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Balade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas) English translation pending
by Flo78 · 2008-08-22 · 8 replies
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)

Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles

Et voici le récit :

Lundi 21 Juillet

Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...

Mardi 22 Juillet

Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet

Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués). Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil. La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.



Jeudi 24 Juillet

Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.

Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre. Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients.

Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...

Vendredi 25 Juillet

Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.

J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.

Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...

Samedi 26 Juillet

La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.

Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉 C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils. C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des ��cureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...

Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.

Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.

Dimanche 27 Juillet

San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.

Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet

Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.

Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.



Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...

Mardi 29 Juillet

Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus... Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.

Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe. En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...

Mercredi 30 Juillet

Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue. Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage.

C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens

Dommage qu'il fasse si froid...

Jeudi 31 Juillet

Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.

Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...

Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...

Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...

Vendredi 1er Août

Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.

J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août

Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite… Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…

Dimanche 3 Août

Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.

Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…

Lundi 4 Août

J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable. On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août

C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…

Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Mastercard ou visa au Kirghizistan et en Ouzbékistan? English translation pending
by Lucat · 2008-08-01 · 14 replies
Bonjour, Je voulais savoir si l'on pouvait facilement retirer de l'argent avec une Mastercard au Kirghizistan et en Ouzbékistan. Est-ce que l'on peut aussi payer directement avec une VISA ou une Mastercard? Merci.
Vivre et travailler à Douala et refaire une nouvelle vie English translation pending
by Dominiquelou · 2008-07-29 · 41 replies
je vis en france, j'ai rencontré quelqu'un sur inter net il y a un ans, et je voudrais vivre avec cette personne, je doit partir au mois de février 2009, je voudrais savoir si je peut renouvellé plusieurs foi mon visa tourisme et trouver du travail, j'ai plusieur diplomes dans différente catégories et je suis un homme a tout faire, est ce que l'on pourrait me donner l'adresse et le numéro de l'ambassade du cameroun a paris, je suis d'arras dans le pas de calais et je ne peut pas monté sur paris comment dois je faire j'aurais d'autre questions a poser mais pour l'instant chaque chose en son temps, je suis dans un cyber et je viens toutes les semaines, a lavance merci, je croit qu'il y a une société africainblanc du moin je croit qui donne des renseignements merci beaucoup de votre aide
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie English translation pending
by Lolodesiles · 2008-03-13 · 49 replies
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok) (merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)

Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.

Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…



Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….

Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.

Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :



Rumaji me prend en photo dans la salle des profs



A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.



La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…



Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:

Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…



Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.



Ou bien séance photos chez Rumaji



Ou dehors avec les gamins



Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)



Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂





La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)



Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !



Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.





Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !





Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…

Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !



Voila les mariés



On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…



Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains



Tiens, et si je me mariais moi aussi ?



Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…

Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !

Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours



Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.







Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »

C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…



Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.



Ou la préparation des filets de pêche



La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.

Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)





Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...



« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue

Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !

Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.



Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...

Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.

En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏

Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs



Puis remonter la rivière



Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.



Et que ça saute !



Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.



Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.

Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.

Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.



Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.



Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)

Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.



Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert





De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton





A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.

Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !

Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !

Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.



Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)



Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.



En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.









Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??

Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…



Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.



Quel contraste avec l’été dernier !



Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale



Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !



Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)



Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…



Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…

Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…

Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...



Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants



J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.



1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…

Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)



Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.



Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !





Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.



Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)





Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !



Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues



Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil



Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !



Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »

Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.





La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…



En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.



Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…





Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)



Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)



C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)



Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.



Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine



Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles



Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !



Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail



La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.

En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…



Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.





Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….



Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...



Lolo le Capricorne
Autotour en Afrique du Sud English translation pending
by Barrail · 2007-07-06 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous préparons notre voyage en ADS pour février 2008 avec nos 3 enfants qui nous suivent partout.Nous voudrions faire un autotour, et avons un devis chez vie sauvage d'environ 10 000 euros pour les 5 pour 18 jours.Sachant que le vol sur Lufthansa coute environ 3800 euros je me demande si en réservant tout nous même nous ne pourrions pas faire une sacré économie!

Quelqu'un est il déja partie avec vie Sauvage ?

D'avance merci pour vos conseils
Témoignages 1,2,3,4: Le souvenir pour survivre (Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-06-28 · 18 replies
Temoingage1 sur l'entrée des khmers rouge à Batambang Modifier | Supprimer | Citer | Répondre Avril 1975 . Battambang Il est des jours où tout bascule, où un fait presque anodin se révèle d’une importance capitale. Il est des jours qui tuent l’émotion et son expression, il reste alors le souvenir, les souvenirs enfouis, cachés, qu’il faut faire remonter à la surface pour les transformer en mémoire. Il est des jours qui succèdent à des jours qui blessent et qui blessent encore et vous conduisent à une mort lente. Il est des jours qui tuent violemment, un membre de votre famille, un camarade de classe, un ami, un voisin. Il est des soirées où les senteurs de la nature s’imprègnent d’autres odeurs inconnues jusqu’alors, celle de la souffrance d’un peuple et où les bruits familiers des insectes dans les arbres se conjuguent avec les cris de la faim et s’assourdissent dans le silence du désespoir. Ce matin là, je me rendais au lycée comme à l’habitude. J’étais en classe de Terminale Littéraire après avoir échoué, l’année précédente un Baccalauréat Scientifique. La nuit n’avait laissé que peu de place au sommeil ponctué des bombardements et autres tirs de roquettes, auxquels, hélas, nous nous étions habitués et qui se calmaient aux premières lueurs de l’aube. En journée, la vie était presque normale, à l’exception de ces très jeunes enfants que nous voyions mendier dans les rues et des flots de réfugiés qui venaient depuis quelques mois grossir la population de la ville. La ville représentait un espace de sécurité, mais aussi de misère, car ces nouvelles populations avaient fui le théâtre des combats. Combien parmi eux avaient-ils déjà été frappés par la mort d’un proche, la destruction de leur maison ? Ils venaient s’entasser le long de la rivière, bâtissaient des habitats de fortune, connaissaient la malnutrition et attendaient certainement, avec cette patience propre aux asiatiques, des jours meilleurs. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au delà de mes difficultés, les leurs étaient bien plus grandes. Certes, je n’étais pas au paradis, mais j’habitais dans une maison en parpaing, j’avais un lit que je partageais avec Nat, la bonne de ma tante Sam Saoun et de mon oncle Kheo, je mangeais à ma faim, mais jamais avec le reste de la maisonnée. Mes cousins et cousines, Smakly, Nany, Rithy, Kahna et Raymonaa mangeaient avec Saoun. Kheo, qui était agent des douanes, avait été muté à la frontière vietnamienne, et le seul qui aurait pu contrer les penchants de cette méchante femme, était bien trop loin pour m’aider en quoique ce fut. Si à l’époque j’avais lu « Les misérables » de Victor Hugo, j’aurai pu me surnommer Cosette, mais étant depuis ma naissance habituée aux difficultés, j’avais acquis à la fois la carapace suffisante et la volonté de réussir mes études pour faire face à tous les signes d’in affection que me prodiguait généreusement la tante Saoun.

Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.

J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !

De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.

J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.

Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.

Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?

Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.

Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…

Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est légèrement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.

Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.

La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans après, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.

Temoignage 3 Reang Keesei

Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.

Le cheval blanc m’avait laissé.

Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation

Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Itinéraire de six semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Pp06 · 2007-05-09 · 16 replies
Salut à tous, nous partons le 22 Mai pour 6 semaines au Pérou et en Bolivie, avec notre billet d'avion et notre sac à dos ! Mais nous sommes un petit peu habitués à voyager avec un petit budget et nous contentons de peu. J'aimerais avoir l'avis de voyageurs qui connaissent les pays en question sur l'itinéraire que nous souhaitons faire, sachant que tout est modifiable et que parfois, nous sommes un peu comme les papillons, que nous suivons le vent et surtout nos envies et notre feeling ! Savoir s'il n'y a pas d'incohérence notoire, d'étape irréalisable, de truc déconnant quoi !

Si en plus certains d'entres vous ont des adresses d'hébergement (à moins de 15 euros à 2, voire même plutot 10), des adresses de petits restos, bars sympas ou petits "bon plans" qu'on trouve pas dans les guides, je suis preneur.

Une agence correcte pour faire le Salar, une autre pour le Colca (bien que peut être, on ira seuls) ?

Sinon, côté argent, quelles proportions emmener en espèces (euros ou dollars), travellers (euros ou dollars) et retrait carte bleue. Exemple prémonitoire: 500 euros en espèces, 500 en travellers, 500 retraits CB sur place ? Faut-il plutot des dollars en Bolivie ?

Et pour finir, quelqu'un connait-il l'hotel "Hospedaje Latino America" à Cusco car je cherche un petit hotel pas cher pour passer la semaine de l'inti raymi.

Les journées sont coupées en 2.

mardi 22 mai 2007: Nice (départ 6h10) vers Lima (arrivée 16h25) / Lima mercredi 23 mai 2007: Lima / Lima vers Arequipa (durée 15h) jeudi 24 mai 2007: Nuit dans le bus / Arequipa vendredi 25 mai 2007: Arequipa samedi 26 mai 2007: Arequipa dimanche 27 mai 2007: Arequipa vers Canion del Colca / Canion del Colca lundi 28 mai 2007: Canion del Colca mardi 29 mai 2007: Canion del Colca / Canion del Colca vers Arequipa mercredi 30 mai 2007: Arequipa jeudi 31 mai 2007: Arequipa vers Puno (durée 5h) / Puno vers Copacabana (durée 3h30 par Yunguyo) vendredi 1 juin 2007: Copacabana vers Isla del Sol / Isla del Sol samedi 2 juin 2007: Isla del Sol dimanche 3 juin 2007: Isla del Sol vers Copacabana / Copacabana vers La Paz (durée 3h) lundi 4 juin 2007: La Paz mardi 5 juin 2007: La Paz / La Paz vers Sucre (départ 18h30; durée 13h) mercredi 6 juin 2007: Nuit dans le bus / Sucre jeudi 7 juin 2007: Sucre / Sucre vers Potosi (départ 15h30; durée 3h) vendredi 8 juin 2007: Potosi samedi 9 juin 2007: Potosi vers Uyuni (départ 10h ou 12h30; durée 6h) / Uyuni dimanche 10 juin 2007: Salar lundi 11 juin 2007: Salar mardi 12 juin 2007: Salar mercredi 13 juin 2007: Salar / Uyuni vers La Paz (départ 20h; durée 11h) jeudi 14 juin 2007: Nuit dans le bus / La Paz vendredi 15 juin 2007: La Paz vers Puno (départ 8h; durée 8h) / Puno samedi 16 juin 2007: Puno vers Iles Taquile ou Amantani / Iles Taquile ou Amantani dimanche 17 juin 2007: Iles Taquile ou Amantani / Iles Taquile ou Amantani vers Puno lundi 18 juin 2007: Puno mardi 19 juin 2007: Puno vers Cusco / Cusco mercredi 20 juin 2007: Cusco jeudi 21 juin 2007: Cusco vers Agua Calientes / Agua Calientes vendredi 22 juin 2007: Macchu Picchu / Agua Calientes vers Cusco samedi 23 juin 2007: Cusco dimanche 24 juin 2007: Cusco (Inti Raymi) lundi 25 juin 2007: Cusco mardi 26 juin 2007: Cusco mercredi 27 juin 2007: Cusco jeudi 28 juin 2007: Cusco vers Lima (en avion) / Lima vendredi 29 juin 2007: Lima samedi 30 juin 2007: Lima / Lima (départ 18h25) vers Nice dimanche 1 juillet 2007: Nuit dans l'avion / Nice (arrivée 19h55)

Quand une ville est indiquée, bien sur c'est notre camp de base et nous irons visiter les alentours !

Merci de vos avis et de vos conseils avisés qui nous seront d'une grande utilité. Phil
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
by Wapiti74 · 2006-10-12 · 89 replies
Hé bien voilà, je me lance…

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎

Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage… : message 23 de cette discussion

Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !) En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou. avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…

Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006

- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.

TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴‍☠️

Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour

Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos

Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.
Rocheuses et Vancouver ou Rocheuses et Yellowstone? English translation pending
by Boudicea · 2006-08-24 · 43 replies
Bonjour à tous,

Voili, nous sommes déjà en train de penser à notre été 2007 et parmi les destinations en haut de la liste figure l'oeust canadien ... ainsi je me permet de demander qques renseigngments à celless et ceux qui connaissent déjà ....

Notre projet est le suivant : 15j de circuit (style autotour) début juillet 2007 avec mon mari et notre fille qui aura 4 ans. Nous souhaitons donc faire un tour qui conviennent à tout le monde ... C'est sûr nous passerons par les rocheuses (jasper et banff entre autres) mais ensuite j'hésite concernant les 2 options suivantes :

* arrivée à Vancouver (2j), ile de vancouver (3-4 j), boucle dans les rocheuses sans aller jusqu'à Calgary * arrivée à Calgary, boucle dans les rocheuses (5-6j), descente à yellowstone(8j)

J'ai déjà lu pas mal sur le coin (guides et forums), ce qui me fait pencher pour Vancouver et l'il de vancouver : ville parrait-il géniale, rain forest, observation des baleines ... ce qui me fait hésiter : juillet est-elle vraiment la meilleure période pour les baleines (plutot avril mai non ?), les paysages de l'île de vancouver ne ressemblent-ils finalement pas à ceux coté continent ? bref est ce vraiment à ne pas louper ? Ce qui me fait pencher pour Yellowtone : diversité du parc, observation de la faune et merveilles géologiques ... ce qui me fait hésiter : la distance en voiture depuis Banff, y-a-t-il vraiment des choses à faire dans les grandes plaines du wyoming ?

Dernière question : si on choisi l'option Vancouver j'ai trouvé en autotour qui ma l'air sympa mais qui nous fait monter jusqu'à Prince Ruppert, connaissez vous le coin et la route qui descent jusqu'à Jasper ?

Voili, j'ai fini avec mes questions, merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de me lire et éventuellement de répondre.

Bonne journée.

boudi
Entre grandes villes et sapins: côte Est des États-Unis et le Québec English translation pending
by Senmout · 2006-03-17 · 12 replies
Voyage du 26 juin au 18 juillet 2005

INTRO: On ADORE les USA;aprés la Floride, la côte ouest, mon mari réalisait son réve d'enfant :voir New-York!Nous avions prévu la côte Est quand les enfants ont suggéré une incursion au Quebec!

ITINERAIRE:Lyon-Londres-NYNew YorkNew yorkNy-PlymouthPlymouth-Boston-LittletonLittleton-Parc de la MauricieLa Tuque-ChicoutimiChicoutimi-Sainte Rode du nord-les EscouminsLes escoumins-tadoussac-les EscouminsLes Escoumins-Charlevoix-QuebecQuebec-île d'OrleansParc la Jacques Cartier canotQuebec-Trois rivieresTrois rivieres-MontréalMontréal-OttawaOttawaOttawa-Toronto-NiagaraNiagara-HarrisburgHarrisburg-Comté Amish-GettysburgWashingtonWashington-New yorkNew york

TRANSPORTAVION:Lyon-Londres-NY (JFK) avec british airways.Pris 6 mois avant.Pour 3 adultes et 2 enfants :2370 euros.Service habituel correct. VOITURE:Reservée comme d'habitude par www.autoescape.com.Pour 19 jours, prise en charge et retitution à manhattan, agence Alamo:660 euros ttc et un plein gratuit.Nous avons eu une magnifique Pontiac G6. Navettes aéroport:prise à la sorties de l'aéroport:55$ pour toute la famille;ils ont fait des gratuités enfants spontanement.Service impeccable.Nous avons de suite pris AR (c'était moins cher!).Au retour, il suffit de telephoner pour donner le lieu de ramssage et l'heure.Pas une minute de retard!

BUDGET pour 5 en euros Avion:2370 Voiture:660 Navettes:45 Parking aéroport St Exupery:60 USA:Repas:270 :essence:100 :sorties, visites:150 :hebergement:990 :divers:160 Canada:repas:320 :essence:120 :sorties, visites:360 :hebergement:1090 :divers:220 TOTAL:6920 euros

HEBERGEMENT:

NY:Hotel Best Western President:150 euros la nuit.A times square. Ne voulant pas renouveler la mauvaise experience de San francisco où nous étions trés loin du centre, et voulant profiter deNy by night, nous avons mis le prix (tant pis!) .On n'a pas regretté à 50 m de times square, on en a bien profité!.Trés bel hotel.Chambre luxueuse.

NY :(au retour)Super 8: 56 west/46th street.155 euros avec petit dej Trés bien placé aussi prés de times square.chambre simple.

Plymouth(US) KOA campground:50$ Bungalow tout simple de la chaine KOa.(eh oui, il fallait bien compenser les frasques de NY😕).Uniquement équipé de lits, table, chaises, barbecue.Sanitaires du camping trés propre, situé en fotêt. C'était la premiere fois que nous testions la formule qui nous a entiérement satisfait:les avantages du camping sans trimballer tentes...

Littleton(entre Boston et frontiére canadienne) 49 $ Méme principe, cette fois au bord d'une riviére.Des quebecquois nous ont fait decouvrir les plaisirs des chamallow party!

La Mauricie:aux berges de la mauricie COUP COEUR! 70 euros www.cdit.qc.ca aller dans économie puis sur aux berges de la mairicie;tel 8195382112 hotel ou condo.Nous avions choisi condo;en fait un appart magnifique, tout confort.Une merveille au milieu des sapins tenu par Eric un quebecquois trés chaleureux! (voir plus loin sorties)

Chicoutimi(CA)Gite du lac docteur:80 euros avec petit dej www.gitedulacdocteur.com Prés du las St Jean, chambre d'hôte, dans une magnifique maison où on se sent chez soi.Au bord d'un lac, jardin, pedalo.Bref que du bonheur!Le matin petit dej gargantuesque avec les specialites locales.Vos hôtes sont cahleureux et aux petits soins!

Bergeronnes(CA) condo de l'anse saint yves 85 euros www.essipit.com Condo tout confort avec vue sur le saint Laurent et les baleines!Trés propre ;au calme

Quebec(CA)Le saint gabriel:110 euros l'appartement www.hotel-le-st-gabriel.com Nous avions fait le choix de nous tenir un peu eloigné du centre de Quebec. A 20 mn de voiture, hotel qui offre aussi un appartement (80m2) immense, tout confort, lave linge, seche linge.....Au calme et à qq pas du celebre parc aquatique valcartier.

Trois rivierés: Days inn 50 euros avec petit dej Nuit d'étape entre Quebec et Montréal.Confort habituel de cette chaine que nous utilisons souvent.Propre et spacieux.

Montréal: Là c'est notre secret car nous avons étè accueilli trés cahleureusement par un forumiste dans sa famille.Que de souvenirs inoubliables!Ils nous ont aussi servis de guide! Nous en sommes repartis amis!

Ottawa:coup de coeur!chambre d'hôte fanny et maxime 100 euros avec petit dej www.fannyetmaxime.com Une dame charmante, devouée et dynamique, nous accueille dans une maison magnifique.Chambre immense avec tv, frigo...acces libre à la piscine, jardin.Le petit dej est préparé avec amour, un regal et cahque jour différent!

Niagara:Quality inn 100 eruos la nuit A qq métres des chutes.Hotel au confort habituel de ce type de chaine.

Harrisburg:Days inn 50 euros avec petit dej

Wahington:Days inn 70 euros la nuit A 15 mn en voiture du lincoln memorial .

REPAS Comme d'habitude, on a limité le sfrais et fait notre "popote"! Quelques resto amis je n'ai pas toujours bien noté les adresses😕

NY:pizzeria Mama s'baro à times square.Buffet au poids ou pizza.Accueil sympa.Environs 25$ pour 5.

Boston:quincy market 25$ pour 5 Ne manquez pas la clam chowder!(soupe de clams trés epaisse qui se mange dans une miche de pain où on a oté la mie.Delicieux! et crabe farci

LES SORTIES

NEW YORK Nous n'avions que 2 jours et nous ne vouions pas nous encombrer de visite de musées, comme ça, on a une xcuse pour y retourner!)nous avons donc deambulé ! La 5 eme avenue à pied (aie aie aie😕) jusqu'à la pointe de Manhattan.On admire;on se sent petit, on marche le nez en l'air entre le bruit des klaxons, des sirenes de police bref comme dans les films! Empire state building 55$ pour nous 5 Là, on se sent grand.On admire un côté puis l'autre, les photos defilent et on n'a plus envie de redescendre!Ground zero:sequence emotion.On revit les images vues en direst tant de fois sur nos chaines tv et on comprend l'ampleur de la catastrophe.Des personnes se recueillent, une dame nous explique la vision d'horreur de ceux qui se defenestraient.Dans quel monde vivons-nous?Alors on regarde vers l'avenir et le nouveau projet en construction!Saint Paul's chapel :aussi un moment d'émotion pour cette chapelle dédiée au 11/09Times square:à voir et erevoir pour l'animation, la magie des lumiéres et des neons.......Statue de la liberté:Nous n'avions pas envie de faire la queue pour prendre les billets puis nous retrouver "en meute " au pied de la statue, nous avons donc choisi la solution économique de prendre le ferry de staten island(gratuit et sans attente) pour passer devant la statue et voir s'eloigner la pointe de Manhattan.Superbe!Quartier des affaires:wall street, trinity church...le poul de NYPont de Broocklynn:On l'a traversé à pied sous une chaleur🙁 mais quelle merveille d'architecture (il faut dire quenous adorons les ponts!)On s'est posé dans le jardin de l'autre côté pour admirer la vue de Manhattan;A ne pas manquer!Central park:un hâvre de paix, rafraichissant et un petit hommage à John Lenon

PLYMOUTH Petite leçon d'histoire:le Mayflower, la pierre des immigrants...le tout dans une charmante petite ville style nouvelle angleterre.

BOSTONMusée John F kennedy 20$ pour 5 coup de coeur! Visite trés interessante (compter 2h) dans un immense musée avec vue sur le baie de Boston sur la vie de JFK.Trés animé avec des reconstitions comme sa salle de campagne electorale, son bureau à la maison blanche...Un bon aperçu de ce que fut sa vie (méme si on fait l'impasse sur qq point ;nous n'avons pas entendu parler de Marilyn😉) Visite du centre historique On decouvre que Boston fut vraiment un lieu strategique de la guerre d'independance.Ville bien sympa!Nous avons voulu en faire le tour en trolley (pourquoi d'hab on deteste ce type de visite et cela n'a fait que renforcer nos a prioris) mais on a tout simplement detesté!

MAURICIE:Observation de l'ours noir coup de coeur 60 $ca Avec Eric, proprio de l'hotel aux berges de la mauricie, .En forêt (attention moustiques), à la tombée de la nuit, dans une cache amenagée par ses soins, observation de l'ours noir.Nous avons eu de la chance:un mâle de 90 kg et un jeune de 2 ans .Trés sympa et instructif, on sait tout de l'ours noir:comportement, reproduction, hibernation et méme comment faire en cas d'attaque(on n'a pas teste et on n'est pas sur qu'on sache mettre en application🏴‍☠️).Eric présente cela avec beaucoup d'humour!Un vrai trappeur! Organnise aussi au lever du jour, ballade en canoê pour voir les orignaux ;nous n'avons pu y aller car il y avait de l'orage.

ROUTE La tuque-Lac saint jean: magnifique!

CHUTE DU BOSTONNAIS gratuit Une halte trés agréable sur la route la tuque -le lac.Plusieurs activités(compter 2 heures):maison et centre d'interpretation de la nature, maison du trappeur, centre de traite des fourrure, la randonnées aux chutes.Super!

VILLAGE VALJABERT (entrées + telepherique 64$ca pour 5)Prés du lac saint jean www.valjabert.com Divertissant, cadre enchanteur! Dans un ancien village d'une pulperie, entierement restauré avec des personnages en costumes d'époque qui racontent ce qu'étaient leur vie à la pulperie:les écoliéres, le curé, la maire, les bucherons...le tout dans une bonne humeur qui fait plaisir à voir! Pour les chutes, deux solutions :monter les (je ne sais plus trop 300) marches?ou prendre le telepherique (vous l'aurez compris je ne suis pas une grande courageuse et on a opté pour la 2eme solution😊) .Vue superbe sur les chutes.Quelle nature!

SITE DE LA NOUVELLE FRANCE 39$ pour 5 Prés du lac saint jean www.sitenouvellefrance.com Au bord du fjord, cadre superbe, la reconstitution de la vie au temps des colonies avec egalement personnages en costumes d'époque.Tres bien fait, trés instructif:la ferme, le village indien....Les enfants ont adorés!

SAINTE ROSE DU NORD ET LA ROUTE DU FJORD Les mots vont me manquer, pour faire banal:superbe et à ne pas manquer!

CROISIERE AUX BALEINES 205$ca A partir des bergeronnes en zodiac .Je ne m'étendrai pas mais ce fut pour nous tous notre pire cauchemar!Observation, je dirai plutôt chasse!On a vu deux dos de baleines (je sais on ne peut pas gagner à tous les coups), le zodiac nous a brisé le dos et on ne savait méme plus comment tenir les enfants pour ne pas qu'ils passent par dessus bord.Les " pilotes" se parlent par talkie-walkie quand ils ont repéré la bete mais vous pensez bien qu'elle ne nous attend pas! J'ai lu de nombreux post sur ce sujet par des forumistes trés contents ;nous nous avons dû manquer quelque chose!

VILLAGE DE TADOUSSAC Trés joli! une ballade sympa dans la baie.

QUEBEC:le vieux quebec Nous avons beaucoup aimé nous ballader dans cette ville :parlement, vieille ville, place royale, frontenac, rue champlain, les remparts, plaines abraham..;de quoi occuper fort agréablement de longues heures. Musée de la civilisation:bien amenagé, instructif, agréable 16$ca

CANOE SUR LA RIVIERE JACQUES CARTIER 40$ca pour 5:coup de coeur Eh oui ! le canoê, les ours, les saumons sauvages bref les images types donc on voulait notre ballade en canoê!Depart du parc la valcartier;on nous depose plus haut et on se laisse glisser .On s'est bien amusé, on avait emmené le pique-nique. On n'a pas vu l'ours attrapant le saumon mais les quebecquois sont pardonnés😉

PARC NATIONAL JACQUES CARTIER 7$ca De magnifiques ballades, rando....Quelle nature!

MONTREAL Gràce à nos hôtes, nous avons eu un condensé de Montréal sans chercher et sans se perdre:que du bonheur:la ville, la ville souterraine, le biodome(40$ca), le mont royal, les rapides de lachine......En deux jours un programme chargé mais on en est ressorti trés contents. Le samedi soir magnifique feux d'artifice (dans le cadre d'un concours international;tiré aussi les mercredis:ne pas le manquer si vous pouvait!)

OTTAWAville côté anglophone:on se croirait à Londres.Nous avons aimé ce côté british, le parlement, les écluses...;et surtout le son et lumiére le soir sur la façade du parlement (gratuit)musée des civilisations 24$ca la gatineau GENIAL!!!!!!!!!Allez-y! amis compter au moins trois heures!

TORONTO Nous n'avons pas aimé(tant pis si on se fait des ennemis)

NIAGARA J'avoue, je ne voulais pas y aller car cela nous faisait faire un grand detour mais les enfants étaient catégoriques :on ne pouvait les manquer.ILs ont bien fait (mea culpa!) car quand méme c'est grandiose!On y est allé, retourné, de jour puis de nuit bref cela m'a emballé (d'ailleurs cette année en allant au botswana, ils n'ont méme pas dû insister pour prevoir les vic falls).C'est vrai que la ville est un petit Las Vegas mais on s'en fout puisque quand on regarde les chutes on ne voit plus la ville! Balladez vous le long (rafraichissant) Maid of the mist 50$ca :là aussi on a adoré! au moins de là on se rend compte de la puissance de l'eau!

COMTE AMISH Satisfait de l'avoir vu;on n'a pas besoin d'y passer la journée et il vaut mieux se ballader en campagne pour saisir le decallage de sociéte plutôt que de s'arrter dans certains villages "touristiques"

GETTYSBURG /LES CHAMPS DE BATAILLE:coup coeur de mon fils! Passionné d'histoire, de batailles...il en a eu pour son compte!Et puis c'est quand méme mythique de se retrouver là où les sudistes cederent devant les nordistes. Trés bien fait:un plan, une voiture et c'est parti pour une longue ballade entre memoriaux, champs de batailles, on avance et on comprend la progression des troupes.interessant voir passionnant pour les fans du genre.

WHASINGTON Cimetiere d'Arlington:pour finir avec la saga Kennedy et au moins voir la tombe de la famille, pour la celebre statue de la bataille iwo jima... La maison blanche d'un côté puis de l'autre Le mall à pied (eh oui d'un bout à l'autre, comme quoi quand je veux! et méme qu'on a fini sous une pluie d'orage torentielle!) et ses mémoriaux Le capitole:à voir de jour et de nuit:nous l'avons trouvé superbe! Bref nous avons beaucoup aimé cette ville.

NOUS AVONS AIMEl'accueil des quebecquois (des americains aussi mais eux n'avaient déjà plus à faire leur preuve )La Big appleObserver les oursMarier tantôt grande ville tantôt natureLes chutes du NiagaraMarcher sur les traces de l'histoire:musée JFK, BOston, Washington, gettysburg

NOUS N'AVONS PAS AIME:la ballade en trolleyl'experience en zodiac pour voir les baleinesles moustiques!

Alors vos impressions?
Ile Maurice et Réunion: voyage organisé ou pas? English translation pending
by MadMac · 2005-08-09 · 18 replies
Bonjour a tous !

J'essaie de preparer un voyage, pour le plaisir, et pour en faire la surprise a ma femme. On a besoin de se changer la tete mais on aime bien faire un peu de marche. Passer par la Réunion et l'Ile Maurice me semble donc une bonne idée.

1er voyage donc et je ne sais si je dois acheter quelque chose de tout fait ou essayer de preparer un truc moi-meme. Je suis plutot du style "tout carre" que "a l"abordage et vaille que vaille" donc j'aimerais bien pouvoir confectionner quelque chose de bien sans trop d'imprevu. Mais comme je n'ai pas l'habitude, je me dis que j'oublierais forcement quelque chose avant de partir et qu'une fois sur place, on risque de patauger pour recuperer le coup (style, mince on a pas de carte ou alors j'ai oublie les gourdes avant de partir et celles vendues sur palce coute un rein gauche 🏴‍☠️).

Que me conseilleriez vous ? Tout pret chez un voyagiste ou agence sur le web / essayer de trouver des logements chez l'habitant depuis la France en preparant bien les choses ca devrait aller ?

Precision utile peut-etre : mon budget tourne autour de 4 a 5000 euros pour 2 a 3 semaines (mais je peux rajouter encore 1000 euros au besoin).

Merci de votre aide. Tony (je ne sais pas si je suis dans le bon forum)
Plage et village de Cabarete English translation pending
by Biloba · 2003-12-23 · 14 replies
bonjour

qui connait cabarete?

comment est la plage?

certains disent qu'elle est très belle d'autres disent le contraire

à quoi ressemble le village de cabarete?

qu'il y a t il à voir dans les environs ?

nous partons pour 2 semaines en avril 2004 au viva tangerine le nouvel hotel qui vient d'ouvrir

nous ne manquerons pas de vous donner nos commentaires à notre retour

bonnes fetes de fin d'année à vous tous
Itinéraire au Rwanda en famille en été 2021 English translation pending
by Breizhjane · 2020-05-31 · 31 replies
Bonjour à tous et merci à toutes les personnes qui alimentent les forums qui sont des mines d’informations.

Après avoir mené une 1ère réflexion sur la Namibie (avec un itinéraire assez avancé déjà) je réfléchis également au Rwanda car entre les 2, notre cœur balance 😛.

En effet, nous projetons un voyage en Afrique Australe en juin/juillet l'année prochaine sur environ 14 ou 15 nuits sur place avec nos deux filles (13 et 15 ans), avec location d'une voiture.

Après avoir parcouru le forum, j'ai dressé un 1er itinéraire, et je souhaitais avoir votre avis sur le timing et le trajet entre les différentes étapes. Le but est aussi de prendre notre temps et de ne pas faire un marathon, essayer de s'imprégner du pays, de donner une dimension humaine à ce voyage.

Voilà ma 1ère ébauche : Kigali - 1 nuit Butare - 1 nuit Nyungwe - 2 nuits Kibuye 1 ou 2 nuits ? Gisenyi 1 nuit Musanze ou Kinigi 1 nuit (nous ne nous offrirons pas le permis gorille 😉)

Pour aller à l'Akagera ensuite, faut-il refaire une nuit à Kigali où existe-t-il une étape sympa à faire pour 1 nuit ?

Akagera 2 nuits Kigali 2 nuits pour visites et repos avant de repartir

Merci à l'avance pour vos 1ers conseils afin que je ne fasse pas fausse route !

Janie
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Circuit New York et itinéraire Québec - Gaspésie English translation pending
by Gungan99 · 2017-08-13 · 45 replies
Bonjour,

Cela fait un moment que je tourne en rond pour la préparation d'un nouveau road trip pour l'année prochaine.

Alors voila...au risque de générer des réactions épidermiques pour certains "forumeurs", et je pense que je vais me prendre quelques remarques désagréables...je me lance à poster ce sujet.

Nous avions fait en famille (4 personnes dont 2 enfant de 6 et 13 ans à l'époque), l'ouest USA en 23 jours en juillet 2016, et étions revenus avec des étoiles plein les yeux (SF, Yosemite, Highway 1, Bryce, Zion, MV, GC, .....). Le circuit était très varié et alterné villes et nature avec des endroits exceptionnels. Nous avions adoré les paysages, les pique niques nature, et les endroits magiques que nous avions traversé.

Alors je me suis dit.....faisons un roadtrip sur la cote est en 2018 ! De Washington à Boston sur environ 20 jours. Puis en lisant, creusant le sujet, et en discutant avec des amis ayant fait l'expérience, j'ai été refroidit et eu peur que ce soit un road trip trop "urbain" pour nous. Bien que NY nous fasse vraiment envie....

En second projet je me suis penché sur le Yellowstone. Ce parc répondrait bien à nos gout et critères "nature"...encore un parc pour en mettre plein les yeux. Mais le fait qu'il soit excentré des autres lieux sympas de l'ouest m'a un peu fait hésiter. J'avais même imaginé un combiné NY et Yellowstone avec vol interne mais au final je pense que le Yellowstone et vraiment trop éloigné et mal desservie depuis NY. Je me suis donc construit un parcours Denver, Rocky Moutains, Cheyenne, Mont rushmore, Rapid City, Cody, Yellowstone, Grand Teton et SLC....Aurions nous le même effet Waouh qu'avec l'ouest américain ? Je garde pour l'instant ce circuit sous le coude car rien n'est encore décidé pour 2018.

En fin, j'ai concocter un tout nouveau roadtrip qui pourrait bien concilier toutes nos attentes. Un circuit combinant NY avec un itinéraire Quebec - Gaspesie. Ce circuit le voici (sur 21 jours).

New York New York New York New York New York New York Montreal Montreal Rivière du loup -Bas saint laurent Rimouski -Parc du bic Rimouski -Parc du bic Clapperton -Baie des chaleurs Percé Percé Forillon NP Forillon NP Parc de la Gaspesie Tadoussac Tadoussac Quebec Quebec Montreal

Est-ce que ce dernier circuit est un bon compromis villes / nature ? Est-il cohérent ? Devrions nous reconsidérer le circuit Yellowstone ou le circuit "Cote Est des USA" ? Je suis ouvert à toute remarque et bon conseils....

Merci à ceux qui peuvent comprendre mes hésitations....et pour les autres faites vous plaisir sur la place publique....
Retour des îles Andaman en routard et plans pas chers English translation pending
by Tristan89 · 2017-04-20 · 5 replies
Nous revenons des iles andaman inde de trois semaine fin mars debut avril quand le boom de la saison se calme. Nous avions un peu peur de nous ruiner mais en faite pas du tout. Avion: entre 100 et 150 euros aller retour de chennai Bateau de port blair a havelock. Port blair neil ou havelock neil, c est sensiblement le meme prix meme si neil et plus proche, 400 a 500 rps bateau gouvernementaux. Ou 1000 a 1500 bateau privé. Port blair est le plus cher pour les hotels et il faut chercher car les pas trop cher souvent complet. Nous avions reserver et a l arriver surbooking donc resa inutil pour nous. Hotel a 600 rps mais on peut trouver moins cher si c est pas plein. Havelock, plage 3 , plein de cabane a louer dans les 500rps sur la plage. Shangri-las, sunrise, coconut...et cette plage et top pour la baignade sauf a maree basse mais ca conserne toute l ile, la mer s'ėloigne trės loin. Meilleur plage pour le snorking, elephante beach mais pas de logement on y accede par un chemin d une demi heure de marche. Info:on a fait une sorti snorkeling 2500rps, trés cher et super deçevant autant en faire a elephante beach c'est gratuit et mieux. Pour manger il y des semi locaux a prix resonnable ou des locaux vers le port a prix fauchè, aussi un marche legumes et poissons pas cher et un supermarcher, meme prix que le continent.. haveloch a tout types de touristes, il y a un choix pour tous. C est une ile tres touristiques qui ne cesse de grandir de resorts mais elle a des plages magnifiques et bien plus propices a la baignade que neil. Neil, beaucoup plus local, plus petite, plus souriante, juste un petit hic pour la baignade, une seul plage et vraiment propice la 4. Mais si on veux etre plus tranquille, du calme et des echanges plus authentique avec des locaux c est ici. Cabane beton sans charme sur une plage de cailloux , hotel kalapani 300 rps, on nous l avez conseiller mais une nuit et on a chercher mieux. Chez Gayan garden, en allant vers la plage 1, un avre de paix tenu par une famille de l ile avec une francaise qui c est marie avec un fils. Des gens super sympa dans une ambiance a la cool. Petite cabane de bambou a 150rps et une grande a 200rps sous des manguiers qui apportent la fraicheur. Je recommande pour les routards, plage a deux cent metres mais sur cette ile de toute façon on aime se deplacer a vélo, centre du village a deux cent metres, petit marché legume et poisson et resto locaux. Nous achetions du poissons le matin et le grillons sur la plage a midi, le top. Plage 5 a l opposer de l ile nous avons reperais des cabanons bien sympa aussi, je ne sais pas le prix mais je pense pas cher. Apres ces iles ne cessent de grandir vers un tourisme indien riche mais ne vous inquiete pas les routards a petit budgets, on ne se ruine pas ici si on le veut. J aller oublier, la petite ile de cross island juste en face de port blair. On prend le bateau a 8h30 le matin ,5min de traverser, retour a onze heure 230 rps, c est cour mais ca en vaut la peine, ancienne ville anglaise detruit en 40 par un tremblement de terre puis abandonner, la nature a repris ca place dans le style de angkor vat au cambodge. Si d autres questions a laquelles je peux vous aider...bon voyage et bon bronzage.
Voyage Ontario et Québec English translation pending
by Caroline0911 · 2017-01-08 · 23 replies
Bonjour,

Je pars au mois de juin au canada, 15 jours, avec mon mari,

Pourriez-vous me donner des conseils sur les endroits à visiter, j'aimerais voir une cabane à sucre, des lieux typiques, les baleines, ...

Et pourriez-vous me conseiller où dormir pour être au milieu des choses à voir sans la voiture si cela est possible.

Que pensez-vous de mon itinéraire ?

arrivée à Toronto, chute du Niagara (1 nuit), Toronto (2nuits) Ganoque (Iles), Ottawa (1nuit), Montréal (2 nuits), Québec (2nuits), Tadoussac (1nuit), Val Jalabert (1 nuit), zoo félicien (1nuit), retour sur Montréal (1nuit) et retour.

Merci

Bonne journée
3 semaines au Québec avec enfants (6 et 9 ans) English translation pending
by GéraldineCH · 2016-03-14 · 27 replies
Bonjour à tous! Nous partons cet été 3 semaines au Québec avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans. Nous connaissons déjà (4 séjours: 2 en été et 2 en hivers), nous sommes fans de la région mais notre dernier voyage date de 10 ans déjà et ce sera notre premier grand voyage avec les enfants. Nous adorons la Gaspésie mais volontairement et à contre cœur nous avons décidé de ne pas y aller cette fois pour pas surcharger le voyage en kilomètres, les enfants n'étant pas de grands fans des trajets en voiture. Nous aimerions bien faire quelques randonnées, de ce côté là pas de souci avec le grand, il adore la randonnée dans la nature par contre, avec la petite ça va être plus dur de la motivé. Et bien sûr le grand rêve des enfants seraient de croiser un ou deux animaux en liberté, ils rêvent déjà d'orignaux, ours, baleines, etc.... Bien sûr, nous les avons déjà prévenu que les chances étaient faibles.... Voilà l'itinéraire que nous avons prévu:

j1: arrivée à Montréal en fin d'après-midi j'imagine qu'avec le décalage horaire on ne pourra rien faire d'autre que repos à l'hôtel avec les enfants

j2-j3: hôtel Sacacomie c'est la partie "luxe" du voyage, on m'a vraiment conseillé cet hôtel-spa au milieu de la nature

j4-j6: Québec (nous y serons pendant le festival de Québec)

j7-j6: Parc de la Jacques Cartier (nous avons déjà réservé une cabane dans le parc)

j7-j10: Baie St-Paul (nous pensons visiter l'îles aux Coudres et faire une randonnée dans le parc des Grands-Jardins depuis cette halte)

j11-j13: La Baie ou autre endroit pour pouvoir découvrir le Saquenay

j14-j15: les Grandes Bergeronnes (nous avons déjà réservé une tente prêt à camper au camping mer et monde)

j16-j17: Saint Félicien (visite du zoo que nous ne connaissons pas encore mais qui est un incontournable pour les enfants parait-il)

j18-j20: Montréal

Nous pensons redescendre de Saint-Félicien vers Montréal par la route 155 en passant par la Tuque et peut-être s'arrêter en route et du coup faire quasiment l'impasse sur Montréal. Nous connaissons déjà bien cette ville et les enfants sont plus intéressés par la nature que la ville. Même si nous serons obligés de consacré une demie journée à la visite du centre Bell mon fils étant un GRAND fan de hockey et des canadiens de Montréal ;-)

Pour rejoindre la région du Saguenay nous pensions prendre la route 381 que nous ne connaissons pas encore.

Voilà, j'attends vos retour et remarques sur notre itinéraire. Et si vous avez des bons plans pour les jeunes enfants, excursions ou randonnées ludiques, visites adaptées, je suis très preneuse de toute vos suggestions.
Itinéraire de 19 jours au Vietnam (nord et centre) en mai English translation pending
by Sbouchard002 · 2016-03-02 · 13 replies
Bonjour à tous!

Mon copain et moi nous sommes âgés de 28 ans et nous allons au Vietnam du 3 au 23 mai 2016. J'ai beaucoup consulté le forum pour la planification et j'ai pensé vous laisser ici notre itinéraire prévu et quelques informations. Si jamais vous vous y connaissez et vous avez des suggestions pour nous, nous sommes preneurs!

3 mai: Vol Montréal - Hanoi booké avec travelocity.com pour 974$CDN 4 mai: Arrivé à Hanoi vers 19h et transport de vers le centre d'Hanoi avec www.hanoiairportonline.com/hanoi-airport-minibus/ 5-6 mai: Visite d'Hanoi 7-8-9 mai: Visite de la Baie d'Along. Nous avons booké notre excursion avec Ethnic Travel, agence pour laquelle nous avons reçus que de bons commentaire et reconnue pour sortir des sentiers battus. Nous visiterons la baie d'Along, la baie de Tu Long et Quan Lan. L'agence s'occupe de tous nos transport et elle s'est également occupé de réserver nos billets de train de nuit pour aller à Sapa. 10-11-12-13 mai: Sapa. Excursion encore une fois organisée par Ethnic Travel, qui s'occupe de tout tout tout. Ils nous ont proposé l'itinéraire suivant: 10: Lao Cai / Sapa / Giang Ta Chai. Nuit chez l'habitant de Gian 11: Mai Giang Ta Chai / Ban Den. Nuit chez l'habitant de Tay 12: Mai Ban Den / Sapa / Ta Phin. Nuit chez l'habitant de Dao Rouge 13: Mai Ta Phin / Ma Tra / Sapa / Lao Cai Le total tout-inclus (hébergement, transport, guide, repas, entrées payantes et autorisations nécessaires) remonte à 458$USD par personne. Ce n'est pas donné, mais tout de même beaucoup moins cher que ce nous avons trouvé de comparable sur internet. De plus, pour la baie d'Along, il nous a été recommandé de ne pas être trop "budget" pour des raisons de sécurité, de salubrité des embarcations et de l'organisation du programme. 14-15-16 mai: Arrivé le 14 au matin à Hanoi et départ pour Ninh Binh en train. En 3 jours, nous visiterons Tam Coc, Thran An et le parc national Cuc Phong. Nous dormirons 2 nuits Chez Loan Hotel. Nous repartirons avec un train de nuit de Ninh Binh à Hué, pour 70$USD pour 2, billet réservé par email sur vietnamimpressive.com 17-18 mai: Hué et ses environs. Nous louerons probablement un chauffeur privé pour faire la route entre Hué et Hoi An, ce n'est pas encore décidé. 19-20-21 mai: Hoi An, My Son et Tra Que Herb village 22 mai: Vol de Danang à Hanoi 23 mai: Retour à Montréal pour mon conjoint.

Je conseille vivement le site homemadevietnam.com pour la mine d'or d'information utile à l'organisation de tout type de séjour au Vietnam

Et moi je continue mon aventure en Malaisie et en Indonésie pour 7 autres semaines! Bien sûr je partagerai des informations lors de mon retour de voyage.

Au plaisir de vous lire!
Préparation de notre voyage en Afrique du Sud English translation pending
by Sidosido · 2016-02-20 · 29 replies
Bonjour, Cet été, nous partons en famille en Afrique du Sud. Nous atterrissons à Johannesburg le 14 juillet et repartons le 8 août. Notre itinéraire sera classique, néanmoins, vos conseils seront les bienvenus. Nous avons déjà réservé 5 nuits au Kruger car les logements pour 4 n'étaient pas si nombreux: nous devons donc être au Kruger pour le 17 juillet. 1) Pour les 3 nuits qui précèdent, nous souhaitions passer du temps vers le Blyde River. Nous aimons la rando et avions dans l'idée de faire une rando à cheval également. Pour ces 3 nuits, vers le Blyde, des conseils de logement ? D'ailleurs, en arrivant le matin à Johannesburg où nous récupérerons notre voiture de location à l'aéroport, la route pour arriver au Blyde est-elle trop "longue" et donc par conséquent, vaut-il mieux faire une étape avant ? Au Blyde, les commentaires récents sur Trip... sont négatif quant au Forever Blyde Resort (manque d'entretien, mauvaises odeurs...), auriez-vous des suggestions ? 2) Nous passons donc 5 nuits au Kruger et ressortons par le sud: nous passerons par le Swaziland; 2 ou 3 nuits selon vous au Swaziland ? 3) Combien de jours vers Ste Lucia - Kosy Bay: plusieurs parcs nous intéressent là bas. 4) De Durban, vaut-il mieux prendre l'avion jusqu'au Cap ou bien la route se fait bien et offre des endroits intéressants ? 5) Au Cap, presque 1 semaine pour faire la région, OK ? 6) Certains ont-ils testé le train Cape Town - Johannesburg ?

J'imagine que dans notre cas, la Wild Card vaut le coup ?

Merci d'avance 🙂
Comment se déplacer entre Interlaken et Rome? English translation pending
by Wanderlust94 · 2016-02-04 · 15 replies
Bonjour! Je serai de passage à Zurich, puis à Interlaken pour deux jours en mai. Nous devons ensuite nous rendre rapidement à Rome car notre vol partira de là! Quels sont les moyens de transports que nous pourrions envisager? Existe-t-il des sites de covoiturage ou quelque chose comme cela :)

Nous arrivons à Zurich le 6 mai, on part le 10 en matinée pour Interlaken afin d'y passer la journée et le lendemain (à peu près).

Nous repartirons donc de Interlaken le 12 très tôt ou tard le 11. Notre vol est le 13 mai à 11h20 ou le 14 mai vers 6h, nous n'avons pas encore décidé :) (Vol vers Montréal, il faut donc être là 3h d'avance). Si notre trajet passe par Milan, nous y ferions un arrêt rapide, sinon, on laisse tomber :)
Préparation d'une visite de Faial, Pico et São Jorge (Açores) English translation pending
by Eze · 2016-02-02 · 14 replies
Bonjour,

Je viens chercher votre éclairage. Je voyage beaucoup dans le monde et essaie de rendre service à mes prochains...mais là, c'est moi qui sèche.

Mon projet : Départ de Nice et retour à Nice, ville près de laquelle je vis.S'il faut faire une étape (stop over d'une nuit) à Lisbonne, pas de pblm, c'est une ville que j'apprécie et connais bien.Je voudrais visiter les trois îles citées en titre.Mon épouse déteste prendre le bateau. Faial-Pico, cela devrait aller.Nous sommes des marcheurs invétérés.Comment articuleriez vous ce voyage sur une quinzaine de jours, fin avril début mai 2016 ?

Merci de vos lumières.
Tolar Grande et environs (4x4, Argentine) English translation pending
by Olivier30130 · 2016-01-18 · 11 replies
Bonjour, Je compte y passer 6 à 7jours et je me pose les questions suivantes. J'aurai un 4x4. Peut on faire en solo le cratère du volcan galan?? Aller retour dans la journée Antofagasta de la Sierra -> Laguna del hombre muerto?? faisable?? Intérêts pour Mina Julia après la Casualidad? Intérêts pour Laguna Sant Maria? Tolar Grande -> San Antonio de los Cobres ; par la 27 puis la 129 ou 27 et 51??

Merci par avance
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015) English translation pending
by Jacomo32 · 2015-11-22 · 276 replies
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (
http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
Projet autotour personnel parcs et villes ouest USA English translation pending
by Zemidjan · 2015-10-18 · 152 replies
Ce forum est riche d'enseignement et tirer profit des expériences diverses qui s'y expriment. Notre projet se résume succinctement aux visites suivantes : San Francisco, Yosemite, Sequoia, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce Canyon, Lac Powel, Monument Valley, Grand Canyon, Joshua, Los Angeles, San Francisco, en 3 semaines. Celà pourrait se passer du 23/3 au 13/4 : certains d'entre vous ont-ils eu l'expérience de cette période et qu'en pensent-ils. Merci d'avance
Ouest américain, de Los Angeles à Moab et Yellowstone (juin 2016) English translation pending
by Andarelli · 2015-10-06 · 61 replies
Bonjour, Merci à Thibaud, Jean Pierre, Alex, Seb, qui m, ont permis de construire ce circuit, le 2ème pour moi dans l'Ouest Américain. J'aurais du le faire en septembre de cette année, mais en raison de la naissance de Léon, mon petit fils le 4 septembre, je reporte à juin prochain. Heureusement, seuls les hôtels des parcs étaient réservés et ont pu être annulés. Donc maintenant commencent les affaires sérieuses, renouvellement de nos passeports, demande d'ESTA, réservation des billets et des hôtels, circuits... VOYAGE OUEST AMÉRICAIN Juin 2016 Itinéraire prévisionnel. 29/05: arrivée à Los Angeles, jusq'au 2 juin 2/06: Arrivée Salt Lake City en fin de journée. Hôtel. 3/06: Récupération de la voiture, un SUV, puis direction Bryce Canyon et Cannonville. 4 et 5/06: Torrey, par la scenic road12, Boulder, Capitol Reef 6/7/8/9/06: Moab (Arches, Canyonlands, Dead Horse State Park, Island in the Sky... 10/06: Flaming Gorge en passant par Dinosaur National Monument. Arrivée à Flaming gorge avant le coucher du soleil. Nuit à Red canyon ou Manila; selon les prix. Quelqu’un connait Manila? 11/06: Cody par South Pass City Ghost Town. Cody est apparemment une ville très chère. Quelqu’un connaitrait une alternative? Itat me parle de Powell; je vais voir ça. 12/13/14/15/06: West Yellowstone. 16/17/06:Grand Teton. Pareil si prix trop élevés, y aurait il alternative à Jackson? Colter Bay? 18/06:Antelope Island 19/06: Salt Lake city, 20/06:Retour en France soit par SLC, soit par LA. Alors si vous avez des suggestions, tant sur les circuits, les logements, les vols, je suis preneur. Par exemple, loger à LA en Air B'n'B. Ci dessous mon carnet du voyage en 2014. Merci voyageforum.com/...tobre-2014-d6756775/
Itineraire 2 semaines nord Chili et Bolivie English translation pending
by Tiph31 · 2015-10-01 · 13 replies
Bonjour, Je pars avec une amie pour seulement 2 semaines en aout. Nous souhaitons découvrir l'incontournable sud lipez/salar d'Uyuni mais également passer quelques jours dans des endroits plus sauvages. Pouvez-vous nous donner vos avis et conseils concernant cette première ébauche d'itinéraire :

J1 : Arrivée à Calama – Trajet vers San Pedro de Atacama – Nuit à San Pedro de Atacama

J2 : Visite des alentours, réservation de l’expédition 4x4 – Nuit à San Pedro de Atacama

J3 : Expédition en 4x4 de 3 jours dans le Sud Lipez / Salar Uyuni

J4 : Expédition en 4x4 de 3 jours dans le Sud Lipez / Salar Uyuni

J5 : Expédition en 4x4 de 3 jours dans le Sud Lipez / Salar Uyuni

J6 : Trajet vers Sajama (par Oruro) – Nuit à Sajama

J7 : Visite / Randonnée parc naturel Sajama, sources chaudes – Nuit à Sajama

J8 : Visite / Randonnée parc naturel Sajama – Nuit à Sajama

J9 : Trajet vers Parinacota (passage frontière) – Nuit à Parinacota

J10 : Visite / Randonnée parc naturel Lauca

J11 : Visite / Randonnée parc naturel Lauca

J12 : Trajet vers Arica

J13 : Vol intérieur Arica – Santiago du Chili – Journée à Santiago du Chili

J14 : Visite de Valparaiso dans la journée – Nuit à Santiago du Chili

J15 : Vol retour

Est-ce faisable et judicieux ?

Merci par avance !
Éthiopie: locaux et "harcèlement"? English translation pending
by Raphatravel · 2015-08-28 · 32 replies
Hello,

Nous hésistons à partir en Ethiopie cet hiver. Mes craintes sont, aussi au regard de mes précédents voyages (en l'occurence plutôt en Afrique de l'Ouest), le rapport avec les locaux. J'ai bien supporté l'Inde, énormément aimé le Rajasthan mais évidemment particulièrement aimé le côté plus relaxant du Tamil Nadu ou autres zones où la confiance règne et où le rapport avec les locaux est, pour ainsi dire, très horizontal. Je tiens vraiment à ça. Je supporte bien les aspects "quémandeurs", mais moins l'absence de confiance et ai tout de même envie de me détendre.

Merci!
Retour de Jordanie: informations diverses et budget English translation pending
by Founajanne · 2015-05-21 · 20 replies
Bonsoir,

De retour d’un merveilleux voyage en Jordanie et m’étant énormément servie de ce forum pour préparer mon voyage, je vous livre à mon tour quelques infos, plus ou moins en vrac, qui pourraient être utiles à d’autres.

Budget total pour 12 jours du 8 au 20 mai 2015 environ 1300€/pers

Vols : A/R Genève-Amman via Rome avec Alitalia = 335€/pers - Confort et nourriture pas exceptionnels, mais le plus long vol faisait 3h30 donc rien de dramatique.

Argent : change 1€= 0,79JOD (mai 2015) – Attention de ne pas trop changer d’euros car il faudra tout utiliser avant de partir ! Le taux de rachat de JOD en € est lamentable : 1JOD=0,70 ou 0,80€ autant dire que tout est fait pour qu’on dépense tous nos JOD sur place (les JOD ne sont pas échangeables ailleurs qu’en Jordanie)

Sécurité : aucun problème de sécurité partout où on est allé (on a évité le nord au-dessus de Jerash mais était-ce vraiment dangereux plus haut ?). De nombreux check point et contrôles, mais les policiers ou militaires ont (quasi) toujours été très gentils et agréables et on est reparti sans aucun souci avec le fameux « Welcome in Jordan »

Voiture : location pour 12 jours = 236JOD – essence 90€ pour 1500km parcourus (prix au litre : 0,625JOD !) L’essence est au même prix partout dans le pays. Attention essai de nous arnaquer une fois (à la station avant Dana) : il voulait nous faire payer 17JOD alors que le compteur affichait 12JOD en disant qu’il avait mis 5JOD avant et remis à 0 ensuite… hum hum ! Sinon aucun souci et stations plus nombreuses que je n’imaginais à la lecture des récits précédents. Location via l’agence souvent recommandée sur ce forum (et à juste titre) Montecarlo Rent a car. Kia Picanto assez grande pour 2 personnes + bagages (petit manque de punch et de reprises dans certaines côtes mais c’est passé !) La transaction a été parfaite, avant/pendant (pas eu besoin de les appeler heureusement mais ils sont disponibles 24/24 7/7)/après. Aucun souci de vol ou autre alors que nous avons laissé la voiture souvent « pleine » de nos bagages, même parfois à la vue… et parfois dans des lieux isolés. Aucun problème pour circuler dans tout le pays. Utilisation de l’application gps Android gratuite Osmand disponible hors connexion : le gps nous a mené partout très facilement, même dans les coins les plus reculés (TRES utile dans Amman car circulation dense !!!)

Hôtels : budget pour 12 nuits dans des hôtels de milieu de gamme = 234€/pers Madaba : Black Iris Hôtel 30JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon hôtel, simple (salle de bain un peu petite et pression de la douche minimale) avec un patron très gentil et serviable. Wifi peu stable mais dispo dans la chambre

Dana : Dana Moon Hôtel – 14JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon petit hôtel à Dana, accueil des plus chaleureux, belle terrasse pour manger/petit déjeuner. Par contre à savoir : toilettes et douches communes, ce qui n’est pas précisé sur booking. Le repas du soir 8JOD/pers était excellent !

Aqaba : Arab Diver – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Chambre très confortable et propre, petit dej classique, accueil « moyen ». Wifi uniquement dans la zone de l’accueil. Pas testé la piscine mais elle ne faisait pas envie (sale). L’Arab diver est à la base un centre de plongée avec hébergement donc si on ne fait pas de plongée, on est sans doute moins « intéressants » pour le staff… Il est à côté du Bédouin Garden mais beaucoup plus en hauteur : pratique d’avoir la voiture pour aller à la plage (même si à priori l’hôtel peut proposer des navettes) car c’est bien 800-900m en pente (la remontée doit être peu agréable en plein soleil !)

Petra/Wadi Musa : 2 nuits au Al Rashid Hôtel - 32JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Notre meilleur rapport qualité/prix en Jordanie. Chambre très très confortable, salle de bain moderne et pratique (bonne pression dans la douche par ex !!!), très bien situé et assez calme malgré le plein centre-ville (chambre ne donnant pas sur la rue), personnel très accueillant, petit dej gargantuesque ! 2 nuits au Tetra Tree Hôtel – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Hôtel le plus « luxe » de notre séjour. Chambre immense et très confortable, salle de bain moderne au top, et fauteuil de relaxation ultra confort ! Vue magnifique sur Wadi Musa. Wifi au top et petit dej buffet avec beaucoup de choix (occidentaux ou locaux). La piscine était fermée lors de notre séjour. Personnel très gentil

Amman : Villa Dia – 30JOD la nuit pour 2, pas de petit dej. Pas très loin du centre (2ième cercle – 15/20 min à pied de la mosquée principale) Au calme et avec parking privé. Chambre confortable et salle de bain moderne et agréable (beaucoup de pression dans la douche !!!) Wifi très bon. Nous avons laissé la voiture là pour aller se promener dans le centre puis remontée en taxi : 0,60JOD la course : ne pas s’en priver !

Restaurants : 150€/pers pour les 12 jours. Nous avons mangé la plupart du temps dans des petits restaurants ou snacks et quelques pique-niques. De manière générale les restaurants sont assez chers (et prix gonflés pour les touristes surtout à Wadi Mussa !!). Quand nous avons pu nous sommes allés dans des endroits fréquentés uniquement par des locaux et loin des centres. Inconvénients : la carte est juste en arabe, il faut donc faire plus ou moins avec les photos ! Avantages : les prix sont les prix des locaux et ça réduit drôlement la facture !!!

Lieux visités : Dolmens à proximité de Madaba : difficiles à trouver (même avec les coordonnées gps) et peu d’intérêt à mon goût. Un berger local croisé à l’aller n’a pas du aimé qu’on passe sur le chemin en voiture car de grosses pierres étaient posées en travers de la route au retour… Nous avons du batailler pour les enlever…

Jerash (8JOD/pers) très beau site, assez vaste et quasi vide !!! Environ 2h sur le site pour tout voir sans courir.

Ajloun, chateau (1JOD/pers) très beau château avec effet « climatisation naturelle » très agréable ! Belle vue sur les alentours.

Mer Morte : nous ne voulions pas payer pour nous baigner (prix assez prohibitifs !!!) du coup nous sommes allées environ 10km après les hôtels, dans un lieu où les locaux se baignent. Aux alentours de l’endroit où la rivière « Ma’in » se jette dans la Mer Morte. Il y a des « buvettes » le long de la route et des voitures stationnées, assez facile à trouver. Baignade rapide puis « douche » dans une cascade chaude à proximité : au top ! Deux locaux très sympa nous ont « guidés » à cette cascade, mais elle est facilement trouvable et il y en a plusieurs le long de la « plage ». Nous y étions un dimanche, parfait car il n’y avait personne. Un vendredi ça devrait être plus problématique car tous les locaux se retrouvent là.

Wadi Mujib (21JOD/pers) randonnée aquatique absolument géniale dans un canyon de toute beauté ! A noter que lors de notre visite l’intégralité de la rando se faisait dans l’eau avec plusieurs endroits en nageant. On peut aller assez loin sans difficulté mais aux niveaux des petites cascades ça se corse car la pression de l’eau était très grande du coup nous n’avons pas été jusqu’au bout du parcours (les plus sportifs y arriveront sans souci sans doute !). Mais même sans aller au bout la promenade était magique donc à conseiller à tout le monde.

Dana : bref passage pour une nuit sur le parcours. Très joli petit village avec vue magnifique sur la vallée. Route entre la mer Morte est Tafilah très chouette.

Aqaba: snorkelling en face du Bedouin Village et au Japanese Garden (plage aménagée Aqaba Marine Park – accès gratuit). Quand on est sur cette plage, les coraux et les poissons sont à gauche de la zone de baignade délimitée par les bouées (à gauche du ponton). Beaucoup de coraux et poissons et petit tombant sur une assez longue distance. Snorkelling plutôt sympa ici ! La plage aménagée est agréable, beaucoup de locaux, tables de pique nique, poubelles etc. Le centre-ville d’Aqaba n’a rien d’intéressant si ce n’est la caféteria Al Mohandes (Guide du Routard) excellent repas parmi les locaux pour 3 fois rien (4,5JOD pour 2 avec nourriture à profusion à tel point qu’on en a apporté pour le pique nique du soir !)

Wadi Rum : excursion magique avec Rums Star et notre guide Motlek. 55JOD/pers pour 1 journée en 4x4 + petites marches (ça change du 4x4 !)pour voir l’essentiel de ce désert. Nuit dans leur camp (simple mais assez confortable). Repas du soir traditionnel bedouin (cuit dans le sol) absolument délicieux. Bonne ambiance autour du feu. Je recommande vivement cette agence. Dépaysement garanti !

Pétra: 60JOD pour 3 jours de découverte de ce fabuleux endroit. N’étant pas très sportive, j’ai préféré faire 1 circuit par jour et c’était bien suffisant, surtout avec une foulure à la cheville… 1er jour : montée au Haut-lieu du Sacrifice et redescente par le Wadi Farasa pour arriver dans la ville basse au niveau du Qasr al bint. C’était absolument magnifique, mon circuit préféré avec les nombreuses vues sur les tombeaux et la basse ville ! 2ième jour : montée au Deir (Monastère) avec près de 900 marches. En allant doucement ça se monte bien finalement. J’ai adoré le Monastère et la vue plus loin sur le Wadi Araba surprenante, par contre l’A/R pour monter là haut ne m’a pas emballé plus que ça (au-delà de la « difficulté » des marches) 3ième jour : montée par le Al Kuhbta Trail (derrière les tombeaux royaux) pour avoir une vue plongeante sur le Trésor de bon matin. Plus de 500 marches à grimper avant 9h pour avoir une bonne partie à l’ombre (c’est beaucoup plus facile qu’en plein soleil car ça tape vite !). Arrivée en haut il faut contourner la petite maison à la porte bleue et descendre sur la gauche pendant 15/20min pour arriver à LA vue ! Splendide ! Tous les jours : le Siq et le Trésor, ils sont magnifiques, surtout qu’on les a vu/traversés à différentes heures de la journée, mais il faut bien dire que c’est tout de même long et la remontée du siq + du chemin jusqu’à l’entrée chaque jour était tout de même laborieuse après nos balades dans le site.

A noter que nous y étions vendredi/samedi/dimanche et que le vendredi l’affluence était beaucoup plus grande, surtout dans la basse ville (quasi personne au Haut-Lieu du Sacrifice), mais il n’y avait malgré tout pas grand monde. Les autres journées c’était désert… ça en était même parfois impressionnant !!! Dommage pour les jordaniens qui vivent du tourisme, mais c’était tout de même agréable pour nous d’avoir le site presque que pour nous !

Nous n’avons pas répondu par l’affirmative aux nombreuses sollicitations pour monter sur un âne, un cheval, une mûle, un dromadaire ou dans une carriole… surtout quand on voit comme ils sont traités (frappés à tout va et parfois même avec des planches de bois pour qu’ils avancent un peu plus vite… ou flanqués de 2 personnes à la fois sur leur dos !). Après je comprends que les personnes qui ont du mal à se déplacer utilisent ces moyens de locomotions pour avancer un peu car les distances sont quand même grandes entre les différents « lieux ». Beaucoup de sollicitations pour acheter des souvenirs également… C’est l’endroit le plus touristique en Jordanie et ça se ressent, on est un peu pris pour des pigeons à tous les coins de « rues » !

En dehors du site en lui-même, nous sommes allés à Little Petra (vaut la peine avant Pétra) et au petit village néolithique de Beida juste à côté. Nous avons également assisté à deux couchers de soleil majestueux : un depuis la route qui part vers Aqaba (panorama à ne pas louper !!) et un sur la route qui part vers Little Petra.

Kerak 1JOD/pers : le château ne nous a pas laissé un souvenir impérissable… On a navigué un peu dans les souterrains et profité de la vue, mais sans plus

Um es Rasas site gratuit qui propose de belles mosaïques (dans le hangar) le reste n’est que ruine et intéressera surtout les personnes passionnées de vieilles pierres…

Amman le dernier jour : promenade classique dans la ville basse pas indispensable mais pratique pour l’achat de souvenirs.

Routes : nous avons circulé essentiellement sur la route des Rois qui est plutôt jolie. Suite aux conseils nous avons également fait et aimé : - La route qui va aux sources chaudes de Ma’in - La route entre la Mer Morte et Tafilah - Le début de la route qui va de Beida/Little Pétra au Wadi Araba : la route marqué « fermée », nous sommes quand même allé mais il y a un éboulement au bout de quelques km de « piste » donc demi-tour obligatoire. Le début de la route (partie goudronnée) valait de toute manière largement la peine du détour ! La route en A/R qui va jusqu’aux sources de Hammamet Afra était jolie mais ne nous laissera pas une souvenir impérissable non plus. La route des rois qui quitte Wadi Mussa en direction d’Aqaba offre des panoramas magnifiques sur Pétra.

Jordaniens : la plupart des jordaniens rencontrés ont été vraiment gentils et souriants. Les hôteliers ont tous été très accueillants (sauf peut-être à l’Arab Diver) et serviables. Ils souffrent malheureusement tous du manque de touristes du fait de leur situation géographique en plein cœur d’une zone de pays en conflits, mais comme ils disent, en Jordanie c’est « peace and love » et c’est bien vrai ! Ca faisait mal au cœur de voir des hôtels ou des sites touristiques majeurs quasi vides alors qu’on était encore en pleine saison pour eux, on va donc espérer que tout ça change rapidement !

Voilà pour ma contribution… j'ai sans doute oublié pas mal de choses mais n’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir de répondre !

Anne
Retour d'une magnifique aventure d'un mois en Namibie et Botswana English translation pending
by Martimaure · 2014-12-29 · 80 replies
avec un peu de retard, nous tenons à faire un compte rendu de notre voyage effectué en Namibie et Botswana, qui nous a conduit pendant 1 mois à travers des paysages à couper le souffle, de belles rencontres humaines, animales...enfin un super voyage

Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.

Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014

Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ

A suivre, les étapes avec quelques photos..

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