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Visite des Balkans en hiver au départ de Budapest English translation pending
Bonjour à tous !
Je rentre tout juste d'un voyage au coeur des Balkans. Accompagné d'un ami, nous avons réalisé un tour dans 8 pays des Balkans. Ce fût une superbe expérience dans une région qui souffre toujours d'une réputation négative pas toujours justifiée..
Nous n'avons rencontré aucun soucis majeur durant notre séjour, cependant nous avons eu quelques difficultés dans la collecte d'informations et de conseils pour la préparation de ce voyage.
Je vous propose donc un petit résumé de notre voyage afin de vous éclairer ou inspirer dans vos programmes futures !
Nous avons commencé notre voyage à Budapest. Plusieurs trains partent chaque jour de la Capitale Hongroise pour rejoindre Belgrade. Arrivés à Belgrade nous avons visité la ville quelques jours avant de prendre un bus pour la Bosnie et Sarajevo. Ensuite nous nous sommes rendus en bus à Mostar( Une charmante petite ville qui vaut largement une escale)
Par la suite nous avons rejoins Dubrovnik en bus. Deux jours plus tard nous avons entrepris de rejoindre le Monténégro en Stop. Ce fût une expérience très compliquée. Il y a très peu de voitures qui passent la frontière dans cette saison. Si vous voulez faire du stop attendez vous à marcher plusieurs kilomètres avant de retrouver des routes plus fréquentées de l'autre coté de la frontière.
Après le Monténégro nous sommes partis pour le Kosovo. Après la visite du Kosovo nous sommes partis en Bus pour L'Albanie ( 8 heures de bus depuis Pristhina )
Nous avons visité Tirana avant de partir en bus pour Skopje ( Attention les bus partent tous à 20h et il n'y a que cet horaire de disponible)
De Skopje nous sommes partis à Thessalonique puis Athénes, toujours en Bus.
Voila donc le résumé de notre voyage. N'hésitez pas à posez vos questions !
A bientôt !
Je rentre tout juste d'un voyage au coeur des Balkans. Accompagné d'un ami, nous avons réalisé un tour dans 8 pays des Balkans. Ce fût une superbe expérience dans une région qui souffre toujours d'une réputation négative pas toujours justifiée..
Nous n'avons rencontré aucun soucis majeur durant notre séjour, cependant nous avons eu quelques difficultés dans la collecte d'informations et de conseils pour la préparation de ce voyage.
Je vous propose donc un petit résumé de notre voyage afin de vous éclairer ou inspirer dans vos programmes futures !
Nous avons commencé notre voyage à Budapest. Plusieurs trains partent chaque jour de la Capitale Hongroise pour rejoindre Belgrade. Arrivés à Belgrade nous avons visité la ville quelques jours avant de prendre un bus pour la Bosnie et Sarajevo. Ensuite nous nous sommes rendus en bus à Mostar( Une charmante petite ville qui vaut largement une escale)
Par la suite nous avons rejoins Dubrovnik en bus. Deux jours plus tard nous avons entrepris de rejoindre le Monténégro en Stop. Ce fût une expérience très compliquée. Il y a très peu de voitures qui passent la frontière dans cette saison. Si vous voulez faire du stop attendez vous à marcher plusieurs kilomètres avant de retrouver des routes plus fréquentées de l'autre coté de la frontière.
Après le Monténégro nous sommes partis pour le Kosovo. Après la visite du Kosovo nous sommes partis en Bus pour L'Albanie ( 8 heures de bus depuis Pristhina )
Nous avons visité Tirana avant de partir en bus pour Skopje ( Attention les bus partent tous à 20h et il n'y a que cet horaire de disponible)
De Skopje nous sommes partis à Thessalonique puis Athénes, toujours en Bus.
Voila donc le résumé de notre voyage. N'hésitez pas à posez vos questions !
A bientôt !
Journaliste recherche touristes en Albanie en mai 2012 English translation pending
Bonjour,
Je suis journaliste et travaille actuellement à un projet de reportage télé pour France 2 sur le tourisme en Albanie. Je suis à la recherche d'un groupe de touristes français ou francophones (une famille par exemple) prévoyant de s'y rendre au courant du mois de mai prochain. Idéalement, j'aimerais entrer en contact avec des personnes voyageant en camping-car mais d'autres modes de voyage et d'hébergement peuvent aussi convenir. Notre équipe télé passerait quelques heures sur place avec vous, pour partager une courte partie de vos vacances.
Pour plus de détails, je vous invite à me contacter via les contacts ci-dessous :
email : journaliste56@gmail.com téléphone : 01 56 26 56 15 (du lundi au vendredi, entre 9h30 et 18h30)
Merci d'avance de votre éventuelle collaboration,
Olivier
Je suis journaliste et travaille actuellement à un projet de reportage télé pour France 2 sur le tourisme en Albanie. Je suis à la recherche d'un groupe de touristes français ou francophones (une famille par exemple) prévoyant de s'y rendre au courant du mois de mai prochain. Idéalement, j'aimerais entrer en contact avec des personnes voyageant en camping-car mais d'autres modes de voyage et d'hébergement peuvent aussi convenir. Notre équipe télé passerait quelques heures sur place avec vous, pour partager une courte partie de vos vacances.
Pour plus de détails, je vous invite à me contacter via les contacts ci-dessous :
email : journaliste56@gmail.com téléphone : 01 56 26 56 15 (du lundi au vendredi, entre 9h30 et 18h30)
Merci d'avance de votre éventuelle collaboration,
Olivier
Les Balkans du 30 décembre au 9 janvier English translation pending
Bonjour à tous !!!
Du 30 dec au 9 janvier avec 2 collègues on part en Road trip du coté des Balkans !!!
On a pour projet de faire le 31 du coté de Sofia puis de partir (Serbie, Kosovo, Albanie, Macédoine et revenir à Sofia)
Est ce que certains d'entre vous on déjà visiter ces pays et connaissent les bons plans pour nous permettre de passer un bon voyage ?
Merci d'avance cher amis voyageurs!!!!
Merci d'avance cher amis voyageurs!!!!
Albanie ou Bulgarie pour une semaine en juillet English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons prévu une semaine de vacances autour du 14 juillet prochain. Nous sommes attirés par de nouveaux pays et hésitons entre Albanie et Bulgarie. Ce qui nous attire dans ces 2 pays: pas trop chers apparement, dépaysant, gastronomiquement intéressant (miam ;-) ), culturellement riche, avec de beaux paysages (hyper important pour nous, possibilité de marches à travers la nature), et avec un stop possible au bord de la mer. Etes-vous d'accord? Nous sommes 2 + un enfant (15mois). L'idée serait de visiter le pays en voiture en faisant des stops de 2 jours là où ça vaut le coup. Nous sommes à la base plus attirés par la Bulgaire mais ça me paraît un peu grand pour une semaine? Qu'en pensez-vous? Et sinon avez-vous des idées d'itinéraire pour ces 2 pays en 1 semaine, qu'est ce qui vaut vraiment le coup?
Je vompte sur vous! Très bonne journée
Lucile
Nous avons prévu une semaine de vacances autour du 14 juillet prochain. Nous sommes attirés par de nouveaux pays et hésitons entre Albanie et Bulgarie. Ce qui nous attire dans ces 2 pays: pas trop chers apparement, dépaysant, gastronomiquement intéressant (miam ;-) ), culturellement riche, avec de beaux paysages (hyper important pour nous, possibilité de marches à travers la nature), et avec un stop possible au bord de la mer. Etes-vous d'accord? Nous sommes 2 + un enfant (15mois). L'idée serait de visiter le pays en voiture en faisant des stops de 2 jours là où ça vaut le coup. Nous sommes à la base plus attirés par la Bulgaire mais ça me paraît un peu grand pour une semaine? Qu'en pensez-vous? Et sinon avez-vous des idées d'itinéraire pour ces 2 pays en 1 semaine, qu'est ce qui vaut vraiment le coup?
Je vompte sur vous! Très bonne journée
Lucile
Retour d'un voyage de quatre semaines Lyon - Balkans - Athènes sans voiture English translation pending
Bonjour, le site de voyageforum (et en particulier quelques utilisateurs) nous a bien aidé à préparer notre voyage du mois d'août dernier, donc à notre tour de partager notre expérience, si ça peut rendre service.
Afin de ne pas faire un message trop dense et illisible je vais juste décrire notre itinéraire et si vous avez des questions plus précises sur l'hébergement, les bons plans, les prix, etc, n'hésitez pas à demander!
Le voyage a duré 4 semaines, nous avons voyagé principalement en car/bus, train et stop.
Départ: LYON
ITALIE Turin Venise Gorizia
SLOVENIE Nova Gorica Bohinjska Bistrica Ukanc (Bohinjsko jezero - lac de Bohinj) 🙂 Parc National du Triglav Ljubljana
CROATIE Zagreb
BOSNIE Sarajevo Foca
MONTENEGRO Scepan Polje Zabljak (parc national du Durmitor) 🙂 Podgorica Kotor + Perast Rijeka Crnojevica 🙂 Virpazar (Bar) Ulcinj 🤪
ALBANIE Shkodër Krujë (Tiranë) Berat 🙂 Gjirokastër Kakavia (frontière Albanie - Grèce)
GRECE Ioannina Kalambaka (Météores) Athènes Patras
ITALIE Bari Turin
Retour à Lyon...
Afin de ne pas faire un message trop dense et illisible je vais juste décrire notre itinéraire et si vous avez des questions plus précises sur l'hébergement, les bons plans, les prix, etc, n'hésitez pas à demander!
Le voyage a duré 4 semaines, nous avons voyagé principalement en car/bus, train et stop.
Départ: LYON
ITALIE Turin Venise Gorizia
SLOVENIE Nova Gorica Bohinjska Bistrica Ukanc (Bohinjsko jezero - lac de Bohinj) 🙂 Parc National du Triglav Ljubljana
CROATIE Zagreb
BOSNIE Sarajevo Foca
MONTENEGRO Scepan Polje Zabljak (parc national du Durmitor) 🙂 Podgorica Kotor + Perast Rijeka Crnojevica 🙂 Virpazar (Bar) Ulcinj 🤪
ALBANIE Shkodër Krujë (Tiranë) Berat 🙂 Gjirokastër Kakavia (frontière Albanie - Grèce)
GRECE Ioannina Kalambaka (Météores) Athènes Patras
ITALIE Bari Turin
Retour à Lyon...
Voyage en train dans les Balkans: liaison Monténégro-Bulgarie? English translation pending
Bonjour,
Je compte entreprendre le voyage suivant en train de Paris à Athènes :
Paris-Venise-Ljubljana-Zagreb-Belgrade-Sarajevo-Mostar-Podgorica-Nis-Sofia-Skopje-Thessalonique-Athènes.
L'objectif étant de privilégier les trains de nuit et d'éviter le bus au maximum.
Je sais qu'il n'y a pas de train entre Mostar et Podgorica et qu'il va me falloir prendre un bus via Dubrovnik.
Par contre je n'ai pas réussi à trouver des infos pour le voyage en train Podgorica-Nis (Serbie) et Nis-Sofia. Le site de la deutsch Bahn indique bien un train de nuit entre Podgorica et Nis et je souhaiterais savoir si quelqu'un a déjà utilisé cette ligne et qu'il me donne quelques infos (tarifs, comfort, etc..)
Merci d'avance.
Je compte entreprendre le voyage suivant en train de Paris à Athènes :
Paris-Venise-Ljubljana-Zagreb-Belgrade-Sarajevo-Mostar-Podgorica-Nis-Sofia-Skopje-Thessalonique-Athènes.
L'objectif étant de privilégier les trains de nuit et d'éviter le bus au maximum.
Je sais qu'il n'y a pas de train entre Mostar et Podgorica et qu'il va me falloir prendre un bus via Dubrovnik.
Par contre je n'ai pas réussi à trouver des infos pour le voyage en train Podgorica-Nis (Serbie) et Nis-Sofia. Le site de la deutsch Bahn indique bien un train de nuit entre Podgorica et Nis et je souhaiterais savoir si quelqu'un a déjà utilisé cette ligne et qu'il me donne quelques infos (tarifs, comfort, etc..)
Merci d'avance.
Utiliser l'EuroVelo 8 et 1? English translation pending
Bonjour,
Malgré mes recherches, je n'ai pu trouver de renseignements récents sur l'avancée de ces 2 pistes. Je comptais donc sur des pratiquants de VF qui les aurait utilisé recemment pour me dire ce qu'il en etait.
Je souhaite utiliser l'eurovelo 1 pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle depuis Bordeaux dans les prochains jours, et la 8 pour un trajet plus long, de Perpignan jusqu'à Tirana (pour ensuite enchainer sur Grèce-Turquie-Armenie et Azerbaïdjan)
Merci d'avance
Malgré mes recherches, je n'ai pu trouver de renseignements récents sur l'avancée de ces 2 pistes. Je comptais donc sur des pratiquants de VF qui les aurait utilisé recemment pour me dire ce qu'il en etait.
Je souhaite utiliser l'eurovelo 1 pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle depuis Bordeaux dans les prochains jours, et la 8 pour un trajet plus long, de Perpignan jusqu'à Tirana (pour ensuite enchainer sur Grèce-Turquie-Armenie et Azerbaïdjan)
Merci d'avance
L'Albanie par l'Italie avec un bébé English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'aller en Albanie par l'Italie et le bateau avec notre petite fille qui aura alors 8 mois. On nous dit et redit qu'il fait très très chaud là-bas à cette saison. Nous habitons Marseille alors ici aussi il fait chaud l'été. Qu'en pensent ceux qui connaissent?
Albanie sans voiture du nord au sud en deux semaines? English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de visiter l'Albanie cet été et avons besoin de quelques conseils pratiques. Nous arriverons par le Monténégro pour repartir par bateau, a priori de Vlora (pour Brindisi)... Entre ces 2 points , nous aurons environ 2 semaines pour visiter ce pays. Nos déplacements seront collectifs: bus, taxi collectif etc...
Est ce facile de se déplacer sans voiture dans ce pays? Pourriez-vous nous conseiller un itinéraire qui allierait mer et campagne / serait un bon compromis entre tourisme farniente (côte) et rencontres impromptues à l'intérieur des terres? Le logement chez l'habitant est-il commun? Est il utile d'avoir une tente?
Merci d'avance pour vos réponses,
Abirato
Nous avons prévu de visiter l'Albanie cet été et avons besoin de quelques conseils pratiques. Nous arriverons par le Monténégro pour repartir par bateau, a priori de Vlora (pour Brindisi)... Entre ces 2 points , nous aurons environ 2 semaines pour visiter ce pays. Nos déplacements seront collectifs: bus, taxi collectif etc...
Est ce facile de se déplacer sans voiture dans ce pays? Pourriez-vous nous conseiller un itinéraire qui allierait mer et campagne / serait un bon compromis entre tourisme farniente (côte) et rencontres impromptues à l'intérieur des terres? Le logement chez l'habitant est-il commun? Est il utile d'avoir une tente?
Merci d'avance pour vos réponses,
Abirato
Voyage dans les balkans: Roumanie, Bulgarie, Bosnie, etc English translation pending
Bonjour à tous, 😉
Je vais faire un périple au mois de juin avec mon copain dans les pays des Balkans (entre autres) J'ai trouvé des choses intéressantes dans les guides touristiques...mais je voulais avoir votre avis! Alors voila notre envie de périple: (en fait on a changé récemment d'idées donc il y a des pays ou je n'ai pas encore cherché des itinéraires) - On débutera par la Roumanie (en descendant du nord au sud), je peux seulement vous dire que l'on arrivera à Cluj! - Puis la Bulgarie (là je n'ai pas beaucoup d'infos) - La macédoine - L'Albanie (pour ce pays j'ai trouvé des avis très partagés! Des gens qui ont adoré et d'autres pas du tout, j'aimerai savoir ce que vous en pensez) En tout cas je crois que la capitale, Tirana n'est pas très intéressante! - Le Monténégro : Ulcinj, la baie de Kotor a l'air splendide, la presque île de Budva, le lac de Skadar - La Bosnie, qui a l'air extraordinaire, rien qu'en me plongeant des les livres ca m'a donné une terrible envie d'y aller: Mostar, Skakavac, Sarajevo, Travnik, et enfin Jajce. - Et on veut finir par la Croatie: Dubrovnick, Split, Zadar, Lacs de Plitvice, et Zagreb!
Voilà! J'aimerai beaucoup que vous me donniez des conseils sur tout ça! Je vous remercie A très vite Claire😉
Je vais faire un périple au mois de juin avec mon copain dans les pays des Balkans (entre autres) J'ai trouvé des choses intéressantes dans les guides touristiques...mais je voulais avoir votre avis! Alors voila notre envie de périple: (en fait on a changé récemment d'idées donc il y a des pays ou je n'ai pas encore cherché des itinéraires) - On débutera par la Roumanie (en descendant du nord au sud), je peux seulement vous dire que l'on arrivera à Cluj! - Puis la Bulgarie (là je n'ai pas beaucoup d'infos) - La macédoine - L'Albanie (pour ce pays j'ai trouvé des avis très partagés! Des gens qui ont adoré et d'autres pas du tout, j'aimerai savoir ce que vous en pensez) En tout cas je crois que la capitale, Tirana n'est pas très intéressante! - Le Monténégro : Ulcinj, la baie de Kotor a l'air splendide, la presque île de Budva, le lac de Skadar - La Bosnie, qui a l'air extraordinaire, rien qu'en me plongeant des les livres ca m'a donné une terrible envie d'y aller: Mostar, Skakavac, Sarajevo, Travnik, et enfin Jajce. - Et on veut finir par la Croatie: Dubrovnick, Split, Zadar, Lacs de Plitvice, et Zagreb!
Voilà! J'aimerai beaucoup que vous me donniez des conseils sur tout ça! Je vous remercie A très vite Claire😉
Recherche des campings dans le Kosovo et en Grèce English translation pending
Bonjour. Devant faire avec ma caravane le trajet : Dubrovnik/Podgorica/Berane/Pristina/Skopje/Tessalonique, je cherche des lieux de bivouacs ou campings . Merci
Traversée de l'Albanie en camping-car English translation pending
Bonjour, depuis 6 mois sur les routes d'Europe du sud, nous sommes actuellement dans les Météores, en Grèce. Nous allons prendre la direction de l'ouest pour rejoindre Dubrovnick, en Croatie. Nous comptons passer par la région de Zagoria, en Grèce, passer la frontière au niveau de Kakavia et prendre soit la route côtière en Albanie (en rejoignant Sarande), soit la plus grosse routre (d'apres la carte), qui rejoint le littoral au niveau de Vlore, soit, mais là ça nous fait un sacré détour, prendre la plus grosse route de Bitora pour rejoindre Tirana.
Comme on parle souvent du mauvais état des routes en Albanie, j'ai quelques hésitations.
Merci d'avance pour les informations.
Si vous voulez voir notre petit circuit...
http://les.gaub.trotteurs.over-blog.com
Voyager la Grèce en bateau et papiers administratifs? English translation pending
Bonjour à tous , nous envisageons mon mari et moi de nous rendre à Théssalonique au départ de La Sarthe (72) en voiture.
Nous aimerions des conseils pour l'itinéraire à suivre en empruntant le bateau ou pas et les papiers administratifs qu'il faut pour le voyage.
Merci d'avance. Notre voyage est prévu en août.
Qui peut me parler de l'Albanie? English translation pending
bonjour a tous!!! je viens faire appel aux chanceux qui ont déja eu l'occasion de se rendre en Albanie!!!je voudrais partir la bas cet été avec mon copain, seulement voila, pauvres étudiants que nous sommes, voudrions trouver des bons plans pour se loger pas cher!!!est ce que la vie est cher la bas??combien faut il compter pour une dizaine de jours??merci beaucoup de prèter attention a ma requète!!!a bientot!!
Traverser l'Albanie en voiture en une journée? English translation pending
Bonjour
Cet été, en route vers la Grèce en voiture avec ma femme, après quelque temps en Croatie et au Monténégro, nous traverserons l'Albanie en voiture (c'est la route ! ) C'est un pays que je ne connais pas du tout, et que je ne connaitrais pas beaucoup plus à mon retour (une autre fois peut-être), car je serai alors pressé de rejoindre la Grèce.
J'envisage de quitter Podgorica assez tôt le matin, et de rejoindre au plus vite Ioannina en Grèce, dans la même journée. Est-ce réaliste ? Y a-t-il des précautions à prendre ? Comment sont les routes, la circulation ?
Et quel trajet prendre ? (à priori : Shkoder, Tirana, Dures, et route vers la frontière Grecque) ? Mais entre Dures et la frontière, quelle est la route la meilleure et la plus rapide ? par Vlore, ou par Berat ?
Combien dois-je compter de temps de route, en conduisant prudemment, mais sans perdre de temps ? Et si j'ai du temps, quels sont les endroits où je peux passer 1h ou 2 pour visiter ? Je sais bien que ce n'est pas assez pour un visite correcte, mais c'est (un peu) mieux que rien. Et si cela nous plait, on reviendra une autre fois avec du temps.
Merci par avance à tous les connaisseurs de ce pays qui voudront bien me donner quelques infos.
Cet été, en route vers la Grèce en voiture avec ma femme, après quelque temps en Croatie et au Monténégro, nous traverserons l'Albanie en voiture (c'est la route ! ) C'est un pays que je ne connais pas du tout, et que je ne connaitrais pas beaucoup plus à mon retour (une autre fois peut-être), car je serai alors pressé de rejoindre la Grèce.
J'envisage de quitter Podgorica assez tôt le matin, et de rejoindre au plus vite Ioannina en Grèce, dans la même journée. Est-ce réaliste ? Y a-t-il des précautions à prendre ? Comment sont les routes, la circulation ?
Et quel trajet prendre ? (à priori : Shkoder, Tirana, Dures, et route vers la frontière Grecque) ? Mais entre Dures et la frontière, quelle est la route la meilleure et la plus rapide ? par Vlore, ou par Berat ?
Combien dois-je compter de temps de route, en conduisant prudemment, mais sans perdre de temps ? Et si j'ai du temps, quels sont les endroits où je peux passer 1h ou 2 pour visiter ? Je sais bien que ce n'est pas assez pour un visite correcte, mais c'est (un peu) mieux que rien. Et si cela nous plait, on reviendra une autre fois avec du temps.
Merci par avance à tous les connaisseurs de ce pays qui voudront bien me donner quelques infos.
L'Albanie à vélo English translation pending
L'Albanie:son devenir après la chute de la dictature communiste en 1991, sa réputation d'insécurité, l'hospitalité traditionelle de ses habitants, le Kanun(vendetta albanaise), ses paysages, ses sites archéo ;je voulais me faire une idée par moi mème :ce fut en juin 2007.N'ayant, à mon grand regret pas trouvé de coéquipiers j'ai tenté l'aventure en solo .Cet épisode faisait partie d'un tour de l'Adriatique à vélo de 5000kms.
http://europavlo.blogspot.com/
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Voyage découverte en Albanie English translation pending
bonjour a tous,
ca y est notre projet professionnel se defini un peu plus chaque jour et nous avons les billets pour enfin aller decouvrir l'albanie du 1er septembre au 30 sept 2009;
est ce que certains francais installés en albanie pourraient nous accueillir et nous aider dans notre decouverte de ce pays en sachant que nous voulons bouger un maximum.
merci a tous en attendant..;
Vol Paris-Rimini avec Wind Jet? English translation pending
bjr,
mes parents se rendent à Rimini début octobre mais ne trouvent pas de direct paris-rimini en avion direct,
ils ont vu une compagnie aerienne qui le ferait, c'est wind jet, mais jms entendu parler....
et pour Venise-Rimini y aurait il des vols?
merci bcp!!!!
karine
et pour Venise-Rimini y aurait il des vols?
merci bcp!!!!
karine
Aller à Shkoder (Albanie) depuis la Croatie English translation pending
Bonjour à tous.
Je vais en voiture dans 15 jours à catvat (croatie) qui est à 2 heures de l'albanie en voiture. Mais mon assurance ne couvre pas du tout l'albanie (risque de vol trop élevé) et donc j'aurai voulu savoir si c'etait possible de louer une voiture en croatie pour aller jusque shkoder en albanie. Ou alors peux t-on trouver des excursions (en bus) depuis la croatie pour l'albanie? Est ce que cela existe? J'ai vraiment envie de découvrir ce pays et le montenegro donc j'éspère ne pas être déçu et pouvoir me rendre en albanie en car ou voiture de location croate.
Et si je me trompe pas pour les belges c'est obligatoire le passport...
Je vais en voiture dans 15 jours à catvat (croatie) qui est à 2 heures de l'albanie en voiture. Mais mon assurance ne couvre pas du tout l'albanie (risque de vol trop élevé) et donc j'aurai voulu savoir si c'etait possible de louer une voiture en croatie pour aller jusque shkoder en albanie. Ou alors peux t-on trouver des excursions (en bus) depuis la croatie pour l'albanie? Est ce que cela existe? J'ai vraiment envie de découvrir ce pays et le montenegro donc j'éspère ne pas être déçu et pouvoir me rendre en albanie en car ou voiture de location croate.
Et si je me trompe pas pour les belges c'est obligatoire le passport...
Albanie: état des routes en 2008? English translation pending
Bonjour,
Je suis allé en Albanie en 2005 et ce qui m'a fait le plus rager, c'est l'état des routes car certaines sont tout sauf des routes. Je parle de la nationale qui va de Pogdorica (Monténégro) a Skhoder. Sur le parcours monténégrin, je n'ai pas de remarques à faire, dans l'ensemble c'est bien. Mais dès que j'avais fait 100 mètres après le poste frontière, cette nationale est une catastrophe. Je comprends les moyens très limités de ce pays, mais j'ai vu sur place de nombreux tronçons en travaux, est-ce que cette route est toujours dans un piteux état ? De même, peut-on maintenant relier Shkoder à Tirana sans tomber sur ces terrassements de routes où mes amortisseurs ont vraiment souffert ? D'ailleurs, Tirana est goudronné de partout sur les grands axes ? J'avais écourté mon séjour à cause de ces "champs de patates" et que même si une route est en partie inondée, personne ne va canaliser l'eau pour la chasser et mettre un peu de graves qui se trouvent à proximité. Je sais bien qu'en Albanie c'est le dernier de leurs soucis, il y a des choses plus vitales pour eux, bref est-ce c'est mieux ? Peut-on aller de Tirana jusqu'à Saranda ou le lac Ohrid avec des routes correctes ?
D'avance, merci.
Je suis allé en Albanie en 2005 et ce qui m'a fait le plus rager, c'est l'état des routes car certaines sont tout sauf des routes. Je parle de la nationale qui va de Pogdorica (Monténégro) a Skhoder. Sur le parcours monténégrin, je n'ai pas de remarques à faire, dans l'ensemble c'est bien. Mais dès que j'avais fait 100 mètres après le poste frontière, cette nationale est une catastrophe. Je comprends les moyens très limités de ce pays, mais j'ai vu sur place de nombreux tronçons en travaux, est-ce que cette route est toujours dans un piteux état ? De même, peut-on maintenant relier Shkoder à Tirana sans tomber sur ces terrassements de routes où mes amortisseurs ont vraiment souffert ? D'ailleurs, Tirana est goudronné de partout sur les grands axes ? J'avais écourté mon séjour à cause de ces "champs de patates" et que même si une route est en partie inondée, personne ne va canaliser l'eau pour la chasser et mettre un peu de graves qui se trouvent à proximité. Je sais bien qu'en Albanie c'est le dernier de leurs soucis, il y a des choses plus vitales pour eux, bref est-ce c'est mieux ? Peut-on aller de Tirana jusqu'à Saranda ou le lac Ohrid avec des routes correctes ?
D'avance, merci.
Deux semaines à Durrès en Albanie! English translation pending
Bonjour tout le monde!
J'aimerais partir à Durrès deux semaines pour un projet humanitaire et j'aurai aimé avoir quelques infos!
Quelqu'un peut me dire ce qui est le mieux à faire pour rejoindre cette région? Le ferry? Et comment arriver le plus facilement à Barri (ville de départ du ferry pour Durrès je crois?) N'est-il pas dangereux pour une jeune fille seule de prendre ce fery de nuit? A quoi ressemble cette région?
Je n'ai pas trouvé grand chose sur le net, beaucoup de monde parle de la capitale mais pas de Durrès!
Quelle est la langue la plus parlée? Y retrouve-t-on l'ambiance des Balkan?
Merci beaucoup! Si vous avez d'autres infos, n'hésitez pas!
Quelqu'un peut me dire ce qui est le mieux à faire pour rejoindre cette région? Le ferry? Et comment arriver le plus facilement à Barri (ville de départ du ferry pour Durrès je crois?) N'est-il pas dangereux pour une jeune fille seule de prendre ce fery de nuit? A quoi ressemble cette région?
Je n'ai pas trouvé grand chose sur le net, beaucoup de monde parle de la capitale mais pas de Durrès!
Quelle est la langue la plus parlée? Y retrouve-t-on l'ambiance des Balkan?
Merci beaucoup! Si vous avez d'autres infos, n'hésitez pas!
Athènes-Istanbul-Bucarest en trois semaines English translation pending
Bonjour à tout-es !
Je me prépare rapidement pour mon prochain voyage ! Il consiste à atteindre Bucarest, via Istanbul depuis Anthènes. J'ai trois semaines, soit du 19 mars au 9 avril.
D'abord, je voulais passer quelques temps, bien sûr dans chacune des trois villes (3-4 jours pour Athènes & Istanbul; 2 pour Bucarest). J'avais aussi prévu m'arrêter en Péloponnèse (environ 2 jours), et probablement aussi à Sofia (2 jours aussi).
Donc, ma première question est: croyez-vous que le nombre de jours attribués pour ces villes soit intéressant et permet de bien découvrir les lieux ?
Deuxièmement, je me demandais aussi s'il y avait des endroits sur le chemin que je devais prendre la peine de voir ? J'aurais aimé un ou deux petits détours vers l'une ou l'autre de ces destinations: Corfu ou toutes autres îles grecques facilement accessibles; Thessaloniki; Tirana & Ohrid; Skopje; Prishtina; Plodviv; ou me donner quelques jours en Roumanie à l'extérieur de Bucarest, ou quelques jours en Turquie.
Donc, finalement, je vous demande quels sont vos best of !
PS: Je sais .. je sais que j'ai beaucoup de train, je sais que j'ai pas beaucoup de temps, et je sais que tout cela se passera rapidement! Merci !!
Je me prépare rapidement pour mon prochain voyage ! Il consiste à atteindre Bucarest, via Istanbul depuis Anthènes. J'ai trois semaines, soit du 19 mars au 9 avril.
D'abord, je voulais passer quelques temps, bien sûr dans chacune des trois villes (3-4 jours pour Athènes & Istanbul; 2 pour Bucarest). J'avais aussi prévu m'arrêter en Péloponnèse (environ 2 jours), et probablement aussi à Sofia (2 jours aussi).
Donc, ma première question est: croyez-vous que le nombre de jours attribués pour ces villes soit intéressant et permet de bien découvrir les lieux ?
Deuxièmement, je me demandais aussi s'il y avait des endroits sur le chemin que je devais prendre la peine de voir ? J'aurais aimé un ou deux petits détours vers l'une ou l'autre de ces destinations: Corfu ou toutes autres îles grecques facilement accessibles; Thessaloniki; Tirana & Ohrid; Skopje; Prishtina; Plodviv; ou me donner quelques jours en Roumanie à l'extérieur de Bucarest, ou quelques jours en Turquie.
Donc, finalement, je vous demande quels sont vos best of !
PS: Je sais .. je sais que j'ai beaucoup de train, je sais que j'ai pas beaucoup de temps, et je sais que tout cela se passera rapidement! Merci !!
Voyage en Grèce et Albanie English translation pending
Bonjour,
vais me rendre au mois de mai avec easy-jet à Athène puis vais revenir par ferry et train sur la Suisse. J'ai plusieurs questions pour vous, amis voyageurs:
1. Quelles îles des cyclades (2 au maximum) me conseillez-vous de visiter en évitant la foule et profitant 1 max sans trop d'heures de déplacement?
2. Choses à ne pas manquer en Grèces continentale en dehors d'Athènes
3. Quelqu'un a t-il fait Grèce (Ionnina par ex.)-Tirana par la route (bus ou autre). Est-ce possible, quelles sont les conditions de voyage et la durée de celui-ci.
4. Même question que la 3 mais pour la liaison entre Tirana et Dürres (Albanie)
5. Même questions que la 3 mais pour la ferry entre Dürres (Albanie) et Barri en Italie.
6. Pensez-vous qu'il vaut mieux prendre le ferry en Grèce et éviter l'Albanie.
Merci d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me répondre. Je dois avouer qu'entre l'Albanie et toutes ces iles greques, je suis un peu paumé😊
1. Quelles îles des cyclades (2 au maximum) me conseillez-vous de visiter en évitant la foule et profitant 1 max sans trop d'heures de déplacement?
2. Choses à ne pas manquer en Grèces continentale en dehors d'Athènes
3. Quelqu'un a t-il fait Grèce (Ionnina par ex.)-Tirana par la route (bus ou autre). Est-ce possible, quelles sont les conditions de voyage et la durée de celui-ci.
4. Même question que la 3 mais pour la liaison entre Tirana et Dürres (Albanie)
5. Même questions que la 3 mais pour la ferry entre Dürres (Albanie) et Barri en Italie.
6. Pensez-vous qu'il vaut mieux prendre le ferry en Grèce et éviter l'Albanie.
Merci d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me répondre. Je dois avouer qu'entre l'Albanie et toutes ces iles greques, je suis un peu paumé😊
Albanian Airlines English translation pending
Bonjour,
Puisque j'ai pu voler l'autre jour sur Albanian Airlines, et que j'avais déjà évoqué ici publiquement cette compagnies, que certains placent sur une liste noire car elle est paraît-il interdite au Royaume-Uni, je me suis dit que je pouvais en parler un peu.
Alors j'ai embarqué à Istanbul sur le LV520/1 qui fait les trajets entre Atatürk et l'aéroport de Rinas à Tirana. Les vols de LV, à Istanbul, on les reconnaît aux ambulances... Je m'explique : puisque la Turquie est quasiment le seul pays au monde à ne pas demander de visas aux Albanais - qui sont, soit dit en passant, l'objet d'un tel mépris de la part de l'UE qu'on comprendrait presque qu'ils se tournent tant vers les Etats-Unis - des très nombreux Albanais votn se faire soigner, surtout opérer, en Turquie. Il y a donc à l'embarquement au moins une dizaine de malades sérieux ou de convalescents, le reste se composant de quinquagénaires moustachus et d'étudiants. Je ne peux pas me prononcer sur l'état mécanique et technique des Bae146 de la compagnie ; ils n'ont pas mauvaise allure, et arborent l'aigle à deux têtes assez fièrement. Le commandant est russe, en tous cas dans le cas de mon vol, et le personnel de cabine peut-être aussi - en tous cas il faut admettre qu'elles ne sont pas très sympathiques ; mais elles font leur travail, et donc distribuent quelques boissons - deux ou trois seulement au choix - et un plateau repas composé d'un casse-croûte d'allure très prolétaire et de deux petits cakes au chocolat que mon voisin placera immédiatement devant ses yeux pour faire des grimaces. Fait notable : on ne peut conserver aucun souvenir de LV... Il n'y a aucun magazine de bord, rien à leur éfigie, même pas une serviette ou un sous-verre... Rien. Le repas est sur un plateau sans marque, sur un morceau d'essuie-tout. L'arrivée permet de découvrir un aéroport de Rinas quasiment neuf, et aussi les avions de Belleair, la compagnie low-cost qui vole vers l'Italie. Je mets quelques photos !
412 : aéroport de Rinas 307 : le repas d'Albanian Airlines 308 : le seul document à lire dans la pochette ! 310 : les montagnes d'Albanie
Michel
Puisque j'ai pu voler l'autre jour sur Albanian Airlines, et que j'avais déjà évoqué ici publiquement cette compagnies, que certains placent sur une liste noire car elle est paraît-il interdite au Royaume-Uni, je me suis dit que je pouvais en parler un peu.
Alors j'ai embarqué à Istanbul sur le LV520/1 qui fait les trajets entre Atatürk et l'aéroport de Rinas à Tirana. Les vols de LV, à Istanbul, on les reconnaît aux ambulances... Je m'explique : puisque la Turquie est quasiment le seul pays au monde à ne pas demander de visas aux Albanais - qui sont, soit dit en passant, l'objet d'un tel mépris de la part de l'UE qu'on comprendrait presque qu'ils se tournent tant vers les Etats-Unis - des très nombreux Albanais votn se faire soigner, surtout opérer, en Turquie. Il y a donc à l'embarquement au moins une dizaine de malades sérieux ou de convalescents, le reste se composant de quinquagénaires moustachus et d'étudiants. Je ne peux pas me prononcer sur l'état mécanique et technique des Bae146 de la compagnie ; ils n'ont pas mauvaise allure, et arborent l'aigle à deux têtes assez fièrement. Le commandant est russe, en tous cas dans le cas de mon vol, et le personnel de cabine peut-être aussi - en tous cas il faut admettre qu'elles ne sont pas très sympathiques ; mais elles font leur travail, et donc distribuent quelques boissons - deux ou trois seulement au choix - et un plateau repas composé d'un casse-croûte d'allure très prolétaire et de deux petits cakes au chocolat que mon voisin placera immédiatement devant ses yeux pour faire des grimaces. Fait notable : on ne peut conserver aucun souvenir de LV... Il n'y a aucun magazine de bord, rien à leur éfigie, même pas une serviette ou un sous-verre... Rien. Le repas est sur un plateau sans marque, sur un morceau d'essuie-tout. L'arrivée permet de découvrir un aéroport de Rinas quasiment neuf, et aussi les avions de Belleair, la compagnie low-cost qui vole vers l'Italie. Je mets quelques photos !
412 : aéroport de Rinas 307 : le repas d'Albanian Airlines 308 : le seul document à lire dans la pochette ! 310 : les montagnes d'Albanie
Michel
Albanie: nostalgie English translation pending
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Traverser l'Albanie en voiture English translation pending
Bonjour
J'envisage l'été prochain de rejoindre la Grèce en voiture depuis la France. Mon problème : comment aller du Monténégro an Nord-Ouest de la Grèce en auto. Réponse : en traversant l'Albanie.Est-ce facile de traverser l'Albanie en auto ?Par où passer ?Combien de jours faut-il compter entre le Sud du Monténégro et Ionnina en Grèce, sans prendre de risques ?Je ne compte pas faire une visite approfondie de l'Albanie, mais quels sont les points à ne pas manquer ?Et du point de vue pratique (hotels, chambres d'hotes, ...) ? Faut-il réserver à l'avance pour Juillet ? Avez vous de bonnes adresses ? Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer.
J'envisage l'été prochain de rejoindre la Grèce en voiture depuis la France. Mon problème : comment aller du Monténégro an Nord-Ouest de la Grèce en auto. Réponse : en traversant l'Albanie.Est-ce facile de traverser l'Albanie en auto ?Par où passer ?Combien de jours faut-il compter entre le Sud du Monténégro et Ionnina en Grèce, sans prendre de risques ?Je ne compte pas faire une visite approfondie de l'Albanie, mais quels sont les points à ne pas manquer ?Et du point de vue pratique (hotels, chambres d'hotes, ...) ? Faut-il réserver à l'avance pour Juillet ? Avez vous de bonnes adresses ? Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer.
Sécurité en Albanie? English translation pending
Bonjour
Voila je vais bientot partir en Albanie deux semaines pour un concours de miss pour le titre de Miss Globe Internationale et je voudrais savoir comment les choses ce passent dans ce pays!!! vous allez me dire pourquoi cette question peut etre un peu idiote tout simplement pour rassurer mes proches qui sont tétaniser a lidée que je parte la bas est ce que kelkun qui é deja aller ou qui habite sur place pourrez repondre de maniere detailler pour que je puisse les rassurer
merci davance
sabrina
Voila je vais bientot partir en Albanie deux semaines pour un concours de miss pour le titre de Miss Globe Internationale et je voudrais savoir comment les choses ce passent dans ce pays!!! vous allez me dire pourquoi cette question peut etre un peu idiote tout simplement pour rassurer mes proches qui sont tétaniser a lidée que je parte la bas est ce que kelkun qui é deja aller ou qui habite sur place pourrez repondre de maniere detailler pour que je puisse les rassurer
merci davance
sabrina
Sarajevo (Bosnie)-Ohrid (Macédoine) en passant par Budva (Monténégro) English translation pending
Bonjour,
Je prepare actuellement un voyage pour dans quelques semaines et le plan est le suivant:
Partir de Sarajevo en bus pour Budva, y rester quelques jours, puis aller a Ohrid en passant par Skopje, toujours en bus. Seul probleme, je n'arrive pas a trouver de bus partant du Montenegro pour la Mecedoine sans repasser par Belgrade.
Quelqu'un pourrait il m'aider a trouver des informations?
Merci d'avance!!!
Itinéraire Italie-Grèce par la Croatie, Albanie, etc English translation pending
bonjour à tous🙂
je pars cet été fin juillet en Grèce puis jusqu'à Istanbul. cette année nous souhaitons passer par l'Italie /Trieste, puis la Slovenie, traverser la Croatie, puis le Monténégro. au Monténégro, passer la frontière à ulcinj et non passer par podgorica ce qui évite un petit détour semble t'il...puis de là arrivé vers lezhe en albanie...est ce que ce projet semble raisonnable pour ceux qui ont pratiqué cette route?
traverser le nord de l'Albanie, à Durrës prendre Tirana. puis descendre sur elbasan. ensuite on se pose la question de savoir si on passe par la macédoine, c'est a dire Ohrid, Bitola puis la frontière grecque, Fiorina et direction Thessalonique.
ou alors, en Albanie, de Elbasan, descendre sur Korçé puis la frontière grecque et Kastoria et Thessalonique...
qu'en pensez vous?
j'entends dire que le sud de la Macédoine est magnifique, le lac d'Ohrid etc...
j'ai lu sur ce forum et ailleurs que les gens qui avaient traversé ces pays comme le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine s'étaient sentis en sécurité...mais certain site sont plus réservés...qu'en pensez vous ?
nous avons un "espace" aménager, nous pouvons dormir dans la voiture et nous aimons faire du camping sauvage, rouler et s'arrêter suivant nos envies et la fatigue...nous aimons aussi rouler la nuit jusqu'à 2 ou 3 h du matin. il semblerait que cela est déconseillé en Albanie surtout. en ce qui concerne le camping sauvage est ce dangereux...? ou est ce que vous conseillez les campings? y en a t'il bcp sur le trajet?
est ce que les stations essences sont ouvertes la nuit comme en Turquie, car parfois nous dormons la nuit sur une station.on s'y sent tranquille en cas de doute.
peut on acheter des victuailles partout en Albanie et des bouteilles d'eau il semble que l'été ce soit déconseillé de boire de l'eau du robinet, hépatite, gastro etc...je suis passée par la Roumanie, il y a plus de 10 ans et c'était très difficile de trouver a manger sur les routes.
est ce que toutes ces frontières sont assez facile a passé, temps d'attente, douanier scrupuleux ...et la police, demande t'elle bcp de bakchichs...certains turcs rentrant au pays, qui sont passé récemment par les routes de l'ancienne Yougoslavie parlent bcp d'intimidation de la police a certains endroits, et de bakchichs ahurissants
je vais me renseigner sérieusement semaine prochaine aux ambassades concernées mais faut t'il un passeport pour le monténegro et la macédoine...ou si la carte d'identité francaise suffit...arfff mon passeport est périmé😕
dernière question je crois, suivant le trajet que nous allons suivre pouvez vous me conseiller sur les endroits "a voir", les coins merveilleux...enfin vous voyez quoi...des trucs a ne pas rater.😉
merci bcp🙂
je pars cet été fin juillet en Grèce puis jusqu'à Istanbul. cette année nous souhaitons passer par l'Italie /Trieste, puis la Slovenie, traverser la Croatie, puis le Monténégro. au Monténégro, passer la frontière à ulcinj et non passer par podgorica ce qui évite un petit détour semble t'il...puis de là arrivé vers lezhe en albanie...est ce que ce projet semble raisonnable pour ceux qui ont pratiqué cette route?
traverser le nord de l'Albanie, à Durrës prendre Tirana. puis descendre sur elbasan. ensuite on se pose la question de savoir si on passe par la macédoine, c'est a dire Ohrid, Bitola puis la frontière grecque, Fiorina et direction Thessalonique.
ou alors, en Albanie, de Elbasan, descendre sur Korçé puis la frontière grecque et Kastoria et Thessalonique...
qu'en pensez vous?
j'entends dire que le sud de la Macédoine est magnifique, le lac d'Ohrid etc...
j'ai lu sur ce forum et ailleurs que les gens qui avaient traversé ces pays comme le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine s'étaient sentis en sécurité...mais certain site sont plus réservés...qu'en pensez vous ?
nous avons un "espace" aménager, nous pouvons dormir dans la voiture et nous aimons faire du camping sauvage, rouler et s'arrêter suivant nos envies et la fatigue...nous aimons aussi rouler la nuit jusqu'à 2 ou 3 h du matin. il semblerait que cela est déconseillé en Albanie surtout. en ce qui concerne le camping sauvage est ce dangereux...? ou est ce que vous conseillez les campings? y en a t'il bcp sur le trajet?
est ce que les stations essences sont ouvertes la nuit comme en Turquie, car parfois nous dormons la nuit sur une station.on s'y sent tranquille en cas de doute.
peut on acheter des victuailles partout en Albanie et des bouteilles d'eau il semble que l'été ce soit déconseillé de boire de l'eau du robinet, hépatite, gastro etc...je suis passée par la Roumanie, il y a plus de 10 ans et c'était très difficile de trouver a manger sur les routes.
est ce que toutes ces frontières sont assez facile a passé, temps d'attente, douanier scrupuleux ...et la police, demande t'elle bcp de bakchichs...certains turcs rentrant au pays, qui sont passé récemment par les routes de l'ancienne Yougoslavie parlent bcp d'intimidation de la police a certains endroits, et de bakchichs ahurissants
je vais me renseigner sérieusement semaine prochaine aux ambassades concernées mais faut t'il un passeport pour le monténegro et la macédoine...ou si la carte d'identité francaise suffit...arfff mon passeport est périmé😕
dernière question je crois, suivant le trajet que nous allons suivre pouvez vous me conseiller sur les endroits "a voir", les coins merveilleux...enfin vous voyez quoi...des trucs a ne pas rater.😉
merci bcp🙂