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Ouest américain: circuit de 20 jours Los Angeles - Las Vegas - San Francisco en août... 2018 English translation pending
Bonsoir,
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Quel est le pays le plus désagréable pour voyager à vélo? English translation pending
Pour les comportements automobiles.
Moi, j'en mets deux : l'Angleterre et la France.
Retour de 3 semaines dans le Wild Wild West! English translation pending
Ca y est, je me lance... Après avoir reçu tant de conseils sur ce site, il me semble évident que je dois partager avec vous le feed-back de mes 21 jours dans le "Wild, wild west" ! Aucun suspens cependant : je peux déjà vous dire que c'était Ma-gni-fi-que !!! 😎
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
L'ouest des États-Unis en famille (classement) Colorado, Utah, Wyoming, South Dakota English translation pending
Bonjour,
Après avoir lu de nombreux carnets et posé pas mal de questions sur ce forum, je vous propose un compte-rendu de notre voyage qui s’est terminé il y a à peine 1 mois.
Sans les conseils glanés sur VF, notre voyage naurait pas été tout à fait le même, j’en suis sûre. Nous serions peut-être passés à côté de sites comme Little Wild Horse canyon ou Valley of the Gods, nous n’aurions pas eu connaissance du point de vue en hauteur sur Grand Prismatic Spring (à vous décrocher la mâchoire !!), nous n’aurions pas passé une journée aux Cheyenne Frontier Days, etc.
Alors un grand merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ce circuit frôle la perfection !
Je commence juste par un petit historique : j’avais conçu notre premier circuit (avril 2013) de façon à faire un éventuel deuxième voyage sans repasser 2 fois au même endroit. Ce premier itinéraire partait de Phoenix et se terminait à San Francisco en passant par les classiques (GC, MV, Antelope, Bryce, Zion, LV, DV, Yosemite, un bout de la côte Pacifique). Volontairement, j’avais donc écarté Moab de ce premier circuit, en me disant qu’un combiné Moab/Yellowstone serait sympa pour un deuxième voyage. Donc, à part Bryce canyon, tout était nouveau pour nous.
Qui ? Axel (9 ans), Léo (11 ans), Laurent (41 ans) et moi.
Quand ? Du 1er au 25 juillet 2014. 3 semaines ½ de pur bonheur avec (presque) aucune ombre au tableau.
Comment ? Aller-retour avec la compagnie Icelandair et location de voiture via Alamo.
Concernant Icelandair, je dois dire que je m’attendais à pire. Il y a peu de services en classe éco (pas de repas inclus pour les adultes, par exemple) mais on n’a pas eu à se plaindre. Ah si, juste une chose : tous les films sont en anglais ou islandais seulement, alors il faut bien réviser avant pour suivre l’histoire !
Pour la location de la voiture, tout s’est bien passé. Nous avions réservé en janvier, un mid-size SUV directement sur le site d'Alamo au pris de 890€ pour 25 jours. Peu d’attente au comptoir et pas de forcing de la part de l’agent pour prendre l’assurance roadsafe en supplément (contrairement à l’agent de chez Dollar l’an dernier, que nous étions à 2 doigts de renvoyer dans ses 22 après 3 refus courtois de souscrire son assurance). En revanche, en fin de journée, il y avait peu de choix sur le parking. Il devait y avoir 5 mid-size SUV parmi lesquels faire notre choix. On a opté pour un Hyundai Tucson tout neuf.
Où ? Voici le programme :
J1 - Arrivée à Denver à 19h30. J2 – Denver > Moab par l’UT-128 / Visite d’Arches (The Windows, Balanced Rock, Park Avenue). J3 – Arches(Devil’s Garden Trail le matin à la fraîche, Double arch), piste d’Onion Creek en fin d'après-midi. J4 – Rafting sur le Colorado le matin / Corona et Bow tie arches en fin de journée. J5 – Dead Horse point, Canyonlands (Island in the sky), Delicate arch. J6 – Fiery Furnace le matin, puis route vers Durango. J7 – Mesa Verde J8 – Cortez > Hanksville / Visite du fort de Bluff, Valley of the Gods, Gooseneck SP, Little Egypt. J9 – Goblin Valley et Little Wild Horse canyon le matin, puis route vers Capitol Reef (Scenic drive). J10 – Sulfur creek, puis route vers Kodachrome Basin SP par l’UT-12 via Devils Garden. J11 – Bryce canyon, Kodachrome Basin (Panorama trail). J12 – Grosvenor arch, puis route vers SLC / Visite du Museum of Ancient Life à Lehi. J13 – Journée shopping dans les outlets de Park City, puis route vers Jackson. J14 – Grand Teton (Jenny lake trail), Jackson. J15 – Grand Teton, Yellowstone (West Thumb, VC de OF, Grand Prismatic Spring, Firehole lake drive). J16 – Upper geyser basin, Black Sand Basin, Biscuit Basin, Fountain Paint Pot. J17 – Ice lake, Mud Volcano et Sulphur Caldron, Storm point trail, rdv avec Peggy16 de VF. J18 – Norris Geyser Basin, Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. J19 – Grand canyon de la Yellowstone River. J20 – Yellowstone > Cody / Visite de Old Trail Town et Buffalo Bill Center. J21 – Cody > Hulett / Visite de devils Tower. J22 – Deadwood, Mont Rushmore. J23 – Custer SP, Cheyenne Frontier Days. J24 – Cheyenne Frontier Days, puis route vers Denver en fin de journée. J25 – Denver (et ses bouchons monstrueux qui ont failli nous faire rater l'avion 🏴☠️) et retour en France.
Plutôt que de vous livrer notre récit et nos impressions jour par jour, je vais vous faire partager notre classement. Comme pour notre premier voyage, chaque membre de la famille a classé les visites par ordre de préférence, ce qui a révélé de grosses différences entre le ressenti des adultes et celui des enfants !
Pour le détail du récit et plus de photos, vous pouvez jeter un œil à mon blog (en signature). J’ai rédigé une page pour chaque étape, à chaud, au jour le jour, pour donner des nouvelles à nos familles et amis lors du voyage.
Après avoir lu de nombreux carnets et posé pas mal de questions sur ce forum, je vous propose un compte-rendu de notre voyage qui s’est terminé il y a à peine 1 mois.
Sans les conseils glanés sur VF, notre voyage naurait pas été tout à fait le même, j’en suis sûre. Nous serions peut-être passés à côté de sites comme Little Wild Horse canyon ou Valley of the Gods, nous n’aurions pas eu connaissance du point de vue en hauteur sur Grand Prismatic Spring (à vous décrocher la mâchoire !!), nous n’aurions pas passé une journée aux Cheyenne Frontier Days, etc.
Alors un grand merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ce circuit frôle la perfection !
Je commence juste par un petit historique : j’avais conçu notre premier circuit (avril 2013) de façon à faire un éventuel deuxième voyage sans repasser 2 fois au même endroit. Ce premier itinéraire partait de Phoenix et se terminait à San Francisco en passant par les classiques (GC, MV, Antelope, Bryce, Zion, LV, DV, Yosemite, un bout de la côte Pacifique). Volontairement, j’avais donc écarté Moab de ce premier circuit, en me disant qu’un combiné Moab/Yellowstone serait sympa pour un deuxième voyage. Donc, à part Bryce canyon, tout était nouveau pour nous.
Qui ? Axel (9 ans), Léo (11 ans), Laurent (41 ans) et moi.
Quand ? Du 1er au 25 juillet 2014. 3 semaines ½ de pur bonheur avec (presque) aucune ombre au tableau.
Comment ? Aller-retour avec la compagnie Icelandair et location de voiture via Alamo.
Concernant Icelandair, je dois dire que je m’attendais à pire. Il y a peu de services en classe éco (pas de repas inclus pour les adultes, par exemple) mais on n’a pas eu à se plaindre. Ah si, juste une chose : tous les films sont en anglais ou islandais seulement, alors il faut bien réviser avant pour suivre l’histoire !
Pour la location de la voiture, tout s’est bien passé. Nous avions réservé en janvier, un mid-size SUV directement sur le site d'Alamo au pris de 890€ pour 25 jours. Peu d’attente au comptoir et pas de forcing de la part de l’agent pour prendre l’assurance roadsafe en supplément (contrairement à l’agent de chez Dollar l’an dernier, que nous étions à 2 doigts de renvoyer dans ses 22 après 3 refus courtois de souscrire son assurance). En revanche, en fin de journée, il y avait peu de choix sur le parking. Il devait y avoir 5 mid-size SUV parmi lesquels faire notre choix. On a opté pour un Hyundai Tucson tout neuf.
Où ? Voici le programme :
J1 - Arrivée à Denver à 19h30. J2 – Denver > Moab par l’UT-128 / Visite d’Arches (The Windows, Balanced Rock, Park Avenue). J3 – Arches(Devil’s Garden Trail le matin à la fraîche, Double arch), piste d’Onion Creek en fin d'après-midi. J4 – Rafting sur le Colorado le matin / Corona et Bow tie arches en fin de journée. J5 – Dead Horse point, Canyonlands (Island in the sky), Delicate arch. J6 – Fiery Furnace le matin, puis route vers Durango. J7 – Mesa Verde J8 – Cortez > Hanksville / Visite du fort de Bluff, Valley of the Gods, Gooseneck SP, Little Egypt. J9 – Goblin Valley et Little Wild Horse canyon le matin, puis route vers Capitol Reef (Scenic drive). J10 – Sulfur creek, puis route vers Kodachrome Basin SP par l’UT-12 via Devils Garden. J11 – Bryce canyon, Kodachrome Basin (Panorama trail). J12 – Grosvenor arch, puis route vers SLC / Visite du Museum of Ancient Life à Lehi. J13 – Journée shopping dans les outlets de Park City, puis route vers Jackson. J14 – Grand Teton (Jenny lake trail), Jackson. J15 – Grand Teton, Yellowstone (West Thumb, VC de OF, Grand Prismatic Spring, Firehole lake drive). J16 – Upper geyser basin, Black Sand Basin, Biscuit Basin, Fountain Paint Pot. J17 – Ice lake, Mud Volcano et Sulphur Caldron, Storm point trail, rdv avec Peggy16 de VF. J18 – Norris Geyser Basin, Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. J19 – Grand canyon de la Yellowstone River. J20 – Yellowstone > Cody / Visite de Old Trail Town et Buffalo Bill Center. J21 – Cody > Hulett / Visite de devils Tower. J22 – Deadwood, Mont Rushmore. J23 – Custer SP, Cheyenne Frontier Days. J24 – Cheyenne Frontier Days, puis route vers Denver en fin de journée. J25 – Denver (et ses bouchons monstrueux qui ont failli nous faire rater l'avion 🏴☠️) et retour en France.
Plutôt que de vous livrer notre récit et nos impressions jour par jour, je vais vous faire partager notre classement. Comme pour notre premier voyage, chaque membre de la famille a classé les visites par ordre de préférence, ce qui a révélé de grosses différences entre le ressenti des adultes et celui des enfants !
Pour le détail du récit et plus de photos, vous pouvez jeter un œil à mon blog (en signature). J’ai rédigé une page pour chaque étape, à chaud, au jour le jour, pour donner des nouvelles à nos familles et amis lors du voyage.
Escapade dans le Sud marocain English translation pending
Avec un peu de retard voici le récit d'un voyage au Maroc réalisé au printemps.
Les photos sont visibles ici: http://mjpgouret.free.fr/maroc/maroc.html
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
Trois semaines au Japon English translation pending
Bonjour, je vais vous narrer ici nos vacances dans cet étonnant pays. Vous pourrez suivre cette aventure jours après jours et échanger sur notre expérience. Nous revenons avec des images pleins la tête et un sentiment que ça n'a pas duré assez longtemps.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
L'Ouest américain (une 3ème fois) English translation pending
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les 4 grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos(moi c'est film), j’essaie plutôt de donner des infos. Pour avoir avec les photos, c'est ici
Jeudi 24 juillet :
Départ matinal de Lyon.
Vol vers Francfort, escale de 5H puis vol vers Los Angeles avec la Lufhtansa. TB, du classique, mais pas de surprise : ce n’est pas un cliché !
L’immigration se passe très bien (40 min), puis la récupération des bagages (3 min), puis les douanes (10 min : le champagne dans les bagages est passé !!!)
Navette Alamo à la sortie et bien sur la classique récupération du véhicule !!
Faut-il en parler et dire des généralités ? Cela a été à l’image de ce qui est souvent dit à droite ou à gauche. Là aussi du classique, accueil aimable jusqu’à ce que je refuse les assurances .
Quand même une info : J’avais commandé un van 12 pl avec possibilité d’enlever la dernière rangée de sièges. J’ai eu un van 15 places sans pouvoir mettre les bagages. Un peu énervé car du coup pas facile de ranger les bagages malgré la place !!!
Branchement du Garmin avec une petite appréhension au niveau de la carte que j’avais acheté en France, mais aucun souci.
Check in en espagnol à l’hôtel. Rapides courses pour le petit déjeuner du lendemain matin et la glacière , un plouf dans la piscine et dodo à 10h après une journée de 31h !!
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos, j’essaie plutôt de donner des infos.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
6 jours à New York: exemple de programme English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'un séjour de 6 jours à New York.
Grâce à un gros travail de préparation en organisant les visites et les transports, nous avons pu voir et apprécier beaucoup de choses en perdant un minimum de temps sur place. En effet, si nous partons en "vacances", c'est farniente au soleil de préférence, mais quand nous voulons découvrir, pas question de grasses matinées ni d'heures passées dans les restaurants ou à lire les guides pour savoir où nous allons et par quel moyen !!.
Je propose d'ouvrir une file pour faire un compte rendu journée par journée, avec les coûts affichés et notre dépense réelle au final, minimisée grâce à l'utilisation de pass, promos et recherches sur le net. Il y aura également comme sur les autres files que j'ai ouvertes, un lien vers les photos du jour.
Il ne s'agira aucunement de porter un jugement de valeur sur ce qui a été vu, ou la façon dont ça l'a été, mais d'un récit le plus objectif possible. En effet, je ne me vois pas affirmer que le MOMA est mieux que le MET, lui même mieux que le musées d'histoire naturelle par exemple, ou que Greenwich mérite plus une visite que Soho, ou que le taxi est mieux que le métro, lui même mieux que le bus ou le bateau pour se déplacer...Tout ça étant affaire de goûts et de centres d'intérêts très personnels. Je dirai par contre pourquoi telle ou telle solution a été choisie, sachant que ça ne peut convenir à tout le monde.
Ceci demandant un certain travail je ne m'y lancerai que s'il y a des personnes intéressées. Si tel est le cas, merci de me le faire savoir.
A bientôt peut-être.
Je propose d'ouvrir une file pour faire un compte rendu journée par journée, avec les coûts affichés et notre dépense réelle au final, minimisée grâce à l'utilisation de pass, promos et recherches sur le net. Il y aura également comme sur les autres files que j'ai ouvertes, un lien vers les photos du jour.
Il ne s'agira aucunement de porter un jugement de valeur sur ce qui a été vu, ou la façon dont ça l'a été, mais d'un récit le plus objectif possible. En effet, je ne me vois pas affirmer que le MOMA est mieux que le MET, lui même mieux que le musées d'histoire naturelle par exemple, ou que Greenwich mérite plus une visite que Soho, ou que le taxi est mieux que le métro, lui même mieux que le bus ou le bateau pour se déplacer...Tout ça étant affaire de goûts et de centres d'intérêts très personnels. Je dirai par contre pourquoi telle ou telle solution a été choisie, sachant que ça ne peut convenir à tout le monde.
Ceci demandant un certain travail je ne m'y lancerai que s'il y a des personnes intéressées. Si tel est le cas, merci de me le faire savoir.
A bientôt peut-être.
Coucher de soleil dans l'ouest des USA English translation pending
Bonjour à tous.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour
Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.
1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour

Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.

1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins press�� de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins press�� de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s English translation pending
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum.
Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent.
Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables.
Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres).
Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente !
Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!)
Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Cordialement
Didier
La Thaïlande reste-elle une destination sans risque English translation pending
Bonjour,
Beaucoup de questions en ce moment sur La Thailande.
Avec la Junte en place la thailande reste t'elle une destination.
Oui bien sur comme autrefois la Birmanie sous la Junte, juste reste a savoir si les gens veulent cautionner...
La Junte essaye toujours de faire venir les touristes etant donne que c'est une manne financiere....😉
Mais elle se trouve prise a des contraditions. Voir deja le probleme des Visas ou on ne sais pas ou on va ?
Fermer les frontieres , accepter des touristes mais encadre....dans des tours Operateur de groupe.OK
Des voyages individuel ok a voir si il ne faudra pas donner ses points de chute....donner des Hotels...
Rentrer et sortir sera de plus en plus difficile...d'un pays a un autre ( Laos , Cambodge, birmanie )
Sur le plan securite, les touristes non jamais ete inquiete et dans toutes les dernieres annees JAMAIS un site touristique n'a ete vise et jamais un mort.( en dehors des problemes sur Chiang -mai et Kho Phi-Phi des soeur Canadienes DCD et jamais elucide )
Actuellement la Junte controle tout, les medias , internet, les journaux, etc
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Quand vous connaissez bien la Thailande et les Thais, sont toujours imprevisible.Peu de contestation , ils ont le souvenir des annees ...( Ces militants n'ont pas oublié le massacre d'étudiants par les autorités lors d'une manifestation politique en 1976 à l'université Thammasat de Bangkok.)
Le 6 octobre 1976, l'armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants, et a utilisé cette orgie de violence, dans laquelle des centaines d'étudiants ont été torturés et tués, pour suspendre la constitution et reprendre le pouvoir.
Aujourd'hui l'histoire se repete...
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Alors que dire des mois a venir.....🏴☠️
Voila les infos aujourd'hui....
En ce moment on est dans la saison des pluies, la periode touristique est de novembre a Mars. Il est prevu des elections en Octobre 2015. Mais aujourd'hui tous les partis politique sont supprime, alors des elections avec qui ?....
Aucun conseil a donner juste se tenir informe.
Bonne journee.
Voyage Réunion - Maurice en novembre 2014 English translation pending
Bonjour à tous je compte me rendre à l'Île Maurice en novembre 2014 et aussi visiter l'Île de la Réunion. J'aimerais connaître les destinations qu'ils seraient intéressantes à visiter ou à faire durant mon séjour de 21 jours sur l'île. Pour l'instant je regarde du côté de Flic- en- Flac pour mon hébergement en appartement. Je voudrais bien tout voir et si possible revenir chez moi dans mon appartement chaque soir pour y prendre un bon repas et une bonne bouteille. Selon certain il serait mieux que je réserve sur place un forfait de 3 jours 2 nuit pour la Réunion. Je suis à votre écoute voyageurs expérimentés afin que je puisse revenir avec de magnifiques photos, Merci
Le tour du monde à vélo de Jean-Da et Leo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple suisse en balade à velo à la decouverte du monde. Partis d'Helvetie il y a plus de 2 ans, nous pédalons actuellement à travers le Désert de Gobi. 19'800 km et 16 pays de souvenirs magiques et de moments forts. Le manque d'assurance de nos premières semaines de vie de Boèhme, le tourbillon d'énergie des pays Balkaniques, les thés offerts à tour de bras en Turquie, l'hiver à camper sous la neige, l'incroyable histoire et culture Perse, la mousson Indienne qui nous a trempé jusqu'au os, les hauts cols Himalayens du Ladakh et du Cashmir, la paisible population Népalaise, Les milliers de yacks sur les hauts plateaux Tibétophone, la Chine industrielle, les paysages sans fin de la Mongolie.
Roulement de tambour... la suite de notre itineraire dépendra de nos compétences administratives et de persuasion dans nos demandes de visas auprès des divers ambassades de Ulaambaatar. On vous propose de venir nous rendre visite sur notre blog : http://jeandaetleo.blogspot.com vous pourrez y lire les récits de nos aventures, jetter un oeil à nos photos et visionner nos vidéos. Vos avis nous interessent, on vous invite donc également à laisser vous comentaire et vos questions.
A tous, bons voyage!
Salutations
Jean-Da et Leo http://jeandaetleo.blogspot.com
Roulement de tambour... la suite de notre itineraire dépendra de nos compétences administratives et de persuasion dans nos demandes de visas auprès des divers ambassades de Ulaambaatar. On vous propose de venir nous rendre visite sur notre blog : http://jeandaetleo.blogspot.com vous pourrez y lire les récits de nos aventures, jetter un oeil à nos photos et visionner nos vidéos. Vos avis nous interessent, on vous invite donc également à laisser vous comentaire et vos questions.
A tous, bons voyage!
Salutations
Jean-Da et Leo http://jeandaetleo.blogspot.com
Thaïlande: anecdote sur la vie ici English translation pending
Bonjour à vous ,
ce message est en réponse aux nombreux post sur ce forum , qui traitent des arnaques en tout genres , des messages inquiets de voyageurs qui demandent comment se protéger contre les vols , les arnaques etc......
Nous étions à la plage Dimanche matin , quand un marchand ambulant passe avec des maillots de bains , mon épouse en achète deux , et au moment de payer , pas de porte monnaie dans le sac de plage , moi j'étais en maillot de bain , pas un Baht sur moi , donc , elle dit au vendeur , désolé pas d'argent , et elle lui rend les maillots , lui , il répond , pas de problème , tu payes plus tard , et il lui redonne les maillots , je lui dit , on peut pas revenir avant mardi matin , et il dit OK tu payes Mardi , on part donc avec la marchandise sans avoir payé !!! on se donne rendez vous au même endroit vers 10H00 , ce matin , on le retrouve , et on lui paye les 800 B. Je précise que la plage fait près de 10 Kms , et que nous étions vraiment loin de chez nous , et à un endroit pas habituel pour nous , donc je ne pense pas que le vendeur nous ait reconnu .
C'est aussi ça la Thaïlande , des gens qui font confiance , nous vivons depuis 1 an ici , sans jamais une arnaque , pourtant nous louons aussi voiture, scooter , chambres , etc... lors de nos voyages dans le pays , nous prenons des taxis , des bateaux , faisons des excursions , comme les touristes , et pas de problème .
Pour vous dire le sentiment de sécurité ici , quand on fait les courses au marché , on fait comme eux , on accroche nos sacs de courses au guidon du scooter et on continue le marché , jamais un sac de volé , nos deux casques , des beaux , pas les m..... des loueurs , sont en permanence sur les rétros , toujours là , et je pourrai multiplier les exemples ....
Voilà , c'était juste pour vous faire savoir que la vie ici est parfois bien éloigné de ce que l'on peut lire sur les forums .
Bonne journée et faites de bons voyages
ce message est en réponse aux nombreux post sur ce forum , qui traitent des arnaques en tout genres , des messages inquiets de voyageurs qui demandent comment se protéger contre les vols , les arnaques etc......
Nous étions à la plage Dimanche matin , quand un marchand ambulant passe avec des maillots de bains , mon épouse en achète deux , et au moment de payer , pas de porte monnaie dans le sac de plage , moi j'étais en maillot de bain , pas un Baht sur moi , donc , elle dit au vendeur , désolé pas d'argent , et elle lui rend les maillots , lui , il répond , pas de problème , tu payes plus tard , et il lui redonne les maillots , je lui dit , on peut pas revenir avant mardi matin , et il dit OK tu payes Mardi , on part donc avec la marchandise sans avoir payé !!! on se donne rendez vous au même endroit vers 10H00 , ce matin , on le retrouve , et on lui paye les 800 B. Je précise que la plage fait près de 10 Kms , et que nous étions vraiment loin de chez nous , et à un endroit pas habituel pour nous , donc je ne pense pas que le vendeur nous ait reconnu .
C'est aussi ça la Thaïlande , des gens qui font confiance , nous vivons depuis 1 an ici , sans jamais une arnaque , pourtant nous louons aussi voiture, scooter , chambres , etc... lors de nos voyages dans le pays , nous prenons des taxis , des bateaux , faisons des excursions , comme les touristes , et pas de problème .
Pour vous dire le sentiment de sécurité ici , quand on fait les courses au marché , on fait comme eux , on accroche nos sacs de courses au guidon du scooter et on continue le marché , jamais un sac de volé , nos deux casques , des beaux , pas les m..... des loueurs , sont en permanence sur les rétros , toujours là , et je pourrai multiplier les exemples ....
Voilà , c'était juste pour vous faire savoir que la vie ici est parfois bien éloigné de ce que l'on peut lire sur les forums .
Bonne journée et faites de bons voyages
Trip report 15 jours dans l'Ouest USA LA-SF-LV English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir glané plein d'informations ici, et 1 mois après mon retour, je me décide à vous faire un petit compte rendu de mon séjour.
Avant cela je tiens à remercier toute la communauté pour les précieux conseils qu'elle apporte à chacun de nous.
Contexte du voyage : 4 boys, entre 25 et 27 ans - au programme 15 jours dans l'ouest pour faire un trip LA-SF-LV dont 6 jours à Vegas (poker indeed)
Seul bémol : les billets ayant été pris à l'avance, il nous était impossible de changer pour un trip SF-LA-LV qui aurait été moins éprouvant en temps de roulage. Mais ce n'est qu'un détail.
1er jour :
Départ le 30/04 de Lyon : TGV Lyon Paris à 7h30, puis départ de Paris CDG direction Londres à 12h via British Airways. Correspondance à Londres pour le vol NZ001 Air New Zealand en direction de Los Angeles
Trajet très agréable et personnel au top pour cette compagnie que je découvrais.
Arrivée à LA le 30/04 à 19h15 heure locale ! Enfin arrivés après un trajet total de plus de 20h ! Première mauvaise surprise : arrivée à la douane américaine, je subis ainsi qu'un ami à moi un interrogatoire un peu trop poussé à mon goût... Je comprends que mes récents séjours en Algérie, Turquie et Maroc aient éveillés des soupçons chez les douaniers... Je leur explique calmement que j'ai de la famille en Algérie et que je suis allé au Maroc et en Turquie pour y passer des vacances... On me demande ensuite si j'en ai pas profiter pour aller en Syrie/Pakistan ou Afghanistan ! "No sir, i've never been there" - s'en suit toute une série de questions sur mes parents, leur profession, mes frères, mes amis en France, ma profession, les coordonnées de mon employeur... Après une bonne demi-heure d'échanges avec le douanier "that is OK welcome to the United States" ! Ouf je peux rejoindre mes potes qui attendaient déjà the shuttle pour sortir de LAX.
Une fois sorti de l'aéroport direction le centre de location de voitures. Nous avons décidé de louer un SUV via la société Dollar.com, aucune mauvaise surprise. Nous avions un Ford Explorer
C'est un 4*4 vraiment spacieux, nous étions 4 avec 10 bagages (je fais 1m93 et j'avais de la place pour les jambes derrière !) - aucun problème de place et le 4*4 peut même accueillir 2 personnes de plus.
Nous prenons le 4*4 à 21h et nous sortons du parking direction notre hôtel.
Nous avons choisi le Dixie Hollywood pour nos 2 premières nuits. C'est un petit motel à 15min à pied du walk of fame, situé sur Hollywood Blvd avec toutes les commodités aux alentours (de toute façon à LA il y a des commodités aux alentours de tout !)

Nous arrivons à l'hôtel à 22h - Je range mes affaires, prend une douche et suis partagé entre un état de fatigue et d'excitation j'ai envie de m'imprégner immédiatement de ce nouvel environnement et on décide avec un ami de reprendre la voiture et d'aller se balader. Il est 23h, on sera de retour à 2h du matin après s'être retrouvé par hasard à Santa Monica Pier ! Enorme souvenir de ce premier ride en 4*4 de nuit à LA.
La première nuit fut très courte... Réveil à 5h30 du matin... Je vois que mes collègues sont eux aussi réveillés, il fait déjà chaud à l'extérieur. On décide de déjeuner et de se poser à la piscine de l'hôtel pour finir notre nuit. 8h direction le walk of fame. Il est tôt on a le temps, on flâne sur hollywood boulevard qui n'est pas très animé de bon matin !

Un peu plus loin sur le boulevard on aperçoit les fameuses étoiles incrustées dans le sol
Le boulevard commence à s'animer à partir de 11h et nous voyons toute sorte de personnages de comics et films.
L'après-midi de cette première journée, nous décidons de prendre de la hauteur et d'observer la ville d'un point de vue plus élevé.

Vue magnifique sur la ville.

La fatigue commence à se faire ressentir en cette fin d'après-midi et nous décidons de retourner à l'hôtel pour se reposer- Nous rencontrons à l'hôtel un ancien rugbyman originaire des îles Samoa qui est venu avec sa fille et 3 copines à elles, ça tombe bien on est 4 boys ! Nous passons la fin d'après-midi autour de la piscine à discuter de nos vies respectives et nous finissons tous les 9 dans un restaurant dont je ne me rappelle ni le nom ni l'endroit... La fatigue nous envahit vers 23h il est temps d'aller dormir...
2ème jour:
Au programme aujourd'hui, Universal Studios. Le parc est situé à 15min de notre hôtel. Nous avions pris des billets avec le pass prioritaire pour les attractions.
Notre avis : Une belle journée dans ce parc avec des attraction bluffantes comme Transformers qui nous a vraiment mis une claque !


A faire si on est de passage à LA et qu'on veut se plonger dans l'ambiance cinéma hollywoodienne. La bouffe dans le parc n'était terrible mais on peut faire cette remarque pour tous les parcs comme ca... donc ce n'était pas une mauvaise surprise...
On termine notre journée au parc Universal à 17h et nous avons rendez vous pour une balade à cheval sur les montagnes d'Hollywood. Nous avons RDV au Sunset Ranch Hollywood pour une balade de + de 2h sur les montagnes d'Hollywood (j'ai copié une utilisatrice du forum qui avait fait ca également) Vraiment la balade était époustouflante, avec des points de vue magnifique sur tout LA et sa banlieue - La gopro montée sur le cheval on galope sur les hauteurs hollywoodiennes !!


La balade se termine au coucher du soleil au plus grand bonheur de tous les cavaliers dont les fessiers commençaient à fatiguer...
Après une journée chargée en émotions et en activités, nous retournons épuisés à l’hôtel.
Après avoir glané plein d'informations ici, et 1 mois après mon retour, je me décide à vous faire un petit compte rendu de mon séjour.
Avant cela je tiens à remercier toute la communauté pour les précieux conseils qu'elle apporte à chacun de nous.
Contexte du voyage : 4 boys, entre 25 et 27 ans - au programme 15 jours dans l'ouest pour faire un trip LA-SF-LV dont 6 jours à Vegas (poker indeed)
Seul bémol : les billets ayant été pris à l'avance, il nous était impossible de changer pour un trip SF-LA-LV qui aurait été moins éprouvant en temps de roulage. Mais ce n'est qu'un détail.
1er jour :
Départ le 30/04 de Lyon : TGV Lyon Paris à 7h30, puis départ de Paris CDG direction Londres à 12h via British Airways. Correspondance à Londres pour le vol NZ001 Air New Zealand en direction de Los Angeles
Trajet très agréable et personnel au top pour cette compagnie que je découvrais.Arrivée à LA le 30/04 à 19h15 heure locale ! Enfin arrivés après un trajet total de plus de 20h ! Première mauvaise surprise : arrivée à la douane américaine, je subis ainsi qu'un ami à moi un interrogatoire un peu trop poussé à mon goût... Je comprends que mes récents séjours en Algérie, Turquie et Maroc aient éveillés des soupçons chez les douaniers... Je leur explique calmement que j'ai de la famille en Algérie et que je suis allé au Maroc et en Turquie pour y passer des vacances... On me demande ensuite si j'en ai pas profiter pour aller en Syrie/Pakistan ou Afghanistan ! "No sir, i've never been there" - s'en suit toute une série de questions sur mes parents, leur profession, mes frères, mes amis en France, ma profession, les coordonnées de mon employeur... Après une bonne demi-heure d'échanges avec le douanier "that is OK welcome to the United States" ! Ouf je peux rejoindre mes potes qui attendaient déjà the shuttle pour sortir de LAX.
Une fois sorti de l'aéroport direction le centre de location de voitures. Nous avons décidé de louer un SUV via la société Dollar.com, aucune mauvaise surprise. Nous avions un Ford Explorer
C'est un 4*4 vraiment spacieux, nous étions 4 avec 10 bagages (je fais 1m93 et j'avais de la place pour les jambes derrière !) - aucun problème de place et le 4*4 peut même accueillir 2 personnes de plus.
Nous prenons le 4*4 à 21h et nous sortons du parking direction notre hôtel.
Nous avons choisi le Dixie Hollywood pour nos 2 premières nuits. C'est un petit motel à 15min à pied du walk of fame, situé sur Hollywood Blvd avec toutes les commodités aux alentours (de toute façon à LA il y a des commodités aux alentours de tout !)
Nous arrivons à l'hôtel à 22h - Je range mes affaires, prend une douche et suis partagé entre un état de fatigue et d'excitation j'ai envie de m'imprégner immédiatement de ce nouvel environnement et on décide avec un ami de reprendre la voiture et d'aller se balader. Il est 23h, on sera de retour à 2h du matin après s'être retrouvé par hasard à Santa Monica Pier ! Enorme souvenir de ce premier ride en 4*4 de nuit à LA.
La première nuit fut très courte... Réveil à 5h30 du matin... Je vois que mes collègues sont eux aussi réveillés, il fait déjà chaud à l'extérieur. On décide de déjeuner et de se poser à la piscine de l'hôtel pour finir notre nuit. 8h direction le walk of fame. Il est tôt on a le temps, on flâne sur hollywood boulevard qui n'est pas très animé de bon matin !

Un peu plus loin sur le boulevard on aperçoit les fameuses étoiles incrustées dans le sol

Le boulevard commence à s'animer à partir de 11h et nous voyons toute sorte de personnages de comics et films.
L'après-midi de cette première journée, nous décidons de prendre de la hauteur et d'observer la ville d'un point de vue plus élevé.

Vue magnifique sur la ville.

La fatigue commence à se faire ressentir en cette fin d'après-midi et nous décidons de retourner à l'hôtel pour se reposer- Nous rencontrons à l'hôtel un ancien rugbyman originaire des îles Samoa qui est venu avec sa fille et 3 copines à elles, ça tombe bien on est 4 boys ! Nous passons la fin d'après-midi autour de la piscine à discuter de nos vies respectives et nous finissons tous les 9 dans un restaurant dont je ne me rappelle ni le nom ni l'endroit... La fatigue nous envahit vers 23h il est temps d'aller dormir...
2ème jour:
Au programme aujourd'hui, Universal Studios. Le parc est situé à 15min de notre hôtel. Nous avions pris des billets avec le pass prioritaire pour les attractions.
Notre avis : Une belle journée dans ce parc avec des attraction bluffantes comme Transformers qui nous a vraiment mis une claque !



A faire si on est de passage à LA et qu'on veut se plonger dans l'ambiance cinéma hollywoodienne. La bouffe dans le parc n'était terrible mais on peut faire cette remarque pour tous les parcs comme ca... donc ce n'était pas une mauvaise surprise...On termine notre journée au parc Universal à 17h et nous avons rendez vous pour une balade à cheval sur les montagnes d'Hollywood. Nous avons RDV au Sunset Ranch Hollywood pour une balade de + de 2h sur les montagnes d'Hollywood (j'ai copié une utilisatrice du forum qui avait fait ca également) Vraiment la balade était époustouflante, avec des points de vue magnifique sur tout LA et sa banlieue - La gopro montée sur le cheval on galope sur les hauteurs hollywoodiennes !!


La balade se termine au coucher du soleil au plus grand bonheur de tous les cavaliers dont les fessiers commençaient à fatiguer...
Après une journée chargée en émotions et en activités, nous retournons épuisés à l’hôtel.1ère expérience en Asie: 12 jours en Chine - le carnet English translation pending
Données du voyage :
2 adultes et deux enfants – 16 & 12 ans
Période des vacances scolaire de Pâques du 13/04 au 25/04
Itinéraire : Vol Paris-Copenhague-Shanghai 3 nuits à Shanghai, Transfert Shanghai-Xi’an par train de nuit, 1 nuit à Xi’an, Transfert Xi’an-Pekin par train de nuit, 5 nuits à Pekin Vol Pekin-Copenhague 1 nuit à Copenhague Vol Copenhague-Paris
Avion : Vol avec la SAS Tarif : 2200€ A/R pour 4 adultes
Train : Réservation par DIY Travel (top !) Shanghai-Xi’an : soft-sleeper, 300€ pour tous les 4 Xi’an-Pékin : soft-sleeper, 250€ pour tous les 4
Hotels : Shanghai : « Fish Inn Bund », appart’hotel avec 3 chambres 210€ pour 3 nuits pdj en sus
Xi’an : 7’Sages Qixian 30€ pour 1 nuit, pdj en sus
Pékin : Downtown Backpackers 296€ pour 2 chambres et 5 nuits, pdj inclus
Copenhague : Go Hotel 135€ pour une nuit, 1 chambre 4 couchage ptd inclus
Carnet de voyage : Jour 1 – Décollage prévu à 15h30, arrivée J+1, 10h55 Le départ s'est déroulé impeccablement, le taxi à l'heure à la maison, le premier avion à l'heure, le second vol à l'heure également. L’atterrissage se fait le lendemain matin. Le passage à la frontière, nickel et au final on a récupéré tous nos bagages... Que demande le peuple !
Nous avons pris le Maglev, un train à suspension magnétique (deutsche technology !) qui nous a emmené à 301 km/h jusqu au métro qui nous a ensuite déposé à 500m de l'hôtel. Et nous l'avons trouvé assez facilement grâce au plan que nous a envoyé le gars de l’hôtel. Nickel et bien plus vite que ce que je pensais.
L’hôtel est simple, mais calme, confortable et bien placé. Petit déjeuner à 30yuans chacun (x0,123 pour avoir l'équivalent en €).
Nous sommes partis explorer cette fameuse ville, il est 12h40, nous avons un peu dormi dans l'avion ce qui nous permet de tenir, mais nous avons faim !
On part sur Nanjing Road, rue piétonne ultra-commerçante... On ne dirait pas une ville communiste !! Magasins Omega, Rolex et autres grandes marques de luxe…
On y trouve un petit resto recommandé par le Routard, pas mal et pas cher (74 yuans, à vos calculettes)..
Nous arrivons sur la place du peuple, au passage, mon fils se fait alpaguer par une vendeuse à la sauvette, qui veut lui vendre une paire de roulette qui s’attache aux baskets… Ma femme lui demande combien « juste pour voir ». Ben tiens ! Je lui dis alors, que lorsqu’on demande le prix, c’est qu’on est intéressé et qu’il n’est pas convenable de partir. Il faut négocier et aller au bout de la transaction maintenant. Bref, transaction négociée à 50 yuans, Quentin est content… Nous visitons le musée de Shanghai, avec des bronzes splendides dont les plus anciens remontent au 18eme siècle.... AVANT JC... Quand on voit le détail de certaines pièces et qu’on imagine ce qu’on faisait en Europe à cette époque-là... Ils avaient une sacrée avance !
Puis nous partons ans le quartier de Pudong, avec toutes ces tours immenses. Il ne fait pas encore nuit, mais le spectacle est déjà pas mal !
Nous montons boire un verre au 87eme étage de la tour Jinmao, au bar de l'hôtel Hyatt, la classe, une vue dominante sur Shanghai et le Bund.
Nous dînerons ensuite au restaurant « Yangifang », au Super Brand Mall, avec vue sur le fleuve et le Bund, top classe, même Bill Clinton est venu dîner ici !
Retour vers l'hôtel, quelques clichés de nuit avec toutes les illuminations de Pudong, c'est très beau ! Tout le monde est à bout de fatigue, et curieusement je suis encore assez en forme.
Jour 2 Le lendemain matin, ma femme me réveille : « il est 11h0 !! ». En fait, il est 5:30 du matin, je suis decalqué... On rate le petit dej, plus de pain... La loose.. Du coup on nous conseille d'aller prendre le breakfast dans un petit resto à côté.. On se contentera de raviolis, la soupe nouille à 9:00 du mat', ce n'est pas encore notre truc... Et on repart.. Ah oui, Quentin, pris d'une grosse envie, fait un gros popo dans les toilettes de l’appart... Et ça bouche les toilettes... Pourquoi ce détail vous direz-vous ? Et bien, le temps de le dire à l’accueil, quelqu’un était passé déboucher et nous a laisser des toilettes impeccables, quelle efficacité ! Et quel soulagement aussi ! On n'imagine pas forcément que ne pas avoir de toilettes utilisables soit si handicapant..
Nous avons descendu le Bund, visité les jardins de maître Yu. S’il paraît que c'est un des plus beaux de Chine, il y avait pas mal de monde et cela dénature le coté zen qu’on imagine avoir dans ces endroits. Nous ressortons et nous baladons dans le quartier de Yuyuan et les puces, quelques magasins (dans un desquels une dame était épatée par nos grands pieds ! Elle croyait que je chaussais du 48, haha ha). Nous descendons un peu plus loin direction le temple de Confucius. Personne, c’est étonnant et c’est tant mieux. Car non seulement c’est un beau temple, mais comme il n’y a personne nous pouvons profiter (égoïstement) de la sérénité du lieu. Exposition de jade, les enfants nous prient de prendre des figurines en jade, représentant leur signe astrologique chinois. Ce n’est pas très cher, nous prenons. Ce soir, nous allons dans un resto typique, conseillé par l'hôtel et nous nous sommes régalés : Le memory Restaurant, à coté de l’hotel du même nom...Pas un seul occidental, mais rempli de Shanghaïens, on aime ! Après avoir mis 1/2h à choisir en regardant sur les tables de nos voisins ce qu'ils mangeaient, nous nous sommes retrouvés avec tout ce qu’on voulait, et un truc qu’on avait pas compris : le bas de la mâchoire de canard (avec le bas du bec decoupé)... Bah on a mangé quand même... Euh j'suis pas fan... L'équipe nous a chouchouté..

Retour à l’hotel à deux pas pour le coup… après un détour sur le Bund, via Waibadu bridge. Nous ne savons pas si c’est tous les soirs comme ça, mais ce soir, le pont était éclairé en rouge, très joli, et il y avait trois ou autre femme en habit de mariée, robe rouge, qui posaient avec des photographes. Particulier ? Professionnels avec des modèles ? Aucune idée, mais c’était très joli tout ça !

Jour 3 Nous avons donc consacré le troisième jour à l'ex-concession française, en commençant par le parc Fuxing pour y voir les chinois pratiquer leurs exercices matinaux... Étant partis tardivement à cause de la lenteur du petit dej', nous n'en avons vu qu'une seule s’exercer... Bah ce n'est pas grave. Nous avons enchainé les maisons historiques de tel ou tel maître de la république chinoise, la maison de la 1ère réunion du PCC (aucune photo autorisée), profité des belles avenues bordées de platanes de chez nous, avec de petites maisons. Une ambiance bien différente de ce que nous avions vu avant. Beaucoup plus de blancs aussi, c'est le quartier des expats et des diplomates. En fin de journée, nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer et nous partons à la chasse au fake-market... Le marché du faux... Et nous trouvons ! (Du coté de West-Nanjing Road). Je n’ai pas vu beaucoup d’écrit là-dessus, mais l’expérience est amusante. Dommage je n’ai pris aucune photo, j’avais les yeux partout, toutes ces petites échoppes et les vendeurs qui viennent vers toi « You need a bag ? a watch ? a t-shirt ? What do you need ? …). Bon on repère les lieux. A demain, ce soir nous rentrons à l’hotel et retournons diner à Pudong. Notre ainé veut absolument y retourner, il s’est régalé la première fois. Ce soir, trop amusant. Pour commencer, un jeune serveur nous reconnait (il y a là aussi, peu voire pas d’occidentaux) et nous installe sur son secteur. Mon fils commande un plat relevé, et, après quelques bouchées, ses oreiles rougissent tellement, que les serveuses et serveurs sortent de leur habituelle réserve pour rire, et le jeune amène sur la table un grand verre rempli de glaçons, tout en étant mort de rire ! Nous rions tous ! Une serveuse vient gentiement avec un grand bol d’eau chaude et rince lesnuilles pour enlever du piment et faciliter ainsi la fin du plat. Un bon moment que nous avons passé là. Photo avec l’équipe, contente de poser avec nous et nous partons.
Jour 4 : Bye bye Shanghai ! Nous retournons au fake Market, c’est le dernier jour sur Shanghai. Les garçons sont avec nous, l’ainé est en premier lieu choqué par « l’agressivité des vendeurs, puis il s’habitue après que nous lui ayons expliqué les règles du jeu, et aussi, ils sont gentils en somme. Quelques achats, retour à l’hôtel pour récupérer les bagages que nous avions laissé après le check-out, et partir enfin vers la gare de Shanghai, il faut trouver le comptoir pour retirer les billets, au ticket-office, qui est à l'extérieur de la gare et nous suivons les instructions laissées par les gens de DIY Travel. Nous finissons par le trouver après deux aller-retours avec un peu de chance : les indications n’étaient pas justes, nous sommes sortis à l’exit 2 et croisons un taxi qui croyant que nous arrivions nous propose ses services. Nous indiquons que nous sommes sur le départ, il nous demande ce que nous cherchons : ticket-office please ! et nous montre où le comptoir se trouve, juste derrière nous ! Le comptoir est en travaux et les indications que j'avais collectées ne valent plus tripette... On trouve les comptoirs avec des files de chinois et je me colle dans une... Qui ferme... Je me mets sur une autre qui ferme aussi... La troisième sera la bonne et j'en profite pour retirer les tickets de trains pour Xi'an et aussi ceux pour Pékin, sans frais complémentaire alors qu’on aurait dû me compter 5 yuans / ticket émis pour le trajet Xi’an-Pékin. Allons maintenant trouver le quai et la salle d'attente maintenant, cela se fait sans problème, les salles sont propres. Nous embarquons dans notre compartiment, avec nos quatre couchettes, on est pas mal installés mais nous ne dormirons pas beaucoup : qui a écrit que les trains couchettes étaient confortables et silencieux ? En fait, le tatata des rails et le bruit generé par les garçons au dessus lorsqu ils bougeaient dans leur couchette nous a empêché de dormir une bonne partie de la nuit…

Jour 5 : Hello Xi’an ! Nous y voilà arrivés à la gare avec 1/2h de retard. J’étais prévenu, Xi’an est un peu plus « root » que Pékin et Shanghai, on part « à l'aventure » ici bien moins de choses sont écrites en pinyin et plus en idéogrammes, voire en rien du tout ! J’avais travaillé mon plan de la ville et l’itinéraire pour aller jusqu’à l’hotel. N’’ayant pas de panneau, j’espère ne pas me tromper pour qu’on ne marche pas pour rien sous cette pluie. La rue que nous empruntons est la bonne, y a plus qu’à remonter jusqu’au n°1 de Beixin Street puisque c’est l’adresse de l’hotel… Sauf qu’’on n’a jamais vu le n° 1. On prolonge le trajet « au cas ou » sans trop y croire. Y a un truc qui va pas. Bien entendu, la seule adresse et le seul hotel dont je n’ai pas la traduction en ideogramme, c’est celui-là… Bon je fouille sur le routard car je sais qu’il y est référencé, et il me saute au yeux que sur le Routeard, toutes les adresses et noms sont en idéogramme. Bingo, je demande à un passant qui nous montre la direction. En lisant précisément l’indication du routard, il y est écrit que l’entrée de l’hotel se fait par le rue perpendiculaire. Et nous voilà à l’hotel ! Trempés …, Nous attendons que notre chambre soit prête pour partir voir ces fameux soldats enterrés dont je me souviens avoir lu la découverte sur un Pif gadget dans les années 70 (elles ont été découvertes en 1974). En attendant nous dégustons un bon petit-déjeuner au bar-resto de l’hotel. Délicieux. Et on en profite pour sécher un peu ! La chambre ne sera pas prête tout de suite, elle est toujorsu occupée et les gens prennent leur temps. Pas grave, on laisse nos bagages et nous repartons vers la gare routière. Pour y aller, nous avons pris un bus qui part devant la gare des trains. On se fait appeler par des rabatteuses qui veulent nous embarquer dans un autre bus (915). L'une d'elle m'attrape par le bras, je l'ignore royalement ! Nous savons qu'il faut prendre le bus 306 et pas un autre qui s'arrête devant d'autres sites et surtout des échoppes ou le bus s'arrête pour que tu achètes leurs souvenirs. Manque de bol, le dernier 306 nous passe sous le nez, nous attendons le suivant. Pas longtemps, 5 minutes après, un autre arrive, il est rempli en 10 minutes et nous partons.1h15 plus tard nous y sommes ! Je suis excité ! Un peu désorientés car pas d'indication claire bizarrement. Ça change de Shanghai ! Finalement, on y arrive. En disant "terracota" des gens nous montrent la direction. On y est ! Accès en voiture électrique, nous n'avons pas voulu marcher sous la pluie qui ne cesse pas. Nous sommes impressionnés quand même, ça doit représenter tellement de travail ! D'ailleurs il est dit que l'empereur en forçant les paysans à travailler sur ses statues a poussé son peuple à la famine, ces derniers n'ayant plus le temps de cultiver pour réaliser les statues. Les statues sont belles, très belles ! Nous découvrons les fosses dans le sens inverse, tel que conseillé afin d'aller crescendo dans la découverte et la grandeur des fosses.. Wahou ! Dans la salle n°2 on peut se faire prendre en photo avec des statues et un fond en relief donnant l'impression d'être dans la fosse, résultat hyper réaliste, sont trop fort ces chinois.

À la sortie d'une fosse, je me fais accoster par un vendeur à la sauvette qui me propose une boîte de guerriers miniatures en terre avec un cheval...de 150 yuans on arrive à 70.. Je deale ok ! Et découvre peu après des boîtes officielles avec un contenu identique mais mieux fini à....60 yuans. Me suis fait avoir ! Bon, la visite des Terracotta est finie, nous rentrons.
Le ptit dej à l'hôtel ne rattrape pas le maigre repas du train et nous n'avons pas déjeuner à midi... Je suis un bourreau, mais on se nourrit de nos voyages non ?... Ah. À priori, non... Z'ont faim les asticots et je ne leur laisse pas le temps de manger un ptit truc pour pouvoir choper le bus à temps, sur ce coup j'ai eu raison, on arrive sur la place, il y a déjà une longue file d'attente devant un bus fermé et juste le chauffeur arrive, nous rentrons presque de suite et on part, la chance ! On mangera mieux tout à l'heure en attendant on fait le fond de mon sac... Biscottes de l'avion, demi bouteille de coca, deux tranches de brioches, c'est pas grand-chose, mais ça bouche un ptit coin ! Bouchons pour rentrer dans Xi'an, circulation hyper dense, beurk.
Ce soir, dîner sur place, l'hôtel à une bonne réputation sur le routard et le lonely planet. Leurs pizzas y sont même citées, je ne l'ai pas dit à mon grand pour éviter qu'il en prenne : il en mange toute l'année, alors autant qu'il profite d'être ici pour manger autre chose... Et local ! C'était très bon une nouvelle fois.
Nous en avons profité pour utiliser le service laundry (10 yuans pour un cycle de machine à laver) avec, ô bonheur, un sèche-linge (10 yuans pour un cycle de séchage). Nous y mettons notre ligne sale à laver et les chaussures à sécher !
Allez on s'en va voir les tours tambours et tour de la cloche de nuit dans le quartier Hui. Bien entendu, nous partons à pied ! ET il ne nous faut pas trainer. Bizzarement, il faut être de retour avant minuit, sinon on reste dehors à ce que j’ai compris. Etonnant. Mais d’un autre côté, c’est gage d’une certaine tranquillité pour dormir, cela se vérifiera. 1/2h à peine et nous y sommes, les tours sont très belles, le quartier est hyper animé et le quartier Hui regorge de revendeurs de tout et de bouffe. Nous faisons le tour rapidement, et nous rentrons déjà. On aurait aimé flâner plus longtemps, il aurait fallu partir + tôt de l’hôtel, mais là, ce n’était pas possible. On le constatera : une nuit de plus à Xian ne serait pas de trop en fait.

Jour 6 : La pagode et la Mosquée Après une excellente nuit, confort et silence, aaaaah le bonheur, nous partons prendre le ptt dej. Toujours délicieux. Très orienté occidental, nous avons pris également un bol avec des petites boules blanches fourrées d’une sorte de crème de sésame, une spécialité locale nous a’t’on dit, très bon en tout cas.
Nous avons bouclés nos valises, fait notre check out, mis les bagages au left-luggage de l'hôtel, et nous sommes partis à la découverte de la pagode de la petite oie sauvage, datant de la fin du VII eme siècle. Nous l'avons gravi (c'est le mot vu la raideur des escaliers) jusqu'à son sommet... Ben ça fait haut ! Deux chinoises ont tenues à être prises en photo avec nous, sympa ! D'habitude, c'est notre Quentin, le plus jeune, qui remporte tous les suffrages, les chinois le regardent et/ou le prennent souvent en photo. Le fait qu'il soit si grand avec sa tête d'enfant les surprend peut-être. Nous avons eu l’impression que certains regards avaient du regret ou du vague à l'âme surtout quelques femmes quand ils nous voient avec deux fils, eux qui n'ont dû se contenter d'un seul enfant comme nous l’a rappelé une dame chinoise avec qui nous avons brièvement échangé. Bref, après la visite de cette très belle et haute pagode, nous voilà répartis pour découvrir le temple dédié à Confucius et la forêt de stèles. Très très beau. Mais Quentin a d'un coup mal à la tête, en effet son front est chaud... Un coup de fatigue ou pire, malade ? Manque de bol nous n'avons pas les dolipranes avec nous pour le soulager de suite, ils sont restés dans la pharmacie, dans la valise à l'hôtel. Nous partons en quête d'un resto local et au bout de 5-10 minutes nous jetons notre dévolu sur un petit resto rempli de locaux. Bon signe en général selon nos critères de choix. Nous voilà partis à analyser avec précision les photos des plats, pour éviter ceux fortement chargés en piment, et c'en est la majorité ! La serveuse baragouine 2-3 mots d'anglais, c'est trompeur, elle demande "hot ?" nous croyons qu'elle parle du plat « chaud » ou « froid », et après quelques minutes nous faisons corriger la commande en cuisine : hot c'est Spicy ! Pimenté ! Le patron est arrivé avec son smartphone et une traduction ideogramme / anglais. Trop fun ! Les plats arrivent, non pimentés, délicieux ! Le personnel du resto, peu habitués à avoir des occidentaux se marre et nous sourit beaucoup, ils sont aux petits oignons avec nous, c'est super agréable. On a l’impression d’être chouchouté, on adore ! lol Nous voilà répartis après cette pause régénérante, surtout pour Quentin, qui se sent d'attaque pour visiter la grande mosquée de Xi'an. Impitoyables parents qui acceptent le sacrifice de leur enfant extraordinaire… Pas pour rien, la visite de la mosquée vaut le coup. Nous traversons le quartier Hui, musulman, rempli d'échoppes de souvenirs et de petites gargottes, super sympa, faisons des achats de souvenir à très bon prix. Là on négocie moins sévère qu’à Shanghai ? Très rapidement le vendeur arrive à son prix plancher et n’en démord plus. Et il est assez compétitif. Entre autre, nous dégottons une belle boite de jeu d’échec pour 80 yuans (environ 40x40cm déployé), que nous aurons revu beaucoup plus cher ailleurs Nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer, et nous partons voir un parc pas trop loin. Chance, nous assistons à une danse en groupe, plusieurs couples dansent, et ce, sur plusieurs places du parc (qui est assez grand pour y avoir une mini fête foraine à l'intérieur ... Sans qu'on la voie.. !
Puis nous assistons à une scène étrange : une femme, en pleurs, visage rouge violacé, devant une grande feuille par terre (1m par 1,5m), des inscriptions en idéogrammes sur la feuille, une femme à côté d'elle semble prêcher pour elle et dans un coin de la feuille un tas de billets donnés par les gens qui les entourent et écoutent... On se demande ce qu'il a bien pu se passer...
Enfin, départ pour la gare. Mon contact chez DIY travel m'avait prévenu : la gare de Xian est un zoo ! En effet, du monde de partout, c'est immense, pas d'indications en pinyin ou en anglais ... Bon, je montre mon ticket à un agent qui me montre la direction et nous progressons ainsi, jusqu’à la salle d'attente dédiée aux couchettes, sans difficulté. Et nous voilà dans le train. Le voyage par train de nuit s'est bien mieux déroulé que celui de Shanghai vers Xi'an, du moins pour ma femme et les enfants. Eux ont réussi à s'endormir rapidement, j'ai dû patienter jusque 3 heures du mat'. Je ne suis pas fait pour les voyages en train (il me revient une phrase qu’on fait dire à Danny Glover dans l’arme fatale : « je suis trop vieux pour ces conneries » lol). Une dame de la compagnie du train est contente de reconnaitre que nous sommes français et nous prononce deux trois mots en fraçais avec un grand sourire, sympa ! Elle prend commande sinous voulons café / thé / jus d'orange pour le lendemain matin. Hyper gentille et attentionnée, elle passera plusieurs fois nous prévenir.
Jour 7 : Hi Beijing !! Beijing, get ready we are on the place ! Ok ! On n'est quand même pas frais non plus... Allez un tour par le métro, bien plus rempli que ce que nous avons vu et nous arrivons peu après à l'hostel « Downtown Backpackers », qui est très bien et en plus dans une rue très animée, Nanluoguxiang, on adore ... Pourvu que ce soit calme pour dormir. Nous y avons réservé deux chambres, une suite pour nous, et une chambre avec 2 lits séparés pour les garçons. Royal ! En plus le prix est moins cher que prévu MAIS je n'avais pas prévu qu'il n'y avait pas de draps ni de serviettes qu'il faut louer.. Une paille, 32yuans pour le séjour pour les serviettes, la location des draps vaut 40 yuans. Le temps que la réception traite l’adminsitratif (copie des passeports etc.), on nous offre le peit-dejuener dans le bar attenant à l’hotel. Nous y prendrons le petit-dejeuner tous les matins (à l’anglaise, toasts, œuf, lard). Expresso en sus, 10 yuans (ça fait le meme prix que chez nous, il est pas mal).
Bon ben ensuite nous sommes allés visiter le temple des lamas, magnifique, de l'encens de partout, énormément de gens y prient, même notre Quentin... Nous aussi y sommes allés de notre petite prière, enfin pensée, qui restera secrète bien sûr... Puis direction le temple de Confucius très beau aussi, et très serein. Pause déjeuner dans un resto conseillé par le routard, l’histoire dit que nous y retournerons parce que c’était bien ! Il s’agit du restaurant « Jingdingxuang » après la place Yonghegong, au-delà de la ceinture routière derrière le temple des lamas. C’était amusant car nous sommes arrivés sur place et il fallait prendre un ticket, avec beaucoup de monde attendant dehors. Nous avions le ticket n° C97… Cependant nous avons vite noté que les tickets étaient bien sur appelés en chinois et nous, on y pane que dalle au chinois. Je noue contact avec mon voisin qui parle français ! Quel bol ! Lorsque son tour vient, il me dit que l’appel en est au C95.. Je montre mon ticket à l’ouvreuse qui nous appelle 5 minutes plus atrd. On entre et on se régale une nouvelle fois !
Ensuite visite de la tour de la cloche et on passera uniquement devant la tour tambour, tout ceci se trouvant dans un périmètre proche de l'hôtel. En passant, on voit un groupe d’adulte jouant avec une sorte de volant en plume, avec lequel ils jonglent avec eles pieds et se font la passe. Ca me rappelle un jeu auquel je jouais quand j’étais môme dans la cour de l’école primaire (avec des morceux de chambre à air reliés entre eux et on jonglait avec, ça remplaçait un ballon. Quentin les regarde attentivement et ils l’invite, du cou pj’y vais aussi et ils se marrent de voir des occidentaux jouer avec eux. Puis je dois dire que je m’en sors pas mal, j’étais pas mauvais en jonglage avec un ballon J… Un bon moment partagé avec eux et nous partons.

Le soir, nous sommes partis dîner autour du lac Houhai, hyper animé aussi, des belles illuminations la nuit venue. On a testé un resto viet « Le nuage » vu sur Tripadvisor... Bon, ben y en a pas un qui parle viet, savent même pas ce que c'est un nem, ne comprennent pas le nom en viet (chiagio).. Et on a pris une note salée ! 3 fois plus cher que ce midi. On ne nous y reprendra pas ! C'était bon mais c’était trop trop cher ! (plus de 70 euros !!!). Nous faisons le tour du lac, on en profite pour prendre une barbe-à-papa énooorme pour les garàns qui s’en régalent. Retour à l’hotel en traversnat le htong, c’est très calme et serein, on ne se sera jamais senti en insécurité.
Bon demain, la cité interdite, place Tianan Men et la colline de charbon. Le soir nous irons voir un spectacle de kungfu. Puis mardi ... La grande muraille !!! Yaaaahh !!
Jour 8 : L’interdite cité … Apres une bonne nuit, dans le silence (l'hôtel et la chambre sont très bien), nous avons bien récupéré. Pour notre deuxième jour ici, nous avions décidé de faire Tianan Men et la cité interdite, autant dire que j'étais excité. Allez hop, on expédie le ptit, dej et on part prendre le métro (2 yuans le ticket). Ah on ne vous a pas dit, mais pour qui sait utiliser le métro à Paris ne sera p dépaysé ici. C'est très facile et les chinois ont fait des efforts conséquents pour traduire en caractères alphabétiques leurs indications en idéogrammes. En plus c’est très propre et pas d’odeur désagréable comme chez nous… Nous voici arrivés à Tianan Men. On n'y entre pas comme ça ! La place est entourée de petites barrières et truffée de policiers ! Bon, les sacs dans le scan comme dans les aéroports et tous les métros ici d'ailleurs (Mais ça va très vite, ça ne ralentit presque pas) et nous y voici. Je suis un peu étonné, plusieurs fois, les contrôles sont plus laxistes voire inexistants avec nous qu’avec des chinois dont on contrôle rigoureusement les papiers et sacs. Le mausolée de Mao est fermé le lundi, tant mieux on est pas là pour ça, nous ne sommes pas trop intéressés. Toute fois impressioné spar la taille de l’ouvrage, c’est immense pour une momie… Allez on fait le tour de la place et on se dirige vers la porte de la paix céleste qui va nous emmener vers la cité. Nous marchons et je trouve étrange que les ventes de tickets pour le musée soient fermées.. Bon vous l'avez compris, la cité interdite est fermée le lundi. Ce maudit Guide du routard indiquait "ouvert tous les jours". La cité restera donc interdite aujourd’hui. Bon, on rebondit, nous partons faire le temple du ciel et le marché aux perles. Mais nous aurons perdu une 1/2 journée... Nous arrivons sur place et comme il est environ 13:00, nous déjeunons d'abord (une nouvelle fois, on se régale au restaurant Yu Shan à coté de l’entrée nord du parc du temple), on achète un jeu (le volant en plume pour jongler avec) et on attaque la visite du parc du temple du ciel. très beau aussi. Tout ce soin apporté aux détails impressionne. De nouveau des cyprès centenaires, dont un spécifique, appelé « le cyprès des neuf dragons » vieux de plus de 500 ans. Plusieurs pavillons se succèdent à nous (je ne vais pas les détailler) et comme il nous l'avait été indiqué, les distances sont grandes ! Nous en ressortons à presque 16:00, mais on s’est régalé !

Direction le marché aux perles de Hongqiao, et son fake market, nous y trouvons encore des choses intéressantes avec des finitions impressionnantes ! Nous repartons à pas cadencés car ce soir, nous partons au spectacle de KungFu donné au Red Theater et le van qui nous y emmène nous attend à 18:15, il faut encore faire les courses pour le pique-nique demain sur la grande muraille de Chine ! Ceci étant fait, hop, on rentre, une douche et nous sommes prêts. La circulation à Pékin n'a rien à envier aux autres grandes mégalopoles, il faut dire que 20 millions d'habitants, ça en fait des bouchons. Les chinois m’ont semblé très patients et très tolérants au volant... Arrivés à destination, nous avons nos places, numérotées, et nous trouvons aussi une petite supérette avec des fruits frais, nous prenons bananes et cerises, délicieuses. Ça refera le dessert demain et nous permettre aussi de patienter ce soir la fin du spectacle. spectacle qui a enchanté Quentin ! C'etait pas mal, les gars sont forts. Demain réveil à 7:00 pour aller sur la grande muraille pour une marche de trois heures... YES !!!
Jour 9 : Yes, it is a relay GREAT wall … Ce matin, rendez-vous est donné à 8:30 pour 3:00 de trajet afin d'atteindre Jinshanling, une des parties les plus éloignées de Pékin, peu fréquentée par les touristes, et c'est bien pour cela que je l'avais choisi cet itinéraire. Niveau temps, grand soleil et température plus qu’agréable au rendez-vous aussi. Le bar ou nous prenons nos petits dej' nous fait nos quatre sandwiches club, impeccable... La guide est la fait l'appel, tout le monde est la... Sauf le bus. Pas de bus ! Punaise, on ne va pas avoir la mêmemauvaise surprise que lundi avec la cité !!
Vous vouliez marcher mesdames et messieurs, ben en avant (Guingamp).. Nous voilà partis à 42 touristes à marcher dans le hutong pour rejoindre le bus qui nous attend plus loin. Ouf. Allez c'est parti, 120km à faire, une pause pipi / clope pour les amateurs et 2:45 plus tard nous y sommes ! La muraille est à nous ! On voit que des travaux d’aménagement sont en cours. Hotel, Visitor Center, ça va changer dans le coin… La guide explique qu’on peut marcher 25 minutes pour atteindre le début du parcours ou bien prendre le petit téléphérique qui nous emmène en 10 minutes en haut. On le verra plus tard, on « perd » le tiers du parcours sur la muraille, mais nous choisissons de passer du temps sur la muraille, d’autant que selons les explications, la partie après le téléphérique est plus authentique (ie moins rénovée) que la partie précédente. Bref, nous prenons une cabine œuf, comme au ski, qui nous emmène à coté de notre première tour. Nous marcherons jusqu à la tour n° 22, il faut y être pour 15:10 max, le reste du parcours est fermé aux visiteurs... Et bien, que vous dire à part que c'est splendide, impressionnant tellement c'est vaste et que ça va à perte de vue, et que certains tronçons sont vraiment raides à grimper, on est à la limite de l'escalade tellement c'est raide, avec des marches qui font leur 40cm de hauteur quand elles ne sont pas en trop mauvais état. C'est l'inconvénient où le charme de l'ancien dira-t'on ! L’avantage du télécabienest que nous avons pris le temps d’une belle pause pique-nique sur le haut d’une tour, avec une vue à couper le souffle, je regrette de ne pas pouvoir envoyer de photo dès maintenant à mes proches. Nous repartons et nous atteignons rapidement la tour 22... Bien avant l'heure ! Donc décidons de continuer la route sur la muraille et de prendre le sentier censé être fermé, en réalité peu de monde y va, mais c'est tout à fait praticable, même si bien plus délabré que la partie précédente, d’ailleurs la guide emmènera le groupe resté avec elle jusque trois tours plus loin. Nous allons donc plus lon que la tour 22 et revenons ensuite sur nos pas. On discute avec une vendeuse devant la tour, on fait connaissance, c’est une bonne vendeuse, mon épouse lui achète deux petits sacs. Elle nous explique qu’elle est d’origine mongol (je lui dis que c’est en partie pour elle qu’on a construit ce mur sur le ton de la plaisanterie), elle vient là à pied tous les jours pour vendre, elle a 60 ans ! On s’amuse bien, on se prend en photo ensemble, puis nous redescendons vers le bus. Avec une belle bière bien fraîche à l'arrivée, je vous dis pas à quelle vitesse la bouteille est partie, et c'était une bouteille 1/2 litre ... Trop bon !


Sur le retour, Quentin grelotte, il a froid... Nous pensons qu'il a dû prendre un coup de chaud, bêtement j'avais les casquettes dans le sac, mais je ne lui ai pas dit de la mettre...Il a commencé à chauffer, donc doliprane à l'arrivée et il s'est couché. Son frère a voulu rester avec lui, du coup, nous sommes partis dîner en amoureux en laissant des sous au grand qui ira manger qq chose au bar a côté, nous prévenons la réception. C’est drôlement bien quand les enfants sont grands et autonomes ! On n’aurait jamais pu se permettre ça s’ils avaient été plus jeunes.. Nous avons essayé de trouver GUJIE la rue fantôme... Sans succès, nous avions cru la trouver, cette petite rue de hutong truffée de restos car nous etions dans une rue très similaire... Et nous y avons trouvé un petit resto typique à base de grillades qu'on fait soit même a l'aide d'un gril sur la table. Et nous nous sommes faits encore choyer. Le serveur nous a aidé à la commande, puis nous a montré comment fonctionnait leur gril… Il nous a faire cuire presque la moitié du repas. Nous nous sommes régalés ! De retour à l'hôtel, Quentin semble aller pas mal, ils dorment bien. Demain, nous mettons au programme la cité interdite, on ne nous fera pas deux fois le coup que « c'est fermé ! »
Jour 10 : Plus interdite ! Aujourd'hui, nous avons fait fort ! La journée à bien sur commencé par un contrôle de la température de Quentin.. Impeccable, l'animal est coriace et récupère vite et bien, tant mieux ! Après le ptit dej' en règle, nous voilà partis à l'assaut de la cité interdite. Arrivés sur place, ce n'est pas la même histoire que lundi... Quel monde !!! Rien qu'à la sortie du métro ça bouchonne, au moins 250m de gens bloqués au contrôle de sécurité. Nous mettons au moins 20 minutes facile à franchir ce contrôle. Un monde incroyable se presse dans cette cité, nous avançons à marche forcée, nous connaissons déjà la route... Tickets retirés, audio-guides accrochés et nous voilà au cœur de la cité. C’est allé assez vite. Efficacité, j’aime ça et les chinois y veillent. Immense ! Les pavillons se succèdent, l'empereur ne lésinait pas sur les moyens. Un exemple : derrière le pavillon de l'harmonie parfaite, une dalle sculptée de 9 dragons (9 est le nombre parfait en Chine ancienne), faisant dans les 16m de long, 3 de large de je ne sais plus combien d'épaisseur, a été amenée au palais depuis la mine qui se trouvait à 50 km du palais... Comment, à cette époque, a-t’on fait ? Et bien en creusant un canal par tranche de 500m qu'on remplissait d'eau, afin de transporter cette dalle par flottaison sur le canal... Pas chère la main d’œuvre… Quand on voit le résultat, on peut aussi imaginer la pression sur les sculpteurs : fallait pas rater son coup, y a pas de deuxième essai ! Ah aussi, Quentin a beaucoup de succès ici ! Les filles le trouvent très mignon ("so cuuuute" disent-elles) et pas mal d'entre elles vont vers lui pour se faire prendre en photo avec (à Xi’an déjà) ! Encore, aujourd’hui, 7-8 filles ont voulu être en photo dans le jardin impérial ! Pas peu fier le minot... On se moquera gentiment de lui en l’appelant « so cute » … Nous avons traversé la cité de part en part. Pour prendre la photo du trône impérial, c'était une sacrée cohue, il.faut dire qu'il y a un monde dingue dans la cité ! Je ne sais combien de personnes sont là, mais ça doit être un nombre très conséquent, principalement des chinois. Je ne sais pas pourquoi je ne suis jamais aussi bien que quand je vois peu d’occidentaux…

J’en ai profité pour faire pas mal d’achats de souvenirs, les tarifs sont bien et, même si on se doute que ce que nous achetons n’est pas vraiment en bronze, ça a au moins le mérite d’être acheté et estampillé « Palace Museum ». À la sortie, nous allons sur la colline de charbon, juste derrière. Cette colline, artificielle et en partie constituée des terres excavée des douves qui entourent la cité, dont nous essayons 10 secondes d’imaginer avec les garçons le nombre de brouettes de terre qu’il faut charrier. Monstrueux. Sur la colline, trois temples, celui au plus haut offre une vue unique sur toute la cité, c'est fou comme c'est grand ! Et c'est le moment héroïque de l'histoire, car après une courte pause, après s'être à moitié perdu dans un hutong en essayant de regagner l'hôtel et avoir fait une halte resto dans un bouiboui à côté (pas cher, 43 yuans pour deux soupes nouilles, 12 raviolis, 1 grande bière et trois sprite), nous enchaînons donc avec le palais d'été. Le palais c’est 290 hectares de parc, 3000 édifices, et un lac artificiel…. Via la Suzhou river, nous descendons le parc du nord au sud et contournons le lac par l'Est. Un élément impressionnant, outre les temples richement décorés, est ce passage couvert qui fait 768 mètres de long et dont le toit et la charpente sont très richement peints, avec moult détails. Superbe. Nous allons voir le bateau de marbre, une nouvelle fois, photos pour Quentin, et Clément également pour satisfaire ces dames... Nous sortons de cet immense parc après 3:00 de marche dedans, nous n'en avons pas fait le tiers... Il ne faisiat pas hyper beau, les bateaux étaient fermés, nous n’avons pas eu la sensation de perdre grand-chose. Nous avons enchainé en une journée deux gros morceaux. Contents nous sommes ! Infatigables, nous prenons la direction Wanfujing street, voir dans une traverse les vendeurs de brochettes de scorpions, vers à soie, sauterelles grillés, et surtout, à la recherche d’un restaurant : "Made in china" dont on nous vante qu’il fait le meilleur canard laqué de pékin dit-on, situé dans l'hôtel Grand Hyatt. Nous y arrivons, non sans mal, car je n'ai pas l'adresse. Je sais à peu près ou c'est mais "d'une rue à l'autre" se traduit ici par 1/2h de marche, après la journée que nous avons faite, on préfère avancer prudemment et se renseigner. Malheureusement personne ne comprend le mot « Hyatt »... Finalement j'obtiens l'adresse par un autre hôtel de luxe, dans lequel je suis entré, et j’ai été pris en charge par une hotesse qui a même appelé pour nous réserver une table et un canard (il faut une heure de cuisson). Nous y arrivons, c'est hyper luxueux bien sûr, et nous sommes avec nos grosses baskets crasseuses de toutes nos marches... Eh oh ! On a fait la grande muraille avec ces pompes, un peu de respect ! De toutes façons, on s'en fiche.. Sauf madame qui a vraiment honte de ses pompes... Bref, nous nous installons, le cuisinier vient découper le canard devant nous, nous dégustons ce très bon canard, la peau laquée est extra, nous sommes un peu déçu par la faible quantité de viande découpée, mais pas par la qualité. Le repas coute environ 120€, ce qui est énorme en Chine !

Et nous repartons voir Wanfujing et ses fameuses brochettes.. Beurk ! Et puis ça pue en plus ! Allez, un petit tour et nous rentrons, il est bien tard. Nos principaux objectifs de visite sont atteints et demain nous prendrons un peu de temps.. Quentin aimerait faire du bateau sur un lac à côté de l'hôtel, nous irons faire un tour.
Jour 11 : Last action Hero Notre dernière journée complète à Pékin. Ce matin, départ un peu plus tard afin de se donner un peu de répit, mais bon, on s'est couché plus tard alors l'un dans l'autre... Nous voici repartis vers HongKiao market, marché aux perles et à toutes autres choses dont des fake extrêmement bien réussis... Nous repartons ensuite pour l'opposé de la ville afin de déjeuner au resto de notre premier midi à pékin, à côté du temple des lamas, pour ceux qui suivent. Temple dans lequel nous allons aussi faire des emplettes souvenirs. C'est bien et pas trop cher. Là aussi, au moins, on a l'estampille officielle. Retour à l'hôtel poser nos emplettes et nous partons pour le lac Behai, faire un tour de bateau et admirer les temples et palais... Les garçons se régalent à conduire le bateau, électrique bien sûr ! Enfin de retour de nouveau à l'hôtel, nous récupérons notre linge propre (quel panard ce service laundry) et je fais le checking et imprime mes boarding pass (pour 40 yuans, 10 yuan par impression, j’ai trouvé ça un peu limite tout de même, mais bon). Nous partons dîner à côté pour un dernier repas pékinois, conseillé par la reception. La panse bien tendue, nous partons enfin voir le parc olympique et les majestueux Cube et Nid d'oiseau. Je dois reconnaître qu'en photo j'aimais plus le cube, mais devant les édifices, et bien je préfère le nid d'oiseau. Les éclairages sont soignés et mettent bien en évidence la structure, c'est beau.

Encore une fois, beaucoup de monde, beaucoup d'échoppes, de vendeurs à la sauvette, de cerf-volant immensément longs, petits mais très très longs et très très hauts, certains passent les 40 mètres de long. C'est beau car le dessous reflète la lumière et créé un effet d'ailes d'oiseaux déployées, volant en formation.
Nous rentrons maintenant il est temps de préparer les bagages, beaucoup d'affaires à repartir entre chaque bagage afin de rester dans la limite des 23kg par valise en soute. Heureusement l'hôtel me prête une balance, ils pensent à tout, c'est extra. Bon allez, une dernière bière au bar à côté et on y va. Demain soir, nous serons à Copenhague, 10-15 degrés de moins mais du soleil. On ira taquiner la petite sirène...
Jour 12 : Bye Beijing, bye China ! Je me suis couché tard, j’ai fini mes bagages vers 2h00 ce matin. Notre dernière matinée, après le check-out, et le depot en left-luggage de nos bagages, nous allons nous balader dans le hutong, finalement on entre visiter la tour tambour, je me tâte pour acheter une PS4 (2500 yuans… mais, pour les initiés, je ne connais pas la zone du lecteur bluray, donc je m’abstiens). Nous grignotons un truc rapidement et nous partons vers l’aéroport, via le métro et l’airport-express (pour lequel il faut s’acquitter de 25 yuan par personne, heureusement je n’avais pas dilapidé mon argent liquide… mais c’était juste !) Hop hop hop, en moins de deux, nous arrivons sur place, on passe les controles, easy et on embarque. Cette fois, c’est bien terminé, nous repartons vers Copenhague. Au revoir et merci la Chine et les chinois, nous avons adoré notre voyage, on y reviendra ! Escale à Copenhague super, arrivée avec 30 minutes d’avance, c’est la 1ere fois que ça m’arrive ! Le soir nous sommes explosés, nous avons tenu jusqu’à 21h00 mais c’était limite. Le décalage dans ce sens-là est plus dur. On ne regrettera pas cette escale car nous avons eu une journée magnifique le lendemain, le temps de se balader, pour voir le minimum légal, en profitant en plus d’une sorte de festival autour du Japon et de la fête des cerisiers en fleurs, à coté de la petite sirène, on s’est régalés ! Le retour en France s’est parfaitement déroulé, aucun pb au passage des douanes. Taxi à l’heure et retour à la maison dans un timing im-pe-ccable.
Itinéraire : Vol Paris-Copenhague-Shanghai 3 nuits à Shanghai, Transfert Shanghai-Xi’an par train de nuit, 1 nuit à Xi’an, Transfert Xi’an-Pekin par train de nuit, 5 nuits à Pekin Vol Pekin-Copenhague 1 nuit à Copenhague Vol Copenhague-Paris
Avion : Vol avec la SAS Tarif : 2200€ A/R pour 4 adultes
Train : Réservation par DIY Travel (top !) Shanghai-Xi’an : soft-sleeper, 300€ pour tous les 4 Xi’an-Pékin : soft-sleeper, 250€ pour tous les 4
Hotels : Shanghai : « Fish Inn Bund », appart’hotel avec 3 chambres 210€ pour 3 nuits pdj en sus
Xi’an : 7’Sages Qixian 30€ pour 1 nuit, pdj en sus
Pékin : Downtown Backpackers 296€ pour 2 chambres et 5 nuits, pdj inclus
Copenhague : Go Hotel 135€ pour une nuit, 1 chambre 4 couchage ptd inclus
Carnet de voyage : Jour 1 – Décollage prévu à 15h30, arrivée J+1, 10h55 Le départ s'est déroulé impeccablement, le taxi à l'heure à la maison, le premier avion à l'heure, le second vol à l'heure également. L’atterrissage se fait le lendemain matin. Le passage à la frontière, nickel et au final on a récupéré tous nos bagages... Que demande le peuple !
Nous avons pris le Maglev, un train à suspension magnétique (deutsche technology !) qui nous a emmené à 301 km/h jusqu au métro qui nous a ensuite déposé à 500m de l'hôtel. Et nous l'avons trouvé assez facilement grâce au plan que nous a envoyé le gars de l’hôtel. Nickel et bien plus vite que ce que je pensais.
L’hôtel est simple, mais calme, confortable et bien placé. Petit déjeuner à 30yuans chacun (x0,123 pour avoir l'équivalent en €).
Nous sommes partis explorer cette fameuse ville, il est 12h40, nous avons un peu dormi dans l'avion ce qui nous permet de tenir, mais nous avons faim !
On part sur Nanjing Road, rue piétonne ultra-commerçante... On ne dirait pas une ville communiste !! Magasins Omega, Rolex et autres grandes marques de luxe…
On y trouve un petit resto recommandé par le Routard, pas mal et pas cher (74 yuans, à vos calculettes)..
Nous arrivons sur la place du peuple, au passage, mon fils se fait alpaguer par une vendeuse à la sauvette, qui veut lui vendre une paire de roulette qui s’attache aux baskets… Ma femme lui demande combien « juste pour voir ». Ben tiens ! Je lui dis alors, que lorsqu’on demande le prix, c’est qu’on est intéressé et qu’il n’est pas convenable de partir. Il faut négocier et aller au bout de la transaction maintenant. Bref, transaction négociée à 50 yuans, Quentin est content… Nous visitons le musée de Shanghai, avec des bronzes splendides dont les plus anciens remontent au 18eme siècle.... AVANT JC... Quand on voit le détail de certaines pièces et qu’on imagine ce qu’on faisait en Europe à cette époque-là... Ils avaient une sacrée avance !
Puis nous partons ans le quartier de Pudong, avec toutes ces tours immenses. Il ne fait pas encore nuit, mais le spectacle est déjà pas mal !
Nous montons boire un verre au 87eme étage de la tour Jinmao, au bar de l'hôtel Hyatt, la classe, une vue dominante sur Shanghai et le Bund.
Nous dînerons ensuite au restaurant « Yangifang », au Super Brand Mall, avec vue sur le fleuve et le Bund, top classe, même Bill Clinton est venu dîner ici !Retour vers l'hôtel, quelques clichés de nuit avec toutes les illuminations de Pudong, c'est très beau ! Tout le monde est à bout de fatigue, et curieusement je suis encore assez en forme.

Jour 2 Le lendemain matin, ma femme me réveille : « il est 11h0 !! ». En fait, il est 5:30 du matin, je suis decalqué... On rate le petit dej, plus de pain... La loose.. Du coup on nous conseille d'aller prendre le breakfast dans un petit resto à côté.. On se contentera de raviolis, la soupe nouille à 9:00 du mat', ce n'est pas encore notre truc... Et on repart.. Ah oui, Quentin, pris d'une grosse envie, fait un gros popo dans les toilettes de l’appart... Et ça bouche les toilettes... Pourquoi ce détail vous direz-vous ? Et bien, le temps de le dire à l’accueil, quelqu’un était passé déboucher et nous a laisser des toilettes impeccables, quelle efficacité ! Et quel soulagement aussi ! On n'imagine pas forcément que ne pas avoir de toilettes utilisables soit si handicapant..
Nous avons descendu le Bund, visité les jardins de maître Yu. S’il paraît que c'est un des plus beaux de Chine, il y avait pas mal de monde et cela dénature le coté zen qu’on imagine avoir dans ces endroits. Nous ressortons et nous baladons dans le quartier de Yuyuan et les puces, quelques magasins (dans un desquels une dame était épatée par nos grands pieds ! Elle croyait que je chaussais du 48, haha ha). Nous descendons un peu plus loin direction le temple de Confucius. Personne, c’est étonnant et c’est tant mieux. Car non seulement c’est un beau temple, mais comme il n’y a personne nous pouvons profiter (égoïstement) de la sérénité du lieu. Exposition de jade, les enfants nous prient de prendre des figurines en jade, représentant leur signe astrologique chinois. Ce n’est pas très cher, nous prenons. Ce soir, nous allons dans un resto typique, conseillé par l'hôtel et nous nous sommes régalés : Le memory Restaurant, à coté de l’hotel du même nom...Pas un seul occidental, mais rempli de Shanghaïens, on aime ! Après avoir mis 1/2h à choisir en regardant sur les tables de nos voisins ce qu'ils mangeaient, nous nous sommes retrouvés avec tout ce qu’on voulait, et un truc qu’on avait pas compris : le bas de la mâchoire de canard (avec le bas du bec decoupé)... Bah on a mangé quand même... Euh j'suis pas fan... L'équipe nous a chouchouté..

Retour à l’hotel à deux pas pour le coup… après un détour sur le Bund, via Waibadu bridge. Nous ne savons pas si c’est tous les soirs comme ça, mais ce soir, le pont était éclairé en rouge, très joli, et il y avait trois ou autre femme en habit de mariée, robe rouge, qui posaient avec des photographes. Particulier ? Professionnels avec des modèles ? Aucune idée, mais c’était très joli tout ça !

Jour 3 Nous avons donc consacré le troisième jour à l'ex-concession française, en commençant par le parc Fuxing pour y voir les chinois pratiquer leurs exercices matinaux... Étant partis tardivement à cause de la lenteur du petit dej', nous n'en avons vu qu'une seule s’exercer... Bah ce n'est pas grave. Nous avons enchainé les maisons historiques de tel ou tel maître de la république chinoise, la maison de la 1ère réunion du PCC (aucune photo autorisée), profité des belles avenues bordées de platanes de chez nous, avec de petites maisons. Une ambiance bien différente de ce que nous avions vu avant. Beaucoup plus de blancs aussi, c'est le quartier des expats et des diplomates. En fin de journée, nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer et nous partons à la chasse au fake-market... Le marché du faux... Et nous trouvons ! (Du coté de West-Nanjing Road). Je n’ai pas vu beaucoup d’écrit là-dessus, mais l’expérience est amusante. Dommage je n’ai pris aucune photo, j’avais les yeux partout, toutes ces petites échoppes et les vendeurs qui viennent vers toi « You need a bag ? a watch ? a t-shirt ? What do you need ? …). Bon on repère les lieux. A demain, ce soir nous rentrons à l’hotel et retournons diner à Pudong. Notre ainé veut absolument y retourner, il s’est régalé la première fois. Ce soir, trop amusant. Pour commencer, un jeune serveur nous reconnait (il y a là aussi, peu voire pas d’occidentaux) et nous installe sur son secteur. Mon fils commande un plat relevé, et, après quelques bouchées, ses oreiles rougissent tellement, que les serveuses et serveurs sortent de leur habituelle réserve pour rire, et le jeune amène sur la table un grand verre rempli de glaçons, tout en étant mort de rire ! Nous rions tous ! Une serveuse vient gentiement avec un grand bol d’eau chaude et rince lesnuilles pour enlever du piment et faciliter ainsi la fin du plat. Un bon moment que nous avons passé là. Photo avec l’équipe, contente de poser avec nous et nous partons.
Jour 4 : Bye bye Shanghai ! Nous retournons au fake Market, c’est le dernier jour sur Shanghai. Les garçons sont avec nous, l’ainé est en premier lieu choqué par « l’agressivité des vendeurs, puis il s’habitue après que nous lui ayons expliqué les règles du jeu, et aussi, ils sont gentils en somme. Quelques achats, retour à l’hôtel pour récupérer les bagages que nous avions laissé après le check-out, et partir enfin vers la gare de Shanghai, il faut trouver le comptoir pour retirer les billets, au ticket-office, qui est à l'extérieur de la gare et nous suivons les instructions laissées par les gens de DIY Travel. Nous finissons par le trouver après deux aller-retours avec un peu de chance : les indications n’étaient pas justes, nous sommes sortis à l’exit 2 et croisons un taxi qui croyant que nous arrivions nous propose ses services. Nous indiquons que nous sommes sur le départ, il nous demande ce que nous cherchons : ticket-office please ! et nous montre où le comptoir se trouve, juste derrière nous ! Le comptoir est en travaux et les indications que j'avais collectées ne valent plus tripette... On trouve les comptoirs avec des files de chinois et je me colle dans une... Qui ferme... Je me mets sur une autre qui ferme aussi... La troisième sera la bonne et j'en profite pour retirer les tickets de trains pour Xi'an et aussi ceux pour Pékin, sans frais complémentaire alors qu’on aurait dû me compter 5 yuans / ticket émis pour le trajet Xi’an-Pékin. Allons maintenant trouver le quai et la salle d'attente maintenant, cela se fait sans problème, les salles sont propres. Nous embarquons dans notre compartiment, avec nos quatre couchettes, on est pas mal installés mais nous ne dormirons pas beaucoup : qui a écrit que les trains couchettes étaient confortables et silencieux ? En fait, le tatata des rails et le bruit generé par les garçons au dessus lorsqu ils bougeaient dans leur couchette nous a empêché de dormir une bonne partie de la nuit…

Jour 5 : Hello Xi’an ! Nous y voilà arrivés à la gare avec 1/2h de retard. J’étais prévenu, Xi’an est un peu plus « root » que Pékin et Shanghai, on part « à l'aventure » ici bien moins de choses sont écrites en pinyin et plus en idéogrammes, voire en rien du tout ! J’avais travaillé mon plan de la ville et l’itinéraire pour aller jusqu’à l’hotel. N’’ayant pas de panneau, j’espère ne pas me tromper pour qu’on ne marche pas pour rien sous cette pluie. La rue que nous empruntons est la bonne, y a plus qu’à remonter jusqu’au n°1 de Beixin Street puisque c’est l’adresse de l’hotel… Sauf qu’’on n’a jamais vu le n° 1. On prolonge le trajet « au cas ou » sans trop y croire. Y a un truc qui va pas. Bien entendu, la seule adresse et le seul hotel dont je n’ai pas la traduction en ideogramme, c’est celui-là… Bon je fouille sur le routard car je sais qu’il y est référencé, et il me saute au yeux que sur le Routeard, toutes les adresses et noms sont en idéogramme. Bingo, je demande à un passant qui nous montre la direction. En lisant précisément l’indication du routard, il y est écrit que l’entrée de l’hotel se fait par le rue perpendiculaire. Et nous voilà à l’hotel ! Trempés …, Nous attendons que notre chambre soit prête pour partir voir ces fameux soldats enterrés dont je me souviens avoir lu la découverte sur un Pif gadget dans les années 70 (elles ont été découvertes en 1974). En attendant nous dégustons un bon petit-déjeuner au bar-resto de l’hotel. Délicieux. Et on en profite pour sécher un peu ! La chambre ne sera pas prête tout de suite, elle est toujorsu occupée et les gens prennent leur temps. Pas grave, on laisse nos bagages et nous repartons vers la gare routière. Pour y aller, nous avons pris un bus qui part devant la gare des trains. On se fait appeler par des rabatteuses qui veulent nous embarquer dans un autre bus (915). L'une d'elle m'attrape par le bras, je l'ignore royalement ! Nous savons qu'il faut prendre le bus 306 et pas un autre qui s'arrête devant d'autres sites et surtout des échoppes ou le bus s'arrête pour que tu achètes leurs souvenirs. Manque de bol, le dernier 306 nous passe sous le nez, nous attendons le suivant. Pas longtemps, 5 minutes après, un autre arrive, il est rempli en 10 minutes et nous partons.1h15 plus tard nous y sommes ! Je suis excité ! Un peu désorientés car pas d'indication claire bizarrement. Ça change de Shanghai ! Finalement, on y arrive. En disant "terracota" des gens nous montrent la direction. On y est ! Accès en voiture électrique, nous n'avons pas voulu marcher sous la pluie qui ne cesse pas. Nous sommes impressionnés quand même, ça doit représenter tellement de travail ! D'ailleurs il est dit que l'empereur en forçant les paysans à travailler sur ses statues a poussé son peuple à la famine, ces derniers n'ayant plus le temps de cultiver pour réaliser les statues. Les statues sont belles, très belles ! Nous découvrons les fosses dans le sens inverse, tel que conseillé afin d'aller crescendo dans la découverte et la grandeur des fosses.. Wahou ! Dans la salle n°2 on peut se faire prendre en photo avec des statues et un fond en relief donnant l'impression d'être dans la fosse, résultat hyper réaliste, sont trop fort ces chinois.

À la sortie d'une fosse, je me fais accoster par un vendeur à la sauvette qui me propose une boîte de guerriers miniatures en terre avec un cheval...de 150 yuans on arrive à 70.. Je deale ok ! Et découvre peu après des boîtes officielles avec un contenu identique mais mieux fini à....60 yuans. Me suis fait avoir ! Bon, la visite des Terracotta est finie, nous rentrons.
Le ptit dej à l'hôtel ne rattrape pas le maigre repas du train et nous n'avons pas déjeuner à midi... Je suis un bourreau, mais on se nourrit de nos voyages non ?... Ah. À priori, non... Z'ont faim les asticots et je ne leur laisse pas le temps de manger un ptit truc pour pouvoir choper le bus à temps, sur ce coup j'ai eu raison, on arrive sur la place, il y a déjà une longue file d'attente devant un bus fermé et juste le chauffeur arrive, nous rentrons presque de suite et on part, la chance ! On mangera mieux tout à l'heure en attendant on fait le fond de mon sac... Biscottes de l'avion, demi bouteille de coca, deux tranches de brioches, c'est pas grand-chose, mais ça bouche un ptit coin ! Bouchons pour rentrer dans Xi'an, circulation hyper dense, beurk.
Ce soir, dîner sur place, l'hôtel à une bonne réputation sur le routard et le lonely planet. Leurs pizzas y sont même citées, je ne l'ai pas dit à mon grand pour éviter qu'il en prenne : il en mange toute l'année, alors autant qu'il profite d'être ici pour manger autre chose... Et local ! C'était très bon une nouvelle fois.
Nous en avons profité pour utiliser le service laundry (10 yuans pour un cycle de machine à laver) avec, ô bonheur, un sèche-linge (10 yuans pour un cycle de séchage). Nous y mettons notre ligne sale à laver et les chaussures à sécher !
Allez on s'en va voir les tours tambours et tour de la cloche de nuit dans le quartier Hui. Bien entendu, nous partons à pied ! ET il ne nous faut pas trainer. Bizzarement, il faut être de retour avant minuit, sinon on reste dehors à ce que j’ai compris. Etonnant. Mais d’un autre côté, c’est gage d’une certaine tranquillité pour dormir, cela se vérifiera. 1/2h à peine et nous y sommes, les tours sont très belles, le quartier est hyper animé et le quartier Hui regorge de revendeurs de tout et de bouffe. Nous faisons le tour rapidement, et nous rentrons déjà. On aurait aimé flâner plus longtemps, il aurait fallu partir + tôt de l’hôtel, mais là, ce n’était pas possible. On le constatera : une nuit de plus à Xian ne serait pas de trop en fait.

Jour 6 : La pagode et la Mosquée Après une excellente nuit, confort et silence, aaaaah le bonheur, nous partons prendre le ptt dej. Toujours délicieux. Très orienté occidental, nous avons pris également un bol avec des petites boules blanches fourrées d’une sorte de crème de sésame, une spécialité locale nous a’t’on dit, très bon en tout cas.
Nous avons bouclés nos valises, fait notre check out, mis les bagages au left-luggage de l'hôtel, et nous sommes partis à la découverte de la pagode de la petite oie sauvage, datant de la fin du VII eme siècle. Nous l'avons gravi (c'est le mot vu la raideur des escaliers) jusqu'à son sommet... Ben ça fait haut ! Deux chinoises ont tenues à être prises en photo avec nous, sympa ! D'habitude, c'est notre Quentin, le plus jeune, qui remporte tous les suffrages, les chinois le regardent et/ou le prennent souvent en photo. Le fait qu'il soit si grand avec sa tête d'enfant les surprend peut-être. Nous avons eu l’impression que certains regards avaient du regret ou du vague à l'âme surtout quelques femmes quand ils nous voient avec deux fils, eux qui n'ont dû se contenter d'un seul enfant comme nous l’a rappelé une dame chinoise avec qui nous avons brièvement échangé. Bref, après la visite de cette très belle et haute pagode, nous voilà répartis pour découvrir le temple dédié à Confucius et la forêt de stèles. Très très beau. Mais Quentin a d'un coup mal à la tête, en effet son front est chaud... Un coup de fatigue ou pire, malade ? Manque de bol nous n'avons pas les dolipranes avec nous pour le soulager de suite, ils sont restés dans la pharmacie, dans la valise à l'hôtel. Nous partons en quête d'un resto local et au bout de 5-10 minutes nous jetons notre dévolu sur un petit resto rempli de locaux. Bon signe en général selon nos critères de choix. Nous voilà partis à analyser avec précision les photos des plats, pour éviter ceux fortement chargés en piment, et c'en est la majorité ! La serveuse baragouine 2-3 mots d'anglais, c'est trompeur, elle demande "hot ?" nous croyons qu'elle parle du plat « chaud » ou « froid », et après quelques minutes nous faisons corriger la commande en cuisine : hot c'est Spicy ! Pimenté ! Le patron est arrivé avec son smartphone et une traduction ideogramme / anglais. Trop fun ! Les plats arrivent, non pimentés, délicieux ! Le personnel du resto, peu habitués à avoir des occidentaux se marre et nous sourit beaucoup, ils sont aux petits oignons avec nous, c'est super agréable. On a l’impression d’être chouchouté, on adore ! lol Nous voilà répartis après cette pause régénérante, surtout pour Quentin, qui se sent d'attaque pour visiter la grande mosquée de Xi'an. Impitoyables parents qui acceptent le sacrifice de leur enfant extraordinaire… Pas pour rien, la visite de la mosquée vaut le coup. Nous traversons le quartier Hui, musulman, rempli d'échoppes de souvenirs et de petites gargottes, super sympa, faisons des achats de souvenir à très bon prix. Là on négocie moins sévère qu’à Shanghai ? Très rapidement le vendeur arrive à son prix plancher et n’en démord plus. Et il est assez compétitif. Entre autre, nous dégottons une belle boite de jeu d’échec pour 80 yuans (environ 40x40cm déployé), que nous aurons revu beaucoup plus cher ailleurs Nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer, et nous partons voir un parc pas trop loin. Chance, nous assistons à une danse en groupe, plusieurs couples dansent, et ce, sur plusieurs places du parc (qui est assez grand pour y avoir une mini fête foraine à l'intérieur ... Sans qu'on la voie.. !
Puis nous assistons à une scène étrange : une femme, en pleurs, visage rouge violacé, devant une grande feuille par terre (1m par 1,5m), des inscriptions en idéogrammes sur la feuille, une femme à côté d'elle semble prêcher pour elle et dans un coin de la feuille un tas de billets donnés par les gens qui les entourent et écoutent... On se demande ce qu'il a bien pu se passer...
Enfin, départ pour la gare. Mon contact chez DIY travel m'avait prévenu : la gare de Xian est un zoo ! En effet, du monde de partout, c'est immense, pas d'indications en pinyin ou en anglais ... Bon, je montre mon ticket à un agent qui me montre la direction et nous progressons ainsi, jusqu’à la salle d'attente dédiée aux couchettes, sans difficulté. Et nous voilà dans le train. Le voyage par train de nuit s'est bien mieux déroulé que celui de Shanghai vers Xi'an, du moins pour ma femme et les enfants. Eux ont réussi à s'endormir rapidement, j'ai dû patienter jusque 3 heures du mat'. Je ne suis pas fait pour les voyages en train (il me revient une phrase qu’on fait dire à Danny Glover dans l’arme fatale : « je suis trop vieux pour ces conneries » lol). Une dame de la compagnie du train est contente de reconnaitre que nous sommes français et nous prononce deux trois mots en fraçais avec un grand sourire, sympa ! Elle prend commande sinous voulons café / thé / jus d'orange pour le lendemain matin. Hyper gentille et attentionnée, elle passera plusieurs fois nous prévenir.
Jour 7 : Hi Beijing !! Beijing, get ready we are on the place ! Ok ! On n'est quand même pas frais non plus... Allez un tour par le métro, bien plus rempli que ce que nous avons vu et nous arrivons peu après à l'hostel « Downtown Backpackers », qui est très bien et en plus dans une rue très animée, Nanluoguxiang, on adore ... Pourvu que ce soit calme pour dormir. Nous y avons réservé deux chambres, une suite pour nous, et une chambre avec 2 lits séparés pour les garçons. Royal ! En plus le prix est moins cher que prévu MAIS je n'avais pas prévu qu'il n'y avait pas de draps ni de serviettes qu'il faut louer.. Une paille, 32yuans pour le séjour pour les serviettes, la location des draps vaut 40 yuans. Le temps que la réception traite l’adminsitratif (copie des passeports etc.), on nous offre le peit-dejuener dans le bar attenant à l’hotel. Nous y prendrons le petit-dejeuner tous les matins (à l’anglaise, toasts, œuf, lard). Expresso en sus, 10 yuans (ça fait le meme prix que chez nous, il est pas mal).
Bon ben ensuite nous sommes allés visiter le temple des lamas, magnifique, de l'encens de partout, énormément de gens y prient, même notre Quentin... Nous aussi y sommes allés de notre petite prière, enfin pensée, qui restera secrète bien sûr... Puis direction le temple de Confucius très beau aussi, et très serein. Pause déjeuner dans un resto conseillé par le routard, l’histoire dit que nous y retournerons parce que c’était bien ! Il s’agit du restaurant « Jingdingxuang » après la place Yonghegong, au-delà de la ceinture routière derrière le temple des lamas. C’était amusant car nous sommes arrivés sur place et il fallait prendre un ticket, avec beaucoup de monde attendant dehors. Nous avions le ticket n° C97… Cependant nous avons vite noté que les tickets étaient bien sur appelés en chinois et nous, on y pane que dalle au chinois. Je noue contact avec mon voisin qui parle français ! Quel bol ! Lorsque son tour vient, il me dit que l’appel en est au C95.. Je montre mon ticket à l’ouvreuse qui nous appelle 5 minutes plus atrd. On entre et on se régale une nouvelle fois !
Ensuite visite de la tour de la cloche et on passera uniquement devant la tour tambour, tout ceci se trouvant dans un périmètre proche de l'hôtel. En passant, on voit un groupe d’adulte jouant avec une sorte de volant en plume, avec lequel ils jonglent avec eles pieds et se font la passe. Ca me rappelle un jeu auquel je jouais quand j’étais môme dans la cour de l’école primaire (avec des morceux de chambre à air reliés entre eux et on jonglait avec, ça remplaçait un ballon. Quentin les regarde attentivement et ils l’invite, du cou pj’y vais aussi et ils se marrent de voir des occidentaux jouer avec eux. Puis je dois dire que je m’en sors pas mal, j’étais pas mauvais en jonglage avec un ballon J… Un bon moment partagé avec eux et nous partons.

Le soir, nous sommes partis dîner autour du lac Houhai, hyper animé aussi, des belles illuminations la nuit venue. On a testé un resto viet « Le nuage » vu sur Tripadvisor... Bon, ben y en a pas un qui parle viet, savent même pas ce que c'est un nem, ne comprennent pas le nom en viet (chiagio).. Et on a pris une note salée ! 3 fois plus cher que ce midi. On ne nous y reprendra pas ! C'était bon mais c’était trop trop cher ! (plus de 70 euros !!!). Nous faisons le tour du lac, on en profite pour prendre une barbe-à-papa énooorme pour les garàns qui s’en régalent. Retour à l’hotel en traversnat le htong, c’est très calme et serein, on ne se sera jamais senti en insécurité.
Bon demain, la cité interdite, place Tianan Men et la colline de charbon. Le soir nous irons voir un spectacle de kungfu. Puis mardi ... La grande muraille !!! Yaaaahh !!
Jour 8 : L’interdite cité … Apres une bonne nuit, dans le silence (l'hôtel et la chambre sont très bien), nous avons bien récupéré. Pour notre deuxième jour ici, nous avions décidé de faire Tianan Men et la cité interdite, autant dire que j'étais excité. Allez hop, on expédie le ptit, dej et on part prendre le métro (2 yuans le ticket). Ah on ne vous a pas dit, mais pour qui sait utiliser le métro à Paris ne sera p dépaysé ici. C'est très facile et les chinois ont fait des efforts conséquents pour traduire en caractères alphabétiques leurs indications en idéogrammes. En plus c’est très propre et pas d’odeur désagréable comme chez nous… Nous voici arrivés à Tianan Men. On n'y entre pas comme ça ! La place est entourée de petites barrières et truffée de policiers ! Bon, les sacs dans le scan comme dans les aéroports et tous les métros ici d'ailleurs (Mais ça va très vite, ça ne ralentit presque pas) et nous y voici. Je suis un peu étonné, plusieurs fois, les contrôles sont plus laxistes voire inexistants avec nous qu’avec des chinois dont on contrôle rigoureusement les papiers et sacs. Le mausolée de Mao est fermé le lundi, tant mieux on est pas là pour ça, nous ne sommes pas trop intéressés. Toute fois impressioné spar la taille de l’ouvrage, c’est immense pour une momie… Allez on fait le tour de la place et on se dirige vers la porte de la paix céleste qui va nous emmener vers la cité. Nous marchons et je trouve étrange que les ventes de tickets pour le musée soient fermées.. Bon vous l'avez compris, la cité interdite est fermée le lundi. Ce maudit Guide du routard indiquait "ouvert tous les jours". La cité restera donc interdite aujourd’hui. Bon, on rebondit, nous partons faire le temple du ciel et le marché aux perles. Mais nous aurons perdu une 1/2 journée... Nous arrivons sur place et comme il est environ 13:00, nous déjeunons d'abord (une nouvelle fois, on se régale au restaurant Yu Shan à coté de l’entrée nord du parc du temple), on achète un jeu (le volant en plume pour jongler avec) et on attaque la visite du parc du temple du ciel. très beau aussi. Tout ce soin apporté aux détails impressionne. De nouveau des cyprès centenaires, dont un spécifique, appelé « le cyprès des neuf dragons » vieux de plus de 500 ans. Plusieurs pavillons se succèdent à nous (je ne vais pas les détailler) et comme il nous l'avait été indiqué, les distances sont grandes ! Nous en ressortons à presque 16:00, mais on s’est régalé !

Direction le marché aux perles de Hongqiao, et son fake market, nous y trouvons encore des choses intéressantes avec des finitions impressionnantes ! Nous repartons à pas cadencés car ce soir, nous partons au spectacle de KungFu donné au Red Theater et le van qui nous y emmène nous attend à 18:15, il faut encore faire les courses pour le pique-nique demain sur la grande muraille de Chine ! Ceci étant fait, hop, on rentre, une douche et nous sommes prêts. La circulation à Pékin n'a rien à envier aux autres grandes mégalopoles, il faut dire que 20 millions d'habitants, ça en fait des bouchons. Les chinois m’ont semblé très patients et très tolérants au volant... Arrivés à destination, nous avons nos places, numérotées, et nous trouvons aussi une petite supérette avec des fruits frais, nous prenons bananes et cerises, délicieuses. Ça refera le dessert demain et nous permettre aussi de patienter ce soir la fin du spectacle. spectacle qui a enchanté Quentin ! C'etait pas mal, les gars sont forts. Demain réveil à 7:00 pour aller sur la grande muraille pour une marche de trois heures... YES !!!
Jour 9 : Yes, it is a relay GREAT wall … Ce matin, rendez-vous est donné à 8:30 pour 3:00 de trajet afin d'atteindre Jinshanling, une des parties les plus éloignées de Pékin, peu fréquentée par les touristes, et c'est bien pour cela que je l'avais choisi cet itinéraire. Niveau temps, grand soleil et température plus qu’agréable au rendez-vous aussi. Le bar ou nous prenons nos petits dej' nous fait nos quatre sandwiches club, impeccable... La guide est la fait l'appel, tout le monde est la... Sauf le bus. Pas de bus ! Punaise, on ne va pas avoir la mêmemauvaise surprise que lundi avec la cité !!
Vous vouliez marcher mesdames et messieurs, ben en avant (Guingamp).. Nous voilà partis à 42 touristes à marcher dans le hutong pour rejoindre le bus qui nous attend plus loin. Ouf. Allez c'est parti, 120km à faire, une pause pipi / clope pour les amateurs et 2:45 plus tard nous y sommes ! La muraille est à nous ! On voit que des travaux d’aménagement sont en cours. Hotel, Visitor Center, ça va changer dans le coin… La guide explique qu’on peut marcher 25 minutes pour atteindre le début du parcours ou bien prendre le petit téléphérique qui nous emmène en 10 minutes en haut. On le verra plus tard, on « perd » le tiers du parcours sur la muraille, mais nous choisissons de passer du temps sur la muraille, d’autant que selons les explications, la partie après le téléphérique est plus authentique (ie moins rénovée) que la partie précédente. Bref, nous prenons une cabine œuf, comme au ski, qui nous emmène à coté de notre première tour. Nous marcherons jusqu à la tour n° 22, il faut y être pour 15:10 max, le reste du parcours est fermé aux visiteurs... Et bien, que vous dire à part que c'est splendide, impressionnant tellement c'est vaste et que ça va à perte de vue, et que certains tronçons sont vraiment raides à grimper, on est à la limite de l'escalade tellement c'est raide, avec des marches qui font leur 40cm de hauteur quand elles ne sont pas en trop mauvais état. C'est l'inconvénient où le charme de l'ancien dira-t'on ! L’avantage du télécabienest que nous avons pris le temps d’une belle pause pique-nique sur le haut d’une tour, avec une vue à couper le souffle, je regrette de ne pas pouvoir envoyer de photo dès maintenant à mes proches. Nous repartons et nous atteignons rapidement la tour 22... Bien avant l'heure ! Donc décidons de continuer la route sur la muraille et de prendre le sentier censé être fermé, en réalité peu de monde y va, mais c'est tout à fait praticable, même si bien plus délabré que la partie précédente, d’ailleurs la guide emmènera le groupe resté avec elle jusque trois tours plus loin. Nous allons donc plus lon que la tour 22 et revenons ensuite sur nos pas. On discute avec une vendeuse devant la tour, on fait connaissance, c’est une bonne vendeuse, mon épouse lui achète deux petits sacs. Elle nous explique qu’elle est d’origine mongol (je lui dis que c’est en partie pour elle qu’on a construit ce mur sur le ton de la plaisanterie), elle vient là à pied tous les jours pour vendre, elle a 60 ans ! On s’amuse bien, on se prend en photo ensemble, puis nous redescendons vers le bus. Avec une belle bière bien fraîche à l'arrivée, je vous dis pas à quelle vitesse la bouteille est partie, et c'était une bouteille 1/2 litre ... Trop bon !


Sur le retour, Quentin grelotte, il a froid... Nous pensons qu'il a dû prendre un coup de chaud, bêtement j'avais les casquettes dans le sac, mais je ne lui ai pas dit de la mettre...Il a commencé à chauffer, donc doliprane à l'arrivée et il s'est couché. Son frère a voulu rester avec lui, du coup, nous sommes partis dîner en amoureux en laissant des sous au grand qui ira manger qq chose au bar a côté, nous prévenons la réception. C’est drôlement bien quand les enfants sont grands et autonomes ! On n’aurait jamais pu se permettre ça s’ils avaient été plus jeunes.. Nous avons essayé de trouver GUJIE la rue fantôme... Sans succès, nous avions cru la trouver, cette petite rue de hutong truffée de restos car nous etions dans une rue très similaire... Et nous y avons trouvé un petit resto typique à base de grillades qu'on fait soit même a l'aide d'un gril sur la table. Et nous nous sommes faits encore choyer. Le serveur nous a aidé à la commande, puis nous a montré comment fonctionnait leur gril… Il nous a faire cuire presque la moitié du repas. Nous nous sommes régalés ! De retour à l'hôtel, Quentin semble aller pas mal, ils dorment bien. Demain, nous mettons au programme la cité interdite, on ne nous fera pas deux fois le coup que « c'est fermé ! »
Jour 10 : Plus interdite ! Aujourd'hui, nous avons fait fort ! La journée à bien sur commencé par un contrôle de la température de Quentin.. Impeccable, l'animal est coriace et récupère vite et bien, tant mieux ! Après le ptit dej' en règle, nous voilà partis à l'assaut de la cité interdite. Arrivés sur place, ce n'est pas la même histoire que lundi... Quel monde !!! Rien qu'à la sortie du métro ça bouchonne, au moins 250m de gens bloqués au contrôle de sécurité. Nous mettons au moins 20 minutes facile à franchir ce contrôle. Un monde incroyable se presse dans cette cité, nous avançons à marche forcée, nous connaissons déjà la route... Tickets retirés, audio-guides accrochés et nous voilà au cœur de la cité. C’est allé assez vite. Efficacité, j’aime ça et les chinois y veillent. Immense ! Les pavillons se succèdent, l'empereur ne lésinait pas sur les moyens. Un exemple : derrière le pavillon de l'harmonie parfaite, une dalle sculptée de 9 dragons (9 est le nombre parfait en Chine ancienne), faisant dans les 16m de long, 3 de large de je ne sais plus combien d'épaisseur, a été amenée au palais depuis la mine qui se trouvait à 50 km du palais... Comment, à cette époque, a-t’on fait ? Et bien en creusant un canal par tranche de 500m qu'on remplissait d'eau, afin de transporter cette dalle par flottaison sur le canal... Pas chère la main d’œuvre… Quand on voit le résultat, on peut aussi imaginer la pression sur les sculpteurs : fallait pas rater son coup, y a pas de deuxième essai ! Ah aussi, Quentin a beaucoup de succès ici ! Les filles le trouvent très mignon ("so cuuuute" disent-elles) et pas mal d'entre elles vont vers lui pour se faire prendre en photo avec (à Xi’an déjà) ! Encore, aujourd’hui, 7-8 filles ont voulu être en photo dans le jardin impérial ! Pas peu fier le minot... On se moquera gentiment de lui en l’appelant « so cute » … Nous avons traversé la cité de part en part. Pour prendre la photo du trône impérial, c'était une sacrée cohue, il.faut dire qu'il y a un monde dingue dans la cité ! Je ne sais combien de personnes sont là, mais ça doit être un nombre très conséquent, principalement des chinois. Je ne sais pas pourquoi je ne suis jamais aussi bien que quand je vois peu d’occidentaux…

J’en ai profité pour faire pas mal d’achats de souvenirs, les tarifs sont bien et, même si on se doute que ce que nous achetons n’est pas vraiment en bronze, ça a au moins le mérite d’être acheté et estampillé « Palace Museum ». À la sortie, nous allons sur la colline de charbon, juste derrière. Cette colline, artificielle et en partie constituée des terres excavée des douves qui entourent la cité, dont nous essayons 10 secondes d’imaginer avec les garçons le nombre de brouettes de terre qu’il faut charrier. Monstrueux. Sur la colline, trois temples, celui au plus haut offre une vue unique sur toute la cité, c'est fou comme c'est grand ! Et c'est le moment héroïque de l'histoire, car après une courte pause, après s'être à moitié perdu dans un hutong en essayant de regagner l'hôtel et avoir fait une halte resto dans un bouiboui à côté (pas cher, 43 yuans pour deux soupes nouilles, 12 raviolis, 1 grande bière et trois sprite), nous enchaînons donc avec le palais d'été. Le palais c’est 290 hectares de parc, 3000 édifices, et un lac artificiel…. Via la Suzhou river, nous descendons le parc du nord au sud et contournons le lac par l'Est. Un élément impressionnant, outre les temples richement décorés, est ce passage couvert qui fait 768 mètres de long et dont le toit et la charpente sont très richement peints, avec moult détails. Superbe. Nous allons voir le bateau de marbre, une nouvelle fois, photos pour Quentin, et Clément également pour satisfaire ces dames... Nous sortons de cet immense parc après 3:00 de marche dedans, nous n'en avons pas fait le tiers... Il ne faisiat pas hyper beau, les bateaux étaient fermés, nous n’avons pas eu la sensation de perdre grand-chose. Nous avons enchainé en une journée deux gros morceaux. Contents nous sommes ! Infatigables, nous prenons la direction Wanfujing street, voir dans une traverse les vendeurs de brochettes de scorpions, vers à soie, sauterelles grillés, et surtout, à la recherche d’un restaurant : "Made in china" dont on nous vante qu’il fait le meilleur canard laqué de pékin dit-on, situé dans l'hôtel Grand Hyatt. Nous y arrivons, non sans mal, car je n'ai pas l'adresse. Je sais à peu près ou c'est mais "d'une rue à l'autre" se traduit ici par 1/2h de marche, après la journée que nous avons faite, on préfère avancer prudemment et se renseigner. Malheureusement personne ne comprend le mot « Hyatt »... Finalement j'obtiens l'adresse par un autre hôtel de luxe, dans lequel je suis entré, et j’ai été pris en charge par une hotesse qui a même appelé pour nous réserver une table et un canard (il faut une heure de cuisson). Nous y arrivons, c'est hyper luxueux bien sûr, et nous sommes avec nos grosses baskets crasseuses de toutes nos marches... Eh oh ! On a fait la grande muraille avec ces pompes, un peu de respect ! De toutes façons, on s'en fiche.. Sauf madame qui a vraiment honte de ses pompes... Bref, nous nous installons, le cuisinier vient découper le canard devant nous, nous dégustons ce très bon canard, la peau laquée est extra, nous sommes un peu déçu par la faible quantité de viande découpée, mais pas par la qualité. Le repas coute environ 120€, ce qui est énorme en Chine !

Et nous repartons voir Wanfujing et ses fameuses brochettes.. Beurk ! Et puis ça pue en plus ! Allez, un petit tour et nous rentrons, il est bien tard. Nos principaux objectifs de visite sont atteints et demain nous prendrons un peu de temps.. Quentin aimerait faire du bateau sur un lac à côté de l'hôtel, nous irons faire un tour.
Jour 11 : Last action Hero Notre dernière journée complète à Pékin. Ce matin, départ un peu plus tard afin de se donner un peu de répit, mais bon, on s'est couché plus tard alors l'un dans l'autre... Nous voici repartis vers HongKiao market, marché aux perles et à toutes autres choses dont des fake extrêmement bien réussis... Nous repartons ensuite pour l'opposé de la ville afin de déjeuner au resto de notre premier midi à pékin, à côté du temple des lamas, pour ceux qui suivent. Temple dans lequel nous allons aussi faire des emplettes souvenirs. C'est bien et pas trop cher. Là aussi, au moins, on a l'estampille officielle. Retour à l'hôtel poser nos emplettes et nous partons pour le lac Behai, faire un tour de bateau et admirer les temples et palais... Les garçons se régalent à conduire le bateau, électrique bien sûr ! Enfin de retour de nouveau à l'hôtel, nous récupérons notre linge propre (quel panard ce service laundry) et je fais le checking et imprime mes boarding pass (pour 40 yuans, 10 yuan par impression, j’ai trouvé ça un peu limite tout de même, mais bon). Nous partons dîner à côté pour un dernier repas pékinois, conseillé par la reception. La panse bien tendue, nous partons enfin voir le parc olympique et les majestueux Cube et Nid d'oiseau. Je dois reconnaître qu'en photo j'aimais plus le cube, mais devant les édifices, et bien je préfère le nid d'oiseau. Les éclairages sont soignés et mettent bien en évidence la structure, c'est beau.

Encore une fois, beaucoup de monde, beaucoup d'échoppes, de vendeurs à la sauvette, de cerf-volant immensément longs, petits mais très très longs et très très hauts, certains passent les 40 mètres de long. C'est beau car le dessous reflète la lumière et créé un effet d'ailes d'oiseaux déployées, volant en formation.

Nous rentrons maintenant il est temps de préparer les bagages, beaucoup d'affaires à repartir entre chaque bagage afin de rester dans la limite des 23kg par valise en soute. Heureusement l'hôtel me prête une balance, ils pensent à tout, c'est extra. Bon allez, une dernière bière au bar à côté et on y va. Demain soir, nous serons à Copenhague, 10-15 degrés de moins mais du soleil. On ira taquiner la petite sirène...
Jour 12 : Bye Beijing, bye China ! Je me suis couché tard, j’ai fini mes bagages vers 2h00 ce matin. Notre dernière matinée, après le check-out, et le depot en left-luggage de nos bagages, nous allons nous balader dans le hutong, finalement on entre visiter la tour tambour, je me tâte pour acheter une PS4 (2500 yuans… mais, pour les initiés, je ne connais pas la zone du lecteur bluray, donc je m’abstiens). Nous grignotons un truc rapidement et nous partons vers l’aéroport, via le métro et l’airport-express (pour lequel il faut s’acquitter de 25 yuan par personne, heureusement je n’avais pas dilapidé mon argent liquide… mais c’était juste !) Hop hop hop, en moins de deux, nous arrivons sur place, on passe les controles, easy et on embarque. Cette fois, c’est bien terminé, nous repartons vers Copenhague. Au revoir et merci la Chine et les chinois, nous avons adoré notre voyage, on y reviendra ! Escale à Copenhague super, arrivée avec 30 minutes d’avance, c’est la 1ere fois que ça m’arrive ! Le soir nous sommes explosés, nous avons tenu jusqu’à 21h00 mais c’était limite. Le décalage dans ce sens-là est plus dur. On ne regrettera pas cette escale car nous avons eu une journée magnifique le lendemain, le temps de se balader, pour voir le minimum légal, en profitant en plus d’une sorte de festival autour du Japon et de la fête des cerisiers en fleurs, à coté de la petite sirène, on s’est régalés ! Le retour en France s’est parfaitement déroulé, aucun pb au passage des douanes. Taxi à l’heure et retour à la maison dans un timing im-pe-ccable.
Comment avez-vous géré votre première rando à vélo? English translation pending
sur le plan physique et mental.
Je parle d'une randonnée d'une semaine environ. (option camping)
Vous êtes vous préparé?
Comment cela s'est il passé?
Je pourrais vous parler de ma préparation et de mes doutes en attendant je vous laisse me donner vos impressions.
Retour croisière Médina du 11 au 18 mai 2014: à fuir! English translation pending
Bonsoir, de retour ce jour de la croisière Médina sur l'Horison / CDF du 11 au 18 mai 2014, voici quelques infos.
Nous sommes partis avec le CE de mon mari à 49 personnes - pour nous 4ème croisière dont 3 avec CDF
Départ à 9 h de notre région, arrivée vers 12 h au port de Marseille ... et là BIZARRE pas d'Horizon en vue, on le cherche désespérément.... Une hôtesse CDF rentre dans le bus nous faire une annonce : "L'Horizon est bloqué à Palerme pour cause de mauvais temps et devrait accoster vers 17 h ", stupeur ! on nous propose de rester soit au terminal soit de prendre une navette gratuite pour rejoindre le port de Marseille. des sandwichs + eau arriveront mais ils ne savent pas quand ....
On décide de prendre la navette gratuite et d'aller promener et manger à Marseille mais sur les 1277 passagers près des 3/4 ont choisi la même option ... on commence à faire la queue à l'aller ... et au retour je vous en parle même pas, un vrai embouteillage ! les gens s'impatientent, bousculent, ... bref la pagaille comme on dit dans le midi !
Arrivé au terminal, on nous dit qu'il devrait arriver vers 18 h , pas assez de fauteuils pour tout le monde, quelques sandwichs mais pas d'eau (euh les VIP on leur servait le champagne devant nous !), d'aller au distributeur !
Enfin l'Horizon arrive ... mais l'attente ne fait que commencer !!!! On est tous debout, sans eau dans ce hangar, sans explications. Ils commencent à installer les ordinateurs d'enregistrement ... mais le temps passe et toujours rien, 1h, 2 h, les gens commencent à s'énerver sérieusement.
Enfin 20 h 30 on s'enregistre enfin, direction la photo mais franchement on a même pas envie, ... 21 h enfin dans notre cabine !
Le bâteau partira à 0 h 30 !!!!! départ complètement gâché : ou est l'ambiance croisière ? De plus on nous annoncera la suppression de l'escale à TANGER et le changement d'ordre des escales : 2 ers jours en mer, puis Casablanca, Gibraltar, Alicante et Palamos.
Nous comprenons qu'un incident est toujours possible mais nous regrettons l'impolitesse de CDF envers ses clients : très peu, voire pas d'informations alors qu'un micro marchait dans la salle ! De plus nous apprendrons par la suite que s'était une panne de moteur et non le mauvais temps ! (info donnée par le personnel) et que CDF connaissait le retard depuis la veille !
Journée très difficile et je pense inacceptable pour les jeunes enfants et personnes plus âgées.
Malheureusement la croisière ne faisait que commencer .... j'essaye de vous dire la suite demain
Points positifs : personnel toujours aussi charmant, nourriture excellente propreté des locaux
Points négatifs : les escales : horribles, sans intérets le bâteau vieillissant - trop de problèmes (wc bouchés, eau brulante, four en panne ...) la cabine très très bruyante (4104) le manque de professionnalisme de CDF
Nous sommes partis avec le CE de mon mari à 49 personnes - pour nous 4ème croisière dont 3 avec CDF
Départ à 9 h de notre région, arrivée vers 12 h au port de Marseille ... et là BIZARRE pas d'Horizon en vue, on le cherche désespérément.... Une hôtesse CDF rentre dans le bus nous faire une annonce : "L'Horizon est bloqué à Palerme pour cause de mauvais temps et devrait accoster vers 17 h ", stupeur ! on nous propose de rester soit au terminal soit de prendre une navette gratuite pour rejoindre le port de Marseille. des sandwichs + eau arriveront mais ils ne savent pas quand ....
On décide de prendre la navette gratuite et d'aller promener et manger à Marseille mais sur les 1277 passagers près des 3/4 ont choisi la même option ... on commence à faire la queue à l'aller ... et au retour je vous en parle même pas, un vrai embouteillage ! les gens s'impatientent, bousculent, ... bref la pagaille comme on dit dans le midi !
Arrivé au terminal, on nous dit qu'il devrait arriver vers 18 h , pas assez de fauteuils pour tout le monde, quelques sandwichs mais pas d'eau (euh les VIP on leur servait le champagne devant nous !), d'aller au distributeur !
Enfin l'Horizon arrive ... mais l'attente ne fait que commencer !!!! On est tous debout, sans eau dans ce hangar, sans explications. Ils commencent à installer les ordinateurs d'enregistrement ... mais le temps passe et toujours rien, 1h, 2 h, les gens commencent à s'énerver sérieusement.
Enfin 20 h 30 on s'enregistre enfin, direction la photo mais franchement on a même pas envie, ... 21 h enfin dans notre cabine !
Le bâteau partira à 0 h 30 !!!!! départ complètement gâché : ou est l'ambiance croisière ? De plus on nous annoncera la suppression de l'escale à TANGER et le changement d'ordre des escales : 2 ers jours en mer, puis Casablanca, Gibraltar, Alicante et Palamos.
Nous comprenons qu'un incident est toujours possible mais nous regrettons l'impolitesse de CDF envers ses clients : très peu, voire pas d'informations alors qu'un micro marchait dans la salle ! De plus nous apprendrons par la suite que s'était une panne de moteur et non le mauvais temps ! (info donnée par le personnel) et que CDF connaissait le retard depuis la veille !
Journée très difficile et je pense inacceptable pour les jeunes enfants et personnes plus âgées.
Malheureusement la croisière ne faisait que commencer .... j'essaye de vous dire la suite demain
Points positifs : personnel toujours aussi charmant, nourriture excellente propreté des locaux
Points négatifs : les escales : horribles, sans intérets le bâteau vieillissant - trop de problèmes (wc bouchés, eau brulante, four en panne ...) la cabine très très bruyante (4104) le manque de professionnalisme de CDF
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Un petit circuit "Washington DC - Pennsylvanie - Phili" English translation pending
Bonsoir,
De retour de l'Est, pour une fois 😊,
je vous partage quelques "tips" concernant mon séjour dans la région de Washington, Lancaster, et Phili...
Je commence donc par Washington DC :
Départ le 21 avril, vol sans pmb, direct depuis Paris, via Delta
(mais affrété par Air France, en A 380 !)
c'était ma première expérience avec ce fleuron français :
l'absence de vibrations m'a le plus impressionné ! On est plus frais à l'arrivée...
Par contre à l'arrivée, une bonne heure pour passer l'immigration...😠
Mais tout le monde avait le sourire, alors... 🙂
Comme j'étais venu en novembre, je craignais que ce soit un peu suspect, mais non ! (ouf !)
J'ai opté pour la visite de la ville en City Bike, 😎
du coup, pas de location de voiture (pas tout de suite, plus tard pour la Pennsylvanie),
et transports en commun pour rejoindre Wash. DC. (plutôt facile: bus + metro)

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)
Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮
Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮

Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂
Récit - descente de la ViaRhona en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Chine du Sud (Yunnan) - Avril 2014 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Depuis longtemps, la Chine nous apparaissait, pour nous voyageurs individuels, comme une destination compliquée. Barrage de la langue, herméticité des idéogrammes, surpopulation locale, accueil indifférent voire inamical … C’est, en tout cas, ce que nos lectures nous faisaient ressentir. Pourtant, impossible de faire l’impasse. Une Histoire, une culture, une architecture trop riches pour qu’on puisse les ignorer. L’envie était là, à défaut de l’audace. Avec le recul et la maturité liés à notre expérience, nous voici prêts à entreprendre ce prétendument difficile voyage. Nous ne dérogerons pas à notre goût de la liberté, nous ne ferons quasiment aucune réservation, au risque de gérer quelques galères. Nous choisissons, pour cette 1ère approche, le Yunnan. Il nous a semblé que commencer par cette province rurale serait peut-être plus facile que de débarquer dans une grande mégalopole comme Pékin ou Shangaï, sans doute plus frénétique, plus impersonnelle, où le contact doit sûrement être encore plus difficile. Je ne sais pas si on a eu raison. Je ne le saurai qu’après avoir vu Pékin ou Shangaï. Mais en tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que toutes nos inquiétudes et nos a priori étaient totalement infondés. Le voyage fut facile et facilité, nous avons tenu notre programme (qui, sur le papier, me paraissait tellement trop ambitieux) sans aucune difficulté. Des galères ? Aucune ! Des souvenirs merveilleux ? Une multitude ! Une fois de plus, c’est par le voyage que nous faisons tomber les hauts murs de nos préjugés. Aujourd’hui, notre expérience nous sert finalement à une chose essentielle : oser. Et nous en sommes toujours largement récompensés. Ce carnet, plus qu’aucun autre sans doute, a essentiellement pour but de rassurer le futur voyageur. Peut-être aussi de l’aider un peu sur la logistique. Et s’il peut permettre à certains hésitants d’oser, alors il aura atteint son but.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Mars – Arrivée du vol China Southern à Lijiang – 4 nuits à Lijiang Dim – Lijiang Lun – Baisha – Shuhe Mar – Lijiang Mer – Transfert vers Shaxi (via Jianchuan) – Nuit à Shaxi Jeu – Transfert vers Dali (via Jianchuan) – 2 nuits à Dali Ven – Chengzhu – Dali Sam – Dali – Train de nuit vers Kunming Dim – Transfert vers Yuanyang – 2 nuits à Xinjie (Yuanyang) Lun – Les rizières de Yuanyang Mar – Transfert vers Jianshui – 2 nuits à Jianshui Mer – TuanShan – Jianshui Jeu – Transfert vers Kunming – 2 nuits à Kunming Ven – La Stone Forest de Shilin Sam 12 Avril – Départ du vol China Southern vers Guangzhou (Canton) à 11h45
Je détaille minutieusement plus bas tous les transferts.
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 € Les ATM sont nombreux mais ne permettent de retirer qu’un montant limité (3 000 Yuans). Consignes en anglais. Nous avons également changé plusieurs fois des Euros, à bon taux, dans les Bank of China. Les préposés au change parlent anglais. Munissez-vous de votre passeport, un peu de paperasse … Attention, il faut prévoir beaucoup de cash. Notre CB Visa ne nous a servi qu’une seule fois en paiement, pour l’hôtel à Lijiang, et ça ne s’est pas fait sans mal … Pensez à vérifier votre plafond de retrait et/ou à emporter des Euros à changer sur place.
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 970 € l’A/R /p Train de nuit Dali/Kunming : 56 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 484 € pour 13 nuits – L’hôtel de Lijiang fausse la moyenne. Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 774 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3396 €
Hormis l’hôtel de Lijiang, pas de grosses folies lors de ce voyage : on a choisi des hôtels moyens de gamme, très souvent mangé dans la rue et voyagé en bus. On peut serrer ce budget en choisissant des hôtels plus simples et en évitant totalement les restaurants, toujours beaucoup plus chers que les gargotes de rue (et pas forcément meilleurs). L’excursion à Shilin revient chère. Mais, franchement, difficile d’en faire l’impasse …
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … http://www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Il faut fournir une adresse en Chine pour la durée du séjour … Casse-tête ! Pour y remédier, nous avons réservé un hôtel à Kunming pour tout notre séjour via Booking.com, fourni la réservation et annulé (sans frais) dès le visa obtenu. Je ne pense pas avoir innové … Il est relativement cher : 71€
GUIDES : Lonely Planet Pour éviter l’achat (et l’encombrement) du guide complet sur la Chine, j’ai commandé la version numérique du seul chapitre sur le Yunnan et imprimé le pdf envoyé. Simple et très économique. Guide du Routard Les sites y sont mieux décrits que dans le LP. Les prix sont un peu plus à jour.
Ces 2 guides se complètent mais nous avons, de loin, préféré le GdR. Attention, la Chine évolue vite. Nombre d’adresses (restau) ont disparu.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la seule prononciation des mots transcrits en pinyin …
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Lijiang et Kunming/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés mi décembre via GoVoyages. 970 € l’AR/p Au retour, à l’aéroport de Kunming, notre vol n’était pas affiché. Pas de panique ! Il semble que tous les vols nationaux de la China Southern soient enregistrés aux mêmes comptoirs, zone D. L’enregistrement de nos bagages pour Paris s’est fait mais non sans mal. Manque d’habitude apparemment. La jeune fille a été cherché de l’aide … Ca a pris du temps, mais tout s’est réglé et notre sac est bien arrivé à Paris (je n’en menais pas large quand même en l’attendant !) Un petit regret : celui de ne pas avoir prévu la visite de Guangzhou lors de notre escale au retour. La longue escale (plus de 10 heures) nous l’aurait permis. Nous n’avions que notre sac cabine, nous n’étions pas sous douane, le métro dessert l’aéroport. Ca aurait donc pu être assez facile. On a longuement hésité, trop longtemps … Un peu idiot d’avoir raté cette belle occasion.
2 – Transports locaux Voilà LE paragraphe important pour un tel voyage. Fastidieux mais important. Il n’aura d’intérêt que pour les voyageurs en partance. Je vais être honnête, j’étais très inquiète … On lit tellement de choses. Ca vous explique la taille de ce paragraphe, son but est de rassurer (et peut-être de faciliter un peu) !
PRELIMINAIRE Je pense essentiel de bien insister sur un point. Il existe différents types de bus : - les bus “grandes lignes” (35 places environ). Pour ceux-là, il faut acheter son billet au ticket office de la gare routière. La réservation est possible (à la gare, via l’hôtel, via une agence). Les places sont numérotées, les heures de départ sont fixes. Ce sont les seuls pour qui on aura véritablement un ticket (avec le prix, le n° de la place, l’heure de départ, la destination …) et les seuls qu’on peut réserver. - les minibus (20 places environ). Ils partent quand ils sont pleins. On grimpe, on s’installe et on paie sa place à bord du minibus. Pas de réservation possible. Pas de ticket souvenir … - les minivans IVECO (6-8 places). Même système que les minibus. - Enfin, et un peu à part, les bus de ville. On paie en glissant les billets dans la boite transparente près du chauffeur. 1 à 2 Y la course. Par exemple, à la petite gare routière de Xinjie (Yuanyang), il n’y a qu’un seul bus par jour pour Jianshui, à 16h30. Zut, ce n’est pas ce que nous lisons dans nos guides qui parlent de départs tout au long de la journée ! Petit moment de solitude, suivi d’un gros coup de gueule contre ces pu… de guides à la c.. Et soudain, on comprend !… mais oui, effectivement : il n’y a qu’un seul bus mais de nombreux minibus qui, eux, ne sont pas affichés. Attention donc à bien interpréter les indications des guides … Cela dit, tout cela est très clairement expliqué dans les pages d’entête du GdR … que j’ai découvertes quelques jours plus tard … Quand on a bien compris ça, c’est déjà plus simple …
Voici le détail de tous nos transferts, par ordre chronologique. Sauf indication contraire, nous n’avons jamais réservé. Nous montrions la transcription en idéogrammes de l’endroit où on voulait aller (au ticket office, à un chauffeur de minibus, au taxi, à un passager, à un passant … peu importe, toujours un excellent accueil). On ne s’est jamais fié à notre seule prononciation, par prudence, on préférait leur montrer les idéogrammes. Ca a toujours bien marché. En tout dernier lieu, Philippe vérifiait les idéogrammes affichés sur l’avant du bus. Oui, c’est bien Jianshui ! Pas de doute, on monte ! Sauf pour les bus, les horaires de départ sont indicatifs. Encore une fois, minibus et minivan partent quand ils sont pleins. Avons-nous eu de la chance, nous n’avons jamais attendu. Je ne les mentionne que pour nuancer la durée du transfert (la durée d’une course en taxi à 6h30 du matin n’est peut-être pas la même qu’à 10h …) GR = gare routière – GF = gare ferroviaire.
Lijiang : de l’aéroport à l’entrée de la vieille ville Taxi – 100 Y – départ vers 16h30 - durée ½ h Tarif affiché, on ne négocie pas. Je montre au chauffeur ma résa Booking.com imprimée en chinois. OK ! On démarre. Aux abords de la ville, il redemande à voir ma résa. Et téléphone, je le comprendrai plus tard, à l’hôtel. Ainsi, quand il se gare au parking d’une des entrées de la vieille ville, sommes-nous déjà attendus par un employé de l’hôtel qui va prendre le relai et nous guider en quelques minutes à l’hôtel. Voilà un bon début !
Lijiang – Baisha – Shuhe – Lijiang Excursion (prévoir 1 petite journée) o-o Lijiang – Baisha Minivan – 60 Y (60 ?! – explications ci-dessous) – départ vers 9h30 - durée ½ h Beaucoup de travaux autour de la place des roues à aubes ne facilitent pas notre recherche. On repère néanmoins les minivans. On est abordé par un chauffeur, on lui montre notre guide. 6 nous montre-t-il avec ses mains. OK, nous grimpons et … on part aussitôt …. Bizarre. On n’est que tous les 2 … On comprendra à l’arrivée que nous avons payé le minivan complet et qu’en fait de 6 Y, il attendait 60 Y … Nous paierons les 60 Y (pour nous 2) mais on ne nous y reprendra pas ! Erreur de débutant ! Il faut qu’on prenne nos marques ! A la décharge du conducteur, je suis convaincue qu’il n’a pas cherché à nous arnaquer. Je pense qu’il croyait sincèrement qu’on avait compris et accepté le deal pour partir aussitôt plutôt que d’attendre d’hypothétiques candidats au voyage. Et après tout … o-o Baisha – Shuhe Bus de ville n°6 – 1 Y L’arrêt se trouve sur la route goudronnée (il n’y en a pas 36 000) pas bien loin de l’entrée du temple. Nous descendons au moment où l’on voit que les panneaux marron indiquent Shuhe à droite et que le bus continue tout droit. Nous finirons à pied, 2 km quand même, pour rejoindre Shuhe … o-o Shuhe – Lijiang Bus de ville n°12 – 1 Y Sur la grande route (Shangri Av) à un bon km à la sortie du site de Shuhe. Pour vous mettre sur la voie, renseignez-vous auprès du bureau d’infos touristiques. Cela dit, c’est tout droit … Retour à Lijiang vers 16h
Lijiang – Jianchuan – Shaxi o-o Lijiang – GR de Lijiang Taxi – 15 Y – départ vers 7h20 – durée 10min Pris à une entrée de la ville, 10 min à pied de l’hôtel. o-o GR de Lijiang – GR de Jianshui Bus – 20 Y (+4 Y de comm) - départ fixe à 8h20 – durée 1h30 (via autoroute) Billets réservés la veille par l’hôtel et livrés à domicile (4 Y de plus de commission). Seule cette première portion a pu être réservée puisque la portion Jianshui-Shaxi se fait par minivan. Ne demandez donc pas à réserver un billet de bus pour Shaxi car on va vous regarder avec des yeux tout ronds ! C’est du vécu et maintenant je comprends bien pourquoi. Cf mon préliminaire. En cours de route, le chauffeur s’arrête et pose une question aux passagers, qui opinent de concert et sortent tous un billet de 5 Y. Sans comprendre, on fait pareil … La quiétude des passagers nous laissent penser qu’il ne s’agit pas d’une arnaque … En fait, le chauffeur proposait l’option autoroute moyennant la prise en charge du péage par les passagers. Gros gain de temps. Du coup, nous arrivons à Jianchuan avant 10h. o-o GR de Jianchuan – Shaxi Minivan – 10 Y – départ vers 10h - durée 1h Les minivans sont garés devant la GR de Jianchuan alors que les bus arrivent sur l’arrière, comme souvent. Il suffit donc de traverser la gare pour trouver les minivans. On arrive à l’entrée du village de Shaxi vers 11h. On descend vers la place centrale et vers l’hôtel en quelques minutes à pied. Voilà qui nous laisse une belle après-midi et une soirée à Shaxi. Ce sera suffisant.
Shaxi – Jianchuan – Dali o-o Shaxi - Jianchuan Minivan – 10 Y – départ vers 7h20 - durée 1h Repris au même endroit, à l’entrée du village (en amont). Nous n’irons même pas jusqu’à la GR de Jianchuan, le minivan s’arrête à un rond point, à l’entrée de Jianchuan. Un minibus attend, portes ouvertes, quasi plein. Il va à Dali. On transite … Coup de pot !... o-o Jianchuan – Dali Old Town Minibus – 40 Y – départ vers 8h30 - durée 2h (via autoroute) De nouveau, le chauffeur palabre avec les voyageurs qui lui donnent tous (nous y compris) 5 Y pour prendre l’autoroute. Cette fois, on biche car on a compris tout de suite ! Le minibus s’arrête devant la porte Est de la vieille ville. Nous sommes à pied d’œuvre et pouvons rejoindre l’hôtel choisi à pied. Nous arriverons à Dali Old Town à 10h30. Soit un transfert de 3 heures au total.
Dali – Zhoucheng – Dali Excursion (prévoir quelques heures) o-o Dali – Zhoucheng Minibus – 8 Y – départ vers 10h – durée 45 min Départ de la Porte Ouest o-o Zhoucheng – Dali Minibus – 8 Y Devant la grande porte de sortie du marché.
Dali – Kunming o-o Dali – GF de Dali Taxi - ??(oups !) Y – durée 25 min Taxi trouvé à la porte Sud On n’a jamais réussi à trouver les bus ou les taxis qui devaient passer à la porte Est … du coup, on a retraversé la ville et on s’est rabattu sur un taxi, porte Sud. Heureusement, nos sacs à dos sont légers et nous avions du temps à perdre. Et puis, après tout, quel bonheur que de traverser une dernière fois cette jolie ville ! o-o GF de Dali – GF de Kunming Train de nuit K9620 – 149 Y et 155 Y (couchettes molles, haute et basse) – départ 23h44 – durée 6h Billets de train réservés via internet depuis la France le 24/03 (12 jours avant) avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Lijiang (j’ai envoyé par mail la confirmation Booking.com en chinois pour qu’ils aient l’adresse précise). http://www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 304 Yuans facturés 55 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au final, il est très probablement bien moins cher de réserver ses billets sur place par l’hôtel ou par une agence. Nous avons payé la simplicité et la tranquillité. Pour des couchettes, il me semble impératif de réserver. Aucun problème, nous avons même plutôt bien dormi. Un peu court mais bien. Attention, aucune gargote pour manger chaud à la gare.
Des renseignements très précieux ici : http://www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
Arrivés à la GF de Kunming, on enchaîne direct avec un long transfert : Kunming - Yuanyang o-o GF de Kunming – GR Sud de Kunming Bus de ville C71 – 5 Y – départ 6h20 – durée ½ h On trouve ce bus, juste à la sortie de la gare ferroviaire. Là, je dois dire que nous avons eu la chance d’avoir dans notre compartiment un Chinois qui parlait anglais et qui nous a aidés à trouver le terminal de bus. Il est dans l’enceinte de la GF, il ne faut que quelques minutes pour y parvenir. Le ticket office ne nous sert à rien (le C71 est un bus de ville, on paie dans le bus) ; j’ai essayé d’y acheter mes billets de bus pour Yuanyang, sans succès. Je ne sais pas trop pourquoi … On attend donc patiemment que les grilles s’ouvrent et on s’engouffre dans ce gros bus de ville. o-o GR Sud de Kunming – Yuanyang (Xinjie) Bus – 139 Y – départ fixe à 10h20 – durée 8h Avec le C71, nous arrivons à l’arrière de la gare. Pour acheter son ticket, il faut donc contourner la grande gare pour trouver le ticket office. A cette heure matinale, pas de queue. Nous prions pour qu’il reste des places dans le bus vers Yuanyang (1 seul le matin). Bingo ! Nous avons les places 25 et 26 (sur 35 places). Retour dans la salle d’attente pour quelques heures de patience. Nous trouvons un robinet d’eau bouillante pour nous permettre de remplir notre bol de nouilles déshydratées parfumées (petit magasin dans la salle d’attente). Ca nourrit … mais c’est tout. Arrivée à Yuanyang (Xinjie) à 18h30. Une fois de plus, nous sommes arrivés directement en ville, à pied d’œuvre. “Notre” hôtel est à 2 min à pied. Journée lourde et inintéressante mais qui nous a paru être une bonne optimisation pour notre périple.
Xinjie – Jianshui o-o Xinjie – GR de Jianshui Minibus – 45 Y – départ vers 8h00 – durée 3h30 Un seul bus par jour pour Jianshui (à 16h30) mais de nombreux minibus, garés devant la gare. Nous devrons changer de minibus à Nansha, 1 heure après le départ de Xinjie. Ca se fait tout seul, sur le bord d’une route. o-o GR de Jianshui - Hôtel Tuktuk – 20 Y pour nous 2 A 12h30, nous étions installés à l’hôtel
Jianshui – TuanShan – Pont du Double Dragon - Jianshui Excursion (prévoir une bonne matinée) o-o Jianshui – TuanShan Minivan n°4 jaune jusqu’à Huang Long Si – 3 Y – départ vers 7h50 – durée 15 min Ils partent du rond-point au Nord du Temple de Confucius, à côté du KFC et du Linan Hotel. On descend à Huang Long Si. Puis tuk tuk pour TuanShan – 10 Y pour nous 2 (pris à la sortie du minivan, il “nous” attendait) Arrivés à TuanShan à 8h35 o-o TuanShan – Pont du Double Dragon Minivan 10 Y … j’attends encore ma monnaie … On le trouve sur le parking de TuanShan. Coup de pot ?!... Il nous débarque en face du Pont. o-o Pont du Double Dragon – Jianshui Minivan 4 jaune – 3 Y – durée 15 min Un peu de mal à trouver où ils passent, les explications du GdR sont incompréhensibles. Il faut sortir du pont du côté des éléphants, suivre la route goudronnée vers la gauche, traverser une ancienne voie ferrée et continuer jusqu’à la route principale. C’est plus long à écrire qu’à faire ! Et là, vous patientez jusqu’au passage d’un minivan jaune. Il nous laisse à côté du KFC.
Jianshui – Kunming o-o Jianshui – GR de Jianshui Taxi – 7 Y (compteur) – départ vers 9h30 – durée 15 min On attendait un bus … qui tarde trop. Un taxi s’arrête devant nous … o-o GR de Jianshui – GR Sud de Kunming Bus – 73 Y – départ fixe à 10h05 – durée 3h40 Nous avons acheté le billet à 9h55 au ticket office de la gare ! Places 5 et 6 … c’est dire : le bus est vide ! o-o GR Sud de Kunming - Hôtel Taxi – 60 Y – durée 30 min ? Des rabatteurs dès notre sortie du bus nous entraînent vers les taxis. On n’arrive pas à s’en défaire. On tente de négocier les prix. Mal … C’est la seule fois où on a senti l’arnaque. Gros malaise, pas agréable.
Kunming – Shilin - Kunming Excursion (prévoir une journée) o-o Kunming – GR Est de Kunming Taxi – 24 Y (compteur) – départ vers 7h15 – durée 20 min Hélé dans la rue. o-o GR Est de Kunming – Terminal de bus Stone Forest à Shilin Bus – 27 Y – départ à 8h20 – durée 1h15 Pour ce bus, je ne suis pas sûre que l’heure de départ soit vraiment fixe. Arrivée au terminal de bus directement sur le site de la Stone Forest. Je détaille l’accès au site dans le paragraphe spécifique plus bas. o-o Terminal de bus Stone Forest – GR Est Kunming Bus – 27 Y – départ à 15h – durée 1h30 On achète les billets au ticket office. Sur le billet, un numéro écrit au stylo : c’est le n° de la plaque d’immatriculation du bus. Nous l’attendrons plus d’une heure … ce n’est pas ce que nous annonçaient les guides … Même chose ici : je ne suis pas bien sûre que l’horaire de départ soit fixe. Ca dépend peut-être de l’affluence … o-o GR Est de Kunming - Hôtel Bus de ville n°22 – 2 Y Facile à trouver : à la sortie de la GR, suivre les panneaux Bus Hub qui amènent au terminal des bus de ville. Les n° des bus de ville en partance sont affichés sur des panneaux numériques au dessus des quelques quais. C’est facile. On descend sur la Beijing Road, tellement facile à reconnaitre avec ses lampadaires futuristes.
Kunming : de l’hôtel à l’aéroport Taxi – 73 Y (compteur) – départ 6h30 – durée 30 min Nous hélons un taxi dans la Beijing Road, proche de notre hôtel. Vu qu’on est samedi (moins de circulation), vue l’heure matinale et surtout vue la marge qu’on a pris pour notre vol (Philippe s’est soumis mais il me le reproche encore !), on n’a pas cru nécessaire de réserver. On a eu raison. Le compteur est actionné immédiatement et 30 minutes plus tard nous étions arrivés. Nous avons eu le temps d’admirer la beauté de l’aéroport tout neuf de Kunming …
HEBERGEMENTS : Dans chacun de ces hôtels, nous avions à disposition de gros flacons de savon liquide, de shampooing, des mules jetables en papier-tissu, des petites bouteilles d’eau, une bouilloire électrique, parfois des sachets de thé. Sympa et agréable. Sauf à Lijiang, le petit déj n’était jamais inclus. Sauf à Lijiang, paiement cash. Une caution est parfois demandée, rendue au moment du check out. Enfin, sauf pour l’hôtel de Lijiang que j’avais réservé par Booking.com, nous n’avons pas réservé les autres. Il n’y a qu’à Dali que nous avons dû chercher un peu …
Lijiang Blossom Hill Inn – Joyland – 585 Y/nuit http://www.blossomhillinnlijiang.com/index.htm 4 nuits réservées par Booking.com fin décembre. Aucun pré-paiement. Paiement sur place en CB Visa, non sans mal, le terminal de paiement ne fonctionnait pas … Superbe grande maison, superbe chambre bourrée de charme, excellente literie (ça prendra vraiment tout son sens lors de la suite de notre circuit), accueil très chaleureux, belle situation dans Lijiang, au calme. Ca reste néanmoins un peu cher pour la prestation d’autant que Lijiang semble regorger d’hôtels comparables.
Shaxi Cato’s Inn – 238 Y/nuit (GdR) http://www.catosinn.com/en/index.asp?c=1 Situé dans la petite rue qui sort de la place, à gauche quand on est face au temple (avec les 2 grosses sculptures en façade). Moderne et sans aucun charme, mais confortable et propre.
Dali Sunny Guesthouse – 100 Y/nuit 56# Fuan Alley, Renming Road. http://www.agoda.com/...e/hotel/dali-cn.html Non référencé dans les guides, à 2 pas de l’hôtel Six, dans une ruelle perpendiculaire. Simple.
Xinjie (Yuanyang) Yun Ti Shunjie Hotel – 220 Y/nuit (GdR) Sur la place, à 2 pas de la gare routière de Xinjie. http://www.tripadvisor.fr/...g_County_Yunnan.html Assez impersonnel, l’hôtel a un côté stalinien … L’accueil est du même acabit, aucun effort. Réveil en musique à 6h30 par les fondus de gymnastique qui se déchaînent sur la place au rythme d’une musique tonique. Nous, on a trouvé ça plutôt sympa mais, amateurs de grasse mat’, cherchez ailleurs ... Pas de wifi.
Jianshui Linan Inn – 288 Y/nuit (GdR et LP) 32# Hanlin Street http://www.tripadvisor.fr/...i_County_Yunnan.html Un vrai gros coup de cœur. Une très jolie suite qui donne sur la galerie du 1er étage. Salle de bain très agréable. Il ne restait plus que cette chambre mais l’hôtel dispose de nombreuses chambres toutes différentes. Apparemment très prisé. Prix justifié, tout au moins pour cette immense chambre. Attention, à ne pas confondre avec le très grand et très moderne Linan Hotel, à quelques pas.
Kunming Mingtong Yingxian Youth Hostel – 168 Y/nuit (GdR) 94# Mingtong Alley http://www.tripadvisor.fr/...-Kunming_Yunnan.html Auberge de jeunesse. Comment ça, on n’a plus l’âge ?... Simple, un peu décrépi et tristounet mais propre et spacieux. Bien situé et pas cher. Pas de wifi
REPAS : Si vous pensez que vous ne mangerez que du riz en Chine, vous vous trompez … D’ailleurs, il ne va pas de soi, il faut souvent le commander. Pour notre plus grand bonheur, c’est le royaume des légumes. Profusion, variété, fraîcheur ! Cuisson al dente, tout ce qu’on aime. Parfois, un peu gras …
Quelques prix :
Bouteille d’eau (50cl) : 2 Y Jus de fruit frais : 20 Y Canette de coca : 10 Y Petits encas de rue (dont les fruits frais coupés) : 3 à 7 Y Portion de légume dans une gargote : 5 à 20 Y (à multiplier par le nombre de légumes choisis) Plat sans viande dans un restau : 10-20 Y Plat avec viande dans un restau : 30-60 Y
Le thé est souvent offert. Attention, quand il ne l’est pas, de façon assez surprenante, il peut être cher. Tout comme le café.
Nous avons beaucoup fréquenté les petits restaurants de rue, les gargotes comme je les appelle un peu abusivement (pour les différencier des restaurants traditionnels). Ils sont toujours largement ouverts sur la rue, débordant même sur le trottoir. Ici, pas de menu, pas de nappe, pas de décorum, un rouleau de PQ sur la table en guise de serviette. Parfois, le plat unique est préparé devant nous et notre seule intervention consistait à choisir le type de nouilles, le bouillon, les aromates … Parfois, ils sont dotés d’un grand frigo-vitrine où les produits frais (légumes et viande) attendent le client. A Dali, les produits sont en devanture, étalés sur la rue, dans des bacs d’eau fraîche. On y trouve alors aussi du poisson frais (ultra frais puisque vivant). Plaisir des yeux (car ces étalages sont montés avec beaucoup de soin et de goût) avant le plaisir du palais. On choisit ses produits en les montrant du doigt. Le cuisinier les emporte et les cuisine à sa façon. Les légumes sont frits au wok, cuits al dente. Mais … comment va-t-il les associer ? Quel aromate va-t-il ajouter ? Quelle épice ?... Pour notre part, nous avons toujours choisi un assortiment de légumes (de 3 à 5) car peu portés sur la viande et le choix d’un poisson vivant est au dessus de nos forces. Les légumes sont variés, magnifiques et ultra frais. Le résultat a toujours été une heureuse surprise, parfois tellement bonne que nous revenions le soir pour faire le même choix. Osez les champignons, tous, c’est un vrai régal. Essayez aussi la racine de lotus, cette grosse racine ocre qui, une fois tranchée donne de jolies rondelles blanches pleines de trous. C’est délicieux ! Chaque plat arrive sur une assiette qu’on est sensé partager (Philippe, tu en veux ?... oui ?... ah … zut). Accompagné de riz et de thé, c’était un véritable festin ! Une seule erreur : le concombre amer (concombre un peu plus court que les nôtres, vert très clair et plein de pustules). C’est vraiment amer ! La patronne en rit encore ! On paie selon le nombre et le type de produits choisis. Entre 5 et 20 Y la portion de légume. A Dali, c’est bien sûr plus cher qu’à Xinjie, mais dans tous les cas, c’est toujours très raisonnable. Les 2 extrêmes : à Dali, nos orgies nous coutaient environ 75 Y (pour nous 2) avec, entre autres, asperges vertes et champignons ; à Xintié, nous ne dépassions pas les 30 Y (toujours pour nous 2) avec champignons, racine de lotus, fèves …
Nous avons aussi testé quelques restaurants traditionnels, plus cossus (recommandés par le GdR). Ils sont aménagés dans de superbes vieilles demeures de bois, avec des tables installées tout autour d’un grand patio, en rez-de-chaussée et sur une galerie. Pour le cadre, ça vaut le coup. Maintenant, la cuisine nous a souvent déçus : parfois trop épicée, trop grasse, trop d’escarbilles d’os (le poulet est fracassé) … Voici 2 adresses qui offrent un cadre inoubliable, à défaut de la cuisine … A Dali : MeiziJing Jiujia (en descendant Renmin Lu, 1ère ruelle à droite après Fuxing Lu) Poisson de rivière et poulet au gingembre. Petite bouteille d’alcool de prune (80Y). Trop pimenté, trop de bouts d’os pointus. L’alcool de prune est doux et parfumé. On emportera la petite bouteille pour la terminer tranquillement. (180 Y tout compris) A Kunming : Kunming Lao Fangzi (dans le marché aux fleurs. Jeu de piste pour y aller) Menu avec photos. Des vapeurs délicieux et 2 plats, l’un vraiment succulent, l’autre immangeable tant il est gras et pimenté … (142 Y pour nous 2)
Mes plus grands souvenirs restent, de loin, les restaurants de rue.
L'ITINERAIRE :
Lijiang Ce premier contact avec la Chine fut pour nous extraordinaire. Une vieille ville labyrinthe, tout en rues pavées piétonnes, tortueuses, tout en maisons de bois et de pierre. Les portes de bois rouge carmin sont souvent sculptées. Les pans des toits de tuiles rondes et grises se redressent fièrement, donnant une allure aérienne unique aux temples comme aux maisons. Partout, des canaux serpentent, l’eau claire coule vivement, alimentant parfois 3 bassins, toujours utilisés, pour la consommation, les légumes, le linge. De vieux ponts aux pierres patinées les enjambent. Enfin des lanternes rouges, tellement chinoises, apportent une touche finale et créent une ambiance unique, pittoresque, magique. C’est exactement cette image de vieux villages chinois qu’on est venu chercher. Bien sûr, en approchant du centre (Square Street), on déchante un peu … toutes les maisons sont alors devenues boutiques, vouées uniquement au commerce avec des touristes à 99% asiatiques vraiment trop nombreux … Les objets qui s’y vendent sont kitsch, totalement quelconques. Et pourtant, on réussit à faire abstraction de cette dérive, en levant les yeux vers les toits, vers les temples, et surtout, et simplement, en fuyant les rues trop courues. Il suffit de quelques minutes, à peine, pour retrouver le charme, la quiétude, la beauté et l’âme des rues de Lijiang. Toute la partie Sud offre de très jolis quartiers, avec son lot d’écoles d’où montent les récitations en chœur des élèves, de terrains vagues où jouent des enfants, de vieux Chinois qui s’affrontent au Mah Jong dans la rue, de Chinoises qui vendent leur belle récolte sur le bord du canal où s’épanouissent de splendides arums, de petites échoppes, de demeures superbes fleuries de glycines ou de roses, de petits ponts de bois qui serpentent au dessus de la rivière … Il faut oser se perdre dans Lijiang. Un plan, une boussole, la carte de l’hôtel dans la poche et perdez-vous ! Tournez le dos aux enfilades de boutiques sans intérêt. Cela dit, ne jugez pas trop vite la place carrée. Si elle est absolument insupportable le soir avec ses karaokés hurlants et ses lumières aveuglantes, elle est bourrée de charme, tôt le matin, quand tout est fermé et qu’elle est déserte.
Le marché nous a offert dès le tout 1er soir, un vrai festin. Oui, on est très gourmand ! La découverte des spécialités culinaires, ou plus simplement encore, des habitudes alimentaires fait pour nous partie du plaisir de voyager. Ici sur ce marché, des dizaines de cuisiniers préparent chacun leur spécialité sur des plaques de cuisson, tout autour d’une grande halle garnie de tables et de bancs de bois. Il suffit de les regarder cuisiner avec adresse, de choisir et de déguster. Puis d’y revenir pour passer à une nouvelle aventure gustative. Pas cher du tout, 10 à 20 Y le petit bol de carton. Ca permet de tout goûter. On commence prudemment par des nouilles avec des œufs, pour passer au mélange de champignons, puis on essaye une soupe de nouilles, un baba (espèce de grosse tortilla, spécialité de Lijiang) ... Les petits œufs (de caille ?) cuits sur un gros champignon sont aussi succulents qu’ils sont beaux ! Quant aux vapeurs verts de légumes et d’aromates, mais quel régal ! Et pour arroser tout ça, un jus de canne ou de noix de coco … Cette caverne d’Ali Baba de la cuisine de rue est merveilleuse pour le voyageur qui débarque puisqu’il suffit de regarder, de saliver et de montrer du doigt. Pourtant ultra-touristique, nous avons adoré l’ambiance de ce marché aux mille gargotes où l’accueil des cuisiniers est chaleureux et amical ! Il a ravi nos yeux et nos papilles.
Chaque visiteur est tenu de payer une “taxe écologique”. 80 Y. Le billet jaune nous sera vendu dès notre arrivée, par notre hôtel. Conservez-le sur vous, il vous sera demandé à plusieurs endroits. Notamment, à l’entrée du Parc de l’Etang du Dragon Noir. Ne manquez pas ce parc : un étang, un pont de pierre, un temple et une montagne enneigée en toile de fond. Oui, c’est bien la photo emblématique qu’on voit partout dès lors qu’on parle du Yunnan. Ce n’est pas pour rien, c’est beau à pleurer. Nous avons osé nous re-présenter à l’entrée 2 jours plus tard (car il faisait soleil cette fois). Pleins d’espoir, nous présentons de nouveau nos billets jaunes au gardien … Yes ! Il nous laisse entrer de nouveau ! Chouette ! Erreur du gardien, permissivité indulgente, ou simplement juste droit ?… je ne sais pas trop. On n’a pas demandé, trop heureux de pouvoir retourner voir ce merveilleux lac. Résidence de la famille Mu (60 Y) : belle résidence où s’étagent les pavillons, les jardins, les cours. La restauration est un peu clinquante. En haut de la colline, belle vue sur les toits de Lijiang. Marché Zhongyi : petit marché bien authentique. Beaucoup d’ingrédients de la médecine chinoise. Vraiment sympa. Pavillon Wanggu (50 Y) : la pagode est moderne et assez laide. Les tours du tambour et de la cloche sont, elles, très jolies. Superbe vue sur Lijiang.
Nous avions hésité à aller jusqu’à Baisha en vélo. En chemin, nous ne l’avons pas regretté … La route ne nous a pas paru très intéressante. Mais peut-être y a-t-il un autre accès pour les vélos … Baisha est un vieux village, pas touristique du tout à quelques km de Lijiang. Nous avons été débarqués sur la place centrale du vieux Baisha. Toute petite place pavée, juste après un grand portail. On cherche un peu pour trouver le vieux temple (30 Y) et ses fresques. En fait, il suffit de rejoindre la route goudronnée (au bout de la rue pavée qui part à droite quand on est sur la petite place, porte dans le dos). Il est tout de suite à gauche. Beau temple, un peu désuet, qui manque cruellement d’entretien, mais dont se dégagent une histoire, une âme. Après le factice de Lijiang, ça recadre les choses … Les fresques sont … défraîchies. Le tour de Baisha est rapide, le village est vraiment tout petit. Même sans plan, impossible de s’y perdre. Le bus 6 passe sur la route goudronnée et va nous déposer non loin de Shuhe. Nous devrons terminer à pied le long d’une large avenue. J’ai lu quelque part que l’entrée était payante, on n’a rien vu (et pas cherché non plus du coup). Changement de décor. Nous voici dans un village à la Disney ! Le site (du moins à l’entrée) est totalement reconstitué, rutilant, trop neuf, trop clinquant. Ca ne manque pas d’un certain charme, mais certainement pas celui de l’authenticité. Nous nous promenons dans des ruelles pimpantes, nous y faisons même une agréable pause repas. Nous ne boudons pas notre plaisir, c’est factice, mais encore une fois, ça ne manque pas d’un autre charme. Nous finissons par arriver sur la place carrée, tout au Nord Ouest. Là, un vieux pont de pierre nous conduit vers le vieux village qui lui, n’a pas été retapé. Redoublement de bonheur. Cette fois, le charme de l’authentique vient s’ajouter au charme de l’esthétique. De petits potagers cernent ce bel endroit à ne surtout pas rater.
Nous n’avons pas regretté notre long séjour de 4 nuits à Lijiang. Ca nous a permis de démarrer doucement notre voyage, de commencer à prendre nos marques en Chine. 3 jours pleins nous ont permis de découvrir les incontournables de Lijiang, de pousser vers les environs (Baisha et Shuhe) et surtout de flâner longuement dans les quartiers Sud, encore préservés du tourisme de masse. Et puis, le matin, Lijiang s’éveille doucement. Les rues désertes, bordées par cet alignement de portes sculptées rouge carmin, sont magnifiques. Sur les pavés, un vieil homme pousse son vélo, une vielle femme portefaix emportent ses 2 paniers chargés de légumes frais vers le marché, tous 2 portent le calot bleu sur leur cheveux gris ... L’image de la Chine ancestrale. On y est.
Lijiang est une auberge espagnole. Vous trouverez (très facilement) autant de raisons de la décrier que de la vanter. Je vous ai donné mon point de vue. Vous en lirez d’autres …
Shaxi Petit village, tout petit village, qui se visite en 1 ou 2 heures … La place centrale est sublime : un vieux temple d’un côté, un théâtre ancien en face, 2 arbres pluri-centenaires au centre. Et partout des maisons de bois, certaines transformées avec goût et mesure en échoppe, en petit restaurant. Pas grand-chose à faire, pas grand-chose à visiter, juste le temple (20 Y), le théâtre est fermé. Aux abords de la ville, un petit autel et un vieux pont de pierre marquent le départ d’une route caravanière. Emouvant. Shaxi n’est pas un lieu qui se visite, c’est un lieu qui se goûte. S’imprégner de son ambiance, se laisse porter, ne rien faire d’autre que se poser sur cette incroyable place, regarder les mamies assises sur leur banc discuter entre elles, profiter d’un lieu, encore préservé, chargé d’histoire et d’histoires. Nous avons cru comprendre (au vu d’affiches prétentieuses) qu’un quartier du village est en cours de transformation pour donner naissance à un truc ressemblant à un complexe hôtelier … C’est la mort annoncée de Shaxi. Nous prendrons nos repas dans le petit restau sur la place (à droite du temple). Belle et bonne adresse. 2 plats avec viande et 2 jus frais, 95 Y. Une seule nuit à Shaxi est suffisante. Bien sûr, pour ceux qui ont du temps et veulent se ressourcer, c’est l’endroit idéal pour une retraite.
Dali Nous voilà ici dans une ville moderne au plan en damier. Les rues sont larges, commerçantes, avec des demeures de toute beauté, des portes monumentales extraordinaires. Une ambiance très différente de Lijiang ; les 2 sont incomparables. C’est moins confiné, plus moderne, mais très agréable à vivre. Pas le même tourisme d’ailleurs qu’à Lijiang : on est plus ici dans le tourisme de routards, de baba cools, que dans le tourisme de grands groupes organisés. On rencontre d’ailleurs beaucoup plus d’occidentaux et on trouve plus d’infos en anglais. Les karaokés ont cédé la place à des joueurs de guitare, des chanteurs, des tamtams … On préfère nettement !
Ne ratez pas la jolie rue piétonne Hong Long Jin. Bordée par des restaurants et des bars, ouverts sur le canal qui dégringole en cascade au milieu de la rue. Très touristique, mais très sympa. Pause cocktail (50-60 Y). Très bons !... Beaucoup de stands de petits encas : des espèces de rouleaux de printemps, des sandwiches au tofu et aux herbes, des crêpes omelettes, des fruits frais coupés … Tout est bon. Entre 3 et 7 Y. Et une profusion de petits restau qui présentent leurs produits sur leurs trottoirs (voir plus haut § repas). Simplement divin !
Balade au bord du lac. Nous prenons le bus de ville n°2 (1,5 Y) à la porte Nord pour aller jusqu’à CaiCun. Longue balade au bord du lac. Nous ne traverserons pas. Retour par le même bus.
2 marchés à ne pas rater : o-o au Sud Est du carrefour de Renmin et Fuxing petit marché autour d’une halle en pierre où s’abritent les bouchers. Tout autour, de magnifiques légumes vendus par des paysans aux visages burinés, aux costumes traditionnels, aux sourires spontanés et sincères. Un très beau moment, très authentique. Un marché comme on les aime. Un de nos plus beaux, même s’il est assez petit. Que les légumes sont beaux ! Nous avons fait des dizaines de photos de légumes ! Et de beaux portraits aussi 😉 o-o au Nord de la Porte Ouest, le long de Bo’ai Road, à l’Ouest grand marché : même organisation, la viande au centre, les légumes sur le pourtour.
Une petite adresse sympa : Gogo Café dans Remin, à l’Ouest de Fuxing. Excellents cocktails à 40 Y Plats avec de la viande à 30 Y Petit déjeuner sympa (pancake à 20 Y !) Une belle adresse pour toutes les occasions.
Excursion à Zhoucheng : le marché se tient sur la magnifique place centrale, face au temple. Pas très animé, mais les paysannes y portent un très beau costume traditionnel, avec un bonnet haut en couleurs et en perles. Par un léger forcing tout en sourire, nous n’avons pas pu échapper à la visite de la fabrique artisanale de batik. L’occasion de voir de près de l’indigo. Et l’occasion aussi de traverser ce village bien miséreux. Même sans être amateurs, nous avons trouvé cette visite intéressante. Quelques heures suffisent pour cette excursion plaisante.
Yuanyang En fin d’après-midi, nous flânons sur la grande place, à la recherche d’infos pour parcourir les rizières le lendemain. Nous l’espérions, c’est arrivé : une jeune femme nous aborde. Et, sans un seul mot d’anglais, nous explique sa proposition. Pas bien compliqué … on se doute qu’elle n’est pas en train de nous proposer un survol de Pékin en montgolfière … On fait vite affaire, ses tarifs nous conviennent. 300 Y pour la “journée” de voiture (2 fois quelques heures en fait). OK. Nous allons nous laisser porter pour cette journée d’excursion dans les rizières, lui faisant confiance sur le circuit. Le lendemain matin, nous la retrouvons comme prévu à 6h devant l’hôtel. C’est à bord d’un confortable monospace que nous partons dans la nuit noire pour profiter du lever de soleil sur Duoyishu. En chemin, nous nous arrêtons au ticket office : 100 Y/p. Ticket unique, valable 1 jour pour la région. A conserver précieusement sur soi. Le site de Duoyishu est aménagé. Bien aménagé. De jolies plateformes en bois s’étagent sur la colline, comme en réponse aux terrasses en face. Elles permettent aux nombreux touristes (ah oui, on n’est pas seul !) de profiter de la vue sur ce décor époustouflant. Sans se gêner. Certes, c’est bien sûr moins naturel mais j’imagine que, vue l’affluence, cet aménagement a été indispensable. Partant de là, reconnaissons que c’est joliment construit. Il fait frisquet. Le soleil apparait dans un émouvant murmure d’approbation et de respect qui monte de la foule. Le disque rouge provoque des reflets superbes sur les rizières en eau. PhotoS. Au pluriel, vous imaginez bien ! A 7h20, nous quittons le site et rejoignons la douceur de la voiture. En route, nous nous arrêterons à différents points de vue intéressants (dont la splendide Bada). Nous admirons aussi les maisons champignons dont le toit est si original. Le soleil réchauffe enfin l’atmosphère. En cours de route, petit déjeuner d’un bol de nouilles dans une gargote avec notre chauffeur. Et retour à Xinjie vers 10h40. On profite de l’après-midi pour parcourir le marché coloré et étagé de Xinjie. On retrouve notre voiture à 16h pour les points de vue du soir, au coucher de soleil. N’oubliez pas votre ticket, il va encore servir ! Devinez pourquoi je dis ça … 😊 Nous partons cette fois vers Laohuzui, avec toujours quelques arrêts en route pour des points de vue “mineurs”. Là encore, site aménagé. Une plateforme haute et une plus basse, que l’on atteint par une très longue volée de marches (15 min environ). Le soleil est encore haut dans le ciel, les reflets sur les rizières créent un patchwork de camaïeu allant du bronze au vert tendre … C’est déjà splendide. Nous passerons 2 heures à profiter de cet endroit unique. Nous partirons avant le coucher du soleil qui n’a pas prévu d’embraser le ciel aujourd’hui. Qu’importe ! C’était déjà extraordinaire ! Nous serons de retour à Xinjie vers 19h45. Nous payons le chauffeur, ravis de cette journée et de la prestation. Si vous avez plus de temps que nous, je vous encourage vivement à opter pour un trek dans ces rizières. C’est sans aucun doute la meilleure façon de les découvrir. Sur place, nous avons vu la dynamique Sophia qui nous a assez convaincu de la qualité de son offre (mais attention, pas testé !) http://blog.sina.com.cn/sophiaguide
A Xinjie, on a particulièrement apprécié le petit restaurant Xiao Cheng, en contrebas de la place.
Jianshui Très jolie petite ville. On peut apprécier de s’y poser plus longuement qu’on ne l’a fait. Puisqu’ils proposaient une petite réduc, nous avons acheté à l’hôtel les tickets d’entrée pour - le temple de Confucius : 50 Y au lieu de 60 - la résidence de la famille Zhu : 45 Y au lieu de 50 - le village de TuanShan : 45 Y au lieu de 50 Le temple de Confucius comme la résidence Zhu occupent 2 bonnes heures chacun. La visite du village de TuanShan est assez surprenante puisqu’on parcourt un vieux village, habité, dont les maisons sont ouvertes à la visite. On rentre donc chez les gens. Impression un peu bizarre. Certaines maisons sont extrêmement bien entretenues et mises en valeur, d’autres malheureusement servent parfois de débarras et l’on sent que les moyens nécessaires à l’entretien minimal manquent. Dommage … Le village de TuanShan se couple facilement avec le très spectaculaire Pont du Double Dragon et occupent à eux 2 une bonne matinée fort agréable. Ca laisse encore le temps de flâner et de découvrir la surprenante mode chinoise en termes de chaussures à travers les innombrables magasins de Jianshui ! LOL ! Etape trop courte pour aller jusqu’à la grotte des hirondelles. Pas sûre qu’on ait raté grand-chose …
2 adresses intéressantes (hors guides). D’abord, une gargote, originale, à 2 pas de la Tour Face Au Soleil (dans JianZhong Lu, tout de suite à droite avec la tour dans le dos) Une grande salle totalement ouverte sur la rue, remplie de tables rondes. A l’entrée un stand de nouilles. Comme souvent, on y choisit d’abord son type de nouilles (riz, blé, plates, enroulées …) puis son bouillon. Devant mon indécision, la vendeuse prend l’heureuse initiative d’en mettre un peu de chaque. Un tout petit peu de piment (ils savent !), des aromates. Je paie : 3 Y le gros bol ! On va s’asseoir, on remue, on mange avec des baguettes, aussi proprement que possible. Surprise ! C’est froid ! Et délicieux, rafraichissant, nourrissant. Tellement bon que j’ai redoublé ! 3 Y ! 36 centimes d’€ ! Ensuite, un restaurant traditionnel : Je n’ai pas le nom. Hanlin Street, en face du n°12. Belle demeure tout en bois. Restaurant bien aménagé sur 2 niveaux, avec un joli balcon. Carte présentée sur une tablette électronique où l’on fait défiler les photos, il suffit de cocher ce qu’on choisit. 1ère fois que je vois ça ! Bonne cuisine et prix doux (86 Y pour nous 2 avec 4 plats et 1 bière).
Shilin Petit moment de solitude quand nous descendons du bus. Nous sommes bien sur le parking du terminal de bus sur le site de Stone Forest … mais où aller ?... Le LP est muet, le GdR confus … En fait, comme souvent, le parking des bus se trouve sur l’arrière de la gare. Il faut donc commencer par la traverser pour se retrouver devant, puis descendre la route vers le Nord (une boussole !) en suivant les panneaux Entrance (ce qui parait logique). On arrive alors aux tickets offices. Un petit guichet destiné aux touristes. Chouette ! Sur les 2 employés, le 1er ne parle pas anglais, le 2e parle un anglais totalement incompréhensible … Bon … retour aux gestes, qui, comme toujours suffisent ! On achète le plan du site (10 Y) et on se dirige vers les guichets : les 3 de gauche pour l’entrée du parc (175 Y), les 3 de droite pour les voiturettes électriques (25 Y l’A/R, j’insiste : A/R). On prend tout. On grimpe dans la voiturette qui nous mène à l’entrée. Route longue et sans intérêt, on ne regrette pas nos 25 Y. Gardez votre ticket pour le retour … La magie opère tout de suite après avoir passé les tourniquets pour rentrer sur le site. Et sera de plus en plus forte. C’est un endroit incroyable ! Une féérie de pics karstiques. Les sentiers sont bien aménagés, les nombreuses poubelles qui les jalonnent ainsi que les employés attentifs permettent d’avoir un lieu très propre. Attention, une fois sur le site, nous n’avons vu aucun moyen de nous restaurer. Et heureusement en fait. Emportez votre eau et votre encas. Beaucoup de monde. Mais comme toujours, seulement aux endroits stratégiques. Sur la place des pierres gravées et au belvédère. Dès qu’on s’éloigne, on est seul. Nous avons tourné plus de 3h30 dans ce parc. C’est vraiment magique. Bien sûr il faut absolument quitter la route goudronnée, la Ring Road (empruntée par les voiturettes pour les visites guidées) et s’enfoncer dans la forêt par les petits sentiers de pierre. Les passages sont parfois époustouflants. Dans Major Forest Area, notre endroit préféré fut Sword Pond. Mais on n’a pas tout vu !... La majorité des touristes (asiatiques ici aussi) choisissent les tours guidés. Du coup, rien n’est fait pour ceux qui choisissent la découverte seuls. Le plan n’est d’aucune aide puisque les nombreux panneaux indicateurs dans le parc ne correspondent que rarement aux indications du plan, qui d’ailleurs est orienté avec l’Est en haut. Il nous a déjà fallu ¼h pour nous en rendre compte … Un peu dommage tout ça. Nous avons fini par accepter de déambuler sans but, de nous perdre, avec la boussole pour seul garant. Il n’y a aucun risque, nous n’avons vu aucun squelette séché … Bien sûr, on peut déplorer que cet endroit soit devenu un parc hyper aménagé. C’est la rançon de la gloire … Mais, ça n’a pas justifié, pour nous en tout cas, de l’écarter et nous ne regrettons pas cette excursion qui, pourtant, revient cher : 254 Y/p avec le bus et la voiturette.
Kunming Nous y avons passé très peu de temps. Kunming est en pleins travaux dû au métro et peut-être aussi à d’autres travaux de rénovation (comme le quartier du marché aux oiseaux). Pour autant, le peu qu’on en a vu nous a laissé une impression agréable. La ville est calme, peu de circulation, pas de klaxon. De beaux gratte-ciel, une très belle avenue que la Beijing Road, surtout le soir quand les lampadaires art déco sont allumés, quelques rues piétonnes animées … Sympa pour terminer un voyage.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : En 2 semaines, on a dû faire des choix. Comme toujours. On a choisi de rester 4 nuits à Lijiang et d’abandonner les gorges du Saut du Tigre et Shangri-La … On ne l’a pas regretté, mais on ne sait pas ce qu’on a raté … Par contre, et là on sait ce qu’on a raté, 1 ou 2 jours de plus à Yuanyang nous auraient permis d’envisager un trek dans les rizières sans doute plus intéressant qu’un rapide tour des “points de vue”.
DIVERS : L’accueil : nous étions inquiets. Je craignais un accueil réservé, froid, inamical voire irrespectueux. Il n’en fut rien. Encore, toujours des a priori !... Qu’il fait bon de voyager ! La grande majorité des Chinois nous a offert de beaux sourires et nous donnait volontiers les informations recherchées (toujours en montrant le nom en idéogrammes sur nos guides). Quelques rencontres plus rêches (notamment les chauffeurs de bus de ville, peut-être moins patients) mais rien de bloquant. Mon inquiétude était totalement infondée. La communication : ils ne parlent pas anglais. On était prévenus, on l’a vérifié. Même dans les petites agences de voyage … La prononciation des noms transcrits en pinyin n’est pas simple ; bien souvent, si nous essayions de parler, ils ne nous comprenaient pas. Le meilleur moyen : montrer dans le guide la transcription en idéogrammes de ce qu’on cherche (une destination, un lieu, un hôtel, un restaurant, un site …). Et accepter le jeu de piste, c'est-à-dire avancer pas à pas, multiplier les contrôles. Essayer aussi de reconnaître sur le pare-brise du bus les idéogrammes de la destination voulue. Ca devient presque un jeu d’observation. De la même façon, nous avons montré la carte de l’hôtel à Lijiang, une fois perdus dans ce grand labyrinthe ; notre billet de bus dans la grande gare routière de Lijiang pour trouver où le prendre … Nous n’hésitions pas à montrer, montrer, montrer et à tripler les vérifications. Partant de là, ça a très bien marché et nous n’avons eu aucune galère. Dans les Bank of China et à l’aéroport lors du check-in, ils parlent anglais. La carte bancaire : très peu utilisée sauf pour retirer du cash. Sur les ATM, un 1er écran vous permet de switcher sur des consignes en anglais. Le climat à cette époque : vraiment vraiment froid la première semaine (Lijiang et Dali). 2ème semaine beaucoup plus douce. Vêtements : polaires, gants, Kway (contre la pluie et le vent) indispensables la 1ère semaine L’affluence touristique à cette époque : énormément de touristes locaux et asiatiques Les problèmes de santé : ràs et pourtant on s’est lâché sur les fruits et légumes – Pensez à toujours avoir avec vous votre papier-toilette, il n’y en a jamais dans les wc publics. Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! beaucoup trop ! Les portraits sont parfois plus difficiles à obtenir qu’ailleurs mais, majoritairement, ils acceptent avec gentillesse. Comme toujours, le visage s’illumine d’un immense sourire quand vous leur montrez leur photo sur l’écran. Attendez-vous aussi à être vous-même beaucoup pris en photo par les touristes locaux. A Forest Stone, sur le belvédère, séance photo de plus de 10 min ! Trop drôle ! Les achats perso : rien de bien remarquable Le Wifi : très répandu, gratuit La boussole : petite boussole de pacotille qu’on glisse dans notre poche, elle nous accompagne depuis toujours dans tous nos voyages, vieille habitude prise pendant nos randonnées pédestres. Ici peut-être un peu plus qu’ailleurs, elle nous a bien servi. Avec elle, nous nous perdions sans crainte (dans les ruelles de Lijiang, dans la Stone Forest …). Ou juste pour savoir de quel côté de la rue prendre le bus.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, et en tout 1er lieu, ces images de la Chine comme on les rêvait : les temples aux toits en ailes d'hirondelles, les maisons tout en bois, les lanternes, les merveilleux visages burinés sous des coiffes traditionnelles, les sourires échangés, les places, ancestrales, chargées d’histoire, dans le moindre petit village, les marchés colorés, animés, gais, les paysages stupéfiants … Chaque jour nous a apporté son lot d’éblouissement. Je n’attendais pas un tel dépaysement, une telle richesse. Un contact bien plus facile, plus patient, plus indulgent, plus attentif que je ne l’imaginais avec la population locale Ne jamais se faire arnaquer (transports, gargotes) Un sentiment de sécurité, partout Les légumes, magnifiques, tant sur les marchés (plaisir des yeux) que dans nos assiettes (plaisir des papilles) !
On a moins aimé : 😕 Leur habitude de cracher en allant chercher bruyamment ce qui doit être éjecté La minceur des matelas Les wc publics, parfois trop publics (sans porte).
En conclusion : C’était une première approche. Après 25 ans de voyage, nous nous sentions enfin prêts à “affronter” la Chine et les Chinois. D’affrontement, il n’y a pas eu ! Ce ne fut que du bonheur. Dire que cette 1ère expérience a été réussie serait un euphémisme. Certes, le barrage de la langue nous a empêchés d’avoir de longues conversations (mais en a-t-on jamais eues ?... pas trop notre truc en fait). Mais en aucun cas, ça ne fut un frein lors de notre voyage. Le Yunnan est très touristique, d’un tourisme asiatique essentiellement. Mais il suffit de s’éloigner de quelques dizaines de mètres pour retrouver calme, authenticité et sérénité.
Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.
Depuis longtemps, la Chine nous apparaissait, pour nous voyageurs individuels, comme une destination compliquée. Barrage de la langue, herméticité des idéogrammes, surpopulation locale, accueil indifférent voire inamical … C’est, en tout cas, ce que nos lectures nous faisaient ressentir. Pourtant, impossible de faire l’impasse. Une Histoire, une culture, une architecture trop riches pour qu’on puisse les ignorer. L’envie était là, à défaut de l’audace. Avec le recul et la maturité liés à notre expérience, nous voici prêts à entreprendre ce prétendument difficile voyage. Nous ne dérogerons pas à notre goût de la liberté, nous ne ferons quasiment aucune réservation, au risque de gérer quelques galères. Nous choisissons, pour cette 1ère approche, le Yunnan. Il nous a semblé que commencer par cette province rurale serait peut-être plus facile que de débarquer dans une grande mégalopole comme Pékin ou Shangaï, sans doute plus frénétique, plus impersonnelle, où le contact doit sûrement être encore plus difficile. Je ne sais pas si on a eu raison. Je ne le saurai qu’après avoir vu Pékin ou Shangaï. Mais en tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que toutes nos inquiétudes et nos a priori étaient totalement infondés. Le voyage fut facile et facilité, nous avons tenu notre programme (qui, sur le papier, me paraissait tellement trop ambitieux) sans aucune difficulté. Des galères ? Aucune ! Des souvenirs merveilleux ? Une multitude ! Une fois de plus, c’est par le voyage que nous faisons tomber les hauts murs de nos préjugés. Aujourd’hui, notre expérience nous sert finalement à une chose essentielle : oser. Et nous en sommes toujours largement récompensés. Ce carnet, plus qu’aucun autre sans doute, a essentiellement pour but de rassurer le futur voyageur. Peut-être aussi de l’aider un peu sur la logistique. Et s’il peut permettre à certains hésitants d’oser, alors il aura atteint son but.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Mars – Arrivée du vol China Southern à Lijiang – 4 nuits à Lijiang Dim – Lijiang Lun – Baisha – Shuhe Mar – Lijiang Mer – Transfert vers Shaxi (via Jianchuan) – Nuit à Shaxi Jeu – Transfert vers Dali (via Jianchuan) – 2 nuits à Dali Ven – Chengzhu – Dali Sam – Dali – Train de nuit vers Kunming Dim – Transfert vers Yuanyang – 2 nuits à Xinjie (Yuanyang) Lun – Les rizières de Yuanyang Mar – Transfert vers Jianshui – 2 nuits à Jianshui Mer – TuanShan – Jianshui Jeu – Transfert vers Kunming – 2 nuits à Kunming Ven – La Stone Forest de Shilin Sam 12 Avril – Départ du vol China Southern vers Guangzhou (Canton) à 11h45
Je détaille minutieusement plus bas tous les transferts.
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 € Les ATM sont nombreux mais ne permettent de retirer qu’un montant limité (3 000 Yuans). Consignes en anglais. Nous avons également changé plusieurs fois des Euros, à bon taux, dans les Bank of China. Les préposés au change parlent anglais. Munissez-vous de votre passeport, un peu de paperasse … Attention, il faut prévoir beaucoup de cash. Notre CB Visa ne nous a servi qu’une seule fois en paiement, pour l’hôtel à Lijiang, et ça ne s’est pas fait sans mal … Pensez à vérifier votre plafond de retrait et/ou à emporter des Euros à changer sur place.
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 970 € l’A/R /p Train de nuit Dali/Kunming : 56 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 484 € pour 13 nuits – L’hôtel de Lijiang fausse la moyenne. Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 774 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3396 €
Hormis l’hôtel de Lijiang, pas de grosses folies lors de ce voyage : on a choisi des hôtels moyens de gamme, très souvent mangé dans la rue et voyagé en bus. On peut serrer ce budget en choisissant des hôtels plus simples et en évitant totalement les restaurants, toujours beaucoup plus chers que les gargotes de rue (et pas forcément meilleurs). L’excursion à Shilin revient chère. Mais, franchement, difficile d’en faire l’impasse …
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … http://www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Il faut fournir une adresse en Chine pour la durée du séjour … Casse-tête ! Pour y remédier, nous avons réservé un hôtel à Kunming pour tout notre séjour via Booking.com, fourni la réservation et annulé (sans frais) dès le visa obtenu. Je ne pense pas avoir innové … Il est relativement cher : 71€
GUIDES : Lonely Planet Pour éviter l’achat (et l’encombrement) du guide complet sur la Chine, j’ai commandé la version numérique du seul chapitre sur le Yunnan et imprimé le pdf envoyé. Simple et très économique. Guide du Routard Les sites y sont mieux décrits que dans le LP. Les prix sont un peu plus à jour.
Ces 2 guides se complètent mais nous avons, de loin, préféré le GdR. Attention, la Chine évolue vite. Nombre d’adresses (restau) ont disparu.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la seule prononciation des mots transcrits en pinyin …
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Lijiang et Kunming/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés mi décembre via GoVoyages. 970 € l’AR/p Au retour, à l’aéroport de Kunming, notre vol n’était pas affiché. Pas de panique ! Il semble que tous les vols nationaux de la China Southern soient enregistrés aux mêmes comptoirs, zone D. L’enregistrement de nos bagages pour Paris s’est fait mais non sans mal. Manque d’habitude apparemment. La jeune fille a été cherché de l’aide … Ca a pris du temps, mais tout s’est réglé et notre sac est bien arrivé à Paris (je n’en menais pas large quand même en l’attendant !) Un petit regret : celui de ne pas avoir prévu la visite de Guangzhou lors de notre escale au retour. La longue escale (plus de 10 heures) nous l’aurait permis. Nous n’avions que notre sac cabine, nous n’étions pas sous douane, le métro dessert l’aéroport. Ca aurait donc pu être assez facile. On a longuement hésité, trop longtemps … Un peu idiot d’avoir raté cette belle occasion.
2 – Transports locaux Voilà LE paragraphe important pour un tel voyage. Fastidieux mais important. Il n’aura d’intérêt que pour les voyageurs en partance. Je vais être honnête, j’étais très inquiète … On lit tellement de choses. Ca vous explique la taille de ce paragraphe, son but est de rassurer (et peut-être de faciliter un peu) !
PRELIMINAIRE Je pense essentiel de bien insister sur un point. Il existe différents types de bus : - les bus “grandes lignes” (35 places environ). Pour ceux-là, il faut acheter son billet au ticket office de la gare routière. La réservation est possible (à la gare, via l’hôtel, via une agence). Les places sont numérotées, les heures de départ sont fixes. Ce sont les seuls pour qui on aura véritablement un ticket (avec le prix, le n° de la place, l’heure de départ, la destination …) et les seuls qu’on peut réserver. - les minibus (20 places environ). Ils partent quand ils sont pleins. On grimpe, on s’installe et on paie sa place à bord du minibus. Pas de réservation possible. Pas de ticket souvenir … - les minivans IVECO (6-8 places). Même système que les minibus. - Enfin, et un peu à part, les bus de ville. On paie en glissant les billets dans la boite transparente près du chauffeur. 1 à 2 Y la course. Par exemple, à la petite gare routière de Xinjie (Yuanyang), il n’y a qu’un seul bus par jour pour Jianshui, à 16h30. Zut, ce n’est pas ce que nous lisons dans nos guides qui parlent de départs tout au long de la journée ! Petit moment de solitude, suivi d’un gros coup de gueule contre ces pu… de guides à la c.. Et soudain, on comprend !… mais oui, effectivement : il n’y a qu’un seul bus mais de nombreux minibus qui, eux, ne sont pas affichés. Attention donc à bien interpréter les indications des guides … Cela dit, tout cela est très clairement expliqué dans les pages d’entête du GdR … que j’ai découvertes quelques jours plus tard … Quand on a bien compris ça, c’est déjà plus simple …
Voici le détail de tous nos transferts, par ordre chronologique. Sauf indication contraire, nous n’avons jamais réservé. Nous montrions la transcription en idéogrammes de l’endroit où on voulait aller (au ticket office, à un chauffeur de minibus, au taxi, à un passager, à un passant … peu importe, toujours un excellent accueil). On ne s’est jamais fié à notre seule prononciation, par prudence, on préférait leur montrer les idéogrammes. Ca a toujours bien marché. En tout dernier lieu, Philippe vérifiait les idéogrammes affichés sur l’avant du bus. Oui, c’est bien Jianshui ! Pas de doute, on monte ! Sauf pour les bus, les horaires de départ sont indicatifs. Encore une fois, minibus et minivan partent quand ils sont pleins. Avons-nous eu de la chance, nous n’avons jamais attendu. Je ne les mentionne que pour nuancer la durée du transfert (la durée d’une course en taxi à 6h30 du matin n’est peut-être pas la même qu’à 10h …) GR = gare routière – GF = gare ferroviaire.
Lijiang : de l’aéroport à l’entrée de la vieille ville Taxi – 100 Y – départ vers 16h30 - durée ½ h Tarif affiché, on ne négocie pas. Je montre au chauffeur ma résa Booking.com imprimée en chinois. OK ! On démarre. Aux abords de la ville, il redemande à voir ma résa. Et téléphone, je le comprendrai plus tard, à l’hôtel. Ainsi, quand il se gare au parking d’une des entrées de la vieille ville, sommes-nous déjà attendus par un employé de l’hôtel qui va prendre le relai et nous guider en quelques minutes à l’hôtel. Voilà un bon début !
Lijiang – Baisha – Shuhe – Lijiang Excursion (prévoir 1 petite journée) o-o Lijiang – Baisha Minivan – 60 Y (60 ?! – explications ci-dessous) – départ vers 9h30 - durée ½ h Beaucoup de travaux autour de la place des roues à aubes ne facilitent pas notre recherche. On repère néanmoins les minivans. On est abordé par un chauffeur, on lui montre notre guide. 6 nous montre-t-il avec ses mains. OK, nous grimpons et … on part aussitôt …. Bizarre. On n’est que tous les 2 … On comprendra à l’arrivée que nous avons payé le minivan complet et qu’en fait de 6 Y, il attendait 60 Y … Nous paierons les 60 Y (pour nous 2) mais on ne nous y reprendra pas ! Erreur de débutant ! Il faut qu’on prenne nos marques ! A la décharge du conducteur, je suis convaincue qu’il n’a pas cherché à nous arnaquer. Je pense qu’il croyait sincèrement qu’on avait compris et accepté le deal pour partir aussitôt plutôt que d’attendre d’hypothétiques candidats au voyage. Et après tout … o-o Baisha – Shuhe Bus de ville n°6 – 1 Y L’arrêt se trouve sur la route goudronnée (il n’y en a pas 36 000) pas bien loin de l’entrée du temple. Nous descendons au moment où l’on voit que les panneaux marron indiquent Shuhe à droite et que le bus continue tout droit. Nous finirons à pied, 2 km quand même, pour rejoindre Shuhe … o-o Shuhe – Lijiang Bus de ville n°12 – 1 Y Sur la grande route (Shangri Av) à un bon km à la sortie du site de Shuhe. Pour vous mettre sur la voie, renseignez-vous auprès du bureau d’infos touristiques. Cela dit, c’est tout droit … Retour à Lijiang vers 16h
Lijiang – Jianchuan – Shaxi o-o Lijiang – GR de Lijiang Taxi – 15 Y – départ vers 7h20 – durée 10min Pris à une entrée de la ville, 10 min à pied de l’hôtel. o-o GR de Lijiang – GR de Jianshui Bus – 20 Y (+4 Y de comm) - départ fixe à 8h20 – durée 1h30 (via autoroute) Billets réservés la veille par l’hôtel et livrés à domicile (4 Y de plus de commission). Seule cette première portion a pu être réservée puisque la portion Jianshui-Shaxi se fait par minivan. Ne demandez donc pas à réserver un billet de bus pour Shaxi car on va vous regarder avec des yeux tout ronds ! C’est du vécu et maintenant je comprends bien pourquoi. Cf mon préliminaire. En cours de route, le chauffeur s’arrête et pose une question aux passagers, qui opinent de concert et sortent tous un billet de 5 Y. Sans comprendre, on fait pareil … La quiétude des passagers nous laissent penser qu’il ne s’agit pas d’une arnaque … En fait, le chauffeur proposait l’option autoroute moyennant la prise en charge du péage par les passagers. Gros gain de temps. Du coup, nous arrivons à Jianchuan avant 10h. o-o GR de Jianchuan – Shaxi Minivan – 10 Y – départ vers 10h - durée 1h Les minivans sont garés devant la GR de Jianchuan alors que les bus arrivent sur l’arrière, comme souvent. Il suffit donc de traverser la gare pour trouver les minivans. On arrive à l’entrée du village de Shaxi vers 11h. On descend vers la place centrale et vers l’hôtel en quelques minutes à pied. Voilà qui nous laisse une belle après-midi et une soirée à Shaxi. Ce sera suffisant.
Shaxi – Jianchuan – Dali o-o Shaxi - Jianchuan Minivan – 10 Y – départ vers 7h20 - durée 1h Repris au même endroit, à l’entrée du village (en amont). Nous n’irons même pas jusqu’à la GR de Jianchuan, le minivan s’arrête à un rond point, à l’entrée de Jianchuan. Un minibus attend, portes ouvertes, quasi plein. Il va à Dali. On transite … Coup de pot !... o-o Jianchuan – Dali Old Town Minibus – 40 Y – départ vers 8h30 - durée 2h (via autoroute) De nouveau, le chauffeur palabre avec les voyageurs qui lui donnent tous (nous y compris) 5 Y pour prendre l’autoroute. Cette fois, on biche car on a compris tout de suite ! Le minibus s’arrête devant la porte Est de la vieille ville. Nous sommes à pied d’œuvre et pouvons rejoindre l’hôtel choisi à pied. Nous arriverons à Dali Old Town à 10h30. Soit un transfert de 3 heures au total.
Dali – Zhoucheng – Dali Excursion (prévoir quelques heures) o-o Dali – Zhoucheng Minibus – 8 Y – départ vers 10h – durée 45 min Départ de la Porte Ouest o-o Zhoucheng – Dali Minibus – 8 Y Devant la grande porte de sortie du marché.
Dali – Kunming o-o Dali – GF de Dali Taxi - ??(oups !) Y – durée 25 min Taxi trouvé à la porte Sud On n’a jamais réussi à trouver les bus ou les taxis qui devaient passer à la porte Est … du coup, on a retraversé la ville et on s’est rabattu sur un taxi, porte Sud. Heureusement, nos sacs à dos sont légers et nous avions du temps à perdre. Et puis, après tout, quel bonheur que de traverser une dernière fois cette jolie ville ! o-o GF de Dali – GF de Kunming Train de nuit K9620 – 149 Y et 155 Y (couchettes molles, haute et basse) – départ 23h44 – durée 6h Billets de train réservés via internet depuis la France le 24/03 (12 jours avant) avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Lijiang (j’ai envoyé par mail la confirmation Booking.com en chinois pour qu’ils aient l’adresse précise). http://www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 304 Yuans facturés 55 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au final, il est très probablement bien moins cher de réserver ses billets sur place par l’hôtel ou par une agence. Nous avons payé la simplicité et la tranquillité. Pour des couchettes, il me semble impératif de réserver. Aucun problème, nous avons même plutôt bien dormi. Un peu court mais bien. Attention, aucune gargote pour manger chaud à la gare.
Des renseignements très précieux ici : http://www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
Arrivés à la GF de Kunming, on enchaîne direct avec un long transfert : Kunming - Yuanyang o-o GF de Kunming – GR Sud de Kunming Bus de ville C71 – 5 Y – départ 6h20 – durée ½ h On trouve ce bus, juste à la sortie de la gare ferroviaire. Là, je dois dire que nous avons eu la chance d’avoir dans notre compartiment un Chinois qui parlait anglais et qui nous a aidés à trouver le terminal de bus. Il est dans l’enceinte de la GF, il ne faut que quelques minutes pour y parvenir. Le ticket office ne nous sert à rien (le C71 est un bus de ville, on paie dans le bus) ; j’ai essayé d’y acheter mes billets de bus pour Yuanyang, sans succès. Je ne sais pas trop pourquoi … On attend donc patiemment que les grilles s’ouvrent et on s’engouffre dans ce gros bus de ville. o-o GR Sud de Kunming – Yuanyang (Xinjie) Bus – 139 Y – départ fixe à 10h20 – durée 8h Avec le C71, nous arrivons à l’arrière de la gare. Pour acheter son ticket, il faut donc contourner la grande gare pour trouver le ticket office. A cette heure matinale, pas de queue. Nous prions pour qu’il reste des places dans le bus vers Yuanyang (1 seul le matin). Bingo ! Nous avons les places 25 et 26 (sur 35 places). Retour dans la salle d’attente pour quelques heures de patience. Nous trouvons un robinet d’eau bouillante pour nous permettre de remplir notre bol de nouilles déshydratées parfumées (petit magasin dans la salle d’attente). Ca nourrit … mais c’est tout. Arrivée à Yuanyang (Xinjie) à 18h30. Une fois de plus, nous sommes arrivés directement en ville, à pied d’œuvre. “Notre” hôtel est à 2 min à pied. Journée lourde et inintéressante mais qui nous a paru être une bonne optimisation pour notre périple.
Xinjie – Jianshui o-o Xinjie – GR de Jianshui Minibus – 45 Y – départ vers 8h00 – durée 3h30 Un seul bus par jour pour Jianshui (à 16h30) mais de nombreux minibus, garés devant la gare. Nous devrons changer de minibus à Nansha, 1 heure après le départ de Xinjie. Ca se fait tout seul, sur le bord d’une route. o-o GR de Jianshui - Hôtel Tuktuk – 20 Y pour nous 2 A 12h30, nous étions installés à l’hôtel
Jianshui – TuanShan – Pont du Double Dragon - Jianshui Excursion (prévoir une bonne matinée) o-o Jianshui – TuanShan Minivan n°4 jaune jusqu’à Huang Long Si – 3 Y – départ vers 7h50 – durée 15 min Ils partent du rond-point au Nord du Temple de Confucius, à côté du KFC et du Linan Hotel. On descend à Huang Long Si. Puis tuk tuk pour TuanShan – 10 Y pour nous 2 (pris à la sortie du minivan, il “nous” attendait) Arrivés à TuanShan à 8h35 o-o TuanShan – Pont du Double Dragon Minivan 10 Y … j’attends encore ma monnaie … On le trouve sur le parking de TuanShan. Coup de pot ?!... Il nous débarque en face du Pont. o-o Pont du Double Dragon – Jianshui Minivan 4 jaune – 3 Y – durée 15 min Un peu de mal à trouver où ils passent, les explications du GdR sont incompréhensibles. Il faut sortir du pont du côté des éléphants, suivre la route goudronnée vers la gauche, traverser une ancienne voie ferrée et continuer jusqu’à la route principale. C’est plus long à écrire qu’à faire ! Et là, vous patientez jusqu’au passage d’un minivan jaune. Il nous laisse à côté du KFC.
Jianshui – Kunming o-o Jianshui – GR de Jianshui Taxi – 7 Y (compteur) – départ vers 9h30 – durée 15 min On attendait un bus … qui tarde trop. Un taxi s’arrête devant nous … o-o GR de Jianshui – GR Sud de Kunming Bus – 73 Y – départ fixe à 10h05 – durée 3h40 Nous avons acheté le billet à 9h55 au ticket office de la gare ! Places 5 et 6 … c’est dire : le bus est vide ! o-o GR Sud de Kunming - Hôtel Taxi – 60 Y – durée 30 min ? Des rabatteurs dès notre sortie du bus nous entraînent vers les taxis. On n’arrive pas à s’en défaire. On tente de négocier les prix. Mal … C’est la seule fois où on a senti l’arnaque. Gros malaise, pas agréable.
Kunming – Shilin - Kunming Excursion (prévoir une journée) o-o Kunming – GR Est de Kunming Taxi – 24 Y (compteur) – départ vers 7h15 – durée 20 min Hélé dans la rue. o-o GR Est de Kunming – Terminal de bus Stone Forest à Shilin Bus – 27 Y – départ à 8h20 – durée 1h15 Pour ce bus, je ne suis pas sûre que l’heure de départ soit vraiment fixe. Arrivée au terminal de bus directement sur le site de la Stone Forest. Je détaille l’accès au site dans le paragraphe spécifique plus bas. o-o Terminal de bus Stone Forest – GR Est Kunming Bus – 27 Y – départ à 15h – durée 1h30 On achète les billets au ticket office. Sur le billet, un numéro écrit au stylo : c’est le n° de la plaque d’immatriculation du bus. Nous l’attendrons plus d’une heure … ce n’est pas ce que nous annonçaient les guides … Même chose ici : je ne suis pas bien sûre que l’horaire de départ soit fixe. Ca dépend peut-être de l’affluence … o-o GR Est de Kunming - Hôtel Bus de ville n°22 – 2 Y Facile à trouver : à la sortie de la GR, suivre les panneaux Bus Hub qui amènent au terminal des bus de ville. Les n° des bus de ville en partance sont affichés sur des panneaux numériques au dessus des quelques quais. C’est facile. On descend sur la Beijing Road, tellement facile à reconnaitre avec ses lampadaires futuristes.
Kunming : de l’hôtel à l’aéroport Taxi – 73 Y (compteur) – départ 6h30 – durée 30 min Nous hélons un taxi dans la Beijing Road, proche de notre hôtel. Vu qu’on est samedi (moins de circulation), vue l’heure matinale et surtout vue la marge qu’on a pris pour notre vol (Philippe s’est soumis mais il me le reproche encore !), on n’a pas cru nécessaire de réserver. On a eu raison. Le compteur est actionné immédiatement et 30 minutes plus tard nous étions arrivés. Nous avons eu le temps d’admirer la beauté de l’aéroport tout neuf de Kunming …
HEBERGEMENTS : Dans chacun de ces hôtels, nous avions à disposition de gros flacons de savon liquide, de shampooing, des mules jetables en papier-tissu, des petites bouteilles d’eau, une bouilloire électrique, parfois des sachets de thé. Sympa et agréable. Sauf à Lijiang, le petit déj n’était jamais inclus. Sauf à Lijiang, paiement cash. Une caution est parfois demandée, rendue au moment du check out. Enfin, sauf pour l’hôtel de Lijiang que j’avais réservé par Booking.com, nous n’avons pas réservé les autres. Il n’y a qu’à Dali que nous avons dû chercher un peu …
Lijiang Blossom Hill Inn – Joyland – 585 Y/nuit http://www.blossomhillinnlijiang.com/index.htm 4 nuits réservées par Booking.com fin décembre. Aucun pré-paiement. Paiement sur place en CB Visa, non sans mal, le terminal de paiement ne fonctionnait pas … Superbe grande maison, superbe chambre bourrée de charme, excellente literie (ça prendra vraiment tout son sens lors de la suite de notre circuit), accueil très chaleureux, belle situation dans Lijiang, au calme. Ca reste néanmoins un peu cher pour la prestation d’autant que Lijiang semble regorger d’hôtels comparables.
Shaxi Cato’s Inn – 238 Y/nuit (GdR) http://www.catosinn.com/en/index.asp?c=1 Situé dans la petite rue qui sort de la place, à gauche quand on est face au temple (avec les 2 grosses sculptures en façade). Moderne et sans aucun charme, mais confortable et propre.
Dali Sunny Guesthouse – 100 Y/nuit 56# Fuan Alley, Renming Road. http://www.agoda.com/...e/hotel/dali-cn.html Non référencé dans les guides, à 2 pas de l’hôtel Six, dans une ruelle perpendiculaire. Simple.
Xinjie (Yuanyang) Yun Ti Shunjie Hotel – 220 Y/nuit (GdR) Sur la place, à 2 pas de la gare routière de Xinjie. http://www.tripadvisor.fr/...g_County_Yunnan.html Assez impersonnel, l’hôtel a un côté stalinien … L’accueil est du même acabit, aucun effort. Réveil en musique à 6h30 par les fondus de gymnastique qui se déchaînent sur la place au rythme d’une musique tonique. Nous, on a trouvé ça plutôt sympa mais, amateurs de grasse mat’, cherchez ailleurs ... Pas de wifi.
Jianshui Linan Inn – 288 Y/nuit (GdR et LP) 32# Hanlin Street http://www.tripadvisor.fr/...i_County_Yunnan.html Un vrai gros coup de cœur. Une très jolie suite qui donne sur la galerie du 1er étage. Salle de bain très agréable. Il ne restait plus que cette chambre mais l’hôtel dispose de nombreuses chambres toutes différentes. Apparemment très prisé. Prix justifié, tout au moins pour cette immense chambre. Attention, à ne pas confondre avec le très grand et très moderne Linan Hotel, à quelques pas.
Kunming Mingtong Yingxian Youth Hostel – 168 Y/nuit (GdR) 94# Mingtong Alley http://www.tripadvisor.fr/...-Kunming_Yunnan.html Auberge de jeunesse. Comment ça, on n’a plus l’âge ?... Simple, un peu décrépi et tristounet mais propre et spacieux. Bien situé et pas cher. Pas de wifi
REPAS : Si vous pensez que vous ne mangerez que du riz en Chine, vous vous trompez … D’ailleurs, il ne va pas de soi, il faut souvent le commander. Pour notre plus grand bonheur, c’est le royaume des légumes. Profusion, variété, fraîcheur ! Cuisson al dente, tout ce qu’on aime. Parfois, un peu gras …
Quelques prix :
Bouteille d’eau (50cl) : 2 Y Jus de fruit frais : 20 Y Canette de coca : 10 Y Petits encas de rue (dont les fruits frais coupés) : 3 à 7 Y Portion de légume dans une gargote : 5 à 20 Y (à multiplier par le nombre de légumes choisis) Plat sans viande dans un restau : 10-20 Y Plat avec viande dans un restau : 30-60 Y
Le thé est souvent offert. Attention, quand il ne l’est pas, de façon assez surprenante, il peut être cher. Tout comme le café.
Nous avons beaucoup fréquenté les petits restaurants de rue, les gargotes comme je les appelle un peu abusivement (pour les différencier des restaurants traditionnels). Ils sont toujours largement ouverts sur la rue, débordant même sur le trottoir. Ici, pas de menu, pas de nappe, pas de décorum, un rouleau de PQ sur la table en guise de serviette. Parfois, le plat unique est préparé devant nous et notre seule intervention consistait à choisir le type de nouilles, le bouillon, les aromates … Parfois, ils sont dotés d’un grand frigo-vitrine où les produits frais (légumes et viande) attendent le client. A Dali, les produits sont en devanture, étalés sur la rue, dans des bacs d’eau fraîche. On y trouve alors aussi du poisson frais (ultra frais puisque vivant). Plaisir des yeux (car ces étalages sont montés avec beaucoup de soin et de goût) avant le plaisir du palais. On choisit ses produits en les montrant du doigt. Le cuisinier les emporte et les cuisine à sa façon. Les légumes sont frits au wok, cuits al dente. Mais … comment va-t-il les associer ? Quel aromate va-t-il ajouter ? Quelle épice ?... Pour notre part, nous avons toujours choisi un assortiment de légumes (de 3 à 5) car peu portés sur la viande et le choix d’un poisson vivant est au dessus de nos forces. Les légumes sont variés, magnifiques et ultra frais. Le résultat a toujours été une heureuse surprise, parfois tellement bonne que nous revenions le soir pour faire le même choix. Osez les champignons, tous, c’est un vrai régal. Essayez aussi la racine de lotus, cette grosse racine ocre qui, une fois tranchée donne de jolies rondelles blanches pleines de trous. C’est délicieux ! Chaque plat arrive sur une assiette qu’on est sensé partager (Philippe, tu en veux ?... oui ?... ah … zut). Accompagné de riz et de thé, c’était un véritable festin ! Une seule erreur : le concombre amer (concombre un peu plus court que les nôtres, vert très clair et plein de pustules). C’est vraiment amer ! La patronne en rit encore ! On paie selon le nombre et le type de produits choisis. Entre 5 et 20 Y la portion de légume. A Dali, c’est bien sûr plus cher qu’à Xinjie, mais dans tous les cas, c’est toujours très raisonnable. Les 2 extrêmes : à Dali, nos orgies nous coutaient environ 75 Y (pour nous 2) avec, entre autres, asperges vertes et champignons ; à Xintié, nous ne dépassions pas les 30 Y (toujours pour nous 2) avec champignons, racine de lotus, fèves …
Nous avons aussi testé quelques restaurants traditionnels, plus cossus (recommandés par le GdR). Ils sont aménagés dans de superbes vieilles demeures de bois, avec des tables installées tout autour d’un grand patio, en rez-de-chaussée et sur une galerie. Pour le cadre, ça vaut le coup. Maintenant, la cuisine nous a souvent déçus : parfois trop épicée, trop grasse, trop d’escarbilles d’os (le poulet est fracassé) … Voici 2 adresses qui offrent un cadre inoubliable, à défaut de la cuisine … A Dali : MeiziJing Jiujia (en descendant Renmin Lu, 1ère ruelle à droite après Fuxing Lu) Poisson de rivière et poulet au gingembre. Petite bouteille d’alcool de prune (80Y). Trop pimenté, trop de bouts d’os pointus. L’alcool de prune est doux et parfumé. On emportera la petite bouteille pour la terminer tranquillement. (180 Y tout compris) A Kunming : Kunming Lao Fangzi (dans le marché aux fleurs. Jeu de piste pour y aller) Menu avec photos. Des vapeurs délicieux et 2 plats, l’un vraiment succulent, l’autre immangeable tant il est gras et pimenté … (142 Y pour nous 2)
Mes plus grands souvenirs restent, de loin, les restaurants de rue.
L'ITINERAIRE :
Lijiang Ce premier contact avec la Chine fut pour nous extraordinaire. Une vieille ville labyrinthe, tout en rues pavées piétonnes, tortueuses, tout en maisons de bois et de pierre. Les portes de bois rouge carmin sont souvent sculptées. Les pans des toits de tuiles rondes et grises se redressent fièrement, donnant une allure aérienne unique aux temples comme aux maisons. Partout, des canaux serpentent, l’eau claire coule vivement, alimentant parfois 3 bassins, toujours utilisés, pour la consommation, les légumes, le linge. De vieux ponts aux pierres patinées les enjambent. Enfin des lanternes rouges, tellement chinoises, apportent une touche finale et créent une ambiance unique, pittoresque, magique. C’est exactement cette image de vieux villages chinois qu’on est venu chercher. Bien sûr, en approchant du centre (Square Street), on déchante un peu … toutes les maisons sont alors devenues boutiques, vouées uniquement au commerce avec des touristes à 99% asiatiques vraiment trop nombreux … Les objets qui s’y vendent sont kitsch, totalement quelconques. Et pourtant, on réussit à faire abstraction de cette dérive, en levant les yeux vers les toits, vers les temples, et surtout, et simplement, en fuyant les rues trop courues. Il suffit de quelques minutes, à peine, pour retrouver le charme, la quiétude, la beauté et l’âme des rues de Lijiang. Toute la partie Sud offre de très jolis quartiers, avec son lot d’écoles d’où montent les récitations en chœur des élèves, de terrains vagues où jouent des enfants, de vieux Chinois qui s’affrontent au Mah Jong dans la rue, de Chinoises qui vendent leur belle récolte sur le bord du canal où s’épanouissent de splendides arums, de petites échoppes, de demeures superbes fleuries de glycines ou de roses, de petits ponts de bois qui serpentent au dessus de la rivière … Il faut oser se perdre dans Lijiang. Un plan, une boussole, la carte de l’hôtel dans la poche et perdez-vous ! Tournez le dos aux enfilades de boutiques sans intérêt. Cela dit, ne jugez pas trop vite la place carrée. Si elle est absolument insupportable le soir avec ses karaokés hurlants et ses lumières aveuglantes, elle est bourrée de charme, tôt le matin, quand tout est fermé et qu’elle est déserte.
Le marché nous a offert dès le tout 1er soir, un vrai festin. Oui, on est très gourmand ! La découverte des spécialités culinaires, ou plus simplement encore, des habitudes alimentaires fait pour nous partie du plaisir de voyager. Ici sur ce marché, des dizaines de cuisiniers préparent chacun leur spécialité sur des plaques de cuisson, tout autour d’une grande halle garnie de tables et de bancs de bois. Il suffit de les regarder cuisiner avec adresse, de choisir et de déguster. Puis d’y revenir pour passer à une nouvelle aventure gustative. Pas cher du tout, 10 à 20 Y le petit bol de carton. Ca permet de tout goûter. On commence prudemment par des nouilles avec des œufs, pour passer au mélange de champignons, puis on essaye une soupe de nouilles, un baba (espèce de grosse tortilla, spécialité de Lijiang) ... Les petits œufs (de caille ?) cuits sur un gros champignon sont aussi succulents qu’ils sont beaux ! Quant aux vapeurs verts de légumes et d’aromates, mais quel régal ! Et pour arroser tout ça, un jus de canne ou de noix de coco … Cette caverne d’Ali Baba de la cuisine de rue est merveilleuse pour le voyageur qui débarque puisqu’il suffit de regarder, de saliver et de montrer du doigt. Pourtant ultra-touristique, nous avons adoré l’ambiance de ce marché aux mille gargotes où l’accueil des cuisiniers est chaleureux et amical ! Il a ravi nos yeux et nos papilles.
Chaque visiteur est tenu de payer une “taxe écologique”. 80 Y. Le billet jaune nous sera vendu dès notre arrivée, par notre hôtel. Conservez-le sur vous, il vous sera demandé à plusieurs endroits. Notamment, à l’entrée du Parc de l’Etang du Dragon Noir. Ne manquez pas ce parc : un étang, un pont de pierre, un temple et une montagne enneigée en toile de fond. Oui, c’est bien la photo emblématique qu’on voit partout dès lors qu’on parle du Yunnan. Ce n’est pas pour rien, c’est beau à pleurer. Nous avons osé nous re-présenter à l’entrée 2 jours plus tard (car il faisait soleil cette fois). Pleins d’espoir, nous présentons de nouveau nos billets jaunes au gardien … Yes ! Il nous laisse entrer de nouveau ! Chouette ! Erreur du gardien, permissivité indulgente, ou simplement juste droit ?… je ne sais pas trop. On n’a pas demandé, trop heureux de pouvoir retourner voir ce merveilleux lac. Résidence de la famille Mu (60 Y) : belle résidence où s’étagent les pavillons, les jardins, les cours. La restauration est un peu clinquante. En haut de la colline, belle vue sur les toits de Lijiang. Marché Zhongyi : petit marché bien authentique. Beaucoup d’ingrédients de la médecine chinoise. Vraiment sympa. Pavillon Wanggu (50 Y) : la pagode est moderne et assez laide. Les tours du tambour et de la cloche sont, elles, très jolies. Superbe vue sur Lijiang.
Nous avions hésité à aller jusqu’à Baisha en vélo. En chemin, nous ne l’avons pas regretté … La route ne nous a pas paru très intéressante. Mais peut-être y a-t-il un autre accès pour les vélos … Baisha est un vieux village, pas touristique du tout à quelques km de Lijiang. Nous avons été débarqués sur la place centrale du vieux Baisha. Toute petite place pavée, juste après un grand portail. On cherche un peu pour trouver le vieux temple (30 Y) et ses fresques. En fait, il suffit de rejoindre la route goudronnée (au bout de la rue pavée qui part à droite quand on est sur la petite place, porte dans le dos). Il est tout de suite à gauche. Beau temple, un peu désuet, qui manque cruellement d’entretien, mais dont se dégagent une histoire, une âme. Après le factice de Lijiang, ça recadre les choses … Les fresques sont … défraîchies. Le tour de Baisha est rapide, le village est vraiment tout petit. Même sans plan, impossible de s’y perdre. Le bus 6 passe sur la route goudronnée et va nous déposer non loin de Shuhe. Nous devrons terminer à pied le long d’une large avenue. J’ai lu quelque part que l’entrée était payante, on n’a rien vu (et pas cherché non plus du coup). Changement de décor. Nous voici dans un village à la Disney ! Le site (du moins à l’entrée) est totalement reconstitué, rutilant, trop neuf, trop clinquant. Ca ne manque pas d’un certain charme, mais certainement pas celui de l’authenticité. Nous nous promenons dans des ruelles pimpantes, nous y faisons même une agréable pause repas. Nous ne boudons pas notre plaisir, c’est factice, mais encore une fois, ça ne manque pas d’un autre charme. Nous finissons par arriver sur la place carrée, tout au Nord Ouest. Là, un vieux pont de pierre nous conduit vers le vieux village qui lui, n’a pas été retapé. Redoublement de bonheur. Cette fois, le charme de l’authentique vient s’ajouter au charme de l’esthétique. De petits potagers cernent ce bel endroit à ne surtout pas rater.
Nous n’avons pas regretté notre long séjour de 4 nuits à Lijiang. Ca nous a permis de démarrer doucement notre voyage, de commencer à prendre nos marques en Chine. 3 jours pleins nous ont permis de découvrir les incontournables de Lijiang, de pousser vers les environs (Baisha et Shuhe) et surtout de flâner longuement dans les quartiers Sud, encore préservés du tourisme de masse. Et puis, le matin, Lijiang s’éveille doucement. Les rues désertes, bordées par cet alignement de portes sculptées rouge carmin, sont magnifiques. Sur les pavés, un vieil homme pousse son vélo, une vielle femme portefaix emportent ses 2 paniers chargés de légumes frais vers le marché, tous 2 portent le calot bleu sur leur cheveux gris ... L’image de la Chine ancestrale. On y est.
Lijiang est une auberge espagnole. Vous trouverez (très facilement) autant de raisons de la décrier que de la vanter. Je vous ai donné mon point de vue. Vous en lirez d’autres …
Shaxi Petit village, tout petit village, qui se visite en 1 ou 2 heures … La place centrale est sublime : un vieux temple d’un côté, un théâtre ancien en face, 2 arbres pluri-centenaires au centre. Et partout des maisons de bois, certaines transformées avec goût et mesure en échoppe, en petit restaurant. Pas grand-chose à faire, pas grand-chose à visiter, juste le temple (20 Y), le théâtre est fermé. Aux abords de la ville, un petit autel et un vieux pont de pierre marquent le départ d’une route caravanière. Emouvant. Shaxi n’est pas un lieu qui se visite, c’est un lieu qui se goûte. S’imprégner de son ambiance, se laisse porter, ne rien faire d’autre que se poser sur cette incroyable place, regarder les mamies assises sur leur banc discuter entre elles, profiter d’un lieu, encore préservé, chargé d’histoire et d’histoires. Nous avons cru comprendre (au vu d’affiches prétentieuses) qu’un quartier du village est en cours de transformation pour donner naissance à un truc ressemblant à un complexe hôtelier … C’est la mort annoncée de Shaxi. Nous prendrons nos repas dans le petit restau sur la place (à droite du temple). Belle et bonne adresse. 2 plats avec viande et 2 jus frais, 95 Y. Une seule nuit à Shaxi est suffisante. Bien sûr, pour ceux qui ont du temps et veulent se ressourcer, c’est l’endroit idéal pour une retraite.
Dali Nous voilà ici dans une ville moderne au plan en damier. Les rues sont larges, commerçantes, avec des demeures de toute beauté, des portes monumentales extraordinaires. Une ambiance très différente de Lijiang ; les 2 sont incomparables. C’est moins confiné, plus moderne, mais très agréable à vivre. Pas le même tourisme d’ailleurs qu’à Lijiang : on est plus ici dans le tourisme de routards, de baba cools, que dans le tourisme de grands groupes organisés. On rencontre d’ailleurs beaucoup plus d’occidentaux et on trouve plus d’infos en anglais. Les karaokés ont cédé la place à des joueurs de guitare, des chanteurs, des tamtams … On préfère nettement !
Ne ratez pas la jolie rue piétonne Hong Long Jin. Bordée par des restaurants et des bars, ouverts sur le canal qui dégringole en cascade au milieu de la rue. Très touristique, mais très sympa. Pause cocktail (50-60 Y). Très bons !... Beaucoup de stands de petits encas : des espèces de rouleaux de printemps, des sandwiches au tofu et aux herbes, des crêpes omelettes, des fruits frais coupés … Tout est bon. Entre 3 et 7 Y. Et une profusion de petits restau qui présentent leurs produits sur leurs trottoirs (voir plus haut § repas). Simplement divin !
Balade au bord du lac. Nous prenons le bus de ville n°2 (1,5 Y) à la porte Nord pour aller jusqu’à CaiCun. Longue balade au bord du lac. Nous ne traverserons pas. Retour par le même bus.
2 marchés à ne pas rater : o-o au Sud Est du carrefour de Renmin et Fuxing petit marché autour d’une halle en pierre où s’abritent les bouchers. Tout autour, de magnifiques légumes vendus par des paysans aux visages burinés, aux costumes traditionnels, aux sourires spontanés et sincères. Un très beau moment, très authentique. Un marché comme on les aime. Un de nos plus beaux, même s’il est assez petit. Que les légumes sont beaux ! Nous avons fait des dizaines de photos de légumes ! Et de beaux portraits aussi 😉 o-o au Nord de la Porte Ouest, le long de Bo’ai Road, à l’Ouest grand marché : même organisation, la viande au centre, les légumes sur le pourtour.
Une petite adresse sympa : Gogo Café dans Remin, à l’Ouest de Fuxing. Excellents cocktails à 40 Y Plats avec de la viande à 30 Y Petit déjeuner sympa (pancake à 20 Y !) Une belle adresse pour toutes les occasions.
Excursion à Zhoucheng : le marché se tient sur la magnifique place centrale, face au temple. Pas très animé, mais les paysannes y portent un très beau costume traditionnel, avec un bonnet haut en couleurs et en perles. Par un léger forcing tout en sourire, nous n’avons pas pu échapper à la visite de la fabrique artisanale de batik. L’occasion de voir de près de l’indigo. Et l’occasion aussi de traverser ce village bien miséreux. Même sans être amateurs, nous avons trouvé cette visite intéressante. Quelques heures suffisent pour cette excursion plaisante.
Yuanyang En fin d’après-midi, nous flânons sur la grande place, à la recherche d’infos pour parcourir les rizières le lendemain. Nous l’espérions, c’est arrivé : une jeune femme nous aborde. Et, sans un seul mot d’anglais, nous explique sa proposition. Pas bien compliqué … on se doute qu’elle n’est pas en train de nous proposer un survol de Pékin en montgolfière … On fait vite affaire, ses tarifs nous conviennent. 300 Y pour la “journée” de voiture (2 fois quelques heures en fait). OK. Nous allons nous laisser porter pour cette journée d’excursion dans les rizières, lui faisant confiance sur le circuit. Le lendemain matin, nous la retrouvons comme prévu à 6h devant l’hôtel. C’est à bord d’un confortable monospace que nous partons dans la nuit noire pour profiter du lever de soleil sur Duoyishu. En chemin, nous nous arrêtons au ticket office : 100 Y/p. Ticket unique, valable 1 jour pour la région. A conserver précieusement sur soi. Le site de Duoyishu est aménagé. Bien aménagé. De jolies plateformes en bois s’étagent sur la colline, comme en réponse aux terrasses en face. Elles permettent aux nombreux touristes (ah oui, on n’est pas seul !) de profiter de la vue sur ce décor époustouflant. Sans se gêner. Certes, c’est bien sûr moins naturel mais j’imagine que, vue l’affluence, cet aménagement a été indispensable. Partant de là, reconnaissons que c’est joliment construit. Il fait frisquet. Le soleil apparait dans un émouvant murmure d’approbation et de respect qui monte de la foule. Le disque rouge provoque des reflets superbes sur les rizières en eau. PhotoS. Au pluriel, vous imaginez bien ! A 7h20, nous quittons le site et rejoignons la douceur de la voiture. En route, nous nous arrêterons à différents points de vue intéressants (dont la splendide Bada). Nous admirons aussi les maisons champignons dont le toit est si original. Le soleil réchauffe enfin l’atmosphère. En cours de route, petit déjeuner d’un bol de nouilles dans une gargote avec notre chauffeur. Et retour à Xinjie vers 10h40. On profite de l’après-midi pour parcourir le marché coloré et étagé de Xinjie. On retrouve notre voiture à 16h pour les points de vue du soir, au coucher de soleil. N’oubliez pas votre ticket, il va encore servir ! Devinez pourquoi je dis ça … 😊 Nous partons cette fois vers Laohuzui, avec toujours quelques arrêts en route pour des points de vue “mineurs”. Là encore, site aménagé. Une plateforme haute et une plus basse, que l’on atteint par une très longue volée de marches (15 min environ). Le soleil est encore haut dans le ciel, les reflets sur les rizières créent un patchwork de camaïeu allant du bronze au vert tendre … C’est déjà splendide. Nous passerons 2 heures à profiter de cet endroit unique. Nous partirons avant le coucher du soleil qui n’a pas prévu d’embraser le ciel aujourd’hui. Qu’importe ! C’était déjà extraordinaire ! Nous serons de retour à Xinjie vers 19h45. Nous payons le chauffeur, ravis de cette journée et de la prestation. Si vous avez plus de temps que nous, je vous encourage vivement à opter pour un trek dans ces rizières. C’est sans aucun doute la meilleure façon de les découvrir. Sur place, nous avons vu la dynamique Sophia qui nous a assez convaincu de la qualité de son offre (mais attention, pas testé !) http://blog.sina.com.cn/sophiaguide
A Xinjie, on a particulièrement apprécié le petit restaurant Xiao Cheng, en contrebas de la place.
Jianshui Très jolie petite ville. On peut apprécier de s’y poser plus longuement qu’on ne l’a fait. Puisqu’ils proposaient une petite réduc, nous avons acheté à l’hôtel les tickets d’entrée pour - le temple de Confucius : 50 Y au lieu de 60 - la résidence de la famille Zhu : 45 Y au lieu de 50 - le village de TuanShan : 45 Y au lieu de 50 Le temple de Confucius comme la résidence Zhu occupent 2 bonnes heures chacun. La visite du village de TuanShan est assez surprenante puisqu’on parcourt un vieux village, habité, dont les maisons sont ouvertes à la visite. On rentre donc chez les gens. Impression un peu bizarre. Certaines maisons sont extrêmement bien entretenues et mises en valeur, d’autres malheureusement servent parfois de débarras et l’on sent que les moyens nécessaires à l’entretien minimal manquent. Dommage … Le village de TuanShan se couple facilement avec le très spectaculaire Pont du Double Dragon et occupent à eux 2 une bonne matinée fort agréable. Ca laisse encore le temps de flâner et de découvrir la surprenante mode chinoise en termes de chaussures à travers les innombrables magasins de Jianshui ! LOL ! Etape trop courte pour aller jusqu’à la grotte des hirondelles. Pas sûre qu’on ait raté grand-chose …
2 adresses intéressantes (hors guides). D’abord, une gargote, originale, à 2 pas de la Tour Face Au Soleil (dans JianZhong Lu, tout de suite à droite avec la tour dans le dos) Une grande salle totalement ouverte sur la rue, remplie de tables rondes. A l’entrée un stand de nouilles. Comme souvent, on y choisit d’abord son type de nouilles (riz, blé, plates, enroulées …) puis son bouillon. Devant mon indécision, la vendeuse prend l’heureuse initiative d’en mettre un peu de chaque. Un tout petit peu de piment (ils savent !), des aromates. Je paie : 3 Y le gros bol ! On va s’asseoir, on remue, on mange avec des baguettes, aussi proprement que possible. Surprise ! C’est froid ! Et délicieux, rafraichissant, nourrissant. Tellement bon que j’ai redoublé ! 3 Y ! 36 centimes d’€ ! Ensuite, un restaurant traditionnel : Je n’ai pas le nom. Hanlin Street, en face du n°12. Belle demeure tout en bois. Restaurant bien aménagé sur 2 niveaux, avec un joli balcon. Carte présentée sur une tablette électronique où l’on fait défiler les photos, il suffit de cocher ce qu’on choisit. 1ère fois que je vois ça ! Bonne cuisine et prix doux (86 Y pour nous 2 avec 4 plats et 1 bière).
Shilin Petit moment de solitude quand nous descendons du bus. Nous sommes bien sur le parking du terminal de bus sur le site de Stone Forest … mais où aller ?... Le LP est muet, le GdR confus … En fait, comme souvent, le parking des bus se trouve sur l’arrière de la gare. Il faut donc commencer par la traverser pour se retrouver devant, puis descendre la route vers le Nord (une boussole !) en suivant les panneaux Entrance (ce qui parait logique). On arrive alors aux tickets offices. Un petit guichet destiné aux touristes. Chouette ! Sur les 2 employés, le 1er ne parle pas anglais, le 2e parle un anglais totalement incompréhensible … Bon … retour aux gestes, qui, comme toujours suffisent ! On achète le plan du site (10 Y) et on se dirige vers les guichets : les 3 de gauche pour l’entrée du parc (175 Y), les 3 de droite pour les voiturettes électriques (25 Y l’A/R, j’insiste : A/R). On prend tout. On grimpe dans la voiturette qui nous mène à l’entrée. Route longue et sans intérêt, on ne regrette pas nos 25 Y. Gardez votre ticket pour le retour … La magie opère tout de suite après avoir passé les tourniquets pour rentrer sur le site. Et sera de plus en plus forte. C’est un endroit incroyable ! Une féérie de pics karstiques. Les sentiers sont bien aménagés, les nombreuses poubelles qui les jalonnent ainsi que les employés attentifs permettent d’avoir un lieu très propre. Attention, une fois sur le site, nous n’avons vu aucun moyen de nous restaurer. Et heureusement en fait. Emportez votre eau et votre encas. Beaucoup de monde. Mais comme toujours, seulement aux endroits stratégiques. Sur la place des pierres gravées et au belvédère. Dès qu’on s’éloigne, on est seul. Nous avons tourné plus de 3h30 dans ce parc. C’est vraiment magique. Bien sûr il faut absolument quitter la route goudronnée, la Ring Road (empruntée par les voiturettes pour les visites guidées) et s’enfoncer dans la forêt par les petits sentiers de pierre. Les passages sont parfois époustouflants. Dans Major Forest Area, notre endroit préféré fut Sword Pond. Mais on n’a pas tout vu !... La majorité des touristes (asiatiques ici aussi) choisissent les tours guidés. Du coup, rien n’est fait pour ceux qui choisissent la découverte seuls. Le plan n’est d’aucune aide puisque les nombreux panneaux indicateurs dans le parc ne correspondent que rarement aux indications du plan, qui d’ailleurs est orienté avec l’Est en haut. Il nous a déjà fallu ¼h pour nous en rendre compte … Un peu dommage tout ça. Nous avons fini par accepter de déambuler sans but, de nous perdre, avec la boussole pour seul garant. Il n’y a aucun risque, nous n’avons vu aucun squelette séché … Bien sûr, on peut déplorer que cet endroit soit devenu un parc hyper aménagé. C’est la rançon de la gloire … Mais, ça n’a pas justifié, pour nous en tout cas, de l’écarter et nous ne regrettons pas cette excursion qui, pourtant, revient cher : 254 Y/p avec le bus et la voiturette.
Kunming Nous y avons passé très peu de temps. Kunming est en pleins travaux dû au métro et peut-être aussi à d’autres travaux de rénovation (comme le quartier du marché aux oiseaux). Pour autant, le peu qu’on en a vu nous a laissé une impression agréable. La ville est calme, peu de circulation, pas de klaxon. De beaux gratte-ciel, une très belle avenue que la Beijing Road, surtout le soir quand les lampadaires art déco sont allumés, quelques rues piétonnes animées … Sympa pour terminer un voyage.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : En 2 semaines, on a dû faire des choix. Comme toujours. On a choisi de rester 4 nuits à Lijiang et d’abandonner les gorges du Saut du Tigre et Shangri-La … On ne l’a pas regretté, mais on ne sait pas ce qu’on a raté … Par contre, et là on sait ce qu’on a raté, 1 ou 2 jours de plus à Yuanyang nous auraient permis d’envisager un trek dans les rizières sans doute plus intéressant qu’un rapide tour des “points de vue”.
DIVERS : L’accueil : nous étions inquiets. Je craignais un accueil réservé, froid, inamical voire irrespectueux. Il n’en fut rien. Encore, toujours des a priori !... Qu’il fait bon de voyager ! La grande majorité des Chinois nous a offert de beaux sourires et nous donnait volontiers les informations recherchées (toujours en montrant le nom en idéogrammes sur nos guides). Quelques rencontres plus rêches (notamment les chauffeurs de bus de ville, peut-être moins patients) mais rien de bloquant. Mon inquiétude était totalement infondée. La communication : ils ne parlent pas anglais. On était prévenus, on l’a vérifié. Même dans les petites agences de voyage … La prononciation des noms transcrits en pinyin n’est pas simple ; bien souvent, si nous essayions de parler, ils ne nous comprenaient pas. Le meilleur moyen : montrer dans le guide la transcription en idéogrammes de ce qu’on cherche (une destination, un lieu, un hôtel, un restaurant, un site …). Et accepter le jeu de piste, c'est-à-dire avancer pas à pas, multiplier les contrôles. Essayer aussi de reconnaître sur le pare-brise du bus les idéogrammes de la destination voulue. Ca devient presque un jeu d’observation. De la même façon, nous avons montré la carte de l’hôtel à Lijiang, une fois perdus dans ce grand labyrinthe ; notre billet de bus dans la grande gare routière de Lijiang pour trouver où le prendre … Nous n’hésitions pas à montrer, montrer, montrer et à tripler les vérifications. Partant de là, ça a très bien marché et nous n’avons eu aucune galère. Dans les Bank of China et à l’aéroport lors du check-in, ils parlent anglais. La carte bancaire : très peu utilisée sauf pour retirer du cash. Sur les ATM, un 1er écran vous permet de switcher sur des consignes en anglais. Le climat à cette époque : vraiment vraiment froid la première semaine (Lijiang et Dali). 2ème semaine beaucoup plus douce. Vêtements : polaires, gants, Kway (contre la pluie et le vent) indispensables la 1ère semaine L’affluence touristique à cette époque : énormément de touristes locaux et asiatiques Les problèmes de santé : ràs et pourtant on s’est lâché sur les fruits et légumes – Pensez à toujours avoir avec vous votre papier-toilette, il n’y en a jamais dans les wc publics. Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! beaucoup trop ! Les portraits sont parfois plus difficiles à obtenir qu’ailleurs mais, majoritairement, ils acceptent avec gentillesse. Comme toujours, le visage s’illumine d’un immense sourire quand vous leur montrez leur photo sur l’écran. Attendez-vous aussi à être vous-même beaucoup pris en photo par les touristes locaux. A Forest Stone, sur le belvédère, séance photo de plus de 10 min ! Trop drôle ! Les achats perso : rien de bien remarquable Le Wifi : très répandu, gratuit La boussole : petite boussole de pacotille qu’on glisse dans notre poche, elle nous accompagne depuis toujours dans tous nos voyages, vieille habitude prise pendant nos randonnées pédestres. Ici peut-être un peu plus qu’ailleurs, elle nous a bien servi. Avec elle, nous nous perdions sans crainte (dans les ruelles de Lijiang, dans la Stone Forest …). Ou juste pour savoir de quel côté de la rue prendre le bus.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, et en tout 1er lieu, ces images de la Chine comme on les rêvait : les temples aux toits en ailes d'hirondelles, les maisons tout en bois, les lanternes, les merveilleux visages burinés sous des coiffes traditionnelles, les sourires échangés, les places, ancestrales, chargées d’histoire, dans le moindre petit village, les marchés colorés, animés, gais, les paysages stupéfiants … Chaque jour nous a apporté son lot d’éblouissement. Je n’attendais pas un tel dépaysement, une telle richesse. Un contact bien plus facile, plus patient, plus indulgent, plus attentif que je ne l’imaginais avec la population locale Ne jamais se faire arnaquer (transports, gargotes) Un sentiment de sécurité, partout Les légumes, magnifiques, tant sur les marchés (plaisir des yeux) que dans nos assiettes (plaisir des papilles) !
On a moins aimé : 😕 Leur habitude de cracher en allant chercher bruyamment ce qui doit être éjecté La minceur des matelas Les wc publics, parfois trop publics (sans porte).
En conclusion : C’était une première approche. Après 25 ans de voyage, nous nous sentions enfin prêts à “affronter” la Chine et les Chinois. D’affrontement, il n’y a pas eu ! Ce ne fut que du bonheur. Dire que cette 1ère expérience a été réussie serait un euphémisme. Certes, le barrage de la langue nous a empêchés d’avoir de longues conversations (mais en a-t-on jamais eues ?... pas trop notre truc en fait). Mais en aucun cas, ça ne fut un frein lors de notre voyage. Le Yunnan est très touristique, d’un tourisme asiatique essentiellement. Mais il suffit de s’éloigner de quelques dizaines de mètres pour retrouver calme, authenticité et sérénité.
Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.
Arizona/Nouveau-Mexique - 18 jours - mai 2013 English translation pending
Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
19 jours en solo dans le nord du Chili English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis rentrée il y a exactement un mois d'un voyage de deux semaines et demi dans le nord du Chili. Je vous mets ci-dessous le récit de ce périple, jour par jour, en espérant que cela donnera à certains l'envie de découvrir cette superbe région ! Bonne lecture :-)
Mercredi 19 février 2014 – - Le Chili, ça se mérite… ou comment faire Paris-Santiago en 26 heures
Mon aventure chilienne a commencé par un loooong périple en avion, avec American Airlines. Cela faisait un moment que je n’avais pas pris cette compagnie aérienne, et je dois dire que j’en ai été très satisfaite. Hôtesses et stewards sympas, sièges corrects, excellents plateaux repas (entre la pizza margherita croustillante du Paris-Dallas et le croissant chaud du Dallas-Santiago, mon cœur balance…), il n’y avait rien à redire.
Le premier vol, de Paris à Dallas, fut marqué par diverses turbulences parfois un peu impressionnantes, mais heureusement toujours assez brèves. Pour un aussi long vol (11 heures) je m’étais mise côté couloir, et quel ne fut pas mon émerveillement de découvrir à un moment, en jetant un coup d’œil par-dessus ma voisine, les étendues enneigées et désertes du sud du Groenland et du nord du Canada. La vue était très claire et la vision de ces grandes étendues blanches, parfois coupées par un peu d’océan à moitié pris dans la glace, était de toute beauté !

Une fois à Dallas j’ai fait connaissance à l’immigration avec le service de l’agriculture, qui m’a confisqué –sans surprise – les deux oranges et les deux clémentines qu’il me restait, même si je n’étais qu’en transit. Par contre j’ai pu garder mon pain et un cookie ^^ L’aéroport est un gros hub d’American Airlines, et on y trouve des vols pour les quatre coins des USA ! L’aérogare D, dans lequel j’étais, est assez agréable avec de nombreuses boutiques et restaurants. Quelques bornes internet m’ont permis de passer le temps, et d’éviter de m’endormir… Cette escale était de 23H à 5H heure française, et je peux vous dire que j’avais les yeux qui piquaient :-) En tout cas pas de doute, Dallas c’est bien au Texas, les diverses boutiques de souvenirs l’attestent avec plein de souvenirs texans tous plus kitschs les uns que les autres.
J’étais bien fatiguée en m’installant sur le vol suivant, et après avoir un peu papoté avec ma voisine, qui s’apprêtait à déménager au Chili, et mangé un morceau devant Last Vegas je me suis endormie d’un coup. Contrairement au vol précédent celui-ci était plein et je n’ai donc pas pu m’étaler sur deux places comme je l’espérais, mais j’ai tout de même dormi quatre heures, pas mal ! J’étais placée au beau milieu de l’avion et ma vue sur les hublots était plus que limitée, mais j’ai tout de même entr’aperçu un lever de soleil, et un petit bout des Andes… L’avion s’est posé à Santiago à 9H30 heure locale, et j’ai mis près de deux heures pour sortir de l’aéroport. Nous avons d’abord dû tous nous réinstaller à nos places car l’avion était mal garé ( !), puis l’immigration et surtout la douane ont fait des leurs… La douane chilienne est bel et bien pour moi la pire de toutes, cela se confirme ! TOUS les bagages étaient passés aux rayons X avant de pouvoir sortir de l’aéroport, et la queue pour y accéder était absolument monstrueuse.
Mauvaise nouvelle du matin, par ailleurs, aucun des deux téléphones que j’ai emportés ne fonctionne. Je pense que c’est dû à ma puce… Un adorable G.O. de tour organisé pour ados m’a prêté son téléphone pour que je puisse prévenir mon hôtesse à Santiago de mon retard, afin qu’elle ne m’attende pas 2 heures au métro.
La suite des opérations s’est passée assez simplement : bus pour Los Heroes puis métro, et arrivée chez mon hôtesse AirBNB. Bien installée dans ma petite chambre j’ai enfin pu souffler… Bienvenue à Santiago !!
Jeudi 20 février 2014 – - 24 heures chrono à Santiago
Plutôt que d’enchaîner les vols j’ai donc choisi de passer une nuit à Santiago, dans une chambre louée via AirBNB. Mon hôtesse est adorable et la chambre est agréable, même si elle donne sur une rue assez passante. Cela fait du bien de pouvoir se poser après un long trajet comme cela !
Une bonne douche et une petite sieste plus tard, me voilà prête à partir à la (re)découverte de Santiago… Comme je n’ai pas énormément de temps ici à Santiago, je décide de me concentrer sur le centre-ville. Je commence par le barrio Paris-Londres. Il s’agit de deux rues perpendiculaires (Paris et Londres, donc) à l’ambiance toute provinciale, avec leurs pavés et leurs maisons toutes différentes. La concentration d’hôtels au m² est impressionnante, mais cela doit être sympa de loger ici !
Difficile d’imaginer que dans ce quartier aujourd’hui si paisible existait sous Pinochet un centre de détention et de torture… Situé au n°38 de Londres, ce bâtiment a été transformé en mémorial et se visite depuis peu. 2000 personnes sont passées par ce centre, et 98 y ont péri dont des adolescents et des femmes enceintes. La maison n’est pas en très bon état, et visiter ces pièces vides et décrépies fait froid dans le dos… Devant l’entrée des plaques sont insérées dans les pavés – seul endroit que les détenus pouvaient voir à leur arrivée - et portent chacune le nom d’une personne décédée.
A l’une des extrémités de Londres se trouve l’église St François, qui présente la particularité d’être la plus ancienne église de Santiago. Son plafond à caissons est magnifique, et l’église s’ouvre sur un cloître non accessible (car il fait maintenant partie du musée colonial), mais qui semble fort agréable !
Mon étape suivante est le cerro Santa Lucia, une colline arborée avec plein de fontaines, d’escaliers, de jardins… Ce parc est comme un petit poumon vert au cœur de la ville. Comme en 2012 je décide de monter au sommet afin d’avoir une vue panoramique sur Santiago, mais c’est dur ! La balade n’est pas particulièrement raide, hormis un petit passage sur la fin, mais je suis complètement crevée. Je monte à deux à l’heure, mais la vue me remet d’aplomb illico !

Juste à côté du cerro Santa Lucia se trouve la bibliothèque nationale, qui est sur le point de fermer. J’ai tout de même le temps de faire un petit saut dans leur expo, qui présente des livres de forme incongrue. Le bâtiment en tant que tel est très chouette, avec de grandes verrières-vitraux.
Après quelques courses rapides au supermarché Lider je remonte la rue de la Merced jusqu’à la Plaza de Armas. Je découvre en chemin l’église de la Merced - avec à l’intérieur quelques statues bien kitsch comme il faut - puis la Casa Colorada, construite en 1769 et qui est l’une des demeures coloniales les mieux conservées de Santiago. C’est une petite maison basse avec un porche en bois et de nombreuses plantes, elle a beaucoup de charme !
Lorsque j’arrive sur la Plaza de Armas, c’est la déception… Elle est complètement fermée pour rénovation ! De hautes palissades l’entourent et en empêchant l’accès, seul un petit passage est dégagé sur le côté pour que l’on puisse tout de même circuler. Je décide d’aller voir cela de plus près et je monte à l’auberge de jeunesse où j'avais logé lors d'un précédent voyage en 2012. Je prétexte alors une demande d’information pour faire un tour à l’intérieur, et prendre quelques photos de la place d’armes, vue d’en haut. Bilan des courses, l’auberge a vieilli, et la Place d’Armes n’est pas si défigurée que cela malgré les travaux !
Je continue ensuite, toujours à pied, jusqu’au barrio Lastarria. En un mot comme en cent, ce fut mon coup de cœur de la journée ! Ce petit quartier est bohème à souhait, avec plein de petites boutiques, de restaurants, de terrasses ombragées de grands parasols blancs… Les rues sont bordées de mimosas, cela doit être superbe lorsqu’ils sont fleuris. A certains coins de rue des musiciens jouent des airs variés, ce qui rajoute encore à l’atmosphère. Je me plais tellement dans ce quartier que je décide d’y manger en terrasse, dans un petit resto dont la spécialité m’a attiré l’œil : des gaufres salées ! J’opte pour la gaufre au chèvre, tomates cerises et roquette, et je me régale. Je sympathise avec une Chilienne qui a longtemps vécu en France. Nous passons un moment à discuter, en français bien sûr ;-)
Ma balade du jour se termine sur la place Baquedano, où se trouve un immeuble qui m'avait beaucoup marquée en 2012 : celui en forme de téléphone portable ! C’est le siège d’une compagnie de téléphonie mobile… Après quelques dernières photos je reprends ensuite le métro jusqu'à ma chambre, où je dîne rapidement avant de me coucher.

Je suis rentrée il y a exactement un mois d'un voyage de deux semaines et demi dans le nord du Chili. Je vous mets ci-dessous le récit de ce périple, jour par jour, en espérant que cela donnera à certains l'envie de découvrir cette superbe région ! Bonne lecture :-)
Mercredi 19 février 2014 – - Le Chili, ça se mérite… ou comment faire Paris-Santiago en 26 heures
Mon aventure chilienne a commencé par un loooong périple en avion, avec American Airlines. Cela faisait un moment que je n’avais pas pris cette compagnie aérienne, et je dois dire que j’en ai été très satisfaite. Hôtesses et stewards sympas, sièges corrects, excellents plateaux repas (entre la pizza margherita croustillante du Paris-Dallas et le croissant chaud du Dallas-Santiago, mon cœur balance…), il n’y avait rien à redire.
Le premier vol, de Paris à Dallas, fut marqué par diverses turbulences parfois un peu impressionnantes, mais heureusement toujours assez brèves. Pour un aussi long vol (11 heures) je m’étais mise côté couloir, et quel ne fut pas mon émerveillement de découvrir à un moment, en jetant un coup d’œil par-dessus ma voisine, les étendues enneigées et désertes du sud du Groenland et du nord du Canada. La vue était très claire et la vision de ces grandes étendues blanches, parfois coupées par un peu d’océan à moitié pris dans la glace, était de toute beauté !

Une fois à Dallas j’ai fait connaissance à l’immigration avec le service de l’agriculture, qui m’a confisqué –sans surprise – les deux oranges et les deux clémentines qu’il me restait, même si je n’étais qu’en transit. Par contre j’ai pu garder mon pain et un cookie ^^ L’aéroport est un gros hub d’American Airlines, et on y trouve des vols pour les quatre coins des USA ! L’aérogare D, dans lequel j’étais, est assez agréable avec de nombreuses boutiques et restaurants. Quelques bornes internet m’ont permis de passer le temps, et d’éviter de m’endormir… Cette escale était de 23H à 5H heure française, et je peux vous dire que j’avais les yeux qui piquaient :-) En tout cas pas de doute, Dallas c’est bien au Texas, les diverses boutiques de souvenirs l’attestent avec plein de souvenirs texans tous plus kitschs les uns que les autres.
J’étais bien fatiguée en m’installant sur le vol suivant, et après avoir un peu papoté avec ma voisine, qui s’apprêtait à déménager au Chili, et mangé un morceau devant Last Vegas je me suis endormie d’un coup. Contrairement au vol précédent celui-ci était plein et je n’ai donc pas pu m’étaler sur deux places comme je l’espérais, mais j’ai tout de même dormi quatre heures, pas mal ! J’étais placée au beau milieu de l’avion et ma vue sur les hublots était plus que limitée, mais j’ai tout de même entr’aperçu un lever de soleil, et un petit bout des Andes… L’avion s’est posé à Santiago à 9H30 heure locale, et j’ai mis près de deux heures pour sortir de l’aéroport. Nous avons d’abord dû tous nous réinstaller à nos places car l’avion était mal garé ( !), puis l’immigration et surtout la douane ont fait des leurs… La douane chilienne est bel et bien pour moi la pire de toutes, cela se confirme ! TOUS les bagages étaient passés aux rayons X avant de pouvoir sortir de l’aéroport, et la queue pour y accéder était absolument monstrueuse.
Mauvaise nouvelle du matin, par ailleurs, aucun des deux téléphones que j’ai emportés ne fonctionne. Je pense que c’est dû à ma puce… Un adorable G.O. de tour organisé pour ados m’a prêté son téléphone pour que je puisse prévenir mon hôtesse à Santiago de mon retard, afin qu’elle ne m’attende pas 2 heures au métro.
La suite des opérations s’est passée assez simplement : bus pour Los Heroes puis métro, et arrivée chez mon hôtesse AirBNB. Bien installée dans ma petite chambre j’ai enfin pu souffler… Bienvenue à Santiago !!
Jeudi 20 février 2014 – - 24 heures chrono à Santiago
Plutôt que d’enchaîner les vols j’ai donc choisi de passer une nuit à Santiago, dans une chambre louée via AirBNB. Mon hôtesse est adorable et la chambre est agréable, même si elle donne sur une rue assez passante. Cela fait du bien de pouvoir se poser après un long trajet comme cela !
Une bonne douche et une petite sieste plus tard, me voilà prête à partir à la (re)découverte de Santiago… Comme je n’ai pas énormément de temps ici à Santiago, je décide de me concentrer sur le centre-ville. Je commence par le barrio Paris-Londres. Il s’agit de deux rues perpendiculaires (Paris et Londres, donc) à l’ambiance toute provinciale, avec leurs pavés et leurs maisons toutes différentes. La concentration d’hôtels au m² est impressionnante, mais cela doit être sympa de loger ici !
Difficile d’imaginer que dans ce quartier aujourd’hui si paisible existait sous Pinochet un centre de détention et de torture… Situé au n°38 de Londres, ce bâtiment a été transformé en mémorial et se visite depuis peu. 2000 personnes sont passées par ce centre, et 98 y ont péri dont des adolescents et des femmes enceintes. La maison n’est pas en très bon état, et visiter ces pièces vides et décrépies fait froid dans le dos… Devant l’entrée des plaques sont insérées dans les pavés – seul endroit que les détenus pouvaient voir à leur arrivée - et portent chacune le nom d’une personne décédée.
A l’une des extrémités de Londres se trouve l’église St François, qui présente la particularité d’être la plus ancienne église de Santiago. Son plafond à caissons est magnifique, et l’église s’ouvre sur un cloître non accessible (car il fait maintenant partie du musée colonial), mais qui semble fort agréable !
Mon étape suivante est le cerro Santa Lucia, une colline arborée avec plein de fontaines, d’escaliers, de jardins… Ce parc est comme un petit poumon vert au cœur de la ville. Comme en 2012 je décide de monter au sommet afin d’avoir une vue panoramique sur Santiago, mais c’est dur ! La balade n’est pas particulièrement raide, hormis un petit passage sur la fin, mais je suis complètement crevée. Je monte à deux à l’heure, mais la vue me remet d’aplomb illico !

Juste à côté du cerro Santa Lucia se trouve la bibliothèque nationale, qui est sur le point de fermer. J’ai tout de même le temps de faire un petit saut dans leur expo, qui présente des livres de forme incongrue. Le bâtiment en tant que tel est très chouette, avec de grandes verrières-vitraux.
Après quelques courses rapides au supermarché Lider je remonte la rue de la Merced jusqu’à la Plaza de Armas. Je découvre en chemin l’église de la Merced - avec à l’intérieur quelques statues bien kitsch comme il faut - puis la Casa Colorada, construite en 1769 et qui est l’une des demeures coloniales les mieux conservées de Santiago. C’est une petite maison basse avec un porche en bois et de nombreuses plantes, elle a beaucoup de charme !
Lorsque j’arrive sur la Plaza de Armas, c’est la déception… Elle est complètement fermée pour rénovation ! De hautes palissades l’entourent et en empêchant l’accès, seul un petit passage est dégagé sur le côté pour que l’on puisse tout de même circuler. Je décide d’aller voir cela de plus près et je monte à l’auberge de jeunesse où j'avais logé lors d'un précédent voyage en 2012. Je prétexte alors une demande d’information pour faire un tour à l’intérieur, et prendre quelques photos de la place d’armes, vue d’en haut. Bilan des courses, l’auberge a vieilli, et la Place d’Armes n’est pas si défigurée que cela malgré les travaux !
Je continue ensuite, toujours à pied, jusqu’au barrio Lastarria. En un mot comme en cent, ce fut mon coup de cœur de la journée ! Ce petit quartier est bohème à souhait, avec plein de petites boutiques, de restaurants, de terrasses ombragées de grands parasols blancs… Les rues sont bordées de mimosas, cela doit être superbe lorsqu’ils sont fleuris. A certains coins de rue des musiciens jouent des airs variés, ce qui rajoute encore à l’atmosphère. Je me plais tellement dans ce quartier que je décide d’y manger en terrasse, dans un petit resto dont la spécialité m’a attiré l’œil : des gaufres salées ! J’opte pour la gaufre au chèvre, tomates cerises et roquette, et je me régale. Je sympathise avec une Chilienne qui a longtemps vécu en France. Nous passons un moment à discuter, en français bien sûr ;-)
Ma balade du jour se termine sur la place Baquedano, où se trouve un immeuble qui m'avait beaucoup marquée en 2012 : celui en forme de téléphone portable ! C’est le siège d’une compagnie de téléphonie mobile… Après quelques dernières photos je reprends ensuite le métro jusqu'à ma chambre, où je dîne rapidement avant de me coucher.

10 jours en solo bien intenses en Inde du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux. (C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)
Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉
Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple) Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque. L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan. Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.
Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion. On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛 Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus ! Le dépaysement commence donc très vite 🙂
Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.
Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser. C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !) Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !

M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂) Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.

Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ... Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!
Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux. (C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)
Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉
Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple) Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque. L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan. Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.
Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion. On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛 Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus ! Le dépaysement commence donc très vite 🙂
Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.
Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser. C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !) Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !

M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂) Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.

Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ... Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!
Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
Croisière transatlantique caribéenne sur le Costa Fortuna English translation pending
Nous avons aimé, on y reviens.
Avec le costa fortuna cette fois 24 jours, du 26 novembre au 19 Décembre 2014.
Avis aux croisiéristes qui souhaiteraient échanger sur cette croisiére et fournir des infos sur les escales
cordialement
16 jours de moto entre Chau Doc et Saigon English translation pending
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, taxi (quand j’en avais marre de trainer mes sacs), et ferries entre Chau Doc et Saigon. A chaque étape, location de moto pour explorer tous les environs. Pour la Cambodge, voir le poste « 18 jours entre Phnom Penh et Siem Reap ».
Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.
Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.
D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.
CHAU DOC
J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).
Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.
Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.
Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).
Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !
Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.
Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.
Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :
SADEC
Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.
Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.
Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.
CAN THO
La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.
Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !
Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).
Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).
VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH
Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.
J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.
Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.
CAI BE
Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.
SAIGON
Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.
Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.
Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….
TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI
Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.
A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).
Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).
FINI !
Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.
Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.
D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.
CHAU DOC
J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).
Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.
Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.
Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).
Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !
Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.
Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.
Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :
SADEC
Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.
Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.
Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.
CAN THO
La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.
Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !
Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).
Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).
VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH
Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.
J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.
Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.
CAI BE
Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.
SAIGON
Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.
Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.
Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….
TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI
Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.
A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).
Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).
FINI !
1ère croisière MSC Preziosa 17 mai - départ Venise English translation pending
Bonjour à tous,
Nous embarquerons le 17 mai à Venise pour notre première croisière sur le Msc Preziosa! C'est dans plus de 60 jours mais je suis déjà en train de regarder plein de ballades à faire lors des excursions!!! L'enregistrement à Venise est prévu à midi et le départ à 16h30. En tant que "First-cruiser" j'ai quelques questions logistiques: Nous arrivons à Venise depuis Londres où nous résidons, la veille le vendredi soir tard et nous avons réservé un petit hotel près du terminal des croisières. Il est indiqué sur le mail de confirmation que l'embarquement est à midi.A quelle heure conseillez-vous d'arriver au terminal de Venise?- sachant que nous voulons profiter un peu de Venise et nous ferons l'enregistrement en ligne 48h avant le départ. Est-ce comme pour l'avion? Peut-on arriver après vers 13H30/14h?J'ai cru lire que une fois à bord, un buffet était à disposition. Est-ce le cas pour cette croisière? je pensais que la pension complète démarrait le premier soir après le départ...Nous avons demandé le 2e service et appréhendons un peu de nous retrouver à une table de 8 personnes avec des gens ne parlant ni le français ni l'anglais - quelles sont vos expériences ?Lors des escales, peut-on descendre plusieurs fois ou bien une fois descendus, on ne peut remonter que vers la fin de l'escale?Le site Msc Cruise d'Angleterre bugge un peu. Pour Izmir et Katakolon, ma session en ligne ne me propose aucune excursion à ajouter à ma réservation. J'ai eu deux versions différentes du service client: "la réservation se fera à bord" et l'autre m'indiquant de les appeler pour les réserver... Quelles sont vos expériences?Bon j'ai des tas d'autres questions mais je vais m'arrêter là pour ce soir! Merci beaucoup pour vos réponses Akea de Londres
Nous embarquerons le 17 mai à Venise pour notre première croisière sur le Msc Preziosa! C'est dans plus de 60 jours mais je suis déjà en train de regarder plein de ballades à faire lors des excursions!!! L'enregistrement à Venise est prévu à midi et le départ à 16h30. En tant que "First-cruiser" j'ai quelques questions logistiques: Nous arrivons à Venise depuis Londres où nous résidons, la veille le vendredi soir tard et nous avons réservé un petit hotel près du terminal des croisières. Il est indiqué sur le mail de confirmation que l'embarquement est à midi.A quelle heure conseillez-vous d'arriver au terminal de Venise?- sachant que nous voulons profiter un peu de Venise et nous ferons l'enregistrement en ligne 48h avant le départ. Est-ce comme pour l'avion? Peut-on arriver après vers 13H30/14h?J'ai cru lire que une fois à bord, un buffet était à disposition. Est-ce le cas pour cette croisière? je pensais que la pension complète démarrait le premier soir après le départ...Nous avons demandé le 2e service et appréhendons un peu de nous retrouver à une table de 8 personnes avec des gens ne parlant ni le français ni l'anglais - quelles sont vos expériences ?Lors des escales, peut-on descendre plusieurs fois ou bien une fois descendus, on ne peut remonter que vers la fin de l'escale?Le site Msc Cruise d'Angleterre bugge un peu. Pour Izmir et Katakolon, ma session en ligne ne me propose aucune excursion à ajouter à ma réservation. J'ai eu deux versions différentes du service client: "la réservation se fera à bord" et l'autre m'indiquant de les appeler pour les réserver... Quelles sont vos expériences?Bon j'ai des tas d'autres questions mais je vais m'arrêter là pour ce soir! Merci beaucoup pour vos réponses Akea de Londres