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Escale d'une journée à Almaty English translation pending
Bonjour,
nous avons une seul journée pour visiter Almaty (le 28 mars 2019), et je n'en ai aucune idée ce qui est préférable à faire.
Peut - être quelqu'un peut me donner des idées.
Merci
Croisière sur le Boréal "Le Groenland inexploré" English translation pending
Bonjour, ce sera notre première croisière et nous partons le 10 aout.
Je voudrais un avis pratique de personnes ayant déjà fait une croisière sur ce navire. Nous avons réservés une cabine prestige.
J'ai lu beaucoup de choses sur d'autres navires sur cruise critic, mais pas beaucoup d'avis sur le Boreal.
Y a t'il des choses à ne pas oublier de prendre? Devrais-je prendre quelques crochets magnétiques et des cintres suppléméntaires? Quelques pinces à linge?
Est-ce que c'est une bonne idée d'avoir une multiprise avec nous?
Le premier soir, est ce que vous nous conseillez de manger dans la grande salle à manger ou éviter la foule en allant ailleurs?
Merci d'avance pour toutes les suggestions!
Randonnée dans Mafate English translation pending
Bonjour, je prépare avec ma femme un treck à la Réunion, et notamment un circuit dans Mafate :
le premier jour nous faisons Le Bélier - Aurère par le sentier Scout, pas de problème, rien à dire. le 2 ème jour, j'aimerais faire Aurère - Grand Place par les Lataniers et le 3ème jour Grand Place - Marla. Ces 2 trajets ne sont-ils pas trop long , quelqu'un les a-t'il déjà fait ? j'ai du mal à me faire une idée du temps de marche. Je précise que nous sommes des randonneurs réguliers, avons l'habitude de la montagne et que 6 , 7 h de marche ne nous rebutent pas . Pour info, pour finir cette partie du treck, nous ferons Marla - Cilaos qui ne me semble pas poser de problème non plus. Merci de vos conseils et réponses, Pascal
le premier jour nous faisons Le Bélier - Aurère par le sentier Scout, pas de problème, rien à dire. le 2 ème jour, j'aimerais faire Aurère - Grand Place par les Lataniers et le 3ème jour Grand Place - Marla. Ces 2 trajets ne sont-ils pas trop long , quelqu'un les a-t'il déjà fait ? j'ai du mal à me faire une idée du temps de marche. Je précise que nous sommes des randonneurs réguliers, avons l'habitude de la montagne et que 6 , 7 h de marche ne nous rebutent pas . Pour info, pour finir cette partie du treck, nous ferons Marla - Cilaos qui ne me semble pas poser de problème non plus. Merci de vos conseils et réponses, Pascal
Retour sur séjour en Thaïlande English translation pending
bonjour à tous
ce retour surtout pour les voyageurs débutants.
je voyage pas mal et ma maman pour son premier voyage a voulu que je l'accompagne en thailande pour un séjour de presque 3 semaines
nous avons fait bangkok, ayuthaya, kanchanaburi, chiang mai et krabi.
La street-food toujours aussi extraordinaire sur Bangkok, je mettrais juste un bémol sur le nombre de visiteurs chinois sur les principaux sites et particulièrement le grand palais, c'est hallucinant et démotivant ! ayuttahya, superbe, petit marché de nuit sympa et très facilement accessible en train depuis Bangkok pour 50 bath. Kanchanaburi, c'était pendant le festival pour le pont de la rivière kai, une ville vraiment sympa aussi, le marché de nuit est très animé, peu de touristes. De jolis sites dans la nature à voir. Chiang mai, accessible entre autre par le train de nuit. nous en avons eu un très récent, j'avais le souvenir d'un vieux train dans son jus, j'avais aussi aimé mais le nouveau est parfait aussi, plus confort dirons nous ! Comme bcp de sujets sur ce forum, je vous déconseille les activités avec les éléphants sur chiang mai malgré tout ce qu'on peut vous dire sur place dans les agences....quelques très bons resto dans la ville mais aussi plus de bars un peu louche près du night bazar. il y a bcp de choses à voir dans la campagne autour de cette ville, si vous pouvez en moto parcourir la montagne, c'est chouette. krabi, très joli pour ses falaises en bord de mer, je m'attendais à plus de touristes, cela reste correct mais j'avais plus apprécié ko lanta il y a quelques années je suis à votre dispo en mp si vous voulez des détails sur des GH ou resto.
Pour finir, il y a un français qui traine sur kao san road et accostent français de préférence avec toujours la même excuse "le distributeur a avalé ma carte, j'ai besoin d'argent pour repartir etc..."en tombant sur moi, il a fait mauvaise pioche mais je l'ai croisé une fois ou il a réussi à obtenir de l'argent et je suis arrivé trop tard malheureusement pour expliquer l'arnaque. il fait environ 1m80, cheveux très courts, si ça peut éviter l'arnaque....
bonne journée à tous
La street-food toujours aussi extraordinaire sur Bangkok, je mettrais juste un bémol sur le nombre de visiteurs chinois sur les principaux sites et particulièrement le grand palais, c'est hallucinant et démotivant ! ayuttahya, superbe, petit marché de nuit sympa et très facilement accessible en train depuis Bangkok pour 50 bath. Kanchanaburi, c'était pendant le festival pour le pont de la rivière kai, une ville vraiment sympa aussi, le marché de nuit est très animé, peu de touristes. De jolis sites dans la nature à voir. Chiang mai, accessible entre autre par le train de nuit. nous en avons eu un très récent, j'avais le souvenir d'un vieux train dans son jus, j'avais aussi aimé mais le nouveau est parfait aussi, plus confort dirons nous ! Comme bcp de sujets sur ce forum, je vous déconseille les activités avec les éléphants sur chiang mai malgré tout ce qu'on peut vous dire sur place dans les agences....quelques très bons resto dans la ville mais aussi plus de bars un peu louche près du night bazar. il y a bcp de choses à voir dans la campagne autour de cette ville, si vous pouvez en moto parcourir la montagne, c'est chouette. krabi, très joli pour ses falaises en bord de mer, je m'attendais à plus de touristes, cela reste correct mais j'avais plus apprécié ko lanta il y a quelques années je suis à votre dispo en mp si vous voulez des détails sur des GH ou resto.
Pour finir, il y a un français qui traine sur kao san road et accostent français de préférence avec toujours la même excuse "le distributeur a avalé ma carte, j'ai besoin d'argent pour repartir etc..."en tombant sur moi, il a fait mauvaise pioche mais je l'ai croisé une fois ou il a réussi à obtenir de l'argent et je suis arrivé trop tard malheureusement pour expliquer l'arnaque. il fait environ 1m80, cheveux très courts, si ça peut éviter l'arnaque....
bonne journée à tous
Billet retour Brésil 90 jours après échéance du visa touriste English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu de partir au Brésil en février et de rentrer 5 mois apres en juillet. J'y vais comme touriste et j'ai déjà acheté mes billets allé et retour sans m'être renseignée sur la date limite des 90 jours.. peut on me refuser à l'embarquement car mon billet retour n'est pas prévu à la date légale ? Est ce prévoir de sortir du pays est une solution? Merci, Alice
J'ai prévu de partir au Brésil en février et de rentrer 5 mois apres en juillet. J'y vais comme touriste et j'ai déjà acheté mes billets allé et retour sans m'être renseignée sur la date limite des 90 jours.. peut on me refuser à l'embarquement car mon billet retour n'est pas prévu à la date légale ? Est ce prévoir de sortir du pays est une solution? Merci, Alice
Idée de premier voyage au Japon English translation pending
Bonjour tout le monde
je me présente je m'appelle Léa et j'ai 17 ans .
Je voudrais aller au Japon avec mes parents dans quelques années mais le problème c'est qu'il faut compté entre 1500 et 2000 euros par prs au minimum .
nous voudrions un voyage organisé avec un guide pour éviter de nous perdre .
je me suis renseigné et il faudrait partir vers avril pour les beaux cerisiers .
nous aurions voulu voir les temples, le mont fuji, les grandes villes, faire de belles promenades ...
j'aurais voulu savoir si quelqu’un connais une "agence, organisation de voyage " fiable et pas à des prix exorbitant .
et bien sûr savoir ce qu'il faut vraiment voir du Japon !
je ne sais pas si j'ai été claire,
c'est la première fois que je participe à ce genre de forum et la première fois que je vais partir aussi loin avec mes parents...
je prends de l'avance mais si ont doit y aller ça serait dans 3 ans minimum
merci de me donner vos astuces
merci bonne journée 😇
merci bonne journée 😇
Fête des lumières à Taunggyi English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais faire la fête des lumières à Taunggyi début novembre et je voulais savoir si vous aviez les dates précises et un hébergement à me conseiller. Celà vaut-il le coup de rester plusieurs jours?
Par avance, merci.
julie
je souhaiterais faire la fête des lumières à Taunggyi début novembre et je voulais savoir si vous aviez les dates précises et un hébergement à me conseiller. Celà vaut-il le coup de rester plusieurs jours?
Par avance, merci.
julie
Hôtel Veranda Pointe Aux Biches à l'île Maurice English translation pending
Bonjour
Nous partons début octobre pour l'île Maurice et nous allons séjourner à l'hôtel véranda pointe aux biches à la pointe aux piments.
Est ce que certains auraient des infos qui pourraient rendre notre séjour encore plus agréables.
Des restos autour (nous serons en 1/2 pensions), des visites ou des trucs à faire......bref tout ce qui peut vous sembler utiles.
Merci pour votre aide
4 Bretons en vadrouille de LA à SF en août 2017 English translation pending
Nous voilà de retour et je profite du jetlag pour commencer mon carnet. Je souhaite remercier par avance tous ceux qui ont répondu à mes questions, qui m'ont donné des conseils, grâce à vous, on a fait un voyage magique.
Ce voyage, je l'ai en tête depuis 2014. J'en ai parlé à mon homme, quand il a vu le budget d'un tel voyage (on partirait obligatoirement en août et avec nos 2 enfants), il a fait glouuups 🏴☠️. Bon, fallait pas que j'y compte tout de suite à ce voyage... Mais hors de question de laisser tomber : puisque pour l'instant il n'est pas chaud, je lui soumets l'idée qu'on pourrait y aller en 2017, ça laisse le temps de mettre de l'argent de côté. Et puis, ça tombe bien, ça sera l'année de nos 40 ans mais aussi de nos 20 ans de rencontre. Une bonne excuse non ? A partir de 2015, je potasse sérieusement l'itinéraire, je lis pleins de carnets et voici ce qui en ressort :
J0 : Départ pour Nantes J1 : Vol Nantes - Los Angeles J2 : LA J3 : LA J4 : LA - Kingman J5 : Kingman - GC J6 : GC - Page J7 : Page - MV J8: MV - Moab J9 : Canyonlands Island In The Sky – Dead Horse Point State Park J10 : Arches J11 : Moab - Torrey J12 : Torrey – Bryce Canyon J13 : Bryce Canyon J14 : Bryce – Zion J15 : Zion – Las Vegas J16 : Las Vegas J17 : LV – Death Valley J18 : DV – Lee Vining J19 : Lee Vining - Yosemite J20 : Yosemite J21 : Yosemite - SF J22 : SF J23 : SF J24 : Vol retour SF- Nantes
Le voyage aura donc lieu du 28/07 au 21/08/2017. Voilà, l'itinéraire est bouclé, il n'y a plus qu'à s'occuper des billets d'avion, des hôtels et de la location de voiture. Encore grâce aux forumeurs, j'aurai trouvé des astuces pour gagner un peu de sousous : vols réservés sur Airfrance.ca, voiture sur Hertz.de, du cashback sur les hôtels, une nuit d'hôtel et 2 buffets diner et petit déj à Las Vegas gagnés sur le jeu Myvegas, l'utilisation de la carte Revolut qui me permet d'éviter les frais bancaires (bon là, je n'ai pas été gagnante car j'avais changé mes euros en dollars à un taux plus faible que celui en cours lors du voyage). Ci-dessous la récap du budget :
Avion : 3800€ Voiture : 860€ (Kia Sportage) Hôtels : 2800€ Restaurants et courses pour pique nique/petit déj : 1500€ Essence : 280€ pour 5380 kms Activités/visites : 500€ Souvenirs : 500€ Divers : 150€ Estas : 52€ Passeports enfants : 34€
Soit un budget total de 10500€ 😮 (Bonne surprise, je pensais en avoir pour beaucoup plus).
Le carnet va bientôt pouvoir commencer mais avant ça une petite présentation s'impose :
Moi, Emmanuelle, 40 ans depuis avril : organisatrice exclusive du voyage Eric, pas encore 40 ans mais plus que 3 jours et il passe le cap aussi 😄 : il n'a rien vu de l'organisation, il suit, il conduit. Alan, 11 ans, le râleur mais qui suit quand même 🙂 Manon, 8 ans, la rêveuse

A bientôt pour la suite, mais pour l'instant au dodo, c'est pas le tout, mais y a boulot demain 🙁. La reprise va être très mais alors très difficile...
Ce voyage, je l'ai en tête depuis 2014. J'en ai parlé à mon homme, quand il a vu le budget d'un tel voyage (on partirait obligatoirement en août et avec nos 2 enfants), il a fait glouuups 🏴☠️. Bon, fallait pas que j'y compte tout de suite à ce voyage... Mais hors de question de laisser tomber : puisque pour l'instant il n'est pas chaud, je lui soumets l'idée qu'on pourrait y aller en 2017, ça laisse le temps de mettre de l'argent de côté. Et puis, ça tombe bien, ça sera l'année de nos 40 ans mais aussi de nos 20 ans de rencontre. Une bonne excuse non ? A partir de 2015, je potasse sérieusement l'itinéraire, je lis pleins de carnets et voici ce qui en ressort :
J0 : Départ pour Nantes J1 : Vol Nantes - Los Angeles J2 : LA J3 : LA J4 : LA - Kingman J5 : Kingman - GC J6 : GC - Page J7 : Page - MV J8: MV - Moab J9 : Canyonlands Island In The Sky – Dead Horse Point State Park J10 : Arches J11 : Moab - Torrey J12 : Torrey – Bryce Canyon J13 : Bryce Canyon J14 : Bryce – Zion J15 : Zion – Las Vegas J16 : Las Vegas J17 : LV – Death Valley J18 : DV – Lee Vining J19 : Lee Vining - Yosemite J20 : Yosemite J21 : Yosemite - SF J22 : SF J23 : SF J24 : Vol retour SF- Nantes
Le voyage aura donc lieu du 28/07 au 21/08/2017. Voilà, l'itinéraire est bouclé, il n'y a plus qu'à s'occuper des billets d'avion, des hôtels et de la location de voiture. Encore grâce aux forumeurs, j'aurai trouvé des astuces pour gagner un peu de sousous : vols réservés sur Airfrance.ca, voiture sur Hertz.de, du cashback sur les hôtels, une nuit d'hôtel et 2 buffets diner et petit déj à Las Vegas gagnés sur le jeu Myvegas, l'utilisation de la carte Revolut qui me permet d'éviter les frais bancaires (bon là, je n'ai pas été gagnante car j'avais changé mes euros en dollars à un taux plus faible que celui en cours lors du voyage). Ci-dessous la récap du budget :
Avion : 3800€ Voiture : 860€ (Kia Sportage) Hôtels : 2800€ Restaurants et courses pour pique nique/petit déj : 1500€ Essence : 280€ pour 5380 kms Activités/visites : 500€ Souvenirs : 500€ Divers : 150€ Estas : 52€ Passeports enfants : 34€
Soit un budget total de 10500€ 😮 (Bonne surprise, je pensais en avoir pour beaucoup plus).
Le carnet va bientôt pouvoir commencer mais avant ça une petite présentation s'impose :
Moi, Emmanuelle, 40 ans depuis avril : organisatrice exclusive du voyage Eric, pas encore 40 ans mais plus que 3 jours et il passe le cap aussi 😄 : il n'a rien vu de l'organisation, il suit, il conduit. Alan, 11 ans, le râleur mais qui suit quand même 🙂 Manon, 8 ans, la rêveuse

A bientôt pour la suite, mais pour l'instant au dodo, c'est pas le tout, mais y a boulot demain 🙁. La reprise va être très mais alors très difficile...
Terminaux à l'aéroport de Jakarta English translation pending
Pour info je suis arrivée auj à Jakarta avec Emitates. On arrive terminal 2. Vrai bazar pour passage contrôle iimmigration prévoir 1h, patience et de l eau! Après rien de clair pour aller au terminal 3 de Garuda. Il faut monter un étage puis sortir et prendre un shuttle pour environ 20 min. Pour Manado c était une des portes d embarquement des plus éloignées. On a bien marché un km. Bref prévoir du temps et souvent demander car pas clair du tout. Mais on est bien arrivés....au Sulawesi
Bureau de change à Yazd (Iran) English translation pending
bonjour,
quelqu'un connait-il un bureau de change à yazd ouvert les samedi et dimanche ?
merci
merci
Loueurs de voiture à l'aéroport de Podgorica (Monténégro) English translation pending
Bonsoir les voyageurs !!!
Je pars au Montenegro début septembre et je souhaite savoir si les loueurs de voiture sont dans l'enceinte de l'aéroport de Podgorika ou à l'extérieur?
Merci d'avance
Jean Mi
Trek Tumlingtar - Lukla avril 2016 English translation pending
Je m'étais promis de le faire et cela fait un an déjà ...
Comme il y a peu de visiteurs dans cette région du Népal
et si cela peut rendre service à quelqu'un ...
Retour sur le trek Tumlingtar-Lukla effectué en avril 2016.
9 jours de marche, plus ou moins selon votre convenance. Les temps sont donnés "pauses comprises" donc à adapter à votre cas perso. Carte : NEPA NE 515 1:125000 Tumlingtar to Lukla Ce trek est décrit dans le guide anglais Lonely Planet "Trekking in the Nepal Himalaya" dans le sens inverse à celui effectué. Il peut servir d'acclimatation et de porte d'entrée (ou de sortie) au Khumbu (ce que nous avons fait) dans ce cas, pensez à l’extension de visa si cela vous concerne. (Central immigration office, Kalikasthan à Katmandou) Prévoir de la monnaie en petites coupures en quantité suffisante.
- J0 : 04/04/2016 : Après environ 40mn de vol (144$) notre avion atterrit à Tumlingtar 460 m (marché le vendredi) où nous choisissons de passer la nuit. Mais il est tout à fait possible d'entamer le trek le jour même afin d'écourter la 1ère étape. Notre choix se porte sur l' "Arun Hôtel" (200 NPR la nuit)
- J1 : 05/04/2016 : Nous entamons notre trek par la rue principale qui traverse la ville, rejoignant à sa sortie la piste qui surplombe la rivière Arun.
Nous y apercevons le seul singe du trek
Après environ 1h40, nous longeons d'assez prêt la rivière et traversons un village sur pilotis
(ravitaillement en eau à proximité)

Après 2h de marche et un 2ème point d'eau, nous traversons un cours d'eau sur un petit pont métallique.
3h après notre départ, arrêt à "Chyawabesi" 250m pour une pause thé.
3h40, le long pont suspendu au dessus de l'Arun que nous devrons franchir est en vue.
4h, nous traversons l'Arun et faisons hâlte au "Sabi Lodge" dans le très animé village de "Kartiké Pul" (pul = pont)
Après un bon Daal Bhaat et quelques thés, nous reprenons le trek.
Après la sortie du village, nous traversons un cours d'eau sur un petit pont métallique près d'une maison bleue. Le chemin monte.
Il faudra bientôt bifurquer vers l'ouest. Je me demande même si nous ne sommes pas aller un peu trop loin.
Toujours est il que nous rejoignons la piste par un sentier qui monte vers "Marduwa"
(il faut garder en tête que la piste continue jusqu'à "Gothe Bazaar". Cela peut servir de repaire, même s'il est préférable de s'en écarter pour évoluer sur des chemins plus agréable)
Nous redescendons vers "Chalise"
Dans environ 1h il fera nuit, nous arrêtons 9h après notre départ de Tumlingtar, après notre 1er jour d'acclimatation, pas à l'altitude, ridiculement basse pour l’Himalaya,
mais à la chaleur et au poids du sac (pourtant seulement une douzaine de kg)
Pas vraiment de lodges par ici, mais possibilité de logement et nourriture chez l'habitant.
A titre d'info, la nuitée sur ce trek revient à environ 100 à 200 NPR. Le daal bhaat : 200 à 300 NPR, le thé de 10 à 30 NPR ce qui fait environ 350 à 500 NPR maxi par personne pour 1 nuit avec repas et quelques thés. (sauf rares cas où le prix demandé était plus élevé)
- J2 06/04/2016 Au 1er village après notre départ, nous traversons un pont suspendu au dessus de l'Irkhuwa Khola que nous longeons sur sa rive gauche. Tea shop de l'autre côté du pont (10NPR)
2h après notre départ, nous passons près du "Kirat Hôtel"
dans les environs de "Gothe Bazaar" 775m
C'est un chouette coin à proximité de la rivière pour ceux qui souhaitent y passer la nuit.

3h après notre départ, nous repassons rive droite par un pont suspendu au dessus de l'Irkhuwa Khola. Tea shop en face
4h50, nous repassons rive gauche au confluent de l'Irkhuwa Khola et de la Phedi Khola pour monter sur "Dhobane" 920m, où nous passerons la nuit.
Nous croisons nos 2 premiers trekkers sur les 7 rencontrés sur ce trek.
Nuit à 100 NPR, daal bhaat à 200 NPR, thé à 20 NPR
- J3 07/04/2016 Après Dhobane, 2 chemins possibles. Après nous être renseigné, nous choisissons celui de droite qui passe par endroits dans le lit à sec de la rivière (impraticable par crue) Quelques beaux spécimen de papillons à observer
L'autre chemin, rejoint "Salewa", c'est celui qui est indiqué sur la carte.
Nous atteignons de toute manière le grand et beau village de "Tulo" au bout de 2h30.

Après "Tulo" (Tendo ? sur la carte) nous traversons l'Irkhuwa khola en direction du nord
puis un de ces affluents juste avant "Phedi" 1680m qui sera notre étape du jour.
Le "Sherpa Lodge" et l'"Irkhuwa Lodge" sont côte à côte. Daal bhaat à 300 NPR, nuit à 100 NPR (à noté qu'il y a d'autres possibilités d'hébergement 2h après Phedi)


J4 - 08/04/2016 : 1h30 après Phedi, nous arrivons à "Jaubari" 2140m (Lali Gunras Guesthouse pour ceux qui souhaitent s'y arrêter) et 20 mn après à "Thulo Phocte" plein d'eau et pause thé au "Sherpa Hôtel" Nous passons près du "Gompa" et entamons nos 2h de montée à travers une forêt de rhodos que nous pourrons admirer sur les 2 versants du "Salpa La" Nous apercevons enfin "Guranse" 2880m avant lequel nous croisons un trekker (et de 3) 5h après Phedi, le "Salpa Pass Hôtel" de "Tallo Guranse" nous accueille pour notre 1ère nuit glaciale dans un lodge aux planches disjointes, ouvert à tous les vents ... duvet+++ nuitée + daal bhaat à 400 NPR, thé à 30 NPR
- J5 09/04/2016 : du lodge, un peu plus d'1h pour monter au "Salpa Bhanjyang" ou "Salpa La" 3350m. Le "bhatti" (tea shop) était fermé à notre passage. De là, nous apercevons les premiers sommets enneigés du lointain Khumbu vers où nous nous dirigeons.
A noter qu'à certaines périodes le col peut être enneigé,
se renseigner sur les conditions de franchissement si besoin.
De là, il est possible de rejoindre le "Salpa Pokhari" lac situé à une trentaine de minutes.
un accès est également possible dans le secteur pour rejoindre une route ou un aéroport.
(mais je n'ai pas prêté attention où se situe exactement cet accès)
9 jours de marche, plus ou moins selon votre convenance. Les temps sont donnés "pauses comprises" donc à adapter à votre cas perso. Carte : NEPA NE 515 1:125000 Tumlingtar to Lukla Ce trek est décrit dans le guide anglais Lonely Planet "Trekking in the Nepal Himalaya" dans le sens inverse à celui effectué. Il peut servir d'acclimatation et de porte d'entrée (ou de sortie) au Khumbu (ce que nous avons fait) dans ce cas, pensez à l’extension de visa si cela vous concerne. (Central immigration office, Kalikasthan à Katmandou) Prévoir de la monnaie en petites coupures en quantité suffisante.
- J0 : 04/04/2016 : Après environ 40mn de vol (144$) notre avion atterrit à Tumlingtar 460 m (marché le vendredi) où nous choisissons de passer la nuit. Mais il est tout à fait possible d'entamer le trek le jour même afin d'écourter la 1ère étape. Notre choix se porte sur l' "Arun Hôtel" (200 NPR la nuit)
- J1 : 05/04/2016 : Nous entamons notre trek par la rue principale qui traverse la ville, rejoignant à sa sortie la piste qui surplombe la rivière Arun.
Nous y apercevons le seul singe du trek
Après environ 1h40, nous longeons d'assez prêt la rivière et traversons un village sur pilotis
(ravitaillement en eau à proximité)

Après 2h de marche et un 2ème point d'eau, nous traversons un cours d'eau sur un petit pont métallique.
3h après notre départ, arrêt à "Chyawabesi" 250m pour une pause thé.
3h40, le long pont suspendu au dessus de l'Arun que nous devrons franchir est en vue.
4h, nous traversons l'Arun et faisons hâlte au "Sabi Lodge" dans le très animé village de "Kartiké Pul" (pul = pont)
Après un bon Daal Bhaat et quelques thés, nous reprenons le trek.
Après la sortie du village, nous traversons un cours d'eau sur un petit pont métallique près d'une maison bleue. Le chemin monte.
Il faudra bientôt bifurquer vers l'ouest. Je me demande même si nous ne sommes pas aller un peu trop loin.
Toujours est il que nous rejoignons la piste par un sentier qui monte vers "Marduwa"
(il faut garder en tête que la piste continue jusqu'à "Gothe Bazaar". Cela peut servir de repaire, même s'il est préférable de s'en écarter pour évoluer sur des chemins plus agréable)
Nous redescendons vers "Chalise"
Dans environ 1h il fera nuit, nous arrêtons 9h après notre départ de Tumlingtar, après notre 1er jour d'acclimatation, pas à l'altitude, ridiculement basse pour l’Himalaya,
mais à la chaleur et au poids du sac (pourtant seulement une douzaine de kg)
Pas vraiment de lodges par ici, mais possibilité de logement et nourriture chez l'habitant.
A titre d'info, la nuitée sur ce trek revient à environ 100 à 200 NPR. Le daal bhaat : 200 à 300 NPR, le thé de 10 à 30 NPR ce qui fait environ 350 à 500 NPR maxi par personne pour 1 nuit avec repas et quelques thés. (sauf rares cas où le prix demandé était plus élevé)- J2 06/04/2016 Au 1er village après notre départ, nous traversons un pont suspendu au dessus de l'Irkhuwa Khola que nous longeons sur sa rive gauche. Tea shop de l'autre côté du pont (10NPR)
2h après notre départ, nous passons près du "Kirat Hôtel"
dans les environs de "Gothe Bazaar" 775m
C'est un chouette coin à proximité de la rivière pour ceux qui souhaitent y passer la nuit.

3h après notre départ, nous repassons rive droite par un pont suspendu au dessus de l'Irkhuwa Khola. Tea shop en face
4h50, nous repassons rive gauche au confluent de l'Irkhuwa Khola et de la Phedi Khola pour monter sur "Dhobane" 920m, où nous passerons la nuit.
Nous croisons nos 2 premiers trekkers sur les 7 rencontrés sur ce trek.
Nuit à 100 NPR, daal bhaat à 200 NPR, thé à 20 NPR- J3 07/04/2016 Après Dhobane, 2 chemins possibles. Après nous être renseigné, nous choisissons celui de droite qui passe par endroits dans le lit à sec de la rivière (impraticable par crue) Quelques beaux spécimen de papillons à observer
L'autre chemin, rejoint "Salewa", c'est celui qui est indiqué sur la carte.
Nous atteignons de toute manière le grand et beau village de "Tulo" au bout de 2h30.

Après "Tulo" (Tendo ? sur la carte) nous traversons l'Irkhuwa khola en direction du nord
puis un de ces affluents juste avant "Phedi" 1680m qui sera notre étape du jour.
Le "Sherpa Lodge" et l'"Irkhuwa Lodge" sont côte à côte. Daal bhaat à 300 NPR, nuit à 100 NPR (à noté qu'il y a d'autres possibilités d'hébergement 2h après Phedi)


J4 - 08/04/2016 : 1h30 après Phedi, nous arrivons à "Jaubari" 2140m (Lali Gunras Guesthouse pour ceux qui souhaitent s'y arrêter) et 20 mn après à "Thulo Phocte" plein d'eau et pause thé au "Sherpa Hôtel" Nous passons près du "Gompa" et entamons nos 2h de montée à travers une forêt de rhodos que nous pourrons admirer sur les 2 versants du "Salpa La" Nous apercevons enfin "Guranse" 2880m avant lequel nous croisons un trekker (et de 3) 5h après Phedi, le "Salpa Pass Hôtel" de "Tallo Guranse" nous accueille pour notre 1ère nuit glaciale dans un lodge aux planches disjointes, ouvert à tous les vents ... duvet+++ nuitée + daal bhaat à 400 NPR, thé à 30 NPR

- J5 09/04/2016 : du lodge, un peu plus d'1h pour monter au "Salpa Bhanjyang" ou "Salpa La" 3350m. Le "bhatti" (tea shop) était fermé à notre passage. De là, nous apercevons les premiers sommets enneigés du lointain Khumbu vers où nous nous dirigeons.
A noter qu'à certaines périodes le col peut être enneigé,
se renseigner sur les conditions de franchissement si besoin.
De là, il est possible de rejoindre le "Salpa Pokhari" lac situé à une trentaine de minutes.
un accès est également possible dans le secteur pour rejoindre une route ou un aéroport.
(mais je n'ai pas prêté attention où se situe exactement cet accès)Frontier Days à Cheyenne English translation pending
Bonjour,
Nous voulons assister aux Frontiers Days à Cheyenne les 21 et 22 juillet mais je n'ai aucune idée comment cela fonctionne.
Le festival est-il gratuit ? (à part les rodéos et les concerts du soir). Quelqu'un à t-il déjà pris à l'avance un ticket en ligne sur leur site ? Si je souhaite assister à un rodéo combien de temps dure t-il ? Pour se garer ce n'est pas trop le bazar ? Comment se passe la parade et quel est le meilleur endroit pour le voir ?
Avez vous des bons plans pour ceux qui y ont déjà assister ces dernières années ?
Merci d'avance
Nous voulons assister aux Frontiers Days à Cheyenne les 21 et 22 juillet mais je n'ai aucune idée comment cela fonctionne.
Le festival est-il gratuit ? (à part les rodéos et les concerts du soir). Quelqu'un à t-il déjà pris à l'avance un ticket en ligne sur leur site ? Si je souhaite assister à un rodéo combien de temps dure t-il ? Pour se garer ce n'est pas trop le bazar ? Comment se passe la parade et quel est le meilleur endroit pour le voir ?
Avez vous des bons plans pour ceux qui y ont déjà assister ces dernières années ?
Merci d'avance
Katmandou - Lukla en avion English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive à Katmandou le 17 Novembre et je projette de monter à l'EBC depuis Jiry avec retour par le Cho la et Gyoko.
Je voyage seul , sans guide ni porteur et je repars le 14 Décembre de Katmandou.
Je me demande si je ne ferais pas mieux de prendre l'avion jusqu'à Lukla à l'aller et rentrer à pied jusqu'à Jiry au retour. J'éviterais ainsi les jours de battement à Lukla en cas de mauvais temps.
De plus dans quel sens est il préférable de faire ce trek?
Merci pour vos réponses.
Gdriv
J'arrive à Katmandou le 17 Novembre et je projette de monter à l'EBC depuis Jiry avec retour par le Cho la et Gyoko.
Je voyage seul , sans guide ni porteur et je repars le 14 Décembre de Katmandou.
Je me demande si je ne ferais pas mieux de prendre l'avion jusqu'à Lukla à l'aller et rentrer à pied jusqu'à Jiry au retour. J'éviterais ainsi les jours de battement à Lukla en cas de mauvais temps.
De plus dans quel sens est il préférable de faire ce trek?
Merci pour vos réponses.
Gdriv
Compte-rendu de voyage en Iran - 17 jours en septembre-octobre 2016 English translation pending
Bonjour
Nous revenons d'un voyage en Iran, et pour aider les futures voyageurs voici quelques éléments qui je l'espère pourront aider les futures voyageurs dans ce beau pays.
Antoine
- Le secteur du tourisme se développe très rapidement, des hôtels/guesthouses ouvrent très rapidement. Une recherche sur internet /discussion avec d’autres touristes permettent de trouver de bonnes adresses. Vous trouverez toujours où vous loger, mais si vous voulez un hôtel précis, et un prix intéressant, il faut mieux appeler 2-3 jours à l’avance : les bonnes adresses sont souvent pleines.
- à l’aéroport, vous pouvez acheter une puce SIM locale. Nous avons acheté en ville une puce de la société MCI : soucis pour la faire fonctionner, ça nous a pris 3 jours pour que ça puisse marcher privilégier IranCell, la compagnie nationale que tout le monde connaît.
- nous sommes parti avec le Bradt et le Petit futé. Le premier : bien pour les explications sur les sites et une bonne couverture du territoire si vous souhaitez sortir un peu des sentiers battus et des villes touristiques, mais peu d’aide niveau logistique. Le Petit futé : comme souvent, on se demande s’il sont vraiment allé sur place…
- on voulait faire beaucoup de couchsurfing : au final, ça n’a pas si bien marché que cela. Beaucoup de propositions « douteuses », en fait payantes, ou de guides qui espèrent nous faire payer des excursions en nous logeant une nuit. On a tout de même été logé 7 nuits, par des gens adorables et intéressants. Et vous allez croiser beaucoup de gens qui vont vous proposer de venir manger, vous inviter chez eux, vous guider en ville… Accueil à l’oriental, exceptionnel pour nous européens ! Un bon moyen pour découvrir comme les iraniens vivent, et échanger sur leur vie, la religion, le régime islamique…
- La seule « arnaque » à laquelle on a eu droit, est une embrouille sur l’utilisation du Rial – la monnaie officielle – par rapport au Toman – l’ancienne devise : 10,000 Rials = 1,000 Tomans. Les prix sont normalement affichés en rials, mais les iraniens comptent en tomans. A l’aéroport, le taxi (du comptoir officiel de taxi) nous a indiqué une course à 200.000, alors que celle-ci était en fait à 2 millions… La dame du comptoir, qui voyait pourtant que l’on était en train de se faire avoir, n’a rien osée dire face à son collègue… C’est de bonne guerre d’arnaquer les touristes quand on est taxi à l’aéroport : ça se fait dans tous les pays du monde mais rassurez-vous, c’est l’unique fois où on a eu l’impression de se faire avoir.
- pour le visa : pris avant le départ, avec un numéro d’enregistrement obtenu auprès de Persée voyages : http://www.persevoyages.fr/visa-iran/visas-de-tourisme-pour-l-Iran Aucun pb, n° obtenu en une douzaine de jours le visa a ensuite été obtenu en une semaine à l’ambassade à Paris. Mais le visa peut aussi être obtenu à l’aéroport en ce moment, facilement et rapidement d’après les retours de ceux qui nous en ont parlé. Pourvu que ça dure !
- J1 : arrivée à l’aéroport de Téhéran à7h30. On avait prévu de prendre un taxi jusqu’au terminal de bus de Téhéran (750,000 rials, tarif officiel), pour ensuite aller directement à Kashan. Mais le taxi nous a proposé de nous emmener directement là-bas (cf. mon explication ci-dessous). Nous avons payé 2,000,000 rials (50 euros), clairement trop cher. Le prix aéroport Komeiny-Kashan est de 1,400,000 rials - prix proposé par la première guesthouse : à organiser avant votre départ avec eux par mail si c’est votre option, ils enverront un taxi à l’aéroport pour venir vous chercher. Nuit à la Noghli house : http://noghlihouse.com/en/page/about-us.html Ouvert récemment, superbe, dans une maison traditionnelle, vous met dans l’ambiance du pays tout de suite ! 850,000 rials la nuit, toilettes/sdb partagés (mais je crois qu’on était les seuls à l’utiliser). Personnel jeune, très sympa. Petit déj inclus, ils font aussi le dîner (insister, tous les membres du staff pas au courant!) On a pas mal échangé avec un des jeunes staffs, Hosein, qui propose des tours sur les toits de la vieille ville. Nous n’avons pas eu le temps de faire, mais ça avait l’air sympa. Pour le contacter : +989140019826 Et par ailleurs la guesthouse proposait des visites d’artisans locaux : travail de la teinture, boulanger… et visite d’un zurkaneh.
- J2 : visite du village d’Abianeh, avec un taxi pris par l’hôtel (900,000 rials). Petit village dans les montagnes. Nous avons été un peu déçu par cette visite : très peu d’explications, les bâtiments intéressants pas ouverts… Mais c’est toujours agréable de sortir des villes, et la route pour accéder au village est magnifique. Indiquez au taxi que vous souhaitez faire des stops photos sur la route. Au retour, on lui a demandé de nous laisser au Fin garden : un peu décevant également, c’est un jardin, bien entretenu, mais c’est petit peu d’explications encore sur ce jardin persan typique. Plein de petits restos locaux sur la grande avenue en face du jardin. On est rentré en ville en bus. A Kashan, sur les deux jours : visites des maisons historiques + les bains. Le bazar est aussi très agréable.
- J3 : départ pour Ispahan. Billets non réservés, on a du attendre une bonne heure avant de partir. 110,000 rials/pers. Pas d’hôtel réservé, le taxi au terminal à Ispahan nous a emmené au Ebne Sina Hotel, pas loin du centre: https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g295423-d7093776-Reviews-Hotel_Ebne_Sina-Esfahan_Isfahan_Province.html En réalité, l’hotel est affilié au réseau « Seven Hostel », moins cher, et donc dites que ovus voulez réserver au Seven Hostel. Ils ont des dortoirs. Le patron est très avenant (on est réparti avec 6 exemplaires de sa carte de visite), mais le reste du staff parle difficilement anglais … Mais sympathique quand même ! En arrivant, on nous a dit qu’il n’y avait plus de chambre double, et on nous a proposé le dortoir (le taxi faisait la traduction). Comme celui-ci n’était pas prêt, on a laissé nos sacs et on est parti en ville. Le soir, le patron nous accueille en disant que malheureusement, il n’y a plus de places en dortoir, et que donc il nous a upgradé en chambre double ! Au final, on a payé le prix du dortoir : 13euros/personne. Il ya un resto dans l’hôtel : pas testé, mais plein de locaux, ce qui est bon signe. Et un rooftop sympa, qui vient d’ouvrir : pas mal pour boire un thé le soir.
J4 et J5 : A Ispahan : visite des classiques : mosquée du vendredi, de la place de l’Imam, les ponts, le quartier Arménien. Certains soirs, sous le pont Khaju, les hommes se réunissent pour chanter, en espérant que la police ne vienne pas les déranger… Ambiance locale sympa. « Café moustache » :https://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g295423-d7714321-Reviews-Sibil_Coffee-Esfahan_Isfahan_Province.html On a fait du couch surfing deux nuits, en plus de la première nuit à l’hôtel.
J6 à J8 : on avait prévu d’aller à Yazd, mais en arrivant au terminal (vers 11h30) plus un seul bus avec des places libres ! On change nos plans rapidos et partons vers Chiraz. 360,000 rials/pers. 3 nuits à Chiraz. On a suivi 3 irlandais qui dormait à la Taha guesthouse : https://www.tripadvisor.co.uk/Hotel_Review-g316021-d10266322-Reviews-Taha_Traditional_Hostel-Shiraz_Fars_Province.html Adresse de routards, dans une jolie maison traditionnelle, le patio toujours remplie de monde, très bien pour faire des rencontres. Le patron est un vieux monsieur un peu roublard. Très bonne notation sur internet. Sauf que… le patron (et le reste du staff) ne parle pas anglais, qu’il n’est pas du tout organisé (est-ce qu’on aura une chambre la nuit suivante?), pas possible d’organiser des réservations de bus ou train ou d’autres hôtels ailleurs parce que toujours autre chose à faire, et en plus c’est cher : il essaye de nous faire payer 50 dollars une chambre toute simple que les précédents occupants ont eu à 40 dollars la nuit précédente (pas de chance, on leur avait demandé).
Bref, le jour suivant, on est allé dans un hôtel juste à côté, le Forough hotel, qui pour le même prix (40 dollars), est autrement plus propre et chic, et avec du personnel compétent. Pas de site internet encore, et pas encore répertorié partout, car ouvert depuis 5 mois seulement. Le patron est très pro, le petit déj excellent, la maison est superbe. Il y aura bientôt un resto, mais encorre ouvert au moment de notre visite. Sans doute le plus bel hôtel que l’on ait eu en Iran. C’est juste à côté du Niayesh Hotel.
Visite : la citadelle, mosquée valik, mosquée nasir al molk (à faire le matin, à l’ouverture : 7h30 à partir de 8h30 les groupes arrivent…)… Persépolis : avec un taxi recommandé par d’autres touristes. 35Euros pour 4, pour la visite de Persépolis + Naqsh-e rostam. On est allé dans le parc en haut de la ville, au dessus de la Quram gate.
J9 à J12: départ pour Yazd en bus (450.000 rials/pers)
Dormis au Jungle hotel : très bien : patron très efficace (ancien manager du Kohan à côté), personnel ne parlant pas trop anglais mais sympathique, une cuisine pour se faire à manger (on est revenu plusieurs fois le midi pour déjeuner avec ce que l’on avait acheté, ça change du resto super central dans la vieille ville. 35 dollars la nuit. https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g303962-d10329442-Reviews-Jungle_Hotel-Yazd_Yazd_Province.html
Le resto du Kohan juste à côté est très bon.
Visite : Outre les monuments « classiques » référencés dans les guides, on est allé dans le zurkhaneh qui est sur le complexe Amir Chaqmaq. C’est original, et vaut le coup d’être vu. Mais l’entrée est payante (100.000 rials/pers), et c’est plein de groupes de touristes amenés là par leurs guides à partir de 5h : ça perd un peu de son charme. Allez y donc plutôt à 4h, quand ça commence (c’est ce que nous a recommandé le boss du zurkhaneh). Sinon, vous pouvez aussi essayer d’aller dans une autre salle, moins touristique, à Yazd ou ailleurs, où on sera heureux de vous montrer en quoi cela consiste sans vous faire payer.
Excursion : avec un taxi qui nous démarché en ville (40euros). On a fait le classique : Chakchak, Meybod, Kharanaq : on a apprécié les trois sites, même si pas toujours grand-chose à voir partout. On apprécie également de sortir de la ville et de voir un peu de paysages : rien que pour ça c’est chouette. A meybod, la foreresse est finalement peut-être le moins intéressant, mais on a bien aimé le pigeonnier en terre, et l’intérieur de la maison de glace (« Ice house »). ChakChak : c’est la Mecque des zoroastriens, mais pas avec le même kitsch… Le site est beau, même si ce n’est pas le cas des bâtiments eux-mêmes. Kharanaq : on a adoré se perdre dans cette ville abandonnée. Paysages superbes sur l’arrière de la ville. Le lendemain : on est allée à Saryazd avec le même taxi (15 euros) : il s’agit d’une citadelle en pisée, impressionnante. Le chauffeur nous a montré deux-trois autres sites un peu plus loin. Il s’agissait d’un étudiant en droit, qui se payait ses études en faisant le taxi. Son père tient une fabriques d’épices (des meules où on broie toute sorte d’épices et d’herbes aromatiques). Il nous y a emmené après, c’était intéressant et on n’y serait jamais allé sans lui. Ses coordonnées : Milad +989140691851 A Yazd, ne pas manquer les tours du silence en soirée quand le soleil se couche. Par contre, on nous a déconseillé le temple du feu, pas très intéressant. On avait vu de toute façon à ChakChak un de ses feux qui brûlent depuis des siècles.
J13 et J14 : on a pris la veille un train de nuit pour Téhéran. A réserver plusieurs jours à l’avance (via l’hôtel), car plein très vite. Arrivé à Téhéran, on a tout de suite pris un autre train (sans réservation cette fois) pour Qazvin (70,000 rials/pers). On a fait du couchsurfing 2 nuits.
On a beaucoup aimé cette petite ville, peu ouverte aux touristes étrangers (peu de gens parlant anglais), mais avec sans doute beaucoup d’iraniens (de Téhéran pas loin) qui doivent y venir régulièrement. Le bazar est superbe, avec plein de petites boutiques pour faire des cadeaux, d’artisanat que l’on ne voit pas ailleurs. Et puis ça change du climat du sud, les gens sont différents et c’est beaucoup plus vert. Bref, si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Tabriz, essayer au moins de venir jusqu’à Qazvin cela vaut le coup.
On voulait aller dans l’Alamut valley par nos propres moyens. C’est apparemment possible, en prenant un taxi partagé en ville, puis en changeant une ou deux fois… Mais ça avait l’air quand même bien compliqué, et donc on a préféré ne pas se fatiguer et prendre un guide/taxi pour nous emmener, au lac Orvan + alamut castle. 50 euros, finalement pas beaucoup moins cher que si on avait 3 ou 4 taxis partagés, avec l’aller retour, et au moins on a pu faire plein de halte tout le long du chemin. Notre guide était très bien, très peu cher par rapport aux autres guides, rigolo et ayant pleins d’histoires à raconter. Il peut aussi organiser une nuit dans son village si vous avez le temps, ce qu’on aurait sans doute essayé de faire si on avait pu s’organiser plus tôt. Il propose également des randos de 3 jours pour traverser la chaîne de montagnes jusqu’à la Caspienne, éventuellement en vélos. C’est aussi un guide aguerri pour la rando en haute montagne, hiver et été. On vous le recommande : Vahid Mohamadi +98122814150 bestoffertours @ gmail.com
Visite à Qazvin : le musée de la caligraphie (original, mais peu d’explications), les bains, la mosquée du vendredi…
J16 à J17 : départ la veille au soir pour Téhéran, en bus 80,000rials/pers. On a été logé chez le père d’un des amis de notre hôte de couchsurfing de Qazvim…
Visite du Golestan, du jewels museum (bof bof, ça brille mais pas d’explications…), House of the artists, Tabiat bridge… Un peu fatigué de nos visites de mosquées et musées, on a surtout flâné dans les parcs et on s’est fait conduire par les gens rencontrés. On a aussi craqué pour un tapis et un qillim, dans le bazar. Vaste choix, mais contrairement à cequi est indiqué dans certains guides, tout autant que dans d’autres villes, et donc si vous voyez une pièce qui vous plaît autre part, les prix ne sont pas totalement différents. On s’arrange pour le paiement, puisqu’il n’est pas possible de payer par carte bancaire : vous donner ce que vous pouvez sur place, et vous payer le complément en faisant un virement sur un compte bancaire en Grèce, Suède ou ailleurs, à votre retour. Les iraniens ont appris à contourner les blocages du régime !
Au final, on a préféré : - Yazd et Qazvin puis - Ispahan et Kashan puis - Chiraz - Téhéran. La capitale : j’ai trouvé que c’était presque dispensable, car finalement dans un temps limité, peu de sites vraiment immanquables, c’est immense et donc fatiguant de se déplacer, et sur la fin du voyage, on se dit qu’on aurait pu rester un peu plus longtemps à tel ou tel endroit. Sauf à ce que vous ayez des rencontrés des gens sur place qui vous fasse visiter des endroits moins touristiques et vous fasse partager la vie des téhranis.
- notre budget total pour 17 jours : 1227 euros (+420 euros pour deux tapis!) à deux, sachant que l’on a fait 7 nuits chez l’habitant. Pour le change : le taux a varié quotidiennement au fur et à mesure du voyage, donc pas trop se prendre le chou à chercher le meilleur taux. A Chiraz, ne pas changer dans le bureau de change à côté de Vakil Bath, pour le coup vraiment pas du tout intéressant, vous en avez deux sur le Karim Kanh Zand boulevard, au pied du passage piéton aérien au taux normal. Attention : les bureaux de change sont fermés le vendredi et parfois aussi le jeudi aprèm. A anticiper !
Nous revenons d'un voyage en Iran, et pour aider les futures voyageurs voici quelques éléments qui je l'espère pourront aider les futures voyageurs dans ce beau pays.
Antoine
- Le secteur du tourisme se développe très rapidement, des hôtels/guesthouses ouvrent très rapidement. Une recherche sur internet /discussion avec d’autres touristes permettent de trouver de bonnes adresses. Vous trouverez toujours où vous loger, mais si vous voulez un hôtel précis, et un prix intéressant, il faut mieux appeler 2-3 jours à l’avance : les bonnes adresses sont souvent pleines.
- à l’aéroport, vous pouvez acheter une puce SIM locale. Nous avons acheté en ville une puce de la société MCI : soucis pour la faire fonctionner, ça nous a pris 3 jours pour que ça puisse marcher privilégier IranCell, la compagnie nationale que tout le monde connaît.
- nous sommes parti avec le Bradt et le Petit futé. Le premier : bien pour les explications sur les sites et une bonne couverture du territoire si vous souhaitez sortir un peu des sentiers battus et des villes touristiques, mais peu d’aide niveau logistique. Le Petit futé : comme souvent, on se demande s’il sont vraiment allé sur place…
- on voulait faire beaucoup de couchsurfing : au final, ça n’a pas si bien marché que cela. Beaucoup de propositions « douteuses », en fait payantes, ou de guides qui espèrent nous faire payer des excursions en nous logeant une nuit. On a tout de même été logé 7 nuits, par des gens adorables et intéressants. Et vous allez croiser beaucoup de gens qui vont vous proposer de venir manger, vous inviter chez eux, vous guider en ville… Accueil à l’oriental, exceptionnel pour nous européens ! Un bon moyen pour découvrir comme les iraniens vivent, et échanger sur leur vie, la religion, le régime islamique…
- La seule « arnaque » à laquelle on a eu droit, est une embrouille sur l’utilisation du Rial – la monnaie officielle – par rapport au Toman – l’ancienne devise : 10,000 Rials = 1,000 Tomans. Les prix sont normalement affichés en rials, mais les iraniens comptent en tomans. A l’aéroport, le taxi (du comptoir officiel de taxi) nous a indiqué une course à 200.000, alors que celle-ci était en fait à 2 millions… La dame du comptoir, qui voyait pourtant que l’on était en train de se faire avoir, n’a rien osée dire face à son collègue… C’est de bonne guerre d’arnaquer les touristes quand on est taxi à l’aéroport : ça se fait dans tous les pays du monde mais rassurez-vous, c’est l’unique fois où on a eu l’impression de se faire avoir.
- pour le visa : pris avant le départ, avec un numéro d’enregistrement obtenu auprès de Persée voyages : http://www.persevoyages.fr/visa-iran/visas-de-tourisme-pour-l-Iran Aucun pb, n° obtenu en une douzaine de jours le visa a ensuite été obtenu en une semaine à l’ambassade à Paris. Mais le visa peut aussi être obtenu à l’aéroport en ce moment, facilement et rapidement d’après les retours de ceux qui nous en ont parlé. Pourvu que ça dure !
- J1 : arrivée à l’aéroport de Téhéran à7h30. On avait prévu de prendre un taxi jusqu’au terminal de bus de Téhéran (750,000 rials, tarif officiel), pour ensuite aller directement à Kashan. Mais le taxi nous a proposé de nous emmener directement là-bas (cf. mon explication ci-dessous). Nous avons payé 2,000,000 rials (50 euros), clairement trop cher. Le prix aéroport Komeiny-Kashan est de 1,400,000 rials - prix proposé par la première guesthouse : à organiser avant votre départ avec eux par mail si c’est votre option, ils enverront un taxi à l’aéroport pour venir vous chercher. Nuit à la Noghli house : http://noghlihouse.com/en/page/about-us.html Ouvert récemment, superbe, dans une maison traditionnelle, vous met dans l’ambiance du pays tout de suite ! 850,000 rials la nuit, toilettes/sdb partagés (mais je crois qu’on était les seuls à l’utiliser). Personnel jeune, très sympa. Petit déj inclus, ils font aussi le dîner (insister, tous les membres du staff pas au courant!) On a pas mal échangé avec un des jeunes staffs, Hosein, qui propose des tours sur les toits de la vieille ville. Nous n’avons pas eu le temps de faire, mais ça avait l’air sympa. Pour le contacter : +989140019826 Et par ailleurs la guesthouse proposait des visites d’artisans locaux : travail de la teinture, boulanger… et visite d’un zurkaneh.
- J2 : visite du village d’Abianeh, avec un taxi pris par l’hôtel (900,000 rials). Petit village dans les montagnes. Nous avons été un peu déçu par cette visite : très peu d’explications, les bâtiments intéressants pas ouverts… Mais c’est toujours agréable de sortir des villes, et la route pour accéder au village est magnifique. Indiquez au taxi que vous souhaitez faire des stops photos sur la route. Au retour, on lui a demandé de nous laisser au Fin garden : un peu décevant également, c’est un jardin, bien entretenu, mais c’est petit peu d’explications encore sur ce jardin persan typique. Plein de petits restos locaux sur la grande avenue en face du jardin. On est rentré en ville en bus. A Kashan, sur les deux jours : visites des maisons historiques + les bains. Le bazar est aussi très agréable.
- J3 : départ pour Ispahan. Billets non réservés, on a du attendre une bonne heure avant de partir. 110,000 rials/pers. Pas d’hôtel réservé, le taxi au terminal à Ispahan nous a emmené au Ebne Sina Hotel, pas loin du centre: https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g295423-d7093776-Reviews-Hotel_Ebne_Sina-Esfahan_Isfahan_Province.html En réalité, l’hotel est affilié au réseau « Seven Hostel », moins cher, et donc dites que ovus voulez réserver au Seven Hostel. Ils ont des dortoirs. Le patron est très avenant (on est réparti avec 6 exemplaires de sa carte de visite), mais le reste du staff parle difficilement anglais … Mais sympathique quand même ! En arrivant, on nous a dit qu’il n’y avait plus de chambre double, et on nous a proposé le dortoir (le taxi faisait la traduction). Comme celui-ci n’était pas prêt, on a laissé nos sacs et on est parti en ville. Le soir, le patron nous accueille en disant que malheureusement, il n’y a plus de places en dortoir, et que donc il nous a upgradé en chambre double ! Au final, on a payé le prix du dortoir : 13euros/personne. Il ya un resto dans l’hôtel : pas testé, mais plein de locaux, ce qui est bon signe. Et un rooftop sympa, qui vient d’ouvrir : pas mal pour boire un thé le soir.
J4 et J5 : A Ispahan : visite des classiques : mosquée du vendredi, de la place de l’Imam, les ponts, le quartier Arménien. Certains soirs, sous le pont Khaju, les hommes se réunissent pour chanter, en espérant que la police ne vienne pas les déranger… Ambiance locale sympa. « Café moustache » :https://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g295423-d7714321-Reviews-Sibil_Coffee-Esfahan_Isfahan_Province.html On a fait du couch surfing deux nuits, en plus de la première nuit à l’hôtel.
J6 à J8 : on avait prévu d’aller à Yazd, mais en arrivant au terminal (vers 11h30) plus un seul bus avec des places libres ! On change nos plans rapidos et partons vers Chiraz. 360,000 rials/pers. 3 nuits à Chiraz. On a suivi 3 irlandais qui dormait à la Taha guesthouse : https://www.tripadvisor.co.uk/Hotel_Review-g316021-d10266322-Reviews-Taha_Traditional_Hostel-Shiraz_Fars_Province.html Adresse de routards, dans une jolie maison traditionnelle, le patio toujours remplie de monde, très bien pour faire des rencontres. Le patron est un vieux monsieur un peu roublard. Très bonne notation sur internet. Sauf que… le patron (et le reste du staff) ne parle pas anglais, qu’il n’est pas du tout organisé (est-ce qu’on aura une chambre la nuit suivante?), pas possible d’organiser des réservations de bus ou train ou d’autres hôtels ailleurs parce que toujours autre chose à faire, et en plus c’est cher : il essaye de nous faire payer 50 dollars une chambre toute simple que les précédents occupants ont eu à 40 dollars la nuit précédente (pas de chance, on leur avait demandé).
Bref, le jour suivant, on est allé dans un hôtel juste à côté, le Forough hotel, qui pour le même prix (40 dollars), est autrement plus propre et chic, et avec du personnel compétent. Pas de site internet encore, et pas encore répertorié partout, car ouvert depuis 5 mois seulement. Le patron est très pro, le petit déj excellent, la maison est superbe. Il y aura bientôt un resto, mais encorre ouvert au moment de notre visite. Sans doute le plus bel hôtel que l’on ait eu en Iran. C’est juste à côté du Niayesh Hotel.
Visite : la citadelle, mosquée valik, mosquée nasir al molk (à faire le matin, à l’ouverture : 7h30 à partir de 8h30 les groupes arrivent…)… Persépolis : avec un taxi recommandé par d’autres touristes. 35Euros pour 4, pour la visite de Persépolis + Naqsh-e rostam. On est allé dans le parc en haut de la ville, au dessus de la Quram gate.
J9 à J12: départ pour Yazd en bus (450.000 rials/pers)
Dormis au Jungle hotel : très bien : patron très efficace (ancien manager du Kohan à côté), personnel ne parlant pas trop anglais mais sympathique, une cuisine pour se faire à manger (on est revenu plusieurs fois le midi pour déjeuner avec ce que l’on avait acheté, ça change du resto super central dans la vieille ville. 35 dollars la nuit. https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g303962-d10329442-Reviews-Jungle_Hotel-Yazd_Yazd_Province.html
Le resto du Kohan juste à côté est très bon.
Visite : Outre les monuments « classiques » référencés dans les guides, on est allé dans le zurkhaneh qui est sur le complexe Amir Chaqmaq. C’est original, et vaut le coup d’être vu. Mais l’entrée est payante (100.000 rials/pers), et c’est plein de groupes de touristes amenés là par leurs guides à partir de 5h : ça perd un peu de son charme. Allez y donc plutôt à 4h, quand ça commence (c’est ce que nous a recommandé le boss du zurkhaneh). Sinon, vous pouvez aussi essayer d’aller dans une autre salle, moins touristique, à Yazd ou ailleurs, où on sera heureux de vous montrer en quoi cela consiste sans vous faire payer.
Excursion : avec un taxi qui nous démarché en ville (40euros). On a fait le classique : Chakchak, Meybod, Kharanaq : on a apprécié les trois sites, même si pas toujours grand-chose à voir partout. On apprécie également de sortir de la ville et de voir un peu de paysages : rien que pour ça c’est chouette. A meybod, la foreresse est finalement peut-être le moins intéressant, mais on a bien aimé le pigeonnier en terre, et l’intérieur de la maison de glace (« Ice house »). ChakChak : c’est la Mecque des zoroastriens, mais pas avec le même kitsch… Le site est beau, même si ce n’est pas le cas des bâtiments eux-mêmes. Kharanaq : on a adoré se perdre dans cette ville abandonnée. Paysages superbes sur l’arrière de la ville. Le lendemain : on est allée à Saryazd avec le même taxi (15 euros) : il s’agit d’une citadelle en pisée, impressionnante. Le chauffeur nous a montré deux-trois autres sites un peu plus loin. Il s’agissait d’un étudiant en droit, qui se payait ses études en faisant le taxi. Son père tient une fabriques d’épices (des meules où on broie toute sorte d’épices et d’herbes aromatiques). Il nous y a emmené après, c’était intéressant et on n’y serait jamais allé sans lui. Ses coordonnées : Milad +989140691851 A Yazd, ne pas manquer les tours du silence en soirée quand le soleil se couche. Par contre, on nous a déconseillé le temple du feu, pas très intéressant. On avait vu de toute façon à ChakChak un de ses feux qui brûlent depuis des siècles.
J13 et J14 : on a pris la veille un train de nuit pour Téhéran. A réserver plusieurs jours à l’avance (via l’hôtel), car plein très vite. Arrivé à Téhéran, on a tout de suite pris un autre train (sans réservation cette fois) pour Qazvin (70,000 rials/pers). On a fait du couchsurfing 2 nuits.
On a beaucoup aimé cette petite ville, peu ouverte aux touristes étrangers (peu de gens parlant anglais), mais avec sans doute beaucoup d’iraniens (de Téhéran pas loin) qui doivent y venir régulièrement. Le bazar est superbe, avec plein de petites boutiques pour faire des cadeaux, d’artisanat que l’on ne voit pas ailleurs. Et puis ça change du climat du sud, les gens sont différents et c’est beaucoup plus vert. Bref, si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Tabriz, essayer au moins de venir jusqu’à Qazvin cela vaut le coup.
On voulait aller dans l’Alamut valley par nos propres moyens. C’est apparemment possible, en prenant un taxi partagé en ville, puis en changeant une ou deux fois… Mais ça avait l’air quand même bien compliqué, et donc on a préféré ne pas se fatiguer et prendre un guide/taxi pour nous emmener, au lac Orvan + alamut castle. 50 euros, finalement pas beaucoup moins cher que si on avait 3 ou 4 taxis partagés, avec l’aller retour, et au moins on a pu faire plein de halte tout le long du chemin. Notre guide était très bien, très peu cher par rapport aux autres guides, rigolo et ayant pleins d’histoires à raconter. Il peut aussi organiser une nuit dans son village si vous avez le temps, ce qu’on aurait sans doute essayé de faire si on avait pu s’organiser plus tôt. Il propose également des randos de 3 jours pour traverser la chaîne de montagnes jusqu’à la Caspienne, éventuellement en vélos. C’est aussi un guide aguerri pour la rando en haute montagne, hiver et été. On vous le recommande : Vahid Mohamadi +98122814150 bestoffertours @ gmail.com
Visite à Qazvin : le musée de la caligraphie (original, mais peu d’explications), les bains, la mosquée du vendredi…
J16 à J17 : départ la veille au soir pour Téhéran, en bus 80,000rials/pers. On a été logé chez le père d’un des amis de notre hôte de couchsurfing de Qazvim…
Visite du Golestan, du jewels museum (bof bof, ça brille mais pas d’explications…), House of the artists, Tabiat bridge… Un peu fatigué de nos visites de mosquées et musées, on a surtout flâné dans les parcs et on s’est fait conduire par les gens rencontrés. On a aussi craqué pour un tapis et un qillim, dans le bazar. Vaste choix, mais contrairement à cequi est indiqué dans certains guides, tout autant que dans d’autres villes, et donc si vous voyez une pièce qui vous plaît autre part, les prix ne sont pas totalement différents. On s’arrange pour le paiement, puisqu’il n’est pas possible de payer par carte bancaire : vous donner ce que vous pouvez sur place, et vous payer le complément en faisant un virement sur un compte bancaire en Grèce, Suède ou ailleurs, à votre retour. Les iraniens ont appris à contourner les blocages du régime !
Au final, on a préféré : - Yazd et Qazvin puis - Ispahan et Kashan puis - Chiraz - Téhéran. La capitale : j’ai trouvé que c’était presque dispensable, car finalement dans un temps limité, peu de sites vraiment immanquables, c’est immense et donc fatiguant de se déplacer, et sur la fin du voyage, on se dit qu’on aurait pu rester un peu plus longtemps à tel ou tel endroit. Sauf à ce que vous ayez des rencontrés des gens sur place qui vous fasse visiter des endroits moins touristiques et vous fasse partager la vie des téhranis.
- notre budget total pour 17 jours : 1227 euros (+420 euros pour deux tapis!) à deux, sachant que l’on a fait 7 nuits chez l’habitant. Pour le change : le taux a varié quotidiennement au fur et à mesure du voyage, donc pas trop se prendre le chou à chercher le meilleur taux. A Chiraz, ne pas changer dans le bureau de change à côté de Vakil Bath, pour le coup vraiment pas du tout intéressant, vous en avez deux sur le Karim Kanh Zand boulevard, au pied du passage piéton aérien au taux normal. Attention : les bureaux de change sont fermés le vendredi et parfois aussi le jeudi aprèm. A anticiper !
La poste en Iran English translation pending
Bonjour
Nous partons en voyage organisé en août pour l'Iran.
Est ce facile de trouver cartes postales et timbres.
Merci🙂
Trek Talas - lac Sary-Chelek seule en autonomie en septembre (Kirghizistan) English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai réaliser le trek de Talas jusqu'au lac Sary-Chelek seule et en autonomie en Septembre. Quelqu'un pourrait-il me dire si cet itinéraire est difficile au niveau terrain et orientation? Quelles cartes me conseillez-vous? J'ai trouvé des cartes russes téléchargeable sur le net, existe-t'il mieux? Quel type de ravitaillement peut-on trouver à Talas et près du lac (nouilles, fruits secs....)? Un réchaud à bois est-il adapté à cet endroit (possibilité de ramasser bois mort ou bouses sèches)?
Toutes les infos sont les bienvenues. Et si quelqu'un veut se joindre à moi...
Merci
Je souhaiterai réaliser le trek de Talas jusqu'au lac Sary-Chelek seule et en autonomie en Septembre. Quelqu'un pourrait-il me dire si cet itinéraire est difficile au niveau terrain et orientation? Quelles cartes me conseillez-vous? J'ai trouvé des cartes russes téléchargeable sur le net, existe-t'il mieux? Quel type de ravitaillement peut-on trouver à Talas et près du lac (nouilles, fruits secs....)? Un réchaud à bois est-il adapté à cet endroit (possibilité de ramasser bois mort ou bouses sèches)?
Toutes les infos sont les bienvenues. Et si quelqu'un veut se joindre à moi...
Merci
Projet de voyage le Maroc en hiver English translation pending
De quel port Espagnol faut il partir pour visiter le Maroc, et pour avoir un hiver agréable, faut il longer, la côte méditerranéenne, ou atlantique, j'aimerais également me plonger dans la vie de tous les jours, et apprendre à connaître ce fascinant pays.
Merci de vos réponses...
Merci de vos réponses...
A la conquête (mais rapide alors la conquête...) de l'Ouest - USA 2015 English translation pending
Bonjour tout le monde,
Et oui, un énième carnet sur l'Ouest des USA. Pourquoi me diriez-vous? Et pourquoi pas... 😉 Déjà, pour tous les aficionados de ce coin de planète, à qui j'ai allègrement pompé conseils et trucs utiles pour préparer ce voyage. Ensuite, à tous ceux qui pourraient ne serait-ce que trouver une astuce et/ou un conseil en vue de préparer leur trip dans cette contrée lointaine. Et enfin, dans l'éventualité du syndrome Dory du monde Nemo, ne pas oublier ce voyage bien sympathique...
Pour le côté pratique, ce trip à deux aura duré 15 jours en octobre 2015, alternant l'avion et la voiture comme mode de déplacement (on y reviendra plus tard). On pourra décomposer notre trip en 4 étapes: - San Francisco, - un p'tit tour dans quelques parcs de l'Arizona et de l'Utah, - Las Vegas, - Los Angeles.

So, let's go... 😎 A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Et oui, un énième carnet sur l'Ouest des USA. Pourquoi me diriez-vous? Et pourquoi pas... 😉 Déjà, pour tous les aficionados de ce coin de planète, à qui j'ai allègrement pompé conseils et trucs utiles pour préparer ce voyage. Ensuite, à tous ceux qui pourraient ne serait-ce que trouver une astuce et/ou un conseil en vue de préparer leur trip dans cette contrée lointaine. Et enfin, dans l'éventualité du syndrome Dory du monde Nemo, ne pas oublier ce voyage bien sympathique...
Pour le côté pratique, ce trip à deux aura duré 15 jours en octobre 2015, alternant l'avion et la voiture comme mode de déplacement (on y reviendra plus tard). On pourra décomposer notre trip en 4 étapes: - San Francisco, - un p'tit tour dans quelques parcs de l'Arizona et de l'Utah, - Las Vegas, - Los Angeles.

So, let's go... 😎 A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Visiter Darvaza English translation pending
Bonjour à Tous,
Je traverse en ce moment l'Asie et ma prochaine destination est le Turkmenistan. Pour me déplacer je privilégie le stop, le bus ou le train suivant les situations.
Concernant le Turkmenistan, je voudrais aller faire un tour à Darvaza. Mais je ne trouve pas d'infos sur les moyens se s'y rendre. J'arriverai au Turkmenistan par Ashgabat. Quels sont les moyens de se rendre à Darvaza depuis la capitale ? Quels infos avez vous à ce sujet ?
Bien à vous,
Louis
Je traverse en ce moment l'Asie et ma prochaine destination est le Turkmenistan. Pour me déplacer je privilégie le stop, le bus ou le train suivant les situations.
Concernant le Turkmenistan, je voudrais aller faire un tour à Darvaza. Mais je ne trouve pas d'infos sur les moyens se s'y rendre. J'arriverai au Turkmenistan par Ashgabat. Quels sont les moyens de se rendre à Darvaza depuis la capitale ? Quels infos avez vous à ce sujet ?
Bien à vous,
Louis
Maurice: Une île aux douces saveurs English translation pending

Au-delà de ses paysages de rêve, de ses longues plages de sable et de ses vastes lagons dignes du paradis … Maurice offre également à ses visiteurs un véritable cocktail de saveurs. Plaisantes au palais, elles s'avèrent souvent douces et aromatisées, parfois épicées ou enivrantes … Pour découvrir les goûts de cette île de l'Océan Indien, on peut bien sûr courir de restaurants renommés en bonnes tables traditionnelles, mais il est possible aussi d'évoquer quelques saveurs à travers une balade parmi des lieux qui ont tout pour vous émoustiller les papilles … C'est donc à ce programme que je vous convie (virtuellement). J'en suis certain, il va vous mettre « l'eau à la bouche ».

C'est par la visite d'un marché local que commence ce périple « saveurs ». Il est encore tôt ce matin et déjà le centre de Mahébourg s'anime. Nous sommes lundi et c'est jour de grand marché. On y vient de tous les quartiers de cette ville du sud de l'île comme également des bourgades alentour. Devant nous, quelques ménagères en sari, à peine descendues de l'autobus, se dirigent vers ce marché coloré, couvert d'une toiture vert amande. Les paniers à provisions sont encore vides mais à n'en pas douter, ils ne vont pas tarder à se remplir. En créole local, marché se dit bazar … un nom qui correspond parfaitement à la première impression que l'on a en traversant les étals et les quelques stands d'ustensiles en tout genre : récipients, bassines, plats … un vrai bric à brac, passons !
Toujours à l'extérieur de ces halles mais sur la gauche, se trouve un alignement d'étroites boutiques proposant des spécialités locales. On y vend une multitude de beignets et de galettes à manger « sur le pouce » , en quelque sorte c'est ici, l'allée des « fast-food » mais à la mauricienne.

La vitrine de M'dame Mahe est alléchante, bien achalandée et joliment décorée avec ces inscriptions colorées et puis, la marchande a le sourire … cela suffit à me décider d'y faire quelques emplettes pour le pique-nique de midi. La sympathique commerçante aura beau m'expliquer les spécificités de chacune de ses spécialités, j'avoue avoir eu quelques difficultés à bien comprendre son français créolisé et noyé au milieu du brouhaha environnant.

Bon, il y a là empilé sur les étagères derrière la vitrine, la plupart des spécialités de beignets et de galettes dont les mauriciens sont friands. Les dholl puri sont de fines et appétissantes galettes préparées avec de la farine de lentilles (ou de pois) puis garnies de légumes, il en est de même des farata ou autre roti, seule la composition ou la garniture varie : légumes, viandes, poissons, sauce tomate (rougail) ou petites crevettes ( roti chevrettes) …. j'ai particulièrement apprécié cette variété de roti pris dans une gargote de bordure de plage, mais c'était un autre jour. Après une courte hésitation entre tous ces beignets, je passe commande à M'dame Mahé d'un assortiment : dholl puri évidemment, samoussas (de forme triangulaire) et beignet aux bringelles, c'est le nom local des aubergines … ce sera finalement celui que j'ai préféré. Et la marchande de me conseiller pour terminer un gâteau-piment …. euh ? Merci ! Je me méfie de la digestion du « piquant » local d'autant que tous ces beignets sont assez gras, déjà des auréoles d'huile tâchent le papier qui les enveloppe !
Sur les marchés, dans les rues ou en bordure des plages, on trouve partout ces gargotes qui vous proposent ces mêmes fritures ainsi que ces galettes fourrées. Ces préparations traditionnelles indo-mauriciennes sont ici consommées à toute heure. Un petit creux … et hop, un dholl puri ou un farata fait l'affaire pour dissiper la fringale. Mais comme ailleurs, les burgers à l'américaine plaisent de plus en plus et les jeunes semblent quelque peu délaisser les beignets traditionnels. Pour preuve, juste à côté de ce marché central de Mahébourg, une grande enseigne de fast-food à incontestablement pignon sur rue !
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Poursuivons nos courses dans les allées du marché où il faut pour avancer se faufiler entre les porteurs de cagettes, les ménagères en train de palabrer ou de soupeser, de tâter et enfin de flairer les marchandises …

De part et d'autre les étals sont chargés de légumes et de fruits et les affaires vont bon train. Avec nos galettes et beignets frits, quelques crudités seraient les bienvenues pour équilibrer notre repas. Tiens ! Si l'on prenait quelques « Pommes d'amour » ? Non, ce n'est pas encore le dessert mais cet amusant nom désigne à Maurice les … tomates !

Tout autour, la palette de couleurs est variée et le choix de légumes est infini. Des classiques poireaux/carottes aux aubergines en passant par les patates douces, les chouchous (courges), les giraumons …. et bien d'autres encore dont je ne connais ni le nom ni le goût …. j'ai décidément encore beaucoup à découvrir parmi les légumes de l'île ! Côté fruits, ça fleure également bon les tropiques avec des étalages d'ananas, de citrons verts, de pastèques ….

Là, ce sont des litchis, un fruit dont j'aime bien la douce saveur sucrée et les arômes évoquant la rose, ce sera parfait pour terminer le repas. « Ce sont presque les premiers de la saison ! » me dit avec fierté la vendeuse.
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A Maurice comme dans toutes les îles des tropiques, les épices tiennent une bonne place dans la préparation des plats locaux. Ne voyant pas d'étals proposant d'épices typiques de l'île, me voici questionnant un marchand de fruits en lui demandant où en trouver ?. « Non, non, il n'y a pas de vendeurs d'aromates et d'épices dans ces halles, me dit-il, les épices on peut en trouver dans les magasins du quartier ... Sortez à droite, puis tournez à gauche, un peu plus loin, juste à côté du …… ? ». Merci, merci ! A vrai dire, je n'ai pas vraiment tout retenu et finalement la boutique indiquée restera pour moi un lieu mystérieux ! Bien sûr, j'en trouverai de ces fameuse épices mais un peu plus tard et notamment celle qui est parmi la plus utilisée à Maurice. En fait, il s'agit d'un mélange que l'on appelle ici (et dans d'autres îles de l'Océan Indien) le massala.

Le massala est donc cette poudre ocre jaune concoctée à partir d'épices torréfiées, sa composition varie en fonction des multiples préparations proposées. La base est faite de coriandre, cumin, ail, gingembre, cannelle, girofle, poivre, anis étoilé, cardamone, curcuma, feuilles de curry, pois chiches cassés … Pour ceux qui n'ont jamais goûté, vous avez ci-dessus, la liste des ingrédients, il ne vous reste plus qu'à imaginer la saveur d'un tel mélange ... et par là même le goût typique de la cuisine de Maurice.
Le massala accompagne aussi bien les plats de viandes, de volailles et de poissons. Une dernière précision, il existe des massala avec ou sans piments, cela est souvent précisé et c'est mieux ainsi. Car le massala fortement pimenté a la fâcheuse tendance de masquer les autres épices qu'il contient et ce dès la première bouchée avalée. Palais sensibles, vous voilà prévenus !
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La poursuite de ma balade gustative me fait traverser la Chaux, le cours d'eau qui sépare le centre ville d'un quartier populaire de la périphérie de Mahébourg. En empruntant le pont Cavendish, on va passer du plat de résistance au dessert en allant visiter la Biscuiterie H.Rault ; c'est une institution dans la région puisque ici sont fabriqués depuis des lustres de petits biscuits au … manioc ! Juste après le pont, à l'issue d'une rue, une route serpente entre les mornes. Nous y voilà, prêts pour la visite qui sera suivie comme il se doit d'une dégustation. L'atelier/biscuiterie est situé au fond d'une cour au milieu de laquelle trône un imposant badamier.

Ici, l'accueil est chaleureux comme souvent à Maurice et notre guide pour débuter la présentation nous conte l'historique de ces fameux biscuits. Remontons le temps … nous voici en 1868 et Hilarion Rault, un colon d'origine bretonne à l'idée de confectionner des biscuits en s'inspirant de la recette des savoureuses galettes bretonnes. Mais à Maurice qui s'appelle à l'époque encore Isle de France, la farine de blé, le beurre ou le lait sont des denrées difficiles à trouver … qu'à cela ne tienne ! Sur place on dispose de sucre (de canne) et de farine (de manioc). Avec astuce, notre pâtissier amateur élabore une recette toute simple avec ces ingrédients. Il suffit d'y ajouter soit de la cannelle, du sésame, de l'anis, de la vanille ou du coco et surtout un savoir faire et voilà le tour est joué. Les Biscuits Manioc sont ainsi nés, la tradition et le succès se perpétuent donc depuis 1870 !

A l'extérieur, sur le versant du morne, on ne manque pas de nous présenter une parcelle de culture de manioc. De jeunes pousses car la plante à maturation peut mesurer jusqu'à deux mètres. C'est bien entendu seulement le tubercule que l'on utilise pour le transformer en farine. Le manioc est ainsi en vedette à l'intérieur de la fabrique. Les principales étapes de la préparation restent artisanales et manuelles sauf le pressage auquel on assiste. Une fois la farine obtenue, la préparation des biscuits peut débuter … mais la recette originale de ces biscuits « uniques au monde », nous précise-t-on, reste secrète, on pouvait s'en douter ! Et si la recette est ancienne, elle s'avère très tendance : simple, naturelle et donc presque bio sans oublier de plus qu'elle est certifiée sans gluten !

Vient ensuite la cuisson sur un four alimenté avec de la paille et des feuilles de latanier. Les ouvrières s'activent consciencieusement répétant sans cesse les mêmes gestes à l'image de celle qui empaquette les petits biscuits carrés. Quelle dextérité mais quel travail répétitif !


A l'entrée de la pièce, la patronne veille sur ses ouvrières en notant sur un registre les lots prêts à la vente. Il règne ici, une atmosphère d'un autre temps … Soudain une cloche sonne, c'est l'heure de la pause pour les ouvrières ! Pour nous c'est aussi le moment de la pause … dégustation, ces effluves biscuitées nous ont mis l'eau à la bouche. Un assortiment de biscuits aromatisés nous est proposé : nature, cannelle, chocolat, coco, vanille … Vous imaginez que je ne me suis pas privé en savourant et comparant les saveurs de ces biscuits plutôt originaux. Verdict, j'avoue un petit faible pour ceux au parfum chocolat et également à la cannelle.
La question vous brûle (enfin peut être !) les lèvres : mais quel est donc le goût de ces biscuits au manioc ? Ce sont bien des biscuits secs loin de la saveur beurrée des galettes bretonnes. Le parfum du sucre de canne ne passe pas inaperçu comme également les fibres du manioc, d'une texture un peu identique à celle du coco. Des biscuits secs … bien accompagnés par les boissons servies, jus de fruits, café ou thé.
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A propos de thé, justement … Sur les hauteurs de l'île, à Bois Chéri plus précisément, le relief vallonné est couvert de plantations de théiers. Allons y faire un tour. Autant les bords de mer à Maurice sont la plupart du temps ensoleillés, autant dans le centre de l'île les nuages restent souvent accrochés. C'est le cas ce matin avec de plus une pluie qui ne cesse de tomber.

Les gouttes dégoulinent sur notre pare-brise alors que nous parvenons en vue de la manufacture de thé de Bois Chéri. De même dans les champs, l'eau ruisselle sur les feuilles de thé. « Il pleut pratiquement tous les jours ici, plus souvent l'après-midi » me dit une des employées du mini musée local du thé, avant d'ajouter : « ... de l'eau et de la chaleur, ce sont des conditions indispensables pour obtenir des feuilles de thé de qualité ! ». Soit, mais le visiteur amateur de photo que je suis aurait préféré un temps plus clément.
Ce matin il n'y a aucune ouvrière parmi les théiers et donc aucune cueillette dans la plantation … alors je vais faire appel à ma mémoire.
J'avais visité ces lieux il y a quelques années et ce jour-là par chance un généreux soleil baignait le paysage (d'ailleurs j'avais évoqué ces moments passés sur la « Route du thé » dans un paragraphe en complément d'un texte illustré sur les « Couleurs de Maurice », c'est en ligne sur VF *).

Je me souviens de ces quelques femmes, sac de toile sur le dos, cueillant feuilles après feuilles la fameuse plante … sous l’œil du chef de troupe, le seul homme et le seul également à se protéger du soleil à l’aide d’une élégante ombrelle. La cueillette a lieu en début de matinée, entre 6 et 11 h environ, afin d'éviter les heures trop chaudes ; chaque ouvrière ramasse ainsi environ 60 kilos de feuilles !

Je me souviens aussi de la visite, très instructive, de la manufacture. Dans une atmosphère où dominent, bruit, chaleur et forte odeur … pas celle du thé mais d' effluves plus végétales, on pouvait suivre les étapes successives qui mènent de la feuille brute au thé prêt à infuser. Broyage puis triage afin d’enlever tiges et nervures qui donneraient une désagréable amertume au breuvage. Ensuite place au tamisage et au passage au four : 10 minutes à 110° C … et on apprenait également que la différence entre le thé vert et le noir n’est pas due à des variétés spécifiques mais à des temps distincts de fermentation.

Je me souviens encore de la fin de la visite avec le plaisir de la dégustation devant ce magnifique panorama. Thé nature, à la bergamote, à la vanille ou au coco ? Sucre de canne ou bien nature ? En effet, on avait le choix, plusieurs boîtes de sachets étaient à disposition accompagnées de quelques biscuits. Et je me souviens enfin d'avoir eu un faible pour le thé à la vanille, d'ailleurs c'est le plus prisé à Maurice Plaisir du palais, plaisir des yeux, temps ensoleillé et visite instructive … Tout pour combler le visiteur !
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Suite du récit « Saveurs » (sucre canne, rhum, vanille …), message suivant -->
Croisière "Tropicale" CDF le 27 février English translation pending
Bonjour,
Nous partons faire une croisière tropicale le 27 février sur l'horizon et nous aurions aimé avoir vos conseils pour cette croisière et les différentes escales ( Martinique, Venezuela, Guadeloupe, romana, .. ) ? Et également les cout liés au taxi, bus, pour éviter de prendre des excursions organisées qui sont fort cher.. Un grand merci! Florian
Nous partons faire une croisière tropicale le 27 février sur l'horizon et nous aurions aimé avoir vos conseils pour cette croisière et les différentes escales ( Martinique, Venezuela, Guadeloupe, romana, .. ) ? Et également les cout liés au taxi, bus, pour éviter de prendre des excursions organisées qui sont fort cher.. Un grand merci! Florian
Escale de croisière MSC sur Haïfa English translation pending
Bonsoir,
Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
Petit compte-rendu de 3 semaines en Iran English translation pending
Nous rentrons de 3 semaines de voyage (en couple) en Iran et souhaitons faire profiter de notre expérience; nous nous bornerons aux conseils pratiques (questions que nous nous posions avant le départ).
Visa: aucune démarche préalable; pas de pb à l'embarquement (Turkish Airlines) et VOA de 30 jours obtenu à l'arrivée à Téhéran le 2 octobre (nous avons dû être parmi les tous premiers) en 30mn (c'était à 5h du matin), avec une attestation rapatriement de notre assureur et une réservation d'hôtel
Change: toujours en bureau de change, entre 37500 et 39200 rials pour un euro (meilleur taux obtenu à Téhéran)
Bus: nous avons fait tous les longs trajets en bus; fiable et très bon marchè, mais les gares routières sont parfois éloignées des villes; la meilleure compagnie: Hamsafar
Taxi: très facile; discuter un peu le prix avant le départ
Tél et Internet: aucun pb avec une carte SIM iranienne; le Wifi n'est pas toujours de qualité
Guide: le Lonely Planet, même de 2012, reste indispensable
Notre circuit, très classique pour un 1er séjour iranien:
Shiraz (vol intérieur Téhéran-Shiraz avec Mahan Air): Niayesh Boutique Hotel:très pro; rien à redire; la ville mérite 2 bonnes journées (une mention particulière pour la mosquée Nasir-al-Molk) et une bonne demie-journée pour l'AR à Persépolis et Naqsh-e-Rostam.
Yazd: ville originale et très agréable; hôtels souvent complets; nous avons dû en faire 3 pour 4 nuits; meilleur rapport qualité-prix: Kohan traditional hotel. Ne pas manquer le spectacle de zurkhaneh. Un taxi fiable et parlant bien anglais pour les excursions (y compris Chak-Chak et le caravansérail de Zeinodin:farsado@yahoo.com ou 09133554119. Un bon resto: Malek-o-Tojjar (dans le bazar)
Arrêt à Toudeshk à la guesthouse signalée par LP: excellente cuisine mais confort et accueil moyens; ils veulent surtout vendre l'excursion dans le désert, mais autant la faire à partir de Varzaneh, beaucoup plus près des dunes.
Nain: la mosquée mérite un arrêt; sinon pas grand chose.
Ispahan: beaucoup de choses à voir; Attefeh Batteni est une excellente guide francophone déjà signalée sur ce forum: 03117718307. Hôtel: 2 nuits au Safavi et 2 au Totia hotel, pratiquement aussi bien et presque 2 fois moins cher!
Varzaneh: village très plaisant; guest house traditionnelle et plusieurs excursions aux alentours, notamment les dunes de sable et le lac salé.
Kashan: pas d'adresse d'hôtel car nous y avons pratiqué le couchsurfing; ville intéressante; ne pas manquer les jardins de Bagh-e Fin, aisément accessibles en bus. Mohamed Ghavani propose des excursions (desert tour et Abyaneh) et offre l'hébergement à Kashan: 9103610254.
Tehéran: bôf!! Bazar principal décevant; préférer celui de Velenjak, accessible en métro et proche du téléphérique du Tochal. Seuls intérêts: Golestan Palace et les musées. Hotel: nous étions au Golestan, très correct et surtout très bien situé.
Au total, un pays facile à visiter en individuel et un peuple très accueillant.Il faut se dépêcher d'y aller tant qu'il n'y a pas encore trop de monde!!
Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Visa Run pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous, pratiquant les sport de combat et étant vérouillé a ce niveau en France je voulais tenter un dernier baroud en Thailande pour tenté d'y réaliser une "mini carriere", n'ayant pas les moyens (Il me manque environ 500€ pour.), ni le temps (Impossible de joindre l'ambassade et les consulats sont fermés.) d'avoir un Visa touristique puisque je compte embarqué mi-octobre. (J'ai bel et bien mon passeport depuis peu.)
Récapitulons et passons au chose sérieuse. Je voudrais avoir votre avis pour mon plan B.
Donc, je compte partir de Lyon en direction de Bangkok avec mon aller retour "Flexible", entre temps ou avant je compte prendre un billet d'avion aller-retour pour la Birmanie ou le Cambodge a prix minuscule pour y faire renouveller mon séjour de 30 jours, (Je compte faire ce tour de passe-passe au 25eme, 26 eme jour le temps de changer mon retour Bangkok-Lyon fléxible.) sachant que je compte meme pas resté 60 jours en principe a Pattaya, (Dans mon camp de Muay Thai.). Je pense n'avoir rien oublier de vous communiquer, je suis ouvert a toute les suggestions et conseils car ceci est peut etre et surement le dernier baroud de ma vie, le fameux baroud d'honneur. Merci beaucoup d'avance.
Islande: assurances obligatoires si pas de route F? English translation pending
Bonjour,
On compte partir à 3 en septembre et je me pose bcp de questions avec les assurances.
Est-ce que l'assurance SCDW est recommandée même si on n'emprunte pas de route F ? Si j'ai bien compris, cette assurance réduit le montant à payer en cas d'accident en tord c'est ça ? Si accident pas en tord, on ne doit rien ? (je compte conduire prudemment).
Pour l'assurance gravier ils disent que c'est recommandé et que ça couvre le passage des voitures trop près de la notre. Mais je me demande si c'est utile pour partir en septembre où il n'y aura peut-être pas grande monde.
L'assurance contre le vol, j'ai compris que c'était pas nécessaire.
Je suis un peu triste, je lorgnais sur une dacia logan pas trop chère sur acecarrental mais ils n'en proposent plus :/
Merci d'avance !
Est-ce que l'assurance SCDW est recommandée même si on n'emprunte pas de route F ? Si j'ai bien compris, cette assurance réduit le montant à payer en cas d'accident en tord c'est ça ? Si accident pas en tord, on ne doit rien ? (je compte conduire prudemment).
Pour l'assurance gravier ils disent que c'est recommandé et que ça couvre le passage des voitures trop près de la notre. Mais je me demande si c'est utile pour partir en septembre où il n'y aura peut-être pas grande monde.
L'assurance contre le vol, j'ai compris que c'était pas nécessaire.
Je suis un peu triste, je lorgnais sur une dacia logan pas trop chère sur acecarrental mais ils n'en proposent plus :/
Merci d'avance !
Taux de change des rials sur xe: fiable? (Iran) English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon voyage en Iran (départ dans 5 jours) et après avoir lu beaucoup de compte-rendu récents, j'étais parti sur un taux de change acceptable de 41 000 rials pour 1 euro (apparemment, possible dans l'aéroport, pas plus désavantageux qu'en ville).
Or, xe.com indique complètement autre chose : 34 000 rials pour 1 euro ! Est-ce que ce taux serait officiel mais non respecté ? Je n'ai jamais vu un tel décalage sur xe...
Merci de vos lumières.
Je prépare mon voyage en Iran (départ dans 5 jours) et après avoir lu beaucoup de compte-rendu récents, j'étais parti sur un taux de change acceptable de 41 000 rials pour 1 euro (apparemment, possible dans l'aéroport, pas plus désavantageux qu'en ville).
Or, xe.com indique complètement autre chose : 34 000 rials pour 1 euro ! Est-ce que ce taux serait officiel mais non respecté ? Je n'ai jamais vu un tel décalage sur xe...
Merci de vos lumières.
Séjour en Thaïlande pendant le Nouvel An chinois English translation pending
coucou tout l monde
j ai une autre petite question....c'est pas trop le bazar de se rendre en Thailande à partir du 24 février environ...c-a-dire en plein durant le nouvel an chinois...même si chez eux la fête n'est pas trop marquée....
les vols intérieurs et les bateaux sont peut-être bondés ???
Merci pour les infos
Chrisfenua
j ai une autre petite question....c'est pas trop le bazar de se rendre en Thailande à partir du 24 février environ...c-a-dire en plein durant le nouvel an chinois...même si chez eux la fête n'est pas trop marquée....
les vols intérieurs et les bateaux sont peut-être bondés ???
Merci pour les infos
Chrisfenua