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Compte rendu d'une croisière dans la mer Baltique sur le Star Princess, le 31 juillet 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà enfin le CR de notre croisière sur la mer Baltique à bord du Star Princess.
Comme il se doit, je précise qu'il s'agit d'un avis PERSONNEL qui n'engage que moi.
Je ne détaille pas les caractéristiques du bateau, je pense qu’il est assez simple d’aller regarder les détails sur le site de Princess ou autre.
Je me contenterai donc de nos impressions personnelles et comparaisons avec RCI que nous connaissons bien maintenant.
ITINERAIRE :
Copenhague – Stockholm –Helsinki- St-Petersbourg- Tallinn- Gdansk – Oslo
10 nuits- 2 jours en mer
ARRIVEE
Nous avions un vol direct Air France.
Etions très contents d’avoir un vol le vendredi matin pour pouvoir profiter de Copenhague, mais Air France a annulé le vol, nous reportant sur celui de 17h40…qui a finalement été retardé de plus de 2h.
Fort heureusement, le taxi de l’aéroport était super sympa et nous a fait un chouette tour de la ville avec plein de commentaires.
Nous logions à l’hôtel Adina qui est vraiment extraordinaire. C’est le moins cher que j’avais trouvé pour 3 (130 EUR la nuit), il est tout près du port (on peut marcher si on n’a pas trop de bagages et qu’on est jeune et en pleine forme !!)
Et surtout, les chambres sont des appartements avec chambre séparée, tout équipés (cuisine complète , même machine à laver et sèche linge dans la salle de bains), on pourrait y vivre un mois sans problème !
Les bus sont très pratiques à utiliser et pas chers. De plus, tout le monde parle anglais, même les chauffeurs, ce qui rend la visite vraiment facile.
TRANSFERT HOTEL-PORT : nous avons pris le taxi.
Ils sont par contre très chers à Copenhague, mais ça doit pas être bien différent de ce qu’on rencontre à Paris…
EMBARQUEMENT
Nous sommes arrivés vers 11h00/11h30 au quai, avons donné les valises tout de suite.
A noter, nous avions mis un pack de 24 petites bouteilles (0,5L) d’eau dans un sac de voyage (pourtant souple) et nous l’avons retrouvé intact quelques heures après dans la cabine !
Dans le terminal (tente), il y avait d’assez longues files d’attente mais l’attente se fait par groupe (on reçoit un numéro) assis sur des chaises.
Finalement, on remarquera vite qu’avec notre fille, on nous a donné un numéro de groupe « prioritaire » car nous sommes assis avec un autre famille avec une poussette.
J’ai à peine eu le temps d’aller aux toilettes que mon groupe était déjà appelé.
Idem, grâce à notre fille, nous avons pu utiliser les guichets prioritaires !
Le check-in a donc été effectué en 5 min, ensuite photo et hop, dans le bateau !
Je pense qu’on était dedans à 11h30 maxi.
Nous avons déjà pu accéder à notre cabine et déposer nos bagages à main, bien pratique !
Nous sommes allés déjeuner au restaurant servi à la place, à savoir qu’il est toujours à l’embarquement mais peu de monde le sait, ils n’en font aucune pub donc c’était très calme et super agréable.
Nous avions vu sur le bateau Costa en train d’embarquer depuis notre table !!
CABINE
Nous avions une cabine intérieure au pont 9, extrêmement bien située près des escaliers et ascenseurs.
La taille était juste bien pour 3, un peu petit mais on s’y fait.
Nous avons beaucoup regretté l’absence de canapé comme chez RCI mais avons bien aimé le dressing qui « coupe » la cabine et permet de s’habiller en sortant de la salle de bains, sans être dans la chambre (aller voir le layout de la cabine sur le net , on comprend mieux !)
Les valises ont été délivrées rapidement, et le cabinier avait posé une protection sur le matelas pour ne pas salir le lit avec les valises, on a bien aimé !
Le cabinier, super sympa, est venu se présenter. Il a pris note lui-même de nos demandes (lits rassemblés en « queen » mais deux couettes individuelles, peignoirs, vider le mini-bar, apporter de la glace, nos heures approx. où nous aimons avoir notre cabine de faite, etc…)
Tout a été exécuté très rapidement, quasiment dans l’après-midi !
A savoir que le mini-bar refroidit vraiment, pas comme sur RCI ! C’est bien agréable !
Je mets également les commentaires sur le Room Service :
Avons utilisé tous les matins pour le petit déjeuner mais le choix est très limité, que du sucré
Je montais donc au buffet chercher ce qui manquait.
Par contre, ils viennent à l’heure et ne téléphonent pas avant, ça évite de réveiller toute la cabine !
Pour le midi et le soir, pas possible d’avoir des plats du resto servis en cabines (sauf en suite, avec supplément je crois), je trouve ça dommage. La liste des snacks gratuits n’est guère réjouissante (style fast food)
BATEAU/SERVICE
Très très beau bateau, déco plutôt chic et raffinée, avons beaucoup aimé.
Il n’y a pas le « WOW feeling » de RCI : pas de mur d’escalade, de patinoire, … c’est pas du tout une ambiance fun mais vraiment plus « luxe »
A savoir , en taille, le bateau est très haut et large pour seulement env 2600 passagers.
Avons comparé à quai avec le Jewel de RCI par exemple, et bien, il est bien plus imposant.
A bord, cela donne beaucoup d’espace, de très nombreux bars et salons différents.
En contrepartie, les pax se dispersent sur le bateau donc on n’est jamais gêné par la foule mais on se sent parfois un peu seul !! (si , si, même en plein mois d’août !)
Niveau personnel, le ratio crew/pax est très élevé, presque 1 membre d’équipage pour 2 passagers, c’est énorme et on le sent, ils sont aux petits soins partout.
Nous avons eu par contre du mal à nous repérer pendant plusieurs jours, car , habitués aux « Voyager » de RCI où on peut traverser le bateau à l’intérieur (promenade), nous étions souvent perturbés par le fait de devoir emprunter les ponts extérieurs pour aller où on voulait ou alors même parfois devoir monter au descendre pour traverser.
C’est un peu particulier, je n’aime pas vraiment mais c’est ce qui contribue à leur slogan « big ship, small feeling », à savoir, bateau énorme mais sentiment d’être sur un plus petit bateau.
Globalement, l’organisation est excellente et le service très attentif mais discret.
Nous l’avons préféré, et de loin, à celui de RCI qui est plus «bas de gamme » finalement, on préfère la réserve et la distance (au sens positif) de Princess aux exclamations des serveurs RCI , par exemple, ça m’insupporte qu’ils (serveurs et cabiniers) nous appellent par notre prénom, même si je sais que les américains (certains) adorent ça, pour nous, je trouve que c’est de l’intrusion, mais bon...encore une différence culturelle !
PASSAGERS
Là, ça a été notre plus grande surprise !
Voyageant en plein mois d’août, nous nous attendions à voir des familles mais non, on se serait parfois presque cru dans une maison de retraite !
Je précise, je n’ai évidemment rien contre les papy/mamy, mais voyageant en famille, il est plus simple pour nous quand il y a plus d’enfants, on a moins peur de gêner avec les notres et on se fait plus facilement des amis.
Il y avait donc seulement 156 enfants < 18 ans, dont 56 4-12 ans !!
On n’avait jamais vu ça !
Le bateau était souvent presque mort à 22h…, jamais de bousculades aux piscines non plus !
Niveau nationalités, surtout US /Canada puis UK, un peu Australie, un groupe mexicain, un petit groupe japonais et ensuite, très dispersé.
Env. 100 allemands, avons noté qq suisses francophones mais pas rencontrés de français (on cherche pas en vacances de toute façon !!)
Avons remarqué un groupe de 6 italiens…(vous imaginez bien comment !)
En tout cas, une clientèle fort agréable, très polie et disciplinée, ça repose !!
REPAS
Nous avons été franchement déçus, on s’attendait à mieux que RCI et pour nous, on a eu moins bien.
Au restaurant :
nous avions Anytime Dining, ça fonctionne parfaitement, aucune réservation à prendre et pas d’attente hors « heures de pointe » (et ça mangeait tôt vu l’âge des passagers, ça commence à 17h45)
pas la peine non plus de baiser les pieds du maitre d’hôtel pour avoir une table seuls, c’est bien sympa !
Le menu est en anglais mais il y a des traductions disponibles.
J’ai demandé une fois pour voir la version allemande et ai été très agréablement surprise par la grande qualité de la traduction. Donc je pense que le français doit être pareil.
Globalement, les noms des plats sont assez « pompeux » et ce qui arrive dans l’assiette est plus simple !
Sympa à la vue, pas mal au goût mais… INDIGESTE pour nous, bien trop gras.
Bcp de friture et de sauces « lourdes » (genre beurre blanc pour les poissons)
Bref, nous sommes allés deux fois au resto, et deux fois avons été malades, citrate de bétaine, alka seltzer et compagnie ont été au programme après
Nous n’avons donc pas renouvelé l’expérience !!
Au Buffet :
Il y a en fait deux buffets séparés de chaque côté du navire, ouverts selon l’affluence.
C’est génial.
Il y a toujours des places au calme l’après-midi et le soir, c’est super tranquille.
Les couverts sont déjà sur les tables et les boissons sont servies à la place, très très reposant!
Autre point super positif : c’est ouvert 24h/24 donc pas besoin de regarder la montre, on y va quand on a faim, point ! J’adore !
Le choix des plats est par contre bien plus limité que chez RCI au Windjammer.
Pas beaucoup de choix végétariens, les plats chauds sont souvent très gras et/ou frits, il faut aimer.
Par contre, les salades et notamment les salades composées sont extra.
Toujours du fromage, et même du « qui pue » selon ma fille !!
Les desserts, on aime ou pas, les tranches de gâteaux sont en tout cas très généreuses !!
Au International Café :
Ca, c’est LA trouvaille de ce bateau.
C’est en bas, dans l’atrium, c’est ouvert presque tout le temps (enfin, pas tard le soir par contre) et il y a toujours à manger et c’est gratuit !!
C'est génial, et le personnel super sympa
Au petit-déjeuner, ils font même des sandwiches comme les « eggmcmuffin » du mcdo
Le midi, il y a un beau choix de salades composées, sandwiches et tartes froides (quiches)
Le soir, du fromage aussi et toujours des gâteaux.
Des cookies tout chauds aussi qui sont délicieux.
Franchement, c’était notre endroit préféré !
On peut aussi se faire servir du café (toutes spécialités) à la place, et dans la porcelaine, c’est vraiment , vraiment sympa.
J’y retournerais rien que pour ça !!
Pas testé les restaurants payants.
ACTIVITES
Alors, là, c’est sûr, c’est plutôt adapté à la clientèle, donc « calme »… !
Les spectacles sont à 20h30/21h et plus tard, ça change tous les jours.
Avons vu les "production show", que nous avons trouvés excellents!
N’avons pas fréquenté la discothèque mais il y avait d’autres soirées dansantes à thème (country, 70’s) plus tôt dans d’autres salons, ce qui permet d’y aller en famille.
On a adoré le jeu "Love and Marriage", comme d'hab! (c'est niais, mais on rigole toujours)
Avons eu l’occasion de prendre des cours de danse, très sympas mais on retrouve toujours un peu les même personnes partout en fait, la petite minorité qui participe !
Du coup, avons gagné plusieurs bouteilles de champagne à différents jeux !
Les jours en mer, par contre, j'ai regretté l'absence d'activités.
Si on n’aime pas le bingo, le trivia ou les enchères, franchement , c’est l’horreur.
Surtout un jour où il a plu, donc oubliée la piscine, je tournais en rond, j’en avais vraiment ras-le-bol.
Je ne ferais JAMAIS une transat sur Princess, je mourrais d’ennui !!
DIVERS
Photos : sympas mais TRES chères : 19,90 $ par photo, y compris pour les photos de débarquement… avons été très déçus et du coup, nous ne posions même plus.
Langue : franchement, il FAUT parler anglais car c’est LA langue à bord
Nous avons bcp aimé car les traductions incessantes en espagnol sur RCI nous saoûlent vraiment.
Toutes les animations sont en anglais et c’est aussi la langue de la plupart des passagers.
Sinon, ma fille a réussi à parler allemand avec certaines serveuses et animatrices, pas essayé le français, encore moins répandu je crois !!
Club enfants :
L’équipe était sympa mais exclusivement anglophone (une anim parlait français et une autre un peu allemand, c’est tout ! sinon, qq mexicaines qui parlaient espagnols)
Avons bcp regretté la flexibilité de RCI.
Les horaires d’ouverture ne sont pas assez étendus et notamment en escale, si on veut laisser les enfants à bord, il faut s’inscrire à l’avance et ça raccourcit un peu les visites car les horaires ne sont pas vraiment adaptés.
Ex. le club ferme à 17h, même si le tous à bord n’est qu’à 18h.
De même, lors des escales, il n’y a pas d’activités prévues, les enfants font un peu ce qu’ils veulent. Ma fille a adoré mais certains enfants ayant besoin de plus d’encadrement risquent de s’y ennuyer.
Service "laundry"/pressing: une promo dans la semaine pour 1 sac à 20$, on peut y mettre TOUT ce qu'on veut du moment que ça tient dedans et ça revient lavé, séché et repassé! les chemises même sur cintre!
Une aubaine, ai réussi à mettre tout le linge sale de 3 personnes!! (non délicats)
EXCURSIONS/PORTS
Nous avons tout visité par nous même.
Avons aimé toutes les escales mais avons parfois souffert du manque de temps (Oslo)
Les gens ont été sympas et parlaient anglais partout, c’est donc super facile pour visiter.
Les cartes de crédit sont acceptées partout mais il faut bien avoir son code secret et parfois présenter une pièce d’identité.
Avoir des devises à l’avance est bien pratique pour les petites dépenses (bus, snacks, toilettes, …)
A savoir, j’avais tout commandé à l’avance sur le net (Yeschange), je n’y croyais pas et était un peu anxieuse de leur faire un gros virement et devoir recevoir mes devises par la Poste mais ça a été impeccable !
Leur taux est bien plus compétitif que celui des banques, et ils vendent même des travelers US pour pas très cher.
A savoir qu’on peut encaisser les travelers gratuitement sur le bateau à la réception, on peut même payer son compte à bord avec.
STOCKHOLM
Le bateau accoste en plein centre ville, env. 20 min de marche de la vieille ville. Tout se fait à pieds si on veut, où bus juste devant.
Nous avons bcp aimé mais il a bcp plu l’après-midi donc on a écourté la visite.
La ville est plutôt chère, il faut bien regarder les prix mais je dirais que c’est pas pire que Paris.
HELSINKI
Le bateau accoste pas très loin de la ville.
Il y a le bus de ville dans le port (ligne 16) et pour 6,80 EUR on reçoit un billet 24h.
En ville, on peut même prendre le tram 3 qui fait toute une boucle et permet de visiter assis !
Nous avons bcp aimé cette ville, le shopping est sympa aussi, surtout qu’ils ont l’euro !!
SAINT-PETERSBOURG
Nous avions choisi de nous débrouiller et avions donc nos visas individuels, demandés directement au consulat.
A savoir, un visa coûte 35 EUR, la demande n’est pas compliquée.
Et la lettre d’invitation ou voucher nécessaire a été fournie gratuitement par Princess.
Il a fallu un mail à notre agence de voyages qui a forwardé notre demande et dans l’après-midi, j’avais le voucher par mail au format pdf !
Franchement, c’est super simple pour avoir le visa.
Il faut juste environ 10 jours où il faut laisser le passeport au consulat.
Le bateau était au nouveau port « Marine Facade »
Il y a des taxis sur place et un dispatcheur qui parle anglais. Les prix sont fixes : 600 rub.
Il y a aussi un distributeur automatique dans le terminal et des jeunes filles parlant anglais pour vous renseigner.
Le premier jour, nous avions réservé une voiture avec chauffeur, nous avons payé 100 EUR pour toute la journée.
Il a pu venir nous chercher directement au terminal, l’entrée était gratuite pour les 10 premières minutes (attention aux guides qui veulent vous charger un péage pour l’entrée dans le port….)
Il nous a ensuite fait visiter toute la ville selon ce que nous voulions voir.
A savoir, en ville, il y a un bus « hop-on/hop off » city tours.
Il y a plein d’autres tours guidés en bus, mutilingues.
Idem pour les croisières sur les canaux, il y en a en anglais ou multilingues (avec mp3)
Il y a aussi des visites guidées de groupe en anglais pour pas cher, souvent le matin.
Bref, pour qui veut visiter seul, il y a moyen !
Sur ce site, vous trouverez aussi différentes recommandations pour des guides indépendants.
Le deuxième jour, nous sommes partis seuls en ville.
Avons pris le bus et le métro.
En fait, la station de métro n’est pas bien loin du port (env.30-45 min de marche selon le dock) et il y a même des minibus qui font le trajet , mais on les a vus trop tard !
Avions rendez-vous en ville avec une jeune étudiante en français rencontrée sur ce forum qui nous a fait découvrir d’autres parties de sa ville + partager un peu de sa vie, c’était très intéressant et bien plus passionnant que les discours « standards » des guides.
Nous nous sommes ensuite baladés seuls, avons un peu fait les magasins et sommes rentrées au port.
A savoir que les gens rencontrés étaient sympas mais la difficulté de communication était bien là, l’anglais n’est pas encore très répandu même dans le commerce ! (et même au mcdo !)
TALLINN
Le port est en ville, env. 10-15 min de marche pour la vieille ville.
C’était assez touristique donc somme partis dans la ville moderne et avons fait un peu de shopping. Les prix sont sympas ;-)
L’escale était un peu courte avec un départ à 13h, mais on a bien apprécié l’après-midi sur le bateau car il faisait assez beau.
GDANSK
Le bateau accoste à Gdynia, qui est à env. 30 min de Gdansk.
Nous avons fait l’erreur de prendre le transfert en bus de Princess, c’était très très long, dans un bus pourri !!
Donc : prendre le taxi et le train, c bien mieux !
Ou alors louer une voiture, ils conduisent comme chez nous, et c’est vraiment LA ville où ma voiture m’a manqué, j’aurais bien aimé aller me promener dans différents endroits.
Gdansk est très touristique pour le centre ville, j’aurais préféré passez plus de temps ailleurs.
A noter que le shopping est TRES intéressant, on peut trouver de beaux vêtements pour pas cher, notamment des costumes pour les hommes. Nous avons été surpris.
OSLO
Le port est en plein centre ville, tout se fait à pieds et sinon, le réseau de transport en commun est très étendu et très pratique à utiliser. Même les automates parlent anglais !
L’escale était trop courte, seulement le matin, avons bcp aimé mais il aurait fallu plus de temps.
Voilà, en conclusion, un voyage magnifique !
Difficile de repartir !
Avons beaucoup aimé ce bateau et l’équipage fort sympathique.
Nous repartirions avec Princess mais uniquement entre adultes et pour des circuits « culturels ». J’aurais trop peur de m’ennuyer aux caraibes par exemple.
Pour nos futurs voyages, tant que notre fille est avec nous, nous restons avec RCI.
De plus, le prix est plus élevé pour l’instant chez Princess sur 2011 et 2012
Donc nous travaillons pour le moment à devenir membres « Diamonds » chez RCI !! (en 2012 normalement si tout va bien !!)
Filament
Voilà enfin le CR de notre croisière sur la mer Baltique à bord du Star Princess.
Comme il se doit, je précise qu'il s'agit d'un avis PERSONNEL qui n'engage que moi.
Je ne détaille pas les caractéristiques du bateau, je pense qu’il est assez simple d’aller regarder les détails sur le site de Princess ou autre.
Je me contenterai donc de nos impressions personnelles et comparaisons avec RCI que nous connaissons bien maintenant.
ITINERAIRE :
Copenhague – Stockholm –Helsinki- St-Petersbourg- Tallinn- Gdansk – Oslo
10 nuits- 2 jours en mer
ARRIVEE
Nous avions un vol direct Air France.
Etions très contents d’avoir un vol le vendredi matin pour pouvoir profiter de Copenhague, mais Air France a annulé le vol, nous reportant sur celui de 17h40…qui a finalement été retardé de plus de 2h.
Fort heureusement, le taxi de l’aéroport était super sympa et nous a fait un chouette tour de la ville avec plein de commentaires.
Nous logions à l’hôtel Adina qui est vraiment extraordinaire. C’est le moins cher que j’avais trouvé pour 3 (130 EUR la nuit), il est tout près du port (on peut marcher si on n’a pas trop de bagages et qu’on est jeune et en pleine forme !!)
Et surtout, les chambres sont des appartements avec chambre séparée, tout équipés (cuisine complète , même machine à laver et sèche linge dans la salle de bains), on pourrait y vivre un mois sans problème !
Les bus sont très pratiques à utiliser et pas chers. De plus, tout le monde parle anglais, même les chauffeurs, ce qui rend la visite vraiment facile.
TRANSFERT HOTEL-PORT : nous avons pris le taxi.
Ils sont par contre très chers à Copenhague, mais ça doit pas être bien différent de ce qu’on rencontre à Paris…
EMBARQUEMENT
Nous sommes arrivés vers 11h00/11h30 au quai, avons donné les valises tout de suite.
A noter, nous avions mis un pack de 24 petites bouteilles (0,5L) d’eau dans un sac de voyage (pourtant souple) et nous l’avons retrouvé intact quelques heures après dans la cabine !
Dans le terminal (tente), il y avait d’assez longues files d’attente mais l’attente se fait par groupe (on reçoit un numéro) assis sur des chaises.
Finalement, on remarquera vite qu’avec notre fille, on nous a donné un numéro de groupe « prioritaire » car nous sommes assis avec un autre famille avec une poussette.
J’ai à peine eu le temps d’aller aux toilettes que mon groupe était déjà appelé.
Idem, grâce à notre fille, nous avons pu utiliser les guichets prioritaires !
Le check-in a donc été effectué en 5 min, ensuite photo et hop, dans le bateau !
Je pense qu’on était dedans à 11h30 maxi.
Nous avons déjà pu accéder à notre cabine et déposer nos bagages à main, bien pratique !
Nous sommes allés déjeuner au restaurant servi à la place, à savoir qu’il est toujours à l’embarquement mais peu de monde le sait, ils n’en font aucune pub donc c’était très calme et super agréable.
Nous avions vu sur le bateau Costa en train d’embarquer depuis notre table !!
CABINE
Nous avions une cabine intérieure au pont 9, extrêmement bien située près des escaliers et ascenseurs.
La taille était juste bien pour 3, un peu petit mais on s’y fait.
Nous avons beaucoup regretté l’absence de canapé comme chez RCI mais avons bien aimé le dressing qui « coupe » la cabine et permet de s’habiller en sortant de la salle de bains, sans être dans la chambre (aller voir le layout de la cabine sur le net , on comprend mieux !)
Les valises ont été délivrées rapidement, et le cabinier avait posé une protection sur le matelas pour ne pas salir le lit avec les valises, on a bien aimé !
Le cabinier, super sympa, est venu se présenter. Il a pris note lui-même de nos demandes (lits rassemblés en « queen » mais deux couettes individuelles, peignoirs, vider le mini-bar, apporter de la glace, nos heures approx. où nous aimons avoir notre cabine de faite, etc…)
Tout a été exécuté très rapidement, quasiment dans l’après-midi !
A savoir que le mini-bar refroidit vraiment, pas comme sur RCI ! C’est bien agréable !
Je mets également les commentaires sur le Room Service :
Avons utilisé tous les matins pour le petit déjeuner mais le choix est très limité, que du sucré
Je montais donc au buffet chercher ce qui manquait.
Par contre, ils viennent à l’heure et ne téléphonent pas avant, ça évite de réveiller toute la cabine !
Pour le midi et le soir, pas possible d’avoir des plats du resto servis en cabines (sauf en suite, avec supplément je crois), je trouve ça dommage. La liste des snacks gratuits n’est guère réjouissante (style fast food)
BATEAU/SERVICE
Très très beau bateau, déco plutôt chic et raffinée, avons beaucoup aimé.
Il n’y a pas le « WOW feeling » de RCI : pas de mur d’escalade, de patinoire, … c’est pas du tout une ambiance fun mais vraiment plus « luxe »
A savoir , en taille, le bateau est très haut et large pour seulement env 2600 passagers.
Avons comparé à quai avec le Jewel de RCI par exemple, et bien, il est bien plus imposant.
A bord, cela donne beaucoup d’espace, de très nombreux bars et salons différents.
En contrepartie, les pax se dispersent sur le bateau donc on n’est jamais gêné par la foule mais on se sent parfois un peu seul !! (si , si, même en plein mois d’août !)
Niveau personnel, le ratio crew/pax est très élevé, presque 1 membre d’équipage pour 2 passagers, c’est énorme et on le sent, ils sont aux petits soins partout.
Nous avons eu par contre du mal à nous repérer pendant plusieurs jours, car , habitués aux « Voyager » de RCI où on peut traverser le bateau à l’intérieur (promenade), nous étions souvent perturbés par le fait de devoir emprunter les ponts extérieurs pour aller où on voulait ou alors même parfois devoir monter au descendre pour traverser.
C’est un peu particulier, je n’aime pas vraiment mais c’est ce qui contribue à leur slogan « big ship, small feeling », à savoir, bateau énorme mais sentiment d’être sur un plus petit bateau.
Globalement, l’organisation est excellente et le service très attentif mais discret.
Nous l’avons préféré, et de loin, à celui de RCI qui est plus «bas de gamme » finalement, on préfère la réserve et la distance (au sens positif) de Princess aux exclamations des serveurs RCI , par exemple, ça m’insupporte qu’ils (serveurs et cabiniers) nous appellent par notre prénom, même si je sais que les américains (certains) adorent ça, pour nous, je trouve que c’est de l’intrusion, mais bon...encore une différence culturelle !
PASSAGERS
Là, ça a été notre plus grande surprise !
Voyageant en plein mois d’août, nous nous attendions à voir des familles mais non, on se serait parfois presque cru dans une maison de retraite !
Je précise, je n’ai évidemment rien contre les papy/mamy, mais voyageant en famille, il est plus simple pour nous quand il y a plus d’enfants, on a moins peur de gêner avec les notres et on se fait plus facilement des amis.
Il y avait donc seulement 156 enfants < 18 ans, dont 56 4-12 ans !!
On n’avait jamais vu ça !
Le bateau était souvent presque mort à 22h…, jamais de bousculades aux piscines non plus !
Niveau nationalités, surtout US /Canada puis UK, un peu Australie, un groupe mexicain, un petit groupe japonais et ensuite, très dispersé.
Env. 100 allemands, avons noté qq suisses francophones mais pas rencontrés de français (on cherche pas en vacances de toute façon !!)
Avons remarqué un groupe de 6 italiens…(vous imaginez bien comment !)
En tout cas, une clientèle fort agréable, très polie et disciplinée, ça repose !!
REPAS
Nous avons été franchement déçus, on s’attendait à mieux que RCI et pour nous, on a eu moins bien.
Au restaurant :
nous avions Anytime Dining, ça fonctionne parfaitement, aucune réservation à prendre et pas d’attente hors « heures de pointe » (et ça mangeait tôt vu l’âge des passagers, ça commence à 17h45)
pas la peine non plus de baiser les pieds du maitre d’hôtel pour avoir une table seuls, c’est bien sympa !
Le menu est en anglais mais il y a des traductions disponibles.
J’ai demandé une fois pour voir la version allemande et ai été très agréablement surprise par la grande qualité de la traduction. Donc je pense que le français doit être pareil.
Globalement, les noms des plats sont assez « pompeux » et ce qui arrive dans l’assiette est plus simple !
Sympa à la vue, pas mal au goût mais… INDIGESTE pour nous, bien trop gras.
Bcp de friture et de sauces « lourdes » (genre beurre blanc pour les poissons)
Bref, nous sommes allés deux fois au resto, et deux fois avons été malades, citrate de bétaine, alka seltzer et compagnie ont été au programme après
Nous n’avons donc pas renouvelé l’expérience !!
Au Buffet :
Il y a en fait deux buffets séparés de chaque côté du navire, ouverts selon l’affluence.
C’est génial.
Il y a toujours des places au calme l’après-midi et le soir, c’est super tranquille.
Les couverts sont déjà sur les tables et les boissons sont servies à la place, très très reposant!
Autre point super positif : c’est ouvert 24h/24 donc pas besoin de regarder la montre, on y va quand on a faim, point ! J’adore !
Le choix des plats est par contre bien plus limité que chez RCI au Windjammer.
Pas beaucoup de choix végétariens, les plats chauds sont souvent très gras et/ou frits, il faut aimer.
Par contre, les salades et notamment les salades composées sont extra.
Toujours du fromage, et même du « qui pue » selon ma fille !!
Les desserts, on aime ou pas, les tranches de gâteaux sont en tout cas très généreuses !!
Au International Café :
Ca, c’est LA trouvaille de ce bateau.
C’est en bas, dans l’atrium, c’est ouvert presque tout le temps (enfin, pas tard le soir par contre) et il y a toujours à manger et c’est gratuit !!
C'est génial, et le personnel super sympa
Au petit-déjeuner, ils font même des sandwiches comme les « eggmcmuffin » du mcdo
Le midi, il y a un beau choix de salades composées, sandwiches et tartes froides (quiches)
Le soir, du fromage aussi et toujours des gâteaux.
Des cookies tout chauds aussi qui sont délicieux.
Franchement, c’était notre endroit préféré !
On peut aussi se faire servir du café (toutes spécialités) à la place, et dans la porcelaine, c’est vraiment , vraiment sympa.
J’y retournerais rien que pour ça !!
Pas testé les restaurants payants.
ACTIVITES
Alors, là, c’est sûr, c’est plutôt adapté à la clientèle, donc « calme »… !
Les spectacles sont à 20h30/21h et plus tard, ça change tous les jours.
Avons vu les "production show", que nous avons trouvés excellents!
N’avons pas fréquenté la discothèque mais il y avait d’autres soirées dansantes à thème (country, 70’s) plus tôt dans d’autres salons, ce qui permet d’y aller en famille.
On a adoré le jeu "Love and Marriage", comme d'hab! (c'est niais, mais on rigole toujours)
Avons eu l’occasion de prendre des cours de danse, très sympas mais on retrouve toujours un peu les même personnes partout en fait, la petite minorité qui participe !
Du coup, avons gagné plusieurs bouteilles de champagne à différents jeux !
Les jours en mer, par contre, j'ai regretté l'absence d'activités.
Si on n’aime pas le bingo, le trivia ou les enchères, franchement , c’est l’horreur.
Surtout un jour où il a plu, donc oubliée la piscine, je tournais en rond, j’en avais vraiment ras-le-bol.
Je ne ferais JAMAIS une transat sur Princess, je mourrais d’ennui !!
DIVERS
Photos : sympas mais TRES chères : 19,90 $ par photo, y compris pour les photos de débarquement… avons été très déçus et du coup, nous ne posions même plus.
Langue : franchement, il FAUT parler anglais car c’est LA langue à bord
Nous avons bcp aimé car les traductions incessantes en espagnol sur RCI nous saoûlent vraiment.
Toutes les animations sont en anglais et c’est aussi la langue de la plupart des passagers.
Sinon, ma fille a réussi à parler allemand avec certaines serveuses et animatrices, pas essayé le français, encore moins répandu je crois !!
Club enfants :
L’équipe était sympa mais exclusivement anglophone (une anim parlait français et une autre un peu allemand, c’est tout ! sinon, qq mexicaines qui parlaient espagnols)
Avons bcp regretté la flexibilité de RCI.
Les horaires d’ouverture ne sont pas assez étendus et notamment en escale, si on veut laisser les enfants à bord, il faut s’inscrire à l’avance et ça raccourcit un peu les visites car les horaires ne sont pas vraiment adaptés.
Ex. le club ferme à 17h, même si le tous à bord n’est qu’à 18h.
De même, lors des escales, il n’y a pas d’activités prévues, les enfants font un peu ce qu’ils veulent. Ma fille a adoré mais certains enfants ayant besoin de plus d’encadrement risquent de s’y ennuyer.
Service "laundry"/pressing: une promo dans la semaine pour 1 sac à 20$, on peut y mettre TOUT ce qu'on veut du moment que ça tient dedans et ça revient lavé, séché et repassé! les chemises même sur cintre!
Une aubaine, ai réussi à mettre tout le linge sale de 3 personnes!! (non délicats)
EXCURSIONS/PORTS
Nous avons tout visité par nous même.
Avons aimé toutes les escales mais avons parfois souffert du manque de temps (Oslo)
Les gens ont été sympas et parlaient anglais partout, c’est donc super facile pour visiter.
Les cartes de crédit sont acceptées partout mais il faut bien avoir son code secret et parfois présenter une pièce d’identité.
Avoir des devises à l’avance est bien pratique pour les petites dépenses (bus, snacks, toilettes, …)
A savoir, j’avais tout commandé à l’avance sur le net (Yeschange), je n’y croyais pas et était un peu anxieuse de leur faire un gros virement et devoir recevoir mes devises par la Poste mais ça a été impeccable !
Leur taux est bien plus compétitif que celui des banques, et ils vendent même des travelers US pour pas très cher.
A savoir qu’on peut encaisser les travelers gratuitement sur le bateau à la réception, on peut même payer son compte à bord avec.
STOCKHOLM
Le bateau accoste en plein centre ville, env. 20 min de marche de la vieille ville. Tout se fait à pieds si on veut, où bus juste devant.
Nous avons bcp aimé mais il a bcp plu l’après-midi donc on a écourté la visite.
La ville est plutôt chère, il faut bien regarder les prix mais je dirais que c’est pas pire que Paris.
HELSINKI
Le bateau accoste pas très loin de la ville.
Il y a le bus de ville dans le port (ligne 16) et pour 6,80 EUR on reçoit un billet 24h.
En ville, on peut même prendre le tram 3 qui fait toute une boucle et permet de visiter assis !
Nous avons bcp aimé cette ville, le shopping est sympa aussi, surtout qu’ils ont l’euro !!
SAINT-PETERSBOURG
Nous avions choisi de nous débrouiller et avions donc nos visas individuels, demandés directement au consulat.
A savoir, un visa coûte 35 EUR, la demande n’est pas compliquée.
Et la lettre d’invitation ou voucher nécessaire a été fournie gratuitement par Princess.
Il a fallu un mail à notre agence de voyages qui a forwardé notre demande et dans l’après-midi, j’avais le voucher par mail au format pdf !
Franchement, c’est super simple pour avoir le visa.
Il faut juste environ 10 jours où il faut laisser le passeport au consulat.
Le bateau était au nouveau port « Marine Facade »
Il y a des taxis sur place et un dispatcheur qui parle anglais. Les prix sont fixes : 600 rub.
Il y a aussi un distributeur automatique dans le terminal et des jeunes filles parlant anglais pour vous renseigner.
Le premier jour, nous avions réservé une voiture avec chauffeur, nous avons payé 100 EUR pour toute la journée.
Il a pu venir nous chercher directement au terminal, l’entrée était gratuite pour les 10 premières minutes (attention aux guides qui veulent vous charger un péage pour l’entrée dans le port….)
Il nous a ensuite fait visiter toute la ville selon ce que nous voulions voir.
A savoir, en ville, il y a un bus « hop-on/hop off » city tours.
Il y a plein d’autres tours guidés en bus, mutilingues.
Idem pour les croisières sur les canaux, il y en a en anglais ou multilingues (avec mp3)
Il y a aussi des visites guidées de groupe en anglais pour pas cher, souvent le matin.
Bref, pour qui veut visiter seul, il y a moyen !
Sur ce site, vous trouverez aussi différentes recommandations pour des guides indépendants.
Le deuxième jour, nous sommes partis seuls en ville.
Avons pris le bus et le métro.
En fait, la station de métro n’est pas bien loin du port (env.30-45 min de marche selon le dock) et il y a même des minibus qui font le trajet , mais on les a vus trop tard !
Avions rendez-vous en ville avec une jeune étudiante en français rencontrée sur ce forum qui nous a fait découvrir d’autres parties de sa ville + partager un peu de sa vie, c’était très intéressant et bien plus passionnant que les discours « standards » des guides.
Nous nous sommes ensuite baladés seuls, avons un peu fait les magasins et sommes rentrées au port.
A savoir que les gens rencontrés étaient sympas mais la difficulté de communication était bien là, l’anglais n’est pas encore très répandu même dans le commerce ! (et même au mcdo !)
TALLINN
Le port est en ville, env. 10-15 min de marche pour la vieille ville.
C’était assez touristique donc somme partis dans la ville moderne et avons fait un peu de shopping. Les prix sont sympas ;-)
L’escale était un peu courte avec un départ à 13h, mais on a bien apprécié l’après-midi sur le bateau car il faisait assez beau.
GDANSK
Le bateau accoste à Gdynia, qui est à env. 30 min de Gdansk.
Nous avons fait l’erreur de prendre le transfert en bus de Princess, c’était très très long, dans un bus pourri !!
Donc : prendre le taxi et le train, c bien mieux !
Ou alors louer une voiture, ils conduisent comme chez nous, et c’est vraiment LA ville où ma voiture m’a manqué, j’aurais bien aimé aller me promener dans différents endroits.
Gdansk est très touristique pour le centre ville, j’aurais préféré passez plus de temps ailleurs.
A noter que le shopping est TRES intéressant, on peut trouver de beaux vêtements pour pas cher, notamment des costumes pour les hommes. Nous avons été surpris.
OSLO
Le port est en plein centre ville, tout se fait à pieds et sinon, le réseau de transport en commun est très étendu et très pratique à utiliser. Même les automates parlent anglais !
L’escale était trop courte, seulement le matin, avons bcp aimé mais il aurait fallu plus de temps.
Voilà, en conclusion, un voyage magnifique !
Difficile de repartir !
Avons beaucoup aimé ce bateau et l’équipage fort sympathique.
Nous repartirions avec Princess mais uniquement entre adultes et pour des circuits « culturels ». J’aurais trop peur de m’ennuyer aux caraibes par exemple.
Pour nos futurs voyages, tant que notre fille est avec nous, nous restons avec RCI.
De plus, le prix est plus élevé pour l’instant chez Princess sur 2011 et 2012
Donc nous travaillons pour le moment à devenir membres « Diamonds » chez RCI !! (en 2012 normalement si tout va bien !!)
Filament
Escalade et plongée en Thaïlande English translation pending
Bonjour, je vien vers vous pour avoir des renseignement sur l'escalade en thailande les lieux des sites de grimpe , partant en juin savoir si la meteo sera correcte dans c'est endroit et sur les sites de plongés aussi.
Merci😉
Escalader le mont Fuji English translation pending
Bonjour!
Nous avons l'intention de grimper au sommet du Mont Fuji au mois d'août, de le faire de nuit pour être au sommet lors du lever du soleil.
Quelles voies recommandez-vous?
Les chemins sont-ils suffisamment bien balisés pour le faire sans guide?
Qu'en est-il du mal des montagnes?
Merci de partager avec moi vos expériences!
Atsuko
Escalade de roche en Inde English translation pending
Quelqu'un a-t-il des informations par rapport à l'escalade de roche en Inde?
Je chercherais des endroits assez populaires pour qu'il y ait disons au moins 25 escaladeurs dans les environs.
Merci!
Je chercherais des endroits assez populaires pour qu'il y ait disons au moins 25 escaladeurs dans les environs.
Merci!
Escalade au Mont Tremblant English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais passer 3 jours au parc du mont tremblant et je souhaiterais savoir s'il est possible de grimper.
J'ai vu sur le site de la sepaq qu'une via ferrata était proposée mais je préfère grimper.
Merci pour vos réponses. JM
Je vais passer 3 jours au parc du mont tremblant et je souhaiterais savoir s'il est possible de grimper.
J'ai vu sur le site de la sepaq qu'une via ferrata était proposée mais je préfère grimper.
Merci pour vos réponses. JM
Escalade/Grimpe en Croatie au mois d'avril English translation pending
Bonjour,
Avec 3 amis, nous allons partir d'ici 3 semaines en Croatie afin de découvrir l'univers de l'escalade là-bas. Si certains d'entre vous ont déjà pratiqué, je serais ravie d'avoir un peu vous retours et vos bons plans et vos conseils...
Merci à vous
Avec 3 amis, nous allons partir d'ici 3 semaines en Croatie afin de découvrir l'univers de l'escalade là-bas. Si certains d'entre vous ont déjà pratiqué, je serais ravie d'avoir un peu vous retours et vos bons plans et vos conseils...
Merci à vous
Escalade, plongée, découverte (Thaïlande) English translation pending
Je pars en Thailande 2 semaines en mars 2014 en solo. J'aimerai découvrir ce pays tout en faisant de la plongée bouteille et de l'escalade.
Y a t il une région propice à ce périple sur cette courte période ?
Merci d'avance...:)
Escalade via ferrata dans le Péloponnèse English translation pending
Bonjour
ou peut on faire de l'escalade via ferrata dans le Péloponnèse
Merci
Merci
Escalade à Kuala Lumpur? English translation pending
Bonjour,
je cherche des infos précises pour grimper dans les alentours de Kuala lumpur.
Merci
Escalader le mont Bromo en janvier? (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi arrivons demain matin (le 11 janvier) à Bali (Denpasar) pour 2,5 semaines. Une contrainte : être le 15 au soir à Bali, une amie nous rejoignant là-bas. J'aurais aimé savoir : - s'il est possible de faire l'aller-retour à Java pour escalader le mont Bromo dans cet intervalle de temps - si le temps couvert et pluvieux gâche la vue ou si l'on a quand même un beau spectacle au lever du soleil - en conclusion si ça vaut le coup de faire l'aller-retour en 4 jours à Java "seulement" pour le mont bromo et à cette période de l'année Merci d'avance !
Mon ami et moi arrivons demain matin (le 11 janvier) à Bali (Denpasar) pour 2,5 semaines. Une contrainte : être le 15 au soir à Bali, une amie nous rejoignant là-bas. J'aurais aimé savoir : - s'il est possible de faire l'aller-retour à Java pour escalader le mont Bromo dans cet intervalle de temps - si le temps couvert et pluvieux gâche la vue ou si l'on a quand même un beau spectacle au lever du soleil - en conclusion si ça vaut le coup de faire l'aller-retour en 4 jours à Java "seulement" pour le mont bromo et à cette période de l'année Merci d'avance !
Escalade du Kilimanjaro: refuges? English translation pending
Nous partirons pour le Kenya en février pour escalader le Kili. J'aimerais avoir des renseignements précis sur les refuges.Nous emprunterons la voie la plus facile, la Coca-Cola et nous coucherons dans les refuges.Y a-t-il de l'électricité, de l'eau courante, combien de personnes par chambre ou par dortoir? Y fait-il froid?
J'attends vos réponses avec plaisir.
Escalade en Amérique du Sud (Pérou-Bolivie) English translation pending
Bonjour, nous venons d'arriver à Huaraz au Pérou. Il semble assez difficile d'obtenir des infos sur les possibilités de grimpe autour d'ici sans devoir payer un guide pour nous accompagner. Nous avons tout notre matos et l'expérience avec nous...on voudrait donc bien y aller par nous même. Quekqu'un aurait-il des filons? Plus tard on ira aussi vers le Sud du Pérou puis en Bolivie, et toute info de grimpe pour ces régions est bienvenue! Merci!
Escalade en Thaïlande avec bébé English translation pending
Bonjour! Nous sommes sur le point de partir en Thailande pour un beau trois semaines dont au moins deux seront consacrées à l'escalade. Nous avons un bébé de 8 mois. Y a-t-il des gens qui ont vécu l'expérience? Des gens qui auraient des trucs à me donner? Des ..Oh n'oublie pas telle bébelle? Toutes vos idées sont les bienvenues. J'ai peur pour les vaccins aussi. Pas pour moi, mais pour bébé! J'ai voyagé souvent par le passé, mais on dirait que la petite chose qui dépend de moi (bah, pas tant que ça puisqu'elle mange et que je n'allaite plus) ça m'inquiète plus. Bref, j'aimerais bien être préparée adéquatement.
J'attends vos riches conseils!
Escalader l'Olympe: possible pour les débutants? (Grèce) English translation pending
Bonsoir.
En ce moment je prépare mon voyage de l'année prochaine, et un parent proche qui veut venir, m'a proposé la Grèce. Je fais donc le tour de ce qui m'intéresserai. Alors outre la région des météores et l'île de Santorin, il m'a suggéré l'escalade de l'Olympe.
Soyons clair: mon expérience (et la sienne) de la montagne se limite au ski en colo de vacance quand j'avais 9 ans. La sienne n'est guère meilleure (la coline du Ludopark à tremblay-en france, ça compte?).
On ne s'improvise pas alpiniste comme ça. Il me dit que ce n'est pas nécessaire, que l'Olympe c'est pas l'Everest, ni-même le Mont-Blanc et qu'avec un guide c'est sans danger. Qu'il n'est pas necessaire d'avoir du matériel ou d'être en excellente condition physique, qu'on peut monter au sommet à pied en suivant des chemins de randonnée. Il l'a lu sur internet.
Ca ne me rassure pas.
Donc pour ceux qui l'ont déjà fait. C'est comment? C'est accessible aux débutants ou c'est du suicide? Les guides ça coûte combien? Ils peuvent vous emmener au sommet où ça s'arrête à mi-chemin?
D'autres infos à faire partager? Par avance merci.
En ce moment je prépare mon voyage de l'année prochaine, et un parent proche qui veut venir, m'a proposé la Grèce. Je fais donc le tour de ce qui m'intéresserai. Alors outre la région des météores et l'île de Santorin, il m'a suggéré l'escalade de l'Olympe.
Soyons clair: mon expérience (et la sienne) de la montagne se limite au ski en colo de vacance quand j'avais 9 ans. La sienne n'est guère meilleure (la coline du Ludopark à tremblay-en france, ça compte?).
On ne s'improvise pas alpiniste comme ça. Il me dit que ce n'est pas nécessaire, que l'Olympe c'est pas l'Everest, ni-même le Mont-Blanc et qu'avec un guide c'est sans danger. Qu'il n'est pas necessaire d'avoir du matériel ou d'être en excellente condition physique, qu'on peut monter au sommet à pied en suivant des chemins de randonnée. Il l'a lu sur internet.
Ca ne me rassure pas.
Donc pour ceux qui l'ont déjà fait. C'est comment? C'est accessible aux débutants ou c'est du suicide? Les guides ça coûte combien? Ils peuvent vous emmener au sommet où ça s'arrête à mi-chemin?
D'autres infos à faire partager? Par avance merci.
Escalades du bout du monde, l'Ubaye English translation pending
Escalades du bout du monde en France, l’Ubaye
Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.
Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.
Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.
Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.
Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.
La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.
Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mangé une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.
Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.
La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.
L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.
Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.
Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.
Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.
La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !
Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.
De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.
Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !
En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !
Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.
Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.
Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !
Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.
Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.
Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.
Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.
Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.
Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.
Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.
Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.
La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.
Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mangé une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.
Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.
La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.
L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.
Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.
Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.
Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.
La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !
Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.
De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.
Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !
En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !
Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.
Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.
Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !
Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.
Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.
Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.
Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Escalade et hiking dans l'Ouest canadien et américain English translation pending
Bonjour, en début juin je part en road trip avec deux ami de québec pour l'ouest canadien et américain. Nous partont avec tout l'équipement de camping nécessaire pour 2 mois. Notre but principal c'est le hiking et lescalace et j'aimerais avoir des conseils sur les place pour grimper et quel park national aller.
voici une étinéraire aproximatif quon voudrais faire !
voici une étinéraire aproximatif quon voudrais faire !
Escalade de glacier au Pérou: budget et jours nécessaires? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous ferons un tour du Perou du nord probablement en avril. Nous comptons passer par Huaraz pour effectuer une randonnee de plusieurs jour. J'aurais aussi beaucoup aime faire de la marche/escalade de glacier. Auriez-vous des recommandations a ce sujet ? Budget, combien de jours sont necessaires ?
Merci !
Paucar
Nous ferons un tour du Perou du nord probablement en avril. Nous comptons passer par Huaraz pour effectuer une randonnee de plusieurs jour. J'aurais aussi beaucoup aime faire de la marche/escalade de glacier. Auriez-vous des recommandations a ce sujet ? Budget, combien de jours sont necessaires ?
Merci !
Paucar
Escalade de glace aux chutes de Montmorency: réserver à l'avance? (Québec) English translation pending
Bonjour,
Je pars au Québec en février et j'aimerai tenter l'escalade de glace aux chutes de Montmorency. Mais je ne trouve pas beaucoup d'infos sur cette activité. Doit-on impérativement réserver à l'avance ? Si oui quel organisme me conseillez-vous ?
Merci
Je pars au Québec en février et j'aimerai tenter l'escalade de glace aux chutes de Montmorency. Mais je ne trouve pas beaucoup d'infos sur cette activité. Doit-on impérativement réserver à l'avance ? Si oui quel organisme me conseillez-vous ?
Merci
Escalade à Koh Phi Phi English translation pending
Je suis a Koh PhiPhi, et je recommande a tous ceux qui souhaite faire de l'escalade (debutants ou professionnels) de se rendre dans le magasin CATS. (facebook :
http://www.facebook.com/group.php?gid=41729238924#!/group.php?gid=41729238924&v=wall )
J'ai grimpe avec eux, la vue depuis Tonsai Tower est imprenable! Service de qualite, guides experimentes, sourire, super accueil, bon matos. 15ans d'experiences sur l'ile ! Ils sont dans le Lonely. ce n'est pas le cas sur toute l'ile. En particulier Spidermonkey est a deconseiller par le manque de professionalisme et leur appetit pour l'argent !
J'insiste car leur affaire a pris un coup apres le Tsunami, et ils meritent vraiment le detour !
Bonne grimpe a tous !
😉
http://www.facebook.com/group.php?gid=41729238924#!/group.php?gid=41729238924&v=wall )
J'ai grimpe avec eux, la vue depuis Tonsai Tower est imprenable! Service de qualite, guides experimentes, sourire, super accueil, bon matos. 15ans d'experiences sur l'ile ! Ils sont dans le Lonely. ce n'est pas le cas sur toute l'ile. En particulier Spidermonkey est a deconseiller par le manque de professionalisme et leur appetit pour l'argent !
J'insiste car leur affaire a pris un coup apres le Tsunami, et ils meritent vraiment le detour !
Bonne grimpe a tous !
😉
Escalade à Tsaranoro (Madagascar) English translation pending
je vais dans le centre de madagascar en novembre2010 et aimerais escalader dans le secteur de tsaranoro. Quelq'un a t-il des renseignements et references de guide local capable de grimper et possedant le matériel requis afin de ne pas me charger inutilement depuis la france? il ne s'agit pas de faire des voies difficiles ( style Arnault Petit) mais dans ce domaine un bon professionnel est necessaire et je préfere avoir des infos de la part de grimpeurs ayant vu sur place, si cela se trouve...
Escalade dans le Hoggar en Algérie English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir grimper dans le Hoggar en oct/nov. D'après les informations que nous avons un guide semble obligatoire pour se rendre dans cette partie du pays. Avez vous des coordonnées de guides sérieux à nous communiquer? Des idées de tarifs? J'ai vu sur le site des tarifs variant de 55 à 150€ mais c'est assez large comme gamme tarifaire et je ne sais pas à quoi correspond ces tarifs (seulement le guide ou transport et logement compris...) Si vous avez des informations complémentaires à me communiquer j'en serai ravie! Merci d'avance,
Nous souhaitons partir grimper dans le Hoggar en oct/nov. D'après les informations que nous avons un guide semble obligatoire pour se rendre dans cette partie du pays. Avez vous des coordonnées de guides sérieux à nous communiquer? Des idées de tarifs? J'ai vu sur le site des tarifs variant de 55 à 150€ mais c'est assez large comme gamme tarifaire et je ne sais pas à quoi correspond ces tarifs (seulement le guide ou transport et logement compris...) Si vous avez des informations complémentaires à me communiquer j'en serai ravie! Merci d'avance,
Escalade pédestre sur le West Hignland Way? (Écosse) English translation pending
Bonjour,
je pars du 5 au 22 juillet pour faire la west highland way en Ecosse mais aussi pour grimper quand ce sera possible. L'idée est donc d'avoir les chaussons dans le sac pour grimper sur des blocs au passage. Je sais que le bloc n'est pas trop dans la culture locale mais la corde et reste du matériel seraient trop lourds dans le sac. Ma question est donc la suivante : y a-t-il des blocs sur la WHW et ensuite où aller pour en trouver ? Je souhaite visiter une île, je sais que sur Skye il y a des blocs mais apparemment beaucoup de midges aussi à cette période. Quel est votre avis ?
Merci
Escalader le Kociusko en Australie début janvier 2011 English translation pending
bonjours a tous
je chercher un guide ou une ou plusieurs personnes pour escalader le kosciusko en début janvier
si vous avez des adresses email pour un guide qui parle francais de préférence mais il peut etre anglais aussi
j'ai besoin de ses services pour le transfere de l'aéroport a l'entré du parc national et si jamais il veut se joindre a moi, pas de probleme
je suis seule et je suis un tres bon grimpeur et j'adore le hiking
bienvenue a tous
je chercher un guide ou une ou plusieurs personnes pour escalader le kosciusko en début janvier
si vous avez des adresses email pour un guide qui parle francais de préférence mais il peut etre anglais aussi
j'ai besoin de ses services pour le transfere de l'aéroport a l'entré du parc national et si jamais il veut se joindre a moi, pas de probleme
je suis seule et je suis un tres bon grimpeur et j'adore le hiking
bienvenue a tous
Escalade dans les magnifiques gorges de l'Ardèche English translation pending
Bonjour à tous!
J'aimerais partir 1 semaine cet été faire de la grimpe dans les magnifiques gorges de l'Ardèche. J'ai trouvé qqu sites sur internet qui décrivent qqu endroit qui ont l'air super. Cependant il était écrit qu'il fallait avoir des coinceurs, ... . Car l'équipement de base était vieux ou trop espacer.
J'ai un niveau 6a en tête ms je n'ai jamais du poser du matériel. Pouvez-vous me dire s'il y a des endroits sympa sans trop de monde où les voies sont bien équipées?
Les voies sont-elles facilement "trouvable" avec le topo de grimpe d'Ardèche?
Si en plus vous connaissez un endroit près d'un camping se serait magnifique!
De plus qu'elle période entre juin et septembre me conseilleriez vous?
Merci à tous🙂
Escalade en Argentine English translation pending
Bonjour,
nous serons en Argentine du 27/0709 au 26/08/09 et sommes prêts à emmener notre matériel d'escalade ? Pouvez vous svp me donner des informations sur des sites d'escalade praticables en cette période ou des informations sur des sites internet pour trouver des infos ?
Merci !
Tony Rasamoelina
nous serons en Argentine du 27/0709 au 26/08/09 et sommes prêts à emmener notre matériel d'escalade ? Pouvez vous svp me donner des informations sur des sites d'escalade praticables en cette période ou des informations sur des sites internet pour trouver des infos ?
Merci !
Tony Rasamoelina
Escalade en Inde English translation pending
Bonjour a tous,
Quelqu un pourrait-il me conseiller sur le meilleur endroit pour aller faire de l escalade en Inde? Connaissez-vous des ecoles qui fournissent l equipement? A quel prix?
Je vous remercie, Catherine
Escalade, trekking, randonnée, canyoning et spéléologie à Cuba English translation pending
Bonjour à tous,
mon amoureux et moi étions à Cuba au mois de février (magnifique pays que je recommande chaudement, surtout si vous partez en casas). On a pu faire un peu d'escalade, de randonnées et découvrir une nature magnifique. Il y a de plus en plus de possibilités de faire des activités "natures" à Cuba, malheureusement elles sont apparemment peu représentées dans les séjours et activités proposés par les agences. Voila donc nos quelques connaissances à Cuba des personnes pouvant vous aider à organiser une sortie escalade, un trekking, une sortie canyoning...
Viñales: escalade: Deux frères nous ont permis d'escalader un peu. Tres sympas, ils nous ont fourni tout le matériel (de bonne qualité). Pour les trouver, il suffit de marcher dans la rue principale de Viñales en direction du Palenque, sur le trottoir du coté de l'église. Il y a un petit grimpeur dessiné à coté de la porte de la maison.
Gibara (petit port dans la région d'Holguin): nous avons fait une randonnée avec Pedro J. Pérez Hernandez. C'est le directeur du musée d'histoire naturelle de Gibara. C'est une personne très gentille et ayant une grande connaissance de la region. Il est possible de le contacter par email: mhn_g@bioeco.ciges.inf.cu, par téléphone: chez lui: 5223-2810 (je ne connais pas l'indicateur de Cuba), au travail: (53)(24)844-458. Il travaille avec des agences, mais organise aussi pour des particuliers. Il peut organiser des trekkings sur plusieurs jours, il a du matériel pour faire des sorties escalade, faire des descentes en rappel. Il nous a dit d'ailleurs qu'il y avait des falaises toujours vierges de voies, et qu'il aimerait connaitre la cotation de certaines autres. Bref, a bon entendeur... Son adresse, enfin: Apartado n°216 - Holguin CP 80100 - Cuba. Il est aussi plongeur et spéléologue (cuba est truffée de caves), et peut donc vous renseigner sur ces activités à Cuba. Toujours à Gibara, nous avons visité une grotte avec Jocelyn (speleologue) pour guide. Lui aussi, très compétent, énormément de connaissances, une grande humanité, et beaucoup d'humour! Il est également plongeur. Ces deux personnes, ainsi que le personnel du musée d'histoire naturelle, pourront surement vous aider à organiser votre séjour, ou bien vous indiquer quelqu'un qui le pourra.
Trinidad: On a fait une de ces excursions touristiques pour aller jusqu'à une cascade (Topes de Collante). En discutant avec la guide, on a appris qu'il est possible d'organiser trekking, canyoning, escalade, alors que les agences de Trinidad ne proposent rien de ce genre (ils vendent des randonnées en catamaran et de la plongée principalement). On peut donc contacter directement les guides (professionnels, agréés) par email: comercial@topescom.co.cu ou par telephone: 0142-540231.
Les cubains sont très serviables, généreux, et humains. Il ne faut pas hésiter à leur demander conseils quant à ce que vous voulez découvrir à Cuba.
J'espère que cela vous sera utile!
mon amoureux et moi étions à Cuba au mois de février (magnifique pays que je recommande chaudement, surtout si vous partez en casas). On a pu faire un peu d'escalade, de randonnées et découvrir une nature magnifique. Il y a de plus en plus de possibilités de faire des activités "natures" à Cuba, malheureusement elles sont apparemment peu représentées dans les séjours et activités proposés par les agences. Voila donc nos quelques connaissances à Cuba des personnes pouvant vous aider à organiser une sortie escalade, un trekking, une sortie canyoning...
Viñales: escalade: Deux frères nous ont permis d'escalader un peu. Tres sympas, ils nous ont fourni tout le matériel (de bonne qualité). Pour les trouver, il suffit de marcher dans la rue principale de Viñales en direction du Palenque, sur le trottoir du coté de l'église. Il y a un petit grimpeur dessiné à coté de la porte de la maison.
Gibara (petit port dans la région d'Holguin): nous avons fait une randonnée avec Pedro J. Pérez Hernandez. C'est le directeur du musée d'histoire naturelle de Gibara. C'est une personne très gentille et ayant une grande connaissance de la region. Il est possible de le contacter par email: mhn_g@bioeco.ciges.inf.cu, par téléphone: chez lui: 5223-2810 (je ne connais pas l'indicateur de Cuba), au travail: (53)(24)844-458. Il travaille avec des agences, mais organise aussi pour des particuliers. Il peut organiser des trekkings sur plusieurs jours, il a du matériel pour faire des sorties escalade, faire des descentes en rappel. Il nous a dit d'ailleurs qu'il y avait des falaises toujours vierges de voies, et qu'il aimerait connaitre la cotation de certaines autres. Bref, a bon entendeur... Son adresse, enfin: Apartado n°216 - Holguin CP 80100 - Cuba. Il est aussi plongeur et spéléologue (cuba est truffée de caves), et peut donc vous renseigner sur ces activités à Cuba. Toujours à Gibara, nous avons visité une grotte avec Jocelyn (speleologue) pour guide. Lui aussi, très compétent, énormément de connaissances, une grande humanité, et beaucoup d'humour! Il est également plongeur. Ces deux personnes, ainsi que le personnel du musée d'histoire naturelle, pourront surement vous aider à organiser votre séjour, ou bien vous indiquer quelqu'un qui le pourra.
Trinidad: On a fait une de ces excursions touristiques pour aller jusqu'à une cascade (Topes de Collante). En discutant avec la guide, on a appris qu'il est possible d'organiser trekking, canyoning, escalade, alors que les agences de Trinidad ne proposent rien de ce genre (ils vendent des randonnées en catamaran et de la plongée principalement). On peut donc contacter directement les guides (professionnels, agréés) par email: comercial@topescom.co.cu ou par telephone: 0142-540231.
Les cubains sont très serviables, généreux, et humains. Il ne faut pas hésiter à leur demander conseils quant à ce que vous voulez découvrir à Cuba.
J'espère que cela vous sera utile!
Escalade à Krabi English translation pending
Hello, qui pourrait me dire quel est le meilleur plan pour se poser et pour faire de l'escalade à Krabi ? plages... Ao Nang ou Railay ?? Le plus pratique et un bon resort assez cool.
Autre chose : quelle est la meilleure plage à Koh Lanta ???
Merci à vous pour vos avis.🙂
Zanzibarine😊
Zanzibarine😊
Escalade au Laos English translation pending
Bonjour a tous,
Je projette courant du mois de novembre 2009 de me faire un petit voyage au laos
ce voyage a pour but de decouvrir le pay ou mes parents sont originaires, je souhaiterais de meme y rallier ma principale activites : l'escalade
Est ce certains d'entre vous connaitrez des secteurs abordables (niveau 5+/6a) ?
Hate de decouvrir cette region et qui fait parti de mes origines Je crois que la communaute francaise est aussi tres presente ca serait sympa de se rencontrer laba autour dun verre !
Jespere pouvoir organiser au mieu mon voyage, decouvrir et rencontrer plein de monde Merci davance a tous Nathalie
Hate de decouvrir cette region et qui fait parti de mes origines Je crois que la communaute francaise est aussi tres presente ca serait sympa de se rencontrer laba autour dun verre !
Jespere pouvoir organiser au mieu mon voyage, decouvrir et rencontrer plein de monde Merci davance a tous Nathalie
Escalades au Vietnam et en Thaïlande: matériel? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars au Vietnam et en Thailande cet été et j'ai bien envie de grimper la bas! je serais principalemen dans le nord Vietnam et le sud de la Thailande.
Est ce qu'il y a quelqu'un qui me renseigner sur des bons spots, des topos, des sites, ...? De plus j'ai entendu dire que le matos de grimpe est bien meilleur marché en Thailande, qu'en est-il?
je vous remercie a tous et bonne route!
je pars au Vietnam et en Thailande cet été et j'ai bien envie de grimper la bas! je serais principalemen dans le nord Vietnam et le sud de la Thailande.
Est ce qu'il y a quelqu'un qui me renseigner sur des bons spots, des topos, des sites, ...? De plus j'ai entendu dire que le matos de grimpe est bien meilleur marché en Thailande, qu'en est-il?
je vous remercie a tous et bonne route!