arrivez à financer ? Je vois bien qu'il y a des bourses, mais généralement elles ne couvrent que 1,000 ou 2,000$, sur 15,000$, ca reste impayable.
Quelles sont vos conseils ? Vos solutions ? Vos méthodes?
J'ai vu qu'il y avait plusieurs posts sur comment se lancer dans l'aventure d'étudier au Québec, seulement, la plupart d'entre eux parlent pour les français. Or, le Québec et la France ont des partenariats, ce qui rend leurs processus plus simples.
Je suis belge. J'ai trouvé une école qui correspond à mes attentes, un Cégep, non loin de la ville qu Québec. Comme nous le savons, le prix d'un minerval au Canada est très cher. Alors, comment vous arrivez à financer ? Je vois bien qu'il y a des bourses, mais généralement elles ne couvrent que 1,000 ou 2,000$, sur 15,000$, ca reste impayable.
Quelles sont vos conseils ? Vos solutions ? Vos méthodes?
Retour de Sao Antao (Cap Vert), novembre 2015 English translation pending
Je restitue ici notre voyage à Sao Antao en novembre 2015 car c’est ici sur ce forum que j’ai eu les meilleures informations.
Nous, couple soixantaine, sommes partis 3 semaines sur Sintenton (Sao Antao). Nous avons fait le choix de 3 lieux de résidences différents et randos en étoile, pas d’itinérance pour ce voyage. Attentions aux dénivelés féroces, cuisses et genoux à l’épreuve.
1re semaine : Cha d’Igreja côte Nord-ouest, à 1h30 de Ribeira Grande.
1-Petite boucle 4 heures jusqu’à Mocho, retour par Cruzinha. S’arreter chez Joana à Mocho pour boissons, café et salle de fruits et plus. Sourires et bon moments garantis.
2-Aller-retour à Chupador, magnifique point d vue. Au départ faut passer sur les galets attention a la mer parfois montante et houleuse, puis on entre dans le canyon pour attraper le sentier pavé magnifique et fort dénivelé. 6 heures depuis le village de Cha d’Igreja.
3-Sentier côtier de Ponta d’sol à Cruzinha, un incontournable, 5 heures, aluger du matin à Cha d’Igreja pour partir de Ponta d’sol.
4-Vallée de Caibros au départ de Boca de Ambas, aluger du matin à Cha d’Igreja pour partir de Boca de Ambas, puis nouvel aluger pour monter à Caibros. Du village monter, monter, monter encore, splendides vallées, vue sur Cha de Pedras, on bascule sur le haut jusqu’à Real à 1400 m d’altitude, 2 pas de Lagoa. 6 heures aller-retour, la mercearia a Caibros vend des boissons fraiches, fort bienvenues au retour
2eme semaine Vila de Pombas à Paul
1-Cascade Santa Isabel au départ de Ribeira de Pombas. Aluguer de Paul a Ribeira de Pombas et retour. 4 ou 5 heures, végétation de cultures luxuriantes.
2-Pico d’Anton, au départ de Cha de Padre et descente dans la vallée de Paul. Au départ aluger de Paul à Cha de Padre. 5 a 6 heures de rando, éblouissante végétation, paysages et points de vues, beaucoup d’habitants dans les petits villages, des rencontres, des enfants partout. Descente jusqu’à Boca de Figueiral puis aluger jusqu’à la mer.
3-Cova et Pico de la Cruz et descente dans la vallée de Paul jusqu’à Lombo Comprido. Au départ, aluger de Paul à Espongiero par la route de la Corde, rejoindre la Cova, puis la route qui monte au Pico de la Cruz. Même impression que balade précédente avec en plus le tour de la Cova, la montée au Pico de la Cruz et la redescente très très pentue par Chazinha. 6 heures, un régal !!
4-de Ponta d’Sol a Fontainhas, une belle promenade de 2 heures aller-retour. Un arrêt casse-croute chez Tchu a Fontainhas, un garçon charmant qui se met en 4 pour vous faire plaisir et qui fait les jus de fruits naturels lui-même.
3eme semaine Tarrafal de Monte Trigo : Le Bout du monde après 2 heures de route dont 1 heure de piste complètement défoncée. L’arrivée est magique. il faut aller grimper dans l’oasis jusqu’à la cascade, aller à Monte Trigo à pied et retour en bateau de pêche, partir vers la zone volcanique de Curralinho et atteindre les plages dessertes de sable noir et protection des tortues, aller en mer avec les pécheurs, partir en plongée sous-marine si vous le pouvez. C’est un endroit magique hors du temps.😎
Les Capverdiens sont formidablement généreux, souriants, courageux et serviables.
La Carte 1/50 000 www.ab-kartenverlag.de
Se déplacer : Prendre des alugers collectifs le plus possible, sinon en taxi privé on passe à côté du Cap Vert, mais parfois on ne peut pas faire autrement (par exemple on ne peut plus prendre la route de la corde en collectif). En collectif, on discute, un sourire, 3 mots en créoles et des fous rires, parfois on tombe sur un agriculteur philosophe qui parle un français impeccable, parfois au milieu des jeunes qui rentrent du lycée, parfois avec un pécheur et son seau de poissons, le paysan et son sac de maïs, et 3 mots de foot c’est universel. L’âme capverdienne est là dans toute sa nature, sans parler de la musique dans l’autoradio. Et le taxi privé est 10 fois le prix du collectif.
Ravitaillement : On se ravitaille partout facilement même dans les endroits les plus improbables dans les mercearia petites épiceries ou on trouve de tout. Et si le jeune du coin vous propose une bière fraiche ne refusez pas, ça lui fera un peu de sous et vous serez récompensé d’un moment savoureux entre créole français, portugais et le langage des mains. L’opulente végétation plantée par les hommes : café, ignames, bananes, manioc, papayes, choux, mais, canne à sucre, arbre à pain, haricots, patates, néfliers, mangues, goyaves, oranges, et bien d’autres choses encore. Grace à l’incroyable réseau d’irrigation créé et entretenu par les hommes.
Les sentiers sont très souvent pavés, et pratiquement tout le temps très pentus
1 super livre : Encyclopédie Nature de l’Archipel du Cap Ver d’André Szpera écrit par un français résident a Santo Antao à se fournir dès le début du séjour, on l’a trouvé chez Eki Eko a Ponta d’Sol
1 autre livre magnifique : Cap Vert l’Archipel hors du temps, textes et photos de Jean-Marc Cotta : en vente aussi chez Eki Eko
Les belles rencontres : 😉😉😉 Joana et sa famille à Mocho vallée de Cha d’Igreja, Tchu et son petit bar à Fontainhas, Le pizzaiolo de Vila de Pombas pas loin de l’église, qui transporte son cinéma ambulant dans les villages des montagnes, et fait de superbes bonnes pizzas dans son four en forme de tortue, Le petit garçon qui vend les confitures de sa maman a Cha de Padre (petit panneau Licor doçor), La jeune femme qui vend le café qu’elle a produit au pilon mortier a Cha de Padre, La belle ado qui nous a mené jusqu’à la maison de sa maman a Cabeça de Figueiral pour boire une bière fraiche, Le jeune agriculteur et notre pique-nique partagé près de la cascade de Santa Isabel
De la musique capverdiene autant que vous en voudrez : Cesaria Evora, Tito Paris, Lura Herença
Vous l’avez compris, Sintenton est envoutante
Si vous voulez des infos, envoyez un mail en privé. Je répondrai selon ce que j’ai appris.
Nous, couple soixantaine, sommes partis 3 semaines sur Sintenton (Sao Antao). Nous avons fait le choix de 3 lieux de résidences différents et randos en étoile, pas d’itinérance pour ce voyage. Attentions aux dénivelés féroces, cuisses et genoux à l’épreuve.
1re semaine : Cha d’Igreja côte Nord-ouest, à 1h30 de Ribeira Grande.
1-Petite boucle 4 heures jusqu’à Mocho, retour par Cruzinha. S’arreter chez Joana à Mocho pour boissons, café et salle de fruits et plus. Sourires et bon moments garantis.
2-Aller-retour à Chupador, magnifique point d vue. Au départ faut passer sur les galets attention a la mer parfois montante et houleuse, puis on entre dans le canyon pour attraper le sentier pavé magnifique et fort dénivelé. 6 heures depuis le village de Cha d’Igreja.
3-Sentier côtier de Ponta d’sol à Cruzinha, un incontournable, 5 heures, aluger du matin à Cha d’Igreja pour partir de Ponta d’sol.
4-Vallée de Caibros au départ de Boca de Ambas, aluger du matin à Cha d’Igreja pour partir de Boca de Ambas, puis nouvel aluger pour monter à Caibros. Du village monter, monter, monter encore, splendides vallées, vue sur Cha de Pedras, on bascule sur le haut jusqu’à Real à 1400 m d’altitude, 2 pas de Lagoa. 6 heures aller-retour, la mercearia a Caibros vend des boissons fraiches, fort bienvenues au retour
2eme semaine Vila de Pombas à Paul
1-Cascade Santa Isabel au départ de Ribeira de Pombas. Aluguer de Paul a Ribeira de Pombas et retour. 4 ou 5 heures, végétation de cultures luxuriantes.
2-Pico d’Anton, au départ de Cha de Padre et descente dans la vallée de Paul. Au départ aluger de Paul à Cha de Padre. 5 a 6 heures de rando, éblouissante végétation, paysages et points de vues, beaucoup d’habitants dans les petits villages, des rencontres, des enfants partout. Descente jusqu’à Boca de Figueiral puis aluger jusqu’à la mer.
3-Cova et Pico de la Cruz et descente dans la vallée de Paul jusqu’à Lombo Comprido. Au départ, aluger de Paul à Espongiero par la route de la Corde, rejoindre la Cova, puis la route qui monte au Pico de la Cruz. Même impression que balade précédente avec en plus le tour de la Cova, la montée au Pico de la Cruz et la redescente très très pentue par Chazinha. 6 heures, un régal !!
4-de Ponta d’Sol a Fontainhas, une belle promenade de 2 heures aller-retour. Un arrêt casse-croute chez Tchu a Fontainhas, un garçon charmant qui se met en 4 pour vous faire plaisir et qui fait les jus de fruits naturels lui-même.
3eme semaine Tarrafal de Monte Trigo : Le Bout du monde après 2 heures de route dont 1 heure de piste complètement défoncée. L’arrivée est magique. il faut aller grimper dans l’oasis jusqu’à la cascade, aller à Monte Trigo à pied et retour en bateau de pêche, partir vers la zone volcanique de Curralinho et atteindre les plages dessertes de sable noir et protection des tortues, aller en mer avec les pécheurs, partir en plongée sous-marine si vous le pouvez. C’est un endroit magique hors du temps.😎
Les Capverdiens sont formidablement généreux, souriants, courageux et serviables.
La Carte 1/50 000 www.ab-kartenverlag.de
Se déplacer : Prendre des alugers collectifs le plus possible, sinon en taxi privé on passe à côté du Cap Vert, mais parfois on ne peut pas faire autrement (par exemple on ne peut plus prendre la route de la corde en collectif). En collectif, on discute, un sourire, 3 mots en créoles et des fous rires, parfois on tombe sur un agriculteur philosophe qui parle un français impeccable, parfois au milieu des jeunes qui rentrent du lycée, parfois avec un pécheur et son seau de poissons, le paysan et son sac de maïs, et 3 mots de foot c’est universel. L’âme capverdienne est là dans toute sa nature, sans parler de la musique dans l’autoradio. Et le taxi privé est 10 fois le prix du collectif.
Ravitaillement : On se ravitaille partout facilement même dans les endroits les plus improbables dans les mercearia petites épiceries ou on trouve de tout. Et si le jeune du coin vous propose une bière fraiche ne refusez pas, ça lui fera un peu de sous et vous serez récompensé d’un moment savoureux entre créole français, portugais et le langage des mains. L’opulente végétation plantée par les hommes : café, ignames, bananes, manioc, papayes, choux, mais, canne à sucre, arbre à pain, haricots, patates, néfliers, mangues, goyaves, oranges, et bien d’autres choses encore. Grace à l’incroyable réseau d’irrigation créé et entretenu par les hommes.
Les sentiers sont très souvent pavés, et pratiquement tout le temps très pentus
1 super livre : Encyclopédie Nature de l’Archipel du Cap Ver d’André Szpera écrit par un français résident a Santo Antao à se fournir dès le début du séjour, on l’a trouvé chez Eki Eko a Ponta d’Sol
1 autre livre magnifique : Cap Vert l’Archipel hors du temps, textes et photos de Jean-Marc Cotta : en vente aussi chez Eki Eko
Les belles rencontres : 😉😉😉 Joana et sa famille à Mocho vallée de Cha d’Igreja, Tchu et son petit bar à Fontainhas, Le pizzaiolo de Vila de Pombas pas loin de l’église, qui transporte son cinéma ambulant dans les villages des montagnes, et fait de superbes bonnes pizzas dans son four en forme de tortue, Le petit garçon qui vend les confitures de sa maman a Cha de Padre (petit panneau Licor doçor), La jeune femme qui vend le café qu’elle a produit au pilon mortier a Cha de Padre, La belle ado qui nous a mené jusqu’à la maison de sa maman a Cabeça de Figueiral pour boire une bière fraiche, Le jeune agriculteur et notre pique-nique partagé près de la cascade de Santa Isabel
De la musique capverdiene autant que vous en voudrez : Cesaria Evora, Tito Paris, Lura Herença
Vous l’avez compris, Sintenton est envoutante
Si vous voulez des infos, envoyez un mail en privé. Je répondrai selon ce que j’ai appris.
Roulette à Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous, je suis déjà allé 4 fois à las vegas et je joue pas mal aux machines à sous.
J.ai joué à la roulette en table en France et j.ai vraiment bien aimé.
J.ai pas mal cherché sur Internet et je ne sais pas si il y en a dans tous les casinos du strip... Je n'ai pas souvenir d.en avoir vu beaucoup (mirage, caesars etc...).
Connaissez vous des casinos qui en ont (en table, pas électroniques) et avec des mises basses.
Effectivement je n'ai pas envie de jouer avec des jetons de50$ au Wynn😛
En vous remerciant par avance!!
L'impact des marées sur un voyage en Bretagne English translation pending
Bonjour, j'envisage un voyage en Bretagne en juin 2016.
Je me suis renseigné sur le site marée.info pour savoir si nous aurions de grandes marées ou non. Mais je me suis vite rendu compte que je n'avais aucune idée de l'impact des marées sur mon voyage. Est-ce plus joli, sécuritaire, spectaculaire à marée haute ou à marée basse ?
Merci de me donner quelques indications 🙂
Merci de me donner quelques indications 🙂
Tunisair débite mon compte deux fois et ne me rembourse pas! English translation pending
Bonjour,
Le 13 août 2015 pendant que j'étais entrain de réserver des billets d'avion sur le site web de tunisair www.tunisair.com et après que avoir effectué un paiement de 399,08 euros un message est apparu m'informant q'une erreur est survenu et m'invitant de réserver de nouveau, ce que j'ai fait. Malgré ceci tunisair a débité sur mon compte deux fois le montant de 399,08 euros.
J'ai été contacté le jour même (le 13 août 2015) par email par resaonline@tunisair.com.tn pour m'informer que mon compte sera crédité du montant redevable (sans précisé le montant...) dans 45 jours, voici l'email que j'ai reçu :
« Bonjour ,
Nous vous informons que vous avez effectué un double paiement deux réservations avec les même dates et la même destination et vous informons que le nécessaire sera fait auprès de notre banque concernant la ref : ZG2P92 - pour créditer votre compte du montant redevable dans 45 jours .
Cordialement,
F.Mamlouk
Resaonline Tunisair
Entité e-commerce
Direction Revenue Management
E-mail : resaonline@tunisair.com.tn
www.tunisair.com »
Le 05 et le 06 octobre 2015 j'ai envoyé deux email à resaonline@tunisair.com.tn pour attiré leur attention sur le fait que mon compte n'a pas été crédité malgré que plus que 45 jours sont déjà passé depuis le 13 août 2015. Je n'ai pas eu de réponse à mes deux relances.
J'ai appelé donc le service client qui m'ont demander d'envoyer un email à customercare@tunisair.com.tn et de leur expliqué ma situation ce que j'ai fait le 17 octobre 2015. le 19 octobre 2015 j'ai reçu la réponse suivante de la part de Amel.BALMA@tunisair.com.tn :
« Cher client,
C'est avec beaucoup d'intérêt qu'on a pris connaissance de votre courriel daté du 17/10/15, à travers lequel vous avez sollicité notre intervention afin d'obtenir le remboursement de votre billet acheté en ligne.
Permettez- nous tout d'abord, de vous présenter nos sincères excuses pour le délai de traitement de votre demande.
Aussi, et après examen de votre requête auprès du service concerné, nous avons le plaisir de vous informer que votre compte sera crédité dans les plus brefs délais. Nous veillerons nous même à ce que votre dossier soit traité en priorité.
Nous comptons vivement sur votre compréhension et votre fidélité.
Veuillez recevoir, Cher Monsieur, l'expression de nos salutations cordiales.
Bien Cordialement,
L'Equipe Relations Clientèle
Direction Relations Clientèle & Call Center
Poste ; 2579 »
Depuis le 19 octobre 2015 je n'ai pas eu de nouvelle et mon compte n'a toujours pas été crédité du montant de 399,08 euros malgré mes deux emails de relance le 11 novembre 2015 à Amel.BALMA@tunisair.com.tn et le 12 novembre 2015 à customercare@tunisair.com.tn.
Je suis entrain de consulter un avocat pour saisir la justice afin de se faire rembourser.
Je voulais juste dire au gens qui veulent s'aventurer sur le site web de tunisair de faire attention parce que si une erreur technique se produise après avoir effectué le paiement sur le site web de tunisair, votre compte sera quand même débité du montant de la transaction et bon courage ensuite pour se faire rembourser !!
Le 13 août 2015 pendant que j'étais entrain de réserver des billets d'avion sur le site web de tunisair www.tunisair.com et après que avoir effectué un paiement de 399,08 euros un message est apparu m'informant q'une erreur est survenu et m'invitant de réserver de nouveau, ce que j'ai fait. Malgré ceci tunisair a débité sur mon compte deux fois le montant de 399,08 euros.
J'ai été contacté le jour même (le 13 août 2015) par email par resaonline@tunisair.com.tn pour m'informer que mon compte sera crédité du montant redevable (sans précisé le montant...) dans 45 jours, voici l'email que j'ai reçu :
« Bonjour ,
Nous vous informons que vous avez effectué un double paiement deux réservations avec les même dates et la même destination et vous informons que le nécessaire sera fait auprès de notre banque concernant la ref : ZG2P92 - pour créditer votre compte du montant redevable dans 45 jours .
Cordialement,
F.Mamlouk
Resaonline Tunisair
Entité e-commerce
Direction Revenue Management
E-mail : resaonline@tunisair.com.tn
www.tunisair.com »
Le 05 et le 06 octobre 2015 j'ai envoyé deux email à resaonline@tunisair.com.tn pour attiré leur attention sur le fait que mon compte n'a pas été crédité malgré que plus que 45 jours sont déjà passé depuis le 13 août 2015. Je n'ai pas eu de réponse à mes deux relances.
J'ai appelé donc le service client qui m'ont demander d'envoyer un email à customercare@tunisair.com.tn et de leur expliqué ma situation ce que j'ai fait le 17 octobre 2015. le 19 octobre 2015 j'ai reçu la réponse suivante de la part de Amel.BALMA@tunisair.com.tn :
« Cher client,
C'est avec beaucoup d'intérêt qu'on a pris connaissance de votre courriel daté du 17/10/15, à travers lequel vous avez sollicité notre intervention afin d'obtenir le remboursement de votre billet acheté en ligne.
Permettez- nous tout d'abord, de vous présenter nos sincères excuses pour le délai de traitement de votre demande.
Aussi, et après examen de votre requête auprès du service concerné, nous avons le plaisir de vous informer que votre compte sera crédité dans les plus brefs délais. Nous veillerons nous même à ce que votre dossier soit traité en priorité.
Nous comptons vivement sur votre compréhension et votre fidélité.
Veuillez recevoir, Cher Monsieur, l'expression de nos salutations cordiales.
Bien Cordialement,
L'Equipe Relations Clientèle
Direction Relations Clientèle & Call Center
Poste ; 2579 »
Depuis le 19 octobre 2015 je n'ai pas eu de nouvelle et mon compte n'a toujours pas été crédité du montant de 399,08 euros malgré mes deux emails de relance le 11 novembre 2015 à Amel.BALMA@tunisair.com.tn et le 12 novembre 2015 à customercare@tunisair.com.tn.
Je suis entrain de consulter un avocat pour saisir la justice afin de se faire rembourser.
Je voulais juste dire au gens qui veulent s'aventurer sur le site web de tunisair de faire attention parce que si une erreur technique se produise après avoir effectué le paiement sur le site web de tunisair, votre compte sera quand même débité du montant de la transaction et bon courage ensuite pour se faire rembourser !!
Location de voiture Portugal: fiche d'état des lieux du véhicule et caution English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Je loue souvent des véhicules en Europe ou aux états unis, je n’ai jamais su véritablement le nom en anglais de ce qu’on appelle « la fiche d’état des lieux du véhicule » qui doit être remise par le loueur et signée par les 2 parties. Form inventory of fixtures ? State of the car ? D’autre part peut-on exiger que le montant de la caution soit indiqué sur le contrat ? Merci pour vos réponses Delfangine
Je loue souvent des véhicules en Europe ou aux états unis, je n’ai jamais su véritablement le nom en anglais de ce qu’on appelle « la fiche d’état des lieux du véhicule » qui doit être remise par le loueur et signée par les 2 parties. Form inventory of fixtures ? State of the car ? D’autre part peut-on exiger que le montant de la caution soit indiqué sur le contrat ? Merci pour vos réponses Delfangine
Arrivée à Prague le 25 décembre: Où changer mes Euros? English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons le 25 décembre à l'aéroport de Prague. Je pensais changer une petite somme à l'aéroport pour payer les transports et la journée du 25, et ensuite aller au bureau de change S.R.O en ville. Mais il est fermé les 25 et 26 décembre !
A votre avis faut il que je change finalement mes euros en France avant de partir, ou tout à l'aéroport, ou que je retire directement des couronnes à un guichet de banque en arrivant ?
Qui connait le taux de change pratiqué actuellement à l'aéroport ? Pour comparer avec ce qu'on me propose en France (24 CZK pour 1€).
Merci de vos infos et expériences.
Christine
Achat billet simple Argentine English translation pending
Bonjour tout le monde,
je poste ce message avec l'espoir que vous puissiez me répondre... Ma copine, pas maline sur ce coup, a acheté un billet aller simple pour l'argentine, car elle était supposée repartir plus tard depuis le brésil. Finalement, les choses ont bougé entre temps, et elle repart depuis l'Argentine, de la même ville.
Résultat, elle se retrouve à acheter un aller et un retour en séparé, ça lui coûte une somme énorme, plus de 1500 euros....soit le double de ce qui est prévu pour un aller retour à Bueno Aires.
De quelles solutions dispose-t-elle ? Qui doit-elle contacter ? Peut-elle trouver un arrangement avec la compagnie aérienne ?
Je vous remercie d'avance. Bien à vous
je poste ce message avec l'espoir que vous puissiez me répondre... Ma copine, pas maline sur ce coup, a acheté un billet aller simple pour l'argentine, car elle était supposée repartir plus tard depuis le brésil. Finalement, les choses ont bougé entre temps, et elle repart depuis l'Argentine, de la même ville.
Résultat, elle se retrouve à acheter un aller et un retour en séparé, ça lui coûte une somme énorme, plus de 1500 euros....soit le double de ce qui est prévu pour un aller retour à Bueno Aires.
De quelles solutions dispose-t-elle ? Qui doit-elle contacter ? Peut-elle trouver un arrangement avec la compagnie aérienne ?
Je vous remercie d'avance. Bien à vous
Pourboires dans les restaurants de Rome English translation pending
Bonjour,
Question importante mais je ne me souviens pas de ce qui en est précisément..
Le pourboire de 15% est-il inclus dans les restaurants de Rome?
Merci pour votre réponse laquelle serait grandement appréciée
Bonne journée,
Jyno50
Question importante mais je ne me souviens pas de ce qui en est précisément..
Le pourboire de 15% est-il inclus dans les restaurants de Rome?
Merci pour votre réponse laquelle serait grandement appréciée
Bonne journée,
Jyno50