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Le Pérou: destination très populaire mais... English translation pending
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Itinéraire pour l'Islande en juin-juillet English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux à partir en islande du 23 juin au 14 juillet.
Notre itinéraire n’est encore défini complétement (il en est même qu’au début !!!), nous pensons réaliser qq parcours de randos de 3/4/5 jours dans le sud ouest durant deux semaines ensuite notre but est de louer une voiture pdt une semaine afin d’aller un peu plus loin et visiter d’autres coins bien sympas. Nous ne voulons pas tout voir (ce qui est impossible de toute manière) et réaliser le tour de l’ile en car ne nous intéresse pas donc autant priviligier une partie de l’ile. Voila pour l’intro !
Nous partons avec qq jours de nourritures et la tente.
Je ne recherche pas de scan de cartes (on les trouvera la bas) mais plutot des itinéraires, donc si vous avez qq infos ….
Autre petite question, peut on se ravitailler facilement à Landmannalaugar ?
De plus si qq personnes vont à la même période il est possible de réaliser des portions ensemble ou faire du covoiturage ou autre …
Voili voila, vivement fin juin !!!!!!!!!!!! Et merci à ce forum qui nous a permis d’obtenir déjà pas mal d’info !!!! comment on faisait avant sans le net ?????????? Ciao, A vous lire .
Voili voila, vivement fin juin !!!!!!!!!!!! Et merci à ce forum qui nous a permis d’obtenir déjà pas mal d’info !!!! comment on faisait avant sans le net ?????????? Ciao, A vous lire .
La boulette de la délégation française en Thaïlande English translation pending
Sawadee
J imagine que nombreux sont ceux qui savent que JC (pas celui qui est mort sur une croix) le president Francais est actuellement en visite officielle en Thailande et bien sure il est accompagne de quelques ministres . Je ne sais pas si la presse Francaise vous en souffleras mot mais nos charmants ministres ont commis une erreur de protocole l un d entre a rien de trouver de mieux qu un costume noir alors que l on ne sepresente jamais devant le roi vetue de cette couleur . On se demande a quoi est payer le chef du protocole de l ambassade . Bien evidement que ce detail n as pas echappe a la presse locale
J imagine que nombreux sont ceux qui savent que JC (pas celui qui est mort sur une croix) le president Francais est actuellement en visite officielle en Thailande et bien sure il est accompagne de quelques ministres . Je ne sais pas si la presse Francaise vous en souffleras mot mais nos charmants ministres ont commis une erreur de protocole l un d entre a rien de trouver de mieux qu un costume noir alors que l on ne sepresente jamais devant le roi vetue de cette couleur . On se demande a quoi est payer le chef du protocole de l ambassade . Bien evidement que ce detail n as pas echappe a la presse locale
Hôtel Royal Decameron English translation pending
Bonjour à tous🙂
Nous partons pour le royal décameron.Panama le 6/02/06 prochain pour deux semaines.Nous avons épluché presque tous les commentaires favorables à l`exception d`un, mais personne ne parle des précautions à prendre vis à vis l`eau à boire.
Est-ce que c`est comme dans d`autres destinations tropicales où l`on doit s`assurer que l`eau utilisée par l`hotel est purificada?
Nous avons lu qu`on nous laisse une bouteille d`eau par jour dans notre chambre mais qu`en est-il des glacons qui accompagnent nos petits drinks🤪
Pour les buffets, c`est la même chose.
Il semble faire tellement chaud.Doit-on se méfier de tout ce qui est fait à base de produits laitiers?
On n`est pas moumoune de nature mais vait-mieu prévenir que guérir😉
Merci pour vos réponses.
Robdi.
Tibet mode d'emploi English translation pending
bon alors vu qu il y a un certain nombre de questions recurrentes sur le tibet et vu que c est la saison ou la plupart des gens y vont voici un petit topo, en esperant qu il vous sera utile...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
Two weeks under the Puglia sun
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.

Gran Canaria... a trip that wasn't exactly thrilling
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Back in Tunisia (live account)
Hi there,
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
The Two of Us in Istanbul: A Turkish Blue Round
Hello everyone,
I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.
Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.
As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it. Here we go!

I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.
Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.
As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it. Here we go!

Come discover the Gaspésie with me
Introduction
In this travel journal, you’ll find a list of all the activities we did during our road trip through the Gaspésie.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Gaspé - Forillon National Park - Interpretation Center Gaspé - Forillon National Park - Mont-Saint-Alban Trail Gaspé - Forillon National Park - La Chute Trail Gaspé - Forillon National Park - Les Graves Trail Percé - Rivière-aux-Émeraudes Waterfall Percé - Bonaventure Island National Park Percé - Hike at the Foot of Percé Rock Percé Geopark - Suspended Glass Platform Percé Geopark - Magic Forest Loop Percé Geopark - Belvedere Trails Percé Geopark - Springs and Les Pieds Croches Trails Percé Geopark - Crevasse Trail Percé Geopark - Grande Coupe Trail Percé Geopark - Grotto Path Bonaventure - Le Malin de la Rivière Bonaventure Maria - Grand Sault Waterfall Carleton-sur-Mer - Les Saults Waterfall - Éperlan Trail Matapédia - Two Rivers Belvedere Saint-Alexis-de-Matapédia - Dream Horizon Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Heart of the Plateaus Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Picot Waterfalls Saint-Alexis-de-Matapédia - Robitaille Stream Waterfalls Trail Saint-Alexandre-des-Lacs - Philomène Waterfall Saint-Ulric - Ti-Mé Waterfall
In this travel journal, you’ll find a list of all the activities we did during our road trip through the Gaspésie.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Gaspé - Forillon National Park - Interpretation Center Gaspé - Forillon National Park - Mont-Saint-Alban Trail Gaspé - Forillon National Park - La Chute Trail Gaspé - Forillon National Park - Les Graves Trail Percé - Rivière-aux-Émeraudes Waterfall Percé - Bonaventure Island National Park Percé - Hike at the Foot of Percé Rock Percé Geopark - Suspended Glass Platform Percé Geopark - Magic Forest Loop Percé Geopark - Belvedere Trails Percé Geopark - Springs and Les Pieds Croches Trails Percé Geopark - Crevasse Trail Percé Geopark - Grande Coupe Trail Percé Geopark - Grotto Path Bonaventure - Le Malin de la Rivière Bonaventure Maria - Grand Sault Waterfall Carleton-sur-Mer - Les Saults Waterfall - Éperlan Trail Matapédia - Two Rivers Belvedere Saint-Alexis-de-Matapédia - Dream Horizon Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Heart of the Plateaus Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Picot Waterfalls Saint-Alexis-de-Matapédia - Robitaille Stream Waterfalls Trail Saint-Alexandre-des-Lacs - Philomène Waterfall Saint-Ulric - Ti-Mé Waterfall
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Boucle 9/10 jours Bengalore - Hampi English translation pending
bonjour,
je projette de revenir en inde sur une boucle Bengalore hampi sur une petite dizaine de jours
périple court donc besoin d'infos pour voir si jouable
avec :
étape 1 : atterrissage Bengalore (apparemment le plus logique)
étape 2 : hampi 3 nuits (surement avec un train de nuit Bengalore-hampi)
étape 3 : ? peut être Mysore ? autre étape ? hassan ?
je suis preneurs d'infos ou d'idées carpe diem
je suis preneurs d'infos ou d'idées carpe diem
Encore un carnet sur le Sud-ouest mais sans 4x4 ni SUV (août-septembre 2019 ) English translation pending
Bonjour,
moi aussi je me décide à faire un carnet sur votre voyage dans le Sud-Ouest. Le point de départ a été une promotion Paris - L.A. à moins de 350 euros en février 2019. A partir de là nous avons tenté d'établir un circuit à peu près cohérent grâce à ce forum et des sites comme ouestusa, arizona-dream, sunset bld et roadtrippin. Merci à eux d'exister.
moi aussi je me décide à faire un carnet sur votre voyage dans le Sud-Ouest. Le point de départ a été une promotion Paris - L.A. à moins de 350 euros en février 2019. A partir de là nous avons tenté d'établir un circuit à peu près cohérent grâce à ce forum et des sites comme ouestusa, arizona-dream, sunset bld et roadtrippin. Merci à eux d'exister.
Récit de séjour 5 jours à Sainte-Lucie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes partis à deux adultes à Sainte Lucie en février dernier (2018), ci dessous le détail de notre séjour :
§ Transports et arrivée : Nous avions profité d'un séjour dans notre famille en Guadeloupe au mois de février, et avons choisi l'option billets d'avion depuis Pointe à Pitre pour nous rendre à Sainte Lucie. Le trajet se décompose d'environ 40min de vol de la Guadeloupe à la Martinique, puis de 15 petites minutes de vol de la Martinique à Sainte Lucie. Après avoir lu les déboires de certains voyageurs étant passés par la LIAT, nous sommes partis via Air Antilles Express, le vol étant également commercialisé par Air France avec un bagage en soute inclus (pour un prix quasi identique à celui d'Air Antilles). La compagnie d'Air Antilles propose des billets avec ou sans bagages en soute. Une boisson est servie lors du trajet PTP-FDF, le personnel parle français et est dans l'ensemble agréable. Nous sommes donc partis le dimanche de PTP à 16h00 pour une arrivée à l'aéroport de Castries à 18h35. Pour le retour, notre vol partait le vendredi à 18h00 pour une arrivée en Guadeloupe vers 20h30. Nous sommes donc restés 5 jours pleins sur l'île. Cela nous a semblé largement suffisant pour en explorer tous les contours. A notre arrivée, nous avons dû passer la douane, ce qui fut relativement rapide au vu des quelques passagers que nous étions à bord de l'avion. Les douaniers contrôlent minutieusement sous les yeux de tous les voyageurs les bagages de certaines personnes. Je pense que nous avons dû passer outre (comme tous les autres touristes) car un policier nous a demandé les raisons de notre séjour ainsi que le lieu où nous logions. Tant mieux car je n'avais pas vraiment envie de voir quelqu'un mettre le bazar dans ma valise… Nous avons ensuite récupéré la voiture de location à la sortie de l'aéroport et avons suivi notre hôte venue nous y accueillir (comme nous arrivions de nuit, il avait été convenu à l'avance qu'elle puisse nous montrer la route jusqu'au logement).
§ Logement :Nous avons choisi un airbnb un peu à la dernière minute mais notre choix s'est révélé être très bon ! Nous avons choisi le logement de Sophia par son prix très économique (155€ pour 5 nuits) qui est une maison située dans les hauteurs à Monchy (entre Castries et Rodney Bay, à environ 10min de la route principale de l'ile) : le premier étage est habité par Sophia et le rez de chaussée est laissé aux visiteurs. (La propriétaire réfléchit à échanger les étages, et donc prendre le studio pour elle au rez de chaussée, et laisser son appartement avec deux chambres aux visiteurs). L'entrée pour les visiteurs est totalement indépendante, il y a une place de parking devant l'entrée, et une petite terrasse avec des fauteuils. Nous étions donc logés dans un studio très propre et très spacieux (beaucoup plus que sur les photos ! quelle agréable surprise). Nous avons en toute honnêteté passé notre meilleur séjour via plateforme de réservation… Sophia fut une hôte extrêmement accueillante et disponible, n'hésitez pas à me demander ses coordonnées! N'hésitez pas à nous demander le lien Airbnb pour le logement !
§ Transports sur l'île :Nous avons loué une voiture chez Rentcars pour environ 250€ pour 5 jours (initialement un 4x4 Jimmy, mais nous avons été upgradé et avons eu un 4x4 +++). La gérante nous a accueilli à l'aéroport, et nous a bien expliqué les consignes de location, les conseils pour la conduite sur l'ile, etc… Prévoyez vraiment de prendre un 4x4, indispensable pour les routes très dégradées par endroit ! Ce fut notre première expérience avec la conduite à gauche ! Heureusement nous avions une automatique, ce qui permet de se concentrer davantage sur la circulation… L'axe principal entre Rodney Bay et Castries est souvent bouché aux heures de pointes, mais il faut savoir que les locaux sont très calmes en voiture et n'hésitent pas à vous laisser passer, même s'ils n'ont pas la priorité. La circulation est surtout visuelle (un signe de la main ou de la tête, un coup de klaxon pour dire allez-y!). (D'ailleurs, quelle ne fut pas notre déception de quitter cette ambiance cool pour revenir dans les bouchons parisiens, avec les gens qui tirent la tête…) Les routes principales de Sainte Lucie sont dans l'ensemble bien entretenues. Par contre dès que l'on emprunte les petites routes et les chemins pour accéder à des sites moins connus, cela se transforme parfois en une véritable aventure ! N'hésitez pas à demander conseil aux locaux avant de vous engager dans une voie qui semble peu praticable… Concrètement, il y a très peu d'indications sur les routes, hormis les grosses villes et les gros sites touristiques qui sont affichés sur des (petits) panneaux non officiels… La carte que nous avait fourni la gérante de la loc de voiture était très détaillée d'apparence, mais là encore les distances ne correspondaient pas réellement à la réalité, ce qui nous a valu quelques détours et embranchements ratés… Encore une fois, n'hésitez pas à demander votre chemin aux locaux, qui sont vraiment très sympas et aidants ! Petite anecdote : nous n'avons croisé qu'une seule voiture de touriste sur les 5 jours, nous avons trouvé cela très étonnant et surtout dommage, car Sainte Lucie ne se découvre pas que par ses plages et ses resorts...
§ Visites : - Jour 1 : Pigeon NP, Castries, Phare de la Vigie
Le 1er jour, nous sommes directement partis de Monchy pour Pigeon Island, en nous perdant un peu, certes, mais cela ne fait de mal, et nous a permis de découvrir d'autres coins : par exemple une superbe plage privée d'un hôtel à la pointe nord de l'île… Pigeon Island est un parc national à visiter (l'entrée n'est pas trop chère : environ 3€ par personne de mémoire). Nous y sommes restés environ 3 heures, nous avons pu nous baigner sur une des plages à l'intérieur du parc (conseil : y venir tôt, car ensuite les cars de touristes déferlent et prennent pleine possession des plages). Des miradors permettent d'apprécier la vue depuis les hauteurs du parc. Des panneaux indicatifs nous en apprennent plus sur l'histoire ainsi que la faune et la flore du parc. Visite vraiment très intéressante, nous en sommes repartis plein les mirettes grâce aux vues à couper le souffle sur la baie de Rodney ! Nous avons ensuite visité Castries, la capitale : sa cathédrale, les marchés (1 marché local et 1 marché plus à touristes), le petit parc à côté de la cathédrale, le grand parc qui permet d'arriver dans la ville… petit conseil : déambulez dans la ville à pied, elle n'est pas bien grande, et cela permet de bien s'imprégner de l'ambiance locale.. Nous sommes ensuite repartis de l'autre côté de Castries, derrière l'aéroport. Il y a la plage de la Vigie, plutôt calme car peu de touristes, mais la mer y est assez agitée. La petite route qui mène à l'aéroport est plutôt sympa, avec un cimetière typique caribéen (noir et blanc) et la vue sur la mer et la côté derrière. Nous sommes ensuite partis dans les hauteurs de cette petite pointe (nous nous sommes bien évidemment perdus : c'est devenu notre spécialité J). Cette petite aventure nous a permis de découvrir des vues supers sympa en contrebas de ce qui parait être une usine à l'abandon. D'ailleurs, celle-ci donne directement sur la piste d'atterrissage de l'aéroport, ce qui est assez sympa à voir lorsqu'un avion atterrit ! Le phare de la Vigie en lui-même n'a rien de bien intéressant, mais on peut profiter d'une vue à 360° sur Castries et la côte depuis la plateforme. En repartant vers le nord de l'île, juste après la plage de la Vigie, il y a une petite plage très sympa mais très compliquée d'accès. Le mieux est de se garer dans le Macci en face puis traverser la route.
Le 2ème jour, nous avons été sur la côte Est (et quel périple ce fut !). En fait nous avons voulu éviter les embouteillages sur la route principale de Castries en passant par les hauteurs à Babonneau (nous y avons d'ailleurs trouvé les gens très chaleureux, eux même étaient surpris de voir des touristes dans ce coin…). Nous avons donc traversé l'île par la seule route qui traverse l'île d'ouest en est. C'est une région de l'île encore très préservée avec sa forêt vierge. Les routes ne sont pas si abimées que ça. Nous nous sommes arrêtés dans un premier temps à Dennery, petit village de pêcheur avec quelques âmes. Il y a une très belle église et sur la plage des étals de ce qui semble être un ancien marché. Petit conseil : lorsque vous repartez sur la route en direction du sud, il y a un petit restaurant sur la gauche qui surplombe le village de Dennery. La vue y est tout simplement incroyable, alors cela mérite bien un petit stop ! Nous avons ensuite cherché les Sault Falls en sortant de Dennery. Suivre la direction de l'attraction dans la jungle. Nous nous sommes fiés à notre carte mais n'aurions pas du, car nous avons dépassé l'entrée des Sault Falls d'environ 30 minutes de piste (boue, chemin à peine assez étroit pour laisser passer notre 4x4). L'entrée se trouve enfait sur votre gauche quelques centaines de mètres après avoir dépassé le parc d'attraction. Il faut prendre comme point de repère une petite cabane verte désaffectée avec une entrée dans un grillage. L'entrée y est gratuite (nous n'avions pas vu de garde). La descente est bien entretenue et se fait en à peine 5 minutes. Avant d'arriver sur un site… tout simplement splendide ! Un énorme caillou est en suspension sur la falaise, et derrière nous apercevons la cascade sous un rayon de soleil. Après y être restés une bonne heure, nous sommes repartis en direction de Latille Falls, un peu plus bas avant d'arriver à Micoud. Ne ratez pas le chemin d'accès depuis la route principale : il est sur votre droite, mais le panneau l'indiquant se trouve dans le sens opposé… (le site étant privé, le reste du chemin a été très bien indiqué par le propriétaire). Le site a été complètement aménagé par le propriétaire : bungalows, parking, accueil, bar… il est très bien arboré et cela donne envie d'aller explorer son jardin. L'entrée coûte environ 20XCD (environ 6 euros) par personne. Nous descendons pendant 2 minutes via un escalier aménagé lui aussi avec une rampe (très sécurisé pour les enfants par exemple). Le site est agréable et le bassin très grand, il y a une seconde cascade en contrebas mais évitez de vous y aventurer au risque de ne pas pouvoir remonter… Le proprio a aménagé cet espace avec des bancs, hamacs, pontons, etc… Nous repartons après une petite heure vers le village de Micoud, sur lequel nous ferons un peu l'impasse sur la visite pédestre. Nous sommes allés jusqu'à la pointe de la ville qui permet d'avoir une vue d'un côté sur l'autre partie de la ville, et de l'autre côté sur la côte atlantique très sauvage. Direction Vieux Fort, nous n'avons fait que traverser le centre-ville en voiture, et nous sommes dirigés vers la pointe du Moule à Chique. Nous avons acheté à manger dans un petit bouiboui (un minibus aménagé faisant office de cantine scolaire pour les écoliers). Poulet, riz, salade de lentilles… pour à peine 2€ par personne ! Pour accéder au phare du Moule à Chique il faut suivre la route principale, qui emmène tout en haut. L'ancien phare est gardé par une maisonnette, demandez au propriétaire l'accès au phare, il vous l'indiquera sans problème. Depuis là-haut, la vue est superbe par beau temps et permet de voir les deux pitons, et les côtes Est et Ouest de l'île (apparemment on peut même apercevoir la Barbade par très beau temps…). Nous sommes remontés par la même route qu'à l'aller, mais le détour vaut le coup d'œil : dans les terres, le coucher de soleil sur les plantations de bananiers nous offre un magnifique spectacle de couleurs…
Le 3ème jour, journée repos = journée plage. Nous sommes allés à la fameuse Reduit Beach à Rodney Bay. Très belle plage, mais nous n'avons pas osé poser nos serviettes devant un hôtel, car les espaces sont bien délimités et réservés… aux clients des hôtels. Nous avons donc été tout à gauche de la plage, c'est un coin très sympa bien que les vendeurs locaux de produits et d'excursions peuvent parfois être un peu envahissants (un no thanks, un sourire et ils sont partis). Nous sommes ensuite partis à la plage de la Vigie, devant l'aéroport. Cette plage est un peu plus venteuse, donc avec plus de rouleaux, mais aussi plus calme. Le soir, Sophia, notre hôte, nous a emmenés dans une soirée locale à notre demande. Nous l'avons retrouvée dans un petit bar/restaurant qui ne paye pas de mine, dans le quartier de Trouya peu avant Castries. Nous y avons passé une soirée exceptionnelle, organisée par une chanteuse originaire de l'île, qui propose à chacun de participer. Nous avons donc vu défiler une bonne trentaine de chanteurs (de tous niveaux ^^). Cela dans une très bonne ambiance et jusqu'au bout de la nuit ! Par manque de place, certaines personnes assistaient même au spectacle depuis la rue…
Le 4ème jour, nous sommes partis en direction de la côte ouest dans le sud. Ce fut la journée la plus chargée, mais aussi celle où nous avons vu les plus beaux paysages. Marigot Bay : très beau petit village de pêcheurs, que l'on peut apercevoir dans la descente depuis Castries, bateaux très colorés, cabanes de pêcheurs etc… Le point négatif : les hôtels et les autocars de touristes qui gâchent un peu le paysage. Anse la Raye : très joli village également, maisons très colorées, petit marché devant la plage qui fait office de port, très belles fresques murales devant l'église. Canaries : mon village préféré… un vrai coup de cœur pour ce village multicolore, aux ruelles étroites. Ne pas hésiter à vous arrêter en prenant de la hauteur en direction de Vieux Fort, la vue sur les toits du village est splendide ! Soufrière : Nous avons rapidement fait le tour, et nous sommes garés au début de la ville. En se promenant nous avons senti une bonne odeur de pâtisseries, qui nous a amenée dans une petite maisonnette qui se trouvait être une boulangerie. Nous avons acheté une bonne quinzaine de pâtisseries locales pour à peine 3€… délicieux ! (nous nous sommes mêmes arrêtés au retour pour en reprendre…) Tet Paul Nature Trail : le chemin d'accès au site est facile à trouver car bien indiqué. Nous n'avions que peu de temps et avons décidé de faire ce petit parcours payant pour apercevoir petit et grand pitons. A l'arrivée, un grand parking permet aux autocars de déverser leurs flots de touristes… Ça sent la crème solaire… Des guides nous emmènent par petit groupe (nous étions seuls à ce moment-là, quelle chance !) à la découverte du jardin botanique, des plantes, et des paysages. Le guide, très sympathique, nous explique que les employés du site vivent en contrebas et gèrent leur propre exploitation agricole, c'est en quelque sorte un village autonome. Développement durable +1! Le guide nous pressait un peu, mais nous avons eu l'occasion de prendre de belles photos. Au final la balade aura duré 20 minutes… pour environ 7€ de droit d'entrée par personne. Si nous avions eu un peu plus de temps, nous aurions surement fait l'ascension du grand piton, qui peut se faire en 6h aller-retour. Il nous restait une bonne demi-journée à passer dans le sud de l'île, donc nous avons poursuivi notre route en passant par Choiseul (sympathique petit village de pêcheurs) puis Laborie (village de pêcheurs également), où nous nous sommes arrêtés sur une petite plage qui fait penser à la plage des salines en Martinique. Très calme et intimiste, située derrière un terrain de foot inoccupé, nous avons assisté à un superbe coucher de soleil sur l'eau.
Le 5ème jour, jour de notre départ… Après avoir dégusté un petit déjeuner typique Saint Lucien avec et préparé par Sophia notre hôte, nous sommes partis en direction de Cas en Bas Beach, non sans mal… en effet nous sommes passés par un chemin vraiment très escarpé en traversant Monchy (la voiture a failli ne pas s'en sortir, et nous non plus ^^). Mais il existe une route d'accès bien plus empruntable, en passant à travers le golf de Rodney Bay. Nous arrivons sur une plage située derrière un hôtel. Nous sommes sur la côte atlantique, donc assez venteuse et pleine d'algues à cette période. Nous y avons croisé des parapentes, des promeneurs à chevaux, et à l'entrée de la plage un petit restaurant avec un magasin de souvenirs. Il faut s'enfoncer un peu plus sur les côtés de la plage (pour notre part, côté gauche où la vue est superbe si l'on s'avance un peu sur les rochers). Nous sommes ensuite repartis sur la petite plage qui longe le Pigeon National Park, pour notre dernier bain à Sainte Lucie. Après 5 jours passés à traverser l'île de long en large, nous voilà revenus à l'aéroport de Castries pour le départ direction Pointe à Pitre. Je vous éviterai l'épisode horrible du vol retour, pendant lequel nous avons cru vivre nos dernières minutes, l'avion ayant plongé à pic en avant puis à droite pendant plusieurs secondes sans que nous ne sachions pour quelle raison… Petit conseil : ne prenez pas de jus de goyave dans l'avion en cas de turbulences, ça tache !
§ En résumé : les + et les -
- Ne pas hésiter à se perdre, que ce soit à pied ou en voiture, cela fait partie de l'aventure et permet de découvrir des personnes, des endroits, des vues, que l'on n'aurait jamais pu découvrir autrement !!! - La voiture permet aussi de s'aventurer dans des coins peu touristiques et donc authentiques, faire des arrêts dans des endroits auxquels on ne se serait pas arrêtés avec un bus par ex… - Nous nous sommes réellement sentis en sécurité tout au long de notre périple, les Saint Luciens sont des habitants très gentils, et disponibles.
J'espère avoir pu répondre aux interrogations de certains concernant Sainte Lucie, et j'espère surtout vous avoir convaincu de passer vos vacances sur cette île magnifique, et tellement différente de la Martinique ou la Guadeloupe, qui mérite d'être visitée autrement que par une simple escale de croisière… Viva Lucia !
Nous sommes partis à deux adultes à Sainte Lucie en février dernier (2018), ci dessous le détail de notre séjour :
§ Transports et arrivée : Nous avions profité d'un séjour dans notre famille en Guadeloupe au mois de février, et avons choisi l'option billets d'avion depuis Pointe à Pitre pour nous rendre à Sainte Lucie. Le trajet se décompose d'environ 40min de vol de la Guadeloupe à la Martinique, puis de 15 petites minutes de vol de la Martinique à Sainte Lucie. Après avoir lu les déboires de certains voyageurs étant passés par la LIAT, nous sommes partis via Air Antilles Express, le vol étant également commercialisé par Air France avec un bagage en soute inclus (pour un prix quasi identique à celui d'Air Antilles). La compagnie d'Air Antilles propose des billets avec ou sans bagages en soute. Une boisson est servie lors du trajet PTP-FDF, le personnel parle français et est dans l'ensemble agréable. Nous sommes donc partis le dimanche de PTP à 16h00 pour une arrivée à l'aéroport de Castries à 18h35. Pour le retour, notre vol partait le vendredi à 18h00 pour une arrivée en Guadeloupe vers 20h30. Nous sommes donc restés 5 jours pleins sur l'île. Cela nous a semblé largement suffisant pour en explorer tous les contours. A notre arrivée, nous avons dû passer la douane, ce qui fut relativement rapide au vu des quelques passagers que nous étions à bord de l'avion. Les douaniers contrôlent minutieusement sous les yeux de tous les voyageurs les bagages de certaines personnes. Je pense que nous avons dû passer outre (comme tous les autres touristes) car un policier nous a demandé les raisons de notre séjour ainsi que le lieu où nous logions. Tant mieux car je n'avais pas vraiment envie de voir quelqu'un mettre le bazar dans ma valise… Nous avons ensuite récupéré la voiture de location à la sortie de l'aéroport et avons suivi notre hôte venue nous y accueillir (comme nous arrivions de nuit, il avait été convenu à l'avance qu'elle puisse nous montrer la route jusqu'au logement).
§ Logement :Nous avons choisi un airbnb un peu à la dernière minute mais notre choix s'est révélé être très bon ! Nous avons choisi le logement de Sophia par son prix très économique (155€ pour 5 nuits) qui est une maison située dans les hauteurs à Monchy (entre Castries et Rodney Bay, à environ 10min de la route principale de l'ile) : le premier étage est habité par Sophia et le rez de chaussée est laissé aux visiteurs. (La propriétaire réfléchit à échanger les étages, et donc prendre le studio pour elle au rez de chaussée, et laisser son appartement avec deux chambres aux visiteurs). L'entrée pour les visiteurs est totalement indépendante, il y a une place de parking devant l'entrée, et une petite terrasse avec des fauteuils. Nous étions donc logés dans un studio très propre et très spacieux (beaucoup plus que sur les photos ! quelle agréable surprise). Nous avons en toute honnêteté passé notre meilleur séjour via plateforme de réservation… Sophia fut une hôte extrêmement accueillante et disponible, n'hésitez pas à me demander ses coordonnées! N'hésitez pas à nous demander le lien Airbnb pour le logement !
§ Transports sur l'île :Nous avons loué une voiture chez Rentcars pour environ 250€ pour 5 jours (initialement un 4x4 Jimmy, mais nous avons été upgradé et avons eu un 4x4 +++). La gérante nous a accueilli à l'aéroport, et nous a bien expliqué les consignes de location, les conseils pour la conduite sur l'ile, etc… Prévoyez vraiment de prendre un 4x4, indispensable pour les routes très dégradées par endroit ! Ce fut notre première expérience avec la conduite à gauche ! Heureusement nous avions une automatique, ce qui permet de se concentrer davantage sur la circulation… L'axe principal entre Rodney Bay et Castries est souvent bouché aux heures de pointes, mais il faut savoir que les locaux sont très calmes en voiture et n'hésitent pas à vous laisser passer, même s'ils n'ont pas la priorité. La circulation est surtout visuelle (un signe de la main ou de la tête, un coup de klaxon pour dire allez-y!). (D'ailleurs, quelle ne fut pas notre déception de quitter cette ambiance cool pour revenir dans les bouchons parisiens, avec les gens qui tirent la tête…) Les routes principales de Sainte Lucie sont dans l'ensemble bien entretenues. Par contre dès que l'on emprunte les petites routes et les chemins pour accéder à des sites moins connus, cela se transforme parfois en une véritable aventure ! N'hésitez pas à demander conseil aux locaux avant de vous engager dans une voie qui semble peu praticable… Concrètement, il y a très peu d'indications sur les routes, hormis les grosses villes et les gros sites touristiques qui sont affichés sur des (petits) panneaux non officiels… La carte que nous avait fourni la gérante de la loc de voiture était très détaillée d'apparence, mais là encore les distances ne correspondaient pas réellement à la réalité, ce qui nous a valu quelques détours et embranchements ratés… Encore une fois, n'hésitez pas à demander votre chemin aux locaux, qui sont vraiment très sympas et aidants ! Petite anecdote : nous n'avons croisé qu'une seule voiture de touriste sur les 5 jours, nous avons trouvé cela très étonnant et surtout dommage, car Sainte Lucie ne se découvre pas que par ses plages et ses resorts...
§ Visites : - Jour 1 : Pigeon NP, Castries, Phare de la Vigie
Le 1er jour, nous sommes directement partis de Monchy pour Pigeon Island, en nous perdant un peu, certes, mais cela ne fait de mal, et nous a permis de découvrir d'autres coins : par exemple une superbe plage privée d'un hôtel à la pointe nord de l'île… Pigeon Island est un parc national à visiter (l'entrée n'est pas trop chère : environ 3€ par personne de mémoire). Nous y sommes restés environ 3 heures, nous avons pu nous baigner sur une des plages à l'intérieur du parc (conseil : y venir tôt, car ensuite les cars de touristes déferlent et prennent pleine possession des plages). Des miradors permettent d'apprécier la vue depuis les hauteurs du parc. Des panneaux indicatifs nous en apprennent plus sur l'histoire ainsi que la faune et la flore du parc. Visite vraiment très intéressante, nous en sommes repartis plein les mirettes grâce aux vues à couper le souffle sur la baie de Rodney ! Nous avons ensuite visité Castries, la capitale : sa cathédrale, les marchés (1 marché local et 1 marché plus à touristes), le petit parc à côté de la cathédrale, le grand parc qui permet d'arriver dans la ville… petit conseil : déambulez dans la ville à pied, elle n'est pas bien grande, et cela permet de bien s'imprégner de l'ambiance locale.. Nous sommes ensuite repartis de l'autre côté de Castries, derrière l'aéroport. Il y a la plage de la Vigie, plutôt calme car peu de touristes, mais la mer y est assez agitée. La petite route qui mène à l'aéroport est plutôt sympa, avec un cimetière typique caribéen (noir et blanc) et la vue sur la mer et la côté derrière. Nous sommes ensuite partis dans les hauteurs de cette petite pointe (nous nous sommes bien évidemment perdus : c'est devenu notre spécialité J). Cette petite aventure nous a permis de découvrir des vues supers sympa en contrebas de ce qui parait être une usine à l'abandon. D'ailleurs, celle-ci donne directement sur la piste d'atterrissage de l'aéroport, ce qui est assez sympa à voir lorsqu'un avion atterrit ! Le phare de la Vigie en lui-même n'a rien de bien intéressant, mais on peut profiter d'une vue à 360° sur Castries et la côte depuis la plateforme. En repartant vers le nord de l'île, juste après la plage de la Vigie, il y a une petite plage très sympa mais très compliquée d'accès. Le mieux est de se garer dans le Macci en face puis traverser la route.
Le 2ème jour, nous avons été sur la côte Est (et quel périple ce fut !). En fait nous avons voulu éviter les embouteillages sur la route principale de Castries en passant par les hauteurs à Babonneau (nous y avons d'ailleurs trouvé les gens très chaleureux, eux même étaient surpris de voir des touristes dans ce coin…). Nous avons donc traversé l'île par la seule route qui traverse l'île d'ouest en est. C'est une région de l'île encore très préservée avec sa forêt vierge. Les routes ne sont pas si abimées que ça. Nous nous sommes arrêtés dans un premier temps à Dennery, petit village de pêcheur avec quelques âmes. Il y a une très belle église et sur la plage des étals de ce qui semble être un ancien marché. Petit conseil : lorsque vous repartez sur la route en direction du sud, il y a un petit restaurant sur la gauche qui surplombe le village de Dennery. La vue y est tout simplement incroyable, alors cela mérite bien un petit stop ! Nous avons ensuite cherché les Sault Falls en sortant de Dennery. Suivre la direction de l'attraction dans la jungle. Nous nous sommes fiés à notre carte mais n'aurions pas du, car nous avons dépassé l'entrée des Sault Falls d'environ 30 minutes de piste (boue, chemin à peine assez étroit pour laisser passer notre 4x4). L'entrée se trouve enfait sur votre gauche quelques centaines de mètres après avoir dépassé le parc d'attraction. Il faut prendre comme point de repère une petite cabane verte désaffectée avec une entrée dans un grillage. L'entrée y est gratuite (nous n'avions pas vu de garde). La descente est bien entretenue et se fait en à peine 5 minutes. Avant d'arriver sur un site… tout simplement splendide ! Un énorme caillou est en suspension sur la falaise, et derrière nous apercevons la cascade sous un rayon de soleil. Après y être restés une bonne heure, nous sommes repartis en direction de Latille Falls, un peu plus bas avant d'arriver à Micoud. Ne ratez pas le chemin d'accès depuis la route principale : il est sur votre droite, mais le panneau l'indiquant se trouve dans le sens opposé… (le site étant privé, le reste du chemin a été très bien indiqué par le propriétaire). Le site a été complètement aménagé par le propriétaire : bungalows, parking, accueil, bar… il est très bien arboré et cela donne envie d'aller explorer son jardin. L'entrée coûte environ 20XCD (environ 6 euros) par personne. Nous descendons pendant 2 minutes via un escalier aménagé lui aussi avec une rampe (très sécurisé pour les enfants par exemple). Le site est agréable et le bassin très grand, il y a une seconde cascade en contrebas mais évitez de vous y aventurer au risque de ne pas pouvoir remonter… Le proprio a aménagé cet espace avec des bancs, hamacs, pontons, etc… Nous repartons après une petite heure vers le village de Micoud, sur lequel nous ferons un peu l'impasse sur la visite pédestre. Nous sommes allés jusqu'à la pointe de la ville qui permet d'avoir une vue d'un côté sur l'autre partie de la ville, et de l'autre côté sur la côte atlantique très sauvage. Direction Vieux Fort, nous n'avons fait que traverser le centre-ville en voiture, et nous sommes dirigés vers la pointe du Moule à Chique. Nous avons acheté à manger dans un petit bouiboui (un minibus aménagé faisant office de cantine scolaire pour les écoliers). Poulet, riz, salade de lentilles… pour à peine 2€ par personne ! Pour accéder au phare du Moule à Chique il faut suivre la route principale, qui emmène tout en haut. L'ancien phare est gardé par une maisonnette, demandez au propriétaire l'accès au phare, il vous l'indiquera sans problème. Depuis là-haut, la vue est superbe par beau temps et permet de voir les deux pitons, et les côtes Est et Ouest de l'île (apparemment on peut même apercevoir la Barbade par très beau temps…). Nous sommes remontés par la même route qu'à l'aller, mais le détour vaut le coup d'œil : dans les terres, le coucher de soleil sur les plantations de bananiers nous offre un magnifique spectacle de couleurs…
Le 3ème jour, journée repos = journée plage. Nous sommes allés à la fameuse Reduit Beach à Rodney Bay. Très belle plage, mais nous n'avons pas osé poser nos serviettes devant un hôtel, car les espaces sont bien délimités et réservés… aux clients des hôtels. Nous avons donc été tout à gauche de la plage, c'est un coin très sympa bien que les vendeurs locaux de produits et d'excursions peuvent parfois être un peu envahissants (un no thanks, un sourire et ils sont partis). Nous sommes ensuite partis à la plage de la Vigie, devant l'aéroport. Cette plage est un peu plus venteuse, donc avec plus de rouleaux, mais aussi plus calme. Le soir, Sophia, notre hôte, nous a emmenés dans une soirée locale à notre demande. Nous l'avons retrouvée dans un petit bar/restaurant qui ne paye pas de mine, dans le quartier de Trouya peu avant Castries. Nous y avons passé une soirée exceptionnelle, organisée par une chanteuse originaire de l'île, qui propose à chacun de participer. Nous avons donc vu défiler une bonne trentaine de chanteurs (de tous niveaux ^^). Cela dans une très bonne ambiance et jusqu'au bout de la nuit ! Par manque de place, certaines personnes assistaient même au spectacle depuis la rue…
Le 4ème jour, nous sommes partis en direction de la côte ouest dans le sud. Ce fut la journée la plus chargée, mais aussi celle où nous avons vu les plus beaux paysages. Marigot Bay : très beau petit village de pêcheurs, que l'on peut apercevoir dans la descente depuis Castries, bateaux très colorés, cabanes de pêcheurs etc… Le point négatif : les hôtels et les autocars de touristes qui gâchent un peu le paysage. Anse la Raye : très joli village également, maisons très colorées, petit marché devant la plage qui fait office de port, très belles fresques murales devant l'église. Canaries : mon village préféré… un vrai coup de cœur pour ce village multicolore, aux ruelles étroites. Ne pas hésiter à vous arrêter en prenant de la hauteur en direction de Vieux Fort, la vue sur les toits du village est splendide ! Soufrière : Nous avons rapidement fait le tour, et nous sommes garés au début de la ville. En se promenant nous avons senti une bonne odeur de pâtisseries, qui nous a amenée dans une petite maisonnette qui se trouvait être une boulangerie. Nous avons acheté une bonne quinzaine de pâtisseries locales pour à peine 3€… délicieux ! (nous nous sommes mêmes arrêtés au retour pour en reprendre…) Tet Paul Nature Trail : le chemin d'accès au site est facile à trouver car bien indiqué. Nous n'avions que peu de temps et avons décidé de faire ce petit parcours payant pour apercevoir petit et grand pitons. A l'arrivée, un grand parking permet aux autocars de déverser leurs flots de touristes… Ça sent la crème solaire… Des guides nous emmènent par petit groupe (nous étions seuls à ce moment-là, quelle chance !) à la découverte du jardin botanique, des plantes, et des paysages. Le guide, très sympathique, nous explique que les employés du site vivent en contrebas et gèrent leur propre exploitation agricole, c'est en quelque sorte un village autonome. Développement durable +1! Le guide nous pressait un peu, mais nous avons eu l'occasion de prendre de belles photos. Au final la balade aura duré 20 minutes… pour environ 7€ de droit d'entrée par personne. Si nous avions eu un peu plus de temps, nous aurions surement fait l'ascension du grand piton, qui peut se faire en 6h aller-retour. Il nous restait une bonne demi-journée à passer dans le sud de l'île, donc nous avons poursuivi notre route en passant par Choiseul (sympathique petit village de pêcheurs) puis Laborie (village de pêcheurs également), où nous nous sommes arrêtés sur une petite plage qui fait penser à la plage des salines en Martinique. Très calme et intimiste, située derrière un terrain de foot inoccupé, nous avons assisté à un superbe coucher de soleil sur l'eau.
Le 5ème jour, jour de notre départ… Après avoir dégusté un petit déjeuner typique Saint Lucien avec et préparé par Sophia notre hôte, nous sommes partis en direction de Cas en Bas Beach, non sans mal… en effet nous sommes passés par un chemin vraiment très escarpé en traversant Monchy (la voiture a failli ne pas s'en sortir, et nous non plus ^^). Mais il existe une route d'accès bien plus empruntable, en passant à travers le golf de Rodney Bay. Nous arrivons sur une plage située derrière un hôtel. Nous sommes sur la côte atlantique, donc assez venteuse et pleine d'algues à cette période. Nous y avons croisé des parapentes, des promeneurs à chevaux, et à l'entrée de la plage un petit restaurant avec un magasin de souvenirs. Il faut s'enfoncer un peu plus sur les côtés de la plage (pour notre part, côté gauche où la vue est superbe si l'on s'avance un peu sur les rochers). Nous sommes ensuite repartis sur la petite plage qui longe le Pigeon National Park, pour notre dernier bain à Sainte Lucie. Après 5 jours passés à traverser l'île de long en large, nous voilà revenus à l'aéroport de Castries pour le départ direction Pointe à Pitre. Je vous éviterai l'épisode horrible du vol retour, pendant lequel nous avons cru vivre nos dernières minutes, l'avion ayant plongé à pic en avant puis à droite pendant plusieurs secondes sans que nous ne sachions pour quelle raison… Petit conseil : ne prenez pas de jus de goyave dans l'avion en cas de turbulences, ça tache !
§ En résumé : les + et les -
- Ne pas hésiter à se perdre, que ce soit à pied ou en voiture, cela fait partie de l'aventure et permet de découvrir des personnes, des endroits, des vues, que l'on n'aurait jamais pu découvrir autrement !!! - La voiture permet aussi de s'aventurer dans des coins peu touristiques et donc authentiques, faire des arrêts dans des endroits auxquels on ne se serait pas arrêtés avec un bus par ex… - Nous nous sommes réellement sentis en sécurité tout au long de notre périple, les Saint Luciens sont des habitants très gentils, et disponibles.
J'espère avoir pu répondre aux interrogations de certains concernant Sainte Lucie, et j'espère surtout vous avoir convaincu de passer vos vacances sur cette île magnifique, et tellement différente de la Martinique ou la Guadeloupe, qui mérite d'être visitée autrement que par une simple escale de croisière… Viva Lucia !
Compte rendu road trip Californie - Nevada - Arizona English translation pending
Bonjour
Voici un petit résumé de notre dernier séjour ouest usa janvier 2019
Ce voyage a été décidé à la dernière minute.. Ben oui j 'étais parti sur l’Irlande!!!!
J'avais déjà réservé mes hôtels ..il restait les vols... sur le point de le faire.. Air France m'a proposé la Californie avec fort peu de différence..(ils sont fort leur POP Up)
En fait c'est surtout pour dire que celui là je ne l'ai pas beaucoup préparé... que j'ai fait une ou deux erreurs (pas drastique)..et que dans la Globalité nous avons été très contents.
Aller c'est parti..
Le vol klm.. marseille amsterdam amsterdam los angeles.. des places payantes en éco au fond à deux.. un catering plus que correct , un vol à l'heure, idem pour le 2e.. le bordel a l'immigration.. malgré les machines...très très peu d'agents.. c'est le shutdown.( bon là sur ce coup..ça nous embête.. quand nous ne payerons aucun des parcs visités.. cela fera un équilibre de satisfaction lol))
location de voiture chez hertz sur le site uk beaucoup moins cher que le fr ..comme une lettre à la poste...même s'il pleut bergère+++
et départ vers la ville étape pour un hôtel comfort inn...(qui aurait pu être bien mais les chinois y ont fait la fête une partie de la nuit)
On fait les courses habituelles..(on a l'habitude maintenant on est de vrai pro lol) : eau , jus d'orange , vins, petit déj, casse croute pour demain , couverts plastiques et assiettes..
la journée fut longue.. on passe à del taco pour le repas du soir... et dodo...
Voici un petit résumé de notre dernier séjour ouest usa janvier 2019
Ce voyage a été décidé à la dernière minute.. Ben oui j 'étais parti sur l’Irlande!!!!
J'avais déjà réservé mes hôtels ..il restait les vols... sur le point de le faire.. Air France m'a proposé la Californie avec fort peu de différence..(ils sont fort leur POP Up)
En fait c'est surtout pour dire que celui là je ne l'ai pas beaucoup préparé... que j'ai fait une ou deux erreurs (pas drastique)..et que dans la Globalité nous avons été très contents.
Aller c'est parti..
Le vol klm.. marseille amsterdam amsterdam los angeles.. des places payantes en éco au fond à deux.. un catering plus que correct , un vol à l'heure, idem pour le 2e.. le bordel a l'immigration.. malgré les machines...très très peu d'agents.. c'est le shutdown.( bon là sur ce coup..ça nous embête.. quand nous ne payerons aucun des parcs visités.. cela fera un équilibre de satisfaction lol))
location de voiture chez hertz sur le site uk beaucoup moins cher que le fr ..comme une lettre à la poste...même s'il pleut bergère+++
et départ vers la ville étape pour un hôtel comfort inn...(qui aurait pu être bien mais les chinois y ont fait la fête une partie de la nuit)
On fait les courses habituelles..(on a l'habitude maintenant on est de vrai pro lol) : eau , jus d'orange , vins, petit déj, casse croute pour demain , couverts plastiques et assiettes..
la journée fut longue.. on passe à del taco pour le repas du soir... et dodo...
Projet de circuit dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour à tous,
j'ai récemment demandé l'avis des forumeurs pour un voyage dans l'ouest des etats-unis, depuis le projet a mûri et s'est modifié. C'est pourquoi je reviens vers vous pour vous soumettre mon projet afin que des corrections puissent être données à mon circuit.
nous sommes 4 à partir, un couple de 58 et 61 ans et un couple de 29 ans du 28/09 au 11/10/2019, voici le circuit :
jour 1 samedi 28/09/2019 PARIS SAN FRANCISCO AIR BNB jour 2 dimanche 29/09 SAN FRANCISCO visites nécessitant la voiture jour 3 lundi 30/09 SAN FRANCISCO visites à pied
jour 4 mardi 1/10 San Francisco -Tuolumne Grove (séquoias) 3h20 176 miles 2h marche Yosemite Valley visitor center Bridalveil falls El capitan Half dome Yosemite fall trail Housekeeping camp rivière total 4h25 207 miles 333 km
la rando à tuolumne grove est en suspens : si elle a lieu le mardi, il faut faire un détour mais le mercredi le temps risque de manquer? ce sera peut-être une visite à supprimer?
jour 5 mercredi 2/10 yosemite valley Tuolumne Grove (séquoias) 37 min 18 miles 2h marche bodie 2h10 90 miles lee vining 50 min 32 miles total 3h40 139 miles 223 km
jour 6 jeudi 3/10 lee vining mesquita flat sand dunes 3h34 205 miles route 395 et 190 Mesquite Flat Sand Dunes /zabriskie point /artist's drive/ devil's golf course /badwater 1h37 65 miles bad water shoshone 1h17 56 miles total 7h 330 miles 531 km le choix de shoshone est du au prix de l'hôtel moins cher qu'au centre à furnace creek, je pense avoir le temps de m'arrêter aux points de vue jusqu'à 18h30(heure du sunset) et de finir d'arriver à l'hôtel par la suite?
jour 7 vendredi 4/10 SHOSHONE BRYCE CANYON 6h 334 miles 537 km par SPRINGDALE traversée du parc de ZION par route scenic 9, route panoramique qui traverse le sud de Zion NP
jour 8 samedi 5/10 BRYCE CANYON
jour 9 dimanche 6/10 BRYCE CANYON LAKE POWELL PAGE 2H44 153 miles 246 km
jour 10 lundi 7/10 PAGE ANTELOPE CANYON 13 min 8 miles 12 km MONUMENT VALLEY 2h10 124 miles 200 km
jour 11 mardi 8/10 MONUMENT VALLEY HORSESHOEBEND 2h 124 miles 200 km MONUMENT VALLEY GRAND CANYON 4h26 258 miles 415 km
jour 12 mercredi 9/10 GRAND CANYON
jour 13 jeudi 10/10 GRAND CANYON WILLIAMS(Cruiser'Cafe) SELIGMAN OATMAN arrêts route 66 LAS VEGAS 4h15 450km LAS VEGAS
jour 14 vendredi 11/10 LAS VEGAS jour 15 samedi 12/10 vol retour TOTAL 2935 KM
merci à tous ceux qui pourront apporter leur contribution et m'indiquer les points à améliorer
bonne journée à tous
gisèle
j'ai récemment demandé l'avis des forumeurs pour un voyage dans l'ouest des etats-unis, depuis le projet a mûri et s'est modifié. C'est pourquoi je reviens vers vous pour vous soumettre mon projet afin que des corrections puissent être données à mon circuit.
nous sommes 4 à partir, un couple de 58 et 61 ans et un couple de 29 ans du 28/09 au 11/10/2019, voici le circuit :
jour 1 samedi 28/09/2019 PARIS SAN FRANCISCO AIR BNB jour 2 dimanche 29/09 SAN FRANCISCO visites nécessitant la voiture jour 3 lundi 30/09 SAN FRANCISCO visites à pied
jour 4 mardi 1/10 San Francisco -Tuolumne Grove (séquoias) 3h20 176 miles 2h marche Yosemite Valley visitor center Bridalveil falls El capitan Half dome Yosemite fall trail Housekeeping camp rivière total 4h25 207 miles 333 km
la rando à tuolumne grove est en suspens : si elle a lieu le mardi, il faut faire un détour mais le mercredi le temps risque de manquer? ce sera peut-être une visite à supprimer?
jour 5 mercredi 2/10 yosemite valley Tuolumne Grove (séquoias) 37 min 18 miles 2h marche bodie 2h10 90 miles lee vining 50 min 32 miles total 3h40 139 miles 223 km
jour 6 jeudi 3/10 lee vining mesquita flat sand dunes 3h34 205 miles route 395 et 190 Mesquite Flat Sand Dunes /zabriskie point /artist's drive/ devil's golf course /badwater 1h37 65 miles bad water shoshone 1h17 56 miles total 7h 330 miles 531 km le choix de shoshone est du au prix de l'hôtel moins cher qu'au centre à furnace creek, je pense avoir le temps de m'arrêter aux points de vue jusqu'à 18h30(heure du sunset) et de finir d'arriver à l'hôtel par la suite?
jour 7 vendredi 4/10 SHOSHONE BRYCE CANYON 6h 334 miles 537 km par SPRINGDALE traversée du parc de ZION par route scenic 9, route panoramique qui traverse le sud de Zion NP
jour 8 samedi 5/10 BRYCE CANYON
jour 9 dimanche 6/10 BRYCE CANYON LAKE POWELL PAGE 2H44 153 miles 246 km
jour 10 lundi 7/10 PAGE ANTELOPE CANYON 13 min 8 miles 12 km MONUMENT VALLEY 2h10 124 miles 200 km
jour 11 mardi 8/10 MONUMENT VALLEY HORSESHOEBEND 2h 124 miles 200 km MONUMENT VALLEY GRAND CANYON 4h26 258 miles 415 km
jour 12 mercredi 9/10 GRAND CANYON
jour 13 jeudi 10/10 GRAND CANYON WILLIAMS(Cruiser'Cafe) SELIGMAN OATMAN arrêts route 66 LAS VEGAS 4h15 450km LAS VEGAS
jour 14 vendredi 11/10 LAS VEGAS jour 15 samedi 12/10 vol retour TOTAL 2935 KM
merci à tous ceux qui pourront apporter leur contribution et m'indiquer les points à améliorer
bonne journée à tous
gisèle
De retour d'Ouganda: un voyage à prix modéré, c'est possible! English translation pending
Boujour,
J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda. Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :
Une destination plus “nature” que “culture” ; Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ; Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ; Une possibilité de se déplacer en transport collectif.
Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂
Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.
Le voyage en bref
Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.
Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.
Les transports :
Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.
Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).
Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.
Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...
Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.
Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.
Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !
Les hébergements
Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.
Les prix :
C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter… Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.
A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre. Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus. Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US
En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.
L’itinéraire Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)
Et maintenant, la suite.......
J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda. Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :
Une destination plus “nature” que “culture” ; Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ; Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ; Une possibilité de se déplacer en transport collectif.
Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂
Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.
Le voyage en bref
Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.
Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.
Les transports :
Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.
Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).
Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.
Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...
Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.
Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.
Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !
Les hébergements
Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.
Les prix :
C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter… Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.
A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre. Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus. Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US
En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.
L’itinéraire Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)
Et maintenant, la suite.......
Un mois à travers le Canada en septembre 2018 English translation pending
Bonjour à tous,
M'étant beaucoup aidé de carnets de voyage dans la préparation de notre voyage au Canada, je me suis dit que j'allais également apporter ma contribution, mais soyez indulgent c'est mon premier carnet de voyage 😉
Mon mari et moi sommes partis durant tout le mois de septembre au Canada, du 1er au 30 septembre 2018, au moins c'est facile à retenir ! 🙂
Ce n'était pas la première fois que nous allions au Canada étant donné que nous avons étudié un an à Montréal. Donc l'est du Canada, on connaît un peu mais pas du tout l'ouest. De plus, ce voyage est notre voyage de noce donc nous avons fait des choses un peu plus onéreuses que d'habitude.
Présentation des participants : Nous avons tous les deux 29 ans, on aime les grands espaces, la nature et donc la randonnée !
Pour résumer un peu notre voyage, avant de rentrer dans le détail, nous sommes arrivés à Montréal puis nous sommes allés à Toronto en voiture d'où nous avons pris le train, le Canadien, pour Vancouver. À Vancouver, nous avons loué une voiture et sommes allés d'abord dans les Rocheuses puis sur l'île de Vancouver pour terminer par quelques jours à Vancouver.
À très vite pour la suite !
M'étant beaucoup aidé de carnets de voyage dans la préparation de notre voyage au Canada, je me suis dit que j'allais également apporter ma contribution, mais soyez indulgent c'est mon premier carnet de voyage 😉
Mon mari et moi sommes partis durant tout le mois de septembre au Canada, du 1er au 30 septembre 2018, au moins c'est facile à retenir ! 🙂
Ce n'était pas la première fois que nous allions au Canada étant donné que nous avons étudié un an à Montréal. Donc l'est du Canada, on connaît un peu mais pas du tout l'ouest. De plus, ce voyage est notre voyage de noce donc nous avons fait des choses un peu plus onéreuses que d'habitude.
Présentation des participants : Nous avons tous les deux 29 ans, on aime les grands espaces, la nature et donc la randonnée !
Pour résumer un peu notre voyage, avant de rentrer dans le détail, nous sommes arrivés à Montréal puis nous sommes allés à Toronto en voiture d'où nous avons pris le train, le Canadien, pour Vancouver. À Vancouver, nous avons loué une voiture et sommes allés d'abord dans les Rocheuses puis sur l'île de Vancouver pour terminer par quelques jours à Vancouver.
À très vite pour la suite !
Projet de boucle Denver - Denver English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permet d'ouvrir un nouvelle discussion pour me permettre de préparer au mieux mon nouveau projet de roadtrip avec ce coup ci en ligne de mire le fameux Yellowstone ! Pour placer le décor, nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants de 15 et 8 ans actuellement. Ce projet est pour Juillet 2019, ou août...mais impérativement sur cette période car mon épouse est enseignante....et de préférence en se calant sur les Frontier Days...avec donc possibilité d'inverser la boucle pour coller à cette fenêtre. Nous avons déjà effectué un circuit dans l'ouest il y a 2 ans incluant les parcs classiques ainsi qu'une bonne découverte de la Californie. L'année dernière nous avons mis le cap sur New York et le Quebec que nous avons beaucoup apprécie également. Apres beaucoup de réflexion et de recherche pour un nouveau projet de voyage, je pense tenir la bonne idée pour l'été prochain. Voici donc une première ébauche de circuit :
Arrivée - Denver J1 - Rocky Mountain - là j’hésite déjà à faire sauter cette étape au profit d'une journée supplémentaire ailleurs ? J2 - Cheyenne - Frontier Days J3 - Cheyenne - Frontier Days J4 - Hot Spring State Park J5 - Hot Spring State Park - là aussi j'hésite sur cette seconde journée J6 - Cody J7 - Yellowstone J8 - Yellowstone J9 - Yellowstone J10 - Yellowstone J11 - Yellowstone J12 - Grand Teton J13 - Grand Teton J14 - Flamming Gorge J15 - Moab J16 - Moab J17 - Moab J18 - Denver Départ
A noter que le premier jour "Arrivée" et dernier jours "Départ", je ne les comptes pas dans le roadtrip. L'objectif est de se focaliser sur Cheyenne pour le festival, Yellowstone et Moab. Le reste est à géométrie variable. On aime les beaux paysages les randos faciles, et visiter également les villes mais pas trop longtemps ;D Quelques contraintes quand même, j'ai pas envie de me faire des étapes de 400Km tous les jours, on aime bien se poser pour plus d'une nuit, et aussi profiter, quitte à en voir moins ;D Merci pour vos précieux conseils comme on les trouves toujours sur ce forum.
Je me permet d'ouvrir un nouvelle discussion pour me permettre de préparer au mieux mon nouveau projet de roadtrip avec ce coup ci en ligne de mire le fameux Yellowstone ! Pour placer le décor, nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants de 15 et 8 ans actuellement. Ce projet est pour Juillet 2019, ou août...mais impérativement sur cette période car mon épouse est enseignante....et de préférence en se calant sur les Frontier Days...avec donc possibilité d'inverser la boucle pour coller à cette fenêtre. Nous avons déjà effectué un circuit dans l'ouest il y a 2 ans incluant les parcs classiques ainsi qu'une bonne découverte de la Californie. L'année dernière nous avons mis le cap sur New York et le Quebec que nous avons beaucoup apprécie également. Apres beaucoup de réflexion et de recherche pour un nouveau projet de voyage, je pense tenir la bonne idée pour l'été prochain. Voici donc une première ébauche de circuit :
Arrivée - Denver J1 - Rocky Mountain - là j’hésite déjà à faire sauter cette étape au profit d'une journée supplémentaire ailleurs ? J2 - Cheyenne - Frontier Days J3 - Cheyenne - Frontier Days J4 - Hot Spring State Park J5 - Hot Spring State Park - là aussi j'hésite sur cette seconde journée J6 - Cody J7 - Yellowstone J8 - Yellowstone J9 - Yellowstone J10 - Yellowstone J11 - Yellowstone J12 - Grand Teton J13 - Grand Teton J14 - Flamming Gorge J15 - Moab J16 - Moab J17 - Moab J18 - Denver Départ
A noter que le premier jour "Arrivée" et dernier jours "Départ", je ne les comptes pas dans le roadtrip. L'objectif est de se focaliser sur Cheyenne pour le festival, Yellowstone et Moab. Le reste est à géométrie variable. On aime les beaux paysages les randos faciles, et visiter également les villes mais pas trop longtemps ;D Quelques contraintes quand même, j'ai pas envie de me faire des étapes de 400Km tous les jours, on aime bien se poser pour plus d'une nuit, et aussi profiter, quitte à en voir moins ;D Merci pour vos précieux conseils comme on les trouves toujours sur ce forum.
Périple estival en Croatie English translation pending

Nous avons passé deux semaines en famille dans l'une des destinations européennes en vogue : la Croatie. Certes, cela fait plus d'un an et demi maintenant que nous y sommes allés mais il y a tellement de belles choses à voir et à faire dans ce pays que j'ai enfin fini par me décider à partager notre vécu là-bas. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y être régalés puisque les 12 millions de touristes qui la visitent chaque année représentent quand même le triple de la population (4 millions d'habitants) ! L'été notamment, ce pays dix fois plus petit que la France est noir de monde.
Nous avons donc emprunté pour une fois les chemins touristiques les plus fréquentés et finalement, nous ne l'avons pas regretté.
Voici le sommaire de notre périple :
Les chutes de Plitvice, petite merveille de la nature nichée dans la Croatie intérieure. La ville d'Omis, agréable station balnéaire méconnue qui s'est révélée l'un de nos coups de cœur. Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. Vis, la plus authentique des petites îles croates. Split, étonnante cité ouverte sur la mer, à la fois chargée d'histoire et tellement contemporaine.
Ce voyage sera l'occasion pour nous (ma femme Marie, Victor et Arthur nos deux pré-ados, et donc moi) de rompre un peu avec nos habitudes de voyages : pour une fois, nous allons louer une voiture au lieu d'utiliser les moyens de transports locaux, nous allons également louer appartements et chambres chez l'habitant plutôt que de dormir à la roots, et nous allons visiter quelques-uns des sites les plus touristiques du pays au lieu de sortir des sentiers battus !
LES CHUTES ET LES LACS DE PLITVICE
Après l'atterrissage à Split, nous prenons possession de notre voiture de location, une modeste Ford Fiesta. Nous comprimons comme nous pouvons nos quatre sacs à dos dans son petit coffre et partons aussitôt pour le village de Plitvice, situé à trois bonnes heures de route. Si le temps est beau sur la côte dalmate que nous quittons, il change radicalement quand nous traversons les montagnes, pour virer carrément à la bruine peu avant l'arrivée.
La route principale qui traverse le village est bordée de chaque côté par des dizaines de maisons transformées en chambres à louer : la proximité des fameux lacs et chutes de Plitvice a permis à la plupart des habitants de trouver, grâce au tourisme, des ressources financières importantes. Mais vu le nombre de maisons qui reçoivent des voyageurs, cela signifie aussi que demain, lorsque nous visiterons le site, nous serons loin d'être tout seuls... En attendant, les maisons d'ici sont toutes plus fleuries les unes que les autres et ça met un peu de couleurs dans la grisaille ambiante.
La nôtre est située tout au bout du village, un peu à l'écart. Tant mieux, cet isolement très relatif ne nous fera pas de mal.
Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux, Lidija, qui nous présente sa famille. Une fois nos affaires installées dans nos deux chambres doubles et pendant que Victor et Arthur s'amusent à une balançoire sous une bruine incessante, nous faisons connaissance avec Lidija. Nous discutons un peu du site naturel tout proche qui attire tant de visiteurs.

Mais la conversation bascule rapidement sur les guerres de Yougoslavie, et notamment celle qui s'est déroulée ici dans les années 90. Nous avons évidemment vérifié au préalable que ça ne la dérangeait pas d'en parler. Mais nous nous rendons finalement compte que cette femme, discrète et peu bavarde au premier abord, se laisse vite aller à un quasi monologue ô combien édifiant sur l'horreur que la population locale a vécu ici il n'y a pas si longtemps. Elle nous explique que le village a été rasé, dont la maison , reconstruite depuis, dans laquelle nous allons dormir ; que tout le monde ici a perdu un ou plusieurs membres de sa famille ou de ses amis ; que certains ont été amputés d'un membre (nous en croiserons en effet quelques-uns un peu partout dans le pays). Bref, l'horreur à deux pas de chez nous.
Mais heureusement, la vie a depuis longtemps repris ses droits, et les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas vraiment connu cette époque tragique. Les villes et les villages ont été reconstruits petit à petit, et le tourisme est d'ailleurs l'un des atouts qui ont aidé le pays à se relever.
Après cette discussion douloureuse, c'est sur les conseils de Lidija que nous allons dîner dans le petit resto local situé juste en face de sa maison. Avant d'aller nous coucher, cette cuisine typique et copieuse nous aide à oublier le temps maussade qui nous harcèle depuis notre arrivée.
Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour pénétrer dans l'enceinte du site dès l'ouverture ou presque. Car Lidija nous a bien prévenus que dès le milieu de la matinée, il y avait de longues files d'attente à l'entrée du parc. Quand nous y arrivons, ce n'est pas la grande foule. Pas encore du moins. Pour nous défendre contre la pluie, nous avons acheté la veille des protections qui se situent à mi-chemin entre des espèces de K-Ways légers et des sacs poubelles contenant quelques trous pour passer la tête et les bras.

C'est donc ainsi accoutrés que nous pénétrons dans l'enceinte du Parc National des lacs de Plitvice, qui est classé par l'Unesco au patrimoine de l'humanité. Il est situé dans un joli cadre de montagnes verdoyantes.

La forêt qui recouvre ce relief tourmenté présente des trouées ça et là : ce sont les fameux lacs de Plitvice, de couleur vert émeraude (du moins par temps ensoleillé !).

Au nombre de seize, ils sont disposés en escaliers. Les chutes d'eau sont le moyen qu'a trouvé la nature pour que chaque lac, en débordant, alimente le suivant situé juste en dessous.

Le jour de notre visite, la nature en question ne se montre pas très clémente avec nous puisqu'elle nous accueille par un véritable déluge. Nous ne pouvons donc pas profiter pleinement de la beauté du site.

Pourtant, malgré la pluie, la balade est particulièrement agréable : on marche sur des passerelles en bois qui semblent posées sur l'eau, dans un cadre éclatant de verdure. Le paysage n'est pas très varié mais les chutes ne sont jamais identiques.

En sortant de l'enceinte du site, nous constatons que Lidija ne s'était pas trompée : des centaines et des centaines de visiteurs font patiemment la queue pour acheter leur ticket d'entrée. Nous ne regrettons pas d'avoir fait l'effort de nous lever tôt.
Après cette demi-journée passée sous la pluie mais à marcher sur l'eau, nous quittons donc le site en sachant que le soleil nous attend enfin sur la côte, dans la petite ville d'Omis, notre prochaine étape.

En attendant la suite, voici une courte vidéo retraçant notre périple croate :
Croatie
Backpacking dans des lieux confidentiels du Southwest English translation pending
Le 30 mai 2016 nous avions prévu avec Lysiane de partir en backpacking à reflection canyon malgré 30° annoncés. Nous étions partis à environ 12H du parking après avoir mangé et moi chargé d’environ 20kg pour ne pas manquer d’eau. Au final, je n’ai pas bu assez, nous avons mis 6H pour arriver au point de vue et j’ai eu un début de déshydratation avec beaucoup de crampes, vertiges et incapable de manger. Le retour fut un calvaire le lendemain matin et j’ai tenu grâce en partie au soutien moral de lysiane. Je n’ai pas digéré cet échec et depuis ce temps je pensais à prendre ma revanche. Pour cela il fallait prévoir un voyage plutôt en avril pour avoir des températures acceptables et un niveau du lac au plus bas dans l’année. Lysiane ne pouvant pas partir en avril pour raisons professionnelles il me fallait trouver un partenaire de voyage ayant les mêmes centres d’intérêt. Ayant expliqué mon intention à Olivier celui-ci s’est peu à peu intéressé à la chose et à réussi à convaincre sa compagne et à se convaincre lui-même de laisser sa petite fille pendant une dizaine car le deal était là : ne pas dépasser une dizaine de jour. Ce serait donc un trip axé sur le backpacking sur 8 jours pleins avec au programme
1/ Horse canyon avec ses arches variées, panels de pictogrammes et ruines indiennes sur 2 jours. J’avais voulu faire ce backpacking avec lysiane en septembre dernier mais j’avais du annuler car il faisait trop chaud (39°) et vu qu’il n’y a pas de cours d’eau au delà de Peekaboo , impossible de faire du backpacking par forte chaleur sauf à emporter une quantité d’eau démesurée
2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours
3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours
4/ Reflection canyon sur 2 jours
Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.
jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!

nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes
Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.


Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch

et paul bunyans potty

aisni qu'une jolie ruine

, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques

Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles

Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .
Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.

Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).


Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.





Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.



Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.

Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours
3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours
4/ Reflection canyon sur 2 jours
Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.
jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!

nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes
Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.


Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch

et paul bunyans potty

aisni qu'une jolie ruine

, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques

Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles

Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .
Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.

Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).


Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.





Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.



Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.

Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
15 jours pour découvrir la Réunion English translation pending
Du 26 septembre au 12 octobre 2017
Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !
Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises. Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…
Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.
"... Mes chers amis, j'm'envole,
Je n'm'enfuis pas, j'm'envole,
Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."
Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...
27/9
Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka. Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.
Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux. Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée! Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention. Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.
La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir

A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…
Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.
Les vacoas
Nous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.
Le temple du Colosse
Nous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…
Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut ! L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme. La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.
Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).
Le restaurant "le Phil'd'Or"
Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical. Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille. (Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !
28/9 Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.
Sur la route de Salazie
SALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.
La cascade du voile de la Mariée

Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!
Le piton d'Anchaing
Une partie des restes des thermes
La bibliothèque de Hellbourg
Un joli jardin dans Hellbourg
Finalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes. La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin ! Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier, d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.
Le cirque de Salazie
Nous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.

Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.

Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».
La belle façade de la vanilleraie Roulof
Plantation de vanille
Séchage de la vanille
Sur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.
Bassin La Paix
Demain, changement de lieu...
Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !
Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises. Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…
Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.
"... Mes chers amis, j'm'envole,
Je n'm'enfuis pas, j'm'envole,
Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...
27/9
Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka. Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.
Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux. Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée! Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention. Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.
La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir

A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…
Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.
Les vacoasNous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.
Le temple du ColosseNous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…
Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut ! L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme. La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.
Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).
Le restaurant "le Phil'd'Or"Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical. Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille. (Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !
28/9 Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.
Sur la route de SalazieSALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.
La cascade du voile de la Mariée
Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!
Le piton d'Anchaing
Une partie des restes des thermes
La bibliothèque de Hellbourg
Un joli jardin dans HellbourgFinalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes. La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin ! Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier, d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.
Le cirque de SalazieNous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.

Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.

Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».
La belle façade de la vanilleraie Roulof
Plantation de vanille
Séchage de la vanilleSur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.
Bassin La PaixDemain, changement de lieu...
Retour 3 semaines aux Philippines English translation pending
Bonjour,
N'ayant pas trouvé beaucoup d'informations sur cette destination, voici un petit résumé de nos 3 semaines aux Philippines du 04/02 au 27/02. TOUT s'est passé à merveille. Nous sommes toujours un couple de 46 ans et voyageons avec nous fille de 10 ans.
Parcours : - Manille 2 nuits - Coron, vol interne 3 nuits - El Nido en Ferry rapide 4 nuits - Port Barton en mini van 4 nuits - Cébu en vol interne 1 nuit - Carmen (bohol) Ferry 2 nuits - Panglao en mini van 3 nuits - Oslob en Bangka 1 nuit - retour Manille en vol interne 1 nuit
Je vais faire plus court que celui de la Thaïlande, n'hésitez pas en poser des questions pour plus de précisions.
1er jour : Départ de Genève le 4 février avec Qatar. Nous avons pris l'A350, confortable, silencieux, un régal. 6h de vol et arrivés à Doha, escale de 3 h et nouveau vol de 8h30 avec un 777 pour Manille. Moins confortable mais je n'ai pas vu passer le temps..
Nous arrivons à Manille le 05/02 à 16h30 et nous passons l'immigration en 5 mn !, comparé à Bangkok... On récupère les bagages et nous faisons du change , ils sont à droite quand on sort de l'immigration au niveau des toilettes.
J'aurai du changer la totalité car les taux étaient supers intéressants ! 63.85 Ph à Bank Sécurity, c'est le dernier en face des toilettes homme. L'enseigne est bleue. A Manille nous changerons à 63,35. C'est pas énorme comme différence mais l'aéroport était plus avantageux.
Pour les taxis, j'ai suivi les instructions du forum, à savoir prendre les taxis jaunes. Des rabatteur proposent les blancs à 440 Ph.
Nous grimpons dans un jaune et le chauffeur met le Meter sans problème. 70 PH à l'embarquement et 4 ph tous les 300 m. Il est sympa, nous pose pleins de questions mais je vois le compteur qui défile assez vite. Il nous déposera à Makati au City grand Hôtel pour 780 Ph... J'ai comme l'impression de mettre fait avoir😛.
Il est 18h, on dépose les valises et nous partons à la recherche d'une cantine. Nous mangerons pour moins de 5 euros boissons comprises.
Il y a moins de stands qu'en Thaïlande, la nourriture est moins raffinée mais je m'attendais à pire aux vues des lectures.
Retour à l'hôtel pour profiter de la piscine au 32ème avec une belle vue sur la ville et ses embouteillages...

2ème jour :
Un ami sur place viendra nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et nous fera visiter les points essentiels de la ville. La circulation est atroce de bon matin, pas de BTS 😕 , le fleuve est très peu exploité et le métro est bondé apparemment. Nous ferons le cimetière militaire, il nous expliquera un peu le déroulement des faits à l'époque. (je ne lis pas l'anglais et le parle très mal).

Après cette leçon d'histoire, nous irons voir le quartier intra muros et visiterons la plus vieille église. L'entrée est de 200ph par adulte.


Notre ami nous déposera à l'hôtel et nous irons nous reposer un peu l'après midi car la fatigue se fait sentir. Il fait chaud mais c'est supportable.
Le soir nous trouvons derrière l'hôtel un marché avec plusieurs stands et une scène avec un karaoké. Nous prendrons plusieurs plats et je goûterai au cochon de lait farci... Un régal !

Retour à l'hôtel car nous partons pour Coron le lendemain et le réveil sonnera à 5h00🤪
N'ayant pas trouvé beaucoup d'informations sur cette destination, voici un petit résumé de nos 3 semaines aux Philippines du 04/02 au 27/02. TOUT s'est passé à merveille. Nous sommes toujours un couple de 46 ans et voyageons avec nous fille de 10 ans.
Parcours : - Manille 2 nuits - Coron, vol interne 3 nuits - El Nido en Ferry rapide 4 nuits - Port Barton en mini van 4 nuits - Cébu en vol interne 1 nuit - Carmen (bohol) Ferry 2 nuits - Panglao en mini van 3 nuits - Oslob en Bangka 1 nuit - retour Manille en vol interne 1 nuit
Je vais faire plus court que celui de la Thaïlande, n'hésitez pas en poser des questions pour plus de précisions.
1er jour : Départ de Genève le 4 février avec Qatar. Nous avons pris l'A350, confortable, silencieux, un régal. 6h de vol et arrivés à Doha, escale de 3 h et nouveau vol de 8h30 avec un 777 pour Manille. Moins confortable mais je n'ai pas vu passer le temps..
Nous arrivons à Manille le 05/02 à 16h30 et nous passons l'immigration en 5 mn !, comparé à Bangkok... On récupère les bagages et nous faisons du change , ils sont à droite quand on sort de l'immigration au niveau des toilettes.
J'aurai du changer la totalité car les taux étaient supers intéressants ! 63.85 Ph à Bank Sécurity, c'est le dernier en face des toilettes homme. L'enseigne est bleue. A Manille nous changerons à 63,35. C'est pas énorme comme différence mais l'aéroport était plus avantageux.
Pour les taxis, j'ai suivi les instructions du forum, à savoir prendre les taxis jaunes. Des rabatteur proposent les blancs à 440 Ph.
Nous grimpons dans un jaune et le chauffeur met le Meter sans problème. 70 PH à l'embarquement et 4 ph tous les 300 m. Il est sympa, nous pose pleins de questions mais je vois le compteur qui défile assez vite. Il nous déposera à Makati au City grand Hôtel pour 780 Ph... J'ai comme l'impression de mettre fait avoir😛.
Il est 18h, on dépose les valises et nous partons à la recherche d'une cantine. Nous mangerons pour moins de 5 euros boissons comprises.
Il y a moins de stands qu'en Thaïlande, la nourriture est moins raffinée mais je m'attendais à pire aux vues des lectures.
Retour à l'hôtel pour profiter de la piscine au 32ème avec une belle vue sur la ville et ses embouteillages...

2ème jour :
Un ami sur place viendra nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et nous fera visiter les points essentiels de la ville. La circulation est atroce de bon matin, pas de BTS 😕 , le fleuve est très peu exploité et le métro est bondé apparemment. Nous ferons le cimetière militaire, il nous expliquera un peu le déroulement des faits à l'époque. (je ne lis pas l'anglais et le parle très mal).

Après cette leçon d'histoire, nous irons voir le quartier intra muros et visiterons la plus vieille église. L'entrée est de 200ph par adulte.


Notre ami nous déposera à l'hôtel et nous irons nous reposer un peu l'après midi car la fatigue se fait sentir. Il fait chaud mais c'est supportable.
Le soir nous trouvons derrière l'hôtel un marché avec plusieurs stands et une scène avec un karaoké. Nous prendrons plusieurs plats et je goûterai au cochon de lait farci... Un régal !

Retour à l'hôtel car nous partons pour Coron le lendemain et le réveil sonnera à 5h00🤪
Zambie: à la recherche du bec-en-sabot English translation pending
Voilà enfin un avant-goût de notre voyage en famille en Zambie. Cette année encore, nous avons partagé une partie de l'aventure avec Fabienne (la soeur de Michel) et son mari Francis. On ne change pas une équipe qui gagne !
Informations sur le voyage:
Distance : 6565 km (Zambie : 5147 km, Botswana : 1026 km, Afrique du Sud : 392 km) Durée : 35 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L / automatique) chez Safari4x4Hire Toutes les réservations ont été faites par nous-même sur internet
Les réserves visitées :
Chobe National Park South Luangwa National Park Luambe National Park North Luangwa National Park Lavushi Manda National Park Bangweulu Wetlands Victoria Falls National Park Mosi-oa-Tunya National Park Kafue National Park
Voilà un aperçu de notre voyage :

14.07.2017 : Safari4x4Hire (Pretoria) - Zyndrandt Shakila Safari Tents
Distance : 132 km
Cette année, l'Afrique n'était pas au programme. Depuis notre voyage au Yellowstone (USA) en 2010, nous avions prévu d'y retourner pour observer l'éclipse totale de soleil du 21 août 2017. Mais, d'après les statistiques météo, la probabilité de beau temps à Jackson Hole n'est que de 40%. De plus, le lundi 21 août correspond à la reprise des cours pour Dylan et Marine.
- Nous avons suffisamment d'excuses, nous pouvons repartir en Afrique australe !
Motivés par la lecture de quelques récits d'aventures incroyables, nous décidons d'explorer la Zambie...
15.07.2017 : Zyndrandt Shakila Safari Tents - Khama Rhino Sanctuary
Distance : 440 km
La nuit a été calme et assez fraîche. Ce matin, pour notre premier petit déjeuner en Afrique du Sud, nous cherchons la chaleur du soleil. En attendant le propriétaire pour lui rendre les clés, nous profitons d'optimiser le rangement du matériel dans les six caisses à l'arrière de la voiture.
1 pour le compresseur et les outils 2 pour les ustensiles de cuisine et les couverts 2 pour la réserve de nourriture 1 pour les trousses de toilette et les produits anti-moustiques et anti-mouches tsé-tsé
Nous décidons d'explorer les lieux en suivant une petite piste jusqu'à la source de la Nyl River, que nous devinons en contrebas...
16.07.2017 : Khama Rhino Sanctuary - Kukonje Island
Distance : 310 km
La nuit a été animée, un troupeau de grands koudous est venu brouter aux alentours de la voiture. Ce matin, il fait un peu plus chaud. Nous prenons le petit déjeuner et finissons d'optimiser l'espace de rangement à l'arrière de la voiture. Les coussins et les sacs de couchage peuvent rester dans les tentes...
17.07.2017 : Kukonje Island - Elephant Sands Lodge Campsite
Distance : 179 km
Durant la nuit, un vent violent s'est levé. Heureusement, les tentes l'ont bien supporté. Ce matin, tout est calme et la température est agréable. Nous sommes réveillés par le cri des mouettes suivi par le chant des ados : "Joyeux anniversaire maman". En ouvrant la tente, au lever du soleil, nous redécouvrons l'endroit paradisiaque où nous nous sommes installés...
18.07.2017 : Elephant Sands Lodge Campsite - Senyati Safari Campsite
Distance : 276 km
Cette nuit, ce sont les Homo sapiens qui ont fait le plus de bruit (les voies respiratoires de nos voisins semblent aussi grippées que le souffleur de la veille). En prenant notre petit déjeuner, nous organisons la suite de la journée. Nous décidons d'aller jusqu'au Senyati Safari Campsite pour voir s'il y a de la place pour cette nuit. Comme nous ne sommes pas trop pressés, nous rangeons tranquillement nos affaires. La plupart des campeurs sont déjà partis et la vue sur le point d'eau est superbe...
19.07.2017 : Senyati Safari Campsite
Distance : 71 km
La nuit a été paisible et réparatrice. Mais, bien que les lits soient très confortables, nous nous levons en même temps que le soleil. Splendide !
C'est décidé, nous passons à la réception pour changer notre prochaine nuit de camping contre une nuit de plus dans le chalet. Ensuite, nous profitons de la terrasse pour savourer un copieux petit déjeuner en observant le va-et-vient des animaux au point d'eau...
20.07.2017 : Senyati Safari Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 86 km
Après une bonne nuit réparatrice, une bonne douche chaude et un copieux petit déjeuner, nous sommes fin prêts pour attaquer l'aventure en Zambie. Nous rangeons tout notre matériel dans la voiture et prenons la direction du village de Kazungula pour faire le plein de diesel. Entre le Botswana et la Zambie, il y a une frontière fluviale de 150 mètres sur le Zambèze. C'est probablement la frontière la plus courte du monde. Administrativement, le passage de cette frontière relève du parcours du combattant...
21.07.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Pioneer Safari Lodge (Lusaka)
Distance : 496 km
La nuit a été courte (réveil à 6h00). Comme le camping est situé dans une zone marécageuse, c'est très humide et les moustiques sont là, prêts à attaquer. Nous prenons notre premier comprimé de Malarone (contre la Malaria) avec un peu de jus d'orange. Un rituel que nous devrons pratiquer chaque jour jusqu'à une semaine après notre retour. Aujourd'hui, nous ferons la route jusqu'à la capitale Lusaka. On se réjouit car c'est là que nous devons retrouver Fabienne et Francis. Mais le trajet est plutôt long : 7h10 selon le GPS avec la carte T4A...
22.07.2017 : Pioneer Safari Lodge (Lusaka) - Chimwemwe Executive Lodge
Distance : 384 km
La nuit a été très très froide. Pourtant, nous nous sommes bien rapprochés de l'équateur depuis 8 jours. Nous nous levons avec le soleil et découvrons notre charmant emplacement. Après le petit déjeuner, nous ne traînons pas trop. Nous avons encore une bonne journée de route mais, à deux voitures, c'est plus sympa ! Nous prenons la direction du South Luangwa National Park mais il nous faudra deux jours pour l'atteindre...
23.07.2017 : Chimwemwe Executive Lodge - Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 306 km
La musique nous a bercés une bonne partie de la nuit. Ce matin, nos amis zambiens ont sûrement un puissant mal de tête. En prenant le petit déjeuner, nous remarquons que la température est déjà très agréable. Nous n'avons pas besoin des vestes polaires. Sans tarder, nous reprenons la route T4 pour atteindre notre but : le South Luangwa National Park. Vers 11h00, nous arrivons à Chipata. Nous faisons d'abord une halte au SPAR pour constituer une réserve complète de nourriture. Il s'agit de tenir au moins 8 jours sans ravitaillement, jusqu'à Mpika...
24.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 68 km
Cette nuit, nous avons très bien dormi. La température a été agréable. Au petit déjeuner, l'animation est assurée par une troupe de babouins de tous âges qui descend des arbres pour piller les poubelles du camping. Nous pourrions rester des heures à observer leur manège, mais le South Luangwa National Park nous attend. Nous prenons donc la direction de Mfuwe Bridge Gate où nous payons l'entrée pour deux jours. A 8h00, nous sommes dans le parc, prêts pour l'exploration...
25.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa) - Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 63 km
Durant la nuit, la maman éléphant et son petit sont revenus faire un tour dans le camp et sont passés juste à côté de notre tente. Ce matin, nous sommes tranquilles pour prendre le petit déjeuner car la famille de babouins n'est plus dans les parages. Comme hier, nous rejoignons Mfuwe Bridge Gate mais, cette fois, nous partons sur la droite et empruntons Elephant Loops pour visiter l'autre partie du parc. Après avoir longé la Luangwa River sur deux kilomètres, nous prenons la direction de Mushroom Lagoon...
26.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 0 km
Cette nuit, nous avons entendu des hyènes rôder pas très loin de nos voitures. Réveil à 5h00. Nous nous équipons pour notre première marche dans la brousse. Le plus dur est de choisir le matériel photo à emporter. A 5h30 nous sommes au Boma pour le petit déjeuner qui fait partie du Walking Safari. Il y a des fruits frais, cornflakes, toasts grillés au feu de bois, miel du pays, confiture, beurre, jus d'orange, café et thé chaud. Parfait pour se réveiller...
27.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa) - Kalovia Campsite
Distance : 77 km
Ce matin, nous nous réveillons après le soleil, à 6h30. Une bonne nuit calme et reposante, ça fait du bien après la longue journée d'hier. Nous préparons le feu pour le café et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Après avoir plié les tentes et rangé les affaires, nous passons à la réception pour payer nos excursions et pour dire au revoir à Victory, la propriétaire. A 9h00, nous quittons Zikomo Safari Camp pour se rendre à Milyoti Gate, 2.5km plus loin...
28.07.2017 : Kalovia Campsite - Kanunshya Campsite
Distance : 132 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un drôle de bruit. En ouvrant la tente, nous apercevons un hippopotame qui broute l'herbe juste à côté de la voiture. Il faut dire que nous ne sommes pas très loin de la Luangwa River. Pendant le reste de la nuit, nous entendons aussi des hyènes et des lions. Après un solide petit déjeuner, nous nous préparons à lever le camp. Les deux gardiens nous indiquent un chemin facile pour rejoindre la piste principale.
La piste principale en direction du Luambe National Park est un peu "deep sand", mais assez facile...
29.07.2017 : Kanunshya Campsite - Chikolongo Campsite (North Luangwa)
Distance : 139 km
Nous avons été bercés par le grognement des hippopotames toute la nuit : c'est la beauté des campings individuels sauvages. Au réveil, nous ne sommes pas super énergiques. Au moment de sortir de notre tente, nous constatons que la fermeture Éclair de la porte a définitivement rendu l'âme. A partir d'aujourd'hui, nous devrons donc entrer et sortir par l'arrière, du côté où il n'y a pas d'échelle. Après quelques acrobaties et contorsions, nos pieds finissent par toucher le sol. Nous découvrons enfin la beauté du lieu et les centaines d'hippopotames vautrés dans la Luangwa River.
Nous préparons le feu pour le café puis prenons notre petit déjeuner en contemplant les hippopotames. Ils sont un peu plus calmes que cette nuit...
30.07.2017 : Chikolongo Campsite (North Luangwa) - Kapishya Hot Springs Lodge
Distance : 107 km
La nuit a été très calme mais très froide. Au réveil, comme d'habitude, nous faisons un bon feu pour le café. Mais ce matin, nous en profitons également pour nous réchauffer car le soleil commence seulement à se lever.
Au moment de partir, un de nos gardiens nous demande si nous pouvons l'emmener jusqu'à son village. Nous le faisons avec plaisir car c'est sur notre trajet...
31.07.2017 : Kapishya Hot Springs Lodge - Mumbatuta Campsite (Lavushi)
Distance : 230 km
Ce matin, au réveil, nous ne résistons pas à la tentation d'un bon bain chaud. Au lever du soleil, l'ambiance est vraiment magique.
De retour au campement, nous prenons le petit déjeuner que les ados ont gentiment préparé. Vers 8h30, nous nous rendons à la réception pour dire au revoir aux propriétaires. Cette étape paisible, avec les sources chaudes en pleine nature, nous a fait du bien ! ...
01.08.2017 : Mumbatuta Campsite (Lavushi) - Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 95 km
La nuit a été très calme. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'animaux dans les parages car nous n'avons rien entendu. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner, rangeons le campement et allons faire une petite marche jusqu'à Mumbatuta Falls. Ce matin, le ciel est couvert. Nous revenons ensuite au campement par la brousse. Nous ne voyons pas d'animaux, alors nous décidons de reprendre la piste pour rejoindre les Bangweulu...
02.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 51 km
Réveil à 6h00. Aujourd'hui, c'est le grand jour : nous allons peut-être enfin croiser la piste d'un bec-en-sabot. La nuit a été très fraîche. Les tentes et les voitures sont couvertes de rosée. Comme nous devons sortir par le côté sans échelle, c'est pas "top". Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, rangeons les tentes encore mouillées et attendons le guide.
Le guide arrive vers 7h15. A 7h30, nous embarquons tous dans les voitures et prenons la direction de Chikuni par les plaines de Bangweulu...
03.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu) - Mutinondo Wilderness Lodge
Distance : 145 km
Et oui, nos rêves ont été animés par le bec-en-sabot ! Au réveil, nous sommes encore sous l'euphorie de la rencontre de la veille. Cela ne nous empêche pas de faire un bon feu pour le café du petit déjeuner.
Nous plions ensuite les tentes (qui ne sont pas trop humides ce matin), puis disons au revoir à nos gardiens et reprenons la piste en sens inverse. La traversée des villages se passe facilement. Il n'y a presque personne le long de la piste : les enfants doivent être à l'école. A la gate, c'est de nouveau la sympathique ranger qui nous accueille...
04.08.2017 : Mutinondo Wilderness Lodge - Forest Inn
Distance : 346 km
La nuit a été très calme et reposante. Le Mutinondo Wilderness Lodge se trouve dans un cadre sauvage et loin de toute civilisation. Nous nous réveillons tranquillement et prenons notre petit déjeuner au soleil levant.
Aujourd'hui, nos chemins se séparent. De notre côté, nous allons reprendre la route en direction de Livingstone pour être à la pleine lune aux Chutes Victoria. Fabienne et Francis, quant à eux, vont rester sur place un jour de plus. Nous nous retrouverons dans quatre jours, à Kalomo, pour explorer ensemble le parc Kafue...
05.08.2017 : Forest Inn - The Moorings Campsite
Distance : 437 km
La circulation ne nous a pas trop dérangés, nous avons bien dormi. Le réveil se fait en chanson "Happy birthday". Aujourd'hui, nous fêtons les 18 ans de Dylan et Marine !
Nous ne traînons pas pour prendre notre petit déjeuner car nous avons encore une longue journée de route.
A 8h15, nous sommes sur la route. Au début, on avance bien sur la (T2), il n'y a pas trop de circulation. Malheureusement, tout change après 60 km, lorsque la route (T3) nous rejoint. Il y a maintenant beaucoup de camions à croiser et à dépasser, sans oublier ceux qui sont accidentés sur le bas-côté et qu'il vaut mieux éviter. Il y a aussi beaucoup d'étalages de fruits et légumes, donc beaucoup de monde au bord de la route. Nous remarquons aussi plein d'étalages avec toutes sortes de bidons remplis d'un liquide brun clair (huile de moteur ? ... biocarburant ? ... alcool local ?)...
06.08.2017 : The Moorings Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 321 km
Ce matin, nous sommes réveillés par le chant du coq et les miaulements du chat qui est déjà au pied de nos tentes pour nous dire bonjour. Comme il ne nous reste plus trop de route pour atteindre Livingstone, nous profitons de prendre notre petit déjeuner tranquillement. - C'est quoi ce bruit dans la voiture ? Nous surprenons le chat, installé à l'arrière de la voiture, en train de s'attaquer au sac qui contient notre réserve de biltong. - Ouste, va-t'en ! Il a réussi à dévorer le coin d'une barquette. Une minute de plus et tout notre biltong disparaissait...
07.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 49 km
La nuit a été animée par nos voisins qui ont scié du bois toute la nuit. Tant pis pour la rivière, nous trouverons un autre emplacement pour la nuit prochaine. Nous prenons rapidement le petit déjeuner, car les moustiques sont très en forme ce matin. Nous nous rendons ensuite au Mosi-oa-Tunya National Park pour un safari un peu spécial. Aller à pied à la rencontre des rhinocéros, c'est le cadeau surprise pour les 18 ans de nos ados. A la gate, nous embarquons un guide (obligatoire pour aller voir les rhinos) et nous voilà partis pour une petite visite du parc. Les animaux sont plutôt discrets...
08.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 256 km
Réveil à 6h00. La nuit a été courte et froide. Ce matin, en prenant notre petit déjeuner, nous remarquons que nous sommes moins dérangés par les moustiques que lorsque nous étions au bord de la rivière. Avant de lever le camp, nous rangeons dans les moindres recoins de la voiture, toutes les courses que nous avons faites hier.
Nous quittons le camping à 8h15, faisons une halte à la station service et prenons la route pour rejoindre Fabienne et Francis...
09.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 204 km
La nuit a été froide et humide. Michel a très peu dormi et il est fiévreux. En sortant de nos tentes, nous apercevons des cobes defassa quitter la forêt pour rejoindre les marais. Le soleil est à peine levé lorsque nous entendons un cri déchirer le silence. Tous les cobes se mettent aux aguets, puis nous n'entendons plus rien. Nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp en nous demandant ce qui a bien pu se passer dans la brousse...
10.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - McBrides Camp (Kafue)
Distance : 279 km
Cette nuit, nous avons entendu un hippopotame qui rôdait près du campement. La nuit a été très froide et, en sortant de nos tentes, nous découvrons la Kafue River sous une épaisse brume matinale.
C'est avec une vue magnifique sur la rivière que nous prenons notre petit déjeuner. Ensuite, nous empaquetons toutes nos affaires dans les voitures et allons à pied à la réception pour payer notre nuit. Nous demandons également quelques conseils sur la route pour atteindre McBride's Camp...
11.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 0 km
Le réveil sonne à 5h45. La nuit a été un peu fraîche, mais très calme. Après un rapide petit déjeuner, nous parcourons les 950 mètres de piste pour se rendre au lodge en voiture. A pied, il n'y aurait que 500 mètres, mais on nous a déconseillé de le faire : trop risqué.
Arrivés au lodge, nous sommes accueillis par Chris McBride. A 7h00, nous le suivons dans la brousse pour le Walking Safari. Avec son fusil à l'épaule et sa tasse de thé à la main, son chapeau, une écharpe et des crocs : quel style ! Nous sommes accompagnés par un employé du camp. Chris nous explique quelques règles de sécurité : marcher derrière lui à la file indienne, rester groupés, ... et surtout observer le plus grand respect pour les animaux que nous allons rencontrer...
12.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 21 km
Cette nuit, les ados ont eu un petit "besoin" pressant. Ils ne sont pas allés jusqu'aux sanitaires car une paire d'yeux les observaient depuis les hautes herbes (lion ? ... léopard ? ... hyène ? ... ou herbivore ?). Il faudra vraiment que nous apprenions à reconnaître les yeux des animaux de nuit !
Aujourd'hui, grasse matinée ! Quand nous sortons des tentes, le soleil est déjà levé. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement puis rangeons le camp et partons explorer la région...
13.08.2017 : McBrides Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 285 km
Cette nuit, nous avons entendu au loin des bruits à glacer le sang. Il a dû se passer une scène de brousse. Ce matin, le réveil est pénible. Pour nous, partir de chez Chris et Charlotte signifie que nous allons gentiment retourner à Livingstone. Nous prenons conscience que l'aventure en Zambie est bientôt terminée...
14.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - Hippo Bay Campsite (Kafue)
Distance : 166 km
La nuit a été tranquille et nous avons bien dormi. Ce matin, nous sommes les derniers à nous lever. Après le petit déjeuner, nous allons discuter avec le propriétaire. Il nous conseille de faire une halte à Kaindabaila Hills pour gravir la plus haute colline. Nous le remercions et prenons la route en direction de Hippo Bay Campsite. Kaindabaila Hills n'est pas facile à trouver et le GPS ne connaît pas cet endroit...
15.08.2017 : Hippo Bay Campsite (Kafue) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 147 km
Les hippopotames du coin ont grogné toute la nuit. Dans la fraîcheur du matin, nous sommes réveillés par les rugissements puissants d'un lion. Nous nous levons donc bien avant le soleil.
Nous prenons notre petit déjeuner en contemplant le lac et la faune qui nous entoure...
16.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Munga Eco-Lodge (Livingstone)
Distance : 255 km
La nuit a été froide et bruyante. Le ratel de hier soir est venu faire l'inspection de notre poubelle. Nous prenons notre dernier petit déjeuner de brousse avec les restes de pain, de beurre, de confiture, yogourts, lait, etc. La vaisselle rangée, il ne nous reste plus qu'à vider les tentes, les plier, rouler les sacs de couchage et tout empiler à l'arrière de la voiture...
17.08.2017 : Munga Eco-Lodge (Livingstone) - Livingstone Airport
Distance : 15 km
La nuit a été calme et reposante, mais le réveil est difficile car c'est notre dernier jour en Zambie. Nous allons au restaurant du lodge pour prendre le petit déjeuner, très complet et bio. Retour aux chalets pour Marine, Dylan, Fabienne et Francis pendant que Nathalie et Michel vont au "car wash" et à la station service. Une heure plus tard, les valises sont dans les voitures et nous partons tous pour le centre de Livingstone...
Pour tous ceux qui désir découvrir plus de notre aventure, je leur conseille de prendre la direction de notre site, carnet de voyage - Zambie 2017. Bonne lecture ! 😉
Informations sur le voyage:
Distance : 6565 km (Zambie : 5147 km, Botswana : 1026 km, Afrique du Sud : 392 km) Durée : 35 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L / automatique) chez Safari4x4Hire Toutes les réservations ont été faites par nous-même sur internet
Les réserves visitées :
Chobe National Park South Luangwa National Park Luambe National Park North Luangwa National Park Lavushi Manda National Park Bangweulu Wetlands Victoria Falls National Park Mosi-oa-Tunya National Park Kafue National Park
Voilà un aperçu de notre voyage :

14.07.2017 : Safari4x4Hire (Pretoria) - Zyndrandt Shakila Safari Tents
Distance : 132 km
Cette année, l'Afrique n'était pas au programme. Depuis notre voyage au Yellowstone (USA) en 2010, nous avions prévu d'y retourner pour observer l'éclipse totale de soleil du 21 août 2017. Mais, d'après les statistiques météo, la probabilité de beau temps à Jackson Hole n'est que de 40%. De plus, le lundi 21 août correspond à la reprise des cours pour Dylan et Marine.
- Nous avons suffisamment d'excuses, nous pouvons repartir en Afrique australe !
Motivés par la lecture de quelques récits d'aventures incroyables, nous décidons d'explorer la Zambie...
15.07.2017 : Zyndrandt Shakila Safari Tents - Khama Rhino Sanctuary
Distance : 440 km
La nuit a été calme et assez fraîche. Ce matin, pour notre premier petit déjeuner en Afrique du Sud, nous cherchons la chaleur du soleil. En attendant le propriétaire pour lui rendre les clés, nous profitons d'optimiser le rangement du matériel dans les six caisses à l'arrière de la voiture.
1 pour le compresseur et les outils 2 pour les ustensiles de cuisine et les couverts 2 pour la réserve de nourriture 1 pour les trousses de toilette et les produits anti-moustiques et anti-mouches tsé-tsé
Nous décidons d'explorer les lieux en suivant une petite piste jusqu'à la source de la Nyl River, que nous devinons en contrebas...
16.07.2017 : Khama Rhino Sanctuary - Kukonje Island
Distance : 310 km
La nuit a été animée, un troupeau de grands koudous est venu brouter aux alentours de la voiture. Ce matin, il fait un peu plus chaud. Nous prenons le petit déjeuner et finissons d'optimiser l'espace de rangement à l'arrière de la voiture. Les coussins et les sacs de couchage peuvent rester dans les tentes...
17.07.2017 : Kukonje Island - Elephant Sands Lodge Campsite
Distance : 179 km
Durant la nuit, un vent violent s'est levé. Heureusement, les tentes l'ont bien supporté. Ce matin, tout est calme et la température est agréable. Nous sommes réveillés par le cri des mouettes suivi par le chant des ados : "Joyeux anniversaire maman". En ouvrant la tente, au lever du soleil, nous redécouvrons l'endroit paradisiaque où nous nous sommes installés...
18.07.2017 : Elephant Sands Lodge Campsite - Senyati Safari Campsite
Distance : 276 km
Cette nuit, ce sont les Homo sapiens qui ont fait le plus de bruit (les voies respiratoires de nos voisins semblent aussi grippées que le souffleur de la veille). En prenant notre petit déjeuner, nous organisons la suite de la journée. Nous décidons d'aller jusqu'au Senyati Safari Campsite pour voir s'il y a de la place pour cette nuit. Comme nous ne sommes pas trop pressés, nous rangeons tranquillement nos affaires. La plupart des campeurs sont déjà partis et la vue sur le point d'eau est superbe...
19.07.2017 : Senyati Safari Campsite
Distance : 71 km
La nuit a été paisible et réparatrice. Mais, bien que les lits soient très confortables, nous nous levons en même temps que le soleil. Splendide !
C'est décidé, nous passons à la réception pour changer notre prochaine nuit de camping contre une nuit de plus dans le chalet. Ensuite, nous profitons de la terrasse pour savourer un copieux petit déjeuner en observant le va-et-vient des animaux au point d'eau...
20.07.2017 : Senyati Safari Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 86 km
Après une bonne nuit réparatrice, une bonne douche chaude et un copieux petit déjeuner, nous sommes fin prêts pour attaquer l'aventure en Zambie. Nous rangeons tout notre matériel dans la voiture et prenons la direction du village de Kazungula pour faire le plein de diesel. Entre le Botswana et la Zambie, il y a une frontière fluviale de 150 mètres sur le Zambèze. C'est probablement la frontière la plus courte du monde. Administrativement, le passage de cette frontière relève du parcours du combattant...
21.07.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Pioneer Safari Lodge (Lusaka)
Distance : 496 km
La nuit a été courte (réveil à 6h00). Comme le camping est situé dans une zone marécageuse, c'est très humide et les moustiques sont là, prêts à attaquer. Nous prenons notre premier comprimé de Malarone (contre la Malaria) avec un peu de jus d'orange. Un rituel que nous devrons pratiquer chaque jour jusqu'à une semaine après notre retour. Aujourd'hui, nous ferons la route jusqu'à la capitale Lusaka. On se réjouit car c'est là que nous devons retrouver Fabienne et Francis. Mais le trajet est plutôt long : 7h10 selon le GPS avec la carte T4A...
22.07.2017 : Pioneer Safari Lodge (Lusaka) - Chimwemwe Executive Lodge
Distance : 384 km
La nuit a été très très froide. Pourtant, nous nous sommes bien rapprochés de l'équateur depuis 8 jours. Nous nous levons avec le soleil et découvrons notre charmant emplacement. Après le petit déjeuner, nous ne traînons pas trop. Nous avons encore une bonne journée de route mais, à deux voitures, c'est plus sympa ! Nous prenons la direction du South Luangwa National Park mais il nous faudra deux jours pour l'atteindre...
23.07.2017 : Chimwemwe Executive Lodge - Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 306 km
La musique nous a bercés une bonne partie de la nuit. Ce matin, nos amis zambiens ont sûrement un puissant mal de tête. En prenant le petit déjeuner, nous remarquons que la température est déjà très agréable. Nous n'avons pas besoin des vestes polaires. Sans tarder, nous reprenons la route T4 pour atteindre notre but : le South Luangwa National Park. Vers 11h00, nous arrivons à Chipata. Nous faisons d'abord une halte au SPAR pour constituer une réserve complète de nourriture. Il s'agit de tenir au moins 8 jours sans ravitaillement, jusqu'à Mpika...
24.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 68 km
Cette nuit, nous avons très bien dormi. La température a été agréable. Au petit déjeuner, l'animation est assurée par une troupe de babouins de tous âges qui descend des arbres pour piller les poubelles du camping. Nous pourrions rester des heures à observer leur manège, mais le South Luangwa National Park nous attend. Nous prenons donc la direction de Mfuwe Bridge Gate où nous payons l'entrée pour deux jours. A 8h00, nous sommes dans le parc, prêts pour l'exploration...
25.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa) - Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 63 km
Durant la nuit, la maman éléphant et son petit sont revenus faire un tour dans le camp et sont passés juste à côté de notre tente. Ce matin, nous sommes tranquilles pour prendre le petit déjeuner car la famille de babouins n'est plus dans les parages. Comme hier, nous rejoignons Mfuwe Bridge Gate mais, cette fois, nous partons sur la droite et empruntons Elephant Loops pour visiter l'autre partie du parc. Après avoir longé la Luangwa River sur deux kilomètres, nous prenons la direction de Mushroom Lagoon...
26.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 0 km
Cette nuit, nous avons entendu des hyènes rôder pas très loin de nos voitures. Réveil à 5h00. Nous nous équipons pour notre première marche dans la brousse. Le plus dur est de choisir le matériel photo à emporter. A 5h30 nous sommes au Boma pour le petit déjeuner qui fait partie du Walking Safari. Il y a des fruits frais, cornflakes, toasts grillés au feu de bois, miel du pays, confiture, beurre, jus d'orange, café et thé chaud. Parfait pour se réveiller...
27.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa) - Kalovia Campsite
Distance : 77 km
Ce matin, nous nous réveillons après le soleil, à 6h30. Une bonne nuit calme et reposante, ça fait du bien après la longue journée d'hier. Nous préparons le feu pour le café et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Après avoir plié les tentes et rangé les affaires, nous passons à la réception pour payer nos excursions et pour dire au revoir à Victory, la propriétaire. A 9h00, nous quittons Zikomo Safari Camp pour se rendre à Milyoti Gate, 2.5km plus loin...
28.07.2017 : Kalovia Campsite - Kanunshya Campsite
Distance : 132 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un drôle de bruit. En ouvrant la tente, nous apercevons un hippopotame qui broute l'herbe juste à côté de la voiture. Il faut dire que nous ne sommes pas très loin de la Luangwa River. Pendant le reste de la nuit, nous entendons aussi des hyènes et des lions. Après un solide petit déjeuner, nous nous préparons à lever le camp. Les deux gardiens nous indiquent un chemin facile pour rejoindre la piste principale.
La piste principale en direction du Luambe National Park est un peu "deep sand", mais assez facile...
29.07.2017 : Kanunshya Campsite - Chikolongo Campsite (North Luangwa)
Distance : 139 km
Nous avons été bercés par le grognement des hippopotames toute la nuit : c'est la beauté des campings individuels sauvages. Au réveil, nous ne sommes pas super énergiques. Au moment de sortir de notre tente, nous constatons que la fermeture Éclair de la porte a définitivement rendu l'âme. A partir d'aujourd'hui, nous devrons donc entrer et sortir par l'arrière, du côté où il n'y a pas d'échelle. Après quelques acrobaties et contorsions, nos pieds finissent par toucher le sol. Nous découvrons enfin la beauté du lieu et les centaines d'hippopotames vautrés dans la Luangwa River.
Nous préparons le feu pour le café puis prenons notre petit déjeuner en contemplant les hippopotames. Ils sont un peu plus calmes que cette nuit...
30.07.2017 : Chikolongo Campsite (North Luangwa) - Kapishya Hot Springs Lodge
Distance : 107 km
La nuit a été très calme mais très froide. Au réveil, comme d'habitude, nous faisons un bon feu pour le café. Mais ce matin, nous en profitons également pour nous réchauffer car le soleil commence seulement à se lever.
Au moment de partir, un de nos gardiens nous demande si nous pouvons l'emmener jusqu'à son village. Nous le faisons avec plaisir car c'est sur notre trajet...
31.07.2017 : Kapishya Hot Springs Lodge - Mumbatuta Campsite (Lavushi)
Distance : 230 km
Ce matin, au réveil, nous ne résistons pas à la tentation d'un bon bain chaud. Au lever du soleil, l'ambiance est vraiment magique.
De retour au campement, nous prenons le petit déjeuner que les ados ont gentiment préparé. Vers 8h30, nous nous rendons à la réception pour dire au revoir aux propriétaires. Cette étape paisible, avec les sources chaudes en pleine nature, nous a fait du bien ! ...
01.08.2017 : Mumbatuta Campsite (Lavushi) - Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 95 km
La nuit a été très calme. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'animaux dans les parages car nous n'avons rien entendu. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner, rangeons le campement et allons faire une petite marche jusqu'à Mumbatuta Falls. Ce matin, le ciel est couvert. Nous revenons ensuite au campement par la brousse. Nous ne voyons pas d'animaux, alors nous décidons de reprendre la piste pour rejoindre les Bangweulu...
02.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 51 km
Réveil à 6h00. Aujourd'hui, c'est le grand jour : nous allons peut-être enfin croiser la piste d'un bec-en-sabot. La nuit a été très fraîche. Les tentes et les voitures sont couvertes de rosée. Comme nous devons sortir par le côté sans échelle, c'est pas "top". Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, rangeons les tentes encore mouillées et attendons le guide.
Le guide arrive vers 7h15. A 7h30, nous embarquons tous dans les voitures et prenons la direction de Chikuni par les plaines de Bangweulu...
03.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu) - Mutinondo Wilderness Lodge
Distance : 145 km
Et oui, nos rêves ont été animés par le bec-en-sabot ! Au réveil, nous sommes encore sous l'euphorie de la rencontre de la veille. Cela ne nous empêche pas de faire un bon feu pour le café du petit déjeuner.
Nous plions ensuite les tentes (qui ne sont pas trop humides ce matin), puis disons au revoir à nos gardiens et reprenons la piste en sens inverse. La traversée des villages se passe facilement. Il n'y a presque personne le long de la piste : les enfants doivent être à l'école. A la gate, c'est de nouveau la sympathique ranger qui nous accueille...
04.08.2017 : Mutinondo Wilderness Lodge - Forest Inn
Distance : 346 km
La nuit a été très calme et reposante. Le Mutinondo Wilderness Lodge se trouve dans un cadre sauvage et loin de toute civilisation. Nous nous réveillons tranquillement et prenons notre petit déjeuner au soleil levant.
Aujourd'hui, nos chemins se séparent. De notre côté, nous allons reprendre la route en direction de Livingstone pour être à la pleine lune aux Chutes Victoria. Fabienne et Francis, quant à eux, vont rester sur place un jour de plus. Nous nous retrouverons dans quatre jours, à Kalomo, pour explorer ensemble le parc Kafue...
05.08.2017 : Forest Inn - The Moorings Campsite
Distance : 437 km
La circulation ne nous a pas trop dérangés, nous avons bien dormi. Le réveil se fait en chanson "Happy birthday". Aujourd'hui, nous fêtons les 18 ans de Dylan et Marine !
Nous ne traînons pas pour prendre notre petit déjeuner car nous avons encore une longue journée de route.
A 8h15, nous sommes sur la route. Au début, on avance bien sur la (T2), il n'y a pas trop de circulation. Malheureusement, tout change après 60 km, lorsque la route (T3) nous rejoint. Il y a maintenant beaucoup de camions à croiser et à dépasser, sans oublier ceux qui sont accidentés sur le bas-côté et qu'il vaut mieux éviter. Il y a aussi beaucoup d'étalages de fruits et légumes, donc beaucoup de monde au bord de la route. Nous remarquons aussi plein d'étalages avec toutes sortes de bidons remplis d'un liquide brun clair (huile de moteur ? ... biocarburant ? ... alcool local ?)...
06.08.2017 : The Moorings Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 321 km
Ce matin, nous sommes réveillés par le chant du coq et les miaulements du chat qui est déjà au pied de nos tentes pour nous dire bonjour. Comme il ne nous reste plus trop de route pour atteindre Livingstone, nous profitons de prendre notre petit déjeuner tranquillement. - C'est quoi ce bruit dans la voiture ? Nous surprenons le chat, installé à l'arrière de la voiture, en train de s'attaquer au sac qui contient notre réserve de biltong. - Ouste, va-t'en ! Il a réussi à dévorer le coin d'une barquette. Une minute de plus et tout notre biltong disparaissait...
07.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 49 km
La nuit a été animée par nos voisins qui ont scié du bois toute la nuit. Tant pis pour la rivière, nous trouverons un autre emplacement pour la nuit prochaine. Nous prenons rapidement le petit déjeuner, car les moustiques sont très en forme ce matin. Nous nous rendons ensuite au Mosi-oa-Tunya National Park pour un safari un peu spécial. Aller à pied à la rencontre des rhinocéros, c'est le cadeau surprise pour les 18 ans de nos ados. A la gate, nous embarquons un guide (obligatoire pour aller voir les rhinos) et nous voilà partis pour une petite visite du parc. Les animaux sont plutôt discrets...
08.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 256 km
Réveil à 6h00. La nuit a été courte et froide. Ce matin, en prenant notre petit déjeuner, nous remarquons que nous sommes moins dérangés par les moustiques que lorsque nous étions au bord de la rivière. Avant de lever le camp, nous rangeons dans les moindres recoins de la voiture, toutes les courses que nous avons faites hier.
Nous quittons le camping à 8h15, faisons une halte à la station service et prenons la route pour rejoindre Fabienne et Francis...
09.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 204 km
La nuit a été froide et humide. Michel a très peu dormi et il est fiévreux. En sortant de nos tentes, nous apercevons des cobes defassa quitter la forêt pour rejoindre les marais. Le soleil est à peine levé lorsque nous entendons un cri déchirer le silence. Tous les cobes se mettent aux aguets, puis nous n'entendons plus rien. Nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp en nous demandant ce qui a bien pu se passer dans la brousse...
10.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - McBrides Camp (Kafue)
Distance : 279 km
Cette nuit, nous avons entendu un hippopotame qui rôdait près du campement. La nuit a été très froide et, en sortant de nos tentes, nous découvrons la Kafue River sous une épaisse brume matinale.
C'est avec une vue magnifique sur la rivière que nous prenons notre petit déjeuner. Ensuite, nous empaquetons toutes nos affaires dans les voitures et allons à pied à la réception pour payer notre nuit. Nous demandons également quelques conseils sur la route pour atteindre McBride's Camp...
11.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 0 km
Le réveil sonne à 5h45. La nuit a été un peu fraîche, mais très calme. Après un rapide petit déjeuner, nous parcourons les 950 mètres de piste pour se rendre au lodge en voiture. A pied, il n'y aurait que 500 mètres, mais on nous a déconseillé de le faire : trop risqué.
Arrivés au lodge, nous sommes accueillis par Chris McBride. A 7h00, nous le suivons dans la brousse pour le Walking Safari. Avec son fusil à l'épaule et sa tasse de thé à la main, son chapeau, une écharpe et des crocs : quel style ! Nous sommes accompagnés par un employé du camp. Chris nous explique quelques règles de sécurité : marcher derrière lui à la file indienne, rester groupés, ... et surtout observer le plus grand respect pour les animaux que nous allons rencontrer...
12.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 21 km
Cette nuit, les ados ont eu un petit "besoin" pressant. Ils ne sont pas allés jusqu'aux sanitaires car une paire d'yeux les observaient depuis les hautes herbes (lion ? ... léopard ? ... hyène ? ... ou herbivore ?). Il faudra vraiment que nous apprenions à reconnaître les yeux des animaux de nuit !
Aujourd'hui, grasse matinée ! Quand nous sortons des tentes, le soleil est déjà levé. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement puis rangeons le camp et partons explorer la région...
13.08.2017 : McBrides Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 285 km
Cette nuit, nous avons entendu au loin des bruits à glacer le sang. Il a dû se passer une scène de brousse. Ce matin, le réveil est pénible. Pour nous, partir de chez Chris et Charlotte signifie que nous allons gentiment retourner à Livingstone. Nous prenons conscience que l'aventure en Zambie est bientôt terminée...
14.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - Hippo Bay Campsite (Kafue)
Distance : 166 km
La nuit a été tranquille et nous avons bien dormi. Ce matin, nous sommes les derniers à nous lever. Après le petit déjeuner, nous allons discuter avec le propriétaire. Il nous conseille de faire une halte à Kaindabaila Hills pour gravir la plus haute colline. Nous le remercions et prenons la route en direction de Hippo Bay Campsite. Kaindabaila Hills n'est pas facile à trouver et le GPS ne connaît pas cet endroit...
15.08.2017 : Hippo Bay Campsite (Kafue) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 147 km
Les hippopotames du coin ont grogné toute la nuit. Dans la fraîcheur du matin, nous sommes réveillés par les rugissements puissants d'un lion. Nous nous levons donc bien avant le soleil.
Nous prenons notre petit déjeuner en contemplant le lac et la faune qui nous entoure...
16.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Munga Eco-Lodge (Livingstone)
Distance : 255 km
La nuit a été froide et bruyante. Le ratel de hier soir est venu faire l'inspection de notre poubelle. Nous prenons notre dernier petit déjeuner de brousse avec les restes de pain, de beurre, de confiture, yogourts, lait, etc. La vaisselle rangée, il ne nous reste plus qu'à vider les tentes, les plier, rouler les sacs de couchage et tout empiler à l'arrière de la voiture...
17.08.2017 : Munga Eco-Lodge (Livingstone) - Livingstone Airport
Distance : 15 km
La nuit a été calme et reposante, mais le réveil est difficile car c'est notre dernier jour en Zambie. Nous allons au restaurant du lodge pour prendre le petit déjeuner, très complet et bio. Retour aux chalets pour Marine, Dylan, Fabienne et Francis pendant que Nathalie et Michel vont au "car wash" et à la station service. Une heure plus tard, les valises sont dans les voitures et nous partons tous pour le centre de Livingstone...
Pour tous ceux qui désir découvrir plus de notre aventure, je leur conseille de prendre la direction de notre site, carnet de voyage - Zambie 2017. Bonne lecture ! 😉
Retour de Fès English translation pending
Peu de retour sur la ville de FES -merci notamment à Pagaljavab dont le compte rendu m’a été bien utile- donc je vais tenter une contribution détaillée et axée « pratique » (j’ai même fait de petites cartes !).
J’aime bien faire un récit jour par jour (cela permet de se rendre compte de ce qu’il est possible de faire en une journée) mais d’abord quelques considérations générales…
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!



OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:
Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!


OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:

Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.Premier séjour en Namibie English translation pending
Bientôt 2 mois que je suis rentré de ce voyage. Il est temps de partager mon carnet de voyage, préparé avec l'aide des récits et conseils de membres de ce forum que je tiens à remercier. Je remercie aussi au passage le personnel de Tourmaline toujours disponible pour répondre à des questions probablement posées plusieurs fois par jour. N'étant pas un adepte de la plume (plutôt le stylo d'ailleurs à l'heure actuelle) soyez indulgents sur ce récit plutôt banal.
J'ai voulu inclure des photos au fil du récit mais ma méthode n'a pas fonctionné. De ce fait je mets un lien vers ma galerie Flickr ou vous verrez un condensé de mes photos.
Le voici: https://flic.kr/s/aHskp4bLFU
Et maintenant le récit :
Voyage en Namibie – Septembre 2017
3 septembre, 5h00 du matin - le train qui doit nous emmener à Lyon n’est pas au rendez-vous. La gare de Montélimar est fermée. Nous partons à Valence dans l’espoir de le récupérer. Hélas à Valence, pas de train non plus. Nous nous rendons compte que les billets de train, modifiés par un employé SNCF ne tiennent pas compte du fait que nous sommes dimanche. Ils correspondent à des trains qui ne circulent qu’en semaine. Grosse panique, car nous avons un TGV à Lyon qui doit nous emmener à Roissy. On se fait conduire à Lyon en urgence sans être sûr de récupérer le temps perdu. Finalement, nous sommes à la Part Dieu avec 30mn d’avance, suffisant pour récupérer nos billets au bureau TGV air. Le reste du voyage se déroule sans encombre avec une escale à Doha.
4 septembre - arrivée à Windhoek vers 11h00. Le chauffeur de Africa 4x4 nous attend et nous conduit dans un Lodge (Gardens guesthouse) où nous passerons la première nuit. Notre avion ayant été avancé d’un jour, nous profitons de l’après midi pour faire le plein de nourriture pour les premiers jours du voyage et découvrir un peu la capitale. Le soir repas au Lodge puis couché assez tôt car il nous faut récupérer un peu après 25h00 d’avion.
5 septembre à 7h00 du matin - rendez vous au bar du Lodge avec Michael, un guide free lance envoyé par Tourmaline pour nous remettre le roadbook et nous briefer sur le voyage. Ses conseils et explications nous seront d’une aide précieuse pendant les 3 semaines du séjour. Il nous emmène ensuite chez le loueur récupérer le Toyota Hilux double cabine équipé d’une tente de toit. Après avoir fait connaissance avec notre futur compagnon de route, et surtout apprendre à ouvrir et replier la tente de toit, nous repartons à Windhoek et changeons de Lodge. Nous galérons un peu car une route est barrée mais finalement trouvons Londiningi Lodge tenu par une française. Nous passons la journée à visiter les environs et se familiariser avec la conduite à gauche. Je photographie de nombreux oiseaux, notamment des tisserins et des guêpiers.
6 septembre - notre première destination est Waterberg. Petite halte en chemin à Otjiwarongo chez les sculpteurs sur bois. A Waterberg nous prenons possession de notre emplacement de camping et nous décidons de monter à pied sur le plateau. Il fait chaud mais une bonne partie du trajet se fait à l’ombre. En chemin nous aurons une altercation sérieuse avec une famille de babouins parce que j’ai voulu photographier le petit dernier sans l’autorisation de ses parents. Ils nous bloquent le chemin jusqu’à ce que nous fassions demi tour. A ce moment là, ils s’en vont et nous reprenons l’ascension. Nous croisons des damans des rochers et quelques oiseaux beaucoup plus sympas que les singes. Arrivés sur le plateau nous profitons de la vue sur la plaine en contrebas, faisons quelques photos puis décidons de repartir par un autre chemin. Au bout d’environ 1 km de descente sur une trace que nous perdons souvent et quelques passages dangereux, nous remontons pour repartir par le même chemin qu’à l’aller. A peine arrivés au campsite, nous voyons plusieurs phacochères, des mangoustes et des Dik dik, une toute petite antilope. Après le barbecue nous passons la soirée en discutant avec nos voisins tout en surveillant les babouins qui tournent autour de nous, près à voler tout ce qui passe à leur portée. Nos voisins viennent de se faire voler une bouteille de whisky qui leur avait couté 60 euros. La dame a couru après le voleur qui s’en est débarrassé pour s’enfuir plus vite. Nous rions beaucoup en imaginant les singes complètement bourrés.
7 septembre – Nous prenons la route assez tôt le matin (et il en sera ainsi tous les jours afin de profiter des belles lumières matinales) pour rejoindre le campsite de Namutoni à Etosha. Après les formalités et le repérage de notre emplacement, nous partons dans le parc en vue de faire du repérage pour le lendemain matin. En réalité nous rentrons à la dernière limite, les yeux brillants et très satisfaits de nos premières rencontres animales. Gnous, springboks, bubales, calaos, zèbres, éléphants, girafes, et je dois en oublier. La rencontre avec les girafes en particulier est géniale. Nous sommes tellement proches que je dois descendre de la voiture (ce qui est strictement interdit) pour pouvoir les photographier.
Le lendemain matin nous retournons aux trous d’eau repérés la veille mais les 2 restent désespérément abandonnés par les animaux, exceptés quelques pintades qui se désaltèrent rapidement et repartent sans trainer.
8 septembre – En quittant les waterhole sans avoir vu d’animaux, nous prenons la direction d’Hallali Camp, notre 2eme hébergement dans le parc. En chemin nous croisons nos premiers oryx ainsi que des outardes et quelques autruches. Nous quittons la gravel road principale pour se rapprocher du pan, grand lac salé asséché. C’est l’occasion de voir de nombreuses antilopes et un troupeau d’éléphants. Sur cette portion, grands koudous, bubales springboks et girafes. Nous dévions de notre route pour rejoindre Goas fontein, un petit trou d’eau et nous avons la chance d’arriver en même temps que des girafes venant boire. Les regarder observer minutieusement les alentours avant d’écarter les jambes et baisser la tête pour boire est un grand plaisir. Un peu plus loin, ce sont des koudous qui profitent de l’eau du trou voisin. Nous allions repartir lorsque les zèbres, qui buvaient assez calmement, s’agitent dans l’eau et semblent s’affoler. Un très jeune est tombé dans le trou d’eau et ne peut pas ressortir malgré ses efforts et les encouragements de la mère. Finalement après 1/2h il ressortira épuisé mais en vie.
En reprenant la piste nous sommes arrêtés par un joli troupeau d’éléphants. Je commence à les photographier puis je redémarre et, 100m plus loin à la sortie d’un virage, il y en a d’autres. Un grand mâle est du côté droit de la piste et les autres sont à gauche. Je me trouve à moins de 20m quand je vois le mâle s’impatienter, écarter les oreilles, puis taper du pied plusieurs fois en regardant dans notre direction. Je me dis alors qu’il est prudent de reculer, mais une voiture me bloque et les gens ne semblent pas décidés à reculer eux même. L’éléphant continue ses intimidations. Je recule alors au maximum pour faire comprendre à l’autre de reculer aussi. Dès que nous mettons environ 5m supplémentaires entre nous et l’éléphant, ce dernier traverse la route et s’en va rejoindre sa femelle. Ils se saluent et s’embrassent sous nos yeux. Les APN crépitent et nous continuons notre chemin et rejoignons la route principale.
Arrivés à Hallali nous cherchons notre emplacement puis repartons faire le tour des waterholes. C’est l’occasion de voir encore de nombreux éléphants et, en début de nuit, proche du camp, un rhinocéros. (Moringa waterhole viewpoint).
Le lendemain matin 9 septembre, notre roadbook nous emmène au campsite suivant, Okaukuejo. En chemin de nombreux oryx, des oiseaux et une très belle scène de zèbres en train de boire dans la douce lumière du matin au trou d’eau de Rietfontein. Plus loin en bordure du chemin, c’est une mère zèbre et son jeune, déjà grand, qui tète. Nous passons par un trou d’eau à sec et ne voyons qu’une ou deux outardes de Kori. Mais cette étendue blanchie par le sel est du plus bel effet avec les herbes sèches qui composent le paysage de ce lieu. Quelques arbres solitaires dispersés ça et là fournissent un peu d’ombre à quelques springboks et gnous. J’espérais trouver des félins qui manquent toujours à notre tableau de chasse, mais en vain. Ce sera pour plus tard.
Okaukuejo est un campsite immense. Nous posons le Toy à l’emplacement qui nous est réservé puis allons repérer le waterhole. C’est très bien aménagé. Il y a même des gradins. En fin de journée nous nous installons et voyons défiler dans un ordre bien précis pintades, springboks, impalas, zèbres, girafes éléphants, quelques chacals, quelques hérons et échassiers. Soudainement, les girafes qui buvaient pendant que d’autres surveillaient les alentours se relèvent et détalent dans un nuage de poussière comme si un danger les menaçait. Probablement une fausse alerte puisqu’elles reviendront finir de s’abreuver. Trois rhinocéros viendront un peu plus tard. C’est un régal de voir tous ces animaux si proches. Les cartes mémoire se remplissent de souvenirs. L’éclairage artificiel ne semble pas gêner les animaux. Je mets l’appareil photo sur pied pour assurer une bonne netteté aux photos.
10 septembre – En repartant d’Okaukuejo, nous pensons que la plus belle journée du voyage s’est déroulée la veille. Nous nous arrêtons à un trou d’eau déjà visité la veille. De nombreux oryx, impalas, koudous et zèbres se côtoient dans un grand désordre organisé. Une armée de zèbres arrive et se battent entre eux. Les oryx s’en mêlent mais les zèbres veulent la mare pour eux tous seuls. Quelques gnous s’approchent aussi, puis des éléphants. Prudents, les zèbres s’écartent et continuent de s’affronter un peu plus loin. Un gnou imprudent se fait remettre en place par un gros éléphant. Le calme revient. Nous roulons lentement en regardant de chaque côté de la piste lorsque nous apercevons une lionne qui marche d’un pas décidé à 20m de la voiture. Je fais une série de photos tout en conduisant à côté d’elle. Notre présence ne semble pas la déranger et elle ne dévie pas de son objectif, un fourré où sont probablement cachés ses petits. Chaque fois que nous le pouvons, nous prenons des petites pistes moins fréquentées que la gravel road en espérant croiser des animaux que nous n’avons encore pas vus.
En revenant sur la piste principale, Annie me crie : un lion à gauche. Je crois à une blague mais un magnifique lion marche à quelques mètres de la voiture. Le temps de s’arrêter, il se couche sous un bosquet auprès d’une lionne. Presque impossible de faire des photos. Je déplace la voiture sans arrêt en espérant être mieux placé, ou qu’il se relève mais c’est peine perdue. Pire, un camion avec une vingtaine de personne arrive et nous bouche la vue ! Pendant une heure nous attendons mais c’est le moment le plus chaud de la journée et probablement le moment du repos des félins. Le point d’eau suivant est envahi par de nombreux oryx et quelques autruches. Des zèbres, toujours aussi teigneux, arrivent et commencent à se battre comme souvent. Notre hébergement tout près de ce trou d’eau est Olifantsrus. C’est notre dernier campsite à Etosha. Il est un peu excentré de l’axe principal du parc, et moins fréquenté. Les animaux sont paraît il plus farouches et difficiles à voir. Pourtant nous voyons autant d’animaux qu’ailleurs. C’est même ici que nous verrons la seule hyène tachetée de notre séjour. 11 septembre - Nous repartons d’Olifantsrus pour quitter le parc. Nous profitons de la matinée pour essayer de voir encore d’autres animaux. Nous avons la chance de voir un oiseau secrétaire (ou serpentaire). C’est un rapace de belle taille qui ne possède pas de serres. Cela ne l’empêche pas d’attraper des serpents, même très venimeux pour se nourrir.
A la sortie du parc, il est nécessaire de remplir des papiers et de rendre une fiche qui nous a été remise à l’entrée. Je dois aussi montrer mon passeport, mais malgré une fouille en règle de mes sacs et de la voiture, je ne le trouve pas. On me laisse partir au bout de 20/30 mn de recherche. Je sors et m’arrête sur le parking devant le parc en pensant qu’il est peut être resté dans la pochette de la tente de toit. Je l’ouvre et effectivement il y est. Je peux continuer l’esprit tranquille. Notre destination est Epupa falls. La piste est très vallonnée et de nombreuses saignées, parfois signalées par des panneaux, la coupent. Je roule un peu vite et une ou deux fois le Hilux tape violemment. Je lève donc le pied. Le paysage est assez varié et bientôt nous voyons quelques Himbas et leurs campements. Nous faisons une halte à Opuvo, la capitale des Himbas. Il y a aussi pas mal de Herreros. Cette petite ville nous permet de refaire le plein de nourriture et de remplir notre bouteille de gaz. Les abords du supermarché sont l’occasion de croiser les premiers Himbas qui sont là pour s’approvisionner mais aussi vendre quelques souvenirs aux touristes.
Les arrêts photos se font de plus en plus nombreux mais voulant arriver avant la nuit il faut rouler et nous traversons un passage rocheux avec des gros blocs ronds rappelant les Devil’s Marbles australiens. La lumière du soir est belle mais je résiste à la tentation de faire des photos. Arrivée à Epupa juste avant la nuit. Le campsite est au bout d’un chemin en bordure de la Kunene River après avoir traversé un village. Nous passons la soirée au bar pour tenter d’envoyer quelques messages mais le réseau n’est pas très performant. Sur les conseils de Michael, le guide que nous avait envoyé Tourmaline, nous demandons à appeler John un guide Himba qui habite tout près. Il viens nous voir et nous nous donnons rendez vous pour le lendemain matin pour aller visiter un village (en fait une famille) Himba.
12 septembre - John arrive à l’heure prévue. Nous partons au village pour acheter 20 kgs de farine, du maïs, du sucre et d’autres aliments que nous offrirons à la famille Himba pour être acceptés. En chemin, il nous explique que les Himbas sont semi nomades et vivent dans la région du Kaokoland. Nous roulons quelques kilomètres avant d’arriver. John part à la rencontre des habitants puis il vient nous chercher. Nous pouvons les suivre dans leurs activités et poser toutes les questions que nous voulons. J’ai aussi le droit de faire autant de photos que je le veux. Il n’y a que les femmes et les enfants car les hommes sont partis assez loin avec les vaches. Les femmes, elles, s’occupent des chèvres et du ménage. Il est 8h00 du matin, et la journée commence comme partout, par la toilette. Les femmes s’enduisent la peau d’un mélange d’ocre et de beurre. Cette crème les protège du soleil, de la sècheresse et des insectes. Les femmes nous expliquent la signification des différentes coiffures et leur rôle dans la famille. Elles nous montrent aussi l’intérieur d’une habitation puis les différents bâtiments qui composent le village. Ce sont elles qui les construisent et les entretiennent. Les enfants prennent part très tôt aux activités du groupe. Ils sont en particulier chargés de surveiller les chèvres. L’un des garçons est chargé du feu qui est censé ne jamais s’éteindre, puisqu’il fait la liaison entre les vivants et les morts. Le soir pour le coucher du soleil, montée au dessus de la Kunene pour dominer les chutes (qui sont presque à sec en cette saison) et la gorge.
13 septembre - notre itinéraire nous emmène à Khowareb Lodge dans le Kaokoland. Nous nous installons et partons vers le petit village voisin (Sesfontein) dans l’espoir d’obtenir des informations sur le secteur. Ensuite retour au campsite et à la nuit tombée je m’installe pour faire quelques photos de la voie lactée.
Le matin du 14 septembre, nous avons rendez vous très tôt avec un guide qui nous emmène visiter le lit de la Hoanib river pour la journée. Notre but est de trouver des éléphants du désert. L’endroit se révèle très joli avec des paysages variés, dans un parc national (Skeleton parc). Nous croisons un fermier local qui dit avoir vu les éléphants. Après quelques heures de recherche, nous les trouvons enfin. Après un repas pris au milieu de nulle part nous repartons et trouvons à nouveau les pachydermes. Le guide, qui était aimable jusque là, devient tout à coup muet et roule vite, comme s’il était pressé de rentrer. En réalité il fait la gueule parce qu’il a perdu ses lunettes de soleil. Du coup, la sortie est abrégée et nous rentrons au camping. Malgré cette fin inattendue, la sortie reste un très bon moment de par la beauté et la variété des paysages, ainsi que les animaux rencontrés.
15 septembre – Nous partons pour Hoada campsite pour l’étape suivante. Initialement j’avais demandé un emplacement à Palmwag Lodge à Tourmaline mais c’était complet. Il m’ont alors proposé ce camping isolé de tout mais qui me paraissait très sympa. Pour le rejoindre il faut passer la barrière vétérinaire (qui nous fait perdre 2H00) puis prendre la passe de Grootberg sur la gauche. Cette piste est une horreur à cause d’une tôle ondulée continue sur 50 kms environ. Le paysage change un peu et, vu notre vitesse, nous avons le temps de l’admirer. En arrivant au campsite, nous sommes accueillis par une dame peu aimable, qui ne fait aucun effort pour parler lentement afin que nous puissions la comprendre. Le site est très joli au milieu des rochers avec pour compagnons des oiseaux, quelques lézards, et des mouches en quantité industrielle. Il fait très chaud et la piscine est vide. On se demande ce qu’on est venu faire ici. Nous mangeons un peu puis nous décidons de partir de ce lieu, quitte à faire du camping sauvage. Revenus sur la piste principale nous décidons de faire demi-tour et de tenter notre chance à Palmwag lodge. Nous négocions pour que le gardien nous ouvre pour aller boire un café. Arrivés au bar, nous allons demander s’il y a de la place et après quelques minutes, on nous propose un emplacement. Nous ne perdons rien au change, si ce n’est le prix de la nuit payé à l’autre camping. Ici c’est le grand luxe (enfin pour nous). Nous ressortons explorer les environs et photographier les pachypodiums lealli vus le matin. Ensuite nous allons voir l’entrée de la concession de Palmwag pour connaître l’heure d’ouverture le lendemain matin.
16 septembre – À 6H00 du matin nous sommes à la porte de la concession. Le gardien tout endormi (il fait encore nuit) vient nous ouvrir les portes. Nous partons pour un game drive qui va durer une bonne partie de la journée. Dans la nuit nous avions entendu un rugissement donc nous espérons voir des lions. Nous verrons plusieurs girafes, des oryx des springboks et des zèbres de montagne, mais ni lion ni éléphant. La ballade est très sympa et s’apparente parfois à du franchissement. Il n’y a pratiquement personne. Il est préférable de ne pas avoir de problème mécanique. Finalement nous partons un peu à l’aventure pour rejoindre la gravel road principale et nous trouvons une sortie de la concession différente de celle empruntée le matin.
Nous repassons la barrière vétérinaire, très vite cette fois, pour rejoindre Twyfelfontein (Abaadi camp), notre prochaine étape. Nous arrivons en fin d’après midi et galérons un peu pour trouver le bon camping. Une fois arrivés, on nous dit de s’installer où bon nous semble. Nous faisons le tour et tout nous paraît abandonné. Les douches et les WC n’ont pas d’eau, tout est cassé. Je prends le téléphone pour appeler Tourmaline lorsque le gérant arrive et s’excuse car les travaux n’ont pas été faits et il nous propose un hébergement dans la partie de « luxe » de son camping. Nous nous installons dans une vaste tente avec de vrais lits (les premiers depuis Windhoek), une salle de bain encastrée dans les rochers. De plus il nous invite à manger le soir un brai traditionnel. (Barbecue avec de l’oryx et du manioc arrosé de bière). Nous n’avons rien à débourser. Il invite aussi les 2 autres couples de touristes. La soirée se termine tard après des histoires et blagues africaines. Je ne comprends pas grand chose mais je me marre aussi quand il faut le faire.
17 septembre – direction Swakopmund où nous passerons 2 jours. La piste traverse une zone complètement désertique et suit une ligne électrique. Pas de virages, peu de vie par ici. Heureusement je trouve cet endroit très beau avec parfois des mirages. Le ciel prend une teinte foncée au fur et à mesure que l’on s’approche de l’océan. Peu avant la ville, le ciel est complètement gris avec quelques gouttes de pluie. Il fait froid. Nous rejoignons notre lodge (Fishreiher guesthouse) en centre ville. Après une douche chaude pour se réchauffer, nous prenons la voiture pour faire un tour de la ville puis partons à Walvis Bay toute proche pour faire du repérage pour le lendemain. De retour à Swakop, nous jetons notre dévolu sur un restaurant au bout d’une jetée puis retour à l’hôtel.
18 septembre – nous allons visiter la vallée de la lune et les welwitschias mirabilis qui poussent dans les environs. Il faut prendre un permis en ville avant de s’y rendre. Nous arrivons sur place dans le brouillard, un peu déçu par le manque de visibilité. Au fur et à mesure que l’on avance le ciel se dégage et finalement la lumière est parfaite pour les photos. Cet endroit semble irréel et le nom « Moon Valley » lui va bien. A part quelques autruches et un oiseau pas farouche qui m’obéit lorsque je lui demande de tourner la tête pour les photos, il n’y a pas âme qui vive. Et enfin nous apercevons les premières welwitschias, ces plantes si bizarres et si rares. Elles sont endémiques de la région et les plus âgées d’entre elles ont environ 2000 ans. Elles vivent grâce à l’humidité de l’air qui se dépose sur leurs feuilles pendant la nuit. Des punaises inféodées à ces plantes, profitent de cette eau et vivent sur et autour d’elles.
Nous repartons à Swakopmund. Je m’arrête au garage Toyota pour faire réparer la boite à gant cassée en photographiant des lions il y a quelques jours, puis nous partons dans la lagune de Walvis bay pour les flamants rose. La fin de cette ballade n’est pas de tout repos car même après avoir dégonflé les roues, il est difficile de ne pas s’ensabler. En tout cas les roues trop étroites et le manque de puissance du moteur nous empêchent de s’arrêter. La lumière ici aussi est propice aux photos et de nombreux flamants me servent de modèle.
19 septembre – Nous quittons le confort de l’hôtel et partons sous la pluie en direction de Solitaire puis Sesriem. A la sortie de la ville en direction de l’aéroport, un petit lac sur fond de dunes est squatté par une colonie de flamands nains reconnaissables au rose très prononcé de leur plumage. Ce trajet, un peu long pour pouvoir s’arrêter souvent est magnifique. Je remarque que la voiture est maintenant couverte de boue collante. La piste longe des élevages d’oryx délimités par des centaines de kilomètres de clôtures. Le marché du fil de fer et du grillage doit être très rentable par ici. Nous faisons une halte à Solitaire, station service paumée au milieu de nulle part, un peu comme on en trouve en Australie. Je fais le plein puis nous rentrons au bar pour boire une bière et manger un apfel strudel qui fait la réputation du lieu. C’est tellement copieux qu’il nous sert de repas de midi.
Peu après nous atteignons notre destination. Le campsite à l’intérieur du parc est immense et très peuplé. Notre emplacement est installé sous un arbre qui nous fait de l’ombre et heureusement car il fait 47 degrés. Annie part à la piscine et je m’installe au bar avec une bière fraiche en attendant que les heures les plus chaudes passent. Vers 16h00, nous prenons la voiture et partons au canyon de Sesriem mais il fait encore beaucoup trop chaud pour marcher sans ombres. Nous décidons de partir pour la dune 45 située comme son nom l’indique au 45ème km du début de la route. Ce paysage désertique est d’une beauté incroyable avec des couleurs du sable qui vont presque du blanc au rouge. La hauteur de la dune 45 est de 170m. Elle offre une belle vue sur le désert environnant mais arriver à son sommet n’est pas facile. Le sable est très instable car très chaud et le vent qui souffle balaie les grains de sable. Je crains un peu pour mes reflex mais je ne peux pas m’abstenir de les sortir. La descente est un peu plus facile. Il faut malheureusement repartir alors que les belles lumières vont arriver mais le parc ferme ses portes au coucher du soleil. Sur le chemin du retour je m’arrête quand même régulièrement pour quelques photos. Finalement il faut accélérer un peu malgré la limitation à 60 km/h pour arriver alors que la nuit s’est installée. Heureusement la porte est encore ouverte pour laisser passer les camions d’une entreprise de travaux publics.
20 septembre – Debout à 5h00 du matin, pas le temps de faire un café. Nous partons à la porte de sortie pour parcourir les 60 kms en direction de Deadvlei et Sossusvlei. Nous sommes les 3emes à attendre l’ouverture des portes mais rapidement la file s’allonge. Devant moi 2 véhicules d’agence. Le départ est donné et de suite je me rends compte que la limitation de vitesse n’est pas respectée. Je me fais doubler par un autre véhicule d’agence. Je décide de rouler comme eux et il faut à peine 30 mn pour faire les 60 kms. Les 3 derniers kilomètres se font sur du sable mais ne posent aucun problème et ne nécessitent pas de dégonfler comme on l’entend souvent. Par contre je n’ose pas m’arrêter pour photographier un oryx qui escalade une dune car j’ai peur de me planter en repartant. Dommage ! Nous arrivons au parking délimité par des câbles. Je vais voir un guide pour savoir comment rejoindre Deadvlei rapidement. Il explique qu’il faut suivre des traces puis passer une petite dune et c’est fait. Trop pressé, je me retourne et je fonce sans regarder devant moi. Je m’entrave dans le câble et m’arrache la peau le long de la jambe gauche. Heureusement j’ai réussi à amortir ma chute sans lâcher les appareils photos. Annie et le guide me relèvent. Je ne sens pas la douleur, je vois que le soleil ne va pas tarder à sortir, il faut y aller et trouver un point de vue intéressant. Nous sommes maintenant des centaines de touristes à partir dans toutes les directions. Le lieu est tellement magique que l’on ne sait pas où aller et que voir. Nous descendons au niveau des arbres morts, la lumière et le ciel sont fantastiques et je réussis quelques photos qui devraient être intéressantes. Mais que c’est difficile de ne pas avoir un Chinois ou une japonaise dans le viseur! Avant de repartir au parking, nous escaladons une dune dominant un vlei un peu plus petit. D’en haut la vue est spectaculaire. Il n’y a personne ni aucun bruit, sauf le crépitement de l’obturateur du reflex. Nous suivons la crête avant de redescendre en direction du parking et nous décidons d’aller à Sossusvlei à pied. Arrivés au bord du vlei, je repars en sens inverse chercher la voiture. Une fois garé à l’ombre d’un acacia, nous retraversons cette grande zone argileuse craquelée par la chaleur puis escaladons une dune dont les derniers mètres avant la crête sont très difficiles. Mais arrivés en haut nous avons une vue d’ensemble fantastique.
Le retour se passe sans problème. Barbecue avec steak de springbok (viande très dure) puis repos au bar avant d’aller repérer les environs pour faire quelques photos de voie lactée la nuit. 21 septembre – Grosse étape ce jour puisque nous rejoignons Aus en faisant un détour par Lüderitz, ce qui fait environ 750 kms. Pour cela peu d’arrêt photo en cours de route. D’ailleurs paysage plutôt monotone. Nous passons par Aus sans nous arrêter et filons à Luderitz par une route rectiligne. Les environs ce cette ville sont ravagés. C’est en parti du à l’extraction de diamants dans la région. Cette zone était il y a peu fermée aux touristes. Nous passons à la banque puis partons à la découverte de la côte. Il ne fait pas beau et les points de vue décrits sur le Lonely Planet ne présentent pas beaucoup d’intérêts. J’ai envie de visiter Kolmannskop, un village abandonné depuis les années 50 après la fermeture des mines de diamants. Pour cela il faut payer un permis à l’office de tourisme de Luderitz. Nous y allons 1/4h avant la fermeture mais la femme nous dit que c’est trop tard et nous conseille de repasser le lendemain matin. La visite sera pour la fin de journée, et sans permis. Avoir voulu payer, avoir pas pu. Cette visite est d’ailleurs assez décevante contrairement à ce que l’on peut lire souvent dans les guides et compte-rendu de voyage. La maison du propriétaire de la mine est encore en bon état et pourrait être restaurée sans problème pour être habitée. Nous arrivons à Aus de nuit. Trouver l’entrée de Klein Aus Vista est un jeu de piste. Le camping est à quelques kilomètres de l’accueil sur une petite colline. C’est très calme, excepté un groupe d’Italiens un peu bruyant. Nous reprenons la voiture pour nous rendre au bar et essayer d’avoir du réseau. Le serveur me propose de gouter une eau de vie élaborée dans la région. Je goute la poire mais je préfère largement la mienne. Je profite de l’endroit pour faire quelques photos de voie lactée.
22 septembre – Direction Fish River Canyon pour 2 jours basés au Canyon Roadhouse, un campsite décoré par des épaves de vieux véhicules, un peu comme Solitaire. Encore une relativement longue étape mais aujourd’hui on devrait arriver vers midi pour se poser. En réalité ce sera plus tard car de nombreux arrêts jalonnent notre chemin. Le premier, c’est dans une distillerie, celle qui produit l‘ eau de vie que j’ai gouté la veille. J’en teste plusieurs (juste assez pour le goût mais il n’y en a pas de vraiment bonne exceptée celle qu’ils appellent « Cognac » et servie avec le café. Nous repartons et, probablement sous l’effet de l’alcool, je me trompe de piste un peu plus loin. Nous repartons en sens inverse pour s’apercevoir qu’en réalité nous étions bien sur la bonne gravel road. A un carrefour, il y a une station service qui paraît originale. La déco est faite de vieilles voitures rouillées encore une fois. Je fais le plein, quelques photos et nous repartons jusqu’au campsite. En arrivant j’ai l’impression d’être déjà venu ici. Je pense que c’est à cause des photos de ce lieu que j’avais vu sur le Net.
Le camping est arboré et de nombreux oiseaux se sont installés dans les branches. Ils ne sont pas trop farouches. Je les immortalise avant de partir vers les points de vue du canyon. En partant au canyon, je fais une halte pour photographier des arbres à carquois. A ce moment nous avons la chance de voir une espèce de renard à grandes oreilles dont j’ai oublié le nom, qui vient d’être réintroduit dans le secteur. Malheureusement impossible de le photographier car il n’a pas attendu que je monte l’objectif adéquat sur le boitier. Le canyon est visible depuis un plateau qui le domine. Il y a plusieurs spots assez proches les uns des autres. En réalité il y a un canyon vraiment très large et très ancien et un canyon plus récent a été creusé au milieu par une rivière qui fait des méandres. Nous restons là jusqu’au coucher de soleil mais il n’est pas extraordinaire ce soir.
23 septembre - Nous revenons pour le lever du soleil, plus sympa que le coucher de soleil de la veille. Il nous reste une journée et encore une nuit au Canyon Roadhouse puis retour à Windhoek le lendemain pour rejoindre Rehoboth, dernière nuit avant notre départ. A part le canyon que nous avons vu 2 fois il n’y a apparemment pas grand chose à faire ici. Nous décidons donc de partir de suite pour Rehoboth. Nous roulons toute la journée sur du goudron en état assez moyen sur la nationale 1. La chaussée est étroite ce qui fait que croiser les camions nécessite beaucoup de concentration. A Mariental, nous stoppons pour faire laver la voiture. Elle est tellement sale qu’ils mettront 2 heures au moins à 3 personnes pour nous la rendre impeccable. Arrivée en fin de journée au Hoanob Resort, un camping situé à 80 kms de la capitale. Notre réservation est pour le lendemain mais cela ne leur pose pas de problème que nous ayons un jour d’avance. Une courte ballade au bord du lac pour se dégourdir les jambes puis un braai (barbecue) terminent la journée.
24 septembre – Retour à Windhoek. Nous allons à la pension Longidingi que nous avions apprécié en début de séjour. Malheureusement ils sont complets mais ils téléphonent à une pension située à quelques rues de là. Nous avons donc un toit pour la nuit. Après avoir vidé la voiture et tout remis dans les valises nous partons boire une bière dans les environs, refaire le plein du véhicule et finalement allons manger à la pension Londiningi, décorée par des artistes locaux, qui propose des repas de grande qualité pour un prix très raisonnable. Ici nous sommes entre français et ceux qui partent donnent des conseils à ceux qui arrivent.
25 septembre – il reste Windhoek à traverser puis encore une quinzaine de kms pour rendre la voiture. Je fais très attention car il ne nous est rien arrivé jusque là et ce serait vraiment con d’avoir un accrochage au dernier moment. Tout se passe bien. Le responsable de Africa 4x4 fait le tour de la voiture sans trouver de dégâts. Nous transvasons nos bagages dans un autre 4x4 et ils nous conduisent à l’aéroport situé à près de 40 kms. Une fois les formalités accomplies nous attendons l’avion dont l’horaire avait changé 2 jours auparavant et à nouveau il change encore. Maintenant nous savons que l’escale à Doha ne sera que de 30 mn. Il ne faudra pas se planter. Mais tout se passe bien et nous rentrons à la maison, fatigués mais avec des étoiles plein la tête.
J'ai voulu inclure des photos au fil du récit mais ma méthode n'a pas fonctionné. De ce fait je mets un lien vers ma galerie Flickr ou vous verrez un condensé de mes photos.
Le voici: https://flic.kr/s/aHskp4bLFU
Et maintenant le récit :
Voyage en Namibie – Septembre 2017
3 septembre, 5h00 du matin - le train qui doit nous emmener à Lyon n’est pas au rendez-vous. La gare de Montélimar est fermée. Nous partons à Valence dans l’espoir de le récupérer. Hélas à Valence, pas de train non plus. Nous nous rendons compte que les billets de train, modifiés par un employé SNCF ne tiennent pas compte du fait que nous sommes dimanche. Ils correspondent à des trains qui ne circulent qu’en semaine. Grosse panique, car nous avons un TGV à Lyon qui doit nous emmener à Roissy. On se fait conduire à Lyon en urgence sans être sûr de récupérer le temps perdu. Finalement, nous sommes à la Part Dieu avec 30mn d’avance, suffisant pour récupérer nos billets au bureau TGV air. Le reste du voyage se déroule sans encombre avec une escale à Doha.
4 septembre - arrivée à Windhoek vers 11h00. Le chauffeur de Africa 4x4 nous attend et nous conduit dans un Lodge (Gardens guesthouse) où nous passerons la première nuit. Notre avion ayant été avancé d’un jour, nous profitons de l’après midi pour faire le plein de nourriture pour les premiers jours du voyage et découvrir un peu la capitale. Le soir repas au Lodge puis couché assez tôt car il nous faut récupérer un peu après 25h00 d’avion.
5 septembre à 7h00 du matin - rendez vous au bar du Lodge avec Michael, un guide free lance envoyé par Tourmaline pour nous remettre le roadbook et nous briefer sur le voyage. Ses conseils et explications nous seront d’une aide précieuse pendant les 3 semaines du séjour. Il nous emmène ensuite chez le loueur récupérer le Toyota Hilux double cabine équipé d’une tente de toit. Après avoir fait connaissance avec notre futur compagnon de route, et surtout apprendre à ouvrir et replier la tente de toit, nous repartons à Windhoek et changeons de Lodge. Nous galérons un peu car une route est barrée mais finalement trouvons Londiningi Lodge tenu par une française. Nous passons la journée à visiter les environs et se familiariser avec la conduite à gauche. Je photographie de nombreux oiseaux, notamment des tisserins et des guêpiers.
6 septembre - notre première destination est Waterberg. Petite halte en chemin à Otjiwarongo chez les sculpteurs sur bois. A Waterberg nous prenons possession de notre emplacement de camping et nous décidons de monter à pied sur le plateau. Il fait chaud mais une bonne partie du trajet se fait à l’ombre. En chemin nous aurons une altercation sérieuse avec une famille de babouins parce que j’ai voulu photographier le petit dernier sans l’autorisation de ses parents. Ils nous bloquent le chemin jusqu’à ce que nous fassions demi tour. A ce moment là, ils s’en vont et nous reprenons l’ascension. Nous croisons des damans des rochers et quelques oiseaux beaucoup plus sympas que les singes. Arrivés sur le plateau nous profitons de la vue sur la plaine en contrebas, faisons quelques photos puis décidons de repartir par un autre chemin. Au bout d’environ 1 km de descente sur une trace que nous perdons souvent et quelques passages dangereux, nous remontons pour repartir par le même chemin qu’à l’aller. A peine arrivés au campsite, nous voyons plusieurs phacochères, des mangoustes et des Dik dik, une toute petite antilope. Après le barbecue nous passons la soirée en discutant avec nos voisins tout en surveillant les babouins qui tournent autour de nous, près à voler tout ce qui passe à leur portée. Nos voisins viennent de se faire voler une bouteille de whisky qui leur avait couté 60 euros. La dame a couru après le voleur qui s’en est débarrassé pour s’enfuir plus vite. Nous rions beaucoup en imaginant les singes complètement bourrés.
7 septembre – Nous prenons la route assez tôt le matin (et il en sera ainsi tous les jours afin de profiter des belles lumières matinales) pour rejoindre le campsite de Namutoni à Etosha. Après les formalités et le repérage de notre emplacement, nous partons dans le parc en vue de faire du repérage pour le lendemain matin. En réalité nous rentrons à la dernière limite, les yeux brillants et très satisfaits de nos premières rencontres animales. Gnous, springboks, bubales, calaos, zèbres, éléphants, girafes, et je dois en oublier. La rencontre avec les girafes en particulier est géniale. Nous sommes tellement proches que je dois descendre de la voiture (ce qui est strictement interdit) pour pouvoir les photographier.
Le lendemain matin nous retournons aux trous d’eau repérés la veille mais les 2 restent désespérément abandonnés par les animaux, exceptés quelques pintades qui se désaltèrent rapidement et repartent sans trainer.
8 septembre – En quittant les waterhole sans avoir vu d’animaux, nous prenons la direction d’Hallali Camp, notre 2eme hébergement dans le parc. En chemin nous croisons nos premiers oryx ainsi que des outardes et quelques autruches. Nous quittons la gravel road principale pour se rapprocher du pan, grand lac salé asséché. C’est l’occasion de voir de nombreuses antilopes et un troupeau d’éléphants. Sur cette portion, grands koudous, bubales springboks et girafes. Nous dévions de notre route pour rejoindre Goas fontein, un petit trou d’eau et nous avons la chance d’arriver en même temps que des girafes venant boire. Les regarder observer minutieusement les alentours avant d’écarter les jambes et baisser la tête pour boire est un grand plaisir. Un peu plus loin, ce sont des koudous qui profitent de l’eau du trou voisin. Nous allions repartir lorsque les zèbres, qui buvaient assez calmement, s’agitent dans l’eau et semblent s’affoler. Un très jeune est tombé dans le trou d’eau et ne peut pas ressortir malgré ses efforts et les encouragements de la mère. Finalement après 1/2h il ressortira épuisé mais en vie.
En reprenant la piste nous sommes arrêtés par un joli troupeau d’éléphants. Je commence à les photographier puis je redémarre et, 100m plus loin à la sortie d’un virage, il y en a d’autres. Un grand mâle est du côté droit de la piste et les autres sont à gauche. Je me trouve à moins de 20m quand je vois le mâle s’impatienter, écarter les oreilles, puis taper du pied plusieurs fois en regardant dans notre direction. Je me dis alors qu’il est prudent de reculer, mais une voiture me bloque et les gens ne semblent pas décidés à reculer eux même. L’éléphant continue ses intimidations. Je recule alors au maximum pour faire comprendre à l’autre de reculer aussi. Dès que nous mettons environ 5m supplémentaires entre nous et l’éléphant, ce dernier traverse la route et s’en va rejoindre sa femelle. Ils se saluent et s’embrassent sous nos yeux. Les APN crépitent et nous continuons notre chemin et rejoignons la route principale.
Arrivés à Hallali nous cherchons notre emplacement puis repartons faire le tour des waterholes. C’est l’occasion de voir encore de nombreux éléphants et, en début de nuit, proche du camp, un rhinocéros. (Moringa waterhole viewpoint).
Le lendemain matin 9 septembre, notre roadbook nous emmène au campsite suivant, Okaukuejo. En chemin de nombreux oryx, des oiseaux et une très belle scène de zèbres en train de boire dans la douce lumière du matin au trou d’eau de Rietfontein. Plus loin en bordure du chemin, c’est une mère zèbre et son jeune, déjà grand, qui tète. Nous passons par un trou d’eau à sec et ne voyons qu’une ou deux outardes de Kori. Mais cette étendue blanchie par le sel est du plus bel effet avec les herbes sèches qui composent le paysage de ce lieu. Quelques arbres solitaires dispersés ça et là fournissent un peu d’ombre à quelques springboks et gnous. J’espérais trouver des félins qui manquent toujours à notre tableau de chasse, mais en vain. Ce sera pour plus tard.
Okaukuejo est un campsite immense. Nous posons le Toy à l’emplacement qui nous est réservé puis allons repérer le waterhole. C’est très bien aménagé. Il y a même des gradins. En fin de journée nous nous installons et voyons défiler dans un ordre bien précis pintades, springboks, impalas, zèbres, girafes éléphants, quelques chacals, quelques hérons et échassiers. Soudainement, les girafes qui buvaient pendant que d’autres surveillaient les alentours se relèvent et détalent dans un nuage de poussière comme si un danger les menaçait. Probablement une fausse alerte puisqu’elles reviendront finir de s’abreuver. Trois rhinocéros viendront un peu plus tard. C’est un régal de voir tous ces animaux si proches. Les cartes mémoire se remplissent de souvenirs. L’éclairage artificiel ne semble pas gêner les animaux. Je mets l’appareil photo sur pied pour assurer une bonne netteté aux photos.
10 septembre – En repartant d’Okaukuejo, nous pensons que la plus belle journée du voyage s’est déroulée la veille. Nous nous arrêtons à un trou d’eau déjà visité la veille. De nombreux oryx, impalas, koudous et zèbres se côtoient dans un grand désordre organisé. Une armée de zèbres arrive et se battent entre eux. Les oryx s’en mêlent mais les zèbres veulent la mare pour eux tous seuls. Quelques gnous s’approchent aussi, puis des éléphants. Prudents, les zèbres s’écartent et continuent de s’affronter un peu plus loin. Un gnou imprudent se fait remettre en place par un gros éléphant. Le calme revient. Nous roulons lentement en regardant de chaque côté de la piste lorsque nous apercevons une lionne qui marche d’un pas décidé à 20m de la voiture. Je fais une série de photos tout en conduisant à côté d’elle. Notre présence ne semble pas la déranger et elle ne dévie pas de son objectif, un fourré où sont probablement cachés ses petits. Chaque fois que nous le pouvons, nous prenons des petites pistes moins fréquentées que la gravel road en espérant croiser des animaux que nous n’avons encore pas vus.
En revenant sur la piste principale, Annie me crie : un lion à gauche. Je crois à une blague mais un magnifique lion marche à quelques mètres de la voiture. Le temps de s’arrêter, il se couche sous un bosquet auprès d’une lionne. Presque impossible de faire des photos. Je déplace la voiture sans arrêt en espérant être mieux placé, ou qu’il se relève mais c’est peine perdue. Pire, un camion avec une vingtaine de personne arrive et nous bouche la vue ! Pendant une heure nous attendons mais c’est le moment le plus chaud de la journée et probablement le moment du repos des félins. Le point d’eau suivant est envahi par de nombreux oryx et quelques autruches. Des zèbres, toujours aussi teigneux, arrivent et commencent à se battre comme souvent. Notre hébergement tout près de ce trou d’eau est Olifantsrus. C’est notre dernier campsite à Etosha. Il est un peu excentré de l’axe principal du parc, et moins fréquenté. Les animaux sont paraît il plus farouches et difficiles à voir. Pourtant nous voyons autant d’animaux qu’ailleurs. C’est même ici que nous verrons la seule hyène tachetée de notre séjour. 11 septembre - Nous repartons d’Olifantsrus pour quitter le parc. Nous profitons de la matinée pour essayer de voir encore d’autres animaux. Nous avons la chance de voir un oiseau secrétaire (ou serpentaire). C’est un rapace de belle taille qui ne possède pas de serres. Cela ne l’empêche pas d’attraper des serpents, même très venimeux pour se nourrir.
A la sortie du parc, il est nécessaire de remplir des papiers et de rendre une fiche qui nous a été remise à l’entrée. Je dois aussi montrer mon passeport, mais malgré une fouille en règle de mes sacs et de la voiture, je ne le trouve pas. On me laisse partir au bout de 20/30 mn de recherche. Je sors et m’arrête sur le parking devant le parc en pensant qu’il est peut être resté dans la pochette de la tente de toit. Je l’ouvre et effectivement il y est. Je peux continuer l’esprit tranquille. Notre destination est Epupa falls. La piste est très vallonnée et de nombreuses saignées, parfois signalées par des panneaux, la coupent. Je roule un peu vite et une ou deux fois le Hilux tape violemment. Je lève donc le pied. Le paysage est assez varié et bientôt nous voyons quelques Himbas et leurs campements. Nous faisons une halte à Opuvo, la capitale des Himbas. Il y a aussi pas mal de Herreros. Cette petite ville nous permet de refaire le plein de nourriture et de remplir notre bouteille de gaz. Les abords du supermarché sont l’occasion de croiser les premiers Himbas qui sont là pour s’approvisionner mais aussi vendre quelques souvenirs aux touristes.
Les arrêts photos se font de plus en plus nombreux mais voulant arriver avant la nuit il faut rouler et nous traversons un passage rocheux avec des gros blocs ronds rappelant les Devil’s Marbles australiens. La lumière du soir est belle mais je résiste à la tentation de faire des photos. Arrivée à Epupa juste avant la nuit. Le campsite est au bout d’un chemin en bordure de la Kunene River après avoir traversé un village. Nous passons la soirée au bar pour tenter d’envoyer quelques messages mais le réseau n’est pas très performant. Sur les conseils de Michael, le guide que nous avait envoyé Tourmaline, nous demandons à appeler John un guide Himba qui habite tout près. Il viens nous voir et nous nous donnons rendez vous pour le lendemain matin pour aller visiter un village (en fait une famille) Himba.
12 septembre - John arrive à l’heure prévue. Nous partons au village pour acheter 20 kgs de farine, du maïs, du sucre et d’autres aliments que nous offrirons à la famille Himba pour être acceptés. En chemin, il nous explique que les Himbas sont semi nomades et vivent dans la région du Kaokoland. Nous roulons quelques kilomètres avant d’arriver. John part à la rencontre des habitants puis il vient nous chercher. Nous pouvons les suivre dans leurs activités et poser toutes les questions que nous voulons. J’ai aussi le droit de faire autant de photos que je le veux. Il n’y a que les femmes et les enfants car les hommes sont partis assez loin avec les vaches. Les femmes, elles, s’occupent des chèvres et du ménage. Il est 8h00 du matin, et la journée commence comme partout, par la toilette. Les femmes s’enduisent la peau d’un mélange d’ocre et de beurre. Cette crème les protège du soleil, de la sècheresse et des insectes. Les femmes nous expliquent la signification des différentes coiffures et leur rôle dans la famille. Elles nous montrent aussi l’intérieur d’une habitation puis les différents bâtiments qui composent le village. Ce sont elles qui les construisent et les entretiennent. Les enfants prennent part très tôt aux activités du groupe. Ils sont en particulier chargés de surveiller les chèvres. L’un des garçons est chargé du feu qui est censé ne jamais s’éteindre, puisqu’il fait la liaison entre les vivants et les morts. Le soir pour le coucher du soleil, montée au dessus de la Kunene pour dominer les chutes (qui sont presque à sec en cette saison) et la gorge.
13 septembre - notre itinéraire nous emmène à Khowareb Lodge dans le Kaokoland. Nous nous installons et partons vers le petit village voisin (Sesfontein) dans l’espoir d’obtenir des informations sur le secteur. Ensuite retour au campsite et à la nuit tombée je m’installe pour faire quelques photos de la voie lactée.
Le matin du 14 septembre, nous avons rendez vous très tôt avec un guide qui nous emmène visiter le lit de la Hoanib river pour la journée. Notre but est de trouver des éléphants du désert. L’endroit se révèle très joli avec des paysages variés, dans un parc national (Skeleton parc). Nous croisons un fermier local qui dit avoir vu les éléphants. Après quelques heures de recherche, nous les trouvons enfin. Après un repas pris au milieu de nulle part nous repartons et trouvons à nouveau les pachydermes. Le guide, qui était aimable jusque là, devient tout à coup muet et roule vite, comme s’il était pressé de rentrer. En réalité il fait la gueule parce qu’il a perdu ses lunettes de soleil. Du coup, la sortie est abrégée et nous rentrons au camping. Malgré cette fin inattendue, la sortie reste un très bon moment de par la beauté et la variété des paysages, ainsi que les animaux rencontrés.
15 septembre – Nous partons pour Hoada campsite pour l’étape suivante. Initialement j’avais demandé un emplacement à Palmwag Lodge à Tourmaline mais c’était complet. Il m’ont alors proposé ce camping isolé de tout mais qui me paraissait très sympa. Pour le rejoindre il faut passer la barrière vétérinaire (qui nous fait perdre 2H00) puis prendre la passe de Grootberg sur la gauche. Cette piste est une horreur à cause d’une tôle ondulée continue sur 50 kms environ. Le paysage change un peu et, vu notre vitesse, nous avons le temps de l’admirer. En arrivant au campsite, nous sommes accueillis par une dame peu aimable, qui ne fait aucun effort pour parler lentement afin que nous puissions la comprendre. Le site est très joli au milieu des rochers avec pour compagnons des oiseaux, quelques lézards, et des mouches en quantité industrielle. Il fait très chaud et la piscine est vide. On se demande ce qu’on est venu faire ici. Nous mangeons un peu puis nous décidons de partir de ce lieu, quitte à faire du camping sauvage. Revenus sur la piste principale nous décidons de faire demi-tour et de tenter notre chance à Palmwag lodge. Nous négocions pour que le gardien nous ouvre pour aller boire un café. Arrivés au bar, nous allons demander s’il y a de la place et après quelques minutes, on nous propose un emplacement. Nous ne perdons rien au change, si ce n’est le prix de la nuit payé à l’autre camping. Ici c’est le grand luxe (enfin pour nous). Nous ressortons explorer les environs et photographier les pachypodiums lealli vus le matin. Ensuite nous allons voir l’entrée de la concession de Palmwag pour connaître l’heure d’ouverture le lendemain matin.
16 septembre – À 6H00 du matin nous sommes à la porte de la concession. Le gardien tout endormi (il fait encore nuit) vient nous ouvrir les portes. Nous partons pour un game drive qui va durer une bonne partie de la journée. Dans la nuit nous avions entendu un rugissement donc nous espérons voir des lions. Nous verrons plusieurs girafes, des oryx des springboks et des zèbres de montagne, mais ni lion ni éléphant. La ballade est très sympa et s’apparente parfois à du franchissement. Il n’y a pratiquement personne. Il est préférable de ne pas avoir de problème mécanique. Finalement nous partons un peu à l’aventure pour rejoindre la gravel road principale et nous trouvons une sortie de la concession différente de celle empruntée le matin.
Nous repassons la barrière vétérinaire, très vite cette fois, pour rejoindre Twyfelfontein (Abaadi camp), notre prochaine étape. Nous arrivons en fin d’après midi et galérons un peu pour trouver le bon camping. Une fois arrivés, on nous dit de s’installer où bon nous semble. Nous faisons le tour et tout nous paraît abandonné. Les douches et les WC n’ont pas d’eau, tout est cassé. Je prends le téléphone pour appeler Tourmaline lorsque le gérant arrive et s’excuse car les travaux n’ont pas été faits et il nous propose un hébergement dans la partie de « luxe » de son camping. Nous nous installons dans une vaste tente avec de vrais lits (les premiers depuis Windhoek), une salle de bain encastrée dans les rochers. De plus il nous invite à manger le soir un brai traditionnel. (Barbecue avec de l’oryx et du manioc arrosé de bière). Nous n’avons rien à débourser. Il invite aussi les 2 autres couples de touristes. La soirée se termine tard après des histoires et blagues africaines. Je ne comprends pas grand chose mais je me marre aussi quand il faut le faire.
17 septembre – direction Swakopmund où nous passerons 2 jours. La piste traverse une zone complètement désertique et suit une ligne électrique. Pas de virages, peu de vie par ici. Heureusement je trouve cet endroit très beau avec parfois des mirages. Le ciel prend une teinte foncée au fur et à mesure que l’on s’approche de l’océan. Peu avant la ville, le ciel est complètement gris avec quelques gouttes de pluie. Il fait froid. Nous rejoignons notre lodge (Fishreiher guesthouse) en centre ville. Après une douche chaude pour se réchauffer, nous prenons la voiture pour faire un tour de la ville puis partons à Walvis Bay toute proche pour faire du repérage pour le lendemain. De retour à Swakop, nous jetons notre dévolu sur un restaurant au bout d’une jetée puis retour à l’hôtel.
18 septembre – nous allons visiter la vallée de la lune et les welwitschias mirabilis qui poussent dans les environs. Il faut prendre un permis en ville avant de s’y rendre. Nous arrivons sur place dans le brouillard, un peu déçu par le manque de visibilité. Au fur et à mesure que l’on avance le ciel se dégage et finalement la lumière est parfaite pour les photos. Cet endroit semble irréel et le nom « Moon Valley » lui va bien. A part quelques autruches et un oiseau pas farouche qui m’obéit lorsque je lui demande de tourner la tête pour les photos, il n’y a pas âme qui vive. Et enfin nous apercevons les premières welwitschias, ces plantes si bizarres et si rares. Elles sont endémiques de la région et les plus âgées d’entre elles ont environ 2000 ans. Elles vivent grâce à l’humidité de l’air qui se dépose sur leurs feuilles pendant la nuit. Des punaises inféodées à ces plantes, profitent de cette eau et vivent sur et autour d’elles.
Nous repartons à Swakopmund. Je m’arrête au garage Toyota pour faire réparer la boite à gant cassée en photographiant des lions il y a quelques jours, puis nous partons dans la lagune de Walvis bay pour les flamants rose. La fin de cette ballade n’est pas de tout repos car même après avoir dégonflé les roues, il est difficile de ne pas s’ensabler. En tout cas les roues trop étroites et le manque de puissance du moteur nous empêchent de s’arrêter. La lumière ici aussi est propice aux photos et de nombreux flamants me servent de modèle.
19 septembre – Nous quittons le confort de l’hôtel et partons sous la pluie en direction de Solitaire puis Sesriem. A la sortie de la ville en direction de l’aéroport, un petit lac sur fond de dunes est squatté par une colonie de flamands nains reconnaissables au rose très prononcé de leur plumage. Ce trajet, un peu long pour pouvoir s’arrêter souvent est magnifique. Je remarque que la voiture est maintenant couverte de boue collante. La piste longe des élevages d’oryx délimités par des centaines de kilomètres de clôtures. Le marché du fil de fer et du grillage doit être très rentable par ici. Nous faisons une halte à Solitaire, station service paumée au milieu de nulle part, un peu comme on en trouve en Australie. Je fais le plein puis nous rentrons au bar pour boire une bière et manger un apfel strudel qui fait la réputation du lieu. C’est tellement copieux qu’il nous sert de repas de midi.
Peu après nous atteignons notre destination. Le campsite à l’intérieur du parc est immense et très peuplé. Notre emplacement est installé sous un arbre qui nous fait de l’ombre et heureusement car il fait 47 degrés. Annie part à la piscine et je m’installe au bar avec une bière fraiche en attendant que les heures les plus chaudes passent. Vers 16h00, nous prenons la voiture et partons au canyon de Sesriem mais il fait encore beaucoup trop chaud pour marcher sans ombres. Nous décidons de partir pour la dune 45 située comme son nom l’indique au 45ème km du début de la route. Ce paysage désertique est d’une beauté incroyable avec des couleurs du sable qui vont presque du blanc au rouge. La hauteur de la dune 45 est de 170m. Elle offre une belle vue sur le désert environnant mais arriver à son sommet n’est pas facile. Le sable est très instable car très chaud et le vent qui souffle balaie les grains de sable. Je crains un peu pour mes reflex mais je ne peux pas m’abstenir de les sortir. La descente est un peu plus facile. Il faut malheureusement repartir alors que les belles lumières vont arriver mais le parc ferme ses portes au coucher du soleil. Sur le chemin du retour je m’arrête quand même régulièrement pour quelques photos. Finalement il faut accélérer un peu malgré la limitation à 60 km/h pour arriver alors que la nuit s’est installée. Heureusement la porte est encore ouverte pour laisser passer les camions d’une entreprise de travaux publics.
20 septembre – Debout à 5h00 du matin, pas le temps de faire un café. Nous partons à la porte de sortie pour parcourir les 60 kms en direction de Deadvlei et Sossusvlei. Nous sommes les 3emes à attendre l’ouverture des portes mais rapidement la file s’allonge. Devant moi 2 véhicules d’agence. Le départ est donné et de suite je me rends compte que la limitation de vitesse n’est pas respectée. Je me fais doubler par un autre véhicule d’agence. Je décide de rouler comme eux et il faut à peine 30 mn pour faire les 60 kms. Les 3 derniers kilomètres se font sur du sable mais ne posent aucun problème et ne nécessitent pas de dégonfler comme on l’entend souvent. Par contre je n’ose pas m’arrêter pour photographier un oryx qui escalade une dune car j’ai peur de me planter en repartant. Dommage ! Nous arrivons au parking délimité par des câbles. Je vais voir un guide pour savoir comment rejoindre Deadvlei rapidement. Il explique qu’il faut suivre des traces puis passer une petite dune et c’est fait. Trop pressé, je me retourne et je fonce sans regarder devant moi. Je m’entrave dans le câble et m’arrache la peau le long de la jambe gauche. Heureusement j’ai réussi à amortir ma chute sans lâcher les appareils photos. Annie et le guide me relèvent. Je ne sens pas la douleur, je vois que le soleil ne va pas tarder à sortir, il faut y aller et trouver un point de vue intéressant. Nous sommes maintenant des centaines de touristes à partir dans toutes les directions. Le lieu est tellement magique que l’on ne sait pas où aller et que voir. Nous descendons au niveau des arbres morts, la lumière et le ciel sont fantastiques et je réussis quelques photos qui devraient être intéressantes. Mais que c’est difficile de ne pas avoir un Chinois ou une japonaise dans le viseur! Avant de repartir au parking, nous escaladons une dune dominant un vlei un peu plus petit. D’en haut la vue est spectaculaire. Il n’y a personne ni aucun bruit, sauf le crépitement de l’obturateur du reflex. Nous suivons la crête avant de redescendre en direction du parking et nous décidons d’aller à Sossusvlei à pied. Arrivés au bord du vlei, je repars en sens inverse chercher la voiture. Une fois garé à l’ombre d’un acacia, nous retraversons cette grande zone argileuse craquelée par la chaleur puis escaladons une dune dont les derniers mètres avant la crête sont très difficiles. Mais arrivés en haut nous avons une vue d’ensemble fantastique.
Le retour se passe sans problème. Barbecue avec steak de springbok (viande très dure) puis repos au bar avant d’aller repérer les environs pour faire quelques photos de voie lactée la nuit. 21 septembre – Grosse étape ce jour puisque nous rejoignons Aus en faisant un détour par Lüderitz, ce qui fait environ 750 kms. Pour cela peu d’arrêt photo en cours de route. D’ailleurs paysage plutôt monotone. Nous passons par Aus sans nous arrêter et filons à Luderitz par une route rectiligne. Les environs ce cette ville sont ravagés. C’est en parti du à l’extraction de diamants dans la région. Cette zone était il y a peu fermée aux touristes. Nous passons à la banque puis partons à la découverte de la côte. Il ne fait pas beau et les points de vue décrits sur le Lonely Planet ne présentent pas beaucoup d’intérêts. J’ai envie de visiter Kolmannskop, un village abandonné depuis les années 50 après la fermeture des mines de diamants. Pour cela il faut payer un permis à l’office de tourisme de Luderitz. Nous y allons 1/4h avant la fermeture mais la femme nous dit que c’est trop tard et nous conseille de repasser le lendemain matin. La visite sera pour la fin de journée, et sans permis. Avoir voulu payer, avoir pas pu. Cette visite est d’ailleurs assez décevante contrairement à ce que l’on peut lire souvent dans les guides et compte-rendu de voyage. La maison du propriétaire de la mine est encore en bon état et pourrait être restaurée sans problème pour être habitée. Nous arrivons à Aus de nuit. Trouver l’entrée de Klein Aus Vista est un jeu de piste. Le camping est à quelques kilomètres de l’accueil sur une petite colline. C’est très calme, excepté un groupe d’Italiens un peu bruyant. Nous reprenons la voiture pour nous rendre au bar et essayer d’avoir du réseau. Le serveur me propose de gouter une eau de vie élaborée dans la région. Je goute la poire mais je préfère largement la mienne. Je profite de l’endroit pour faire quelques photos de voie lactée.
22 septembre – Direction Fish River Canyon pour 2 jours basés au Canyon Roadhouse, un campsite décoré par des épaves de vieux véhicules, un peu comme Solitaire. Encore une relativement longue étape mais aujourd’hui on devrait arriver vers midi pour se poser. En réalité ce sera plus tard car de nombreux arrêts jalonnent notre chemin. Le premier, c’est dans une distillerie, celle qui produit l‘ eau de vie que j’ai gouté la veille. J’en teste plusieurs (juste assez pour le goût mais il n’y en a pas de vraiment bonne exceptée celle qu’ils appellent « Cognac » et servie avec le café. Nous repartons et, probablement sous l’effet de l’alcool, je me trompe de piste un peu plus loin. Nous repartons en sens inverse pour s’apercevoir qu’en réalité nous étions bien sur la bonne gravel road. A un carrefour, il y a une station service qui paraît originale. La déco est faite de vieilles voitures rouillées encore une fois. Je fais le plein, quelques photos et nous repartons jusqu’au campsite. En arrivant j’ai l’impression d’être déjà venu ici. Je pense que c’est à cause des photos de ce lieu que j’avais vu sur le Net.
Le camping est arboré et de nombreux oiseaux se sont installés dans les branches. Ils ne sont pas trop farouches. Je les immortalise avant de partir vers les points de vue du canyon. En partant au canyon, je fais une halte pour photographier des arbres à carquois. A ce moment nous avons la chance de voir une espèce de renard à grandes oreilles dont j’ai oublié le nom, qui vient d’être réintroduit dans le secteur. Malheureusement impossible de le photographier car il n’a pas attendu que je monte l’objectif adéquat sur le boitier. Le canyon est visible depuis un plateau qui le domine. Il y a plusieurs spots assez proches les uns des autres. En réalité il y a un canyon vraiment très large et très ancien et un canyon plus récent a été creusé au milieu par une rivière qui fait des méandres. Nous restons là jusqu’au coucher de soleil mais il n’est pas extraordinaire ce soir.
23 septembre - Nous revenons pour le lever du soleil, plus sympa que le coucher de soleil de la veille. Il nous reste une journée et encore une nuit au Canyon Roadhouse puis retour à Windhoek le lendemain pour rejoindre Rehoboth, dernière nuit avant notre départ. A part le canyon que nous avons vu 2 fois il n’y a apparemment pas grand chose à faire ici. Nous décidons donc de partir de suite pour Rehoboth. Nous roulons toute la journée sur du goudron en état assez moyen sur la nationale 1. La chaussée est étroite ce qui fait que croiser les camions nécessite beaucoup de concentration. A Mariental, nous stoppons pour faire laver la voiture. Elle est tellement sale qu’ils mettront 2 heures au moins à 3 personnes pour nous la rendre impeccable. Arrivée en fin de journée au Hoanob Resort, un camping situé à 80 kms de la capitale. Notre réservation est pour le lendemain mais cela ne leur pose pas de problème que nous ayons un jour d’avance. Une courte ballade au bord du lac pour se dégourdir les jambes puis un braai (barbecue) terminent la journée.
24 septembre – Retour à Windhoek. Nous allons à la pension Longidingi que nous avions apprécié en début de séjour. Malheureusement ils sont complets mais ils téléphonent à une pension située à quelques rues de là. Nous avons donc un toit pour la nuit. Après avoir vidé la voiture et tout remis dans les valises nous partons boire une bière dans les environs, refaire le plein du véhicule et finalement allons manger à la pension Londiningi, décorée par des artistes locaux, qui propose des repas de grande qualité pour un prix très raisonnable. Ici nous sommes entre français et ceux qui partent donnent des conseils à ceux qui arrivent.
25 septembre – il reste Windhoek à traverser puis encore une quinzaine de kms pour rendre la voiture. Je fais très attention car il ne nous est rien arrivé jusque là et ce serait vraiment con d’avoir un accrochage au dernier moment. Tout se passe bien. Le responsable de Africa 4x4 fait le tour de la voiture sans trouver de dégâts. Nous transvasons nos bagages dans un autre 4x4 et ils nous conduisent à l’aéroport situé à près de 40 kms. Une fois les formalités accomplies nous attendons l’avion dont l’horaire avait changé 2 jours auparavant et à nouveau il change encore. Maintenant nous savons que l’escale à Doha ne sera que de 30 mn. Il ne faudra pas se planter. Mais tout se passe bien et nous rentrons à la maison, fatigués mais avec des étoiles plein la tête.
Retour sur un super voyage dans le Grand Ouest English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait déjà presque un an que l'on est revenu de notre séjour dans le grand ouest américain...
mais l’année a été chargée, entre l’achat d’un appartement, le déménagement … Bref je trouve enfin le temps de partager notre voyage pour que les futurs partants y trouvent peut être quelques infos importantes. Je profite beaucoup de ce forum pour faire de mes voyages des souvenirs inoubliables, je trouve ça important de partager ensuite les points positifs et négatifs. Désolée donc pour ce énième compte rendu dans le grand ouest...
😊
Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂
Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :
Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.
Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.
Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).
Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …
Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂
Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :
Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.
Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.
Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).
Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …
Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Hôtel H10 en Andalousie English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons des informations sur cet hôtel en Andalousie, si quelqu'un y a déjà séjourné. Nous souhaitons y faire un séjour sur la costa del sol mi-octobre....quelle est la meilleure saison. merci d'avance. Boun🙂
Nous souhaitons des informations sur cet hôtel en Andalousie, si quelqu'un y a déjà séjourné. Nous souhaitons y faire un séjour sur la costa del sol mi-octobre....quelle est la meilleure saison. merci d'avance. Boun🙂
Créer son circuit cout séjour en Californie English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons sans aucune préparation dans une semaine pour San Francisco.
Nous avons 8/9 jours de vacances à prendre imprévues.
Nous avons vu des vols secs pas cher pour San Francisco, nous partons donc le 10 avril.
Nous aimerions de l'aide, bien que nous venions d'acheter des livres pour le top 10 à faire.
Je lis beaucoup d'avis et de circuit.
Mais j'aimerai faire un circuit avec des conseils en direct.
Nous prévoyons 2/3 jours sur San Francisco
Nous aimerions faire quelques parcs nationaux et descendre sur la route côtière jusqu'à Los Angeles.
Est-ce envisageable dans quel sens et une halte à Las Vegas est-elle réaliste ;o)
Merci par avance pour votre aide et vos conseils et avis kat
Merci par avance pour votre aide et vos conseils et avis kat
2 semaines au Rajasthan en voiture avec chauffeur English translation pending
Nous avons préparé notre voyage en juin 2016 pour un départ le samedi 18 février 2017 jusqu’au samedi 4 mars : Dehli + Rajasthan + Agra. Il aurait été préférable de prendre un ou deux jours de plus, mais c’était impossible pour des raisons professionnelles.
Le visa est obligatoire. Moins d’une semaine pour l’obtenir à Bruxelles (86€ valable 6 mois). Plus économique l’e-Visa (~50€ valable un mois) démarche en 2 phases : demande et paiement à effectuer sur Internet moins d’un mois avant le départ, puis finalisation gratuite sans souci à l’aéroport de Delhi. Arrivée à Delhi vers minuit. Départ de Delhi vers 3h du matin, c’est le cas pour une grande partie des vols Europe-Inde. Les contrôles les plus longs auront eu lieu à Amsterdam : il faut prévoir 2h d’escale au moins pour ne pas stresser !
Les vols les plus intéressants à notre période de voyage avec KLM : Bruxelles-Amsterdam puis Amsterdam-Delhi par la compagnie indienne Jet Airways associée à KLM 530€ aller-retour par personne.
Le choix de la période a été dicté par les conditions météo très favorables : effectivement nous avons eu 2 semaines de très beau temps et une température l’après midi de 25 à 30°C.
Nous avons choisi de passer par une agence locale pour réserver une voiture avec chauffeur, les réservations d’hôtels et certaines activités. Nous sommes revenus totalement satisfaits par notre choix : l’Agence ELEPHANT TRAVEL (www.elephantravel.com) de New Delhi a un correspondant français très réactif avec lequel nous avons échangé pour l’organisation du séjour : nous sommes revenus enchantés grâce aux conseils très avisés qui nous ont permis un voyage merveilleux et varié. Pour 5 adultes + chauffeur, le véhicule était un Toyota Innova spacieux et confortable avec une galerie sur le toit pour les gros bagages. Notre chauffeur indien anglophone Sunil a été aux petits soins, un excellent chauffeur calme en toute circonstance, efficace pour prendre toutes les dispositions afin que nous ne perdions pas de temps. Ses choix de restaurants pour les lunchs sur la route ont presque toujours correspondu à nos souhaits.
Prix payé à l’agence : 215650 roupies (au change sur place 1 euro = 69 roupies) soit 3125€ pour 5 personnes, sachant que chaque soir nous avions 3 chambres doubles avec petits déjeuners. Pour ce prix : voiture avec chauffeur (ses repas et son hébergement compris), péages, carburant. 2 dîners compris, le guide francophone et la balade à dos de dromadaire à Jaisalmer et le train couchette Delhi-Jaisalmer inclus aussi. 30 % à la commande du voyage. Non compris : les entrées sur les sites (de 200 à 1000 roupies par personne sachant qu’il y a presque toujours un supplément à payer par appareil photo de l’ordre de 250 roupies)
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité au cours de notre voyage et les gens rencontrés ont été pour la plupart d’une grande gentillesse. Les habitants du Rajasthan sont cependant de nature assez réservée au premier abord. Bien sûr la densité de population engendre une circulation de mobylettes, de touk-touks, de camions, tous klaxonnant bien au-delà du raisonnable, et créant une pollution de fines particules réellement très problématique dans les villes. Les piétons prennent quelques risques en traversant, les nombreuses vaches sacrées par contre jouissent d’un grand respect : elles ont tous les droits ! Les feux sont bien respectés et finalement en 2 semaines nous n’aurons vu qu’un seul accident ! La pollution est aussi accentuée par les très nombreuses fabriques de briques qu’on peut voir par dizaines parfois depuis la route, toutes crachant une épaisse fumée noire. On construit énormément dans ce pays, partout, souvent çà reste inachevé et ce n’est pas toujours très beau. Des tas de déchets de construction en tous genres sont abandonnés s’ajoutant aux détritus partout présents.
Question eau, l’eau n’est pas potable mais on trouve partout des bouteilles d’eau filtrée à utiliser même pour se brosser les dents. A cette saison nous n’avons jamais été incommodé par les insectes, très peu de moustiques. Tous les hôtels proposés par Elephant Travel et dans lesquels nous avons logés étaient propres.
Il y a de nombreuses voies express à péage reliant les villes : on peut faire du 70-80 km/h au Rajasthan. Les dépassements des très nombreux camions rappellent un peu le slalom géant. Ceux-ci respectent cependant plutôt bien une distance entre eux permettant une certaine fluidité.
Bien sûr des millions de gens vivent dans la pauvreté. Nous avons par exemple longé des kilomètres de bidonvilles en quittant Delhi avec le train pour Jaisalmer. Cependant on se rend compte aussi qu’une partie non négligeable des Indiens fait aussi comme nous du tourisme dans leur pays très riche sur le plan patrimonial, il n’y a pas que des touristes étrangers loin de là. Nous avons eu une impression de pays dans lequel le mot croissance avait vraiment un sens.
Les paysages traversés ne sont pas exceptionnels. Bien qu’il y ait beaucoup de monde dans les villes, il y a beaucoup de campagne peu peuplée assez arborée avec un peu de relief notamment autour d’Udaipur et de Pushkar. Et même du désert … moins désertique toutefois que dans certaines autres régions du globe.
Voici maintenant quelques détails du voyage :
-dimanche 19 février : (décalage horaire +4,5h) arrivée vers minuit, formalités rapides. Sunil nous attendait et nous a emmené à l’hôtel Inn Tawang, à 30 min, hôtel propre mais sans prétention bien pour un séjour court. A 9h Sunil avait fait venir le banquier à l’hôtel pour le change puis départ pour visiter Old Delhi, notamment la Grande Mosquée et à New Delhi le magnifique Mausolée Humayun. A 17h30 départ pour 18 heures de train couchette vers Jaisalmer. Ce très long trajet était nécessaire car il nous manquait une journée pour pouvoir réaliser notre circuit. L’expérience du train est assez haute en couleur, et en odeur aussi… ce n’est pas le grand confort mais tout-à-fait supportable pour les occidentaux que nous étions. Ce qu’on voit par la fenêtre aura été assez différent de la route : immenses bidonvilles mais aussi arrêts en rase campagne au petit matin où tout le monde descend prendre l’air.
-lundi 20 février : arrivée à Jaisalmer vers 11h30, touk-touk prévu qui nous emmène immédiatement à notre hôtel Pleasant Haveli, superbe hôtel ayant aussi une très bonne cuisine à déguster sur le toit. Vers 14h Elephant Travel nous avait prévu un guide francophone Padam qui nous a excellemment conduit dans cette magnifique ville fortifiée inscrite au patrimoine mondial. Des heures de bonheur dans ces ruelles aux magnifiques havelis. Sans oublier le temple jaïn absolument superbe (attention : fermeture à 15h). Jaisalmer : un incontournable du Rajasthan, sans doute notre étape préférée, c’était la récompense après les heures de train.
-mardi 21 février : Sunil nous avait rejoint avec sa voiture. Autour de Jaisalmer aussi de beaux endroits : le lac artificiel avec ses édifices religieux, le cénotaphe Bada Bagh. Puis, pas bien loin, le désert avec des dunes de sable et ses dromadaires. Surtout, tellement peu de monde dans ce pays réputé pour être si densément peuplé : étonnant ! Nous passerons la nuit sous tente spacieuse dans le camp Chandani bien à l’écart des petits villages après avoir effectué plus d’une heure de balade à dos de dromadaire sur les dunes juste avant le coucher du soleil. Excellent souvenir. Très bon repas animé par des musiciens locaux cependant un peu trop bruyants… La nuit a été très fraîche, nous avions de grosses couvertures. Le lendemain matin pas d’eau pour se laver...c’est le désert. Heureusement nous avions quelques bouteilles d’eau minérale.
Mercredi 22 février : départ matinal pour une longue étape jusqu’au centre-ville bleu de Jodhpur. Impossible d’aller en voiture dans le labyrinthe de la vieille ville. On y accède par touk-touk. Notre hôtel est le Castel View avec une vue absolument magnifique sur les toits de la vieille ville dominée par son fort. Hôtel très bien situé dans un environnement calme. Les chambres sont originales, spacieuses, par contre la cuisine de l’hôtel pourrait être sensiblement améliorée avec son restaurant sur le toit dominant la ville. La ville est très polluée par les très nombreuses mobylettes qui vous rasent en permanence. Il y a aussi de très nombreux coiffeurs très sympathiques : notre fils en a fait une expérience qui mérite d’être vécue, cheveux et barbe, un vrai spectacle avec un superbe résultat.
Jeudi 23 février : Visite notamment du magnifique fort Mehrangarth de Jodhpur inscrit au patrimoine mondial. A voir absolument. L’après-midi parcours obligatoirement guidé – un peu cher par rapport à ce qu’on y voit -- dans les villages bishnoi qui vouent un très grand respect pour les animaux : nous rencontrons d’ailleurs notamment des antilopes sauvages qui manifestement se sentent en sécurité. On trouvera aussi dans un village un magasin avec un bel artisanat, de très beaux patchworks notamment.
Vendredi 24 février : départ matinal vers Udaipur avec halte dans un endroit extraordinaire : le temple jaïn de Ranakpur à ne pas rater. Grand et tout en marbre blanc sculpté dans le détail. Le soir nous logerons chez une famille habituée à recevoir (The Royal Country Retreat) avec laquelle nous préparons et dégustons le repas typiquement indien. Mieux qu’à l’hôtel dans une belle campagne à proximité d’Udaipur.
Samedi 25 février : Juste quelques kilomètres pour atteindre le centre d’Udaipur, jolie ville dans laquelle se trouvent 2 grands lacs. L’hôtel Madri Haveli, superbe avec un joli restaurant sur le toit où l’on mange bien avec la visite possible de singes, est situé juste entre les 2 lacs, accessible en touk-touk pour les mêmes raisons qu’à Jodhpur. La visite du City Palace est assez intéressante mais il ne faut surtout pas louper une heure de bateau sur le lac pour bien profiter des vues sur les palais.
Dimanche 26 février : départ dans un premier temps vers l’immense fort très photogénique de Chittorgarth avant de continuer jusqu’à fort Barli. Nous logerons dans un petit palais tenu par une famille aristocratique convertie en hôtel assez luxueux dans un petit village à l’écart des voies express. Toute une ambiance mais surtout nous avons beaucoup apprécié la balade dans le village dans lequel les habitants vivant très simplement communiquent avec beaucoup de gentillesse et de simplicité. Une très belle étape.
Lundi 27 février : petite étape jusqu’à Pushkar, ville de pèlerinage hindou. Là on verra beaucoup de touristes étrangers, de très nombreuses boutiques mais aussi le lac sacré avec ses ghats, escaliers où l’on peut voir les hindous descendre pour les ablutions. Nous n’avons pas trouvé exceptionnels les temples de Pushkar. Pushkar, c’est d’abord une ambiance. Nous logerons à Ajmer dans une famille particulièrement sympathique proposée par Elephant Travel. Nous avons une fois encore beaucoup apprécié le repas préparé avec la famille suivi de discussions autour des photos familiales, notamment de mariage, événement donnant lieu à de très grandes festivités : au cours de notre voyage nous avons souvent perçu les décibels, les couleurs vives et les feux d’artifice à l’occasion de mariages.
Mardi 28 février : départ vers Jaipur, ville dite rose (en tout cas la vieille ville entièrement ceinte de murailles) que nous avons trouvé plutôt orange, capitale très peuplée du Rajasthan. Notre hôtel, le Sunder Palace est à 4 km du centre, assez propre, dans un environnement peu bruyant. Au centre il faut voir la façade du Palais des Vents, magnifique. La balade dans l’immense bazar bâti en damier est assez fatigante : ruelles étroites, bruyantes où il faut constamment faire attention aux mobylettes. Des corporations spécialisées dans les textiles, pierres semi-précieuses… se succèdent. Intéressant. Finalement on n’y restera pas trop longtemps et Sunil nous emmène un peu à l’extérieur de la ville pour flâner près d’un lac entouré de jolies collines et au milieu duquel se trouve un très joli palais. Une bonne idée ! La visite sur place d’une coopérative de tapis ne nous a pas convaincu. A propos d’achat, il faut savoir qu’en Inde acheter prend beaucoup de temps et qu’il faut marchander ferme ! Le soir repas sur le toit au bon restaurant Peacock proche de notre hôtel.
Mercredi 1 mars : à une dizaine de kilomètres de Jaipur se trouve le fort d’Amber aussi au patrimoine mondial : une merveille dans un cadre superbe. Puis la visite d’une coopérative de poterie bleue de Jaipur ne nous a pas convaincu non plus. Vers 16h après la chaleur du début d’après midi nous sommes allés à Elephantastic (4500 roupies par personne. Nous avions réservé bien à l’avance par l’intermédiaire d’Elephant Travel). Excellent : sous le regard attentif du personnel, on caresse, on nourrit, on lave seul ou à 2 un éléphant avant une longue balade dans la campagne non pas dans une nacelle mais bien sur une couverture posée sur le dos de l’animal...avant un excellent dîner prévu dans le prix.
Jeudi 2 mars : réveil matinal pour une longue route vers Agra. Vers 11h on atteint Fatehpur Sikri, haut lieu du patrimoine. Nous ne visiterons qu’une partie de ce grand site faute de temps, la magnifique mosquée avec son mausolée de marbre blanc très visité : incontournable paraît-il pour celles qui auraient du mal à avoir un enfant. C’est le seul endroit de notre voyage où nous avons senti une pression un peu excessive pour prendre un guide, un touk-touk, acheter des souvenirs… bref nous étions assez contents de poursuivre notre route vers Agra. L’hôtel Seven Hill Tower est très confortable, on y mangera aussi très bien. Il n’est qu’à quelques minutes en voiture du Taj Mahal que nous atteignons vers 14h. Évidemment c’est LE monument à voir. On a beau l’avoir vu en photos, voir le détail des sculptures et de l’architecture est un plaisir immense à déguster en y prenant le temps. Nous avons eu a chance de n’avoir qu’un seul échafaudage uniquement sur un des 4 minarets. Des travaux beaucoup plus importants sont prévus dès avril 2017 car malheureusement en raison de la pollution le marbre blanc est devenu jaunâtre. Une partie de la façade et 3 minarets ont déjà été restaurés. Beaucoup de monde, touristes indiens et étrangers, mais l’ensemble est vaste et soigné.
Vendredi 3 mars : Le Fort Rouge d’Agra mérite aussi une visite d’une heure et demi à 2 heures avec vues sur le Taj Mahal embrumé ce matin-là. Puis c’est le retour vers New Delhi par une véritable autoroute quasi comme en Europe. A l’entrée dans New Delhi, Sunil nous propose une halte tout-à-fait surprenante dans un complexe jaïn ultra moderne très fréquenté avec temple très soigné et richement décoré, jeux d’eau, plaine de jeux, cafétéria…montrant si besoin est que le jaïnisme n’appartient pas qu’au passé.
En conclusion, un voyage inoubliable qui nous aura donné vraiment envie de revenir visiter ce grand pays, d’autant plus qu’à l’écoute de touristes rencontrés dans les hôtels, l’Inde est riche d’une grande diversité en fonction des régions traversées.
Le visa est obligatoire. Moins d’une semaine pour l’obtenir à Bruxelles (86€ valable 6 mois). Plus économique l’e-Visa (~50€ valable un mois) démarche en 2 phases : demande et paiement à effectuer sur Internet moins d’un mois avant le départ, puis finalisation gratuite sans souci à l’aéroport de Delhi. Arrivée à Delhi vers minuit. Départ de Delhi vers 3h du matin, c’est le cas pour une grande partie des vols Europe-Inde. Les contrôles les plus longs auront eu lieu à Amsterdam : il faut prévoir 2h d’escale au moins pour ne pas stresser !
Les vols les plus intéressants à notre période de voyage avec KLM : Bruxelles-Amsterdam puis Amsterdam-Delhi par la compagnie indienne Jet Airways associée à KLM 530€ aller-retour par personne.
Le choix de la période a été dicté par les conditions météo très favorables : effectivement nous avons eu 2 semaines de très beau temps et une température l’après midi de 25 à 30°C.
Nous avons choisi de passer par une agence locale pour réserver une voiture avec chauffeur, les réservations d’hôtels et certaines activités. Nous sommes revenus totalement satisfaits par notre choix : l’Agence ELEPHANT TRAVEL (www.elephantravel.com) de New Delhi a un correspondant français très réactif avec lequel nous avons échangé pour l’organisation du séjour : nous sommes revenus enchantés grâce aux conseils très avisés qui nous ont permis un voyage merveilleux et varié. Pour 5 adultes + chauffeur, le véhicule était un Toyota Innova spacieux et confortable avec une galerie sur le toit pour les gros bagages. Notre chauffeur indien anglophone Sunil a été aux petits soins, un excellent chauffeur calme en toute circonstance, efficace pour prendre toutes les dispositions afin que nous ne perdions pas de temps. Ses choix de restaurants pour les lunchs sur la route ont presque toujours correspondu à nos souhaits.
Prix payé à l’agence : 215650 roupies (au change sur place 1 euro = 69 roupies) soit 3125€ pour 5 personnes, sachant que chaque soir nous avions 3 chambres doubles avec petits déjeuners. Pour ce prix : voiture avec chauffeur (ses repas et son hébergement compris), péages, carburant. 2 dîners compris, le guide francophone et la balade à dos de dromadaire à Jaisalmer et le train couchette Delhi-Jaisalmer inclus aussi. 30 % à la commande du voyage. Non compris : les entrées sur les sites (de 200 à 1000 roupies par personne sachant qu’il y a presque toujours un supplément à payer par appareil photo de l’ordre de 250 roupies)
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité au cours de notre voyage et les gens rencontrés ont été pour la plupart d’une grande gentillesse. Les habitants du Rajasthan sont cependant de nature assez réservée au premier abord. Bien sûr la densité de population engendre une circulation de mobylettes, de touk-touks, de camions, tous klaxonnant bien au-delà du raisonnable, et créant une pollution de fines particules réellement très problématique dans les villes. Les piétons prennent quelques risques en traversant, les nombreuses vaches sacrées par contre jouissent d’un grand respect : elles ont tous les droits ! Les feux sont bien respectés et finalement en 2 semaines nous n’aurons vu qu’un seul accident ! La pollution est aussi accentuée par les très nombreuses fabriques de briques qu’on peut voir par dizaines parfois depuis la route, toutes crachant une épaisse fumée noire. On construit énormément dans ce pays, partout, souvent çà reste inachevé et ce n’est pas toujours très beau. Des tas de déchets de construction en tous genres sont abandonnés s’ajoutant aux détritus partout présents.
Question eau, l’eau n’est pas potable mais on trouve partout des bouteilles d’eau filtrée à utiliser même pour se brosser les dents. A cette saison nous n’avons jamais été incommodé par les insectes, très peu de moustiques. Tous les hôtels proposés par Elephant Travel et dans lesquels nous avons logés étaient propres.
Il y a de nombreuses voies express à péage reliant les villes : on peut faire du 70-80 km/h au Rajasthan. Les dépassements des très nombreux camions rappellent un peu le slalom géant. Ceux-ci respectent cependant plutôt bien une distance entre eux permettant une certaine fluidité.
Bien sûr des millions de gens vivent dans la pauvreté. Nous avons par exemple longé des kilomètres de bidonvilles en quittant Delhi avec le train pour Jaisalmer. Cependant on se rend compte aussi qu’une partie non négligeable des Indiens fait aussi comme nous du tourisme dans leur pays très riche sur le plan patrimonial, il n’y a pas que des touristes étrangers loin de là. Nous avons eu une impression de pays dans lequel le mot croissance avait vraiment un sens.
Les paysages traversés ne sont pas exceptionnels. Bien qu’il y ait beaucoup de monde dans les villes, il y a beaucoup de campagne peu peuplée assez arborée avec un peu de relief notamment autour d’Udaipur et de Pushkar. Et même du désert … moins désertique toutefois que dans certaines autres régions du globe.
Voici maintenant quelques détails du voyage :
-dimanche 19 février : (décalage horaire +4,5h) arrivée vers minuit, formalités rapides. Sunil nous attendait et nous a emmené à l’hôtel Inn Tawang, à 30 min, hôtel propre mais sans prétention bien pour un séjour court. A 9h Sunil avait fait venir le banquier à l’hôtel pour le change puis départ pour visiter Old Delhi, notamment la Grande Mosquée et à New Delhi le magnifique Mausolée Humayun. A 17h30 départ pour 18 heures de train couchette vers Jaisalmer. Ce très long trajet était nécessaire car il nous manquait une journée pour pouvoir réaliser notre circuit. L’expérience du train est assez haute en couleur, et en odeur aussi… ce n’est pas le grand confort mais tout-à-fait supportable pour les occidentaux que nous étions. Ce qu’on voit par la fenêtre aura été assez différent de la route : immenses bidonvilles mais aussi arrêts en rase campagne au petit matin où tout le monde descend prendre l’air.
-lundi 20 février : arrivée à Jaisalmer vers 11h30, touk-touk prévu qui nous emmène immédiatement à notre hôtel Pleasant Haveli, superbe hôtel ayant aussi une très bonne cuisine à déguster sur le toit. Vers 14h Elephant Travel nous avait prévu un guide francophone Padam qui nous a excellemment conduit dans cette magnifique ville fortifiée inscrite au patrimoine mondial. Des heures de bonheur dans ces ruelles aux magnifiques havelis. Sans oublier le temple jaïn absolument superbe (attention : fermeture à 15h). Jaisalmer : un incontournable du Rajasthan, sans doute notre étape préférée, c’était la récompense après les heures de train.
-mardi 21 février : Sunil nous avait rejoint avec sa voiture. Autour de Jaisalmer aussi de beaux endroits : le lac artificiel avec ses édifices religieux, le cénotaphe Bada Bagh. Puis, pas bien loin, le désert avec des dunes de sable et ses dromadaires. Surtout, tellement peu de monde dans ce pays réputé pour être si densément peuplé : étonnant ! Nous passerons la nuit sous tente spacieuse dans le camp Chandani bien à l’écart des petits villages après avoir effectué plus d’une heure de balade à dos de dromadaire sur les dunes juste avant le coucher du soleil. Excellent souvenir. Très bon repas animé par des musiciens locaux cependant un peu trop bruyants… La nuit a été très fraîche, nous avions de grosses couvertures. Le lendemain matin pas d’eau pour se laver...c’est le désert. Heureusement nous avions quelques bouteilles d’eau minérale.
Mercredi 22 février : départ matinal pour une longue étape jusqu’au centre-ville bleu de Jodhpur. Impossible d’aller en voiture dans le labyrinthe de la vieille ville. On y accède par touk-touk. Notre hôtel est le Castel View avec une vue absolument magnifique sur les toits de la vieille ville dominée par son fort. Hôtel très bien situé dans un environnement calme. Les chambres sont originales, spacieuses, par contre la cuisine de l’hôtel pourrait être sensiblement améliorée avec son restaurant sur le toit dominant la ville. La ville est très polluée par les très nombreuses mobylettes qui vous rasent en permanence. Il y a aussi de très nombreux coiffeurs très sympathiques : notre fils en a fait une expérience qui mérite d’être vécue, cheveux et barbe, un vrai spectacle avec un superbe résultat.
Jeudi 23 février : Visite notamment du magnifique fort Mehrangarth de Jodhpur inscrit au patrimoine mondial. A voir absolument. L’après-midi parcours obligatoirement guidé – un peu cher par rapport à ce qu’on y voit -- dans les villages bishnoi qui vouent un très grand respect pour les animaux : nous rencontrons d’ailleurs notamment des antilopes sauvages qui manifestement se sentent en sécurité. On trouvera aussi dans un village un magasin avec un bel artisanat, de très beaux patchworks notamment.
Vendredi 24 février : départ matinal vers Udaipur avec halte dans un endroit extraordinaire : le temple jaïn de Ranakpur à ne pas rater. Grand et tout en marbre blanc sculpté dans le détail. Le soir nous logerons chez une famille habituée à recevoir (The Royal Country Retreat) avec laquelle nous préparons et dégustons le repas typiquement indien. Mieux qu’à l’hôtel dans une belle campagne à proximité d’Udaipur.
Samedi 25 février : Juste quelques kilomètres pour atteindre le centre d’Udaipur, jolie ville dans laquelle se trouvent 2 grands lacs. L’hôtel Madri Haveli, superbe avec un joli restaurant sur le toit où l’on mange bien avec la visite possible de singes, est situé juste entre les 2 lacs, accessible en touk-touk pour les mêmes raisons qu’à Jodhpur. La visite du City Palace est assez intéressante mais il ne faut surtout pas louper une heure de bateau sur le lac pour bien profiter des vues sur les palais.
Dimanche 26 février : départ dans un premier temps vers l’immense fort très photogénique de Chittorgarth avant de continuer jusqu’à fort Barli. Nous logerons dans un petit palais tenu par une famille aristocratique convertie en hôtel assez luxueux dans un petit village à l’écart des voies express. Toute une ambiance mais surtout nous avons beaucoup apprécié la balade dans le village dans lequel les habitants vivant très simplement communiquent avec beaucoup de gentillesse et de simplicité. Une très belle étape.
Lundi 27 février : petite étape jusqu’à Pushkar, ville de pèlerinage hindou. Là on verra beaucoup de touristes étrangers, de très nombreuses boutiques mais aussi le lac sacré avec ses ghats, escaliers où l’on peut voir les hindous descendre pour les ablutions. Nous n’avons pas trouvé exceptionnels les temples de Pushkar. Pushkar, c’est d’abord une ambiance. Nous logerons à Ajmer dans une famille particulièrement sympathique proposée par Elephant Travel. Nous avons une fois encore beaucoup apprécié le repas préparé avec la famille suivi de discussions autour des photos familiales, notamment de mariage, événement donnant lieu à de très grandes festivités : au cours de notre voyage nous avons souvent perçu les décibels, les couleurs vives et les feux d’artifice à l’occasion de mariages.
Mardi 28 février : départ vers Jaipur, ville dite rose (en tout cas la vieille ville entièrement ceinte de murailles) que nous avons trouvé plutôt orange, capitale très peuplée du Rajasthan. Notre hôtel, le Sunder Palace est à 4 km du centre, assez propre, dans un environnement peu bruyant. Au centre il faut voir la façade du Palais des Vents, magnifique. La balade dans l’immense bazar bâti en damier est assez fatigante : ruelles étroites, bruyantes où il faut constamment faire attention aux mobylettes. Des corporations spécialisées dans les textiles, pierres semi-précieuses… se succèdent. Intéressant. Finalement on n’y restera pas trop longtemps et Sunil nous emmène un peu à l’extérieur de la ville pour flâner près d’un lac entouré de jolies collines et au milieu duquel se trouve un très joli palais. Une bonne idée ! La visite sur place d’une coopérative de tapis ne nous a pas convaincu. A propos d’achat, il faut savoir qu’en Inde acheter prend beaucoup de temps et qu’il faut marchander ferme ! Le soir repas sur le toit au bon restaurant Peacock proche de notre hôtel.
Mercredi 1 mars : à une dizaine de kilomètres de Jaipur se trouve le fort d’Amber aussi au patrimoine mondial : une merveille dans un cadre superbe. Puis la visite d’une coopérative de poterie bleue de Jaipur ne nous a pas convaincu non plus. Vers 16h après la chaleur du début d’après midi nous sommes allés à Elephantastic (4500 roupies par personne. Nous avions réservé bien à l’avance par l’intermédiaire d’Elephant Travel). Excellent : sous le regard attentif du personnel, on caresse, on nourrit, on lave seul ou à 2 un éléphant avant une longue balade dans la campagne non pas dans une nacelle mais bien sur une couverture posée sur le dos de l’animal...avant un excellent dîner prévu dans le prix.
Jeudi 2 mars : réveil matinal pour une longue route vers Agra. Vers 11h on atteint Fatehpur Sikri, haut lieu du patrimoine. Nous ne visiterons qu’une partie de ce grand site faute de temps, la magnifique mosquée avec son mausolée de marbre blanc très visité : incontournable paraît-il pour celles qui auraient du mal à avoir un enfant. C’est le seul endroit de notre voyage où nous avons senti une pression un peu excessive pour prendre un guide, un touk-touk, acheter des souvenirs… bref nous étions assez contents de poursuivre notre route vers Agra. L’hôtel Seven Hill Tower est très confortable, on y mangera aussi très bien. Il n’est qu’à quelques minutes en voiture du Taj Mahal que nous atteignons vers 14h. Évidemment c’est LE monument à voir. On a beau l’avoir vu en photos, voir le détail des sculptures et de l’architecture est un plaisir immense à déguster en y prenant le temps. Nous avons eu a chance de n’avoir qu’un seul échafaudage uniquement sur un des 4 minarets. Des travaux beaucoup plus importants sont prévus dès avril 2017 car malheureusement en raison de la pollution le marbre blanc est devenu jaunâtre. Une partie de la façade et 3 minarets ont déjà été restaurés. Beaucoup de monde, touristes indiens et étrangers, mais l’ensemble est vaste et soigné.
Vendredi 3 mars : Le Fort Rouge d’Agra mérite aussi une visite d’une heure et demi à 2 heures avec vues sur le Taj Mahal embrumé ce matin-là. Puis c’est le retour vers New Delhi par une véritable autoroute quasi comme en Europe. A l’entrée dans New Delhi, Sunil nous propose une halte tout-à-fait surprenante dans un complexe jaïn ultra moderne très fréquenté avec temple très soigné et richement décoré, jeux d’eau, plaine de jeux, cafétéria…montrant si besoin est que le jaïnisme n’appartient pas qu’au passé.
En conclusion, un voyage inoubliable qui nous aura donné vraiment envie de revenir visiter ce grand pays, d’autant plus qu’à l’écoute de touristes rencontrés dans les hôtels, l’Inde est riche d’une grande diversité en fonction des régions traversées.