Results for "Musée+Carrosses+|+9+>+225"
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Voyager dans les pays d'Europe avec son chien? English translation pending
bonjour je voudrai savoir s'il y a des restrictions des obligations ... dans les pays europeen pour voyager avec son chien
avec ma copine nous voudrions faire le tour d'europe a velo avec un chien et nous voudrions quelques conseils, avis sur notre projet et les loi qui s'applique dans les differents pays de l'union europeenne
Nous vous remercions des conseils et informations que vous pourrais nous apporter a bientot
Distance de Moynaq à la mer d'Aral? (Ouzbékistan) English translation pending
A quelle distance du rivage se trouve exactement Moynaq? je trouve sur ce sujet les informations contradictoires. en consultant des cartes sur google, la mer proprement dite se trouverait actuellement à environ 5/10km et d'autres parlent d'une centaine de kms qu'il faudrait parcourir en side-car??
merci
Voyager entre les sites Mayas et le Guatemala? English translation pending
HEllo
entre les sites archéologiques au Mexique et ceux du guatemala, lesquels sont les meilleures et à ne pas rater ? car je pensais apres Palenque aller au Guatemala en voiture, mais quand je regarde les cartes, c'est quasiment impossible, il n'y a pas de routes, ou alors c'est tres mal indiqué...
D'ailleurs je pensais traverser le Guatemala et remonter sur Cancun en passant par le Bélize
Avez vous des infos sur ce parcours en voiture, faisable ou non ?
Merci
entre les sites archéologiques au Mexique et ceux du guatemala, lesquels sont les meilleures et à ne pas rater ? car je pensais apres Palenque aller au Guatemala en voiture, mais quand je regarde les cartes, c'est quasiment impossible, il n'y a pas de routes, ou alors c'est tres mal indiqué...
D'ailleurs je pensais traverser le Guatemala et remonter sur Cancun en passant par le Bélize
Avez vous des infos sur ce parcours en voiture, faisable ou non ?
Merci
Ouzbékistan: bons coins à part la trilogie Samarcande-Khiva-Bukhara? English translation pending
bonsoir,
A part l'incontournable trilogie :"Samarcande-Khiva-Bukhara" quels sont les bons coins en dehors des sentiers balisés que vous pouvez nous conseiller. Pas forcemment du grandiose mais de l'originalité : villages, paysages, marchés colorés, populations particulières etc... qui valent le détour
merci
Retour d'un voyage à Stockholm avec un bébé English translation pending
Coucou
Nous avons passé une semaine à Sotckholm avec notre puce de 8 mois. Et bien, c'était fantastique! Contrairement à la France, la Suède est un pays adapté aux bébés. D'abord les gens sont super sympas. Tous font des sourires aux bébés. Toutes les toilettes dans les hotels, musées et restaurants ont des tables à langer très propres. Dans chaque restaurant on vous propose une chaise haute. On m'a même donné des couverts pour p'tite puce dans un des resto (alors qu'elle n'a même pas de dent!). Les passages pour piétons ont tous des plans inclinés pour bébé. Les musées ont des ascenseurs ou monte-charges, ... On a fait le musée Junibacken, sur les contes pour enfant. C'est pour les plus grands, vers 2 ans, mais elle s'est tout de même très bien amusée. L'hotel avait une plaine de jeux pour enfants. Le lit bébé n'était pas un lit parapluie mais un vrai lit en bois, blanc, à roulettes. A la réception, on lui a offert un joli porte clés qui lui a bien fait plaisir. On pouvait réchauffer ses petits pots dans le micro onde du hall de l'hotel.
Bref, je vous conseille vraiment ce pays.
Nous avons passé une semaine à Sotckholm avec notre puce de 8 mois. Et bien, c'était fantastique! Contrairement à la France, la Suède est un pays adapté aux bébés. D'abord les gens sont super sympas. Tous font des sourires aux bébés. Toutes les toilettes dans les hotels, musées et restaurants ont des tables à langer très propres. Dans chaque restaurant on vous propose une chaise haute. On m'a même donné des couverts pour p'tite puce dans un des resto (alors qu'elle n'a même pas de dent!). Les passages pour piétons ont tous des plans inclinés pour bébé. Les musées ont des ascenseurs ou monte-charges, ... On a fait le musée Junibacken, sur les contes pour enfant. C'est pour les plus grands, vers 2 ans, mais elle s'est tout de même très bien amusée. L'hotel avait une plaine de jeux pour enfants. Le lit bébé n'était pas un lit parapluie mais un vrai lit en bois, blanc, à roulettes. A la réception, on lui a offert un joli porte clés qui lui a bien fait plaisir. On pouvait réchauffer ses petits pots dans le micro onde du hall de l'hotel.
Bref, je vous conseille vraiment ce pays.
Itinéraire Santiago du Chili vers le nord: lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite? English translation pending
bonjour à tous
je suis une personne à mobilité réduite et je pars au chili du 10 novembre au 4 décembre 2007, j'ai une grande autonnomie, deplus je rejoinds mon pote à santiago du chili pour en suite aller vers le nord jusqu'a la frontière du pérou.
je voudrais savoir les bons plans sur se trajet et des lieux accescibles, plus ou moins.
car j'arrive un peu a bouger debout.😎
merci pour tout vos renseignements
merci pour tout vos renseignements
Un Dakota américain portant l'Etoile Rouge! English translation pending
Bonjour,
C'est en pensant à Yangguizi, que nous avons fait ces deux photos d'un avion Dakota Américain estampillé de l'étoile rouge en pensant qu'elles pourraient trouver une place dans ta collection.
Svidnik est une petite ville moderne, ( et pour cause ) construite sur les ruines de Viychny et des Nichny Svidnik qui ont été détruites lors d'un des combats les plus terribles de la fin de la seconde guerre mondiale en novembre 1944, la bataille de Dukla du nom du col aprement défendu. Les Allemands, savaient que si les Russes réussissaient à ouvrir une brèche à cet endroit là dans leurs défenses, ils pourraient s'engouffer vers le sud. Dans tous les villages environnant Svidnik, on voit des cimetières militaires et à Svidnik, ce musée en plein air et un monument commémoratif dédié à l'armé soviétique au dessus de la fosse commune où ont été ensevellis 9000 soldats Russes .
Ces frontières douloureuses, me font penser à des plaques tectoniques entre les "blocs", lieux hautement névralgiques de tous les séismes ...
C'est en pensant à Yangguizi, que nous avons fait ces deux photos d'un avion Dakota Américain estampillé de l'étoile rouge en pensant qu'elles pourraient trouver une place dans ta collection.
Svidnik est une petite ville moderne, ( et pour cause ) construite sur les ruines de Viychny et des Nichny Svidnik qui ont été détruites lors d'un des combats les plus terribles de la fin de la seconde guerre mondiale en novembre 1944, la bataille de Dukla du nom du col aprement défendu. Les Allemands, savaient que si les Russes réussissaient à ouvrir une brèche à cet endroit là dans leurs défenses, ils pourraient s'engouffer vers le sud. Dans tous les villages environnant Svidnik, on voit des cimetières militaires et à Svidnik, ce musée en plein air et un monument commémoratif dédié à l'armé soviétique au dessus de la fosse commune où ont été ensevellis 9000 soldats Russes .
Ces frontières douloureuses, me font penser à des plaques tectoniques entre les "blocs", lieux hautement névralgiques de tous les séismes ...
Rencontre jeu de piste au Louvre le 7 octobre 2007 English translation pending
VFistes,
Vous avez apprécié comme moi le jeu de piste de Lahaut à Paris le 13 mai 2007. Suite à cette aventure très réussie, un petit groupe de VFistes a relevé le défi d'organiser un nouveau jeu de piste dans un lieu original : le Musée du Louvre. Quel meilleur endroit pour se perdre sans être sous la pluie n'est-ce pas?😉
Aristomakos, Pitufina, Katabolonga et moi même proposons le premier dimanche du mois d'octobre (ou de novembre) un nouveau jeu dans ce musée. Le choix du premier dimanche permet à tous publics de venir gratuitement. En effet tous les musées nationaux sont gratuits ce jour là. Le but du jeu est de retrouver son chemin dans un dédale de salles et surtout les réponses à des énigmes originales. Le nombre de participants n'est pas encore fixé mais il y a de nombreuses places. Pour participer il suffit d'avoir un bon sens de l'orientation (tout VFiste sait lire une carte), le sens de l'observation et l'esprit d'équipe. Aucune connaissance en art n'est nécessaire pour réussir (ni de parapluie). Le matériel se limite à un crayon, une bonne paire de chaussures et des pieds dedans, un appareil photo numérique (pour des souvenirs)et une paire d'yeux. Le lieu et l'heure de rendez-vous sera donné une semaine à l'avance.
N'hésitez pas à participer.
La Marmotte
Vous avez apprécié comme moi le jeu de piste de Lahaut à Paris le 13 mai 2007. Suite à cette aventure très réussie, un petit groupe de VFistes a relevé le défi d'organiser un nouveau jeu de piste dans un lieu original : le Musée du Louvre. Quel meilleur endroit pour se perdre sans être sous la pluie n'est-ce pas?😉
Aristomakos, Pitufina, Katabolonga et moi même proposons le premier dimanche du mois d'octobre (ou de novembre) un nouveau jeu dans ce musée. Le choix du premier dimanche permet à tous publics de venir gratuitement. En effet tous les musées nationaux sont gratuits ce jour là. Le but du jeu est de retrouver son chemin dans un dédale de salles et surtout les réponses à des énigmes originales. Le nombre de participants n'est pas encore fixé mais il y a de nombreuses places. Pour participer il suffit d'avoir un bon sens de l'orientation (tout VFiste sait lire une carte), le sens de l'observation et l'esprit d'équipe. Aucune connaissance en art n'est nécessaire pour réussir (ni de parapluie). Le matériel se limite à un crayon, une bonne paire de chaussures et des pieds dedans, un appareil photo numérique (pour des souvenirs)et une paire d'yeux. Le lieu et l'heure de rendez-vous sera donné une semaine à l'avance.
N'hésitez pas à participer.
La Marmotte
Back to... Californie du Nord et un bout d'Oregon 2014 en 18 jours English translation pending
Bonsoir à tous,
Je me lance, petite émotion. La première fois que je poste un parcours ici ! Pour résumer : on m'a demandé fin juillet de prendre mes vacances en août. Donc au lieu de mûrir un trajet "grand sud" pour octobre-novembre, je reviens à mes premières amours en Californie du nord, avec l'intention d'explorer un peu mieux les "à côtés", à savoir l'Oregon voisin, puisque la saison permettra quelques activités impossibles en hiver.
En tout, 21 jours, dont 18 jours sur place, du 21/08 au 10/09, autant dire que c'est demain. N-ième voyage au nord de San Francisco + Bay Area. Enfin : je campe. Sous toile ou dans la voiture, c'est selon la météo et l'humeur du moment, et la taille de la voiture (à SFO, je n'ai jamais pu choisir mon carrosse, et tous les SUV midsize n'offrent pas le même espace à l'arrière).
J'ai déjà un peu débroussaillé... et maintenant j'attaque (à l'arrache) le roadbook et les topos "organisés" qui font office de copilote dans la voiture.
Mes interrogations se situent sur le programme des derniers jours dans la pampa (de Bend à Lava Beds puis Mount Shasta, puis Lassen Volcanic Park), et donc si vous avez des suggestions pour cette partie du parcours, je suis preneuse ! Je n'ai pas trouvé grand chose sur Lassen dans le forum, et j'avoue que je n'ai pas vraiment cherché si quelqu'un était passé au pied du mont Shasta). Ce coin-là semble rester en dehors des parcours classiques.
J01 - 21/08/2014 - Décollage de Nice pour Francfort puis San Francisco Arrivée vers 19h30. Récupération du Midsize SUV. Hébergement à Point Montara Lighthouse Hostel (bruit des vagues et humidité du Pacifique pour se remettre du long voyage). J'y ai mes habitudes même dans le brouillard et/ou la nuit.
J02 - 22/08/2014 - Grenouillage dans la Bay Area / San Jose Passage à Halfmoon Bay, courses diverses, visites amicales à Morgan Hill. Sans doute un passage rapide aux Outlets à Gilroy. Hébergement sur Morgan Hill.
J03 - 23/08/2014 - Route de Morgan Hill à Laytonville (4 heures au nord de San Francisco sur la 101) Peut-être quelques courses en route si nécessaire. Hébergement en famille.
J04 - 24/08/2014 - Laytonville - programme à définir Sans doute un tour à Fort Bragg / Mendocino, ou canoë sur une des rivières côtières du coin si les heures de marée vont bien.
J05 - 25/08/2014 - Route de Laytonville à Prairie Creek (Redwoods) Randonnées à définir, envie de redescendre à Gold Bluff par les sentiers.
J06 - 26/08/2014 - Route de Prairie Creek à Jedediah Smith (Redwoods encore) Randonnées à définir. Je vais étudier de près les routes alternatives... j'ai découvert au détour de carnets et blogs (Zitounet et Itat) qu'il y avait une Coastal Drive, mais qu'elle n'est plus que partiellement ouverte depuis des effondrements survenus en 2011 (site du NPS). Et les autres routes/pistes qui s'enfoncent dans le massif de l'autre côté de la 101. (http://www.redwoods.info/showrecord.asp?id=3507 // http://www.nps.gov/redw/planyourvisit/drives.htm) Pour le moment, je ne connais que la Lost Coast Road vraiment en dehors des sentiers battus, ça fera donc un peu de changement. L'idée de cette journée c'est d'en voir un peu plus aux alentours de Klamath et Crescent City, et accessoirement à Jedediah Smith (en général, pour des questions de logistique, je me contente surtout des balades au sud de Prairie Creek).
J07 - 27/08/2014 - Route de Jedediah Smith à Lake Selmac en passant par Oregon Caves A partir de là, je suis en terre inconnue et j'aime bien prendre mon temps. Manifestement, ici les grottes sont en marbre, le lodge est dans la grande tradition des parcs. Donc je joue à la touriste entre deux petites randonnées pour me dégourdir les jambes. Camping près du lac Selmac le soir... et prévu d'y piquer une tête.
J08 - 28/08/2014 - Route du lac Selmac à Crater Lake Arrivée prévue en fin de matinée ou par là, question de planter la tente pendant qu'il fait jour. Tour de reconnaissance, et balades à voir.
J09 - 29/09/2014 - Crater Lake - Volcano Boat Cruise Je continue à jouer la touriste et j'ai donc prévu d'aller me promener sur Wizard Island. Tout mis l'un dans l'autre, ça va m'occuper une bonne partie de la journée. S'il me reste du temps et de l'énergie en remontant du cratère, j'aviserai pour quelques autres petites balades. Apparemment, il est même possible de se baigner à côté de l'embarcadère.
J10 - 30/09/2014 - Crater Lake - Nuit à Diamond Lake (plus de dispos dans les campings de Crater Lake) Je finis de profiter de Crater Lake avec d'autres petites / moyennes randonnées. Fin de journée à Diamond Lake qui est tout proche.
J11 - 31/08/2014 - Route de Diamond Lake à Mitchell Je me pose à l'Oregon Historic Hotel (and Hostel) - lit en dortoir - pour deux nuits "en dur". Début de l'exploration des sites du John Day Fossil Beds.
J12 - 01/09/2014 - Mitchell / Painted Hills et autour Je continue à explorer autour de Mitchell et des Painted Hills. Parcours d'un bout de la "Journey Through Time Scenic Byway"
J13 - 02/09/2014 - Route de Mitchell à Bend Visite de Smith Rock State Park, tour en ville à Bend. Prévu de camper au Tumalo State Park en bordure de la ville.
J14 - 03/09/2014 - Route de Bend à Lava Beds Je pense m'arrêter en route à Klamath Falls où il y a quelques musées qui semblent intéressants. Autres arrêts possibles au niveau des lacs qui jalonnent la route. Je n'ai pas encore terminé d'étudier le potentiel autour de Lava Beds. Sachant que l'idée c'est de randonner un peu sous terre puis sur terre à Lava Beds. Pas sûre de ma capacité à résister à la claustrophobie dans les tubes, la spéléo n'a jamais été mon truc. Donc là, les grands tubes bien larges, ça devrait aller.
J15 - 04/09/2014 - Route de Lava Beds à Mount Shasta Finir de me balader dans Lava Beds, puis faire le tour du volcan. Trouver quelques balades ou petites randonnées à faire en route pour admirer le volcan sous toutes ses coutures. J'ai prévu de me poser au Castle Crags State Park si je ne trouve pas de coin plus sympa avant d'y arriver.
J16 - 05/09/2014 - Route de Shasta à Lassen Volcanic Park Comme le jour précédent : finir de faire le tour du volcan, puis aller me poser à Lassen où il y a semble-t-il quand même des choses à faire et à voir. A noter : un des rares parcs où ils indiquent qu'on peut faire du "car camping" sur le parking de l'un des visitor centers moyennant paiement de la redevance.
J17 - 06/09/2014 - Route de Lassen à Laytonville en passant par Clear Lake et Lakeport Etape de jonction, stop à Lakeport pour aller à un concert.
J18 - 07/09/2014 - Laytonville Repliage des bagages et tri du matériel de camping que je dois rendre aux uns et aux autres !
J19 - 08/09/2014 - Route de Laytonville à San Francisco Avec boucle probable par Morgan Hill pour rendre le matériel emprunté. Je pose la voiture le soir chez le loueur avant de prendre une navette pour l'hôtel.
J20 - 09/09/2014 - Vol de retour à l'aube via Chicago et Francfort... arrivée à Nice en J21 - 10/09/2014
***
Questions : > avez-vous des commentaires ? A partir du J13, rien n'est réservé, donc tout est modifiable. > avez-vous des suggestions pour agrémenter le parcours ? >>> en particulier pour la partie Lava Beds / Shasta / Lassen
Sans rapport avec ces trois questions : le paiement pour le passage du Golden Gate. Si je me souviens bien, on ne paie que pour passer du nord au sud (pour entrer dans San Francisco), mais pas pour sortir de San Francisco. > Est-ce toujours le cas ?
Il faudra que je pense à décliner l'abonnement proposé par le loueur... vu que je ne vais traverser qu'une seule fois dans chaque sens. Selon le site internet (http://goldengate.org/tolls/tollpaymentoptions.php#onetimepayment), on peut payer une fois unique, et faire ça dans les "Cash Payment Locations" agréés. > Doit-on obligatoirement se créer un compte ? (avec le numéro de la plaque d'immatriculation, ce qui empêche de le créer tranquillement dans les 30 jours avant de passer le pont) >> ou bien est-il possible de payer en cash en indiquant l'immatriculation à ce moment-là ?
J'aurai le temps de me renseigner sur place je pense.
Alternativement, quand on descend du nord vers le sud de la bay area, on n'est pas forcément obligé de prendre le GGB. > Je n'ai pas bien la géographie de tous les ponts en tête, mais est-ce que le pont qui relie San Rafael à Richmond est également soumis à péage ? et dans ce cas, est-ce un péage "normal" avec un guichet où on paie à quelqu'un ?
Dans ce cas, je prendrai le GGB du sud vers le nord, puis le Richmond Bridge du nord vers le sud.
Bon... je crois que c'est tout pour là, maintenant. Encore du pain sur la planche. Les nuits vont être courtes !
Merci d'avance !
Je me lance, petite émotion. La première fois que je poste un parcours ici ! Pour résumer : on m'a demandé fin juillet de prendre mes vacances en août. Donc au lieu de mûrir un trajet "grand sud" pour octobre-novembre, je reviens à mes premières amours en Californie du nord, avec l'intention d'explorer un peu mieux les "à côtés", à savoir l'Oregon voisin, puisque la saison permettra quelques activités impossibles en hiver.
En tout, 21 jours, dont 18 jours sur place, du 21/08 au 10/09, autant dire que c'est demain. N-ième voyage au nord de San Francisco + Bay Area. Enfin : je campe. Sous toile ou dans la voiture, c'est selon la météo et l'humeur du moment, et la taille de la voiture (à SFO, je n'ai jamais pu choisir mon carrosse, et tous les SUV midsize n'offrent pas le même espace à l'arrière).
J'ai déjà un peu débroussaillé... et maintenant j'attaque (à l'arrache) le roadbook et les topos "organisés" qui font office de copilote dans la voiture.
Mes interrogations se situent sur le programme des derniers jours dans la pampa (de Bend à Lava Beds puis Mount Shasta, puis Lassen Volcanic Park), et donc si vous avez des suggestions pour cette partie du parcours, je suis preneuse ! Je n'ai pas trouvé grand chose sur Lassen dans le forum, et j'avoue que je n'ai pas vraiment cherché si quelqu'un était passé au pied du mont Shasta). Ce coin-là semble rester en dehors des parcours classiques.
J01 - 21/08/2014 - Décollage de Nice pour Francfort puis San Francisco Arrivée vers 19h30. Récupération du Midsize SUV. Hébergement à Point Montara Lighthouse Hostel (bruit des vagues et humidité du Pacifique pour se remettre du long voyage). J'y ai mes habitudes même dans le brouillard et/ou la nuit.
J02 - 22/08/2014 - Grenouillage dans la Bay Area / San Jose Passage à Halfmoon Bay, courses diverses, visites amicales à Morgan Hill. Sans doute un passage rapide aux Outlets à Gilroy. Hébergement sur Morgan Hill.
J03 - 23/08/2014 - Route de Morgan Hill à Laytonville (4 heures au nord de San Francisco sur la 101) Peut-être quelques courses en route si nécessaire. Hébergement en famille.
J04 - 24/08/2014 - Laytonville - programme à définir Sans doute un tour à Fort Bragg / Mendocino, ou canoë sur une des rivières côtières du coin si les heures de marée vont bien.
J05 - 25/08/2014 - Route de Laytonville à Prairie Creek (Redwoods) Randonnées à définir, envie de redescendre à Gold Bluff par les sentiers.
J06 - 26/08/2014 - Route de Prairie Creek à Jedediah Smith (Redwoods encore) Randonnées à définir. Je vais étudier de près les routes alternatives... j'ai découvert au détour de carnets et blogs (Zitounet et Itat) qu'il y avait une Coastal Drive, mais qu'elle n'est plus que partiellement ouverte depuis des effondrements survenus en 2011 (site du NPS). Et les autres routes/pistes qui s'enfoncent dans le massif de l'autre côté de la 101. (http://www.redwoods.info/showrecord.asp?id=3507 // http://www.nps.gov/redw/planyourvisit/drives.htm) Pour le moment, je ne connais que la Lost Coast Road vraiment en dehors des sentiers battus, ça fera donc un peu de changement. L'idée de cette journée c'est d'en voir un peu plus aux alentours de Klamath et Crescent City, et accessoirement à Jedediah Smith (en général, pour des questions de logistique, je me contente surtout des balades au sud de Prairie Creek).
J07 - 27/08/2014 - Route de Jedediah Smith à Lake Selmac en passant par Oregon Caves A partir de là, je suis en terre inconnue et j'aime bien prendre mon temps. Manifestement, ici les grottes sont en marbre, le lodge est dans la grande tradition des parcs. Donc je joue à la touriste entre deux petites randonnées pour me dégourdir les jambes. Camping près du lac Selmac le soir... et prévu d'y piquer une tête.
J08 - 28/08/2014 - Route du lac Selmac à Crater Lake Arrivée prévue en fin de matinée ou par là, question de planter la tente pendant qu'il fait jour. Tour de reconnaissance, et balades à voir.
J09 - 29/09/2014 - Crater Lake - Volcano Boat Cruise Je continue à jouer la touriste et j'ai donc prévu d'aller me promener sur Wizard Island. Tout mis l'un dans l'autre, ça va m'occuper une bonne partie de la journée. S'il me reste du temps et de l'énergie en remontant du cratère, j'aviserai pour quelques autres petites balades. Apparemment, il est même possible de se baigner à côté de l'embarcadère.
J10 - 30/09/2014 - Crater Lake - Nuit à Diamond Lake (plus de dispos dans les campings de Crater Lake) Je finis de profiter de Crater Lake avec d'autres petites / moyennes randonnées. Fin de journée à Diamond Lake qui est tout proche.
J11 - 31/08/2014 - Route de Diamond Lake à Mitchell Je me pose à l'Oregon Historic Hotel (and Hostel) - lit en dortoir - pour deux nuits "en dur". Début de l'exploration des sites du John Day Fossil Beds.
J12 - 01/09/2014 - Mitchell / Painted Hills et autour Je continue à explorer autour de Mitchell et des Painted Hills. Parcours d'un bout de la "Journey Through Time Scenic Byway"
J13 - 02/09/2014 - Route de Mitchell à Bend Visite de Smith Rock State Park, tour en ville à Bend. Prévu de camper au Tumalo State Park en bordure de la ville.
J14 - 03/09/2014 - Route de Bend à Lava Beds Je pense m'arrêter en route à Klamath Falls où il y a quelques musées qui semblent intéressants. Autres arrêts possibles au niveau des lacs qui jalonnent la route. Je n'ai pas encore terminé d'étudier le potentiel autour de Lava Beds. Sachant que l'idée c'est de randonner un peu sous terre puis sur terre à Lava Beds. Pas sûre de ma capacité à résister à la claustrophobie dans les tubes, la spéléo n'a jamais été mon truc. Donc là, les grands tubes bien larges, ça devrait aller.
J15 - 04/09/2014 - Route de Lava Beds à Mount Shasta Finir de me balader dans Lava Beds, puis faire le tour du volcan. Trouver quelques balades ou petites randonnées à faire en route pour admirer le volcan sous toutes ses coutures. J'ai prévu de me poser au Castle Crags State Park si je ne trouve pas de coin plus sympa avant d'y arriver.
J16 - 05/09/2014 - Route de Shasta à Lassen Volcanic Park Comme le jour précédent : finir de faire le tour du volcan, puis aller me poser à Lassen où il y a semble-t-il quand même des choses à faire et à voir. A noter : un des rares parcs où ils indiquent qu'on peut faire du "car camping" sur le parking de l'un des visitor centers moyennant paiement de la redevance.
J17 - 06/09/2014 - Route de Lassen à Laytonville en passant par Clear Lake et Lakeport Etape de jonction, stop à Lakeport pour aller à un concert.
J18 - 07/09/2014 - Laytonville Repliage des bagages et tri du matériel de camping que je dois rendre aux uns et aux autres !
J19 - 08/09/2014 - Route de Laytonville à San Francisco Avec boucle probable par Morgan Hill pour rendre le matériel emprunté. Je pose la voiture le soir chez le loueur avant de prendre une navette pour l'hôtel.
J20 - 09/09/2014 - Vol de retour à l'aube via Chicago et Francfort... arrivée à Nice en J21 - 10/09/2014
***
Questions : > avez-vous des commentaires ? A partir du J13, rien n'est réservé, donc tout est modifiable. > avez-vous des suggestions pour agrémenter le parcours ? >>> en particulier pour la partie Lava Beds / Shasta / Lassen
Sans rapport avec ces trois questions : le paiement pour le passage du Golden Gate. Si je me souviens bien, on ne paie que pour passer du nord au sud (pour entrer dans San Francisco), mais pas pour sortir de San Francisco. > Est-ce toujours le cas ?
Il faudra que je pense à décliner l'abonnement proposé par le loueur... vu que je ne vais traverser qu'une seule fois dans chaque sens. Selon le site internet (http://goldengate.org/tolls/tollpaymentoptions.php#onetimepayment), on peut payer une fois unique, et faire ça dans les "Cash Payment Locations" agréés. > Doit-on obligatoirement se créer un compte ? (avec le numéro de la plaque d'immatriculation, ce qui empêche de le créer tranquillement dans les 30 jours avant de passer le pont) >> ou bien est-il possible de payer en cash en indiquant l'immatriculation à ce moment-là ?
J'aurai le temps de me renseigner sur place je pense.
Alternativement, quand on descend du nord vers le sud de la bay area, on n'est pas forcément obligé de prendre le GGB. > Je n'ai pas bien la géographie de tous les ponts en tête, mais est-ce que le pont qui relie San Rafael à Richmond est également soumis à péage ? et dans ce cas, est-ce un péage "normal" avec un guichet où on paie à quelqu'un ?
Dans ce cas, je prendrai le GGB du sud vers le nord, puis le Richmond Bridge du nord vers le sud.
Bon... je crois que c'est tout pour là, maintenant. Encore du pain sur la planche. Les nuits vont être courtes !
Merci d'avance !
Another side of my trip to Thailand: Villages, nature, countryside, mountains...
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.

Où faire une petite halte entre Essaouira et Dakhla? English translation pending
Bonjour,
je vais aller en juillet du Maroc au Senegal en transports locaux et je me demandais où m'arrêter entre Essaouira et Dakhla sachant que je ne pense pas trop m'attarder sur ce tronçon...
je suis preneuse de tous bons plans, mille mercis!
Annina
je vais aller en juillet du Maroc au Senegal en transports locaux et je me demandais où m'arrêter entre Essaouira et Dakhla sachant que je ne pense pas trop m'attarder sur ce tronçon...
je suis preneuse de tous bons plans, mille mercis!
Annina
Se rendre à Tupiza de Tarija English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Bolivie et arrivons par Santa Cruz. De là nous voudrions commencer par l'excursion du Sud Lipez. Le départ par Tupiza est privilégié sur de nombreux forums. Il y a un vol direct Santa Cruz Tarija et ensuite de Tarija nous pouvons prendre un bus pour se rendre à Tupiza... Problème : La route est apparemment très dangereuse (comme souvent dans ce pays....). Ma question: Avez vous une autre route à privilégier? Peut être ne pas passer par Tarija mais par une autre ville? Sinon démarrer l'excursion d'Uyuni...
Merci beaucoup pour votre aide! Aurélia
Nous partons en Bolivie et arrivons par Santa Cruz. De là nous voudrions commencer par l'excursion du Sud Lipez. Le départ par Tupiza est privilégié sur de nombreux forums. Il y a un vol direct Santa Cruz Tarija et ensuite de Tarija nous pouvons prendre un bus pour se rendre à Tupiza... Problème : La route est apparemment très dangereuse (comme souvent dans ce pays....). Ma question: Avez vous une autre route à privilégier? Peut être ne pas passer par Tarija mais par une autre ville? Sinon démarrer l'excursion d'Uyuni...
Merci beaucoup pour votre aide! Aurélia
Voyage à Chicago, chutes du Niagara, Washington et New York English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord, je voudrais souhaiter à toute la communauté du forum une très bonne et heureuse année 2018, et qu'elle soit riche en voyages, découvertes et rencontres !
Nous souhaiterions faire en Juillet 2019 un voyage aux USA et découvrir ces villes dans l'ordre :
- Chicago (3 jours sur place) location d'une voiture et en route pour Niagara - les chutes du Niagara (1 jour sur place) - Washington (3 jours sur place) en route pour New York et arrêt à Philadelphie pour voir le Love Park et la statue de Rocky - New York (5 jours sur place).
Que pensez-vous de l'itinéraire ?
Je voudrais également savoir approximativement quel est le bon prix (le prix raisonnable) pour les billets d'avion (nous sommes 3) => nous partirions soit de Marseille, soit de Nice.
De plus, je ne sais pas du tout quels sont les aéroports les mieux desservis à Chicago et à New York.
En vous remerciant pour votre aide. A bientôt Sandrine
Tout d'abord, je voudrais souhaiter à toute la communauté du forum une très bonne et heureuse année 2018, et qu'elle soit riche en voyages, découvertes et rencontres !
Nous souhaiterions faire en Juillet 2019 un voyage aux USA et découvrir ces villes dans l'ordre :
- Chicago (3 jours sur place) location d'une voiture et en route pour Niagara - les chutes du Niagara (1 jour sur place) - Washington (3 jours sur place) en route pour New York et arrêt à Philadelphie pour voir le Love Park et la statue de Rocky - New York (5 jours sur place).
Que pensez-vous de l'itinéraire ?
Je voudrais également savoir approximativement quel est le bon prix (le prix raisonnable) pour les billets d'avion (nous sommes 3) => nous partirions soit de Marseille, soit de Nice.
De plus, je ne sais pas du tout quels sont les aéroports les mieux desservis à Chicago et à New York.
En vous remerciant pour votre aide. A bientôt Sandrine
Itinéraire sur Naples et la côte amalfitaine, 7 jours: votre avis English translation pending
Bonjour,
Je voudrais des avis éclairés sur l'itinéraire que j'ai prévu. Nous arrivons mon mari et moi à l'aéroport de Naples le Me 23 mai 2018 à 11h35 et repartirons le 30 mai à 12h30. Nous aimons assez l'indépendance qu'offre la voiture mais je suis bien consciente que rouler dans Naples n'est pas conseillé du tout. Aussi je pensais passer passer les 3 premières nuits sur Naples, dans le coin de la via tribunali où j'ai repéré un B&B sympa: Naples souterraine , musée archéologique , centre historique , promenade dans le centre monumental (galleria Umberto), ...et se ballader pour sentir la ville.
Ensuite, j'ai pensé que nous pourrions quitter Naples le samedi 26 ( le matin ou l'après-midi selon que nous aurons vu ce qu'on voulait à Naples) en louant une voiture dans le coin de la gare centrale( pour le reste du séjour en la rendant à l'aéroport) . Aller rejoindre Pompéi ( 2 nuits ( j'ai trouvé Hotel Franca pas cher avec piscine qui a l'air sympa) ) : avec la voiture nous pouvons être plus libres de rester le temps que nous voulons sur les sites Pompei-Herculanum-Vésuve , faire des arrêts photos. Autre avantage: si mauvais temps pour le Vesuve on peut inverser l'ordre des visites, on perd moins de temps à attendre des bus etc... Puis j'ai trouvé un agroturismo charmant avec parking à Ravello ( Monte Brusara) où nous passerions les 2 dernières nuits. Nous pourrions ainsi "rayonner" à partir de cet établissement et surtout visiter Ravello tranquillement à pied.Nous irions directement de ce dernier hôtel de Ravello à l'aéroport le 30. Je voudrais caser Capri ( je pensais le faire en Aller-retour en hydroglisseur depuis Naples ? ) et Reggia di Caserta mais là je coince car je voudrais votre avis : vaut-il mieux rajouter 1 nuit à Naples et faire la visite du Versailles Italien en Aller-Retour depuis Naples .... ou le faire avant de rejoindre Pompéi. Est-il vrai qu'il vaut mieux monter au Vésuve le matin pour la clarté de la vue. J'aime bien avoir 2 nuits mini dans le même hôtel car moins stressant .
Bref si quelqu' un a un avis après être allé dans ce coin, je suis preneuse . Vos conseils seront vraiment bienvenus. Merci pour vos réponses.
Mes surprises de voyageur français au Québec English translation pending
Voici maintenant quatre années que je passe chaque fois un mois au Québec, et je me souviens de quelques surprises dans mes séjours depuis 2013.
Loin des clichés habituels ou des sujets rebattus, je m'attarderai ici à exposer de petits détails qui, s'ils paraissent insignifiants, font la saveur des voyages en favorisant le dépaysement (déformation de ma qualité d'artiste-peintre se souciant des détails).
En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente.
Montréal : Quartier près du métro Lionel-Groulx
L'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues :
Montréal : Quartier près du métro Charlevoix
La diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès :
Montréal : Pont Jacques-Cartier
Les ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon :
Montréal : Marché Jean-Talon
Pratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu :
Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.
En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile :
Montréal : vers Pie-IX
Architecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux.
Montréal : station Édouard-Montpetit
à suivre...
En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente.
Montréal : Quartier près du métro Lionel-GroulxL'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues :
Montréal : Quartier près du métro CharlevoixLa diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès :
Montréal : Pont Jacques-CartierLes ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon :
Montréal : Marché Jean-TalonPratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu :
Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile :
Montréal : vers Pie-IXArchitecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux.
Montréal : station Édouard-Montpetità suivre...
Deux semaines pour visiter la Normandie au départ de Paris English translation pending
Recherche quelques idées d'itinéraire pour visiter la Normandie et pouvoir aussi visiter des vignobles. Prévoyons louer une voiture. SVP aviser de la meilleure période de l'année. Merci d'avance.
San Francisco, 4 ou 5 jours English translation pending
Bonjour,
Je planifie un voyage à San Francisco en octobre et j'aimerais votre avis sur mon horaire car j'hésite à ajouter une journée ou non. Je me suis acheté un guide, mais je n'ai pas eu le temps de l'éplucher encore et je ne veux pas trop attendre pour acheter mes billets d'avion!
Vendredi 9 octobre : arrivée à 15h. Hôtel près de Union Square, souper et promenade. Samedi 10 octobre : excursion d'un jour à Yosemite, grosse journée! Dimanche 11 octobre : Alcatraz, promenade dans le secteur de Fisherman's Wharf, Pier 39, Lombard Street, Coit Tower. Lundi 12 octobre : Location d'un vélo, traversée du Golden Gate, promenade du côté de Sausalito et retour en ferry à SF. Mardi 13 octobre : Alamo Square, Haight-Ashbury. Avion à minuit. J'ai vu qu'il y avait quelques musées intéressants, mais je dois regarder ça avec mon conjoint pour déterminer ce qu'on veut faire exactement. Selon vous, est-ce que mes journées sont déjà pas mal remplies et la journée supplémentaire serait à envisager ou bien c'est relax et je pourrais ajouter des choses à mes journées?
Si vous avez des suggestions sur des places plutôt inconnues mais qui valent le détour, je suis preneuse!
Aussi, j'aimerais bien aller sur le bord du Pacifique. Est-ce qu'il y a un endroit mieux qu'ailleurs pour juste y mettre les pieds?
Merci de votre aide :)
Je planifie un voyage à San Francisco en octobre et j'aimerais votre avis sur mon horaire car j'hésite à ajouter une journée ou non. Je me suis acheté un guide, mais je n'ai pas eu le temps de l'éplucher encore et je ne veux pas trop attendre pour acheter mes billets d'avion!
Vendredi 9 octobre : arrivée à 15h. Hôtel près de Union Square, souper et promenade. Samedi 10 octobre : excursion d'un jour à Yosemite, grosse journée! Dimanche 11 octobre : Alcatraz, promenade dans le secteur de Fisherman's Wharf, Pier 39, Lombard Street, Coit Tower. Lundi 12 octobre : Location d'un vélo, traversée du Golden Gate, promenade du côté de Sausalito et retour en ferry à SF. Mardi 13 octobre : Alamo Square, Haight-Ashbury. Avion à minuit. J'ai vu qu'il y avait quelques musées intéressants, mais je dois regarder ça avec mon conjoint pour déterminer ce qu'on veut faire exactement. Selon vous, est-ce que mes journées sont déjà pas mal remplies et la journée supplémentaire serait à envisager ou bien c'est relax et je pourrais ajouter des choses à mes journées?
Si vous avez des suggestions sur des places plutôt inconnues mais qui valent le détour, je suis preneuse!
Aussi, j'aimerais bien aller sur le bord du Pacifique. Est-ce qu'il y a un endroit mieux qu'ailleurs pour juste y mettre les pieds?
Merci de votre aide :)
Carnet de voyage Canada-Québec et Ontario juillet 2015 English translation pending
Bonjour à tous, Expérience de notre balade de 21 jours et 3100 kms au Canada, Montréal, Gananoque, Toronto, Niagara, Ottawa, Québec, Mont Tremblant, Mauricie
09/07/2015 au 29/07/2015
JOUR 1 : 09/07/2015 MONTREAL 24° (24kms) Couvert
Atterrissage à 17h30. Julien de LOCATION DIRECT nous récupère et nous allons à l’agence pour prendre notre voiture, cela se situe à Laval. Ford Focus en main, nous allons jusqu’à chez nos amis à côté de Montréal. Soirée au top, champagne, buffet, on se couchera à 23h soit 5h du mat heure de France.
JOUR 2 : 10/07/2015 MONTREAL>GANANOQUE 20° à 30° (262kms) Soleil
Nous prenons la route afin de longer le St Laurent au maximum. Direction de sud-ouest, en route nous nous arrêtons à Upper Canada Village (environ 140kms de Montréal).Un site qui vaut le détour, pas moins 4 bâtiments authentiques ont été soigneusement sélectionnés puis remontés sur un terrain au bord de l’eau pour recréer une bourgade des années 1860. Eglise, école, scierie, lainerie, imprimerie et d’autres maisons ont fière allure, mais, ce qui restitue vraiment l’atmosphère d’antan, ce sont les activités proposées pat les artisans et les comédiens en costumes d’époque. Bref, ce n’est pas un musée mais un site très vivant avec possibilités de balades en charrette pour se prendre pour Charles Ingalls ! Reprise de la route vers Gananoque, 120 kms plus loin nous allons directement à notre B&B, le Westgate B&B. Accueil extraordinaire de Bruce et Esther, on discute et prenons un café pendant une heure ! Chambre et salle de bain et douche parfaite (2 chambres uniquement dans ce B&B). En soirée, balade à pied en ville puisque nous sommes à 5 minutes de la marina et du centre. Repas à The Purple House, la meilleure assiette de ce village de 5200 âmes et pas cher, carte limitée (4 pizzas et 4 salades, boissons). Ce soir, quelle chance, fête des pirates au village, défilé de char et concert sur la marina !
JOUR 3 : 11/07/2015 GANANOQUE>KINGSTON>GANANOQUE 20° à 28° (61kms) Soleil
Ce matin petit-déjeuner très copieux et fait maison par Esther, ses muffins étaient parfaits et sortis du four tout chaud, elle et son mari Bruce ont déjeuné avec nous, on est dans le salle à manger jouxtant la cuisine, je recommande totalement cet endroit ! Puis, on va tout simplement à pied à l’embarcadère des petites croisières vers les 1000 îles. 1h, 2h30 ou 5h au choix, on fera celle de 1h, c’est déjà un bon aperçu, ces îles sont devenues des lieux de villégiatures, où nombre de maisons y furent construites. Chacun a son bateau et jet ski souvent, la balade est à faire absolument. Pour l’anecdote, ces îles furent vendues il y a 150 ans pour 2$ ou une bouteille de vin ! Aujourd’hui cela vaut des millions de $... Puis pour cet après-midi, on décide d’aller se balader à Kingston, ancienne capitale du Canada-uni. Elle se situe sur les rives du lac Ontario et à l’embouchure du Canal Rideau. Ville hyper agréable, des fortifications se visitent, nous ferons le Fort Henry et Murney Tower. Par chance encore pour nous, un festival de rue se déroule ce WE, jongleurs, musiciens, chanteurs et sketches en tous genres. Nous rentrons sur Gananoque à notre B&B pour reposer les pieds !
JOUR 4 : 12/07/2015 GANANOQUE>COBOURG>TORONTO 22° à 30° (304kms) Soleil
Et de nouveau ce matin le petit déjeuner copieux de Esther ! Ils sont charmant je les recommande absolument au WestgateB&B. Il est temps de les laisser malheureusement. On prend donc la route vers Toronto, tout en longeant au possible le lac Ontario, les routes, les maisons et les fermes sont très ressemblantes à celle des USA. Je modifie un petit peu l’itinéraire pour passer à Cobourg. C’est vraiment au feeling que je me dirige vers celle ville inconnue en bordure du lac. Et bien, en arrivant en ville, il y a un rassemblement de vieille voiture américains des années 1950 à 1980. On s’arrête et parcourons à pied cette exposition annuelle. Il y a dans cette bourgade une plage immense et un port de plaisance superbe. Ce petit arrêt improvisé nous a fortement plu. Il nous reste 120kms pour aller à destination, nous arrivons à 17h à notre hôtel plutôt assez central sur la ligne de tramway N°505, très pratique pour aller au centre en 5 minutes seulement. Le temps de décharger la voiture, et nous prenons le « streetcars » autrement dit le tramway ici. Le chauffeur est sympa et dit-nous préciser le moment de descendre, malheureusement il nous oublie et nous descendons en plein Chinatown. Ben c’est pas mal ! C’est cosmopolite, et nous en profitons pour se balader dans le quartier de Kensington ! Et finissons dans un resto tibétain fameux.
D'autres photos sur ce lien
JOUR 1 : 09/07/2015 MONTREAL 24° (24kms) Couvert
Atterrissage à 17h30. Julien de LOCATION DIRECT nous récupère et nous allons à l’agence pour prendre notre voiture, cela se situe à Laval. Ford Focus en main, nous allons jusqu’à chez nos amis à côté de Montréal. Soirée au top, champagne, buffet, on se couchera à 23h soit 5h du mat heure de France.
JOUR 2 : 10/07/2015 MONTREAL>GANANOQUE 20° à 30° (262kms) Soleil
Nous prenons la route afin de longer le St Laurent au maximum. Direction de sud-ouest, en route nous nous arrêtons à Upper Canada Village (environ 140kms de Montréal).Un site qui vaut le détour, pas moins 4 bâtiments authentiques ont été soigneusement sélectionnés puis remontés sur un terrain au bord de l’eau pour recréer une bourgade des années 1860. Eglise, école, scierie, lainerie, imprimerie et d’autres maisons ont fière allure, mais, ce qui restitue vraiment l’atmosphère d’antan, ce sont les activités proposées pat les artisans et les comédiens en costumes d’époque. Bref, ce n’est pas un musée mais un site très vivant avec possibilités de balades en charrette pour se prendre pour Charles Ingalls ! Reprise de la route vers Gananoque, 120 kms plus loin nous allons directement à notre B&B, le Westgate B&B. Accueil extraordinaire de Bruce et Esther, on discute et prenons un café pendant une heure ! Chambre et salle de bain et douche parfaite (2 chambres uniquement dans ce B&B). En soirée, balade à pied en ville puisque nous sommes à 5 minutes de la marina et du centre. Repas à The Purple House, la meilleure assiette de ce village de 5200 âmes et pas cher, carte limitée (4 pizzas et 4 salades, boissons). Ce soir, quelle chance, fête des pirates au village, défilé de char et concert sur la marina !
JOUR 3 : 11/07/2015 GANANOQUE>KINGSTON>GANANOQUE 20° à 28° (61kms) Soleil
Ce matin petit-déjeuner très copieux et fait maison par Esther, ses muffins étaient parfaits et sortis du four tout chaud, elle et son mari Bruce ont déjeuné avec nous, on est dans le salle à manger jouxtant la cuisine, je recommande totalement cet endroit ! Puis, on va tout simplement à pied à l’embarcadère des petites croisières vers les 1000 îles. 1h, 2h30 ou 5h au choix, on fera celle de 1h, c’est déjà un bon aperçu, ces îles sont devenues des lieux de villégiatures, où nombre de maisons y furent construites. Chacun a son bateau et jet ski souvent, la balade est à faire absolument. Pour l’anecdote, ces îles furent vendues il y a 150 ans pour 2$ ou une bouteille de vin ! Aujourd’hui cela vaut des millions de $... Puis pour cet après-midi, on décide d’aller se balader à Kingston, ancienne capitale du Canada-uni. Elle se situe sur les rives du lac Ontario et à l’embouchure du Canal Rideau. Ville hyper agréable, des fortifications se visitent, nous ferons le Fort Henry et Murney Tower. Par chance encore pour nous, un festival de rue se déroule ce WE, jongleurs, musiciens, chanteurs et sketches en tous genres. Nous rentrons sur Gananoque à notre B&B pour reposer les pieds !
JOUR 4 : 12/07/2015 GANANOQUE>COBOURG>TORONTO 22° à 30° (304kms) Soleil
Et de nouveau ce matin le petit déjeuner copieux de Esther ! Ils sont charmant je les recommande absolument au WestgateB&B. Il est temps de les laisser malheureusement. On prend donc la route vers Toronto, tout en longeant au possible le lac Ontario, les routes, les maisons et les fermes sont très ressemblantes à celle des USA. Je modifie un petit peu l’itinéraire pour passer à Cobourg. C’est vraiment au feeling que je me dirige vers celle ville inconnue en bordure du lac. Et bien, en arrivant en ville, il y a un rassemblement de vieille voiture américains des années 1950 à 1980. On s’arrête et parcourons à pied cette exposition annuelle. Il y a dans cette bourgade une plage immense et un port de plaisance superbe. Ce petit arrêt improvisé nous a fortement plu. Il nous reste 120kms pour aller à destination, nous arrivons à 17h à notre hôtel plutôt assez central sur la ligne de tramway N°505, très pratique pour aller au centre en 5 minutes seulement. Le temps de décharger la voiture, et nous prenons le « streetcars » autrement dit le tramway ici. Le chauffeur est sympa et dit-nous préciser le moment de descendre, malheureusement il nous oublie et nous descendons en plein Chinatown. Ben c’est pas mal ! C’est cosmopolite, et nous en profitons pour se balader dans le quartier de Kensington ! Et finissons dans un resto tibétain fameux.
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Deux jours à Paris English translation pending
Besoin d'aide pour visiter Paris et voir le plus de chose en 2jours
Du samedi a 17:00 au Lundi 12:00 en octobre.
Merci
Quoi faire à Paris deux jours avec des ados English translation pending
Bonjour à tous, je serai dans la région de Chambly pour une semaine en début juillet mais j'aimerais visiter Paris deux jours avec mes filles de 13 et 16 ans! Des suggestions ?????
Un Singapourien En France (Partie 1: Lyon) English translation pending
Bonjour tout le monde. Je suis Singapourien et afin d'améliorer mon français, j'ai décidé de partager les souvenirs de mes voyages en l’Hexagone sur ce forum. Comme je suis francophile, j’ai déjà visité la France de nombreuse fois. À chaque fois je visite le pays, j’en profite d’apprécier la vie quotidienne. Une fois n’est jamais suffisante donc l’année dernière, j’ai pris un voyage en France depuis un mois et je passais une semaine à chaque principale ville, notamment Paris, Lyon, Nice et Bordeaux. De chaque ville, j’ai aussi pris une excursion d’une journée à une ville voisine.
Oui, je suis au courant que la plupart des membres sur ce forum sont francophone, même français, et les carnets partagés ici sont majoritairement sur les destinations Caraïbes ou Asiatiques mais je voudrais vous offrir un regard de votre pays (la France) du point de vue d’un touriste.
Je vais rédiger ce carnet en quarte parties en cet ordre : Lyon, Nice, Bordeaux et puis Paris parce que c’était comment j’ai pris le chemin. Je vous prie d’être patiente avec mon français lorsque je partage cette histoire. Votre soutien me rend la force.
Alors, c’est parti !
Partie 1: Lyon La nuit, je suis allé à l’aéroport Singapourien pour prendre l’avion destiné à Paris. Bien que ma première destination soit Lyon, j’ai choisi de prendre le TGV de Paris après l’atterrissage parce que Lyon n’est pas desservi par la compagnie aérienne Singapore Airlines (c’est ma favorite donc je ne m’en fiche de la petite peine dans un route indirect).
Ce n’était pas ma première fois à Paris donc quand j’y suis arrivé, je savais où se trouve la gare pour aller à Lyon. Mais tout cela n’est pas possible sans rendant une visite à Paul pour le pain bien croustillant ! Si je me rappelle correctement, j’avais un jambon pour combler l’estomac. Ensuite, avec un carnet de billets acheté en avance à la main, j’attendais le train pour mon premier voyage à la capitale gastronomique française.

Après un voyage de deux heures en train, je suis arrivé à la gare de Part Dieu où je cherchais un monsieur qui m’attendait. Il est le propriétaire de l’appartement que j’ai loué sur l’internet il y a quelques semaines. Je l’ai appelé au portable pour vérifier sa situation mais c’était rigolo parce qu’il ne me comprendrait pas et il parlait peu d’anglais. De plusieurs minutes se sont écoulées avant nous avons enfin trouvés l’un l’autre. Il me faut vraiment améliorer mon français parlé !
Je suis entré dans sa voiture et après vingt minutes d’embouteillage, nous sommes arrivées à l’appartement. C’était dans le quatrième étage d’un l’immeuble relativement proche du quai. Le monsieur m’a dit que l’ascenseur est vachement lent et il m’a donc conseillé de prendre l’escalier. En tout cas, un peu d’exercice n’a jamais faire mal…
Ouvrant la porte, j’ai vu pour la première fois un appartement typique français. C’était trop beau pour des mots. Je trouvais la beauté dans sa simplicité. L’appartement était divisé en trois sections, notamment la chambre à coucher, le salon et une petite cuisine. Le monsieur m’a montré comment utiliser la machine à laver (elle est une vieille marque) et puis me donnait quelques avis concernant la sécurité de la ville et aussi les numéros importants d’appeler en cas d’urgence. Je lui ai demandé de Grenoble parce que j’y veux visiter pour un demi-jour mais il révélait qu’il n’y a pas beaucoup à faire là bas. Au lieu, il me recommandait de voir Pérouges et me donnait les renseignements concernant la ville médiévale. Après il est parti, j’ouvrais les fenêtres et inspirais le premier souffle d’air Lyonnais.


Quatorze heures de voyage en avion et en train ont sonnés le klaxon de mon estomac. Je me suis rendu compte que j’ai faim. Je suis donc sorti pour chercher un repas. Il était 20 heures mais le ciel était toujours illuminé parce que c’est le fin-Mai. À Singapour, le soleil se couche à 19 heures n’importe quel mois et cela m’énerve. C’était vraiment intéressant à voir le soleil s’accroche au ciel quand il aurait dû être sombre à Singapour. Pas loin de l’appartement se trouve un restaurant et j’y suis entré sans hésitation. Tout ce que je me souviens c’est la façade rouge parce que j’étais très fatigué après une journée longue. Franchement, j’ai même oublié ce que je commandais ! En outre, une carafe de vin rouge fait tourner la tête et aide bien pour le sommeil. Lorsque je mangeais, la seule pensée qui m’a occupé est le lit. Après le dîner, je revenais à l’appartement pour le dodo. Le jour s’achève…
Le lendemain, je me suis réveillé bien rafraîchi. Ah, le merveille d’un bon vin. Je suis allé à Place des Terreaux où je voyais une belle fontaine. Le lieu était relativement tranquille et je l’adore. Je remarquais un musée en face de la fontaine et décidais d’y visiter mais hélas, c’était fermé au public ce jour-là. Pas de problème, comme il y avait des cafés à côté de la fontaine, je me suis donc assis pour un crème alors que je regarde le monde et ses activités se passent devant moi. Ensuite, je suis allé à Place Bellecour où se trouve une grande place avec une statue au milieu. La terre était rouge et était plein de sable, possiblement en préparation pour une performance équestre. Je suis alors entré dans l’office de tourisme qui est à deux pas d’ici pour prendre une carte. Je remarquais qu’il y avait une rue avec beaucoup de magasins sur les deux côtés qui se dirige à un carrousel. Je suivais la rue et de nombreuses grandes marques me saluaient. Je voyais aussi un théâtre et des pharmacies qui sont quasiment partout en Europe.

Ce que je faisais en prochain vous choquera. Je visitais Monoprix et achetais des repas à micro-onde pour le dîner. J’estime que c’était un délit en prenant compte que Lyon est la capitale gastronomique mais je ne pouvais pas résister à la tentation ! À Singapour, c’est difficile de trouver les repas à micro-onde parce que la scène culinaire s’est développée en telle façon que tout le monde sort pour avoir leur repas. C’est la raison pour laquelle les aliments surgelés ne sont pas recherchés dans mon pays. L’histoire est différente en France on peut trouver facilement ces aliments dans les supermarchés et ce que j’adore le plus c’est la variété. Le bœuf bourguignon ? Oui. Le confit de canard ? Bien sûr. C’est le paradis pour un touriste qui n’a pas beaucoup à dépenser. Cher micro-onde, j’arrive.

Alors, maintenant on parle des excursions d’une journée. Au début, j’ai voulu visiter Grenoble parce que j’ai lu en ligne que c’est une ville universitaire et cela m’intéresse. En outre, elle est proche de Lyon. Si vous vous souvenez, j’ai mentionné que le propriétaire de l’appartement me recommandait Pérouges dans sa place. Heureusement, c’était un bon choix. La ville présente elle-même comme une scène qui sort directement d’un film médiévale. Il y a une grande porte à l’entrée et un petit café que je trouvais bien placé parce que j’avais soif. Je me suis assis à l’arrière-cour du café et commandais un jus d’orange, parfait pour l’été français. Après avoir joué avec le chien qui court dans l’établissement, je reprends mon chemin. Les rues étaient fabriquées de la pierre et il y avait beaucoup de maisons mignonnes bâties aussi entièrement de la pierre. J’apprenais du renseignement sur l’internet qu’il y a moins d’habitants dans la ville aujourd’hui qu’auparavant. Comme je remarquais un manque de lumières dans les rues, je peux imaginer des nuits isolées.

Explorant la petite ville, je constatais des piétons mangeant un type de gâteau. Ils sont partout ! Donc, je décidais de suivre le chemin, ou plutôt l’odeur, et trouvais enfin la source. Le ‘gâteau’ provient en fait d’un petit boulangerie qui vend les ‘galettes’. Il y avait des personnes qui travaillent dans la cuisine ouverte et on peut commander depuis la fenêtre. Chaque pièce est sucrée mais un peu trop mince. Quand même, je l’appréciais et continuais à explorer Pérouges. C’est un dommage que pas beaucoup de gens habitent ici pour faire la ville plus vivante mais c’est aussi mieux comme ça parce qu’on ne peut pas conserver le patrimoine avec trop d’activités humaines.
De Lyon, j’ai pris aussi une autre excursion d’une journée. C’était à Annecy qui est une ville très proche de la frontière Suisse. On y trouve un lac azure autour où les gens promenaient et faisaient leur exercice. Le lac me rappelait du Lac Léman et les similarités n’étaient pas étonnantes car Annecy est en fait moins de 50 km de Genève. Ici, c’est beaucoup plus bondé que Pérouges parce que tout le monde préfère une ville baignée au soleil.

Dans les jours suivants, j’ai aussi visité les traboules, la Basilique Notre Dame de Fourvière, un centre commerciale nommé ‘La Confluence’ (le McDo là donne un regard magnifique sur la rivière pour ceux qui profitent un McBaguette) et de plusieurs musées. L’un des musées montre les petits mondes où les lieux familiers comme une salle de classe, un hôpital et un théâtre sont présentés en taille minuscule. C’est à la fois rigolo et intéressant.

Comme mon appartement à Lyon est proche du quai, j’achèterais du pain de la même boulangerie chaque matin et prendre le petit déjeuner par le quai. Avec un pain au chocolat à une main et un café à l’autre, j’observe les joggeurs et les moineaux qui ont atterris sur le banc pour demander des petits morceaux de pain. Ça, c’est la vie pour moi parce que mes matinées à Singapour sont toujours pressées. On peut laisse tomber l’idée d’un pain au chocolat ou croissant parce que ce sont des choses disponibles uniquement dans le centre-ville. En France, le pain est le roi, et est trouvé facilement partout dans n’importe quelle forme.

J’adore la tranquillité de Lyon par rapport à Paris (une ville que j’ai déjà visité de plusieurs fois). Elle a l’air d’une grande ville mais elle ne donne pas le vertige peut-être qu’il y a moins de touristes. À Lyon, je voyais plus de Français qui s’occupent à leur vie quotidienne et la ville apparaissait donc plus authentique. On peut aussi la décrire comme plus décontractée. Que ce soit l’odeur des poulets rôtis qui comble la ville ou le parfum du pain frais, tout cela fait partie de ce que j’appelle ma ville favorite française.
Ça y est ! Merci d’avoir suivi ce carnet. C’est l’heure de partir Lyon pour aller à Nice, la deuxième destination de mon voyage. Je passais aussi une semaine là et je vous partagerai bientôt ce récit, mes chers lecteurs. Avant-première : un cambriolage !
Oui, je suis au courant que la plupart des membres sur ce forum sont francophone, même français, et les carnets partagés ici sont majoritairement sur les destinations Caraïbes ou Asiatiques mais je voudrais vous offrir un regard de votre pays (la France) du point de vue d’un touriste.
Je vais rédiger ce carnet en quarte parties en cet ordre : Lyon, Nice, Bordeaux et puis Paris parce que c’était comment j’ai pris le chemin. Je vous prie d’être patiente avec mon français lorsque je partage cette histoire. Votre soutien me rend la force.
Alors, c’est parti !
Partie 1: Lyon La nuit, je suis allé à l’aéroport Singapourien pour prendre l’avion destiné à Paris. Bien que ma première destination soit Lyon, j’ai choisi de prendre le TGV de Paris après l’atterrissage parce que Lyon n’est pas desservi par la compagnie aérienne Singapore Airlines (c’est ma favorite donc je ne m’en fiche de la petite peine dans un route indirect).
Ce n’était pas ma première fois à Paris donc quand j’y suis arrivé, je savais où se trouve la gare pour aller à Lyon. Mais tout cela n’est pas possible sans rendant une visite à Paul pour le pain bien croustillant ! Si je me rappelle correctement, j’avais un jambon pour combler l’estomac. Ensuite, avec un carnet de billets acheté en avance à la main, j’attendais le train pour mon premier voyage à la capitale gastronomique française.

Après un voyage de deux heures en train, je suis arrivé à la gare de Part Dieu où je cherchais un monsieur qui m’attendait. Il est le propriétaire de l’appartement que j’ai loué sur l’internet il y a quelques semaines. Je l’ai appelé au portable pour vérifier sa situation mais c’était rigolo parce qu’il ne me comprendrait pas et il parlait peu d’anglais. De plusieurs minutes se sont écoulées avant nous avons enfin trouvés l’un l’autre. Il me faut vraiment améliorer mon français parlé !
Je suis entré dans sa voiture et après vingt minutes d’embouteillage, nous sommes arrivées à l’appartement. C’était dans le quatrième étage d’un l’immeuble relativement proche du quai. Le monsieur m’a dit que l’ascenseur est vachement lent et il m’a donc conseillé de prendre l’escalier. En tout cas, un peu d’exercice n’a jamais faire mal…
Ouvrant la porte, j’ai vu pour la première fois un appartement typique français. C’était trop beau pour des mots. Je trouvais la beauté dans sa simplicité. L’appartement était divisé en trois sections, notamment la chambre à coucher, le salon et une petite cuisine. Le monsieur m’a montré comment utiliser la machine à laver (elle est une vieille marque) et puis me donnait quelques avis concernant la sécurité de la ville et aussi les numéros importants d’appeler en cas d’urgence. Je lui ai demandé de Grenoble parce que j’y veux visiter pour un demi-jour mais il révélait qu’il n’y a pas beaucoup à faire là bas. Au lieu, il me recommandait de voir Pérouges et me donnait les renseignements concernant la ville médiévale. Après il est parti, j’ouvrais les fenêtres et inspirais le premier souffle d’air Lyonnais.


Quatorze heures de voyage en avion et en train ont sonnés le klaxon de mon estomac. Je me suis rendu compte que j’ai faim. Je suis donc sorti pour chercher un repas. Il était 20 heures mais le ciel était toujours illuminé parce que c’est le fin-Mai. À Singapour, le soleil se couche à 19 heures n’importe quel mois et cela m’énerve. C’était vraiment intéressant à voir le soleil s’accroche au ciel quand il aurait dû être sombre à Singapour. Pas loin de l’appartement se trouve un restaurant et j’y suis entré sans hésitation. Tout ce que je me souviens c’est la façade rouge parce que j’étais très fatigué après une journée longue. Franchement, j’ai même oublié ce que je commandais ! En outre, une carafe de vin rouge fait tourner la tête et aide bien pour le sommeil. Lorsque je mangeais, la seule pensée qui m’a occupé est le lit. Après le dîner, je revenais à l’appartement pour le dodo. Le jour s’achève…
Le lendemain, je me suis réveillé bien rafraîchi. Ah, le merveille d’un bon vin. Je suis allé à Place des Terreaux où je voyais une belle fontaine. Le lieu était relativement tranquille et je l’adore. Je remarquais un musée en face de la fontaine et décidais d’y visiter mais hélas, c’était fermé au public ce jour-là. Pas de problème, comme il y avait des cafés à côté de la fontaine, je me suis donc assis pour un crème alors que je regarde le monde et ses activités se passent devant moi. Ensuite, je suis allé à Place Bellecour où se trouve une grande place avec une statue au milieu. La terre était rouge et était plein de sable, possiblement en préparation pour une performance équestre. Je suis alors entré dans l’office de tourisme qui est à deux pas d’ici pour prendre une carte. Je remarquais qu’il y avait une rue avec beaucoup de magasins sur les deux côtés qui se dirige à un carrousel. Je suivais la rue et de nombreuses grandes marques me saluaient. Je voyais aussi un théâtre et des pharmacies qui sont quasiment partout en Europe.

Ce que je faisais en prochain vous choquera. Je visitais Monoprix et achetais des repas à micro-onde pour le dîner. J’estime que c’était un délit en prenant compte que Lyon est la capitale gastronomique mais je ne pouvais pas résister à la tentation ! À Singapour, c’est difficile de trouver les repas à micro-onde parce que la scène culinaire s’est développée en telle façon que tout le monde sort pour avoir leur repas. C’est la raison pour laquelle les aliments surgelés ne sont pas recherchés dans mon pays. L’histoire est différente en France on peut trouver facilement ces aliments dans les supermarchés et ce que j’adore le plus c’est la variété. Le bœuf bourguignon ? Oui. Le confit de canard ? Bien sûr. C’est le paradis pour un touriste qui n’a pas beaucoup à dépenser. Cher micro-onde, j’arrive.

Alors, maintenant on parle des excursions d’une journée. Au début, j’ai voulu visiter Grenoble parce que j’ai lu en ligne que c’est une ville universitaire et cela m’intéresse. En outre, elle est proche de Lyon. Si vous vous souvenez, j’ai mentionné que le propriétaire de l’appartement me recommandait Pérouges dans sa place. Heureusement, c’était un bon choix. La ville présente elle-même comme une scène qui sort directement d’un film médiévale. Il y a une grande porte à l’entrée et un petit café que je trouvais bien placé parce que j’avais soif. Je me suis assis à l’arrière-cour du café et commandais un jus d’orange, parfait pour l’été français. Après avoir joué avec le chien qui court dans l’établissement, je reprends mon chemin. Les rues étaient fabriquées de la pierre et il y avait beaucoup de maisons mignonnes bâties aussi entièrement de la pierre. J’apprenais du renseignement sur l’internet qu’il y a moins d’habitants dans la ville aujourd’hui qu’auparavant. Comme je remarquais un manque de lumières dans les rues, je peux imaginer des nuits isolées.

Explorant la petite ville, je constatais des piétons mangeant un type de gâteau. Ils sont partout ! Donc, je décidais de suivre le chemin, ou plutôt l’odeur, et trouvais enfin la source. Le ‘gâteau’ provient en fait d’un petit boulangerie qui vend les ‘galettes’. Il y avait des personnes qui travaillent dans la cuisine ouverte et on peut commander depuis la fenêtre. Chaque pièce est sucrée mais un peu trop mince. Quand même, je l’appréciais et continuais à explorer Pérouges. C’est un dommage que pas beaucoup de gens habitent ici pour faire la ville plus vivante mais c’est aussi mieux comme ça parce qu’on ne peut pas conserver le patrimoine avec trop d’activités humaines.
De Lyon, j’ai pris aussi une autre excursion d’une journée. C’était à Annecy qui est une ville très proche de la frontière Suisse. On y trouve un lac azure autour où les gens promenaient et faisaient leur exercice. Le lac me rappelait du Lac Léman et les similarités n’étaient pas étonnantes car Annecy est en fait moins de 50 km de Genève. Ici, c’est beaucoup plus bondé que Pérouges parce que tout le monde préfère une ville baignée au soleil.

Dans les jours suivants, j’ai aussi visité les traboules, la Basilique Notre Dame de Fourvière, un centre commerciale nommé ‘La Confluence’ (le McDo là donne un regard magnifique sur la rivière pour ceux qui profitent un McBaguette) et de plusieurs musées. L’un des musées montre les petits mondes où les lieux familiers comme une salle de classe, un hôpital et un théâtre sont présentés en taille minuscule. C’est à la fois rigolo et intéressant.

Comme mon appartement à Lyon est proche du quai, j’achèterais du pain de la même boulangerie chaque matin et prendre le petit déjeuner par le quai. Avec un pain au chocolat à une main et un café à l’autre, j’observe les joggeurs et les moineaux qui ont atterris sur le banc pour demander des petits morceaux de pain. Ça, c’est la vie pour moi parce que mes matinées à Singapour sont toujours pressées. On peut laisse tomber l’idée d’un pain au chocolat ou croissant parce que ce sont des choses disponibles uniquement dans le centre-ville. En France, le pain est le roi, et est trouvé facilement partout dans n’importe quelle forme.

J’adore la tranquillité de Lyon par rapport à Paris (une ville que j’ai déjà visité de plusieurs fois). Elle a l’air d’une grande ville mais elle ne donne pas le vertige peut-être qu’il y a moins de touristes. À Lyon, je voyais plus de Français qui s’occupent à leur vie quotidienne et la ville apparaissait donc plus authentique. On peut aussi la décrire comme plus décontractée. Que ce soit l’odeur des poulets rôtis qui comble la ville ou le parfum du pain frais, tout cela fait partie de ce que j’appelle ma ville favorite française.
Ça y est ! Merci d’avoir suivi ce carnet. C’est l’heure de partir Lyon pour aller à Nice, la deuxième destination de mon voyage. Je passais aussi une semaine là et je vous partagerai bientôt ce récit, mes chers lecteurs. Avant-première : un cambriolage !
Mer d'Aral et hautes montagnes en Ouzbékistan English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Ouzbekistan fin juin... et on est en train de construire l'itinéraire. On prendra une agence sur place afin de maximiser les visites.
On se pose 2 questions:mer d'Aral: est-ce que quelqu'un est allé voir le cimetière de bateaux à Moynak et a aussi vu l'eau (comme la mer morte, je suppose). Est-ce que ça vaut la peine de passer 1 jour en plus pour aller voir l'eau de la mer, pas seulement le cimetière de bateaux?Y a-t-il des hautes montagnes / glaciers enneigés (le point culminant est 4460m), ou bien des points de vue sur des très hautes montagnes des pays avoisinants (pics enneigés)?Merci d'avance Yvan
Nous partons en Ouzbekistan fin juin... et on est en train de construire l'itinéraire. On prendra une agence sur place afin de maximiser les visites.
On se pose 2 questions:mer d'Aral: est-ce que quelqu'un est allé voir le cimetière de bateaux à Moynak et a aussi vu l'eau (comme la mer morte, je suppose). Est-ce que ça vaut la peine de passer 1 jour en plus pour aller voir l'eau de la mer, pas seulement le cimetière de bateaux?Y a-t-il des hautes montagnes / glaciers enneigés (le point culminant est 4460m), ou bien des points de vue sur des très hautes montagnes des pays avoisinants (pics enneigés)?Merci d'avance Yvan
Out of Namibia English translation pending
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Vos retours sur des activités sportives en Namibie? English translation pending
Bonjour,
j'ai beau avoir parcouru un bon nombre de post sur le forum, et avoir lu certains carnets de voyages (résultat, l'attente avant le départ est déjà quasi insoutenable, presque 1 mois avant le départ...), je ne trouve pas d'infos récentes sur les activités suivantes: - combo kayak dans walvis bay/ 4x4 jusqu'à sandwich harbour : pour le kayak, on est déjà conquis, mais on hésite avec le combo 4x4 qui double le prix. - randos à cheval par le "desert homstead and horse trail" à 30km env de seriem : je les ai déjà contactés pour les tarifs, et je sais qu'ils n'emmènent que leur clients ou les gens résidants dans des lodges ou camps proches. - marche guidée avec l'asso "sossus on foot", mentionnée dans le guide "footprint" et dans sur un site internet : http://www.africa-adventure.org/s/sossusonfoot/index.htm relativement coûteux si on est pas nombreux mais à mon avis passionnant si le guide est bon - activités de tracking ou de marche guidée à okonjima et au CCF
Si vous avez expérimenté ces activités, ou rencontré des gens qui vous en ont parlé, je suis preneuse, car comme toutes les activités en Namibie ça n'est pas cadeau, et j'aimerais me faire une idée de l'intêret réel de ces activités. Et puis si vous avez d'autres propositions qui vous semblent valoir le coup, n'hésitez pas!
Nancy
j'ai beau avoir parcouru un bon nombre de post sur le forum, et avoir lu certains carnets de voyages (résultat, l'attente avant le départ est déjà quasi insoutenable, presque 1 mois avant le départ...), je ne trouve pas d'infos récentes sur les activités suivantes: - combo kayak dans walvis bay/ 4x4 jusqu'à sandwich harbour : pour le kayak, on est déjà conquis, mais on hésite avec le combo 4x4 qui double le prix. - randos à cheval par le "desert homstead and horse trail" à 30km env de seriem : je les ai déjà contactés pour les tarifs, et je sais qu'ils n'emmènent que leur clients ou les gens résidants dans des lodges ou camps proches. - marche guidée avec l'asso "sossus on foot", mentionnée dans le guide "footprint" et dans sur un site internet : http://www.africa-adventure.org/s/sossusonfoot/index.htm relativement coûteux si on est pas nombreux mais à mon avis passionnant si le guide est bon - activités de tracking ou de marche guidée à okonjima et au CCF
Si vous avez expérimenté ces activités, ou rencontré des gens qui vous en ont parlé, je suis preneuse, car comme toutes les activités en Namibie ça n'est pas cadeau, et j'aimerais me faire une idée de l'intêret réel de ces activités. Et puis si vous avez d'autres propositions qui vous semblent valoir le coup, n'hésitez pas!
Nancy
Sortir des sentiers battus en Polynésie-Française? English translation pending
Bonjour
Je sais que la question a dû être posée 100 000 fois mais je tente une approche différente.
J'aimerai voir certains coins en Polynésie et rencontrer certaines personnes qui ne soient pas un cliché touristique.
Bon je ne vais pas vous demander une liste exhaustive par rapport aux îles que je vais visiter : Nuku Hiva, Hiva Oa, Bora, Huahine, Moorea
Je vous demande plutôt quelles sont les sources d'information fiables pour se renseigner (outre les forums) ?
Y a-t-il des personnes à contacter dans un office de tourisme qui ne renvoient pas vers les clichés ?
Sur place, si on loue une voiture, comment faire pour trouver des marchés locaux par exemple, des endroits où manger bon et pas cher ?
Si vous me dites qu'il y a déjà eu des messages pour indiquer les meilleurs endroits de telle ou telle île sur les forums je suis d'accord avec vous, et je continuerai à les lire sans soucis.
S'il y a des personnes qui sont intéressées pour me répondre, n'hésitez pas, même en MP.
Merci
Je sais que la question a dû être posée 100 000 fois mais je tente une approche différente.
J'aimerai voir certains coins en Polynésie et rencontrer certaines personnes qui ne soient pas un cliché touristique.
Bon je ne vais pas vous demander une liste exhaustive par rapport aux îles que je vais visiter : Nuku Hiva, Hiva Oa, Bora, Huahine, Moorea
Je vous demande plutôt quelles sont les sources d'information fiables pour se renseigner (outre les forums) ?
Y a-t-il des personnes à contacter dans un office de tourisme qui ne renvoient pas vers les clichés ?
Sur place, si on loue une voiture, comment faire pour trouver des marchés locaux par exemple, des endroits où manger bon et pas cher ?
Si vous me dites qu'il y a déjà eu des messages pour indiquer les meilleurs endroits de telle ou telle île sur les forums je suis d'accord avec vous, et je continuerai à les lire sans soucis.
S'il y a des personnes qui sont intéressées pour me répondre, n'hésitez pas, même en MP.
Merci
Séjour de trois mois à Cap Vert, île de Sal en janvier, février et mars 2012 English translation pending
😉Bonjour à tous, je reviens de Cap vert, de l'ile de Sal, ville de Santa Maria, et je vais vous faire part de mes impressions, de ce vécu durant ces 3 mois d'hiver janvier février mars, c'est parti
Hôtel Be Live Grand Ambar à Puerto Plata English translation pending
Bonjour a tous ! Nous allons etre en vacances au grand ambar pendant le mois de Janvier on aimerais savoir si:
1) faut il des pantalons de villes pour chacun des restos a la carte ? 2) Pouvons nous marchés a pied jusqu au centre ville ? 3) quel secteur de bloc nous conseillés vous ?
merci a l avance
1) faut il des pantalons de villes pour chacun des restos a la carte ? 2) Pouvons nous marchés a pied jusqu au centre ville ? 3) quel secteur de bloc nous conseillés vous ?
merci a l avance
Découvrez et foncez à Détroit! (photos) English translation pending
Voici le récit de notre escapade à Détroit ! (www.seeyousoon.fr)
D comme Detroit Pour accéder directement à l’ensemble des photos,
l’abandon, tout comme des centaines de maisons cossues des alentours.
Voilà, c’est armés de ces quelques informations (et d’autres, absurdes lues sur internet) que nous prenons le car pour Detroit, avec la ferme intention de prouver que la ville ne mérite pas sa mauvaise réputation. Nous arrivons à 6h du matin dans la gare routière de Motorcity, disons le, entourés exclusivement de noirs. Nous sommes rapidement plongés dans le bain donc, car Detroit, c’est un peu la ville des statistiques ethniques. Le centre ville concentre 25% de la population de l’agglomération, dont 75% sont afro-américains. Une pure illustration de nos cours d’urbanisme nord américain.
Finalement, je trouve le sommeil dans la gare routière, pour les 3 heures que nous y passons avant de retrouver Leeann et Chelsea, nos hôtes detroiter ; comme quoi, je ne dois vraiment pas me sentir en danger, Greg surveille au cas où, mais rien ne se passe. Comme durant le reste de notre séjour.
Leaan et Chelsea habitent dans un quartier résidentiel tranquille (je dirai de la classe moyenne), à 45 mn à pied de downtown. De pures Detroiter, qui en sont parties, mais revenues, et qui s’engagent pour leur ville et la communauté. Detroit est la ville la plus pauvre des Etats Unis, 26% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est deux fois plus que la moyenne nationale.
Chelsea, a fondé une association qui s’occupe de récupérer de vieux vélos, de les remettre en état de marche, de les vendre (pour une somme modique) et avec les bénéfices de mener des actions à destination des enfants. D’après elle, la ville n’apporte aucune aide aux associations. Au contraire, les dirigeants, longtemps corrompus (le dernier maire est en prison et l’actuel est un ancien joueur des Pistons) avaient visiblement plutôt tendance à ruiner les initiatives en faveur des populations locales comme nous le confirme Tyree Guyton, le fondateur du Projet Heidelberg (voir plus loin).
the Heidelberg Project par Tyree Guyton
La solidarité en est d’autant plus exacerbée et la vie associative visiblement très active. La première soirée passée à Detroit nous portera auprès d’une assemblée aux airs clandestins, dans une ruelle coincée entre deux blocs d’immeubles abandonnés où des créateurs d’associations vendent de la soupe afin de récolter des fonds pour leurs différents projets. Ce soir là, nous suivons Chelsea dans une cantine (improbable de l’extérieur), où nous dinons avec un réalisateur de Portland, venu faire un film sur les jeunes de Detroit ; et les deux autres couchsurfeurs québecois hébergés chez Leeann et Chelsea. L’un deux habite la moitié de l’année dans le bois pour faire comme il le dit si bien « de la contemplation ».
La deuxième soirée n’en est pas moins originale. Elle prend place dans une immense maison bourgeoise, aujourd’hui habitée par un collectif d’une dizaine de personnes, et dont le garage a totalement été réaménagé en salle de concert. Une centaine de personnes aux looks parfois improbables entre néo hippie et bobos étaient rassemblées autour d’une exposition sur les hommes et femmes qui se sont battus pour Detroit. Dommage qu’on y ait croisé que des têtes blanches.
Malgré ma conviction personnelle à prouver qu’il s’agit d’une ville dont la réputation fausse la réalité, je dois reconnaitre qu’il y règne une ambiance étrange. La ville a une densité extrêmement faible, elle est traversée par des autoroutes urbaines vides, les trottoirs proportionnellement larges aux routes sont dénués de chalands… Nous avons marché des heures en ne croisant personne sur les trottoirs. Hormis le bus (peu fiable) et un petit « métro » aérien circulaire sans intérêt pour les habitants, aucun système de transport en commun n’existe.
Nous avons donc du marcher des kilomètres entre quelques différents sites, très éloignés les uns des autres, d’autant que les trajets au bord de grandes routes, au milieu de quartier entier abandonné était assez particulier.
Les sensations ressenties sur place et ce qu’il en reste aujourd’hui, sont assez difficiles à décrire. Si certains estiment que la ville renait notamment grâce à de nombreux nouveaux aménagements (front de rivière, ouverture de 3 casinos…), pour l’œil extérieur, Detroit à l’air d’une ville à bout de souffle. Certes de magnifiques buildings de 40 étages dévoilent à leur entrée un panneau explicitant un plan de réhabilitation prochain, mais l’immeuble voisin est lugubre, les fenêtres cassées jusqu’au dernier étage et l’accès, bloqué. Au pied de ces buildings, dans des terrains vagues, des carcasses de voitures, abandonnées, brulées sont amassées.
Et si nous avons pu assister à des manifestations associatives, le profil des participants laisse penser que les premiers à avoir besoin d’aide ne sont pas ceux qui en profitent, du moins pour l’instant.
Nous avons tout de même visité le musée de Detroit, un petit Louvre, vestige de la grande époque très bien fourni et très intéressant, notamment l’étonnante fresque sur une chaine de montage industrielle de Diego Rivera qui nous a été comptée par un petit papi passionné.
Une partie de The "Detroit Industry" la fresque de Diego Rivera
Puis nous sommes allés voir the Heidelberg Project, où toute une rue est depuis 25 ans, redécorée avec des objets de récup’. Nous marchons plus d’une heure et demi pour l’atteindre, et traversons zones industrielles, terrains vagues, quartiers aux maisons de bois défraichies comme de vieilles baraques de cow boy, certaines squattées, en très mauvais état, les voiture devant sont cabossées, rouillées. On apprend plus tard de ce quartier qu’il est l’un des plus pauvres des Etats Unis. Nous nous arrêtons dans une station service pour vérifier notre chemin. Le pompiste très gentil, nous met en garde, nous dit de faire attention.
Une fois arrivé, nous rencontrons Tyree, le fondateur du projet, dont l’intention originale était de donner une autre image de ce quartier périphérique socialement dévasté. Son projet est fou, drôle parfois un peu
glauque ; en tous cas, il attire des touristes dans des quartiers que les non locaux et certainement même la majorité des locaux ne fréquenteraient pas en temps normal. (Pour en savoir plus sur le projet :
L'ancienne gare de Detroit
Je vous avoue avoir quelques difficultés à écrire cet article. Nous avons écourté notre séjour (deux jours seulement), et avec du recul, je ressens une légère frustration de n’avoir pas vu plus. J’ai l’impression de ne pas avoir bien compris cette ville et j’aurais aimé approfondir ce que j’y ai vu, que ce soit en termes d’initiatives (des jardins potagers et serres se redéveloppent dans la ville profitant des nombreux terrains vacants) ou de rencontres des habitants.
On nous disait avant de partir que Detroit est une ville sans intérêt, dangereuse. En y réfléchissant, en jours on a vu ni les musées de la Motown (c’est à Detroit que le mouvement musical est né) ni le musée Ford, ni les banlieues parmi les plus riches des Etats Unis, ni le nouveau centre, où quelques buildings qui se voulaient annonciateurs de meilleurs jours ne suffisent pas à redynamiser la ville.
En ce qui concerne le danger, à aucun moment, nous ne nous sommes sentis menacés. Certes, une ville vide n’est pas rassurante, mais pour ça il y a les petits mots bienveillants de toutes (sans exception) les personnes que nous croisons sur les trottoirs, même de cet adolescent, ou de cette armoire à glace, dont l’apparence pourrait nous effrayer.
Detroit est une ville difficile à appréhender, je crois qu’un temps d’adaptation est nécessaire, d’une part pour se rassurer (on ne peut pas totalement passer outre ce qu’on entend de cette ville) et pour s’habituer à cette vie ralentie et ce vide quasi permanent. Elle implique de se défaire des contraintes de sa conception actuelle, ce qui signifie pour l’instant de circuler en voiture.
Parait-il que la position stratégique de Detroit lui assure un renouveau certain. Ce serait définitivement un défi intense à relever mais par quel bout commencer ?
Pour accéder directement à l’ensemble des photos, cliquez ici
See you soon.
D comme Detroit Pour accéder directement à l’ensemble des photos,
l’abandon, tout comme des centaines de maisons cossues des alentours.
Voilà, c’est armés de ces quelques informations (et d’autres, absurdes lues sur internet) que nous prenons le car pour Detroit, avec la ferme intention de prouver que la ville ne mérite pas sa mauvaise réputation. Nous arrivons à 6h du matin dans la gare routière de Motorcity, disons le, entourés exclusivement de noirs. Nous sommes rapidement plongés dans le bain donc, car Detroit, c’est un peu la ville des statistiques ethniques. Le centre ville concentre 25% de la population de l’agglomération, dont 75% sont afro-américains. Une pure illustration de nos cours d’urbanisme nord américain.
Finalement, je trouve le sommeil dans la gare routière, pour les 3 heures que nous y passons avant de retrouver Leeann et Chelsea, nos hôtes detroiter ; comme quoi, je ne dois vraiment pas me sentir en danger, Greg surveille au cas où, mais rien ne se passe. Comme durant le reste de notre séjour.
Leaan et Chelsea habitent dans un quartier résidentiel tranquille (je dirai de la classe moyenne), à 45 mn à pied de downtown. De pures Detroiter, qui en sont parties, mais revenues, et qui s’engagent pour leur ville et la communauté. Detroit est la ville la plus pauvre des Etats Unis, 26% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est deux fois plus que la moyenne nationale.
Chelsea, a fondé une association qui s’occupe de récupérer de vieux vélos, de les remettre en état de marche, de les vendre (pour une somme modique) et avec les bénéfices de mener des actions à destination des enfants. D’après elle, la ville n’apporte aucune aide aux associations. Au contraire, les dirigeants, longtemps corrompus (le dernier maire est en prison et l’actuel est un ancien joueur des Pistons) avaient visiblement plutôt tendance à ruiner les initiatives en faveur des populations locales comme nous le confirme Tyree Guyton, le fondateur du Projet Heidelberg (voir plus loin).
the Heidelberg Project par Tyree Guyton
La solidarité en est d’autant plus exacerbée et la vie associative visiblement très active. La première soirée passée à Detroit nous portera auprès d’une assemblée aux airs clandestins, dans une ruelle coincée entre deux blocs d’immeubles abandonnés où des créateurs d’associations vendent de la soupe afin de récolter des fonds pour leurs différents projets. Ce soir là, nous suivons Chelsea dans une cantine (improbable de l’extérieur), où nous dinons avec un réalisateur de Portland, venu faire un film sur les jeunes de Detroit ; et les deux autres couchsurfeurs québecois hébergés chez Leeann et Chelsea. L’un deux habite la moitié de l’année dans le bois pour faire comme il le dit si bien « de la contemplation ».
La deuxième soirée n’en est pas moins originale. Elle prend place dans une immense maison bourgeoise, aujourd’hui habitée par un collectif d’une dizaine de personnes, et dont le garage a totalement été réaménagé en salle de concert. Une centaine de personnes aux looks parfois improbables entre néo hippie et bobos étaient rassemblées autour d’une exposition sur les hommes et femmes qui se sont battus pour Detroit. Dommage qu’on y ait croisé que des têtes blanches.
Malgré ma conviction personnelle à prouver qu’il s’agit d’une ville dont la réputation fausse la réalité, je dois reconnaitre qu’il y règne une ambiance étrange. La ville a une densité extrêmement faible, elle est traversée par des autoroutes urbaines vides, les trottoirs proportionnellement larges aux routes sont dénués de chalands… Nous avons marché des heures en ne croisant personne sur les trottoirs. Hormis le bus (peu fiable) et un petit « métro » aérien circulaire sans intérêt pour les habitants, aucun système de transport en commun n’existe.
Nous avons donc du marcher des kilomètres entre quelques différents sites, très éloignés les uns des autres, d’autant que les trajets au bord de grandes routes, au milieu de quartier entier abandonné était assez particulier.
Les sensations ressenties sur place et ce qu’il en reste aujourd’hui, sont assez difficiles à décrire. Si certains estiment que la ville renait notamment grâce à de nombreux nouveaux aménagements (front de rivière, ouverture de 3 casinos…), pour l’œil extérieur, Detroit à l’air d’une ville à bout de souffle. Certes de magnifiques buildings de 40 étages dévoilent à leur entrée un panneau explicitant un plan de réhabilitation prochain, mais l’immeuble voisin est lugubre, les fenêtres cassées jusqu’au dernier étage et l’accès, bloqué. Au pied de ces buildings, dans des terrains vagues, des carcasses de voitures, abandonnées, brulées sont amassées.
Et si nous avons pu assister à des manifestations associatives, le profil des participants laisse penser que les premiers à avoir besoin d’aide ne sont pas ceux qui en profitent, du moins pour l’instant.
Nous avons tout de même visité le musée de Detroit, un petit Louvre, vestige de la grande époque très bien fourni et très intéressant, notamment l’étonnante fresque sur une chaine de montage industrielle de Diego Rivera qui nous a été comptée par un petit papi passionné.
Une partie de The "Detroit Industry" la fresque de Diego Rivera
Puis nous sommes allés voir the Heidelberg Project, où toute une rue est depuis 25 ans, redécorée avec des objets de récup’. Nous marchons plus d’une heure et demi pour l’atteindre, et traversons zones industrielles, terrains vagues, quartiers aux maisons de bois défraichies comme de vieilles baraques de cow boy, certaines squattées, en très mauvais état, les voiture devant sont cabossées, rouillées. On apprend plus tard de ce quartier qu’il est l’un des plus pauvres des Etats Unis. Nous nous arrêtons dans une station service pour vérifier notre chemin. Le pompiste très gentil, nous met en garde, nous dit de faire attention.
Une fois arrivé, nous rencontrons Tyree, le fondateur du projet, dont l’intention originale était de donner une autre image de ce quartier périphérique socialement dévasté. Son projet est fou, drôle parfois un peu
glauque ; en tous cas, il attire des touristes dans des quartiers que les non locaux et certainement même la majorité des locaux ne fréquenteraient pas en temps normal. (Pour en savoir plus sur le projet :
L'ancienne gare de Detroit
Je vous avoue avoir quelques difficultés à écrire cet article. Nous avons écourté notre séjour (deux jours seulement), et avec du recul, je ressens une légère frustration de n’avoir pas vu plus. J’ai l’impression de ne pas avoir bien compris cette ville et j’aurais aimé approfondir ce que j’y ai vu, que ce soit en termes d’initiatives (des jardins potagers et serres se redéveloppent dans la ville profitant des nombreux terrains vacants) ou de rencontres des habitants.
On nous disait avant de partir que Detroit est une ville sans intérêt, dangereuse. En y réfléchissant, en jours on a vu ni les musées de la Motown (c’est à Detroit que le mouvement musical est né) ni le musée Ford, ni les banlieues parmi les plus riches des Etats Unis, ni le nouveau centre, où quelques buildings qui se voulaient annonciateurs de meilleurs jours ne suffisent pas à redynamiser la ville.
En ce qui concerne le danger, à aucun moment, nous ne nous sommes sentis menacés. Certes, une ville vide n’est pas rassurante, mais pour ça il y a les petits mots bienveillants de toutes (sans exception) les personnes que nous croisons sur les trottoirs, même de cet adolescent, ou de cette armoire à glace, dont l’apparence pourrait nous effrayer.
Detroit est une ville difficile à appréhender, je crois qu’un temps d’adaptation est nécessaire, d’une part pour se rassurer (on ne peut pas totalement passer outre ce qu’on entend de cette ville) et pour s’habituer à cette vie ralentie et ce vide quasi permanent. Elle implique de se défaire des contraintes de sa conception actuelle, ce qui signifie pour l’instant de circuler en voiture.
Parait-il que la position stratégique de Detroit lui assure un renouveau certain. Ce serait définitivement un défi intense à relever mais par quel bout commencer ?
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See you soon.De retour du Québec (23 avril - 6 mai 2011) English translation pending
Nous sommes une famille de 4 français, 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans et nous sommes rentrés il y a une dizaine de jours d'un voyage merveilleux au Québec.
D'après les habitués de ce forum, la période à laquelle nous partions et l'itinéraire choisi n'étaient pas pour faire de ce voyage une "partie de plaisirs"🏴☠️, je tiens à rassurer tout le monde, ce fut un voyage à la hauteur de nos attentes, fabuleux à tous les points😏. pour ceux que ça intéressent, voila notre circuit :
23 avril : arrivée à Montréal, prise en charge de la voiture, une HONDA CRV (idéale pour une famille de 4 avec bagages) et direction Québec. Installation à l'hôtel et direction l'érablière du chemin du Roy pour un repas typique du temps des sucres. C'était génial, ambiance très conviviale, découverte de mets délicieux et la tire sur la neige, quelle découverte !!!
24 avril : le matin, première visite de Québec (on y reviendra dans quelques jours) avec tour en calèche et ballade dans la vieille ville, superbe !! Après-midi, direction Wendake et le site des indiens hurons, très intéressant. Le soir, dodo à l'hôtel "Premières Nations", merveilleux !!
25 avril : route vers le Charlevoix avec arrêts à Ste Anne de Beaupré, La Malbaie et Baie St Paul, puis direction Tadoussac via le traversier (les enfants ont adorés). Petite ballade sur la plage (les baleines ne sont pas encore arrivées à cette époque, mais nous le savions) puis direction Sacré Coeur Saguenay à La Ferme 5 Etoiles, le paradis des enfants !! Nous faisons le tour de la ferme où se cotoient bisons, loups, cerfs, ratons laveurs, volailles, etc...
26 avril : le matin, les enfants vont nourrir tous les animaux de la ferme (un grand moment), y compris les loups !!! mon épouse et moi même avons droit à l'activité contact avec les loups où après quelques explications nous avons le droit de pénétrer dans leur enclos et de pouvoir les carresser, très impressionant !!! L'après-midi, route vers l'anse St Jean, magnifique petit village au bord du grnadiose fjord du Saguenay.
27 avril : retour sur Québec via le Charlevoix avec cette fois passage à Ste Pétronille sur l'île d'Orléans et arrêt et ballades aux chutes Montmorency, grandioses mais à côté de celles du Niagara...
28 avril : il pleut, du coup direction l'aquarium de Québec avec entre autres Eddy l'ours blanc. Après midi, consacré à la visite de Québec, place royale, bld champlain, etc...
29 avril : direction les Laurentides et arrêt à Val David dans un gîte magnifique, qui porte bien son nom, "Le domaine des merveilles", chalets en rondins de bois, perdu dans la foret au bord d'un petit lac. Après midi détente avec spa en plein air et piscine intérieur.
30 avril : direction Montebello pour la visite du Parc Oméga, un incontournable pour une famille avec des enfants (pour les français, ça ressemble à Peaugres, mais en mieux !!), puis en fin d'après midi route vers l'Ontario.
1er mai : Toronto, ballade à pieds puis ascension de la Tour CN.
2 et 3 mai : Niagara Falls où malheureusement le beau temps n'était pas au rendez vous. les chutes sont néanmoins énormes et vallaient bien ces kilomètres. Seul regret, le bateau "Maid of the Mist" qui devait démarré le premier mai, ne fonctionnait toujours pas... 1er jour là bas, nous avons profité du "Fallsview Indoor Waterpark", plus grand complexe aquatique couvert d'Amérique du Nord !! Les entrés sont assez chers (je les avais réservées depuis la France) mais, avec les enfants, ça vaut le coup !!!
4, 5 et 6 mai (le matin), Montréal où nous restituons avec regrets notre voiture le premier jour et ensuite visite à pieds et en métro. Ballades dans la ville souterraine, musée redpath, biodôme, stade olympique, vieux Montréal, etc... Seul regret; il ne fait pas très beau et du coup nous "zappons" le Mont Royal... 6 mai après midi, nous prenons le bus 747 express et direction l'aéroport où nous prenons notre vol direction Lyon.
Bilan de ce voyage,2926 kms, des images et des souvenirs plein les yeux, des rencontres fabuleuses avec des québécois très accueillants (nous français aurions beaucoup de leçons de savoir vivre à recevoir...). Contrairement aux idées reçues, nous n'avons pas eu l'impression de courir, les jours de visite dans les villes ont été suffisants, du moins pour des personnes comme nous voyageant avec des enfants qui au bout de quelques heures de marche en ville, en ont vite marre...😕 On nous avait fait peur sur cette période de l'année au niveau du climat et de la beauté des paysages, il n'en a rien été, nous avons eu tous les types de temps, pluie, froid, soleil et chaleur et même en cette période, les paysages sont magnifiques. Autre avantage, il n'y avait personne sur les sites touristiques, pas de files d'attente, pas d'embouteillages, pas de gens énervés, le pied !!! Pour les familles qui comme nous souhaiteraient faire ce voyage, je suis à votre disposition si vous souhaitez des renseignements et de bonnes adresses.
23 avril : arrivée à Montréal, prise en charge de la voiture, une HONDA CRV (idéale pour une famille de 4 avec bagages) et direction Québec. Installation à l'hôtel et direction l'érablière du chemin du Roy pour un repas typique du temps des sucres. C'était génial, ambiance très conviviale, découverte de mets délicieux et la tire sur la neige, quelle découverte !!!
24 avril : le matin, première visite de Québec (on y reviendra dans quelques jours) avec tour en calèche et ballade dans la vieille ville, superbe !! Après-midi, direction Wendake et le site des indiens hurons, très intéressant. Le soir, dodo à l'hôtel "Premières Nations", merveilleux !!
25 avril : route vers le Charlevoix avec arrêts à Ste Anne de Beaupré, La Malbaie et Baie St Paul, puis direction Tadoussac via le traversier (les enfants ont adorés). Petite ballade sur la plage (les baleines ne sont pas encore arrivées à cette époque, mais nous le savions) puis direction Sacré Coeur Saguenay à La Ferme 5 Etoiles, le paradis des enfants !! Nous faisons le tour de la ferme où se cotoient bisons, loups, cerfs, ratons laveurs, volailles, etc...
26 avril : le matin, les enfants vont nourrir tous les animaux de la ferme (un grand moment), y compris les loups !!! mon épouse et moi même avons droit à l'activité contact avec les loups où après quelques explications nous avons le droit de pénétrer dans leur enclos et de pouvoir les carresser, très impressionant !!! L'après-midi, route vers l'anse St Jean, magnifique petit village au bord du grnadiose fjord du Saguenay.
27 avril : retour sur Québec via le Charlevoix avec cette fois passage à Ste Pétronille sur l'île d'Orléans et arrêt et ballades aux chutes Montmorency, grandioses mais à côté de celles du Niagara...
28 avril : il pleut, du coup direction l'aquarium de Québec avec entre autres Eddy l'ours blanc. Après midi, consacré à la visite de Québec, place royale, bld champlain, etc...
29 avril : direction les Laurentides et arrêt à Val David dans un gîte magnifique, qui porte bien son nom, "Le domaine des merveilles", chalets en rondins de bois, perdu dans la foret au bord d'un petit lac. Après midi détente avec spa en plein air et piscine intérieur.
30 avril : direction Montebello pour la visite du Parc Oméga, un incontournable pour une famille avec des enfants (pour les français, ça ressemble à Peaugres, mais en mieux !!), puis en fin d'après midi route vers l'Ontario.
1er mai : Toronto, ballade à pieds puis ascension de la Tour CN.
2 et 3 mai : Niagara Falls où malheureusement le beau temps n'était pas au rendez vous. les chutes sont néanmoins énormes et vallaient bien ces kilomètres. Seul regret, le bateau "Maid of the Mist" qui devait démarré le premier mai, ne fonctionnait toujours pas... 1er jour là bas, nous avons profité du "Fallsview Indoor Waterpark", plus grand complexe aquatique couvert d'Amérique du Nord !! Les entrés sont assez chers (je les avais réservées depuis la France) mais, avec les enfants, ça vaut le coup !!!
4, 5 et 6 mai (le matin), Montréal où nous restituons avec regrets notre voiture le premier jour et ensuite visite à pieds et en métro. Ballades dans la ville souterraine, musée redpath, biodôme, stade olympique, vieux Montréal, etc... Seul regret; il ne fait pas très beau et du coup nous "zappons" le Mont Royal... 6 mai après midi, nous prenons le bus 747 express et direction l'aéroport où nous prenons notre vol direction Lyon.
Bilan de ce voyage,2926 kms, des images et des souvenirs plein les yeux, des rencontres fabuleuses avec des québécois très accueillants (nous français aurions beaucoup de leçons de savoir vivre à recevoir...). Contrairement aux idées reçues, nous n'avons pas eu l'impression de courir, les jours de visite dans les villes ont été suffisants, du moins pour des personnes comme nous voyageant avec des enfants qui au bout de quelques heures de marche en ville, en ont vite marre...😕 On nous avait fait peur sur cette période de l'année au niveau du climat et de la beauté des paysages, il n'en a rien été, nous avons eu tous les types de temps, pluie, froid, soleil et chaleur et même en cette période, les paysages sont magnifiques. Autre avantage, il n'y avait personne sur les sites touristiques, pas de files d'attente, pas d'embouteillages, pas de gens énervés, le pied !!! Pour les familles qui comme nous souhaiteraient faire ce voyage, je suis à votre disposition si vous souhaitez des renseignements et de bonnes adresses.
Visites de monuments en Thaïlande: pourquoi les touristes payent-ils plus cher? English translation pending
Nous sommes allés visiter le Wat Phra Paew et le Grand palais et le Palais de Tek Vimanmek.
Cela m'a beaucoup gêné de payer plusieurs centaines de baths, une visite qu'un vrai pur thaï certifié ne paye pas..
Le cochon de touriste que je suis a eu le privilège de faire la queue à l'entrée de ces sites, là où le pur thaï passe par une entrée spéciale réservée à cette noble race.
J'aimerais savoir pourquoi les étrangers payent cher le droit d'entrer dans ces monuments ?
Pourquoi les étrangers ont-ils le privilège de payer un droit d'entrée élevé et pourquoi ont ils l'immense privilège de faire la queue pour visiter ces sites alors que les purs thaïs doivent entrer directement sans faire la queue et sans payer.
De la même manière, ça me fous les boules de payer (cher ) l'entrée du musée de Songkhla alors que les purs thaïs entrent gratuitement.
Idem, pour prendre le funiculaire où il est clairement indiqué que les étrangers doivent payer plus cher le droit de monter en haut de ce monticule.
Je savais que Thaïairways avait décidé que les étrangers devaient payer plus cher sur certains trajets comme Bangkok - Chang Maï.
Comme je n'ai pas le pouvoir de changer ce genre de comportement, il me reste entre autre, la possibilité de ne pas voler sur Thaï Airways et de ne plus visiter les monuments de Thaïlande.
Je savais que Thaïairways avait décidé que les étrangers devaient payer plus cher sur certains trajets comme Bangkok - Chang Maï.
Comme je n'ai pas le pouvoir de changer ce genre de comportement, il me reste entre autre, la possibilité de ne pas voler sur Thaï Airways et de ne plus visiter les monuments de Thaïlande.