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Je suis en ce moment en Birmanie English translation pending
by Mrtaboo · 2012-10-24 · 9 replies
bjr. je m excuse d avance pour les fautes car je ne suis pas familiarise avec les claviers anglais... je suis en ce moment en birmanie alors je vais essaye de faire un petit compte rendu. arrive aeroprt juste apres immigration il y a un bureau de change plus aventageux que celui qui est avant la sortie le taux pour les euros 1102 /1 euros, pour les billets de 50 et 100 euros pour les autres 1092. j atais a ocean pearl inn 20 dollars une single, ca ne les vaut pas mais l aventage c est qu il viennent vous chercher a l aeroport. sinon, il vaut mieux etre loge a cote de sule pagoda c est bcp central et il y a des gh moins cher 10/12 dollars par ex: garden gh, mahaboonda gh, okinawa gh etc... un trajet en bus local c est entre 50 et 200 ky depends du bus... il y a un bus le no 43 qui part de sule pagoda pour aung mingalard bus station entre 300 et 500ky depends si vous avez des bagages ou pas... de la partent les bus pour toutes les destinations. par ex pour bagan le prix c est 15000ky reserve par agences ou par votre hotel... mya travel pres de sule a cote de garden gh tres serviable. air con express vers la station de train meme pris mais pour 1000ky vous depose a aung mingalar.

a bagan je suis arrive a 4h du matin venant de yangoon, pas de probleme bon bus et bonne route. donc j ai pris une caleche pour 1000ky qui ma depose a new wave gh. derriere sont les nouvelles chambre neuves, clim, ventill, sdb impecable et pour 10 dollars en single la 4 a meme une petite terrasse, ah y a aussi des ch a 6 dollars mais sans sdb , la c est plus rustique.... c est a mis chemin de nyang u et old bagan, seul inconvenient le soir pour bouffer sur la route pas eclairer vaut mieux avoir un velo qui se loue a 1500ky la journee. vous avez un boui boui qui fait des plats birmans pour 700ky a cote de la police station c est en angle, vous en avez aussi un derriere le temple htimolo, un nom comme ca vous continuez sur la route qui part derriere le temple et c est le premier a gauche, la c est encore plus copieux et meilleurs mais c est 1500ky. pour les visites je n ai pas paye d entree et n ai jamais ete controlle. je n ai pas vivite le faux palace... si vous avez un velo perdez vous d sur les chemins vous allez decouvrir un aautre bagan avec des temple jamais vu par les touristes et vous ferez de belles rencontres... a htimolo vous pouvez demander a parler avec Y Y , elle parle un peu francais et vend des souvenirs juste avant le point de vue sun set, tout le monde la connait, elle est tres sympa , si vous la voyez donnez lui de bonjour d Alan le francais... elle pratique aussi le troq genre creme de corps, parfun contre souvenirs...

mandalay, ville surchauffe, hyper pollue avec des gens partout qui veulent vous louer leurs services (un peu lourd mais restent sympa) royal gh wouah, la chambre D pour 10 dollars pas de clim un four, impossible de dormir et les autres singles a 9 dollars meme chose des placards a ballais... vers pyin oo lwin un pick up pas confort mais au contact avec les locaux donc bcp mieux qu un taxi share et deux heures de route, 2000ky, un taxi share c est cher 6000ky par personne. le pick up vous depose a 5mn a pied de golden dream hotel... la j etais a golden dream, je precise que je n ai pas de guide... donc cet hotel, les murs viennent d etre repeint mais pour ce qui est du menage ca laisse a desirer et les draps et tet d oreillers ne sont change que de temps en temps. ca n empeche pas les gens d etre tres sympa. dans les ch a 12 dollars (tv, eau chaude ne foncionnent). y a des ch a 10 et 8 dollars aussi. le resto juste a cote bouffe local tres bonne et bien servie, on est aux petits soins pour vous pour 2000ky. la rue a cote du golden dream un resto inde du sud pas mauvais aussi pour 1500 ky le tali... le bijoutier a cote aussi patron de l hotel change mais le taux n est pas bon du tout

retour en pick up vers mandalay 1500 pris au rond point a 500m du golden dream. ils vous lache en ville vers la 86 rue je vais a ad1 hotel bcp plus cool que la royal gh, meme prix mais plus grand et moins surchauffe, j etais dans la ch 105. le quartier aussi est plus sympa, autour de la pagode on mange pour 500 ky des plats birman. pas loin de la clock tower la CB banque pratique le meme taux qu a l aeroport les star cola sont a 300 et l eau aussi, internet entre 300 et 500 selon les villes... vers taungyi bus de nuit a 12000 toutes agences confondue mtt travel inclu... a AD1 il font un pick up hotel station de bus pour 700 ky, une moto taxi pour la station c est mini 2000ky. sinon sur la 26 eme rue entre la 89 et 90 eme y a un stand qui vend des tickets et pratique le pick up hotel le tout pour 12000 ca s appel mother love mais c est ecrit en birmaan, c est sur le bord du trottoir. ah c est un bus de nuit qui part a 6h et arrive vers 5h du mat voila j en suis la du voyage. je m excuse j ai essaye d etre rapide car le net ici c est tres lent. je ne parle pas volontairement des visites, a chacun de voir et de faire ce qu il veut de ce cote la mais en moyenne il n y a rien a visiter a moins de 5 dollars... mais heureusement il y a des choses a voir qui sont gratuite et toutes aussi bien. je ne parle pas non plus des birmans ce n est pas mon propos dans ce forum.
Vols Etats-Unis, je ne comprends pas English translation pending
by Furies · 2012-10-19 · 24 replies
Bonjour tous le monde,

voilà mon petit problème:

Suis je trop tôt pour une réservation multidestination ou suis je idiote😏

😊 Merci aux spécialistes qui me répondrons😊 Sur air canada cela se fait sans problème mais je voudrais pouvoir comparer😏 les horaires.
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
4,5 jours: Bolivie, Titicaca English translation pending
by Captainpatat · 2012-10-16 · 7 replies
Bonsoir, Je suis à Lima pour des études et je n'ai eus qu'un accord de 90 jours sur mon passeport. Je dois donc soit m’embêter à faire toutes les démarches administratives pour avoir un visa, soit sortir du pays et faire renouveler l'accord de séjour.

Par chance, j'ai 4jours et demi de "vacances" car le 1er novembre est férié ici aussi !

J'aimerais votre avis sur un itinéraire pour mes 4,5 jours : voici ce que j'ai repéré : lima-Juliaca : t=? juliaca-puno : 1h Puno - Desaguadero - La Paz (6h) partant de lima vers 12h, je peux être à La paz le soir ?

Ensuite, j'attends vos avis et vos idées de parcours. Je veux voir des beaux paysages, me dépayser (ile sans trop de touriste, pour titicaca), un trek en altitud me plairait (après titicaca, pour s'habituer à l'altitude). De mercredi 12h jusqu'a Dimanche soir à Juliaca pour prendre l'avion

Gracias amigos !
Ailleurs longtemps...veut essayer la Jamaïque, quel hôtel? English translation pending
by TadouDan · 2012-10-13 · 9 replies
Bonjour chers forumeurs!

Je souhaite célébrer mon 50e et semblerais que c'est Négril l'endroit à voir!

Alors, avez-vous une suggestion d'hotel....rapport/qualité prix ?

C'est simple: - on veut de la belle plage turquoise - sable blanc pour marcher - bonne bouffe, repas à la carte - quelques activités et/ou tranquilité.... - on part en avril 2013 4 à 6 personnes

Donc les experts de la Jamaique, donnez-nous vos suggestion/commentaires! ça nous aiderais dans notre choix! merci!🙂
Bon plan en Floride et parc à thèmes? English translation pending
by Celb06 · 2012-10-08 · 10 replies
bonjour à tous je viens solliciter votre aide au sujet d'un voyage que moi et mon ami souhaiterions faire au mois de janvier 2013, en floride. j'ai trouvé des billets d'avion à 1108 euros (pour 2) ce qui me pose problèmes, les hotels et les prix des parc, connaissez-vous des endroits ou l'on peut se loger pour pas trop chère, existe-t-il des packages pour différent parc (nous souhaiterions surtout visiter disneyworld, et le parc à thème sur harry potter) j'ai beau cherché sur ce coup là, j'ai vraimentdu mal à trouver des infos interressante. notre budget total serait de 2000 à 2200 euros, pensez-vous que se soit possible???? merci d'avance pour vos réponse
Vingt-deux jours en Birmanie, un compte-rendu English translation pending
by Cosi · 2012-10-06 · 22 replies
Amis voyageurs qui vous apprêtez à partir pour la Birmanie, je vous envie. J’en reviens, et j’en suis encore émue. Pourtant, je traîne mes sandales en Asie depuis plus de 20 ans et c’est la première fois que je pleure en partant. A cause des gens, qui sont les champions du monde de la gentillesse, très gourmands de contacts et discrets en même temps, aimant chanter mais avec quelque chose de grave dans l’allure qui m’a profondément touchée.

Donc, j’ai passé 20 jours formidables, en solo, avec un parcours classique et quelques incursions au nord de Mandalay. C’était encore la rainy season (mais je n’ai eu de grosses averses qu’à Pyin Oo Lwin et à Rangoon), je n’ai donc pas eu de problèmes pour me loger, sur certains sites (Pyin Oo Lwin, Kyaukme, Monywa…) , j’étais même la seule Occidentale en vue. L’avantage est aussi que les GH sont moins chères, en tout cas, j’ai dépensé bien moins que ce que j’avais calculé, quelque chose comme 1200 $ en comptant deux trajets en avion (Bagan-Heho et Heho-Rangoon) et des GH plutôt confortables, mon grand âge étant désormais incompatible avec les placards à balai avec douche sur le palier. En outre, il est très facile de s'organiser sur place, pas besoin de faire appel à une agence sauf au coup par coup. Les distances sont longues mais en combinant un peu d'avion et de courts trajets en bus, on s'en sort très bien.

Voici quelles ont été mes étapes pour une, deux, trois ou quatre nuits. En espérant vous être utile, je n’ai mis que les adresses qui m’ont particulièrement plu, mais j’en ai d’autres au besoin !

Rangoon

Le « circular train » est vraiment un truc sympa à faire. Pour un dollar (prévoir le compte juste), un grand film tout en couleurs sur la vie des habitants, à 360 °, dans et hors du train. Clim naturelle par les fenêtres ouvertes

Mandalay

Faire le tour des cités royales à moto permet d’éviter de payer les entrées, les chauffeurs connaissent le truc, y compris pour zapper le ferry et les calèches pour Inwa. Pour Mingun, y aller en bateau, de préférence un week-end quand les Birmans visitent eux-mêmes et que le site de la grosse cloche se transforme en cour de récré.

Pyin Oo Lwin

Jolie ville, aérée et tranquille, à 2 heures de Mandalay (taxis collectifs possibles sur la 27e rue à côté du Silver Star Hotel, par ailleurs très confortable pour 30 $). Je suis allée au jardin botanique un dimanche, c’était blindé de Birmans, j’ai chanté et joué de la guitare avec un groupe de jeunes et tenté d’appendre la belote locale avec une famille qui prétendait me nourrir pour six jours au moins.

Les chambres du Bravo Hotel sont meublées avec goût et le dynamique proprio parle très bien anglais (15$ )

Kyaukme

J’y suis allée en train (5 heures depuis Pyin Oo Lwin) pour passer sur le viaduc de Gotheik, impressionnant ! Pas de trek pour moi, il pleuvait. Mais l’occasion de discuter longuement de la démocratie à venir et des Chinois omniprésents au marché , de visiter l’école d’anglais montée par le guide Joy, souvent cité ici et à juste titre. Joy, toujours lui, m’a même emmenée à Hsipaw , où il avait à faire, sur sa moto.

Sinon, la seule guesthouse à accepter les étrangers est assez glauque. Jamais vu de salle de bains aussi dégueu, même en Chine. Faut faire avec ou débourser 30$

Hsipaw

Non, on n’est pas obligé d’aller chez Mr Charles ! La GH Nam Khae Mao est très bien, 25 $ la grande chambre avec sdb nickel et même du wifi. Il y a des tas de balades à faire à pieds autour du village, pas besoin de guide, j’aurais du rester un jour de plus.

Monywa

J’ai beaucoup aimé cette étape entre Mandalay et Bagan (quatre heures de bus à chaque fois) pour la kitchissime paya Thamboday. Pour manger, Shine’s Shine, non loin du Monywa Hotel, j’y ai été traitée comme une reine, même pas eu droit au PQ habituel en guise de serviette de table, les serveurs se relayant pour plier délicatement des Kleenex sous ma main. Puis ils ont tenu à me ramener à l’hôtel en mob !

Bagan

Attention, il fait une chaleur de four et on se brûle la plante des pieds sur les terrasses des temples ! De toute façon, il faut savourer le paysage magique. Et donc prendre son temps. Quatre jours pour ma part, deux à New Bagan (Kumudara Hotel, 32 $ le bungalow avec vue sur les temples) et deux à Nyaung Oo. L’avantage de New Bagan, c’est que les temples sont près, on peut même y aller à pieds, ce que j’ai fait en partant avant le lever du soleil, en même temps que les troupeaux et leurs bergers, j’ai adoré.

A New Bagan, j’avais établi ma cantine au Pwint Mar Lar (la première rue qui remonte à l’est du marché, le restau est parait-il dans le Routard), une des filles de la famille parle très bien anglais, ils sont adorables. Pour mon dernier soir, ils m’avaient même acheté du raisin pour le dessert, parce que je leur avais parlé de la vigne et du vin français (je suis de Bordeaux). D’ailleurs, si quelqu’un compte y aller bientôt, j’aurais des photos à faire passer…

Et si vous en avez marre du vélo ou de la charrette à cheval, pourquoi pas une croisière ? Depuis l’embarcadère d’Old Bagan, on rejoint trois temples paumés au-delà de Nyaung Oo avec retour pour le coucher de soleil. 20 000 kyats l’excursion à partager, Ever Sky, dans la rue des restaus de Nyaung Oo arrange ça très bien.

Pindaya

Si vous allez au lac Inle en avion, le mieux, mais pas le moins cher, est de prendre un taxi à l’aéroport, c’est sur la route, quitte à dormir sur place et à organiser le retour vers Nyaungshwe en transports locaux (un peu galère quand même). Mais les grottes valent le déplacement. Et le marché est assez grand et beau, j’y ai passé une heure à discuter de la Syrie et du printemps arabe avec U Myint, qui essaie de vendre quelques livres autour du marché.

Lac Inle

Je sais que c’est un must mais moi, ce n’est pas ce que j’ai préféré. Justement parce que c’est le seul endroit où je n’ai pas eu de vraies rencontres avec les gens. Et puis, quand je vois toutes ces agences qui se montent à tour de bras, tous ces restaus qui proposent pizzas et pancakes, sans compter des cocktails alcoolisés comme à la maison, ça m’inquiète un peu. Certes, les habitants sont tout à fait légitimes à vouloir profiter de la manne touristique qui s’annonce. Et il y a de la marge avant que Nyaungshwe devienne un nouveau Vang Vieng, mais bon, j’ai vu et c’est le seul endroit où je n’ai pas envie de revenir.

Pour les balades en bateau, toutes les GH proposent les mêmes, où la tournée des boutiques occupe beaucoup de temps. Il est sans doute préférable de s’arranger directement avec un batelier en se rendant sur les bords du canal en se mettant d’accord sur le proramme préalablement ou faire appel à une agence « sérieuse » comme Thu Thu, Yone Gyi Road, tour près du marché. Les filles sont adorables, j’ai fait un trek à la journée avec elles, très bien.
Cyclades: Naxos / Santorin (retour) English translation pending
by Audrhey · 2012-10-03 · 2 replies
Retour de 15jours de Santorin + Naxos, voici donc quelques infos qui pourront peut-être aider certains sachant que je suis partie durant la 2nde moitié de Septembre.

// SANTORIN // LE TEMPS: entre 30 et 35 degrès. Juste 2jours nuageux, ciel bleu le reste du temps. L'air permet de ne pas souffrir de cette chaleur, c'est parfaitement tenable mais les 2L. d'eau/jour s'imposent, surtout si vous privilégiez les randos. Frais une fois le soleil couché donc vers 20h, un peu plus de vent en soirée.

LES TRANSPORTS: A/R Paris-Santorin via Athènes = 240€ en s'y prenant un mois à l'avance sur le site GoVoyages TAXI: Aéroport de Santorin aux plages du sud (Périssa/ Périvolos) = 20€ Aéroport / Fira (centre nevralgique des bus) = 15€ Le prix est fixé avant le départ, vous êtes en droit de refuser. Certains disent payer 40-45€, je pense que c'est aussi à la tête de chacun... BUS: tous les bus partent de Fira. Les prix varient selon les destinations. Entre 1,60 et 2,20€ Pour aller au port d'Athinios (ferry) = 2,20€ Pour aller à l'aéroport = 1,60€ Donc si vous êtes à l'aéroport et souhaiter vous rendre ailleurs qu'à Fira, il faudra prendre un autre bus après celui vous menant à Fira. En septembre, il y avait des bus toutes les 1/2h ou toutes les heures. Les tickets sont à acheter dans le bus. Quads / vélos (pas pratique) / scooter (tous conduisent sans casque) / voiture se louent à prix très abordables. Opter aussi pour un logement avec navette lors de votre arrivée et/ou départ, ça vous évitera de perdre du temps et de l'argent. Habituez-vous à devoir marcher sur la route et parfois dans le noir...

LES RESTOS: Pour ceux qui connaissent le quartier St-Michel à Paris, c'est kiff kiff bourrico, du racolage en permanence, même pour prendre un verre, c'est vite insupportable. S'il ne fallait en recommander qu'un, ce serait Anogi à Imerovigli qui comblera vos papilles après avoir marché depuis Fira (ou en bus). Les meilleurs Tomato Balls, de l'octopus fondant. Mise en bouche et Halva offerts, personnel charmant. Mon conseil serait d'apprendre quelques mots de grecque (une dizaine suffit) car cela fait toute la différence, leurs visages s'illuminent immédiatement, on commence à vous parler en grec et la bonne humeur s'installe. UNE DELICE: les tomato balls / la salade d'aubergines blanches / le tarama / l'octopus et le calamar sous toutes ses formes / la salade grecque / les fritures de petits poissons / le rusk (de crète par contre) / café frappé milk & sugar & sweet or medium aux alentours de 2€ Beaucoup de tavernes cuisinent leurs propres légumes/fruits/pêche , idem dans les supermarchés vendant de Vrais légumes/fruits. Entrées: de 3 à 7€ Plats: entre 7 et 12€ Gyros: de 1,50 à 3€ Verre de vin divin à 3/4€ (site de Santo Wine pour les adeptes de vignes) Le pain est payant, no carafe d'eau. Mais en clair pour 10-15€/personne, vous avez de quoi vous régaler. Je n'ai mangé que grec (no burger et autres attrape-touristes)

LOGEMENT: Je ne suis passée que par Booking.com pour obtenir des prix intéressants dans des pensions ou hotels mais vous pouvez y aller sans aucune résa, ça pullule de pension de famille et d'hotels, beaucoup de personnes sont aussi là à la descente de ferry pour vous proposer un hébergement. (Naxos/Santorin = 18€ en 2h sur Blue Star)

LES SITES: l'ancienne Thira à partir de Périssa à faire à pied plages noires @ Périssa/ Périvolos petit village d'Emborio, je vous conseille de vous perdre dans le labyrinthe de petites ruelles Vychlada, petit port de pêche avec sa plage noir+galet et falaises blanches Le site d'Akrotiri et les plages de Black/ White / Red Beach Pour 5€, un petit bateau longe ces 3plages puis s'arrete à chacune d'elle, le retour peut se faire à pied ou 3fois/h en bateau (vous ne payez qu'une fois) mais vous pouvez tout faire à pied. Pour ceux qui loge vers Périssa, un autre bateau part du bout ce la plage à 11h et vous ramène depuis Red Beach vers 15h ce qui vous évite de reprendre le bus puis un second vers Mégalochori. 7,50€/trajet. Vous longerez ainsi la côte en bateau, une autre vue de l'île. Pyrgos, que je n'ai pas fait, mérite apparemment le détour pour sa vue ainsi que le Profitis Elias. Fira = Caldeira donc vous paierez forcément la vue dans la plupart des restos/ cafés. Imérovigli et Firostefani sont plus calmes et tout autant de charme. Pour les marcheurs, je conseille de partir de Fira et de rejoindre Oia (prononcez Ia) pour le coucher de soleil qui est tout aussi sublime tout le long de la caldeira. Pour le lever, rien de mieux que la plage déserte de Périssa à 7h du matin. Pour le volcan, il existe un grand nombre d'excursions à partir de 12€ pour voir juste le volcan. Je vous conseille de descendre la caldeira à pieds, vous pourrez toujours la remonter en téléphérique pour 4€ (+2€/valise-sac...). Il existe aussi la descente et/ou remontée en ânes donc je ne suis absolument pas adepte pour diverses raisons. Il faut savoir que vous paierez 2€ de plus pour accéder au volcan, la visite se fait façon "suivez la dame au parapluie rouge" au pas de course donc repérez l'heure de départ et le lieu une fois arrivée sur le volcan et faites comme bon vous semble. On m'a déconseillé le trip incluant les Hot Springs qui n'ont de hot que le nom où vous êtes tous là à sauter du bateau et nager pour rejoindre la rive. Thirassia idem...

INTERNET: Pour les geeks, tous les restos/ cafés/ hotels ont leur propre accès, il suffit de demander le code, souvent très simple à deviner d'ailleurs. Certains sites ont un hotspot gratuit mais c'est rare.

LA SURPRISE DU CHEF: L'eau n'est pas potable, tout du moins dans tous les logements que j'ai pu visiter... Donc bouteille d'un litre entre 40 et 60centimes. Supermarket = Epicerie de chez nous donc privilégiez les Carrefour, les BIG & Co ou vous aurez plus de choix. Les coupures d'électricité sur un site/ville entière donc lampe de poche très utile. Fira et Naxos Chora sont les seuls endroits ayant un semblant de vie nocturne, le reste est juste désert. La flore, sublime. Cartouche de clopes dès 27€.

Pour Naxos: C'est quasiment similaire, tous les bus partent de Naxos Chora mais sont plus rares (parfois 1 par semaine). Agios Prokopios/ Agia Anna/ Plaka sont les plages les mieux déservies ( de 8h à minuit toutes les heures) Conseil plage: Plus vous vous éloignerez de Naxos Chora, plus les plages seront sublimes. La plage de Plaka est déjà top, moins de monde et peu de transats (2 à 5€), quelques nudistes mais tentez aussi d'aller vers les plages d'Aghios Ioannis, d'Aghiassos, d'Alyko, plus au sud, désertiques et toujours plus turquoises. Perdez-vous dans le Old Market de Chora, là où il n'y a que des maisons qui s'entassent, vous tomberez peut-être au hasard sur un resto, une église, une assemblée de chats, un marché, une répèt de piano à ciel ouvert avec vue sur la mer. Pour ceux qui aiment crapahuter, il y a de quoi faire: Halki/ Filoti/ Moni/ Apiranthos/ Ascension du mont Zas donc partez avec une carte de l'île type Skai Maps 1/40000 (trouvable au Vieux Camper et très détaillée, très utile) Mon seul conseil: n'hésitez pas à vous perdre pour sortir des sentiers battus.

J'ai voyagé seule en sac à dos, je n'ai pas eu le moindre soucis, je n'ai parlé français qu'avec les porteurs de Quechua (les autres râlent H24 et s'étonnent de vous voir voyager seule), énormément d'allemands qui ne parlent... qu'allemand, les grecs parlent anglais sans problème.

Un temps superbe, des gens accueillants, des repas succulents, des plages superbes, des heures de marche. Tout ce qu'il faut pour allier playa/ rando/ visites sans être non plus dépaysé...
Prix d'un trek de trois jours Kalaw - Inle en 2012? (Birmanie) English translation pending
by Nini3445 · 2012-09-27 · 12 replies
bonjour J envisage un trek kalaw inle 3 jours fin octobre 2012. comment s organise le guide: est ce le guide qui organise les repas? qui reserve pour dormir? avez vous un circuit interessant ou l on rencontre des birmans..dormir dans un ou 2 monasteres, chez l habitant... quel prix faut il envisager en 2012 pour cela sachant que nous devons emporter suffisamment d argent. merci de me repondre
Prix du billet le plus bas pour Nice-Los Angeles au mois d'août? English translation pending
by Elodie06730 · 2012-09-25 · 13 replies
Bonjour,

Je cherche à connaitre quelle est la moyenne de prix pour un billet d'avion Nice-Los Angeles au mois d'Août.

Peut-on espérer avoir un billet à moins de 1 000,00 € .? A quelle période faut-il s'y prendre pour avoir le tarif le moins cher.?

Précision : je souhaite passer par une compagnie aérienne "connue" (British, AF, DELTA, Emirates, etc.).

Merci.😉
Cadenas, câble antivol, gaine en fil de fer en Amérique du Sud et Océanie? English translation pending
by Lylybeefree · 2012-09-23 · 13 replies
Bonjour à tous,

je pars dans une semaine pour un périple de 9 mois sur la côté ouest de l'Amérique du Sud (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili) et en Océanie (N.Zélande, N. Calédonie, Australie). Durant ce voyage, je vais faire la plupart du temps du bénévolat et j'en profiterai aussi pour découvrir les richesses humaines, culturelles et paysagères de ces pays !!

Je suis en train de finaliser la préparation de mes affaires et vraiment, je ne sais pas quoi penser sur le plan de la sécurité... Des cadenas pour éviter qu'on ouvre mon sac à dos ? ...pourquoi pas... La ceinture porte-monnaie et papiers ? ...oui, sans discuter...

Mais je me demande si les câbles antivols ou même les gaines en fil de fer seront vraiment utiles...Pour le câble, j'ai tendance à me laisser convaincre, mais pour la gaine, j'ai l'impression que ça va plus attirer les regards et l'envie qu'autre chose...

Qu'en pensez-vous ? Mille mercis d'avance pour vos réponses.
Adresses de guest houses non présentes dans les guides en Birmanie? English translation pending
by Jhering73 · 2012-09-16 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Birmanie dans un mois et les recherches de guest houses s'avèrent plus difficiles que prévu. En effet, la plupart des adresses affichées dans le lonely et le routard affichent complets. Je suis donc à la recherche d'adresse (à Yangon, bagan, nyaungshwe et mandalay) glanées au fil de vos voyages et ne figurant pas dans les guide afin d'avoir une chance qu'il y reste de la place.

Merci à tous !
La Thaïlande change English translation pending
by Sozal · 2012-09-14 · 317 replies
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi . Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors . Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays . Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée. Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent . Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant . Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant . Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié . Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
Croisière en janvier dans les Caraïbes English translation pending
by Titan238 · 2012-09-11 · 6 replies
J'aimerais avoir l'opinion de personnes qui ont déjà fait une croisière en hiver à partir de Miami ou Fort Lauderdale. merci d'avance
Retour de Turquie à vélo plus que satisfait English translation pending
by Jacques30 · 2012-09-06 · 2 replies
Ce petit message pour encourager les voyageurs à vélo à aller faire un tour dans ce pays d'où nous revenons d'un petit périple où nous avons pris une claque tant les habitants sont accueillants et d'une incroyable générosité. Sommes partis d'Istanbul (ferry jusqu'à Mudanya) puis avons monté sur le plateau Anatolien direction le sud-est jusqu'à Gaziantep (Antep), mais avons pédalé jusqu'à Karamanmaras par de petites routes et pistes avec des paysages divers et variés loin d'être monotones. Aucun problème pour faire du camping sauvage. Dans les montagnes collines ou autres, là où il y a des pâtures, vous trouverez des fontaines sans problème. Dans certains quartiers les épiceries sont rares mais hésitez pas à demander. S'ils ont, ils vous donnerons volontiers mais svp insistez pour les dédommager L'état des routes et pistes (chemin inter village) sont satisfaisants. Les conducteurs sont respectueux et attentionnés au point que si ça monte de trop ils peuvent vous proposer de vous charrier Un coup de fatigue??? Le réseau de bus est incroyablement efficace et étendu. Dans tous les gros bus, et c'est pas ce qui manque, les vélos sont mis en soute sans être démontés ce sans supplément de prix qui eux en plus sont déjà plus que corrects. Vent du nord sur quasi tout le parcours (c'est important) Pour les gourmands, faut aller chez Gulluoglu à istanbul pour ses baklavas, chez Yasar à Karamanmaras pour une assiette de baklavas accompagnée de sa terrible et inimitable dondourmamaras (glace) avec une déco dans l’immense pâtisserie qui laisse pas indifférent puis, à Antep qui est le haut lieu du baklava à la pistache Allez-y, vous en reviendrez pas...
Pakistan: mes quelques informations pratiques English translation pending
by Mékong · 2012-09-05 · 13 replies
Mes infos pratiques Pakistan

1 euro = entre 115 et 122 roupies (avril-mai-juin 2012)

sachant que je voyage avec des budgets serrés, il va de soi que ces infos intéresseront davantage ceux qui n'ont pas de gros moyens.

PTDC : c'est l'office du tourisme pakistanais. Pas très nerveux mais très utile car il offre des plans gratuits des villes, régions et du pays. Dans toutes les grandes villes (Quetta, Lahore, Islamabad etc....et aux points frontières Sost (Chine) et Wagah (Inde)

TRANSPORT Padag-Quetta 300 rps Quetta-Lahore 1220 rp en classe economy Jaffar Express (le seul train qui fait la liaison Quetta-Lahore). départ à 9h. Réserver à l'avance. Lahore-Islamabad 650 rp Niazi Bus Islamabad-Abbotabad 160 rp minibus Toyota Abbotabad-Manserah 40 rp minibus Manserah-Chilas 950 rp le bus part à 11h00 devant l'hôtel Pakistan. Sortir de la gare routière, tourner sur la gauche et marcher durant 200-300m, coté gauche de la rue. Chilas-Gilgit 300rp attendre devant la gare routière et demander aux bus/minibus si ils vont à Gilgit Gilgit-Mastuj 800 rp bus Natco un seul bus par jour qui part entre 6h30-7h00 (12h de trajet) Mastuj-Chitral 300 rp landcruiser départ à 7h00 (4h de trajet) Chitral-Bumburet 120 rp jeep (2h de trajet) Gilgit-Karimabad 220rp minibus (à côté du bazar proche de Clock Tower) Aliabad-Minapin 100 rp minibus Bateau lac Attabad 300 rp Débarcadère-Passu le juste prix est 100 rp éviter la mafia des taxis qui demandent 1000 rp. Aller à Golmit et demander un minibus ou un véhicule allant sur Passu Passu-Sost 200rp dans la benne d'un camion chargé de bois. Le minibus coûte 250rp Sost-Tashkurgan 2600 rp bus Natco

LOGEMENT Quetta : Bloom Star 1000 rp gde chambre simple avec salle de bain rue perpendiculaire à Jinnah Road près du Muslim Hotel . Préférer Al Naem Hotel sur Jinnah Road moins cher Lahore : Regale Inn 200 rp lit en dortoir. free wifi. Cuisine. Frigo. Machine à laver et docteur(le fils de Malick). Pour moi la meilleure guesthouse du Pakistan, la moins chère et la plus conviviale. A ne pas confondre avec Lahore Backpackers. Un mot sur cette guesthouse, j'ai rencontré le soit disant responsable au PTDC de Wagah, non seulement il s'est permis de dire du mal du Regale Inn mais il a essayé de m'arnaquer avec un Rickshaw. Aussi leur carte de visite n'est pas nette quant à leur emplacement afin de rabattre les voyageurs vers Lahore Backpackers au lieu du Regale Inn. Il faut savoir qu'elles sont distantes de quelques centaines de mètres. Lahore Backpackers est au dessus du Subway. Regale Inn est dans la petite ruelle où se trouve le fleuriste sur la droite et le supermarché sur la gauche. Islamabad : Simara Hôtel 1000 rp chambre avec TV et salle de bain. A Sitara Market. D'autres hôtels sont moins chers dans le quartier. Abbotabad : Al Zahra Hôtel 600 rp grande chambre avec salle de bain et TV. A côté de la gare routière. Gilgit : Madina Inn 250 rp lit en dortoir 590 rp chambre double. Grand jardin. internet payant et nourriture chère. Mastuj : Tourist Garden Inn 200 rp pour un lit. 100 rp pour le diner. Chitral : Al Farooq Hotel 300 rp chambre simple Bumburet Kalash vallée : Kalash Guesthouse je déconseille. Préferez les hôtels le long de la route. Karimabad : Old Hunza Inn 400 rp la chambre double avec salle de bain. Situé à Zero Point au même endroit que le Karimabad Inn et Haider Inn, Ces trois guesthouses se valent question prix et accueil. Minapin : 250 rp le lit avec salle de bain attachée. Diner 100 rp. Déjeuner 30 rp. excellent souvenir. Passu : Passu Inn 600 rp la chambre double avec eau chaude. Accueil pas terrible. La nourriture est chère. Mon 1er choix le Passu Peak Inn était fermé.

Dans la plupart des guesthouses citées ci dessus, les gens du staff ou l'entourage sont très dévoués pour informer sur ce qu'il y a à visiter dans le coin et les justes prix.

carnet fragments de voyage d'Istanbul à Jakarta par la route Pakistan l'arrivée à Taftan Route 50 Baloutchistan entre Taftan et Quetta Quetta Jaffar express Quetta-Lahore Lahore En route pour le nord sur la KKH Mastuj-Chitral Kalash Valley province de Khyber-Pakhtunkwa chaine de l'Hindu Kush Retour sur la Karakorum Highway Hunza Vallée Derniers jours au Pakistan. Un passage frontière qui restera dans les annales
Statut Flying Blue: conservation du statut? English translation pending
by Macaron95 · 2012-09-04 · 33 replies
bonjour

je viens de passer Silver aujourd'hui

est ce que ce statut est valide uniquement jusqu'au 31 dec de cette année ou serai je egalement Silver l'an prochain?

merci
Location de voiture "full-size" aux États-Unis English translation pending
by Sudiste13 · 2012-09-01 · 28 replies
Bonjour,

J'aimerai savoir, si vous êtes d'accord, pour vos locations de véhicules Full Size aux USA :

- LOUEUR ( Avis, Hertz...) - LIEUX de location - DATE de location - si véhicule attribué ou choisi sur parking - MODELE que vous avez eu

Merci d'avance d'avance
Vol ayant plusieurs destinations? (Australie - Asie du Sud-Est) English translation pending
by Kevduquette · 2012-08-31 · 11 replies
Bonjours, Je me demandais s'il étais soit possible de prendre un vol avec multiple destination ou si on pouvais par exemple prendre une vol allé-retour et par la suite changé la destination de reotur auprès des compagnie aériennes?

Dans le fond je prévoie partir pour l'Australie dans les semaines qui suivent mais je suis tenté par l'Asie du Sud-Est (Thailande, Laos, Cambodge..) Alors je voulais savoir si je pouvais me rendre en Australie, repartir pour L'asie et finalement revenir à la maison. Sans prendre des billets séprarer!

Merci à l'avance Kevin
Meilleur croisiériste? English translation pending
by Bungiel · 2012-08-26 · 24 replies
Bonjour, j'ai fais jusqu'à maintenant 4 croisieres. 3 avec Carnival dans les caraibes et 1 avec Celebrity sur la mer baltique. J'aimerais avoir votre opinion sur les différentes compagnies de croisieres. Ce que je perçoit est que les européens voyagent beaucoup sur le Costa alors qu'ici en amérique on nous dit que c'est décevant, surtout pour la nourriture. Holland en amérique a tres bonne réputation. Msc moins bonne. Carnival est tres bon. A ma grande surprise sur le Celebrity Constellation lors de ma croisiere en mer baltique, il y avait assez peu d'europeens. Donc quelle est votre appréciation des compagnies de croisière?

Merci et au plaisir de vous lire
Croisière tour du monde en janvier 2013 sur le Pacific Princess English translation pending
by Bezac · 2012-08-24 · 25 replies
Bonjour, Nous avons l'intention, mon mari et moi, d'inaugurer notre vie de retraités par le tour du monde sur le Pacific Princess de Princess Cruise Line qui part de Fort Lauderdale en janvier 2013. Ce voyage nous semble fabuleux. Avez-vous déjà voyagé sur ce bateau? ou avez-vous déjà fait le tour du monde en croisière? Merci de nous donner vos impressions de voyage et éventuels conseils. Et bien sûr si vous faites ce voyage...ce serait chouette de rencontrer des francophones.😄😏 Merci d'avance pour votre réponse.
Traditionnel et modernisateur: Bassékou Kouyaté (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2012-08-22 · 0 replies
Riffs déchaînés au ngoni

En Afrique, ils chantent pour leurs clients fortunés, en Europe et en Amérique du Nord, ils sont des artistes très populaires : les griots. Un parmi eux est Bassékou Kouyaté, descendant de la grande lignée des ngonifolilaw ("joueurs de ngoni") et fils de Moustapha Kouyaté, le plus grand joueur de ngoni de Ségou. En juillet, il a offert avec son groupe NgoniBa ("grand ngoni") un spectacle frénétique à Francfort-sur-le-Main ...

Actuellement, Bassékou Kouyaté est une des stars de la scène musicale "World". Le griot malien a d’abord participé aux enregistrements des projets "Kulanjan", "Djeliya", "Malicool", "Boulevard de l’Indépendance" avec les légendaires Taj Mahal, Toumani Diabaté, Roswell Rudd et Keletigui Diabaté, ainsi qu’à l’enregistrement de l’album posthume de son mentor Ali Farka Touré. De plus, il a collaboré à l’album "Red Earth – A Malian Journey" de Dee Dee Bridgewater avant de produire le premier album sous son propre nom : "Segu Blue" (2007) ayant été un succès immédiat. Dans la droite ligne de cet album, il présente en 2009 son second, "I Speak Fula". Et confirme encore son talent sans pareil d’instrumentiste et de compositeur et aussi son habileté à révolutionner la façon de jouer de son instrument (ayant créé une nouvelle technique double picking ainsi qu’une technique à sliding et bending les notes ; aujourd’hui, ces techniques sont de la pratique standard pour tout ambitieux ngonifolila). Bassékou compte sans conteste avec son petit-frère Andra et Moriba Koïta parmi les joueurs les plus inventifs de cet instrument ...

A Francfort-sur-le-Main, le groupe familial de Bassékou Kouyaté (ngoni solo) se présente en nouvelle formation : son épouse Amy Sacko (voix), ses fils Moustapha (ngoni médium) et Mamadou Kouyaté (ngoni basse), complétés par Abou Sissoko (ngoni médium), Moukhtar Kouyaté (calebasse) et Mamadou Tounkara (sira, tamani).

Certes, issu d’une famille de griots, donc d’une famille de musiciens, chantres et tambours royaux (selon les Européens), de poètes et conteurs (selon les Arabes) et de traditionalistes ou traditionistes, généalogistes (selon les historiens), Bassékou Kouyaté passe également pour être un modernisateur précautionneux de la culture griotique en Afrique de l’Ouest : au lieu d’un seul ou deux ngonis, ce sont quatre ngonis de différentes hauteurs qui font son ensemble. Aussi, ce musicien ne recule même pas devant l’utilisation d’amplificateurs et de processeurs d’effets électriques (wha-wha, phaser) qui mettent sa virtuosité, notamment son jeu incroyablement rapide dans le voisinage des Guitar Gods Jimi Hendrix et Vernon Reid. Et dans plusieurs pièces, les ngonifolilaw se font la main à une pose de star du rock choréographiée, habilement ! Les percussionnistes décorent le sound à plusieurs couches d’un touch d’oubli de soi, en répétant les patterns à l’infini. En plus, la magnifique voix d’Amy Sacko avec son timbre vibrant ... A la fin, Bassékou rend justice à son rôle comme griot en trouvant des paroles claires concernant la situation actuelle dans sa patrie : "Le Mali n’a besoin ni de la charia ni d’islamistes, ce dont nous avons besoin, c’est de la paix ..."

Voici en images le concert live ...

Herbert
Une enquête sur le bilinguisme dans les aéroports du Canada English translation pending
by VoyageForum · 2012-08-21 · 19 replies
Le Commissariat aux langues officielles recueillera des observations dans les huit plus grands aéroports du Canada afin de déterminer à quel point il est facile pour les Canadiens de se faire servir dans les deux langues officielles. Lire la suite...
Programme de quinze jours Bangkok / Chiang Mai / Ko Chang / Singapour English translation pending
by Sevag · 2012-08-18 · 9 replies
bonojur, je souhaiterais organiser un voyage de 15 jours sur fin février 13, avec le programme suivant:

BKK : 3 jours C MAi : 3 jours KoChang : 4 jours Singapour : 3 jours

les transports seront réalisés en avion.

je suis conscient que c'est un peu serré, ceci étant, voulant découvrir le Nord et farniente (2 enfants) c'est un voyage qui parait faisable "sur le papier".

Vos avis m'intéressent !

A bientot, Sevag
Situation actuelle au Liban? (août 2012) English translation pending
by Kifkoun · 2012-08-16 · 21 replies
Bonjour

Je compte me rendre au Liban avec mes filles fin octobre 2012, mais je suis inquiète des informations récentes (enlèvements, route de l'aéroport barrée, ressortissants arabes rappelés...). Quelqu'un a t-il des infos ? Merci
Reconnaître un enfant aux Philippines English translation pending
by Gegepilot · 2012-08-15 · 11 replies
bonjour...je suis francais, je travail a hong kong comme pilote, j'ai un enfant de 2 ans ne aux philippines avec une filipina, nous ne sommes pas maries, mon nom est sur le ceritifcat de naissance de l'enfant, quels sont les demarches a suivre aux philippines pour donner la nationalite francaise a mon enfant dans les philippines? je pense me marier ensuite avec la maman pour les faire venir en france et elever mon enfant. il est facile pour moi de me rendre a manille mais je prefere avec des informations avant d'aller a l'embassade de france de maille, je peux pas faire la queue des jours.... merci pour les infos.
Balade à cheval au lac de Côme (Italie) English translation pending
by MarieGab2 · 2012-08-14 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous partons avec 2 ados faire le tour du Lac de Côme la dernière semaine d'août. Je suis à la recherche d'activités qui pourrait les intéresser et notamment je cherche à savoir s'il y a des balades possibles à cheval. Je suis preneuse de tout bon filon...

Merci Marie
Des navires à "taille humaine" en 2013? English translation pending
by Didonne · 2012-08-10 · 30 replies
Bonjour à tous,

depuis quelques années, je fais une croisière par an sur un bateau à "taille humaine" (capacité autour de 1000 passagers). J'ai ainsi voyagé sur le Bleu de France (super !), le Louis Majesty (bof !), et les petits bateaux de Costa (Marina, Allegra, très bien). Cette année, tout s'est compliqué à cause de l'avarie de l'Allegra ; les rares bateaux à taille humaine ont été pris d'assaut. Je pense au Voyager et à l'Horizon.

J'ai cherché à cette occasion s'il existait d'autres navires de ce type, et j'ai fait chou blanc. Connaîtriez-vous des "petits" bateaux de croisières sur d'autres compagnies ?

J'ai l'impression que les armateurs débarrassent leur flotte des bateaux à taille humaine. Par exemple, après la disparition du Bleu de France, du Marina, de l'Allegra, je n'ai pas trouvé trace du MSC Melody pour 2013. Bien sûr, la capacité des navires renvoie à une conception de la croisière réservée à des privilégiés, et il est normal que la vétusté des navires entraîne leur remplacement, mais je déplore qu'on leur substitue des immeubles flottants, dégageant des profits considérables, de véritables miroirs du tourisme de masse. L'argent mène le monde, espérons qu'il ne le coule pas !

Le choix des croisières sur les navires à taille humaine se raréfie gravement, sauf à opter pour une croisière fluviale ou à casser sa caisse d'épargne pour partir avec la compagnie du Ponant ou avec le Club Med 2. Je reste persuadée qu'il existe une "part de marché" pour ce type de croisière — il n'y a qu'à lire les posts concernant le Bleu de France pour le comprendre. Je l'écris au cas où des chefs de produits Costa & autres se promèneraient sur ce site !

Merci d'avance de vos réponses. Bonne journée !
Deux jours à Montréal: endroits à privilégier? English translation pending
by Nathaix · 2012-08-03 · 7 replies
Bonjour Nous partons mardi de Marseille pour Montréal avec nos 3 enfants (20, 16, et 9 ans), nous y passons 2 jours. Quels sont les endroits a privilégier pour satisfaire tout le monde? Merci d avance de vos conseils.

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