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Traitement anti-palu pour Siem Reap et sa région? English translation pending
Bonjour,
Nous serons à Siem Reap en novembre et nous avons fait le vaccin contre l'hépatite A et la typhoIde mais, à votre avis , faut-il prendre le traitement anti-palud pour cette région? Notre médecin nous dit que non el le médecin d'une amie qui nous accompagne le lui a conseillé... Qu'en pensez-vous?
Nous serons à Siem Reap en novembre et nous avons fait le vaccin contre l'hépatite A et la typhoIde mais, à votre avis , faut-il prendre le traitement anti-palud pour cette région? Notre médecin nous dit que non el le médecin d'une amie qui nous accompagne le lui a conseillé... Qu'en pensez-vous?
Août en Vanoise et en Chartreuse English translation pending
Je viens d'effectuer un séjour dans les Alpes, dans la vallée de la Haute Maurienne dans le Parc national de la Vanoise.
Ce sera l'occasion d'une série de randonnées savoyardes.
Pour la semaine du 17 au 24 août, j'ai choisi un logement dans la petite station alpine de la Norma.
Idéalement située en hauteur au dessus de Modane elle offre un rayonnement possible vers de nombreuses destinations pédestres.
J'arrive samedi à 15h00 accueilli par Stéphanie dans un gentil studio offrant un magnifique panorama sur le massif de la Norma.
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
Trois semaine à vélo en Belgique et pays alentours English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai trois semaines de vacances en aout et j'ai pour projet de me balader à vélo en Belgique... comme c'est plat, j'ai pour idée de tirer vers les Pays-Bas et où l'Allemagne (en particulier Dusseldörf).
Je ne sais pas encore par où commencer, je pensais prendre un bus ou un train avec mon vélo en soute ou monter en voiture jusqu'à la frontière (je suis de Lyon) mais ce n'est pas ce qui me préoccuppe.
J'ai l'habitude de voyager à vélo, je voudrais m'arrêter dans des villes pour visiter et faire des expos tout en me baladant en nature.
Je voudrais avoir des avis sur ce qu'il y a de sympa à voir ou à éviter... je ne connais pas la Belgique mais le sud ne semble pas très intéressant?
Faut-il suivre les vélo-routes où y'a t'il d'autres routes? Le camping sauvage est-il facile?
Bien entendu je me renseigne à côté mais si une bonne âme peut partager son avis!
J'ai trois semaines de vacances en aout et j'ai pour projet de me balader à vélo en Belgique... comme c'est plat, j'ai pour idée de tirer vers les Pays-Bas et où l'Allemagne (en particulier Dusseldörf).
Je ne sais pas encore par où commencer, je pensais prendre un bus ou un train avec mon vélo en soute ou monter en voiture jusqu'à la frontière (je suis de Lyon) mais ce n'est pas ce qui me préoccuppe.
J'ai l'habitude de voyager à vélo, je voudrais m'arrêter dans des villes pour visiter et faire des expos tout en me baladant en nature.
Je voudrais avoir des avis sur ce qu'il y a de sympa à voir ou à éviter... je ne connais pas la Belgique mais le sud ne semble pas très intéressant?
Faut-il suivre les vélo-routes où y'a t'il d'autres routes? Le camping sauvage est-il facile?
Bien entendu je me renseigne à côté mais si une bonne âme peut partager son avis!
Faire Bruges - Amsterdam à vélo aller et retour English translation pending
Bonjour
je m'y prends un peu tôt mais visiblement j'ai bien raison!!!
je désire faire Bruges/ Amsterdam aller/retour en vélo en Juillet 2020
J'ai peur de galérer à amener des vélos d'autant plus que j'habite dans le Sud ouest de la France, à Bayonne, d'un point de vue transport et d'un point de vue financier!
je sais qu'il existe des itinéraires LF mais c'est tout!
qui pourrait m'aiguiller!!
un grand merci par avance!!
laurence
Organisation visite Arches NP et Canyonlands NP English translation pending
Bonjour,
je suis en train de plancher sur le roadbook de mon voyage dans l'Ouest en juillet prochain. Nous partons avec mes beaux-parents ainsi que la famille de mon beau-frère et ma famille: 6 adultes, 4 enfants (7 ans, 5 ans, 3 ans, 5 mois!). a part pour mon épouse et moi, ça sera le premier voyage au pays de l'oncle Sam pour le reste de l'équipage. Je me charge d'onc d'organiser ce périple.
Je suis occupé par les J16 et 17 dans la région de Moab, nous y avons prévu Arches (que j'ai déjà fait) et Canyonlands (que je n'ai pas encore visité). Le j16 matin, nous quittons la ville de Vernal, UT (étape depuis le Yellowstone). Donc dans mon idée, j'imaginais:
j16: Vernal-Moab, 349km, 4h, dans l'après midi Devils Garden (probablement limité à Landscape Arch) et vers 17h30, Wolfe ranch parking pour faire Delicate Arch au couché. j17: départ le matin pour Canyonlands: Grand View Point (petite balade), green river overlook, mesa arch et retour vers Moab par Schafer road, via Gooseneck et Thelma & Louise point.
Pensez-vous que ça soit réalisable dans cet ordr? il s'agit ici du canevas de base et je pensais rajouter quelques points de vue ou Arches selon le temps restant sur place, mais j'ai besoin d'un programme organisé comme nous serons en groupe.
Merci de votre aide.
bonne semaine à tous.
Je suis occupé par les J16 et 17 dans la région de Moab, nous y avons prévu Arches (que j'ai déjà fait) et Canyonlands (que je n'ai pas encore visité). Le j16 matin, nous quittons la ville de Vernal, UT (étape depuis le Yellowstone). Donc dans mon idée, j'imaginais:
j16: Vernal-Moab, 349km, 4h, dans l'après midi Devils Garden (probablement limité à Landscape Arch) et vers 17h30, Wolfe ranch parking pour faire Delicate Arch au couché. j17: départ le matin pour Canyonlands: Grand View Point (petite balade), green river overlook, mesa arch et retour vers Moab par Schafer road, via Gooseneck et Thelma & Louise point.
Pensez-vous que ça soit réalisable dans cet ordr? il s'agit ici du canevas de base et je pensais rajouter quelques points de vue ou Arches selon le temps restant sur place, mais j'ai besoin d'un programme organisé comme nous serons en groupe.
Merci de votre aide.
bonne semaine à tous.
Prévision pour voyage en camping-car au Canada et aux États-Unis English translation pending
Bonjour
Je prépare un road trip en camping car (le notre) au canada et usa pour une durée d'environ 9 à 12 mois. Je suis à la recherche de toutes les informations qui pourront rendre notre voyage inoubliable. Nous transporterons le camping car par voie maritime avec une moto dans la soute.
Merci par avance pour vos infos!
L'Ouest américain: départ et retour à Denver (3 semaines) English translation pending
Bonjour,
Je me décide d'ouvrir un post dédié afin de ne pas faire n'importe quoi trop rapidement...🤪
En gros, nous sommes deux adultes et trois enfants (qui auront 4 ans 1/2, 8 ans et 10 ans en juillet 2019).
Nous aimerions partir trois semaines dans l'ouest mais avec départ et retour à Denver. Venant de Belgique, nous partirons de Bruxelles, c'est le plus pratique pour nous.
Pourquoi Denver? Car pour l'instant, il n'y a que via Icelandair (que l'on connait) qui donne un prix correct (+/- 4030€ pour nous 5).
Nos Estas et passeports sont ok (partis à NY cette année).
Pour la période, c'était soit juillet soit le congé de Pâques en avril. Au final, on a décidé de privilégier juillet malgré les désavantages de la chaleur, la foule etc.
Le but de ce post (dans un premier temps) est de savoir si c'est pas un peu dingue de partir de Denver pour faire une GROSSE boucle.
C-à-d → Denver, Las Vegas, LA, SF etc pour revenir par le nord sur Denver. En +/- 20 jours...😇
Si c'est totalement débile, nous devrions trouver des vols vers LA ou SF afin de faire une boucle plus petite. Du coup, prix encore plus conséquent mais autant faire les choses correctement, quitte à devoir post-poser ce voyage à 2020...🙁
Je vous remercie d'avance pour votre précieuse aide. Je m'en vais me documenter! 🙂
Je me décide d'ouvrir un post dédié afin de ne pas faire n'importe quoi trop rapidement...🤪
En gros, nous sommes deux adultes et trois enfants (qui auront 4 ans 1/2, 8 ans et 10 ans en juillet 2019).
Nous aimerions partir trois semaines dans l'ouest mais avec départ et retour à Denver. Venant de Belgique, nous partirons de Bruxelles, c'est le plus pratique pour nous.
Pourquoi Denver? Car pour l'instant, il n'y a que via Icelandair (que l'on connait) qui donne un prix correct (+/- 4030€ pour nous 5).
Nos Estas et passeports sont ok (partis à NY cette année).
Pour la période, c'était soit juillet soit le congé de Pâques en avril. Au final, on a décidé de privilégier juillet malgré les désavantages de la chaleur, la foule etc.
Le but de ce post (dans un premier temps) est de savoir si c'est pas un peu dingue de partir de Denver pour faire une GROSSE boucle.
C-à-d → Denver, Las Vegas, LA, SF etc pour revenir par le nord sur Denver. En +/- 20 jours...😇
Si c'est totalement débile, nous devrions trouver des vols vers LA ou SF afin de faire une boucle plus petite. Du coup, prix encore plus conséquent mais autant faire les choses correctement, quitte à devoir post-poser ce voyage à 2020...🙁
Je vous remercie d'avance pour votre précieuse aide. Je m'en vais me documenter! 🙂
Choisir entre Zion National Park et Cedar Breaks National Monument English translation pending
Bonjour à tous
Voilà un bout de notre road trip au mois d'août . Nous sommes 5 avec un monospace.
-Le 4 août New York /Los Angeles rècuperer la voiture chez "dollar" et nuit le quartier boulevard hollywood .
-Autoroute pour Tucson : 3 nuits et Visite de la région .
-Le mercredi 8 route pur le nord visite de "Petrified Forest" .nous dormons à Gallup "Festival indien" à cette période .
-Le jeudi 9 visite du "Canyon de Chelly " . Le soir nous dormons chez un Navajos entre Chinle et "Monument Valley ".
-Le vendredi 10 et samedi 11 nous dormons à Blanding (beaucoup moins chère que Moab) . Visite de Monument Valley le matin .Ensuite route touristique 261 et 95 l'après -midi . Le soir Blanding . Le samedi prendre la route de Moab à gauche 2 petites routes et sites :"Needles overlook" et "Needles visitor center" et " à droite church rock" . le soir , retour
-Le dimanche 12 route pour Moab , nous dormons à Green River, j'hésite ce jour là aussi pour visiter en fin de journée "Arches" ou "Canyonlands" moins de monde semble t-il ? et magnifique point de vue à "Dead Horse Point State Park".
-Le lundi 13 : très belle route 24 et 12 par "Capitol Reef" et autre sites, nous dormons à Tropic .
-Le mardi 14 : randonnée à Bryce Canyon . Nous dormons à Cedar City .
-Le mercredi 15 : Hésitation.Beaucoup de monde au mois d'août à Zion , chaleur moite et parc qui demande de faire de grandes randonnées pour bien l'apprécier. Je me demande s'il serait pas mieux de faire plutôt ce petit parc "Cedar city " à 3000 m d'altitude : falaises , panoramas et prairies fleuries en été.Ce parc me parait très beau et frais .
Le soir nous dormons à Mesquite Nevada.Le lendemain Las Vegas et "Grand Canyon en hélicoptère le vendredi matin. Ensuite jusqu'au 23 août"Death valley" , "Sequoia" et San Francisco.Retour à Paris
Je demande avis et conseil au connaisseurs.Merci
Séparer la rubrique vélo et vélo électrique English translation pending
je suggère comme indiqué dans le titre du post de séparer le vélo et le vélo électrique.
je ne sais pas pour vous mais je ne considère pas faire le même genre de voyage à vélo ! propulsé avec l’énergie humaine et avec l’énergie électrique est totalement différent !
quand vous ete en train de suer a grosse goutte en arrivant en haut d'un col et qu'un gugus arrive a votre hauteur, l'air en parfaite santé, voir "fume sa clope en roulant, si si j'ai vu ça" et vous balance tranquille : " je sais pas comment tu fais pour rouler avec tout ce chargement sans électrique " et lui il est avec son moteur j'ai envie que d'une chose, le pousser dans le ravin. en plus il vous lance encore tranquille " on fais quelques km ensemble ?"
ou est le courage des sacochards ? pour moi tout ce qui est électrifie n'est pas un sacochard et je vous suggère d'aller créer un forum spécial pour vous les électrifiés.
c'étais juste un coup de gueule comme ça et ça fais du bien 😉
je ne sais pas pour vous mais je ne considère pas faire le même genre de voyage à vélo ! propulsé avec l’énergie humaine et avec l’énergie électrique est totalement différent !
quand vous ete en train de suer a grosse goutte en arrivant en haut d'un col et qu'un gugus arrive a votre hauteur, l'air en parfaite santé, voir "fume sa clope en roulant, si si j'ai vu ça" et vous balance tranquille : " je sais pas comment tu fais pour rouler avec tout ce chargement sans électrique " et lui il est avec son moteur j'ai envie que d'une chose, le pousser dans le ravin. en plus il vous lance encore tranquille " on fais quelques km ensemble ?"
ou est le courage des sacochards ? pour moi tout ce qui est électrifie n'est pas un sacochard et je vous suggère d'aller créer un forum spécial pour vous les électrifiés.
c'étais juste un coup de gueule comme ça et ça fais du bien 😉
9ème voyage à Cuba: impressions, bébé, expo, graphisme et ciné English translation pending
Bonjour les voyageurs!
Presque un an s'est écoulé depuis mon dernier post, et je suis un chouia en retard puisque je voulais vous parler de mon dernier voyage au mois de mai cette année.. (pression pression, il fallait que ce soit posté avant le prochain en décembre!).
J'ai pour la première fois testé La Havane avec une petite choupinette de 8 mois puisque je suis partie avec une amie et son bébé, direction centro habana pour meubler un appartement qu'elle a acheté avec son mari et présenter la poupette à la belle famille (on a laissé le mari en France, c'était une histoire de filles!). Je vous raconte un peu tout ça pour vous expliquer ce qui va suivre.
Alors, après ce voyage, je me suis promis d'arracher tous les orteils du prochain collègue, ami, ami d'ami, cousin du voisin, qui vient me demander de l'aider à préparer son voyage en me disant "tu comprends il faut absolument que j'y aille avant que ca change!". Aaaaaaaah je peux plus l’entendre cette phrase elle me rend dingue ! Parce que 1. Oui ce serait génial que les choses changent pour cuba et les cubains même si ca doit changer la carte postale que les touristes on en tête 2. Si ça bouge un peu pour certains (qui n’étaient déjà pas si mal) pour la très grande majorité il ne s’est pas passé grand-chose. On oublie un peu les médias, on oublie Chanel, .. Parce qu’en fait il y a un énorme décalage entre l'image qu'on donne de l'ile dans les médias (français en tout cas) et la réalité.. A part les hôtels qui poussent comme des champignons, très honnêtement, je n'ai pas vu de grandes différences (ah si, plein de nouveaux restau un peu branchouille, mais apparemment ça devient un peu chaud pour eux, l'Etat commence à regarder la réussite de certains d'un mauvais œil). En gros tu passes toujours des heures et des heures (ou des jours et des jours), à trouver des clous, un bouchon de baignoire, un frigo d'occasion, ... la belle, bonne vieille galère à la cubaine..! Et quand tu n'as pas trop d'argent et que tu vas dans des restau pas cher et bien tu attends toujours que la serveuse ait fini sa conversation avec sa copine, il manque la moitié des plats inscrits sur la carte, ...
Et du coup ils commencent à se pointer les bons vieux français râleurs a qui on avait pas expliqué que l'authenticité cubaine c'était, certes pas de publicité, pas de wifi, d'anciennes voitures, mais surtout un service qui n'est pas à la hauteur, des infrastructures qui ne suivent pas, ... (si tu as beaucoup d'argent ce commentaire ne te concerne pas, tu pourras aller manger dans des restau (souvent très bon!) avec un service au top) Et donc ca rentre en France et ça critique (et moi ça m'énerve beaucoup, alors même que j'adore mes compatriotes). Bref, Cuba ça n'a jamais été ni le paradis qu'on vous vendait avant, ni le paradis qu'on vend aujourd'hui. Mais il existe, il est au bout de vos doigts mais pas au niveau du bouton de la télécommande ou des pages des magazines. Il faut juste se donner un petit peu de mal pour essayer de l'attraper.
Alors pour en revenir au thème bébé, et ne pouvant parler que de l'expérience havanaise, je conseillerais à tous les parents de prévoir le coup niveau couches! ça a été le petit stress de fin de séjour. Même avec de l'argent on a fait toutes les boutiques de la Havane, et il n'y en avait plus.. que des couches pour personnes âgés! Sinon en poussette c'est la belle galère, j'avais l'impression qu'il y avait un peu plus de trous chaque jours dans la chaussée..! Nous n'avons pas eu à nous préoccuper du lait donc je ne pourrai pas vous renseigner sur ce point. Les gens ont été adorables de manière générale et la petite était aux anges durant 10 jours. Même le reggaeton à fond dans la rue et la chaleur n'ont pas eu raison de son sommeil!
Les missions bébé et appartement ont occupés une très grande partie de mon séjour mais au départ j'y allais aussi un peu pour la première édition de la biennale de dessin. J'ai tout de même pu faire de belles rencontres puisque ce qui fait l'âme de Cuba c'est avant tout ces habitants et sa culture. Aussi, désolée, je ne pourrai pas vous indiquer quel est le prix du mojito dans tel bar ou quelles sont les casas où il faut se rendre. Ce qui m’importe le plus ce sont les gens, du coup c’est plutôt d’eux dont je vais parler.
Néanmoins, question pratique, je vous recommande (je pense déjà en avoir cité certains dans mes précédents post) : - - http://serendipia-cc.com - le site de Céline avec les infos pratiques les plus importantes et plein d’infos culturelles, sociétales, ..
- - www.lapapeleta.cult.cu/ - l’agenda culturel pour organiser vos sorties !
- - https://www.alamesacuba.com/es/ - pour repérer les restau (en espagnol ou anglais) – téléchargez l’appli avant de partir, elle fonctionne sans connexion ! (pour ceux qui ont regardé les reportages d’arte durant la journée spéciale Cuba vous aurez vu Yondainer Gutierrez, le jeune entrepreneur à l’origine du projet et qui fait un super boulot !)
- -La boutique Clandestina d’Idania del Rio pour vos cadeaux souvenirs. Idania a une équipe au top et propose des produits à l’image de cette jeunesse créative et pleine de motivation (vous pouvez la suivre sur facebook et instagram)
Plein de petites galeries ont ouvert, je vous conseille d'aller y faire un tour. Vous trouverez un très grand nombre d'entre elles sur le site de serendipia.
Et évidemment je vous conseille toujours de faire appel aux services de mon ami Ernesto qui parle toujours aussi bien français, connait toujours aussi bien sa ville et les derniers bons plans !
Sinon j'ai pu visiter le nouveau bâtiment de l'alliance française sur le Prado, il est magnifique! Si vous passez dans le coin.
On ne la présente plus mais la FAC (prononcé juste "Fabrica" par les cubains) reste pour moi un endroit à visiter. La programmation est bien à jour et il y en a pour tous les gouts.
Lors de l'exposition d'inauguration de la Biennale (justement à la Fabrica) j'ai connu le travail d'une graphiste française, Glawdys Morey, qui avait dessiné un "No es facil" assez génial. Je vous invite à le voir sur son blog : http://valisediplomatique.blogspot.fr Elle expose à la Slow Galerie de Paris en décembre pour ceux qui pourraient s’y rendre.
En décembre Francis Jeannay va également présenter son projet "mi publicidad de calle" . Vernissage le 9 décembre au Bastille Desing Center. Le thème central de son projet est l'exploitation de l'espace public à travers notamment le portrait et la calligraphie. Les travaux de deux supers graphistes : Nelson Ponce et Giselle Monzon, seront aussi exposés (https://www.facebook.com/Francis-Jeanney-photography-607952622581044/ pour plus d'infos à venir).
Et pour finir sur le thème de la photo, toujours à Paris (désolée..), rdv en ce moment même à la fondation Brownstone pour une expo photo de Marc Riboud !
Sinon mon intérêt pour le cinéma cubain a continué de grandir depuis le Festival de la Havane l'année dernière et je suis heureuse de voir qu'il se fait sa petite place sur la scène internationale. Si vous avez l’occasion d’aller voir le dernier film de Pavel Giroud, « El acompanante » n’hésitez pas ! Il représentera Cuba aux Oscars 2017 et a plusieurs nominations au Goya.
Les projets se montent difficilement et les réalisateurs déploient une énergie dingue pour donner naissance à leurs films. C’est l’occasion de saluer le travail assez incroyable de l'ambassade de Norvège dans le soutien à la production cinématographique cubaine. Soutien aussi du côté des Pays-Bas avec l'initiative Go Cuba! au sein du Festival World Cinema Amsterdam.
Comme les moyens pour financer les projets sont extrêmement limités, les réalisateurs font aujourd'hui de plus en plus appel au financement participatif. Et cela reste très compliqué à organiser à cause de l’accès à internet. En ce moment même un jeune réalisateur, Yimit Ramirez Gonzales, cherche a financer son premier long métrage, entre documentaire et fiction. Il a une belle équipe autour de lui, motivée et inspirée ! (je vous parle de ce projet parce que l’appel à financement est actuellement en cours mais ça aurait pu être un autre, je n’ai pas d’intérêt particulier autre que le soutien à la création !). On me demande souvent comment aider les cubains, alors certes ramener des vêtements, des stylos, du savon, ça aide, mais soutenir des jeunes dans leurs projets, dans leur volonté de créer et de construire la nouvelle page culturelle de l’île me parait tout aussi important. La participation commence à environs 10 €, un petit geste de soutien à portée de portefeuille ! C’est par ici => https://www.verkami.com/projects/15973-quiero-hacer-una-pelicula
Je vous souhaite plein de belles rencontres et d’en prendre plein les yeux durant vos voyages dans l’île, soyez curieux et laissez vous porter, vous aurez tout à y gagner !
Marie
Presque un an s'est écoulé depuis mon dernier post, et je suis un chouia en retard puisque je voulais vous parler de mon dernier voyage au mois de mai cette année.. (pression pression, il fallait que ce soit posté avant le prochain en décembre!).
J'ai pour la première fois testé La Havane avec une petite choupinette de 8 mois puisque je suis partie avec une amie et son bébé, direction centro habana pour meubler un appartement qu'elle a acheté avec son mari et présenter la poupette à la belle famille (on a laissé le mari en France, c'était une histoire de filles!). Je vous raconte un peu tout ça pour vous expliquer ce qui va suivre.
Alors, après ce voyage, je me suis promis d'arracher tous les orteils du prochain collègue, ami, ami d'ami, cousin du voisin, qui vient me demander de l'aider à préparer son voyage en me disant "tu comprends il faut absolument que j'y aille avant que ca change!". Aaaaaaaah je peux plus l’entendre cette phrase elle me rend dingue ! Parce que 1. Oui ce serait génial que les choses changent pour cuba et les cubains même si ca doit changer la carte postale que les touristes on en tête 2. Si ça bouge un peu pour certains (qui n’étaient déjà pas si mal) pour la très grande majorité il ne s’est pas passé grand-chose. On oublie un peu les médias, on oublie Chanel, .. Parce qu’en fait il y a un énorme décalage entre l'image qu'on donne de l'ile dans les médias (français en tout cas) et la réalité.. A part les hôtels qui poussent comme des champignons, très honnêtement, je n'ai pas vu de grandes différences (ah si, plein de nouveaux restau un peu branchouille, mais apparemment ça devient un peu chaud pour eux, l'Etat commence à regarder la réussite de certains d'un mauvais œil). En gros tu passes toujours des heures et des heures (ou des jours et des jours), à trouver des clous, un bouchon de baignoire, un frigo d'occasion, ... la belle, bonne vieille galère à la cubaine..! Et quand tu n'as pas trop d'argent et que tu vas dans des restau pas cher et bien tu attends toujours que la serveuse ait fini sa conversation avec sa copine, il manque la moitié des plats inscrits sur la carte, ...
Et du coup ils commencent à se pointer les bons vieux français râleurs a qui on avait pas expliqué que l'authenticité cubaine c'était, certes pas de publicité, pas de wifi, d'anciennes voitures, mais surtout un service qui n'est pas à la hauteur, des infrastructures qui ne suivent pas, ... (si tu as beaucoup d'argent ce commentaire ne te concerne pas, tu pourras aller manger dans des restau (souvent très bon!) avec un service au top) Et donc ca rentre en France et ça critique (et moi ça m'énerve beaucoup, alors même que j'adore mes compatriotes). Bref, Cuba ça n'a jamais été ni le paradis qu'on vous vendait avant, ni le paradis qu'on vend aujourd'hui. Mais il existe, il est au bout de vos doigts mais pas au niveau du bouton de la télécommande ou des pages des magazines. Il faut juste se donner un petit peu de mal pour essayer de l'attraper.
Alors pour en revenir au thème bébé, et ne pouvant parler que de l'expérience havanaise, je conseillerais à tous les parents de prévoir le coup niveau couches! ça a été le petit stress de fin de séjour. Même avec de l'argent on a fait toutes les boutiques de la Havane, et il n'y en avait plus.. que des couches pour personnes âgés! Sinon en poussette c'est la belle galère, j'avais l'impression qu'il y avait un peu plus de trous chaque jours dans la chaussée..! Nous n'avons pas eu à nous préoccuper du lait donc je ne pourrai pas vous renseigner sur ce point. Les gens ont été adorables de manière générale et la petite était aux anges durant 10 jours. Même le reggaeton à fond dans la rue et la chaleur n'ont pas eu raison de son sommeil!
Les missions bébé et appartement ont occupés une très grande partie de mon séjour mais au départ j'y allais aussi un peu pour la première édition de la biennale de dessin. J'ai tout de même pu faire de belles rencontres puisque ce qui fait l'âme de Cuba c'est avant tout ces habitants et sa culture. Aussi, désolée, je ne pourrai pas vous indiquer quel est le prix du mojito dans tel bar ou quelles sont les casas où il faut se rendre. Ce qui m’importe le plus ce sont les gens, du coup c’est plutôt d’eux dont je vais parler.
Néanmoins, question pratique, je vous recommande (je pense déjà en avoir cité certains dans mes précédents post) : - - http://serendipia-cc.com - le site de Céline avec les infos pratiques les plus importantes et plein d’infos culturelles, sociétales, ..
- - www.lapapeleta.cult.cu/ - l’agenda culturel pour organiser vos sorties !
- - https://www.alamesacuba.com/es/ - pour repérer les restau (en espagnol ou anglais) – téléchargez l’appli avant de partir, elle fonctionne sans connexion ! (pour ceux qui ont regardé les reportages d’arte durant la journée spéciale Cuba vous aurez vu Yondainer Gutierrez, le jeune entrepreneur à l’origine du projet et qui fait un super boulot !)
- -La boutique Clandestina d’Idania del Rio pour vos cadeaux souvenirs. Idania a une équipe au top et propose des produits à l’image de cette jeunesse créative et pleine de motivation (vous pouvez la suivre sur facebook et instagram)
Plein de petites galeries ont ouvert, je vous conseille d'aller y faire un tour. Vous trouverez un très grand nombre d'entre elles sur le site de serendipia.
Et évidemment je vous conseille toujours de faire appel aux services de mon ami Ernesto qui parle toujours aussi bien français, connait toujours aussi bien sa ville et les derniers bons plans !
Sinon j'ai pu visiter le nouveau bâtiment de l'alliance française sur le Prado, il est magnifique! Si vous passez dans le coin.
On ne la présente plus mais la FAC (prononcé juste "Fabrica" par les cubains) reste pour moi un endroit à visiter. La programmation est bien à jour et il y en a pour tous les gouts.
Lors de l'exposition d'inauguration de la Biennale (justement à la Fabrica) j'ai connu le travail d'une graphiste française, Glawdys Morey, qui avait dessiné un "No es facil" assez génial. Je vous invite à le voir sur son blog : http://valisediplomatique.blogspot.fr Elle expose à la Slow Galerie de Paris en décembre pour ceux qui pourraient s’y rendre.
En décembre Francis Jeannay va également présenter son projet "mi publicidad de calle" . Vernissage le 9 décembre au Bastille Desing Center. Le thème central de son projet est l'exploitation de l'espace public à travers notamment le portrait et la calligraphie. Les travaux de deux supers graphistes : Nelson Ponce et Giselle Monzon, seront aussi exposés (https://www.facebook.com/Francis-Jeanney-photography-607952622581044/ pour plus d'infos à venir).
Et pour finir sur le thème de la photo, toujours à Paris (désolée..), rdv en ce moment même à la fondation Brownstone pour une expo photo de Marc Riboud !
Sinon mon intérêt pour le cinéma cubain a continué de grandir depuis le Festival de la Havane l'année dernière et je suis heureuse de voir qu'il se fait sa petite place sur la scène internationale. Si vous avez l’occasion d’aller voir le dernier film de Pavel Giroud, « El acompanante » n’hésitez pas ! Il représentera Cuba aux Oscars 2017 et a plusieurs nominations au Goya.
Les projets se montent difficilement et les réalisateurs déploient une énergie dingue pour donner naissance à leurs films. C’est l’occasion de saluer le travail assez incroyable de l'ambassade de Norvège dans le soutien à la production cinématographique cubaine. Soutien aussi du côté des Pays-Bas avec l'initiative Go Cuba! au sein du Festival World Cinema Amsterdam.
Comme les moyens pour financer les projets sont extrêmement limités, les réalisateurs font aujourd'hui de plus en plus appel au financement participatif. Et cela reste très compliqué à organiser à cause de l’accès à internet. En ce moment même un jeune réalisateur, Yimit Ramirez Gonzales, cherche a financer son premier long métrage, entre documentaire et fiction. Il a une belle équipe autour de lui, motivée et inspirée ! (je vous parle de ce projet parce que l’appel à financement est actuellement en cours mais ça aurait pu être un autre, je n’ai pas d’intérêt particulier autre que le soutien à la création !). On me demande souvent comment aider les cubains, alors certes ramener des vêtements, des stylos, du savon, ça aide, mais soutenir des jeunes dans leurs projets, dans leur volonté de créer et de construire la nouvelle page culturelle de l’île me parait tout aussi important. La participation commence à environs 10 €, un petit geste de soutien à portée de portefeuille ! C’est par ici => https://www.verkami.com/projects/15973-quiero-hacer-una-pelicula
Je vous souhaite plein de belles rencontres et d’en prendre plein les yeux durant vos voyages dans l’île, soyez curieux et laissez vous porter, vous aurez tout à y gagner !
Marie
Citations sur la photographie English translation pending
Cela fait quelques années que je "collectionne" les citations sur la photographie, la plupart ayant pour auteurs de grands photographes (mais pas uniquement)...
Picorées ça et là sur Internet ou dans divers ouvrages photographiques...
A l'aube des vacances estivales, je les soumets sans modération à votre méditation...
Les bons conseils sont toujours bons à prendre en cette période de l'année 🙂
DE L’UNIVERSALITE DU LANGAGE PHOTOGRAPHIQUE : - Une image vaut mieux que mille mots (Confucius) - La photographie, c’est mieux qu’un dessin, mais il ne faut pas le dire (Jean-Auguste-Dominique Ingres) - La photographie c’est la littérature de l’œil (Rémi Donnadieu) - The whole point of taking pictures is so that you don’t have to explain things with words (Elliott Erwitt) - La photographie est le seul langage qui peut être compris dans le monde entier (Bruno Barbey) - The photograph is an undeniably powerful medium. Free from the constraints of language, and harnessing the unique qualities of a single moment frozen in time (Steve McCurry)
DE L’IMPORTANCE DU REGARD PORTE A L’IMAGE : - Il y a trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, et celles qui ne voient jamais rien (Léonard De Vinci) - A camera is a tool for learning how to see without a camera (Dorothea Lange) - All the technique in the world doesn't compensate for the inability to notice (Elliott Erwitt) - SI vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien (Ruth Bernard) - Si ta photographie n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près (Robert Capa) - Photography is an art of observation. It has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them (Elliott Erwitt) - Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l'enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange (Bill Brandt)
DE L’IMPORTANCE D’UN CERVEAU DERRIERE LE VISEUR : - The single most important component of a camera is the twelve inches behind it (Ansel Adams) - Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire (Robert Doisneau) - S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend (Henri Cartier-Bresson) - Un bon photographe est celui qui est capable non pas de représenter la réalité objective, mais de traduire les sensations et les émotions ressenties au moment de déclencher (David Duchemin) - Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur (Henri Cartier-Bresson) - Pour être photographe, il faut non seulement regarder à travers son objectif, mais aussi et surtout avec son subjectif (Anne-Laure Jacquart) - La bonne photo est quelque chose que tu n’as pas vu et que le photographe te dévoile (Gianni Berengo Gardin) - Le photographe, n'est-il pas celui qui écrit avec la lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier (Abbas)
DE L’IMPORTANCE DE LA COMPOSITION EN GENERAL : - Tu ne prends pas une photographie, tu la crées (Ansel Adams) - La différence entre une bonne photo et une photo médiocre c’est une question de millimètres, une différence minuscule. Mais c’est primordial. Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre les photographes, mais c’est cette toute petite différence qui compte peut-être (Henri Cartier-Bresson) - Une photographie est pour moi la reconnaissance simultanée, dans une fraction de seconde, d’une part de la signification d’un fait, de l’autre de l’organisation rigoureuse des formes qui expriment ce fait (Henri Cartier-Bresson) - Think of composition as the foundations of your image, and just like those of a building, foundations need to be strong (Henry Carroll) - Le cadre est au cœur de tout. Le cadre, c'est notre art. Peindre avec la lumière, dans des éclats de temps, dans les limites du cadre de notre image. Lorsque cette combinaison d'éléments exprime quelque chose de façon unique, cela devient de l'art (David Duchemin) - La plupart des bons photographes saisissent l’esprit d’un sujet, mettent en relief un aspect ou une caractéristique unique et lui donnent une expression et une signification (John Hedgecoe)
…ET DE L’IMPORTANCE DE L’APPRENTISSAGE DE LA COMPO INSTINCTIVE EN PARTICULIER : - To consult the rules of composition before making a picture is a little like consulting the law of gravitation before going for a walk (Edward Weston) - La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants (Henri Cartier-Bresson) - Entre mes voyages, je ne photographie guère. Et pourtant, chaque jour, je prends des dizaines de photos dans ma tête. Je photographie une grande partie de l’année sans appareil, tout en discutant avec un ami, en se baladant dans la rue. Il faut toujours cadrer une image afin de cultiver son regard photographique. Ainsi, le jour où il faut photographier, la perception visuelle est déjà alerte (Olivier Föllmi) - Il faut avoir l‘instinct du nombre d’or (Willy Ronis)
DE L’INSTANT "DECISIF" : - Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde (Pierre Movila) - Le temps court et s'écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l'éternité saisit l'instant qui l'a éblouie (Henri Cartier-Bresson) - Photographier c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art (Pierre Movila) - La photo c'est la chasse, c'est l'instinct de chasse sans l'envie de tuer. C'est la chasse des anges… On traque, on vise, on tire, et clac au lieu d'un mort on fait un éternel (Chris Marker) - Je ne prends pas une photographie, j'attends qu'on me la donne (Reza)
DE L’INUTILITE DU MITRAILLAGE INTENSIF : - Aujourd’hui tout le monde a un stylo… Est-ce que ça fait augmenter le nombre de grands écrivains ? Non ! Et pour la photo, c’est pareil ! (Reza) - On reconnaît facilement le photographe professionnel au milieu d'un troupeau de touristes : c'est celui qui cache son appareil (Roland Topor) - See with your eyes, not your camera! Sometimes, leave the camera in the bag and just spend the day seeing (Henry Carroll) - Les touristes découvrent sur leurs photos les sites qu'ils avaient renoncé à regarder pour trouver le temps de les prendre (Jean Delacour) - Ne photographier que lorsque cela brule… Ne pas bouger, se refuser, tant qu’il n’y a aucune évidence et aucune nécessité (Jean Gaumy) - On ne tire pas sur des perdrix avec une mitrailleuse. On choisit une perdrix, puis une autre perdrix. A cet instant-là les autres se sont peut-être envolées. Mais je vois des gens qui font "tac-tac-tac" avec un moteur. Ce qui est incroyable c’est qu’ils prennent toujours leurs photos au mauvais moment. J’aime beaucoup observer un bon photographe au travail. Il y a de l’élégance, c’est comme une corrida (Henri Cartier-Bresson)
DU HASARD PHOTOGRAPHIQUE : - La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard (John Stuart Mill) - Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard (Victor Hugo)
DE LA CONCENTRATION DANS LE VISEUR, ESSENTIELLE AVANT LE DECLENCHEMENT : - Au moment où je fais un portrait ou un paysage, Boubat n'existe plus. Le secret, le voilà : il n'y a plus de Boubat, plus de village hindou, dans ce moment très court nous faisons partie d'un tout, nous ne sommes plus séparés du paysage, de la personne devant nous. Pourtant, en ce moment béni, il n'y a plus de Boubat, il n'y a plus rien (Edouard Boubat) - En général, je ne change rien à ce qui se passe, je regarde, j’attends. Simplement, à chaque photo, je suis impressionné par une situation, et j’essaie de trouver la bonne place où pouvoir placer mon instantané, pour que le réel se révèle dans sa vérité la plus vive. Il y a un vrai plaisir à trouver la place juste, cela fait partie de la joie de la prise de vue, et c’est quelquefois aussi un tourment, parce qu’on espère des choses qui ne se passent pas où qui arriveront quand vous ne serez plus là (Willy Ronis) - Qui n'a éprouvé ce moment de grâce, d'euphorie où la passion de regarder, de découvrir, de cadrer exerce une pression si forte qu'elle nous fait basculer, chavirer dans un autre monde ? Ce point de déséquilibre, où l'on est poussé hors de soi, précipité à l'extérieur, est un moment de grande jouissance, le visage fouetté par le vent, les yeux submergés par le déferlement des images (Marc Riboud)
DE L’IMPORTANCE DE LA MAITRISE DES BASES TECHNIQUES : - C'est comme si le photographe souffrait d'un dédoublement chronique de la personnalité. D'un côté l'artiste, de l'autre le technicien. D'un côté la vision, de l'autre le savoir-faire. Et à la rencontre des deux, l'art de la photographie serait l'expression de notre vision servie par une technique éprouvée. Une excellente photographie, c'est la rencontre entre un savoir-faire et une vision (David Duchemin) - La technique, il est bon de la fréquenter pour la connaître intimement et attirer ses bonnes grâces, après quoi elle doit vous ficher royalement la paix (Robert Doisneau) - Lisez, intégrez pour ensuite mieux oublier car, au final, la photographie est un acte qui vous unit, vous, l’appareil et le sujet que vous photographiez (Michael Freeman) - La photographie est une discipline qui demande de la patience, de l’entraînement et de l’assiduité tel un musicien qui répète des gammes (Céline Jentzsch)
DE LA DISCRETION EN VOYAGE : - Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s’effacer. S’il y avait un mode d’emploi, ce serait certainement celui-là (Edouard Boubat) - Quand on se sent voyeur, c’est qu’on n’est pas assez proche des gens (Jean-Louis Courtinat)
DE LA LUMIERE : - La photographie, c'est le photographe. C'est un art ; c'est mieux qu'un art, c'est un phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil ! (Alphonse de Lamartine) - Une image est mise au point avec la lumière et c'est la lumière qui crée l'image (Federico Fellini) - Ce n'est pas tellement la lumière qui m'inspire, c'est ce que la lumière éclaire (Willy Ronis) - Wherever there is a light, one can photograph (Alfred Stieglitz) - Light makes photography. Embrace light. Admire it. Love it. But above all, know light. Know it for all you are worth, and you will know the key to photography (George Eastman)
DE L’IMPORTANCE TOUTE RELATIVE DU MATERIEL : - Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, mais l'œil (Edouard Boubat) - Croire qu’une photo, c’est le simple produit d’un système optique, d’une ouverture de diaphragme, d’une émulsion, d’un temps de pose, erreur. Une photo, ça se fait aussi avec des sentiments, une certaine idée de la vie. Une bonne photo, ça peut être un hasard, un coup de chance. Mais cent belles photos, c’est le portrait d’un homme (Claude Roy) - Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman (Peter Adams)
DE L’HUMILITE DU PHOTOGRAPHE (et oui, toutes nos photos ne sont pas bonnes !🤪): - Si je savais prendre une bonne photographie, je le ferais à chaque fois (Robert Doisneau) - The more pictures you see, the better you are as a photographer (Robert Mapplethorpe) - Une bonne photo est difficile à définir, son propos, sa beauté intrinsèque, sa composition et la lumière qui la nourrit sont autant d'éléments qui rentrent en jeu, mais je me suis souvent dit, pour qu'une photo soit bonne, qu'elle devrait plaire à la fois à ceux que je photographiais et à ceux qui regardaient la photo d'un œil extérieur (Fouad Elkoury) - Il y a deux personnes dans une image: le photographe et le spectateur (Ansel Adams) - Quand on me demande quelle est ma meilleure photo, je réponds : J'espère la faire demain, et j'essaierai de changer ma façon de voir (Marc Riboud)
ET UN PEU D’HUMOUR POUR FINIR : - Sentant venir la mort, le photographe a dit entre ses dents: "Attention... Ne bougeons plus !" (Alphonse Allais) - Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas (Pierre Dac)
DE L’UNIVERSALITE DU LANGAGE PHOTOGRAPHIQUE : - Une image vaut mieux que mille mots (Confucius) - La photographie, c’est mieux qu’un dessin, mais il ne faut pas le dire (Jean-Auguste-Dominique Ingres) - La photographie c’est la littérature de l’œil (Rémi Donnadieu) - The whole point of taking pictures is so that you don’t have to explain things with words (Elliott Erwitt) - La photographie est le seul langage qui peut être compris dans le monde entier (Bruno Barbey) - The photograph is an undeniably powerful medium. Free from the constraints of language, and harnessing the unique qualities of a single moment frozen in time (Steve McCurry)
DE L’IMPORTANCE DU REGARD PORTE A L’IMAGE : - Il y a trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, et celles qui ne voient jamais rien (Léonard De Vinci) - A camera is a tool for learning how to see without a camera (Dorothea Lange) - All the technique in the world doesn't compensate for the inability to notice (Elliott Erwitt) - SI vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien (Ruth Bernard) - Si ta photographie n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près (Robert Capa) - Photography is an art of observation. It has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them (Elliott Erwitt) - Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l'enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange (Bill Brandt)
DE L’IMPORTANCE D’UN CERVEAU DERRIERE LE VISEUR : - The single most important component of a camera is the twelve inches behind it (Ansel Adams) - Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire (Robert Doisneau) - S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend (Henri Cartier-Bresson) - Un bon photographe est celui qui est capable non pas de représenter la réalité objective, mais de traduire les sensations et les émotions ressenties au moment de déclencher (David Duchemin) - Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur (Henri Cartier-Bresson) - Pour être photographe, il faut non seulement regarder à travers son objectif, mais aussi et surtout avec son subjectif (Anne-Laure Jacquart) - La bonne photo est quelque chose que tu n’as pas vu et que le photographe te dévoile (Gianni Berengo Gardin) - Le photographe, n'est-il pas celui qui écrit avec la lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier (Abbas)
DE L’IMPORTANCE DE LA COMPOSITION EN GENERAL : - Tu ne prends pas une photographie, tu la crées (Ansel Adams) - La différence entre une bonne photo et une photo médiocre c’est une question de millimètres, une différence minuscule. Mais c’est primordial. Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre les photographes, mais c’est cette toute petite différence qui compte peut-être (Henri Cartier-Bresson) - Une photographie est pour moi la reconnaissance simultanée, dans une fraction de seconde, d’une part de la signification d’un fait, de l’autre de l’organisation rigoureuse des formes qui expriment ce fait (Henri Cartier-Bresson) - Think of composition as the foundations of your image, and just like those of a building, foundations need to be strong (Henry Carroll) - Le cadre est au cœur de tout. Le cadre, c'est notre art. Peindre avec la lumière, dans des éclats de temps, dans les limites du cadre de notre image. Lorsque cette combinaison d'éléments exprime quelque chose de façon unique, cela devient de l'art (David Duchemin) - La plupart des bons photographes saisissent l’esprit d’un sujet, mettent en relief un aspect ou une caractéristique unique et lui donnent une expression et une signification (John Hedgecoe)
…ET DE L’IMPORTANCE DE L’APPRENTISSAGE DE LA COMPO INSTINCTIVE EN PARTICULIER : - To consult the rules of composition before making a picture is a little like consulting the law of gravitation before going for a walk (Edward Weston) - La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants (Henri Cartier-Bresson) - Entre mes voyages, je ne photographie guère. Et pourtant, chaque jour, je prends des dizaines de photos dans ma tête. Je photographie une grande partie de l’année sans appareil, tout en discutant avec un ami, en se baladant dans la rue. Il faut toujours cadrer une image afin de cultiver son regard photographique. Ainsi, le jour où il faut photographier, la perception visuelle est déjà alerte (Olivier Föllmi) - Il faut avoir l‘instinct du nombre d’or (Willy Ronis)
DE L’INSTANT "DECISIF" : - Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde (Pierre Movila) - Le temps court et s'écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l'éternité saisit l'instant qui l'a éblouie (Henri Cartier-Bresson) - Photographier c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art (Pierre Movila) - La photo c'est la chasse, c'est l'instinct de chasse sans l'envie de tuer. C'est la chasse des anges… On traque, on vise, on tire, et clac au lieu d'un mort on fait un éternel (Chris Marker) - Je ne prends pas une photographie, j'attends qu'on me la donne (Reza)
DE L’INUTILITE DU MITRAILLAGE INTENSIF : - Aujourd’hui tout le monde a un stylo… Est-ce que ça fait augmenter le nombre de grands écrivains ? Non ! Et pour la photo, c’est pareil ! (Reza) - On reconnaît facilement le photographe professionnel au milieu d'un troupeau de touristes : c'est celui qui cache son appareil (Roland Topor) - See with your eyes, not your camera! Sometimes, leave the camera in the bag and just spend the day seeing (Henry Carroll) - Les touristes découvrent sur leurs photos les sites qu'ils avaient renoncé à regarder pour trouver le temps de les prendre (Jean Delacour) - Ne photographier que lorsque cela brule… Ne pas bouger, se refuser, tant qu’il n’y a aucune évidence et aucune nécessité (Jean Gaumy) - On ne tire pas sur des perdrix avec une mitrailleuse. On choisit une perdrix, puis une autre perdrix. A cet instant-là les autres se sont peut-être envolées. Mais je vois des gens qui font "tac-tac-tac" avec un moteur. Ce qui est incroyable c’est qu’ils prennent toujours leurs photos au mauvais moment. J’aime beaucoup observer un bon photographe au travail. Il y a de l’élégance, c’est comme une corrida (Henri Cartier-Bresson)
DU HASARD PHOTOGRAPHIQUE : - La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard (John Stuart Mill) - Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard (Victor Hugo)
DE LA CONCENTRATION DANS LE VISEUR, ESSENTIELLE AVANT LE DECLENCHEMENT : - Au moment où je fais un portrait ou un paysage, Boubat n'existe plus. Le secret, le voilà : il n'y a plus de Boubat, plus de village hindou, dans ce moment très court nous faisons partie d'un tout, nous ne sommes plus séparés du paysage, de la personne devant nous. Pourtant, en ce moment béni, il n'y a plus de Boubat, il n'y a plus rien (Edouard Boubat) - En général, je ne change rien à ce qui se passe, je regarde, j’attends. Simplement, à chaque photo, je suis impressionné par une situation, et j’essaie de trouver la bonne place où pouvoir placer mon instantané, pour que le réel se révèle dans sa vérité la plus vive. Il y a un vrai plaisir à trouver la place juste, cela fait partie de la joie de la prise de vue, et c’est quelquefois aussi un tourment, parce qu’on espère des choses qui ne se passent pas où qui arriveront quand vous ne serez plus là (Willy Ronis) - Qui n'a éprouvé ce moment de grâce, d'euphorie où la passion de regarder, de découvrir, de cadrer exerce une pression si forte qu'elle nous fait basculer, chavirer dans un autre monde ? Ce point de déséquilibre, où l'on est poussé hors de soi, précipité à l'extérieur, est un moment de grande jouissance, le visage fouetté par le vent, les yeux submergés par le déferlement des images (Marc Riboud)
DE L’IMPORTANCE DE LA MAITRISE DES BASES TECHNIQUES : - C'est comme si le photographe souffrait d'un dédoublement chronique de la personnalité. D'un côté l'artiste, de l'autre le technicien. D'un côté la vision, de l'autre le savoir-faire. Et à la rencontre des deux, l'art de la photographie serait l'expression de notre vision servie par une technique éprouvée. Une excellente photographie, c'est la rencontre entre un savoir-faire et une vision (David Duchemin) - La technique, il est bon de la fréquenter pour la connaître intimement et attirer ses bonnes grâces, après quoi elle doit vous ficher royalement la paix (Robert Doisneau) - Lisez, intégrez pour ensuite mieux oublier car, au final, la photographie est un acte qui vous unit, vous, l’appareil et le sujet que vous photographiez (Michael Freeman) - La photographie est une discipline qui demande de la patience, de l’entraînement et de l’assiduité tel un musicien qui répète des gammes (Céline Jentzsch)
DE LA DISCRETION EN VOYAGE : - Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s’effacer. S’il y avait un mode d’emploi, ce serait certainement celui-là (Edouard Boubat) - Quand on se sent voyeur, c’est qu’on n’est pas assez proche des gens (Jean-Louis Courtinat)
DE LA LUMIERE : - La photographie, c'est le photographe. C'est un art ; c'est mieux qu'un art, c'est un phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil ! (Alphonse de Lamartine) - Une image est mise au point avec la lumière et c'est la lumière qui crée l'image (Federico Fellini) - Ce n'est pas tellement la lumière qui m'inspire, c'est ce que la lumière éclaire (Willy Ronis) - Wherever there is a light, one can photograph (Alfred Stieglitz) - Light makes photography. Embrace light. Admire it. Love it. But above all, know light. Know it for all you are worth, and you will know the key to photography (George Eastman)
DE L’IMPORTANCE TOUTE RELATIVE DU MATERIEL : - Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, mais l'œil (Edouard Boubat) - Croire qu’une photo, c’est le simple produit d’un système optique, d’une ouverture de diaphragme, d’une émulsion, d’un temps de pose, erreur. Une photo, ça se fait aussi avec des sentiments, une certaine idée de la vie. Une bonne photo, ça peut être un hasard, un coup de chance. Mais cent belles photos, c’est le portrait d’un homme (Claude Roy) - Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman (Peter Adams)
DE L’HUMILITE DU PHOTOGRAPHE (et oui, toutes nos photos ne sont pas bonnes !🤪): - Si je savais prendre une bonne photographie, je le ferais à chaque fois (Robert Doisneau) - The more pictures you see, the better you are as a photographer (Robert Mapplethorpe) - Une bonne photo est difficile à définir, son propos, sa beauté intrinsèque, sa composition et la lumière qui la nourrit sont autant d'éléments qui rentrent en jeu, mais je me suis souvent dit, pour qu'une photo soit bonne, qu'elle devrait plaire à la fois à ceux que je photographiais et à ceux qui regardaient la photo d'un œil extérieur (Fouad Elkoury) - Il y a deux personnes dans une image: le photographe et le spectateur (Ansel Adams) - Quand on me demande quelle est ma meilleure photo, je réponds : J'espère la faire demain, et j'essaierai de changer ma façon de voir (Marc Riboud)
ET UN PEU D’HUMOUR POUR FINIR : - Sentant venir la mort, le photographe a dit entre ses dents: "Attention... Ne bougeons plus !" (Alphonse Allais) - Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas (Pierre Dac)
Quel véhicule pour voyager en Afrique et Asie en famille? English translation pending
Bonjour, nous avons pour projet de partir en voyage durant environ 18 mois : direction l Est jusqu'en Chine puis sud jusqu en Malaisie: là le véhicule prendrait la mer jusqu en Afrique du Sud et nous remonterions jusqu au Soudan de nouveau le bateau, traversée de l Arabie saoudite, Oman puis dernière traversée pour arriver en Iran, Turquie et retour en Europe.
Nous sommes une famille de 4 personnes et nous cherchons un véhicule capable de sortir des sentiers battus, de rouler sur des pistes sous la mousson...mais aussi assez spacieux pour y loger un petit coin toilette. Mais surtout, surtout d'une mécanique assez simple et qui soit réparable partout! Alors petit camion (pas PL) ou 4x4 avec cellule?
Si certains d entre vous on déjà testé un voyage dans ce type de véhicule, de quoi faut il absolument tenir compte? Y a t il une marque à éviter? Enfin tous vos conseils sont bons à prendre ...
D avance merci
Encore un superbe livre de Jón Kalman Stefánsson English translation pending
Bonjour tout le monde,
Le dernier livre de l'Islandais Jón Kalman Stefánsson, D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds, magnifiquement traduit par Eric Boury, vient de sortir. Une merveille, une fois encore!
http://www.gallimard.fr/Mini-Sites2/Rentree-litteraire-2015/Jon-Kalman-Stefansson.-D-ailleurs-les-poissons-n-ont-pas-de-pieds.-Rentree-litteraire-Gallimard-Roman
Pascale
Le dernier livre de l'Islandais Jón Kalman Stefánsson, D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds, magnifiquement traduit par Eric Boury, vient de sortir. Une merveille, une fois encore!
http://www.gallimard.fr/Mini-Sites2/Rentree-litteraire-2015/Jon-Kalman-Stefansson.-D-ailleurs-les-poissons-n-ont-pas-de-pieds.-Rentree-litteraire-Gallimard-Roman
Pascale
Photos de l’intérieur des bus couchette BKS? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour;
afin de pouvoir me convaincre moi et la family (2 adultes + 4 enfants) de prendre un bus de nuit (BKS only j'insiste) entre Krabi et Bangkok, j'aurais aimé trouver des photos de l’intérieur du bus pour voir les fameuses couchettes.
Est ce que quelqu'un en aurait à me transmettre ou peut me renvoyer vers un site internet où il y en a ? Juste pour pouvoir apprécier le niveau de confort du machin.
PS/ Pas réussi à en trouver avec Google Image....
Merci Guillaume
afin de pouvoir me convaincre moi et la family (2 adultes + 4 enfants) de prendre un bus de nuit (BKS only j'insiste) entre Krabi et Bangkok, j'aurais aimé trouver des photos de l’intérieur du bus pour voir les fameuses couchettes.
Est ce que quelqu'un en aurait à me transmettre ou peut me renvoyer vers un site internet où il y en a ? Juste pour pouvoir apprécier le niveau de confort du machin.
PS/ Pas réussi à en trouver avec Google Image....
Merci Guillaume
3 semaines dans l'Ouest américain: parcs et villes English translation pending
Bonjour,
Apres bien des recherches et l'aide precieuse qu'un grand nombre de forumeurs m'ont apportée (merci a eux), et apres un report de 1 an, mon projet est finalisé (billets d'avion réservés). Je vous le présente et n'hésitez pas à me signaler les imperfections ou les améliorations que vous jugerez utiles. J1 19/10/2015: arrivée Phoenix vers 18h. Nuit pres de l'aéroport 20/10: récupération voiture de location, départ pour l'apache trail le matin puis rte vers grand canyon (nuit a Williams) 21/10: départ tôt pour Gc, south rim et rte vers monument valley (nuit a kayenta ou bluff) 22/10: Monument valley puis rte vers page ((visite horseshoe bend?), nuit a page 23/10: journee Page, Lake Powell, nuit Page 24/10: Page à Bryce Canyon, nuit à Bryce 25/10: Bryan >Zion (courte ballade) puis route Vegas, nuit Vegas 26 au 28: Las Vegas (casino, piscine, outlet et oui, oui, mariage) 29/10: départ vers Death Valley, nuit 30/10: Death valley > Bodie, Alabama hills, nuit Lee Vining (?) 31/10: Lee Vining > Yosemite, nuit El Portal (?) 01 au 03/11: San Francisco, 3 nuits 4/11: Sf>Los Angeles (nuit Obispo (?) 5 au 7/11: 3 nuits LA 8/11: vol retour La > Nice.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos contributions, vous pouvez voir que quelques incertitudes demeurent et que par ailleurs je n'ai encore reserve aucun hotel (peut être imprudent mais en octobre, novembre ça doit être jouable en cours de route).
Merci encore Pascale et Flo
Apres bien des recherches et l'aide precieuse qu'un grand nombre de forumeurs m'ont apportée (merci a eux), et apres un report de 1 an, mon projet est finalisé (billets d'avion réservés). Je vous le présente et n'hésitez pas à me signaler les imperfections ou les améliorations que vous jugerez utiles. J1 19/10/2015: arrivée Phoenix vers 18h. Nuit pres de l'aéroport 20/10: récupération voiture de location, départ pour l'apache trail le matin puis rte vers grand canyon (nuit a Williams) 21/10: départ tôt pour Gc, south rim et rte vers monument valley (nuit a kayenta ou bluff) 22/10: Monument valley puis rte vers page ((visite horseshoe bend?), nuit a page 23/10: journee Page, Lake Powell, nuit Page 24/10: Page à Bryce Canyon, nuit à Bryce 25/10: Bryan >Zion (courte ballade) puis route Vegas, nuit Vegas 26 au 28: Las Vegas (casino, piscine, outlet et oui, oui, mariage) 29/10: départ vers Death Valley, nuit 30/10: Death valley > Bodie, Alabama hills, nuit Lee Vining (?) 31/10: Lee Vining > Yosemite, nuit El Portal (?) 01 au 03/11: San Francisco, 3 nuits 4/11: Sf>Los Angeles (nuit Obispo (?) 5 au 7/11: 3 nuits LA 8/11: vol retour La > Nice.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos contributions, vous pouvez voir que quelques incertitudes demeurent et que par ailleurs je n'ai encore reserve aucun hotel (peut être imprudent mais en octobre, novembre ça doit être jouable en cours de route).
Merci encore Pascale et Flo
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Séjour à San Francisco et environs (sans voiture) English translation pending
Bonjour,
Moi et un ami partons pour San Francisco (arrivée et départ réservés à l’aéroport de SF) pour 12 jours en octobre prochain, nous n'avons pas le permis, et souhaiterions visiter la région (ou aller ailleurs) lors de 4-5 derniers jours. Nous avons tous deux la vingtaine, et souhaitons profiter des espaces verts et centres d'arts de la région, ainsi que de la côte et de la faune ouest-américaine.
Il semble avoir été en effet indiqué par plusieurs membres de ce forum lors de discussions précédentes qu'une bonne semaine pour découvrir la ville (à pied, a vélo, en métro, en ferry...) était suffisant. Peut-être certains d'entre vous auront des idées d'endroits (quartiers des galeries d'art, centres culturels latino & afro américains, parcs méconnus, lieux calmes et proches de la mer) à ajouter à ma liste de visite somme toute classique (musées, centre culturels, quartiers, sausalito, oakland peut-être ou pas, ocean beach, stow lake)?
Je me demande de fait s'il ne faudrait pas se déplacer et bouger pendant 4 ou 5 jours, lors desquels il faudrait utiliser bus et trains pour passer de ville en ville (avez-vous pratiqué ces bus/trains, quelle en est votre souvenir?) ou de faire directement un aller retour dans une grosse ville en avion (Sacramento, Seattle, LA) afin de revisiter tout autre chose. Auriez-vous une idée de boucle à faire par le biais de transports en commun, qui est connue et sympa?
Je pense qu'une autre de mes questions serait: en dehors des tourbus, est-ce qu'aller à Yosemite ou d'autres grands parcs brièvement, et y rester 1 nuit par exemple, vaut le coup, aux vues de la durée des trajets. Vaut-il mieux avoir une base arrière dans une ville proche de plusieurs gros parcs et faire le trajet de 2h aller, 2h retour? Et si oui, quelqu'un a-t-il une idée de ville agréable où se poser quelques jours (san josé, palo alto, redwood city) pour partir en excursion par le biais de transports en commun (bus train etc)?
Vous aurez remarqué que j'aime beaucoup les parenthèses et les phrases un peu trop longues, désolé. J'ai hâte de vous lire, merci beaucoup clément
Il semble avoir été en effet indiqué par plusieurs membres de ce forum lors de discussions précédentes qu'une bonne semaine pour découvrir la ville (à pied, a vélo, en métro, en ferry...) était suffisant. Peut-être certains d'entre vous auront des idées d'endroits (quartiers des galeries d'art, centres culturels latino & afro américains, parcs méconnus, lieux calmes et proches de la mer) à ajouter à ma liste de visite somme toute classique (musées, centre culturels, quartiers, sausalito, oakland peut-être ou pas, ocean beach, stow lake)?
Je me demande de fait s'il ne faudrait pas se déplacer et bouger pendant 4 ou 5 jours, lors desquels il faudrait utiliser bus et trains pour passer de ville en ville (avez-vous pratiqué ces bus/trains, quelle en est votre souvenir?) ou de faire directement un aller retour dans une grosse ville en avion (Sacramento, Seattle, LA) afin de revisiter tout autre chose. Auriez-vous une idée de boucle à faire par le biais de transports en commun, qui est connue et sympa?
Je pense qu'une autre de mes questions serait: en dehors des tourbus, est-ce qu'aller à Yosemite ou d'autres grands parcs brièvement, et y rester 1 nuit par exemple, vaut le coup, aux vues de la durée des trajets. Vaut-il mieux avoir une base arrière dans une ville proche de plusieurs gros parcs et faire le trajet de 2h aller, 2h retour? Et si oui, quelqu'un a-t-il une idée de ville agréable où se poser quelques jours (san josé, palo alto, redwood city) pour partir en excursion par le biais de transports en commun (bus train etc)?
Vous aurez remarqué que j'aime beaucoup les parenthèses et les phrases un peu trop longues, désolé. J'ai hâte de vous lire, merci beaucoup clément
Humanitaire à l'étranger (infirmière) English translation pending
J'ai 49 ans, je suis en école d'infirmière, et mon projet est de faire de l'humanitaire dans les pays en développement, en particulier en Afrique, mais pas que. Je serais ravie si vous pouviez me raconter vos expériences dans l'humanitaire à l'étranger. Merci d'avance.
Cargo pour iveco + passager entre Iran ou Oman et Inde English translation pending
Je cherche un cargo plutot qu'un ro/ro pour rejoindre la peninsule indienne depuis l'iran ou oman au debut du printemps.est ce possible de trouver sur place?de reserver depuis la france?
Découvrir Los Angeles et y vivre un certain temps English translation pending
Bonjour a tous,
Depuis le temps que je consulte le forum j'ai decider de m'inscrire pour vous faire part de mon projet et par la même occasion vous demander quelques conseils.
Mon projet est de découvrir Los Angeles, pas seulement la ville avec le coté touriste mais bien de vivre là-bas un certain temps afin de découvrir la ville sur le long terme et bien sur apprendre l'anglais.
J'ai 22ans et mon projet de base est de faire un sejour linguistique avec un organisme (Kaplan, EF, ESL etc..) j'ai toujours été motivé pour faire sa, je le prépare depuis plus d'un ans en travaillant mais plus j'approche du projet plus je me dit que les prix sont quand même vachements chère, mon but étant de rester de 6mois a 1ans. En fonction de mon budget je me deciderais sur la durée, j'aimerais partir entre juillet et septembre 2015 (bien sur en fonction des dates des écoles et tous ça)
J'aimerais savoir si il y a quelqu'un içi qui a déjà éffectuer un voyage du genre a Los Angeles, quel budget avait-t-il avant son départ, est-ce que ça vaut vraiment le coup au vu du prix?
Enfin Pour finir, dans l'évantualité que je change d'avis vu les prix du voyage, mon envie de découvrir Los Angeles elle sera toujours la donc quelle solution j'ai de découvrir cette ville (sur une durée d'environt 1ans) sachant que pour trouver un travail de la France, sans connaissance sur place me parait éxtrenement compliqué. Je precise que ce soit pour travailler ou etudier je n'ai aucun problème avec ça le but étant de rester là-bas peut importe la manière.
Merci d'avance pour vos retour.
Mon projet est de découvrir Los Angeles, pas seulement la ville avec le coté touriste mais bien de vivre là-bas un certain temps afin de découvrir la ville sur le long terme et bien sur apprendre l'anglais.
J'ai 22ans et mon projet de base est de faire un sejour linguistique avec un organisme (Kaplan, EF, ESL etc..) j'ai toujours été motivé pour faire sa, je le prépare depuis plus d'un ans en travaillant mais plus j'approche du projet plus je me dit que les prix sont quand même vachements chère, mon but étant de rester de 6mois a 1ans. En fonction de mon budget je me deciderais sur la durée, j'aimerais partir entre juillet et septembre 2015 (bien sur en fonction des dates des écoles et tous ça)
J'aimerais savoir si il y a quelqu'un içi qui a déjà éffectuer un voyage du genre a Los Angeles, quel budget avait-t-il avant son départ, est-ce que ça vaut vraiment le coup au vu du prix?
Enfin Pour finir, dans l'évantualité que je change d'avis vu les prix du voyage, mon envie de découvrir Los Angeles elle sera toujours la donc quelle solution j'ai de découvrir cette ville (sur une durée d'environt 1ans) sachant que pour trouver un travail de la France, sans connaissance sur place me parait éxtrenement compliqué. Je precise que ce soit pour travailler ou etudier je n'ai aucun problème avec ça le but étant de rester là-bas peut importe la manière.
Merci d'avance pour vos retour.
Sylvain Tesson English translation pending
J'ai une pensée pour l'Ami Sylvain Tesson, Voyageur-Ecrivain, qui livre actuellement un bigrement drôle de combat...
A lui, le farfelu, l'intrépide, le poète, le bourlingueur, le magnifique Wanderer, j'ai juste envie d'offrir une edelweiss "fleur solaire couleur de lune"*
Revenez vite Monsieur...
Dolma
*Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages
A lui, le farfelu, l'intrépide, le poète, le bourlingueur, le magnifique Wanderer, j'ai juste envie d'offrir une edelweiss "fleur solaire couleur de lune"*
Revenez vite Monsieur...
Dolma
*Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages
Vol KLM: tronçon entre Bruxelles-Midi et Schipol English translation pending
Bonjour à tous !
Je dois prochainement prendre un vol KLM au départ d'Amsterdam. Ce billet comprend en outre un trajet en Thalys de Bruxelles-midi vers Schipol.
Air France dispose de guichets à la gare du midi (du côté de la rue de France). Je suppose que je peux m'y présenter pour mon vol KLM (compte tenu de l'alliance entre les deux compagnies) ou alors que KLM dispose également de bureaux sur place.
L'enregistrement des bagages (check-in) a-t-il lieu à la gare ?
En fait, ma principale préoccupation ici est de savoir quand je dois arriver à la gare. Pour un vol, je me présente en général 1h30 (vol sur une compagnie low cost), 2 heures (vols "normaux") ou 3 heures (vols intercontinentaux) avant le décollage mais ce sera la première fois que je pars de Bruxelles-midi avec des billets "d'avion".
Je vais éviter prévoir un peu de marge mais, pour y passer régulièrement, je ne pense pas que je m'amuserai follement si je dois rester trois heures à ne rien faire dans cette gare.
Merci beaucoup !
Je dois prochainement prendre un vol KLM au départ d'Amsterdam. Ce billet comprend en outre un trajet en Thalys de Bruxelles-midi vers Schipol.
Air France dispose de guichets à la gare du midi (du côté de la rue de France). Je suppose que je peux m'y présenter pour mon vol KLM (compte tenu de l'alliance entre les deux compagnies) ou alors que KLM dispose également de bureaux sur place.
L'enregistrement des bagages (check-in) a-t-il lieu à la gare ?
En fait, ma principale préoccupation ici est de savoir quand je dois arriver à la gare. Pour un vol, je me présente en général 1h30 (vol sur une compagnie low cost), 2 heures (vols "normaux") ou 3 heures (vols intercontinentaux) avant le décollage mais ce sera la première fois que je pars de Bruxelles-midi avec des billets "d'avion".
Je vais éviter prévoir un peu de marge mais, pour y passer régulièrement, je ne pense pas que je m'amuserai follement si je dois rester trois heures à ne rien faire dans cette gare.
Merci beaucoup !
Ouest américain en mai-juin 2014: Concert et Sport English translation pending
Bonjour à tous,
Je découvre ce site qui a l'air très intéressant et utile ! Je suis donc en pleine préparation de mon voyage pour l'Ouest Américain qui se déroulera courant Mai-Juin 2014, pour une durée de 20 jours, avec mon ami. Nous faisons une boucle de LA pour repartir de SFO, en passant par Grand Canyon, Monument Valley, Page-Lake Powell et Antelope Canyon, Bryce Canyon, Traversée du Zion, Las Vegas, Death Valley, Bodie, Yosemite NP! 🙂
Les vols et les hôtels sont réservés, toutefois, il me reste maintenant à organiser mon circuit plus en détail. Nous aimerions donc avoir plus d'infos sur les éléments suivants :
- Nous souhaitons pouvoir assister à un évènement sportif et un concert soit aux alentoirs de LA soit de SFO... mais je n'arrive pas à trouver de site internet intéressant, avez-vous des conseils ou des sites à me suggérer ? - Ensuite, j'ai demandé à ma banque si je pouvais commander des dollars... et là, on me dit que depuis la zone Euro, les banques ne vendent quasiment plus de monnaies... Ah !! 😐 Du coup, que me conseillez-vous? D'acheter des dollars en arrivant à l'aéroport ? Ou à la Banque de France avant de partir ? - J'hésite à acheter le pass America The Beauty... D'ailleurs, faut-il un pass par personne ou par voiture (peut-être bête comme question mais j'ai un doute!) Voilà les 1ères questions qui me viennent... Merci pour vos réponses et vos éventuelles suggestions ou conseils ! 😉
Je découvre ce site qui a l'air très intéressant et utile ! Je suis donc en pleine préparation de mon voyage pour l'Ouest Américain qui se déroulera courant Mai-Juin 2014, pour une durée de 20 jours, avec mon ami. Nous faisons une boucle de LA pour repartir de SFO, en passant par Grand Canyon, Monument Valley, Page-Lake Powell et Antelope Canyon, Bryce Canyon, Traversée du Zion, Las Vegas, Death Valley, Bodie, Yosemite NP! 🙂
Les vols et les hôtels sont réservés, toutefois, il me reste maintenant à organiser mon circuit plus en détail. Nous aimerions donc avoir plus d'infos sur les éléments suivants :
- Nous souhaitons pouvoir assister à un évènement sportif et un concert soit aux alentoirs de LA soit de SFO... mais je n'arrive pas à trouver de site internet intéressant, avez-vous des conseils ou des sites à me suggérer ? - Ensuite, j'ai demandé à ma banque si je pouvais commander des dollars... et là, on me dit que depuis la zone Euro, les banques ne vendent quasiment plus de monnaies... Ah !! 😐 Du coup, que me conseillez-vous? D'acheter des dollars en arrivant à l'aéroport ? Ou à la Banque de France avant de partir ? - J'hésite à acheter le pass America The Beauty... D'ailleurs, faut-il un pass par personne ou par voiture (peut-être bête comme question mais j'ai un doute!) Voilà les 1ères questions qui me viennent... Merci pour vos réponses et vos éventuelles suggestions ou conseils ! 😉
Algérie, Tunisie, Egypte en voiture, et avec un chien English translation pending
Bonjour!!!
Je serais motivées pour entreprendre un voyage avec ma voiture, (pour faciliter le transport avec mon chien). Quelqu'un a t'il tenté l'aventure en Algérie, Tunisie, et Egypt avec un véhicule? Quels sont les formalités pour passer les frontières? Le Niveau de vie dans ces pays?, le regard vis à vie des Chiens? Merci d'avance pour vos réponses!!!
Je serais motivées pour entreprendre un voyage avec ma voiture, (pour faciliter le transport avec mon chien). Quelqu'un a t'il tenté l'aventure en Algérie, Tunisie, et Egypt avec un véhicule? Quels sont les formalités pour passer les frontières? Le Niveau de vie dans ces pays?, le regard vis à vie des Chiens? Merci d'avance pour vos réponses!!!
Projet de tour du monde en camping-car et en famille English translation pending
bonjour
J'ai pour projet d'effectuer dans les années a venir un tour du monde en camping car sur une durée de 3ans environ accompagné de ma femme et de nos 3 enfants.
Pourriez vous nous guider et nous faire partager votre expérience concernant le type de véhicule à choisir sachant qu'il nous faudra donc 5 couchettes et que, bien que nous ayons choisi nos destination de manières à rester dans les périodes chaudes afin de profiter à maximum de l’extérieur, nous passons également dans des pays froid et il nous faudra donc un bon isolement. de plus les routes n'étant pas toutes tel que l'asphalte occidental il nous faudra un véhicule pouvant passer partout. quel type de véhicule me conseillez vous ?
De plus je me pose des questions concernant les transport de véhicule pour les trajet Maroc-Brésil, Alaska-Australie, Australie-Thaïlande et Inde-Mozambique. Quelles types de transport existent il ? J'ai entendu parler des ro-ro mais ils précisent sur beaucoup de site que le véhicule doit rester vide d'affaires personnelles, j'au aussi entendu parler de charger le véhicule dans un container mais cela me parait incompatible avec un véhicule habitable sachant que la hauteur d'un container est de 2m35. existe t'il d'autres moyen qui permettent d’éviter de se faire dépouiller et d'éviter au véhicule de prendre une douche d'eau salé (se qui l’endommagerai)?
merci d'avance pour toutes ces informations qui me permettrait de concrétiser se rêve.
cordialement
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car English translation pending
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et impar��e, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et impar��e, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Compte rendu d'Égypte: visite de Louxor et plongée à Safaga English translation pending
Salut à tous,
je rentre tout juste d'Egypte et j'en profite pour faire un CR qui pourra peut-etre aider les futurs voyageurs. Je precise que ce CR sera diffusé sur Voyage Forum et Plongeur.com, vu qu'il y a surement certains plongeurs sur VF et quelques voyageurs sur Plongeur.com
Bref, nous sommes partis 2 semaines, arrivant à Louxor et repartant d'Hurghada, avec pour partager notre temps entre visite (d'abord) et plongée (ensuite).
Louxor De façon globale, les monuments autour de la ville sont d'une somptuosité rarement égalée. Nous avons visité le Temple de Luxor, Le temple de Karnak, Le temple d'Hatchipsut, la vallée des rois, le Habu Temple, etc. Nous avons fait ca en 2 jours et demi, alternant taxi, velo et un peu de caleche pour aller a Karnak. Rien a jeter dans tout ca c'est sublime.
Point important pour Louxor, nous étions sur la rive ouest et avons été TRES contents de notre choix. La rive est, la principale est bien plus fréquentée et on est sollicité en permanence dès qu'on met le pied dehors (le pire pays a ce niveau là de toutes mes visites). A noter pour les filles qu'un pantalon est conseillé si on veut éviter les remarques continuelles.
Hotel pas mal du tout et gens très serviables : Sheherazade Hotel
Aswan + Abu Simbel Nous sommes descendus a Aswan en train (très simple, ticket aller pris par notre hotel, retour par nos soins sans soucis). La premiere journée nous avons fait du Fellouk : hyper agréable et à faire. Le soir, nous sommes allés au son et lumière de Philae : somptueux. Le lendemain départ à 11h pour Abu Simbel, organisé très soigneusement par Aswan Individual. Très peu de monde sur le lieu, presque 30 minutes seuls… fantastique.
Hotel dans le centre, rien d'exceptionnel, mais rien à se plaindre réellement : Kaylani Hotel
Safaga
Transfert en taxi jusqu'a Safaga, a 60km d'Hurghada. A noter que nous avions choisi Safaga pour éviter le bordel d'Hurghada et le mass tourism. Effectivement, ce qu'on nous avait pas dit c'est que Safaga ressemble a une ville fantome. Vraiment pas grand chose a faire, un ou deux restos et les 3/4 des immeubles en friches. Une plage pas pratiquables, bref, le premier contact était un peu dur.
Heureusement, nous avions réservé nos plongées chez Fred Lombard qui officie là bas et qui nous a chouchouté. Depart quotidien a 8h pour un retour vers 16h30. Plus trop le temps du coup de se lamenter sur l'architecture de la ville. Sur le bateau, grand confort, bonne cuisine et très bonne ambiance… sans aucun doute ce qui a rendu notre séjour côté mer rouge vraiment agréable en plus des plongées.
Coté plongée justement, nous sommes partis 7j soit 14 plongées sur divers spots (panorama reef, sha'ab claude, ras abu soma, etc). Hormis une ou deux plongées un peu en dessous, la vie était impressionnante et les lieux magnifiques. Pas mal d'alternance (tombants, jardins, patates, etc) et du coup aucune lassitude. Les coraux sont vraiment impressionnants… premiere fois que je plongeais en mer rouge et c'est vraiment un bonheur. Au niveau de la faune, nous n'avons pas vu de très gros… deux tortues, des beaux napoleons, quelques grosses murenes et des dauphins qui nous ont raccompagnés une fois sur le bateau. Mais c'est surtout une présence de tous les instants qui est a noter : poissons pierres, rascasses volantes, perroquets, des bancs de rougets, thons, empereurs a gros yeux, crevettes, anges, etc etc etc
Bref, que du bonheur avec pas mal de nouveautés pour nous (autonomies, deep, etc) et plein d'images plein la tete.
je rentre tout juste d'Egypte et j'en profite pour faire un CR qui pourra peut-etre aider les futurs voyageurs. Je precise que ce CR sera diffusé sur Voyage Forum et Plongeur.com, vu qu'il y a surement certains plongeurs sur VF et quelques voyageurs sur Plongeur.com
Bref, nous sommes partis 2 semaines, arrivant à Louxor et repartant d'Hurghada, avec pour partager notre temps entre visite (d'abord) et plongée (ensuite).
Louxor De façon globale, les monuments autour de la ville sont d'une somptuosité rarement égalée. Nous avons visité le Temple de Luxor, Le temple de Karnak, Le temple d'Hatchipsut, la vallée des rois, le Habu Temple, etc. Nous avons fait ca en 2 jours et demi, alternant taxi, velo et un peu de caleche pour aller a Karnak. Rien a jeter dans tout ca c'est sublime.
Point important pour Louxor, nous étions sur la rive ouest et avons été TRES contents de notre choix. La rive est, la principale est bien plus fréquentée et on est sollicité en permanence dès qu'on met le pied dehors (le pire pays a ce niveau là de toutes mes visites). A noter pour les filles qu'un pantalon est conseillé si on veut éviter les remarques continuelles.
Hotel pas mal du tout et gens très serviables : Sheherazade Hotel
Aswan + Abu Simbel Nous sommes descendus a Aswan en train (très simple, ticket aller pris par notre hotel, retour par nos soins sans soucis). La premiere journée nous avons fait du Fellouk : hyper agréable et à faire. Le soir, nous sommes allés au son et lumière de Philae : somptueux. Le lendemain départ à 11h pour Abu Simbel, organisé très soigneusement par Aswan Individual. Très peu de monde sur le lieu, presque 30 minutes seuls… fantastique.
Hotel dans le centre, rien d'exceptionnel, mais rien à se plaindre réellement : Kaylani Hotel
Safaga
Transfert en taxi jusqu'a Safaga, a 60km d'Hurghada. A noter que nous avions choisi Safaga pour éviter le bordel d'Hurghada et le mass tourism. Effectivement, ce qu'on nous avait pas dit c'est que Safaga ressemble a une ville fantome. Vraiment pas grand chose a faire, un ou deux restos et les 3/4 des immeubles en friches. Une plage pas pratiquables, bref, le premier contact était un peu dur.
Heureusement, nous avions réservé nos plongées chez Fred Lombard qui officie là bas et qui nous a chouchouté. Depart quotidien a 8h pour un retour vers 16h30. Plus trop le temps du coup de se lamenter sur l'architecture de la ville. Sur le bateau, grand confort, bonne cuisine et très bonne ambiance… sans aucun doute ce qui a rendu notre séjour côté mer rouge vraiment agréable en plus des plongées.
Coté plongée justement, nous sommes partis 7j soit 14 plongées sur divers spots (panorama reef, sha'ab claude, ras abu soma, etc). Hormis une ou deux plongées un peu en dessous, la vie était impressionnante et les lieux magnifiques. Pas mal d'alternance (tombants, jardins, patates, etc) et du coup aucune lassitude. Les coraux sont vraiment impressionnants… premiere fois que je plongeais en mer rouge et c'est vraiment un bonheur. Au niveau de la faune, nous n'avons pas vu de très gros… deux tortues, des beaux napoleons, quelques grosses murenes et des dauphins qui nous ont raccompagnés une fois sur le bateau. Mais c'est surtout une présence de tous les instants qui est a noter : poissons pierres, rascasses volantes, perroquets, des bancs de rougets, thons, empereurs a gros yeux, crevettes, anges, etc etc etc
Bref, que du bonheur avec pas mal de nouveautés pour nous (autonomies, deep, etc) et plein d'images plein la tete.
Mariage tunisien-roumain en Tunisie, partir vivre en Allemagne/France? English translation pending
bonsoir je suis un tunisien et je voulait marier avec une roumaine qui vis en Roumanie mais on veut partir en Allemagne ou en France est ce que c'est possible sachant qu'on va faire le mariage en Tunisie merci de m'aider s'il vous plait
Voyage en Californie et les grands parcs en mai 2013 English translation pending
Bonjour,
😉
Je projete un voyage dans l'ouest des USA en mai pendant 3 semaines avec visite à San Francisco et Los Angeles pour voir ma fille.
Nos sommes 2 et j'hésite en le camping car ou la location de voiture, qu'est-ce qui est le plus judicieux? Si nécéssaire nous pouvons passer quelques nuits sous la tente dans les parcs.
Je compte 2jours/ 3 nuits à S.F et 2/3 jours à L.A, je pense faire la route côtière entre S.F et Los Angeles.
Quel sens me recommandez vous pour commencer le circuit? Départ San Francisco ou Los Angeles.
Nous ne voulons pas visiter Las Vegas.
Quels parcs devons nous faire en priorité, sachant qu'il nous reste environ 15 jours pour faire une boucle mais sans speeder.
Une idée de mon circuit, pas originale !!il y a t-il des destinations que l'on peut zapper ?
2 jours/ 3 nuits à L.A
Grand canyon Antelope canyon Monument valley Torrey Bryce canion Death valley Yosemite parc
2 jours à S.F/3 nuits à SF + 1 nuit entre SF et LA
Merci d'avance pour vos idées et conseils🙂 Aline
Une idée de mon circuit, pas originale !!il y a t-il des destinations que l'on peut zapper ?
2 jours/ 3 nuits à L.A
Grand canyon Antelope canyon Monument valley Torrey Bryce canion Death valley Yosemite parc
2 jours à S.F/3 nuits à SF + 1 nuit entre SF et LA
Merci d'avance pour vos idées et conseils🙂 Aline