J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux.
(C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)
Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉
Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple)
Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque.
L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan.
Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.
Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion.
On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛
Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus !
Le dépaysement commence donc très vite 🙂
Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.
Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser.
C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !)
Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !
M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂)
Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.
Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ...
Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!
Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
Qutb Minar le matin, après un long trajet en métro (qui parait tellement propre comparé à l'extérieur). Le site est vraiment superbe et donne une impression assez "surréaliste" (probablement vu que l'ensemble n'évoque rien de connu, pas même une mosquée). Comme très souvent par la suite, on veut prendre en permanence des photos avec moi, et j'ai même signé un autographe (raté). Assez marrant, ça fait de la compagnie et permet d'engager la conversation dans certains cas.
Je n'ai malheureusement cependant pas eu le succès fou d'un couple d'occidentaux dont la femme, aux formes généreuses, portait des vêtements moulants 😛
Des jeunes en sortie scolaire avaient pour mission de servir de guide pour les touristes étrangers, très sympa même si leur anglais est assez difficile à comprendre par moment. J'y passe trois bonnes heures à explorer partout et me poser sur la pelouse pour admirer ce magnifique minaret
Mais aussi les couleurs des habits
Tombe de Safdarjung: extérieur plutôt beau mais intérieur vide. Des couples s'enlacent assis à côté de femmes accroupies à casser des briques pour en faire une sorte de gravier ...
Jantar Mantar: original mais sans grand intérêt à mes yeux. Je dois utiliser les toilettes: pas de papier, et surtout pas d'eau (ce qui est problématique quand on connait comment on se nettoie ici, on comprend vite pourquoi la main gauche est impure !)
Connaught place: pas vraiment d'intérêt non plus, juste de larges avenues pas très belles et des magasins/restaus de marque occidentale. Je me dirige vers un marché ultra bondé, et au bout de quelques instants j'aperçois une bouse sur ma chaussure ... J'avais entendu parler de cette histoire, mais ça paraissait tellement gros que je me disais que "ça n'arrive qu'aux autres", et bah non ! Le pire c'est que personne n'est venu me proposer ses "services" pour nettoyer (et de toute façon mieux vaut ne pas payer ces gens là, pour qu'ils arrêtent ces conneries ...). J'essaye avec bcp de mal d'enlever ce truc avec un déchet, puis un mec vient et m'emmène jusqu'à des toilettes. Il me regarde nettoyer sans rien dire, puis quand j'ai fini souhaite ... me serrer la main ! Il n'y avait pas de savon !!
Cette histoire a cassé mon dynamisme (ça fait beaucoup en moins de 24h !!!)
Je rentre vers Paharganj, l'animation folle et les petites ruelles pleines de vie me font tout oublier et je m'y promène encore des heures. J'adore vraiment ce quartier, il s'agit juste d'éviter Main Bazar qui concentre voleurs, vendeurs insistants et magasins/restos où se concentrent certains touristes (quel intérêt ??). M'étant perdu, je demande mon chemin et le mec m'accompagne sur presque 5 minutes !
(je) me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser.
C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible.
De ce que j'ai compris, c'est un peu comme l'ancien système des tickets de quai qui existait autrefois en France. Il fallait acheter un billet spécial pour accéder aux quais de la gare. Dont l'accès était autrefois contrôlé. Système tombé en désuétude depuis... les années 1980, à moins que cela ne soit les années 1970.
Pour emprunter les passerelles, il faut détenir un titre de transport. Ce qui est le cas pour la plupart des indiens, ne serait-ce que pour un train de banlieue (sans doute abonnement). Logique donc que les étrangers soient ciblés pour des contrôles.
Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ??
En l'occurrence, je ne pense pas qu'il n'y ait escroquerie.
Je n'ai été contrôlé qu'une seule fois (évidemment quand j'étais le plus pressé), et j'ai répondu que je prenais le train. Pour Agra m'a demandé le contrôleur : oui ai-je répondu. Il m'a alors demandé mon billet. Je lui ai fourré sous le nez un billet Agra -> Delhi que j'avais sous la main, qui ne correspondait aucunement à un billet Delhi -> Agra, qui plus est pour dans 15 jours, mais cela a suffi pour qu'il me laisse passer. Il est vrai que j'avais aussi dans la main un bon nombre de billets déjà utilisés.
D'habitude, je respecte la loi, mais là, c'est vraiment plus simple de "frauder". Je ne sais aucunement où l'on peut acheter le ticket de quai. Et si on ne fait pas, il faut alors faire un très gros détour pour trouver un pont qui franchisse les voix. Alors que Paharganj est juste de l'autre côté.
Si vous êtes contrôlé, essayez d'arguer que vous allez acheter un billet à l'ITB, l'International Tourist Bureau, où l'on peut accéder aux billets en quota touristes.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je dois utiliser les toilettes: pas de papier, et surtout pas d'eau (ce qui est problématique quand on connait comment on se nettoie ici, on comprend vite pourquoi la main gauche est impure !)
Et pas que dans les pays de culture musulmane.
En Orient (Asie du Sud-Est inclus), ne jamais se déplacer sans son rouleau de papier-toilettes.
Je l'ai oublié 1 fois, jour d'arrivée à Téhéran. J'ai ainsi découvert que le système de la douchette est très efficace. Mais le soir même, j'ai tout de même pensé à remettre le rouleau de papier-toilettes dans mon sac à dos de balade, celui que je conserve toujours avec moi, y compris pendant les transports.
Cela peut aussi servir pour les bouses...
Paharganj, l'animation folle et les petites ruelles pleines de vie me font tout oublier et je m'y promène encore des heures.
C'est vrai qu'il n'y a pas besoin de s'écarter beaucoup de la rue centrale pour retrouver la vie indienne sans touristes. Avec dhabas, dhobi-wallahs, eau en bouteille à 10 Rps/l...
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Ah dans ce cas c'était donc une "règle" assez embêtante (et assez futile!). En effet il aurait fallu faire un long détour pour atteindre Paharganj et j'étais assez perdu à mon arrivée.
Ca me rappelle une autre règle assez sournoise aussi: les cloakrooms qui ferment à certaines heures pour faire une sorte d'inventaire, ce qui est indiqué en tout petit et auquel on ne fait pas forcément attention.
Evidemment, il s'est trouvé que je devais reprendre mon sac pour partir pendant cette fermeture, heureusement qu'en insistant ils sont très compréhensifs (et on sait bien que les règles ici on en fait un peu ce qu'on veut)
Je me lance enfin pour visiter une des choses que j'attendais plus pour ce voyage: une gigantesque vieille ville musulmane, remplies de mosquées et de bazar. Le quartier n'a en fait pas tellement de vestiges anciens, plutôt des bâtiments assez anarchiques en béton. Mais par contre quel bazar ! En ce 3ème jour, mes oreilles ne se sont pas encore habituées aux klaxons incessants et c'est vraiment impressionnant. Je me perds dans des ruelles, à mon goût moins vivantes et intéressantes que celles de Paharganj, et me résous à prendre un vélo-rickshaw pour la Jama Masjid. Le slalom dans la circulation folle est une expérience en soi !
La mosquée est fermée pour la prière du midi (enfin sauf si on paye le garde à l'entrée comme il s'est proposé mais bon ...), je me balade donc le quartier au sud. Ici, c'est vraiment comme j'imagine être la vieille ville de Lahore (qui me faisait encore plus rêvé mais ça attendra quelques temps encore ...): pleins de tenues traditionnelles musulmanes et de belles barbes, quelques voiles intégraux dans une foule hyper compacte. Aux abords des restos, des groupes d'hommes attendent accroupis et serrés qu'on leur donne à manger (j'imagine).
Déjeuner "chez Karim": le seul resto recommandé où je suis allé, et ce n'était pas le meilleur. Il est plus marrant de tenter sa chance un peu n'importe où.
En attendant l'ouverture de la mosquée sur les marches, des gamins de rue viennent mendier en m'entourant complètement. Je leur demande de me tenir compagnie jusqu'à l'ouverture, ce qu'ils font contre quelques roupies. Je n'ai pas senti de risque pour mes affaires, notamment mes chaussures posées à côté. Un touriste à côté râle contre le fait qu'il faille attendre, et payer. Il se plaint de "discrimination" etc sans arrêt ...
Enfin je peux entrer. C'est tellement agréable de marcher pieds nus sur les grandes plaques de gré rouge, à condition d'éviter (c'est dur !) toutes ces fientes de pigeon. Le lieu est très vivant, avec de nombreuses familles s'installant dans la cour et discutant tranquillement. Comme au Qutb Minar, au moins une dizaine de séances photos avec moi, mais ce fut la seule fois où une jeune femme était dans le lot (d'ailleurs ce voyage fut assez frustrant de ce point de vue là, je n'ai même pas dû parlé - ne serait ce qu'un mot - à 5 femmes de tout le voyage !).
Malgré l'épais brouillard, la vue sur la vieille ville depuis le minaret est splendide !
Balade à Chandni Chowk: j'adore la foule, mais trop c'est trop ! Je me réfugie donc au calme à la Fatehpuri Masjid, certes moins belle que la Jama, mais c'est super pour se reposer.
Là, un certain Wajid, étudiant en droit, vient me parler pour pratiquer son anglais. Il était à l'école coranique de la mosquée, qui donne directement sur la cour. Il m'invite dans l'atelier de son père, où 5 employés assemblent toutes sortes d'outils électroménager - des fers à repasser en l'occurrence - dans un minuscule atelier (voir photo). On est très loin de la production de masse et de la standardisation ! Malgré son anglais plutôt correct, il est assez difficile d'avoir une conversation: il répondait très souvent totalement à côté à mes nombreuses questions, peut être l'accent français ? (je n'ai pas l'impression que le ien soit si terrible !)
Aux revoirs, et j'enchaine avec le Gurudwara, où l'activité religieuse est en effet très fervente. Leurs turbans de toutes les couleurs sont très beaux ! Je peux monter à l'étage pour regarder leurs prières tranquillement et sans me faire remarquer.
Visite du temple jaïn et de l'hôpital pour oiseau (assez étonnant et triste qu'on porte puisse porter tant d'attention à des pigeons, alors des humains en auraient nettement plus besoin juste à côté - mais bon c'est du "spécisme" ce que je raconte 😛)
Pour conclure cette journée très remplie, son et lumière du Fort de Delhi: vraiment peu d'intérêt, je m'ennuie comme un rat mort et j'ai froid (la "petite laine" recommandée par le Routard ne suffit pas). Seule l'idée de traverser tout le fort seul dans le noir me fait rester. Très mauvais choix, j'ai probablement attrapé froid et le retour à l'hôtel est très difficile.
J'ai attrapé une méchante fièvre comme j'en ai très rarement eu, et suis totalement terrassé. Je commande un plat de riz blanc à l'hôtel, et me couche en hésitant à appeler un médecin ... Ce voyage que j'ai tant préparé et attendu ne peut quand même pas être gâché par une stupide fièvre !! Je m'endors en espérant un lendemain meilleur ...
Je me lève juste à temps pour le check-out en me sentant vraiment mal. J'ai réservé un train Nizamuddin - Gwalior en fin de journée et me rend donc à la gare. Je prends un rickshaw (tout est difficile avec cette foutue fièvre, et j'ai l'impression que prendre le métro serait une épreuve insurmontable) conduit par un Sikh très souriant, et conduisant comme un fou (normal ici).
Je dépose mon sac au cloak room (c'est vraiment très pratique), puis reprend un rickshaw pour le quartier du Dargah de Nizamuddin qui m'avait vraiment alléché lors de ma préparation. Une fois arrivée, la foule et le bruit me sont insupportables et je fuis donc au bout de 5 minutes en maudissant ce qui a pu me causer une fièvre pareille ... Je me rend donc au tombeau d'Humayun, ce qui est un très bon choix comme je peux m'asseoir et me reposer tranquillement face au tombeau d'Isa Khan.
Là, Khushtar, un jeune Bihari à Delhi pour les études, vient me parler. Je ne suis pas vraiment d'humeur mais il insiste. Au final il est assez sympa et on visite le tombeau d'Humayun ensemble. Il faisait des études littéraires, et avait appris, en plus de l'anglais et l'hindi, l'arabe, le farsi et le sanskrit ! J'espère que tout ça pourra avoir une utilité pour lui ...
Je trouve le tombeau assez impressionnant mais nettement moins intéressant que la Jama Masjid ou le Qutb Minar.
Retour à la gare pour prendre mon train en classe sleeper. Les voyages en train ont assurément été parmi mes meilleurs souvenirs du voyage: on peut ouvrir les portes et se pendre à l'extérieur (le train ne va vraiment pas vite notamment en agglomération), et voir toute la vie qui se déroule autour des voies: des gamins jouent et courent partout, des groupes hommes parient à des jeux de cartes. Cela permet de voir la périphérie de Delhi, dans ce cas pas de bidonvilles dans le sens "absolu" du terme, mais des quartiers autoconstruits en brique le long des voies, avec parfois une bâche en guise de toit.
C'est vraiment génial de se pendre à l'extérieur, cheveux au vent, à enchaîner les signes de main aux enfants qui s'arrêtaient et me fixaient.
Arrivée à Gwalior de nuit et rickshaw pour le Tourist Hotel, qui a pour seul intérêt d'être sur Booking.com ...
Ton récit est vraiment captivant! Je ferai cet été le trajet Kolkata-Lahore en six semaines et je m'en sert pour m'inspirer et noter des faits qui pourraient me servir. Merci!
La fièvre est toujours bien là, mais ça va un peu mieux, je peux me lancer à la visite de Gwalior, et à l'assaut de sa forteresse ! Par manque de temps pour aller jusqu'au Rajasthan (et pour laisser ça pour une autre fois) j'avais choisi cette ville pour son fort (qui à mes yeux était semblable à ceux du Rajasthan) et sortir (relativement) des sentiers battus. Enfin sur ce dernier point, les touristes se limitant aux sites touristiques et ne se baladant que très peu dans la ville (de ce que j'ai pu voir), on peut se sentir "hors des sentiers battus" même à Paharganj et dans le centre ville d'Agra, ce qui est génial !
Le rickshaw me dépose au bas de l'entrée sud du fort, et me dit qu'il faut prendre un autre transport (et repayer) pour continuer ... Je décide de marcher, ce qui me permet d'admirer au passage les superbes statues jaïnes, vraiment bien conservées (ou restaurées mais ça ne se remarque pas). Ca me fait penser à ce que devaient être les Bouddhas de Bamiyan, en petite échelle. Je peux rester les regarder tranquillement sans personne autour de moi, le seul moment du voyage où il règne un certain silence.
La colline/montagne est vraiment impressionnante et s'élève comme ça au milieu d'une plaine (toute plate donc), on comprend facilement le choix d'y construire un fort, et il devait être sacrément difficile à prendre à l'époque !
Le sud du plateau est complètement mort et assez déprimant. Le gurudwara quant à lui n'avait pas vraiment d'intérêt.
Je remonte vers le Man Mandir Palace. Là plusieurs "guides" essayent de me vendre leurs services dont un gamin d'une dizaine d'année, parlant un anglais presque impeccable, et même quelques mots de français. Je ne sais pas comment il sait tout ça, en tout cas j'espère qu'il ira loin (mais c'est pas gagné j'imagine ...)
Le palais est vraiment beau, avec des "carrelages" jaunes, bleus et verts incrustés dans la pierre. L'intérieur est assez vide, mais la visite est sympa et il n'y a vraiment pas foule. Certains touristes ont le bon goût d'assortir leurs turbans aux couleurs des faïences 😛
Je continue vers les sites au nord. Au guichet, on me demande si je suis Indien, je réponds que non évidemment mais il me donne un ticket Indien en me faisant payer un prix légèrement inférieur au prix touriste. Je me dis que tant mieux, puis je réalise que je viens de participer à cette fameuse corruption qui pourrit la société indienne ... Les bâtiments sont en ruine, et des travaux de restauration sont en cours.
Ce qui est assez surprenant, c'est que les travailleurs habitent dans le site, certains dans des tentes et d'autres directement dans les bâtiments. Ils donnent de la vie aux ruines, des femmes lavant le linge dans le bassin, des enfants courent partout (décidément !), et les travaux se font vraiment à l'ancienne, avec presque aucun outil: ils transportent les pierres dans des paniers jusqu'aux murs pour la rénovation, puis les joignent avec du ciment. Tout ça est très lent, mais en y réfléchissant après coup il n'y a peut être pas de moyen "moderne" pour ça.
Je continue tout au nord le long des murailles en ruine qui prolongent la falaise: le forteresse est imprenable d'ici c'est certain ! Je m'allonge sur le rebord, que ça fait du bien ! La vue sur la vieille ville est magnifique, et ce malgré cet épais brouillard bien décidé à rester. Les klaxons forment un bruit de fond en continu, mais paraissent doucement lointains. Quelques faucons et même un grand aigle volent au-dessus de moi.
Je retourne devant le Man Mandir Palace pour admirer ses magnifiques façades, au milieu de nombreuses familles indiennes venant se reposer et pique niquer ici. Des jeunes font les kékés sur leurs scooters, à faire des roues arrières en hurlant et faisant ronfler les moteurs. Redescente vers la vielle ville. Je n'aurais donc pas vu les forts de Jodhpur ou de Jaisalmer, mais en tout cas celui-ci est certainement le plus beau que j'ai pu voir de ma vie.
Je me balade dans le centre ville, beaucoup de regards intrigués mais personne ne m'aborde. Les séances photos se limitent donc exclusivement aux sites touristiques, et tant mieux car c'est sympa d'être une star, mais avec modération 😛
J'ai l'impression de voir plus de femmes dans les rues qu'à Delhi notamment, je ne sais si cela a une explication.
Comme la fièvre persiste, je vais donc chez le pharmacien et lui fait comprendre ce que j'ai. Il me tend alors deux plaquettes et me demande "combien de jours ?" (tiens c'est la première fois que c'est à moi de déterminer). Je réponds 3 et il découpe alors la quantité nécessaire de pilules. Comme ça pas de gâchis !
Je demande mon chemin à une femme pour trouver la tombe de Mohammad Ghaus, et peux pour la première fois clairement dire les deux seules phrases que j'ai appris "Mai Frans ka hou" (je suis Français) et "Moudjé hindi nahi a ti" (je ne parle pas hindi). Elle me sourit et effectue un très gracieux hochement de tête (ah ces hochements ... j'ai fini par prendre l'habitude d'en faire également, même après avoir quitté l'Inde !) Je suis tout heureux !
La tombe en elle même n'est pas très impressionnante, mais c'est sympa avec tout le monde sortant discuter dans le parc, et les enfants jouant au criquet (c'est vraiment difficile de trouver ce jeu palpitant, on a l'impression que les joueurs passent leur vie à attendre !). Retour à la gare en "tempo" (cf Routard), une sorte de gros rickshaw semblant faire office de bus ici. Le chauffeur sourit en voyant ma surprise quand il me demande "seulement" 5rs.
Trajet pour Agra en chair car: beaucoup moins vivant qu'en sleeper car on est avec la classe moyenne, qui s'habille à l'occidentale et ont pour certains des airs très "supérieurs". Je savoure le repas inclus dans le trajet.
A l'arrivée à la gare, une horde de chauffeurs se ruent sur moi. Je continue tout droit et me précipite sur chauffeur au repos, attiré par sa belle barbe orange et son couvre-chef blanc sensés indiquer une certaine honnêteté. C'est en effet le cas, et il est même super sympa. Je prends rendez-vous avec lui pour un tour d'Agra le lendemain.
Je m'installe au Sai Palace, au cœur de Taj Ganj. Le quartier est rempli de magasins à touristes et de guesthouses. A la terrasse du Sai Palace, je vois pleins de touristes occidentaux fumant en buvant une bière ou surfant sur facebook, je fuis donc cette ambiance que je n'aime pas pour me balader dans le quartier. Tous les magasins ou presque sont déjà fermés donc pas trop de harcèlement. La fièvre est enfin fini, quel soulagement !
Dehors, je vois un attroupement et m'en approche donc en restant un peu à l'écart. Je me rend compte très rapidement que cela concerne la communauté musulmane. Je demande ce qu'il se passe, et un homme parlant assez bien anglais m'explique qu'ils protestent contre l'arrestation d'un touriste Bangladais suspecté de terrorisme. D'après eux cela n'est dû qu'à sa barbe et ils font donc pression devant le commissariat en solidarité. Je reste pas mal de temps à regarder ce rassemblement, très pacifique (encore une fois aucun sentiment d'insécurité). Le touriste finit par être relâché, et la tout le monde se rue sur lui, et des jeunes lancent des "Allah Ouakbar". Très impressionnant ! Il semble donc il y avoir quelques tensions entre les communautés si la police s'amuse à effectuer des arrestations au faciès ...
Retour à l'hôtel, demain est une très longue journée !
Oh la la, moi aussi je me régale. Aprés 4 voyage en Inde du Sud j'hésite tjs à aller faire un tour dans le nord de part les nombreux avis négatifs lus notament sur l'accueil de la population! Tu vas peut être me convaincre si tu continues comme ça et je t'en remercie. Je crois qu'on a la même vision du voyage, ça aide (les indiens et leur demande de photos ça m'éclate!).
A bientot pour la suite 😉
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Bonsoir et merci pour ce récit passionnant, je me régale à te lire ! et je me dis que je n'ai jamais le courage de faire ce genre de récit pour VoyageForum (mais j'ai un blog !). Merci pour les détails sur Gwalior, ça va me servir pour un prochain voyage ! Continue... ce n'est pas parce qu'il y a peu de gens qui réagissent qu'il y en a peu qui te lisent !
Bijoliane
Le but suprême du voyageur est de ne plus savoir ce qu'il contemple ; chaque être, chaque chose est occasion de voyage et de contemplation. Lie-Tseu
Aprés 4 voyage en Inde du Sud j'hésite tjs à aller faire un tour dans le nord de part les nombreux avis négatifs lus notament sur l'accueil de la population!
Jusqu'à maintenant, je n'ai pas été Inde du Sud, je ne peux donc comparer. Mais on peut rencontrer des indiens très amicaux en Inde du Nord, notamment dans les transports collectifs (train, autocars).
Evidemment, c'est plus rare dans les grands centres touristiques, car le touriste y est vite assailli par les vautours du tourisme. Pour moi, le summum a été atteint à Jaipur. De surcroît, à la seule apparence vestimentaire, ils s'adressent au touriste dans sa langue maternelle. Comme je ne répondais pas au français, ils essayaient l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, et je répondais négativement dans chacune de ses langues. Et là ils étaient bien dubitatifs... et revenaient au français. Contacts faciles, mais très commerciaux et souvent excessivement insistants.
Mais en sortant un petit peu des sentiers battus (comme l'écrit Myrms, même à Paharganj, il n'y a pas besoin de s'éloigner beaucoup de la rue centrale), on peut rencontrer l'indien de la rue. En cas de besoin, il essaiera d'aider. Mais à la différence de l'Inde du Sud où l'anglais est la lingua franca, mieux vaut connaître un peu d'hindi en Inde du Nord.
Dans les endroits peu (ou moins) fréquentés par les touristes (par ex. Bundi, Lucknow, Allahabad, Chitrakoot, Mandu), les indiens en balade sont très friands de contact avec l'occidental de passage. Pour eux, l'occasion n'est pas si fréquente, car la plupart des touristes voyagent en tour organisé ou avec chauffeur. Un filtre qui restreint les contacts. Même si je n'y ai pas suscité le même enthousiasme qu'en Iran, et même si les indiens ne sont pas aussi accueillants que les iraniens (champions du monde en la matière, d'après les comparaisons que je peux effectuer), ce fut tout de même d'agréables expériences.
Ainsi une famille musulmane qui m'a cornaqué lors de la visite du Dargah Sharif à Ajmer, et qui était bien triste que nous devions nous quitter.
Fabrice
P.S. : les parisiens (dont je suis) ne sont pas les meilleurs ambassadeurs de la France à l'égard des touristes étrangers qui nous honorent de leurs visites. Encore moins, les acteurs touristiques au voisinage des Champs-Elysées. Il n'y a pas qu'en Inde qu'un touriste soit assimilé à un tas d'argent sur pattes.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Merci à tous pour vos messages, c'est déjà beaucoup plus que ce que j'espérais 😉.
J'ai trouvé un merveilleux moyen "d'évasion" en faisant ce récit sur VF ^^
Si tu as déjà fait 4 voyages dans le Sud, tu devrais en effet faire un tour dans le Nord ! Je ne connais pas en Inde du Sud, en tout cas ici les gens étaient pour la plupart vraiment sympas et curieux, et il y a toujours des étudiants parlant relativement bien anglais pour venir te tenir compagnie !
Mais j'ai aussi fait de mauvaises rencontres, et j'imagine que pour une femme ce même voyage aurait été beaucoup plus "tendu" ...
Fabrice, je vais m'inspirer de toi et insérer les photos dans le texte ça rend mieux !
Je me réveille avant même la sonnerie de mon téléphone, vers 5h30. Il fait encore nuit quand je sors, et presque tout est fermé. Petit déjeuner dans le premier resto qui ouvre, en compagnie d'un Suédois qui m'accompagnera pour la visite du fameux Taj Mahal.
On achète les "High value tickets" pour les touristes étrangers à 750rs contre quelques dizaines de roupies pour les Indiens. On a ainsi droit à une file d'attente spéciale "High value" (qui au final est encore plus longue que la file "Indienne" (!) ).
Je me dis que ce n'est pas si terrible de payer un prix touriste, et que d'un autre côté ça permet à tous les Indiens de pouvoir profiter du patrimoine de leur pays sans se ruiner (surtout quand je compare aux prix des sites chinois, qui sont les mêmes pour tous mais terriblement chers ...)
L'attente de l'ouverture se fait dans le froid, et l'épais brouillard annonce le pire ... Les grandes portes s'ouvrent enfin, et après un rapide contrôle de sécurité on peut s'engouffrer presque les premiers dans l'enceinte du Taj.
Comme vous pouvez le constater, il est en effet magnifique !
Ce brouillard restera toute la journée, et même au pied du Taj, on ne pouvait qu'en deviner le dôme ... Heureusement que d'avoir de la compagnie fait un peu passer la déception, et que ce n'était pas tant un "highlight" du voyage pour moi ! Je vois un couple dont la femme sanglotait en regardant son appareil photo de compétition, qui ne pouvait malheureusement rien y faire ...
La visite est toutefois sympa, à se geler les pieds sur le marbre froid. De près la couleur du marbre est plutôt jaunâtre que blanc, mais on peut apprécier la finesse des incrustations de pierres précieuses. La foule augmente de plus en plus, et les touristes Indiens apportent un peu de couleurs au site, autrement un peu pâle.
Quand même assez frustré par cette visite, je sors et rejoins mon chauffeur de rickshaw pour la journée (j'ai oublié le prix malheureusement).
En dehors de ses illustres monuments, Agra fait plutôt sale, avec de nombreuses déchetteries en plein air, et pauvre, sacré contraste !
Le "Baby Taj" fut en revanche beaucoup plus agréable, et le brouillard ne gênait pas trop puisqu'on peut l'apprécier sans besoin de recul. C'est aussi très sympa de voir les familles de singes se balader tranquillement. Au bord du parc, on peut apercevoir les rives de la Yamuna, couvertes de déchets ...
Direction Mehtab Bagh (sans y rentrer) pour avoir une vue du Taj depuis l'autre rive (juste comme c'est dans le package, car évidemment on ne voyait pas grand chose non plus ...). Je me balade brièvement dans les chemins boueux traversant les champs à côté, mais aucune activité.
J'offre le déjeuner à Hazeem. Je commande un plat de Mutton Mughlai, encore un autre plat en sauce (pendant ce voyage j'ai eu l'impression que quoique je commande, même au hasard, je me retrouvais presque toujours avec de la viande en sauce et du pain !).
Cette fois-ci, ils ont eu "l'affront" de me servir sans épices (!) ce qui donnait un plat sans aucun goût à part celui d'être écœuré ... Je m'étonne et demande si c'est normal, et on me ressers alors la "vraie" version, c'est quand même mieux ! Les épices ont donc le rôle capital de masquer tout le gras contenu dans la sauce !
Ensuite, (je ne l'avais pas vu venir ...) c'est visite obligée de TROIS magasins à touristes assez insupportables. Comme ils sont placés dans zones résidentielles à l'écart, on comprend que tout leur "business model" repose sur ce genre d'arrêt forcé. Je fais semblant d'être intéressé pour repartir 5 min après. Mon seul achat fut un magnet, "en pierres précieuses et fait par les descendants des artisans du Taj Mahal" ! Une sacrée affaire dans ce cas 😛
Après avoir assez fait perdre mon temps, il me dépose devant le Fort. A l'approche des portes, c'est la cohue avec des hordes de guides tentant de vendre leurs services. Un me colle particulièrement, même après que je sois entré. Il commence même à me faire la visite guidée ! Comme je le trouvais assez intéressant, je finis par accepter pour 250 rs (que c'est bon d'avoir un pouvoir d'achat de sultan ici !). Je ne le regrette pas, et on finit même par parler histoire. Il venait d'apprendre l'existence d'Hitler en discutant avec un autre touriste ... Je refais un tour tranquille après la visite guidée (difficile pour moi d'écouter et profiter en même temps).
Le Fort est très beau et raffiné, mais malgré ses impressionnantes fortifications je lui ai préféré le fort de Gwalior, que je trouve plus impressionnant, notamment du fait de sa position unique. Le Taj Mahal se devine à peine depuis le fort, donc pas de regret d'avoir visité le Taj au matin.
Alors que je me repose tranquillement pour admirer le palais. Une jeune femme (étonnant !) vient me serrer la main et demande une photo. Je dis oui, et elle appelle alors toute une classe de jeunes écoliers Indiens qui se ruent sur moi ! Les "Hello" et "Where you from ?" fusent dans tous les sens. Les profs doivent avoir mon âge, et même le prof d'anglais (parmi d'autres matières, ils sont polyvalents ici) ne parlait pas très bien ... C'est une sortie scolaire à Agra d'un village de 5000 habitants de l'Haryana, et les élèves vont de la primaire au collège, un peu comme nos écoles de campagne dans le temps j'imagine. Moment génial ! Les enfants se poussent et rient tout le temps, et les profs doivent souvent les menacer et les taper pour obtenir un peu de silence. Je n'avais jamais ressenti à quel point être un occidental peut faire rêver ...
Il est 17h30, on nous vire du site. Aux revoirs avec la classe sur le parking. Deux camionnettes font office de cars, dans lesquelles les élèves sont entassés debout ! La route doit être longue dans ces conditions
Il fait déjà nuit, et je marche jusqu'à la vieille ville. J'y retrouve la frénésie habituelle que j'aime tant. Il semble y avoir une coupure de courant, mais tout le monde est bien équipé avec des batteries de secours et on s'en rend à peine compte. Je suis pendant longtemps une longue ruelle droite partant d'un des côté de la Jama Masjid. Malgré la nuit on devine de nombreux vieux bâtiments avec beaux balcons en fer forgé. Je peux m'engager dans minuscules ruelles perpendiculaires sans sentir aucune insécurité, c'est vraiment cool !
Visite de la mosquée, l'entrée a été difficile à repérer ! Certes moins belle que celle de Delhi, mais je suis presque seul et c'est parfait pour une pause. Des escaliers au bord du vide permettent même de monter sur le toit au dessus des galeries latérales, ce que je m'empresse de faire 🙂
Contrairement à ce que j'avais pu lire, je trouve donc la ville d'Agra vraiment intéressante même en dehors des monuments, il ne faut donc pas s'y limiter ! (et ne pas rester à Taj Ganj, comme doivent le faire bcp de touristes vu que j'en n'ai croisé absolument aucun dans la vieille ville). Du fait qu'une grande partie de la communauté musulmane soit urbaine et habite notamment les vieilles villes (cf Delhi et Agra pour ce que j'ai pu voir), l'ambiance y est assez différente et on pourrait presque se croire dans un pays musulman.
La nuit, la saleté disparaît et tout semble scintiller ici.
Rickshaw pour Agra Cant, où je dois prendre un train à 23h30 pour Varanasi. Comme vous l'avez remarqué, cette journée s'est déroulée sans problèmes, à part peut être le brouillard.
Mais comme autrement ce ne serait pas marrant, il a fallu que mon train soit attendu avec 3 heures de retard, soit un départ repoussé à 2h30 ...
J'arpente donc un nombre incalculable de fois les quais, et m'assois dans les waiting rooms, upper class et second class. Cette dernière est bien évidemment beaucoup plus vivante et intéressante. La distinction entre les deux se fait de plein gré par les voyageurs, car personne n'a contrôlé mon ticket. Le comble c'est que les toilette sont payantes en second class, et gratuites en upper class !
Je parle à un jeune couple de Français qui commencent un voyage de 6 semaines en Inde et au Népal. Chaque année ils se font en amoureux un long voyage de ce type, le rêve 🤪
En refaisant un tour sur les quais, je vois sur l'écran que mon train a maintenant comme "expected time" 6h30. Je reste planté devant l'écran, quelle blague ... Il est 1h du matin et il me faut donc trouver un endroit où dormir. Je teste les retiring rooms, mais on me répond que c'est plein, et des écrans plats tout beaux tout propres le confirment (c'est marrant le contraste avec l'aspect délabré de la gare). La gare est totalement excentrée et pas question de m'aventurer dehors à cette heure-ci, j'essaye donc de dormir assis sur un banc en waiting room.
C'est cependant totalement impossible car des enceintes sont installées en plein dans la salle, et à chaque fois qu'un train approche puis arrive, puis part de la gare, une voix perçante l'annonce (l'hurle) en hindi et en anglais, 3 fois à chaque étape (approche, arrivée, départ) !
J'essaye néanmoins, et enrage à chaque série d'annonce, toutes les 20 minutes en gros. Les boules quies n'aident absolument pas ...
C'est complètement dingue que personne n'ai jamais fait la remarque sur l'absurdité de la chose ...
Je finis par ressortir sur les quais, totalement cassé. Pleins de gens ont tout compris et sont allongés par terre sur des draps (c'est tellement sale que ne peux pas envisager d'y dormir à même le sol). Mais de toute façon, ils faut être carrément bouché pour pouvoir dormir ... Certains sont néanmoins confortablement installés ! (malheureusement je me suis rendu compte après coup que je n'avais pris aucune photo de tout ce monde allongés sur les quais)
J'erre désespérément, et me retrouve au niveau des retiring rooms, un peu à l'écart et donc à l'abri de ces maléfiques annonces qui résonnent au loin. Je cherche un endroit pas trop sale dans le couloir pour m'allonger ... Puis, horreur (ou l'inverse également), je vois LA MOITIE des lits du dortoir des retiring rooms inoccupés. Les écrans indiquaient bien que tout était "occupied". On croit rêver ... Et ça ne dérange personne ...
Je retiens également celui qui m'a dit qu'il n'y avait pas de place.
Peut être que certains avaient pris un lit pour un départ au milieu de la nuit, mais le lit était toujours considéré comme occupé ( dans ce cas c'est vraiment mal géré, et ce ne serait vraiment pas sorcier de faire ça mieux ...)
Il est 3h30 du matin, et je viens de passer une journée de 22h comme j'en ai rarement faite de ma vie !
Sans plus attendre (et sans rien demander), je me précipite sur un lit, m'enveloppe dans mon sac à viande et m'endors direct, enfin 😎
Par exemple pour un lever du jour depuis l'une des terrasses bien positionnées de Taj Ganj.
à chaque fois qu'un train approche puis arrive, puis part de la gare, une voix perçante l'annonce (l'hurle) en hindi et en anglais, 3 fois à chaque étape (approche, arrivée, départ) ! [...] C'est complètement dingue que personne n'ai jamais fait la remarque sur l'absurdité de la chose ...
Tu aurais été en retiring room, je serais d'accord avec ton jugement.
Mais en waiting room, c'est l'absence d'annonces qui serait choquant. En salle d'attente, il est utile d'indiquer quand les trains arrivent ou sont à quai. Surtout quand le train est très retardé sur l'horaire nominal. Une situation courante en Inde.
J'ai aussi subi les annonces en salle d'attente à Jhansi, mais comprenant le principe, cela ne m'a pas choqué.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Hmm je comprends ce que tu veux dire, mais je pense que les indication écrans auraient pu suffire. Ou alors au moins baisser le son (c'était vraiment assourdissant) et rendre les annonces beaucoup plus courtes.
En journée, c'est tout à fait normal mais là il devait bien y avoir plus d'une centaine de personnes (donc la grande majorité) essayant de dormir dans la gare, ce qui est mission impossible avec ces annonces (en tout cas avec les oreilles d'un occidental).
Et les retiring rooms étaient (officiellement) pleines donc pas d'alternatives à une nuit sans sommeil ou presque pour tout ce monde 🤪
je pense que les indication écrans auraient pu suffire.
Non, il faut penser aux aveugles, aux mal-voyants. Sans oublier ceux qui ne savent pas lire (en Inde, il y en a...).
Ou alors au moins baisser le son (c'était vraiment assourdissant)
Possible en effet, mais cela doit tout de même sortir quelqu'un d'une possible rêverie. A minima, un jingle bien senti. Donc pas très compatible avec le sommeil.
rendre les annonces beaucoup plus courtes.
Pas simple pour nombre de trains indiens, car ils circulent sur d'énormes distances, parfois jusqu'à 3 j. Et traversent ainsi pas mal de villes majeures qu'il faut donc citer.
Et les retiring rooms étaient (officiellement) pleines donc pas d'alternatives à une nuit sans sommeil ou presque pour tout ce monde
Là, il y a vraiment matière à amélioration, avec la nécessité de lits refaits tout au long de la nuit selon les utilisations. Mais cela ne peut faire face aux candidats de tout un train.
Idéalement, il faudrait que le préposé surveille les annonces de retard des trains, et réveillent les intéressés en conséquence (par ex. 15 mn avant l'entrée du train en gare). Un service VIP qui ne serait plus aussi économique que celui proposé aujourd'hui.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
là il devait bien y avoir plus d'une centaine de personnes (donc la grande majorité) essayant de dormir dans la gare, ce qui est mission impossible avec ces annonces (en tout cas avec les oreilles d'un occidental).
Pas pratique effectivement, je compatis.
J'en sais quelque chose, car j'ai une expérience similaire dans la gare d'Agra Cantonment, y étant resté presque 5 h, entre 20h30 et 01h20.
Waiting room standard saturée, et refusé dans la Waiting room climatisée (si, si, il y a parfois un contrôle, même pour accompagner une voyageuse ayant-droit). Donc attente sur le quai, comme beaucoup. Annonces tout aussi fréquentes qu'en waiting room.
Il est 3h30 du matin, et je viens de passer une journée de 22h comme j'en ai rarement faite de ma vie !
Comme j'avais commencé ma journée à 05h00 pour photographier le lever du jour sur le Taj Mahal, j'étais éveillé depuis 20h20 quand j'ai pris le train. Mais ce train était saturé (et moi sans place réservée, ayant dû annuler au dernier moment ma place Shatabdi pour cause extérieure), pas la moindre place assise dans ce train : je n'ai pu me coucher qu'une fois arrivé à mon hôtel à Delhi, soit vers 06h00... 25 h d'affilée sans dormir. 🏴☠️ Alors que j'aurais dû arriver à mon hôtel tranquillement vers 23h00.
Je vitupérais intérieurement 😠 contre la demoiselle dont la négligence m'avait obligé à annuler ma place en Shatabdi quelques minutes avant l'entrée de ce confortable train en gare d'Agra Cantonment.
A posteriori, ce ne fut qu'un "inconfort" concluant un voyage très très réussi.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Alors que je dormais tranquillement (et gratuitement !), la "gardienne" qui était en train de dormir dans le couloir vient me réveiller en me demandant "Booking ?? Booking ??" (il fallait s'y attendre). Je pense qu'elle a dû réveiller tout le dortoir en même temps ! Je lui donne donc 200rs et peux me rendormir tranquillement.
A 6h mon réveil sonne, mais je l'éteins et me rendors ... Je me réveille ensuite vers 7h et quitte le dortoir à toute vitesse en me disant que j'ai peut être raté mon train ! Heureusement (ou non), "l'expected time of departure" a encore été repoussé de plusieurs heures sur les écrans.
D'ailleurs en réponse à FabGreg, il n'y a aucune indication sonore concernant les retards. Pour ceux ne sachant pas lire il faut donc demander la nouvelle heure estimée en permanence, et mettre comme tout le monde un réveil en conséquence. La gare pourrait donc limiter les annonces à réveiller les morts aux trains qui partiraient AVANT cette heure estimée (ainsi que les rendre plus courtes, pas la peine de répéter 3 fois ni de souhaiter bienvenue aux nouveaux arrivants quand il est 3h du matin !).
En tout cas bref, je ne peux pas changer le monde à ma guise, et l'Inde encore moins j'imagine ...
Je passe donc encore toute la matinée à la gare (l'heure de départ a été repoussée encore deux fois). J'étais prévenu que le brouillard hivernal cause beaucoup de retard ici, mais ce qui était étonnant (et rageant) c'est de voir que la plupart des retards étaient autour de 3-6h, mais mon train explosait tous les records ...
Mais bon, heureusement que les Indiens sont toujours là pour me tenir compagnie ! Je parle donc à deux chauffeurs de rickshaw, dont un me raconte toute sa vie, qui va jusqu'à me raconter qu'une de ses conquêtes avait "pussy smells very good" !! Petit malaise comme vous pouvez l'imaginer 🤪. Plus intéressant, il me parle aussi du fait qu'en Inde le divorce est très rare, et que contrairement à l'Occident, les couples ici font l'effort de se tolérer et de s'aimer sur la durée malgré tous les problèmes, et que c'est mieux. Il faudrait néanmoins avoir le témoignage de la femme, qui viendrait peut être (probablement ?) nuancer ce beau discours sur les relations hommes/ femmes en Inde ...
Plutôt sympa, je refuse cependant le thé qu'il m'offre car il est assez louche.
Juste après, je me fais aborder par un grand groupe de jeunes. C'est l'équipe de handball junior du Rajasthan qui se rendait à une compétition nationale: ils sont grands et plutôt costauds, ça change vraiment du physique de l'Indien lambda ! Là encore, au bout de 5 minutes les questions deviennent plus intimes: "Are you virgin ?", "How many times ?" et ça y est ils sont tout excités ! La vie privée n'a vraiment pas la même dimension qu'en France 😛
Il est 13h30, et mon train arrive enfin en gare avec quelques 14 heures de retard ... Mais les sensations et les vues en se penchant depuis les portes du train sont juste géniales, et me font vite oublier toute cette galère ! Le train fait le tour d'Agra à très petite vitesse ce qui permet de traverser la banlieue très étendue de la ville, avec encore une fois plein d'animation autour des voies.
Le train passe vraiment en plein cœur de la ville:
Sur le lit de la Yamuna (saison sèche), on fait sécher les draps:
Puis, on passe dans la campagne de l'Uttar Pradesh, une des plus denses du monde. On ne le sent pas tellement car tous les habitants sont regroupés dans des nombreux villages bien concentrés, mais il n'y aucune presque aucune habitation isolée (je m'attendais à voir des maisons vraiment partout !). Les fleurs jaunes des champs de moutarde rendent la campagne très belle, mais assez monotone comme c'est vraiment tout plat (évidemment). Les champs se prolongent à l'infini, toute forêt ayant dû être rasée depuis assez longtemps.
De nombreuses fois, on me demande de me pousser pour laisser les gens balancer tranquillement leurs poubelles dehors ! Le train s'arrête souvent pour en laisser un autre, ou avance à toute petite allure en klaxonnant quand le brouillard est trop dense. A chaque arrêt on peut descendre sur les quais pour marcher un peu, puis courir pour remonter quand le train démarre. C'est tellement sympa d'avoir ces libertés dans le train, ça fait oublier sa terrible lenteur !
La nuit tombe déjà (le temps est passé super vite à regarder les paysages défiler les cheveux au vent), et je m'endors très rapidement sur mon sleeper après quelques jeux de carte avec deux étudiants. Le contrôleur m'a fait comprendre qu'on devrait arriver au matin à Varanasi. Je me réjouis du fait qu'au moins j'avais réservé mon hôtel par mail et non par Booking, et donc que je n'aurais pas à payer pour ma non-présentation !
Eh bien tu vois, moi qui ne suis absolument pas attirée par l'Inde, je te lis avec un immense plaisir 🙂.
Ton écriture vivante et spontanée et la sensibilité avec laquelle ton regard se porte sur le pays et les gens font qu'il est vraiment très très agréable de te suivre dans ton voyage.
A bientôt pour la suite alors !
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Arrivée vers 7h à Varanasi, soit 18 heures de retard en tout. Les 4 heures de retard supplémentaires durant le trajet lui-même sont cependant les bienvenues car une arrivée en plein milieu de la nuit aurait certainement été difficile. Très bon timing de ce point de vue là ! Vélo rickshaw jusqu'au centre, je me dis que j'arrive pile pour les bains du matin qui sont les plus importants à ce que j'avais compris.
Des bonzes venant en pèlerinage pour Sarnath, font eux aussi un peu de tourisme à Varanasi (enfin il semble que cette ville a également un peu d'importance dans le bouddhisme)
Un batelier me harcèle pour me vendre son tour en bateau, et je cède finalement pour 500rs. C'est a posteriori beaucoup trop, j'aurais dû chercher d'autres compagnons ou négocier davantage. Je me suis fait avoir à cause d'un concurrent/complice me demandant plus du double, technique toute bête mais je suis tombé dans le panneau ...
Le tour est agréable, mais le brouillard est bien dense et empêche de voir pleinement les ghats sur toute leur longueur. Les ablutions sont nettement moins nombreuses que ce que j'attendais, et puis je ne peux m'empêcher de me dire qu'au final ce sont juste des gens qui se lavent ...
Apparemment de nombreux Indiens prennent désormais des bateaux pour se rendre sur l'autre rive et s'y baigner à l'abri des regards et des photos des touristes. C'est tout à fait compréhensible ! Ca ne semble pas du tout la haute saison pour les pèlerinages, probablement à cause du froid. Les vieux édifices au bord du Gange sont très beaux avec des formes assez originales, qui pour certains ne rappellent rien de connu.
De retour sur le quai, je fais la bêtise de me laisser entraîner vers un brahmane qui faisait sa cérémonie au bord du fleuve. J'ai le droit à toute une série de "prières" et à une sorte de peinture sur le front, pensant pendant toute la durée que c'est totalement ridicule de faire ça pour un non-croyant. Une fois fini, il me demande un don en énonçant des sommes en millier de roupies (là encore technique toute bête pour faire croire que c'est "normal" de donner autant et pour forcer la main). Je lui donne 500rs (je n'aurais même pas dû), et pars en enrageant de m'être, en l'espace d'une heure, fait avoir comme un vulgaire pigeon par deux attrape-touristes ... Je me sens d'autant plus totalement ridicule quand je repense à certains vendeurs de rue ou chauffeurs de rickshaw avec qui j'ai négocié pour à peine une dizaine de roupies quand je sentais qu'on me faisait légèrement un prix touriste ... Alors que ceux là gagnent leur vie en travaillant dur ... Raah ! Ca m'a suivi pendant toute la matinée ... Je me suis laissé avoir probablement à cause de la fatigue, une nuit en train étant toujours assez difficile.
Le batelier me conduit jusqu'à la Puja Guesthouse (je n'aurais jamais trouvé sinon), ou je prends une chambre correcte pour 600rs. Certaines chambres sont moins chères mais semblent réservées aux Indiens (ou alors je me suis encore fait avoir). Je me repose un peu, puis me lance pour visiter la ville. Je me dirige vers le nord. Les petites ruelles sont intéressantes, mais casse-gueules (ma cheville s'en souvient ...). A un certain endroit, ou me harcèle toutes les 5 minutes pour me rediriger vers un certain Moghol Town pour faire du shopping ... Saoulant ! Je retourne vers les ghats, que je remonte jusqu'à leur extrémité nord. Beaucoup de vie, avec comme tout le temps des groupes d'hommes jouant aux cartes en groupe compact et de nombreux enfants jouant aux cerf-volants. Des gamins me suivent pour mendier sur plusieurs centaines de mètres. Je ne rentre cependant pas du tout dans "l'ambiance", et n'apprécie que modérément la balade, même si elle m'a donné ce que je trouve être ma plus belle photo:
Sur le chemin du retour, je m'arrête au Manikarnika ghât pour regarder les crémations. Intéressant de voir tous ces brasiers, avec parfois une terrible odeur passant sous le nez. Je ne sens cependant pas de spiritualité/émotion particulière, et tout semble presque routinier. J'ai même du mal à différencier les proches de ceux qui y "travaillent" : pas de pleurs ou d'émotion particulière. Le mec me collant pour me raconter sa vie et faire copain-copain afin de mieux me vendre son truc (je ne sais plus trop quoi) n'aide pas du tout à se sentir "touché" par l'endroit. Assez incroyable de retrouver ces parasites même ici ...
J'enchaîne avec la Puja du soir, que j'ai trouvé assez ridicule et me paraissait presque être une pure attraction à touristes, avec des hordes de touristes dont de nombreux Indiens mitraillant la scène de photos. J'avais des doutes sur le fait que j'apprécierai le "folklore" hindou et j'avais donc raison. Je préfère largement la simplicité des sites et rituels musulmans.
Retour au Manikarnika ghât pour voir les feux le soir. En chemin, on me propose à plusieurs reprises "Hashish ? Marijuana ?" ... Les brasiers sont encore plus impressionnants la nuit, mais je reste sur mon sentiment "d'indifférence". Retour assez tôt à l'hôtel pour une bonne nuit.
J'assiste également à une distribution de nourriture sur les ghâts, pour me rappel8er qu'évidemment la religion ne s'y limite pas à des cérémonies et qu'elle a aussi (et heureusement) un rôle d'assistance sociale:
Vous l'aurez compris je n'ai que très moyennement apprécié cette ville. Je pense néanmoins que la fatigue a eu son rôle à jouer et qu'il est possible que je n'étais pas pleinement "réceptif" de ce fait.
Autant partout jusque là je n'avais pas trop à me plaindre du harcèlement commercial pour les touristes qui était assez facile à éviter car limité à certains endroits bien spécifiques, autant ici où que j'aille je ne pouvais pas y échapper et ça a certainement un grand rôle dans ma déception. Dans et autour d'un monument historique on peut accepter ce genre d'ambiance à touriste, mais dans une ville censée être un haut lieu spirituel bah ça casse vraiment tout, et rend l'atmosphère assez fausse à mon goût.
Je me demande ce qu'en pense les pèlerins hindous... Peut être voudraient-il restreindre l'accès aux touristes à certaines heures ou certains endroits ? Enfin ça ne change rien au problème posé par tous ces parasites ...
Passionant de voir la réalité et l'envers du décor que nous vend l'industrie touristique. Merci pour ta sincérité en tout cas.
Peut être qu'il y a moyen d'être plus tranquille de l'autre coté du fleuve mais j'imagine qu'on ne peut pas y accéder en tant que touristes, histoire de leur foutre un peu la paix à ces pélerins qui se font prendre en photos du matin au soir et qui doivent en avoir ras le bol!!!
A + pour la suite! Et merci pour les photos, c'est top
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Peut être qu'il y a moyen d'être plus tranquille de l'autre coté du fleuve
Comme tu verras sur la photo qui suit, on est effectivement bien plus tranquille sur la rive gauche : un grand banc de sable, et en arrière-plan des champs cultivés.
Photo prise avec un puissant zoom, car le Gange est très large au niveau de Varanasi.
Pas le moindre ghât pour y faire ses ablutions.
Je ne suis pas sûr de ce que j'avance, mais je crois que les hindous font leurs ablutions du matin face au soleil. Donc incompatible avec la rive gauche du Gange au niveau de Varanasi.
Il me semble avoir entendu dire que c'est là que les familles les plus pauvres quittent leurs défunts, les abandonnant à la purification du fleuve car ne pouvant assumer l'achat du bois ou l'incinération des fours électriques (situés sur 1 des ghâts au sud).
Cela m'a en tout cas rappelé une autre rive gauche, celle du Nil en face de Louxor, touchant vite le désert, et où les pharaons et dignitaires étaient enterrés.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Encore merci pour ce reportage ébouriffant ! j'aime ton récit, nature et sans fioritures mais qui reflète complètement ce que tu as vécu et qui est pour la plupart la réalité au quotidien ! Bravo pour les photos aussi ! Je pense que ton récit va pouvoir donner une idée de l'Inde que tu as traversée tout à fait originale et vraie.
Pour aller de l'autre côté du Gange, c'est sans souci, il faut traverser avec le bateau à 20 roupies maintenant, et on a une vue superbe de la rive d'en face...
Bijoliane
Le but suprême du voyageur est de ne plus savoir ce qu'il contemple ; chaque être, chaque chose est occasion de voyage et de contemplation. Lie-Tseu
De l'autre côté du Gange, pas de ghäts . Les villageois cultivent les légumes qui sont ensuite vendus à Varanasi.
On peut aussi y visiter un vieux palais de maharadja, dont les pièces sentent le moisi . Il renferme de vieilles voitures ,
des photos historiques, une collection d'armes .
On peut y aller en barque , ou emprunter le pont au sud de Varanasi .
m
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
Jour 9: Varanasi / Un réveillon de Noël à Calcutta
Aujourd'hui, visite du ghâts au sud du centre, après avoir bien pris mon temps le matin. Comme la veille, les bâtiments sont beaux et les ghâts animés avec les habituels jeux de carte et joueurs de criquet, mais je ne ressens pas vraiment d'émotion particulière.
Je croise pas mal de touristes occidentaux (ce qui auparavant ne se limitait qu'aux monuments historiques et aux quartiers à hôtels, mais à Varanasi ce sont les ghâts et la ville dans son ensemble qui sont touristiques). Je pense que la sensation de n'être plus qu'un touriste parmi tant d'autres quand je me balade a son rôle dans mon manque d'enthousiasme - ce qui je dois l'avouer fait assez égocentrique ! Ce fut la seule ville ou personne n'est venu me parler pour autre chose que mendier ou me vendre un truc.
Je visite un temple hindou très calme. Tout est très sombre, et certains croyants en font le tour à genou ou allongés face contre terre, apparemment pour demander le pardon. Un jeune brahmane vient me faire la visite, mais c'est très difficile de comprendre ce qu'il raconte. Evidemment il me demande des sous ensuite..
Le brouillard s'est un peu levé, ce qui laisse apercevoir l'impressionnante succession de ghâts qui se succèdent sur des kilomètres. J'ai trouvé ce lavage des buffles dans le Gange plus intéressant que les ablutions ! (et plus tranquille à regarder)
J'arrive à l'extrémité sud des ghâts, prolongés par la suite par des berges de sable. J'y ai une petite impression de bout du monde
En ayant assez des ghâts, je remonte vers le nord par le dédale de ruelles de la vieille ville. J'ai trouvé la partie sud plus intéressante que celle au nord, avec personne pour m'embêter, et je retrouve la vie indienne qui commençait étrangement à me manquer ici. Je traverse un quartier musulman (à en juger la prépondérance des couvre-chefs) en plein milieu. Ça doit faire assez bizarre pour eux d'habiter en plein dans une ville sainte hindoue, et en temps de tension ça doit assez vite chauffer j'imagine ! Je prends plaisir à me perdre dans ces ruelles, puis dois me dépêcher pour retourner à l'hôtel, où m'attends un chauffeur de rickshaw pour rejoindre l'aéroport. En chemin, je prends en photo ce qui m'évoque directement une pub pour Varanasi:
Le rickshaw est "garé" très loin à cause des bouchons. La banlieue de Varanasi s'étend très loin, mais comme à Agra, les constructions dépassent très rarement les 3-4 étages. L'arrivée à l'aéroport flambant neuf et tout propre tranche vraiment avec tout ce que j'ai vu ces derniers jours ! Longue attente (j'ai prévu vraiment très large), puis on monte dans un avion à hélice (ça doit bien être ma première fois). Les bagages sont chargés dans la soute à la main, je peux même voir mon sac à dos sur les épaules d'un des employés. Même l'aéroport n'est donc que très peu mécanisé !
Arrivée en fin de journée à Calcutta, taxi jusqu'à l'Hotel Galaxy, chaudement recommandé sur Triapdvisor. C'est en effet l'hôtel avec le meilleur rapport qualité prix que j'ai pu essayer, avec une chambre avec salle de bain confortable et en plein centre pour 500rs.
On est le 24 décembre, et je me rends sur Park Street, les Champs Elysées de Calcutta comme j'avais lu qu'il y a chaque année des festivités pour Noël. C'est bien le cas, et l'ambiance est vraiment surprenante, ça change radicalement avec tout ce que j'ai pu voir à présent !
L'événement est surtout l'occasion (enfin surtout pour les classes moyennes et aisées apparemment) de sortir le soir, en famille ou entre amis. Plein de vendeurs de chapeau de Noël partout. On peut même voir des groupes d'adolescentes et de jeunes adultes sortir entre copines, en pantalon serré et chaussures à talon ! C'est bien la première fois que je vois ça en Inde ! Pas de jupe ou de débardeur non plus, il ne faut pas abuser 😛.
La foule est comme à son habitude bien dense, et les quelques restaurants / fast food locaux sont pris d'assaut (pas de queue évidemment !).
Plusieurs bars/restos à l'occidentale plutôt chic, il devait probablement y en avoir également à New Delhi mais ceux là sont les premiers que je vois. Plein de magasins de marques occidentales également. C'est bien la première fois que la vue de "l'occidentalisation" d'un pays émergent / en développement, ne m'énerve pas. En effet cela semble tellement anecdotique car limité à une seule rue, et probablement (enfin je l'espère) réservé aux grandes mégapoles indiennes. C'est même amusant de voir tout ce monde essayer de reproduire à leur manière les "coutumes" occidentales. Enfin vers 23h on sent déjà que la soirée va se terminer ! Intéressante et surprenante introduction à Calcutta, je verrai le lendemain si elle mérite son image de ville cauchemardesque.
J'ai trouvé la partie sud plus intéressante que celle au nord, avec personne pour m'embêter, et je retrouve la vie indienne qui commençait étrangement à me manquer ici.
En fait, à Varanasi, en poursuivant vers le Nord au-delà du ghât des dobi-wallahs, tu serais arrivé dans un quartier similaire. Pas le moindre occidental dans les environs.
D'ailleurs, il y a un signe qui ne trompe pas : les inscriptions étaient toutes en devanagari, aucune en caractères latins, et ce sur la grand-rue qui traverse Varanasi parallèlement aux ghâts. L'occidental que je suis est vite devenu une attraction, mais sans proposition commerciale, ni mendicité.
Par contre, on peut y croiser un troupeau en marche pour un brin de baignade sur les ghâts.
Mieux vaut laisser le passage...
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Après 7 voyages en Inde, je n'y ai plus mis les pieds depuis 2011 (pour cause de magnifiques voyages ailleurs) et cela me manque énormément. Grâce à toi, je revis cela avec émotions.
Nous avions visité Varanasi alors qu'il se déroulait la Kumbh Mela à Allahabad et avons pu profiter de 3 jours de visite dans un calme incroyable !
J'attends la suite avec impatience !
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, ..
Récit Bangladesh
Récit Inde 2001
Ce matin, direction le pont de Howrah à pied. Je passe devant le New Market, dont l'architecture est intéressante, mais les vendeurs à touristes me font vite partir. C'est bien le seul endroit où j'ai été embêté dans cette ville, partout ailleurs je passais presque inaperçu dans les flots continus de passants. J'assiste même à ces douches de rue mentionnées dans le Routard (décidément trop lire le guide pour préparer son voyage enlève un peu la surprise !). C'est assez surprenant de voir tout ce monde se laver tout naturellement au bord de la route !
BBD Bagh en chemin, des bâtiments coloniaux britanniques sans grand intérêt.
Bon, après une heure de marche pas vraiment excitante, j'approche enfin du quartier de Barabazar. Et là c'est tout ce que je recherchais: une animation de folie, plein de petits métiers à observer ... Comme partout en Inde on pourrait dire, sauf qu'ici cela prend des dimensions sans précédent, ce ne sont plus des ruelles qui sont noires de monde, mais de grandes rues !
Au milieu du quartier, je tombe sur la belle Nakhoda Masjid. Elle est assez unique en son genre: plusieurs étages de salles de prière au lieu d'une grande cour, il faut faire avec le manque de place ici !
Je me balade longtemps dans la foule, trouvant tout intéressant: la diversité architecturale des bâtiments (ou plutôt leurs différents degré de délabrement), tous ces gens qui font leur petit business et tant d'autres choses à observer. Il y a même des "managers" de pèse-personnes, je me demande bien combien ils peuvent gagner ceux-là !
En me dirigeant vers Howrah, je longe une large avenue, la Mahatma Gandhi Road: de gros bouchons, et comme en en plus ici les piétons marchent sur la route et traversent partout, et que chaque véhicule klaxonne à tout bout de champ, il en résulte un bordel vraiment impressionnant !
Pour en rajouter au bruit, ici les bus ont un auxiliaire chargé, en plus de collecter les sous, de crier à chaque arrêt la destination du bus. Les gens ont intérêt à être réactif, vu que le bus ne fait que freiner, le temps d'en laisser descendre ou monter quelques uns, puis redémarre aussi sec (quand il peut)
J'arrive alors au marché des fleurs, juste au pied du pont d'Howrah. Pleins de couleurs partout, et de monde évidemment
A l'arrière du marché, on arrive sur les bords du fleuve, avec une magnifique vue sur le pont. Ici ça ne sent plus du tout la rose, car l'endroit sert d'urinoir géant pour tous ceux travaillant au marché. Cela est vrai pour les femmes aussi (certaines en tout cas), qui même si elles font preuve d'un peu plus de discrétion que les hommes, restent à portée de regard de n'importe quel curieux ! Ca n'empêche pas certains de venir se laver dans le fleuve, juste à côté de là où débouche toute la pisse ...
Traversée du pont, partagé avec plein de porteurs avançant à toute allure ... Ca doit vraiment casser le dos tout ça !
Pour continuer avec la foule, je fais un tour dans l'immense gare de Howrah, et je suis servi ! Puis je prends le ferry (bondé, faut-il le préciser ?) pour remonter jusqu'au quartier des sculpteurs de Kumartuli, en passant sous le pont. Utiliser les transports en commun est beaucoup plus facile que ce que je craignais !
Le quartier a vraiment une ambiance sympa et tranquille, chacun travaillant dans son coin à modeler ces statues avec patience. C'en est même frustrant de n'attirer aucune attention même en restant planté à les regarder travailler, on s'habitue vite à être une star 😛
La nuit tombe, et je me dirige vers le métro pour rentrer. Le quartier semble vraiment pauvre et il n'y pas la foule, qui est si rassurante d'habitude. C'est bête mais je suis anxieux, et force le pas (il ne semblait pourtant pas y avoir la moindre insécurité, ce qui est fou quand on compare avec la France ...).
Je traine un peu dans le centre, puis doit rentrer rapidement à cause d'une diarrhée - il en fallait bien une au moins dans un voyage en Inde ! Faut dire qu'aujourd'hui j'ai grignoté par ci par là ce que je pouvais acheter dans la rue, difficile de trouver le coupable. Enfin si c'était à refaire, je referais pareil, c'est tellement agréable faire comme un local plutôt que de chercher des resto semblant "propre".
Sur le chemin du retour, je peux voir à tous ces sans-abris qui commencent à s'installer sur les trottoirs pour y passer la nuit ... Enfin au moins ici même l'hiver ils ne doivent pas avoir froid !
Beaucoup de photos pour aujourd'hui, comme j'ai du mal à décrire tout ça avec des mots. L'ambiance de cette ville est géniale, en tout cas pour moi aime la foule ! J'ai donc passé ma journée entière à gambader dans la ville sans voir le temps passer. Je recommande tout particulièrement la zone entre entre le pont et la Nakhoda Masjid, il y a tellement de choses à y voir !
Ca peut paraître étonnant, mais Calcutta est la ville qui m'a semblé la plus développée urbanistiquement parlant: pas de vieux quartiers anarchiques ou de quartiers coloniaux étendus et assez vides, mais de grandes avenues bien droites et entourées de hauts immeubles. Pas de bidonvilles dans le sens strict non plus (même en périphérie je n'en ai pas repéré, en tout cas de taille conséquente, sur Google Earth mon outil préféré). Les bidonvilles comme on en voit à Bombay (des empilements précaires de tôles et de planches de bois) y seraient donc une spécialité locale ?
Evidemment, cela n'enlève en rien la pauvreté omniprésente, mais celle-ci se traduit par cette activité débordante qui rend la ville si intéressante ! C'est même là tout le charme de l'Inde à mes yeux, et j'en arriverais presque à souhaiter, comme pour d'autres pays que j'ai visité, qu'elle ne se développe pas et reste comme telle ... Cela est bien sûr du point de vue purement égoïste du touriste en quête de dépaysement, et je ne souhaite sérieusement en aucun cas à tous ces pays émergents de rester pauvres (mais il faut savoir un minimum garder sa culture et ne pas idolâtrer tout ce qui est occidental !). Enfin bref, en Inde on semble dans tous les cas bien loin d'en arriver à ce stade de développement ...
et dire que l'année derniere j'avais 3 semaines a tuer et j'ai pas oser aller en inde car trop court séjour :) j'ai toujours gardé calcutta dans un coin de ma tete pour me forcer a revenir en inde et visiter cette ville ; ta description donne bien envie en tous cas , ton recit est pas mal et surtout bien ecrit ! bisou
Après une marche assez inintéressante dans des quartiers administratifs au sud de Sudder Street, je prends le métro pour Kali Ghat.
L'animation dans le temple est impressionnante, et c'est amusant de regarder tout ce monde faire la queue (ici pas de triche apparemment) pour pouvoir ensuite faire leurs offrandes dans une pagaille générale. Difficile pour un athée occidental de trouver un sens à tout ça, et je ne peux m'empêcher de trouver que tout ce monde, pauvre pour la plupart je présume, gâchent leur argent qui pourrait être bien mieux utilisé...
Je retourne dans les quartiers au nord du centre, les plus animés et intéressants de ce que j'ai pu voir. Je ne me lasse pas d'observer toute cette vie frénétique (qui est très dure à rendre en photo, il faut le vivre pour le comprendre !)
Je tombe sur cet hôtel, qui avec 6 enseignes (au moins), ne risque pas de passer inaperçu !
J'arrive ensuite dans le quartier des grossistes, en plein dans la ville, et m'y promène à travers les différentes zones, chacune étant attitré à un fruit en particulier.
Des vendeurs ayant fait une bonne journée en vendant tout viennent alors me parler mais leur anglais reste très rudimentaire. Ils s'étonnent qu'un touriste puisse trouver ça intéressant et je leur explique que maintenant tout se fait loin en banlieue et qu'on n'assiste jamais à cette activité en France.
Dans ce voyage les seuls avec qui j'ai pu réellement discuter étaient donc des étudiants, l'anglais étant de manière générale très peu parlé. Enfin ceux travaillant dans le tourisme connaissant quelques bases et tout le monde sait au moins compter et dire quelques mots, contrairement à la Chine que j'ai visité par la suite et où même les réceptionnistes des hôtels ou des sites touristiques "mineurs" n'en parlent pas un mot !
Ah, un autre élément faisant que Calcutta paraisse une ville plus "développée" que le reste que j'ai pu voir est qu'ici tout le monde en scooter porte un casque. Il y d'ailleurs de nombreuses affiches concernant la sécurité routière partout dans la ville, dont celle-ci en particulier dont je me demande si les locaux saisissent toute la finesse du jeu de mot:
Retour en bus tout bringuebalant, c'est facile quand on veut retourner dans le centre ville. Ici l'accessibilité pour les handicapés est loin d'être une priorité: il faut monter pendant que le bus ralentit, puis éviter de se casser la gueule en cherchant un siège comme le chauffeur accélère sec directement après. Pareil pour la descente, comme j'a mis du temps à savoir si je devais descendre, j'ai dû sauter alors que le bus accélérait déjà ! Assez sympa comme expérience, mais faut être jeune pour ça !
Je tombe sur une grosse cohue aux portes d'un cinéma
Ce n'est en fait que l'entracte, et les spectateurs se ruent aux grilles pour acheter des snacks ! Tout ça me donne envie d'aller tenter l'expérience, et j'assiste donc à la séance d'après. Malheureusement la salle n'est pas comble comme il est 21h un soir de semaine. L'ambiance est cependant très marrante, avec à chaque scène d'action des cris et des rires de partout, qui viennent s'ajouter à la musique hyper forte lancée, la même à chaque combat/course poursuite. Pareil lors des scènes de danses (qui surgissent de nulle part): ça siffle et pousse des hurlements. Aucune femme ou presque dans la salle, comme c'est un film typiquement pour mec: combat, belles voitures et belles filles etc
Trop de dialogues et pas assez d'action à mon goût, et à celui des Indiens qui semblent ne venir que pour ça également, je quitte à l'entracte et vais me coucher, bien fatigué.
Départ pour Bangkok tôt le lendemain, après un trajet à toute vitesse de nuit en taxi assez effrayant !
C'est donc déjà fini pour ce voyage, qui comme promis a été bien intense et riche en émotions. Pour le coup, voyager seul a limite été un "plus" comme j'ai pu parler à plein de monde et pu me promener à ma guise dans n'importe quel quartier sans m'inquiéter. C'est pour moi le genre de pays parfait pour voyager seul, avec la garantie de faire plein de rencontres comme les Indiens sont très curieux et accueillants, et des villes tellement vivantes (de jour) qu'on ne peut jamais s'y ennuyer!
J'espère bien évidemment retourner dans ce merveilleux pays, par exemple pour visiter le Rajasthan et Amritsar ou également visiter Bombay qui avec ses bidonvilles doit être également une sacrée expérience !
Je rêve également de pouvoir me balader en vélo dans un bout de campagne indienne, pour pouvoir sortir un peu des grandes villes et y voir la vie rurale.
Enfin, avant d'envisager tout ça, il est temps que me trouve un contrat d'apprentissage !
Voila voila, merci à tous ceux qui ont pu lire jusqu'au au bout 😎.
Si vous avez des remarques/questions etc n'hésitez pas, sur ce post ou en message privé !
J'ai vraiment aimé cette première expérience de récit de voyage en ligne, et compte bien continuer sur VF ou sur un blog, à voir
merci beaucoup, pour partage ,
ca me rappel mon voyage en solo en rajasthan (new delhi, agra, jaipur, jodhpur, udaipur), mais j'ai raté la ville de Gwalior j'ai beaucoup aimer les photos que ta publier.
je compte retourner en inde mais pour le sud et lextreme nord
salutation
Bonjour,
A ce moment de lecture de ton récit que je trouve génial, je me retrouve beaucoup et cela me fait sourire.
Je confirme aussi que chez Karim, pas si terrible que ça.
Je ne suis pas allée au son et lumière (tant mieux j'ai évité le froid et la fièvre...).
C'est dommage quand même. Allez, je continue la lecture
Marie
MARIE
"Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
Bjr, franchement, j'ai adoré aussi Calcutta.... J'y ai véçu des choses à pleurer mais après ça reste un souvenir merveilleux.
Tu peux voir aussi mon récit sur mon premier voyage en Inde (car il y en a eu d'autres par la suite).
Marie
MARIE
"Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
Difficile pour un athée occidental de trouver un sens à tout ça, et je ne peux m'empêcher de trouver que tout ce monde, pauvre pour la plupart je présume, gâchent leur argent qui pourrait être bien mieux utilisé...
C'est vrai ça! Dire qu'avec ça il pourrait acheter des iphones et plein d'autres bidules... Mais quel gâchis!
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations