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Madagascar: un euro pour 3 600 ariary; du jamais vu English translation pending
by Rafah65 · 2015-10-05 · 14 replies
c'est catastrophique pour le pays contrairement aux touristes qui débarquent pendant cette période.
Budget logement Madagascar English translation pending
by Joker22 · 2015-10-04 · 147 replies
bonjour, je post une question sur ce forum que j'aime tant :) pour savoir combien peut coûter une nuit par personne à madagascar (mode d'hébergement le moins cher) et étant donné que nous y serions décembre-janvier avec la météo planter la tente avec autorisation du chef du village est il tout de même possible ? Sinon dernière question, combien peut me côuter l'achat d'un vélo d'occasion sur Tana ? merci à vous.
Que choisir à Madagascar English translation pending
by Caillou1 · 2015-09-24 · 38 replies
Bonjour à tous,

Je risque de partir à Madagascar vers le 15 octobre. Et, c'est un peu de la "dernière minute". Je ne suis donc pas préparée. J'ai l'habitude de voyager seule depuis dix ans mais surtout (voire exclusivement) en Asie.

J'aurais besoin de vos conseils :-) Tout d'abord, parce qu'on me parle beaucoup d'insécurité (même en dehors de Tana... Et j(avoue que le Bresil m'a laissé un petit goût amer par rapport à ça...)

Et surtout parce que Madagascar c'est une grande île et que je vais devoir choisir/ Je ne reste que 25 jours ( ce qui est déjà pas mal :-), mais je ne veux pas courir dans tous les sens.

Que me conseillez-vous ? Le nord ? L'Ouest ? L'est ?

J'aimerais voir vivre Madagascar, de l'interieur, marcher un peu dans de la nature et me poser quelques jours sur une jolie plage...

Si vous avez des idées, des avis, des conseils, des coups de cœur, des Guest house super... Bref. MERCI BEAUCOUP d'avance :-)

Sophie
2 mois à Antsirabe dès octobre English translation pending
by MorganeMada · 2015-09-16 · 4 replies
Bonjour,

Je rejoins une ONG à Antsirabe du 12 Octobre au 10 Décembre 2015. À moins d'un mois du départ j'aurais souhaité avoir quelques conseils. Ce qu'il y a visiter, des infos sur les modes de vie, la sécurité, les animations, ce qu'il faut que j'apporte avec moi... Bref, je n'ai pas de questions précises mais je souhaite en savoir un peu plus sur cette ville dans laquelle je vivrai pendant deux mois.

Merci d'avance !

Morgane
Maroc 4x4 avec jeune enfant English translation pending
by Dodom71 · 2015-09-13 · 1 reply
Bonjour, Quelle(s) famille(s) partirai(en)t avec nous en 4x4 au Maroc sur les prochaines vacances de noël (23 décembre 2015 -10 janvier 2016)? Habitués des pistes et du hors-pistes, nous connaissons bien ce pays, et y retournerons pour la 1ère fois cette hiver en famille: notre fils aura alors presque 2 ans. L'occasion de voyager un peu d'une autre manière, et si possible de partager encore nos passions avec d'autres? A bientôt j'espère!
Parking croisière Costa à Venise English translation pending
by Taonah · 2015-08-31 · 5 replies
Bonjour

Je dois programmer mon GPS de Montpellier via Venise mais je ne trouve pas l'adresse exacte du parking croisière costa "Ponte della liberta" n'existe pas Je suis nulle merci de m'aider si quelqu'un connait l'adresse Merci infiniment
Que voir à Madagascar? English translation pending
by Aymilya · 2015-08-26 · 12 replies
Bonjour, Je souhaite planifier un voyage d'une dizaine de jour à Madagascar en février 2016 avec mon mari et notre fils de 4 ans. Que faut-il voir absolument à Madagascar? Connaissez-vous de bonnes adresses ou y a t'il des tours opérators qui proposent des séjours avec des enfants de cet age? Merci.
Madagascar en famille English translation pending
by Lagneaux44 · 2015-08-24 · 27 replies
Bonjour, voilà je reviens un peu sur le forum pour résumer mon séjour sur Madagascar avec ma petite famille. Nous sommes 6, deux adultes, et quatre enfants de 19 ans, 8 ans, 3 ans et un an. Après avoir lu plusieurs avis en déconseillant d'emmener ma petite dernière (un an), je l'ai tout de même embarqué avec nous et tout c'est bien passé. Nous n'avons pas pris de traitement pour le palu, mais nous avons tout de même emmené les médicaments en curatif. Par contre on avait les répulsifs vêtements et peau. Nous sommes partis du 21 juin au 21 juillet 2015. J'avoue que la famille (surtout ma cousine) nous a bien aidé. Tout d'abord nous avons passé quelques jours à Tana du 21 juin au 25 juin 2015, hébergé par ma mère (qui vit en France mais possède deux maisons à Madagascar) nous avons fait "Croc Farm" petite ferme où se trouve des crocodiles, des lémuriens, des caméléons, des serpents. Nous avons pu y goûter aux brochettes de crocodile. Du 26 juin au 27 juin 2015 nous étions à Moramanga en brousse. Là ce fut un peu dur, car pas d'eau chaude, le courant passait par un groupe électrogène et dès que je branchait la bouilloire plus de courant. Il arrivait que la nuit il n'y ai plus de courant, donc là dur avec nénette. Le 28 juin au 29 juin, nous étions à Andasibe voir les lémuriens et d'autres crocodiles. Nous étions logés à Feon'ala, très beau hôtel mais accueil assez froid. Pas de sourire, pas aimable du tout. Bon heureusement que l'endroit était magnifique voir paradisiaque. Mais un conseil si vous dormez à Feon'ala, allez y en été. Car nous étions en hiver austral et la nuit on a eu très froid dans les huttes (malgré les couvertures). Avec un guide, nous avons vu les lémuriens manger des bananes, nous avons pu les avoir sur les épaules, les caresser etc... Les crocodiles impréssionnants... Du 30 juin au 4 juillet 2015 direction Manda Beach à Foulpointe. Très bel endroit, mais pareil le personnel peu accueillant. Nous avons pu profiter d'une magnifique plage. Par contre sur la plage se trouvait des transats, parasols. Au début on pensait que c'était à l'hôtel et en faite non, se sont à des plagistes différents. Donc à louer pour la journée. Les plagistes proposaient des repas pour le midi ou le soir. Nous avons donc pu apprécier des repas à moitié prix sur la plage "presque" les pieds dans l'eau. Nous avons demandé à Frédérick (Fred) des langoustes grillées, qu'il fesait devant nous après les avoir récupérer directement de la mer dans son vivier, nous avons aussi pu goûter au repas fait par Guillaume et sa femme. Le 04 Juin 2015, départ pour Sainte Marie. Nous avons pris la compagnie "El Condor", cher par rapport à Gasikara, CAP Sainte Marie. Petite précision : Quand nous avons acheté nos billets à Tamatave, nous avons demandé à la personne que la navette puisse venir nous récupérer à Manda Beach, le monsieur a eu une hésitation puis nous dit "nous vous devez venir au bord de la route, car la navette ne viendra pas vous chercher jusqu'à l'hôtel", donc on lui explique que nous sommes 6 avec tout de même un bébé de un an et un de trois ans et attendre la navette au bord de la route sous la pluie n'était pas vraiment adéquat( car l'heure n'était pas précise la navette devait passer entre 7h et 7h30). La veille du départ, ont le rappel, on lui redit la même chose et d'un ton sec il nous dit "c'est comme ça". En colère j'ai envoyée un mots sur leur site de FB, que je trouvais fou que la navette puisse pas venir nous chercher à l'hôtel etc... J'ai reçu une réponse très rapide, comme quoi c'est toujours comme ça, que l'ont fait pas ce que l'on veut à Madagascar etc... Peu de temps après, le monsieur qui nous a vendu les billets nous appels et nous a dit "pourquoi vous avez envoyé un message sur FB, qu'il c'était fait tapé sur les doigts et que on aurait dû lui expliquer". Bref... La navette est enfin de compte venu nous récupérer à l'hôtel. Heureusement que nous avons pas attendu au bord de la route, car d'un il pleuvait et de deux la navette était en retard d'une heure. La navette nous dépose à Mahambo, pour aller dans le bateau c'était un peu dangereux, car il n'y avait pas d'endroit pour embarquer il fallait y aller en navette, puis monter par derrière sur le El Condor. Tout c'est très bien passé durant le voyage, bon 3h de bateau, mais la mer état assez calme donc ça allait. Arrivé sur Sainte Marie, nous avons été accueilli par "Dada", un taxi que le propriétaire de la maison d'hôte nous a envoyé. Pour sainte Marie, nous avons loué une villa chez Piment Vanille. Nous avions réservé 1 semaine et nous avons prolongé d'1 semaine supplémentaire tant l'atmosphère et le confort sont au rendez-vous. Séjour au calme les pieds dans l'eau , nos enfants de 1 an, 3 ans et 8 ans y étaient bien. L'accueil de" Philippe" et "Geraldine" est impeccable et chaleureux. Toujours aux petits soins avec vous. Philippe nous a proposé différentes sorties et activités. Nous avons pu faire la sortie des baleines, magnifique. Les villas sont très bien équipées. Nous avons pris en option le cuisinier, " Ernest", qui nous a concocter de délicieux plats, toujours avenant à notre égard. "Bienvenu" le piroguier nous a fait visiter l'ïle aux Nattes, plage, restaurant... Après notre séjour sur Sainte Marie, nous sommes revenus à Tàna. Pour le retour j'ai pris l'avion avec mes deux petits (45 mn de vol). Les grands eux sont rentrés en bateau et en voiture (15h de route). Départ pour la France avec Air Corsair... Franchement très bon séjour... Peut être à refaire quand la petite dernière aura 5 ans...
Itinéraire Sulawesi / 12 jours / Bali 5 jours English translation pending
by Koaster · 2015-08-23 · 5 replies
Bonjour,

Je me demandais si cette itinéraire sur trois semaines était jouable pour visiter SULAWESI et surtout la région Toraja. Je peux éventuellement encore retirer une journée à Bali.

Qu'en pensez vous c'est la course? sachant qu'a SULAWESI je reste dans la région Toraja, l'idée était de faire mes excursions depuis Rantepao mais surtout de visiter la région Toraja.

Je placerais Bali soit au début ou soit à la fin...ou pas si vraiment je perd du temps pour découvrir SULAWESI je me concentrerais que sur cette ile ... Des avis ?

ITINERAIRE : J1:vol geneve > Singapour J2 :SINGAPOUR J3 : SINGAPOUR J4 : SINGAPOUR > BALI J5 : BALI J6 : BALI J7: BALI J8 :BALI J9>BALI > SULAWESI / MAKASSAR J10> MAKASSAR J11> Makassar > Rantepao J12 > Rantepao > Pays toraja - J12 > Rantepao > Pays toraja - J13 > Rantepao > Pays toraja - J14> Rantepao > Pays toraja - J15> alentours J16> alentours J17> alentours J18> alentours j19J> makassar J20> retour avion depuis Makassar
Littérature de voyage, sujet: Madagascar English translation pending
by Titilamandal · 2015-08-18 · 2 replies
Bonjour, pour les amoureux de la grande île, voici une liste de livres que j'ai eu la chance de lire ces derniers temps :

- Les souffrances du jeune Kevin, par Ronny Rengasamy : un petit livre, premier roman initiatique, qui cherche son style, par un mauricien qui, voulant faire un tour du monde, commence par Madagascar et reste scotché là.

http://www.nocomment-editions.com/livre-les-souffrances-du-jeune-kevin-par-ronny-rengasamy/

- Madagascar, dahalo (de Bilal Tarabey) : une enquête sur le phénomène Dahalo (les voleurs de zébus); par un français d'origine libanaise qui travaille en tant que journaliste à Tana. Un style aride mais pas déplaisant.

http://www.nocomment-editions.com/livre-madagascar-dahalo-par-bilal-tarabey/

- Filière malgache, de Pierre Maury : un roman policier plutôt bien écrit qui rend bien l'ambiance malgache, on s'y croit !

http://www.nocomment-editions.com/livre-filiere-malgache-un-roman-policier-de-pierre-maury/

- Roman Vrac, de Jean-Claude Mouyon : trois nouvelles sur le grand sud malgache (Tulear) par un type qui d'après les interviews a vraiment su retranscrire la vie dans le sud dans un style littéraire jouissif... livre à paraître (réédition) donc pas encore lu pour ma part.

http://www.nocomment-editions.com/livre-roman-vrac/

- 3 livres : Carrefour, Beko ou la nuit du grand homme, L'Antoine l'idiot du sud, par Jean-Claude Mouyon : 3 livres de l'auteur sus-cité, toujours dans le sud malgache, pas encore lus me concernant...

https://www.lulu.com/shop/search.ep?type=Print+Products&keyWords=Jean-Claude+Mouyon&sorter=relevance-desc

Voilà, ce sont souvent des livres écrits par des étrangers, mais je sais d'après une interview de Jean-Claude Mouyon, qu'il existe une littérature contemporaine made in Mada. D'ailleurs si vous avez des pistes, elles seront les bienvenues !

Bonne lecture.
Nord de l'Éthiopie en octobre / novembre English translation pending
by Skartist · 2015-08-07 · 16 replies
Bonjour à tous :)

J'envisage d'aller en Ethiopie en octobre / novembre. Voici l'itinéraire / programme que je me suis fixé à ce stade :

17 octobre au soir : arrivée à Addis 18 octobre : Addis 19 octobre : Trajet jusque Lalibela - visite Lalibela 20 octobre : Trajet jusque Mekele 21 octobre : Départ pour Danakil 22 octobre : Danakil 23 octobre : Danakil 24 octobre : Danakil - retour à Mekele 25 octobre : trajet Mekele - Aksoum 26 octobre : Aksoum 27 octobre : trajet Aksoum - Debark 28 octobre : Trek Simien 29 octobre : Trek Simien 30 octobre : Trek Simien 31 octobre : trajet jusque Gondar 1 Novembre : visite Gondar et trajet jusque Baher Dar 2 Novembre : visite lac Tana 3 Novembre : trajet jusque Addis 4 Novembre : excursion au départ d'Addis ? 5 Novembre : excursion ? 6 Novembre : Addis Abeba 7 Novembre : départ d'Addis vers France

Pour ceux qui ont été la bas avez vous des remarques sur ce planning ? je sais que le temps de trajet ont l'air prohibitif donc j'ai essayé de prévoir large. Je suis en contact avec une agence de voyage locale pour l'excursion dans le Danakil et le parc du Simien. Avez vous des idées d'excursion au départ d'Addis sur une journée ou deux ? (pour compléter à la fin) il faut aussi que j'ai un peu de marge sur le planning d'où ces 2 jours un peu "off" Y'a t-il par le plus grand hasard des personnes intéressés pour se joindre à moi, surtout pour la visite du Danakil et ainsi partager les frais qui eux aussi ont l'air prohibitif Mon budget total sur place sera de l'ordre de 2000 € sachant que je voyage en mode routard, le gros de mes dépenses iront dans les excursions.

Merci d'avance pour vos commentaires :)

Stéphane
Escale de 10 heures à Antananarivo English translation pending
by Rjulie95 · 2015-07-23 · 14 replies
Bonjour,

A l'aller j'ai une escale de 8 h et au retour une escale de 10h. Est ce qu'il y a quelque chose à faire à partir de l'aérport dans ce laps de temps ?

Ou juste prendre son mal en patiente avant de découvrir les fonds marins de Nosy Be ?

Merci
Itinéraire Sulawesi English translation pending
by Coralie42660 · 2015-07-10 · 6 replies
Bonjour,

Nous partons le 26 aout pour 25 jours en indonésie, nous hésitons beaucoup sur le choix de/des iles. Sulawesi semble vraiment un endroit sympa, authentique, ...

Nous avons l'habitude toujours voyagé seul en mode routard, mais il semble qu'un guide semble recommandé sur cette île. Du moins surtout pour la partie Toraja, c'est pourquoi j'ai contacté quelques agences...

Pensez-vous que 14 jours suffisent ? ou plus serait adapté ? C'est notre premier voyage en indonésie, il aurait pu être sympa de voir une partie de Bali en début ou fin de voyage, mais si cela est trop court tampis.

Que pensez-vous de cet itinéraire svp :

J1 : MAKASSAR – TORAJA J2-3 TORAJA LAND J4-5 : Trek zone sud de Tana Toraja (rizière, rivière Maiting, village Limbong, rivière Maulu, jungle, ...) J6 : TORAJA – PENDOLO - TENTENA J7 : TENTENA J8 : TENTENA – AMPANA J9 : AMPANA – ÎLES TOGGIAN J10-11-12 : TOGGIAN J13 : TOGGIAN – AMPANA -PALU J14 : PALU – MAKASSAR

Mon avis, c'est qu'il y a l'air d'avoir pas mal de route certain jours... je pense que quelques jours pour faire certaines partie du voyage ne serait pas du luxe.

Merci pour vos retours.
Baobabs ailleurs que dans l'Ouest malgache? English translation pending
by Docttshirt · 2015-07-09 · 9 replies
Bonjour!

En septembre, nous ferons escale à Madacascar sur la route d'une autre ile. Quand je dis escale, c'est que nous n'aurons que 6 jours. Je sais, c'est court! Un d'entre nous rêve de voir des baobabs, mais nous nous demandons s'il est raisonnable en 6 jours d'aller jusqu'à l'allée de baobabs à Morondova (surtout sir Air Mada prolonge la grève). D'après les guides que je lis, il semble que ces arbres ne soient présents que sur la côté ouest.

Est-ce vrai? Peut-on voir de beaux baobabs sur la côte est (tellement plus accessible à partir de Tana)? Au centre du pays et plus proche de Tana?

Merci beaucoup!
Majunga - Morondave par la côte English translation pending
by Fili · 2015-07-07 · 6 replies
Bonjour à tous.

Dans la même veine qu'un des messages précédents ... je cherche des infos récentes sur la possibilité de rallier Majunga à Morondave (puis Tuléar) par la côte et par bateaux ou boutres, je sais que c'est assez aléatoire en terme de départ de bateaux. Donc si quelqu'un l'a fait il y a peu de temps ça m'intéresse, en alternant éventuellement avec du transport terrestre. Merci. Fili
Circuit à Sulawesi pendant 4 semaines: par où commencer? English translation pending
by Yoole · 2015-06-05 · 7 replies
Bonjour à tous!

Je suis en train de préparer, avec impatience, un très beau voyage avec ma femme en Sulawesi du 19/07 au 18/08 prochain. Arrivée à Jakarta le 20/07. On va passer une nuit sur place pour essayer de récupérer un max de notre long voyage. Puis on prendra un vol le lendemain pour la Sulawesi. De là, on va improviser je pense. C'est un peu ce qu'on a fait la dernière fois à Lombok, Bali et Java. Et ça a bien marché. De toute façon, nous sommes des voyageurs cools!!

Mais où atterir?

Le circuit "classique" commence souvent de Makassar, puis Tana Toraja, Togean Islands, Manado.

Mais ce qu'on souhaiterais c'est arriver dans un endroit pour passer quelques jours de far niente sur la plage. Bien se reposer, pour attaquer le voyage dans les terres. Et Makassar ne semble pas être le lieu idéal pour ça...

Alors, que pensez-vous d'atterrir à Palu et de commencer par quelques jours à Doggala? Puis redescendre à Tana Toraja (peut-être même jusqu'à Mamasa). Puis remonter sur Poso pour les Togeans, ensuite vers Manado. Qu'en pensez-vous? Est-ce complètement illogique pour vous de faire ces aller-retours? Faisable en 4 semaines?

J'attends vos suggestions avec intérêts.

Julien.
Circuit 3 semaines vers Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
by Veekaway · 2015-05-03 · 16 replies
Bonjour, Nous partons pour la première fois à Mada du 15 aout au 4 septembre avec ma compagne. Nous aimerions voyager au début et finir sur 5-6 jours de repos à Sainte Marie. N'étant encore jamais allé à Madagascar il nous est difficile de juger des temps de trajets et de la faisabilité de tel ou tel itinéraire.

1ere question : A votre avis, quels pourraient être des itinéraires à faire entre l'arrivé le 15 aout et ces 5-6 jours de far niente de fin de séjour à Sainte Marie ?

2nd Question : Notre avion de retour est le 4 sept à Tana. Quand partir de sainte marie pour nous y rendre autrement que via le vol intérieur ?
Visa transformable (Madagascar) English translation pending
by Vagalame · 2015-05-02 · 13 replies
Bonjour, Je vais demander un visa transformable au consulat de Lyon et je vois qu'il faut le billet d'avion retour. Donc, comme ce visa est établit pour 30 jours, ce billet ne serviras pas. Comment avez vous procédé vous qui avez fait cette démarche ? Merci.
Voyage à l'ouest de Madagascar English translation pending
by Jucus · 2015-05-01 · 8 replies
Bonjour,

Je voudrais avoir les conseils ou des informations.Je vais a Madagascar au mois de juin pour 11 jours. Je sais ce n'est pas beaucoup, juste 9 jours entier.J'arrive a Antananarivo.Ce que je voudrais voir a Mada c'est les baobabs a Morondava, 1 ou 2 park national avec les animaux, quelques villages authentique. J'ai pensé d'aller de Tana a Morondava en bus ( Loic Tours). La-bas visiter l'allée des baobabs, le park national de Kirindy et Belo sur Mer.Apres descendre vers le sud, Morombe, park national d'Ifaty, Tulear et apres remonter a Tananarive vers Fianarantsoa, Ambositra, Antsirabe, Tana. Est-ce que c'est faisable pendant 9 jours? Quels villes/villages me conseiller de visiter? Est-ce qu'il y a des taxi brousses, ou il faut chercher un 4x4 avec un guide?Par apport au logement je peut trover sur place ou il vaut mieux reserver a l'avance?

Merci pour les reponses et votre aide

Judit
Carte marine, points GPS , montre GPS - Pêche entre Majunga et Ananalava English translation pending
by Abcdm · 2015-04-27 · 5 replies
Bonjour,

Je pars pêcher dans quelques mois sur un trimaran le long de la côte Majunga - Ananalava.

Or, le sondeur - GPS de l'équipage malgache ne marche plus. Et comme j'aimerais aller sur des "waypoints" de type tombants, haut-fonds, fosses pour pêcher, j'ai commencé à regarder les sondeurs - GPS portables. Ils sont soit peu performants (fonds marins ne dépassant pas 100m), soit trop chers, soit trop lourds ou encombrants à transporter dans un avion.

Je me pose alors la question: et si je m'achetais une montre GPS utilisable donc même dans les coins reculés de Madagascar, montre que je couplerais avec une carte marine précise (points GPS)? Je pourrais donc atteindre mes points GPS.

Qu'en pensez-vous? Et quelle montre pourrais faire l'affaire (GPS + baromètre, uniquement)? Et où trouver des cartes marines précises de ce coin?

Merci Pascal
Réservation d'hôtels à Madagascar en octobre English translation pending
by Piche · 2015-04-21 · 52 replies
bonsoir à tous. J'aurais besoin de votre expérience, je vais en Mada en octobre, en prenant une voiture avec chauffeur. Il me conseille de réserver dés maintenant les hôtels. Mais par internet je ne vais trouver que des hôtels hauts de gamme et n'aurait plus le choix de changer si celui que j'ai réservé ne me convient pas. D'où mon message: est-il indispensable de réserver maintenant? et si oui dans quelle ville ou site touristique? Je vous mets mon programme: J1 TANANARIVE - MAEVATANANA J2 MAEVATANANA - ANKARAFANTSIKA J3 ANKARAFANTSIKA - AMBONDROMAMY - ANTSOHIHY J4 ANTSOHIHY - AMBANJA J5 AMBANJA - ANKARANA J6 ANKARANA - JOFFRE J7 JOFFRE - DIEGO J8 DIEGO - RAMENA J9 RAMENA (balade à la mer de l’Emeraude) + 1 jour ou 2 pour aller sur des sites de plongée J10 RAMENA - ANKARANA J11 ANKARANA – ANKIFY +5 ou 6 jours dans les iles + 2 jours pour le retour à Tana Je souhaite passer 5 jours sur Nosy Komba quelqu'un pourrait-il me conseiller un hébergement ne dépassant pas 20€ et si possible prés d'un spot de snorkeling Merci de votre attention et de vos réponses éventuelles Patrick
Préparer notre voyage à Madagascar English translation pending
by Sylaladiacap · 2015-04-20 · 7 replies
Bonjour, nous aimerions réaliser un circuit avec chauffeur. On envisageait ce genre de circuit : Jour 1 - Antananarivo-Antsirabé ( dormir directement à Antsirabé sans séjourner à Antananarivo). Jour 2 - Antsirabe-Ambrosita Jour 3 et 4 - Ambrosita-Fianarantsoa (Parc de Ranomafana 1 journée de visite) Jour 5 et 6 - Fianarantsoa – Ranohira (parc Isalo : 1 journée de visite) Jour 7 - Ranohira - Ifaty Jour 8 - Ifaty Jour 9 - Ifaty- Andavadoaka Jour 10 - Andavadoaka - Morondava Jour 11 - Morondava - Antananarivo

Qu'en pensez-vous ? Est-ce envisageable sur l'une des périodes : Soit du 19 octobre au 31 octobre Soit du 13 juillet au 1er août

Merci pour vos conseils
Hôtel à Hoi An? English translation pending
by Epsab · 2015-04-18 · 18 replies
Bonjour Les seuls hôtels que nous trouvons à Hoï An près du centre et avec piscine coutent près de 100USD la nuit pour 1 chbre double . Nous y resterons 4 nuits à partir du 10 mai. Quelq'un peut-il nous conseiller un hôtel correct et moins cher ? Évidemment, nous aimons les petits hôtels typiques , mais on s'adapte aussi ! Merci !
Trek Mamasa - Rantepao (Sulawesi): Synthèse English translation pending
by TuVaTo · 2015-04-14 · 8 replies
Bonjour !

Nous partons en Sulawesi dans un mois, et souhaitons faire le "super trek" de Mamasa à Rantepao, comme nous le présente le Lonely Planet. Après avoir chercher pas mal de temps sur les forums, j'ai l'impression que LP n'a pas fait rêver que moi, mais que peu de personnes ont vraiment réussi à faire ce trek... Avec ou sans guide d'ailleurs !

Voici donc un post pour essayer de résumer les infos sur ce trek que j'ai trouvé pour le moment :

- LP : il existe plusieurs variantes (en gras les vilages étapes) > En 3j : Timbaan (23km, 8h), Paku (20km, 6h), Bittuang (16km, 3h) > En 3j, sentier plus calme qui "traverse la junge" : Kelama via Tandiallo, Sobok et Minanga (8h de marche), Punding via Buka, Mawai et Tandung (8h), Bittuang (4h) > en 4j : Par Saluera et Bulo Sandana

- Voyageforum : d'après les différents post, j'ai l'impression que beaucoup font seulement 2j de marche (avec étape à Paku), et sont par ailleurs déçu du trajet... ; cela correspondrait à une nouvelle route... A éviter donc !

- Blog
http://namaste.over-blog.com/article-tana-toraja-sulawesi-52285216.html : Ils ont l'air d'avoir réussi à faire la variante 1 du LP mais en sens inverse, sans guide, et d'en être très content !

Est-ce que d'autres personnes ont des infos sur ce trek ? Une carte serait par ailleurs la bienvenue ! Savez vous si on peut s'en procurer une sur Mamasa ?

Merci !

ps : pour vos réponses, merci de rester dans le sujet et de ne pas dévier sur d'autres treks aux alentours de Rantepao.
Quel pays pour un mois en janvier avec enfants: Cambodge, Myanmar, Malaisie, Thaïlande ou Vietnam? English translation pending
by Clio07 · 2015-04-06 · 9 replies
Bonjour,

Je vais passer un mois en janvier prochain avec 2 enfants de 8 et 10 ans. Plus j'en lis sur les différents pays, plus le choix est difficile! Je connais déjà plusieurs îles de l'Indonésie, j'ai adoré, et j'aimerais découvrir un autre pays d'Asie du Sud qui serait un peu l'équivalent en terme d'équilibre nature-culture-sécurité.. L'Indonésie constitue pour moi une référence avec la combinaison des cérémonies funéraires de Tana Toraja, les rizières de Bali, les temples et concerts de gamelan de Java et la jungle de Bornéo.

J'aimerais une combinaison de nature et culture, avec des possibilités de faire de belles randos (de 10-12 km par jour en moyenne) dans des parcs nationaux et l'objectif est que les enfants est un bon choc culturel. Nous allons voyager sac au dos et prendre les bus locaux, dormir dans des auberges de jeunesse ou l'équivalent. Je cherche à éviter, sauf exceptions incontournables, les endroits les plus fréquentés par les touristes, d'où l'idée des parcs nationaux. Au besoin je prendrai un guide local si requis dans les parcs si requis pour des questions de sécurité. Le Myanmar paraît plus authentique, mais pas certaine que les randos en nature soient faciles d'accès. Même perception que pour le Cambodge pour la nature. La Thaïlande paraît superbe et diversifié côté paysage mais très touristique. La Malaisie superbe côté nature, peut-être moins exceptionnelle côté temple et plus moderne? Au Viet Nam il semble qu'il fasse assez froid dans les montagnes à cette période.

A priori j'hésite entre le Myanmar uniquement (car je lis qu'il faut prévoir du temps pour ce pays) ou encore une combinaison de Cambodge (temples)-Malaisie (parcs). J'adore les paysages de rizières en terrasse. Est-ce qu'il y en a dans ces 2 pays? Des conseils? Merci!
Positif pour Madagascar English translation pending
by Filanzana · 2015-03-30 · 3 replies
Bonsoir à tous ! Je suis "fatigué" de lire tous les post négatifs sur Madagascar... et beaucoup par celles et ceux qui n'écoutent pas ce que l'expérience du pays nous fait "gentiment" communiquer. Je voudrais rappeler que ce pays magnifique se visite encore très bien ... et que la population y est très accueillante, pourvu que comme ailleurs en Afrique, on ne s'attend pas à des "rencontres authentiques" dans les grandes villes pour choisir la brousse qui réserve tout le charme de ce pays. - Je ne sors pas la nuit tombée dans les grandes villes (Tana, Abidjan, Dakar, Nairobery, Dar, Jo'burgh) : réalisme de base. Même un taxi peut être arrêté à un carrefour ... je ne parle pas de feux stop, il n'y en a généralement pas... - Je suis tranquille et moi même en brousse ... mais quand même, sortir de boite à 2h00 du mat représente un danger... accompagné, encore plus. - Je ne m'expose pas avec des rencontres "aléatoires" qui mettraient ma vie en danger. Je voyage à Mada pour rencontrer des gens normaux, voire ordinaires qui vivent de leur travail souvent mal payé et qui s'accrochent.

Il faut enfin témoigner dans ce forum que la vie à Mada n'est pas un enfer !!! Le pays est magnifique, les malagasy sont généreux et accueillants (quand on les respecte).
Hôtel de charme à Antananarivo English translation pending
by Orpist33 · 2015-03-29 · 11 replies
je recherche un hôtel - raisonnable en prix - de charme si cela existe ? surtout propre et convivial en centre ville, la ville basse me semble avoir + de centre d'intérêt et animée - marché, maisons coloniales - j'attends vos conseils. merci
Visa d'un mois et trajet Tananarive - Diego Suarez English translation pending
by Fouinette39 · 2015-03-22 · 13 replies
Bonjour, nous partons du 01 avril au 30 avril à Mada. J'aimerais avoir des précisions sur le visa. Pour le visa moins d'un mois qui est gratuit, est-ce moins de 30 jours ? moins d'un mois ? les infos dans les guides ne sont pas claires... cela m'ennuierait de payer un visa parce que je dépasse d'un jour... De plus, nous arrivons à Tana le soir. Nous aimerions vite rejoindre la région de Diego (nous apportons des affaires scolaires pour une assoc à Ramena) en taxi brousse. Je suis allée à Mada, il y'a 10 ans et je me souviens qu'on pouvais réserver des taxis brousse (minibus) via la poste. Est ce toujours possible ? Pouvons nous réserver alors que nous ne sommes pas sur place ? Ce trajet peut il se faire en une seule fois ou faut il faire une halte ? Connaissez vous le tarif ? Cela fait beaucoup de questions... j'avoue que j'angoisse un peu car c'est la première fois que je pars à l'arrache... pas eu le temps de préparer ce voyage.... Je ne sais pas si on va rester un mois ds le nord... cela me parait long mais je sais que les déplacements sont longs et lents à Mada... Est il poss de trouver un bateau pour rejoindre Majunga ?? merci à tous pour vos infos Fouinette
Jolis paysages en Éthiopie English translation pending
by Jfpivin · 2015-02-21 · 5 replies
Bonjour, j'aimerais avoir des avis sur les routes les jolies à parcourir en Ethiopie. merci
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !

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