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Traversée en kayak Nanortalik-Narsarsuaq via le fjord Tasermiut English translation pending
Un an après notre voyage en kayak gonflable à Disko au milieu des icebergs et des baleines nous sommes décidés pour retourner au Groenland. Dans ce pays grand comme quasiment 4 fois la France le choix de la « région » est un peu laborieux tant les possibilités sont nombreuses. Le fjord d’Uummannaq où je me suis rendu en hiver il y a 6 mois nous semble être formidable. Il y a un loueur (ce qui nous permettrait d’avoir un kayak rigide), des baleines, d’immenses montagnes et des icebergs en quantité. En revanche la zone est toujours sous le risque « imminent » d’un tsunami (pour une grande partie du nord du fjord). Nous craignons également l’immensité du fjord et son exposition au vent et à la houle avec en plus, selon le parcours de nombreuses traversées entre les îles dépassant les 10 km et nous ne sommes pas des kayakistes confirmés. Pour finir les températures à nos dates de congés (fin août et début septembre) risquent d’être déjà bien froides (-5/5°C) pour la pratique agréable d’un sport nautique.
Tout ceci considéré, nous continuons à imaginer des parcours avec Google Earth dans tout le pays mais les montagnes aux environs de Nanortalik sur la pointe sud du pays nous paraissent également vite idéales. Cette zone, bien desservie depuis Copenhague (vols directs !), possède de grands réseaux de fjords bien encaissés et donc protégés des caprices de la haute mer. Différents transferts en bateau proposés par la Disko Line permettent d’envisager des traversées plus ou moins longues entre les différents villages. Nous « dessinons » donc un parcours entre le village de Nanortalik et l’aéroport d’arrivée à Narsarsuaq.
Le fjord de Tasermiut apparait être le joyau du coin et ne pas s’y rendre serait bien dommage. Mais en aller-retour, visiter ce fjord nous ferait faire un détour de 140 km ! Le seul moyen d’y pagayer en restant dans les temps (15 jours de kayak) est de le parcourir en aller simple et donc de s’en échapper par la terre une fois au fond. La carte au 1/100 000e montre une vallée large et plate reliant le fond du fjord de Tasermiut à celui du Sondre Sermilik par un portage d’une petite vingtaine de kilomètres.
La traversée dans le sens Nanortalik>Narsarsuaq via le fjord de Tasermiut fait ainsi 240 km soit une bonne quinzaine de kilomètres obligatoires à effectuer pour les 15 jours de voyage. D’expérience cette distance est le compromis parfait entre les jours de rando, les jours d’avancée et la marge de sécurité. 3 portages jalonnent l’itinéraire pour un total de 30 km à effectuer à pied environ. Notre trajet passe par le village d’Ammasivik au kilomètre 160 où nous pourrons nous ravitailler. Nous ne sommes donc pas obligés d’emporter 15 jours de nourriture ce qui limite largement le poids et le volume des vivres à embarquer.
Le sud du Groenland présente également l’avantage d’avoir des températures clémentes même en septembre, pas d’ours polaire (surtout à la fin de l’été), des côtes très vertes qui contrastent avec la mer où les glaciers et de gros icebergs qui remontent depuis la côte Est le cap Farewell parfois jusqu’à Qaqortoq.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.
Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.
Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.
Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…
Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.
Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.
La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.
Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.
La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.
Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.
Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.
Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.
Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.
Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.

Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.

Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.

Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…

Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.

Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.

La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.

Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.

La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.

Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.

Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.

Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.

Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.

Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
15 jours en Slovénie English translation pending
Nous sommes partis un mercredi matin depuis Berne, direction le Tessin, pour se rendre dans le Val Cama, car une amie était sur l’alpage Alp de Lagh pendant 2 mois à s’occuper de chèvres.
Arrivée à Cama, nous faisons un pic-nique sous quelques gouttes d’un orage passé, puis montons pendant 2:30 dans la forêt pour atteindre ce petit vallon merveilleux. La montée est belle, très belle: les arbres sont denses, châtaigniers et sapins de côtoient, la mousse verte luxuriante s’étale partout, sur les pierres et les rochers de calcaire. Les ruines de maisons en pierres abandonnées donnent un charme à ce valon aux grandes promesses. Les châtaignes de l’année dernière sont encore parterre, les nouvelles pendent en l’air, les feuilles de l’automne ensevelissent la forêt et cachent mille trésors. Nous cueillons des champignons, les chanterelles d’été pointent leur tête par centaines, beaucoup d’autres champignons nous sont inconnus. Arrivés en haut, nous sommes accueillis par un lac à l’effet miroir, impressionnant, envoûtant. Un bleu azur, dans lequel plongent les montagnes l’entourant. Nous voyons l’alpage, rénové en 2013, dont une partie date même de 2017. 130 chèvres y logent pendant l’été, 5 femmes s’occupent d’elles et de l’agrotourismo, pouvant loger jusqu’à 10 personnes. On y fait aussi du fromage de chèvre, en cinq variations. Un délice. Et on y mange bien, les ingrédients biologiques sont privilégiés. On reçoit de la tresse pour le 1er août, de la confiture de myrtilles cueillies dans les bois environnants, du fromage de l’alpage.

Nous partons le lendemain pour un petit lac de montagne, encore plus haut, encore plus beau. Un vrai miroir des montagnes. On remplit nos poches de myrtilles, pour le muesli du lendemain matin - nous a-t-on demandé. On se baigne nus dans le lac du Val Cama, se faisant mordiller les peaux mortes des pieds par les petits poissons. Nous dormons une deuxième nuit à l’alpage, très orageuse, un mariage de pluie et de grêle s’invite et fait peur aux chèvres pâturant: il faut les rentrer dans l’étable - jamais elles n’auront aussi bien suivi que cette nuit-là. Le lendemain matin est ensoleillé, le ciel bleu et les nuages noirs bien loin. Nous descendons dans la vallée après avoir fait nos aurevoirs et rempli notre estomac de bons petits mets.

Un nouvel orage nous surprend une fois nos fesses posées dans la voiture, orage qui nous suivra jusqu’en Italie, jusqu’à Como, où nous dînons en vieille ville, trop touristique à notre goût.
Nous partons direction la Slovénie. Nous ne savons pas où nous dormirons le soir, vers Venise ou vers Trévise, sur un parking ou un camping? Finalement nous sortons de l’autoroute à Portogruaro, soupons dans un restaurant inscrit dans le guide des Osterie d’Italia de Slow Food, et dormirons près de la mer. Notre première nuit en camping sauvage, dans un espace a priori interdit au camping, pourtant avec un parking utilisé par de nombreux campeurs et utilisateurs de l’application park4night. Nuit un peu agitée, pluie et bruits, voitures qui passent, nous attendons la police. Elle ne viendra pas. Le lendemain matin, grand soleil, trois autres camping-cars sont à nos côtés. Les voitures arrivent, avec les seaux pour jouer dans le sable et les parasols. Nous marchons jusqu’à la mer à travers la réserve naturelle, Sascha s’y baigne avec le chien, je les regarde les pieds dans l’eau. Déjeuner. Petites courses en ville. Pharmacie pour les piqûres de moustiques (car il y a en avait beaucoup!!). Épicerie bio. Nous roulons direction la Slovénie.
Nous y arrivons dans l’après-midi, après quelques ralentissements sur la route. Nous n��avons pas acheté de vignette pour les autoroutes en Slovénie, nous n’en avons pas trouvé (et peu cherché). Nous arrivons dans le Karst, cette région viticole. Nous roulons vers deux vignerons différents pour y déguster des vins en biodynamie et oranges (Simcic et Movia, à Ceglo) (ces vins blancs fermentés sans levures additionnelles, et dans lesquelles les peaux des raisins trempent avec le jus pendant plusieurs années - un délice en accord avec la nature). Gros échecs. Les deux vignerons sont fermés et en vacances. Nous allons donc vers le château de Dobrovo, où nous pouvons déguster des vins de la région. Nous commençons par une balade dans les vignes, quelle chaleur! Et nous atterrissons dans le village de Medana avec son vigneron Klinec: petit restaurant, petite carte, vins oranges. Que souhaitions-nous de plus? Nous y dégustons deux vins l’après-midi, réservons pour souper le soir (on recommande!), dégustons d’autres vins et achetons finalement 12 bouteilles. Excellent repas avec des petits plats traditionnels, de produits locaux, très bien cuisinés, avec une touche de modernité. Accessible, sympa, service très gentil, on reviendrait! Nous dormons à Dobrovo, sur le parking d’un supermarché, à l’abri des regards, entourés d’arbres, aucune interdiction en vue. Douce nuit en perspective.
Lendemain serein, nous partons pour Tolmin. Nous y faisons une partie des gorges du même nom, mais sur la route asphaltée, jusqu’au petit hameau Cadrg, tout en haut. Une vue exceptionnelle sur une vallée intérieure, puis redescende à pied. Parce que nous sommes dans le parc national, nous ne voulons pas prendre de risques avec du camping sauvage et dormons dans le camping Gabrje, très très grand, très nature, au bord de la Soca, nous avons de la place et nous ne nous sentons pas dans un camping. On recommande.
Nous partons dans la matinée suivante pour Bovec (nous laissons de côté Kobarid et la rivière Idrija, apparement deux beaux endroits) pour faire les courses, puis le village Soca, pour se parquer et débuter le Soca Trail: nous remontons la rivière jusqu’à sa source, une randonnée longue en kilomètres, peu de dénivelé, mais longue. Très belle, au bord de l’eau. Nous avions anticipé une décision spontanée de dormir en haut, et oui, finalement nous resterons en haut. Nous dormons au pied de la source de la Soca, dans la petite auberge qui a dix lits, nous y mangeons une cuisine typique slovène, le service et l’accueil est excellent, ils aiment les chiens, Odin dort donc même avec nous dans la chambre. Le lendemain, nous montons jusqu’à la cabane au pied du Spicek à pied, une ascension inoubliable, la vue est à couper le souffle et les paysages de calcaire incomparables. Nous y mangeons une soupe de choucroute, pois et pommes de terre - et redescendons jusqu’à l’auberge, puis jusqu’au village Soca. Très longue randonnée, nous sommes fatigués, le chien aussi. Je demande au couple de personnes âgées qui habitent en face d’où nous étions parqués pendant deux jours si nous pouvons passer la nuit sur leur parking, nous évitant de chercher un camping en fin de journée. Les campings dans la région sont bien remplis d’ailleurs. Après quelques hésitations et toutes les recommandations possibles, ils nous laissent dormir chez eux. Merci! Nous nous baignons dans la Soca (quelques 10 degrés) après deux jours intensifs, cuisinons sur place, sous quelques gouttes de pluie, et dormons paisiblement.
Nous partons le lendemain de l’autre côté du Triglav, la plus haute montagne de Slovénie. Nous traversons un pass et nous nous retrouvons dans une station touristique, Kranjska Gora. Nous passons à la poste et chez le coiffeur, ainsi que dans un magasin de sport, mais la ville ne vaut pas un détour selon nous. Emplettes, et direction Bled! Un village hyper touristique qu’il faudrait éviter (bouchons pour y rentrer et y sortir, en voiture), s’il n’y avais pas ce merveilleux lac. Nous dormons finalement en dehors du village, après quelques recherches de campings, à Radovlijka, dans un camping avec piscine. Rien de spécial mais bien pratique. Nous mangeons chez Gostlina Kunstelj, un très bon repas slovène, accompagné d’un vin orange absolument merveilleux. Très bons conseils du serveur et sommelier qui connaît bien le vigneron.
Nous partons après une nuit interrompue par les bruits du camping (une première) à nouveau vers Bled, pour faire le tour du lac à pied, en montant sur la colline renommée pour la vue imprenable sur l’île, et celle du château. Achats chez Merkator pour le repas du soir, qui est pris à Bohinjska, départ pour notre prochaine (et dernière?) randonnée vers les 7 lacs. Dodo au campement pour les camping cars au bord des voies vers la gare de Bohinjska, car tous les campings sont plein. Peu adéquat au premier abord, il s’avère paisible et très peu cher (15.- par voiture), sans infrastructures toutefois (vaisselle, toilettes simples, chimiques). L’astuce: remplir son bidon ou tank d’eau dans un cimetière! Tous les cimetières ont une fontaine avec de l’eau et un robinet avec assez de place pour y glisser un gros bidon dessous (et pas un arrosoir).
Nous partons le lendemain vers les chutes d’eau Savica, touristiques, et démarrons une randonnée difficile mais accessible (bonnes chaussures !), vers les 7 lacs. Première partie très difficile, mais les lacs sont d’une pure beauté. Nous ne les faisons pas tous, car il faudrait dormir à la cabane le soir (aucun lit de libre en ce vendredi soir), et continuer le lendemain. Belle balade dans les montagnes. Beaucoup de forêt. Nous reprenons le même chemin en retour et après une glace bien méritée, nous roulons direction la capitale Ljubljana.
A Ljubljana, nous avons réservé une chambre, avec chien, pas chère (la capitale est onéreuse!), dans un ancien internat, qui fait auberge de jeunesse. Buffet petit déjeuner complet et correct, mais pas de grande gastronomie. Grosse maison, donc c’est un peu l’industrie. Mais c’est pratique (Hostel DIC). Nous passons le week-end à Ljubljana, flânons dans les petites rues du quartier alternatif, et dans les grandes rues de la vieille ville. Promenades sur les quais, au bord de la rivière. On s’y sent bien, c’est agréable, propre, tranquille. Nous faisons le château, les pièces intérieures, quelques cafés (affiliés à la speciality coffee association - on est plutôt sûr d’avoir de la qualité), des petits magasins, nous prenons l’apéro chez Movia, qui a un bar dans la capitale. Nous goûtons les vins qui nous intéressent et iront les acheter directement chez le vigneron quelques jours plus tard. Il y a des concerts et des marchés, on recommande cette belle ville!
Nous décidons de ne pas aller dans l’Est du pays et nous partons vers le sud. Nous visitons le château impressionnant Predjama, incorporé dans une falaise géante. Et nous faisons les grottes et caves inscrites au patrimoine de l’UNESCO, Skocjan: beaucoup de monde, un peu d’attente, mais la visite guidée reste l’une des plus belles choses que nous avons faites pendant ces vacances. Une cave énorme (ÉNORME!!) avec des stalagmites et stalactites partout. Informations claires et réponses aux questions, organisation optimale, en anglais.
Nous dormons en route sur le parking d’un restaurant où nous avons mangé, puis allons le lendemain visiter des anciennes salines, aujourd’hui petit musée et minuscule exposition. Ils font encore du sel selon une méthode bien ancienne, en utilisant des bactéries du sol, pour créer des bassins imperméables où le sel se forme, par l’eau stagnante: Museo dei Salinai, près de Secovlje, juste à la frontière de la Croatie. Et c’est un peu le hic: nous sommes pendant 30 minutes dans les bouchons avec toutes les voitures qui veulent passer la frontière entre la Slovénie et la Croatie. L’entrée du musée se trouve juste entre les deux passages des frontières. On y va car on aime marcher, on découvre la tradition de fabrication du sel et on discute beaucoup avec le monsieur présent sur place. Sans lui, le musée est plutôt petit et peu intéressant.
Nous partons ensuite vers Piran, où nous mangeons et passons tout l’après-midi. Nous dormons en dehors, sur un camping (voir l’application park4night). Piran nous a beaucoup plu, une belle petite ville où l’on se parque sur un parking extérieur, au bord de la mer, avec des dizaines de petits restaurants et de minuscules ruelles dans lesquelles déambuler.
Le lendemain nous allons à Koper, sympa aussi, avec un marché extérieur et intérieur.
Le lendemain, nous faisons Trieste, qui vaut absolument le détour. Une belle grande ville aux bâtiments imposantsdatant de l’époque de l’empire austro-hongrois. On y vit à l’italienne (on est en Italie à nouveau!) et on apprécie les terrasses.
Parce que nous aimons le vin, nous repartons depuis Trieste vers Ceglo, où nous étions au début de nos vacances. Nous mangeons dans un restaurant réputé (la meilleure femme cuisinière slovène qui cuisine en... Italie! Juste à la frontière!), dormons sur place sur une aire aménagée, puis allons le lendemain chez Movia acheter beaucoup (trop) de vins. On nous en offre 4 bouteilles, et on passe un agréable moment.
Nous partons pour la Suisse, nous nous arrêterons au Tessin à Lugano pour une nuit, avant de rentrer.
Arrivée à Cama, nous faisons un pic-nique sous quelques gouttes d’un orage passé, puis montons pendant 2:30 dans la forêt pour atteindre ce petit vallon merveilleux. La montée est belle, très belle: les arbres sont denses, châtaigniers et sapins de côtoient, la mousse verte luxuriante s’étale partout, sur les pierres et les rochers de calcaire. Les ruines de maisons en pierres abandonnées donnent un charme à ce valon aux grandes promesses. Les châtaignes de l’année dernière sont encore parterre, les nouvelles pendent en l’air, les feuilles de l’automne ensevelissent la forêt et cachent mille trésors. Nous cueillons des champignons, les chanterelles d’été pointent leur tête par centaines, beaucoup d’autres champignons nous sont inconnus. Arrivés en haut, nous sommes accueillis par un lac à l’effet miroir, impressionnant, envoûtant. Un bleu azur, dans lequel plongent les montagnes l’entourant. Nous voyons l’alpage, rénové en 2013, dont une partie date même de 2017. 130 chèvres y logent pendant l’été, 5 femmes s’occupent d’elles et de l’agrotourismo, pouvant loger jusqu’à 10 personnes. On y fait aussi du fromage de chèvre, en cinq variations. Un délice. Et on y mange bien, les ingrédients biologiques sont privilégiés. On reçoit de la tresse pour le 1er août, de la confiture de myrtilles cueillies dans les bois environnants, du fromage de l’alpage.

Nous partons le lendemain pour un petit lac de montagne, encore plus haut, encore plus beau. Un vrai miroir des montagnes. On remplit nos poches de myrtilles, pour le muesli du lendemain matin - nous a-t-on demandé. On se baigne nus dans le lac du Val Cama, se faisant mordiller les peaux mortes des pieds par les petits poissons. Nous dormons une deuxième nuit à l’alpage, très orageuse, un mariage de pluie et de grêle s’invite et fait peur aux chèvres pâturant: il faut les rentrer dans l’étable - jamais elles n’auront aussi bien suivi que cette nuit-là. Le lendemain matin est ensoleillé, le ciel bleu et les nuages noirs bien loin. Nous descendons dans la vallée après avoir fait nos aurevoirs et rempli notre estomac de bons petits mets.

Un nouvel orage nous surprend une fois nos fesses posées dans la voiture, orage qui nous suivra jusqu’en Italie, jusqu’à Como, où nous dînons en vieille ville, trop touristique à notre goût.
Nous partons direction la Slovénie. Nous ne savons pas où nous dormirons le soir, vers Venise ou vers Trévise, sur un parking ou un camping? Finalement nous sortons de l’autoroute à Portogruaro, soupons dans un restaurant inscrit dans le guide des Osterie d’Italia de Slow Food, et dormirons près de la mer. Notre première nuit en camping sauvage, dans un espace a priori interdit au camping, pourtant avec un parking utilisé par de nombreux campeurs et utilisateurs de l’application park4night. Nuit un peu agitée, pluie et bruits, voitures qui passent, nous attendons la police. Elle ne viendra pas. Le lendemain matin, grand soleil, trois autres camping-cars sont à nos côtés. Les voitures arrivent, avec les seaux pour jouer dans le sable et les parasols. Nous marchons jusqu’à la mer à travers la réserve naturelle, Sascha s’y baigne avec le chien, je les regarde les pieds dans l’eau. Déjeuner. Petites courses en ville. Pharmacie pour les piqûres de moustiques (car il y a en avait beaucoup!!). Épicerie bio. Nous roulons direction la Slovénie.
Nous y arrivons dans l’après-midi, après quelques ralentissements sur la route. Nous n��avons pas acheté de vignette pour les autoroutes en Slovénie, nous n’en avons pas trouvé (et peu cherché). Nous arrivons dans le Karst, cette région viticole. Nous roulons vers deux vignerons différents pour y déguster des vins en biodynamie et oranges (Simcic et Movia, à Ceglo) (ces vins blancs fermentés sans levures additionnelles, et dans lesquelles les peaux des raisins trempent avec le jus pendant plusieurs années - un délice en accord avec la nature). Gros échecs. Les deux vignerons sont fermés et en vacances. Nous allons donc vers le château de Dobrovo, où nous pouvons déguster des vins de la région. Nous commençons par une balade dans les vignes, quelle chaleur! Et nous atterrissons dans le village de Medana avec son vigneron Klinec: petit restaurant, petite carte, vins oranges. Que souhaitions-nous de plus? Nous y dégustons deux vins l’après-midi, réservons pour souper le soir (on recommande!), dégustons d’autres vins et achetons finalement 12 bouteilles. Excellent repas avec des petits plats traditionnels, de produits locaux, très bien cuisinés, avec une touche de modernité. Accessible, sympa, service très gentil, on reviendrait! Nous dormons à Dobrovo, sur le parking d’un supermarché, à l’abri des regards, entourés d’arbres, aucune interdiction en vue. Douce nuit en perspective.
Lendemain serein, nous partons pour Tolmin. Nous y faisons une partie des gorges du même nom, mais sur la route asphaltée, jusqu’au petit hameau Cadrg, tout en haut. Une vue exceptionnelle sur une vallée intérieure, puis redescende à pied. Parce que nous sommes dans le parc national, nous ne voulons pas prendre de risques avec du camping sauvage et dormons dans le camping Gabrje, très très grand, très nature, au bord de la Soca, nous avons de la place et nous ne nous sentons pas dans un camping. On recommande.
Nous partons dans la matinée suivante pour Bovec (nous laissons de côté Kobarid et la rivière Idrija, apparement deux beaux endroits) pour faire les courses, puis le village Soca, pour se parquer et débuter le Soca Trail: nous remontons la rivière jusqu’à sa source, une randonnée longue en kilomètres, peu de dénivelé, mais longue. Très belle, au bord de l’eau. Nous avions anticipé une décision spontanée de dormir en haut, et oui, finalement nous resterons en haut. Nous dormons au pied de la source de la Soca, dans la petite auberge qui a dix lits, nous y mangeons une cuisine typique slovène, le service et l’accueil est excellent, ils aiment les chiens, Odin dort donc même avec nous dans la chambre. Le lendemain, nous montons jusqu’à la cabane au pied du Spicek à pied, une ascension inoubliable, la vue est à couper le souffle et les paysages de calcaire incomparables. Nous y mangeons une soupe de choucroute, pois et pommes de terre - et redescendons jusqu’à l’auberge, puis jusqu’au village Soca. Très longue randonnée, nous sommes fatigués, le chien aussi. Je demande au couple de personnes âgées qui habitent en face d’où nous étions parqués pendant deux jours si nous pouvons passer la nuit sur leur parking, nous évitant de chercher un camping en fin de journée. Les campings dans la région sont bien remplis d’ailleurs. Après quelques hésitations et toutes les recommandations possibles, ils nous laissent dormir chez eux. Merci! Nous nous baignons dans la Soca (quelques 10 degrés) après deux jours intensifs, cuisinons sur place, sous quelques gouttes de pluie, et dormons paisiblement.
Nous partons le lendemain de l’autre côté du Triglav, la plus haute montagne de Slovénie. Nous traversons un pass et nous nous retrouvons dans une station touristique, Kranjska Gora. Nous passons à la poste et chez le coiffeur, ainsi que dans un magasin de sport, mais la ville ne vaut pas un détour selon nous. Emplettes, et direction Bled! Un village hyper touristique qu’il faudrait éviter (bouchons pour y rentrer et y sortir, en voiture), s’il n’y avais pas ce merveilleux lac. Nous dormons finalement en dehors du village, après quelques recherches de campings, à Radovlijka, dans un camping avec piscine. Rien de spécial mais bien pratique. Nous mangeons chez Gostlina Kunstelj, un très bon repas slovène, accompagné d’un vin orange absolument merveilleux. Très bons conseils du serveur et sommelier qui connaît bien le vigneron.
Nous partons après une nuit interrompue par les bruits du camping (une première) à nouveau vers Bled, pour faire le tour du lac à pied, en montant sur la colline renommée pour la vue imprenable sur l’île, et celle du château. Achats chez Merkator pour le repas du soir, qui est pris à Bohinjska, départ pour notre prochaine (et dernière?) randonnée vers les 7 lacs. Dodo au campement pour les camping cars au bord des voies vers la gare de Bohinjska, car tous les campings sont plein. Peu adéquat au premier abord, il s’avère paisible et très peu cher (15.- par voiture), sans infrastructures toutefois (vaisselle, toilettes simples, chimiques). L’astuce: remplir son bidon ou tank d’eau dans un cimetière! Tous les cimetières ont une fontaine avec de l’eau et un robinet avec assez de place pour y glisser un gros bidon dessous (et pas un arrosoir).
Nous partons le lendemain vers les chutes d’eau Savica, touristiques, et démarrons une randonnée difficile mais accessible (bonnes chaussures !), vers les 7 lacs. Première partie très difficile, mais les lacs sont d’une pure beauté. Nous ne les faisons pas tous, car il faudrait dormir à la cabane le soir (aucun lit de libre en ce vendredi soir), et continuer le lendemain. Belle balade dans les montagnes. Beaucoup de forêt. Nous reprenons le même chemin en retour et après une glace bien méritée, nous roulons direction la capitale Ljubljana.
A Ljubljana, nous avons réservé une chambre, avec chien, pas chère (la capitale est onéreuse!), dans un ancien internat, qui fait auberge de jeunesse. Buffet petit déjeuner complet et correct, mais pas de grande gastronomie. Grosse maison, donc c’est un peu l’industrie. Mais c’est pratique (Hostel DIC). Nous passons le week-end à Ljubljana, flânons dans les petites rues du quartier alternatif, et dans les grandes rues de la vieille ville. Promenades sur les quais, au bord de la rivière. On s’y sent bien, c’est agréable, propre, tranquille. Nous faisons le château, les pièces intérieures, quelques cafés (affiliés à la speciality coffee association - on est plutôt sûr d’avoir de la qualité), des petits magasins, nous prenons l’apéro chez Movia, qui a un bar dans la capitale. Nous goûtons les vins qui nous intéressent et iront les acheter directement chez le vigneron quelques jours plus tard. Il y a des concerts et des marchés, on recommande cette belle ville!
Nous décidons de ne pas aller dans l’Est du pays et nous partons vers le sud. Nous visitons le château impressionnant Predjama, incorporé dans une falaise géante. Et nous faisons les grottes et caves inscrites au patrimoine de l’UNESCO, Skocjan: beaucoup de monde, un peu d’attente, mais la visite guidée reste l’une des plus belles choses que nous avons faites pendant ces vacances. Une cave énorme (ÉNORME!!) avec des stalagmites et stalactites partout. Informations claires et réponses aux questions, organisation optimale, en anglais.
Nous dormons en route sur le parking d’un restaurant où nous avons mangé, puis allons le lendemain visiter des anciennes salines, aujourd’hui petit musée et minuscule exposition. Ils font encore du sel selon une méthode bien ancienne, en utilisant des bactéries du sol, pour créer des bassins imperméables où le sel se forme, par l’eau stagnante: Museo dei Salinai, près de Secovlje, juste à la frontière de la Croatie. Et c’est un peu le hic: nous sommes pendant 30 minutes dans les bouchons avec toutes les voitures qui veulent passer la frontière entre la Slovénie et la Croatie. L’entrée du musée se trouve juste entre les deux passages des frontières. On y va car on aime marcher, on découvre la tradition de fabrication du sel et on discute beaucoup avec le monsieur présent sur place. Sans lui, le musée est plutôt petit et peu intéressant.
Nous partons ensuite vers Piran, où nous mangeons et passons tout l’après-midi. Nous dormons en dehors, sur un camping (voir l’application park4night). Piran nous a beaucoup plu, une belle petite ville où l’on se parque sur un parking extérieur, au bord de la mer, avec des dizaines de petits restaurants et de minuscules ruelles dans lesquelles déambuler.
Le lendemain nous allons à Koper, sympa aussi, avec un marché extérieur et intérieur.
Le lendemain, nous faisons Trieste, qui vaut absolument le détour. Une belle grande ville aux bâtiments imposantsdatant de l’époque de l’empire austro-hongrois. On y vit à l’italienne (on est en Italie à nouveau!) et on apprécie les terrasses.
Parce que nous aimons le vin, nous repartons depuis Trieste vers Ceglo, où nous étions au début de nos vacances. Nous mangeons dans un restaurant réputé (la meilleure femme cuisinière slovène qui cuisine en... Italie! Juste à la frontière!), dormons sur place sur une aire aménagée, puis allons le lendemain chez Movia acheter beaucoup (trop) de vins. On nous en offre 4 bouteilles, et on passe un agréable moment.
Nous partons pour la Suisse, nous nous arrêterons au Tessin à Lugano pour une nuit, avant de rentrer.
Deux semaines au pays des éléphants English translation pending
Bonjour
Nous sommes revenus il y a déjà un mois d'un superbe voyage au Botswana. Suite à de bons retours, notamment sur ce forum, nous avons choisi de nous adresser pour l'organisation à une agence locale, Africa Coeur Safaris, tenue par une française Cécile. Que ce soit dans l'organisation et la disponibilité nous avons été pleinement satisfaits de ce choix et nous recommandons chaudement cette agence.
Voici le récit de notre séjour :
12 juillet C’est le grand jour ! Le voyage réservé depuis un an pour le Botswana se concrétise enfin et nous avons rendez-vous avec Ben à l’aéroport de Guipavas pour le départ de notre vol pour Roissy, prévu à 11h15. Les parents nous attendent dans le hall de l’aéroport pour nous souhaiter de bonnes vacances et rapidement nous retrouvons Ben en salle d’embarquement la tribu des Blancond est donc reconstituée pour une nouvelle aventure. Le vol s’effectue sans encombre et après avoir récupéré nos bagages à Roissy, nous nous dirigeons vers le Terminal 1 où notre première préoccupation est de trouver à manger ( on a le temps car 6 heures d’attente avant le prochain vol ). Faute de trouver un restaurant digne de ce nom, ce sera du Mac Do, au plus grand bonheur de Charlotte… Après un rapide repas, nous nous dirigeons vers le guichet Lufthansa pour nous faire enregistrer comme d’habitude, nous avançons tous les 5 pour être enregistrés ensemble mais une personne pas très aimable nous demande de passer par 2 on insiste et après pas mal de tergiversations, on finit par avoir gain de cause. Je ne sais pas si c’est pour nous faire payer notre manque de docilité mais malgré nos demandes nous nous retrouvons tous disséminés dans l’avion pour le vol Francfort-Johannesburg alors que c’est un vol qui décolle dans 8 heures… C’est un calvaire ! s’écrie Anny qui ne sait pas qu’on va avoir d’autres émotions. En effet, alors qu’on attend patiemment notre vol, d’autres vols vers Francfort sont retardés et même tout simplement annulés, de gros orages s’abattant sur Francfort ( comme il y a 3 ans lors de notre départ pour la Namibie ) c’est le stress, notre vol initialement prévu à 18h30 étant lui-même annoncé avec 1 heure de retard. Alors que je regarde mes mails, j’apprends aussi que notre vol retour au départ de Maun est retardé d’1h40, ce qui ne nous laisse plus qu’1h40 pour prendre la correspondance à Johannesburg. J’interroge aussitôt Cécile d’Africa Cœur Safaris qui ne tarde pas à me répondre que dans ce sens les formalités sont en général rapides et que ça doit passer. Finalement, notre vol pour Francfort finit par décoller et arrive à destination 1 heure après l’horaire prévu, à notre grand soulagement. Arrivés à la porte d’embarquement pour le vol à destination de Johannesburg, nous allons demander au guichet s’il ne serait pas possible de nous trouver des places plus proches dans l’avion. Très gentiment, la personne fait son possible pour nous rapprocher un peu ce n’est pas encore ça mais on progresse… Une fois dans l’avion, il s’avère que celui-ci est loin d’être complet ( probablement à cause d’annulations de vols liées aux orages ) et nous finissons par nous retrouver tous les 5 les uns à côté des autres, avec en plus des places libres qui vont nous permettre de nous étaler un peu. Nous décollons vers 21h, avec quelques minutes de retard pour attendre certains passagers . Demain nous serons enfin sur le sol africain !
13 juillet Après un sommeil court, nous arrivons sans encombre à Johannesburg un peu avant 9h les formalités d’entrée se font très rapidement, contrairement à ce qu’on avait entendu, et nous nous retrouvons vite en zone duty free où nous faisons quelques achats ( j’achète notamment un nouveau sac à dos le mien étant plus que limite pour passer en bagage à main et pas pratique, je le laisse à une boutique, il finira sa carrière en Afrique du Sud ). Nous décollons comme prévu à 11h20 pour la fin de ce (très ) long périple. A l’arrivée à Maun à 13h20, nous sommes attendus par l’agence de location de voiture Travel Adventures Botswana pour prendre possession de notre véhicule Toyota Hilux. Pendant 1h, nous avons droit à toutes les explications concernant le véhicule ( compresseur, gps, changements de roue, équipements pour le pique-nique, différentes recommandations….) Anny filme pendant que les 4 autres écoutent attentivement ( on se souvient encore d’un changement de roue épique en Namibie dû au fait qu’on avait écouté d’une oreille les explications à l’arrivée ). Cette fois ci tout le monde est bien concentré malgré la fatigue et tout est bien assimilé. Le patron de l’agence, très sympa, nous rejoint à la fin du briefing, il nous conduit jusqu’au supermarché le plus proche et nous abandonne. Nous faisons des courses au supermarché et au bottle store car les points de ravitaillement vont être quasi inexistants dans les prochains jours et, même si nous avons plusieurs repas prévus à l’hôtel, il nous faut le minimum vital pour les pique-nique du midi notamment et pour les apéritifs et digestifs du soir. Il est près de 16h quand nous arrivons au Thamalakane River Lodge, situé à une vingtaine de kms de l’aéroport un petit passage dans du sable en arrivant commence à me donner un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochains jours. A l’accueil, une enveloppe nous attend elle contient des carnets de voyage destinés à raconter nos aventures, délicate attention d’Africa Cœur. Le lodge est spacieux, situé dans un superbe cadre, ou du moins pourrait l’être si cette année la rivière n’était pas complètement à sec, ce qui enlève beaucoup d’intérêt à l’emplacement. Les panneaux « beware crocos and hippos » n’ont plus vraiment lieu d’être cette année…. Nous profitons du temps dont nous disposons pour mettre un peu d’ordre dans nos valises ( nous avions dispatché les habits dans plusieurs bagages au cas où un sac n’arrive pas à destination ) nous prenons un apéritif au bar ( premier gin tonic du séjour ) et nous mangeons au restaurant, servi sous forme de buffet. La nourriture est correcte et nous avons droit en fin de repas à des chants et danses de la part du personnel, ce qui nous met dans l’ambiance. Un petit verre de vin après le repas et nous nous couchons, épuisés par le voyage. Demain débute vraiment l’aventure.
14 juillet. Nous ne sommes pas trop pressés par le temps ce matin car nous avons rendez-vous à Planet Baobab près de Gweta en début d’après-midi nous nous sommes donc fixés 9h comme heure de départ. C’est sans compter sur l’étourderie de Ben qui commet une erreur en validant le paiement par carte bleue du repas et qui valide 16 000 pulas au lieu de 1 600 il nous appelle à la rescousse car il a du mal à se faire comprendre et à comprendre tout ce qu’on lui dit. Manifestement c’est plus compliqué qu’en France pour rectifier ce genre de problème et on nous laisse entendre que ça va prendre plusieurs jours. Comme on revient 2 semaines plus tard en fin de séjour au Thamalakane, on leur dit qu’on compte sur eux pour résoudre le problème d’ici là et qu’on fera le point à notre retour. Nous démarrons donc notre trajet avec 30 mn de retard. La route est très monotone et à part quelques phacochères les animaux ne sont pas non plus très présents en bord de route. Peu après la barrière vétérinaire, en bordure du parc de Makgadikgadi, ça change et nous sommes étonnés de voir pas mal d’animaux, ce qui égaie le parcours : zèbres,
girafes, éléphants,
autruches, kudus… Pas mal pour un début ! Nous pique niquons peu avant l’arrivée à Gweta, avec entre autre ( pour les 3 inconditionnels Charlotte, Ben et moi )du pâté Hénaff emporté dans les bagages. A 13h20, nous arrivons à Planet Baobab, qui porte bien son nom car entouré par plusieurs baobabs géants. Le lodge est facile à repérer car l’entrée du chemin est marquée par 2 énormes sculptures de chaque côté de la route, dont une représentant un oryctérope. Le programme du jour est l’excursion sur le Ntwetwe Pan en quad avec nuit à la belle étoile. Nous sommes pris en charge par 2 chauffeurs guides, Imex et Costa, chacun au volant d’un 4x4. Nous ne sommes pas seuls pour cette excursion et nous sommes accompagnés par 2 jeunes suissesses et par une famille de hollandais avec 4 enfants. Avant le départ, nous commandons nos boissons pour le repas du soir et il nous faut 2h de 4x4 pour arriver à proximité du pan. Sur le chemin, quelques arrêts pour nous donner des explications sur les baobabs, la vie dans les termitières et pour des pauses « bushi bushi »( pause pipi dans le bush ). Arrivés au bord du pan, nous prenons possession des quads pour la traversée du Ntwetwe Pan Nous nous répartissons par 2, sauf Ben qui se trouve seul. N’ayant aucune expérience dans le domaine et le chemin restant à faire jusqu’au pan étant hyper sablonneux, nos trajectoires sont parfois surprenantes et Juliette part notamment complètement sur la droite dans un virage avant de retrouver le bon chemin. Après quelques minutes, nous nous arrêtons, complètement couverts de sable et de poussière. Nous reprenons les 4x4 pour aller voir des suricates dans une plaine à quelques centaines de mètres de là.
Bien qu’habitués à la présence humaine, ils sont beaucoup plus mobiles et difficiles à observer que ceux qu’on avait vu dans le Kalahari, d’autant que le sable rouge les faisait mieux ressortir que dans cette plaine herbeuse où tout est jaune.
Nous restons les observer pendant une vingtaine de minutes et c’est toujours sympa de voir leurs mimiques si particulières.

Peu avant le coucher du soleil, nous commençons la traversée du Ntwetwe Pan en quad rapidement, les 2 guides nous arrêtent pour voir le coucher du soleil Imex étale une carte sur la croute d’argile et nous explique la formation du Makgadikgadi Pan.
Certains prennent aussi les classiques photos où on saute sur le pan avec le coucher de soleil en arrière-plan.
La nuit est en train de tomber rapidement et nous repartons pour notre dernière étape jusqu’au camp il fait désormais nuit noire et, malgré les éclairages des quads, la visibilité est parfois quasiment nulle du fait de la poussière dégagée par le quad de devant. Nous arrivons au camp 30 mn plus tard, couverts de poussière de la tête au pied.
Les matelas sont installés au sol par groupe et nous commençons par aller installer nos affaires et nous mettre en tenue sibérienne avec grosses chaussettes, gants, bonnets et multicouche de vêtements. Nous nous regroupons tous autour du feu pour l’apéritif avant un bon dîner de grillades. L’ambiance est sympa mais comme d’habitude (d’autant plus qu’on est au début du séjour )nous montrons nos limites en anglais par rapport aux suissesses et aux hollandais qui parlent couramment en fin de soirée, Imex nous raconte des histoires de lapins. On essaie de faire bonne figure en souriant quand les autres rient mais, la fatigue aidant, on commence à saturer et nous partons nous coucher. Une bouillotte bien chaude nous attend dans le lit, ce qui est vraiment appréciable par cette température très froide. La nuit est assez claire car c’est la pleine lune et les étoiles sont par conséquent moins visibles que d’habitude.
12 juillet C’est le grand jour ! Le voyage réservé depuis un an pour le Botswana se concrétise enfin et nous avons rendez-vous avec Ben à l’aéroport de Guipavas pour le départ de notre vol pour Roissy, prévu à 11h15. Les parents nous attendent dans le hall de l’aéroport pour nous souhaiter de bonnes vacances et rapidement nous retrouvons Ben en salle d’embarquement la tribu des Blancond est donc reconstituée pour une nouvelle aventure. Le vol s’effectue sans encombre et après avoir récupéré nos bagages à Roissy, nous nous dirigeons vers le Terminal 1 où notre première préoccupation est de trouver à manger ( on a le temps car 6 heures d’attente avant le prochain vol ). Faute de trouver un restaurant digne de ce nom, ce sera du Mac Do, au plus grand bonheur de Charlotte… Après un rapide repas, nous nous dirigeons vers le guichet Lufthansa pour nous faire enregistrer comme d’habitude, nous avançons tous les 5 pour être enregistrés ensemble mais une personne pas très aimable nous demande de passer par 2 on insiste et après pas mal de tergiversations, on finit par avoir gain de cause. Je ne sais pas si c’est pour nous faire payer notre manque de docilité mais malgré nos demandes nous nous retrouvons tous disséminés dans l’avion pour le vol Francfort-Johannesburg alors que c’est un vol qui décolle dans 8 heures… C’est un calvaire ! s’écrie Anny qui ne sait pas qu’on va avoir d’autres émotions. En effet, alors qu’on attend patiemment notre vol, d’autres vols vers Francfort sont retardés et même tout simplement annulés, de gros orages s’abattant sur Francfort ( comme il y a 3 ans lors de notre départ pour la Namibie ) c’est le stress, notre vol initialement prévu à 18h30 étant lui-même annoncé avec 1 heure de retard. Alors que je regarde mes mails, j’apprends aussi que notre vol retour au départ de Maun est retardé d’1h40, ce qui ne nous laisse plus qu’1h40 pour prendre la correspondance à Johannesburg. J’interroge aussitôt Cécile d’Africa Cœur Safaris qui ne tarde pas à me répondre que dans ce sens les formalités sont en général rapides et que ça doit passer. Finalement, notre vol pour Francfort finit par décoller et arrive à destination 1 heure après l’horaire prévu, à notre grand soulagement. Arrivés à la porte d’embarquement pour le vol à destination de Johannesburg, nous allons demander au guichet s’il ne serait pas possible de nous trouver des places plus proches dans l’avion. Très gentiment, la personne fait son possible pour nous rapprocher un peu ce n’est pas encore ça mais on progresse… Une fois dans l’avion, il s’avère que celui-ci est loin d’être complet ( probablement à cause d’annulations de vols liées aux orages ) et nous finissons par nous retrouver tous les 5 les uns à côté des autres, avec en plus des places libres qui vont nous permettre de nous étaler un peu. Nous décollons vers 21h, avec quelques minutes de retard pour attendre certains passagers . Demain nous serons enfin sur le sol africain !
13 juillet Après un sommeil court, nous arrivons sans encombre à Johannesburg un peu avant 9h les formalités d’entrée se font très rapidement, contrairement à ce qu’on avait entendu, et nous nous retrouvons vite en zone duty free où nous faisons quelques achats ( j’achète notamment un nouveau sac à dos le mien étant plus que limite pour passer en bagage à main et pas pratique, je le laisse à une boutique, il finira sa carrière en Afrique du Sud ). Nous décollons comme prévu à 11h20 pour la fin de ce (très ) long périple. A l’arrivée à Maun à 13h20, nous sommes attendus par l’agence de location de voiture Travel Adventures Botswana pour prendre possession de notre véhicule Toyota Hilux. Pendant 1h, nous avons droit à toutes les explications concernant le véhicule ( compresseur, gps, changements de roue, équipements pour le pique-nique, différentes recommandations….) Anny filme pendant que les 4 autres écoutent attentivement ( on se souvient encore d’un changement de roue épique en Namibie dû au fait qu’on avait écouté d’une oreille les explications à l’arrivée ). Cette fois ci tout le monde est bien concentré malgré la fatigue et tout est bien assimilé. Le patron de l’agence, très sympa, nous rejoint à la fin du briefing, il nous conduit jusqu’au supermarché le plus proche et nous abandonne. Nous faisons des courses au supermarché et au bottle store car les points de ravitaillement vont être quasi inexistants dans les prochains jours et, même si nous avons plusieurs repas prévus à l’hôtel, il nous faut le minimum vital pour les pique-nique du midi notamment et pour les apéritifs et digestifs du soir. Il est près de 16h quand nous arrivons au Thamalakane River Lodge, situé à une vingtaine de kms de l’aéroport un petit passage dans du sable en arrivant commence à me donner un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochains jours. A l’accueil, une enveloppe nous attend elle contient des carnets de voyage destinés à raconter nos aventures, délicate attention d’Africa Cœur. Le lodge est spacieux, situé dans un superbe cadre, ou du moins pourrait l’être si cette année la rivière n’était pas complètement à sec, ce qui enlève beaucoup d’intérêt à l’emplacement. Les panneaux « beware crocos and hippos » n’ont plus vraiment lieu d’être cette année…. Nous profitons du temps dont nous disposons pour mettre un peu d’ordre dans nos valises ( nous avions dispatché les habits dans plusieurs bagages au cas où un sac n’arrive pas à destination ) nous prenons un apéritif au bar ( premier gin tonic du séjour ) et nous mangeons au restaurant, servi sous forme de buffet. La nourriture est correcte et nous avons droit en fin de repas à des chants et danses de la part du personnel, ce qui nous met dans l’ambiance. Un petit verre de vin après le repas et nous nous couchons, épuisés par le voyage. Demain débute vraiment l’aventure.
14 juillet. Nous ne sommes pas trop pressés par le temps ce matin car nous avons rendez-vous à Planet Baobab près de Gweta en début d’après-midi nous nous sommes donc fixés 9h comme heure de départ. C’est sans compter sur l’étourderie de Ben qui commet une erreur en validant le paiement par carte bleue du repas et qui valide 16 000 pulas au lieu de 1 600 il nous appelle à la rescousse car il a du mal à se faire comprendre et à comprendre tout ce qu’on lui dit. Manifestement c’est plus compliqué qu’en France pour rectifier ce genre de problème et on nous laisse entendre que ça va prendre plusieurs jours. Comme on revient 2 semaines plus tard en fin de séjour au Thamalakane, on leur dit qu’on compte sur eux pour résoudre le problème d’ici là et qu’on fera le point à notre retour. Nous démarrons donc notre trajet avec 30 mn de retard. La route est très monotone et à part quelques phacochères les animaux ne sont pas non plus très présents en bord de route. Peu après la barrière vétérinaire, en bordure du parc de Makgadikgadi, ça change et nous sommes étonnés de voir pas mal d’animaux, ce qui égaie le parcours : zèbres,

girafes, éléphants,

autruches, kudus… Pas mal pour un début ! Nous pique niquons peu avant l’arrivée à Gweta, avec entre autre ( pour les 3 inconditionnels Charlotte, Ben et moi )du pâté Hénaff emporté dans les bagages. A 13h20, nous arrivons à Planet Baobab, qui porte bien son nom car entouré par plusieurs baobabs géants. Le lodge est facile à repérer car l’entrée du chemin est marquée par 2 énormes sculptures de chaque côté de la route, dont une représentant un oryctérope. Le programme du jour est l’excursion sur le Ntwetwe Pan en quad avec nuit à la belle étoile. Nous sommes pris en charge par 2 chauffeurs guides, Imex et Costa, chacun au volant d’un 4x4. Nous ne sommes pas seuls pour cette excursion et nous sommes accompagnés par 2 jeunes suissesses et par une famille de hollandais avec 4 enfants. Avant le départ, nous commandons nos boissons pour le repas du soir et il nous faut 2h de 4x4 pour arriver à proximité du pan. Sur le chemin, quelques arrêts pour nous donner des explications sur les baobabs, la vie dans les termitières et pour des pauses « bushi bushi »( pause pipi dans le bush ). Arrivés au bord du pan, nous prenons possession des quads pour la traversée du Ntwetwe Pan Nous nous répartissons par 2, sauf Ben qui se trouve seul. N’ayant aucune expérience dans le domaine et le chemin restant à faire jusqu’au pan étant hyper sablonneux, nos trajectoires sont parfois surprenantes et Juliette part notamment complètement sur la droite dans un virage avant de retrouver le bon chemin. Après quelques minutes, nous nous arrêtons, complètement couverts de sable et de poussière. Nous reprenons les 4x4 pour aller voir des suricates dans une plaine à quelques centaines de mètres de là.
Bien qu’habitués à la présence humaine, ils sont beaucoup plus mobiles et difficiles à observer que ceux qu’on avait vu dans le Kalahari, d’autant que le sable rouge les faisait mieux ressortir que dans cette plaine herbeuse où tout est jaune.
Nous restons les observer pendant une vingtaine de minutes et c’est toujours sympa de voir leurs mimiques si particulières.

Peu avant le coucher du soleil, nous commençons la traversée du Ntwetwe Pan en quad rapidement, les 2 guides nous arrêtent pour voir le coucher du soleil Imex étale une carte sur la croute d’argile et nous explique la formation du Makgadikgadi Pan.
Certains prennent aussi les classiques photos où on saute sur le pan avec le coucher de soleil en arrière-plan.
La nuit est en train de tomber rapidement et nous repartons pour notre dernière étape jusqu’au camp il fait désormais nuit noire et, malgré les éclairages des quads, la visibilité est parfois quasiment nulle du fait de la poussière dégagée par le quad de devant. Nous arrivons au camp 30 mn plus tard, couverts de poussière de la tête au pied.
Les matelas sont installés au sol par groupe et nous commençons par aller installer nos affaires et nous mettre en tenue sibérienne avec grosses chaussettes, gants, bonnets et multicouche de vêtements. Nous nous regroupons tous autour du feu pour l’apéritif avant un bon dîner de grillades. L’ambiance est sympa mais comme d’habitude (d’autant plus qu’on est au début du séjour )nous montrons nos limites en anglais par rapport aux suissesses et aux hollandais qui parlent couramment en fin de soirée, Imex nous raconte des histoires de lapins. On essaie de faire bonne figure en souriant quand les autres rient mais, la fatigue aidant, on commence à saturer et nous partons nous coucher. Une bouillotte bien chaude nous attend dans le lit, ce qui est vraiment appréciable par cette température très froide. La nuit est assez claire car c’est la pleine lune et les étoiles sont par conséquent moins visibles que d’habitude.Safari animalier au Chili, avec un peu de paysages... quand même! English translation pending
On parle souvent des safari animaliers en Afrique.... c'est certain qu'il y a de quoi faire.🤪
Mais cette année, je voulais aussi découvrir des coins pas touristiques au Chili, des paysages désertiques et colorés des Andes, et surtout je voulais un voyage soft, avec des temps de repos au bord de l'océan pacifique. Et bien, figurez-vous que tout près des 2 hôtels où nous avons résidé à Antofagasta et à Iquique, nous avons pu admirer des spectacles animaliers sympathiques.
Episode 1: Observation au terrado d'Antofagasta
Vous connaissez? Au chili, ils appellent ça "un Jote". En français on dit "urubu à tête rouge".
Et bien, ce charmant vautour est perché sur la rambarde de la piscine du terrado à Antofagasta. Figurez-vous qu'une colonie de ces charmants animaux a décidé de quitter les hauteurs des andes qui sont leur lieux de vie habituel, en cette période d'hiver austral peu propice à la nourriture, pour venir chercher des cieux plus cléments au bord du pacifique.
Et ne voilà-t-il pas que le terrado d'Antofagasta a eu l'idée géniale de construire une magnifique piscine remplie d'eau douce, juste là, à côté de la crique très riche en poissons. Ils ont la nourriture à satiété et l'eau douce à côté!!! Alors pourquoi aller plus loin???? Je trouve qu'ils ont bon goût!!!😄
Amusée par leurs activités, je me suis promenée près des fauteuils placés pour les clients de l'hôtel, et qui vu la température ambiante étaient plutôt désertés. Finalement, ai-je pensé heureusement qu'il y a quand même les oiseaux pour profiter de cette piscine!!!😏
De notre chambre au 10ème étage, Jf prend en photo un des vautours en plein vol, ce qui permet de voir toute l'envergure de ses ailes magnifiques. En effet, régulièrement, les gens de l'hôtel les font fuir. Ils vont se réfugier sur le toit du restaurant à côté.

Mais ce n'est que pour mieux revenir en faisant des arabesques au dessus de l'océan pacifique.
Certains tentent de faire valoir leur droit de dominant en s'esbroufant devant les autres. Parfois ça marche...
D'autres fois, certains se retrouvent en déséquilibre, pour avoir osé empiéter sur la place d'un autre.

Mais tous ne veulent qu'une chose, c'est pouvoir gouter à cette eau douce, si claire et si délicieuse. Miamm!!!!
Et ensuite ils vous regardent, perplexes, .... Pourquoi ces 2 humains ne les chassent-ils pas? Que font-ils avec leurs drôles de machines? En tout cas, tant que ces 2 là sont là, les gens de l'hôtel ne nous chassent pas.
Alors, ils continuent leur vie, rassurés!
D'autres oiseaux marins apprécient aussi la piscine pour venir y barboter.
Cette piscine est aussi un lieu de romance pour les pigeons.

Parfois c'est assez hard!

La baie dAntofagasta abrite également une colonie impressionnante de pélicans.
Et cette colonie se concentre sur les récifs à marée basse, profitant de l'aubaine du marnage très important qui caractérise ce lieu.
A marée haute, ils apprécient de pêcher et nous en profitons pleinement du restaurant de l'hôtel, pour les photographier.
En vol, en s'ébrouant, ...
En version solitaire,

Je suis beau et je le vaux bien!!

En couple, petite parade élégante..
Par marée haute, il y a même des surfeurs qui profitent des vagues.. Ce qui n'empêche pas nos pélicans de voler au dessus des flots!
Mais cette année, je voulais aussi découvrir des coins pas touristiques au Chili, des paysages désertiques et colorés des Andes, et surtout je voulais un voyage soft, avec des temps de repos au bord de l'océan pacifique. Et bien, figurez-vous que tout près des 2 hôtels où nous avons résidé à Antofagasta et à Iquique, nous avons pu admirer des spectacles animaliers sympathiques.
Episode 1: Observation au terrado d'Antofagasta
Vous connaissez? Au chili, ils appellent ça "un Jote". En français on dit "urubu à tête rouge".

Et bien, ce charmant vautour est perché sur la rambarde de la piscine du terrado à Antofagasta. Figurez-vous qu'une colonie de ces charmants animaux a décidé de quitter les hauteurs des andes qui sont leur lieux de vie habituel, en cette période d'hiver austral peu propice à la nourriture, pour venir chercher des cieux plus cléments au bord du pacifique.
Et ne voilà-t-il pas que le terrado d'Antofagasta a eu l'idée géniale de construire une magnifique piscine remplie d'eau douce, juste là, à côté de la crique très riche en poissons. Ils ont la nourriture à satiété et l'eau douce à côté!!! Alors pourquoi aller plus loin???? Je trouve qu'ils ont bon goût!!!😄

Amusée par leurs activités, je me suis promenée près des fauteuils placés pour les clients de l'hôtel, et qui vu la température ambiante étaient plutôt désertés. Finalement, ai-je pensé heureusement qu'il y a quand même les oiseaux pour profiter de cette piscine!!!😏

De notre chambre au 10ème étage, Jf prend en photo un des vautours en plein vol, ce qui permet de voir toute l'envergure de ses ailes magnifiques. En effet, régulièrement, les gens de l'hôtel les font fuir. Ils vont se réfugier sur le toit du restaurant à côté.

Mais ce n'est que pour mieux revenir en faisant des arabesques au dessus de l'océan pacifique.

Certains tentent de faire valoir leur droit de dominant en s'esbroufant devant les autres. Parfois ça marche...

D'autres fois, certains se retrouvent en déséquilibre, pour avoir osé empiéter sur la place d'un autre.

Mais tous ne veulent qu'une chose, c'est pouvoir gouter à cette eau douce, si claire et si délicieuse. Miamm!!!!

Et ensuite ils vous regardent, perplexes, .... Pourquoi ces 2 humains ne les chassent-ils pas? Que font-ils avec leurs drôles de machines? En tout cas, tant que ces 2 là sont là, les gens de l'hôtel ne nous chassent pas.

Alors, ils continuent leur vie, rassurés!
D'autres oiseaux marins apprécient aussi la piscine pour venir y barboter.

Cette piscine est aussi un lieu de romance pour les pigeons.

Parfois c'est assez hard!

La baie dAntofagasta abrite également une colonie impressionnante de pélicans.

Et cette colonie se concentre sur les récifs à marée basse, profitant de l'aubaine du marnage très important qui caractérise ce lieu.

A marée haute, ils apprécient de pêcher et nous en profitons pleinement du restaurant de l'hôtel, pour les photographier.

En vol, en s'ébrouant, ...

En version solitaire,

Je suis beau et je le vaux bien!!

En couple, petite parade élégante..

Par marée haute, il y a même des surfeurs qui profitent des vagues.. Ce qui n'empêche pas nos pélicans de voler au dessus des flots!

Circuit de 3 semaines Yellowstone fin juin English translation pending
Bonjour a tous
Je crée un nouveau post, le titre et l'itinéraire étant différents du projet initialement posté.. en effet , nous pourrions finalement partir fin juin au lieu de fin juillet, donc l'envie Yellowstone est envisageable pour ce circuit de 3 semaines...
Nous voudrions réserver rapidement les disponibilités trouvées à Yellowstone..
Qu'en pensez vous? Ce sont les grandes lignes...
Vols multi destination Nice/ Denver puis los Angeles/ Nice.. en attente de tarifs corrects..
Jour 1 samedi 27 juin: arrivée a Denver. Route vers fort Collins (1h15 de route) 70 miles
Jour 2 dimanche 28 juin: route vers rapid city avec pause a Mont Rushmore. (5h de route) 335 miles
Jour 3 lundi 29 juin: découverte parc des badlands. Nuit a rapid city
Jour 4 mardi 30 juin: route de rapid city a Buffalo/ Sheridan. Pause a Deadwood (1h) et a devil's tower ( 2h30). (4h30 de route)
Jour 5 mercredi 1er juillet: route de rapid city vers Cody avec pause a Bighorn np et devil's canyon lookout. Soirée a Cody. Rodéo. (3h de route) 150 miles
Jour 6 jeudi 2 juillet: route entre Cody et mammoth hot springs. Pause a canyon village, mud volcano, tower Roosevelt, et lamar Valley. Soirée a Gardiner. Nuit a Mammoth hot springs
Jour 7 vendredi 3 juillet : visite mammoth hot springs (3h) puis route vers west Yellowstone. Pause a Norris geyser basin (3h). Nuit a west Yellowstone
Jour 8 samedi 4 juillet : visite canyon de Yellowstone. Nuit a west Yellowstone
Jour 9 dimanche 5 juillet : visite upper geyser basin ( 4h) et Black Sand basin 30 min, biscuit basin 30 min, Midway geyser 30 min, grand prismatic 45 min. Nuit a west Yellowstone
Jour 10 lundi 6 juillet : old faithful, grand prismatic puis west thumb (1h30). Nuit a old faithful
Jour 11 mardi 7 juillet : route entre Yellowstone et Jackson Hole. Pause a grand teton. Nuit a Jackson ou Alpine. La ville de Jackson Hole est extrêmement chere!!
Jour 12 mercredi 8 juillet : route entre Jackson et salt lake city ( 4h30 de route). Après midi découverte du lac salé. Nuit a SLC
Jour 13 jeudi 9 juillet : vol matinal entre SLC et Las Vegas. Fin de journée a Las Vegas. Fremont street.
Jour 14 vendredi 10 juillet :visite matinale Valley of Fire ( Fire wave). Fin de journée à Las Vegas. Nuit a Las Vegas
Jour 15 samedi 11 juillet : matinée a Las Vegas puis route entre las Vegas et Twentynine Palm ( 3h de route)
Jour 16 dimanche 12 juillet : visite de Joshua tree national Park. Nuit a Palm springs
Jour 17 lundi 13 juillet : matinée palm springs ( Indian canyons) puis route vers san Diego. Nuit à san Diego
Jour 18 mardi 14 juillet : visite San Diego. Nuit a San Diego
Jour 19 mercredi 15 juillet : matinée san Diego puis route vers Los Angeles. Nuit a Los Angeles
Jour 20 jeudi 16 juillet : journée a los Angeles. Nuit a los Angeles
Jour 21 vendredi 17 juillet : départ de Los Angeles
Jour 22 samedi 18 juillet : arrivée a Nice
Merci pour vos recommandations et différents avis et conseils
Marie
Nous voudrions réserver rapidement les disponibilités trouvées à Yellowstone..
Qu'en pensez vous? Ce sont les grandes lignes...
Vols multi destination Nice/ Denver puis los Angeles/ Nice.. en attente de tarifs corrects..
Jour 1 samedi 27 juin: arrivée a Denver. Route vers fort Collins (1h15 de route) 70 miles
Jour 2 dimanche 28 juin: route vers rapid city avec pause a Mont Rushmore. (5h de route) 335 miles
Jour 3 lundi 29 juin: découverte parc des badlands. Nuit a rapid city
Jour 4 mardi 30 juin: route de rapid city a Buffalo/ Sheridan. Pause a Deadwood (1h) et a devil's tower ( 2h30). (4h30 de route)
Jour 5 mercredi 1er juillet: route de rapid city vers Cody avec pause a Bighorn np et devil's canyon lookout. Soirée a Cody. Rodéo. (3h de route) 150 miles
Jour 6 jeudi 2 juillet: route entre Cody et mammoth hot springs. Pause a canyon village, mud volcano, tower Roosevelt, et lamar Valley. Soirée a Gardiner. Nuit a Mammoth hot springs
Jour 7 vendredi 3 juillet : visite mammoth hot springs (3h) puis route vers west Yellowstone. Pause a Norris geyser basin (3h). Nuit a west Yellowstone
Jour 8 samedi 4 juillet : visite canyon de Yellowstone. Nuit a west Yellowstone
Jour 9 dimanche 5 juillet : visite upper geyser basin ( 4h) et Black Sand basin 30 min, biscuit basin 30 min, Midway geyser 30 min, grand prismatic 45 min. Nuit a west Yellowstone
Jour 10 lundi 6 juillet : old faithful, grand prismatic puis west thumb (1h30). Nuit a old faithful
Jour 11 mardi 7 juillet : route entre Yellowstone et Jackson Hole. Pause a grand teton. Nuit a Jackson ou Alpine. La ville de Jackson Hole est extrêmement chere!!
Jour 12 mercredi 8 juillet : route entre Jackson et salt lake city ( 4h30 de route). Après midi découverte du lac salé. Nuit a SLC
Jour 13 jeudi 9 juillet : vol matinal entre SLC et Las Vegas. Fin de journée a Las Vegas. Fremont street.
Jour 14 vendredi 10 juillet :visite matinale Valley of Fire ( Fire wave). Fin de journée à Las Vegas. Nuit a Las Vegas
Jour 15 samedi 11 juillet : matinée a Las Vegas puis route entre las Vegas et Twentynine Palm ( 3h de route)
Jour 16 dimanche 12 juillet : visite de Joshua tree national Park. Nuit a Palm springs
Jour 17 lundi 13 juillet : matinée palm springs ( Indian canyons) puis route vers san Diego. Nuit à san Diego
Jour 18 mardi 14 juillet : visite San Diego. Nuit a San Diego
Jour 19 mercredi 15 juillet : matinée san Diego puis route vers Los Angeles. Nuit a Los Angeles
Jour 20 jeudi 16 juillet : journée a los Angeles. Nuit a los Angeles
Jour 21 vendredi 17 juillet : départ de Los Angeles
Jour 22 samedi 18 juillet : arrivée a Nice
Merci pour vos recommandations et différents avis et conseils
Marie
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
4 juillet : Arrivée à La Havane
Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Roadtrip en Écosse en juillet 2019 English translation pending
Je prends le contrôle du blog de mon père le temps d'un article pour relater mes dernières vacances en Ecosse! Un petit roadtrip de 15 jours fait avec une amie du 18 juillet au 1er aout 2019.
Je vais vous mettre des petites infos générales avant de détailler notre programme de chaque jour… 15 jours ça peut paraître long pour un pays comme l'Ecosse, mais on avait envie de profiter, de ne pas se presser et au final, malgré des petites distances, les journées furent tout de même bien chargées!
Allez, stop le blabla, c'est parti!
INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!
Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.
Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

Ces panneaux de signalisation atypiques English translation pending
Bonjour à tous ,
Tout au long de vos voyages vous avez peut être vu ces panneaux atypiques , pour ma part j’aime bien les collectionner . Je vous en propose trois qui concernent la protection animale , peut être en avez vous de toutes sortes sur différents sujets , partageons nos panneaux 😉. .
1 - Espagne , province d’ Albacete , vers la naissance du rio Mundo .

2- Espagne , province d’ Albacete , après une réintroduction du lynx .

3- Espagne , province de Murcia , Sierra Espuna .

Tout au long de vos voyages vous avez peut être vu ces panneaux atypiques , pour ma part j’aime bien les collectionner . Je vous en propose trois qui concernent la protection animale , peut être en avez vous de toutes sortes sur différents sujets , partageons nos panneaux 😉. .
1 - Espagne , province d’ Albacete , vers la naissance du rio Mundo .

2- Espagne , province d’ Albacete , après une réintroduction du lynx .

3- Espagne , province de Murcia , Sierra Espuna .

Découverte des ethnies minoritaires dans le nord du Vietnam English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Voilà déjà un mois que nous sommes rentrés de notre voyage dans le nord du Vietnam . Nous avons adoré ce voyage plein de découvertes et de rencontres.
Pour nous, ce furent nos premiers pas en Asie. Nous avions déjà voyagé aux USA, au Canada et à Cuba mais jamais sur ce continent. Alors cette année, on s’est lancé. Pourquoi le Vietnam ? Et bien parce que j’avais lu de magnifiques carnets concernant ce pays sur ce forum.
Cette année fut l’année des nouveautés car habituellement, je prépare nos voyages seule et nous partons en totale autonomie en voiture de location. Pour le Vietnam, la voiture de location n’est pas possible et faire un tel voyage en transport en commun me paraissait un peu compliqué. Du coup j’ai fait appel à une agence de Hanoï pour nous organiser ce voyage. Après avoir demandé des devis à trois agences, nous avons sélectionné Amica Travel qui nous a donc organisé ce voyage avec guide et chauffeur.
J’ai été immédiatement séduite par le côté rassurant de voyager de cette façon mais d’un autre côté, j’ai été aussi un peu (beaucoup) inquiète quant au fait d’être continuellement accompagnée d’une tierce personne.
En ce qui concerne le trajet, nous l’avons élaboré ensemble, l’organisatrice du voyage et moi-même. Après plusieurs mails échangés ainsi qu’ un contact téléphonique, nous sommes arrivées à ce parcours :
Les 2 premiers jours à Hanoï Jour 3 : Hanoï – Sapa Jour 4 : Sapa Jour 5 : Sapa – Bac Ha Jour 6 : Bac Ha Jour 7 : Bac Ha – Ha Giang Jour 8 : Ha Giang – Dong Van Jour 9 : Dong Van – Bao Lac Jour 10 : Bao Lac – Ba Be Jour 11 : Ba Be Jour 12 : Ba Be – Hanoï Jour 13 : Hanoï – Tam Coc Jour 14 : Tam Coc Jour 15 : Tam Coc – Baie de Lan Ha Jour 16 : Baie de Lan Ha – Cat Ba Jour 17 : Cat Ba Jour 18 : Cat Ba – Hanoï
Les hôtels ont été choisis et réservés par l’agence. Nous avons aussi passé 4 nuits chez l’habitant.
Lors de nos différents échanges, j’avais insisté pour avoir un voyage cool (pas de mode marathon) avec beaucoup d’arrêts photo, des randonnées ainsi que des rencontres avec la population. Nous avons été comblés.
Maintenant je vous emmène découvrir tout cela.
1er jour : mardi 30 avril : le départ
C'est donc le mardi 30 avril très tôt le matin que nous quittons la maison pour nous rendre à Bruxelles afin de prendre le TGV pour Paris.
Arrivés à Paris bien avant le décollage de notre avion nous avons tout le temps pour enregistrer nos bagages et manger un petit morceau. Comme nous n'avions pas pris les visas à l'avance, (nous les achèterons à l'aéroport de Hanoï), on nous demande de montrer notre lettre d'invitation. Pas de problème, nous avons ce qu'il faut.
Nous embarquons donc dans un avion de la compagnie Vietnam Airlines et celui-ci décolle bien à l'heure.

Après un vol parfait de 11 heures nous atterrissons à Hanoï sous un ciel très gris et même pluvieux. La première chose à faire avant de passer la douane est d'aller chercher le visa. Tout va très vite car nous avions déjà rempli les papiers chez nous à la maison. Nous le payons en euros sans problème et nous passons très vite le contrôle. Il nous reste à aller chercher nos bagages. C'est toujours une étape un peu stressante d'autant plus que nos sacs se font un peu attendre. Heureusement, les deux sacs sont enfin là, les vacances peuvent commencer. Avant de sortir de l'aéroport nous passons par le bureau de change afin de changer quelques euros en dongs. Et nous voilà tout à coup millionnaires.
Notre chauffeur est là. Il nous attend avec une pancarte sur laquelle nous lisons notre nom. Comme c'est agréable de se savoir attendus. Pas besoin de chercher un taxi ou autre moyen de transport. Nous apprécions déjà le confort de voyager par agence.
2eme jour : mercredi 1er mai : arrivée à Hanoï
Nous sommes déjà le 2eme jour. Et oui, avec le décalage horaire nous devons avancer nos montres de 5 heures. Nous embarquons avec notre chauffeur direction Hanoï. Nous en avons pour plus ou moins 45 minutes de route avant d'arriver à l'hôtel. Mais à notre grande surprise, nous allons faire une halte dans la ville de Hanoï pour une séance de spa. Je savais que nous irions au spa, cela était bien indiqué dans notre programme mais je pensais que ce serait à l'hôtel. Mais en fait non, c'est dans un institut dans la ville de Hanoï. Ok, cela va nous faire du bien après un voyage quand même un peu fatiguant mais je ne suis pas vraiment à l'aise. En effet, après 11 heures de vol sans possibilité, évidemment, de prendre une douche, je me dis que l'on ne doit plus être très frais. Et bien tant pis, allons -y Heureusement, nous avons quand même la possibilité de nous laver les pieds. C'est déjà ça ! Nous allons ensuite en cabine et c'est parti pour une heure de massage. Un délice, ça dénoue les muscles crispés par ce long trajet. Notre voyage commence bien.
Après cet agréable intermède, notre chauffeur nous amène à l'hôtel. Il est encore tôt et évidemment la chambre n'est pas prête. Elle le sera seulement dans l'après-midi. Ce n'est pas trop grave. Nous pouvons aller nous doucher au spa de l'hôtel et enfiler une tenue plus confortable pour commencer à découvrir la ville de Hanoï. Pour nos deux jours dans la capitale ce sera sans guide. Nous avons hâte de découvrir cette ville millénaire.
Notre hôtel se trouve à quelques minutes à pied du lac Hoan Kiem. Ce lac est situé au cœur de la capitale mais reste un véritable havre de paix à l'abri du tumulte de la ville bien que ses rives sont assez fréquentées par les locaux ainsi que par les touristes. Au sud du lac nous apercevons l'îlot de la tortue


Nous continuons à longer le lac pour arriver au niveau du second îlot appelé îlot de jade sur lequel se dresse le temple Ngoc Son . Pour y accéder nous devons emprunter le pont the Huc . Un joli pont de bois peint en rouge qui contraste merveilleusement bien avec les eaux vertes du lac.

Nous décidons de visiter ce temple bien que ce soit bondé. Voici l'entrée du temple juste après le pont

Des autels du temple


De très jolis bonzaïs ornent les espaces extérieurs du temple


Nous ne nous attardons pas trop car il y a vraiment beaucoup de monde et nous avons hâte de découvrir le vieux quartier de Hanoï qui se trouve à deux pas d'ici. Ce quartier est le cœur historique de la ville et est très animé.


On l’appelle aussi le quartier des 36 corporations car il est composé de rues ayant chacune sa spécialité comme la rue de la chaussure ou la rue de la mercerie.
Pour bien s'imprégner de cette ambiance si particulière nous nous perdons dans les ruelles de ce labyrinthe. Se perdre est un grand mot car nous avons tout de même un plan et nous suivons le tracé d'une promenade proposée dans un guide touristique.
Après seulement quelques pas dans ce quartier je me sens emportée dans un tourbillon de couleurs et d'agitation. Je reste là époustouflée à regarder les gens vivre. Une femme essaye de nous vendre des beignets, une autre tente de nous mettre une palanche sur les épaules puis c'est un autre qui nous interpelle pour un tour en cyclo pousse. Ça fourmille de partout, ça grouille, ça bouge, ça crie, ça klaxonne. La vie est omniprésente, dans les artères principales mais aussi dans les ruelles plus sombres. Je suis étourdie par la frénésie de la ville Les restaurants occupent les trottoirs, les mobylettes aussi. La plupart du temps d’ailleurs le trottoir est inaccessible. Il faut marcher dans la rue.

Ici, c'est la jolie vendeuse d'ananas qui occupe la place.

Les artisans travaillent ou vendent dans la rue





Le marchand de fleurs me regarde, espère peut-être vendre un bouquet.

Voilà déjà un mois que nous sommes rentrés de notre voyage dans le nord du Vietnam . Nous avons adoré ce voyage plein de découvertes et de rencontres.
Pour nous, ce furent nos premiers pas en Asie. Nous avions déjà voyagé aux USA, au Canada et à Cuba mais jamais sur ce continent. Alors cette année, on s’est lancé. Pourquoi le Vietnam ? Et bien parce que j’avais lu de magnifiques carnets concernant ce pays sur ce forum.
Cette année fut l’année des nouveautés car habituellement, je prépare nos voyages seule et nous partons en totale autonomie en voiture de location. Pour le Vietnam, la voiture de location n’est pas possible et faire un tel voyage en transport en commun me paraissait un peu compliqué. Du coup j’ai fait appel à une agence de Hanoï pour nous organiser ce voyage. Après avoir demandé des devis à trois agences, nous avons sélectionné Amica Travel qui nous a donc organisé ce voyage avec guide et chauffeur.
J’ai été immédiatement séduite par le côté rassurant de voyager de cette façon mais d’un autre côté, j’ai été aussi un peu (beaucoup) inquiète quant au fait d’être continuellement accompagnée d’une tierce personne.
En ce qui concerne le trajet, nous l’avons élaboré ensemble, l’organisatrice du voyage et moi-même. Après plusieurs mails échangés ainsi qu’ un contact téléphonique, nous sommes arrivées à ce parcours :
Les 2 premiers jours à Hanoï Jour 3 : Hanoï – Sapa Jour 4 : Sapa Jour 5 : Sapa – Bac Ha Jour 6 : Bac Ha Jour 7 : Bac Ha – Ha Giang Jour 8 : Ha Giang – Dong Van Jour 9 : Dong Van – Bao Lac Jour 10 : Bao Lac – Ba Be Jour 11 : Ba Be Jour 12 : Ba Be – Hanoï Jour 13 : Hanoï – Tam Coc Jour 14 : Tam Coc Jour 15 : Tam Coc – Baie de Lan Ha Jour 16 : Baie de Lan Ha – Cat Ba Jour 17 : Cat Ba Jour 18 : Cat Ba – Hanoï
Les hôtels ont été choisis et réservés par l’agence. Nous avons aussi passé 4 nuits chez l’habitant.
Lors de nos différents échanges, j’avais insisté pour avoir un voyage cool (pas de mode marathon) avec beaucoup d’arrêts photo, des randonnées ainsi que des rencontres avec la population. Nous avons été comblés.
Maintenant je vous emmène découvrir tout cela.
1er jour : mardi 30 avril : le départ
C'est donc le mardi 30 avril très tôt le matin que nous quittons la maison pour nous rendre à Bruxelles afin de prendre le TGV pour Paris.
Arrivés à Paris bien avant le décollage de notre avion nous avons tout le temps pour enregistrer nos bagages et manger un petit morceau. Comme nous n'avions pas pris les visas à l'avance, (nous les achèterons à l'aéroport de Hanoï), on nous demande de montrer notre lettre d'invitation. Pas de problème, nous avons ce qu'il faut.
Nous embarquons donc dans un avion de la compagnie Vietnam Airlines et celui-ci décolle bien à l'heure.

Après un vol parfait de 11 heures nous atterrissons à Hanoï sous un ciel très gris et même pluvieux. La première chose à faire avant de passer la douane est d'aller chercher le visa. Tout va très vite car nous avions déjà rempli les papiers chez nous à la maison. Nous le payons en euros sans problème et nous passons très vite le contrôle. Il nous reste à aller chercher nos bagages. C'est toujours une étape un peu stressante d'autant plus que nos sacs se font un peu attendre. Heureusement, les deux sacs sont enfin là, les vacances peuvent commencer. Avant de sortir de l'aéroport nous passons par le bureau de change afin de changer quelques euros en dongs. Et nous voilà tout à coup millionnaires.
Notre chauffeur est là. Il nous attend avec une pancarte sur laquelle nous lisons notre nom. Comme c'est agréable de se savoir attendus. Pas besoin de chercher un taxi ou autre moyen de transport. Nous apprécions déjà le confort de voyager par agence.
2eme jour : mercredi 1er mai : arrivée à Hanoï
Nous sommes déjà le 2eme jour. Et oui, avec le décalage horaire nous devons avancer nos montres de 5 heures. Nous embarquons avec notre chauffeur direction Hanoï. Nous en avons pour plus ou moins 45 minutes de route avant d'arriver à l'hôtel. Mais à notre grande surprise, nous allons faire une halte dans la ville de Hanoï pour une séance de spa. Je savais que nous irions au spa, cela était bien indiqué dans notre programme mais je pensais que ce serait à l'hôtel. Mais en fait non, c'est dans un institut dans la ville de Hanoï. Ok, cela va nous faire du bien après un voyage quand même un peu fatiguant mais je ne suis pas vraiment à l'aise. En effet, après 11 heures de vol sans possibilité, évidemment, de prendre une douche, je me dis que l'on ne doit plus être très frais. Et bien tant pis, allons -y Heureusement, nous avons quand même la possibilité de nous laver les pieds. C'est déjà ça ! Nous allons ensuite en cabine et c'est parti pour une heure de massage. Un délice, ça dénoue les muscles crispés par ce long trajet. Notre voyage commence bien.
Après cet agréable intermède, notre chauffeur nous amène à l'hôtel. Il est encore tôt et évidemment la chambre n'est pas prête. Elle le sera seulement dans l'après-midi. Ce n'est pas trop grave. Nous pouvons aller nous doucher au spa de l'hôtel et enfiler une tenue plus confortable pour commencer à découvrir la ville de Hanoï. Pour nos deux jours dans la capitale ce sera sans guide. Nous avons hâte de découvrir cette ville millénaire.
Notre hôtel se trouve à quelques minutes à pied du lac Hoan Kiem. Ce lac est situé au cœur de la capitale mais reste un véritable havre de paix à l'abri du tumulte de la ville bien que ses rives sont assez fréquentées par les locaux ainsi que par les touristes. Au sud du lac nous apercevons l'îlot de la tortue


Nous continuons à longer le lac pour arriver au niveau du second îlot appelé îlot de jade sur lequel se dresse le temple Ngoc Son . Pour y accéder nous devons emprunter le pont the Huc . Un joli pont de bois peint en rouge qui contraste merveilleusement bien avec les eaux vertes du lac.

Nous décidons de visiter ce temple bien que ce soit bondé. Voici l'entrée du temple juste après le pont

Des autels du temple


De très jolis bonzaïs ornent les espaces extérieurs du temple


Nous ne nous attardons pas trop car il y a vraiment beaucoup de monde et nous avons hâte de découvrir le vieux quartier de Hanoï qui se trouve à deux pas d'ici. Ce quartier est le cœur historique de la ville et est très animé.


On l’appelle aussi le quartier des 36 corporations car il est composé de rues ayant chacune sa spécialité comme la rue de la chaussure ou la rue de la mercerie.
Pour bien s'imprégner de cette ambiance si particulière nous nous perdons dans les ruelles de ce labyrinthe. Se perdre est un grand mot car nous avons tout de même un plan et nous suivons le tracé d'une promenade proposée dans un guide touristique.
Après seulement quelques pas dans ce quartier je me sens emportée dans un tourbillon de couleurs et d'agitation. Je reste là époustouflée à regarder les gens vivre. Une femme essaye de nous vendre des beignets, une autre tente de nous mettre une palanche sur les épaules puis c'est un autre qui nous interpelle pour un tour en cyclo pousse. Ça fourmille de partout, ça grouille, ça bouge, ça crie, ça klaxonne. La vie est omniprésente, dans les artères principales mais aussi dans les ruelles plus sombres. Je suis étourdie par la frénésie de la ville Les restaurants occupent les trottoirs, les mobylettes aussi. La plupart du temps d’ailleurs le trottoir est inaccessible. Il faut marcher dans la rue.

Ici, c'est la jolie vendeuse d'ananas qui occupe la place.

Les artisans travaillent ou vendent dans la rue





Le marchand de fleurs me regarde, espère peut-être vendre un bouquet.

Nos 3 semaines en Thaïlande (avec enfant) English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord merci à tous ceux qui nous aident ici sur ce forum, vos conseils précieux sont toujours appréciés et évitent souvent des recherchent laborieuses et pas toujours judicieuses.
Nous partons en couple avec un enfant de 9 ans début juillet pour 3 semaines
Voici une première idée de parcours, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez.
Arrivée à Bangkok, 3 semaines plus tard départ pour le retour de Phuket
3 jours prévus à Bangkok puis on compte aller vers le nord jusqu'à ChiangRai, pas envie d'aller à ChiangMai
Bangkok Ayutthaya
On loue des vélos et on part à la découverte des temples. En soirée, on mange un bon pad thaï au night market.
Lopburi Ma fille veut voir les singes On prend le train
Pour la suite j'ai noté ces provinces mais je ne sais pas encore si c'est un bon choix et si oui ou s'arrêter et quoi voir.
Province de Lampang
Province de Phayao
Puis ville de ChiangRai
De ChianRai Descendre vers suphanburi Est-ce possible ?
Puis nakhon pathom Découvrir le coin
Puis amphaea ratchaburi
De la récupérer le train de jour et descendre vers prachuap Pour explorer la partie intérieure samroiyot, kuiburi etc ou ?
Puis pathiu
Puis chumpon cote terre et la station de Thung Wua Laen ?
De chumpon bateau pour l’ile de koh phangan ? Ou plutôt partir de surat ?
Puis Belle plage ''tranquille'' en famille region de Khanom avec le Baan Thong Ching
Après je n'ai pas d'idée pour finir à Phuket ou je suppose que la météo sera pas géniale et les usines à touristes ne m'intéressent pas.
Est-ce trop ambitieux à votre avis ?
merci encore pour votre aide.
Tout d'abord merci à tous ceux qui nous aident ici sur ce forum, vos conseils précieux sont toujours appréciés et évitent souvent des recherchent laborieuses et pas toujours judicieuses.
Nous partons en couple avec un enfant de 9 ans début juillet pour 3 semaines
Voici une première idée de parcours, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez.
Arrivée à Bangkok, 3 semaines plus tard départ pour le retour de Phuket
3 jours prévus à Bangkok puis on compte aller vers le nord jusqu'à ChiangRai, pas envie d'aller à ChiangMai
Bangkok Ayutthaya
On loue des vélos et on part à la découverte des temples. En soirée, on mange un bon pad thaï au night market.
Lopburi Ma fille veut voir les singes On prend le train
Pour la suite j'ai noté ces provinces mais je ne sais pas encore si c'est un bon choix et si oui ou s'arrêter et quoi voir.
Province de Lampang
Province de Phayao
Puis ville de ChiangRai
De ChianRai Descendre vers suphanburi Est-ce possible ?
Puis nakhon pathom Découvrir le coin
Puis amphaea ratchaburi
De la récupérer le train de jour et descendre vers prachuap Pour explorer la partie intérieure samroiyot, kuiburi etc ou ?
Puis pathiu
Puis chumpon cote terre et la station de Thung Wua Laen ?
De chumpon bateau pour l’ile de koh phangan ? Ou plutôt partir de surat ?
Puis Belle plage ''tranquille'' en famille region de Khanom avec le Baan Thong Ching
Après je n'ai pas d'idée pour finir à Phuket ou je suppose que la météo sera pas géniale et les usines à touristes ne m'intéressent pas.
Est-ce trop ambitieux à votre avis ?
merci encore pour votre aide.
Roadtrip Ouest US de 20 jours English translation pending
17 et 18 juin C'est le départ ! Marseille Barstow Tout d'abord direction Turin. Pourquoi Turin? Tout simplement parce que les taxes d'aéroport sont tellement moins chères qu'en France. Nos vols Turin Los Angeles 320 euros pièce. A 6 cela nous fait 2000 euros d'économisés par rapport à un départ de Marseille. Après 4h30 de route, quelques émotions pour accéder au parking réservé à l'avance, passage de l'embarquement et nous voilà fin prêts. Mais c'était sans compter les grèves d'Air France qui ont perturbé le ciel européen. Résultats des courses notre vol Turin Madrid parti avec 2 heures de retard, un sprint de dingue à Madrid pour chopper notre vol. Malheureusement les bagages n'ont pas suivi et on se retrouve à LA sans rien. Ça commence bien!! Mais positivons, nous , nous y sommes. Après déclaration au desk bagages perdus direction Alamo pour récupérer notre véhicule. Nous quittons non sans mal Los Angeles, la circulation est dense et nous dirigeons vers Barstow pour notre première nuit au Best Western Desert Villa Inn. Nous avons décidé de quitter Los Angeles pour nous rapprocher du Grand Canyon. Avant d'arriver à l'hôtel, arrêt aux outlets à l'entrée de Barstow. Les bagages n'étant pas arrivés, American Airlines nous a autorisé à nous habiller et nous chausser. Pas de montant particulier, la consigne étant ''budget raisonnable'' ça veut dire quoi raisonnable?? Nous avons bien été remboursés de nos dépenses à peu près 1 mois après notre retour en France. Les Outlets de Barstow ne sont pas aussi spectaculaires qu'à Vegas mais nous trouvons Ralph Lauren, Calvin Klein, Levis, Nike...Séquence shopping terminée, un petit détour au supermarché, notre hôtel ne fait pas restaurant. L'hôtel est très correct, l'accueil sympathique. Un petit bain à la piscine, un casse croûte et au dodo !
Résumé https://www.youtube.com/watch?v=9n0WAuCTddc&t=9s
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :
09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre
10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur
11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque
12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco
13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine
14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate
16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno
17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy
18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol
22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral
24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera
25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho
26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
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Votre classement des villes thailandaises où il fait bon vivre sa retraite English translation pending
Salut ,
Je suis maintenant à la retraite et j’ai enfin plus de temps pour profiter de la vie ...
Avant, c’était quinze jours ou trois semaines de congés a vouloir tout faire tout voir a fond les ballons et vider son compte bancaire à la vitesse de la lumière , mais ça c’était avant ...
Maintenant j’aimerais bien me poser plusieurs semaines dans des villes ou régions où il fait bon vivre « en retraite »
J’ai lu un article sur le classement des villes Françaises où « il fait bon vivre » J’ai été étonné d’y retrouver des villes comme Rennes Nantes Lyon Grenoble Bordeaux
Qu’en est-il en Thaïlande ?
Et vous ? Quel serait votre classement des villes Thaïlandaises où il fait bon vivre ?
Bien sûr il s’agit de villes avec un bon rapport qualité prix . Sachant que que les villes touristiques en bord de mer ne sont peut-être pas automatiquement éligibles justement en raison des prix hôteliers
A vous 😉
Transport d'Erevan vers Meghri English translation pending
Comment se rendre à Meghri à partir d’Erevan ?
Our Trip to the Philippines (February 2019)
Hello everyone,
We (3 adults: 68, 65, and 25 years old) are just back from a short trip to the Philippines, and I’d like to share a little summary of our journey. First of all, I’d like to thank everyone who contributes to this forum about this destination and answers the questions of those who aren’t familiar with it. I should also mention that my comments are personal and don’t reflect anyone else’s opinions. Since I don’t have any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the sights, hotels, and restaurants.
Preparations: We chose this destination in December and quickly booked our flight tickets (540 € with Turkish Airlines) for a departure on February 16 and return on March 5, 2019. We then contacted two French-speaking tour operators based in Manila, asking them to put together an itinerary based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and our budget. We wanted to see the rice terraces in northern Luzon, the hanging coffins in Sagada, before flying to the Visayas (Bohol, Siquijor, etc.), and the Taal Volcano, while limiting our nights in Manila as much as possible. In the end, we opted for Alize, whose itinerary and quote matched our request almost perfectly. Our exchanges helped us refine our circuit.
International flights: The round-trip flights went smoothly. Turkish Airlines, while not at the level of Asian or Gulf airlines, does the job just fine.
Day 1: We landed on time (6:15 PM) on Monday, February 16, at Terminal 3. We exchanged our euros (near the car rental counters), and I can confirm the exchange rate was very good. On the way to the St. Giles Hotel (decent and affordable for a transit night), we got our first glimpse of Manila’s dense traffic. The Makati district, where our hotel was located, offers a wide choice of restaurants, so we grabbed a quick bite to recover from the trip.
Day 2: This day was dedicated to transferring to Banaue. Fortunately, we had a comfortable van and an excellent driver for this journey, which took all day (8 to 9 hours with stops). We got a taste of driving in the Philippines—and it’s terrifying. You wouldn’t want to drive on these roads. The first thing that struck us was the relatively good condition of the roads and the cleanliness (a change from other Southeast Asian countries). This impression lasted throughout our trip. Around 6 PM, we checked into our room at the Banaue Hotel (large, charm-free, but with a beautiful view of the rice terraces).
Day 3: With the help of a local guide, we took a jeepney to Batad. And then—wow! The rice terraces form an amphitheater overlooking the small village. Under the sun, it’s simply spectacular and breathtaking! Even though we’re familiar with rice terraces (Sapa, Bali, Thailand, etc.), we were dazzled by so much beauty. We spent the day walking along the terrace walls. This place is timeless and fully deserves its UNESCO World Heritage status. However, we returned to the hotel exhausted (due to our ages and lack of exercise). We had dinner with our driver at the Las Vegas restaurant in the center of Banaue. The meal was decent, cheap, and the Filipino owner played the guitar to accompany our dinner.
Day 4: Today, our driver took us to Sagada. The mountain road offered spectacular landscapes (about 1.5 to 2 hours). Along the way, we stopped in Bontoc to visit the small but interesting anthropological museum. It features old photos and various objects from the Ifugao tribes, as well as a reconstruction of primitive dwellings. We then went on a short hike in Sagada with a very friendly local guide who explained the region’s funeral rites. The walk started at the communal cemetery before reaching “Echo Valley,” where we saw the first coffins hanging on the cliff. We continued to the “Underground River” and a small waterfall, ending our journey in the “Lumiang Cave” burial cave. All in all, this day was very interesting. On the way back, we made a few photo stops. In the evening, on our driver’s recommendation, we ate at the “Bistro,” a French enclave in the center of Banaue (good pizza, roasted quail, homemade fries).
Day 5: Today was a transfer day. To limit fatigue and nights in Manila, our tour operator arranged a flight from Clark to Tagbilaran (Bohol), saving us 2 to 3 hours of driving. But to catch our flight, we had to leave very early: 5:30 AM. Our kind driver dropped us off on time at the airport. To use it, we had to pay a 150 PHP tax per person. The Philippine Airlines flight (15 minutes) left early and was far from full. Upon arrival, we were taken to the Loboc River Hotel, on the banks of the river of the same name. A very charming lodge lost in a tropical garden. We stayed in a stilt cottage overlooking the river. We relaxed a bit in the lovely pool. This place is really great—the staff is charming, and the food is excellent for a reasonable price.
Day 6: This day was dedicated to exploring Bohol. The program was classic, starting with the tarsier sanctuary. We saw a few specimens in a small garden, each pointed out by a staff member. It was both good and disappointing because the animals were in pseudo-freedom in a small enclosure. Then we went to the “Chocolate Hills” and climbed 240 steps to admire the panoramic view of the hills—but by 10 AM, it was crowded. On the way back, we stopped at the butterfly garden, which was uninteresting: tiny, with few butterflies. We consoled ourselves by photographing beautiful flowers. To please our teen, we stopped at the Loboc Eco Tourism Adventure Park and crossed the river lying down, suspended from a steel cable (300 PHP). Finally, we had the traditional lunch-cruise on the Loboc River. It was a factory-like experience, and the meal was unremarkable. The only good thing was the singer on each boat and the lush vegetation. Afterward, we visited colonial churches and the cathedral, remnants of the Spanish presence, before returning to the hotel for a well-deserved dip in the pool. Note that for those interested, there’s an arena near the hotel where cockfights are held every Sunday—something Filipinos are passionate (if not obsessed) about.
Day 8: Very early departure for the port. We boarded a *banca* in search of dolphins. After about an hour of sailing, we were lucky enough to spot around a hundred dolphins. Our boat then headed to the small and charming island of Pamilacan. After a walk through the little village, we came across locals traditionally building a boat. They told us it takes about a month to finish their outrigger boat. Then we had to choose our snorkeling spot between the coral garden, the fish park, and the turtle enclosure. Note that a fee is charged for each spot: 150 PHP per place and per person. It felt a bit like we were being ripped off, especially since the spots weren’t amazing—we’d see much better on Apo for much less. We had lunch on the island at one of the many small eateries (350 PHP per person).
Days 9 and 10: On our return, we were taken to the Bohol Sea Resort on Panglao Island, where we stayed for 2 nights. It’s a small, recent establishment in a quiet corner of the island. It’s relaxing—maybe a bit too much. It has a nice pool and access to Danao Beach, but the view is blocked by a flotilla of boats. We didn’t try their diving school. The meals were good. If we had to do it again, we’d skip this stop to spend more time in Negros.
Days 11 and 12: We took a fast ferry (Ocean Jet) from Tagbilaran port to Dumaguete and were taken to the Thalatta Resort, about 20 km away near Zamboanguita. We stayed there for 2 nights. Let’s just say it was our favorite. It’s a small place facing Apo Island. The rooms are simple, and the pool, nestled in a magnificent tropical garden, is fantastic. The staff is friendly, and the meals are very good. The hotel has its own diving center (snorkeling gear provided) and its own boats. We booked the Apo Island excursion: 1,350 PHP per person, including lunch. It was incredible: magnificent corals, colorful fish, and turtles of all sizes. The crew was endlessly kind and didn’t hesitate to dive to guide us to the best spots. In short, a perfect day. This site is ranked among the top 5 diving spots in the Philippines. Since we were lucky enough to be there on a Wednesday morning, we explored the surprising Malapay Market, a 10-minute walk from our hotel. You’ll find numerous stalls selling vegetables, fruits, live or dried fish, and handicrafts. Enclosures are set up for selling livestock (calves, zebu, pigs). There are also restaurants. We were lucky to see two pigs roasted traditionally on a spit. There are few Europeans, and the people are warm. A great moment. We left this beautiful place with regret because we didn’t have time to visit the island or go swimming with whale sharks.
Days 12 to 15: From Dumaguete port, we took a short crossing (1 hour with Ocean Jet) to Siquijor Island to reach the Coco Grove Beach Resort. A beautiful hotel nestled in a spacious tropical garden. Several restaurants and bars, 4 pools. Despite the size of the place, it remains intimate. You can snorkel (corals and fish) right in front of the beautiful beach. We stayed in a very pleasant duplex suite. For those interested, there’s a spa and a diving center. You can also take the Apo Island excursion (offered at 1,950 PHP). We spent our days relaxing between the pool and the beach. In the evening, the sunsets over Negros and Apo were stunning. We booked an island tour with a comfortable tricycle from the hotel (1,500 PHP). The circuit was classic and allowed us to go around the island. We discovered beaches, the famous 400-year-old ficus tree with its enormous roots, and its equally famous foot bath with its cleaning fish. Then we visited the St. Isidore Convent before heading to the Cambugahay waterfalls and their four pools. The setting is idyllic, and the water is surprisingly good—we had a lot of fun swimming. We had dinner at a restaurant overlooking the island, where you can see Apo, Cebu, and Negros. In the end, Siquijor turned out to be a real little tropical paradise. Since the hotel restaurants were expensive, we dined at nearby establishments: Fuego (clean, good—excellent raw fish—and quiet), Chekesch (louder), and the very pleasant Baha Bar, which brews its own beer and offers more refined cuisine.
Days 15 to 16: We left at dawn to return to Dumaguete and its airport by ferry. We had breakfast at the Coco Grande Hotel, an annex of the previous one. The Philippine Airlines flight went smoothly. A driver took us to the town of Taal. We stayed at Paradores Del Castillo, right in the heart of the old town. It’s a charming old house with only 6 rooms. The various rooms are decorated with antiques—a real little museum. The garden is pleasant and opens onto the town. It’s an old early 19th-century house converted into a hotel, beautifully arranged with 6 rooms in the heart of the city. The restaurant in the garden is very pleasant and offers a panoramic view. We visited an old Spanish house before heading to the beautiful Basilica of St. Martin of Tours, one of the most beautiful religious buildings in the Philippines. A mass was in progress, allowing us to gauge the Filipinos’ fervor before we could visit. When we left, it was dark, and we could admire the illuminated building. We ended our evening by exploring the night market with its many fruit and skewer stalls. A nice surprise. In the morning, we were taken to the shores of Taal Lake, an ancient caldera where a second volcano has formed in the middle of the lake, which in turn contains another lake. We boarded a *banca* to reach the island in the middle of the lake. This was followed by an uphill walk, made difficult by the high temperature (36°C) and the dust on the path. The dust was worsened by the many horses carrying (or bringing back) the less courageous. To illustrate the difficulty of the climb, the trail is marked by the Stations of the Cross and its 14 stations. We were panting while our guide trotted far ahead. Our effort was rewarded when we reached the summit and its viewpoints over the inner lake and the surroundings. The wisps of smoke seen here and there confirmed we were on an active volcano. Inside the lake, there are supposedly 45 small volcanoes, one of which emerged during its last eruption in 1911. On the way back, we had lunch by the lake before returning to Manila and the Bayleaf Hotel, whose main merit is its location in the Intramuros district. In the late afternoon, we walked along the walls of the old city. We had dinner on the hotel’s panoramic terrace overlooking the city and the bay.
Day 17: Last day! Our tour operator joined us for a tour of the Intramuros district. He enriched the visit with comments on the history, geopolitics, and economy of the Philippines. We visited the Manila Cathedral, destroyed 7 times in the past (6 earthquakes and the 1945 bombing). It’s beautiful, and its stained glass is magnificent. We couldn’t enter the San Agustin Church, the oldest Catholic building in Manila. We passed by the memorial to the Battle of Manila, which claimed over 100,000 lives. We visited the area around Casa Manila, which was closed on Monday, and had a drink at Barbara’s cabaret, located in a historic house. A very enriching morning. Then we went to the Mall of Asia, the world’s largest shopping mall, to buy some souvenirs (Kultura store) before being taken to the airport. We exchanged our last pesos at the buying rate right after check-in. The return flight went smoothly. We regretted not being able to use the facilities of Istanbul’s new airport, as its opening was delayed by another month.
Finances: In the end, we spent 1,640 € for the international flights, 4,200 € for the stay (hotels, visits, various transports) with the agency (whose professionalism we can only praise), and about 700 € for meals, tips, and souvenirs.
Summary: Luckily, we had beautiful weather throughout our stay, with temperatures between 26 and 35°C. Discovering the Philippines was a wonderful experience. The diversity of the landscapes, the kindness of the Filipinos, the cleanliness, and the truly delicious fruits (especially pineapples and mangoes). We were never harassed, unlike in many touristy countries. On the other hand, the food, though generally cheap, wasn’t exceptional. Since this country is so vast, we might return in the near future.
Though I’m not a specialist on this destination, I’m happy to answer your questions based on my experience.
We (3 adults: 68, 65, and 25 years old) are just back from a short trip to the Philippines, and I’d like to share a little summary of our journey. First of all, I’d like to thank everyone who contributes to this forum about this destination and answers the questions of those who aren’t familiar with it. I should also mention that my comments are personal and don’t reflect anyone else’s opinions. Since I don’t have any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the sights, hotels, and restaurants.
Preparations: We chose this destination in December and quickly booked our flight tickets (540 € with Turkish Airlines) for a departure on February 16 and return on March 5, 2019. We then contacted two French-speaking tour operators based in Manila, asking them to put together an itinerary based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and our budget. We wanted to see the rice terraces in northern Luzon, the hanging coffins in Sagada, before flying to the Visayas (Bohol, Siquijor, etc.), and the Taal Volcano, while limiting our nights in Manila as much as possible. In the end, we opted for Alize, whose itinerary and quote matched our request almost perfectly. Our exchanges helped us refine our circuit.
International flights: The round-trip flights went smoothly. Turkish Airlines, while not at the level of Asian or Gulf airlines, does the job just fine.
Day 1: We landed on time (6:15 PM) on Monday, February 16, at Terminal 3. We exchanged our euros (near the car rental counters), and I can confirm the exchange rate was very good. On the way to the St. Giles Hotel (decent and affordable for a transit night), we got our first glimpse of Manila’s dense traffic. The Makati district, where our hotel was located, offers a wide choice of restaurants, so we grabbed a quick bite to recover from the trip.
Day 2: This day was dedicated to transferring to Banaue. Fortunately, we had a comfortable van and an excellent driver for this journey, which took all day (8 to 9 hours with stops). We got a taste of driving in the Philippines—and it’s terrifying. You wouldn’t want to drive on these roads. The first thing that struck us was the relatively good condition of the roads and the cleanliness (a change from other Southeast Asian countries). This impression lasted throughout our trip. Around 6 PM, we checked into our room at the Banaue Hotel (large, charm-free, but with a beautiful view of the rice terraces).
Day 3: With the help of a local guide, we took a jeepney to Batad. And then—wow! The rice terraces form an amphitheater overlooking the small village. Under the sun, it’s simply spectacular and breathtaking! Even though we’re familiar with rice terraces (Sapa, Bali, Thailand, etc.), we were dazzled by so much beauty. We spent the day walking along the terrace walls. This place is timeless and fully deserves its UNESCO World Heritage status. However, we returned to the hotel exhausted (due to our ages and lack of exercise). We had dinner with our driver at the Las Vegas restaurant in the center of Banaue. The meal was decent, cheap, and the Filipino owner played the guitar to accompany our dinner.
Day 4: Today, our driver took us to Sagada. The mountain road offered spectacular landscapes (about 1.5 to 2 hours). Along the way, we stopped in Bontoc to visit the small but interesting anthropological museum. It features old photos and various objects from the Ifugao tribes, as well as a reconstruction of primitive dwellings. We then went on a short hike in Sagada with a very friendly local guide who explained the region’s funeral rites. The walk started at the communal cemetery before reaching “Echo Valley,” where we saw the first coffins hanging on the cliff. We continued to the “Underground River” and a small waterfall, ending our journey in the “Lumiang Cave” burial cave. All in all, this day was very interesting. On the way back, we made a few photo stops. In the evening, on our driver’s recommendation, we ate at the “Bistro,” a French enclave in the center of Banaue (good pizza, roasted quail, homemade fries).
Day 5: Today was a transfer day. To limit fatigue and nights in Manila, our tour operator arranged a flight from Clark to Tagbilaran (Bohol), saving us 2 to 3 hours of driving. But to catch our flight, we had to leave very early: 5:30 AM. Our kind driver dropped us off on time at the airport. To use it, we had to pay a 150 PHP tax per person. The Philippine Airlines flight (15 minutes) left early and was far from full. Upon arrival, we were taken to the Loboc River Hotel, on the banks of the river of the same name. A very charming lodge lost in a tropical garden. We stayed in a stilt cottage overlooking the river. We relaxed a bit in the lovely pool. This place is really great—the staff is charming, and the food is excellent for a reasonable price.
Day 6: This day was dedicated to exploring Bohol. The program was classic, starting with the tarsier sanctuary. We saw a few specimens in a small garden, each pointed out by a staff member. It was both good and disappointing because the animals were in pseudo-freedom in a small enclosure. Then we went to the “Chocolate Hills” and climbed 240 steps to admire the panoramic view of the hills—but by 10 AM, it was crowded. On the way back, we stopped at the butterfly garden, which was uninteresting: tiny, with few butterflies. We consoled ourselves by photographing beautiful flowers. To please our teen, we stopped at the Loboc Eco Tourism Adventure Park and crossed the river lying down, suspended from a steel cable (300 PHP). Finally, we had the traditional lunch-cruise on the Loboc River. It was a factory-like experience, and the meal was unremarkable. The only good thing was the singer on each boat and the lush vegetation. Afterward, we visited colonial churches and the cathedral, remnants of the Spanish presence, before returning to the hotel for a well-deserved dip in the pool. Note that for those interested, there’s an arena near the hotel where cockfights are held every Sunday—something Filipinos are passionate (if not obsessed) about.
Day 8: Very early departure for the port. We boarded a *banca* in search of dolphins. After about an hour of sailing, we were lucky enough to spot around a hundred dolphins. Our boat then headed to the small and charming island of Pamilacan. After a walk through the little village, we came across locals traditionally building a boat. They told us it takes about a month to finish their outrigger boat. Then we had to choose our snorkeling spot between the coral garden, the fish park, and the turtle enclosure. Note that a fee is charged for each spot: 150 PHP per place and per person. It felt a bit like we were being ripped off, especially since the spots weren’t amazing—we’d see much better on Apo for much less. We had lunch on the island at one of the many small eateries (350 PHP per person).
Days 9 and 10: On our return, we were taken to the Bohol Sea Resort on Panglao Island, where we stayed for 2 nights. It’s a small, recent establishment in a quiet corner of the island. It’s relaxing—maybe a bit too much. It has a nice pool and access to Danao Beach, but the view is blocked by a flotilla of boats. We didn’t try their diving school. The meals were good. If we had to do it again, we’d skip this stop to spend more time in Negros.
Days 11 and 12: We took a fast ferry (Ocean Jet) from Tagbilaran port to Dumaguete and were taken to the Thalatta Resort, about 20 km away near Zamboanguita. We stayed there for 2 nights. Let’s just say it was our favorite. It’s a small place facing Apo Island. The rooms are simple, and the pool, nestled in a magnificent tropical garden, is fantastic. The staff is friendly, and the meals are very good. The hotel has its own diving center (snorkeling gear provided) and its own boats. We booked the Apo Island excursion: 1,350 PHP per person, including lunch. It was incredible: magnificent corals, colorful fish, and turtles of all sizes. The crew was endlessly kind and didn’t hesitate to dive to guide us to the best spots. In short, a perfect day. This site is ranked among the top 5 diving spots in the Philippines. Since we were lucky enough to be there on a Wednesday morning, we explored the surprising Malapay Market, a 10-minute walk from our hotel. You’ll find numerous stalls selling vegetables, fruits, live or dried fish, and handicrafts. Enclosures are set up for selling livestock (calves, zebu, pigs). There are also restaurants. We were lucky to see two pigs roasted traditionally on a spit. There are few Europeans, and the people are warm. A great moment. We left this beautiful place with regret because we didn’t have time to visit the island or go swimming with whale sharks.
Days 12 to 15: From Dumaguete port, we took a short crossing (1 hour with Ocean Jet) to Siquijor Island to reach the Coco Grove Beach Resort. A beautiful hotel nestled in a spacious tropical garden. Several restaurants and bars, 4 pools. Despite the size of the place, it remains intimate. You can snorkel (corals and fish) right in front of the beautiful beach. We stayed in a very pleasant duplex suite. For those interested, there’s a spa and a diving center. You can also take the Apo Island excursion (offered at 1,950 PHP). We spent our days relaxing between the pool and the beach. In the evening, the sunsets over Negros and Apo were stunning. We booked an island tour with a comfortable tricycle from the hotel (1,500 PHP). The circuit was classic and allowed us to go around the island. We discovered beaches, the famous 400-year-old ficus tree with its enormous roots, and its equally famous foot bath with its cleaning fish. Then we visited the St. Isidore Convent before heading to the Cambugahay waterfalls and their four pools. The setting is idyllic, and the water is surprisingly good—we had a lot of fun swimming. We had dinner at a restaurant overlooking the island, where you can see Apo, Cebu, and Negros. In the end, Siquijor turned out to be a real little tropical paradise. Since the hotel restaurants were expensive, we dined at nearby establishments: Fuego (clean, good—excellent raw fish—and quiet), Chekesch (louder), and the very pleasant Baha Bar, which brews its own beer and offers more refined cuisine.
Days 15 to 16: We left at dawn to return to Dumaguete and its airport by ferry. We had breakfast at the Coco Grande Hotel, an annex of the previous one. The Philippine Airlines flight went smoothly. A driver took us to the town of Taal. We stayed at Paradores Del Castillo, right in the heart of the old town. It’s a charming old house with only 6 rooms. The various rooms are decorated with antiques—a real little museum. The garden is pleasant and opens onto the town. It’s an old early 19th-century house converted into a hotel, beautifully arranged with 6 rooms in the heart of the city. The restaurant in the garden is very pleasant and offers a panoramic view. We visited an old Spanish house before heading to the beautiful Basilica of St. Martin of Tours, one of the most beautiful religious buildings in the Philippines. A mass was in progress, allowing us to gauge the Filipinos’ fervor before we could visit. When we left, it was dark, and we could admire the illuminated building. We ended our evening by exploring the night market with its many fruit and skewer stalls. A nice surprise. In the morning, we were taken to the shores of Taal Lake, an ancient caldera where a second volcano has formed in the middle of the lake, which in turn contains another lake. We boarded a *banca* to reach the island in the middle of the lake. This was followed by an uphill walk, made difficult by the high temperature (36°C) and the dust on the path. The dust was worsened by the many horses carrying (or bringing back) the less courageous. To illustrate the difficulty of the climb, the trail is marked by the Stations of the Cross and its 14 stations. We were panting while our guide trotted far ahead. Our effort was rewarded when we reached the summit and its viewpoints over the inner lake and the surroundings. The wisps of smoke seen here and there confirmed we were on an active volcano. Inside the lake, there are supposedly 45 small volcanoes, one of which emerged during its last eruption in 1911. On the way back, we had lunch by the lake before returning to Manila and the Bayleaf Hotel, whose main merit is its location in the Intramuros district. In the late afternoon, we walked along the walls of the old city. We had dinner on the hotel’s panoramic terrace overlooking the city and the bay.
Day 17: Last day! Our tour operator joined us for a tour of the Intramuros district. He enriched the visit with comments on the history, geopolitics, and economy of the Philippines. We visited the Manila Cathedral, destroyed 7 times in the past (6 earthquakes and the 1945 bombing). It’s beautiful, and its stained glass is magnificent. We couldn’t enter the San Agustin Church, the oldest Catholic building in Manila. We passed by the memorial to the Battle of Manila, which claimed over 100,000 lives. We visited the area around Casa Manila, which was closed on Monday, and had a drink at Barbara’s cabaret, located in a historic house. A very enriching morning. Then we went to the Mall of Asia, the world’s largest shopping mall, to buy some souvenirs (Kultura store) before being taken to the airport. We exchanged our last pesos at the buying rate right after check-in. The return flight went smoothly. We regretted not being able to use the facilities of Istanbul’s new airport, as its opening was delayed by another month.
Finances: In the end, we spent 1,640 € for the international flights, 4,200 € for the stay (hotels, visits, various transports) with the agency (whose professionalism we can only praise), and about 700 € for meals, tips, and souvenirs.
Summary: Luckily, we had beautiful weather throughout our stay, with temperatures between 26 and 35°C. Discovering the Philippines was a wonderful experience. The diversity of the landscapes, the kindness of the Filipinos, the cleanliness, and the truly delicious fruits (especially pineapples and mangoes). We were never harassed, unlike in many touristy countries. On the other hand, the food, though generally cheap, wasn’t exceptional. Since this country is so vast, we might return in the near future.
Though I’m not a specialist on this destination, I’m happy to answer your questions based on my experience.
Voyage de Calgary à Vancouver en 3 semaines cet été English translation pending
Bonjour à tous!
Cet été avec mon mari nous partons 5 semaines au Canada! Nous passerons nos 2 premières semaines dans la région du Québec, puis après un vol interne nous irons découvrir la Colombie britannique, depuis Calgary jusqu'à Vancouver. Cela fait quelques semaines que j'étudie les itinéraires possibles et je bloque un peu pour choisir celui qui va le mieux nous convenir. J'aimerais découvrir un maximum de beaux paysages, animaux... sans toutefois que ce soit la course! Donc après avoir parcouru les différentes conversations existantes sur le sujet, j'aimerais bien solliciter vos avis sur les itinéraires que j'ai imaginés. Je précise que nous avons loué une voiture SUV et que nous dormirons dans des BnB, hôtels, auberges de jeunesse, chalets... Les durées de trajet ont l'air précises mais elles sont évidemment très approximatives (google maps).
J'hésite principalement à me rendre à Whistler (la route sea to sky me tente quand même!) et si oui dans quel sens? (Itinéraire A ou C)
Est-ce qu'il vaut mieux aller voir Whistler quitte à raccourcir drastiquement le temps à Vancouver ? Ou bien vaut-il mieux privilégier Vancouver ?
Même si j'ai très très envie de le faire, je vous demande quand même votre avis sur la traversée en ferry entre Bella Coola et Port Hardy, vaut-elle la peine? Sachant que si nous la faisons ce sera impérativement soit le J11 ou J15 (j'ai vérifié les horaires, le ferry ne part pas tous les jours). Et si on ne la fait pas, cela veut dire que je supprime toute la partie plus ou moins entre Cache Creek (juste avant la bifurquation pour Whistler) et Bella Coola, qui me semble assez intéressante.
Côté Banff et Jasper, pensez-vous que j'ai prévu assez de temps?
Voilà, je suis preneuse de tous vos commentaires, conseils... Merci!!!
Itinéraire A
J1: Calgary - Banff (1h22) J2: Banff J3: Banff - Jasper (3h36) J4: Jasper J5: Jasper - Clearwater (3h23) J6: Clearwater J7: Clearwater - Chilanko Forks (via Farwell Canyon Rd?) (5h32/6h53?) J8: Chilanko Forks J9: Chilanko Forks - Bella Coola (4h59) J10: Bella Coola J11: Bella Coola - Port Hardy (Ferry, 10h) J12: Port Hardy - Holberg (1h20) J13: Holberg - Campbell River (4h) J14: Campbell River J15: Campbell River - Ucluet (3h14) J16: Ucluet J17: Ucluet - Victoria (4h16) J18: Victoria - Whislter (4h42, y.c. ferry) J19: Whistler J20: Whistler - Vancouver J21: Vancouver J22: Retour en Suisse
Itinéraire B:
J1 à J17 idem itinéraire A J18: Victoria - Vancouver (3h06, y.c. ferry) J19 à J21: Vancouver
Itinéraire C:
J1 à J6 idem itinéraire A J7: Clearwater - Whistler (5h13) J8: Whistler J9: Whistler - Williams Lake (4h56) J10: Williams Lake - Anahim Lake (5h45) J11: Anahim Lake J12: Anahim Lake - Bella Coola (2h22) J13: Bella Coola J14: Bella Coola J15: Bella Coola - Port Hardy (Ferry, 10h) J16: Port Hardy - Campbell River (2h45) J17: Campbell River J18: Campbell River - Victoria (3h05) J19: Victoria - Vancouver (3h06, y.c. ferry) J20 à J21: Vancouver
Je vous remercie déjà pour vos conseils ;o)
Gaëlle
Cet été avec mon mari nous partons 5 semaines au Canada! Nous passerons nos 2 premières semaines dans la région du Québec, puis après un vol interne nous irons découvrir la Colombie britannique, depuis Calgary jusqu'à Vancouver. Cela fait quelques semaines que j'étudie les itinéraires possibles et je bloque un peu pour choisir celui qui va le mieux nous convenir. J'aimerais découvrir un maximum de beaux paysages, animaux... sans toutefois que ce soit la course! Donc après avoir parcouru les différentes conversations existantes sur le sujet, j'aimerais bien solliciter vos avis sur les itinéraires que j'ai imaginés. Je précise que nous avons loué une voiture SUV et que nous dormirons dans des BnB, hôtels, auberges de jeunesse, chalets... Les durées de trajet ont l'air précises mais elles sont évidemment très approximatives (google maps).
J'hésite principalement à me rendre à Whistler (la route sea to sky me tente quand même!) et si oui dans quel sens? (Itinéraire A ou C)
Est-ce qu'il vaut mieux aller voir Whistler quitte à raccourcir drastiquement le temps à Vancouver ? Ou bien vaut-il mieux privilégier Vancouver ?
Même si j'ai très très envie de le faire, je vous demande quand même votre avis sur la traversée en ferry entre Bella Coola et Port Hardy, vaut-elle la peine? Sachant que si nous la faisons ce sera impérativement soit le J11 ou J15 (j'ai vérifié les horaires, le ferry ne part pas tous les jours). Et si on ne la fait pas, cela veut dire que je supprime toute la partie plus ou moins entre Cache Creek (juste avant la bifurquation pour Whistler) et Bella Coola, qui me semble assez intéressante.
Côté Banff et Jasper, pensez-vous que j'ai prévu assez de temps?
Voilà, je suis preneuse de tous vos commentaires, conseils... Merci!!!
Itinéraire A
J1: Calgary - Banff (1h22) J2: Banff J3: Banff - Jasper (3h36) J4: Jasper J5: Jasper - Clearwater (3h23) J6: Clearwater J7: Clearwater - Chilanko Forks (via Farwell Canyon Rd?) (5h32/6h53?) J8: Chilanko Forks J9: Chilanko Forks - Bella Coola (4h59) J10: Bella Coola J11: Bella Coola - Port Hardy (Ferry, 10h) J12: Port Hardy - Holberg (1h20) J13: Holberg - Campbell River (4h) J14: Campbell River J15: Campbell River - Ucluet (3h14) J16: Ucluet J17: Ucluet - Victoria (4h16) J18: Victoria - Whislter (4h42, y.c. ferry) J19: Whistler J20: Whistler - Vancouver J21: Vancouver J22: Retour en Suisse
Itinéraire B:
J1 à J17 idem itinéraire A J18: Victoria - Vancouver (3h06, y.c. ferry) J19 à J21: Vancouver
Itinéraire C:
J1 à J6 idem itinéraire A J7: Clearwater - Whistler (5h13) J8: Whistler J9: Whistler - Williams Lake (4h56) J10: Williams Lake - Anahim Lake (5h45) J11: Anahim Lake J12: Anahim Lake - Bella Coola (2h22) J13: Bella Coola J14: Bella Coola J15: Bella Coola - Port Hardy (Ferry, 10h) J16: Port Hardy - Campbell River (2h45) J17: Campbell River J18: Campbell River - Victoria (3h05) J19: Victoria - Vancouver (3h06, y.c. ferry) J20 à J21: Vancouver
Je vous remercie déjà pour vos conseils ;o)
Gaëlle
In Search of Warmth in California, Utah, and Arizona in February
It all started last December, after another price alert from Gilou for United/Lufthansa flights at 250 € from Paris to San Francisco. Meanwhile, I was planning to spend a week alone with our three kids (Maxime, 14, Rachel, 12, and Timéo, 8) somewhere in France for the February break.
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
Réserves nationales et privées en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
nous prévoyons de faire un voyage en Afrique du sud avec bien sur un safari à la clé. Kruger, Bongoni, Hluhluwe, Pezulu... Quelqu'un peut il me dire si un 4x4 est indispensable dans ces paks/ réserves s'il vous plait ? Beaucoup pensent qu'une voiture ordinaire suffit car les routes y sont en bon état. J'ai besoin d'une confirmation, car les prix vont du simple au quadruple, et ça explose notre budget. De plus y a t'il des campements ou lodges francophones ? Dans ces parks, se nourrir coute t'il cher ? Nous découvrons ce pays et avons encore plein de questions !
Merci !
Laos: un voyage en demi-teinte English translation pending
Je ne sais plus trop comment le Laos est venu dans les projets de voyage....sans doute l'image d'un pays encore épargné par le tourisme de masse, avec de beaux paysages.
Et puis, nos précédents voyages en Asie nous avaient laissé de très bons souvenirs.
A partir de là, élaborer un trajet sur 2 semaines n'a pas été simple, le Laos demande du temps. Après avoir imaginé tout un tas d'options, on a fini par opter pour un circuit très classique, sur une toute petite partie du pays: Luang Prabang/Nong Khiaw/retour Luang Prabang/Vang Vieng sur 10 jours. Restaient 3 jours. De Vang Vieng, où aller? le sud et les 4000 îles? du côté de Phonsavan?
Bon, finalement, on a choisi de reprendre l'avion à Vientiane en direction de la Thaïlande et de profiter des derniers jours au bord de la mer. Le challenge consistait alors à trouver une plage tranquille alors qu'on était en pleine saison touristique (mission accomplie).
J'ai attendu quelques jours pour laisser décanter mais au final, cette impression mitigée demeure avec des déceptions mais aussi, heureusement, d'excellents souvenirs. Je n'avais lu avant de partir que des carnets (très) positifs, je vais donc peut-être un peu détoner.
Les déceptions:
- les touristes: on en a vu beaucoup (et surtout beaucoup de français). Je sais, on en fait partie et en plus, on n'a pas choisi des endroits peu connus. - la météo: et oui, on n'y peut rien. Il n'a pas fait mauvais, loin de là mais nous n'avons jamais eu de ciel vraiment bleu. Au mieux, un ciel bleu pâle et un horizon voilé, au pire du brouillard, beaucoup de nuages qui restent accrochés aux montagnes. D'où ma frustration: d'abord des photos pas terribles et surtout l'impression de rater quelque chose, des paysages qui doivent effectivement être splendides....quand le temps est dégagé 😕. - les trajets: d'habitude, j'aime bien. Soit je conduis, soit je regarde les paysages. Au Laos, entre la poussière omniprésente sur les routes et les nuages qui cachent la vue, difficile d'apprécier les paysages...sans parler de l'état des routes, souvent calamiteux, j'y reviendrai. On a pris essentiellement des transports locaux mais un transport privé n'aurait pas changé grand-chose. Les coups de coeur: - les Kuang Si falls (même si elles sont très fréquentées). - la vue depuis le view point de Nong Khiauw - la matinée passée avec les éléphants à Mandalao
- la balade à scooter dans les environs de Vang Vieng.
Le voyage s'est déroulé du 09 au 23 février.
09/02: nous partons de Bruxelles avec la Thai. Pour nous, c'est plus près que Paris, les horaires sont tops (départ vers 13h et arrivée à LP vers 10h30 le lendemain avec un changement à Bangkok) et cela permet d'avoir un seul billet pour les trajets principaux.
Nous effectuons notre premier change à l'aéroport: 1€ vaut 9600 kips ... on devient vite millionnaire! On ne trouvera pas mieux dans Luang Prabang, c'est 9500 ou 9600, y compris à la poste.
Comme prévu, un chauffeur de l'hôtel nous attend à la sortie. Il est un peu tôt, nous patientons quelques minutes devant une boisson rafraîchissante. Il fait beau (c'est l'un des plus beaux jours que nous aurons, mais ça, on ne le sait pas encore), il fait chaud, c'est vert et fleuri, on est tout de suite dépaysé 😎 . Par contre, étonnamment, il y a très peu d'oiseaux (sauf les coqs 😠) où qu'on soit allé.

Nous sommes au "My dream Boutique hotel", situé un peu à l'écart du centre-ville, à l'est de la rivière Nam Khan.
Avantages: c'est au calme et du bout du jardin, il y a de très belles vues sur la rivière. Inconvénients: il faut marcher (ou encore emprunter les vélos ou la navette de l'hôtel) pour se rendre au centre-ville. Ce n'est pas très loin, mais ça peut être un frein pour y retourner juste faire un petit tour. Après avoir déballé les bagages, un peu de repos au bord de la piscine (sans s'endormir!) et
nous partons à la découverte de Luang Prabang.
Mission du jour: trouver un moyen de transport pour aller demain matin aux Kuang Si falls, situées à une trentaine de km de la ville. Nous empruntons donc pour la première fois le pont de bambou qui enjambe la Nam Khan à la saison sèche. Ce pont est payant (5000 kips par personne l'aller-retour) car il est détruit chaque année par les eaux à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche.
Dans la rue principale, on ne risque pas d'oublier que le Laos est une République Démocratique Populaire...😏.

Des agences qui vendent des billets en tout genre (comme sur la photo), ça ne manque pas! Sont affichés les trajets, horaires, le mode de transport...mais rarement les prix. La plupart des départs pour Kuang Si falls sont proposés à 11h ou en début d'après-midi. On finit par tomber sur une agence qui propose un départ à 9h. Il y a même le prix affiché: 35 000 kips par personne: on prend!
Bien qu'inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Luang Prabang est une ville très calme. Certes, la rue principale est essentiellement bordée de cafés, de restaurants, d'agences mais ça n'a rien à voir avec Ubud par exemple. Et dès que l'on prend les rues transversales ou parallèles, on est transporté dans une autre époque avec une atmosphère un peu surannée et très tranquille.
Rue principale
Rue transversale
Le soir, nous mangeons au Dyen sabai. C'est le restaurant le plus près de l'hôtel, du même côté du pont, le cadre est sympa et la cuisine très bonne.... mais il y a toujours beaucoup de monde.
Muriel
A partir de là, élaborer un trajet sur 2 semaines n'a pas été simple, le Laos demande du temps. Après avoir imaginé tout un tas d'options, on a fini par opter pour un circuit très classique, sur une toute petite partie du pays: Luang Prabang/Nong Khiaw/retour Luang Prabang/Vang Vieng sur 10 jours. Restaient 3 jours. De Vang Vieng, où aller? le sud et les 4000 îles? du côté de Phonsavan?
Bon, finalement, on a choisi de reprendre l'avion à Vientiane en direction de la Thaïlande et de profiter des derniers jours au bord de la mer. Le challenge consistait alors à trouver une plage tranquille alors qu'on était en pleine saison touristique (mission accomplie).
J'ai attendu quelques jours pour laisser décanter mais au final, cette impression mitigée demeure avec des déceptions mais aussi, heureusement, d'excellents souvenirs. Je n'avais lu avant de partir que des carnets (très) positifs, je vais donc peut-être un peu détoner.
Les déceptions:
- les touristes: on en a vu beaucoup (et surtout beaucoup de français). Je sais, on en fait partie et en plus, on n'a pas choisi des endroits peu connus. - la météo: et oui, on n'y peut rien. Il n'a pas fait mauvais, loin de là mais nous n'avons jamais eu de ciel vraiment bleu. Au mieux, un ciel bleu pâle et un horizon voilé, au pire du brouillard, beaucoup de nuages qui restent accrochés aux montagnes. D'où ma frustration: d'abord des photos pas terribles et surtout l'impression de rater quelque chose, des paysages qui doivent effectivement être splendides....quand le temps est dégagé 😕. - les trajets: d'habitude, j'aime bien. Soit je conduis, soit je regarde les paysages. Au Laos, entre la poussière omniprésente sur les routes et les nuages qui cachent la vue, difficile d'apprécier les paysages...sans parler de l'état des routes, souvent calamiteux, j'y reviendrai. On a pris essentiellement des transports locaux mais un transport privé n'aurait pas changé grand-chose. Les coups de coeur: - les Kuang Si falls (même si elles sont très fréquentées). - la vue depuis le view point de Nong Khiauw - la matinée passée avec les éléphants à Mandalao
- la balade à scooter dans les environs de Vang Vieng.
Le voyage s'est déroulé du 09 au 23 février.
09/02: nous partons de Bruxelles avec la Thai. Pour nous, c'est plus près que Paris, les horaires sont tops (départ vers 13h et arrivée à LP vers 10h30 le lendemain avec un changement à Bangkok) et cela permet d'avoir un seul billet pour les trajets principaux.
Nous effectuons notre premier change à l'aéroport: 1€ vaut 9600 kips ... on devient vite millionnaire! On ne trouvera pas mieux dans Luang Prabang, c'est 9500 ou 9600, y compris à la poste.
Comme prévu, un chauffeur de l'hôtel nous attend à la sortie. Il est un peu tôt, nous patientons quelques minutes devant une boisson rafraîchissante. Il fait beau (c'est l'un des plus beaux jours que nous aurons, mais ça, on ne le sait pas encore), il fait chaud, c'est vert et fleuri, on est tout de suite dépaysé 😎 . Par contre, étonnamment, il y a très peu d'oiseaux (sauf les coqs 😠) où qu'on soit allé.

Nous sommes au "My dream Boutique hotel", situé un peu à l'écart du centre-ville, à l'est de la rivière Nam Khan.
Avantages: c'est au calme et du bout du jardin, il y a de très belles vues sur la rivière. Inconvénients: il faut marcher (ou encore emprunter les vélos ou la navette de l'hôtel) pour se rendre au centre-ville. Ce n'est pas très loin, mais ça peut être un frein pour y retourner juste faire un petit tour. Après avoir déballé les bagages, un peu de repos au bord de la piscine (sans s'endormir!) et
nous partons à la découverte de Luang Prabang.
Mission du jour: trouver un moyen de transport pour aller demain matin aux Kuang Si falls, situées à une trentaine de km de la ville. Nous empruntons donc pour la première fois le pont de bambou qui enjambe la Nam Khan à la saison sèche. Ce pont est payant (5000 kips par personne l'aller-retour) car il est détruit chaque année par les eaux à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche.
Dans la rue principale, on ne risque pas d'oublier que le Laos est une République Démocratique Populaire...😏.
Des agences qui vendent des billets en tout genre (comme sur la photo), ça ne manque pas! Sont affichés les trajets, horaires, le mode de transport...mais rarement les prix. La plupart des départs pour Kuang Si falls sont proposés à 11h ou en début d'après-midi. On finit par tomber sur une agence qui propose un départ à 9h. Il y a même le prix affiché: 35 000 kips par personne: on prend!
Bien qu'inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Luang Prabang est une ville très calme. Certes, la rue principale est essentiellement bordée de cafés, de restaurants, d'agences mais ça n'a rien à voir avec Ubud par exemple. Et dès que l'on prend les rues transversales ou parallèles, on est transporté dans une autre époque avec une atmosphère un peu surannée et très tranquille.
Rue principale
Rue transversaleLe soir, nous mangeons au Dyen sabai. C'est le restaurant le plus près de l'hôtel, du même côté du pont, le cadre est sympa et la cuisine très bonne.... mais il y a toujours beaucoup de monde.
MurielLes aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001)
Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc…
Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non!
À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles.
Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica.
N = nuitée
Première boucle
Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P.
Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu…
Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non?
Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple.
Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables.
Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P.
Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts?
Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger!
Fermeture de la parenthèse.
Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu…
Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation.
Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m).
Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable…
Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa.
L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc…
D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon.
Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité.
Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo.
Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus.
Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre!
En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose…
La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Un mois au Guatemala en 2019 English translation pending
C’est notre 3e séjour au Guatemala et nous constatons qu’à chaque fois nous voyons quelque chose de nouveau et avons de nouvelles expériences.
Pourquoi y aller ?
-pour le climat : particulièrement en saison sèche (de décembre à mars) les températures sont particulièrement agréables : 25-30° et humide en zone tropicale et 20-25° et sec dans les hautes terres (frais la nuit). Le Guatemala est appelé le pays du printemps perpétuel.
-pour la flore et la faune : le photographe nature frustré par le manque de sujets sur nos terres devenues un désert biologique par l’emploi immodéré des pesticides affectant même nos réserves naturelles trouvera au Guatemala particulièrement dans les zones tropicales quantités de sujets : animaux oiseaux, papillons, fleurs, plantes et arbres exotiques même si là aussi une évolution défavotrable se fait sentir et si un peu de patience est parfois nécessaire
-pour la rencontre d’autres cultures : de riches vestiges mayas sont visibles et encore aujourd’hui leurs descendants sont majoritaires dans le pays et perpétuent leurs traditions. De plus la population est particulièrement aimable et vous vient en aide très facilement.
-pour les paysages et les phénomènes naturels : c’est le pays des volcans. On peut en voir encore deux en activité quasi permanente et ils ont façonné les paysages du pays. En zone tropicale on peut parcourir la forêt vierge ou naviguer en
kayak dans les canaux de la mangrove.
-Pour le rapport qualité prix : le coût de la vie sur place est faible (nourriture, transports). Les hôtels sont corrects et très abordables. Le système de transport fonctionne très bien.
-pour la nourriture originale, saine et savoureuse : les portions de viande sont plus petites, plus de légumes et plus de fruits de variétés inconnues chez nous. C'est donc une nourriture très saine.
Quelques informations :
-on ne s’en rend pas vraiment compte en Europe mais notre pouvoir d’achat a sacrément baissé entre 2010 et 2019 puisque le taux de change est passé de 11,15 Quetzals pour un Euro à 8,5 en 2016 et 8 actuellement.
-la sécurité est bonne sauf dans certaines zones de Guatemala City. La police est bien présente et attentive. Il faut cependant prendre les précaution d’usage : ne pas traîner dans des zones louches, ne prendre que l’argent nécessaire, laisser passeports, carte de crédit et argent sous clé à l’hôtel (prendre une copie du passeport sur soi), ne pas exhiber d’appareils coûteux.
-les vols sont longs : rester plusieurs semaines si possible y compris deux semaines en zone tropicale qui est la plus intéressante au point de vue naturelle
-apprendre les expressions usuelles en Espagnol. Tout le monde ne parle pas anglais et encore moins le français
-le nombre des touristes a sensiblement augmenté particulièrement le tourisme interne. C’est donc le moment d’y aller avant qu’il n’y ait foule.
-le système de transport est très souple et fonctionne très bien : -bus pullman de luxe pour les longs trajets (y compris de nuit) -shuttles - chicken bus (très bon- marché) -lanchas publiques - tuk-tuk pour les courtes distance -taxis Cela fait penser à un chaos organisé mais cela marche comme sur des roulettes. Toujours convenir du prix avant de monter. Dans les chicken bus demander le prix aux autres passagers.
Les chicken bus sont vraiment pas chers et si on peut occuper une bonne place au départ, ni moins confortables ni moins rapides que les shuttles où on est parfois entassés.
La population vous renseigne volontiers sur l’emplacement des arrêts pour une destination donnée. Dès que vous vous en approchez des adjutantes vous abordent, vous demandent où vous allez et vous remettent dans les mains de l’adjudantes du bon bus. Aux correspondances l’adjutante de votre destination suivante vient vous trouver immédiatement , vous fait monter dans le bus et fixe vos bagages sur le toit. Ce sont de vrais acrobates.
L’offre de logement est variable. On trouve beaucoup d’hôtels très corrects à des prix abordables comme des hôtels luxueux avec des prix conséquents plutôt fréquentés par les américains.
La même chose vaut pour les restaurants. A Chichi par exemple suivant le luxe et la situation vous paierez le même repas plus de 100 Quetzales par personne , ou 75 Quetzales ou 30 quetzales boissons comprises. Le dernier prix correspondait à un petit restaurant en dehors du centre, avec un patron très sympa, une nourriture savoureuse et plus de propreté que dans le restaurant le plus cher , par ailleurs complètement vide. Nous avons pris nos repas à maintes reprises dans des comedors , près des marchés , à des prix imbattables (15 quetzales boissons comprises) pour une excellente nourriture (souvent des plats mijottés). Jamais n’où n’avons eu de problèmes digestifs.
Gare de chicken bus

Chicken bus et tuk tuk

Matériel photo :
En zone tropicale un appareil tropicalisé est indispensable. J’ai utilisé un bridge FZ300 pour sa légéreté , sa polyvalence et le fait qu’il est tropicalisé mais son petit capteur a été à la peine dans la forêt car le ciel a été couvert plus que de coutume et son autofocus n’est pas toujours précis surtout en basse luminosité. Les photos ne sont donc pas toujours terribles et un certain nombre ont du être éliminées.
Itinéraire :
Nous sommes partis avec Iberia par Madrid .L’avion a aterri vers 18h. Cela nous a donné le temps d’aller en taxi à la gare routière pour prendre un bus de luxe de nuit Linea Dorada très confortable vers Santa-Elena près de Flores. Sur place nous avons pris un bus public vers El Remate et y sommes restés une semaine pour visiter les temples et faire des promenades en forêt tropicale et sur les rives du lac de Flores.
D’El Remate nous avons été en taxi au terminal de bus d’El Remate d’où on a pris un bus de luxe pour Rio Dulce où nous devions prendre une lancha pour une finca entre Rio Dulce et Livingston. Le débarcadère est avant un pont qui fait 3km : il faut donc demander pour descendre avant. Nous avons fait des excursions en forêt tropical et en kayak dans la mangrove et sur le fleuve.
Après une semaine passée dans un bungalow dans la jungle au bord du fleuve nous sommes retournés à Rio Dulce et avons pris un bus de luxe Litegua vers Guatemala City. Au terminal nous avons pris un taxi vers Antigua . Nous y sommes restés 4 nuits. Visite de la ville et environs.
D’Antigua nous avons pris un shuttle vers Quetzaltenango (Xela) et y sommes restés 4 nuits. Excursion sur le belvédère du volcan Santiaguito et aux sources chaudes Fuentes Georghinas
De Xela nous avons pris un chicken bus (appelé camioneta) vers Chichicastenango pour voir le marché traditionnel et les traditions locales ainsi que la ville voisine de Quiché.
Après 4 jours nous sommes retournés à Antigua en chicken bus (avec changement à Chimaltenango) pour nous reposer quelques jours avant notre long vol de retour et nous balader dans la ville et sur les pentes du volcan Agua.
Séjour à El Remate
El Remate est 30 km plus près de Tikal que Flores où les gens logent généralement pour visiter les temples Mayas. C’est donc un lieu idéal pour visiter les sites de Tikal et de Yaxha. Les promenades le long du lac de Florès permettent de découvrir des oiseaux, des papillons, des fleurs. La visite du Biotopo permet de parcourir la forêt tropical sur des sentiers bien balisés.
Lac de Florès :
Voici quelques photos d’oiseaux aquatiques , d’un lézard à crête qui peut courir à la surface de l’eau et de papillons vivant sur la rive






Biotopo :
Chou blanc pour les photos. Les oiseaux et animaux semblent se tenir à l’écart des sentiers. On entend les cris des singes hurleurs mais ils restent éloignés. Restent les plantes et le paysage.

Temples de Yaxha :
Les temples bien que spectaculaires ne sont pas aussi impressionants que Tikal. Par contre la vie sauvage est plus présente : beaucoup de singes (araignée ou hurleurs) et beaucoup d’oiseaux. On visite les temples en suivant des sentiers traçés dans la forêt.



Temples de Tikal :
Le principe est le même. On suit des sentiers balisés. Les temples forment des ensembles très spectaculaires. On voit des singes (même s’ils sont moins nombreux qu’à Yaxha ) et de beaux oiseaux.





Logement :
Nous avons logé dans des bungalows dispersés au milieu des arbres en bordure de forêt ce qui nous a valu la visite d’oiseaux et animaux divers dont un singe hurleur



La suite à bientôt.
-le système de transport est très souple et fonctionne très bien : -bus pullman de luxe pour les longs trajets (y compris de nuit) -shuttles - chicken bus (très bon- marché) -lanchas publiques - tuk-tuk pour les courtes distance -taxis Cela fait penser à un chaos organisé mais cela marche comme sur des roulettes. Toujours convenir du prix avant de monter. Dans les chicken bus demander le prix aux autres passagers.
Les chicken bus sont vraiment pas chers et si on peut occuper une bonne place au départ, ni moins confortables ni moins rapides que les shuttles où on est parfois entassés.
La population vous renseigne volontiers sur l’emplacement des arrêts pour une destination donnée. Dès que vous vous en approchez des adjutantes vous abordent, vous demandent où vous allez et vous remettent dans les mains de l’adjudantes du bon bus. Aux correspondances l’adjutante de votre destination suivante vient vous trouver immédiatement , vous fait monter dans le bus et fixe vos bagages sur le toit. Ce sont de vrais acrobates.
L’offre de logement est variable. On trouve beaucoup d’hôtels très corrects à des prix abordables comme des hôtels luxueux avec des prix conséquents plutôt fréquentés par les américains.
La même chose vaut pour les restaurants. A Chichi par exemple suivant le luxe et la situation vous paierez le même repas plus de 100 Quetzales par personne , ou 75 Quetzales ou 30 quetzales boissons comprises. Le dernier prix correspondait à un petit restaurant en dehors du centre, avec un patron très sympa, une nourriture savoureuse et plus de propreté que dans le restaurant le plus cher , par ailleurs complètement vide. Nous avons pris nos repas à maintes reprises dans des comedors , près des marchés , à des prix imbattables (15 quetzales boissons comprises) pour une excellente nourriture (souvent des plats mijottés). Jamais n’où n’avons eu de problèmes digestifs.
Gare de chicken bus

Chicken bus et tuk tuk

Matériel photo :
En zone tropicale un appareil tropicalisé est indispensable. J’ai utilisé un bridge FZ300 pour sa légéreté , sa polyvalence et le fait qu’il est tropicalisé mais son petit capteur a été à la peine dans la forêt car le ciel a été couvert plus que de coutume et son autofocus n’est pas toujours précis surtout en basse luminosité. Les photos ne sont donc pas toujours terribles et un certain nombre ont du être éliminées.
Itinéraire :
Nous sommes partis avec Iberia par Madrid .L’avion a aterri vers 18h. Cela nous a donné le temps d’aller en taxi à la gare routière pour prendre un bus de luxe de nuit Linea Dorada très confortable vers Santa-Elena près de Flores. Sur place nous avons pris un bus public vers El Remate et y sommes restés une semaine pour visiter les temples et faire des promenades en forêt tropicale et sur les rives du lac de Flores.
D’El Remate nous avons été en taxi au terminal de bus d’El Remate d’où on a pris un bus de luxe pour Rio Dulce où nous devions prendre une lancha pour une finca entre Rio Dulce et Livingston. Le débarcadère est avant un pont qui fait 3km : il faut donc demander pour descendre avant. Nous avons fait des excursions en forêt tropical et en kayak dans la mangrove et sur le fleuve.
Après une semaine passée dans un bungalow dans la jungle au bord du fleuve nous sommes retournés à Rio Dulce et avons pris un bus de luxe Litegua vers Guatemala City. Au terminal nous avons pris un taxi vers Antigua . Nous y sommes restés 4 nuits. Visite de la ville et environs.
D’Antigua nous avons pris un shuttle vers Quetzaltenango (Xela) et y sommes restés 4 nuits. Excursion sur le belvédère du volcan Santiaguito et aux sources chaudes Fuentes Georghinas
De Xela nous avons pris un chicken bus (appelé camioneta) vers Chichicastenango pour voir le marché traditionnel et les traditions locales ainsi que la ville voisine de Quiché.
Après 4 jours nous sommes retournés à Antigua en chicken bus (avec changement à Chimaltenango) pour nous reposer quelques jours avant notre long vol de retour et nous balader dans la ville et sur les pentes du volcan Agua.
Séjour à El Remate
El Remate est 30 km plus près de Tikal que Flores où les gens logent généralement pour visiter les temples Mayas. C’est donc un lieu idéal pour visiter les sites de Tikal et de Yaxha. Les promenades le long du lac de Florès permettent de découvrir des oiseaux, des papillons, des fleurs. La visite du Biotopo permet de parcourir la forêt tropical sur des sentiers bien balisés.
Lac de Florès :
Voici quelques photos d’oiseaux aquatiques , d’un lézard à crête qui peut courir à la surface de l’eau et de papillons vivant sur la rive






Biotopo :
Chou blanc pour les photos. Les oiseaux et animaux semblent se tenir à l’écart des sentiers. On entend les cris des singes hurleurs mais ils restent éloignés. Restent les plantes et le paysage.

Temples de Yaxha :
Les temples bien que spectaculaires ne sont pas aussi impressionants que Tikal. Par contre la vie sauvage est plus présente : beaucoup de singes (araignée ou hurleurs) et beaucoup d’oiseaux. On visite les temples en suivant des sentiers traçés dans la forêt.



Temples de Tikal :
Le principe est le même. On suit des sentiers balisés. Les temples forment des ensembles très spectaculaires. On voit des singes (même s’ils sont moins nombreux qu’à Yaxha ) et de beaux oiseaux.





Logement :
Nous avons logé dans des bungalows dispersés au milieu des arbres en bordure de forêt ce qui nous a valu la visite d’oiseaux et animaux divers dont un singe hurleur



La suite à bientôt.
Road trip de 3 semaines dans l'Ouest américain en solo English translation pending
Hello,
Prenant beaucoup de plaisir à lire tous vos carnets, sans compter que cela m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage. Il est temps de m'y mettre aussi.
Tout d'abord, je voyage en solo, à petit budget: soit du camping, soit des auberges de jeunesse. je préfère le terme anglais de hostel car le terme jeunesse ne me convient plus vraiment.
Je suis partie en juillet 2018 en suivant le parcours:
- San Francisco
- Yosemite
- Sequoia
- Las vegas
- Bryce canyon
- Moab
- Monument valley
- Grand Canyon
- San Diego
- Los Angeles
Il ne faut pas s'attendre à la découverte de trails cachés avec moi, c'était une première (pas tout à fait, j'ai fait un voyage organisé il y a 20 ans), des gros classiques qui m'ont toutefois enchantée. Je suis un peu paradoxal, j'aime la nature, surtout les animaux sauvages que je recherche en permanence mais aussi les grandes villes bien que je me sens vite oppressée par la foule.
Idées trek sans guide et solo pendant 12 à 14 jours au Népal English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens recoller l'avis et conseils de la communauté. Je pars du 28/02 au 16/03 en direction de ce magnifique pays de la randonnée soit 16 jours sur place.
Je pars solo (ce n'est pas la première fois) et mon objectif est de marcher de la randonnée avec de magnifique paysage. Adepte de randonnées et de voyage en mode tente et nuit en sommet, j'ai décidé pour ce voyage de ne pas prendre ma tente mais de dormir chez l'habitant (Lodge ou petite maison de préférence).
J'ai l'habitude de chercher vraiment les zones le moins touristiques possibles mais si je sais d'avance que je ne vais pas pouvoir éviter le monde tout le temps au Népal. Le tour des Annapurna en passant par les petits sentiers et éviter au maximun la piste de 4x4 est une option mais il y a tellement d'autre endroit que j'attends de vos conseils.
Voyageant solo et ne voulant pas de guide, je sais que je suis bloqué our certains parc. J'aimerai avoir votre avis sur les meilleurs treks à réaliser et en favorisant les lieux les plus éloignés?
Merci de votre aide et conseil. Damien
Je viens recoller l'avis et conseils de la communauté. Je pars du 28/02 au 16/03 en direction de ce magnifique pays de la randonnée soit 16 jours sur place.
Je pars solo (ce n'est pas la première fois) et mon objectif est de marcher de la randonnée avec de magnifique paysage. Adepte de randonnées et de voyage en mode tente et nuit en sommet, j'ai décidé pour ce voyage de ne pas prendre ma tente mais de dormir chez l'habitant (Lodge ou petite maison de préférence).
J'ai l'habitude de chercher vraiment les zones le moins touristiques possibles mais si je sais d'avance que je ne vais pas pouvoir éviter le monde tout le temps au Népal. Le tour des Annapurna en passant par les petits sentiers et éviter au maximun la piste de 4x4 est une option mais il y a tellement d'autre endroit que j'attends de vos conseils.
Voyageant solo et ne voulant pas de guide, je sais que je suis bloqué our certains parc. J'aimerai avoir votre avis sur les meilleurs treks à réaliser et en favorisant les lieux les plus éloignés?
Merci de votre aide et conseil. Damien
Acceptation du risque en voyage English translation pending
Risque et voyage
Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
Walt Disney World en détails English translation pending
Bonjour,
Comme je me fait toujours un compte-rendu de mes voyages, je le publie également ici pour en faire profiter aux autres. Si vous avez des questions n'hésitez pas :)
Séjour du 24 novembre au 3 décembre 2018
Nous serons 4 pour ce voyage, moi, ma mère, ma fille de 9 ans et mon gars de 6 ans. Nous logeons à l'hôtel Pop Century Resort qui fait partie de Disney, c'est un value. Nous faisons 7 jours de parc en plus d'une journée de visites d'hôtels luxueux et Disney Springs
Préparation
Nous avons planifié ce voyage une bonne année d’avance. Il y a énormément de choses à planifier, l’hôtel, les réservations de restaurants et de FastPass, le déroulement des journées pour ne pas rater les parades et les divers spectacles. Toutes les réservations se font en ligne, sur le site de Disney, My Disney Experience (MDE), on peut aussi y trouver les horaires des parcs et spectacles ainsi que les descriptions et menus des restaurants. Le wi-fi est disponible gratuitement partout dans les parcs et dans les hôtels, on peut donc facilement utiliser l’application pour vérifier ou modifier nos plans. Je décris rapidement quelques points importants.
FastPass+ (FP) : Nous avons droit à 3 par jour par personne, c’est gratuit et la réservation se fait 60 jours avant l’arrivée. Il faut privilégier les manèges qui auront beaucoup d’attente et ainsi pouvoir gagner du temps sur place. La réservation est faite à une heure fixe et nous avons une heure après pour se présenter à l’entrée FP du manège. Une fois les 3 utilisés dans la journée, nous pouvons aller en réserver d’autres directement sur MDE, selon les disponibilités restantes.
Restaurant : Il y a 2 types de restaurants, les « tables » qui peuvent être réservés 180 jours avant l’arrivée. C’est conseillé de le faire, particulièrement pour ceux où on peut rencontrer les personnages. Il y a aussi les « quick », il y en a beaucoup dans les parcs et ne peuvent pas être réservés. Dans certains « quick » tu peux passer ta commande à l’avance dans MDE, mais on n’a pas testé.
Magic Band : C’est un bracelet à puce remis lors du checkin à l’hôtel. Chaque personne en a un, on peut choisir notre couleur préférée d’avance sur MDE. Il sert de carte pour entrer dans la chambre, de billet pour entrer dans les parcs, les réservations de restaurants et de FP y sont enregistrées. Il sert aussi pour enregistrer les photos prises par les photographes Disney et pour les paiements. Pas besoin de traîner d’argent, tu scannes le bracelet et c’est payé!
Memory Maker (MM) : C’est un forfait photo qui peut être acheté avant le voyage (ou après mais plus cher). Dans les parcs, il y a des photographes officiels un peu partout et on peut se faire prendre en photo par eux, on scanne ensuite notre Magic Band et ça s’enregistre dans notre compte MDE. De retour à la maison, on peut aller downloader toutes les photos prises. On a également les photos et vidéos pris dans les manèges. Certains photographes peuvent aussi faire des Magic Shots, ils nous demandent de nous placer dans une position quelconque et lorsque nous voyons la photo, il y a une surprise dans l’image.
Jour 1 – 24 novembre 2018
Ma mère vient dormir chez moi la veille. Lever à 6h AM et direction aéroport. La route se passe très bien, on se stationne au Park N Fly et on va enregistrer nos valises. On passe les contrôles de sécurité, il n’y a aucune file et ça passe très vite, au point où j’oublie de vider nos bouteilles d’eau, oups. L’agent m’escorte jusqu’au bac pour les vider et repasse les contrôles, ensuite les douanes, encore là personne. On rejoint notre porte et nos amis et leurs enfants qui sont sur le même vol que nous. Nous voyageons avec Delta.
L’avion décolle à l’heure, soit 10h52. Comme c’est un petit avion, il n’y a pas de télé individuelle. Nous faisons escale à La Guardia, on voit bien Manhattan lors de l’atterrissage. On va prendre un dîner, je prends un sandwich et les enfants se prennent différentes choses dans un buffet et c’est payé au poids. Je vois la facture ensuite pour mon sandwich, ouch (prix), le reste est correct comme prix considérant qu’on est dans un aéroport.
Vue de Manhattan
Notre 2e vol décolle à 15h et sur ce vol nous avons la télé, donc chacun écoute son film tranquille. On atterrit à Orlando à 18h et nous dirigeons rapidement vers le Magical Express, service d’autobus qui nous apporte à notre hôtel. Nous ne récupérons pas nos valises qui étaient en soute, la magie de Disney s’en occupe car nous avions déjà collé nos étiquettes jaunes avant notre départ de Montréal.
Magical Express
Le trajet dure environ 30 minutes puis on nous dépose à notre hôtel, le Pop Century Resort. On attend environ 5 minutes pour faire le check-in. On nous donne nos Magic Band et les enfants choisissent leurs macarons, Happy Birthday et First Visit. Nous avions commandé une épicerie à l’avance sur Garden Grocer, je la récupère à l’endroit prévu, tout est complet et ça va nous permettre d’économiser quelques repas.
Vue de notre chambre

Notre chambre est dans la section des années 50, le bloc 4. Nous déposons nos choses et allons souper au Food Court. Nous n’avons pas de plan repas, on doit payer avec nos Magic Band, ça fonctionne bien. On divise les repas avec les enfants, les portions sont d’une bonne grosseur. Après le souper, les enfants vont se baigner un peu et ensuite on se prépare pour le dodo et la journée du lendemain. On reçoit nos valises vers 22h.
Comme je me fait toujours un compte-rendu de mes voyages, je le publie également ici pour en faire profiter aux autres. Si vous avez des questions n'hésitez pas :)
Séjour du 24 novembre au 3 décembre 2018
Nous serons 4 pour ce voyage, moi, ma mère, ma fille de 9 ans et mon gars de 6 ans. Nous logeons à l'hôtel Pop Century Resort qui fait partie de Disney, c'est un value. Nous faisons 7 jours de parc en plus d'une journée de visites d'hôtels luxueux et Disney Springs
Préparation
Nous avons planifié ce voyage une bonne année d’avance. Il y a énormément de choses à planifier, l’hôtel, les réservations de restaurants et de FastPass, le déroulement des journées pour ne pas rater les parades et les divers spectacles. Toutes les réservations se font en ligne, sur le site de Disney, My Disney Experience (MDE), on peut aussi y trouver les horaires des parcs et spectacles ainsi que les descriptions et menus des restaurants. Le wi-fi est disponible gratuitement partout dans les parcs et dans les hôtels, on peut donc facilement utiliser l’application pour vérifier ou modifier nos plans. Je décris rapidement quelques points importants.
FastPass+ (FP) : Nous avons droit à 3 par jour par personne, c’est gratuit et la réservation se fait 60 jours avant l’arrivée. Il faut privilégier les manèges qui auront beaucoup d’attente et ainsi pouvoir gagner du temps sur place. La réservation est faite à une heure fixe et nous avons une heure après pour se présenter à l’entrée FP du manège. Une fois les 3 utilisés dans la journée, nous pouvons aller en réserver d’autres directement sur MDE, selon les disponibilités restantes.
Restaurant : Il y a 2 types de restaurants, les « tables » qui peuvent être réservés 180 jours avant l’arrivée. C’est conseillé de le faire, particulièrement pour ceux où on peut rencontrer les personnages. Il y a aussi les « quick », il y en a beaucoup dans les parcs et ne peuvent pas être réservés. Dans certains « quick » tu peux passer ta commande à l’avance dans MDE, mais on n’a pas testé.
Magic Band : C’est un bracelet à puce remis lors du checkin à l’hôtel. Chaque personne en a un, on peut choisir notre couleur préférée d’avance sur MDE. Il sert de carte pour entrer dans la chambre, de billet pour entrer dans les parcs, les réservations de restaurants et de FP y sont enregistrées. Il sert aussi pour enregistrer les photos prises par les photographes Disney et pour les paiements. Pas besoin de traîner d’argent, tu scannes le bracelet et c’est payé!
Memory Maker (MM) : C’est un forfait photo qui peut être acheté avant le voyage (ou après mais plus cher). Dans les parcs, il y a des photographes officiels un peu partout et on peut se faire prendre en photo par eux, on scanne ensuite notre Magic Band et ça s’enregistre dans notre compte MDE. De retour à la maison, on peut aller downloader toutes les photos prises. On a également les photos et vidéos pris dans les manèges. Certains photographes peuvent aussi faire des Magic Shots, ils nous demandent de nous placer dans une position quelconque et lorsque nous voyons la photo, il y a une surprise dans l’image.
Jour 1 – 24 novembre 2018
Ma mère vient dormir chez moi la veille. Lever à 6h AM et direction aéroport. La route se passe très bien, on se stationne au Park N Fly et on va enregistrer nos valises. On passe les contrôles de sécurité, il n’y a aucune file et ça passe très vite, au point où j’oublie de vider nos bouteilles d’eau, oups. L’agent m’escorte jusqu’au bac pour les vider et repasse les contrôles, ensuite les douanes, encore là personne. On rejoint notre porte et nos amis et leurs enfants qui sont sur le même vol que nous. Nous voyageons avec Delta.
L’avion décolle à l’heure, soit 10h52. Comme c’est un petit avion, il n’y a pas de télé individuelle. Nous faisons escale à La Guardia, on voit bien Manhattan lors de l’atterrissage. On va prendre un dîner, je prends un sandwich et les enfants se prennent différentes choses dans un buffet et c’est payé au poids. Je vois la facture ensuite pour mon sandwich, ouch (prix), le reste est correct comme prix considérant qu’on est dans un aéroport.
Vue de Manhattan

Notre 2e vol décolle à 15h et sur ce vol nous avons la télé, donc chacun écoute son film tranquille. On atterrit à Orlando à 18h et nous dirigeons rapidement vers le Magical Express, service d’autobus qui nous apporte à notre hôtel. Nous ne récupérons pas nos valises qui étaient en soute, la magie de Disney s’en occupe car nous avions déjà collé nos étiquettes jaunes avant notre départ de Montréal.
Magical Express

Le trajet dure environ 30 minutes puis on nous dépose à notre hôtel, le Pop Century Resort. On attend environ 5 minutes pour faire le check-in. On nous donne nos Magic Band et les enfants choisissent leurs macarons, Happy Birthday et First Visit. Nous avions commandé une épicerie à l’avance sur Garden Grocer, je la récupère à l’endroit prévu, tout est complet et ça va nous permettre d’économiser quelques repas.
Vue de notre chambre


Notre chambre est dans la section des années 50, le bloc 4. Nous déposons nos choses et allons souper au Food Court. Nous n’avons pas de plan repas, on doit payer avec nos Magic Band, ça fonctionne bien. On divise les repas avec les enfants, les portions sont d’une bonne grosseur. Après le souper, les enfants vont se baigner un peu et ensuite on se prépare pour le dodo et la journée du lendemain. On reçoit nos valises vers 22h.
Aideii Echeii Cliffs, Aetchi Baetchi Valley, Ha Ho No Geh Canyon… et quelques autres lieux du SouthWest English translation pending
Ayant pris goût l’an passé à vous raconter ma « petite » escapade à Reflection canyon, voyageforum.com/...experience-d8141703/ je me lance cette année dans le récit de mon dernier trip de 8 jours dans l’Ouest américain, (mon 7ème ) réalisé fin octobre /début novembre 2018. Pas de grandes randonnées en backpacking cette année mais une succession de spots que je rêvais de découvrir depuis un certain temps, pour certains très peu voire jamais visités ! Vous trouverez dans ce récit une sélection de photos, mais l’intégralité peut être visualisée sur mon site internet www.progshots.com ( et c'est un peu le but aussi en fait …;-)..)
Mais revenons au commencement. Mars 2018, annonce d’Air France : vols en promotion à saisir dont un Paris/ Las Vegas via Los Angeles à … 500 euros AR + bagages, période possible fin octobre. Appel à ma femme Valérie dans la foulée, lui demandant si elle a la possibilité de prendre des vacances à ce moment-là, réponse positive et hop vacances bloquées pour 10 jours car pas de possibilité de prendre plus malheureusement . Malheureusement, pas de vol au même prix sur Salt Lake City, ce qui m’aurait plutôt arrangé, car j’aurais alors loué mon 4x4 directement à Rugged Rental….Dans le même temps je commence donc à chercher une location intéressante de 4x4 sur LV, et je tombe un peu par hasard sur une annonce de SIXT proposant et surtout GARANTISSANT, un Jeep Wrangler 2 portes, que je réserve dans la foulée (sans trop y croire cependant…)
J’élabore alors un programme sur une surface relativement restreinte compte tenu des 8 jours uniquement que nous passerons sur place afin d’optimiser au mieux le rapport visites/nombre de km, en me focalisant sur des sites que je souhaite visiter de longue date. Après de longs tâtonnements, ma wish list ( avec plans A et plans B et C…) se dessine :
- Région d’Escalante
o Cosmic Ashtray ( aka The Volcano)
o Aetchi Baetch valley (aka Little valley)
o Hexengarten (aka vallée de sorcières)
o Spooky et Peek a boo slot Canyons
o Cedar wash arch
o Sunset arch
o Traversée Big Horn canyon – Zebra Slot par Harris Wash
o Kodachrome Basin
- Région de Tuba city
o Aideii Echeii Cliffs ( Bivouac)
o Ha Ho No Geh canyon
o Red Lake (2ème visite mais en détail)
- Region de Page
o Yellow Rock
o Alstrom Point (Bivouac)
o White Pocket ( Bivouac) 2ème visite
o Traversée Red top Yellow Rock
o Spencer trail
o The New Wave ( aka “Wild-ere Land”)
o Traversée Wire pass/ Buckskin Gulch/West Clark Bench
Comme vous le voyez, des traversées étaient initialement prévues. En effet, rapidement après notre réservations, un couple d’amis Christine et Philippe, attirés également par le prix attractif du billet, nous ont sollicités pour venir découvrir pour la première fois l’ouest américain, mais en souhaitant éviter la cohue des parcs nationaux traditionnels. En quelques heures l’affaire était réglée, et 48h plus tard ils étaient en possession des précieux billets d’avion et d’une réservation de SUV 4x4 chez SIXT (mais pas de deuxième Wrangler possible …).
Le 26/10 arrivée en fin de journée à Las Vegas, via Los Angeles en Airbus A380, après avoir survolé Zion,
Valley of Fire,
et une zone probable d’atterissage pour Aliens…..
Réservation faite au Mardi Gras Hotel et Casino, pas loin de l’aéroport (95.30 USD au total taxe comprise)
Au comptoir de SIXT Philippe touche un Kia 4x4 (Ce qui ne m’emballe pas du tout) qu’il avait prépayé et moi ….pas de Wrangler (je m’y attendais … !) Ca commence plutôt mal . En fait il y en avait bien un, mais il vient de revenir cabossé et doivent le réparer. Il me propose un GMC high clearance à la place. J’insiste et finalement on me propose de revenir le demain matin, il y aura bien un Wrangler m’assurent-ils.
Nous rentrons donc à l’hôtel avec le Kia, et le lendemain matin à 9h je suis de nouveau au comptoir de SIXT avec Philippe. Quelques instants plus tard la merveille apparait : un magnifique Jeep Wrangler Sahara, grand modèle 4 portes, d’un éclatant rouge vif, avec d’énormes pneus, roue de secours, etc…. inespéré, … mais ils me l’avaient garantie (en petit modèle). Problème, il est plus cher de 20 dollars par jour. Néanmoins nous décidons après rapide conciliabule de changer nos plans. N’ayant pas encore payé, je propose d’annuler ma réservation et Philippe d’échanger son Kia pour le Wrangler moyennant majoration. Assurances tout risque par ailleurs et conducteur supplémentaire pour dix jours, le budget pour le Wrangler 4 portes revient au même que les deux 4x4 précédents cumulés, mais nous partageons le budget à deux couples et serons donc 4 dans le même véhicule ce qui sera au total beaucoup plus sympa pour nos trajets durant ces vacances. Par contre, adieu les traversées… Pas grave, il y a largement de quoi faire par ailleurs !! SIXT est hyper arrangeant, ne fait aucun problème pour cette transaction et en quelques minutes, l’affaire est réglée. Bonne pioche !

Tout cela nous quand même retardé. Un petit tour par le Wallmart habituel qui se prolonge et nous ne prenons la direction d’Escalante que vers onze heures. Petite pause déjeuner vers St Georges et nous prenons ensuite la direction de la route 14 entre Cedar city et la 89. C’est une route de montagne absolument magnifique, qui passe à proximité du Parc de Cedar Breaks, à travers la Dixie National Forest et que je ne connaissais pas encore.
Elle n’est toutefois pas très rapide et c’est assez tard que nous arrivons à Bryce canyon que nous avons décidé de montrer à nos amis néophytes de l’Ouest américain (on ne vas pas voir Paris sans voir la tour Eiffel, non … ?)
A l’entrée la préposée du fait de l’heure ne nous fait pas payer, car nous ne couchons pas dans le parc, et nous fonçons direct vers Inspiration Point plutôt que Sunset point le bien nommé. L’ombre puis le soleil se couche rapidement et nous sommes un peu désappointés de ne pas en profiter plus. Mais Bryce canyon va récompenser notre fidélité (3ème visite). Nous allons assister à l’un de nos plus beaux post-coucher de soleil, les images parlent d’elles même….






Après ce (premier, mais nous ne le savons pas encore) feu d’artifice, nous rejoignons en une heure Escalante et établissons notre camp de base à Escalante Outfitters où deux cabines sont réservées pour trois jours. J’adore ce lieu….. (55 dollars par nuit et par cabine soit 49 euros par jour et par cabine) Le lendemain, début des choses sérieuses. Au programme : Cosmic Ashtray. Lever 6h du matin, petit déjeuner rapide sur les marches de notre cabine avec notre réchaud (le restaurant est fermé à cette heure) et départ pour le lever de soleil à Head of the Rock Overlook.
Somptueux, puis petit coucou à l’un de mes hoodoos préférés (3ème visite !)



Nous prenons ensuite la Old Sheffield road et nous garons à son extrémité. Du moins je le pensais, mais le chemin est en fait carrossable beaucoup plus loin et nous faisons 20 mn de marche supplémentaire jusqu’au trailhead…Ensuite après avoir suivi un bon chemin pendant une demie heure, cap au sud est et on se dirige au GPS dans du slickrock avec un magnifique paysage vers l’est en direction des gorges de l’Escalante .
et des petits champs de moquis marbles


suite……...
Valley of Fire,
et une zone probable d’atterissage pour Aliens…..
Réservation faite au Mardi Gras Hotel et Casino, pas loin de l’aéroport (95.30 USD au total taxe comprise)
Au comptoir de SIXT Philippe touche un Kia 4x4 (Ce qui ne m’emballe pas du tout) qu’il avait prépayé et moi ….pas de Wrangler (je m’y attendais … !) Ca commence plutôt mal . En fait il y en avait bien un, mais il vient de revenir cabossé et doivent le réparer. Il me propose un GMC high clearance à la place. J’insiste et finalement on me propose de revenir le demain matin, il y aura bien un Wrangler m’assurent-ils.
Nous rentrons donc à l’hôtel avec le Kia, et le lendemain matin à 9h je suis de nouveau au comptoir de SIXT avec Philippe. Quelques instants plus tard la merveille apparait : un magnifique Jeep Wrangler Sahara, grand modèle 4 portes, d’un éclatant rouge vif, avec d’énormes pneus, roue de secours, etc…. inespéré, … mais ils me l’avaient garantie (en petit modèle). Problème, il est plus cher de 20 dollars par jour. Néanmoins nous décidons après rapide conciliabule de changer nos plans. N’ayant pas encore payé, je propose d’annuler ma réservation et Philippe d’échanger son Kia pour le Wrangler moyennant majoration. Assurances tout risque par ailleurs et conducteur supplémentaire pour dix jours, le budget pour le Wrangler 4 portes revient au même que les deux 4x4 précédents cumulés, mais nous partageons le budget à deux couples et serons donc 4 dans le même véhicule ce qui sera au total beaucoup plus sympa pour nos trajets durant ces vacances. Par contre, adieu les traversées… Pas grave, il y a largement de quoi faire par ailleurs !! SIXT est hyper arrangeant, ne fait aucun problème pour cette transaction et en quelques minutes, l’affaire est réglée. Bonne pioche !

Tout cela nous quand même retardé. Un petit tour par le Wallmart habituel qui se prolonge et nous ne prenons la direction d’Escalante que vers onze heures. Petite pause déjeuner vers St Georges et nous prenons ensuite la direction de la route 14 entre Cedar city et la 89. C’est une route de montagne absolument magnifique, qui passe à proximité du Parc de Cedar Breaks, à travers la Dixie National Forest et que je ne connaissais pas encore.
Elle n’est toutefois pas très rapide et c’est assez tard que nous arrivons à Bryce canyon que nous avons décidé de montrer à nos amis néophytes de l’Ouest américain (on ne vas pas voir Paris sans voir la tour Eiffel, non … ?)
A l’entrée la préposée du fait de l’heure ne nous fait pas payer, car nous ne couchons pas dans le parc, et nous fonçons direct vers Inspiration Point plutôt que Sunset point le bien nommé. L’ombre puis le soleil se couche rapidement et nous sommes un peu désappointés de ne pas en profiter plus. Mais Bryce canyon va récompenser notre fidélité (3ème visite). Nous allons assister à l’un de nos plus beaux post-coucher de soleil, les images parlent d’elles même….






Après ce (premier, mais nous ne le savons pas encore) feu d’artifice, nous rejoignons en une heure Escalante et établissons notre camp de base à Escalante Outfitters où deux cabines sont réservées pour trois jours. J’adore ce lieu….. (55 dollars par nuit et par cabine soit 49 euros par jour et par cabine) Le lendemain, début des choses sérieuses. Au programme : Cosmic Ashtray. Lever 6h du matin, petit déjeuner rapide sur les marches de notre cabine avec notre réchaud (le restaurant est fermé à cette heure) et départ pour le lever de soleil à Head of the Rock Overlook.

Somptueux, puis petit coucou à l’un de mes hoodoos préférés (3ème visite !)



Nous prenons ensuite la Old Sheffield road et nous garons à son extrémité. Du moins je le pensais, mais le chemin est en fait carrossable beaucoup plus loin et nous faisons 20 mn de marche supplémentaire jusqu’au trailhead…Ensuite après avoir suivi un bon chemin pendant une demie heure, cap au sud est et on se dirige au GPS dans du slickrock avec un magnifique paysage vers l’est en direction des gorges de l’Escalante .

et des petits champs de moquis marbles


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Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Boucle au Maroc à moto en septembre English translation pending
Bonjour à tous
Je vais traverser le Maroc de Tanger jusqu'à Agadir par l'Atlas et remonter le long de la côte (4 personnes, 3 motos).
Je prendrai le ferry, Barcelone, Tanger, aller et retour.
Quels sont les endroits que vous me conseillez de visiter et les routes à faire.
Merci de vos réponses
Retour d'un mini tour de 8 jours dans l'île du Nord English translation pending
Bonjour et bonne année à tous, de bons et beaux voyages pour chacun !
Comme toujours je tiens à remercier tous ceux qui ont laissé de précieux renseignement sur ce forum qui m’ont permis de préparer ce voyage.
Ce tour est assez court car il est une introduction à une longue croisière qui partira d’Auckland et suivra la côte Est jusqu’aux Fjordlands : puis qui nous emmènera en Tasmanie et en Australie.
Nos étapes sont : 1 nuits à Auckland avant de prendre la voiture, 1 nuit à Hahei Beach, 2 nuits à Rotorua, 2 nuits à Taupo et 2 nuits à Auckland avant d’embarquer sur le bateau.

J’ai établi ce parcours en tenant compte de notre malheureuse expérience en Californie qui a souffert de la sur-fréquentation touristique. A force de lire qu’il y avait de plus en plus de visiteurs en Nouvelle Zélande…. J’ai évité les grands parcs trop touristiques, les plus connus et les plus fréquentés, qui sont souvent des machines à produire des $, avec trop, trop, de monde. Comme nous sommes en début de saison nous espérons pouvoir voyager sereinement.
J'ai souvent lu qu'il était bon de ne réserver ses hébergements qu'en dernière minute pour adapter son itinéraire et son planning à la météo. Ce n'est pas le choix que j’ai fait. Etant assez (beaucoup) attachée au confort et la qualité des hébergements (mais à prix raisonnable) j'ai préféré réserver bien à l'avance.
Notre objectif pendant ce voyage est simplement de voir, ressentir, admirer les espaces sauvages et les paysages hors du commun. Notre but n'est pas de rechercher l'adrénaline dans des expériences aventureuses très prisées, que nous préférons laisser à d'autres....
Pour être déjà allés deux fois dans ces terres lointaines (en 2009 et 2012), la condition sine qua non que nous avions fixée pour y retourner (…un jour), était de voyager en classe affaire. Et cela change tout.
A l’heure où la France et les journalistes se lamentent sur ce terrible et rituel changement d’horaire saisonnier, fatiguant et insurmontable, nous allons y échapper ! En montant dans l’avion nous oublions le temps qui passe et l’heure qui tourne. Il n’y a plus que notre bonheur de partir.
Auckland
Nous arrivons à Auckland le 31 octobre à 10:00 am, le débarquement et les contrôles bio-sanitaire et de police sont très rapides puisque nous sortons dans les premiers de l’avion.
A 11h15 nous sommes à notre hôtel et nous pouvons disposer de la chambre immédiatement. C’est plus un bel appartement qu’une chambre. Nous y sommes très bien et il est proche du centre-ville et de notre loueur de voiture pour demain matin.
Nous commençons par un petit tour à pieds pour faire quelques courses et se dégourdir les jambes. Dans le super marché Downtown les barquettes de viande sont bonnes à consommer pendant 3 mois ! Nous n’osons imaginer ce qu’ils mettent dessus pour un tel résultat.
Le temps n’est pas désagréable et nous voulons faire un tour en bateau dans la baie d’Auckland mais tout est déjà complet pour le seul départ de 13h45. Nous déambulons dans la ville un peu au hasard. Honnêtement pour cette journée je n’ai pas eu le courage de faire des photos.
En fin d’après-midi la fatigue commence à se faire sentir, nous marchons pour la combattre jusque Parnell Road. Bordée de belles maisons et de nombreux restaurants, c’est un beau quartier ancien très prisé qui date des premiers jours de la colonisation européenne.
Aujourd’hui c’est la fête d’Halloween qui se prépare, mais sans nous… Nous préférons opter pour une bonne nuit après un pique-nique et de délicieuse mangues.
Comme toujours je tiens à remercier tous ceux qui ont laissé de précieux renseignement sur ce forum qui m’ont permis de préparer ce voyage.
Ce tour est assez court car il est une introduction à une longue croisière qui partira d’Auckland et suivra la côte Est jusqu’aux Fjordlands : puis qui nous emmènera en Tasmanie et en Australie.
Nos étapes sont : 1 nuits à Auckland avant de prendre la voiture, 1 nuit à Hahei Beach, 2 nuits à Rotorua, 2 nuits à Taupo et 2 nuits à Auckland avant d’embarquer sur le bateau.

J’ai établi ce parcours en tenant compte de notre malheureuse expérience en Californie qui a souffert de la sur-fréquentation touristique. A force de lire qu’il y avait de plus en plus de visiteurs en Nouvelle Zélande…. J’ai évité les grands parcs trop touristiques, les plus connus et les plus fréquentés, qui sont souvent des machines à produire des $, avec trop, trop, de monde. Comme nous sommes en début de saison nous espérons pouvoir voyager sereinement.
J'ai souvent lu qu'il était bon de ne réserver ses hébergements qu'en dernière minute pour adapter son itinéraire et son planning à la météo. Ce n'est pas le choix que j’ai fait. Etant assez (beaucoup) attachée au confort et la qualité des hébergements (mais à prix raisonnable) j'ai préféré réserver bien à l'avance.
Notre objectif pendant ce voyage est simplement de voir, ressentir, admirer les espaces sauvages et les paysages hors du commun. Notre but n'est pas de rechercher l'adrénaline dans des expériences aventureuses très prisées, que nous préférons laisser à d'autres....
Pour être déjà allés deux fois dans ces terres lointaines (en 2009 et 2012), la condition sine qua non que nous avions fixée pour y retourner (…un jour), était de voyager en classe affaire. Et cela change tout.
A l’heure où la France et les journalistes se lamentent sur ce terrible et rituel changement d’horaire saisonnier, fatiguant et insurmontable, nous allons y échapper ! En montant dans l’avion nous oublions le temps qui passe et l’heure qui tourne. Il n’y a plus que notre bonheur de partir.
Auckland
Nous arrivons à Auckland le 31 octobre à 10:00 am, le débarquement et les contrôles bio-sanitaire et de police sont très rapides puisque nous sortons dans les premiers de l’avion.
A 11h15 nous sommes à notre hôtel et nous pouvons disposer de la chambre immédiatement. C’est plus un bel appartement qu’une chambre. Nous y sommes très bien et il est proche du centre-ville et de notre loueur de voiture pour demain matin.
Nous commençons par un petit tour à pieds pour faire quelques courses et se dégourdir les jambes. Dans le super marché Downtown les barquettes de viande sont bonnes à consommer pendant 3 mois ! Nous n’osons imaginer ce qu’ils mettent dessus pour un tel résultat.
Le temps n’est pas désagréable et nous voulons faire un tour en bateau dans la baie d’Auckland mais tout est déjà complet pour le seul départ de 13h45. Nous déambulons dans la ville un peu au hasard. Honnêtement pour cette journée je n’ai pas eu le courage de faire des photos.
En fin d’après-midi la fatigue commence à se faire sentir, nous marchons pour la combattre jusque Parnell Road. Bordée de belles maisons et de nombreux restaurants, c’est un beau quartier ancien très prisé qui date des premiers jours de la colonisation européenne.
Aujourd’hui c’est la fête d’Halloween qui se prépare, mais sans nous… Nous préférons opter pour une bonne nuit après un pique-nique et de délicieuse mangues.
De retour d'Ouganda: un voyage à prix modéré, c'est possible! English translation pending
Boujour,
J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda. Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :
Une destination plus “nature” que “culture” ; Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ; Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ; Une possibilité de se déplacer en transport collectif.
Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂
Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.
Le voyage en bref
Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.
Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.
Les transports :
Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.
Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).
Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.
Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...
Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.
Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.
Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !
Les hébergements
Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.
Les prix :
C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter… Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.
A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre. Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus. Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US
En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.
L’itinéraire Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)
Et maintenant, la suite.......
J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda. Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :
Une destination plus “nature” que “culture” ; Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ; Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ; Une possibilité de se déplacer en transport collectif.
Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂
Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.
Le voyage en bref
Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.
Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.
Les transports :
Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.
Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).
Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.
Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...
Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.
Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.
Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !
Les hébergements
Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.
Les prix :
C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter… Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.
A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre. Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus. Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US
En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.
L’itinéraire Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)
Et maintenant, la suite.......