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Restaurant en face du musée archéologique à Bagan? (Birmanie) English translation pending
Bonjour, je cherche qui connait un petit resto placé en face du musée archeologique a Bagan, un couple très gentil et acceuillant, mais je ne sais pas comment les joindre,
Pouvez vous m'aider
Merci
Retour de Turquie: coût de la vie en petit budget English translation pending
Merhaba !
Je viens de passer 20 jours en TUrquie. Mon itinéraire : Istanbul- Selçuk (Ephese) et plage de Pamucak - Pammukale/Hiérapolis - Olympos (plage et site antique) - Goreme (Cappadoce) - Istanbul - Sile (Mer Noire)
Hebergement pour une personne/ 1 nuit : 10-15 EUR (petit dejeuner inclus) Prix d'un kebab : 0.75 à 1.5 EUR Paquet de cigarettes : 2.5 EUR Pizza turque (pide) : 2.5 EUR Gozleme (pancake salé fourré a la viand ou aux patates) : 1.5 EUR Soupe de lentilles : 1.5 EUR Bière : 2 EUR Grande bouteille d'eau : 0.50 EUR Un verre de thé : 0.50 EUR (le double ou triple à Istanbul) Trajet en bus (environ 10h) : 20 EUR Entrée sites historiques/musées : 1 à 5 EUR 1h d'internet : 1 à 1.50 EUR
Ces prix sont plus élevés à Istanbul, où la nourriture est plus chère (ne pas manger à Sultanhamet c'est cher) :
Lit en dortoir à 4 ou 6 lits : 12 EUR (petit dej inclus)
La nourriture est copieuse, toujours, ainsi mes repas tournaient souvent autour de 1.50 EUR (soupe qui vient avec une miche de pain, kebab).
Bilan des comptes :
Total dépensé en 20 jours (hors achats) : 578 EUR Dépense moyenne par jour : 29 EUR
Total du cout du voyage : avion A/R : 277 EUR sur place : 578 EUR achats : 133 EUR = 1028 EUR
Je viens de passer 20 jours en TUrquie. Mon itinéraire : Istanbul- Selçuk (Ephese) et plage de Pamucak - Pammukale/Hiérapolis - Olympos (plage et site antique) - Goreme (Cappadoce) - Istanbul - Sile (Mer Noire)
Hebergement pour une personne/ 1 nuit : 10-15 EUR (petit dejeuner inclus) Prix d'un kebab : 0.75 à 1.5 EUR Paquet de cigarettes : 2.5 EUR Pizza turque (pide) : 2.5 EUR Gozleme (pancake salé fourré a la viand ou aux patates) : 1.5 EUR Soupe de lentilles : 1.5 EUR Bière : 2 EUR Grande bouteille d'eau : 0.50 EUR Un verre de thé : 0.50 EUR (le double ou triple à Istanbul) Trajet en bus (environ 10h) : 20 EUR Entrée sites historiques/musées : 1 à 5 EUR 1h d'internet : 1 à 1.50 EUR
Ces prix sont plus élevés à Istanbul, où la nourriture est plus chère (ne pas manger à Sultanhamet c'est cher) :
Lit en dortoir à 4 ou 6 lits : 12 EUR (petit dej inclus)
La nourriture est copieuse, toujours, ainsi mes repas tournaient souvent autour de 1.50 EUR (soupe qui vient avec une miche de pain, kebab).
Bilan des comptes :
Total dépensé en 20 jours (hors achats) : 578 EUR Dépense moyenne par jour : 29 EUR
Total du cout du voyage : avion A/R : 277 EUR sur place : 578 EUR achats : 133 EUR = 1028 EUR
Cherche recettes pour préparer un repas vietnamien English translation pending
Bonjour à tous!!!
Je souhaite organiser un repas Vietnamien avant de partir pour ce pays lointain pour ma famille proche. Etant un trés bon cuisinier😛, mais ne possédant que peu de notions pour ce qui est de la cuisine Vietnamienne, je vous serai à jamais reconnaissant si vous me faisiez parvenir certaines de vos recettes favorites(inutile d'y indiquer vos secrets eheheh)🙂🙂...pour réaliser, 1 potage, 1 viande, et 1poisson + White steamed rice.
Merci les gastronomes, tout le monde sait que la cuisine Vietnamienne est la plus fine d'Asie😉
Ubik
Je souhaite organiser un repas Vietnamien avant de partir pour ce pays lointain pour ma famille proche. Etant un trés bon cuisinier😛, mais ne possédant que peu de notions pour ce qui est de la cuisine Vietnamienne, je vous serai à jamais reconnaissant si vous me faisiez parvenir certaines de vos recettes favorites(inutile d'y indiquer vos secrets eheheh)🙂🙂...pour réaliser, 1 potage, 1 viande, et 1poisson + White steamed rice.
Merci les gastronomes, tout le monde sait que la cuisine Vietnamienne est la plus fine d'Asie😉
Ubik
Hébergements pour Ayoun, Kiffa et Aleg? (Mauritanie) English translation pending
Ou peut-on loger a Ayoun, Kiffa et Aleg? Camping est bon aussi ..... mais pas dans la nature.
Merci d'avance pour votre reponse!
Merci d'avance pour votre reponse!
Météo pour Myrtle Beach début août? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous!!!
Nous partons pour Myrtle Beach au début aout, pour deux semaines....J'ai tellement hàte!!!!😊 Mais un petit point m'inquiète....la météo!!! Je regarde la météo à tous les jours, et on annonce toujours des averses, de la pluie, des orages....alléluia!!!😠 Est-ce qui en a parmi vous qui revienne de là bas ou qui peuvent m'encourager??? 😮 Mon chum me dit que je panique pour rien, car à cause du taux d'humidité là bas, il y a toujours des risques d'orages en fin de journée, surtout...Je voudrais tellement le croire....
Merci à vous!!!!!!!!!
Nous partons pour Myrtle Beach au début aout, pour deux semaines....J'ai tellement hàte!!!!😊 Mais un petit point m'inquiète....la météo!!! Je regarde la météo à tous les jours, et on annonce toujours des averses, de la pluie, des orages....alléluia!!!😠 Est-ce qui en a parmi vous qui revienne de là bas ou qui peuvent m'encourager??? 😮 Mon chum me dit que je panique pour rien, car à cause du taux d'humidité là bas, il y a toujours des risques d'orages en fin de journée, surtout...Je voudrais tellement le croire....
Merci à vous!!!!!!!!!
Dormir chez l'habitant et transport en commun pour quatre semaines à Cuba? English translation pending
Bonjour,
En juillet 2009 je compte partir a cuba avec 3 de mes amis pendant 4 semaines, et vu qu’on n’a pas beaucoup d’argent on va loger chez l’habitant. J’ai achetée le guide du routard et la ils disent qu’il est déconseillé de se promener dans la rue avec un sac a dos, mais laisser mon sac chez l’habitant, ce n’est pas trop risqué ? Une autre question : il y 2 compagnies de bus a cuba, astro et viazul, et j’ai toujours entendu que astro c’était uniquement pour les cubains et interdit pour les touristes, est-ce que c’est vrai ? Car les bus astro sont beaucoup moins chers que viazul, ce qui est plus avantageux pour nous. A part ca, avez-vous d’autres conseils a me donner a propos de cuba, des choses à savoir (surtout comment voyager le moins cher possible : transport, manger, dormir, …) ? Combien faut-il prévoir plus ou moins par personne pour 4 semaines a cuba ? Merci
En juillet 2009 je compte partir a cuba avec 3 de mes amis pendant 4 semaines, et vu qu’on n’a pas beaucoup d’argent on va loger chez l’habitant. J’ai achetée le guide du routard et la ils disent qu’il est déconseillé de se promener dans la rue avec un sac a dos, mais laisser mon sac chez l’habitant, ce n’est pas trop risqué ? Une autre question : il y 2 compagnies de bus a cuba, astro et viazul, et j’ai toujours entendu que astro c’était uniquement pour les cubains et interdit pour les touristes, est-ce que c’est vrai ? Car les bus astro sont beaucoup moins chers que viazul, ce qui est plus avantageux pour nous. A part ca, avez-vous d’autres conseils a me donner a propos de cuba, des choses à savoir (surtout comment voyager le moins cher possible : transport, manger, dormir, …) ? Combien faut-il prévoir plus ou moins par personne pour 4 semaines a cuba ? Merci
Cherche recettes de cuisine malgache English translation pending
bonjour à toutes et à tous,
je suis à la recherche de recettes culinaires malagaches, si vous pouvez m'aider merci de me contacter
je recherche aussi comment faire les beignets sucré à la farine de riz
véloma
S'installer et travailler en tant que fonctionnaire de police à Mayotte? English translation pending
Mon mari est fonctionnaire de police, et nous aimerions quitter pour qqs courtes années la France.
Nous cherchons des personnes qui peuvent nous indiquer comment ca se passe à Mayotte ?
Profesionnellement : Le travail du fonctionnaire de police ? (brigadier) Salaire ? Logement fonction ? Ou vivre en tant que "policier" sur l'ile ? Déménagement ?
Personnellement : ambiance ? Des écoles correctes ? (maternelle, primaire et college) Violences ? racisme vis à vis des métro. ?..
Merci beaucoup de vos réponses !
Profesionnellement : Le travail du fonctionnaire de police ? (brigadier) Salaire ? Logement fonction ? Ou vivre en tant que "policier" sur l'ile ? Déménagement ?
Personnellement : ambiance ? Des écoles correctes ? (maternelle, primaire et college) Violences ? racisme vis à vis des métro. ?..
Merci beaucoup de vos réponses !
Nos bonnes adresses d'un retour du Sud péruvien English translation pending
Bonjour bonjour,
De retour du Pérou, je voudrais partager mes bonnes adresses et petites impressions. Je vais essayer de m’en tenir au principal et ne pas faire dans la littérature… Tout d’abord, pour donner une idée des prix, voici un cours du change approximatif en juillet 20008 : 1 sol = +/- ¼ d’euro - 1 $ = 2.8 sols = 0.65 euros
Arequipa : Hotel Nueva Espana : www.hostel-nuevaespagna.com.pe 125 sols pour 3 Un peu excentré… mais tout est relatif : à seulement 15 minutes à pied du centre ville. Chambres simples, grandes et propres, avec salle de bain, autour d’un joli patio. Petit déjeuner sur la terrasse. Accueil charmant et serviable par Christian, français, et son beau-père péruvien, tout à fait adorable qui se pliera en 4 pour vous expliquer le Pérou de long en large. C’est lui qui nous a conduit à une de nos meilleures adresses resto du Pérou, la PICANTERIA LA CAPITANA, toute proche : grande cantine populaire où les familles sont attablées à de grands bancs et dégustent des plats typiques et simples en buvant de la chicha. La patronne est éminemment sympathique et serviable. 21 sols pour un gros repas bien arrosé pour 3. A ne pas louper à Arequipa : le couvent Santa Catalina Prix de la course en taxi, en ville 2.5 à 3 sols
Puno : Hotel El Manzano : http://empresas.viajeros.com/el-manzano-lodge 17 $ pour 3 = 51 sols pour 3/nuit Près du port et à 10 minutes à pied du centre ville. Chambres très simples mais propres, sur 3 étages autour d’un jardinet. Terrasse. Accueil très serviable. Internet. Service de lessive.
Resto : La Casona, rua de Lima, au centre ville. Recommandé par le LP mais bof bof. Très froid et très surfait. Je ne sais comment est cuisiné le cochon d’inde, ailleurs…mais là, ce fut une horreur…et pourtant j’ai une curiosité gastronomique et un estomac blindés : ici, la bête est présentée étalée, toute raplatie, avec la tête et les dents. Elle consiste en une couche de peau coriace et une couche de graisse. Par contre, à 100 mètres de notre hostal, en tournant le coin, vers le port, dans une polleria toute simple, nous avons mangé un excellent énorme quart de poulet/frites/salade pour 5 sols. Trajet en taxi à Puno : 3 sols
Les îles flottantes du lac Titicaca : Sur les conseils lus sur différents Forums, nous avons contacté la guide Olga Mamani Juli : olga_yina@hotmail.com Quelle bonne idée ! Olga est tout à fait charmante et, dans la mesure du possible, essaie de nous emmener hors des sentiers battus par les hordes touristes. (pas facile car les îles flottantes, bien qu’incontournables, sont un piège à touristes remarquablement organisé). Pour 75 sols par personne, elle nous propose le trajet en bateau vers les îles flottantes, l’arrêt explicatif sur celles-ci, le trajet vers l’île d’Amantani, le séjour dans la charmante maison de sa maman, avec souper et petit déjeuner, le trajet vers l’île de Taquilé, la promenade sur l’île, le repas (15 sols non compris dans le prix), et le retour à Puno. Vraiment, nous avons été ravis de bénéficier de la présence d’Olga plutôt que d’une guide officielle…elle fut bien plus flexible, bien moins didactique et bien plus…humaine ! un bonheur que nous ne pouvons que recommander ! …ne pas oublier d’apporter à la maman quelques denrées ou produits rares sur l’île d’Amantani (nous avons carrément demandé à Olga ce qu’elle conseillait d’amener).
Cusco : Hostal Orquidea Real : http://www.orquidea.net à flanc de colline, à San Blas, à 200 m du couvent Santa Catalina et 350m de la Plaza des Armas. Chambres très coquettes, avec mur de pierres apparentes, belle douche, lits immenses avec couette et couvertures. Terrasse avec belle vue sur les toits de Cusco. Personnel charmant et serviable 55 $ pour 3
Trajet en taxi dans la ville : 2.5 sols. Trajet du centre vers l’aéroport : 5-6 sols
Restos et bistrots :
Pour un verre sur la Plaza des Armas : café Trattamundo, au 1er étage, en face de la cathédrale. Bons vins blancs, bons pisco, bon chocolat chaud avec vue inégalée sur la place et la colline. Personnel charmant.
Resto Cultural Le Ritual, Choquechaca 140, recommandé par LP : bof bof…pas mauvais végétarien…mais assez sinistre….
Inka Hut, avenida El Sol 751, en face du marché artisanal, près de DHL : recommandé par LP…mais fréquenté par les touristes allemands et américains plutôt que par les familles péruviennes…donc, bof bof…
Quinta Eulalia, Coquechaca 384 : notre meilleure adresse au pérou !!! comme dirait le Routard…une adresse comme on les aime ! resto populaire ..mais où les étrangers que nous sommes ne détonnent pas trop…beaucoup de familles péruviennes et quelques routards. Musiciens. Jolie terrasse et plats populaires péruviens à bon prix (max 8-10 sols par plat principal) : soupe aux tripes, langue, piments farcis… (78 sols pour 5 gros plats, 1 salade, vin, bière et café pour 3)
Et enfin, deux rues de petites gargotes populaires, avec plats à 2-3 sols, menus à 4-5 sols, qui ne sont mentionnées ni dans le Routard ni dans le LP : - Avenida San Andres, parallèle à l’avenida del Sol, au sud. - Rua Pampa del Castillo, démarrant près du couvent San Domingo, parallèle à l’avenida del Sol, au nord.
Et le top du top, selon nous : le marché San Pedro…avec ses multiples stands de jus de fruit frais (2 sols), de yaourts (1 sol), de soupes et autres spécialités indéterminées !! on mange dans des assiettes en fer blanc, coude à coude, sur de longs bancs…une merveille !
Taxi pour nous balader autour de Cusco : Rolando rolandohula@hotmail.com telfs 984639845 984639591 direccion en cusco, av. Alta 515
..taximan très prudent, très sympa, avec une voiture en bon état ! Il fait office de guide partout où on passe. Il vous emmène où vous voulez, en dehors ou en dedans de Cusco. En dehors = 150 sols par jour Rien à reprocher. Juste un conseil : à moins d’adorer les buffets pour touristes (pas mauvais, ceci dit) un peu chers (25 sols/personne), insister pour choisir vous-même l’endroit du déjeuner
Agua Calientes :
Hostal Wiracocha Inn : www.wiracochainn.com En bord de rivière, parallèle à la rue des restos. A 3 min à pied de la station de bus et de la gare. Chambres tout à fait correctes, sans plus. La famille qui tient l’hôtel est charmante. 160 sols pour 3
Restos : l’horreur partout ! (sauf si on paie le prix fort et qu’on va au resto recommandé par le routard, tenu par un français : Indio feliz (menu : 38 sols/personne). Nous avons testé « chez Maggy » et « Inti Inn »…tous deux méritent un large détour !
Ollantaytambo :
Hotel El Albergue : www.elalbergue.com à la gare…oui, oui….vraiment à côté de la gare. Très très joli hôtel, avec chambres dans le joli jardin. Très calme malgré la gare toute voisine. 70 $ pour 3
Lima :
Hotal San Antonio Abad, à Miraflores, repris dans le LP et sur Trip advisor. Très joli hôtel, avec jardin et grandes chambres quasi luxueuses…mais le website est trompeur …le calme est loin d’être présent, à cette croisée de deux grands boulevards. Mais pour ceux que cela ne gêne pas, nous le recommandons chaudement : 65 $ pour 3. Pick up à l’aéroport gratuit. Et je vais me répéter encore une fois mais….personnel tout à fait charmant…..c’est une constante au Pérou ! …certains pays devraient venir prendre des leçons !!!
Voilà…j’ai essayé de faire court…. C’est raté.
Bon voyage à tous !
De retour du Pérou, je voudrais partager mes bonnes adresses et petites impressions. Je vais essayer de m’en tenir au principal et ne pas faire dans la littérature… Tout d’abord, pour donner une idée des prix, voici un cours du change approximatif en juillet 20008 : 1 sol = +/- ¼ d’euro - 1 $ = 2.8 sols = 0.65 euros
Arequipa : Hotel Nueva Espana : www.hostel-nuevaespagna.com.pe 125 sols pour 3 Un peu excentré… mais tout est relatif : à seulement 15 minutes à pied du centre ville. Chambres simples, grandes et propres, avec salle de bain, autour d’un joli patio. Petit déjeuner sur la terrasse. Accueil charmant et serviable par Christian, français, et son beau-père péruvien, tout à fait adorable qui se pliera en 4 pour vous expliquer le Pérou de long en large. C’est lui qui nous a conduit à une de nos meilleures adresses resto du Pérou, la PICANTERIA LA CAPITANA, toute proche : grande cantine populaire où les familles sont attablées à de grands bancs et dégustent des plats typiques et simples en buvant de la chicha. La patronne est éminemment sympathique et serviable. 21 sols pour un gros repas bien arrosé pour 3. A ne pas louper à Arequipa : le couvent Santa Catalina Prix de la course en taxi, en ville 2.5 à 3 sols
Puno : Hotel El Manzano : http://empresas.viajeros.com/el-manzano-lodge 17 $ pour 3 = 51 sols pour 3/nuit Près du port et à 10 minutes à pied du centre ville. Chambres très simples mais propres, sur 3 étages autour d’un jardinet. Terrasse. Accueil très serviable. Internet. Service de lessive.
Resto : La Casona, rua de Lima, au centre ville. Recommandé par le LP mais bof bof. Très froid et très surfait. Je ne sais comment est cuisiné le cochon d’inde, ailleurs…mais là, ce fut une horreur…et pourtant j’ai une curiosité gastronomique et un estomac blindés : ici, la bête est présentée étalée, toute raplatie, avec la tête et les dents. Elle consiste en une couche de peau coriace et une couche de graisse. Par contre, à 100 mètres de notre hostal, en tournant le coin, vers le port, dans une polleria toute simple, nous avons mangé un excellent énorme quart de poulet/frites/salade pour 5 sols. Trajet en taxi à Puno : 3 sols
Les îles flottantes du lac Titicaca : Sur les conseils lus sur différents Forums, nous avons contacté la guide Olga Mamani Juli : olga_yina@hotmail.com Quelle bonne idée ! Olga est tout à fait charmante et, dans la mesure du possible, essaie de nous emmener hors des sentiers battus par les hordes touristes. (pas facile car les îles flottantes, bien qu’incontournables, sont un piège à touristes remarquablement organisé). Pour 75 sols par personne, elle nous propose le trajet en bateau vers les îles flottantes, l’arrêt explicatif sur celles-ci, le trajet vers l’île d’Amantani, le séjour dans la charmante maison de sa maman, avec souper et petit déjeuner, le trajet vers l’île de Taquilé, la promenade sur l’île, le repas (15 sols non compris dans le prix), et le retour à Puno. Vraiment, nous avons été ravis de bénéficier de la présence d’Olga plutôt que d’une guide officielle…elle fut bien plus flexible, bien moins didactique et bien plus…humaine ! un bonheur que nous ne pouvons que recommander ! …ne pas oublier d’apporter à la maman quelques denrées ou produits rares sur l’île d’Amantani (nous avons carrément demandé à Olga ce qu’elle conseillait d’amener).
Cusco : Hostal Orquidea Real : http://www.orquidea.net à flanc de colline, à San Blas, à 200 m du couvent Santa Catalina et 350m de la Plaza des Armas. Chambres très coquettes, avec mur de pierres apparentes, belle douche, lits immenses avec couette et couvertures. Terrasse avec belle vue sur les toits de Cusco. Personnel charmant et serviable 55 $ pour 3
Trajet en taxi dans la ville : 2.5 sols. Trajet du centre vers l’aéroport : 5-6 sols
Restos et bistrots :
Pour un verre sur la Plaza des Armas : café Trattamundo, au 1er étage, en face de la cathédrale. Bons vins blancs, bons pisco, bon chocolat chaud avec vue inégalée sur la place et la colline. Personnel charmant.
Resto Cultural Le Ritual, Choquechaca 140, recommandé par LP : bof bof…pas mauvais végétarien…mais assez sinistre….
Inka Hut, avenida El Sol 751, en face du marché artisanal, près de DHL : recommandé par LP…mais fréquenté par les touristes allemands et américains plutôt que par les familles péruviennes…donc, bof bof…
Quinta Eulalia, Coquechaca 384 : notre meilleure adresse au pérou !!! comme dirait le Routard…une adresse comme on les aime ! resto populaire ..mais où les étrangers que nous sommes ne détonnent pas trop…beaucoup de familles péruviennes et quelques routards. Musiciens. Jolie terrasse et plats populaires péruviens à bon prix (max 8-10 sols par plat principal) : soupe aux tripes, langue, piments farcis… (78 sols pour 5 gros plats, 1 salade, vin, bière et café pour 3)
Et enfin, deux rues de petites gargotes populaires, avec plats à 2-3 sols, menus à 4-5 sols, qui ne sont mentionnées ni dans le Routard ni dans le LP : - Avenida San Andres, parallèle à l’avenida del Sol, au sud. - Rua Pampa del Castillo, démarrant près du couvent San Domingo, parallèle à l’avenida del Sol, au nord.
Et le top du top, selon nous : le marché San Pedro…avec ses multiples stands de jus de fruit frais (2 sols), de yaourts (1 sol), de soupes et autres spécialités indéterminées !! on mange dans des assiettes en fer blanc, coude à coude, sur de longs bancs…une merveille !
Taxi pour nous balader autour de Cusco : Rolando rolandohula@hotmail.com telfs 984639845 984639591 direccion en cusco, av. Alta 515
..taximan très prudent, très sympa, avec une voiture en bon état ! Il fait office de guide partout où on passe. Il vous emmène où vous voulez, en dehors ou en dedans de Cusco. En dehors = 150 sols par jour Rien à reprocher. Juste un conseil : à moins d’adorer les buffets pour touristes (pas mauvais, ceci dit) un peu chers (25 sols/personne), insister pour choisir vous-même l’endroit du déjeuner
Agua Calientes :
Hostal Wiracocha Inn : www.wiracochainn.com En bord de rivière, parallèle à la rue des restos. A 3 min à pied de la station de bus et de la gare. Chambres tout à fait correctes, sans plus. La famille qui tient l’hôtel est charmante. 160 sols pour 3
Restos : l’horreur partout ! (sauf si on paie le prix fort et qu’on va au resto recommandé par le routard, tenu par un français : Indio feliz (menu : 38 sols/personne). Nous avons testé « chez Maggy » et « Inti Inn »…tous deux méritent un large détour !
Ollantaytambo :
Hotel El Albergue : www.elalbergue.com à la gare…oui, oui….vraiment à côté de la gare. Très très joli hôtel, avec chambres dans le joli jardin. Très calme malgré la gare toute voisine. 70 $ pour 3
Lima :
Hotal San Antonio Abad, à Miraflores, repris dans le LP et sur Trip advisor. Très joli hôtel, avec jardin et grandes chambres quasi luxueuses…mais le website est trompeur …le calme est loin d’être présent, à cette croisée de deux grands boulevards. Mais pour ceux que cela ne gêne pas, nous le recommandons chaudement : 65 $ pour 3. Pick up à l’aéroport gratuit. Et je vais me répéter encore une fois mais….personnel tout à fait charmant…..c’est une constante au Pérou ! …certains pays devraient venir prendre des leçons !!!
Voilà…j’ai essayé de faire court…. C’est raté.
Bon voyage à tous !
Temps de route entre Bamako et Ouagadougou en voiture? English translation pending
Je dois me rendre prochainement a ouaga et bamako. j'aimerais louer une voiture; combien de temps faut il par la route ?
Comment est la route ?
pour les formalités peut on les faire depuis paris ou faut il les faire sur place ?
MERCI DE VOS REPONSES
Retour de croisière sur le Bleu de France (6 au 13 juillet) English translation pending
comme promis mes impressions suite à la croisiére sur le BDF du 6 au 13 juillet
tout d'abord, c'était notre 1ére croisiére et nous en sommes revenus ravis
en effet, veaux souvenirs, belle prestations
point négatif: nos toilettes ne fonctionnaient pas à notre arrivée et ce pendant 2 jours, un peu génant quand même
mauvaise odeur au pont 9 au niveau du zanzibar
malheureusement, n'tant pas habituée à la mer, 1ére nuit passée dans les toilettes à être malade mais la réception m'a fourni des cachets tous les autres soirs et aprés j'ai dormi comme un bébé
le reste que du positif:
le personnel est à vos petits soins pendant toute la semaine
équipement bébé super, lit, baignoire, chaise haute, rien à redire
restauration de qualité au restaurant le flamboyant, variée, également au buffet panorama
buffet du petit déjeuner pour tous les gouts
avons testé le casino, bon moment
le all inclusive est complet, cocktails à gogo, bcp de choix
l'eu de la piscine était un peu froide mais de quoi en profiter et nous n'étions pas montés les uns sur les autres
notre cabine au pont 8, nickel, bcp de place et une cabiniére super sympa ( mais qui ne parle pas français)
les excursions sont parfois honéreuses mais pratiques, pas besoin de chercher un taxi ou un bus pour aller en ville surtout que les centres ne sont pas tout prés des ports
contrairement à l'avis d'une personne ayant navigué en même temps que nous, à l'olive bistrot, nous avons rencontrés 2 serveurs de nationalités étrangéres et franchement super sympa et ils choyés ma fille à chaque fois
le personnel se veut rassurant, ca m'a beaucoup aidé. On m'a conseillé le pont 9, pont de promenade, le soir, pour calmer mes angoisses et regarder à l'horizon, ca a marché à chaque fois
mon mari a testé le millésime cigars, tous les soirs il en fumé un, les prix sont raisonnables
un conseil, ne partez pas chargé de serviettes de toilettes, shampooing et gel douche, tout est fourni et changé 2 fois par jour
prévoyez de bonnes batteries pour les photos, il y a des choses à ne pas rater
les couchers de soleil au pont 9 sont magnifiques
pas d'informations sur les soirées auxquelles nous n'avons pu assister car bébé ne tenait pas le coup
nous étions au service de 19h15, trés bien car quand on rentre d'excursion, il fait faim
voili voilou pour les 1éres impressions qui me viennent à l'esprit
je reste à votre disposition
en tous cas, en 2 mot, ravis et de beaux moments à savourer
Comment payer ou contester une amende au Québec? English translation pending
Bonsoir à tous,
J'aimerai bien avoir l'avis des quebecois ...
Je me trouvais à Quebec (ville) et je viens de me prendre une amende de 37 $ (sympas) ... pour seulement 2 minutes de trop (parcmetre expiré !) ! Bravo l'hospitalité quebecoise 😛
Evidemment j'ai tort, mais y a t il un recours pour contester ? sont ils indulgent ? avec les locaux ou touristes ?
Si non, ou payer ? Ou le mieux est il de faire comme si rien ne s'est passé et attendre d'etre facturée par l'agence de location ??
Merci à tous de vos avis ! 🙂
Notre voyage au Quebec-Ontario et USA ! en DIRECT LIVE ! :
http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_en_direct_canada_des_etats_unis_juillet_2008_D1862426/
J'aimerai bien avoir l'avis des quebecois ...
Je me trouvais à Quebec (ville) et je viens de me prendre une amende de 37 $ (sympas) ... pour seulement 2 minutes de trop (parcmetre expiré !) ! Bravo l'hospitalité quebecoise 😛
Evidemment j'ai tort, mais y a t il un recours pour contester ? sont ils indulgent ? avec les locaux ou touristes ?
Si non, ou payer ? Ou le mieux est il de faire comme si rien ne s'est passé et attendre d'etre facturée par l'agence de location ??
Merci à tous de vos avis ! 🙂
Notre voyage au Quebec-Ontario et USA ! en DIRECT LIVE ! :
http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_en_direct_canada_des_etats_unis_juillet_2008_D1862426/
En direct du Canada et des Etats-Unis (juillet 2008) English translation pending
Salut les gars, je vous tiens au courant de mon voyage.
Récit écrit et vu par ma Femme ! 😛 (Photos plus bas !)
Jour 1:
A Marseille, on a eu une greve des agents de sureté (leger contre temps dans l'enregistrement)
Apres 8 heures de vol, on est arrivé à Montreal à 17H, l'avion a du rester au sol sans nous débarquer car la porte d'évacuation était occupé par un autre avion. (30 minutes de temps perdu ...)
Puis on va à l'immigration, une file d'enfer interminable nous attend comme dans les parcs d'attractions, puis greve des bagagistes mdr. (1h de perdu !)
Il n'y avait plus de voiture de location de notre catégorie qu'on avait déjà réservé, donc ils nous ont augmenter la classe. (full size !) Une dodge charger nous attend alors (voir photos plus bas) !
On roule dans la ville embouteillage, c'était difficile à trouver l'hotel et enfin quand on le trouve, vous allez pas le croire, greve et oui encore, des agents de l'hotel, les chambres n'étant pas prete, on nous demande de choisir entre 3 hotel et pour le surplus c'est à leur charge.
Tout benef on as pris le plus cher avec petit dej offert (voir photo de l'hotel), il est chez nous 22H15 et chez vous 04H15 et on a fait appel au room service car trop fatigué pour descendre chercher un resto en sachant que les cuisines des restos ferment vers 22H 22H30.
Jour 2:
le réveil se fait à 5H du mat vu le décalage horaire dans un lit taille king. aussi long que large !!😛
La vue que je vais vous envoyer de la chambre est magnifique.
Petit dej à volonté, c'était un régal.😎
Puis on prend la voiture, après avoir régler le repas du soir de la chambre ainsi que le parking, et là notre ticket pour sortir du parking ne marche pas un gars viens et appelle l'hotel pour etre sûre que l'on a payé.
Juste derrière nous dans la sortie un gars anglais ou canadien, nous kalxone car on bouche la sortie et apres plusieurs klaxon sort de la caisse en trombe et nous insulte ou du moins lolo mort de rire laurent as tous compris comme insulte et à tres bien répondu. du moins moi seul dans la caisse a voir la scene j'ai eu un peu beaucoup peur.
Ca a commencé à dire take in easy, puis shut up, puis c'etait fuck you, fuck of, move your fucking ass, i kick your ;.... Voila !!!! 🤪😠
Ah oui aussi on avait pas le bon adaptateur pour l'ordinateur donc peut plus marcher on cherche une boutique ou l'on trouve la prise du chargeur norme canadienne et américaine bon bref, on sympathise avec le gars on parle des différences de nos langues lui dit qu'on parle vite meme tres vite et qu'on chante. apes c'est explication il nous donne quelques insultes à dire en canadien trop bon, on a eu un cours d'insulte lol.
Là on est arrivé a shawinigan hotel confort inn. et on se repose !
Amicalement

Premiere impression positive mais cela fait bizarre d'etre dans un pays moitié anglo saxon moitié frenchie ... bizarre, Montreal a l'air d'avoir du bon potentiel ! 😊
voila la dodge charger :


La vue de Montreal (de notre chambre)
le repas du room service (trop fatigué pr chercher un resto)
1 er fast food à A&W :
Le buffet du pdj :

la vue de nuit :
la chambre 4**** classe affaire lol !
lit ultra king size

Ca vous plait ? J arrive tout juste à l'hotel de Chicoutimi ... bientot les photos de today ! :wait
Jour 3 :
Sur la route, on est allez au parc de la mauricie, où la veille ils ont retrouvé un couple qui se sont perdu dans les bois. Et en fesant une petite randonnée on s'est fait attaquer par les moustiques et comme laurent à un tres bon sang même succulents et ben lol mdr il est défiguré du corps.
Apres notre attaque on est arrivé au lac du fou à un point de vue bof.
Les points de vue des parcs nationaux aux USA sont beaucoup mieux renseigné qu'au canada où on le voit au dernier moment donc attention au coup de freins ouïlle. Il sont aussi moins nombreux et moins abordable ! Le sens de l'organisation américain depasse largement ceux des canadien !
Donc à notre retour dans la voiture, on est parti dans la ville 'La Tuque', on est parti manger à KFC (Kentucky Fried Chicken) ah non pardon au canada c'est PFK (Poulet Frit du Kentucky) et à la place des frites j'ai eu le dictateur lol non je plaisante cela s'appelle poutine, au fond de la barquette on a des frites puis du blanc de poulet avec chapelure qu'ils appellent pop corn de poulet ensuite par dessus du fromage et enfin une sauce.


En plus, dans le PFK, la serveuse avait l'accent canadien comme les ch'tis trop drole ou du moins comme ceux qui sont du terroir.
Puis on est allez dans une pharmacie à ne pas confondre avec la notre, pour eux c'est supermarché. Et là on achete les butterfinger pour laurent (barre comme chocolaté sauf que c'est à base de beurre de cacahuète), et au moment de payer la vendeuse nous demande si on a une carte air smile (carte fidélité comme en france avec les cartes smiley's) mais pourquoi nous pose t'elle cette question alors qu'on est étranger et que c'est sûre que l'on as pas. Voila comment ils parlent et meme ici on demande la carte "RRRR MiLeSSS" Bon j'ai trouvé un petit lien rigolo pour vous montrer l'accent de la femme de PFK et le fait de demander la carte air smile : http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=291
A aussi j'ai acheté un jeux à gratter qui a du succès en ce moment.
On est allez ensuite au lac saint jean où on en a eu marre car c'était trop mal indiqué pour arrivé à la plage en plus qu'il y avait que des terrains de camping donc on a décidé de partir vers notre 3 eme étape Chicoutimi à l'hotel Comfort Inn encore.

Un petit tour au burger king (Un bon Whooper nous attend !)


Récit écrit et vu par ma Femme ! 😛 (Photos plus bas !)
Jour 1:
A Marseille, on a eu une greve des agents de sureté (leger contre temps dans l'enregistrement)
Apres 8 heures de vol, on est arrivé à Montreal à 17H, l'avion a du rester au sol sans nous débarquer car la porte d'évacuation était occupé par un autre avion. (30 minutes de temps perdu ...)
Puis on va à l'immigration, une file d'enfer interminable nous attend comme dans les parcs d'attractions, puis greve des bagagistes mdr. (1h de perdu !)
Il n'y avait plus de voiture de location de notre catégorie qu'on avait déjà réservé, donc ils nous ont augmenter la classe. (full size !) Une dodge charger nous attend alors (voir photos plus bas) !
On roule dans la ville embouteillage, c'était difficile à trouver l'hotel et enfin quand on le trouve, vous allez pas le croire, greve et oui encore, des agents de l'hotel, les chambres n'étant pas prete, on nous demande de choisir entre 3 hotel et pour le surplus c'est à leur charge.
Tout benef on as pris le plus cher avec petit dej offert (voir photo de l'hotel), il est chez nous 22H15 et chez vous 04H15 et on a fait appel au room service car trop fatigué pour descendre chercher un resto en sachant que les cuisines des restos ferment vers 22H 22H30.
Jour 2:
le réveil se fait à 5H du mat vu le décalage horaire dans un lit taille king. aussi long que large !!😛
La vue que je vais vous envoyer de la chambre est magnifique.
Petit dej à volonté, c'était un régal.😎
Puis on prend la voiture, après avoir régler le repas du soir de la chambre ainsi que le parking, et là notre ticket pour sortir du parking ne marche pas un gars viens et appelle l'hotel pour etre sûre que l'on a payé.
Juste derrière nous dans la sortie un gars anglais ou canadien, nous kalxone car on bouche la sortie et apres plusieurs klaxon sort de la caisse en trombe et nous insulte ou du moins lolo mort de rire laurent as tous compris comme insulte et à tres bien répondu. du moins moi seul dans la caisse a voir la scene j'ai eu un peu beaucoup peur.
Ca a commencé à dire take in easy, puis shut up, puis c'etait fuck you, fuck of, move your fucking ass, i kick your ;.... Voila !!!! 🤪😠
Ah oui aussi on avait pas le bon adaptateur pour l'ordinateur donc peut plus marcher on cherche une boutique ou l'on trouve la prise du chargeur norme canadienne et américaine bon bref, on sympathise avec le gars on parle des différences de nos langues lui dit qu'on parle vite meme tres vite et qu'on chante. apes c'est explication il nous donne quelques insultes à dire en canadien trop bon, on a eu un cours d'insulte lol.
Là on est arrivé a shawinigan hotel confort inn. et on se repose !
Amicalement
Premiere impression positive mais cela fait bizarre d'etre dans un pays moitié anglo saxon moitié frenchie ... bizarre, Montreal a l'air d'avoir du bon potentiel ! 😊


La vue de Montreal (de notre chambre)
le repas du room service (trop fatigué pr chercher un resto)
1 er fast food à A&W :
Le buffet du pdj :

la vue de nuit :

la chambre 4**** classe affaire lol !
lit ultra king size

Ca vous plait ? J arrive tout juste à l'hotel de Chicoutimi ... bientot les photos de today ! :wait
Jour 3 :
Sur la route, on est allez au parc de la mauricie, où la veille ils ont retrouvé un couple qui se sont perdu dans les bois. Et en fesant une petite randonnée on s'est fait attaquer par les moustiques et comme laurent à un tres bon sang même succulents et ben lol mdr il est défiguré du corps.

Apres notre attaque on est arrivé au lac du fou à un point de vue bof.

Les points de vue des parcs nationaux aux USA sont beaucoup mieux renseigné qu'au canada où on le voit au dernier moment donc attention au coup de freins ouïlle. Il sont aussi moins nombreux et moins abordable ! Le sens de l'organisation américain depasse largement ceux des canadien !Donc à notre retour dans la voiture, on est parti dans la ville 'La Tuque', on est parti manger à KFC (Kentucky Fried Chicken) ah non pardon au canada c'est PFK (Poulet Frit du Kentucky) et à la place des frites j'ai eu le dictateur lol non je plaisante cela s'appelle poutine, au fond de la barquette on a des frites puis du blanc de poulet avec chapelure qu'ils appellent pop corn de poulet ensuite par dessus du fromage et enfin une sauce.


En plus, dans le PFK, la serveuse avait l'accent canadien comme les ch'tis trop drole ou du moins comme ceux qui sont du terroir.
Puis on est allez dans une pharmacie à ne pas confondre avec la notre, pour eux c'est supermarché. Et là on achete les butterfinger pour laurent (barre comme chocolaté sauf que c'est à base de beurre de cacahuète), et au moment de payer la vendeuse nous demande si on a une carte air smile (carte fidélité comme en france avec les cartes smiley's) mais pourquoi nous pose t'elle cette question alors qu'on est étranger et que c'est sûre que l'on as pas. Voila comment ils parlent et meme ici on demande la carte "RRRR MiLeSSS" Bon j'ai trouvé un petit lien rigolo pour vous montrer l'accent de la femme de PFK et le fait de demander la carte air smile : http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=291
A aussi j'ai acheté un jeux à gratter qui a du succès en ce moment.

On est allez ensuite au lac saint jean où on en a eu marre car c'était trop mal indiqué pour arrivé à la plage en plus qu'il y avait que des terrains de camping donc on a décidé de partir vers notre 3 eme étape Chicoutimi à l'hotel Comfort Inn encore.

Un petit tour au burger king (Un bon Whooper nous attend !)


Peintres ou quartiers des peintres à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous
Y a t il un ou des quartiers où l'on peut commander des tableaux (pour des reproductions de toiles connu) à Bangkok ? Avez vous un peintre à me recommander ?
Y a t il un ou des quartiers où l'on peut commander des tableaux (pour des reproductions de toiles connu) à Bangkok ? Avez vous un peintre à me recommander ?
Nourriture/alimentation en randonnée à vélo? English translation pending
En rando, je me nourris principalement de pain accompagné de sardines/thon/paté en boite.......
Pour ma prochaine rando, je souhaiterais varier un peu plus mes repas.
Je fais donc appel à vous pour connaître : comment vous vous alimentez en rando??? quelles sont vos recettes??? ce que vous prenez comme nourriture??? etc....
Je me lèche déjà les babines des vos idées culinaires......
Pour ma prochaine rando, je souhaiterais varier un peu plus mes repas.
Je fais donc appel à vous pour connaître : comment vous vous alimentez en rando??? quelles sont vos recettes??? ce que vous prenez comme nourriture??? etc....
Je me lèche déjà les babines des vos idées culinaires......
S'installer en Répulique Dominicaine English translation pending
bonjour je revien de vacance gt en rep dom a BAVARRO et je suis tomber amoureuse de l'ile malgré les probléme d'argent de travail que les gen rencontre et g vu aussi les probléme que le tourisque peut apporter malgrer tout g une reel envi de my installer jy retourne en fin aout pour 15 jours je vous cache pas que je suis rentré avec un certain ruan ds ma tete mais c pa sa ki me pousse a aller minstaller laba je voudrait savoir si il ya des personne qui y vive ou qui on deja habiter qui pourai me renseigner les demarche a suivre (travail, visa, etec...) je vous en remercie d'avance
Coût de la vie en Inde? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars enseigner en Inde (à Manipal, 60 km au nord de Mangalore) au mois d'août jusqu'en avril, et j'aimerais avoir une idée du coût de la vie. Il parait qu'il a beaucoup augmenté ces derniers mois.
Pouvez vous me donner qq indications: prix de l'essence, d'un resto bon marché, d'un loyer, d'une chambre d'hotel, d'une course en bus ou en taxi, d'un billet de train ou même d'avion interne....
D'autre part, je comptais m'acheter une camera avant de partir, car je pense que ça restera une expérience inoubliable. Puis je me suis dit que peut-être les prix seraient plus interessant sur place. Savez-vous me renseigner sur les prix et la qualité des camera que je trouverai en Inde. Ici, pour du matos premier prix (samsung, JVC, Canon...peu de fonction)il faut compter à partir de 190 euro, et si on veut qq'chose de correct(tjs dans ces marques), mais avec des fonctions un peu plus élaborées( genre camera+poss. de faire photo), il faut compter entre 400 et 600 euro.Pouvez-vous me renseigner?
Merci et à bientôt
Deux ans à Yaoundé: budget mensuel pour vivre confortablement? (Cameroun) English translation pending
Bonjour,
Suite à un premier post, j'ai du mal à avoir des infos qui se recoupent.
Très concrètement : sachant que le logement est pris en charge, combien faut-il mensuellement pour vivre confortablement à Yaoundé ?
Nous serions 3 : mon épouse, notre enfant (11 mois) et moi-même.
Pouvez-vous me donner des exemples concrets par rapport au coût de la vie, notamment en ce qui concerne les produits pour bébé (type lait infantile en poudre ou petits pots) ?
Un grand merci.
Dîner sur la place Djemaa El Fna à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Mon voyage Maroc arrive à grand pas, et pour ne pas le cacher, je suis attiré par le fait de manger sur un des stands de la place Djemma El Fna pour gouter à de la nourriture typique marocaine avec des marocains.
Par contre, peu de guide de voyageur, conseille ces stands, et de maniere générale, j'ai lu pas mal de témoignage de voyageurs qui disent "ne pas avoir osé"... Faut il réelement faire preuve de prudence ? Ou y a t'il des plats à privilégier plus que d'autres ?
Avez-vous de bons stands à recommander ?
Merci par avance Bonne journée
Mon voyage Maroc arrive à grand pas, et pour ne pas le cacher, je suis attiré par le fait de manger sur un des stands de la place Djemma El Fna pour gouter à de la nourriture typique marocaine avec des marocains.
Par contre, peu de guide de voyageur, conseille ces stands, et de maniere générale, j'ai lu pas mal de témoignage de voyageurs qui disent "ne pas avoir osé"... Faut il réelement faire preuve de prudence ? Ou y a t'il des plats à privilégier plus que d'autres ?
Avez-vous de bons stands à recommander ?
Merci par avance Bonne journée
Budget pour plus d'un mois et demi au Vietnam et en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Je pars l'été prochain avec un ami faire du bénévolat pendant 1 mois au Viet-Nam à Ho Chi Minh City. Nous prévoyons prendre ensuite deux semaines pour se rendre jusqu'à Hanoi, d'où nous prendrions l'avion pour se rendre à Bangkok. Nous sommes hébergés à HCMC mais les repas ne sont pas compris. Nous aimerions donc savoir quel montant de notre budget nous devrions allouer à la nourriture, transport en autobus dans la ville pour se rendre à l'orphelinat ainsi qu'aux activités de soir et fin de semaine. Nous aimerions aussi savoir combien coûterait un billet ouvert d'autobus ou de train pour faire le trajet entre HCMC et Hanoi en ayant la possibilité de faire des arrêts en chemin pour visiter, ainsi que les prix pour l'hébergement et la nourriture en route. Notre budget est assez restreint, étant tous les deux étudiants.
Pour ce qui est de la Thaïlande, nous n'avons pas encore fixé notre itinéraire, mais aimerions aussi savoir combien ça nous coûterait par jour pour se nourrir, se loger, se déplacer et visiter.
Merci beaucoup à l'avance !
Geneviève
Je pars l'été prochain avec un ami faire du bénévolat pendant 1 mois au Viet-Nam à Ho Chi Minh City. Nous prévoyons prendre ensuite deux semaines pour se rendre jusqu'à Hanoi, d'où nous prendrions l'avion pour se rendre à Bangkok. Nous sommes hébergés à HCMC mais les repas ne sont pas compris. Nous aimerions donc savoir quel montant de notre budget nous devrions allouer à la nourriture, transport en autobus dans la ville pour se rendre à l'orphelinat ainsi qu'aux activités de soir et fin de semaine. Nous aimerions aussi savoir combien coûterait un billet ouvert d'autobus ou de train pour faire le trajet entre HCMC et Hanoi en ayant la possibilité de faire des arrêts en chemin pour visiter, ainsi que les prix pour l'hébergement et la nourriture en route. Notre budget est assez restreint, étant tous les deux étudiants.
Pour ce qui est de la Thaïlande, nous n'avons pas encore fixé notre itinéraire, mais aimerions aussi savoir combien ça nous coûterait par jour pour se nourrir, se loger, se déplacer et visiter.
Merci beaucoup à l'avance !
Geneviève
Point de rencontre dans l'aéroport de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
quelqu'un connaitrait-il suffisamment bien l'aéroport de bangkok pour me conseiller un endroit où je pourrais rencontrer un ami qui arrive de France 10mn avant moi mais pas avec la même compagnie?
Merci !!
De retour de seize jours en Bolivie English translation pending
Bjr à tous,
Me voici de retour de mon périple bolivien : 16 jours de moto, 4500 kms, de 5000m d'altitude jusqu'au bassin amazonien, de -10° à + 37°, du sable, du sel de la terre, de l'eau, de la glace!!!
Extraordinaire voyage organisé par moto andina, le top du top...
Cordialement
Hébergements vers Sainte Lucia et Sodowana Bay en Afrique du Sud? English translation pending
De passage en AFS en aout, nous recherchons des hotels ou autres sympa et prix tout aussi sympathique. Merci de vos infos.
Retour de mon périple à Bali en scooter English translation pending
je l avais promis
Alors voilà le résumé de mon séjour a Bali .
D abord escale a Singapour et achat de la carte routière de Bali au duty free .
Arrivée a Denpasar, paiement des visas 25 Dollars ( en Dollars et pas en Euros )
Direction le kiosque des taxis en sortant de l aéroport a droite, on paye le taxi au kiosque, pas d arnaque, un chauffeur vous prend en charge ( Aéroport / Kuta 50000 Rp )
Arrivée a l hôtel SAYANG MAHA MERTHA rue melasti lebak bene a kuta plage, très bien place au centre de tout, 100 000 Rp la nuit petit dej et piscine .Hôtel réservé sur Internet de France .
Le lendemain location a l hôtel même d un scooter Honda 125 neuf pour 12 jours avec assurance 540 000 Rp nous n oublions pas les casques .L essence est a 0€40 le litre .
Une voiture genre 4x4 suzuki se loue moins de 10 euros par jour.
Deuxième journée visite de Jimbaran, difficile a trouver, la signalisation routière n est vraiment pas tip top mais ma compagne qui est un GPS a pattes me trouve le chemin et nous nous trouvons sur ce petit port de pêche vraiment très sympa, repas dans un resto sur la plage 1kg de gambas pour deux 180 000 Rp un régal.
La langouste d un kg est a 225 000 Rp pour deux, ça vaut le coup .
Apres la première journée « d acclimatation «, départ pour la grande boucle, direction Gillimanuk pour voir Java de l autre coté !!
Arrêt a Medwi pour le repas de midi dans un petit Warung au bord de la route, personne ne parle anglais, on ne sait pas ce que l on mange mais c est très bon 20 000 Rp pour deux avec le thé soit 1 € 36, ça va, on va s en sortir .Arrivée a Gillimanuk, bof, rien de merveilleux, beaucoup de camions qui arrivent de Java mais il fallait le faire, nous continuons la route vers Lovina en traversant le parc National, de nombreux petits singes nous regardent passer sans s émouvoir .
Dans l après midi nous voilà a PEMUTERAN on recherche un hôtel on se renseigne et on nous dirige vers le mini market a la sortie de la ville, là, le propriétaire tient aussi un hôtel de quatre bungalows neufs Hôtel TIRTA RAHAYU, un petit paradis a cent mètres de la mer, lit King size, douche ciel ouvert jardin gazonné et terrasse 200 000 Rp avec petit dej soit 13, 6 € .
Deux jours plus tard départ pour Lovina recherche d un hôtel et bingo encore une fois après le feu rouge continuer deux km environ et la, face a ma mosquée une traverse qui descend vers la mer, l hôtel s appelle le 1000 DREAM, dix mètres de la mer prix annoncé 200 000 Rp négocié a 150 000 environ 10 € avec petit dej bien sur . nous restons là trois jours pour visiter les alentours, sources d eau chaude de BANJAR 35 ° un régal 3000Rp l entrée +parking, la cascade de SING SING ( pas d eau saison sèche merci le guide qui fait visiter) Water Falls de GIT GIT tres joli site, lacs BUYAN et TAMBLING et la seule pyramide de Bali a cote du lac , temple DALEM a JAGARAGA vieux guide sympa, on donne ce que l on veut il le note sur un cahier de dons très sérieux sarong obligatoire, bain d eau douce venant du volcan BATUR très très limpide très agréable entrée 3000 rp parking surveillé on donne ce que l on veut a AIR SANIH, ne pas rater le marché typique a la sortie de Lovina sur la gauche en direction de JIMBARAN .
Ne pas quitter LOVINA sans aller manger au warung musulman a cinquante mètres de la mosquée, avant la traverse et goûter les œufs noirs en vitrine trop bon, repas a 6000 Rp tête soit 0, 41€ et chez KHI KHI 75 000 Rp pour deux soit 5, 2€.
Apres trois jours en route pour AMED, éviter l hôtel Bali Yogi, belle présentation extérieure et jolie piscine mais aucun entretien des bungalows les araignées se disputent le terrain aux blattes sous l ‘œil attentif des fourmis et autres arthropodes de tous poils, les draps sont plus petits que le lit ??? .
Visite de la cote et notamment le port de JEMELUK , snorkeling très bon spot etc. ….très très joli port de pêche et point de vue exceptionnel, repas au « c est bon Café » barracuda et crêpes de banane 50 000 Rp tête avec boisson.
Et maintenant en route pour UBUD a la recherche d un hôtel et encore bingo, hôtel NURIANI adresse sugriwa, pandangtegal Ubud .on a l impression que l hôtel est installé dans un temple, a voir absolument très propre, terrasse privée, un thermos de thé offert tous les matin en dehors du petit dej indonésien ( a goûter) riz frit +légumes+poulet+salade de fruits +thé …..
Visites dans les environs, grotte de l éléphant, temple PENJENG ok et village des sculpteurs GENSONG ( bof)
Balade au marché d UBUD beaucoup de touristes, typique simplement pour l alimentaire .
Spectacle de danse pou ceux qui aiment ne pas aller bien loin, a cote du marche le syndicat d initiatives vend les billets on vous y transporte selon le lieux c est gratuit ( le transport), ne pas acheter aux vendeurs a la sauvette qui prennent leur marge.
Ensuite liaison pour TANAH LOT mais a l entrée de la ville taxe de 10 000 rp par personne plus taxe véhicule nous ne serons pas les pigeons de cette arnaque, pour le principe on continue sur Kuta et a cote du premier hôtel nous trouvons une chambre dans l hôtel PURI TANAHLOT 165000 avec petit dej, piscine a 3 mètres du bungalow, très bon hôtel .
Nous sommes le 8 juin les touristes sont arrives en masse a la différence de notre arrivée fin mai, ils sont partout .
A KUTA aller manger au Dépôt IKA rue gang lebak bene très sympa et pas cher 20 000Rp tête, les murs sont couverts de graffitis par la clientèle
Zapper si possible la presqu’ île de BENOA BUKIT rien a voir avec BALI, hôtel + hôtel+ hôtel +……une honte Club Med, Mercure ….
Vous pouvez zapper aussi les roulottes sur la plage la nuit, rien a manger autre que du mais grillé et on est pas des poules .
Aller par contre au marché de nuit autour d une placette dix restos ( dépôts) a prix dérisoirs 10 000 Rp par tête.
Pour info :
Ne pas rater le resto BALI BRESIL bon et pas cher.
Faite développer vos photos sur place 2 euros les 27, intéressant non !!
Ne pas oublier de garder 150 000 Rp de taxe de départ en liquide pour l aéroport
une bouteille d eau coûte 3000 Rp soit 0.20 €
Un banana split + 1 jus d ananas 14500 Rp soit 1€
Un sarong 30 000 Rp soit 2€ une tunique pareil
Ne pas acheter les cartes postales et les timbres dans les commerces mais a la poste, pas de commission .
Goûter au cocktail local a base d ARAK alcool local, juste pour goûter ( bof)
Les routes sont en très bon état et bien entretenues, faire attention a la conduite en ville sinon ca va tout seul
Je suis a votre dispo
A+
Coût de la vie en République Dominicaine? (urgent) English translation pending
bonjour à tous,
je viens d'être sollicité pour un emploi en Rep. Dominicaine, or je viens de m apercevoir que le salaire se monte à 9OO Euros.. j'avais pas converti au départ!!
Je voudrais savoir comment et si il est possible de survivre voire de vivre la bas car question naive, je ne connais pas du tout... et même rien...
sympa a ts ceux qui me repondront car il faut que je donne une reponse demain (aie aie aie) merci d'avance
sympa a ts ceux qui me repondront car il faut que je donne une reponse demain (aie aie aie) merci d'avance
Hôtel Playa de Oro, Villa Cuba ou Arenas Doradas? English translation pending
Je m'apprête à partir à Varadero vers la fin juin. Quels hôtels me conseillez-vous entre ces trois choix (Playa de Oro, Villa Cuba ou Arenas Doradas ?)
Ce sont tous des 4 *, mais .... je ne sais pas lequel choisir......🤪🙁🤪
Merci !🙂
Ce sont tous des 4 *, mais .... je ne sais pas lequel choisir......🤪🙁🤪
Merci !🙂
Inflation au Vietnam et taux de change English translation pending
Ayant suivi régulièrement l'activité économique au Vietnam, je me permets de livrer quelques observations concernant les taux de change USD-VND et Euro-VND.
Actuellement suivant le taux de change affiché officiellement le 31/5 ( billet acheté par les banques) 1 USD = 16245 VND et 1 euro = 26280 VND. Ce qui signifie qu'un euro vaut 1, 62 USD au lieu de 1, 55 USD sur le marché international le même jour.
Conséquence pour les voyageurs: il vaut mieux avoir sur soi, l'euro au lieu du dollar USD ou bien ne pas changer le dollar dans les banques mais plutôt dans les bijouteries qui pratiquent le taux réel ( 1USD = 16800 VND).
Depuis quelques années, lorsque l'inflation était bien contenue au Vietnam, les banques et les bijouteries pratiquent à peu près le même taux mais en ce moment au cause de l'inflation, 30%, nous assistons à un découplage entre le taux officiel et le marché noir.
Avec un taux d'intérêt digne des années 80 en France ( 15% annuel pour un placement à 1 mois), le gouvernement vietnamien essaie en ce moment de mater l'inflation.
Le coût de vie a beaucoup augmenté à HCM ville, en général dans les grandes villes. En revanche, les prix restent assez sage à la campagne.
Comment tomber en amour avec un hôtel en particulier et abandonner le goût d'aller ailleurs? English translation pending
Bon je ne savais pas trop comment indiqué cela dans mon titre de topic.
Je suis une personne qui est extrèmement curieuse, ce que je me demande au faite est tout simplement comment une personne peut être intéressé a retourner au même hôtel une 10 aines de fois ?
Je ne veux pas insulté qui que ce soit ou insénuer que je suis contre cette pratique et les goûts de chacun et je ne veux pas également commencer un énorme débat.
C'est que j'ai fait 10 voyages dans le sud a cuba, republique dominicaine et mexique . J'ai été pas mal dans des 4 étoiles en moyenne. J'ai adoré la plupart de mes voyages, je suis allé également dans un futur 5 étoiles car l'hôtel venait d'ouvrir a punta cana en janvier et j'ai trouvé l'hôtel excellent voir même exeptionnel je trouve qu'il ne manquait absolument rien a l'hôtel sauf que je trouve personnellement qu'il y a tellement d'endroit que ce soit autres villes ou pays ou hôtels dans la même ville a visitée je me demande la question suivante :
Comment des gens peuvent aller 25 fois au même hôtel sans avoir envie d'aller voir autres choses que ce soit même au pire l'hôtel voisin ou une toute autre destination, ce que je voudrais comprendre c'est comment des gens peuvent tomber autant en amour avec un hôtel en particulier et abandonner tout simplement le goût d'aller ailleurs ????
Pour ma part, je me vois dans quelques années avoir fait plusieurs voyages mais jamais n'allez 2 fois au même hôtel car j'ai toujours envie de nouveau de découvrir un nouvel endroit, je voudrais qu'on m'explique comment on peut vouloir aller toujours au même endroit alors qu'il y a des milliers d'hôtels a aller visiter dans chaque pays ???
Je suis une personne qui est extrèmement curieuse, ce que je me demande au faite est tout simplement comment une personne peut être intéressé a retourner au même hôtel une 10 aines de fois ?
Je ne veux pas insulté qui que ce soit ou insénuer que je suis contre cette pratique et les goûts de chacun et je ne veux pas également commencer un énorme débat.
C'est que j'ai fait 10 voyages dans le sud a cuba, republique dominicaine et mexique . J'ai été pas mal dans des 4 étoiles en moyenne. J'ai adoré la plupart de mes voyages, je suis allé également dans un futur 5 étoiles car l'hôtel venait d'ouvrir a punta cana en janvier et j'ai trouvé l'hôtel excellent voir même exeptionnel je trouve qu'il ne manquait absolument rien a l'hôtel sauf que je trouve personnellement qu'il y a tellement d'endroit que ce soit autres villes ou pays ou hôtels dans la même ville a visitée je me demande la question suivante :
Comment des gens peuvent aller 25 fois au même hôtel sans avoir envie d'aller voir autres choses que ce soit même au pire l'hôtel voisin ou une toute autre destination, ce que je voudrais comprendre c'est comment des gens peuvent tomber autant en amour avec un hôtel en particulier et abandonner tout simplement le goût d'aller ailleurs ????
Pour ma part, je me vois dans quelques années avoir fait plusieurs voyages mais jamais n'allez 2 fois au même hôtel car j'ai toujours envie de nouveau de découvrir un nouvel endroit, je voudrais qu'on m'explique comment on peut vouloir aller toujours au même endroit alors qu'il y a des milliers d'hôtels a aller visiter dans chaque pays ???
Avis sur itinéraire au Costa Rica, hôtels, restaurants... English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir au Costa Rica cet été du 20 Aout au 11 Septembre. Nous avons prix nos billets d'avion auprès de la compagnie Ibéria.
Quelqu'un a-t-il l'expérience de cette destination avec cette compagnie?
Pour l'instant nous avons prévu l'itinéraire suivant:
San José, Alajuela (1 nuit) /Tortuguero (2 nuits)/San José-Quepos(en avion)/ Quepos, Manuel Antonio (3 nuits) /San José (2 nuits) / La fortuna (4 nuits)/Monteverde, Santa Elena (2 nuits) /San José (1 nuit) /Cahuita, Puerto Veijo (4 nuits) /San José (2 nuits)
est ce que cet itinéraire est réalisable?
J'hésite beaucoup entre San José et Alajuela pour ce qui est du logement? Nous avons décidé de voyager avec les bus locaux, du coup nous devons souvent repasser par San José, mais est ce le meilleur endroit pour dormir?
De même question entre le PN de Monterverde et celui de Santa Elena, lequel me conseilleriez vous pour faire un peu de marche, découvrir la faune et la flore?
si vous avez également des conseils sur des hotels, des restos, des choses à faire ou à voire, je serais ravie que vous partagiez cela avec nous.
par avance merci pour vos réponse
Edith
Nous prévoyons de partir au Costa Rica cet été du 20 Aout au 11 Septembre. Nous avons prix nos billets d'avion auprès de la compagnie Ibéria.
Quelqu'un a-t-il l'expérience de cette destination avec cette compagnie?
Pour l'instant nous avons prévu l'itinéraire suivant:
San José, Alajuela (1 nuit) /Tortuguero (2 nuits)/San José-Quepos(en avion)/ Quepos, Manuel Antonio (3 nuits) /San José (2 nuits) / La fortuna (4 nuits)/Monteverde, Santa Elena (2 nuits) /San José (1 nuit) /Cahuita, Puerto Veijo (4 nuits) /San José (2 nuits)
est ce que cet itinéraire est réalisable?
J'hésite beaucoup entre San José et Alajuela pour ce qui est du logement? Nous avons décidé de voyager avec les bus locaux, du coup nous devons souvent repasser par San José, mais est ce le meilleur endroit pour dormir?
De même question entre le PN de Monterverde et celui de Santa Elena, lequel me conseilleriez vous pour faire un peu de marche, découvrir la faune et la flore?
si vous avez également des conseils sur des hotels, des restos, des choses à faire ou à voire, je serais ravie que vous partagiez cela avec nous.
par avance merci pour vos réponse
Edith
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.