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Avis sur itinéraire de vingt et un jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour a tous
Donnez moi votre avis svp sur mon itinéraire dans l'Ouest Américain en 21 Jours.
Etapes du voyage:
J1 à J4 : San Francisco, CA ( Prendre un hôtel dans union square) J4 à J6 : Yosemite National Park, CA (prendre un hotel dans le parc car jusqu'à maintenant je ne sais pas quel endroit choisir pour nous arrêter) J6 : Lac Mono, CA et Bodie, CA J6 : à J7 : Passer une nuit à Beatty, NV J7 : Visite de Death Valley National Park, CA ( juste un passage ) J7 à J9 : Las Vegas, NV J9 à J10 : Arret à Page Fair le Lac Powell et Monument Valley J10 à J11 : Arret à Flagstaff, AZ J11 : Fair le Parc national du Grand Canyon, AZ J11 à J12 : JE ne sais toujours pas ou nous arreter entre le Grand Canyon et San diego ( il y'a plus de 800km) ??? J12 à J15 : San Diego, CA Fair le Zoo et le sea World en deux joursJ15 à J18 : Los Angeles, CA Faire Universal studio et visite de la ville J18 à J20 : Prendre la route vers San Francisco escale prévu en route mais on ne sais toujours pas ou... on aimerai faire la cote en 2 jours J20 à J21 : dernière nuit a San Francisco, CA, Retour le 21éme jour.
Merci pour votre aide. PS :On sera sept adultes, Location de deux voitures au départ de San Francisco.
Donnez moi votre avis svp sur mon itinéraire dans l'Ouest Américain en 21 Jours.
Etapes du voyage:
J1 à J4 : San Francisco, CA ( Prendre un hôtel dans union square) J4 à J6 : Yosemite National Park, CA (prendre un hotel dans le parc car jusqu'à maintenant je ne sais pas quel endroit choisir pour nous arrêter) J6 : Lac Mono, CA et Bodie, CA J6 : à J7 : Passer une nuit à Beatty, NV J7 : Visite de Death Valley National Park, CA ( juste un passage ) J7 à J9 : Las Vegas, NV J9 à J10 : Arret à Page Fair le Lac Powell et Monument Valley J10 à J11 : Arret à Flagstaff, AZ J11 : Fair le Parc national du Grand Canyon, AZ J11 à J12 : JE ne sais toujours pas ou nous arreter entre le Grand Canyon et San diego ( il y'a plus de 800km) ??? J12 à J15 : San Diego, CA Fair le Zoo et le sea World en deux joursJ15 à J18 : Los Angeles, CA Faire Universal studio et visite de la ville J18 à J20 : Prendre la route vers San Francisco escale prévu en route mais on ne sais toujours pas ou... on aimerai faire la cote en 2 jours J20 à J21 : dernière nuit a San Francisco, CA, Retour le 21éme jour.
Merci pour votre aide. PS :On sera sept adultes, Location de deux voitures au départ de San Francisco.
De retour de deux semaines en Thaïlande (novembre 2010) English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis rentrée hier d'un voyage de 2 semaines en Thailande et voici un petit compte-rendu. Je suis partie avec mon fils de 4 ans et comme la majorité des pays d'Asie, c'est facile de voyager avec un enfant de cet âge. Il n'a pas trop aimé la nourriture locale (pourtant délicieuse), heureusement même les petits restos tout simple (moins cher et parfois bien meilleur qu'un resto plus grand et plus cher, mais ça c'est pas nouveau 😛) proposaient des spaghettis ou des frites ... En régle générale, le temps a été couvert mais il faisait très bon ; des éclaircies par moment ; de la pluie à Lanta le soir surtout et le jour de mon départ toute la journée !
Du 29/10 au 01/11 : Bangkok J'ai logé dans le quartier de Sukhumvit, à 5mn à pied du skytrain Phrom Phong (ou Asok) et du MRT (Sukhumvit) ; malgré les salons de massage pas très catholiques 😄 à proximité de l'hôtel, j'ai trouvé le quartier sympa et vivant J'ai fait des journées cools, déjà parce que je suis en vacances et parce que les temples n'ont pas subjugé mon fils (je ne comprends pas pourquoi 😛) ; donc généralement on commencait les visites en fin de matinée - 29/10 : Wat Phra Kaeo et le Grand Palais, Wat Pho (en prenant un bateau sur la Chao Phraya River) - 30/10 : Vimanmek Palace Museum et le Dusit Zoo ; j'ai voulu prendre un taxi juste à la sortie du zoo pour rentrer à l'hôtel : ils me proposaient 400 baths pour nous ramener (le prix pour aller à l'aéroport !!) car ils ne voulaient pas mettre le compteur ... du coup je me suis éloignée et j'en ai trouvé un qui nous a pris et qui a mis son compteur (ça m'a coûté un peu plus de 100 baths) - 31/10 : balade sur les klongs avec Thuan ; 3h heures de balade à découvrir la vie des habitants sur ces canaux et loin de l'agitation de Bangkok ; en plus, en y allant un we, Thuan nous a arrêté près d'un marché flottant : génial !! Merci encore Thuan pour cette matinée ; mon fils parle encore du monsieur avec le bateau qui lui a acheté le jouet
L'après-midi, Maison de Jim Thompson et le Siam Ocean World - 01/11 : Wat Arun ; au niveau de l'embarcadère Tha Tien Pier, il y a une petite gargotte juste à la sortie du ponton où j'ai mangé le meilleur pad thai de mon séjour (et pour des clopinettes en plus) La fin d'après-midi à la piscine ("maman on fait toujours des visites ...")
02/11 : Ayutthaya : aller en train (245 baths) et retour en minivan (60 baths qui m'a déposé à la station Victory Monument) J'ai pris un tuk tuk pour mes visites : bien plus facile avec un enfant ; 200 baths de l'heure (4h de visite en tout en y allant à mon rythme). A aucun moment le chauffeur de tuk tuk m'a emmené dans une boutique de souvenirs ou autres ; je lui ai dit ce que je voulais voir et il a dit ok ; il n'a pas fait des détours pour faire durer plus longtemps le trajet (donc passer plus d'heures dans son tuk tuk) Voici les temples que j'ai visité : Wat Yai Chai Mongkhon, Wat Phanan Choeng, Wat Mahathat, Wat Chai Watthanaram, Wat Na Phra Men, Wat Phra Mongkhon Bopit et Wat Phra Sri Sanphet
03/11 : départ pour Krabi Logement au Krabi Cosy Place ; petit hôtel sympa et calme avec piscine (oui oui toujours pour compenser les visites lol) avec à proximité restos, un 7/11 et ATM. Attention, les lits sont hypers durs : j'avais l'impression de dormir sur une planche de bois 🤪 ; sinon propreté nickel, pdj buffet (café, toast, oeufs, saucisses, jambon, jus d'orange, salade, fruits)
04/11 : Phang Nga (1200 baths) Je suis passé par mon hôtel pour l'excursion (j'ai réservé la veille pour le lendemain sans aucun pb) Alors je ne sais pas si c'est moi où si c'est parce que le temps était moyen (très couvert et pluie), mais moi je n'ai pas été transcendée par la beauté de la baie ; certes c'est très joli, mais personnellement si je n'y avait pas été, je n'aurais pas eu de regret ; et puis le "temps shopping" dans le village de Ko Panyee pendant 45mn ... 🙁 Il y avait aussi la visite du Wat Tham Suwankhuka avec un Bouddha couché ; mais je pense que ce sont les singes qui remportent le plus de succès : attention à ne rien avoir sur soi au risque de se le faire chaparder (ce qui est justement arrivé à une dame qui avait des chips dans son sac, mais le singe a été sympa, il a pris les chips et a laissé la sac 😏). Il a fallu quand même que je fasse attention au doudou de mon fils qui avait tapé dans l'oeil d'un des singes ...
Du 05/11 au 11/11 : Ko Lanta (aller en bateau 400 baths, retour en minivan jusqu'à l'aéroport de Krabi 300 baths) Logement au Lanta Ilmare Beach Resort : resort sur Klong Nin Beach avec tout à proximité Le resort est sympa, mais il faut privilégier les bungalows vu mer ou jardin (plus chers par contre) car le mien donnait sur l'entrée de l'hôtel et à côté de la lingerie) ; 4 sortes de pdj ; et comme partout ailleurs, ne pas manger à l'hôtel où les prix sont plus chers. La plage est pas mal mais un peu trop de vagues pour le petit
En plus de la piscine et de la mer, nous avons fait un balade à dos d'éléphant (1000 baths) et nous sommes allés sur Ko Rok (1200 baths) : le top !!! Sable blanc, eau limpide, multitude de poissons à qq mètres du bord de l'eau J'ai demandé à ce que l'on nous laisse sur la plage pendant que les autres allaient faire du snorkelling en pleine mer (1h ça faisait trop pour le petit et ça n'aurait pas été drôle pour lui de rester dans le bateau) : ça n'a posé aucun souci (d'ailleurs une autre famille a fait la même chose). Pour ces excursions, je suis passée par une agence et non par l'hôtel ; pour la même prestation (et même organisateur), mon fils était gratuit en passant par l'agence et à moitié prix en passant par l'hôtel ... donc j'ai pas cherché midi à 14h lol. En plus ils étaient adorables. Je suis passée par eux aussi pour mon retour sur l'aéroport de Krabi ; mon vol était à 20h ; le minivan est venu nous chercher à 15h30 ... à l'aise ... mais il s'avère que le conducteur devait être aussi coursier car en plus de s'arrêter dans d'autres resorts pour prendre d'autres personnes, il s'arrêtait prendre des colis, des plis etc ... et je voyais l'heure tourner et je me suis dit c'est pas possible on va arriver trop tard pour l'enregistrement ; dans le minivan, il y avait un monsieur avec son fils qui avaient un vol à 19h ... mais le chauffeur a dit "no problem" ... ok ... no problem Il fallait absolument que je prenne ce vol (le dernier de la journée) car mon vol de retour pour Paris était prévu le lendemain matin à 6h30. On a franchi le 2è bac à 17h et il faut environ 1h pour rejoindre l'aéroport ... OUF !!!!
J'ai réservé une nuit au Tong Tha Resort à l'aéroport (720 baths par Asiarooms) : transfert gratuit A/R Chambre nickel et ils m'ont même remercié de l'avoir laissé propre et en ordre 😎 (j'y suis restée que 6h dans cette chambre dont 4h de sommeil, oui je n'ai pas mis le bordel 😇)
J'ai encore dans la tête toutes les belles choses que j'ai vu ; il ne me reste plus qu'une journée avant le dur retour à la vie quotidienne ... jusqu'aux prochaines vacances ... en Thailande peut-être ?
Je suis rentrée hier d'un voyage de 2 semaines en Thailande et voici un petit compte-rendu. Je suis partie avec mon fils de 4 ans et comme la majorité des pays d'Asie, c'est facile de voyager avec un enfant de cet âge. Il n'a pas trop aimé la nourriture locale (pourtant délicieuse), heureusement même les petits restos tout simple (moins cher et parfois bien meilleur qu'un resto plus grand et plus cher, mais ça c'est pas nouveau 😛) proposaient des spaghettis ou des frites ... En régle générale, le temps a été couvert mais il faisait très bon ; des éclaircies par moment ; de la pluie à Lanta le soir surtout et le jour de mon départ toute la journée !
Du 29/10 au 01/11 : Bangkok J'ai logé dans le quartier de Sukhumvit, à 5mn à pied du skytrain Phrom Phong (ou Asok) et du MRT (Sukhumvit) ; malgré les salons de massage pas très catholiques 😄 à proximité de l'hôtel, j'ai trouvé le quartier sympa et vivant J'ai fait des journées cools, déjà parce que je suis en vacances et parce que les temples n'ont pas subjugé mon fils (je ne comprends pas pourquoi 😛) ; donc généralement on commencait les visites en fin de matinée - 29/10 : Wat Phra Kaeo et le Grand Palais, Wat Pho (en prenant un bateau sur la Chao Phraya River) - 30/10 : Vimanmek Palace Museum et le Dusit Zoo ; j'ai voulu prendre un taxi juste à la sortie du zoo pour rentrer à l'hôtel : ils me proposaient 400 baths pour nous ramener (le prix pour aller à l'aéroport !!) car ils ne voulaient pas mettre le compteur ... du coup je me suis éloignée et j'en ai trouvé un qui nous a pris et qui a mis son compteur (ça m'a coûté un peu plus de 100 baths) - 31/10 : balade sur les klongs avec Thuan ; 3h heures de balade à découvrir la vie des habitants sur ces canaux et loin de l'agitation de Bangkok ; en plus, en y allant un we, Thuan nous a arrêté près d'un marché flottant : génial !! Merci encore Thuan pour cette matinée ; mon fils parle encore du monsieur avec le bateau qui lui a acheté le jouet
L'après-midi, Maison de Jim Thompson et le Siam Ocean World - 01/11 : Wat Arun ; au niveau de l'embarcadère Tha Tien Pier, il y a une petite gargotte juste à la sortie du ponton où j'ai mangé le meilleur pad thai de mon séjour (et pour des clopinettes en plus) La fin d'après-midi à la piscine ("maman on fait toujours des visites ...")
02/11 : Ayutthaya : aller en train (245 baths) et retour en minivan (60 baths qui m'a déposé à la station Victory Monument) J'ai pris un tuk tuk pour mes visites : bien plus facile avec un enfant ; 200 baths de l'heure (4h de visite en tout en y allant à mon rythme). A aucun moment le chauffeur de tuk tuk m'a emmené dans une boutique de souvenirs ou autres ; je lui ai dit ce que je voulais voir et il a dit ok ; il n'a pas fait des détours pour faire durer plus longtemps le trajet (donc passer plus d'heures dans son tuk tuk) Voici les temples que j'ai visité : Wat Yai Chai Mongkhon, Wat Phanan Choeng, Wat Mahathat, Wat Chai Watthanaram, Wat Na Phra Men, Wat Phra Mongkhon Bopit et Wat Phra Sri Sanphet
03/11 : départ pour Krabi Logement au Krabi Cosy Place ; petit hôtel sympa et calme avec piscine (oui oui toujours pour compenser les visites lol) avec à proximité restos, un 7/11 et ATM. Attention, les lits sont hypers durs : j'avais l'impression de dormir sur une planche de bois 🤪 ; sinon propreté nickel, pdj buffet (café, toast, oeufs, saucisses, jambon, jus d'orange, salade, fruits)
04/11 : Phang Nga (1200 baths) Je suis passé par mon hôtel pour l'excursion (j'ai réservé la veille pour le lendemain sans aucun pb) Alors je ne sais pas si c'est moi où si c'est parce que le temps était moyen (très couvert et pluie), mais moi je n'ai pas été transcendée par la beauté de la baie ; certes c'est très joli, mais personnellement si je n'y avait pas été, je n'aurais pas eu de regret ; et puis le "temps shopping" dans le village de Ko Panyee pendant 45mn ... 🙁 Il y avait aussi la visite du Wat Tham Suwankhuka avec un Bouddha couché ; mais je pense que ce sont les singes qui remportent le plus de succès : attention à ne rien avoir sur soi au risque de se le faire chaparder (ce qui est justement arrivé à une dame qui avait des chips dans son sac, mais le singe a été sympa, il a pris les chips et a laissé la sac 😏). Il a fallu quand même que je fasse attention au doudou de mon fils qui avait tapé dans l'oeil d'un des singes ...
Du 05/11 au 11/11 : Ko Lanta (aller en bateau 400 baths, retour en minivan jusqu'à l'aéroport de Krabi 300 baths) Logement au Lanta Ilmare Beach Resort : resort sur Klong Nin Beach avec tout à proximité Le resort est sympa, mais il faut privilégier les bungalows vu mer ou jardin (plus chers par contre) car le mien donnait sur l'entrée de l'hôtel et à côté de la lingerie) ; 4 sortes de pdj ; et comme partout ailleurs, ne pas manger à l'hôtel où les prix sont plus chers. La plage est pas mal mais un peu trop de vagues pour le petit
En plus de la piscine et de la mer, nous avons fait un balade à dos d'éléphant (1000 baths) et nous sommes allés sur Ko Rok (1200 baths) : le top !!! Sable blanc, eau limpide, multitude de poissons à qq mètres du bord de l'eau J'ai demandé à ce que l'on nous laisse sur la plage pendant que les autres allaient faire du snorkelling en pleine mer (1h ça faisait trop pour le petit et ça n'aurait pas été drôle pour lui de rester dans le bateau) : ça n'a posé aucun souci (d'ailleurs une autre famille a fait la même chose). Pour ces excursions, je suis passée par une agence et non par l'hôtel ; pour la même prestation (et même organisateur), mon fils était gratuit en passant par l'agence et à moitié prix en passant par l'hôtel ... donc j'ai pas cherché midi à 14h lol. En plus ils étaient adorables. Je suis passée par eux aussi pour mon retour sur l'aéroport de Krabi ; mon vol était à 20h ; le minivan est venu nous chercher à 15h30 ... à l'aise ... mais il s'avère que le conducteur devait être aussi coursier car en plus de s'arrêter dans d'autres resorts pour prendre d'autres personnes, il s'arrêtait prendre des colis, des plis etc ... et je voyais l'heure tourner et je me suis dit c'est pas possible on va arriver trop tard pour l'enregistrement ; dans le minivan, il y avait un monsieur avec son fils qui avaient un vol à 19h ... mais le chauffeur a dit "no problem" ... ok ... no problem Il fallait absolument que je prenne ce vol (le dernier de la journée) car mon vol de retour pour Paris était prévu le lendemain matin à 6h30. On a franchi le 2è bac à 17h et il faut environ 1h pour rejoindre l'aéroport ... OUF !!!!
J'ai réservé une nuit au Tong Tha Resort à l'aéroport (720 baths par Asiarooms) : transfert gratuit A/R Chambre nickel et ils m'ont même remercié de l'avoir laissé propre et en ordre 😎 (j'y suis restée que 6h dans cette chambre dont 4h de sommeil, oui je n'ai pas mis le bordel 😇)
J'ai encore dans la tête toutes les belles choses que j'ai vu ; il ne me reste plus qu'une journée avant le dur retour à la vie quotidienne ... jusqu'aux prochaines vacances ... en Thailande peut-être ?
Séjour à Agadir en novembre avec un bébé de 16 mois? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en novembre à Agadir avec notre bebe . N'ayant pas l'habitude de séjourner en hotel-Club ( Nous allons dans un club Marmara), je suis preneuse de tous conseils pour ce genre de séjour ? Faut-il partir avec les couches ? Comment faire pour nettoyer les biberons sur place ? Quelles ballades sur place, etc etc Merci d'éclairer ma lanterne . Amicalement F
Nous partons en novembre à Agadir avec notre bebe . N'ayant pas l'habitude de séjourner en hotel-Club ( Nous allons dans un club Marmara), je suis preneuse de tous conseils pour ce genre de séjour ? Faut-il partir avec les couches ? Comment faire pour nettoyer les biberons sur place ? Quelles ballades sur place, etc etc Merci d'éclairer ma lanterne . Amicalement F
Avis sur notre programme du 27 juillet au 25 août en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais votre avis sur notre programme et sur les Guesthouses et Hotels que nous avons retenu.Nous partons en famille (2 adultes + 2 ados de 14 et 16 ans) du 27 juillet au 25 aout 2010. Comme c'est notre 1er voyage en famille en dehors de l'Europe, n'hésitez pas à nous aider 🙂.
Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup pour votre aide.
1. Départ de DUSSELDORF (nous habitons en Hollande) – DUBAI
2. DUBAI - BKK
3. Arrivée le matin à BKK = hotel: Rambuttri Village Plaza ou ???
4. BKK - visite Wat Phra Kaw/Gr.Palace-Wat Pho – Tha Tian- Wat Arun - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??
5. BKK riverexpress tot Tha Taksin- de skytrain nemen tot Rachadamri – Erawan Shrine- Siam Paragon - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??
6. Bus BKK --> Kanchanaburi - en passant par le marche flottant? - hotel: http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm
7. Kanchanaburi - waterwal Erawan - hotel: http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm
8. Bus Kanchanaburi-->Supphanburi-->Ayutthaya - visiter les temples en louant des vélos- Hotel http://www.cozun.com/sherwoodhouse.htm
9. Ayutthaya --> prendre le train de nuit en 2eme classe pour Chiang Mai
10. Chiang Mai - Arrivée le matin - temple des tigres + zoo in Chaing Mai + marché de nuit - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
11. Chiang Mai - Doi suthep (tempel) - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
12. Chiang Mai --> 1 journée avc les eléphants www.baanchangelephantpark.com - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
13. Chiang Mai -->???
14. Chiang Mai à Phuket – par avion
15. Phuket àHotel http://www.phuket.com/sugarpalm. Je recherche un hotel le plus près possible de l'embarquement pour prendre le bateau direction les iles ci-dessous?
16. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.
17. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.
18. Phuket --> Khao Sok par bus = Hotel: http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm
19. Khao Sok --> Hotel http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm
20. Khao Sok jusqu'á Surrathani et puis le Ferry jusqu'á Koh Samui
21. Koh Samui -- Hotel??
22. Koh Samui -- Hotel??
23. Koh Samui -- Hotel??
24. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html
25. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html
26. Koh Tao --> Bangkok avec le train de nuit
27. BKK - faire le tour en vélo avec Co Kessel – Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com
28. 28 BKK- dernière journée pour acheter des souvenirs - Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com
29. Vol BKK-->DUBAI - Hotel Rose Rayhaan by Rotana Dubai
30. DUBAI & DUSSELDORF
J'aimerais votre avis sur notre programme et sur les Guesthouses et Hotels que nous avons retenu.Nous partons en famille (2 adultes + 2 ados de 14 et 16 ans) du 27 juillet au 25 aout 2010. Comme c'est notre 1er voyage en famille en dehors de l'Europe, n'hésitez pas à nous aider 🙂.
Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup pour votre aide.
1. Départ de DUSSELDORF (nous habitons en Hollande) – DUBAI
2. DUBAI - BKK
3. Arrivée le matin à BKK = hotel: Rambuttri Village Plaza ou ???
4. BKK - visite Wat Phra Kaw/Gr.Palace-Wat Pho – Tha Tian- Wat Arun - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??
5. BKK riverexpress tot Tha Taksin- de skytrain nemen tot Rachadamri – Erawan Shrine- Siam Paragon - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??
6. Bus BKK --> Kanchanaburi - en passant par le marche flottant? - hotel: http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm
7. Kanchanaburi - waterwal Erawan - hotel: http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm
8. Bus Kanchanaburi-->Supphanburi-->Ayutthaya - visiter les temples en louant des vélos- Hotel http://www.cozun.com/sherwoodhouse.htm
9. Ayutthaya --> prendre le train de nuit en 2eme classe pour Chiang Mai
10. Chiang Mai - Arrivée le matin - temple des tigres + zoo in Chaing Mai + marché de nuit - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
11. Chiang Mai - Doi suthep (tempel) - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
12. Chiang Mai --> 1 journée avc les eléphants www.baanchangelephantpark.com - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com
13. Chiang Mai -->???
14. Chiang Mai à Phuket – par avion
15. Phuket àHotel http://www.phuket.com/sugarpalm. Je recherche un hotel le plus près possible de l'embarquement pour prendre le bateau direction les iles ci-dessous?
16. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.
17. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.
18. Phuket --> Khao Sok par bus = Hotel: http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm
19. Khao Sok --> Hotel http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm
20. Khao Sok jusqu'á Surrathani et puis le Ferry jusqu'á Koh Samui
21. Koh Samui -- Hotel??
22. Koh Samui -- Hotel??
23. Koh Samui -- Hotel??
24. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html
25. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html
26. Koh Tao --> Bangkok avec le train de nuit
27. BKK - faire le tour en vélo avec Co Kessel – Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com
28. 28 BKK- dernière journée pour acheter des souvenirs - Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com
29. Vol BKK-->DUBAI - Hotel Rose Rayhaan by Rotana Dubai
30. DUBAI & DUSSELDORF
Planning à New York City du 5 au 9 janvier 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre programme pour NYC du 5 au 9 janvier 2011 à l’hôtel Holiday Inn sur la 57th.
Nous sommes une famille de 5 personnes 44, 39, 24, 20 et 12 ans. Nous avons pris des «New York pass combinés avec le bus hop on hop of pour 3 jours » Vos avis, conseils, … nous intéresse. Merci d’avance.
Mercredi, 5 janvier 2011
Arrivée à NEWARK 12h40
Une limousine (société cheap limo) nous attend à la sortie pour nous amener à l’hôtel.
Installation à l’hôtel.
Promenade à pied (Columbus circle, Broadway, Times square, Rockfeller center pour voir le Sapin de Noel illuminé).
Planet Hollywood (pour retirer nos tickets de bus).
Jeudi, 6 janvier 2011
Central Park à pied jusqu’American Museum of natural History que l’on visite dès l’ouverture.
Bus tour dans Harlem, arrêt près de l’Entrepid Sea Air & Space Museum que l’on visite également.
Skyride & Empire state bulding le soir.
Vendredi, 7 janvier 2011
Zoo de Central Park
Promenade à pied pour voir la Bibliothèque, grand central, chrisler bulding, Macy’s, shopping ...
Top of the Rock
Madame Tussaud (ouvert jusque 20h)
(Comédie musicale peut-être)!
Samedi, 8 janvier 2011
Bus jusque Ground Zero.
Promenade à pied en passant par Ground Zero, Battery Park, prendre le ferry pour Staten Island aller retour directe, Wall street, Century 21, traversée du pont de Brooklyn. Passer dans Chinatown et Little Italy, ainsi que le flatiron (à pied ou en bus à définir).
Bus tour de nuit départ à 19h.
Dimanche, 9 janvier 2011
Dernière promenade a pied dans Central Park, monter jusque la 89th street et descendre par l’upper east side en passant par quelque coin célèbre du quartier de NYC et de la série gossip girl.
Patinoire, luge, … relax dans Central Park (dans la neige!?)
Départ de l’hôtel pour NEWARK à 14h en Taxi? D’ailleurs est-ce qu’il existe des taxis pour 5 personnes? Ou d’autres idées p-ê?
Je voulais quand même préciser que nous ne sommes pas musée d’ordinaire, mais que l’on a choisi ceux qui nous semblait les plus intéressant pour satisfaire toute la famille, nous ne comptons pas passer des heures et des heures dedans, juste ce qui nous plait « vite fait, bien fait » comme on dit.
J’aimerais surtout savoir votre avis, si pour vous cela semble faisable dans le temps, vos conseils, … Ainsi que vos avis au niveau des restos pas trop chers, simple menu, … où l’on pourrait aller le soir. Mais pour midi aussi plutôt des restos rapides (style de roulotte, fast food, …).
Merci d’avance
Voici notre programme pour NYC du 5 au 9 janvier 2011 à l’hôtel Holiday Inn sur la 57th.
Nous sommes une famille de 5 personnes 44, 39, 24, 20 et 12 ans. Nous avons pris des «New York pass combinés avec le bus hop on hop of pour 3 jours » Vos avis, conseils, … nous intéresse. Merci d’avance.
Mercredi, 5 janvier 2011
Arrivée à NEWARK 12h40
Une limousine (société cheap limo) nous attend à la sortie pour nous amener à l’hôtel.
Installation à l’hôtel.
Promenade à pied (Columbus circle, Broadway, Times square, Rockfeller center pour voir le Sapin de Noel illuminé).
Planet Hollywood (pour retirer nos tickets de bus).
Jeudi, 6 janvier 2011
Central Park à pied jusqu’American Museum of natural History que l’on visite dès l’ouverture.
Bus tour dans Harlem, arrêt près de l’Entrepid Sea Air & Space Museum que l’on visite également.
Skyride & Empire state bulding le soir.
Vendredi, 7 janvier 2011
Zoo de Central Park
Promenade à pied pour voir la Bibliothèque, grand central, chrisler bulding, Macy’s, shopping ...
Top of the Rock
Madame Tussaud (ouvert jusque 20h)
(Comédie musicale peut-être)!
Samedi, 8 janvier 2011
Bus jusque Ground Zero.
Promenade à pied en passant par Ground Zero, Battery Park, prendre le ferry pour Staten Island aller retour directe, Wall street, Century 21, traversée du pont de Brooklyn. Passer dans Chinatown et Little Italy, ainsi que le flatiron (à pied ou en bus à définir).
Bus tour de nuit départ à 19h.
Dimanche, 9 janvier 2011
Dernière promenade a pied dans Central Park, monter jusque la 89th street et descendre par l’upper east side en passant par quelque coin célèbre du quartier de NYC et de la série gossip girl.
Patinoire, luge, … relax dans Central Park (dans la neige!?)
Départ de l’hôtel pour NEWARK à 14h en Taxi? D’ailleurs est-ce qu’il existe des taxis pour 5 personnes? Ou d’autres idées p-ê?
Je voulais quand même préciser que nous ne sommes pas musée d’ordinaire, mais que l’on a choisi ceux qui nous semblait les plus intéressant pour satisfaire toute la famille, nous ne comptons pas passer des heures et des heures dedans, juste ce qui nous plait « vite fait, bien fait » comme on dit.
J’aimerais surtout savoir votre avis, si pour vous cela semble faisable dans le temps, vos conseils, … Ainsi que vos avis au niveau des restos pas trop chers, simple menu, … où l’on pourrait aller le soir. Mais pour midi aussi plutôt des restos rapides (style de roulotte, fast food, …).
Merci d’avance
Découverte de New York en amoureux: que faire? English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà, avec mon chéri ( Nous avons 20 ans tout les deux ^^ ) , nous partons à New-York en Mars durant une semaine ... J'aurai deux petites questions à poser ...
1) Qu'avez-vous comme conseils à nous donner ? Bons restos ? Endroits branchés , excursion ( du genre parc zoologique, musée de cire ?? ) ? Enfin, je veux toutes les idées, tout est bon à prendre !
J'y étais déjà allée il y'a deux ans, j'avais eu l'occasion de voir Central Park, la statue de la liberté, Time Square, L'Empire State Building, etc
2) Nous avons réservé nos billets via Connexions.be, et en fait je reçois les billets sur mon adresse mail... Dois-je juste les imprimer et arriver le jour du départ avec ? Ou il y'a d'autres démarches à faire étant donné que c'est par internet ? Car je n'ai pas eu de précisions ... :S
Je vous remercie à tous ! :)
Voilà, avec mon chéri ( Nous avons 20 ans tout les deux ^^ ) , nous partons à New-York en Mars durant une semaine ... J'aurai deux petites questions à poser ...
1) Qu'avez-vous comme conseils à nous donner ? Bons restos ? Endroits branchés , excursion ( du genre parc zoologique, musée de cire ?? ) ? Enfin, je veux toutes les idées, tout est bon à prendre !
J'y étais déjà allée il y'a deux ans, j'avais eu l'occasion de voir Central Park, la statue de la liberté, Time Square, L'Empire State Building, etc
2) Nous avons réservé nos billets via Connexions.be, et en fait je reçois les billets sur mon adresse mail... Dois-je juste les imprimer et arriver le jour du départ avec ? Ou il y'a d'autres démarches à faire étant donné que c'est par internet ? Car je n'ai pas eu de précisions ... :S
Je vous remercie à tous ! :)
Trouver sur Berlin des sorties accessibles pour personnes en fauteuil roulant? English translation pending
bonjour à toutes et tous,
je me présente je suis Aurelie je suis éducatrice et j'ai pour projet de venir avec des personnes handicapés adultes se déplaçant en fauteuil roulant en Allemange pour leur vacances du 27 au 31 décembre 2010, plus excatement à Berlin en ce qui concerne l'hébergement nous avons ce qu'il faut. par contre concernant les sorties dans Berlin je suis à la recherche d'une personne ou plusieurs qui pourraient m'indiquer si les sorties que l'on a en vu sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant. car hélas niveau 2iéme langue je suis pas forte :-) en vous remerciant de m'accorder de votre temps libre pour faire ces recherches. ah oui j'oubliais ma responsable de m'a parle que sur Berlin il existe des soirées cabarets ??? mais je ne trouve pas de résultats, pouvez vous regarder à ça aussi ? les sorties :
Check point Charlie Postdam L'église Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche partiellement détruit par les bombardements La coupole de Reichstag Musée des juifs les Hackesche Höfe (S Bahn Hackescher Markt) : typique du vieux Berlin Musée Egyptien Zoo La porte de brandebourg East side gallery ( mur de Berlin) Kadewe ( grand magasin de l’enseigne KADEWE) Croisiere en bateau Madame Tussauds ( musée de personnalités en cire) The story of Berlin
encore merci, j'attends vos réponses. et si vous avez d'autres suggestions de sorties N' HESITEZ pas !!!
je me présente je suis Aurelie je suis éducatrice et j'ai pour projet de venir avec des personnes handicapés adultes se déplaçant en fauteuil roulant en Allemange pour leur vacances du 27 au 31 décembre 2010, plus excatement à Berlin en ce qui concerne l'hébergement nous avons ce qu'il faut. par contre concernant les sorties dans Berlin je suis à la recherche d'une personne ou plusieurs qui pourraient m'indiquer si les sorties que l'on a en vu sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant. car hélas niveau 2iéme langue je suis pas forte :-) en vous remerciant de m'accorder de votre temps libre pour faire ces recherches. ah oui j'oubliais ma responsable de m'a parle que sur Berlin il existe des soirées cabarets ??? mais je ne trouve pas de résultats, pouvez vous regarder à ça aussi ? les sorties :
Check point Charlie Postdam L'église Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche partiellement détruit par les bombardements La coupole de Reichstag Musée des juifs les Hackesche Höfe (S Bahn Hackescher Markt) : typique du vieux Berlin Musée Egyptien Zoo La porte de brandebourg East side gallery ( mur de Berlin) Kadewe ( grand magasin de l’enseigne KADEWE) Croisiere en bateau Madame Tussauds ( musée de personnalités en cire) The story of Berlin
encore merci, j'attends vos réponses. et si vous avez d'autres suggestions de sorties N' HESITEZ pas !!!
Séjour à Londres pour des mineurs English translation pending
Bonjour à Tous.
Je pars du 21 au 26 octobre 2010 à Londres
Le problème est que nous sommes tous mineur (17 ans), allons nous rencontrer des problèmes à la douane?
Nous avons tous le passeport suisse sauf un (portugais)
Ensuite londres c'est une grande ville quel sont nos risque entant que touriste mineur?
Qu'est ce que je peux faire d'intéressant à Londres durant notre séjour? Nous avons des billets pour un match le samedi 23 octobre.
Merci beaucoup d'avance
Je pars du 21 au 26 octobre 2010 à Londres
Le problème est que nous sommes tous mineur (17 ans), allons nous rencontrer des problèmes à la douane?
Nous avons tous le passeport suisse sauf un (portugais)
Ensuite londres c'est une grande ville quel sont nos risque entant que touriste mineur?
Qu'est ce que je peux faire d'intéressant à Londres durant notre séjour? Nous avons des billets pour un match le samedi 23 octobre.
Merci beaucoup d'avance
Sept à dix jours au Japon: budget, transports? English translation pending
Bonjour chers collegues fan de voyages!!😎
Mon rêve depuis l'enfance est d'aller au Japon ( et d'y travailler ou vivre), mais bon, j'ai eu 2 enfants depuis lors alors, le projet est quelque peu mis de côté :)
Depuis un certain temps j'économise afin de pouvoir enfin réaliser mon rêve, un voyage au Japon. Bien que mon budget soit assez bas, je pense y aller en avril-mai 2011.
Si qq pouvais me renseigner sur un premier voyage 'budgetaire' au Japon, ce serait bienvenu, car je ne sais vraiment pas par ou commencer, les possibilités sont énormes... et en lisant vos coms, je remarque que les explications sur les voyages en train on l'air assez... comment dire, pas compliquées mais plutôt 'complexes', ais-je tors?
Voilà, ce que j'aimerais voir (pour débuter) au pays du soleil levant:
Tokyo ( biensûr)
Kyoto (pour l'histoire et l'ambiance)
et enfin Tokushima à l'est de Shikoku (mais en été alors) pour le festival de danse Awa Odori => si je pars plus tard que prévu.
Merci pour votre aide!!
Fanny
ps. pour info: j'ai 29 ans. Le voyage durerais de 7 à 10 jours avec un budget de 1500euros (mais cela pourrait augmenter d'ici l'année prochaine) billet d'avion inclu. Cela ne me dérange pas de me déplacer en vélo ou à pied pour certains trajets, et enfin: je n'ai pas peur de dormir en classe zéro (dormoir..)😇 enfin, à la débrouille quoi!😊 et de manger râmens, sandwichs ou onigiris, du moment que je sois sur place, ca me convient 😏
Merci pour votre aide!!
Fanny
ps. pour info: j'ai 29 ans. Le voyage durerais de 7 à 10 jours avec un budget de 1500euros (mais cela pourrait augmenter d'ici l'année prochaine) billet d'avion inclu. Cela ne me dérange pas de me déplacer en vélo ou à pied pour certains trajets, et enfin: je n'ai pas peur de dormir en classe zéro (dormoir..)😇 enfin, à la débrouille quoi!😊 et de manger râmens, sandwichs ou onigiris, du moment que je sois sur place, ca me convient 😏
Bons plans pour deux nuits à Kuala Lumpur et trois à Singapour? English translation pending
boujour a tous😎
je me prepare a partir dans 1 mois pour faire un petit tour sur l indonesie
nous sommes 6
avant ca nous avons un vol nice kuala lumpur car voulons passer qq jours entre kuala lumpur et singapur
nous pensons rester 2 nuits sur kuala lumpur et 3 sur singapour
avez vous des conseils sur les priorites a faires dans ces 2 VILLES?
dans quel coin vaut mieux t il prendre un hotel?et d ailleurs si vous avez des bons plans....😉
j attends patiemment vos conseils
Merci d avance
Cherche type précis de voyage organisé à New York English translation pending
Bonjour,
Je me présente, je m'appelle Mehdi, et je suis à la recherche d'un voyage organisé à New York.
Un voyage tout-compris sauf tout ce qui concerne le vol, une navette nous ramènera donc à l’hôtel ( il peut être loin de la ville tant que la compagnie assurera les transports pour les visites ) avec un forfait demi-pension et une chambre pour 2 adultes, puis des visites compris dans le tarif vers tous les beaux monuments de New York ( Empire State Building, Ground Zero, Wall Street, Statue de la liberté, ONU, Zoo de Bronx, Museum of natural history... ), mais le plus important c'est d'avoir une liberté après ces visites, cinq jour de plus libres avant le retour serait parfaits !
Je me demande donc si ce genre d'offres existent, car j'ai cherché sur internet, et la plupart incluent le prix du vol ou ne proposent pas de journées de libres.
Merci d'avance !
Partir sur un coup de tête en Thaïlande: lieux avec des Français? English translation pending
bonjour à tous
Je souhaite partir en thaillande sur un coup de tete besoin de changer d'air et j'aimerais trouver des lieux ou il y a des français pour ne pas etre trop perdu ??
Pouvez vous m'aidé
Merci
Merci
Voyage la semaine de Noël autour de Kuala Lumpur English translation pending
😇Salut tout le monde !
Nous prevoyons un voyages en asie du sud est du 21 decembre au 21 janvier et sur les tres bon conseils une copine, nous avons preferes un paris kuala lumpur 1800 euros pour 4(2 adultes, deuxenfants, 2 et 6) a un paris bangkok 3000 euroos!!!!!! alors avis au amateurs, et vu que nous souhaitons rejoindre koh phangan qui est equidistand from bankok ou kuala... 😛a vaut le coup!Donc , du coup j' ai trouvé un vol allé simple kuala samui le 26 /12, assez chip;403euros, du coup je cherche des trucs a faire autour de kuala pour une semaine, peut etre quelqu un pourrait il me renseigner?vous connaissez un endroit sympa ou se poser ( plage ou campagne, le plus roots possible, budget serre) ou peut etre des trucs a voir absolument autour de kuala...ah oui, le site firefly .com semble inutilisable, peut etre que quelqu un en sait plus, je oudrais aussi discuter avec quelqu un qui a fait kuala surathani en train 😉 car j envisage cette possibilité qui a l air vraimment chip, bon merci , j attend avec impatience vos reponses
Avis sur quelques lodges autour d'Iquitos, Pérou English translation pending
Salut à tous !
Comme beaucoup, je souhaite terminer mon voyage de trois semaines au Pérou par quelques jours en Amazonie, mi septembre. Je voudrais aller dans la région d'Iquitos car j'ai de très bons échos, mais je ne sais pas où séjourner pour avoir des visites de qualité dans la jungle et un bon service.
J'ai cherché des conseils sur ce site et regardé un peu sur internet et j'ai fini par trouver ces quatre lodges : Lodge Piranha Ecoexplorer Tambo Yanayacu Lodge Amazon Rainforest Lodge Cumaceba Amazonia Tours
Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné et peut me donner son avis ?
Ou sinon me donner des critères pour les départager (loin ou pas de Iquitos, de l'Amazone...), car tous ont l'air de proposer les mêmes services et à peu près le même programme, et pour le même prix (200 euros pour trois jours et deux nuits tout inclu).
Merci !!
Comme beaucoup, je souhaite terminer mon voyage de trois semaines au Pérou par quelques jours en Amazonie, mi septembre. Je voudrais aller dans la région d'Iquitos car j'ai de très bons échos, mais je ne sais pas où séjourner pour avoir des visites de qualité dans la jungle et un bon service.
J'ai cherché des conseils sur ce site et regardé un peu sur internet et j'ai fini par trouver ces quatre lodges : Lodge Piranha Ecoexplorer Tambo Yanayacu Lodge Amazon Rainforest Lodge Cumaceba Amazonia Tours
Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné et peut me donner son avis ?
Ou sinon me donner des critères pour les départager (loin ou pas de Iquitos, de l'Amazone...), car tous ont l'air de proposer les mêmes services et à peu près le même programme, et pour le même prix (200 euros pour trois jours et deux nuits tout inclu).
Merci !!
Attendre pour acheter les billets d'avion pour la Thaïlande? English translation pending
salut à tous,
voilà je veux partir en thailande en février 2011, certains ont surement déjà lu certaines demandes de ma part (thuan et d'autres...)
Alors ma question.
Pour les vols sachant que ce sera pendant les vacances scolaires, faut il prendre les billets maintenant aux environs de 600 euros ou bien faut il attendre?
En fait les prix vont ils grimper ou au contraire des promos vont elles se faire?
Je suis adepte des voyages débrouille, mais en même temps je vois des circuits tout organisés 2 semaines dans mes dates au prix de 1250 euros. De ce fait je ne sais plus quoi faire!!!
600 euros de transports, il nous resterai 1100 euros environs sur place pour 2 soit 500,600 euros chacun, cela vous semble t il faisable? Je sais que tout dépend de ce que nous voulons faire, (quelques temples et population , nature kaoh yay, tiger temple... et finir 3 jours sur une plage ile.
Merci d'avance pour vos réponses
voilà je veux partir en thailande en février 2011, certains ont surement déjà lu certaines demandes de ma part (thuan et d'autres...)
Alors ma question.
Pour les vols sachant que ce sera pendant les vacances scolaires, faut il prendre les billets maintenant aux environs de 600 euros ou bien faut il attendre?
En fait les prix vont ils grimper ou au contraire des promos vont elles se faire?
Je suis adepte des voyages débrouille, mais en même temps je vois des circuits tout organisés 2 semaines dans mes dates au prix de 1250 euros. De ce fait je ne sais plus quoi faire!!!
600 euros de transports, il nous resterai 1100 euros environs sur place pour 2 soit 500,600 euros chacun, cela vous semble t il faisable? Je sais que tout dépend de ce que nous voulons faire, (quelques temples et population , nature kaoh yay, tiger temple... et finir 3 jours sur une plage ile.
Merci d'avance pour vos réponses
Itinéraire de trois semaines pour un voyage de noces dans l'Ouest américain en septembre 2011? English translation pending
Bonjour,
Après avoir parcouru moultes fois les sujets de conversation relatifs à l'ouest américain, après avoir consulté les guides ainsi que les blogs de voyage, je suis toujours aussi indécise par rapport à l'itinéraire à emprunter pour mon voyage de noce en septembre 2011.
Pourriez-vous m'aider à construire un itinéraire, en sachant ces quelques informations? - nous aimerions partir 3 semaines - Nous voudrions passer une journée aux studios Universal à LA, voir hollywood, une journée à Sea World San diego, une demi journée au zoo de San diego - Nous souhaiterions passer 2 jours à San Francisco - Nous souhaiterions passer 2-3 jours à Las Vegas - nous aimerions voir les parcs "incontournables" - nous aimerions voir les arches - J'ai très envie de voir Big Sur mais est-ce indispensable? - nous voudrions voir également des sequoias géants - mesa verde me semble très intéressant... - et enfin, j'aimerais vraiment passer par antelope canyon et lake powell...
Voilà pour une première idée, mais je suis nulle en organisation, et je n'ai pas la moindre idée de la façon dont goupiller tout ça...
J'espère que vous pourrez m'aider ;-) Merci d'avance
Après avoir parcouru moultes fois les sujets de conversation relatifs à l'ouest américain, après avoir consulté les guides ainsi que les blogs de voyage, je suis toujours aussi indécise par rapport à l'itinéraire à emprunter pour mon voyage de noce en septembre 2011.
Pourriez-vous m'aider à construire un itinéraire, en sachant ces quelques informations? - nous aimerions partir 3 semaines - Nous voudrions passer une journée aux studios Universal à LA, voir hollywood, une journée à Sea World San diego, une demi journée au zoo de San diego - Nous souhaiterions passer 2 jours à San Francisco - Nous souhaiterions passer 2-3 jours à Las Vegas - nous aimerions voir les parcs "incontournables" - nous aimerions voir les arches - J'ai très envie de voir Big Sur mais est-ce indispensable? - nous voudrions voir également des sequoias géants - mesa verde me semble très intéressant... - et enfin, j'aimerais vraiment passer par antelope canyon et lake powell...
Voilà pour une première idée, mais je suis nulle en organisation, et je n'ai pas la moindre idée de la façon dont goupiller tout ça...
J'espère que vous pourrez m'aider ;-) Merci d'avance
Visite des Châteaux de la Loire: sept jours suffisant? English translation pending
Ouf... j'ai tellement de questions, j'ai visité plein de sites, plein d'idées de visites et d'activités mais je me demande...
Est-ce que 7 jours est suffisant ? ou trop dans le sens que peut-être que 4 ou 5 jours seraient suffisant et de visiter plutôt une autre région ? (on pense passer 3 semaines en France... 1 semaine à Paris entre autres)
Faut savoir aussi qu'on n'aime pas se dépêcher. Mais on n'a certes pas envie de visiter tous les châteaux loin de là, je crois que deux ou trois seraient bien suffisants, les enfants vont se fatiguer mais en même temps il me semble avoir beaucoup de choses à faire et à voir à part les châteaux.
Est-ce qu'on devrait loger à un seul endroit durant le séjour qui serait comme le centre de la région ou il y a plus d'attraits ?
Ou faire un genre de roadtrip et changer de lodge à chaque jour ou presque?
La route des rois... ou la vallée des rois, selon ce que je crois fait à peu près 400 kms de Angers à Briare.
Mais il me semble que la partie Ouest est plus intéressante ?
Merci de bien vouloir m'aider ce sera notre premier séjour en France et pas facile de se démêler au départ.
Est-ce que 7 jours est suffisant ? ou trop dans le sens que peut-être que 4 ou 5 jours seraient suffisant et de visiter plutôt une autre région ? (on pense passer 3 semaines en France... 1 semaine à Paris entre autres)
Faut savoir aussi qu'on n'aime pas se dépêcher. Mais on n'a certes pas envie de visiter tous les châteaux loin de là, je crois que deux ou trois seraient bien suffisants, les enfants vont se fatiguer mais en même temps il me semble avoir beaucoup de choses à faire et à voir à part les châteaux.
Est-ce qu'on devrait loger à un seul endroit durant le séjour qui serait comme le centre de la région ou il y a plus d'attraits ?
Ou faire un genre de roadtrip et changer de lodge à chaque jour ou presque?
La route des rois... ou la vallée des rois, selon ce que je crois fait à peu près 400 kms de Angers à Briare.
Mais il me semble que la partie Ouest est plus intéressante ?
Merci de bien vouloir m'aider ce sera notre premier séjour en France et pas facile de se démêler au départ.
Voyager seul et plongée/apnée aux Philippines English translation pending
Bonjour,
je me trouve actuellement à Hong Kong et désire passer quelques semaines (jusqu'au 28 aout par exemple) aux Philippines pour plonger. Je voyage seul et n'ai encore réservé ni billet d'avion (j'ai vu des départs pour dimanche 8 aout 2010 et retour le 28 pour 370€ avec Cathays pacific) ni hébergement.
je cherche à plongée plus en apnée mais bien sûr plonger bouteilles c'est possible. J'ai un niveau 2 padi option profond. Ah oui, j'ai 35 ans.
J'aimerai trouver un ou des hébergements pas trop trop cher, étant donné que je souhaite rester une vingtaine de jour et ne pas bruler tout mon budget en logement 5 étoiles.
en cherchant sur les forums j'ai cru comprendre que Cebu serait une bonne destination vu la météo. Et que les fonds y sont vraiment magnifiques!
quelqu'un a t il des adresses de clubs et d'hôtels? je veux bien changer d'endroits aussi, ce n'est pas un soucis.
Y a t il possibilité de plonger avec des mantas/ requins baleines/ requins? Bon, je sais comme disait quelqu'un sur ce forum, on est pas au zoo! y'en a, tant mieux, y'en a pas, ...en ben y'a autre chose!
merci énormément.
Ronan
Voyage de quatre jours dans la région de Toronto avec enfants English translation pending
Bonjour,
Nous voulons aller passer quelques jours à Toronto et Niagara Falls. Nous avons une journée de prévue à Wonderland car j'ai des enfants de 10 et 14 ans donc, on ne peut pas passer à côté.
Comme ils n'ont jamais vu les chutes Niagara, nous voulons aller passer quelques heures dans cette région...et une fois rendu là-bas, on voulait aller à Marineland, mais je me demande si ça vaut vraiment la peine ??? J'y suis déjà allé et la dernière fois (il y a environ 11 ans), il me semble que j'avais été déçue...
Et j'aimerais savoir si quelqu'un peut me conseiller un hôtel (qui n'est pas hors de prix) et qui serait entre Toronto et Niagara Falls. Je pensait coucher un soir à Niagara falls et 2 ou 3 à Toronto, mais si j'avais un endroit à mi-chemin, ça serait plus utile...
Et une belle plage dans le même coin ???
Merci à l'avance de vos réponses ! Chantal
Nous voulons aller passer quelques jours à Toronto et Niagara Falls. Nous avons une journée de prévue à Wonderland car j'ai des enfants de 10 et 14 ans donc, on ne peut pas passer à côté.
Comme ils n'ont jamais vu les chutes Niagara, nous voulons aller passer quelques heures dans cette région...et une fois rendu là-bas, on voulait aller à Marineland, mais je me demande si ça vaut vraiment la peine ??? J'y suis déjà allé et la dernière fois (il y a environ 11 ans), il me semble que j'avais été déçue...
Et j'aimerais savoir si quelqu'un peut me conseiller un hôtel (qui n'est pas hors de prix) et qui serait entre Toronto et Niagara Falls. Je pensait coucher un soir à Niagara falls et 2 ou 3 à Toronto, mais si j'avais un endroit à mi-chemin, ça serait plus utile...
Et une belle plage dans le même coin ???
Merci à l'avance de vos réponses ! Chantal
Vacances courte durée..des suggestions? English translation pending
Bonjour, je viens des Laurentides et je me questionne beaucoup pour des petites vacances qui arrivent à grands pas....4 jours maximum en semaine. Camping, Auberge, USA, Québec...???? J'ai eu beau faire des recherches sur le site je suis complètement perdue. J'ai visité Charlevoix l'an passé en tente et j'ai tellement adoré mes vacances! Je me suis complètement sentie dépaysée. C'est justement des gens du forum qui m'avait pisté alors je tente ma chance encore une fois cette année. On dirait que je ne trouve rien cette année qui m'attire comme cette région, mais j'avoue que je me suis très peu promenée alors je ne connais pas grand chose du Québec et encore moins des États-Unis. Si vous avez des idées ou des endroits que vous avez vraiment appréciés cela pourrait m'aider. Merci!
Voyage de noces en Thaïlande du 29 septembre au 17 octobre English translation pending
Bonjour a tous😉
Voila nous parton pour notre voyage de noce mon mari et moi en vol sec ( premier voyage comme sa et premier voyage tout cours🙂 ) du 29 septembre au 17 octobre donc voila nous arrivons sur Bangkok le 30 septembre a 10h non comptons donc prendre une navette qui nous amene vers kho san road ou je cherche actuelement une guest house pas cher et sympa donc si vous avez des avis sur des endroits sympa n'hesitez pas a me donner je pense que ensuit on vas allé se balader vite fait le soir boire un coup et puis allé se reposer quand sa nous dira pas de prise de tetes pour le premier jour ensuite le 1er octobre je pense que le matin nous allons directement faire la grand palais le boudha d'emeraude et what pho que nous conseillez vous d'autre dans la ville ???? le 2 non adorerions voir le temple des tigre est ce que c'est faisable en une journée et comment vaut t'il mieu y allé en bus en trains ??? et le soir si on retre pas trop tard pareil balade dans la ville si vous connaissez des choses a voir ou a faire nous sommes preneur le 3 j'aimerai allé a Ayuthaya meme questions que pour le temple des tigres possible de le faire en une journée ou pas ?? car sinon on par le soir de aAyuthaya pour aller directement a chiang mai en train de nuit est ce que vous pensez que c'est possible ?? ensuite donc si c'est possible arrivé a chiang mai le 4 et faire le maetamann elephant camp et le Wat Suan Dok mais bien sur sur plusieurs jour sur chiang donc si adresse de bonne guest house et des chose a ne pas rater dite moi aussi puis ensuite vers le 7 octobre nous partons en avions avec airasia vers puket et puis la je vous dirai après pour la suite
voila deja si vous pouvez m'aider la dessus se serai cool merci 😉
Voila nous parton pour notre voyage de noce mon mari et moi en vol sec ( premier voyage comme sa et premier voyage tout cours🙂 ) du 29 septembre au 17 octobre donc voila nous arrivons sur Bangkok le 30 septembre a 10h non comptons donc prendre une navette qui nous amene vers kho san road ou je cherche actuelement une guest house pas cher et sympa donc si vous avez des avis sur des endroits sympa n'hesitez pas a me donner je pense que ensuit on vas allé se balader vite fait le soir boire un coup et puis allé se reposer quand sa nous dira pas de prise de tetes pour le premier jour ensuite le 1er octobre je pense que le matin nous allons directement faire la grand palais le boudha d'emeraude et what pho que nous conseillez vous d'autre dans la ville ???? le 2 non adorerions voir le temple des tigre est ce que c'est faisable en une journée et comment vaut t'il mieu y allé en bus en trains ??? et le soir si on retre pas trop tard pareil balade dans la ville si vous connaissez des choses a voir ou a faire nous sommes preneur le 3 j'aimerai allé a Ayuthaya meme questions que pour le temple des tigres possible de le faire en une journée ou pas ?? car sinon on par le soir de aAyuthaya pour aller directement a chiang mai en train de nuit est ce que vous pensez que c'est possible ?? ensuite donc si c'est possible arrivé a chiang mai le 4 et faire le maetamann elephant camp et le Wat Suan Dok mais bien sur sur plusieurs jour sur chiang donc si adresse de bonne guest house et des chose a ne pas rater dite moi aussi puis ensuite vers le 7 octobre nous partons en avions avec airasia vers puket et puis la je vous dirai après pour la suite
voila deja si vous pouvez m'aider la dessus se serai cool merci 😉
Avis sur itinéraire en Thaïlande du 13 au 30 août? English translation pending
Bonjour à tous!
Je fais mes recherches depuis le mois février pour organiser le voyage en Thailande du 13 Août au 30 Août!
J'ai eu beaucoup de mal à savoir si la pluie sera trés presente et j'ai changé de destination d'ile plusieurs fois alors je me suis dis que si je vous parlais de mes choix vous pourriez m'aider!!!😉
Arrivé à Bangkok le 14 Aout comme c'est un samedi on a décidé le KT GH, il est pas loin de l'aeroport prés des 2 métros et surtout il est proche du marché de Chachuchak(à voir surtout les week-end)donc on restera 2 nuits pour profiter du marché et de la piscine de l'hotel!!😛
le 16 &17 depart pour Kanchanaburi pour la balade à dos d'éléphant sur le bord de la riviere Kwaï et visite du temple de tigre! on hésite entre l'hotel Ploy ou le Pong Phen GH!
Le 18,19,20,21 Août retour sur Bangkok dans le quartier de Khaosan Road au Rambuttri village pas loin des temples au centre Bangkok et quartier animé, visite du zoo, on voulait aussi faire le Siam sea center, le MBK, le Platinium, le Playground, le park lumphini ect.....
le 22,23,24,25,26 Août destination Ko Samui au bill resort et là farniente, bronzette (j'espere que la mousson aura oublié de passer ces jours là!!😛)et si il fait beau peut etre Ko Pha Ngan????
et Le 27,28,29 Août retour sur Bangkok pour faire les dernieres visites et les klongs!!
Alors j'attends vos avis!!Merci en tout cas de m'avoir lu et je vous promets que je vous dirais si tout mes plans ont fonctioné!!!
Arrivé à Bangkok le 14 Aout comme c'est un samedi on a décidé le KT GH, il est pas loin de l'aeroport prés des 2 métros et surtout il est proche du marché de Chachuchak(à voir surtout les week-end)donc on restera 2 nuits pour profiter du marché et de la piscine de l'hotel!!😛
le 16 &17 depart pour Kanchanaburi pour la balade à dos d'éléphant sur le bord de la riviere Kwaï et visite du temple de tigre! on hésite entre l'hotel Ploy ou le Pong Phen GH!
Le 18,19,20,21 Août retour sur Bangkok dans le quartier de Khaosan Road au Rambuttri village pas loin des temples au centre Bangkok et quartier animé, visite du zoo, on voulait aussi faire le Siam sea center, le MBK, le Platinium, le Playground, le park lumphini ect.....
le 22,23,24,25,26 Août destination Ko Samui au bill resort et là farniente, bronzette (j'espere que la mousson aura oublié de passer ces jours là!!😛)et si il fait beau peut etre Ko Pha Ngan????
et Le 27,28,29 Août retour sur Bangkok pour faire les dernieres visites et les klongs!!
Alors j'attends vos avis!!Merci en tout cas de m'avoir lu et je vous promets que je vous dirais si tout mes plans ont fonctioné!!!
Camping pas cher à Prague? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai partir à Prague dans une semaine. Nous avons un très petit budget. Nous recherchons un camping, le moins cher possible, le confort n'étant pas l'essentiel.
Pouvez vous m'indiquer une adresse qui soit accessible en transport en commun ?!
Merci beaucoup.
Je souhaiterai partir à Prague dans une semaine. Nous avons un très petit budget. Nous recherchons un camping, le moins cher possible, le confort n'étant pas l'essentiel.
Pouvez vous m'indiquer une adresse qui soit accessible en transport en commun ?!
Merci beaucoup.
Observation des ours noirs en Mauricie? (Québec) English translation pending
Bonjour, nous faisons un circuit de 3 semaines au Quebec en famille (2 adultes et 3 enfants 16,14 et 10 ans)et il me manque une étape à boucler sur notre neuvième jour où je souhaite faire une étape intermédiaire entre Ottawa et le Lac Edouard (nuit à la seigneurie du Triton)
je fais appel à tous ceux qui peuvent me renseigner au sujet d'un plan "observation des ours noirs+Motel ou gîte" dans la région de la Mauricie , plus précisément vers St jean des piles ou Grand-mère pour la journée du 7 Août 2010.
Avec véhicule de location, nous arriverons d'Ottawa (368 Km /4H15 de route sur google map) .Je cherche donc une étape dans ce coin là pour 1nuit . J'ai un contact avec Eric, guide faunique , qui est sur Jean des piles mais je n'ai pas d'idées d'hebergements pour l'instant et je suis un peu perdue (Motel , gîtes, chalet par la sepaq?😕) Je pense que, entre temps, dans l'aprés-midi, nous irons visiter la cité de l'energie vers SHAWANIGAN(par exemple🙂)
Si vous avez d'autres idées (je sais que le Parc de la Mauricie est tout prêt mais je pense qu'il faut s'organiser au niveau "repas" car ce sont des lieux assez retirés donc comment faire?😛Est-ce compliqué, vais-je encore trouver de la place?)
Ou alors solution n°2: (j'attends aussi vos conseils😉!) Nous serons à partir du 10 août à Roberval pour 3 jours. J'ai prévu une journée au zoo de St félicien et une journée à Val Jabert, il nous reste une journée . Je peux programmer à ce moment là une visite avec un guide faunique(plutôt observation des ours de préfèrence) 😉 quelqu'un a-t-il une adresse (pour trouver un guide) à me recommander donc vers le Lac St Jean?
(J'attends aussi vos bons conseils pour un hébergement pour la nuit du 7 août dans le secteur Mauricie😛) Merci d'avance à tous et à toutes! Stéfanie(dom family)
Avec véhicule de location, nous arriverons d'Ottawa (368 Km /4H15 de route sur google map) .Je cherche donc une étape dans ce coin là pour 1nuit . J'ai un contact avec Eric, guide faunique , qui est sur Jean des piles mais je n'ai pas d'idées d'hebergements pour l'instant et je suis un peu perdue (Motel , gîtes, chalet par la sepaq?😕) Je pense que, entre temps, dans l'aprés-midi, nous irons visiter la cité de l'energie vers SHAWANIGAN(par exemple🙂)
Si vous avez d'autres idées (je sais que le Parc de la Mauricie est tout prêt mais je pense qu'il faut s'organiser au niveau "repas" car ce sont des lieux assez retirés donc comment faire?😛Est-ce compliqué, vais-je encore trouver de la place?)
Ou alors solution n°2: (j'attends aussi vos conseils😉!) Nous serons à partir du 10 août à Roberval pour 3 jours. J'ai prévu une journée au zoo de St félicien et une journée à Val Jabert, il nous reste une journée . Je peux programmer à ce moment là une visite avec un guide faunique(plutôt observation des ours de préfèrence) 😉 quelqu'un a-t-il une adresse (pour trouver un guide) à me recommander donc vers le Lac St Jean?
(J'attends aussi vos bons conseils pour un hébergement pour la nuit du 7 août dans le secteur Mauricie😛) Merci d'avance à tous et à toutes! Stéfanie(dom family)
Réserve Indri indri à Madagascar English translation pending
bonjour sur la route de tana a tamatave je souhaiterai visite la réserve des indri-indri est ce possible d'avoir un hôtel sur la réserve ou pas très loin merci de votre aide. j'aimerai aussi avoir votre avis sur les compagnies de bus qui assurent cette destination. alex
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Intérêt de visiter le barrage d'Itaipu au départ d'Iguaçu? English translation pending
On me propose, à partir d'Iguaçu de visiter cette centrale hydroélectrique. Je suis un peu sceptique. Qui l'a vu ? est ce que ça vaut le coup ?
Meilleur itinéraire Québec - Virginia Beach? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum. Nous partons à Virginia Beach le 24 juillet au matin et aimerions savoir quel est le meilleur trajet pour y aller. Devons-nous passer par la Beauce, Montréal, ... ? De plus, nous aimerions arrêter coucher en chemin, connaissez-vous un bel endroit à 10-12 heures de Québec ? Nous avons prévu de petites activités, soit aller au Bush Garden, visiter la base navale, aller au zoo et à l'aquarium .... en connaissez-vous d'autres à ne pas manquer en Virginie ou dans les environs ?
De plus, j'ai entendu parler qu'on pouvait acheter des ticket de péage, comment ça fonctionne ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Voyage au Sénégal avec deux enfants (10 et 7 ans): hôtel familial et excursion? English translation pending
notre pojet et de partire en decembre au senegale avec nos 2 enfants un garçon de10 ans et une fille de7 ans
nous voudrions des renseignement sur le senegale au niveau hotel familiale
excurssion se qui faut voir et se qui ne faut pas voir
merci d avance pour vos reponse
Voyage seule avec mon fils de 4 ans Rome-Naple English translation pending
Bonjour, je pars seule dans quelques jours avec mon fils de 4ans , rome et naples en 8 jours au programme(4+4)
J essaie de monter un programme avec de bons compromis et un budget assez serré , quelques visites mais aussi des moments agreables et adaptés pour mon fils (je pensais notamment au zoo et pique nique dans les jardins borghese, la bocca della verita ... histoire qu'il profite pleinement et ne s'ennuie pas!!)
Pour Naples je ne sais pas encore trop ...
J aimerais savoir pour ceux qui connaissent s'il est vrai que le mercredi au vatican, il y a un peu moins de monde a l interieur (benediction papale du mercredi sur la place st pierre ) s il vaut mieux que je reserve en ligne pour eviter a fiston la queue
Pour Naples les sites a ne pas manquer...qui pourront intéresser un enfant de cet age et les tarifs des traversees capri car c'est vraiment mon incontournable , conseillerez vous egalement procida??(sachant qu il faut que je lui prévoie quand même une journee pour faire trempette!!!)
Merci d avance 🙂🙂
J essaie de monter un programme avec de bons compromis et un budget assez serré , quelques visites mais aussi des moments agreables et adaptés pour mon fils (je pensais notamment au zoo et pique nique dans les jardins borghese, la bocca della verita ... histoire qu'il profite pleinement et ne s'ennuie pas!!)
Pour Naples je ne sais pas encore trop ...
J aimerais savoir pour ceux qui connaissent s'il est vrai que le mercredi au vatican, il y a un peu moins de monde a l interieur (benediction papale du mercredi sur la place st pierre ) s il vaut mieux que je reserve en ligne pour eviter a fiston la queue
Pour Naples les sites a ne pas manquer...qui pourront intéresser un enfant de cet age et les tarifs des traversees capri car c'est vraiment mon incontournable , conseillerez vous egalement procida??(sachant qu il faut que je lui prévoie quand même une journee pour faire trempette!!!)
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