Humanitaire à l'étranger (infirmière)
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FE
J'ai 49 ans, je suis en école d'infirmière, et mon projet est de faire de l'humanitaire dans les pays en développement, en particulier en Afrique, mais pas que. Je serais ravie si vous pouviez me raconter vos expériences dans l'humanitaire à l'étranger. Merci d'avance.
CA Carole99 ·
Bonjour, Quelles sont vos disponibilités?
carolendengue@gmail.com
SA Sapotier Regular ·
Bonjour Femine, En quelle année êtes vous? Vous finissez quand votre formation, et que faisiez vous avant? Que cherchez vous en mission à l'étranger? Bonnes fêtes surtout!
FE Femine ·
Ce n'est pas pour tout de suite. Je suis en deuxième année. Je ne compte partir que lorsque mon dernier sera majeur, c'est à dire dans 5 ans.

Ensuite, je cherche à vivre de mes missions, donc l'humanitaire qui me coûte de l'argent ne m'intéresse pas. J'ai déjà pris contact avec Médecins du monde pour qui je démarre une activité bénévole vendredi, avec pour objectif de partir a l'étranger par leur biais des que possible.

Après, rendre service 1 semaine ou deux lors de vacances, en attendant, pourquoi pas. Mais bon, je suis très vigilante quant au sérieux des propositions. Et étant étudiante, je ne suis même pas sûre de pouvoir me payer un billet d'avion.
PI Piclanouss Regular ·
Nous recherchons des maçons et des bonnes volontés pour construire une école primaire publique
PtjA
FE Femine ·
Euh, oui... Si je croise un maçon, je le lui dirai. 😏
IV Ivo Regular ·
Bonjour

Pour partir et être payée être infirmière de suffira pas: une très bonne porte d'entrée, l'Institu de Medecine Tropicale de Anvers. http://www.itg.be/modirisk/GeneralSite/Default.aspx?WPID=513&L=F

Il est spécifiquement destiné aux personnes souhaitant s'orienter dans ce domaine avec une formation. Un truc dont vous devrez tenir compte si vous partez avec une ONG française: les deux premières années vous serez volontaire, c'est à dire que vous ne toucherez "que" 750 euros/mois.

Ne pas oublier le retour de mission: une fois que vous revenez, assurez vous d'avoir assez d'expérience comme infirmière en France pour sécuriser votre recherche d'emploi. Votre employeur n'en aura rien à cirer de votre expérience dans l'humanitaire.

Bon courage
SA Sayasparezo ·
salut, Es ce que vous avez trouvez solution a votre demande? si non envoi moi un message en privé. je vais vous donnez un contact merci
FE Femine ·
Bonjour

Pour partir et être payée être infirmière de suffira pas: une très bonne porte d'entrée, l'Institu de Medecine Tropicale de Anvers. http://www.itg.be/modirisk/GeneralSite/Default.aspx?WPID=513&L=F

Il est spécifiquement destiné aux personnes souhaitant s'orienter dans ce domaine avec une formation. Un truc dont vous devrez tenir compte si vous partez avec une ONG française: les deux premières années vous serez volontaire, c'est à dire que vous ne toucherez "que" 750 euros/mois.

Ne pas oublier le retour de mission: une fois que vous revenez, assurez vous d'avoir assez d'expérience comme infirmière en France pour sécuriser votre recherche d'emploi. Votre employeur n'en aura rien à cirer de votre expérience dans l'humanitaire.

Bon courage

Donc, ce que tu me dis, c'est qu'à la fin d'une mission humanitaire, tu es chômeur ? Si tu pars avec une grosse ONG, entre deux missions, elle ne te connait plus ? C'est une question que je me pose depuis un moment, justement. Après, pendant 2 ans, je touche 750 euros, mais je suis logée ? Nourrie ? C'est vrai que c'est pas beaucoup. Même les grosses ONG, c'est comme ça ?
JC Jcamericasur Globetrotter ·
Salut Myriam, Et si dans en même temps l’infirmière que tu es pouvait me donner une combine pour me débloquer le cou... Figure-toi que je me suis coincé une vertèbre cervicale en regardant la photo de Carole99, et depuis, je marche la tête complètement penchée sur la droite !
IV Ivo Regular ·
Une mission, c'est un CDD, pour simplifier: mission courte de quelques mois ou bien plus longue, 6 mois, un an ou plus. Les CDI sont des contrats qui sont proposés aux personnes travaillant dans les sièges des ONG.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que une ONG (on ne fera pas du cas par cas, MSF étant un peu à part) se voit confier de l'argent afin de mener des actions dans un domaine particulier dans un périmètre donné.

Exemple concret: une zone rurale au nord Kivu possède de faibles accès à l'eau potable (adduction communale, sources), un manque de latrines. Un bailleur de fond possède des enveloppes pour ce type d'interventions, qui s'inscrivent dans une politique de développement et de long terme.L'ONG propose un projet, comportant tous les aspects (besoins, population cible, pérennité, coopération avec les autorités, sensibilisation, besoins logistiques, durée, résultat attendus, ...) Le bailleur accepte et un accord est signé entre le bailleur et l'ONG: cet accord a une durée dans le temps et un budget limité. Aussi, si l'ONG a besoin de 5 expats pour ces activités, elle sait qu'elle pourra les financer durant ce laps de temps grâce à l'enveloppe du bailleur, mais pas au-delà. Le risque financier serait trop important pour l'ONG de donner des CDI dans la mesure où elle ne serait pas en capacité de payer ses expatriés. Donc non l'ONG ne te lâche pas après ta mission: si tu n'es plus sous contrat tu n'es bien évidemment pas payé, comme pour n'importe qu'elle entreprise. Par contre, tu fais partie d'un "vivier": tu es listé en fonction de ton expérience et de tes compétences et il y a de fortes chances qu'ils fassent appel à toi pour repartir en mission. Depuis maintenant deux ans et demie que je suis rentré en France, j'ai fait deux fois des missions courtes (4 mois au total à chaque fois) mais j'ai refusé 6 propositions sur d'autres missions courtes. Sans parler des missions longues sur lesquelles j'aurai pu postuler. Et ce pour une seule et même ONG.

Il y a énormément de travail, c'est un milieu qui se spécialise et qui demande des capacités particulières, il n'y a qu'a voir les formations qui existent. Être responsable de programme sur une base, c'est gérer des budgets de plusieurs centaines de milliers d'euros, superviser des dizaines d'employés pour couvrir un nombre énorme de bénéficiaires. C'est pourquoi le profil: "bonjour je m'appelle Jeannot j'ai 20 ans et je suis super motivé" ne tient pas longtemps face à la réalité des besoins :-) Il y a par conséquent une certaine sécurité de l'emploi, à condition que l'on soit prêt à partir travailler loin de sa famille et de ses amis.

Les 750 euros par mois: quand on démarre dans le milieu humanitaire (en France avant tout), on a un statut de volontaire, ce qui signifie que vous ne serez payés que 750 euros/ mois pour le temps que vous passerez en mission. Et ce pour deux ans de mission au total, ensuite tu passes au statut de salarié avec un contrat et un salaire. C'est soit disant pour tester la motivation des gens: c'est sûr que bosser 50 heures par semaines dans un trou perdu avec un collègue qui est payé deux fois plus que vous pour le même travail, il faut rester motivé. Moi j'ai eu du bol ma première mission s'est faite avec une antenne espagnole qui ne fonctionnait pas comme ça, par conséquent j'ai été salarié tout de suite. Mais il faut relativiser malgré tout: tes 750 euros sont versés sur ton compte en France tous les mois, pendant que sur le terrain tu es nourries (frais de vie) et que tu bénéficies d'argent de "poche" (per diem). Avec ces montants, tu peux quand même en mettre pas mal de coté si tu fais attention.
PA Paret ·
Bonsoir, nous sommes une petite organisation non gouvernementale tu seras bienvenue au Burkina comme bénévole dans notre structure.
GE Geli Veteran ·
Bonsoir Myriam,

Mon expérience personnelle de bénévolat en terme de santé dure depuis 1998. D'abord en santé communautaire pendant environ 12 ans et maintenant en santé publique en milieu hospitalier, toujours au Sénégal. Expérience enrichissante en terme humain et compétences, la reconnaissance des populations soignées vaut largement n'importe quel salaire car durable d'une année sur l'autre.

Vraiment je souhaite à tous de vivre une telle expérience qui apporte tant et surtout nous réapprend les vraies valeurs avec un facteur non négligeable : l'humilité

A vivre absolument Geli
PI Piclanouss Regular ·
Bonjour Myriam. La population a commencé à rassembler les agrégats et de petites cotisations pour la réalisation du projet de construction d'école primaire. Merci d'être notre partenaire auprès d'autres bonnes volontés. Pierre
PtjA
FE Femine ·
Merci Ivo de toutes ces précisions. Je suis toujours très motivée. 750 euros si tu es logé nourri plus argent de poche, ma maison est payée, il resterait 2 enfants à charge à partager avec le papa, ça devrait être jouable. C'est vrai que c'est un peu gonflé de payer les gens aussi peu. Après, entre deux missions, une infirmière n'est jamais sur le carreau, à condition de ne pas faire la fine bouche, il y a toujours de l'intérim à faire. Après, partir plusieurs mois loin de ma famille, c'est à dire mes enfants, c'est la seule famille que j'ai de proche, ils seront grands, ils auront pas envie de rester collés à maman, et moi, j'aurai à construire ma vie de maman dont les enfants sont partis. Pas d'état d'âme sur ce point. Les amis, je les vois pas beaucoup. Donc pas d'état d'âme non plus. Là, j'ai commencé à faire du bénévolat pour Medecins du monde, et quand on a fait 2 ans de bénévolat avec eux en France, on peut postuler pour des missions à l'étranger. En plus, je connais pas encore trop les gens, mais je devrais pouvoir rencontrer des gens qui sont partis à l'étranger et qui pourraient me faire profiter de leur expérience. Pour l'instant, je fais de l'accueil de sans abri, rien à voir, mais j'ai un pied dans la place et je vais manœuvrer pour croiser les bonnes personnes si je peux. Aujourd'hui, je n'ai que ça en tête, partir faire de l'humanitaire à l'étranger, toute ma vie tourne autour de la préparation de ce projet, c'est omniprésent dans toutes mes décisions. Donc ça va se faire, c'est obligé !

Tu fais quoi comme métier ? Tu acceptes ou tu refuses les missions en fonction de quoi ?
IV Ivo Regular ·
Je passe de temps en temps sur le forum, donc je ne suis pas nécessairement les réponses :-)

Je suis dans la logistique, j'ai travaillé essentiellement pour ACF sur des missions courtes et longues. Me femme est également humanitaire, comme infirmière, et pour tout dire, mes deux soeurs aussi :-) On se dit parfois qu'on devrait monter une ONG.

On est rentré il y a 3 ans d'Haïti, après une mission d'un an, qui a été fatigante, plus par rapport aux conditions de vie qu'au travail en lui même (même si il y avait également du stress). Je suis reparti en missions courtes depuis, à me demande, pour la simple et bonne raison que mes deux enfants ont de plus en plus de mal à nous voir partir ma femme ou moi. Actuellement ce qui est déterminant pour moi dans le choix d'une mission, c'est 1) sa durée, 3 mois maximum 2) les conditions sécu 3)éventuellement le type de mission. Je ne suis pas regardant sur le contexte de vie, en partant sur une mission courte, je n'ai aucun soucis à me passer de "confort" et de nourriture variée. La sécurité est quelque chose de primordial, tu dois savoir où tu pars, quelles sont les procédures de sécurité sur place et avec quelle ONG tu pars. Chacun a son approche différente sur ce point de vue là, moi je suis plutôt exigeant et intransigeant. Sur le terrain, en fonction des postes, tu es surtout amenée à coordonner des activités en gérant des équipes et en rencontrant des partenaires locaux, et à te taper plein de travail sur ordinateur :-) Ton expérience de bénévole sert à évaluer ta motivation, mais deux ans ça fait pas mal long quand même.
TH Thyrrienne ·
salut Myriam

je suis promotrice de l’orphelinat nanga, j'aimerais que tu soit avec nous durant ces périodes auprès de ces enfants orphelins, abandonnés enfin de leur donner de ton temps, amour car rien de plus beau de voir les enfants heureux , nous sommes basés au Cameroun plus précisément à douala voilà l'émail de la structure casonnanga@yahoo.fr pour plus amples informations.
yvette
FE Femine ·
Bonjour Ivo Ta femme étant infirmière, tu vas peut-être pouvoir me répondre. Je serai l'année prochaine en troisième année d'école d'infirmière, et on va nous demander de choisir le service dans lequel on voudra faire notre dernier stage qui sera le stage de pré professionnalisation, a priori donc le service dans lequel on souhaite démarrer sa carrière. Il faut donc que je demande le service qui va au mieux me préparer à l'humanitaire. Je pensais demander les urgences. Il me semble à priori que c'est ce qui prépare le mieux à l'humanitaire. Qu'est-ce que tu en penses ? Je dois donner un deuxième choix si le premier ne m'est pas accordé et on nous a dit que les urgences, c'était très demandé, donc c'est pas du tout sûr que j'obtienne les urgences. Du coup, je sais pas trop quoi mettre en deuxième choix. Plutôt un service de médecine je pense et pas de chirurgie. Les maladies infectieuses et tropicales, ce serait bien, mais il me semble que ce n'est pas proposé dans les choix possibles. Je pensais aussi la réanimation, mais je suis pas sûre qu'on fasse de la vraie réanimation en humanitaire, compte tenu des moyens matériels limités ? La gastro serait peut-être bien, mais j'y ai déjà fait un stage et l'équipe est pourrie et ne m'a pas validé le stage, donc pas question d'y retourner. C'est pas évident de faire le bon choix.

Ils ont quel âge tes enfants ?
KO Kola Globetrotter ·
Si tu as la possibilité d'intégrer un vrai service de réanimation polyvalente... ceux dont les patients arrivent direct des urgences, par exemple... tente le.

Tu acquerras une aisance technique, des gestes que tu ne pratiqueras pas ailleurs, le sens de l'initiative, de l'anticipation, de la débrouillardise... la rigueur, la rapidité à évaluer une situation. Tu verras ce qu'est un travail d'équipe en situation d'urgence où chacun connait son rôle et s'active sans gêner les autres, dans le calme et la précision.

Toutes ces qualités gestuelles, techniques, humaines, lesquelles une fois maitrisées permettent de ne plus s'embarrasser avec et d'être dans l'essentiel. Que ce soit dans un service de pointe ou sur le terrain sans les mêmes moyens et avec d'autres contraintes... l'essentiel sera les gens. Ceux avec lesquels tu travailleras et ceux qui en situation de "détresse humanitaire" nécessiteront une telle intervention.

Bonne continuation... 🙂
DJ Djibrilou Regular ·
salut Myriam.ravi de vous lire sur ce site.je suis infirmier d’état au Burkina Faso et je souhaite établir un partenariat avec un expatrié pour mieux travailler dans mon domaine.ça vous enchante de venir au Burkina Faso;pays hospitalier par excellence! je m'appelle djibril diallo et je suis à bobo dioulasso 2eme ville de mon pays.
IV Ivo Regular ·
Bonjour Femine

Comme dit par Kola, les urgences sont surement le choix le plus intéressant: analyse, travail d'équipe, gestion du stress ... Pour l'humanitaire, si tu pars un jour, ce ne sera pas en tant qu'infirmière: tous les pays en ont, et certaines ONG vont plus privilégier des postes plus pointus, comme des médecins, chirurgiens etc. Tous les pays du monde forment des infirmières 🙂 Par contre ce qui est intéressant, c'est de se spécialiser, notamment en nutrition, médecine tropicale (institut Léopold à Anvers), gestion de projet (voir avec l'IFAID à Bordeaux et Bioforce à Lyon). Ta pratique professionnelle va te forger ton expérience et te permettra de développer des compétences (gestion d'équipe, management, organisation ...), critères déterminant quand on te demande de superviser un programme avec 50 personnes pour un budget de plusieurs centaines de milliers de dollars 🤪 Il faut prendre son temps (si si), savoir ce que l'on veut faire, et ne pas penser qu'en termes humanitaires: lorsqu'on rentre de mission, il faut encore trouver sa place en France.

Mes filles ont 6 et 8 ans, et sont désormais bien contentes de rester en France avec les copines 🙂 Ça me laisse le temps d'aller en mission de temps: je rentre juste du Népal où je suis resté un mois et demi.

A bientot

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