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Travailler en Suisse: habiter en Suisse ou en France? English translation pending
by Tabarwouette · 2007-01-14 · 16 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je visite souvent le forum, et me voici à présent fraichement inscrite ... j'ai pas mal lu les anciennes discussions sur le sujet du travail en suisse j'aimerai bien avoir vos commentaires et expériences

Voila, je suis française de retour d'une année au québec et j'ai décidé de partir travailler en Suisse romande, ma recherche d'emploi avance, je sais pas encore dans quelle ville je vais travailler et j'avais l'intention d'habiter en Suisse (genève, Lausanne ou dans le coin), pour connaitre la culture, le pays, pour la qualité de vie... mais en lisant les anciennes discussions, je me demande si je fais pas une erreur... beaucoup de personnes conseillent aux français d'habiter en France évidemment à cause du coup de la vie, de l'assurance maladie..."la suisse est chère" est un commentaire qui revient souvent; J'ai pourtant l'impression qu'avec l'augmentation des prix liés à l'euro la différence est moins importante entre la france et la suisse... il reste que les loyers sont plus élevés en suisse..mais est ce que les prix dans les villes en zone frontalière ne sont pas également plus cher que dans le reste de la france? de plus lorsqu'on est frontalier il y a le prix du transport, essence, autoroute... et dernière chose les salaires sont plus élevés en suisse...

Considérant tout ça, est ce que c'est toujours vrai aujourd'hui qu'il est plus avantageux d'habiter en france, j'aimerai avoir votre avis parce que je me plante peut être...🤪 j'imagine que vous aussi vous vous êtes peut être posé la question... alors frontaliers, et résidents en Suisse j'attend vos expériences !!! merci d'avance, bonne soirée bye😛
Croisière en Égypte en septembre-octobre English translation pending
by Frely · 2006-12-16 · 9 replies
bonjour a tous comme beaucoup j'envisage de partir en croisieres suivi d'un sejour (classique) mais apres avoir lu de nombreux de post je m'apercois qu'il y a des critiques concernant ce genre de voyage mais pour une premiere visite je crois que c'est preferable de s'en tenir a cela aussi peux-t-on me renseigner sur le meilleur TO au point de vue confort confort, service, visite en francais, etc... de preference en partant de la belgique mais j'ai lu beaucoup de bien de STI a-t-il l'equivalent en belgique? en vous remerciant d'avance
Hôtel Fiesta Beach à Djerba English translation pending
by Pucetiti · 2006-11-26 · 3 replies
Bonjour à tous et à toutes Je pense déjà à nos prochaines vacances. J'ai lu de nombreux avis sur l'hôtel Fiesta Beach à Djerba. Ca passe du très bien aux cafards. Qu'en est-il vraiment? Nourriture, animation (très importante pour mon fils de 15 ans), propreté... Y a-t-il beaucoup de vacanciers francophones? Merci de m'aider.
Etat des bus Lhassa-Katmandou English translation pending
by Lula · 2006-08-14 · 1 reply
Bonjour à tous, Je risque de rejoindre le Tibet en janvier ou février cet hiver, ou les deux.

1)J'ai lu de tout et son contraire sur les cars rejoignant KTM (depuis Lhassa) pendant cette période. Je voudrais donc savoir l'état de ces cars... Sont-ce les mêmes que ceux dasn lesquels j'ai posé mon postérieur en Chine, c'est à dire avec des fenêtres qui ne ferment que de temps en temps, des fauteuils défoncés et des fumeurs invétèrés partout? Puis-je y avoir le faible espoir d'un peu de chauffage? y a t-il des arrêts pendant lesquels on trouve qlq chose de chaud à boire? Et puis pour dormir, c'est à l'intérieur? Faut emmener une tente?

2)les 4x4 Je sais qu'ils continuent à circuler. qui pourraient m'en parler?

Voilou! Merci d'avance pour vos réponses.
Requins ou dauphins au Sol Cayo Guillermo? English translation pending
by Voileliberté · 2006-06-20 · 5 replies
Bonjour tout le monde, nous partons le 7 juillet pour Cuba au Sol Cayo guillermo ! après tout ce que j'ai lu de bon sur cet endroit on a bien bien hâte, je me posait la question: y a t il des requins à cet endroit? est ce qu'il y a des gens qui en ont vu ? Il n'y a pas aucun forum où il est question de requins ou barracuda dans les eaux limpides de Cayo coco ? et sur une not plus agréable, est ce que l'on peut voir des dauphins du rivage ?
Abandonnez vos livres! (bookcrossing) English translation pending
by RémiB · 2006-05-22 · 26 replies
bonjour,

Connaissez-vous le bookcrossing ? Le principe est simple, on choisit un livre qu'on a lu et qui nous a plu (si possible), on l'enregistre sur le site www.bookcrossing.com, on lui colle une jolie étiquette avec un numéro et on le lâche dans la nature. Ensuite on peut suivre sur le site son parcours si le découvreur joue le jeu. Une bouteille à la mer littéraire ...

On peut aussi partir à la chasse grace aux indications données par la personne qui a relaché le livre.

Peut-etre que certains membres du forum font comme moi et emporte quelques livres en voyage dont ils se séparent au fur et à mesure des lectures. Peut-etre pourrait-on appliquer le système bookcrossing aux livres que nous semons pendant nos voyages.

Je serai de passage le 29 mai à Istanbul et je relacherai un livre dans l'aéroport International. Rendez-vous sur bookcrossing.com
Hôtel Akumal Beach Resort en juin English translation pending
by Kamaria94 · 2006-02-02 · 6 replies
BONJOUR

nous comptons nous rendre dans cet hotel pour notre voyage de noces mais j ai lu tellement de choses sur ce lieu k g vraiment peur maintenant pouvez vous m en parler avez vous des fotos experiences a partager quel temps fait il mijuin la bas merci de votre aide parce que maintenant k g reserve g un peu peur franchement merci encore bisous et a bientot
Choix d'un vélo couché English translation pending
by Briatol · 2006-02-01 · 3 replies
salut a tous

tout est dans le titre, d'apres vos experience quel bent choisir car apres avoir lu de nombreux message du forum je suis de plus en plus convainccu par se genre de velo

quel est le plus adapté ?

piece de rechange, chargement, stabilité en cote, taille des roues, fiabilité, etc...

merci
Hôtel Iberostar Tucan Resort à Playa Del Carmen English translation pending
by Reginafalang · 2005-12-08 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je recherche des infos par rapport à l'Iberostar Tucan dont j'ai lu de bons commentaires : le TO qui le vend le mieux distance de transfert aéroport-hotel ambiance budget

Si vous connaissez un hotel top n'hésitez pas je suis en début de recherche et il y a tellement de choix, je recherche de belles plages des sites interessants à visiter...

Merci
Hôtel Riu Paladien Cap Vert English translation pending
by Beperle · 2005-11-18 · 9 replies
bonsoir, je pars dans une semaine au cap vert, sur l'ile de sal à l'hotel riu paladien, j'ai lu de mauvais échos dans un autre forum sur cet hotel neuf, quelqu'un y a t'il déjà séjourné, je suis inquiète ???
Playa del Carmen (Mexique) Bayahibe ou Punta Cana (République Dominicaine)? English translation pending
by Chantal34 · 2005-08-31 · 31 replies
Playa del carmen, bayahibé ou punta cana???

Malgré tout les commentaires que j'ai lu, je suis incapable de me décider :-) Je n'ai fait que 3 voyages et chaque fois cuba, endroit que j'aime beaucoup mais j'aimerais bien voir autre chose. Je vais vous donner qlq indications de ce que je recherche question de vous aider a me diriger... je sais tres bien que les goûts de chacun sont diférents mais vos suggestions seraient vraiment apprécié. Je veux partir autour du 18 novembre.... Naturellement je recherche une belle plage et plus j'en ai long a marcher mieux que c'est, j'aime bien pouvoir découvrir la culture du pays et j'aimerais bien que les soirées soient animées. Nous partons deux femmes sans enfants, je tien a le préciser car je sais que qlq fois les endroits choisi pour la famille peuvent être différents.

J'avais pensé a Panama aussi... Merci beaucoup!
Suites et restaurants sur le Costa Fortuna English translation pending
by Coralie13 · 2020-02-01 · 5 replies
Bonjour à tous J'ai réservé une suite sur le COSTA fortuna. C'est la première fois que je réserve une suite avec COSTA et comme d'après ce que j'ai lu sur le forum ce bateau est un peu vieillot et tristounet ... je voulais savoir si, sur ce bateau il y a aussi un restaurant dédié aux suites (sur ma réservation sur internet, on me propose de choisir entre 2 restaurants Rafaello et Michel angelo, chacun ayant 2 étages 🤪) , de plus a-t-on le choix de dîner à l'heure que l'on souhaite ou doit on opter pour 19h ou 20h30 ? Merci pour vos réponses 🙂
Préparation de mon voyage en Argentine depuis Buenos Aires en mars prochain English translation pending
by Florence31 · 2020-01-12 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je suis en pleine préparation de mon voyage en Argentine en mars prochain. Je vis actuellement à Buenos Aires c'est pourquoi je m'y prends un peu "last minute".

J'ai lu de nombreux posts mais je suis plutôt indécise concernant plusieurs points. J'aime beaucoup les destinations nature (je suis entre autres allée au Canada dans les Rocheuses, en Nouvelle Zélande, en Ecosse, ...) mais mon mari et moi même ne sommes pas des grands sportifs ni des grands adeptes de la randonnée. Nous faisons quelques "marches" de 3 à 5 km max c'est pourquoi je me questionne pour l'Argentine qui semble plutôt orientée pour les marcheurs.

Du coup : à la base je voulais faire Ushuaia, El Calafate/ El Chapten, la région de Salta, Iguazu. Je me demande si Ushuaia et El Calafate/ El Chapten sont adaptées si on ne pratique pas la randonnée. Cela vaut il le coup ? Sachant que c'est pas forcement facile d'accès vu l'étendue du pays. La région de Mendoza vaut elle le détour ? On aime bien les régions viticoles mais toujours pareil, est ce que ca vaut le coup de prendre un vol pour ce coin là ?

Je vous remercie en avance pour vos réponse, bonne fin de we :)
Itinéraire 15 jours aux Philippines English translation pending
by Beagil · 2020-01-06 · 7 replies
Bonjour,

nous avons prévu un séjour de 15 jours aux Philippines. Nous hésitons à rester dans les Visayas ou coupler Visayas-Palawan... Dans les Visayas, nous avons déjà programmé Siquijor, mais pour le reste nous nous interrogeons encore. Apo Isalnd pour une journée, Bohol et les ïles alentours, Pamilacan, Balicasag, Cabilao, Bantayan, Anda.... Bref l'embarras du choix. Nous avons aussi lu de s éloges pour Camingui. Nous souhaitons coupler plages, snorkelling, rando et privilégier les endroits authentiques sans être envahis de touristes. Nous sommes preneurs de tous conseils.

Merci
Compagnies aériennes du Cambodge et avis sur JC Airlines English translation pending
by Klent081 · 2019-12-23 · 4 replies
Bonjour Je souhaitais avoir des avis sur les compagnies qui font les vols intérieurs au Cambodge. Prévoyant de faire plusieurs vols au Cambodge nous avons dû réserver avec Cambodia Angkor Airlines ( qui est connu) mais aussi avec JC airlines. Je n'ai rien lu d'inquiétant sur JC Airlines mais je souhaitais avoir les avis de voyageurs qui aurait pris cette compagnie. Ça craint ou je n'ai pas à m'inquiéter? Merci de vos lumières ! :-)
Hôtel à Marrakech avec chambre pour quatre English translation pending
by Léa97 · 2019-11-13 · 14 replies
Bonjour à tous! Nous partons début décembre, mon mari, moi et nos deux enfants pour 1 mois au Maroc, arrivée à Marrakech à 19h40, du coup j'aurais aimé réserver la première nuit d'hôtel pour une arrivée en douceur, sans se soucier de chercher un endroit ou dormir.. J'ai lu de bons échos sur l'hôtel Immouzer dans la médina et prix qui correspond à notre budget. J'ai envoyé un mail pour une demande de réservation, ils m'ont répondu rapidement mais apparemment il me faut louer deux chambres de 2 lits... Pour la première nuit d'adaptation ca m'embête un peu, d'où ma question pour vous: connaissez vous un hôtel chouette, dans les prix de l'Immouzer (360dhs) qui a des chambres avec 4 couchages? J'ai vu l'hotel Essaouira qui avait l'air pas mal mais complet le jour de notre arrivée.. Merci infiniment! Bonne soirée à tous... Léa.
eVisa pour le Vietnam et passage de la frontière à Dien Bien Phu English translation pending
by Alexander21 · 2019-10-10 · 3 replies
Quelqu'un a-t-il franchi avec succès la frontière à Dien Bien Phu ou à Tay Trang avec une evisa vietnamienne? Je sais que Dien Bien Phu / Tay Trang a été ajouté à la liste des ports de sortie disponibles pour l'e-Visa vietnamien en février 2019, mais je n'ai pas lu de rapport de quiconque ayant traversé (avec succès) la frontière depuis février avec un e -Visa. Merci!
Se déplacer à Koh Yao Noi (scooter, vélo, quad...) English translation pending
by Stetilucan · 2019-08-12 · 1 reply
bonjour, terminant un futur tour de thailande par 4 jour à Koh yao noi, je voudrais connaitre toutes les possibilités pour se déplacer sur l'île. j'ai beaucoup lu de blogs et de messages qui ne parlent que de scooter ou velo. n'y a-t-il pas d'autre moyen? je pensais principalement au quad. y a-t-il possibilité d'en louer sur l'île pour en faire le tour en 1 journée? merci d'avance pour les infos que vous pourrez m'apporter.
Avis sur la compagnie Kuwait Airways English translation pending
by Vandfaure · 2019-06-09 · 1 reply
Bonjour, Pouvez vous me donner vos avis sur cette compagnie pour un trajet Genève Bangkok avec escale au Koweit. Je vous remercie de votre aide, billets à prendre très vite et j'ai lu de tout sur cette compagnie et du vieux (datant de qq années), j'aimerais des avis récents...
Arrivée tardive à Lima et logements English translation pending
by Boreale65 · 2019-05-16 · 10 replies
Bonjour

Nous arrivons tardivement à Lima suite à notre vol international, à 1h du matin... Nous ne voulons prendre aucun risque vis à vis de la sécurité et j'ai lu que dans un tel cas il valait mieux prendre le taxi au comptoir ou demander à l'hotel de venir nous chercher.

Auriez vous des bons plans / bons retours d'expérience à partager sur des logements sur Lima proposant ce service ? Cela est toujours bon à prendre. Nous cherchons idealement : - un tarif pas trop cher pour la nuit à ou près de Miraflores ou Barranco (idealement ne pas dépasser 30 euros la nuit à 2, mais nous savons que ces quartiers sont plutot chers :/, à ce prix ce sont plutot des auberge ou guesthouse), pour une chambre avec salle de bain (pas de dortoir) - petit dej inclu - proposant une navette ou un taxi fiable (sur booking, je lis des commentaires concernant certains logements disant que le chauffeur n'est jamais venu à l'aeroport, à une telle heure je ne serai pas rassurée que cela nous arrive !)

Merci d'avance
Contact Korne Sakaliou pour rencontre avec les Mentawaï (Sumatra) English translation pending
by Lancdel · 2019-04-19 · 22 replies
Bonjour,

Comme mentionné dans le titre, je suis à la recherche d'un guide pour aller rencontre la tribu Mentawaï durant 4 jours, du mardi 30 juillet au samedi 3 août.

J'ai lu pas mal de blogs conseillant Kornelius Sakaliou. Il a l'air très gentil et nous souhaitons en priorité vivre cette expérience avec ce guide. Je l'ai contacté sur facebook (comme il avait été conseillé par un blog), mais il n'a pas l'air de comprendre grand chose à mes messages. Il me répond par des messages tout fait et me dit de l’appeler quand je serai à Padang. Ma seule interrogation est donc de savoir s'il faut "réserver" ce guide par peur qu'une fois à Padang, la veille, il soit déjà occupé avec d'autres groupes de touristes et ne puisse pas nous prendre en charge. Pour ceux ayant déjà eu contact avec lui, comment avez-vous procédé ?

Sinon, je suis ouvert à l'idée d'être pris en charge par d'autres guides, sous réserve que ce ne soit pas des "attrape-touristes" comme il y en a beaucoup d'après ce que j'ai pu lire.

Merci d'avance de vos réponses ! Lancelot.
Agency for a tour to Yaxchilan and Bonampak from Palenque
by Matheuse84 · 2019-02-18 · 3 replies
Hi everyone,

We’d like to do a tour to Yaxchilan and Bonampak from Palenque, but it seems there are tons of travel agencies offering this tour. We’ve also read about a lot of disappointments... any recommendations?

Thanks, and have a great week.

Marie.
Retour du Meraviglia... ravis! English translation pending
by Deucheman · 2019-02-09 · 3 replies
En attendant notre croisière tant attendue en Islande cet été nous avons décidé de partir sur le meraviglia pour notre treizième croisière pour changer du diadema que nous avons déjà pris trois fois.

Nous avions lu de mauvais commentaires sur le meraviglia et nous partions avec un mauvais a priori surtout que nous avons passé de bonnes croisières chez costa... eh bien nous voilà revenus enchantés! Le bateau est magnifique mais on s'en doutais!

Plusieurs points positifs en comparaison du diadema a itinéraire et date de départ quasi égales que nous avons effectué il y a un an: -tout d'abord la clientèle très variée (chine, americains, allemands). les italiens ne se sont du coup plus trouvé en majorité et j'ai trouvé le buffet bien plus calme que le diadema. Nous avons trouvé la clientèle beaucoup plus agréable que sur le diadema chargé en majorité d'italiens. Des coursives bien plus calmes aussi la nuit!!! -pas d'annonces au micro à tout va, surtout la journée en mer pour les bingo et autres ventes. Le laidies and gentleman remplace aussi le signora signore que je ne supporte plus sur costa lors des appels!!! -seuls les embarquements de genes et civitavechia ont engendré la fermeture des bars, sur le diadema c'était chaque soir sauf la journée en mer forcément. -le buffet de bien meilleur qualité avec un choix plus vaste que sur le diadema. -msc donne des bouteilles d'eau plutôt que des verres d'eau. costa devrait vraiment faire de même... -le meraviglia offre la possibilité de nombreux extras pour ceux qui souhaitent. nous avons testé le teppaniaki, le butcher's cut et le kaito sushis et avons trouvé ces restaurants de vraiment très bonne qualité et à prix assez abordables. Nous avons aussi beaucoup aimé le cirque du soleil qui offre un spectacle très original et de qualité qui vaut le détour!!!

principal point négatif: -le manque de places dans certains bars mais moins problématique que ce à quoi je m'attendais (nous étions 3 mais à 5 ça doit être galère). le diadema est sur ce point bien mieux équipé. -il n'est pas indiqué sur le today le pont de débarquement le lendemain. C'est à nous de chercher.

Avec autant de cabines je n'ai pas trouvé qu il ait eu de cohue dans le bateau (ni aux embarquements débarquements) tout le monde se dispatche à des endroits différents et j'ai eu la même impression de foule que sur le magica par exemple. Etant membre black, msc nous a offert le diner au butcher's cut (80euros!!) une bouteille de prosecco, deux meraviglia en chocolat et nous avons participé a la black party ou l'anglais est la langue principale (chouette!). Nous n avons finalement pas du tout regretté de partir sur ce bateau pour découvrir quelque chose de nouveau, et avons finalement préféré cette semaine à son bord comparé a notre semaine sur le diadema il y a un an, l'ambiance étant plus calme et moins club vacances à notre gout. Donc pour ceux qui hésitent suite aux mauvais commentaires: rien ne vaut son propre avis!!!
Préparation d'un premier voyage au Japon English translation pending
by Triptof · 2019-02-02 · 4 replies
Bonjour En préparation d'un premier voyage au japon pour juillet août 2019 (minimum 3 semaines) nous nous questionnons sur la possibilité d'un itinéraire après avoir lu de nombreux posts et récits. Pour le moment nous n'avons pas de billet d'avion. Si quelques spécialistes du Japon qui fréquentent ce site pouvaient nous aiguiller . Pensez-vous qu'une boucle Tokyo 4jours , alpes japonaises (takayama aller a Kanazawa en passant par shirakawa go) 3jours, puis secteur Kyoto (1 semaine) avec Nara, .., (Est-il possible depuis Kyoto de faire Hiroshima à la journée et également Miyajima) Puis un retour sur Tokyo en passant par le secteur du Mont Fuji (2,3 jours mais pas ascension) et Tokyo 3 ou 4 jours. L'utilisation du JR pass pour un tel circuit semble-t-elle pertinente ? Nous sommes ouverts à toutes idées ou critique ou proposition. Pour les hébergements nous rechercherons aussi bien airbnb qu'Hotels et un ou deux ryokan pour se faire plaisir (si vous avez des suggestions)

Merci
Laponie suédoise avec enfant de 11 ans en avril English translation pending
by Zviezda · 2019-01-30 · 1 reply
Bonjour à tous, Il est temps de me pencher sur les vacances de printemps. J'avais envie de continuer la période hivernale pour une semaine en Laponie. Après avoir pas mal lu de choses à propos de la région j'étais tentée du coté Suédois. Apparemment un peu moins touristique. Que pensez vous si nous partons à 3 avec un enfant de 11 ans du 20 au 27 avril 2019? Un itinéraire à me conseiller? La région d'Abisko m'a l'air sympa. Bien évidemment ça serait pour faire les activités classiques, mais je souhaite faire une aventure en chien de traineaux dans un bon ranch et pas un truc à la chaine. Donc donnez moi vos bons plans svp ;)

La vie est une aventure, alors vivons là à fond. Enjoy!

Marie-Lise
De Hô-Chi-Minh-Ville à Hanoï en passant par Angkor English translation pending
by 72chris72 · 2018-11-02 · 52 replies
Voila, dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps . Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé. 4 jours à Ho Chi Minh 2.5 jours à Phnom Penh 5.5 jours à Siem Reap 5 jours à Hanoi Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre . A bientôt sur le forum Christiane
Circuit en Corée du Sud en été English translation pending
by Mouriann · 2018-10-30 · 6 replies
Oui, je sais, quelle idée de partir en Corée en plein mois d'août quand il fait chaud! Dites cela à mon mari et à nos amis qui participent aux championnats du monde Master de natation ! Ils ont lieu à Gwangju autour du 15 août. Nous n'avons donc pas vraiment le choix... J'ai pas mal lu de carnets, de guides, j'ai fouiné sur internet et j'ai trouvé pas mal d'idées de randonnées à faire dans les parcs (oui nous aimons marcher). Je précise que nous avons volontairement éliminé l'île de Jeju pour plusieurs raisons : il faut augmenter le budget pour y faire un aller retour, des contacts professionnels coréens ont déconseillé d'y aller en été lorsque l'île est envahie par les Chinois. Comme vous allez le voir le projet est assez avancé. Je mets les liens que j'ai trouvés car ils peuvent servir à d'autres voyageurs. Pourriez-vous me donner votre avis sur ce circuit ? Y a-t-il des oublis ? Des jours en trop à certains endroits ? Les jours à Gwangju ne peuvent pas être changés. Nous pourrions arriver un jour avant ou partir un jour après mais c'est tout... compétitions obligent. Autre question : pour aller de l'aéroport d'Incheon à Sokcho il y a 3 bus directs par jour à 9h, 16h et 20h. Nous devrions sans problème avoir celui de 16h. Mais ... pas moyen visiblement de réserver les billets de bus. Alors, aurons nous de la place même en plein été ???

J1 : Arrivée à Séoul. Bus pour Sokcho. Soir à Sokcho. Location d'une voiture 6 nuits à Sokcho :

Parc Seoraksan : Ulsanbawi trail (7,6 km 4h environ AR, 900 marches)
http://www.2105hollywoodplace.com/seoraksan-national-park-hiking-ulsanbawi-course-trail/ Biryong falls trail (5km 2h env AR) y aller tôt le matin ou tard le soir car du monde http://www.2105hollywoodplace.com/seoraksan-national-park-hiking-biryong-falls-trail/ Cable Car (9$ en 2016) + Hike to Gwongeumseong Fortress (15 min walk steps) Biseondae Rock Course (6km AR 2h30) http://english.knps.or.kr/Experience/ParkList.aspx?MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01&ParkDiv=14&HikDiv02=01 Osaek Yaksu : sources thermales Temple Naksan-sa : Côte vers Samcheok Odeasan National Park : randonnée jusqu’aux chutes Sogeumgang et temple Woljeong-sa Mureung valley : 40 min le long de la rivière. Chutes, petits étangs http://english.visitkorea.or.kr/enu/ATR/SI_EN_3_1_1_1.jsp?cid=789870

Route pour Andong :

Parc national de Chiaksan : http://english.knps.or.kr/Experience/ParkContent.aspx?SEQUEN=20&ParkDiv=03&HikDiv02=01&MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01

2 nuits à Andong

Temple Buseok-sa (60km avant Andong) temple du rocher flottant. 7h – 17h30 Hahoé : village historique (30 min sud ouest Andong). 9h – 19h UNESCO + Andong Hanji fabrication papier coréen Byenongsan Seowon : Académie confucéenne

4 nuits à Gyeongju

Daereung-won *** Tumuli park * Gyeongju National museum *** Bulguk-sa (15 km Gyeongju) *** Yangdong folk village (UNESCO) (20km Gyeongju) *** Namsan ** : most popular and beautiful routs is the hike to the Chilbuam Hermitage or the Seven Buddha Hermitage which is located on the top of Bonghwa Valley. Along the way, you’ll see many Buddha statues, pagodas and eventually come end at a small temple and a stunning Buddha carving. http://www.2105hollywoodplace.com/gyeongju-national-park-hiking-mt-namsan/

Etang Anapji

Route vers Gwangju Temple Haein-sa (UNESCO) ***

6 nuits à Gwangju

Gochang Dolmen museum *** (champ de dolmens, le plus grand de Corée UNESCO) Randonnée au parc Mudeungsan (très proche de Gwangju). http://english.knps.or.kr/Experience/ParkContent.aspx?SEQUEN=3&ParkDiv=21&HikDiv02=01&MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01 Temple Unju-sa * : 8h – 17h Randonnées dans le parc Jirisan ** http://eng.jirisantour.com/climb/ http://english.knps.or.kr/Experience/ParkList.aspx?MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01&ParkDiv=10&HikDiv02=01 Hwaeom-sa **: (7h-19h30) Randonnées au parc Naejangsan http://english.knps.or.kr/Experience/ParkList.aspx?MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01&ParkDiv=12&HikDiv02=01 Randonnées au parc Wolchulsan * (bouddha géant et pont en acier avec panorama) http://english.knps.or.kr/Experience/ParkContent.aspx?SEQUEN=2&ParkDiv=19&HikDiv02=01&MenuNum=1&Submenu=Npp&Third=HikingCourses&Fourth=01 Daehan Dawon Tea plantation ** : randonnée dans les plantations de thé. 9h-19h Suncheon bay wetland reserve *** : 8h-sunset Jogyesan provincial park ** : rando entre 2 magnifiques temples*** (6h – 8,5 km) dur en été … https://www.thereshegoesagain.org/hiking-mountain-temples-jogyesan/ Maisan provincial park *** : Tap-sa + rando 1,7km 1h30 vue splendide http://www.jinan.go.kr/english/sub_0401.jsp Village hanok à Jeonju (très – trop ?- touristique). **+ jaman mural village + Korean paper institute 1 journée pour le parc national maritime de Halyeo ** (2h de route depuis Gwangju)

Rendre la voiture et prendre le train pour Séoul 6 nuits à Séoul 1 jour : Gyeongboksung - Bukchon Gyeongboksung (gyeongbok palace)*** : 9h-18h30. Relevée de la garde toutes les heures à partir de 10h. National palace museum of Korea** Quartier Bukchon ***: 2h 1 jour : Gwangwamun- jongno Changdeokgung (Changdeok palace)*** : 9h – 18h30. Faire une visite guidée 10h15 et 13h15 en anglais. Huwon garden ***: visite guidée obligatoire 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30 Jongmyo Shrine ** : 9h – 18h. visite guidée en anglais 10h, 12h, 14h, 16h Changgyeonggung ** : 9h – 18h30 visite guidée en anglais 10h et 16h1 jour : Quartier Jung-gu Seoullo 7017 skygarden Le marché Namdaemun : un des plus grands de CoréeNamsangol Hanok Village Panorama depuis le Namsan Park 1 jour : Hwaseong fortress : 9h – 18h 5,7 km pour faire le tour des remparts

Une soirée dans le quartier Insadong ** : marchés Parc National de Bukhansan
Précisions pour location de voiture en Espagne English translation pending
by Valalbi · 2018-10-28 · 6 replies
Bonjour Sur 10 jours en Andalousie nous avons loué une voiture 1 semaine au départ de Séville . Nous l avons rendue hier car la voiture à Séville c est juste la mauvaise idée. Après avoir lu de toute part les infos les plus alarmistes sur les locations voilà ce que nous en avons compris. Nous sommes passés par le site Happy car qui a proposé une offre incroyable pour une fiat 500, 7 jours, 3000km et 2 chauffeurs pour 13,50€ la semaine!!!! auprès de Ok rent le loueur. Il est important de préciser que nous sommes titulaires d une master card avec la mention sur le travers 《 crédit 》. Là est toute l importance car du coût il est inutile de prendre l assurance car ils bloquent la franchise. Pour le coup avoir un CB un peu plus haut de gamme permet de couvrir les dommages si j ai bien compris Nous avons rencontré des français bien énervés au moment de la location qui devaient s acquitter de montant important d assurance.

Donc bien vérifier la mention sur sa CB avant de louer la voiture ...

Valérie
Un premier voyage en Afrique du Sud English translation pending
by Emym · 2018-05-10 · 15 replies
Bonjour à tous ceux qui nous liront ;)

Je suis en train de préparer notre prochain voyage et je me pose beaucoup de questions... (d'avance sorry pour la tartine qui va suivre). J'ai déjà lu de nombreux postes mais j'ai encore qq questions. L'afrique c'est une grande première pour nous... Merci donc d'avance à ceux qui pourront nous éclairer :)

Je compte partir avec mon compagnon en Novembre (nous avons dans la petite trentaine). Nous ne pouvons pas bouger les dates du voyage, ça sera obligatoirement du 6/11 au 27/11. Après quelques recherches l'Afrique du Sud nous tente bien. --> J'en arrive déjà à notre première question, est-ce que Novembre est une bonne période pour visiter l'Afrique du Sud ? J'ai l'impression que oui, mais une petite confirmation ne me ferait pas du mal :)

J'ai trouvé des billets d'avion avec Ethiopan Airlines à environ 500 € par personne pour nos dates. Départ le 6/11 et arrivée le 7/11 à 13h05 à Johannesburg. Retour du Cap le 26/11 à 14h55, arrivée à Bruxelles le 27/11. --> Deuxième question, les prix me semblent intéressants mais je ne connais pas du tout cette compagnie. A priori, sur le net, je vois qu'il y a du bon et du mauvais, vous en pensez quoi ? Pensez-vous qu'en attendant, on pourrait avoir des meilleurs prix ou on fonce pour les acheter au plus vite?

A la base je comptais m'inspirer de l'itinéraire suivant :
https://www.connections.be/fr-be/circuits/afrique/afrique-du-sud/from-north-to-south-xl. Mais plus je vous lis et plus je doute sur sa pertinence. Selon eux, ce circuit est faisable en 17 jours. Si j'enlève les jours où nous arrivons nous avons 18 jours entiers sur place.

De manière générale, on recherche dans ce voyage le dépaysement. J'adore les animaux, je pensais donc passer plus de temps dans le parc Kruger en rajoutant au moins 1 jour en selfdrive. J'aimerai également aller voir les baleines du côté de Hermanus. Nous aimons aussi les beaux paysages. --> Nouvelle question, n'est-ce pas un peu le rush ? Je vois que beaucoup font le choix de rallier Le cap en avion, est-ce plus adapté ? Du coup, on louperait une partie de la côte, est-ce moins intéressant ? Certains arrêts proposés dans l'itinéraire ne me semblent pas souvent mentionnés sur le forum, je me demandais donc si certains arrêts étaient vraiment hyper pertinents ? Nous aimerions évidemenent voir un max de choses mais si c'est pour courir et ne pas profiter, cela ne sera pas non plus l'idéal. Nous sommes donc prêt à enlever des étapes si il le faut.

Autre petite question, en novembre le risque de paludisme est-il important ? Je suis le genre de personne à me faire piquer par tout ce qui bouge à 10 km à la ronde (en thailande, j'ai reussi à avoir 70 piqures de moustiques en l'espace de 5 jours seulement...). Un collégue m'a conseillé un anti-moustique hyper efficace selon lui (je ne me souviens plus le nom) mais je me dis qu'il faudrait p-e prendre des précautions supplémentaires. J'irai bien sur voir mon médecin avant le départ mais si vous avez des conseils je suis quand même preneuse.

Dernier point, après promis j'arrête (...enfin pour l'instant) :) Pour le voyage, on pensait comme vous l'aurez compris louer une voiture. J'ai lu un peu partout qu'un 4x4 n'était pas obligatoire pour ce type d'itinéraire. Je pensais plus prendre une berline du coup, histoire de pouvoir mettre nos affaires dans le coffre et ne rien laisser à vue sur les banquettes arrières lors de nos arrêts. Une petite citadine me semble un peu limite niveau coffre. --> Certains conseillent tout de même un SUV, qui est plus haut donc qui offre une meilleure vue lors des safaris, et aussi un peu plus de confort sur les pistes ? Est-ce vraiment le cas ? Le prix est quasi 2x plus cher donc ça mérite réflexion.

Voila, je suis désolée pour le roman. J'espère que certains seront assez courageux pour me lire et surtout pour me répondre ;)

Bonne soirée
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

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