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Combiné de quinze jours Thaïlande-Cambodge English translation pending
by Boémienne · 2007-11-17 · 2 replies
avons l'opportunité d'un combiné de 15 joursTriangle d'Or -Cambodge en février mais seulement 5 jours an cambodge est ce suffisant pour une approche seulement culturelle entre Phnom Penh et Angkor ?? des remarques, des conseils seraient bienvenus suis ouverte a tous les dialogues et merci
Itinéraire pour trois semaines au Cambodge? English translation pending
by Koalas · 2007-11-12 · 6 replies
bonjour à tous, Nous partons 3 semaines avec notre fils de 19 mois début décembre et nous n'avons pas encore de vol. Nous souhaitons faire Phnom Penh - Angkor, puis en thailande, Bangkok - région de Chiang Mai - triangle d'or. On aimerait aussi rajouter le delta du Mekong au Vietnam si on a assez de temps ou autre chose encore au cambodge ou en thailande mais pas de plage. Pour me permettre de faire le choix du vol, vos suggestions seraient vraiment les bienvenues. Quels vols/ itineraire conseillez-vous pr réduire coût vol et perdre moins de temps possible ? Vol vers Phnom Penh, ensuite vol vers Siam Riep, puis vol vers Bankgok, puis vol vers Chiang Mai, retour bangkok, retour europe ? entre phnom Penh et siam Riep : conseillez-vous bateau (combien de tps ? ca vaut la peine ?) ou vol ? delta du mekong : combien de jours est-il nécessaire ? est-ce possible avec enfant de 19 mois ? conseillez-vous de prendre un vol vers Ho Chi Minh puis bateau vers Phnom Penh ? autre chose à conseiller vivement au cambodge ou en thailande (qui serait mieux que le delta du mekong ?) Pas de plage. Enfin, 1/2 journée serait pas mal mais faudrait qu'elle soit sur notre route. en thailande ou au cambodge : serait-ce intéressant de louer une voiture ?

Merci de vos conseils. 🙂
Choix d'un vélo English translation pending
by TonPouce · 2007-10-24 · 4 replies
Bonjour,

J'ai plusieurs questions relatives aux velos que je souhaiterais vous poser! Je suis débutant et en quête d'un velo d'où mes questionnements. j'ai trouvé plusieurs vélo, dont ceux là pour respectivement 300$(soit 200€) pour le devinci cactus et 600$ pour le devinci phantom dont voici les caractéristiques:
http://www.epinions.com/bicycles_2002_Devinci_Cactus http://www.epinions.com/bicycles_2002_Devinci_Phantom Qu'en pensez vous?(sachant qu'ils sont d'occasion) Les plateau conviennent à mon niveau(22/32/42), idem pour la cassette 11/32. Par contre, est ce que ça vaut un tel prix?Et si oui, est ce que cela convient au cyclotourisme?(routes de manière générales, mais peut être plus tard pistes!) j'ai egalement trouvé un velo de cyclotourisme ici: http://velomane.com/velos-cyclotourisme/charlevoix.html?Itemid=28 Bon, il fait plus du double du prix(en le prenant avec la carte: 650$) mais je suis prêt à investir jusqu'à 600/650$ si necessaire. (equivalent à 400€ à peu près). Qui plus est, je n'ai jamais vraiment testé de velo de course, donc reste à voir si je serai à l'aise...Le seul truc avec lequel j'ai du mal, c'est le passage des vitesses et le freinage. C'est aussi pourquoi je cherche surtout des velos de course avec des transmissions de vitesses au niveau des freins(je ne connais pas le terme qui correspond) pour mon budget, est il possible de trouver quelque chose d'assez bon, au quebec ou en france?(sachant que si c'est en france, je n'aurai pas la possibilité de l'essayer! 🤪 )

J'ai aussi plusieurs questions concernant les pièces: un derailleur shimano tiagra, c'est le modèle au dessus ou en dessous de deore? concernant le cadre: je trouve pas mal de velos avec une fourche en carbone et cadre en alu, mais pas souvent en acier. Qui est le plus solide des 3? concernant les suspensions: j'ai vu que beaucoup roulent avec le triban qui a des suspensions aussi. Ca dérange tant que ça?(je sais que ça absorbe un peu de l'effort mais en pratique, ça absorbe autant que ça?le ressent on vraiment?) ressent on vraiment la différence entre un velo à 9 vitesses et un autres à 7?en montée, ça se ressent tant que ça?(car le choix de vitesses étant plus vaste, il est plus aisé de trouver son confort) quelqu'un connaitrait la correspondance(s'il y en a une) entre la taille du cadre(par exemple 58 cm) et celle de la personne?

Merci!!
Avis sur circuit au Cambodge-Laos English translation pending
by Vivalpaga · 2007-10-21 · 5 replies
Bonjour,

Nous avons 28 jours à passer au cambodge et nous voudrions faire une incursion au Laos (trek au plateau des Bolovens). voici notre idée de parcours :

* Phnom Penh- Kratie en bus * Kratie-Pakxe (visite temple Vat Phu) * petit trek plateau bolovens * retour au cambodge : Pakxe-Sambor (via Phumi Pring, si route ??) * Siem reap : visite Angkor * Battambang * retour Phnom Penh * Sianoukville * retour Phnom Penh

Est ce faisable? N'est ce pas trop la course? Avez vous une idée sur le temps de transport pour ces différentes étapes sans prendre d'avion (bus, bateau...) ?

Merci de votre aide

Vivalpaga
Recherche bénévole pour enseigner le français au Cambodge English translation pending
by Garfield1 · 2007-10-17 · 5 replies
Bonjour

Je travaille actuellement en tant que professeur de français bénévole au sein de l’ONG CGF, Construire les générations futures du Cambodge, basée à Phnom Penh et oeuvrant pour l’éducation des enfants défavorisés. Je pars maintenant dans un mois et cherche un successeur pouvant assurer les cours de français sur une période de 3 à 6 mois. Vous aurez également l’opportunité de participer activement à la bonne marche du centre. D’autres compétences, artistiques ou musicales sont les bienvenues !

Contactez moi à cette adresse : clairepastier@hotmail.fr

A bientôt

Claire
Livres: Loung Ung "D'abord, ils ont tué mon père" - Pin Yathai "Tu vivras mon fils" English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-10-15 · 4 replies
« Tu vivras mon fils» Pin Yathay « D'abord, ils ont tué mon père» Loung Ung Les titres de ces livres, récits autobiographiques, donnent la tonalité émotionnelle de leurs contenus. Ces témoignages nous plongent dans l'enfer de la période khmers rouges, de la prise du pouvoir le 17 avril 1975 concrétisée par l'entrée dans Phnom Penh, à la survie miraculeuse de Pin Yathay (P.Y.) et de Loung Ung (L.U.) qui arriveront à gagner les camps de réfugiés à la frontière thaïlandaise. Au travers de ces livres, vous vivrez l'évacuation de Phnom Penh avec le regard de L.U. agée alors de 5 ans ou de P.Y., ingénieur de 31 ans, l'exode, les transferts de villages vers les camps de travail, de villages d'enfants vers les camps militaires. Vous comprendrez la faim, la mort, la haine, l'impossible révolte, l'organisation Kmers rouges (Angkar ... )

Au-delà du vécu particulier et du regard de leurs auteurs, ces témoignages se croisent et s'amplifient. Tous deux débutent par la prise du pouvoir et l'exode immédiat qui s'en suivie. L'évacuation des villes sous le prétexte mensonger de bombardements américains est l'acte fondateur du régime khmer rouge, c'est-à-dire la destruction de toute forme de civilisation, khmère comprise. Les populations urbaines formeront le peuple nouveau, les paysans seront eux le peuple ancien sur lequel s'appuiera le régime paranoïaque et sanguinaire de Pol Pot.

«La nuit, les soldats patrouillent dans les villages, regardent dans les maisons, prêtent l'oreille. S'ils entendent, ou croient entendre des gens parler de politique, la famille entière aura disparue avant le matin. » L.U. p 81 «Celui qui proteste est un ennemi, celui qui s'oppose est un cadavre. » P.Y. p

Au mépris du vivant, s'additionne celui des morts: «Après deux heures, nous fîmes halte. Le chauffeur et son coéquipier remarquèrent les cadavres et nous ordonnèrent de les descendre. On les étendit sur le bas côté. Apparemment ils devaient rester là. Quand elles le comprirent, leurs familles protestèrent en pleurant. La tradition veut que les morts soient enterrés ou incinérés. Les abandonner sur le bord de la route était impensable, sacrilège. » P.Y. p. 100.

La répression khmère va bien au-delà de l'anti-capitalisme, la société khmère est riche en croyances diverses, aux astres, aux esprits. Les moines ont donc une fonction essentielle, ils font l'objet, comme tout intellectuels, d'une répression féroce: « Pour échapper à l'extermination, de nombreux moines ont laissé pousser leurs cheveux... Les temples sont de nouveau livrés à la jungle. Je me demande où vont aller les dieux maintenant que leurs maisons ont été détruites» L.U. p 84

Au mépris du vivant, des morts, ajoutons celui des Dieux, mais aussi celui de la famille « Les Khmers rouges encourageaient les enfants à dénoncer les parents dont le comportement ne respectait pas leur idéal» P.Y. p 135 « Mais les Khmers rouges, à dessein, enveloppaient toujours de mystère leurs actes de répression. Ils accomplissaient leur sale besogne en secret, tandis qu'en public, ils parlaient toujours poliment, même dans les pires moments, préméditant la mort avec une courtoisie inaltérable ... En s'opposant aux vices passés, les Khmers rouges avaient détruit toute vertu. Prétendant offrir la vie, ils n'avaient apporté que la mort au nom d'une idéologie» P.Y. p133

« La population du village (Roleap) diminue de jour en jour. Beaucoup sont morts, la plupart de faim, d'autres parce qu'ils ont absorbé des aliments empoisonnés, d'autres encore ont été tués par les soldats. Lentement, les membres de ma famille meurent de faim; chaque jour pourtant, le gouvernement réduit notre ration. La faim est notre compagne constante» L.U. p 100

La faim, la mort, sont les compagnes permanentes des 2 récits. La survie est au prix de manger tout ce qui se présente, rats, scarabées, asticots se développant sur les charniers jusqu'aux cadavres eux-mêmes: « Pétrifiés par l'horreur, non pas à cause de son acte, mais de ce qui l'avait entraîné, je fixai le spectacle effroyable de cette femme poussée au cannibalisme et de l'enfant terrorisé à côté d'elle. Pendant ce temps, les Khmers rouges nous criaient: « Dégagez! N'éprouvez pas de pitié pour cette ogresse!» Le soir, lorsque je passai prendre mon bol de soupe, la femme gisait toujours là, dans la boue. Elle était morte. Je ne su jamais ce qu'il advint de la fillette» P.Y. p 181 « Je regarde mon bol. Mon cœur se serre quand je compte les huit grains de riz qui sont au fond» L.U. p 100 « Il l'avait capturé (un chien) puis tué pour le manger. Les soldats sont arrivés chez l'homme ... l'ont emmené et on ne l'a jamais revu. Son crime était de ne pas avoir partagé le chien avec la communauté» L.U.p 101

La survie est aussi au prix de cacher son identité même. Loung Ung qui n'est qu'une enfant « je ne sais pas ce que signifie « purification ethnique» ce que je sais, c'est que, pour me protéger, je dois me frotter le visage avec de la terre et du charbon de bois pour paraître aussi foncée que les hommes et les femmes de la base. » L.U. p113 (la base = le peuple ancien)

Avec Loung Ung et Pin Yathay frappés par les morts familiales, le combat pour la survie quotidienne, vous découvrirez la réalité des hôpitaux mouroirs, où l'eau sucrée et des injections de lait de coco sont les seules thérapeutiques: «Les corps, certains squelettiques, d'autres gonflés comme des outres, sont inertes à 2 doigts de la mort ... La puanteur de mort qui emplit mes narines m'empêche de respirer, je me sens suffoquer ... Keau a dormi dans des lits semblables à ceux ci, croupissant dans son urine et dans ses excréments ... Ceux qui sont trop faibles pour travailler viennent mourir ici, l'Angkar veut se débarrasser d'eux »L.Y. p183 « Dans le nouveau Kampuchéa, un million de personnes suffisent pour continuer la révolution. Nous n'avons pas besoin du reste. Nous préférons tuer dix amis plutôt que de garder un ennemi en vie» P.Y. p 189

Au moment où je décide de m'arrêter dans ce court texte, je ressens une grande frustration que seuls vous pourrez combler en lisant ces deux récits. Je me suis seulement «satisfait» de quelques citations, mais c'est bien à la totalité de ces récits que mon bref écrit souhaiterait vous convier. Je remercie les auteurs de leurs témoignages.
Une journée au camp de Aumany (1976 témoignage Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-10-15 · 6 replies
« UNE JOURNEE COMME LES AUTRES ••.. OU PRESQUE» Juillet 1976 - Camp de AUMANY - Région de Batambang

Dans ce camp, nous avions tous entre 13 et 25 ans et nous étions environ 300, répartis dans dix hangars de 30 personnes qui nous servaient de dortoir. La plupart d'entre nous, avions été réquisitionné dans la région de Batambang, certains, cependant venaient de Phnom Phen qu'ils avait dû quitter le 16 avril 1975 précipitamment, sous les directives des khmers rouges. Nous avions tous été séparés de nos familles et nous étions tous célibataire. Notre camp était divisé par une seule route en terre, deux hangars plus grands que les dortoirs servaient de cantine pour l'un et de salle de réunion pour l'autre. Il y avait aussi quelques maisons traditionnelles sur pilotis qu'occupaient leurs habitants d'origine, des paysans qui avec les soldats, généralement jeunes et issus de familles paysannes constituaient le peuple ancien; à leur tête, il y avait un chef de village, il représentait l'Angkar. Nous étions pour le peuple nouveau, pour l'Angkar : des citadins corrompus.

Les jours se suivaient et se ressemblaient. Notre vie était rythmée par un sifflet. A 4 h 30, nous nous levions avant le jour, et immédiatement nous devions prendre le chemin boueux que seule la lumière de la lune permettait de discerner. En cette saison des pluies; nous glissions et trébuchions, pieds nus dans cette gadoue; nous n'avions rien mangé depuis la veille, ou un bol d'eau chaude avec quelques grains de riz, nous avait été servi. A 5 h avant même le lever du soleil, chaque dortoir était sur un champ qui lui avait été attribué. Chacune d'entre-nous devait repiquer les jeunes pousses de riz sur une largeur d'environ 2 mètres, nous opérions ainsi sur des bandes de terrain d'environ 60 mètres. Courbées, les pieds dans l'eau et dans la boue, affamées, notre travail était d'accomplir ce geste presque mécanique, qui consiste à prendre de sa main droite, une pousse de riz se trouvant dans une gerbe portée sur le bras gauche, puis d'un mouvement oscillatoire, planter ces nouvelles pousses dans la terre molle à distance régulière. Lorsque la gerbe était terminée, il suffisait de tourner le regard, pour trouver à faible distance la gerbe qui lui succéderait, ainsi le travail ne connaissait pas de répit. Les sangsues s'accrochaient à nos pieds, à nos jambes, à cette époque, nous avions encore le droit de nous en débarrasser, à condition de rester dans l'alignement que les gardes, des paysans du peuple ancien, nous avait attribué. Il arrivait parfois qu'une sangsue s'accroche à l'un deux. On le voyait alors s'enfuir en courant, en gesticulant, en hurlant, puis venir vers la plus proche de lui pour lui demander de l'enlever, ce qui nous faisions toutes avec dégoûts, haine et révolte cachés. C'était ces mêmes personnes qui nous expliquaient dans les réunions de propagande que ces petites bêtes n'étaient rien par rapport au travail révolutionnaire à accomplir. Le travail s'arrêtait à 12 heures et reprenait à 13 heures. Durant ce temps, nous devions retourner au camp, pour manger une eau de riz accompagnée parfois de quelques feuilles et de trois grains de sel que nous posions sur la langue pour donner un peu de saveur. Selon l'emplacement de notre rizière, l'attente de la distribution, il arrivait que nous n'ayons pas le temps de manger, ou bien d'être condamné à avaler le bol brûlant, car il fallait obéir dans l'instant au coup de sifflet. A 13 heures, nous étions de nouveau au travail dans la rizière, les après-midis identiques à nos longues matinées s'achevaient à 18 heures, au moment où la nuit tombait.

Ce soir là, je rentrais heureuse car j'avais pu cacher dans mon sarong noir -tenue imposée par les Khmers rouges ;un crabe de terre et je savais que je pourrai le tourner - retourner rapidement dans les cendres encore chaudes du foyer sur lequel avait cuit ces quelques grains de riz que l'on nous donnait en guise de repas. Je ne trouve pas de traduction en langue française, pour vous dire ce que nous mangions, en fait, considérez 11itre d'eau, mettez un maximum de huit grains de riz, rajoutez de temps en temps, une feuille, une herbe quelconque, toujours sauvage ; voilà quel fut notre régime, nous n'avions jamais ni poisson, ni viande, ni fruit. De temps en temps nous sentions ces odeurs appétissantes, venant des habitats des soldats et du peuple ancien; aussi vous pouvez-vous imaginer mon bonheur en rentrant au camp ce soir là. Je ne changeais pas pour autant mes habitudes, d'abord trouver une flaque d'eau pour laver mon sarong, nous en avions deux, un pour changer l'autre, mais après une journée dans la boue, notre toile légère nous semblait aussi lourde qu'une carapace de tortue. Puis la toilette, nous nous lavions, comme nous lavions notre vêtement, en fait nous nous « déterrions », A 19 heures - le repas, je ne savais pas encore, si je devrais manger mon petit crabe cru. La cuisinière était une femme âgée de la campagne et avec ses consœurs, elle fermait les yeux de temps en temps sur des petits gestes qui étaient néanmoins interdits. Utiliser de la braise individuellement l'était aussi, de plus ces femmes faisaient preuve de courage et de générosité car si les soldats Khmers rouges l'avaient appris, elles auraient perdu immédiatement leur poste de travail pour un plus difficile. Ce soir là, était vraiment un soir de chance, mon crabe fut tourné - retourné sur la braise et je m'isolai du groupe pour le manger, cachée derrière le dortoir, ce bref moment me renvoya toute ma solitude. Ma famille adoptive était dans la région du Pursat à plus de cent kilomètres, impossible de les voir, d'avoir des nouvelles: étaient -ils encore en vie? Ils m'avaient envoyé à Batambang pour passer mon Bac car à Pursat, le lycée s'arrêtait au niveau première et je rageais intérieurement car pour moi la situation eut été moins mauvaise si les Khmers rouges avaient pris le pouvoir deux mois plus tard! Peut-être aurait-elle pu me faire parvenir un peu de poisson séché ou un peu de lait de coco, car à côté de ce qui était officiel, il était facile pour de l'or de corrompre le peuple ancien, le marché noir existait à petite échelle mais il existait ! Par delà tout, ce qui me manquait était l'affection que ma famille adoptive m'avait prodigué pendant 20 ans et l'idée que je ne les reverrai peut-être jamais plus. Je n'eu pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, car déjà le coup de sifflet de la réunion quotidienne organisée par l'Angkar nous convoquait. Au bout de quelques minutes, accroupie et bercée par une sorte de litanie, je ressentis un violent coup dans les reins, assénée par une baguette de rotin tenue par un soldat Khmer rouge. Je venais de m'endormir, comme je m'endormais lorsque j'étais petite et repue, avant ce changement de monde. Je compris que les autres soirs, j'écoutai mes intestins se tordre de douleur et que cela me tenait en éveil, pour l'heure le crabe avait accompli sa mission et le soldat la sienne. Je me tordais de douleur car la baguette de rotin m'avait lacéré en plusieurs endroits le bas du dos. Je devais me concentrer et écouter. C'était mon amie Nary, qui faisait le bilan de sa journée, comme nous devions toutes et tous le faire dans la plus grande humilité. Nous ne pouvions rien critiquer, car nous étions nous même le seul objet de critique pour le Kampuchea Démocratique et son organisation l'Angkar. Nary n'avait pas assez travaillé disait-elle, elle avait 18 ans et elle pensait à Khéméa qu'elle avait connu avant l'exode et qui lui avait promis de l'épouser; où était-il? Cette question limitait sa productivité. Le responsable Khmer rouge lui dit qu'elle n'avait à s'inquiéter, si cet homme était un bon révolutionnaire, en accord avec l'Angkar et que, si ce n'était pas le cas, elle ne devait plus penser à lui. Pour les séances politiques et autocritiques, nous étions tous regroupés. Yen, un garçon de 15 ans environ, dit qu'il n'avait pas fini sa gerbe de riz et qu'il remerciait ses collèges de dortoir de l'avoir aidé. Un soldat le traitait de cochon impérialiste et de sale Youn, bien qu'il fut Khmère. Yen s'excusa en disant qu'il avait de la fièvre. Un autre soldat répondit: - « Tu dois travailler, même malade, ou alors, tu demandes au chef du village, une autorisation pour al/er au dispensaire ». Ces dispensaires étaient de véritables mouroirs, l'Angkar ne pouvait supporter l'improductivité du peuple nouveau, la mort était le seul remède que nous puissions attendre. Après la séance autocritique, venait souvent la séance politique. Il s'agissait toujours de bonnes paroles sur Pol Pot. Nous ne disions rien, mais nous ne comprenions pas d'avoir faim; nous produisions plus et nous magnions moins. Au Cambodge, avant cet homme, dont nous ne connaissions même pas le visage, tout le monde mangeait mieux et vivait mieux.

A 22 heures, comme chaque soir, un groupe de six militaires armés accompagnait les groupes de dortoir au battage du riz de la récolte précédente. Ce travail durait deux heures, au bout desquelles nous étions systématiquement fouillés. Pas un grain de riz ne devait échapper à l' Angkar. Enfin vers 24 heures, la journée se terminait, nous pouvions rejoindre notre dortoir; celles qui avaient une moustiquaire en arrivant, jouissaient d'un grand privilège, et nous les autres, leurs demandions de dormir avec elles, chose qu'elles acceptaient. Solidarité de la misère, et peut-être aussi moment d'humanité car nous ne pouvions avoir que très peu de contact relationnel entre nous. Ce n'était pas mon tour de garde du dortoir et je m'endormis aussitôt allongée. Un coup de sifilet retentit : la surveillante du dortoir qui était de l' Angkar nous donna ces consignes : « Il est 2 heures du matin, 1 'Angkar a besoin de vous, les crabes mangent les jeunes pousses de riz qui vous venez de planter. Il faut al/er rechercher et prendre les crabes. ». Dans la nuit, je n'en trouvais pas un seul, en ce qui concerne mes camarades, je l'ignore, tout comme j'ignore si celles qui en ont éventuellement trouvés, les ont mangés sur place. Fourbue, la seule chose dont je me souvienne: ce n'était pas le hasard qui m'avait fait trouver le crabe dans la journée et ma joie n'avait été que les prémices de cette corvée supplémentaire: ce surcroît de fatigue et le manque de sommeil. Tout cela cesserait-il un jour? C'est depuis ce jour que je ne crois plus en la chance.

A 4 heures du matin, nous retournions dans les dortoirs, personne ne manquait à l'appel. Une heure plus tard, dans nos vêtements trempés, nous étions dans la rizière pour une nouvelle journée de bagne.

Epilogue: Je suis arrivée en France en 1981 et depuis je n'ai jamais plus mangé un crabe. Témoignage pour« L'éléphant blanc »
Cambodge: le pire des "dangers" English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-10-15 · 16 replies
Une facon sympa de rappeller que le plus gros des risques au Cambodge n'est ni le palu, ni les mines, ni les agressions MAIS les accidents de la route...

PHNOM PENH (AP) -- Une vache a été arrêtée au Cambodge pour avoir provoqué des accidents de la circulation à l'origine de la mort d'au moins six personnes cette année. Son propriétaire risque six mois de prison en vertu d'une nouvelle loi qui tient les citoyens responsables des accidents causés par les animaux dont ils ont la charge, a précisé Pin Doman, un chef de la police dans les faubourgs de Phnom Penh. Un motocycliste de 66 ans est mort lundi soir après avoir percuté la vache blanche qui se trouvait au milieu de la route. La plupart des routes au Cambodge ne sont pas éclairées la nuit. En début d'année, la même vache avait provoqué un autre accident qui avait fait cinq morts et plusieurs blessés lorsqu'un camion était sorti de la route en tentant de l'éviter. Pin Doman a précisé qu'il gardait la vache dans son poste de police. Le propriétaire de l'animal s'était vu signifier à quatre reprises de garder ses bovins attachés, a-t-il ajouté. Il risque une peine de prison en cas de poursuites judiciaires des proches des victimes.
Grande boucle Thaïlande-Laos-Vietnam-Cambodge? English translation pending
by Olivtex · 2007-10-05 · 9 replies
bonjour, je pars bientot ( fin octobre ) avec ma copine, pour 7 semaines de voyage en asie du sud-est, et j' avais envisagé une grande boucle : bangkok-ayutthaya-chiang mai-chiang rai-houei sai-luang prapang-vientiane puis avion pour hanoi (+ baie d'halong)- hoi an- dalat- saigon-can tho-phnom penh-angkor-bangkok puis quelques jours a koh phi phi avant le retour vers paris depuis bangkok. cela vous parait il envisagable? est ce trop la course et si oui que me conseilleriez vous de ne pas faire?
Chaîne des Cardamomes en bateau entre Koh Kong et Pursat au Cambodge? English translation pending
by Zebio · 2007-09-21 · 6 replies
Dernier sujet sur le Cambodge, promis!

Avis aux amateurs de ce pays...Est-il possible de se ballader en bateau dans la Chaîne des Cardamomes (Chuor Phnom Kravanh), au milieu des montagnes, au départ de Koh Kong? Je sais que des bateaux emmènent régulièrement des touristes vers les différentes cascades proches de la ville, mais j'aimerais faire un parcours un peu plus "naturel", au calme, et pénétrer ne serait-ce qu'une journée dans cette mystérieuse région de montagnes et de jungle...

Y'a t'il des endroits qui valent le coup, pas trop difficilement accessibles depuis Koh Kong, ou est-il préférable de partir depuis Pursat ou même de Sre Ampil?
Cambodge en octobre English translation pending
by Cedrike · 2007-09-13 · 1 reply
voilà, je serai jusqu'au 11 octobre 2007 à sihanoukville (pr le travail). Je voudrais partir le 12 ou le 13 de là pour aller à siem reap visiter angkor, puis revenir à phnom penh le 16 ou 17 prendre mon avion pr retour au pays. Quel est le moyen le plus éfficace et le moins cher, dois je repasser par Phnom penh? combien de temps ça prends? dois je réserver? et connaissez vs des bons plans logements à siem reap? merci d'avance
Cambodge... pas si formidable que ça English translation pending
by Karouib · 2007-09-08 · 188 replies
J'ai passé 3 semaines au Cambodge et franchement, les problèmes que j'ai rencontrés là-bas pèse lourdement sur mon appréciation de ce pays. Je suis allé à Sieam Reap depuis la Thailande, puis Phnom Penh, Sianouk ville, Kampot et Kep. On a essayé de m'arnaquer constamment (parfois violemment). Je n'ai pas trouvé l'accueil excellent, sauf lorsque je sortais quelques billets verts. Les prix sont démesurés par rapport au service fournit (lorsque l'on vient de Thaïlande, la différence est flagrante). Bref un voyage qui ne m'a pas vraiment laissé une excellente impression (contrairement à la Thaïlande et le Laos). Les Cambodgiens devraient essayer de traiter les touristes comme des être humains et non des gros portefeuilles sur patte.

Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.

Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.

Badis
Marathon Bangkok-Laos-Cambodge English translation pending
by Heimsbrunn · 2007-09-07 · 3 replies
salut à tous,

ceci est notre premier voyage aventure 😇 mon cheri veut faire le marathon de bangkok puis nous voulons nous rendre au Laos, par le train visiter Vientiane, Luang Prabang au cambogde visiter Phnom Phen, et le site d'Angkor peut on se rendre d'un lieu à l'autre depuis Ventiane en avion

pouvez vous nous faire part de vos expériences et de vos conseils 😉

merci à les voyageurs
Visiter l'est du Cambodge English translation pending
by Sourireagir · 2007-08-31 · 3 replies
Bonjour à tous, En janvier prochain, je vais enfin pouvoir réaliser le rêve de visiter un peu le Cambodge. Je vais en fait réaliser un trip Cambodge-Vietnam du sud au nord-Laos du nord au sud.

En plus de la zone Siem reap, Phnom phen et koh kong, j'aimerais aussi passer par l'est du pays. J'aimerais vos conseils afin d'optimiser mon trajet avant d'aller au Vietnam par le delta du mékong, quel serait l'itinéraire le plus logique (et vos coups de coeur!) en fonction des routes et du temps (3 semaines peut-être plus en fonction du feeling).

Merci de votre aide Zineb
Tarifs des billets d'avion pour le Cambodge et Vietnam? English translation pending
by Marcferrero · 2007-08-31 · 4 replies
Bonjour,

J’ai en projet de visiter le cambodge et le vietnam en mars/avril 2008. Pour le moment j’ai trouvé des billets France à Phnom Phen / Hanoi à France à environ 1100 €.

N’étant pas tres au courant des tarifs, je me demande si ce prix peut évoluer à la hausse comme à la baisse au cours des prochains mois ou s’il sera dur de trouver moins cher.

Je compte sur vos expériences de voyage pour me conseiller.

Merci beaucoup.
Vol Siem Reap- Hong Kong? English translation pending
by Ninon75 · 2007-08-21 · 6 replies
bonjour, je pars 3 semaines en asie: 1sem en thailande, 1.5 au cambodge, et 3jours a hong-kong.

je souhaite partir de bangkok pour aller à Phnom-penh, puis faire PP - siem reap, et enfin rejoindre hong kong a partir de siem reap.

Mais d'aprés ce que j'ai vu sur différents sites, il n'y a pas de vol qui relie siem reap à hong kong?!

je suis donc obligé de retourner a phom-penh afin d'aller à hong-kong?!

niveau tarif, je ne c pas si c'est plus avantageux de faire bangkok-siem reap, puis siem reap- phnom penh, et enfin rejoindre hong kong.

si vous pouviez m'eclairer, cela m'aiderai bcp!!

de plus, je pense réserver mes billets de la thailande vers le cambodge depuis la France, sur les sites comme air-asia ou bangkok airwaves... mais daprés certains, il n'est pas nécessaire de les commander à l'avance, je peux les prendres a l'aéroport. j'ai egalement vu sur le forum que la compagnie président airlines n'etait pas mal, mais il me semble que la moins chère est air asia.

je pars d'ici trois semaines..

merci pour votre aide!!

fanny
Instituts d'épilation en Indonésie, Cambodge, Vietnam et Chine? English translation pending
by Garfield1 · 2007-08-06 · 4 replies
Bonjour, Je sais que c'est un peu superficiel comme question mais je pars en Asie pendant six mois et je voudrais savoir s'il y a des instituts d'épilation dans les grandes des pays que je compte visiter: Indonésie (Sumatra et Java), Cambodge (Phnom Penh), Vietnam, Chine (Kunming)... Prendre un épilateur va trop me charger, le rasoir je deteste ça, donc ca serait quand même pratique que je puisse faire épiler mes petites jambes poilues assez régulierement...

Bonne journée à toutes!
Problème de visas pour le Cambodge et la Thaïlande English translation pending
by Andaman · 2007-08-03 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je compte me rendre au Cambodge début septembre en faisant Paris Bangkok avec Gulf Air et rester quelques jours sur Bangkok. Ensuite, je compte prendre un billet via Air Asia pour descendre sur Phnom Penh au Cambodge.

La loi stipule que je n'ai pas besoin de visa pour la Thailande si je n'y réside que maximum 30 jours. Jusque là, tout me parait correct.

Cependant, je fais un paris/bangkok et Bangkok/paris avec 2 mois d'intervalle, mais je quitte le territoire thai maximum 10 jours après mon arrivée.

En gros:

01/09/2007 : PARIS - BANGKOK 10/ 09/2007 : BANGKOK - PHNOM PENH (airasia) LE RESTE DU TEMPS JE RESTE AU CAMBODGE 30/10/2007 : PHNOM PENH - BANGKOK (airasia) 01/11/2007 : BANGKOK - PARIS

Petit coup de téléphone à l'ambassade de Thailande ce matin, ils me disent que je dois absolument prendre un visa thai de 60 jours même si je reste au Cambodge car mes dates de vols sont au départ de Bangkok.

EST CE NORMAL???

Merci de vos réponses,

Philippe
Cambodge 2007 en famille English translation pending
by Namast · 2007-07-31 · 13 replies
Apres un voyage en Thailande en 2006, nous voila de retour en famille avec nos filles de 5 et 8 ans au Cambodge en 2007.

Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée Bangkok et 3ème vol pour Phnom Penh (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Vols sans encombre et retard, on arrive à Bangkok, dans le fameux nouvel aéroport Suvarnabhumi. Malgré les nombreux problèmes dénoncés en ce moment sur cet aéroport (qui vont obliger certainement une réouverture partiel de Dong Muang), tout nous a paru nickel : aucun retard sur 4 vols pris, un seul débarquement par bus, toilettes en nombre suffisant et toutes en fonctionnement, correspondance des bagages bien gérée par la Thai Airways. Il fait un peu penser au nouvel aérogare CDG, mais en plus grand, en un peu moins froid. Le hall des départs est immense, très long, avec des dizaines de boutiques, toutes plus belles et luxueuses les unes que les autres. Beaucoup de lieux pour manger également, du salon cosy, du japonais classieux, et même du fast food occidental ou local. L'architecture est un mélange de métal, de verre, de verdure et de bois pour pas mal de boutiques. Très beau et agréable. Bon, on a eu le temps de le visiter, avec plus de 4 heures de correspondance. Vol entre Bangkok et Phnom Penh très rapide, les hotesses doivent speeder pour servir le repas dans ce laps de temps de une heure. Arrivée à l'aéroport de Phnom Penh. A partir de la, c'est le grand inconnu pour nous tous. Première surprise, la quiétude qui règne dans cet aéroport. Le stand des visas est super organisé : on donne les papiers à un premier comptoir, les papiers passent ensuite à la chaine dans les mains de 5 personnes en gros, et on vous appelle au dernier comptoir pour récupérer et payer les 20 USD (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, mais prévoir une photo quand même). Ensuite passage de l'immigration, récupération des bagages et nous voilà lachés. L'aéroport très récent est à taille humaine et très très joli. Il nous rappelle celui de Bali il y a plus de 10 ans. La sortie se fait dans un calme étonnant : aucun rabatteur pour taxis, bus, tuk tuk. On choisit de se diriger vers un taxi avec cette arrivée nocturne à 19h30. On nous demande 7 USD, ce que j'avais lu sur le forum donc on ne discute pas et on monte. Le taxi quite l'aéroport et s'enfonce dans les avenues sombres. Il n'y a pas d'éclairage public au départ, ce qui donne une atmosphère assez étonnante. Seules les lumières des véhicules, des bâtiments, des échoppes permettent de distinguer quelquechose. Mais le tout reste assez sombre, et nous rappelle un peu à la route de l'aéroport de Kathmandu. A partir de quelques minutes, l'éclairage se densifie et on voit apparaître des lampadaires en fonctionnement. Après quelques tatonnements, le taxi trouve le Rega Home Guesthouse (cf. les adresses ci-après). Le taxi nous demandera avec sourire un petit billet de plus, vu le temps qu'il a mis à trouver notre guesthouse. Avec sourire, je lui réponds que bon, je paie le prix convenu à l'avance.La résa faite par mail est bonne, il y a du monde, ca grouille dans le jardin restaurant. La patronne énergique qui parle français nous conduit à notre chambre au RDC. La chambre est très simple, propre, un peu sombre malgré le néon et un peu moite. Petit déjeuner bien français avec baguette, beurre, confiture. Au cambodge, on trouve du pain, frais le matin, bien sec l'après midi. Un peu moins salé que chez nous, il demeure bon au petit déj. On démarre une petite ballade à pieds pour se rendre au Wat Phnom non loin de la. Bon en fait il est un peu plus loin que la carte ne le laissait supposer. Marcher lentement à pieds permet de suite de se mettre dans l'ambiance. Certaines rues sont encore complètement en terre, la plupart sont tout de même bitumées à cet endroit, mais il faut souvent marcher sur la route quand le trottoir est bloqué par un véhicule, des marchandises, des échoppes, des tas d'ordures ou des égouts à ciel ouvert. Les gens vaquent à leurs occupations sans trop faire attention à nous. Chaleur, poussière, odeurs pas toutes agréables et musique de fond des moteurs et klaxon font partie de ce premier visage de la ville. Nous arrivons au Wat Phnom, un temple avec un stupa surmontant une petite colline en plein milieu d'un sens giratoire. L'herbe est grillée, jonchée de détritus. On emprunte le chemin montant à flanc de la petite colline. On verra plus tard qu'on arrive par l'arrière, l'avant étant équipé d'un grand escalier. De nombreux singes en liberté font leur petite vie à cet endroit, cherchant nourriture, s'amusant, se chamaillant ou se cherchant des puces. Quelques bancs ici ou la sont occupés par des hommes, femmes et enfants dont la plupart mendient à notre passage. Certains sont estropiés, handicapés, d'autres valides. Mais tous nous renvoient une image d'une misère qui nous frappe de plein fouet pour cette première sortie. Les filles sont de suite confrontées à ces images d'enfants en haillons, d'hommes estropiés. Elles ne semblent pas spécialement mal à l'aise, mais elles sont très intriguées, dans le sens où elles nous demandent pourquoi ils sont comme ca, ce qu'ils mendient, pourquoi on donne, pourquoi on ne donne pas... On a l'impression d'être retourné à Delhi, un dimanche après-midi il y a plus de 10 ans (le dimanche après-midi était très calme dans New Delhi). En haut de la plateforme, un gardien nous demande 1 USD par personne, y compris pour les filles (alors que les temples visités plus tard sont gratuis pour les enfants). Pas de ticket, le gardien repart d'asseoir l'argent en poche... Visite intérieure du temple, ca leur rappelle de suite les temples Thailandais de l'année dernière. On redescent par les escaliers principaux. En bas, un pauvre éléphant stagne sous un arbre, servant de décor aux touristes voulant se faire prendre en photo à côté, moyennant quelques sous (2 ou 3 USD) au propriétaire. Nous passons pas mal de mendiants pour rejoindre un tuk tuk qui attendait la. Ne parlant pas englais, un autre lui vient en aide pour lui donner notre destination : le quai Sisowat, non loin du grand palais. Il fait chaud, on s'asseoit à une terrasse de petit restaurant (à droite du Sa Em Restaurant). On prendra quelques plats et une bouteille d'eau bien fraiche. Se mettre en terrasse sur le trottoir n'est pas forcément l'idéal si on souhaite manger un tranquilité. Non pas que la circulation du midi soit dense, pas du tout même, mais nombre de personnes passent sans insistance à la table : mendiants, enfants vendant des livres ou des souvenirs. C'est d'ailleurs exclusivement des enfants qui vendent dans la rue. Le repas fini, on se rend à pieds au Grand Palais (3 USD/pers l'entrée, + 2 USD si on veut utiliser son appareil photo dans l'enceinte, et 5 USD de plus encore si on veut pouvoir utiliser sa caméra). Nos filles ne paieront pas. En revanche, elles interessent toujours autant certains asiatiques, comme ce groupe de cambodgiens (on pense) qui voudront prendre des photos d'elles avec eux. La plus petite, blonde et encore un peu potelée est de toutes les attentions, et se retrouve dans les bras d'inconnues souvent hilares et excitées en cette occasion. Elle n'est pas surprise, mais en revanche semble vite gênée. On accepte avec sourire les photos, j'en profite pour en faire une aussi après tout, avec le photographe de surcroit, mais on ne tient pas trop à ce que notre petite souffre trop de ces attentions somme toutes gentilles. Quand les bras commencent à la serrer un peu trop pour l'emmener vers une autre personne du groupe par exemple, on fait comprendre que bon, c'est sympa, mais la "petite" n'a pas forcément super envie. Dans l'après-midi, on retourne à la guesthouse histoire de retrouver un peu de calme, dans cette terrasse/jardin qui nous semble être un petit oasis perdu au beau milieu de cette grande ville dont nous n'avons pas vu grand chose encore. On y achétera un billet de bus pour Siem Reap, 5 USD par personne, à la compagnie Rith Mony Bus (RMN), qu'on nous dira plus tard être une compagnie bon marché. Jour 3 - Phnom Penh > Siem Reap Départ 8h00 en tuk tuk pour le départ en bus. Le chauffeur nous emmène à l'endroit voulu sur les indications de l'hôtel. On s'attendait à une station de bus, celle proche du marché central. On sera en effet dans le quartier, mais le chauffeur de tuk tuk est interpellé par une personne en coin de rue nous demandant notre billet dans un assez bon anglais. Je lui passe les billets en toute confiance malgré le coin de rue, l'absence total d'identification de la personne (nom, badge de la compagnie de bus, etc...). Il y a bien un bus RMN non loin de la. Il revient et nous propose un bus avec départ 1/2h plus tard. Bon, ok, on attendra dans un petit resto local, où le petit déjeuner est bien sur à base de soupe de nouille, avec tables en formica et télé suspendue au mur. Un nouveau bus au numéro indiqué se pointe à l'horizon. On s'apercevra plus tard que les bus du marché central ne sont pas tous à la même enseigne. Des grosses compagnies de "luxe" comme la Mekong Express ont droit à pas mal d'espace. Ceux de la GST ont juste un trottoir pour les arrivées. Le notre a juste un coin de rue non loin de la. On ne saura pas si le bus avait l'air conditionné ou pas, mais il y faisait chaud en fin de voyage, au terme des 6 heures de route. Ceci étant, le voyage fut agréable et interessant car nous étions en première rangée (pas la plus sécu ceci dit en cas d'accident). Nos filles avaient du se rappeler les bus entre Bangkok et Trat et ont voyagé avec une grande patience, sans râler. En cette saison, les paysages sont assez secs, et on aura raté les rizières vertes et mouillées. La route est en bon état, bitumée partout maintenant. La halte permet de manger un peu (plats, fruits ou biscuits) et d'aller aux toilettes si besoin. L'arrivée à Siem Reap se fait à l'entrée de la ville, dans la centrale de bus. La gare n'est pas du tout centrale et le tuk tuk est indispensable. A notre arrivée, le bus est encerclé et assailli par les chauffeurs de tuk tuk qui font également la promotion d'hôtels. Nous avions déjà réservé notre hôtel (Phnom Bok Hotel) et un chauffeur de tuk tuk nous attendait en brandissant notre nom sur un papier. Nous nous extirpons rapidement avec lui de la foule et embarquons dans le tuk tuk, pour le plus grand plaisir des filles. Le bol d'air sur le tuk tuk est un enchantement après les 6h de bus. En peu de temps nous voilà à l'hotel. On prend les chambres. Les filles testerons la piscine peu de temps après ! Hélène, la manager de l'hôtel nous prodiguera de bons conseils sur la ville, les temples et les restaurants. On testera l'un des restos les plus proches, celui du Freedom Hotel, qui est ouvert sur l'extérieur et séparé de l'hôtel. Excellent Amok de poisson et copieux. Une bonne adresse agréable qui nous aurait pourtant pas attiré sans recommendation. Nous négocions avec le chauffeur de tuk tuk les 3 jours de visite des temples. Jour 4 - Siem Reap - Temples d'Angkor Ca y est, depuis des années qu'on entend parlé de ces temples, on y va. Il fait presque frais en tuk tuk. On passe le péage, un péage digne de nos autoroutes avec des guichets pour acheter un pass d'un jour, de 3 jours ou d'une semaine. Nous paierons chacun 40 USD pour 3 jours. Nos filles ne paieront pas, ouf ! C'est parti, on a défini le circuit approximatif avec le chauffeur. A savoir (on ne le savait pas), le site est payant pour les visiteurs, mais sinon la zone des temples est une zone habitée, avec des maisons, des villages à certains endroits, et à chaque temple ou presque on trouve des boutiques, des petits restos simples, des vendeurs ambulants, la plupart du temps des enfants ou des jeunes. Donc à chaque temple, on se retrouve avec environ 2 à 6 enfants à vous suivre quelques mètres pour vous proposer des souvenirs, livres en français ou anglais (des belles copies vendues 1 USD en anglais mais plus cher en français). Au final on s'habitue et les vendeurs sont interdits dans les temples eux mêmes. Pour cette première journée, nous décidons de visiter le matin, de rentrer à l'hôtel en mi journée pour se reposer et raffraichir les filles à la piscine, et de repartir pour Angkor Thom vers 16h. Beaucoup de temples sont très endommagés, mais on est loin de ruines à même le sol. Beaucoup de pierres sont au sol, bloquant parfois le passage, mais nombre de murs, de toits, de tours sont encore bien là. Pas mal de renforts en bois soutiennent des murs ou portes. LEs temples ne se ressemblent pas tous, ce qui rend les visites toujours différentes. En milieu de matinée il y a pas mal de monde, mais on arrive toujours à se retrouver quasi seuls à un moment donnée, ou en se retirant dans un coin. Le monde n'est pas trop un problème en soit, hormis pour les photos, mais le plus gânant reste le bruit des groupes, et principalement des groupes de touristes asiatiques quand nous y étions. Chinois, corééns et/ou japonais débarquent avec la seule idée de prendre des photos toutes plus identiques les unes que les autres. On peut éviter ces groupes assez tôt le matin, le midi, et le soir. Nour arpentons ainsi la matinée dans divers temples, et le Tah Pronh est vraiment impressionnant. Les filles s'amusent beaucoup à marcher, enjamber les pierres, se cacher dans les dédalles, malgré la chaleur. Parfois, plus un bruit dans les temples, uniquement les bruits des oiseaux dans la végétation et le décor sauvage qui entoure les temples. Le soir, petit tour dans le centre ville près du marché. Etonnant contraste. On assiste à une concentration de restos et bars. Beaucoup sont décorés avec beaucoup de goût et de classe, souvent par des décorateurs français. Ambiances loundge, ethnique, contemporain. Très beau, mais on est loin du cambodge majoritaire. Concentration de touristes, un vrai Saint Michel à Siem Reap. On tentera le Khmer Kitchen, mais on sera un peu déçu par le resto : nourriture classique, service "usine". Bref, bien pour les noctambules citadins, mais on n'a pas beaucoup aprécié. Jour 5 - Siem Reap - Temples d'Angkor Cette fois ci, pour éviter de faire une heure de tuk tuk pour retourner et revenir a l'hôtel, et profiter de l'endroit, on a décidé de manger sur place dans l'une des gargottes proche des temples. Prix comparables aux restos d'en ville pour certaines. Je me suis régalé d'un petit poulet frit avec du riz et de l'ananas, excellent ! Ce soir, nous mangerons au Phnom Bok, même si ce n'est pas un restaurant. Nous ne connaissons pas d'avance le menu, mais nous faisons confiance à Hélène qui nous choisira un plat typique khmer. Ce sera une soupe avec pates de riz. Excellent et copieux. C'est vraiment une bonne adresse de logement. Jour 6 - Siem Reap - Temples d'Angkor Au retour, une fille d'une dizaine d'année voire moins demande à notre chauffeur de la déposer quelquepart. On accepte avec plaisir. Dans le tuk tuk, elle nous propose même une barette pour notre fille qui a les cheveux en pagaille avec le vent. Du coup notre grande fille lui donne un petit bracelet symbolique en coton et de suite lui échange avec son bracelet plastique. Elle finit par s'endormir dans le tuk tuk. A notre arrivée à l'hôtel, notre tuk tuk la voir encore la, il avait oublié sa présence semble t'il. La fille semble un peu perdue, et se dirige dans le hall de l'hôtel, comme pour demander on ne sait quoi, elle ne le sait même pas elle même. Au final, après quelques questions de la part de Hélène, on va avoir confirmation qu'elle a fugué, qu'elle a quitté sa maison où elle s'est dite mal traitée. Elle sera nourrie à l'hôtel, tentera de se sauver de nouveau, avant d'être conduite à la police. On ne saura peut-être jamais ce qu'elle est devenue, mais il doit y en avoir un grand nombre dans le pays. Certains enfants sont mal traités, abusés dans leur village voire leur famille. La fugue est tout aussi dangereuse, elles peuvent très bien tomber entre les mains de personnes mal intentionnées qui vont les exploiter, les vendre et alimenter les réseaux du commerce sexuel. Jour 7 - Siem Reap - Phnom Penh Retour en bus par la Mekong compagnie. Retour à notre guesthouse, la Rega. Mais problème, notre réservation a sauté. Notre nom a bonnement été effacé du tableau pendant notre virée à la mer et la GH est au complet. Le gars de la Rega nous propose alors l'hôtel d'un membre de la même famille à 100m de là. N'ayant pas trop le choix dans le quartie, nous le suivons dans une grande maison rénovée tout près de là. L'hôtel a ouvert recemment et a une allure d'hôtel chinois, sans trop d'âme et de style. En revanche, la chambre aux 2 grands lit est immense, avec clim, grande salle de bain, et hauteur sous plafond généreuse. C'est un peu ambiance hôtel chinois avec meubles en formica, mais finalement on n'a pas perdu au change. Les filles se défoulent, heureuses semble t-il de trouver enfin une chambre spacieuse où elles peuvent courir. Après midi à Phomn Penh. On décide d'aller se ballader en fin d'après midi sur le quai Sisowat. C'est calme, paisible sur ce semblant de croisette. On est déjà mieux que le premier midi dans le même quartier. Nombre de cambodgiens se promènent que le quai, face à l'immense fleuve. Quelques enfants vendent toujours des livres, des marchands ambulants fournissent nourriture et boissons. On décide de monter voir le fameux FCC dont on nous a vanté les mérites, un bar restaurant avec terrasses aux étages et vues sur le fleuve et le quai. Le lieu est couru par les occidentaux, touristes et expatriés. Plus cher qu'ailleurs, déco ambiance coloniale très belle. Tarifs plus chers, serveur qui se la joue sérieux et branché sans le sourire, avec en prime un erreur sur l'addition, bref on a vu, on y retournera pas, même si le lieu est bien. Pour le repas, on va manger un peu plus loin au Bali Café, un restaurant indonésien. Cadre très sympa, soigné, agréable, calme, et plats excellents et pas chers. Bref une bonne adresse pour changer de la nourriture khmer. Jour 8 - Phnom Penh - Sihanoukville La compagnie Mekong Express propose de venir vous chercher a l'hôtel pour vous transporter jusqu'à la gare routière. Mais aucun minibus n'est passé. La patrone du Rega nous avait prévenu à l'avance, donc 10 minutes après l'heure prévu du minibus, on prend un tuk tuk pour se rendre à la station de bus. La encore, petit encas, boisson, toilettes à l'intérieur, ce qui fait que le bus ne s'arretera pas du voyage. Le voyage durera 3h30. Peu avant Sihanouk se trouve une énorme usine. Et pour la première fois au cambodge, on a vu des piétons prioritaires sur la route ! Bon il se trouve que c'était la sortie d'usine, avec des milliers de personnes qui sortaient à pieds et traversaient la route. L'attente a duré plusieurs minutes. Les femmes pour l'essentiel rentraient dans leur maison, ou allaient prendre des plats dans des stands de rue. Nous arrivons à Sihanouk. Les rues sont très larges, la circulation tranquile, essentiellement des motos. C'est un grand calme comparé à Phnom Penh. Ici peu de tuktuk, ou alors ils sont plus chers qu'à Phnom Penh. Du coup, on doit prendre 2 motodops pour se rendre à la guesthouse à Occeutal beach. Sur chaque moto dans l'ordre : un gros sac, le chauffeur, une fille et un adulte avec les petits sacs. Le trajet n'est pas très long, mais très agréable. Le vent nous raffraichit. Nous arrivons aux bungalows Occeutal Beachside Bungalows, c'est relativement sympa, propre, tenu par un français asiatique qui habite encore ne France, même si il est souvent la. On prend les maillots et on fonce à la plage pas très loin de là : il suffit de traverser une petite route et prendre un grand chemin de terre où on débouche sur la plage. Surpriiiiise ! On est loin de la plage calme et paradisiaque. Sur quelques centaines de mêtres sont alignés des parasols, des gros transats avec matelas et plein de touristes. Personne n'est allongé sur la plage, les gens se posent sur les matelas. On fait de même et commandons un repas de midi. En fait, la consommation n'est pas franchement obligatoire. En plus des touristes, il y a un balais ininterrompu de vendeurs ambulants proposant souvenirs et nourriture (crustacés, nems, fruits), ainsi que de mutilés, estropiés qui mendient de l'argent. On est loin du calme et de la tranquilité. C'en est même un peu saoulant. Ca n'empeche pas de nous baigner dans une mer très chaude, même si l'eau agitée ne paraît pas être d'une propreté impeccable. Le soir à la tombée de la nuit, un autre balais habituel se met en route : les restos rentrent les matelas et sortent les tables basses et chaises ou fauteuils. On peut donc manger direct sur le sable dans tous les restos de la plage. Bon c'est sympa, il fait bon, y'a pas mal de musique, mais attention àpas se mettre entre 2 enceintes qui ne joueraient pas la même musique ! Les vendeurs et estropiés quant à eux continuent leur circuit de tables en tables. Limite dur à supporter quand même cette vision des estropiés qui vont de table en table, sans mains, glissant sur les fesses, à genoux, au milieu de nous même, touristes "riches", valides, en train de siroter des boissons fraiches... Jour 9 - Sihanoukville Journée cool. Retour à la plage pour un petit dej. La plage est plus calme, c'est plus agréable. Plus on marche vers le nord, et moins il y a de touristes, et plus il y a de cambodgiens. L'après midi, petit tour au marché de la ville, dans la pure tradition des marchés du pays : allées étroites, toits très bas, sombres, odorants, assez bordéliques, et grosse chaleur. Mais ca reste toujours un plaisir, un dépaysement complet, une ballade sans être interpellé, tranquile. Quelques achats dont des tongues pour les filles. Passage dans un petit supermarché au retour pour se faire plaisir avec des produits frais pour le 4h : des petits yaourts ! En ce moment c'est un long WE de congés pour les Cambodgiens, à l'occasion du nouvel an chinois. Du coup, la plage est bondée le soir....enfin rien à voir avec les plages de Mediterrannée, mais quand même... Par contre pas mal de cambodgiens, ce qui donne une plage très cosmopolite sympa. Revers de la médaille avec tout ce peuple, l'eau ne fait vraiment plus très propre.

Jour 10 - Sihanoukville Bon il est temps de découvrir autre chose que cette plage touristique, trop touristique à notre goût. Parfois, il ne suffit pas d'aller très loin pour changer de décor. A l'occasion d'un petit footing la veille, j'étais tombé sur un tout petit village de pêcheurs, tout au nord de la plage. Sur cette plage, 2 ou 3 petits restos très modestes, sans musique, peu fréquentés. Le plage est plus blanc, plus propre et la mer est carrément plus limpide. En fait, la plage bondée possède une eau sale en comparaison, surement dû à la configuration, sa forme arrondie, et à la pollution des bateaux et quelques jets skis du WE. En famille nous y sommes allés avec 2 motodop à 3000R par trajet chacune. Le petit resto aux chaises bleues, tenue par une famille avec l'aide semble t'il d'un australien, surpassait ceux de la plage bondée : calme, belle, plus sauvage, cuisine simple et délicieuse dont le amok génial de la maman et enfin un pancake digne de ce nom par la fille. On y a testé petit dej et repas du midi. Jour 11 - Sihanoukville Bon on avait prévenu, on était venu là pour se la couler douce et que les filles profitent de la mer après les temples d'Angkor. Du coup qu'avons nous fait ce jour la ? Eh bien nous sommes retournés passer la journée sur ce bout de plage si agréable, et cette fois, nous avons testé le fameux petit resto familial matin, midi et même soir ! On est allé entre deux se ballader au petit village, traverser le pont et monter au dessus de la colline où se trouve le Queen Hill Resort, des bungalow genre "luxe" dont sont friands les cambodgiens aisés pour ce WE de fête. De l'autre côté de la colline, un autre plage encore plus calme, avec encore des petits restos. Franchement si vous aimez le calme, ca vaut le coup de s'y rendre en moto. Le soir nous avons demandé si nous pouvions donc manger dans notre petit resto. Ce fut une première pour nos hôtes, qui n'avaient pas l'habitude de voir des touristes le soir à cet endroit. Seul problème, nous n'aurions pas pu trouver des motodops pour nous ramener dans la nuit. Pas de soucis, la fille et son beau frère nous propose de nous ramener à notre hôtel après le repas. Donc on rapproche la table de la seule lumière disponible, on se régale d'un autre amok, et on rentre en discutant à la fraiche sur la moto avec nos chauffeurs. Vraiment une journée très agréable autant pour nous que pour les filles. Jour 12 - Sihanoukville - Ile aux bambous Aujourd'hui on prend le large ! On embarque nos masques et tubas et on prend place dans un bateau pour un boat-trip (30 US$ / adulte, 15 US$ / enfants). Au programme, petite dej au resto qui a vendu le programme, virée d'une journée en bateau, snorkelling (masque tuba) proche de 3 îles, pique nique barbecue sur l'île aux bambous (j'en ai d'ailleurs pas remarqué). Première expérience des profondeurs pour nos filles, ca a été impressionnant, tellement impressionnant de voir ces formes sous marines avec coraux et poissons qu'elle n'ont plus remis la tête sous l'eau de la journée, là où c'était profond et sombre.... Bon les fonds marins ne sont pas ici aussi chouettes que ce qu'on avait pu voir sur Ko Tao en Thailande il y a nombre d'années, mais c'était bien sympa. L'île aux bambous est très agréable si on imagine comment ca doit être une fois tous les bateaux de la journée partis. Il y a une petite guesthouse très basique avec resto sur la plage. Vraiment, on regrette de ne pas y avoir passé une nuit. On peut traverser l'île à pieds pour rejoindre une autre grande plage au sable jaune, avec la aussi un resto paumé. Vraiment bien, l'ainée de nos filles rêve d'y retourner dormir un jour...

Jour 13 - Sihanoukville - Phnom Penh Finis la farniente et les amoks sur la plage, il faut retourner à la capitale. 2 motodops pour nous emmener nous et nos bagages à la station de bus où attend le bus de la compagnie GST. Pas de soucis pour notre réservation, ce qui n'est pas le cas d'une famille cambodgienne débarquée après s'être installée dans le bus. Retour sur la capitale sans encombre, malgré les accidents vus le long de la route. L'arrêt casse croute est bien plus authentique que celui de la Meking Express. Notre grande fille et moi-même nous régalons d'un soupe typique à base de poisson et pates de riz. Même pas le temps de finir que le bus klaxonne déjà. Arrivés à l'arrêt de bus de la compagnie à Phnom Penh, tout près du marché central, le bus est entouré de motodops et tuktuk proposant leurs services. Une personne éloigne l'attroupement avec une petite trique. Juste quelques centimètres de gagnés au final. Les chauffeurs demandent facilement le double du prix normal touriste que nous avions l'habitude de payer quelques jours auparavant. Nous nous extrayons alors de la cohue pour aller trouver un tuktuk moins cher juste de l'autre côté de la rue. Retour à notre hôtel "chinois" proche de la Rega. Même chambre, et même excitation pour les filles. En revanche, nous retournons avec plaisir manger un bon petit plat mitonné à la francaise à la Rega, avec moelleux au chocolat pour contenter les filles (et nous même, mais chut!). L'après midi, on file en tultul au marché russe. Rien de russe en fait, mais le marché réputé pour acheter des souvenirs (artisanat, tissus, CD, DVD, etc...). C'est pas de la grande qualité, mais il y a de chouettes choses à ramener. Nous repartons avec des tissus, quelques babioles, un CD de musique traditionnelle cambodgienne. Jour 14 - Phnom Penh - Bangkok Tout a une fin. Les sacs bouclés, petit dej sur le pouce à la Rega, et on embarque pour 5USD dans un tuktuk direction l'aéroport. Ce sera notre dernière virée en tuktuk que les filles affectionnent tant. Et elles ont le temps d'en profiter, sachant que l'aéroport n'est pas tout près. Entrée dans le hall d'enregistrement climatisé et nickel, ca fait déjà un choc, et un petit air de retour à l'"occident". En revanche attention à la note salée de la taxe d'aéroport ! 50 USD par personne ! Pas moins que ca ! A nous 4 avec les filles, on fait donc chauffer la carte bleue de 76 USD ! Bon à savoir non ? Et nous revoila à Bangkok, avec retour à notre camp de base habituel : le New Siam 2 et sa piscine qui plait tant aux filles. Histoire de renouer avec la modernité, nous allons faire un tour du côté des "grands magasins". Au programme visite de la belle maison de Jim Thomson, emplètes modestes, resto simili japonais rapide, et visite du nouvel aquarium du Siam Paragon. 700 B pour nous 4 et quelques heures de visites sous-marines, mais au sec. Vraiment le plus grand complexe aquarium que nous ayons visité. Vraiment à faire pour des enfants, mais quand même interessant pour les adultes. Le clou de la visite consiste à pénétrer dans un tunnel vitré avec des poissons, des immenses raies et des requins tout autour et au dessus de soi. En prime, on a le repas des poissons apportés par des plongeurs. Impressionnant !

Jour 15 - Bangkok Au programme, retour comme l'année passée au Wat Po pour voir le boudha couché qui avait tant impressionné les filles. Et il s'est avéré toujours aussi impressionnant d'ailleurs. En revanche pas mal de travaux sur le site, moins cool. Mais avant cela, visite des klongs en long boat pour 700B. On a pris le circuit classique moyen, qui permet déjà d'avoir un bon aperçu, et de découvrir de belles maisons sur les canaux, et de la végétation insoupçonnée si près de Bangkok. Jour 16 - Bangkok - Paris - Toulouse Le vol du retour est le soir. Journée cool, fin d'après midi, piscine pour les filles, et emplètes pour nous à tour de rôle, principalement des objets déco pour notre intérieur. Taxi négocié sans compteur pour l'aéroport, et nous voila sur le retour... les têtes plein de souvenirs une nouvelle fois :-)

Et voila, un peu long désolé 😉 mais y'aurait tellement a raconter encore. Pour les infos plus pratiques, budget, ca se trouve sur mon site.
Avis sur itinéraire au Cambodge et Vietnam English translation pending
by Pgermain3 · 2007-07-16 · 20 replies
Bonjour à tous,

Nous commencons l'organisation d'un petit voyage à la découverte du vietnam et du cambodge pour un peu plus de 3 semaines fin novembre et décembre.

Je suis à la recherce de toutes informations permettant de nous faciliter la vie voila notre programme envisagé : Siemreap (4 jours) phnom penh (1 journée) rejoindre le vietnam par bateau via chau doc visite du delta du mékong ( 4 jours) ho chi minh ville (3 jours) nha trang via train de nuit ( 3 jours ) Hué et da nang via train de nuit (4 jours) hanoi et baie d'along (5 jours) retour paris

Je sais que cela fait beaucoup de trajet alors j'aimerais savoir si l'intineraire tiens la route et si on ne loupe pas des trucs important à faire

Merci d'avance pour les réponses
Avion Hanoi - Siem Reap English translation pending
by Ceccynel · 2007-07-14 · 3 replies
help! je cherche a reserver un avion de Hanoi a Siem Reap, je suis allée sur air asia, vietnam airlines, pacific airlines, sans succes il semblerai que cette ligne ne soit pas desservie...??? sinon Hanoi Phnom >Penh ??? Quel prix ? Possibilité d'acheter on line?
Bus de Sihanoukville (Cambodge) à Saïgon (Vietnam)? English translation pending
by Apsaras · 2007-07-11 · 7 replies
Bonjour à tous, Après avoir fait un premier voyage au Cambodge, nous voulons y retourner. Quelqu'un saurait-il s'il est possible de prendre un bus, ou autre depuis Sihanoukville au Cambodge pour se rendre au Vietnam, à Saigon? Ou sommes nous obligé de revenir sur Phnom Phen pour s'y rendre?? Merci beaucoup!!!!
Itinéraire de six mois en tour du Monde? English translation pending
by Finchi · 2007-06-28 · 9 replies
Bonjour !!

J’essaye de finaliser mon mini TDM de 6 mois … pourriez-vous me dire ce que vous pensez du parcours ? N’hésitez pas à me faire part de vos remarques / commentaires … ou même de proposer qqc d’autre !! Ca me sera très précieux !!

Parcours :

London - Salvador // Santiago - Fiji – Auckland // Christchurch- Sydney // Brisbane – Phnom Penh // Vientiane – Kathmandu - London

Dates:

01 oct --> 28 oct Brésil (4 weeks) arrivée Salvador

28 oct --> 25 nov Argentine (4 weeks)

25 nov --> 9 dec Chili (2 weeks) Départ Santiago

9 dec --> 19 dec Fiji (1, 5 weeks) Arrivée Fiji

19 dec --> 13 janv Nvlle Zélande (3, 5 weeks) Arrivée Auckland + Départ Christchurch

13 janv --> 27 janv Australia (2 weeks) Arrivée Sydney + départ Brisbane

27 janv --> 10 fév Cambodge (2 weeks) Arrivée Phnom Penh

10 fév --> 2 mars Laos (3 weeks) Départ Vientiane

2 mars --> 20 mars Népal (2, 5 weeks) Kathmandu

Merci à tous! S
Accident d'avion au Cambodge English translation pending
by Sawasdee · 2007-06-25 · 1 reply
Accueil News aéroport avion voyage tourisme billet aérien charter Accident aérien au Cambodge d'un avion de PMTAir Phnom Penh (Cambodge) - Un avion de la compagnie aérienne cambodgienne PMTair (Progress MulTi Air) s'est écrasé dans la province de Kampot (Cambodge) sans que les circonstances ne soient encore connues, tuant 4 personnes sur les 20 occupants signalés à bord.

L'avion, un Antonov AN-24, vol U4-241, qui devait effectuer la liaison entre l'aéroport international Angkor de Siem Reap (Cambodge) et l'aéroport international de Sihanoukville (Cambodge) avec 20 personnes à bord, treize personnes originaires de Corée du Sud, trois Tchèques et quatre membres d'équipage cambodgiens, avait décollé vers 10h00, heure locale, lorsque moins d'une heure plus tard, il a disparu des écrans-radar.



L'avion se serait écrasé dans le sud-ouest du pays, dans la province de Kampot, dans une zone de collines boisées. Les premiers témoignages parlent de 4 morts, sans autre précisions. Des équipes de secours ont été envoyées sur place. Les occupants de l'appareil faisaient partie d'un groupe de touristes venus visiter le temple d'Angkor et s'en retournaient vers leur hôtel.
Météo actuelle au Cambodge? (mi-juin 2007) English translation pending
by Hirtrey · 2007-06-19 · 9 replies
Une personne se trouvant actuellement au Cambodge pourrait il renseigner sur la météo actuelle. Nous partons lundi et nous voudrions savoir si les pluies se sont un peu calmées.

Cordialement.

Hirt
Livre: "Toute la terre m'appartient" de C. Delacampagne English translation pending
by Opai · 2007-06-19 · 0 replies
Sous titré "fragments d'une vie errante", ce livre retrace les voyages d'un homme à la veille de sa disparition. Habité par deux passions, l'écriture et les voyages, ils nous emmène du Liban à la Chine, de Baltimore à Phnom Penh. Il nous fait partager des anecdotes et ses réflexions, forts intéressantes, sur les pays visités.

C'est bien écrit, intelligent. Quelqu'un a-t-il lu ce livre?

Pour ma part, je le conseille!!

Opai

Toute la terre m'appartient, fragments d'une vie errante de Christian Delacampagne, ARTHAUD, 2007.
Cambodge: fête des eaux 2007 English translation pending
by Mavietongs · 2007-06-15 · 12 replies
Je vais au cambodge en novembre pouvez vous me dire : les dates de la fête des eaux cette année et est ce que cela vaut le coup et où fait il être : à Phnom Penh ou Siem Reap ? Enfin quelqu'un connait-il l'impossible c'est à dire un hôtel avec piscine, bien situé à Phnom Penh et pas cher évidemment!?
Les marchés du monde English translation pending
by Migrador · 2007-06-01 · 18 replies
Pour une fois, je vais essayer de lancer une discussion non sujette à polémiques : les marchés du monde.

Ayant voyagé beaucoup, je me suis toujours donné une règle à chaque ville : aller voir les marchés. Parmi les plus intéressants, il y a celui de la gare du Midi à Bruxelles, le marché Russe de Phnom Pen, le marché des fleurs de Bangkok, le bazar de Moscou, et tellement d’autres.

J’ai toujours trouvé que c’était des lieux où l’on touchait du doigt la vie des habitants de la ville/village où se trouve le marché. J’y ai toujours fait des rencontres qui parfois se sont prolongées dans la durée. Le marché est un concentré d’humanité et de ce qu’elle consomme. On y trouve de tout et est par conséquent le reflet de la société où il se trouve. C’est ce qui fait que chaque marché est différent.

Quels sont vos « plus beaux marchés du monde » ? Vos expériences et les rencontres que vous y avez faites ?

Photos bienvenues et souhaitées.
Parcours de deux semaines au Cambodge de fin juillet à la mi-août English translation pending
by Sylvanom · 2007-05-26 · 8 replies
Bonjour,

La préparation de mon séjour au Cambodge se peaufine. Un peu plus de 2 semaines fin juillet – mi-août. C’est encore flou dans ma tête pour le programme exact. Vos réponses m’aideront sans doute… J’arrive de Bangkok par avion. Je pense rester 2 jours à Phnom Penh. Remonter vers Siem Rap par la route (j’ai lu que la liaison Phnom Penh - Siem Reap en bateau n’était pas indispensable) Kompong cham Région de Kompong Thoms, Siem Rap (4 jours dans la zone :Angkor – Tonle Sap); Me diriger en Bateau vers Battambang (jolies paysages, paraît-il) Enfin soit rejoindre la Thaïlande par la route depuis Battambang soit retourner à Phnom Pen et prendre ensuite un avion pour Bangkok.

Mes questions : Si je dois rajouter une étape à ce parcours, qu’est ce qui est préférable : La zone sud du pays (Kampot – Bokor – Sihanoukville ) ou la région de Kratie ? A quel moment « placer » ces étapes ? avant ou après Siem Rap ? La mousson en Août n’est elle pas trop problèmatique pour visiter Kratie ? Une autre région est elle plus conseillée (Preah Vihear ?) Tout le monde parle de Battambang mais je n’ai rien lu de dithyrambique sur la ville, à tort ? Quelles sont les belles régions de campagne à voir dans ce parcours ? Le Rattanakiri et le Mondolkiri sont-ils trop éloignés ? difficiles d’accès et compliqués à visiter en Août?

Merci 1000 fois pour vos réponses, conseils de parcours et expériences vécues….
la Thaïlande suspecte l’intrusion du terrorisme international English translation pending
by Barbot · 2007-05-21 · 40 replies
Violence dans le sud – la Thaïlande suspecte l’intrusion du terrorisme international.-Alors que l’escalade de la violence se poursuit dans le sud, plusieurs ambassades de Thaïlande dont celle de Phnom Penh ont reçu l’ordre de resserrer leur vigilance sur les demandes de visas pour la Thaïlande, annonçait vendredi le ministère thaïlandais des Affaires Etrangères. Cette décision arrive après que le général Watanachai Chaimuanwong, un conseiller du Premier ministre en matière de sécurité, a exprimé jeudi des craintes concernant de possibles intrusions de terroristes internationaux membres du groupe Jemaah Islamiyah en provenance du Cambodge et d’Indonésie.

Le militaire a indiqué que des experts en terrorisme cambodgiens et indonésiens ayant des liens avec l’organisation extrémiste proche d’Al Quaeda s’étaient introduits dans le pays pour former les séparatistes du sud thaïlandais. "Il s’agit là d’une grave accusation qui reste à prouver, a estimé le porte parole du gouvernement cambodgien Khieu Kanharith, tout en reconnaissant que de nombreux musulmans cambodgiens se rendent en Malaise et dans le sud de la Thaïlande pour travailler ou étudier." En 2004, six musulmans avaient écopé de la prison à vie à Phnom Penh pour avoir planifié une attaque terroriste contre des cibles occidentales entre 2002 et 2003.

Parmi eux, Hambali, un Indonésien appartenant à Jemaah Islamiyah. Le gouvernement thaïlandais avait jusque-là toujours nié la participation d’éléments étrangers dans l’insurrection du sud, clamant qu’il s’agissait d’un problème interne. (www.lepetitjournal.com - Bangkok avec AFP) lundi 21 mai 2007

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