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Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe in��vitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Retour Symphony of the Seas du 14 au 21 avril 2018 English translation pending
Bonsoir,
Nous avions découvert l’Allure of the seas en 2015, nous avons adoré et avions très envie de le faire découvrir à nos fils, un bateau était inauguré cette année, c’était l’occasion rêvée !
A l’automne, RCI nous a fait savoir que trois nouvelles dates étaient rajoutées car la construction du paquebot avançait plus vite que prévu, bravo à STX 🙂😎 et leur savoir faire, les prix du coup étaient plus abordables, on s’est décidé au moment du black friday avec 100$ de crédit à bord par personne.
Nous avons pu réserver 3 cabines balcons bien placées et pratiquement à côté.
Le jour du départ arrive enfin, le temps était notre seul souci, en effet c’est sous la pluie que nous faisons là trajet jusqu’à Barcelone. Mon mari et mon fils nous posent au terminal et vont garer les véhicules au parking du WTC 75€ la semaine.
Contrairement à d’habitude, et malgré l’enregistrement en ligne avec photo sur le site, choix de l’heure d’embarquement, nous avons fait la queue 45 mn 🙁
Un petit changement, on ne nous donne plus les cartes à l’enregistrement, on le retrouvera devant la cabine dans une fente prévue pour le courrier.
Nous prenons la traditionnelle photo, le bateau apparaît enfin de près, les jeunes sont impressionnés !
Nous arrivons par la promenade et montons à nos cabines, il est 14 h, elles sont prêtes 😎
Cette fois nous avons là canapé devant la fenêtre du balcon, c’est une cabine sur deux.
Il y a un peu moins de rangement par rapport à l’allure, mais suffisamment, le placard est en deux partie de chaque côté du lit, un pour monsieur, un pour madame, plus une commode.
Découverte de l’intérieur du bateau, il pleut toujours 😠, repas à la cafèt, puis central park ou des grands parapluies sont disponibles, puis le boardwalk, le pont piscine... les jeunes ( nos fils et leurs copines) dont c’est la première croisière sont ébahis par autant de luxe
Les nouveautés sur ce bateau : un restaurant de fruits de mer, un restaurant mexicain, un bar des sports, le solarium est amélioré ainsi que le solarium bistrot qui est une cafèt mais plus petite qui sert une cuisine méditerranéenne très bonne, c’est sympa, on peut y prendre le petit déjeuner, il y a moins de monde qu’au windjammer, le soir c’est ouvert sur réservation.
La pluie ayant cessée, une fête a lieu sur le pont pour le départ, l’ambiance est top 😎
Nous avons pris le ANYTIME DINING et avions choisi les heures de nos repas en fonction des spectacles et cette fois ci aucune attente, ce sera parfait toute la semaine, un bon point, par contre les repas ont parfois été un peu longs, ce n’est que la 3 eme croisière après des mini pour le personnel de STX et des journalistes.
Nous avons bien mangé, peut être une petite baisse, mais rien de méchant, par contre la purée en accompagnement de beaucoup de plats tous les jours...
Notre spectacle a l’aquatheatre est annulé à cause du mauvais temps, en effet le bateau bouge ( un peu ), c’est la première fois 😉
Sur la promenade à minuit, une fête de départ est organisée à nouveau avec un lâcher de ballons, beaucoup d’ambiance, notre premier jour s’achève, demain Palma



Bar robot
Bar des sports
Restau mexicain
Solarium à partir de 16 ans


Solarium bistrot


Nous avons pu réserver 3 cabines balcons bien placées et pratiquement à côté.
Le jour du départ arrive enfin, le temps était notre seul souci, en effet c’est sous la pluie que nous faisons là trajet jusqu’à Barcelone. Mon mari et mon fils nous posent au terminal et vont garer les véhicules au parking du WTC 75€ la semaine.
Contrairement à d’habitude, et malgré l’enregistrement en ligne avec photo sur le site, choix de l’heure d’embarquement, nous avons fait la queue 45 mn 🙁
Un petit changement, on ne nous donne plus les cartes à l’enregistrement, on le retrouvera devant la cabine dans une fente prévue pour le courrier.
Nous prenons la traditionnelle photo, le bateau apparaît enfin de près, les jeunes sont impressionnés !
Nous arrivons par la promenade et montons à nos cabines, il est 14 h, elles sont prêtes 😎
Cette fois nous avons là canapé devant la fenêtre du balcon, c’est une cabine sur deux.
Il y a un peu moins de rangement par rapport à l’allure, mais suffisamment, le placard est en deux partie de chaque côté du lit, un pour monsieur, un pour madame, plus une commode.
Découverte de l’intérieur du bateau, il pleut toujours 😠, repas à la cafèt, puis central park ou des grands parapluies sont disponibles, puis le boardwalk, le pont piscine... les jeunes ( nos fils et leurs copines) dont c’est la première croisière sont ébahis par autant de luxe
Les nouveautés sur ce bateau : un restaurant de fruits de mer, un restaurant mexicain, un bar des sports, le solarium est amélioré ainsi que le solarium bistrot qui est une cafèt mais plus petite qui sert une cuisine méditerranéenne très bonne, c’est sympa, on peut y prendre le petit déjeuner, il y a moins de monde qu’au windjammer, le soir c’est ouvert sur réservation.
La pluie ayant cessée, une fête a lieu sur le pont pour le départ, l’ambiance est top 😎
Nous avons pris le ANYTIME DINING et avions choisi les heures de nos repas en fonction des spectacles et cette fois ci aucune attente, ce sera parfait toute la semaine, un bon point, par contre les repas ont parfois été un peu longs, ce n’est que la 3 eme croisière après des mini pour le personnel de STX et des journalistes.
Nous avons bien mangé, peut être une petite baisse, mais rien de méchant, par contre la purée en accompagnement de beaucoup de plats tous les jours...
Notre spectacle a l’aquatheatre est annulé à cause du mauvais temps, en effet le bateau bouge ( un peu ), c’est la première fois 😉
Sur la promenade à minuit, une fête de départ est organisée à nouveau avec un lâcher de ballons, beaucoup d’ambiance, notre premier jour s’achève, demain Palma



Bar robot
Bar des sports
Restau mexicain
Solarium à partir de 16 ans

Solarium bistrot

Traversée du GR 34 English translation pending
Un soir ensoleillé de Mai, après une journée de travail harassante, je me décide à flâner dans la ville de Vitré, et me laisser guider par mes pas au hasard des rues, d'humeur rêveuse et contemplatrice, histoire d'oublier les tracas de la journée. J'arpente les ruelles de la vieille ville, tutoyant les maisons à colombages. Je remonte vers le Nord, puis bifurque sur la Promenade du Val. A mi-chemin, j'avise une petite allée pentue donnant sur des jardins. Un petit panneau GR34 l'introduit. N'ayant pas de but précis, je longe l'allée, puis traverse le dernier pâté de maison qui forme la ville, enjambe la Vilaine. Quelques poignées de minutes et me voilà en zone champêtre, à la limite de la ville. L'allée se mue en sentier...je traverse un champ, puis un deuxième...à ce moment précis, l'idée de continuer me prend à coeur. Cette petite ballade, si futile soit-elle, m'a permis de m'évader, corps et esprit, des vicissitudes de la vie professionnelle. Le crépuscule s'annonce, je dois revenir sur mes pas, mais je me promets à moi-même de revenir sur ce sentier, dont les simples premiers kilomètres ont déjà été bénéfiques. Je reviendrai dès que possible, pour épancher mes envies d'évasion, d'exploration et de découverte.
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Retour croisière Allure of the Seas septembre 2015 English translation pending
Bonjour à tous
Nous voici de retour de notre croisière sur le plus grand paquebot du monde : l'Allure
Je vous parlerai d'abord de lui, car les escales sont plutôt classiques, et le plus important est notre ressenti concernant cette expérience sur un paquebot de 362m.
Nous avons choisi d'embarquer à Civitavecchia. Donc train depuis la gare Termini à Rome...ensuite, comme d'habitude, à pieds jusqu'au port. Mais là, changement d'emplacement de la navette : au lieu de la tour, c'est un peu plus loin sur la droite. Ensuite arrêt sur une place pour prendre une 2° navette jusqu'au bateau. Je précise, pour les passagers "en escale" : navette bateau - place (où l'on peut prendre un shuttle pour la gare 2€.)
Enregistrement rapide, malgré le monde, car nous avons repéré une pancarte indiquant que les passagers ayant la carte "Crown & anchor" avaient une file spéciale. Accueil avec la traditionnelle flûte de Crémant de Bourgogne ou cocktail sans alcool. Un escalator nous conduit au pont supérieur . Notre cabine balcon est au 10° pont avec vue sur le Boardwalk et l'Aqua theater. Comme il est midi, direction le Windjammer. Pas trop de monde, le bateau est en escale pour les passagers ayant embarqué à Barcelone. Nous en profitons pour faire une première visite, en attendant les bagages : magnifique !
La Royale promenade : Déjà appréciée sur le Liberty...bordée de boutiques, cafés, pizzéria, et surtout le bar-ascenseur (Rising Tide) Je n'en dis pas plus, pour laisser la surprise aux futurs passagers...et il y en aura des surprises !!!
Central park 12000plantations : arbres, fleurs...et bordé de restaurants et cafés au premier niveau, et cabines balcons jusqu'au 14° pont.
Le Boardwalk Egalement rue à ciel ouvert, surtout destinée aux enfants : manège de chevaux de bois, boutiques de jouets, cafés... et tout au bout du bateau : Aqua theater, murs d'escalade, et au sommet la Zip Line. Cette rue est également bordée de cabines balcons jusqu'au 14°.
Les piscines : De chaque côté du park et du boardwalk, des piscines adultes et enfants, avec parasols et transats en espaliers. A l'avant "le solarium" avec bar, transats, et aussi des fauteuils et canapés avec coussins très confortables. Une petite piscine et des jacuzzis. Le solarium est seulement autorisé aux adultes.
Comme sur tous les bateaux, de nombreux bars avec orchestres, pour écouter de la musique ou danser.
Les restaurants Le restaurant principal est situé sur 3 niveaux...le premier étant réservé au Time dining. Si vous avez choisi ceci, Ne pas oublier de réserver d'avance, pour éviter la queue ! Au restaurant américains (1° niveau), on peu parfois petit-déjeuner ou déjeuner (menu ou buffet)
D'autres restaurants à suppléments, avec une cuisine très variée. Je peux vous dire que la cuisine du Restaurant principal est très variée aussi, et très bonne. La meilleure que nous connaissions sur RCI.
Jeux et sports : Une salle de sport immense, avec toutes sortes d'appareils jamais vus ailleurs. Au pont 14 : jeux pour enfants Au pont 15 : mini-golf, terrain de basket Au pont 16 : flowrider, et départ de la tyrolienne
Les cabines semblables à celles des autres unités de RCI, très confortables (lit de 180) Le canapé est auprès de la porte-fenêtre une cabine sur deux. Cabinet de toilette avec une douche à porte coulissante
Les passagers Majorité d'Américains, mais beaucoup d'Asiatiques, d'Italiens (tien tien on fait des infidélités aux Cies italiennes !), d'Espagnols...et les Français ??? Au jacuzzi, j'ai seulement rencontré 3 Français, faisant parti d'un groupe ! Etant en minorité, nous étions choyés comme des VIP. Pas mal d'enfants, bébés avec poussettes ! La moyenne d'âge était assez jeune, certainement à cause des nombreux divertissements et spectacles (j'en parlerai plus loin)
Le personnel le personnel parlant notre langue était vraiment présent : Mauriciens (une cinquantaine), Tunisiens, Dominicains Donc pas de problèmes pour les échanges avec le personnel, charmant, aux petits soins pour nous. Notre cabinière était Roumaine, mais faisait beaucoup d'efforts pour essayer de parler français...et puis il y avait l'Anglais, la langue commune à tous. Pour les futurs passagers de Royal Caribbean, pas de problème pour se faire comprendre.
Se déplacer Facile : 2 groupes d'ascenseurs, un à l'avant (forward) un à l'arrière (aft) En plus des maquettes du bateau, il y a partout des tableaux tactiles pour trouver son chemin, les menus des repas... les rues et Central park sont aussi des points de repère
L'organisation l'organisation américaine est encore là au top : aux escales, dans les ascenseurs, appuyer sur le bouton "gangway", en sortant des tableaux lumineux vous indiquent le chemin pour quitter le bateau. Il y a toujours 2 passerelles : une à forward et une à aft. Jamais la queue pour sortir...la durée des escales étant assez longue, donc pas de précipitation. On n'a vraiment pas l'impression d'être dans le plus grand bateau du monde, avec des milliers de passagers.
Nous voici de retour de notre croisière sur le plus grand paquebot du monde : l'Allure
Je vous parlerai d'abord de lui, car les escales sont plutôt classiques, et le plus important est notre ressenti concernant cette expérience sur un paquebot de 362m.
Nous avons choisi d'embarquer à Civitavecchia. Donc train depuis la gare Termini à Rome...ensuite, comme d'habitude, à pieds jusqu'au port. Mais là, changement d'emplacement de la navette : au lieu de la tour, c'est un peu plus loin sur la droite. Ensuite arrêt sur une place pour prendre une 2° navette jusqu'au bateau. Je précise, pour les passagers "en escale" : navette bateau - place (où l'on peut prendre un shuttle pour la gare 2€.)
Enregistrement rapide, malgré le monde, car nous avons repéré une pancarte indiquant que les passagers ayant la carte "Crown & anchor" avaient une file spéciale. Accueil avec la traditionnelle flûte de Crémant de Bourgogne ou cocktail sans alcool. Un escalator nous conduit au pont supérieur . Notre cabine balcon est au 10° pont avec vue sur le Boardwalk et l'Aqua theater. Comme il est midi, direction le Windjammer. Pas trop de monde, le bateau est en escale pour les passagers ayant embarqué à Barcelone. Nous en profitons pour faire une première visite, en attendant les bagages : magnifique !
La Royale promenade : Déjà appréciée sur le Liberty...bordée de boutiques, cafés, pizzéria, et surtout le bar-ascenseur (Rising Tide) Je n'en dis pas plus, pour laisser la surprise aux futurs passagers...et il y en aura des surprises !!!
Central park 12000plantations : arbres, fleurs...et bordé de restaurants et cafés au premier niveau, et cabines balcons jusqu'au 14° pont.
Le Boardwalk Egalement rue à ciel ouvert, surtout destinée aux enfants : manège de chevaux de bois, boutiques de jouets, cafés... et tout au bout du bateau : Aqua theater, murs d'escalade, et au sommet la Zip Line. Cette rue est également bordée de cabines balcons jusqu'au 14°.
Les piscines : De chaque côté du park et du boardwalk, des piscines adultes et enfants, avec parasols et transats en espaliers. A l'avant "le solarium" avec bar, transats, et aussi des fauteuils et canapés avec coussins très confortables. Une petite piscine et des jacuzzis. Le solarium est seulement autorisé aux adultes.
Comme sur tous les bateaux, de nombreux bars avec orchestres, pour écouter de la musique ou danser.
Les restaurants Le restaurant principal est situé sur 3 niveaux...le premier étant réservé au Time dining. Si vous avez choisi ceci, Ne pas oublier de réserver d'avance, pour éviter la queue ! Au restaurant américains (1° niveau), on peu parfois petit-déjeuner ou déjeuner (menu ou buffet)
D'autres restaurants à suppléments, avec une cuisine très variée. Je peux vous dire que la cuisine du Restaurant principal est très variée aussi, et très bonne. La meilleure que nous connaissions sur RCI.
Jeux et sports : Une salle de sport immense, avec toutes sortes d'appareils jamais vus ailleurs. Au pont 14 : jeux pour enfants Au pont 15 : mini-golf, terrain de basket Au pont 16 : flowrider, et départ de la tyrolienne
Les cabines semblables à celles des autres unités de RCI, très confortables (lit de 180) Le canapé est auprès de la porte-fenêtre une cabine sur deux. Cabinet de toilette avec une douche à porte coulissante
Les passagers Majorité d'Américains, mais beaucoup d'Asiatiques, d'Italiens (tien tien on fait des infidélités aux Cies italiennes !), d'Espagnols...et les Français ??? Au jacuzzi, j'ai seulement rencontré 3 Français, faisant parti d'un groupe ! Etant en minorité, nous étions choyés comme des VIP. Pas mal d'enfants, bébés avec poussettes ! La moyenne d'âge était assez jeune, certainement à cause des nombreux divertissements et spectacles (j'en parlerai plus loin)
Le personnel le personnel parlant notre langue était vraiment présent : Mauriciens (une cinquantaine), Tunisiens, Dominicains Donc pas de problèmes pour les échanges avec le personnel, charmant, aux petits soins pour nous. Notre cabinière était Roumaine, mais faisait beaucoup d'efforts pour essayer de parler français...et puis il y avait l'Anglais, la langue commune à tous. Pour les futurs passagers de Royal Caribbean, pas de problème pour se faire comprendre.
Se déplacer Facile : 2 groupes d'ascenseurs, un à l'avant (forward) un à l'arrière (aft) En plus des maquettes du bateau, il y a partout des tableaux tactiles pour trouver son chemin, les menus des repas... les rues et Central park sont aussi des points de repère
L'organisation l'organisation américaine est encore là au top : aux escales, dans les ascenseurs, appuyer sur le bouton "gangway", en sortant des tableaux lumineux vous indiquent le chemin pour quitter le bateau. Il y a toujours 2 passerelles : une à forward et une à aft. Jamais la queue pour sortir...la durée des escales étant assez longue, donc pas de précipitation. On n'a vraiment pas l'impression d'être dans le plus grand bateau du monde, avec des milliers de passagers.
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Freedom of the Seas English translation pending
Bonjour tout le monde !
Et me voilà de retour en France, après une fantastique et dépaysante croisière aux Caraîbes sur le Freedom of th Seas de la Royal Caribbean. J'ai bien prévu de faire un petit compte-rendu, mais je dois d'abord défaire les valises (ce qui est nettement moins agréable que de les faire...)
Comme il n'y a pas beaucoup de discussions ou messages concernant les croisières de Royal Caribbean, par rapport à d'autres compagnies, j'espère que mon compte rendu trouvera quelques lecteurs ...😉 et sinon, ce n'est pas grave, cela me permettra de revivre une nouvelle fois ces bons moments !
Je sais que plusieurs membres canadiens du Forum se préparent à partir en avril sur le Freedom, donc si vous avez des questions ou des renseignements à me demander avant la mise en ligne de mon petit résumé, je suis dispo !
Voici (tout de même) les grandes lignes de notre périple caribbéen :
Départ le 17 mars 2013 de Port Canaveral en Floride
Escales à Labadee en Haïti, à Falmouth en Jamaïque, à Georgetown /Grand Cayman, et à Cozumel au Mexique.
Retour le dimanche 24 mars au matin à Port Canaveral.
A bientôt pour la suite, ou pour vos questions...
Yael
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
De Buenos Aires à Bariloche
Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants.
A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons.
La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé.
Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue.
Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle.
Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir.
Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion.
Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter.
Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française.
L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du
lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'h��tel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'h��tel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Croisière "Perle des Antilles", départ le 2 mars 2013 de Pointe-à-Pitre English translation pending
Bonjour,
Nous partons sur le COSTA LUMINOSA le 03 Mars 2013 depuis Pointe à pitre pour la croisière Perle des Antilles. A lire toutes les discussions sur le sujet, je me régale déja à l'avance . Cela sera notre deuxième croisière . Nous sommes un couple ( 50 aine ) + 2 ados de 17 et 14 ans
Je commence sérieusement à étudier les escales, sachant que nous pensons faire un maxmimum par nous même en prenant les taxis locaux notamment, ou bien en descendant juste à la plage pour le farniente, tout simplement. Nous sommes évidemment bien tentés par l'excursion à Saona.🙂
Véro
Nous partons sur le COSTA LUMINOSA le 03 Mars 2013 depuis Pointe à pitre pour la croisière Perle des Antilles. A lire toutes les discussions sur le sujet, je me régale déja à l'avance . Cela sera notre deuxième croisière . Nous sommes un couple ( 50 aine ) + 2 ados de 17 et 14 ans
Je commence sérieusement à étudier les escales, sachant que nous pensons faire un maxmimum par nous même en prenant les taxis locaux notamment, ou bien en descendant juste à la plage pour le farniente, tout simplement. Nous sommes évidemment bien tentés par l'excursion à Saona.🙂
Véro
Compte rendu de croisière Oasis of the Seas - 24 novembre 2012 English translation pending
Et voilà, nous sommes revenus de notre croisière d'une semaine sur l'Oasis of the Seas, du 24/11 au 01/12.
Comme promis ici, je vais prendre ma plume (ou plutôt mon clavier) afin de relater cette expérience inoubliable. 🙂
Car elle fut bien inoubliable, j'en rêve encore....
Tellement inoubliable, tellement de choses à raconter, qu'on ne sait pas trop par où commencer. Je vais donc faire ce compte-rendu en plusieurs étapes.
D'abord, je ferai un résumé de la croisière, jour par jour. Ensuite, je prévois de vous faire une visite guidée du bateau, j'espère que cela pourra servir à d'autres futurs chanceux croisiéristes. Enfin, je donnerai quelques trucs et astuces pour profiter au mieux de la croisière sur l'Oasis.
Mais first things first : un petit préambule pour remettre cette croisière dans le contexte :
POURQUOI L'OASIS ??
2012, l’année de la loose !! Nan, pas tant que ça en fait, c’est juste que Steph est privé de vacances depuis un an, ça commence à faire long, surtout qu’on a la bougeotte tous les 2, et qu’on prend tellement de plaisir à explorer le Monde d’habitude. En début d’ année, Steph a changé de boulot et a entamé en même temps une formation qui le bloque plusieurs jours par mois. Conséquence, il a fallu sacrifier les vacances habituelles, pas de croisière en Mai, pas d’autotour sur les routes du Nouveau-Mexique cet été, snif. Moi, j’ai pu partir vadrouiller un peu quand même, mais pour Steph, oualou, peau de zébi !
Autant dire que pour la seule semaine de congés de Steph, on a décidé d’en profiter au max !! On fêtera également nos 4 ans de mariage, l’occasion était trop belle pour succomber à notre désir de découvrir un bateau de rêve, l’Oasis of the Seas.
Après 2 croisières en Méditerranée sur le Costa Concordia et sur le Costa Fortuna, nous sommes devenus adeptes de cette manière de voyager (entre autres), et avons envie d’essayer une autre compagnie. Des reportages, et des comptes-rendus sur l’Oasis et l’Allure of the Seas, nous ont fait rêver, on n’a donc pas mis longtemps à décider d’aller à l’abordage d’un de ces 2 sisterships. Notre date de départ arrêtée , on choisit l’Oasis, de par son itinéraire, Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), et Cozumel (Mexique).
Seulement 3 escales prévues au programme, sur une croisière de 7 jours, cela peut paraître peu, mais en fait, la vraie destination, c’est l’Oasis !! Il est tellement grand, propose tant d’activités, que 3 jours en mers pour découvrir ce mastodonte, cela ne semble pas de trop.
Voilà, le contexte résumé, je vais pouvoir commencer le résumé de la croisière, j'espère que ça en intéressera certains.
Car elle fut bien inoubliable, j'en rêve encore....
Tellement inoubliable, tellement de choses à raconter, qu'on ne sait pas trop par où commencer. Je vais donc faire ce compte-rendu en plusieurs étapes.
D'abord, je ferai un résumé de la croisière, jour par jour. Ensuite, je prévois de vous faire une visite guidée du bateau, j'espère que cela pourra servir à d'autres futurs chanceux croisiéristes. Enfin, je donnerai quelques trucs et astuces pour profiter au mieux de la croisière sur l'Oasis.
Mais first things first : un petit préambule pour remettre cette croisière dans le contexte :
POURQUOI L'OASIS ??
2012, l’année de la loose !! Nan, pas tant que ça en fait, c’est juste que Steph est privé de vacances depuis un an, ça commence à faire long, surtout qu’on a la bougeotte tous les 2, et qu’on prend tellement de plaisir à explorer le Monde d’habitude. En début d’ année, Steph a changé de boulot et a entamé en même temps une formation qui le bloque plusieurs jours par mois. Conséquence, il a fallu sacrifier les vacances habituelles, pas de croisière en Mai, pas d’autotour sur les routes du Nouveau-Mexique cet été, snif. Moi, j’ai pu partir vadrouiller un peu quand même, mais pour Steph, oualou, peau de zébi !
Autant dire que pour la seule semaine de congés de Steph, on a décidé d’en profiter au max !! On fêtera également nos 4 ans de mariage, l’occasion était trop belle pour succomber à notre désir de découvrir un bateau de rêve, l’Oasis of the Seas.
Après 2 croisières en Méditerranée sur le Costa Concordia et sur le Costa Fortuna, nous sommes devenus adeptes de cette manière de voyager (entre autres), et avons envie d’essayer une autre compagnie. Des reportages, et des comptes-rendus sur l’Oasis et l’Allure of the Seas, nous ont fait rêver, on n’a donc pas mis longtemps à décider d’aller à l’abordage d’un de ces 2 sisterships. Notre date de départ arrêtée , on choisit l’Oasis, de par son itinéraire, Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), et Cozumel (Mexique).
Seulement 3 escales prévues au programme, sur une croisière de 7 jours, cela peut paraître peu, mais en fait, la vraie destination, c’est l’Oasis !! Il est tellement grand, propose tant d’activités, que 3 jours en mers pour découvrir ce mastodonte, cela ne semble pas de trop.
Voilà, le contexte résumé, je vais pouvoir commencer le résumé de la croisière, j'espère que ça en intéressera certains.
Retour de Ravalomanana à Madagascar English translation pending
bonjour,
des evenements importants se deroulent à Mada....
suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir.
enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches
c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer.
misaotra betsaka daholo
Hôtel Sahara Beach à Skanes avec Marmara English translation pending
bonjour à tous.
nous partons le 17 septemble de marseille avec la compagnie nouvelair. départ 19h55.
nous serons logés en hôtel 3 *** au sahara beach a skanès à proximité de monastir. nous seront en all inclusive.
toutes vos infos et avis sur ce séjour sont les bienvenues.
à mon retour, je ferais un petit compte rendu pour vous dire comment ca c'est passé.
nous avons bénéficier d'un tarif défiant toute concurrence en 1eres minutes. réglement de la totalité du voyage à la résa, non annulable et non modifiable après réservation confirmée.
le prix : 498 € hors assurances pour deux. tout compris. cadeau non ?
à ce prix la, on ne s'attend pas à un palais mais bon, on verra bien.
merci à tous pour vos messages.
nous partons le 17 septemble de marseille avec la compagnie nouvelair. départ 19h55.
nous serons logés en hôtel 3 *** au sahara beach a skanès à proximité de monastir. nous seront en all inclusive.
toutes vos infos et avis sur ce séjour sont les bienvenues.
à mon retour, je ferais un petit compte rendu pour vous dire comment ca c'est passé.
nous avons bénéficier d'un tarif défiant toute concurrence en 1eres minutes. réglement de la totalité du voyage à la résa, non annulable et non modifiable après réservation confirmée.
le prix : 498 € hors assurances pour deux. tout compris. cadeau non ?
à ce prix la, on ne s'attend pas à un palais mais bon, on verra bien.
merci à tous pour vos messages.
Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa English translation pending
Et voilà, à J- 8 mois 🙂😉 j'ouvre cette discussion pour préparer notre croisière qui aura donc lieu le 27 avril 2012.
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Retour de transat chez RCI sur le Jewel of the Seas English translation pending
Bonjour,
Après quelques petits ennuis chez Costa, mon mari et moi avons décidé d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Nous voilà donc partis sur le Jewel of the Seas, beau bateau au demeurant.
Arrivés à Fort Lauderdale vers 13 heures l'embarquement a été très rapide : enregistrement de la carte Visa, mais aussi signature d'un "code de bonne conduite" ...! évidemment nous sommes Français, peut-être les 2 seuls à bord , avec tout ce que cela sous-entend pour les Américains. C'était le 5 Mai avant l'affaire.
Une fois à bord, un personnel super gentil et aimable nous envoie vers le restaurant self service en poupe, le sol était loin d'être net, avec des miettes et d'autres résidus de nourriture, mais enfin, on ne mange pas par terre.
Après nous être restaurés, nous avons pris possession de la cabine, pont 7 avec Balcon, beaucoup plus petite que celle de Costa, pour 15 M2, mètre en main, et dans laquelle on entre par un boyau de 80 cm de large su 1m60 de long. Tout était propre.
Il ne nous restait plus qu'à attendre les 3 valises laissées à l'arrivée devant l'entrée du terminal de croisières. Vers 14 heures une 1ère valise est arrivée. Après avoir fait un tour sur le bateau et l'exercice de sauvetage, la 2de valise est arrivée vers 18 heures.
L'heure du repas, 2d service, est arrivée. Nous allons donc vers la salle à manger, et là, désillusion : la table à 2 que nous avions demandé était une table à 9, avec 5 Canadiens francophones, 1 Mexicaine et 1 Ecossais, son mari, tous très sympathiques.
Après le repas nous rentrons à la cabine pour constater que la 3è valise n'est toujours pas arrivée. Nous allons jusqu'au bureau de la réception, pous nous entendre dire que cette valise présente un réel danger pour la sécurité des passagers car à l'intérieur on a vu des bouteilles d'alcool, un canif et des ciseaux. Nous demandons quelqu'un qui parle Français, là c'en était trop pour ce personnel extrèmement désagréable et grossier. Après une dizaine de minutes quelqu'un arrive qui parlait un Français plus qu'approximatif et nous redit la même chose. Enfin la valise arrive, et je l'ouvre pour leur montrer son contenu : 2 trousses de toilettes, avec petits ciseaux à ongles et lime à ongles, puis une paire de bottes cowboy que je venais d'acheter à Miami et enfin quelques vêtements utilisés durant les 3 jours passés à Miami. Ils avaient pris les bottes pour des bouteilles, quand même pas très malin de leur part. Vers minuit, nous avons pu aller dormir après avoir récupéré notre 3è valise.
L'aventure n'étant pas terminée, je vous conterai la suite plus tard. Bonne journée à tous.
Après quelques petits ennuis chez Costa, mon mari et moi avons décidé d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Nous voilà donc partis sur le Jewel of the Seas, beau bateau au demeurant.
Arrivés à Fort Lauderdale vers 13 heures l'embarquement a été très rapide : enregistrement de la carte Visa, mais aussi signature d'un "code de bonne conduite" ...! évidemment nous sommes Français, peut-être les 2 seuls à bord , avec tout ce que cela sous-entend pour les Américains. C'était le 5 Mai avant l'affaire.
Une fois à bord, un personnel super gentil et aimable nous envoie vers le restaurant self service en poupe, le sol était loin d'être net, avec des miettes et d'autres résidus de nourriture, mais enfin, on ne mange pas par terre.
Après nous être restaurés, nous avons pris possession de la cabine, pont 7 avec Balcon, beaucoup plus petite que celle de Costa, pour 15 M2, mètre en main, et dans laquelle on entre par un boyau de 80 cm de large su 1m60 de long. Tout était propre.
Il ne nous restait plus qu'à attendre les 3 valises laissées à l'arrivée devant l'entrée du terminal de croisières. Vers 14 heures une 1ère valise est arrivée. Après avoir fait un tour sur le bateau et l'exercice de sauvetage, la 2de valise est arrivée vers 18 heures.
L'heure du repas, 2d service, est arrivée. Nous allons donc vers la salle à manger, et là, désillusion : la table à 2 que nous avions demandé était une table à 9, avec 5 Canadiens francophones, 1 Mexicaine et 1 Ecossais, son mari, tous très sympathiques.
Après le repas nous rentrons à la cabine pour constater que la 3è valise n'est toujours pas arrivée. Nous allons jusqu'au bureau de la réception, pous nous entendre dire que cette valise présente un réel danger pour la sécurité des passagers car à l'intérieur on a vu des bouteilles d'alcool, un canif et des ciseaux. Nous demandons quelqu'un qui parle Français, là c'en était trop pour ce personnel extrèmement désagréable et grossier. Après une dizaine de minutes quelqu'un arrive qui parlait un Français plus qu'approximatif et nous redit la même chose. Enfin la valise arrive, et je l'ouvre pour leur montrer son contenu : 2 trousses de toilettes, avec petits ciseaux à ongles et lime à ongles, puis une paire de bottes cowboy que je venais d'acheter à Miami et enfin quelques vêtements utilisés durant les 3 jours passés à Miami. Ils avaient pris les bottes pour des bouteilles, quand même pas très malin de leur part. Vers minuit, nous avons pu aller dormir après avoir récupéré notre 3è valise.
L'aventure n'étant pas terminée, je vous conterai la suite plus tard. Bonne journée à tous.
Alaska à 7 en juillet 2011, itinéraire? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
En ce début d'année il se veut que nous souhaitions de bons voeux. Je vous souhaite donc à tous une belle et heureuse année 2011, santé et sérénité pour tous ;-)
Je suis en train d'organiser un voyage en Alaska pour juillet 2011. Nous serons 4 adultes avec 2 ados de 11 et 14 ans et une petite demoiselle de 3 ans. Nous hésitons sur le fait de louer un immense camping car facile pour la petite mais pas évident pour se déplacer et location d'un van avec hébergement plus typique. Nous serons du 2 au 9 ou 12 juillet sur place. Nous arrivons à anchorage le matin.
Voici ce que je prévois mais ne connaissant pas du tout le pays je serai ravie de lire toutes vos idées ou commentaires. En principe nous préférons opter pour le choix de ne pas courrir pour tout voir au risque de passer à coté de l'ambiance locale...
Jour 1 arrivée à Anchorage : ballade en ville, Saturday market pour faire le pleins de nourriture et autres accesoires (avec des ados elles en trouvent toujours !!!) Jour 2 : Musée Alaska Native héritage center, ballade proche si vous avez quelque lieux à conseiller. Jour 3 : Wittier: ballade en bateau pour PWS ( à noter que c'est le 4 juillet Independance Day !!) Jour 4 : Route pour Seward Jour 5 : Baie de la résurrection pour observer les mammifères marins Jour 6 : Rando sur le glacier Exit Jour 7 : Cooper Landing, pourquoi pas un rando rafting ??? observation des pècheurs de saumon. Jour 8 : Kénai : Sable, observation des pecheurs. Jour 9 : Homer : route des glaciers Jour 10 : HOmer : si vous avez une idée... Jour 11 : retour sur Anchorage
Peut être que certains lieux sont côte à côte et qu'une seule journée suffit pour 2 ? Avez vous des conseils pour l'hébergement ? Lieux sympas, insolites, pas chers ??? Pour voir les animaux au mieux que faut il ne pas rater ? Pour ressentir ce pays quel est le lieu incontournable ?
Nous ne voulons pas passer 1 journée entière dans la voiture sauf si ce n'est le cas qu'une fois pour tout notre séjour/ Nous avons un certain budget mais surtout un budget certain et pas extensible à l'infini ;-)))
En tout cas j'ai lu et relu de nombreux post à ce sujet et je dois reconnaître que je suis un peu perdue... J'ai acheté le petit futé Alaska mais je n'ai pas trouvé grand chose.
Merci d'avance à vous tous d'avoir pris le temps de me lire et dans l'attente de vous lire à mon tour bonne journée
Claire
Je suis en train d'organiser un voyage en Alaska pour juillet 2011. Nous serons 4 adultes avec 2 ados de 11 et 14 ans et une petite demoiselle de 3 ans. Nous hésitons sur le fait de louer un immense camping car facile pour la petite mais pas évident pour se déplacer et location d'un van avec hébergement plus typique. Nous serons du 2 au 9 ou 12 juillet sur place. Nous arrivons à anchorage le matin.
Voici ce que je prévois mais ne connaissant pas du tout le pays je serai ravie de lire toutes vos idées ou commentaires. En principe nous préférons opter pour le choix de ne pas courrir pour tout voir au risque de passer à coté de l'ambiance locale...
Jour 1 arrivée à Anchorage : ballade en ville, Saturday market pour faire le pleins de nourriture et autres accesoires (avec des ados elles en trouvent toujours !!!) Jour 2 : Musée Alaska Native héritage center, ballade proche si vous avez quelque lieux à conseiller. Jour 3 : Wittier: ballade en bateau pour PWS ( à noter que c'est le 4 juillet Independance Day !!) Jour 4 : Route pour Seward Jour 5 : Baie de la résurrection pour observer les mammifères marins Jour 6 : Rando sur le glacier Exit Jour 7 : Cooper Landing, pourquoi pas un rando rafting ??? observation des pècheurs de saumon. Jour 8 : Kénai : Sable, observation des pecheurs. Jour 9 : Homer : route des glaciers Jour 10 : HOmer : si vous avez une idée... Jour 11 : retour sur Anchorage
Peut être que certains lieux sont côte à côte et qu'une seule journée suffit pour 2 ? Avez vous des conseils pour l'hébergement ? Lieux sympas, insolites, pas chers ??? Pour voir les animaux au mieux que faut il ne pas rater ? Pour ressentir ce pays quel est le lieu incontournable ?
Nous ne voulons pas passer 1 journée entière dans la voiture sauf si ce n'est le cas qu'une fois pour tout notre séjour/ Nous avons un certain budget mais surtout un budget certain et pas extensible à l'infini ;-)))
En tout cas j'ai lu et relu de nombreux post à ce sujet et je dois reconnaître que je suis un peu perdue... J'ai acheté le petit futé Alaska mais je n'ai pas trouvé grand chose.
Merci d'avance à vous tous d'avoir pris le temps de me lire et dans l'attente de vous lire à mon tour bonne journée
Claire
Retour de croisière sur le MSC Fantasia (26 septembre au 3 octobre 2010) English translation pending
Bonjour,
Nous voila de retour du MSC Fantasia, nous avons tenu un journal de bord comme souvenir au premier à bord comme d'habitude et plus nous avancions dans la croisière plus cela devenait un journal pour de future réclamation. Même en essayant de rester positif cela est très difficile car je plein les passagers qui ont payé plein pot !
Embarquement : nous sommes arrivée à 9h15 pour déposer les bagages et la voiture, à notre arrivée au port après avoir passé le passage du garde, un bagagiste récupère les bagages, vérifie la présence des étiquettes, il nous indique que le check-in s’ouvre à 10h et il nous indique où se trouve les Messieurs pour la voiture, à peine fini et comme il ne voit pas dans l'immédiat venir un pourboire, il demande si nous avons envie de lui donner un pourboire !
On se rend au bout du pont pour la voiture et 2 messieurs vérifient la réservation. Nous sommes sur sa liste mais avons réservé et payé à un autre parking que MSC nous a remis, le site de MSC indiquant lors de la réservation que le parking « officiel » était complet !
Il nous explique alors l’endroit du parking réservé et pré-payé qui se trouve à 700 mètres, on va au parking mais personne n’est là.
On téléphone et le monsieur qui fait les navettes dit qu’il arrive, c’est vrai il arrive 5 minutes plus tard, notre nom se trouve sur une feuille au dos, la réservation est bien faite ainsi que le paiement, le monsieur nous ramène au port devant l’embarquement.
On va attendre dans une salle au sous-sol, endroit froid, une hôtesse nous reçoit mais on a l’impression de la déranger, d’autres passagers attendent, à 10h15 on vient nous chercher pour le check-in express, on remonte pour se rendre dans la salle de check-in, une hôtesse nous donne le numéro 1, elle nous indique pour un comptoir.
À l’enregistrement, un employé avec un gallon nous demande le carnet et les passeports ainsi que la carte de crédit, il nous prend en photo, nous donne la carte pour la cabine, on passe une autre salle ou se trouve la présentation du mini club enfant, le spa et les excursions, il y a un service de jus d’orange et d’eau gazeuse, peu de temps après l’appelle numéro 1, on passe la machine pour rayon X, on continue a avancer, mais plus personne pour nous indiquer ce qu’on doit faire, alors on attend… un monsieur vient vers nous, nous demande les passeports mais ne les ouvrent pas et on redescend, passons un petit couloir et prenons 1 passerelle à escaliers très raide (vaut mieux ne pas avoir de la peine à marcher), donnons la carte d’embarquement, la sécurité vérifie s’il y a la photo enregistrée et nous sommes dans le bateau.
Après le check-in il nous est proposé des actions SPA.
Entrée illimitée à 49€ et brushing à 19€.
On prend 2 entrées illimitées et un brushing mais on a oublié de nous dire :
Dans le Spa il n’y a pas de jacuzzi et le solarium est en supplément !
Le coiffage n’est pas possible les jours de Gala !!
A 11h30, nous sommes dans le bateau, un monsieur nous indique de monter au pont 11 où se trouve la cabine, on trouve encore assez facilement la cabine. Nous rentrons dans la cabine, la cabine est prête, il y a un plateau avec de la vaisselle utilisée des anciens passagers, peu de temps après un steward vient pour le récupérer, s’excuse, nous dit que l’autre steward a oublié.
On découvre sur le lit le journal de bord et les excursions sont en anglais, le mini bar est ouvert, 2 peignoirs non repassés (donnent l’impression d’être utilisés et non changés), la salle de bain est propre, lit est fait avec couverture (à l’ancienne).
On va demander à la réception pour demander le changement de service, en effet ont avait réservé au second service (mentionné sur la feuille shek-in express 2ème service), mais reçu au 1er service, on demande aussi pour le journal de bord en français et demandons que les documents en cabine soient en français.
On va au bard à côté de l’embarquement (bar velvet vert), une serveuse sympa nous donne une feuille bleue avec les différents forfaits proposés, on prend un forfait pour 14 bouteilles d’eau à 23 euros et un forfait Peter Pan pour boissons sans alcool sans alcool à 25euros.
On va pour manger au restaurant, mais un serveur nous indique qu’il faut aller au buffet de bienvenue mais nous dit pas ou et quel pont, il nous indique aussi pour changer d’heure de service, mais on ne comprend pas ou cela se trouve, on retourne à la réception et nous montre l’endroit à droite, on trouve le red velvet pour changer de service, il y a aucun passager, le maitre d’hôtel parle le français et il change de suite au second service mais pas de table à 2, il y a une liste d’attente…
Changement de service toutefois rapide et agréable.
On va au buffet pour manger au pont 14, on regarde les différents buffets, il y a beaucoup de monde au même endroit.
Le buffet est censé être un buffet de bienvenue, or nous trouvons que des salades ordinaires, maïs, tomates, verte, carottes, lentilles, il faut chercher pour trouver de la charcuterie et elle n’est pas appétissantes cubes de jambon cuit et salami voir sec/fatigué, c’est tout !
Pas un morceau de saumon ou de jambon cru, ni salades un peu exotiques.
Il y a des pizzas de forme carrée, des steaks hachés et une sorte de rôti ou jambon cuit.
Minouche mange de la pizza (bonne) et un hamburger (froid) des frites chaude mais que je venais de prendre à la sortie de la friteuse.
Alexandre prend plusieurs sortes de salade, vitello tonato, maïs, roquette, tomates, salade de pâte et champignons, rôti de porc, ragout de porc et spaghetti al`arabiatta (bon).
Nous allons visiter la suite du bateau au pont 14 après le buffet, on découvre des jacuzzis et une galerie supérieure avec endroit fumeur pour Minouche.
Nous retournons à la cabine et à 13h les bagages arrivent. A 14h05, les valises sont rangées
A 17h15, après le départ, nous effectueront l’exercice de sauvetage, on se rend au pont 7
On va faire un tour au SPA pour prendre le pass pour toute la durée de la croisière et un monsieur remet à Minouche un pass sur papier, un philippin nous présente le spa, on va ce changer et se rend dans la pièce silence, on découvre qu’il n’y a pas de jacuzzi, que la salle silence se trouve dans le passage pour aller au sauna.
Très grande déception, car il n’y a pas de jaccuzzi et que l’accès au solarium n’est pas compris. Cela même si le pass pour toute la croisière nous a coûté 49€/personne.
On se rend tout derrière voir la piscine réservée aux adultes qui était déjà fermée à 18h, la piscine derrière secouait pas mal.
On va boire un apéro dans la place de St Giorgio, on commande un virgin strawberry daïkiri (bon) et un virgin pina colada (bon).
Le forfait wifi coute 60€ pour 4 heures, 30 minutes 10€, 1h = 20€
On retourne à la cabine pour ce changer et se préparer pour le repas du soir.
On va au restaurant à la table 926 au second service, en arrivant un maître d’hôtel donne ma carte à un serveur qui nous amène à la table, nous avons une table à 6.
Surprise, la carte des mets est un catalogue avec toutes les langues à chaque page.
Ça donne l’impression et ça se confirmera) que les menus sont les mêmes chaque semaine donc peu, très peu renouvelés.
On commande
Entrée froide : jambon cru et melon (translucide), feuilleté de légumes et sauce blanche (pas assez chaud, mais bon)
Entrée chaude : spaghetti sauce tomate (bon)
Plat de résistance : cuissot de veau, pomme de terre sautée, carottes, brocolis (bon mais pas assez chaud)
Dessert : glace vanille arrivée presque fondue, parfait aux deux chocolats (pas assez frais, froid, mais bon).
Conclusion : Aucune originalité qu’on pourrait attendre à trouver lors d’une croisière.
Les tables sont installées de sortes que le serveur ne peut accéder à 3 personnes sur 6 et nous passe les couverts entre nous et nous devons lui tendre les assiettes lors de la fin de chaque plat !
On va boire un expresso longo au cigar lounge, il y a beaucoup de monde.
Après manger allons jouer au casino, fumeur des deux côtés. Beaucoup de monde, peu de personnel qui surveille (réparent, enfants, etc..)
Allons voir au 14ème étage voir s’il y a un buffet le soir, mais pas de possibilité de manger après le repas du soir !
Il faut aimer le repas du soir et manger suffisamment, ou attendre les buffets de minuit très parcimonieux servis dans les salons
Retour en cabine, le lit est fait, mais pas de décoration fait en linge et pas de chocolats, recouche ordinaire.
Le nom du/de la cabinier(ière) n’est pas mentionné, manque de mise en valeur du personnel.
Evaluation : linge très effiloché, pièce rouillée qui tient le rideau de douche, le tuyau de douche très abimé
Photos 1: notre cabine 11041
Photos 2: le plateau resté dans la cabine des précédents passagers
Photos 3: salle de bains/douche Photos 4: feuilleté de légumes et sauce blanche
Photos 5: quiche aux courgettes
Photos 6: rideau de douche tenue avec pièce rouillée Photos 7: tuyau de douche rongé Photos 8: la place devant l'embarquement à Genes
Photos 9: le rez de chaussée de la salle d'embarquement
On est désolé pour les pro MSC mais ceci n'est que le début dum journal, la suite viendra...
Nous voila de retour du MSC Fantasia, nous avons tenu un journal de bord comme souvenir au premier à bord comme d'habitude et plus nous avancions dans la croisière plus cela devenait un journal pour de future réclamation. Même en essayant de rester positif cela est très difficile car je plein les passagers qui ont payé plein pot !
Embarquement : nous sommes arrivée à 9h15 pour déposer les bagages et la voiture, à notre arrivée au port après avoir passé le passage du garde, un bagagiste récupère les bagages, vérifie la présence des étiquettes, il nous indique que le check-in s’ouvre à 10h et il nous indique où se trouve les Messieurs pour la voiture, à peine fini et comme il ne voit pas dans l'immédiat venir un pourboire, il demande si nous avons envie de lui donner un pourboire !
On se rend au bout du pont pour la voiture et 2 messieurs vérifient la réservation. Nous sommes sur sa liste mais avons réservé et payé à un autre parking que MSC nous a remis, le site de MSC indiquant lors de la réservation que le parking « officiel » était complet !
Il nous explique alors l’endroit du parking réservé et pré-payé qui se trouve à 700 mètres, on va au parking mais personne n’est là.
On téléphone et le monsieur qui fait les navettes dit qu’il arrive, c’est vrai il arrive 5 minutes plus tard, notre nom se trouve sur une feuille au dos, la réservation est bien faite ainsi que le paiement, le monsieur nous ramène au port devant l’embarquement.
On va attendre dans une salle au sous-sol, endroit froid, une hôtesse nous reçoit mais on a l’impression de la déranger, d’autres passagers attendent, à 10h15 on vient nous chercher pour le check-in express, on remonte pour se rendre dans la salle de check-in, une hôtesse nous donne le numéro 1, elle nous indique pour un comptoir.
À l’enregistrement, un employé avec un gallon nous demande le carnet et les passeports ainsi que la carte de crédit, il nous prend en photo, nous donne la carte pour la cabine, on passe une autre salle ou se trouve la présentation du mini club enfant, le spa et les excursions, il y a un service de jus d’orange et d’eau gazeuse, peu de temps après l’appelle numéro 1, on passe la machine pour rayon X, on continue a avancer, mais plus personne pour nous indiquer ce qu’on doit faire, alors on attend… un monsieur vient vers nous, nous demande les passeports mais ne les ouvrent pas et on redescend, passons un petit couloir et prenons 1 passerelle à escaliers très raide (vaut mieux ne pas avoir de la peine à marcher), donnons la carte d’embarquement, la sécurité vérifie s’il y a la photo enregistrée et nous sommes dans le bateau.
Après le check-in il nous est proposé des actions SPA.
Entrée illimitée à 49€ et brushing à 19€.
On prend 2 entrées illimitées et un brushing mais on a oublié de nous dire :
Dans le Spa il n’y a pas de jacuzzi et le solarium est en supplément !
Le coiffage n’est pas possible les jours de Gala !!
A 11h30, nous sommes dans le bateau, un monsieur nous indique de monter au pont 11 où se trouve la cabine, on trouve encore assez facilement la cabine. Nous rentrons dans la cabine, la cabine est prête, il y a un plateau avec de la vaisselle utilisée des anciens passagers, peu de temps après un steward vient pour le récupérer, s’excuse, nous dit que l’autre steward a oublié.
On découvre sur le lit le journal de bord et les excursions sont en anglais, le mini bar est ouvert, 2 peignoirs non repassés (donnent l’impression d’être utilisés et non changés), la salle de bain est propre, lit est fait avec couverture (à l’ancienne).
On va demander à la réception pour demander le changement de service, en effet ont avait réservé au second service (mentionné sur la feuille shek-in express 2ème service), mais reçu au 1er service, on demande aussi pour le journal de bord en français et demandons que les documents en cabine soient en français.
On va au bard à côté de l’embarquement (bar velvet vert), une serveuse sympa nous donne une feuille bleue avec les différents forfaits proposés, on prend un forfait pour 14 bouteilles d’eau à 23 euros et un forfait Peter Pan pour boissons sans alcool sans alcool à 25euros.
On va pour manger au restaurant, mais un serveur nous indique qu’il faut aller au buffet de bienvenue mais nous dit pas ou et quel pont, il nous indique aussi pour changer d’heure de service, mais on ne comprend pas ou cela se trouve, on retourne à la réception et nous montre l’endroit à droite, on trouve le red velvet pour changer de service, il y a aucun passager, le maitre d’hôtel parle le français et il change de suite au second service mais pas de table à 2, il y a une liste d’attente…
Changement de service toutefois rapide et agréable.
On va au buffet pour manger au pont 14, on regarde les différents buffets, il y a beaucoup de monde au même endroit.
Le buffet est censé être un buffet de bienvenue, or nous trouvons que des salades ordinaires, maïs, tomates, verte, carottes, lentilles, il faut chercher pour trouver de la charcuterie et elle n’est pas appétissantes cubes de jambon cuit et salami voir sec/fatigué, c’est tout !
Pas un morceau de saumon ou de jambon cru, ni salades un peu exotiques.
Il y a des pizzas de forme carrée, des steaks hachés et une sorte de rôti ou jambon cuit.
Minouche mange de la pizza (bonne) et un hamburger (froid) des frites chaude mais que je venais de prendre à la sortie de la friteuse.
Alexandre prend plusieurs sortes de salade, vitello tonato, maïs, roquette, tomates, salade de pâte et champignons, rôti de porc, ragout de porc et spaghetti al`arabiatta (bon).
Nous allons visiter la suite du bateau au pont 14 après le buffet, on découvre des jacuzzis et une galerie supérieure avec endroit fumeur pour Minouche.
Nous retournons à la cabine et à 13h les bagages arrivent. A 14h05, les valises sont rangées
A 17h15, après le départ, nous effectueront l’exercice de sauvetage, on se rend au pont 7
On va faire un tour au SPA pour prendre le pass pour toute la durée de la croisière et un monsieur remet à Minouche un pass sur papier, un philippin nous présente le spa, on va ce changer et se rend dans la pièce silence, on découvre qu’il n’y a pas de jacuzzi, que la salle silence se trouve dans le passage pour aller au sauna.
Très grande déception, car il n’y a pas de jaccuzzi et que l’accès au solarium n’est pas compris. Cela même si le pass pour toute la croisière nous a coûté 49€/personne.
On se rend tout derrière voir la piscine réservée aux adultes qui était déjà fermée à 18h, la piscine derrière secouait pas mal.
On va boire un apéro dans la place de St Giorgio, on commande un virgin strawberry daïkiri (bon) et un virgin pina colada (bon).
Le forfait wifi coute 60€ pour 4 heures, 30 minutes 10€, 1h = 20€
On retourne à la cabine pour ce changer et se préparer pour le repas du soir.
On va au restaurant à la table 926 au second service, en arrivant un maître d’hôtel donne ma carte à un serveur qui nous amène à la table, nous avons une table à 6.
Surprise, la carte des mets est un catalogue avec toutes les langues à chaque page.
Ça donne l’impression et ça se confirmera) que les menus sont les mêmes chaque semaine donc peu, très peu renouvelés.
On commande
Entrée froide : jambon cru et melon (translucide), feuilleté de légumes et sauce blanche (pas assez chaud, mais bon)
Entrée chaude : spaghetti sauce tomate (bon)
Plat de résistance : cuissot de veau, pomme de terre sautée, carottes, brocolis (bon mais pas assez chaud)
Dessert : glace vanille arrivée presque fondue, parfait aux deux chocolats (pas assez frais, froid, mais bon).
Conclusion : Aucune originalité qu’on pourrait attendre à trouver lors d’une croisière.
Les tables sont installées de sortes que le serveur ne peut accéder à 3 personnes sur 6 et nous passe les couverts entre nous et nous devons lui tendre les assiettes lors de la fin de chaque plat !
On va boire un expresso longo au cigar lounge, il y a beaucoup de monde.
Après manger allons jouer au casino, fumeur des deux côtés. Beaucoup de monde, peu de personnel qui surveille (réparent, enfants, etc..)
Allons voir au 14ème étage voir s’il y a un buffet le soir, mais pas de possibilité de manger après le repas du soir !
Il faut aimer le repas du soir et manger suffisamment, ou attendre les buffets de minuit très parcimonieux servis dans les salons
Retour en cabine, le lit est fait, mais pas de décoration fait en linge et pas de chocolats, recouche ordinaire.
Le nom du/de la cabinier(ière) n’est pas mentionné, manque de mise en valeur du personnel.
Evaluation : linge très effiloché, pièce rouillée qui tient le rideau de douche, le tuyau de douche très abimé
Photos 1: notre cabine 11041
Photos 2: le plateau resté dans la cabine des précédents passagers
Photos 3: salle de bains/douche Photos 4: feuilleté de légumes et sauce blanche
Photos 5: quiche aux courgettes
Photos 6: rideau de douche tenue avec pièce rouillée Photos 7: tuyau de douche rongé Photos 8: la place devant l'embarquement à Genes
Photos 9: le rez de chaussée de la salle d'embarquement
On est désolé pour les pro MSC mais ceci n'est que le début dum journal, la suite viendra...
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral (suite) English translation pending
Bonjour ,
Je viens de recevoir le message suivant de Voyage Forum, par conséquent, j'ai décidé d'ouvrir une suite à ce post
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Retour de croisière MSC LIRICA du 11 au 18 avril 2010 English translation pending
Bonjour,
Je rentre de cette croisière... retour au port de Toulon dimanche 18 avril... Nous étions une dizaine (4 couples et 5 enfants de 7 à 12 ans) et nous sommes tous ravis de notre croisière ! Le bateau est superbe, le service à bord irréprochable, les repas plus que corrects, le personnel adorable, etc... Nous étions sur le pont 8... en cabines 'intérieur'... elles sont très fonctionnelles et super propres ! Rien à redire non plus sur la literie... on y dort très bien ! Seul petit point négatif sur toute la croisière : nous n'étions que 200 Français à bord (rien de grave la dessus !) mais la grande majorité des autres passagers étaient des Italiens... je n'ai rien contre les Italiens, mais il faut reconnaître qu'ils ne font pas dans le 'silence'... Ils ne parlent pas, ils crient... idem dans les coursives des cabines... A n'importe quelle heure de la nuit, ils crient dans les couloirs... 😕 Sans parler qu'on avait même un groupe de jeunes venus avec leur école... Mais bon, à la fin de la croisière, je ne les entendais même plus... 😏 Et dans la journée, le bateau est tellement grand qu'on peut facilement s'isoler dans un salon ou sur une chaise longue sur un pont sans entendre de bruit... Les passagers qui eux préfèrent l'animation reste au bord de la piscine... et tout le monde y trouve son compte ! Ah si, un autre point négatif (mais moi je m'en fiche, je n'aime pas l'eau ! 😛 ) les deux piscines ne sont pas chauffées !!! Il n'y avait jamais personne dedans... même les jours de soleil !
Pour les escales, nous nous sommes débrouillés par nous même... j'avais fait un 'press book' avant notre départ en regardant sur internet et notant les commentaires des personnes qui connaissaient bien ces escales. En plus, on nous propose souvent des plans gratuits de la ville à la gare maritime.
A Gênes, on a donc pris un bus de ville... mais on peut regagner le centre à pied... c'est ce qu'on a fait au retour.... très jolie ville !
A Ajaccio, on est tout près du centre ville et de la citadelle... belle promenade dans les rues aux palmiers impressionnants par leur taille...
C'est vrai que le train pour Rome, c'est l'idéal... on arrive même avant ceux qui ont pris l'excursion MSC... (en car !). Et on a pris le bus rouge à étage 110 qui vous fait voyager dans toutes la capitale en vous arrêtant à tous les arrêts 'touristiques' que vous souhaitez... Il faut reconnaître qu'on survole cette ville, mais on connaissait déjà et on y reviendra ! Ou alors, il faut vraiment se limiter à un secteur de la ville et le faire à fond... En ce qui concerne le Vatican, le mercredi matin, c'est l'audience du Pape à 10h30... il y a donc du monde le matin... et l'après midi !!! MSC a du choisir ce jour pour les personnes qui souhaitent assister à l'audience, mais pour ceux qui veulent entrer dans St Pierre, il faut s'armer de patience... et comme le temps est compté, c'est un peu risqué de se mettre dans la queue... du coup, on a renoncé... dommage !
A Salerne, on s'est un peu fait avoir... on ne voulait pas voir Pompéi, alors on a pris notre temps pour sortir du bateau... vers 10h00... mais le bus de ville a mis plus d'une demi heure à arriver... on aurait donc du prendre la navette proposé par MSC pour nous amener dans le centre (pas faisable à pied)... ce n'était pas pour le coût (6 €), mais c'était pour l'heure de départ... 8h30 ou 8h45... un peu trop tôt à notre goût...
A Tunis, il n'y a que l'embarras du choix pour les taxis ! Et les prix varient en effet de quelques euros si on sort du port... pour info, la ville de la Goulette ne présente aucun intérêt touristique... on s'y est un peu promené... on voit que les gens sont pauvres et visiblement cette ville ne profite pas de l'arrivée en masse des touristes qui évidemment n'y restent pas vu qu'ils vont vers les lieux plus 'typiques'...
A Palma, on a longé le port à pied pour accéder à la cathédrale (que l'on n'a pas pu visiter) et à la vieille ville. Superbe à mon gôut !!! Pour ceux qui n'aiment pas la marche à pied (il faut une bonne demi heure pour accéder à la cathédrale), il y a des calèches (tirés par des chevaux maigrichons...), des taxis ou des bus de ville très facile d'accès. Les tickets de bus s'achètent dans le bus... contrairement à Salerne où il faut les avoir avant de monter...
Je sais que d'autres personnes ont fait la même croisière que nous... je suis impatiente de lire leurs commentaires...
En tout cas, nous sommes tous ravis de ce voyage et sommes prêts à repartir avec MSC...
A+
Je rentre de cette croisière... retour au port de Toulon dimanche 18 avril... Nous étions une dizaine (4 couples et 5 enfants de 7 à 12 ans) et nous sommes tous ravis de notre croisière ! Le bateau est superbe, le service à bord irréprochable, les repas plus que corrects, le personnel adorable, etc... Nous étions sur le pont 8... en cabines 'intérieur'... elles sont très fonctionnelles et super propres ! Rien à redire non plus sur la literie... on y dort très bien ! Seul petit point négatif sur toute la croisière : nous n'étions que 200 Français à bord (rien de grave la dessus !) mais la grande majorité des autres passagers étaient des Italiens... je n'ai rien contre les Italiens, mais il faut reconnaître qu'ils ne font pas dans le 'silence'... Ils ne parlent pas, ils crient... idem dans les coursives des cabines... A n'importe quelle heure de la nuit, ils crient dans les couloirs... 😕 Sans parler qu'on avait même un groupe de jeunes venus avec leur école... Mais bon, à la fin de la croisière, je ne les entendais même plus... 😏 Et dans la journée, le bateau est tellement grand qu'on peut facilement s'isoler dans un salon ou sur une chaise longue sur un pont sans entendre de bruit... Les passagers qui eux préfèrent l'animation reste au bord de la piscine... et tout le monde y trouve son compte ! Ah si, un autre point négatif (mais moi je m'en fiche, je n'aime pas l'eau ! 😛 ) les deux piscines ne sont pas chauffées !!! Il n'y avait jamais personne dedans... même les jours de soleil !
Pour les escales, nous nous sommes débrouillés par nous même... j'avais fait un 'press book' avant notre départ en regardant sur internet et notant les commentaires des personnes qui connaissaient bien ces escales. En plus, on nous propose souvent des plans gratuits de la ville à la gare maritime.
A Gênes, on a donc pris un bus de ville... mais on peut regagner le centre à pied... c'est ce qu'on a fait au retour.... très jolie ville !
A Ajaccio, on est tout près du centre ville et de la citadelle... belle promenade dans les rues aux palmiers impressionnants par leur taille...
C'est vrai que le train pour Rome, c'est l'idéal... on arrive même avant ceux qui ont pris l'excursion MSC... (en car !). Et on a pris le bus rouge à étage 110 qui vous fait voyager dans toutes la capitale en vous arrêtant à tous les arrêts 'touristiques' que vous souhaitez... Il faut reconnaître qu'on survole cette ville, mais on connaissait déjà et on y reviendra ! Ou alors, il faut vraiment se limiter à un secteur de la ville et le faire à fond... En ce qui concerne le Vatican, le mercredi matin, c'est l'audience du Pape à 10h30... il y a donc du monde le matin... et l'après midi !!! MSC a du choisir ce jour pour les personnes qui souhaitent assister à l'audience, mais pour ceux qui veulent entrer dans St Pierre, il faut s'armer de patience... et comme le temps est compté, c'est un peu risqué de se mettre dans la queue... du coup, on a renoncé... dommage !
A Salerne, on s'est un peu fait avoir... on ne voulait pas voir Pompéi, alors on a pris notre temps pour sortir du bateau... vers 10h00... mais le bus de ville a mis plus d'une demi heure à arriver... on aurait donc du prendre la navette proposé par MSC pour nous amener dans le centre (pas faisable à pied)... ce n'était pas pour le coût (6 €), mais c'était pour l'heure de départ... 8h30 ou 8h45... un peu trop tôt à notre goût...
A Tunis, il n'y a que l'embarras du choix pour les taxis ! Et les prix varient en effet de quelques euros si on sort du port... pour info, la ville de la Goulette ne présente aucun intérêt touristique... on s'y est un peu promené... on voit que les gens sont pauvres et visiblement cette ville ne profite pas de l'arrivée en masse des touristes qui évidemment n'y restent pas vu qu'ils vont vers les lieux plus 'typiques'...
A Palma, on a longé le port à pied pour accéder à la cathédrale (que l'on n'a pas pu visiter) et à la vieille ville. Superbe à mon gôut !!! Pour ceux qui n'aiment pas la marche à pied (il faut une bonne demi heure pour accéder à la cathédrale), il y a des calèches (tirés par des chevaux maigrichons...), des taxis ou des bus de ville très facile d'accès. Les tickets de bus s'achètent dans le bus... contrairement à Salerne où il faut les avoir avant de monter...
Je sais que d'autres personnes ont fait la même croisière que nous... je suis impatiente de lire leurs commentaires...
En tout cas, nous sommes tous ravis de ce voyage et sommes prêts à repartir avec MSC...
A+
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) English translation pending
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Croisière sur le MSC Fantasia English translation pending
bonjour
pourriez vous me donner des renseignements
sur la croisière Italie Tunisie Baléares Espagne
sur le navire MSC Fantasia
y a t' il des soirées à thèmes ?
que pouvons nous emporter comme vêtements ?
peux t'on prendre un forfait boisson ?
si oui quels sont les tarifs ?
les poureboires sont ils obligatoires , ou pouvons nous les donner à qui nous voulons ?
que me conseillez vous comme escurtions ?
ou comme visites individuelles ?
auriez vous des suggestions à me donner ?
quels sont les pièges à éviter ?
nous partons fin octobre
merci d'avance
fanfan2a
Visites pour découvrir le Pérou en quinze/seize jours? English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
Retour de croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica (7-14 janvier 2008) English translation pending
Du 7 au 14 janvier 2008.
Bateau : Le Costa Atlantica est arrivé en service en juillet 2000. La capacité du bateau est de 2680 passagers et de 920 membres d’équipages. On y retrouve 12 ponts.
Un superbe bateau de la flotte Italienne Costa. Un navire fantastique qui en passant est multilingue (italien, anglais, français, espagnol et l’allemand). À la salle à mangé le soir le service, la nourriture et l’ambiance sont absolument parfaits alors je donne un 10/10. Maintenant pour ce qui est des buffets des déjeuners et des diners je donne un 7/10 du au fait que c’est plutôt répétitif.
Vol Montréal - La Romana : Notre avion est finalement arrivé à La Romana, République dominicaine avec deux heures de retard du à un brouillard à l’aéroport de Dorval. Monter à bord de ce géant des mers de a 22 h. Nous avons été reçus par l’une des deux hôtesses francophones du bateau.
Jour 1 : Ile Catalina, République dominicaine.
Arrivé à 9 h. L'île de Catalina est une île privée au large de La Romana loué par Costa Cruise pour une période de 20 ans. Une Ile sauvage paradisiaque dans la mer des Caraïbes. Quoi de mieux pour commencer cette croisière de nous fait vivre à plein la magie des tropiques. Un BBQ gargantuesque nous est servi avec vu au large du Costa Atlantica stationné en mer du au manque d’infrastructure évident des lieux. Une première journée remarquable avant de revenir sur le bateau pour 17 h.
Jour 2 : Tortola, Îles Vierges britanniques.
Arriver à 8 h. Sur l’ile de Tortola, on débarque à Road Town. Petite ville très calme qui est un territoirebritannique qui s’agite à la venue de bateau de croisière sur ile. Pas beaucoup de temps à Tortola, car le bateau repartant a 14 h.
Jour 3 : St.John's, Antigua.
Arriver 9 h. Assitôt débarqué à St-John’s ont décident de prendre un taxi avec un couple de Toronto et un autre de Buenos Aires, Argentine. Notre sympathique chauffeur Christopher nous fait découvrir son fabuleux pays durant 4 h. Bien sûr, on ne pourrait aller à Antiqua sans voir les vestiges de English Harbour, ancienne base navale britannique créée par l'amiral Nelson lui-même. En après-midi nous avons fait la visite de St-John’s pour revenir sur le bateau pour le départ de 18 h.
Jour 4 : Castries, Sainte Lucie.
Arriver 9 h. Wow quelle joie de vivre dans cette ile des caraïbes! Son marché de poisson, d’épices, de fruits et légumes. Ces montagnes de Pitons sans oublier sont peuple toujours souriant. Nous avons pris un taxi moi et ma conjointe avec Michael un chic type qui nous a fait découvrir les plus beaux coins de Castries et sa région. Retour sur le bateau pour 18 h.
Jour 5 : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.
Arriver à 12 h. Pointe-à-Pitre est sans contredit un endroit que l’on oublie très vite dû à son port presque désaffecté. Une ville sans éclat qui semble se chercher? Par contre, nous avons pris un bus local très coloré avec de la musique des caraîbes plein la caisse pour St-Anne. St-Anne est un endroit sublime à 45 minutes de à l’est de Pointe-à-Pitre. Des plages à coupé le soufflent avec des gens fort sympathiques. Étant un samedi nous somme revenue à Pointe-à-Pitre vers 16 h 30 du au manque de bus. Le bateau est reparti à minuit.
Jour 6 : Philipsburg, Saint Martin.
Arriver à 13 h. St-Martin, l’ile aux deux cultures. Philipsburg est la capitale du côté hollandais et Marigot est la capitale du côté français. Nous avons pris un taxi avec 7 autres collègues de croisière pour découvrir cette ile merveilleuse. Quoi de mieux pour commencer cette visite que de se rendre à l’aéroport Juliana international. Ont a eux la chance de voir deux avions atterrir en passant à environs 35 m au dessus de nos têtes! C’est totalement fou à vivre et à voir! Par la suite nous sommes allés vers et côté français qui était malheureusement fermé (dimanche) pour poursuivre vers la plus belle plage de St-Martin Bikini Beach. Nous sommes revenues au bateau à 17 h, car celui partait à 18 h.
Jour 7 : La Romana, République dominicaine. Arrivé à la Romana à 10 h et sortie du navire à 13 h 30.
Bateau : Le Costa Atlantica est arrivé en service en juillet 2000. La capacité du bateau est de 2680 passagers et de 920 membres d’équipages. On y retrouve 12 ponts.
Un superbe bateau de la flotte Italienne Costa. Un navire fantastique qui en passant est multilingue (italien, anglais, français, espagnol et l’allemand). À la salle à mangé le soir le service, la nourriture et l’ambiance sont absolument parfaits alors je donne un 10/10. Maintenant pour ce qui est des buffets des déjeuners et des diners je donne un 7/10 du au fait que c’est plutôt répétitif.
Vol Montréal - La Romana : Notre avion est finalement arrivé à La Romana, République dominicaine avec deux heures de retard du à un brouillard à l’aéroport de Dorval. Monter à bord de ce géant des mers de a 22 h. Nous avons été reçus par l’une des deux hôtesses francophones du bateau.
Jour 1 : Ile Catalina, République dominicaine.
Arrivé à 9 h. L'île de Catalina est une île privée au large de La Romana loué par Costa Cruise pour une période de 20 ans. Une Ile sauvage paradisiaque dans la mer des Caraïbes. Quoi de mieux pour commencer cette croisière de nous fait vivre à plein la magie des tropiques. Un BBQ gargantuesque nous est servi avec vu au large du Costa Atlantica stationné en mer du au manque d’infrastructure évident des lieux. Une première journée remarquable avant de revenir sur le bateau pour 17 h.
Jour 2 : Tortola, Îles Vierges britanniques.
Arriver à 8 h. Sur l’ile de Tortola, on débarque à Road Town. Petite ville très calme qui est un territoirebritannique qui s’agite à la venue de bateau de croisière sur ile. Pas beaucoup de temps à Tortola, car le bateau repartant a 14 h.
Jour 3 : St.John's, Antigua.
Arriver 9 h. Assitôt débarqué à St-John’s ont décident de prendre un taxi avec un couple de Toronto et un autre de Buenos Aires, Argentine. Notre sympathique chauffeur Christopher nous fait découvrir son fabuleux pays durant 4 h. Bien sûr, on ne pourrait aller à Antiqua sans voir les vestiges de English Harbour, ancienne base navale britannique créée par l'amiral Nelson lui-même. En après-midi nous avons fait la visite de St-John’s pour revenir sur le bateau pour le départ de 18 h.
Jour 4 : Castries, Sainte Lucie.
Arriver 9 h. Wow quelle joie de vivre dans cette ile des caraïbes! Son marché de poisson, d’épices, de fruits et légumes. Ces montagnes de Pitons sans oublier sont peuple toujours souriant. Nous avons pris un taxi moi et ma conjointe avec Michael un chic type qui nous a fait découvrir les plus beaux coins de Castries et sa région. Retour sur le bateau pour 18 h.
Jour 5 : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.
Arriver à 12 h. Pointe-à-Pitre est sans contredit un endroit que l’on oublie très vite dû à son port presque désaffecté. Une ville sans éclat qui semble se chercher? Par contre, nous avons pris un bus local très coloré avec de la musique des caraîbes plein la caisse pour St-Anne. St-Anne est un endroit sublime à 45 minutes de à l’est de Pointe-à-Pitre. Des plages à coupé le soufflent avec des gens fort sympathiques. Étant un samedi nous somme revenue à Pointe-à-Pitre vers 16 h 30 du au manque de bus. Le bateau est reparti à minuit.
Jour 6 : Philipsburg, Saint Martin.
Arriver à 13 h. St-Martin, l’ile aux deux cultures. Philipsburg est la capitale du côté hollandais et Marigot est la capitale du côté français. Nous avons pris un taxi avec 7 autres collègues de croisière pour découvrir cette ile merveilleuse. Quoi de mieux pour commencer cette visite que de se rendre à l’aéroport Juliana international. Ont a eux la chance de voir deux avions atterrir en passant à environs 35 m au dessus de nos têtes! C’est totalement fou à vivre et à voir! Par la suite nous sommes allés vers et côté français qui était malheureusement fermé (dimanche) pour poursuivre vers la plus belle plage de St-Martin Bikini Beach. Nous sommes revenues au bateau à 17 h, car celui partait à 18 h.
Jour 7 : La Romana, République dominicaine. Arrivé à la Romana à 10 h et sortie du navire à 13 h 30.
Costa Rica en janvier English translation pending
Bonjour!!! jai quelque questions sur le costa rica: jy vais trois semaine en janvier et je voudrais savoir quelle sera la température?
que croyez-vous que jaurais de besoin comme vetement pendant ces trois semaines?
où sont les plus beaux et MOINS touristiques parcs naturels?
dans quelle ville aller au panama ou au nicaraga pour avoir une petite idée de ses deux pays (périples d'une ou deux journées)
me conseillez-vous de me faire vacciner?
est-ce possible de dormir chez l'habitant???
merci!
que croyez-vous que jaurais de besoin comme vetement pendant ces trois semaines?
où sont les plus beaux et MOINS touristiques parcs naturels?
dans quelle ville aller au panama ou au nicaraga pour avoir une petite idée de ses deux pays (périples d'une ou deux journées)
me conseillez-vous de me faire vacciner?
est-ce possible de dormir chez l'habitant???
merci!
Retour de l'hôtel Mövenpick à El Gouna English translation pending
Tout juste revenu d'une dizaine de jours de farniente total dans la "petite Venise de la mer Rouge", je profite que mes souvenirs sont encore tous frais pour vous livrer une petite évaluation de l'hôtel où nous avons séjourné en all-inclusive entre le 14 et le 24 mai 2007 : le Mövenpick d'El Gouna.
Vol et transfert vers l'hôtel
Nous partons tôt, très tôt... Départ de la maison vers 5h30, direction Zaventem où tout se passe sans heurts. Nous voyageons avec Neckermann, et l'option "Premium" nous permet un enregistrement éclair grâce au comptoir séparé. Une grosse heure d'attente plus tard, nous embarquons dans un A320 monté au maximum de ses capacités, et les précieux centimètres supplémentaires promis par le voyagiste se révèleront plus anecdotiques qu'effectifs. Mais qu'importe... Le vol est court (moins de 5 heures), et l'on a à peine le temps de sentir les premières crampes que nous touchons déjà la piste de l'aéroport d'Hurgada.
Une fois les formalités d'immigration expédiées et les valises récupérées, nous quittons le havre de fraicheur du bâtiment principal pour entrer dans la fournaise égyptienne. Heureuse surprise, un fort vent rend la chaleur bien plus supportable. Quelques centaines de mètres de file vers le parking des bus, et nous voilà partis.
Notre chauffeur semble avoir à cœur de nous faire découvrir les paysages locaux et serpente dans les petites rues d'Hurgada, et ce n'est qu'au bout d'une bonne heure que nous arrivons enfin devant le porche de l'hôtel (au retour, nous ne mettrons pas plus d'une petite demi-heure).
Situation et première impression
Toute la station balnéaire d'El Gouna est située dans une enclave jalonnée de postes de sécurité, et dont l'unique route d'accès est gardée par de solides barrières. Malgré tout, cela contribue à rassurer le touriste. De même, l'entrée de l'hôtel est flanquée d'un portique-détecteur, que nous sommes courtoisement invités à emprunter pendant qu’un vigile vérifie rapidement le contenu de nos sacs. Rien à dire, on prend notre sécurité très au sérieux.
Le paysage est désertique, pas de miracles à attendre de ce côté. Mais les paysagistes ont su judicieusement profiter du cadre pour aménager un petit village somme toute assez sympathique et pas trop "Disneyen". Les enseignes de prestige se succèdent (Steingenberger Golf Resort, Club Med, Sheraton...) au fil des routes méticuleusement entretenues et des petits ponts de pierre enjambant des bras de lagunes. La mer est turquoise et le soleil brille radieusement dans un ciel sans un seul nuage. Pas de doute, les vacances vont être belles !
Enregistrement et découverte de la chambre
Aucun temps d’attente à la réception ; le personnel est très aimable mais sa connaissance du français est catastrophique. Soit, je passe à l’anglais. C’est un peu mieux, mais guère. Enfin, je ne suis pas ici pour défendre une thèse sur Shakespeare et je repars rapidement avec ma clef, les cartes des serviettes de plage, le plan de l’hôtel (ce détail a son importance, vous le verrez) et quelques feuillets décrivant les services offerts par l’établissement.
Le plan susmentionné démontre rapidement son utilité. L’hôtel est tout simplement immense ! Heureusement, de petits panneaux sont disséminés tout au long des chemins, et il est en fin de compte difficile de se perdre.
Notre chambre – dite « de luxe » – est idéalement située à l’extrémité du bloc n°3 ; nous sommes à la fois pas trop loin de la réception, du club de sports, et à proximité de la piscine principale et du grand lagon. C’est une belle et vaste pièce, généreusement dotée de grands lits « King Size » (de 140 centimètres), auxquels le groom de service rajoute rapidement un troisième pour notre petit bonhomme. La literie est haute et ferme, et les oreillers (en mousse et non en plumes, détail que j’apprécie tout particulièrement) fournis en nombre suffisant.
La salle de bains est spacieuse et comporte une grande douche (pas de baignoire) et d’imposants placards de rangement, dont l’un contient un coffre-fort de bonne taille (j’ai su y faire rentrer facilement un appareil réflex avec ses accessoires, deux consoles de jeux portables et quelques autres gadgets).
Nous trouverons également un nécessaire à thé et à café, un minibar bien rempli, une télévision offrant un nombre appréciable de chaînes (y compris deux chaînes de cartoons – bien pratique pour occuper notre petit bout) et enfin, la classique coupe de fruits offerte à l’arrivée. Une agréable terrasse d’environ 5 mètres carrés complète le décor, offrant une vue paisible sur le lagon et les blocs environnants, partiellement noyés dans la luxuriance des hibiscus et des flamboyants.
Note appréciable pour les soucieux d’économies d’énergie : la climatisation et la lumière sont coupées durant votre absence ; ce n’est qu’en insérant la carte attachée à la clef dans la fente prévue à cet effet, juste à l’entrée, que l’alimentation sera rétablie.
Que trouve-t-on dans l’hôtel
L’hôtel est immense, je l’ai déjà dit. On y trouve quatre piscines, six restaurants, trois lagons, un nombre appréciable de kilomètres de plages, un spa, un club de sport, un piano-bar, un bar billard, une piazza avec une scène pour animations et quelques échoppes « traditionnelles », un club de plongée et un petit port.
Les piscines Il y a une petite piscine au club de sport, deux autres (lagoon pool et spa pool) situées aux extrémités du domaine de l’hôtel, et une quatrième (oasis pool), plus familiale, placée au centre devant le bâtiment de la réception. Toutes – hormis celle du club de sport – sont dotées d’un bar immergé, d’équipements de sports et d’une zone pour enfants. Les serviettes sont disponibles dans des petites aubettes éparpillées un peu partout, en échange des cartes reçues à la réception. Transats, matelas et parasols sont à disposition et ne manqueront pas, quelque soit l’heure à laquelle vous arriverez. Un petit conseil, ne prenez pas l’initiative d’aller chercher vos matelas ou d’ouvrir votre parasol vous-même, vous vous ferez gentiment – mais promptement – remettre à votre place par le pool boy. Chaque piscine (toujours hormis celle du club sportif) est en outre située à proximité immédiate d’un restaurant proposant des snacks et une carte légère pour le grignotage ou le repas de midi. Les bars, eux, sont généreusement approvisionnés en boissons gazeuses, eaux, vins, bières et alcools locaux ou importés, (je vous conseille la bière blonde locale, la Louxor ; elle est excellente !) Et surtout, ne pas oublier – marque oblige – la délicieuse crème glacée « Mövenpick », disponible à volonté dans les parfums les plus divers (aaaaah, le walnut crisp/pistache…)
Les plages et les lagons Il y a beaucoup de plages au Mövenpick, mais elles ne sont pas très belles ; très caillouteuses du côté du spa et de gros sable ailleurs, elles ont cependant l’avantage pour les enfants de n’avoir aucune pente avant 200 ou 300 mètres. Le sol est assez vaseux et abrite quelques crabes et autres bernard-l’hermite. La plage située devant la lagoon pool, par contre, est assez belle et plus calme. Il y a trois lagons : deux ouverts (un à côté du spa et un autre à l’arrière du club de plongée) et un fermé (une piscine naturelle d’eau de mer, si vous préférez). A notre arrivée, ils étaient – assez comiquement – littéralement infestés de milliers de minuscules crabes, qu’un pas ferme suffisait à faire déguerpir. A noter aussi la présence d’un nombre conséquent de méduses (heureusement totalement inoffensives) échouées sur la grève.
Les restaurants Ici aussi, vous n’aurez que l’embarras du choix ; ils sont au nombre de six, également dispersés de par tout l’hôtel. Deux de ces restaurants ne sont ouverts que le midi : celui de l’oasis pool et celui du lagoon pool.
Le « Palavrion », placé juste à côté de la réception, est le restaurant principal – comprenez, l’ « usine ». C’est là que l’on prend le petit déjeuner (sous forme de buffet), et également le déjeuner ou le dîner (toujours sous forme de buffet, dont le thème varie chaque jour – supposément). Cuisine internationale, bonne mais sans plus. Excellent buffet de desserts, cependant. Comme pour tous les restaurants, la nourriture est de qualité, et la fraîcheur est garantie – je me suis d’ailleurs permis de manger des crudités plusieurs fois sans aucun effet secondaire.
Le « Il Limone » est un restaurant italien/méditerranéen, situé à proximité du spa ; il offre également la possibilité de prendre son petit déjeuner, à condition que l’hôtel ne soit pas rempli, car il est normalement réservé aux clients logeant dans les blocs 1 et 8. Outre le traditionnel buffet, il propose une belle liste de pizzas (excellentes) et de plats classiques italiens (ossobuco, risotto, etc.).
Le « Buo Thai » est un restaurant thaïlandais situé sur le côté de l’oasis pool ! Ce fut notre préféré pendant notre séjour ; très très bon, carte variée et riche, portions copieuses, en un mot un vrai délice. Attention à l’assaisonnement : le « medium » est déjà assez relevé, et le « hot » m’a arraché des larmes !
Le « El Sayaddin » est un restaurant de poissons et de fruits de mers situé à l’extrémité du lagon, au-dessus du club de plongée. Sur une large terrasse en bois, on déguste coquillages, gambas, homard, loup de mer, sur un fond musical live interprété par une violoniste. Le bonheur, quoi… Il est à noter que ce restaurant est payant, même si vous êtes en « all-in ».
Le club de sport Nous n’avions pas opté pour des vacances sportives, mais nous avons profité de ce que des cours de natation étaient donné par une sympathique monitrice suisse pour y inscrire notre petit bandit – bien nous en a pris, car à notre départ, il savait se débrouiller quasiment tout seul. Ces quelques cours nous ont néanmoins permis de jeter un coup d’œil au « Health Club » ; celui-ci propose les activités habituelles : tennis, ping-pong, squash, hammam, sauna, jacuzzi, stretching, appareils de torture divers et variés, etc.… Il y a également un coiffeur/manucure et un baby-foot. Le club organise également, sur les plages, des cours de Kyte Surf. Les prix sont décents et les équipements m’ont paru en bon état.
Le spa Véritable havre de paix et de relaxation, le spa de l’hôtel appartient en fait à la chaîne « Angsana », ce qui semble être un gage de qualité. Et en effet, c’est un plaisir de passer quelques heures dans les mains expertes de graciles et délicates masseuses thaïlandaises. L’accueil est d’une gentillesse rare, les prix tout à fait raisonnables, les hôtesses douces et efficaces, et l’endroit en lui-même incite au relâchement le plus complet. Un petit conseil pour les messieurs, essayez donc la formule « Equilibrium » (si possible avec mademoiselle Su, si elle est toujours là). Je ne peux témoigner pour mon épouse, mais elle est toujours revenue le sourire aux lèvres sur son petit nuage…
Le club de plongée Ne pratiquant pas nous-mêmes, nous n’avons pas fait appel aux services du club de plongée, hormis pour une excursion « snorkeling » au-dessus d’un récif au large d’El Gouna – très agréable au demeurant, nous avons vu quantité de poissons, de coraux, et même quelques oursins et un ou deux poulpes. Le club loue également de petits canots à moteurs, des kayaks et des pédalos (hélas pas très adaptés aux grands gabarits, comme moi).
La Piazza C’est une petite place située juste à côté de la réception, devant le « Palavrion », autour de laquelle courent quelques échoppes, une banque (avec un distributeur de livres égyptiennes acceptant bancontact, visa et mastercard), et une scène où, en guise d’animation, se produisent des groupes musicaux guimauvesques, un charmeur de serpent sous amphétamines, une danseuse du ventre légèrement apathique, le tout commenté par l’animateur le plus nullissime qu’il m’ait été donné de voir.
J’en profite pour ouvrir une petite parenthèse à propos dudit animateur qui est également responsable du mini-club. Nous ne sommes pas partis avec notre fils pour le mettre au mini-club, mais l’excellent souvenir que nous avions de celui de l’Iberostar Hacienda Dominicus de Bayahibe (Rép. Dominicaine) nous laissait espérer mieux que ça… En bref, c’était nul. Rien, nada, niente, niets ! Dommage…
Les magasins vendent principalement du « brol », majoritairement pharaonisant, kitchissime et de fort mauvais goût – même si on y trouve les indispensables crèmes solaires, tong, ballons et jouets de circonstance. (Petite remarque sur les échoppes : bien que ce soit de « bonne guerre », assurez-vous de connaître le taux de change euro/livre, car dans le doute les vendeurs locaux appliquent des taux pour le moins élastiques… Nous nous en sommes rendus compte à nos dépends le premier jour, devant d’urgence acheter un maillot pour le gamin – nous avions oubliés les siens à Bruxelles, honte à nous !)
Et quand au bar-billard et au piano-bar, nous n’y sommes pas rentrés… n’y ayant jamais vu un chat !
Que faire hors de l’hôtel ?
Voyageant avec un petit bonhomme de cinq ans et demi, nous avions pris le parti du farniente. Nous n’avons donc fait aucune activité extérieure, si ce n’est la sortie « snorkeling » susmentionnée, et la sortie « repas-dans-le-désert-avec-des-vrais-bédouins »…
Ah ouais alors ! Mémorable, et tellement authentique ! On vous amène en minibus à 2 kilomètres de l’hôtel, on vous introduit dans une soi-disant « oasis » toute de béton vêtue, on vous propose le tour d’un puits sur un chameau étique, et en guise de repas vous avez droit à un buffet-méchoui-spectacle avec derviche tourneur, danseuse du ventre et farandole à la Bézu version Ramsès… Autant pour l’authenticité ! Mais bon, ça fait marrer les enfants, alors…
Il est néanmoins possible, pour ceux qui le désirent, de se rendre à « Downtown El Gouna », à savoir le village même, où l’on trouve un mini-bazar, beaucoup d’échoppes qui vendent le même « brol » qu’à l’hôtel, quelques cafés et restaurants, et une discothèque. Si cela ne vous suffit pas et que vous vous sentez l’âme aventureuse, il est également possible de rallier Hurgada en taxi.
De même, le coin étant un paradis pour les plongeurs, on trouve nombre de sociétés spécialisées dans le domaine. Enfin, il vous est possible d’effectuer un mini-raid dans le désert, voire de vous rendre au Caire ou à Louxor pour une visite-éclair de 24 ou 48 heures. Autrement dit, un vrai piège à touristes… Tant qu’à faire du tourisme culturel, faites une croisière sur le Nil !
Et concrètement ?
Concrètement ? Le Mövenpick d’El Gouna est un hôtel parfait pour s’offrir quelques jours en famille ; le cadre est très sympathique, le personnel également (et ils adorent les enfants, ce n’est pas peu dire !), le côté culinaire très agréable sans pour autant toucher à la gastronomie (tout au plus peut-on regretter le manque de cuisine locale – et Dieu sait qu’il y a matière à faire…), le spa est enchanteur, et surtout, surtout : la superficie du domaine est telle que, même avec 90% de chambres louées, nous n’avons jamais eu l’impression – même fugace – que l’hôtel était rempli. Et ça, c’est très appréciable quand on cherche le calme et la tranquillité.
Donc, pour conclure, à recommander sans conditions !
Note : j'ai fait pas mal de photos de l'hôtel... Je posterai ici le lien vers l'album dès qu'il sera en ligne.
Vol et transfert vers l'hôtel
Nous partons tôt, très tôt... Départ de la maison vers 5h30, direction Zaventem où tout se passe sans heurts. Nous voyageons avec Neckermann, et l'option "Premium" nous permet un enregistrement éclair grâce au comptoir séparé. Une grosse heure d'attente plus tard, nous embarquons dans un A320 monté au maximum de ses capacités, et les précieux centimètres supplémentaires promis par le voyagiste se révèleront plus anecdotiques qu'effectifs. Mais qu'importe... Le vol est court (moins de 5 heures), et l'on a à peine le temps de sentir les premières crampes que nous touchons déjà la piste de l'aéroport d'Hurgada.
Une fois les formalités d'immigration expédiées et les valises récupérées, nous quittons le havre de fraicheur du bâtiment principal pour entrer dans la fournaise égyptienne. Heureuse surprise, un fort vent rend la chaleur bien plus supportable. Quelques centaines de mètres de file vers le parking des bus, et nous voilà partis.
Notre chauffeur semble avoir à cœur de nous faire découvrir les paysages locaux et serpente dans les petites rues d'Hurgada, et ce n'est qu'au bout d'une bonne heure que nous arrivons enfin devant le porche de l'hôtel (au retour, nous ne mettrons pas plus d'une petite demi-heure).
Situation et première impression
Toute la station balnéaire d'El Gouna est située dans une enclave jalonnée de postes de sécurité, et dont l'unique route d'accès est gardée par de solides barrières. Malgré tout, cela contribue à rassurer le touriste. De même, l'entrée de l'hôtel est flanquée d'un portique-détecteur, que nous sommes courtoisement invités à emprunter pendant qu’un vigile vérifie rapidement le contenu de nos sacs. Rien à dire, on prend notre sécurité très au sérieux.
Le paysage est désertique, pas de miracles à attendre de ce côté. Mais les paysagistes ont su judicieusement profiter du cadre pour aménager un petit village somme toute assez sympathique et pas trop "Disneyen". Les enseignes de prestige se succèdent (Steingenberger Golf Resort, Club Med, Sheraton...) au fil des routes méticuleusement entretenues et des petits ponts de pierre enjambant des bras de lagunes. La mer est turquoise et le soleil brille radieusement dans un ciel sans un seul nuage. Pas de doute, les vacances vont être belles !
Enregistrement et découverte de la chambre
Aucun temps d’attente à la réception ; le personnel est très aimable mais sa connaissance du français est catastrophique. Soit, je passe à l’anglais. C’est un peu mieux, mais guère. Enfin, je ne suis pas ici pour défendre une thèse sur Shakespeare et je repars rapidement avec ma clef, les cartes des serviettes de plage, le plan de l’hôtel (ce détail a son importance, vous le verrez) et quelques feuillets décrivant les services offerts par l’établissement.
Le plan susmentionné démontre rapidement son utilité. L’hôtel est tout simplement immense ! Heureusement, de petits panneaux sont disséminés tout au long des chemins, et il est en fin de compte difficile de se perdre.
Notre chambre – dite « de luxe » – est idéalement située à l’extrémité du bloc n°3 ; nous sommes à la fois pas trop loin de la réception, du club de sports, et à proximité de la piscine principale et du grand lagon. C’est une belle et vaste pièce, généreusement dotée de grands lits « King Size » (de 140 centimètres), auxquels le groom de service rajoute rapidement un troisième pour notre petit bonhomme. La literie est haute et ferme, et les oreillers (en mousse et non en plumes, détail que j’apprécie tout particulièrement) fournis en nombre suffisant.
La salle de bains est spacieuse et comporte une grande douche (pas de baignoire) et d’imposants placards de rangement, dont l’un contient un coffre-fort de bonne taille (j’ai su y faire rentrer facilement un appareil réflex avec ses accessoires, deux consoles de jeux portables et quelques autres gadgets).
Nous trouverons également un nécessaire à thé et à café, un minibar bien rempli, une télévision offrant un nombre appréciable de chaînes (y compris deux chaînes de cartoons – bien pratique pour occuper notre petit bout) et enfin, la classique coupe de fruits offerte à l’arrivée. Une agréable terrasse d’environ 5 mètres carrés complète le décor, offrant une vue paisible sur le lagon et les blocs environnants, partiellement noyés dans la luxuriance des hibiscus et des flamboyants.
Note appréciable pour les soucieux d’économies d’énergie : la climatisation et la lumière sont coupées durant votre absence ; ce n’est qu’en insérant la carte attachée à la clef dans la fente prévue à cet effet, juste à l’entrée, que l’alimentation sera rétablie.
Que trouve-t-on dans l’hôtel
L’hôtel est immense, je l’ai déjà dit. On y trouve quatre piscines, six restaurants, trois lagons, un nombre appréciable de kilomètres de plages, un spa, un club de sport, un piano-bar, un bar billard, une piazza avec une scène pour animations et quelques échoppes « traditionnelles », un club de plongée et un petit port.
Les piscines Il y a une petite piscine au club de sport, deux autres (lagoon pool et spa pool) situées aux extrémités du domaine de l’hôtel, et une quatrième (oasis pool), plus familiale, placée au centre devant le bâtiment de la réception. Toutes – hormis celle du club de sport – sont dotées d’un bar immergé, d’équipements de sports et d’une zone pour enfants. Les serviettes sont disponibles dans des petites aubettes éparpillées un peu partout, en échange des cartes reçues à la réception. Transats, matelas et parasols sont à disposition et ne manqueront pas, quelque soit l’heure à laquelle vous arriverez. Un petit conseil, ne prenez pas l’initiative d’aller chercher vos matelas ou d’ouvrir votre parasol vous-même, vous vous ferez gentiment – mais promptement – remettre à votre place par le pool boy. Chaque piscine (toujours hormis celle du club sportif) est en outre située à proximité immédiate d’un restaurant proposant des snacks et une carte légère pour le grignotage ou le repas de midi. Les bars, eux, sont généreusement approvisionnés en boissons gazeuses, eaux, vins, bières et alcools locaux ou importés, (je vous conseille la bière blonde locale, la Louxor ; elle est excellente !) Et surtout, ne pas oublier – marque oblige – la délicieuse crème glacée « Mövenpick », disponible à volonté dans les parfums les plus divers (aaaaah, le walnut crisp/pistache…)
Les plages et les lagons Il y a beaucoup de plages au Mövenpick, mais elles ne sont pas très belles ; très caillouteuses du côté du spa et de gros sable ailleurs, elles ont cependant l’avantage pour les enfants de n’avoir aucune pente avant 200 ou 300 mètres. Le sol est assez vaseux et abrite quelques crabes et autres bernard-l’hermite. La plage située devant la lagoon pool, par contre, est assez belle et plus calme. Il y a trois lagons : deux ouverts (un à côté du spa et un autre à l’arrière du club de plongée) et un fermé (une piscine naturelle d’eau de mer, si vous préférez). A notre arrivée, ils étaient – assez comiquement – littéralement infestés de milliers de minuscules crabes, qu’un pas ferme suffisait à faire déguerpir. A noter aussi la présence d’un nombre conséquent de méduses (heureusement totalement inoffensives) échouées sur la grève.
Les restaurants Ici aussi, vous n’aurez que l’embarras du choix ; ils sont au nombre de six, également dispersés de par tout l’hôtel. Deux de ces restaurants ne sont ouverts que le midi : celui de l’oasis pool et celui du lagoon pool.
Le « Palavrion », placé juste à côté de la réception, est le restaurant principal – comprenez, l’ « usine ». C’est là que l’on prend le petit déjeuner (sous forme de buffet), et également le déjeuner ou le dîner (toujours sous forme de buffet, dont le thème varie chaque jour – supposément). Cuisine internationale, bonne mais sans plus. Excellent buffet de desserts, cependant. Comme pour tous les restaurants, la nourriture est de qualité, et la fraîcheur est garantie – je me suis d’ailleurs permis de manger des crudités plusieurs fois sans aucun effet secondaire.
Le « Il Limone » est un restaurant italien/méditerranéen, situé à proximité du spa ; il offre également la possibilité de prendre son petit déjeuner, à condition que l’hôtel ne soit pas rempli, car il est normalement réservé aux clients logeant dans les blocs 1 et 8. Outre le traditionnel buffet, il propose une belle liste de pizzas (excellentes) et de plats classiques italiens (ossobuco, risotto, etc.).
Le « Buo Thai » est un restaurant thaïlandais situé sur le côté de l’oasis pool ! Ce fut notre préféré pendant notre séjour ; très très bon, carte variée et riche, portions copieuses, en un mot un vrai délice. Attention à l’assaisonnement : le « medium » est déjà assez relevé, et le « hot » m’a arraché des larmes !
Le « El Sayaddin » est un restaurant de poissons et de fruits de mers situé à l’extrémité du lagon, au-dessus du club de plongée. Sur une large terrasse en bois, on déguste coquillages, gambas, homard, loup de mer, sur un fond musical live interprété par une violoniste. Le bonheur, quoi… Il est à noter que ce restaurant est payant, même si vous êtes en « all-in ».
Le club de sport Nous n’avions pas opté pour des vacances sportives, mais nous avons profité de ce que des cours de natation étaient donné par une sympathique monitrice suisse pour y inscrire notre petit bandit – bien nous en a pris, car à notre départ, il savait se débrouiller quasiment tout seul. Ces quelques cours nous ont néanmoins permis de jeter un coup d’œil au « Health Club » ; celui-ci propose les activités habituelles : tennis, ping-pong, squash, hammam, sauna, jacuzzi, stretching, appareils de torture divers et variés, etc.… Il y a également un coiffeur/manucure et un baby-foot. Le club organise également, sur les plages, des cours de Kyte Surf. Les prix sont décents et les équipements m’ont paru en bon état.
Le spa Véritable havre de paix et de relaxation, le spa de l’hôtel appartient en fait à la chaîne « Angsana », ce qui semble être un gage de qualité. Et en effet, c’est un plaisir de passer quelques heures dans les mains expertes de graciles et délicates masseuses thaïlandaises. L’accueil est d’une gentillesse rare, les prix tout à fait raisonnables, les hôtesses douces et efficaces, et l’endroit en lui-même incite au relâchement le plus complet. Un petit conseil pour les messieurs, essayez donc la formule « Equilibrium » (si possible avec mademoiselle Su, si elle est toujours là). Je ne peux témoigner pour mon épouse, mais elle est toujours revenue le sourire aux lèvres sur son petit nuage…
Le club de plongée Ne pratiquant pas nous-mêmes, nous n’avons pas fait appel aux services du club de plongée, hormis pour une excursion « snorkeling » au-dessus d’un récif au large d’El Gouna – très agréable au demeurant, nous avons vu quantité de poissons, de coraux, et même quelques oursins et un ou deux poulpes. Le club loue également de petits canots à moteurs, des kayaks et des pédalos (hélas pas très adaptés aux grands gabarits, comme moi).
La Piazza C’est une petite place située juste à côté de la réception, devant le « Palavrion », autour de laquelle courent quelques échoppes, une banque (avec un distributeur de livres égyptiennes acceptant bancontact, visa et mastercard), et une scène où, en guise d’animation, se produisent des groupes musicaux guimauvesques, un charmeur de serpent sous amphétamines, une danseuse du ventre légèrement apathique, le tout commenté par l’animateur le plus nullissime qu’il m’ait été donné de voir.
J’en profite pour ouvrir une petite parenthèse à propos dudit animateur qui est également responsable du mini-club. Nous ne sommes pas partis avec notre fils pour le mettre au mini-club, mais l’excellent souvenir que nous avions de celui de l’Iberostar Hacienda Dominicus de Bayahibe (Rép. Dominicaine) nous laissait espérer mieux que ça… En bref, c’était nul. Rien, nada, niente, niets ! Dommage…
Les magasins vendent principalement du « brol », majoritairement pharaonisant, kitchissime et de fort mauvais goût – même si on y trouve les indispensables crèmes solaires, tong, ballons et jouets de circonstance. (Petite remarque sur les échoppes : bien que ce soit de « bonne guerre », assurez-vous de connaître le taux de change euro/livre, car dans le doute les vendeurs locaux appliquent des taux pour le moins élastiques… Nous nous en sommes rendus compte à nos dépends le premier jour, devant d’urgence acheter un maillot pour le gamin – nous avions oubliés les siens à Bruxelles, honte à nous !)
Et quand au bar-billard et au piano-bar, nous n’y sommes pas rentrés… n’y ayant jamais vu un chat !
Que faire hors de l’hôtel ?
Voyageant avec un petit bonhomme de cinq ans et demi, nous avions pris le parti du farniente. Nous n’avons donc fait aucune activité extérieure, si ce n’est la sortie « snorkeling » susmentionnée, et la sortie « repas-dans-le-désert-avec-des-vrais-bédouins »…
Ah ouais alors ! Mémorable, et tellement authentique ! On vous amène en minibus à 2 kilomètres de l’hôtel, on vous introduit dans une soi-disant « oasis » toute de béton vêtue, on vous propose le tour d’un puits sur un chameau étique, et en guise de repas vous avez droit à un buffet-méchoui-spectacle avec derviche tourneur, danseuse du ventre et farandole à la Bézu version Ramsès… Autant pour l’authenticité ! Mais bon, ça fait marrer les enfants, alors…
Il est néanmoins possible, pour ceux qui le désirent, de se rendre à « Downtown El Gouna », à savoir le village même, où l’on trouve un mini-bazar, beaucoup d’échoppes qui vendent le même « brol » qu’à l’hôtel, quelques cafés et restaurants, et une discothèque. Si cela ne vous suffit pas et que vous vous sentez l’âme aventureuse, il est également possible de rallier Hurgada en taxi.
De même, le coin étant un paradis pour les plongeurs, on trouve nombre de sociétés spécialisées dans le domaine. Enfin, il vous est possible d’effectuer un mini-raid dans le désert, voire de vous rendre au Caire ou à Louxor pour une visite-éclair de 24 ou 48 heures. Autrement dit, un vrai piège à touristes… Tant qu’à faire du tourisme culturel, faites une croisière sur le Nil !
Et concrètement ?
Concrètement ? Le Mövenpick d’El Gouna est un hôtel parfait pour s’offrir quelques jours en famille ; le cadre est très sympathique, le personnel également (et ils adorent les enfants, ce n’est pas peu dire !), le côté culinaire très agréable sans pour autant toucher à la gastronomie (tout au plus peut-on regretter le manque de cuisine locale – et Dieu sait qu’il y a matière à faire…), le spa est enchanteur, et surtout, surtout : la superficie du domaine est telle que, même avec 90% de chambres louées, nous n’avons jamais eu l’impression – même fugace – que l’hôtel était rempli. Et ça, c’est très appréciable quand on cherche le calme et la tranquillité.
Donc, pour conclure, à recommander sans conditions !
Note : j'ai fait pas mal de photos de l'hôtel... Je posterai ici le lien vers l'album dès qu'il sera en ligne.
Retour de croisière sur le Costa Concordia English translation pending
Cette 3° s'est effectuée sur le Costa Concordia et fut constatée moins plaisante que celles effectuées sur le Méditerranée et l'Atlantica, à cause du fait que ce fut la Méditerranée les 3 fois mais aussi car les prestations sont, je l'ai constaté, en régression ou non équivalentes sur chaque "nave".
Mais cependant j'ai apprécié les activités, ambiance et escales.
Je suis prêt à réponde à vos questions du genre: "Citivavecchia: excursion proposée à 50 € alors que la gare est à 1 kms du port et que vous allez en train AR pour 9 €"..etc
Ciao!
Mais cependant j'ai apprécié les activités, ambiance et escales.
Je suis prêt à réponde à vos questions du genre: "Citivavecchia: excursion proposée à 50 € alors que la gare est à 1 kms du port et que vous allez en train AR pour 9 €"..etc
Ciao!
Retour de croisière à bord du Coral English translation pending
Bonjour a tous,
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Who has already done the "Great Southern Loop": Antarctic Peninsula-Falklands-South Georgia?
Hello,
My current dream for a potential (last?) big trip during our winter of 2026 is mentioned in the title.
I’m particularly interested in the ship "Exploris One" (17 nights on board in January-February 2026), operated by the French company EXPLORIS (founded by former Ponant team members), and it seems to be a fully French-speaking experience with a maximum of 120 passengers. The most competitive offer I’ve found so far is through "Croisierenet.com".
So far, we’ve only sailed and landed as far as Cape Horn (with Australis), but beyond the Antarctic Peninsula itself, it’s especially South Georgia and the richness of its wildlife colonies that appeal to me the most (and the least appealing part, of course, is the price! 🤪)
For those of you who’ve sailed along and set foot on these lands—were you truly won over and did you feel, in plain terms, that "you got your money’s worth"? If by any chance you know Exploris, what can you say about it? Same for the reliability and seriousness of Croisierenet.
Given the sums involved, is it wise to wait a few more months before deciding, hoping for bigger discounts as the departure date approaches, while counting on cabin availability in my preferred category? Currently, Exploris is offering discounts of -35% off the listed catalog prices for 2025 cruises and only -25% for 2026... On the other hand, could international flights from Paris to Buenos Aires become more expensive in the meantime? (But it seems the clientele for these cruises is marginal for this international flight, and January-February also appears to be significantly cheaper than November, especially for direct round-trip flights with Air France.)
Thanks for your feedback and any other wise advice! 😉
So far, we’ve only sailed and landed as far as Cape Horn (with Australis), but beyond the Antarctic Peninsula itself, it’s especially South Georgia and the richness of its wildlife colonies that appeal to me the most (and the least appealing part, of course, is the price! 🤪)
For those of you who’ve sailed along and set foot on these lands—were you truly won over and did you feel, in plain terms, that "you got your money’s worth"? If by any chance you know Exploris, what can you say about it? Same for the reliability and seriousness of Croisierenet.
Given the sums involved, is it wise to wait a few more months before deciding, hoping for bigger discounts as the departure date approaches, while counting on cabin availability in my preferred category? Currently, Exploris is offering discounts of -35% off the listed catalog prices for 2025 cruises and only -25% for 2026... On the other hand, could international flights from Paris to Buenos Aires become more expensive in the meantime? (But it seems the clientele for these cruises is marginal for this international flight, and January-February also appears to be significantly cheaper than November, especially for direct round-trip flights with Air France.)
Thanks for your feedback and any other wise advice! 😉
La Bretagne avec le Jacques Cartier "Ponant" du 18 au 25 juillet 2020 English translation pending
Bonjour
J'avais envisagé d'attendre début Octobre et notre retour à Rennes pour faire le C/R
de notre croisière " La Bretagne : entre côtes sauvages et phares "
Mais tout compte fait , je change d'avis et démarre ce C/R dès maintenant :
Au retour de notre 20 ème croisière , fin Novembre 2019 , ( Transat de Marseille à
Miami sur le MSC Divina ) , nous avions décidé de faire une (petite ) pause pour les
croisières et donc de ne rien réserver avant plusieurs mois .
Sage décision en fait au vu des évènements sanitaires du Printemps puisque nous
avons échappé aux problèmes subis par nombre de touristes qui se sont retrouvés
avec des avoirs qu'il ne pourront utiliser ( au mieux ) que dans plusieurs mois .
A la fin de l'an dernier , je m'étais inscrit à la newsletter de Ponant , plus pour rêver
qu'autre chose .
Mais début Juin , alors que toutes les croisières sont annulées les unes après les autres ,
Ponant , profitant notamment de la capacité réduite de ses navires et du retour en
France métropolitaine de presque tous , met en place 2 itinéraires en Méditerranée et
3 en Manche et Atlantique .
La croisière au départ de Nice pour contourner la Corse nous plaisait bien mais rejoindre
Nice posait , à ce moment là , problème .
Nous décidons donc de nous rabattre sur la croisière au départ de St Malo car là , pas de
souci pour nous y rendre 🙂
Les raisons de notre choix : de mémoire , St Malo est fréquemment une ville d'escale pour
les bateaux de croisière mais quasiment jamais une ville d'embarquement ( et là aussi
de débarquement ) , donc autant en profiter .
De plus l'itinéraire nous plait avec la visite d'iles connues ( mais que nous reverrons avec
plaisir ) et de vraies découvertes dont les Scilly , au large de la Cornouaille britannique .
Mi Juin , nous décidons de réserver la croisière au départ de St Malo du 18 Juillet , sachant
que nous avons la possibilité d'annuler , sans pénalités , jusqu'à 72 heures avant le départ .
L'annulation , nous y avons pensé quand , fin Juin , nous avons appris que l'escale aux
Scilly était supprimée 😠 , remplacée par Ouessant , une escale à Groix se substituant
à celle de Hoëdic .
Toutes les autres croisières étaient aussi affectées par la suppression des escales à l'étranger
pour raisons sanitaires ( jours de quarantaine )
Nous trouverons donc peut-être une autre occasion pour nous rendre aux Scilly
Comme d'habitude , je m'égare avec ce préambule un peu long .
Je vais donc faire une pause avant de vous embarquer sur le Jacques Cartier .
A plus
Jean-Pierre
Découvrir la Pologne, oui, sans hésitation English translation pending
A force d'entendre toutes sortes de choses bizarres à propos de la Pologne, j'ai eu envie d'écrire un petit mot.
Je ne comprends pas pourquoi la Pologne a une image toute noire et arriérée dans la tête de beaucoup de Français. Je ne comprends pas pourquoi certain·e·s font plus de 2 500 km pour aller seulement à Auschwitz. Je ne comprends pas pourquoi on valorise celui-celle qui part en Espagne et on s'interroge sur la santé mentale de celui-celle qui va passer un moment de vacances en Pologne.
Bon, d'accord, la situation politique n'est pas idéale mais il faut aller s'asseoir sur un banc public qui diffuse du Chopin à Varsovie, se plonger dans la vie de Copernic à Torun... et, surtout, surtout, rencontrer les Polonais d'aujourd'hui. Aspects pratiques : le coût de la vie quotidienne est très avantageux pour les Français ;) et oui, oui, la frontière est ouverte, sans contraintes particulières https://reopen.europa.eu/fr/map/POL
Je ne cherche pas à faire la promotion du tourisme en Pologne, mais après y être retourné l'année dernière, je tente de modifier un peu des représentations qui me paraissent datées et injustes. Je ne veux pas allonger trop ce premier message. D'autres personnes viendront peut-être le compléter...
Je ne comprends pas pourquoi la Pologne a une image toute noire et arriérée dans la tête de beaucoup de Français. Je ne comprends pas pourquoi certain·e·s font plus de 2 500 km pour aller seulement à Auschwitz. Je ne comprends pas pourquoi on valorise celui-celle qui part en Espagne et on s'interroge sur la santé mentale de celui-celle qui va passer un moment de vacances en Pologne.
Bon, d'accord, la situation politique n'est pas idéale mais il faut aller s'asseoir sur un banc public qui diffuse du Chopin à Varsovie, se plonger dans la vie de Copernic à Torun... et, surtout, surtout, rencontrer les Polonais d'aujourd'hui. Aspects pratiques : le coût de la vie quotidienne est très avantageux pour les Français ;) et oui, oui, la frontière est ouverte, sans contraintes particulières https://reopen.europa.eu/fr/map/POL
Je ne cherche pas à faire la promotion du tourisme en Pologne, mais après y être retourné l'année dernière, je tente de modifier un peu des représentations qui me paraissent datées et injustes. Je ne veux pas allonger trop ce premier message. D'autres personnes viendront peut-être le compléter...
MSC Meraviglia: retour de l'inaugurale - grands plaisirs & petits couacs English translation pending
Bonjour,
Je suis dans le tgv Nice Paris, je ne pourrai joindre de photos que mardi ou mercredi.
Ce CR a deux buts : partager mon ressenti sur cette croisière et ce nouveau navire et surtout je souhaite qu'il vienne s'enrichir du vécu des membres de vf qui voudront bien y ajouter leurs propres impressions.
Tout d'abord une précision concernant la réservation à l'origine de cette croisière : nous avons réservé en juillet 2015. Comme toutes les cabines étaient alors "en garantie" nous avons choisi l'ambiance Aurea par sécurité quant au placement de la cabine. Nous n'avons bénéficié d'aucune réduction personnelle
Arrivés au Havre le samedi 3, nous avons pu admirer le bateau l'après midi et assister au feu d'artifices le soir. Du bout du quai de Southamton, nous avions une très belle vue sur le spectacle.
Ayant appris qu'il était possible d'embarquer dès le milieu de la matinée (alors que le Check in était noté à midi), nous avons demandé un taxi pour 10h. Comme nous étions avec des amis, le taxi à faite 2 navettes pour nous déposer ... A quelques centaines de metres du terminal. Nous avons roulé nos valises et à 10h 15 nous étions dans la salle après avoir déposé nos valises. Après les formalités de sécurité (un peu d'attente), nous sommes passés dans la salle d'enregistrement à 10h55 et là, aucune attente ... Le pré-enregistrement ayant été fait quelques jours avant en ligne, à 11h 10 nous débouchons sur la Promenade du Meraviglia 😇
Un document remis à l'enregistrement nous informait que les cabines seraient disponibles à 13h30 et que nous pouvions aller nous restaurer au buffet Market Place. Que demander de plus ?
A l'heure dite, la cabine était prête : sobre dans ses coloris, elle manquait un peu de lumière car située au pont 13, dans le retrait bâbord avant du bateau.
Nous devions avoir une cabine au pont 14 sur le débord bâbord mais suite à une modification incompréhensible pour nous, les numéros de cabine de plusieurs passagers ont été changés 48h avant le départ ...
A 17h, nous étions sur les ponts extérieurs, prêts pour le départ ... Mais ...
Suite un peu plus tard (dans le tgv, je crains les coupures de réseau et ne veux pas perdre mon texte !!!)
Compte-rendu Anthem OTS circuit Canada / Nouvelle-Angleterre (octobre 2016) English translation pending
Une première pour nous, une croisière automnale pour souligner un projet réussi. 😉 Pour une seconde fois seulement on n’a pas pris l’avion pour nous rendre au lieu d’embarquement, le Cape Liberty Cruise Port au NJ, mais notre véhicule personnel (périple aller/retour environ 1,400 km). Itinéraire de 5 escales : Boston - Massachussetts, Portland – Maine, Bar Harbor – Maine, Halifax – Nouvelle Écosse et Saint-John, Nouveau-Brunswick. Nous nous attendions à du temps frais à mesure que nous progresserions vers le nord mais ce fut parfois pire : pluie, vent, bourrasques, et jusqu’à 8 degrés. 😕Je suis donc revenu avec un « rhume d’homme »… Quand même un 23 degrés au départ, mais rien à voir avec une croisière dans les Caraïbes!


Nouveauté pour nous, lors du pré-enregistrement en ligne que j’ai fait moi-même, RCCL nous suggérait de téléverser une photo, et pour l’embarquement de prendre « rendez-vous » en choisissant une plage horaire de 30 minutes (nous avions choisi 12h30-13h00). 😮 Sur place, à l’extérieur même du terminal, des préposés avec tablette électronique finalisaient l’embarquement des passagers, ce qui nous a paru efficace. Une fois à bord, toutefois, pour le buffet du midi au Windjammer Marketplace (ce que nos amis européens appellent le « self »…), il y avait beaucoup de monde désirant casser la croûte; en fait sur le Anthem, par rapport à sa taille et sa capacité, on était beaucoup plus à l’étroit que ce à quoi on était habitués sur les bateaux de la classe Solstice de Celebrity (au Oceanview Café). De plus, quelques passagers semblaient traîner avec eux tous leurs bagages, pas seulement leur bagage à main (nos cabines n’étaient évidemment pas encore prêtes).🏴☠️

Jour 1 - Exploration du navire, le deuxième de la classe Quantum, le Anthem était notre plus gros jusqu’à maintenant (169,000 tonnes, 4180 passagers…). On sent la jeunesse et la technologie omniprésente sur ce navire, mais là n’était pas notre priorité. Propreté, service, restauration, divertissement, etc, tout y était… ou presque. Je parlerai plus loin de la restauration. Un élément techno nous intéressait vu que nous avions choisi une cabine intérieure (après tout, à 10-12 degrés en moyenne, que faire d’un balcon?) : dans les cabines intérieures il y a un balcon virtuel, un écran plat de la taille d’une porte, reproduisant ma foi assez bien la vue extérieure d’un balcon, avec sa balustrade pour faire plus vrai, et ce, en temps réel. 🙂 On peut même avoir le son si on le désire. Un conseil que j’avais lu sur Internet concernant les cabines intérieures et que j’ai trouvé pertinent : préférer une des cabines « plus carrées » (nous avions la 12263 – Cat. L) pour leur meilleure disposition et habitabilité; la douche est rectangulaire et non en coin, pour ceux que ça peut intéresser. Réunion de sécurité à 15h30, on lève l’ancre à 16h00.


Restauration : un peu particulier, à bord des navires de la classe Quantum, c’est surtout le « Dynamic Dining » qui prévaut, il y a 4 restaurants principaux et non une grande salle-à-manger principale; ayant lu sur Cruise Critic des commentaires à l’effet qu’il est nécessaire de pré-réserver en ligne si on veut manger à une heure raisonnable, c’est ce que j’ai fait, mais comme nous étions à un mois du départ, ce fut très difficile (le plus tôt que j’ai pu réserver : soir 7 au Silk pour 19h45 et soir 8 au Grande pour 21h00, deux que nous voulions absolument « tester »). Dans notre cabine, outre la paperasse habituelle, nous retrouvons une lettre confirmant nos 2 réservations et ajoutant qu’ils nous ont, « pour notre commodité », réservé 3 soupers additionnels les soirs 1, 2 et 3, à des heures tardives allant de 20h15 à 21h15! Après hésitation, nous y sommes quand même allés « pour leur faire plaisir »…😇 On mentionne en bas de page que pour manger au Grande, la tenue « Formal » est requise. Ce soir du jour 1, souper au Chic à 21h15 : service et nourriture très bons, rien à redire, comparable à Celebrity (désolé, c’est ma base de comparaison, surtout la classe Solstice…). Spectacle de bienvenue au Royal Theatre avec l’orchestre du Anthem.
Jour 2 – En mer. La température est encore douce, exploration du navire, quelques personnes dans les piscines extérieures. Le Solarium, immense, est apprécié pour ses bassins aménagés en paliers et ses transats… Spectacle « The Gift » à 18h00 au Royal Theatre, beau déploiement, agréable. Nous assistons (plutôt, tiendrons le coup) au spectacle « Spectra’s Cabaret » à 19h30 au Two70, salle top techno, des écrans qui se déplacent, etc, mais personnage principal sorti de je ne sais où, avec une surabondance de lumière et de tonitruances…Plus jamais.😠 Souper au Silk à 20h15, que nous voulions essayer : bons choix, nourriture très appréciée et service attentionné par Rosanna, une Brésilienne, et son assistant. Nous la reverrons dans 5 jours…😛
Jour 3 – Boston MA. Belle journée en perspective, temps doux. L’organisation des débarquements pour les excursions est chaotique, on se retrouve à attendre au terminal du port et on ne sait plus trop comment se regrouper. (Par comparaison, chez Celebrity, les passagers ayant des excursions ont rendez-vous au théâtre où on vérifie nos billets, on nous remet une étiquette collante d’une couleur et portant un numéro, qu'on appose sur nous, ce numéro correspondant au « lollipop » que le guide brandira aux moments opportuns). Ici, rien de tout ça et il s’avérera que cette absence de procédure est la norme; au mieux, le guide a une simple feuille avec le nom de l’excursion dessus.🙁 Visite guidée à pied tout de même intéressante. Souper au Solarium Bistro à 20h45 : service lent et finalement, nourriture bonne mais assez ordinaire, ça ne valait pas la peine d’attendre pour aller souper si tard!


Jour 4 – Portland ME. Il doit faire 10-12 degrés le matin et il pleut et il vente pour notre visite guidée de cette petite ville portuaire. Je n’ai même pas osé sortir mon appareil-photo. Pas assez vêtu, je finis par prendre froid. 😕🙁 S’il avait fait beau, à la fin de la visite guidée on aurait pu retourner à une petite sandwicherie belge se taper des frites réputées extraordinaires cuites dans du gras de canard! (le resto: « Duckfat »).😮 Spectacle, un « Headliner Showtime » au Royal Theatre. Moyen pour des non anglophones comme nous.
Jour 5 – Bar Harbor ME. On se rend à terre par navettes. Beau, frais mais avec les grands vents c’est très froid, un bac plastique vole et les drapeaux claquent dans un bruit d’enfer; je passe dans une boutique (ce n’est pas ça qui manque à Bar Harbor…) m’acheter une veste doublée molleton avec capuchon en remplacement de mon simple coupe-vent! 😏 Seule une visite guidée à pied très intéressante de ce village, la partie de l’excursion que nous devions faire à bord d’une goélette ayant été annulée pour des raisons évidentes. Pour le retour, nous sommes très nombreux à être transis en même temps et les navettes se font attendre (file d’attendre monstre). Souper au buffet, petite marche de santé et retour à la cabine.


Jour 6 – Halifax NS. Frais mais beau et somme toute agréable. On se rend en bus 2 étages au départ de notre visite guidée à pied avec un guide expérimenté aux cheveux gris et arborant fièrement son kilt. Spectacle « We Will Rock You » apprécié mais comme d’habitude le niveau sonore est très élevé.


Jour 7 – En mer. On utilise un des bains à remous extérieurs… Brrr, pas chaud sur le pont quand on sort de là… Mais ça n’a pas empêché la tenue d’un « Belly Flop Contest » à la piscine extérieure… 😊🤪 Pas de spectacle pour nous ce soir. Souper au Silk à 19h45, encore un bon moment à notre actif.

Jour 8 – Saint-John NB. Temps plus doux mais surtout nuageux. Visite comprenant un arrêt aux « Reversing Rapids », somme toute ordinaire. Un autre différent et apprécié spectacle « Headliner Showtime ». On passe à la cabine pour revêtir nos plus beaux atours en vue du souper « Formal » au « Grande » vers 21h00. Quelle ne fut pas notre surprise en constatant qu’à l’intérieur du restaurant le code vestimentaire requis n’était pas respecté par plusieurs (avec une affiche en plusieurs langues à l’entrée!); il y avait même à 2 tables de nous un gars (je regrette, le terme monsieur ne s’applique pas…) portant jeans, chandail polo douteux et casquette, laquelle n’a pas quitté sa tête de tout le repas! 🏴☠️😠 Nous au Québec, on dit que « ça fait dur »! En quittant le restaurant, l’hôte me salue et en lui serrant la main, j’en profite pour lui faire part de mon mécontentement; il me répond que j’ai bien raison parce que cela ne devrait vraiment pas se produire et qu’il prend note de mon commentaire… Mais où était-il ou que faisait-il quand ce gars-là s’est pointé à l’entrée du restaurant? Prix citron de gestion en ce qui me concerne! 😠 Ah oui, la bouffe et le service dans tout ça: excellents. 😛


Jour 9 – En mer. Débarquement : à bord, moins bien organisé qu’avec Celebrity, à une exception près… À 10h00 nous sortons du terminal et accédons à notre voiture garée dans le stationnement étagé et rentrons à la maison… Avec quelques arrêts nécessaires et une autoroute à 4 voies complètement bloquée et le détour (un accident avec un mort à ce que je verrai plus tard sur Internet), nous rentrons à la maison à minuit! Il fait 10 degrés dehors…😕
Globalement, une belle croisière sur un magnifique navire. Faut cependant choisir son itinéraire en fonction de la période de l'année...


Nouveauté pour nous, lors du pré-enregistrement en ligne que j’ai fait moi-même, RCCL nous suggérait de téléverser une photo, et pour l’embarquement de prendre « rendez-vous » en choisissant une plage horaire de 30 minutes (nous avions choisi 12h30-13h00). 😮 Sur place, à l’extérieur même du terminal, des préposés avec tablette électronique finalisaient l’embarquement des passagers, ce qui nous a paru efficace. Une fois à bord, toutefois, pour le buffet du midi au Windjammer Marketplace (ce que nos amis européens appellent le « self »…), il y avait beaucoup de monde désirant casser la croûte; en fait sur le Anthem, par rapport à sa taille et sa capacité, on était beaucoup plus à l’étroit que ce à quoi on était habitués sur les bateaux de la classe Solstice de Celebrity (au Oceanview Café). De plus, quelques passagers semblaient traîner avec eux tous leurs bagages, pas seulement leur bagage à main (nos cabines n’étaient évidemment pas encore prêtes).🏴☠️

Jour 1 - Exploration du navire, le deuxième de la classe Quantum, le Anthem était notre plus gros jusqu’à maintenant (169,000 tonnes, 4180 passagers…). On sent la jeunesse et la technologie omniprésente sur ce navire, mais là n’était pas notre priorité. Propreté, service, restauration, divertissement, etc, tout y était… ou presque. Je parlerai plus loin de la restauration. Un élément techno nous intéressait vu que nous avions choisi une cabine intérieure (après tout, à 10-12 degrés en moyenne, que faire d’un balcon?) : dans les cabines intérieures il y a un balcon virtuel, un écran plat de la taille d’une porte, reproduisant ma foi assez bien la vue extérieure d’un balcon, avec sa balustrade pour faire plus vrai, et ce, en temps réel. 🙂 On peut même avoir le son si on le désire. Un conseil que j’avais lu sur Internet concernant les cabines intérieures et que j’ai trouvé pertinent : préférer une des cabines « plus carrées » (nous avions la 12263 – Cat. L) pour leur meilleure disposition et habitabilité; la douche est rectangulaire et non en coin, pour ceux que ça peut intéresser. Réunion de sécurité à 15h30, on lève l’ancre à 16h00.


Restauration : un peu particulier, à bord des navires de la classe Quantum, c’est surtout le « Dynamic Dining » qui prévaut, il y a 4 restaurants principaux et non une grande salle-à-manger principale; ayant lu sur Cruise Critic des commentaires à l’effet qu’il est nécessaire de pré-réserver en ligne si on veut manger à une heure raisonnable, c’est ce que j’ai fait, mais comme nous étions à un mois du départ, ce fut très difficile (le plus tôt que j’ai pu réserver : soir 7 au Silk pour 19h45 et soir 8 au Grande pour 21h00, deux que nous voulions absolument « tester »). Dans notre cabine, outre la paperasse habituelle, nous retrouvons une lettre confirmant nos 2 réservations et ajoutant qu’ils nous ont, « pour notre commodité », réservé 3 soupers additionnels les soirs 1, 2 et 3, à des heures tardives allant de 20h15 à 21h15! Après hésitation, nous y sommes quand même allés « pour leur faire plaisir »…😇 On mentionne en bas de page que pour manger au Grande, la tenue « Formal » est requise. Ce soir du jour 1, souper au Chic à 21h15 : service et nourriture très bons, rien à redire, comparable à Celebrity (désolé, c’est ma base de comparaison, surtout la classe Solstice…). Spectacle de bienvenue au Royal Theatre avec l’orchestre du Anthem.
Jour 2 – En mer. La température est encore douce, exploration du navire, quelques personnes dans les piscines extérieures. Le Solarium, immense, est apprécié pour ses bassins aménagés en paliers et ses transats… Spectacle « The Gift » à 18h00 au Royal Theatre, beau déploiement, agréable. Nous assistons (plutôt, tiendrons le coup) au spectacle « Spectra’s Cabaret » à 19h30 au Two70, salle top techno, des écrans qui se déplacent, etc, mais personnage principal sorti de je ne sais où, avec une surabondance de lumière et de tonitruances…Plus jamais.😠 Souper au Silk à 20h15, que nous voulions essayer : bons choix, nourriture très appréciée et service attentionné par Rosanna, une Brésilienne, et son assistant. Nous la reverrons dans 5 jours…😛
Jour 3 – Boston MA. Belle journée en perspective, temps doux. L’organisation des débarquements pour les excursions est chaotique, on se retrouve à attendre au terminal du port et on ne sait plus trop comment se regrouper. (Par comparaison, chez Celebrity, les passagers ayant des excursions ont rendez-vous au théâtre où on vérifie nos billets, on nous remet une étiquette collante d’une couleur et portant un numéro, qu'on appose sur nous, ce numéro correspondant au « lollipop » que le guide brandira aux moments opportuns). Ici, rien de tout ça et il s’avérera que cette absence de procédure est la norme; au mieux, le guide a une simple feuille avec le nom de l’excursion dessus.🙁 Visite guidée à pied tout de même intéressante. Souper au Solarium Bistro à 20h45 : service lent et finalement, nourriture bonne mais assez ordinaire, ça ne valait pas la peine d’attendre pour aller souper si tard!


Jour 4 – Portland ME. Il doit faire 10-12 degrés le matin et il pleut et il vente pour notre visite guidée de cette petite ville portuaire. Je n’ai même pas osé sortir mon appareil-photo. Pas assez vêtu, je finis par prendre froid. 😕🙁 S’il avait fait beau, à la fin de la visite guidée on aurait pu retourner à une petite sandwicherie belge se taper des frites réputées extraordinaires cuites dans du gras de canard! (le resto: « Duckfat »).😮 Spectacle, un « Headliner Showtime » au Royal Theatre. Moyen pour des non anglophones comme nous.
Jour 5 – Bar Harbor ME. On se rend à terre par navettes. Beau, frais mais avec les grands vents c’est très froid, un bac plastique vole et les drapeaux claquent dans un bruit d’enfer; je passe dans une boutique (ce n’est pas ça qui manque à Bar Harbor…) m’acheter une veste doublée molleton avec capuchon en remplacement de mon simple coupe-vent! 😏 Seule une visite guidée à pied très intéressante de ce village, la partie de l’excursion que nous devions faire à bord d’une goélette ayant été annulée pour des raisons évidentes. Pour le retour, nous sommes très nombreux à être transis en même temps et les navettes se font attendre (file d’attendre monstre). Souper au buffet, petite marche de santé et retour à la cabine.


Jour 6 – Halifax NS. Frais mais beau et somme toute agréable. On se rend en bus 2 étages au départ de notre visite guidée à pied avec un guide expérimenté aux cheveux gris et arborant fièrement son kilt. Spectacle « We Will Rock You » apprécié mais comme d’habitude le niveau sonore est très élevé.


Jour 7 – En mer. On utilise un des bains à remous extérieurs… Brrr, pas chaud sur le pont quand on sort de là… Mais ça n’a pas empêché la tenue d’un « Belly Flop Contest » à la piscine extérieure… 😊🤪 Pas de spectacle pour nous ce soir. Souper au Silk à 19h45, encore un bon moment à notre actif.

Jour 8 – Saint-John NB. Temps plus doux mais surtout nuageux. Visite comprenant un arrêt aux « Reversing Rapids », somme toute ordinaire. Un autre différent et apprécié spectacle « Headliner Showtime ». On passe à la cabine pour revêtir nos plus beaux atours en vue du souper « Formal » au « Grande » vers 21h00. Quelle ne fut pas notre surprise en constatant qu’à l’intérieur du restaurant le code vestimentaire requis n’était pas respecté par plusieurs (avec une affiche en plusieurs langues à l’entrée!); il y avait même à 2 tables de nous un gars (je regrette, le terme monsieur ne s’applique pas…) portant jeans, chandail polo douteux et casquette, laquelle n’a pas quitté sa tête de tout le repas! 🏴☠️😠 Nous au Québec, on dit que « ça fait dur »! En quittant le restaurant, l’hôte me salue et en lui serrant la main, j’en profite pour lui faire part de mon mécontentement; il me répond que j’ai bien raison parce que cela ne devrait vraiment pas se produire et qu’il prend note de mon commentaire… Mais où était-il ou que faisait-il quand ce gars-là s’est pointé à l’entrée du restaurant? Prix citron de gestion en ce qui me concerne! 😠 Ah oui, la bouffe et le service dans tout ça: excellents. 😛


Jour 9 – En mer. Débarquement : à bord, moins bien organisé qu’avec Celebrity, à une exception près… À 10h00 nous sortons du terminal et accédons à notre voiture garée dans le stationnement étagé et rentrons à la maison… Avec quelques arrêts nécessaires et une autoroute à 4 voies complètement bloquée et le détour (un accident avec un mort à ce que je verrai plus tard sur Internet), nous rentrons à la maison à minuit! Il fait 10 degrés dehors…😕
Globalement, une belle croisière sur un magnifique navire. Faut cependant choisir son itinéraire en fonction de la période de l'année...
Retour sur une visite et une tragédie sur l'Harmony of the Seas, le 13 septembre 2016 English translation pending
Voici mon retour sur la visite d'aujourd hui, sur l'harmony of the sea, et sur la tragédie qui l'a endeuillée ...