Results for "Grand+Erg+|+1+>+37"
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Aller dans le désert depuis Marrakech English translation pending
coucou tt le monde
est il possible d'aller dans le desert depuis Marrakech ??
Les 19 nouveautés UNESCO pour 2013 English translation pending
Comme chaque année, l'Unesco a ajouté de nouveaux sites à sa liste du Patrimoine mondial. Pour 2013 ce sont 19 nouvelles inscriptions représentant 14 sites culturels et 5 sites naturels :
- Le Parc Wilhelmshöhe (Allemagne) - La station baleinière basque de Red Bay (Canada) - Le paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe (Chine) - Le site de Tianshan au Xinjiang (Chine) - Les monuments et sites historiques de Kaesong (Corée du Nord) - La ville portuaire historique de Levuka (Fidji) - Les forts de colline du Rajasthan (Inde) - Le palais du Golestan (Iran) - Les Villas et jardins des Médicis en Toscane (Italie) - Le Mont Etna (Italie) - Le Mont Fuji, lieu sacré et source d'inspiration artistique (Japon) - La réserve de biosphère El Pinacate et le Grand désert d'Altar (Mexique) - L'Erg du Namib (Namibie) - Le centre historique d’Agadez (Niger) - Les Tserkvas (églises en bois) de la région des Carpates en Pologne et Ukraine (Pologne, Ukraine) - L'Université de Coimbra - Alta et Sofia (Portugal) - Le site archéologique d'Al Zubarah (Qatar) - Les montagnes du Pamir (Tadjikistan) - La cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine)
- Le Parc Wilhelmshöhe (Allemagne) - La station baleinière basque de Red Bay (Canada) - Le paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe (Chine) - Le site de Tianshan au Xinjiang (Chine) - Les monuments et sites historiques de Kaesong (Corée du Nord) - La ville portuaire historique de Levuka (Fidji) - Les forts de colline du Rajasthan (Inde) - Le palais du Golestan (Iran) - Les Villas et jardins des Médicis en Toscane (Italie) - Le Mont Etna (Italie) - Le Mont Fuji, lieu sacré et source d'inspiration artistique (Japon) - La réserve de biosphère El Pinacate et le Grand désert d'Altar (Mexique) - L'Erg du Namib (Namibie) - Le centre historique d’Agadez (Niger) - Les Tserkvas (églises en bois) de la région des Carpates en Pologne et Ukraine (Pologne, Ukraine) - L'Université de Coimbra - Alta et Sofia (Portugal) - Le site archéologique d'Al Zubarah (Qatar) - Les montagnes du Pamir (Tadjikistan) - La cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine)
Autotour au Maroc: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai depuis quelques temps pour projets de partir faire un autotour au Maroc, j'ai consulté différents sites... Et il y a quelques endroits que j'aimerai absolument voir, j'ai donc demandé différents devis à des agences : sympa tours, nomad attitude...
J'aimerai maintenant avoir l'avis de gens qui ont fait des autotours, ou qui sont déjà allé au Maroc, concernant la faisabilité de ce projet.
J1 Arrivée à l’aéroport de Marrakech.
J2 Visite de Marrakech
J3 Marrakech – Cascades d’Ouzoud – Afourer J4 Afourer - Imilchil. J5 Imilchil – Merzouga (Erg Chebbi) Randonnée chamelière, J6 Merzouga –Risani – Erfoud – Tinghir – gorges du Toghra J7 Gorges du Toghra – Gorges du Dadès –Ouarzazate. J8 Ouarzazate – Taliuoine – Taroudant J9 Taroudant – Agadir – Essaouira (par la côte) J10 Retour à Marrakech aéroport pour vol (l’après-midi)
Merci a tous pour vos retours
J1 Arrivée à l’aéroport de Marrakech.
J2 Visite de Marrakech
J3 Marrakech – Cascades d’Ouzoud – Afourer J4 Afourer - Imilchil. J5 Imilchil – Merzouga (Erg Chebbi) Randonnée chamelière, J6 Merzouga –Risani – Erfoud – Tinghir – gorges du Toghra J7 Gorges du Toghra – Gorges du Dadès –Ouarzazate. J8 Ouarzazate – Taliuoine – Taroudant J9 Taroudant – Agadir – Essaouira (par la côte) J10 Retour à Marrakech aéroport pour vol (l’après-midi)
Merci a tous pour vos retours
Visite et hébergement à Timimoune? (Algérie) English translation pending
Bonjours
j'envisage avec un ami (tous deux Algériens) de faire une petite viré a Timimoune cet hiver soit en voiture ou en moto (pas encore décidé). j'aimerais savoir quels sont les bon endroits a visité (accessible en voiture) et pour l'hébergement quel est la meilleure solution. merci
j'envisage avec un ami (tous deux Algériens) de faire une petite viré a Timimoune cet hiver soit en voiture ou en moto (pas encore décidé). j'aimerais savoir quels sont les bon endroits a visité (accessible en voiture) et pour l'hébergement quel est la meilleure solution. merci
Campement à Merzouga au Maroc English translation pending
Que pensez vous de Merzouga expérience qui propose des treks dans le désert ?
je par a Merzouga le 10 octobre avec 4 amies et on sait toujours pas ou dormir
je veux avant tout de la tranquillité et trouver un endroit calme éloigné
Itinéraire d'un mois en transport en commun au Maroc English translation pending
Bonjour,
je pars à la mi-juin pour 1 mois au Maroc. Comme nous allons nous déplacer en transport en commun, j'aimerais savoir si mon itinéraire est faisaible en 30 jours.
Casablanca El-Jadida
Marrackech
Aït Benhaddou / Ouarzazate
Gorges du dadès
Mhamid pour erg chigaga
Merzouga
Meknes Fèz
Al-Hoceima
Chefchaouen
Tanger Asilah
Retour à Casablanca
Merci!
je pars à la mi-juin pour 1 mois au Maroc. Comme nous allons nous déplacer en transport en commun, j'aimerais savoir si mon itinéraire est faisaible en 30 jours.
Casablanca El-Jadida
Marrackech
Aït Benhaddou / Ouarzazate
Gorges du dadès
Mhamid pour erg chigaga
Merzouga
Meknes Fèz
Al-Hoceima
Chefchaouen
Tanger Asilah
Retour à Casablanca
Merci!
Le Tassili n'Ajjer fermé? (janvier 2011) English translation pending
Bonjour,
J'ai lu que, suite aux évènements récents, le Tassili n'Ajjer était fermé aux touristes. Je dois y partir la quinzaine prochaine avec une agence de Tamanrasset. J'aimerais donc savoir si le Tassili est encore accessible aux touristes (le ministère des affaires étrangères le déconseille fortement toute la zone). Christine
J'ai lu que, suite aux évènements récents, le Tassili n'Ajjer était fermé aux touristes. Je dois y partir la quinzaine prochaine avec une agence de Tamanrasset. J'aimerais donc savoir si le Tassili est encore accessible aux touristes (le ministère des affaires étrangères le déconseille fortement toute la zone). Christine
Retour d'un circuit express dans le désert au départ de Marrakech English translation pending
Bonjour,
De retour du Maroc, voici une proposition de trajet pour ceux qui veulent goûter au désert depuis Marrakech et n'ont pas beaucoup de temps. Pour aller vers les dunes de Merzouga, deux trajets sont possibles.
En voyageant de jour : Un bus part de Marrakech chaque jour a 7h00 depuis la gare routière de Bab Doukkala au nord de la place Djemaa el Fna (compagnie CTM - 155 dh + 7dh par bagage) et arrive a Errachidia en fin d'après-midi vers 17h30. De là, un bus vous mène à Rissani en 2h (20 dh + 5 dh par bagage) ou un grand taxi pour 25 dh et un peu moins de temps.
En voyageant de nuit : Un bus part de Marrakech chaque jour a 15h45 depuis la gare routière de Bab Doukkala au nord de la place Djemaa el Fna (compagnie SLAT - 150 dh + 10 dh par bagage) et arrive a Rissani le lendemain matin vers 5h30.
Si vous prévoyez de camper dans les dunes, il est préférable de faire vos courses a Rissani. De là, un minibus (Mercédès orange conduit par Omar) partant de la rue a gauche de l'hotel Panorama fait la rotation deux fois par jour (6h00 - 14h15) pour 12.5 dh vers l'Erg Chebbi qui est la partie nord des dunes de Merzouga et la moins fréquentée (pour le moment). Plusieurs auberges proposent des promenades dans les dunes avec ou sans nuit mais il est tout a fait possible de s'y promener seul. L'auberge la plus éloignée est Lahmda. On peut y planter sa tente ou dormir sous celle installée pour 20 dh/pers. (avec douche). Musique le soir et repas possible sur place.
Au retour, le Mercédès d'Omar quitte Lahmada vers 7h00 du matin et permet d'attraper le bus SLAT de 17h45 à destination de Marrakech (arrivée vers 6h00 le lendemain matin). On peut aussi partir vers 16h30 avec Omar et gagner Errachidia dans la soirée pour prendre le bus le lendemain à 6h30.
Infos utiles : > Pour se déplacer dans Marrakech, le trajet en bus coute 3.5 dh. > Il est possible d'acheter des cartouches de gaz butane Bleuet dans la droguerie de la rue piètonne près de la Poste, place Djemaa el Fna. > Le Restaurant Populaire (plats copieux pour 25 dh) dans la rue adjacente est a recommander ainsi que l'hotel Alcharaf, rue Bani Marine (60 dh/pers.) tout proche. A Rissani, pizza berbère (metfouna) à la boulangerie Assalam sur la place.
Bon voyage !
Manuel
De retour du Maroc, voici une proposition de trajet pour ceux qui veulent goûter au désert depuis Marrakech et n'ont pas beaucoup de temps. Pour aller vers les dunes de Merzouga, deux trajets sont possibles.
En voyageant de jour : Un bus part de Marrakech chaque jour a 7h00 depuis la gare routière de Bab Doukkala au nord de la place Djemaa el Fna (compagnie CTM - 155 dh + 7dh par bagage) et arrive a Errachidia en fin d'après-midi vers 17h30. De là, un bus vous mène à Rissani en 2h (20 dh + 5 dh par bagage) ou un grand taxi pour 25 dh et un peu moins de temps.
En voyageant de nuit : Un bus part de Marrakech chaque jour a 15h45 depuis la gare routière de Bab Doukkala au nord de la place Djemaa el Fna (compagnie SLAT - 150 dh + 10 dh par bagage) et arrive a Rissani le lendemain matin vers 5h30.
Si vous prévoyez de camper dans les dunes, il est préférable de faire vos courses a Rissani. De là, un minibus (Mercédès orange conduit par Omar) partant de la rue a gauche de l'hotel Panorama fait la rotation deux fois par jour (6h00 - 14h15) pour 12.5 dh vers l'Erg Chebbi qui est la partie nord des dunes de Merzouga et la moins fréquentée (pour le moment). Plusieurs auberges proposent des promenades dans les dunes avec ou sans nuit mais il est tout a fait possible de s'y promener seul. L'auberge la plus éloignée est Lahmda. On peut y planter sa tente ou dormir sous celle installée pour 20 dh/pers. (avec douche). Musique le soir et repas possible sur place.
Au retour, le Mercédès d'Omar quitte Lahmada vers 7h00 du matin et permet d'attraper le bus SLAT de 17h45 à destination de Marrakech (arrivée vers 6h00 le lendemain matin). On peut aussi partir vers 16h30 avec Omar et gagner Errachidia dans la soirée pour prendre le bus le lendemain à 6h30.
Infos utiles : > Pour se déplacer dans Marrakech, le trajet en bus coute 3.5 dh. > Il est possible d'acheter des cartouches de gaz butane Bleuet dans la droguerie de la rue piètonne près de la Poste, place Djemaa el Fna. > Le Restaurant Populaire (plats copieux pour 25 dh) dans la rue adjacente est a recommander ainsi que l'hotel Alcharaf, rue Bani Marine (60 dh/pers.) tout proche. A Rissani, pizza berbère (metfouna) à la boulangerie Assalam sur la place.
Bon voyage !
Manuel
Prix d'un guide et d'un cuisinier pour un raid 4x4 dans le désert tunisien? English translation pending
Nous partons 5 véhicules équipés désert et 10 personnes au mois de Novembre 2010, nous avons besoin d'un guide accompagnateur avec son véhicule (il n'y a plus de place dans les notres) et éventuellement une personne qui puisse nous préparer les repas, pouvez vous me renseigner sur le prix de cette prestation et si vous connaissez quelqu'un ?
Merci bcp de votre aide
Excursion de deux ou trois jours max au départ de Marrakech pour le désert English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je lisais ce forum régulièrement, mais ceci est mon premier message donc première inscription!
Je suis Marocain (grandi là bas jusqu'à mes 18 ans), mais je ne connais, hélas, pas grand chose sur le sud/est du Maroc ...
Je vais faire découvrir le Maroc à mes potes français/américains, et nous serons 7. Voilà c'était pour placer le contexte.
Nous souhaiterions faire une excursion, une halte de 2 jours/1 nuit ou de 3jours/2 nuits au départ de Marrakech vers le désert.. Idéalement passer une nuit dans un bivouac..
Mes questions :
- Quels seraient le lieu idéal pour ce faire? - Logistiquement, nous étudions l'option de louer 2 (petites) voitures et de trouver le logement et guide +chameau sur place... Ca vaut vraiment le coup par rapport à une agence "tout compris" de Marrakech?
En tout cas un très grand merci à vous! Il est vraiment super ce forum ..
PS : j'ai effectué plusieurs recherches sur le forum pendant plusieurs jours.. j'ai trouvé qq infos intéressantes mais qui datent un peu.
Je lisais ce forum régulièrement, mais ceci est mon premier message donc première inscription!
Je suis Marocain (grandi là bas jusqu'à mes 18 ans), mais je ne connais, hélas, pas grand chose sur le sud/est du Maroc ...
Je vais faire découvrir le Maroc à mes potes français/américains, et nous serons 7. Voilà c'était pour placer le contexte.
Nous souhaiterions faire une excursion, une halte de 2 jours/1 nuit ou de 3jours/2 nuits au départ de Marrakech vers le désert.. Idéalement passer une nuit dans un bivouac..
Mes questions :
- Quels seraient le lieu idéal pour ce faire? - Logistiquement, nous étudions l'option de louer 2 (petites) voitures et de trouver le logement et guide +chameau sur place... Ca vaut vraiment le coup par rapport à une agence "tout compris" de Marrakech?
En tout cas un très grand merci à vous! Il est vraiment super ce forum ..
PS : j'ai effectué plusieurs recherches sur le forum pendant plusieurs jours.. j'ai trouvé qq infos intéressantes mais qui datent un peu.
Retour du Mali, les Touaregs, Songhaïs, Bozos, Peuls...ont besoin de nous! English translation pending
bonjour
je rentre du nord Mali ou les touristes se font rares , les populations qui ont investis dans cette activité vont avoir 1 vie encore bien plus difficile .
1er jour , nous visitons Djenné , sa belle mosquée et chance c'est lundi , jour de marché !
je rencontre 1 grand voyageur de VF , Daniel du 74 , ( que le monde est petit !) , qui viens du Burkina , continue son périple en pays Dogon puis Togo .....
2 jours passé en pays Dogons , de Bandiagara , nous avons rejoint Sangha , puis le village de Banani en descendant la falaise , bivouaquer sur les dunes , nuits sous les étoiles , réveil aux sons des nombreux troupeaux ...et merveilleuses rencontres d'hommes et de femmes souriant et accueillant , vacant à leur travail .
nous achetons quelques médicaments de la pharmacopée traditionnel à Bandiagara (je vais tester celui pour soigner mes rhumatismes )
notre guide achète du lait à des femmes Peuls , mais personne n'ose le goûter ...
nous retrouvons Abdoulaye , guide Dogon que nous avons rencontré déja en 2007 .
Les 2 jours passent vite en petites balades , poses rituel du thé , fabrication et dégustation du pain cuit dans le sable , contemplation de la voute céleste et nuits au chaud dans nos duvets...
il faut déja partir , nous longeons la falaise jusqu'à Douenza ....
piste 1 peu chaotique , mais le traversée des villages et les paysages sont tellement magnifiques que l'on ne pense pas à notre petit confort .
bon voyage...
Merzouga, y aller ou pas? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons entre amis sur Marrakech les 2 premières semaines de juin, et voulons nous rendre dans le sud la 1ere semaine. Ma 1ere idée était de nous rendre vers Erfoud, Merzouga, dunes Erg Chebbi, via Dades et Todra, mais beaucoup de personnes me l'ont déconseillé car beaucoup trop touristique (genre goudron au pied des dunes, autocars à gogo). On me conseille plutot de descendre vers Mhamid, plus authentique. Ok, de toute façon, la région est touristique, mais y'a t-il moyen de se ballader sereinement quand meme, et surtout de percevoir encore un peu d'authenticité ? Notre but est, hormis le bivouac dans le desert (evidemment touristique...), de dormir dans des chambres d'hotes ou petites stuctures. Pour ceux qui connaissent, que pouvez vous m'en dire ? Que conseillez vous ?
Merci à tous de vos réponses.
Nous partons entre amis sur Marrakech les 2 premières semaines de juin, et voulons nous rendre dans le sud la 1ere semaine. Ma 1ere idée était de nous rendre vers Erfoud, Merzouga, dunes Erg Chebbi, via Dades et Todra, mais beaucoup de personnes me l'ont déconseillé car beaucoup trop touristique (genre goudron au pied des dunes, autocars à gogo). On me conseille plutot de descendre vers Mhamid, plus authentique. Ok, de toute façon, la région est touristique, mais y'a t-il moyen de se ballader sereinement quand meme, et surtout de percevoir encore un peu d'authenticité ? Notre but est, hormis le bivouac dans le desert (evidemment touristique...), de dormir dans des chambres d'hotes ou petites stuctures. Pour ceux qui connaissent, que pouvez vous m'en dire ? Que conseillez vous ?
Merci à tous de vos réponses.
Film "Le dernier vol" de Karim Didri (voyage au Ténéré, Niger) English translation pending
« le dernier vol » de Karim Dridi ou comment voyager en période de fêtes…
Les amateurs de déserts, de Grande Ourse et de grand chariot et petit chariot devraient aimer le dernier opus de Karim Dridi, ou si l’on veut, la promenade amoureuse de Marion Cotillard et de Guillaume Canet…(sur les écrans actuellement)
« A la poursuite du Ténéré », sur un scénario de nostalgie coloniale (très Saint Ex…) une belle aviatrice, à la recherche de son compagnon aviateur lui aussi, perdu dans le désert, va se trouver confrontée aux dures réalités de la pacification « coloniale »…
Un lieutenant rebelle et barbu , Guillaume CANET, déchiré entre son amour réel pour les populations occupées(Touaregs) ses devoirs de militaire et son profond désir de paix, va bousculer ses convictions et risquer la cour martiale pour aider Marion à la recherche de son amour perdu…
Raconté comme çà, çà fait un peu Arlequin, surtout qu’on ne peut rentrer à aucun moment dans un scénario aussi invraisemblable, mais la magie des images, des dunes inlassablement filmées, des dromadaires inlassablement maltraités, les sons, le « chant des dunes », la crasse et le sable qui ternissent peu à peu les chemises de lin des héros, hypnotisent peu à peu le spectateur amoureux de désert…
Par moins cinq degrés en France, à quelques jours de Noël, on prend plaisir à suivre les deux tourtereaux dans leur épopée improbable, à douter avec eux et à craindre pour eux…et quand on sort de la séance de ciné, il faut se retenir pour ne pas réserver à Point Afrique pour huit jours d’escapades, tant les feux de bois de Guillaume et de Marion, les blatèrements de leurs dromadaires, nous laissent une impression attachante…
Les amateurs de déserts, de Grande Ourse et de grand chariot et petit chariot devraient aimer le dernier opus de Karim Dridi, ou si l’on veut, la promenade amoureuse de Marion Cotillard et de Guillaume Canet…(sur les écrans actuellement)
« A la poursuite du Ténéré », sur un scénario de nostalgie coloniale (très Saint Ex…) une belle aviatrice, à la recherche de son compagnon aviateur lui aussi, perdu dans le désert, va se trouver confrontée aux dures réalités de la pacification « coloniale »…
Un lieutenant rebelle et barbu , Guillaume CANET, déchiré entre son amour réel pour les populations occupées(Touaregs) ses devoirs de militaire et son profond désir de paix, va bousculer ses convictions et risquer la cour martiale pour aider Marion à la recherche de son amour perdu…
Raconté comme çà, çà fait un peu Arlequin, surtout qu’on ne peut rentrer à aucun moment dans un scénario aussi invraisemblable, mais la magie des images, des dunes inlassablement filmées, des dromadaires inlassablement maltraités, les sons, le « chant des dunes », la crasse et le sable qui ternissent peu à peu les chemises de lin des héros, hypnotisent peu à peu le spectateur amoureux de désert…
Par moins cinq degrés en France, à quelques jours de Noël, on prend plaisir à suivre les deux tourtereaux dans leur épopée improbable, à douter avec eux et à craindre pour eux…et quand on sort de la séance de ciné, il faut se retenir pour ne pas réserver à Point Afrique pour huit jours d’escapades, tant les feux de bois de Guillaume et de Marion, les blatèrements de leurs dromadaires, nous laissent une impression attachante…
Avis sur itinéraire d'un mois au Maroc en mai 2010 English translation pending
Bonjour,
En mai 2010, Je part un mois au maroc.
Je suis donc en train de réfléchir un itinéraire :
Casablanca Rabat Meknes Fes Azrou Ifrane Vallee du ZiZ Merzouga Erg Chebbi Gorges de Todra Gorges de Dades Massif du M'Goun Ait Benhadou Marrakech Esssaouira
Est ce que je peux visiter tout cela un mois ? Est qu'il y a des endroits dont l'interet est limité ? J'aimerais passer quelque jour dans le desert Passé une nuit dans un riad de luxe J'aimerais avoir du temps pour visiter les perles du maroc mais également les coins moins touristique
Merci
En mai 2010, Je part un mois au maroc.
Je suis donc en train de réfléchir un itinéraire :
Casablanca Rabat Meknes Fes Azrou Ifrane Vallee du ZiZ Merzouga Erg Chebbi Gorges de Todra Gorges de Dades Massif du M'Goun Ait Benhadou Marrakech Esssaouira
Est ce que je peux visiter tout cela un mois ? Est qu'il y a des endroits dont l'interet est limité ? J'aimerais passer quelque jour dans le desert Passé une nuit dans un riad de luxe J'aimerais avoir du temps pour visiter les perles du maroc mais également les coins moins touristique
Merci
Cabinet dentaire sur Erfoud ou Errachidia? English translation pending
Bonjour,
Je me permets de m'adresser aux membres du VOYAGEFORUM de la région de Erfoud ou Errachidia, à savoir sur ces villes s'il est possible de trouver un chirurgien dentiste avec compétence et hygiéne. Merci à vous tous.
Je me permets de m'adresser aux membres du VOYAGEFORUM de la région de Erfoud ou Errachidia, à savoir sur ces villes s'il est possible de trouver un chirurgien dentiste avec compétence et hygiéne. Merci à vous tous.
Tunisie/Maroc: désert et plages English translation pending
bonjour,
je viens de m inscrire sur le site et je cherche a faire un voyage ou je pourrais allier desert (2 ou 3 jours)et plage ,
quelqu un pourrait il m aider, me conseiller au lieu de me jeter directement sur un voyage pre organisé qui ne conviendra peut etre moins bien;
je vous remercie d avance, j ai grand besoin et envie de ce voyage!
je vous remercie d avance, j ai grand besoin et envie de ce voyage!
Destinations au Maroc pour faire un raid en 4x4 au mois d'août? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon compagnon et moi avons comme projet de faire un raid en 4*4 cet été (mois d'aout). Il s'agira de notre premier raid. Nous voulons faire ce raid avec notre propre 4*4 à savoir un suzuki grand vitara. En premiere destination nous envisageons le maroc, qu'en pensez vous? y a t'il d'autres destinations que vous me conseillez? Nous privilégeons egalement les raids encadrés pour plus de sécurité, soutien, convivialité et surtout ne pas rater les endroits qui vaillent le cout!! Je suis un peu perdue devant les differentes propositions des organismes et j'en appelle à vos expériences...
dans l'impatience de lire vos réponses... bonne soirée
Mon compagnon et moi avons comme projet de faire un raid en 4*4 cet été (mois d'aout). Il s'agira de notre premier raid. Nous voulons faire ce raid avec notre propre 4*4 à savoir un suzuki grand vitara. En premiere destination nous envisageons le maroc, qu'en pensez vous? y a t'il d'autres destinations que vous me conseillez? Nous privilégeons egalement les raids encadrés pour plus de sécurité, soutien, convivialité et surtout ne pas rater les endroits qui vaillent le cout!! Je suis un peu perdue devant les differentes propositions des organismes et j'en appelle à vos expériences...
dans l'impatience de lire vos réponses... bonne soirée
Quel type de voiture pour visiter le Sud marocain? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour notre circuit de Marrakech vers Merzouga via Skoura, Ergoud... nous vous loué une petite voiture (une swift) : on nous dit qu'un 4X4 conviendrait mieux...
Quelqu'un peut-il me renseigner ? Merci à vous.
Mikajo
Balade à moto dans le Sud marocain English translation pending
salut, je sais que parmis vous il y a déjà des pistar du maroc....
petite question : j'ai une varadero 125, ne risque t'elle pas de chauffer dans le sud(erg chebby, zagora etc...)...vers les mois de mai ou juin ???
merci
merci
Possibilité d'un bivouac aux alentours de Tazzarine? (Maroc) English translation pending
Bonjour !
Toujours plongée dans mon périple Marocain, je m'interroge sur la possibilité d'un bivouac aux environs de Tazzarine (pas envie d'Erg Chebbi ou autre Mhamid.. une autre fois peut-être !) : peut-on y goûter aux dunes 'de sable' ou est-ce que ça 'cailloute' surtout ?... Voyageant en 4*4, est-ce qu'il vaut mieux profiter de cette petite liberté ou est-ce que cela vaut le coût d'en faire un prétexte à une petite randonnée chamelière avec nuitée organisée ?.. Auquel cas, auriez-vous les coordonnées d'une équipe sympathique dans vos tablettes secrètes ?..
Encore merci,
Véronique
Toujours plongée dans mon périple Marocain, je m'interroge sur la possibilité d'un bivouac aux environs de Tazzarine (pas envie d'Erg Chebbi ou autre Mhamid.. une autre fois peut-être !) : peut-on y goûter aux dunes 'de sable' ou est-ce que ça 'cailloute' surtout ?... Voyageant en 4*4, est-ce qu'il vaut mieux profiter de cette petite liberté ou est-ce que cela vaut le coût d'en faire un prétexte à une petite randonnée chamelière avec nuitée organisée ?.. Auquel cas, auriez-vous les coordonnées d'une équipe sympathique dans vos tablettes secrètes ?..
Encore merci,
Véronique
Températures dans le désert marocain en juillet? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au maroc avec un groupe de 30 jeunes de 15 à 17 ans au mois de juilllet 2009 et nous souhaitons aller dans le desert pour 4 jours.
Est ce qu'il est raisonable de partir dans le '' desert '' ( erg chigaga pres de m'hamid ) au mois de Juillet, sachant que un tour opérateur, nous propose de faire une randonnée sur 4 jours ( 2 jours de marche avec les dromadaires et 2 jours de 4x4 ) Le tour opérateur parrait vraiment sérieux, ( que des retours positif sur les forums y compris voyage forum! ) il a su moderer nos demande... Il nous a bien éxpliqué que c'est vraiment la période la plus chaude et qu'il ne serait pas raisonnable de marcher à pied plus de 2 jours et que compte tenue de notre période de venue, les horraires serait modifiés: 2h30 de marche trés trés tot le matin 2h30 de marche en fin de journée aprés les heures les plus chaudesLes 2 derniers jours se font entiérement en 4x4
Voila qu'en pensez vous, connaissez vous des personnes qui sont allés dans le desert à cette époque?
Merci de votre aide!
Nous partons au maroc avec un groupe de 30 jeunes de 15 à 17 ans au mois de juilllet 2009 et nous souhaitons aller dans le desert pour 4 jours.
Est ce qu'il est raisonable de partir dans le '' desert '' ( erg chigaga pres de m'hamid ) au mois de Juillet, sachant que un tour opérateur, nous propose de faire une randonnée sur 4 jours ( 2 jours de marche avec les dromadaires et 2 jours de 4x4 ) Le tour opérateur parrait vraiment sérieux, ( que des retours positif sur les forums y compris voyage forum! ) il a su moderer nos demande... Il nous a bien éxpliqué que c'est vraiment la période la plus chaude et qu'il ne serait pas raisonnable de marcher à pied plus de 2 jours et que compte tenue de notre période de venue, les horraires serait modifiés: 2h30 de marche trés trés tot le matin 2h30 de marche en fin de journée aprés les heures les plus chaudesLes 2 derniers jours se font entiérement en 4x4
Voila qu'en pensez vous, connaissez vous des personnes qui sont allés dans le desert à cette époque?
Merci de votre aide!
Quel trajet pour trois semaines au sud du Maroc en août? English translation pending
bonjour, nous partons au maroc fin juillet pour marakech pour 3 semaines. quel trajet privilégier? valleé du draa? valleé du dadès et de todgha? desert à mahmid ou erg chebbi? est il possible de faire tout ça et ensuite d'aller vers essaouira? ou faut il privilégier l'anti atlas et le sud ouest? pleins de questions!! désolé..lol. merci beaucou^p. dernière questions: pour aller de RIssani (erg chebbi à la vallée du draa), combien faut il de temps et avec quels transport? (grands taxis? 4X4?)merci...
bye!!
Sud marocain en bus? English translation pending
bonjour, je pars 2 semaines en aout au maroc avec des amis, nous partons en routard et souhaitons savoir si il est possible de visiter le sud du maroc en se déplaçant en bus ( ourzazate, la vallée du draa...)?
on aimerait aussi dormir une nuit dans les dunes, d'où faut-il prendre une excursion pour que cela nous revienne le moins cher? de marrakech, ourzazate, zagora...? combien faut-il compter environ? faut-il s'y prendre à l'avance?
merci pour toutes vos informations.
Avis sur itinéraire (plus que classique mais bon) dans le haut Atlas au Maroc English translation pending
J1 / 27/10/07 – LYON – MARRAKECH
J2 / 28/10/07 – MARRAKECH – TALIOUINE (par tizi-n-test)
J3 / 29/10/07 – TALIOUINE – TAMNOUGALT
J4 / 30/10/07 – TAMNOUGALT – ZAGORA – TAMNOUGALT - TAZZARINE
J5 / 31/10/07 – TAZZARINE – MERZOUGA (Erg Chebbi)
J6 / 01/10/07 – MERZOUGA – GORGES DU TODGHA
J7 / 02/10/07 – GORGES DU TODGHA – GORGES DU DADES
J8 / 03/10/07 – GORGES DU DADES – SKOURA – OUARZAZATE (enfin alentours du style Tifoultout)
J9 / 04/10/07 – OUARZAZATE – AÏT BENHADDOU – TELOUET - MARRAKECH
J10 / 05/10/07 – MARRAKECH – ESSAOUIRA
J11 / 06/10/07 – ESSAOUIRA – MARRAKECH
J12 / 07/10/07 – MARRAKECH – LYON
Alors voilà, ce qui "m'embête" un peu (entre guillemets) c'est cette fin de séjour avec un A/R marrakech - Essaouira. Au début j'avais programmé de faire les premiers jours comme ça : marrakech - essaouira essaouira - agadir - tarroudan et ensuite on rejognait le circuit ci-dessu mais ça me paraissait long au niveau route surtout que la route essaouira agadir n'a rien à proposer ni d'agadir à taroudan et dernier argument, le tizi-n-test me disait bien ! Bref, je me retrouve avec cet itinéraire remanié. Qu'en pensez-vous. Sans rentrer trop dans les détails on a fait la galice (rien à voir mais bon) cet été en 10 jours et ça a été l'enfer car ma femme qui s'est occupée du trajet avait prévu des étapes de fou soit du 400km par jour environ... du coup voiture et voiture avec des prise photos à la japonaise tout le long, stresse pour trouver les hotels à la tombée du jour. bref, pour revenir à mon trajet maroc, est-ce que ça parait plus tranquille? est-ce que je loupe quelque chose? est-ce que y'aurait une autre solution que je n'aurais pas vu pour essaouira... bref, j'attend vos remarques. Au pire, essaouira n'est pas non plus indispensable (le maroc sera toujours là dans quelques années si jamais on veut y revenir) et si vous avez d'autres idées pour la fin du séjour ou alors peut être que vous allez me conseiller de passer plus de temps dans les gorges ou alentours... bref, à vos plumes (enfin vos souris). Vous l'aurez compris, on recherche un itinéraire qui nous permette de prendre notre temps (par exemple descendre de voiture, se ballader dans un endroit sympa puis repartir sans toujours regarder notre montre à la minute prêt) mais aussi de voir des choses sympas (on ne va pas passer 1/2 journée dans un endroit où il n'y a quasi rien à voir, d'où l'importance de ne pas avoir d'étapes trop courtes, d'ailleurs au passage je me demande si certaines d'entre elles ne le sont pas, par exemple taliouine - tamnougalt).
Ha oui, dernier détail, nous partons du 27 octobre au 07 novembre et nous avons loué une voiture via medloc du 28 au 06, sachant que le 27 on sera sur marrakech puisqu'on arrive vers 14h00 et idem le 07 puisqu'on part vers 14h00 aussi.
Merci d'avance !
Yann
J2 / 28/10/07 – MARRAKECH – TALIOUINE (par tizi-n-test)
J3 / 29/10/07 – TALIOUINE – TAMNOUGALT
J4 / 30/10/07 – TAMNOUGALT – ZAGORA – TAMNOUGALT - TAZZARINE
J5 / 31/10/07 – TAZZARINE – MERZOUGA (Erg Chebbi)
J6 / 01/10/07 – MERZOUGA – GORGES DU TODGHA
J7 / 02/10/07 – GORGES DU TODGHA – GORGES DU DADES
J8 / 03/10/07 – GORGES DU DADES – SKOURA – OUARZAZATE (enfin alentours du style Tifoultout)
J9 / 04/10/07 – OUARZAZATE – AÏT BENHADDOU – TELOUET - MARRAKECH
J10 / 05/10/07 – MARRAKECH – ESSAOUIRA
J11 / 06/10/07 – ESSAOUIRA – MARRAKECH
J12 / 07/10/07 – MARRAKECH – LYON
Alors voilà, ce qui "m'embête" un peu (entre guillemets) c'est cette fin de séjour avec un A/R marrakech - Essaouira. Au début j'avais programmé de faire les premiers jours comme ça : marrakech - essaouira essaouira - agadir - tarroudan et ensuite on rejognait le circuit ci-dessu mais ça me paraissait long au niveau route surtout que la route essaouira agadir n'a rien à proposer ni d'agadir à taroudan et dernier argument, le tizi-n-test me disait bien ! Bref, je me retrouve avec cet itinéraire remanié. Qu'en pensez-vous. Sans rentrer trop dans les détails on a fait la galice (rien à voir mais bon) cet été en 10 jours et ça a été l'enfer car ma femme qui s'est occupée du trajet avait prévu des étapes de fou soit du 400km par jour environ... du coup voiture et voiture avec des prise photos à la japonaise tout le long, stresse pour trouver les hotels à la tombée du jour. bref, pour revenir à mon trajet maroc, est-ce que ça parait plus tranquille? est-ce que je loupe quelque chose? est-ce que y'aurait une autre solution que je n'aurais pas vu pour essaouira... bref, j'attend vos remarques. Au pire, essaouira n'est pas non plus indispensable (le maroc sera toujours là dans quelques années si jamais on veut y revenir) et si vous avez d'autres idées pour la fin du séjour ou alors peut être que vous allez me conseiller de passer plus de temps dans les gorges ou alentours... bref, à vos plumes (enfin vos souris). Vous l'aurez compris, on recherche un itinéraire qui nous permette de prendre notre temps (par exemple descendre de voiture, se ballader dans un endroit sympa puis repartir sans toujours regarder notre montre à la minute prêt) mais aussi de voir des choses sympas (on ne va pas passer 1/2 journée dans un endroit où il n'y a quasi rien à voir, d'où l'importance de ne pas avoir d'étapes trop courtes, d'ailleurs au passage je me demande si certaines d'entre elles ne le sont pas, par exemple taliouine - tamnougalt).
Ha oui, dernier détail, nous partons du 27 octobre au 07 novembre et nous avons loué une voiture via medloc du 28 au 06, sachant que le 27 on sera sur marrakech puisqu'on arrive vers 14h00 et idem le 07 puisqu'on part vers 14h00 aussi.
Merci d'avance !
Yann
Circuit de l'Adrar-Timimoun (Algérie) English translation pending
Bonjour à vous qui me lisez,
Début novembre j’aimerai passer une semaine dans les régions d’Adrar et Timimoun afin de visiter les alentours.
Actuellement je cherche des adresses de logement une fois à Adrar.
Mes différentes recherches sur VF et le net me font envisager un circuit comme suit : Adrar - Tamentit pour, ensuite, remonter par différents oasis et l’erg occidental vers Taghit pour, enfin, redescendre sur Timimoun.
Vos conseils, adresses pour organiser ces visites et circuits seront les bienvenus et me permettrons de continuer mes découvertes et ma connaissance de ce beau et profond pays qu’est l’Algérie.
Merci de vos réponses
Devis pour une excursion de trois jours dans le désert marocain? (Todra-Merzouga) English translation pending
Bonjour à tous.
Je fais appel à toutes les personnes qui se sont rendues récemment au Maroc et ont fait des excursions de 2/3 jours dans le désert...
En effet, je pars avec une adolescente au Maroc fin octobre et je prévoie de faire une excursion de 3 jours dans le désert au départ de Marrakech ou de Ouarzazate. (Ouarzazate/Ait Benhadou, les Gorges du Dades et du Todra et Merzouga puis retour à Marrakech) Mon circuit comprend une nuit dans les gorges du Todra ainsi qu'une nuit en bivouac à Merzouga, erg Chebbi.
J'ai déjà eut des offres spontanées suite à mes demandes de renseignements sur le forum, mais les devis sont EXHORBITANTS!!! ça va de 400 Euros pour 2 jours dans le désert à 700 euros pour 3 jours en pension complète sans les boissons pour 2 personnes! Tarifs tout simplement prohibitifs au vue de mon budget et que je trouve exagérés du niveau de vie marocain (SMIC mensuel = 1500/2000 Dirrhams soit 150/200 €).
Avec cette somme, on part presque de France, avion compris pour une semaine dans un hotel **** en 1/2 pension à deux!
Donc, je demande aux personnes qui ont fait des circuits similaires ou ressemblants de m'indiquer quels sont les vrais tarifs car je ne veux pas être prise pour une poule aux oeufs d'or que je ne suis pas...
GRAND MERCI D'AVANCE A TOUTES ET TOUS POUR VOS REPONSES;
Mireille
Je fais appel à toutes les personnes qui se sont rendues récemment au Maroc et ont fait des excursions de 2/3 jours dans le désert...
En effet, je pars avec une adolescente au Maroc fin octobre et je prévoie de faire une excursion de 3 jours dans le désert au départ de Marrakech ou de Ouarzazate. (Ouarzazate/Ait Benhadou, les Gorges du Dades et du Todra et Merzouga puis retour à Marrakech) Mon circuit comprend une nuit dans les gorges du Todra ainsi qu'une nuit en bivouac à Merzouga, erg Chebbi.
J'ai déjà eut des offres spontanées suite à mes demandes de renseignements sur le forum, mais les devis sont EXHORBITANTS!!! ça va de 400 Euros pour 2 jours dans le désert à 700 euros pour 3 jours en pension complète sans les boissons pour 2 personnes! Tarifs tout simplement prohibitifs au vue de mon budget et que je trouve exagérés du niveau de vie marocain (SMIC mensuel = 1500/2000 Dirrhams soit 150/200 €).
Avec cette somme, on part presque de France, avion compris pour une semaine dans un hotel **** en 1/2 pension à deux!
Donc, je demande aux personnes qui ont fait des circuits similaires ou ressemblants de m'indiquer quels sont les vrais tarifs car je ne veux pas être prise pour une poule aux oeufs d'or que je ne suis pas...
GRAND MERCI D'AVANCE A TOUTES ET TOUS POUR VOS REPONSES;
Mireille
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
* *******************
ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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Parcours pour deux semaines au Maroc English translation pending
Bonjour !
Je pars pour deux semaines au Maroc (fin juin, debut julliet). Arrivé et retour de Marrakech (avion). J'aimerai avoir votre avis sur le parcours, justement, j'ai pas envie de trop courir, plages, ça m'interesse pas, shopping non plus. Et deux semaines c'est trop court pour TOUT voir. Sinon, je me deplaçerai en train, les hotels pas chers (tuyeaux ? combien ?) Et comme je serai seul, ne connaissant pas le pays, vos infos me seront de grande utilité. merci
Je pars pour deux semaines au Maroc (fin juin, debut julliet). Arrivé et retour de Marrakech (avion). J'aimerai avoir votre avis sur le parcours, justement, j'ai pas envie de trop courir, plages, ça m'interesse pas, shopping non plus. Et deux semaines c'est trop court pour TOUT voir. Sinon, je me deplaçerai en train, les hotels pas chers (tuyeaux ? combien ?) Et comme je serai seul, ne connaissant pas le pays, vos infos me seront de grande utilité. merci
Circuit de deux semaines au sud du Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
En juillet, je projette de partir au Maroc avec une amie pour un premier voyage itinérant. J'ai repéré un itinéraire de raoulx sur une autre discussion et je l'ai aménagé à ma sauce. Je voulais vous le soumettre pour voir si il est envisageable sachant que nous arrivons à Marrakech et que nous ne voulons pas louer de voiture mais utiliser les transports locaux : bus et taxis collectifs. Jours 1 à 5 : Visite de Marrakech Jour 6 : Départ pour Aït-Ben-Haddou puis visite Puis Skoura (peut-on dormir dans le coin ?) Jour 7 : Départ pour Tinerhir et visite Puis Gorges du Todra (même question) Jour 8 : Départ pour Erfoud et visite Puis Merzouga (passer la nuit dans l'Erg Chebbi) Jour 9 : Départ en direction de Tazzarine en passant par Rissani Puis route vers Agdz (une adresse sympa ?) Jour 10 : Départ en direction de Taroudant Visite de la ville (nuit à Taroudant) Jour 11 : Départ vers l’oasis de Tioute Puis départ en direction d’Agadir (nuit à Agadir) Jour 12 : Visite Agadir Départ pour Marrakech (nuit Marrakech) Jour 13 : Aller-Retour aux cascades d’Ouzoud Nuit Marrakech
Jour 14 : Re-Marrakech Départ pour la France
Mon itinéraire est-il trop ambitieux ? Y a-t-il des lieux que j'aurai omis ? D'autres que j'aurai cité et qui n'ont pas grand intérêt ? Avez-vous des adresses sympa et pas trop chères ? Est-on obligé de réserver ? Peut-on dormir à peu de frais sur les terrasses des hôtels ? Que de questions se bousculent dans ma tête... Une dernière, pas de souci pour deux apprentis routardes de 20 ans à vadrouiller au maroc ?
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre. Charlotte
En juillet, je projette de partir au Maroc avec une amie pour un premier voyage itinérant. J'ai repéré un itinéraire de raoulx sur une autre discussion et je l'ai aménagé à ma sauce. Je voulais vous le soumettre pour voir si il est envisageable sachant que nous arrivons à Marrakech et que nous ne voulons pas louer de voiture mais utiliser les transports locaux : bus et taxis collectifs. Jours 1 à 5 : Visite de Marrakech Jour 6 : Départ pour Aït-Ben-Haddou puis visite Puis Skoura (peut-on dormir dans le coin ?) Jour 7 : Départ pour Tinerhir et visite Puis Gorges du Todra (même question) Jour 8 : Départ pour Erfoud et visite Puis Merzouga (passer la nuit dans l'Erg Chebbi) Jour 9 : Départ en direction de Tazzarine en passant par Rissani Puis route vers Agdz (une adresse sympa ?) Jour 10 : Départ en direction de Taroudant Visite de la ville (nuit à Taroudant) Jour 11 : Départ vers l’oasis de Tioute Puis départ en direction d’Agadir (nuit à Agadir) Jour 12 : Visite Agadir Départ pour Marrakech (nuit Marrakech) Jour 13 : Aller-Retour aux cascades d’Ouzoud Nuit Marrakech
Jour 14 : Re-Marrakech Départ pour la France
Mon itinéraire est-il trop ambitieux ? Y a-t-il des lieux que j'aurai omis ? D'autres que j'aurai cité et qui n'ont pas grand intérêt ? Avez-vous des adresses sympa et pas trop chères ? Est-on obligé de réserver ? Peut-on dormir à peu de frais sur les terrasses des hôtels ? Que de questions se bousculent dans ma tête... Une dernière, pas de souci pour deux apprentis routardes de 20 ans à vadrouiller au maroc ?
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre. Charlotte
Climat dans le désert marocain fin juin? English translation pending
Bonjour!
Nous partons pour la première fois au Maroc du 17 au 28 juin prochain(arrivée et départ de Casablanca) . Nous sommes en train d'organiser les étapes mais nous hésitons à programmer un séjour du côté de Ouarzazate, Zagora et l'Erg Chigaga ( ou alors l'Erg Chebbi??) à cette période là de l'année..
Nous attendons vos conseils, si vous connaissez bien la région, si vous y êtes déjà allés..
A ce moment-là de l'année, vaut-il mieux découvrir la côte atlantique? Parce que nous avions l'intention de faire une grande boucle, partant de Casa, en direction de Meknes, Fes, virée dans le Moyen Atlas (si vous avez des conseils pour les villages étapes, nous sommes preneurs..), gorges du Todra et Dadès, Ouarzazate, Marrakech et Essaouira avant de remonter à Casa.
Nous allons louer une voiture mais n'avons pas trop la notion des distances... ce projet est-il réalisable en 10 jours??
Merci beaucoup!!
Voici mon mail perso si vous avez des conseils, bons plans, coups de coeur.... : carolinemarre@yahoo.fr