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Vivre sans travailler English translation pending
by Blvlr · 2009-08-09 · 205 replies
Bonjour,

vaste sujet!😉 Bien sûr ce sujet est destiné aux personnes "hors normes" comme moi. Et non aux personnes qui se créeent des besoins..🤪

Ce site est pas mal pour en discuter, car je considère les personnes qui voyagent avoir des atouts supplémentaires. Et un bel état d'esprit concernant la vie; le vécu; riches d'expériences..

Si des personnes se reconnaissent pour parler de leur expérience; c'est avec plaisir.😉 Voyages...Tout plaquer.... Bon été.

Les raisonnables ont duré; les passionnés ont vécu!
Heur, malheur, et bonheur sur Shafer Trail (États-Unis) English translation pending
by LeSpartiate · 2009-06-23 · 65 replies
salut forumers

Pour les anciens du topic de LeTigre, j'avais programmé la descente de Shafer Trail en VTT : c'est fait !

le 17 RDV à Tag a Long: quelle ne fût pas ma surprise d'être le seul courageux à tenter la descente. donc je ne serai pas à la ramasse et je n'aurai pas à attendre les retardataires: super La Shafer à mon rythme !!!! Après le Shuttle privé jusqu'au départ de la Shafer trail me voilà parti, le spartiate sur son VTT, une piste agréable .. un rêve de VTTiste au petit matin à la fraîche...petite allure; pèpère sur son vélo: connaissant pas la piste et ses dangers descente bien négociée, j'en redemande !

commence la partie de plaisir ; 20 km de piste sur jusqu'au Colorado: RDV à 12h 05 bien précis et le RDV signé et contresigné : important: donc je dois être au bord du Colorado à 12 h 05😏: j'ai bien compris madame !!

Entame de la piste: du plat; grand braqué et "CLANG" un petit bruit qui signifie pêtage de chaine, il est 9 h : le RDV est à l'eau mais pas du celle du Colorado

j'essaie de réparer: je ne suis Mc GYVER/ seule solution envisagée est de remonter la Shafer à pied et téléphoner à l'entrée ;station des Rangers: faisable peut-être en moins de 2 h Quand tout à coup, la cavalerie US se pointe sur la piste, une jeep rouge (Chris et Richard) me propose leur aide bienvenue Gentiment me propose de m'emmener Au RDV Adieux les 20 km sur VTT, mais le restant de la ballade n'est pas foutue Let's GO ! Musselman Arch : Zappé ; tant pis, je la referai plus tard (2 JOURS après) Arrivée au trail de Lathrop Canyon reste 4 miles : impec je serai à l'heure !!! on entame la piste: impec. Quand tout arrêt sur un passage un peu délicat que Maseb aurait passé tranquilou, mais pas Chris. I am affraid!!!! pas plus loin: mais chacun selon ses possibilités: je remercie Chriss et Richard que je ne reverrai plus (photo d'usage) au moins ils auront quelque anedoctes à raconter à la Thanksgiving !! et moi à Noël !! j'estime qu'il reste 2 miles ou moins j'espère: il est 11 h

je compte sur la déclivité, ça devrait le faire !

pas de chance : faible déclivité, le vélo ne prend pas de vitesse et vite stoppé par la partie "Sand" seule solution courir avec le vélo sur l'épaule sur la partie "Sand" et courir à coté du vélo dans la partie "cailloux" : le tout avec une cheville à moitié en vrac suite à une chute sur False Kiva!! une course de Grec à travers LATHROP CANYON : inoubliable une pause pour laisser refroidir le vélo 😛 une gorgée de ma prépa: la recette peut-être divulguée par MP😏 11h40 je débouche sur le Colorado , super , j'ai reussi .. avec l'aide de Chriss et Richard !

Bien aménagé l'endroit, tables et toilettes !! 11H55 LE JET BOAT arrive !! Cassidy à son bord qui m'explique qu'il va chercher des personnes sur le Colorado et qu'on en a au moins pour 5 H : vache dur comme punition 😏

2h de Jet boat privé sur le Colorado :dur dur😏 impressionnant le Colorado on récupère dans les 2 sens du terme une famille américaine qui connait bien la France et des jeunes américains avec le matériel d'enfer et un sac poubelle rempli de canettes de bières. Et c'est reparti pour la remontée fantastique: distribution de canettes et hop la vie est belle!!

la famille capitule devant la distribution de canettes : pas moi , une fierté à tenir ! la remontée continue, et on a le droit à une petite tempête sur le Colorado, j'ai droit au ciré de circonstance (pourri ey puant le Gasoil 😏

ça se calme: une pause, tiens des toilettes, ah oui mon lieu de RDV, je les utilise .. les bières.. je ne suis pas le seul !!!

la remontée continue.. avec les bières.. je récupère l'accent américain, et les américains quelques rudiments de la langue de Molière: santé !!!!

finalement, la Shafer est plus impressionnante vue du Haut 😏 la gentillesse américaine a encore fait ses preuves une journée de spartiate inoubliable j'ai fait changer ma chaine (PSB) à Moab : pour les connaisseurs j'en ai une neuve: ça change la vie !!

la Musselman Arch photographiée après un trip de 46 KM AR sur Potash road A l'arrivée, j'étais dans le rouge !!!! pas le vin !!!

je pense que le trip de la Shafer et du Colorado devrait être super à faire entièrement à la prochaine visite à Moab!

voilà les aventures condensées du Spartiate sur la Shafer!! avis aux amateurs😏😛

😏
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car? English translation pending
by Stef494 · 2009-01-19 · 1086 replies
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
by Stephan3114 · 2008-12-24 · 863 replies
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Ukraine et Crimée: présentation rapide English translation pending
by CatherineGil · 2008-10-14 · 44 replies
Tout le monde se souvient lorsqu'on parle de l'Ukraine de Tchernobyl, au nord, à la frontière avec la Biélorussie et de la place Maïdan Nezaljnoty, la place le l'Indépendance, à Kiev, noire de monde lors de la " Révolution Orange ", mais l'Ukraine avec ses 603 700 km2 est presque aussi vaste que la France et ses paysages aussi variés du nord au sud . C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai intitulé ce carnet : voyage en Ukraine et en Crimée, tant la différence est tangible . A l'ouest, dans les Carpates, la nature est omniprésente avec les grandes forêts primaires de hêtres. L'agriculture est vivrière, les villages charmants, le climat, un climat de moyenne montagne . Au centre et à l'est, c'est la région des champs à perte de vue d'un seul tenant, chevauchant les collines de leurs sillons bien droits . Les cultures : du blé, du tournesol, et du maïs, le climat continental avec des chaleurs extrêmes en été . Au sud, c'est la région des grands deltas du Dnepro du Dniester et du Danube, avec ses paysages de début de monde entre ciel et eaux et enfin la Crimée aux paysages splendides de montagnes de plus de 1500 mètres tombant à pic dans la mer. Le climat et l'ambiance sont méditerranéens .

Ce qu'on remarque d'abord en Ukraine ? J'avais un ami qui vivait en Chine et qui disait que ce qui sautait à la conscience en premier, en Chine, c'était le bruit, la crasse et le caractère batailleur de l'homme de la rue. Tout le contraire de l'Ukraine où ce qui saute aux yeux c'est la propreté même dans les petits villages, non pas une propreté opulente comme en Suisse ou ostentatoire comme en Allemagne ou en Autriche, non, non, une propreté que je qualifierait de confort . Ensuite vient le calme, même dans des rues pleines de monde dans les villes, c'est le brouhaha normal des conversations, le flon, flon d'un orchestre de rue ou dans un parc, le bruit normal de la circulation automobile, mais pas de cris ni de coups de klaxons intempestif, c'est vraiment étonnant . Et puis viennent l'accueil et la gentillesse des gens, sans la moindre servilité, ils sont agréables pour les étranger que nous sommes, comme ça, naturellement, juste pour le plaisir d'échanger quelques mots .

Pour nous qui voyageons en camping car, la première chose, c'est l'état des routes

Elle vont de moyennes -, à épouvantables avec une majorité de "mauvaises" . En fait, plus elles sont fréquentées, plus elles sont mauvaises car très très déterriorées par les camions, de telle sorte qu'on a la surprise de rouler mieux sur les routes "jaunes" que sur les grands axes.

Le prix du gazole en août 2008 : en moyenne 6, 80 "cryna " soit à peu près 1 €, le taux de change, toujours en août 2008, étant sensiblement dans le même rapport Cryna/ € que €/Francs .

Le coût de la vie : Si comme nous on fait ses courses dans les épiceries de village et sur les marchés des bords de routes, le coût de la vie est tout à fait raisonnable, voire même, pour nous très avantageux, on trouve partout de très beaux fruits et légumes, avec un vrai bon goût de frais cueilli, des laitages genre yaourts qui se vendent à l'unité, des fromages, toujours le même à différents niveaux de maturité, très peu de viande si ce n'est du poulet et un peu de porc, beaucoup de charcuteries, souvent fumée, et beaucoup de poissons sêchés et fumés auquel on n'a pas trop osé se risquer si ce n'est à du saumon fumé vraiment excellent et pas cher du tout .

Des campings ? C'est simple, il n' y en à qu'un à Kiev, sinon, la plus part du temps les gens ne comprennent même pas le concept . Mais on peut s'installer n'importe où . Dans un village, aux abords d'un village, sur une piste de station service si on se trouve coincés, en ville sur un parking, peu importe . Il suffit de prévenir de notre présence . Nulle part et à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité, et jamais non plus, contrairement à la rumeur, harcelés par une police cherchant le bakchich .

Autre idée reçue totalement inexacte, il est parfaitement possible d'entrer ou de sortir d'Ukraine pas la pointe sud de la Moldavie. Nous sommes sortis par Riné via Galati sans le moindre problème.

Pour la suite de ce carnet de voyage en photos, voir mon blog.

C'est avec plaisir que je donnerai si je le peux des renseignement complémentaires pour une destination vraiment superbe tant du point de vu de l'accueil des gens que des paysages superbes et variés que de la richesse culturelle ( architecture, histoire, antiquité )
Opéra nord-coréen "La jeune bouquetière" English translation pending
by Yangguizi · 2008-05-05 · 10 replies
Ca faisait longtemps que j'en rêvais.

Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".

Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.

"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.

C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.

Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.

Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.

En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Mafia policière sur Koh Samui (Thaïlande) English translation pending
by Flavia · 2005-09-02 · 310 replies
Mon époux a été emprisonné 7 jours à la prison de lamai, sur l ile de koh samui suite à un accident de voiture : notre véhicule à l'arret, un thai et son épouse sur une moto à toute allure, la fille heurte le pare buffle du 4x4, avec sa jambe : résultat : fracture du tibia. Après paiement d'une caution par l'assurance, il en est sorti, puis la police lui donne RV 8 jours après. Pendant la semaine nous avons vu la famille et le mari idemme, ns avons payé 100 000 Baths pour dédommagement comme il est courant de le faire, ( ils voulaient 150 000 B au départ) nous sommes retournés avec le mari et la soeur à la police faire consigner notre accord. La police a donné RV à mon mari le lendemain pour le rapport, et là le choc ! Ils ont menoté mon mari, mis en garde à vue tout l'après midi, nous ont demandé une nouvelle caution de 100 000 B qui a été versée et il ont malgré tout emprisonner mon mari une nouvelle fois. Nous avons pris un avocat mais la mafia policière l'a promené en beauté. Nous avons déposé 3 demandes de mise en liberté conditionnelle, toutes refusées !! Jusqu'à la sortie conditionnelle de prison la 4ème demande a été acceptée sous réserve d'une nouvelle caution de 250 000 qui a été versée. C'est par les infos de francais en prison que mon mari a été informé des pratiques de corruption par la mafia policière. Dès le lendemain, il a contacté les personnes qui lui ont été recommandées, puis les flics sont passés prendre une enveloppe de 50 000 B, et dès le lendemain, il avait RV avec l avocat de la police qui lui a réclamé à son tour 60 000 B, le prix pour ne pas retourner en prison et récupérer son passeport à l'immigration. En 2 jours tout s est déclenché et mon mari a pu nous rejoindre en FRANCE, je suis repartie avec mon petit de 7 ans toute seule, laissant mon mari en prison. Il ne souhaitait pas que je reste à Samui, il n'avait pas confiance. Nous avons subi pendant 15 Jours, des pressions psychologiques violentes, mon époux en captivité dans des conditions de détention éprouvantes, bref je vous passe les détails... C'est une histoire incroyable qui nous est arrivée, et pourtant nous sommes une famille tranquille qui pensions passer des vacances paisibles, et nous avons connu l'horreur !! Il faut dénoncer cette corruption qui fait du mal à l'ile, si personne ne bouge, ils continueront leur racket au vu et au su de tous y compris de l'ambassade de france à bangkok qui est d'ailleurs parfaitement au courant de la corruption qui règne sur samui. La thailande est dangereuse meme pour des gens honnetes, la mafia policière fait sa loi et règne en maitre, c est abominable. EVITEZ DE LOUER DES VEHICULES MEME AVEC ASSURANCE, CELA A ETE NOTRE CAS ET JUGEZ DU RESULTAT Dénoncer c'est aussi aider les professionnels du tourisme conscients de cette situation, et prévenir les futurs visiteurs des risques qu'ils encourent. LE PAYS DU SOURIRE SAIT AUSSI ETRE LE PAYS DE L'ENFER, Tout çà pour une poignée de crapules en uniformes . Je pense que le tourisme en thailande n'a vraiment pas besoin de ce genre de publicité. Salutations FLAVIA
Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
by Evanet · 2004-04-04 · 260 replies
🙂Bonjour à tous,

Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇

Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.

Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .

Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Boucle San Francisco d'un mois, priorité sur les grands parcs English translation pending
by Bgrp34 · 2011-07-14 · 32 replies
Bonjour,

Nous préparons notre itinéraire priorité Grands Parcs.

Départ San Francisco Retour 3 jours à San Francisco Durée : 1 mois

En désordre les lieux que nous souhaiterions découvrir : Moab (Arche, Canyon's Land) Grand Canyon (Village, Kolb studio, Yavapai, West Rim Drive, Esat Rim...) Lac Powell Antelope Canyon Bryce Canyon (Bryce Point, Sunrise Point, Queen's Garde, Navajo trail, ...- Canyonland (Island In The sky, The Needles, The Maze, Capitol Reef National Park) Horseshoe Bend Monument Valley Navajo Tribal Park Yosemite (cascade, gacier Point, ...) The Wave Las Vegas Death Valley (Borax Museum, Sabriskie Point, Sand Dunes, ...)Nous préférons prendre le temps de visiter les parcs et choisissons pour cette fois d'éviter Los Angeles ainsi que la côte. Idem pour "Zion" que nous "zapperons" cette fois au profit d'un peu plus de temps pour les autres lieux. Lac Powell par exemple... (?)

Nous avons envie de faire le maximum mais nous avons aussi conscience qu'à faire trop de route, c'est la lassitude assurée et moins de plaisir au final ! Un timing plus "light" nous permettra éventuellement, sur vos conseils avisés, de prolonger à tel ou tel endroit.

Merci d'avance pour toutes vos suggestions !!! 🙂
Se rendre à Khao San Road depuis l'aéroport English translation pending
by Fannytonymax · 2016-04-30 · 9 replies
Bonjour, je voudrais savoir comment allé à khao san road de l'aéroport en arrivant le matin à 7h. Merci
Compte rendu de voyage au Japon: 15 jours - 13 nuits English translation pending
by Blidoyne · 2010-10-18 · 14 replies
Voyage Japon : 15 jours - 13 nuits Tokyo - Kyoto - Osaka - Kurashiki - Hiroshima - Tokyo

Jour 1 : avion Départ de France en début d’après midi.

Jour 2 : Tokyo Arrivée à Tokyo vers 7h00 du matin après une nuit en avion. Nous n’avons pas assez dormi dans l’avion et voila que nous attend une dure journée, chaude et humide. Nous allons récupérer notre chambre d’hôtel et poser nos affaires. Impossible de résister à une sieste qui ne demande qu’à durer, mieux vaut se forcer à se lever et à s’activer pour faire une bonne nuit le soir venu et s’adapter plus vite au décalage horaire. L’hôtel type européen est un très bon choix pour ne pas être trop dépaysé les premiers jours, avec douche et lit façon française. Nous aurons le temps par la suite de tester les manières de vivre à la japonaises. Nous récupérons nos JR pass valable 15 jours (c’est du budget mais indispensable et relativement optimisé pour notre voyage itinérant, un bon compromis entre pris et simplicité car jongler avec tous les trains pour économiser très peu prend beaucoup de temps et un changement de planning est vite arrivé). Visite autour de l’hôtel.

Jour 3 : Tokyo - Kamakura - Tokyo Nous faisons l’aller-retour Tokyo-Kamakura dans la journée. La visite vaut le coup, c’est vraiment à voir. La ville est très agréable. Nous visitons temples et jardins et assistons à une cérémonie du thé.

Jour 4 : Tokyo - Kyoto Nous partons pour Kyoto. Nous testons les beaux trains japonais qui sont incroyablement à l’heure et très confortables avec beaucoup d’espace pour les jambes. Arrivée à Kyoto, nous cherchons longtemps notre hotel Yamato Ryokan : il y a 2 hôtels qui ont presque le même nom (enfin un s’appelle Ryokan Yamato, et l’autre Yamato Ryokan…la nuance est subtile et nous nous faisons avoir L ). Ce ryokan est excellent, avec un très bon petit déjeuner et bien placé. C’est une très bonne occasion pour tester les bains japonais car petits et donc pas trop intimidants pour une première fois (pour les femmes, possibilité d’être 2 ou 3 en même temps, pour les hommes, difficile d’être 2 dans le bain). L’eau est très chaude quand on n’est pas habitué. Nous visitons le Kyomizudera (perché sur la coline, il offre une très belle vue de la ville, c’est un des plus beaux temples car beaucoup d’autres ne sont que des pavillons de bois ou milieu de beaux jardins). La rue qui monte au temple est un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs (diversité et qualité). Nous finissons la journée par la visite de Fushimi Inari ou il y a de nombre Tori qui tracent des parcours dans la colline. Le soir, un petit tour dans Gion et un autre quartier vivant le soir, le long de la rivière, avec beaucoup de restaurants.

Jour 5 : Kyoto - Nara - Kyoto Une belle visite de Nara avec ses parcs et ses musées. Possibilité de toucher les biches pas farouches du tout ! Si vous achetez des biscuits pour leur donner, elles viendront se servir sans que vous les invitiez quitte à vous effrayer par leur détermination. Nous visitons le parc de Nara et le temple Todaiji avec une statue de Bouddha qui est le plus grand édifice en bois du monde. Nous envisagions de visiter le temple Horyuji à l'extérieur de Nara mais nous n’avons pas pris le temps.

Jour 6 : Kyoto Nous visitons de nombreux temples, heureusement que les jardins sont de vrais havres de paix qui permettent de nous ressourcer. D’ailleurs visiter un temple consiste à faire un tour dans un très beau jardin… et même si tous les jardins sont différents, il me semble inutile de trop insister à vouloir voir tous les temples. Nous visitons le temple en or, le jardin secs zen et le jardin lunaire et jardin sec Ryuanji, le pavillon d’argent et empruntons le chemin de la philosophie (très agréable pour changer un peu des temples). Nous envisagions de visiter le temple Byodoin à Uji et faire une cérémonie du thé, mais nous n’avons pas pris le temps. Ca semble valoir le coup d’œil d’après quelques photos vues sur internet et quelques commentaires lus.

Jour 7 : Kyoto - Koya San Nous voilà partis pour Koya San, le voyage est très agréable, avec un petit train qui grimpe dans la colline au milieu d’une forêt très dense puis un funiculaire et un bus pour enfin arriver dans Kyoa San. Nous allons récupérer nos chambres à l’hôtel Eko-In. Seul inconvénient, c’est que le diner est servi très tôt ce qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour visiter. Bain commun avant un bon diner servi royalement dans la chambre : la nourriture est bonne mais un peu particulière. Nous visitons le cimetière Okunoin dans la forêt de cèdres et le temple des lanternes. Attention aux moustiques qui nous dévorent ! Pensez à vous couvrir jambes et bras, même si vous trouvez qu’il fait chaud !

Jour 8 : Koya San - Osaka La journée commence très tôt pour assister aux cérémonies du feu et à une autre cérémonie. Les 2 s’enchainent. Puis retour dans la chambre ou un petit déjeuner très particulier est servi. Des légumes très salés et des nouilles ça change des croissants français ! Départ pour Osaka en milieu de matinée. Passage à l’hôtel et visites. Nous nous habituons au bain japonais et l’eau nous semble tiède… Nous visitons l’Umeda Sky Building, vraiment beau et moderne ! Visite dans la ville et du quartier Dotonburi ou il y a de bons restaurants. Nous découvrons une spécialité d’Hiroshima : l’okonomiyaki, une sorte d’omelette, cuisinée sur des plaques devant vos yeux : très bon et en plus je sais comment ils font les vaguelettes sur le dessus des gâteaux type mille-feuille maintenant, vu qu’ils passent une sorte de sauce et qu’ils font le même style de dessin sur ces omelettes. Une ville très belle et agréable, nous aurions du y rester au moins une journée et une nuit de plus !

Jour 8 : Osaka - Chikutei pour Ryokan avec onsen en plein air perdu dans une station d’hiver… Une étape repos pour nous détendre et nous éloigner des hordes de touristes. La réservation pour cet endroit a été très difficile car pas d’information sur internet, il a fallu que de japonais au japon nous fasse la réservation (même un japonais en France n’a pas pu faute d’adresse ou de numéro de téléphone au japon…). Nous prenons un petit train (un seul wagon automoteur qui peut rouler dans les 2 sens) pour nous rendre à cet hôtel. Dans le village ou nous effectuons notre changement, nous en profitons pour aller manger un gros bol de nouilles. Le restaurateur n’a pas l’habitude de voir des étrangers ni même les autres personnes du village, toutes très accueillantes et aimables. Le restaurateur nous offre le café ! Une étape inoubliable pas sa simplicité et sa tranquillité en comparaison avec les lieux très touristiques recommandés dans tous les voyages. Nous arrivons à notre hôtel haut de gamme (le plus beau de notre séjour et le plus cher). L’objectif était de « nous mettre au vert » pour souffler un coup et surtout profiter d’un onsen, en plein air, avec les pierres et les bambous….missions accomplies, 3 bains en une journée et une nuit ! En prime un énorme dîner que nous n’avons pu finir une sorte de fondue de bœuf tranché finement, dans une chambre magnifique. Et pour renforcer l’idée des contradictions de ce pays, une télé à tube cathodique dont aucune chaine n’est réglée et qui grésille, tout ça dans le plus bel hôtel de notre séjour…vive la technologie japonaise.

Jour 10 : Chikutei pour Ryokan avec onsen - Himeji - Kurashiki Nous repartons avec une halte à Himeji pour voir son magnifique château qui vaut le détour. Puis nous enchainons pour aller passer la nuit à Kurashiki ou nous arrivons en fin d’après midi. Manque de chance, tous les articles que nous avons lus nous recommandaient cet endroit à visiter le soir, mais après 18h00, c’est une ville morte (du moins pour notre période début aout) !!! C’est très dommage car c’est vraiment mignon et ça vaut le détour, promenade le long de canaux et visite de boutiques avec artisanat local, très différent de ce qu’on trouve à Kyoto et très joli. Les boutiques communiquent entre elles…l’endroit est super mais il faudrait essayer d’y être pour le repas de midi et visiter dans la journée….mauvais timing.

Jour 11 : Kurashiki - Hiroshima Nous arrivons la veille des commémorations du 6 août… Nous visitons le parc de la paix, le musée Peace Memorial avec le dôme de la bombe A. Nous faisons vite le tour de la ville, qui ne mérite pas d’y passer trop longtemps. Il y a quand même beaucoup d’émotion et un magnifique message de paix pour revendiquer la non prolifération des armes nucléaires : un bel exemple à suivre !

Jour 12 : Hiroshima Jour des commémorations, il y a beaucoup de monde. Nous complétons quelques visites…

Jour 13 : Hiroshima - Miyajima - Tokyo Nous partons visiter l’ile de Miyajima. Ce n’est pas une étape indispensable mais elle m’a permis de gouter des huitres frites avec un plat de pâtes ! Peut être est ce du à la fin de notre voyage avec la fatigue liée à notre séjour itinérant, mais rien ne nous à marqué même si c’est joli…Nous rentrons sur Tokyo. Nous avions envisagé de visiter les gorges de Sandankyo mais il aurait fallu passer une nuit de plus à Hiroshima ou du moins ne pas rentrer jusqu’à Tokyo.

Jour 14 : Tokyo 14 jours au Japon et presque aucun passé à Tokyo, il y a de quoi faire pourtant…il aurait fallu mieux nous renseigner avant le voyage pour profiter des endroits à visiter. A noter une cependant une rue avec beaucoup de jeunes et plein de boutiques, pas très loin du parc ou d’autres jeunes aux looks de manga attendent à l’entrée du parc (enfin seulement 3 costumes dans notre cas…), une belle avenue comparée aux Champs Elysées, un centre commercial haut standing et un endroit touristique idéal pour compléter les cadeaux…

Jour 15 : avion Renseignez vous avant pour les horaires de train pour aller à l’aéroport car il n’est pas à côté et il faut du temps pour y aller. Le train est bien chargé... Vérifiez si vous devez réserver une place ou non et dans quelle classe…

Conclusion :

Il nous a fallu beaucoup de temps pour planifier ce voyage. Il y a forcément des avantages et des inconvénients : plus de liberté, niveau d’hôtel moindre que sur un gros tour, plus d’originalité, cout plus faible…Il faut remarquer que le japon est un pays où il est possible d’improviser sur place (au risque de ne trouver que des hôtels très chers suivant la période) ou de faire des réservations depuis la France avec internet. Nous avons organisé ce voyage en fonction de ce que nous avions pu lire et de nos envies, en comparant différents tours et autres commentaires de voyages au japon. Nous avons essentiellement fait des étapes touristiques qui apparaissent dans plusieurs tours, avec d’autres étapes parfois peu touristiques et originales. En discutant avec d’autres touristes, il nous semble que nous n’avons pas trop oublié d’endroits à voir et même certains nous ont félicités d’être allés dans des endroits importants pas toujours prévus dans les tours (Kamakura et Kurashiki entre autres). Malgré des commentaires de certaines personnes comme quoi Koya San ne vaut pas le détour, nous le recommandons car c’est une étape qui nous a marqué et que nous avons appréciée. Ca change des temples et des grandes villes et le voyage est agréable. Nous avons eu un mauvais timing pour Kurashiki L et nous aurions pu nous dispenser de Miyajima et, peut être, remplacer par les gorges de Sandakyo. Nous aurions pu passer une journée de moins à Hiroshima pour passer une journée de plus à Osaka qui est la grande ville que nous avons le plus aimé. Une journée et une nuit dans un endroit qui n’apparait dans aucun tour et dont personne ne parle (Chikutei) est une de nos fiertés et un excellent souvenir, encore faut-il réussir à réserver...

J’ai mon fichier excel à disposition si vous êtes intéressés pour les hôtels, journées, adresses et les visites essentielles à faire que j’ai pu regrouper avant le voyage.

PS: 1 an et demi après notre voyage je fais ce post pour donner des idées, pour répondre au concept d'entraide mutuelle et pour tenir mon engagement lors de mon inscription sur le forum (mieux vaut tard que jamais). Bon voyage!
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
by Tomas3 · 2009-04-09 · 64 replies
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps

Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...

31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:

« préambule d'une longue marche de printemps »

Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.

A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...

Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.

La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).

Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)

le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.

J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »

ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...

J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.

La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...

Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..

2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »

Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...

L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.

Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..

3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet

La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.

L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)

ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...

Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...

3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »

je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...

il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.

J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)

4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:

on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...

Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...

5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »

je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...

Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...

Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)

FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?

Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...

Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.

Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.

Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...

6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »

si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.

Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».

Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...

Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.

Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.

L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.

7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne

Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...

I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...

Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?

Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.

La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Carnet de route de trois semaines en Afrique Australe en septembre 2010 English translation pending
by Pimprenell · 2010-11-16 · 13 replies
Voici le carnet de route de mon voyage entre la Namibie et le Botswana effectué en septembre 2010.

Contexte : voyage organisée par mes soins après d'innombrables heures à me renseigner à travers des lectures sur le net, dans des guides, et des centaines d'échanges de mail (plus ou moins stressant) pour les différentes réservations.... 😏 Je précise que c'est mon second voyage dans ces contrées (cf mon premier carnet de route en Namibie 2008). J'ai gardé le même mode que la première fois 😉

Mode : autonomie complète - voyage entre 4 personnes adultes (et plus ou moins responsable 😛) dans un 4x4 avec tente sur le toit

J1 : Décollage de PARIS pour WINDHOEK via Francfort avec Air Namibia.

Le vol se déroule sans encombre. Pas d'écran individuel, les films sont diffusés sur différents grand écran plus ou moins visible selon votre place dans l'avion. Pas de film en français par contre. Repas chaud et yaourth dont la marque serait à revoir : 'Gastro'... voila qui risque de faire peur à tous les francophones 😛 Bon petit vin sud africain, histoire de commencer le voyage comme il se doit..😊

J2 : WINDHOEK - REHOBOTH (1h)

Arrivée au petit matin à l'aéroport de Windhoek : Récupération des bagages, change à l'aéroport, récupération du téléphone satellite chez l'agence Be Local présente dans l'aéroport, récupération d'un exemplaire du guide 'Where to stay' pour avoir les adresses et n° de tel des lodges de chaque région Une personne d'Odyssey Car Hire nous accueille à l'aéroport et nous ramène à leur agence de location de voiture sur Windhoek. Le 4x4 est prêt : règlements de la facture, papiers administratifs divers, démo et explication du 4x4, etc. et nous pouvons commencer notre périple ! 😇

Premier arrêt au supermarché de Windhoek pour faire le plein des courses (approvisionnement eau et nourriture), plein d'essence.

A 10h45, on prend la route. Cette fois, c'est parti ! Direction la B1 vers le sud. Ce soir nous avons prévu de dormir près de REHOBOTH (87km de Windhoek) au camp du Lac Oanob (pas de réservation, nous verrons bien sur place).

site internet :
http://www.oanob.com.na/ Lake Oanob Resort - P.O. Box 3381 – Rehoboth – tel : ++264 (0)62 522370 - reservations@oanob.com.na situation : 7km à l'ouest de Rehoboth entrée pour le lac : 80NAD par personne - Campsite : 70NAD par personne

Nous trouvons une place pour camper, mais ce n'est pas évident car bcp d'emplacements ne sont pas bien fait pour pouvoir y rentrer un gros 4x4 avec tente sur le toit ! L'endroit est chouette. Il y a de jolis emplacements aménagés face au lac, les sanitaires sont propres et élégants (dommage qu'il n'y ait qu'une douche et qu'un WC par bâtiment par contre !), bon bar et resto face au lac. On voit des pêcheurs, des canoës, et de petits bateaux à moteur de plaisance sur le lac. Il y a également de jolies chaumières en pierre en bordure du lac. Ca doit être chouette de dormir dedans ! Le lac Oanob est très étendu, on aperçoit cependant au loin le barrage qui le contient. Des oiseaux volent tout autour. Cela semble un bon coin pour la détente... mais c'était sans compter qu'on était un vendredi soir et que passer une certaine heure on a vu plein de jeunes débarqués avec musique et bière pour faire la fête au bord du lac le weekend ! 🤪 Tant pis pour nous, la fatigue du voyage nous assomme suffisamment pour que les discussions interminables et nocturnes de ces "djeuns" ne nous empêchent réellement de dormir...😛

J3 : REHOBOTH - MARIENTAL (B1 -C21 - D1268 : 163km environ - 3h)

On poursuit notre route vers le sud sur la B1. On passe la ligne imaginaire du tropique du Capricorne. Puis tournons sur la C21 avant Mariental et ensuite sur la D1268. Cette dernière est une très jolie route de 'gravels'. Le paysage se transforme et on aperçoit les dunes de sable rouge du Kalahari , parallèles les unes aux autres, avec leurs herbes folles au couleur argenté qui les tiennent accrochés. Ce soir nous avons prévu de dormir au Bagatelle Kalahari Game Ranch (réservation faite depuis la France). Nous avons opté pour une place en camping. Le camp est un peu éloigné de la réception. On est vraiment au calme cette fois 😛 Les campements sont bien espacés les uns des autres ! Chaque emplacement a son propre bloc sanitaire. Bon accueil à l'office qui dispose d'une jolie petite boutique, d'un magnifique salon bar, ainsi qu'une belle salle de restaurant, une piscine et un jardin en extérieur. On croise chat, springbox, oryx, chevaux, et paons en liberté tout autour. Nous profitons de notre arrivée relativement tôt au camp pour faire un game drive (15h30) dans leur réserve l'après midi (oryx, koudou, autruche, girafe, renard, gnou, ...) avec pour finir, apéro face au coucher de soleil. Le soir nous décidons de tester leur restaurant : très bonne cuisine.

site internet : http://www.bagatelle-kalahari-gameranch.com/ P O Box 212 - Mariental Namibia Tel: +264 (63) 240982 - Fax: +264 (63) 241252 Email: info@bagatelle-kalahari-gameranch.com

J4 : MARIENTAL – KEETMANSHOOP (B1-D3910-D3912-M29 : 221km environ - 4h30) Nous poursuivons toujours notre route vers le sud. Sur la route, on aperçoit sur notre gauche de hautes falaises. Pour couper la monotonie de la B1, on prend des petites routes. Ce soir nous prévoyons d'aller dormir au Quivertree Forest Rest Camp. Ce camp a l'avantage de se situer à proximité du giant's playground mais surtout d'être collé à la foret d'arbres carquois (Kokerboom forest). Le camp semble assez désert à notre arrivée. On ne devrait pas avoir de problème pour trouver une place ! L'accueil est sans plus mais pas désagréable non plus. On demande à voir leur drôle de chambres en forme d'igloo puis optons finalement pour une place de camping avec un bon braii :) Nous leur achetons un délicieux morceau de koudou pour ce soir. Un car de touristes débarque et le proprio les emmène assister au repas des guépards. Ils en ont deux, ainsi que toute une bande de suricates. On s'incruste dans la cage et je prends qlq clichés. J'observe les suricates jusqu'à ce que je m'aperçoive que je suis seule dans la cage, avec mon ami, et deux guépards qui mangent ! les touristes et le proprio ont disparu ! Ne craint-il donc pas qu'on s'y fasse attaquer ? par précaution, on s'éclipse vite de la cage qd même... 😄 On paie l'entrée pour la foret de Kokerboom et on s'installe à notre campement. Il y a de la place ici et de beaux blocs sanitaires. Seul regret, on est au bord de la route mais finalement le soir, il n'y a pas tant de circulation que çà. La forêt d'arbre carquois est collé au camp. On va donc se promener librement quand on veut ! (après avoir payé l'entrée qd même ! 50 NAD par personne). Cet endroit assez insolite est vraiment super à voir. Tout le monde se régale du coucher de soleil et chacun cherche à prendre le beau cliché ;) On croise également de nombreux damans parmi les rochers qui ne sont pas si farouches que çà finalement...

site internet : http://www.quivertreeforest.com/. campsite : 70 NAD situation : 14km au nord est de Keetmanshoop sur la route M29

J5 : KEETMANSHOOP- SEEHEIM - HOOLOG - HOBAS - AIS AIS (B1 - B4- D545 - C12 -C37 230km)

Sur la route, on passé par le Naute Dam. Le lac artificiel est une agréable halte. Le paysage fait plaisir à voir. On voit de nombreux oiseaux autour. Les couleurs et les reflets du lac sont sublimes. Petite balade parmi les gros rochers noires qui bordent le lac. Ces rochers résonnent de façon métallique. On se demande ce que cela peut bien être. On achète des glaces et boissons à la petite boutique qui tient le lieu. Pause pique nique face au lac. Il y a même un camping ici pour ceux qui souhaiteraient y rester plus longtemps.

On poursuit la route à travers le parc national de Ai Ais. La route est très plaisante même si l’on essuie au départ une mini tempête de sable.

Arrivée à Hobas, on paie nos entrées pour le Fish River Canyon et on part explorer 3 points du vue sur ce magnifique site ! pique nique au bord du canyon. La vue est splendide. Cà doit être une sacrée expérience de faire le trek de plusieurs jours dans ce canyon… le temps passe, il nous faut rejoindre le camp de ce soir. On reprend la route pour le camp de Ai Ais, la route est encore très chouette.

Arrivée au sud du canyon. Le camp d'Ai Ais est géré par le NWR. L'endroit est fort sympathique, nombreux places de camping avec électricité et point d'eau. Sanitaire correct. On se plonge avec délice dans le spa aménagé. L'eau est très chaude, çà relaxe bien ! Le soir on mange au restaurant. Accueil charmant et nourriture impeccable.

Le lendemain au réveil on croise de nombreux oiseaux, des babouins (que des veilleurs du camp prennent soin d'éloigner de nos emplacements), et des rats des rochers 😊

Réservation : Namibia Wildlife Resorts - Private Bag 13378, Windhoek 9000, Namibia Tel ++264-(0)61 285 7200 - Fax ++264-(0)61 224 900 - reservations@nwr.com.na

J6 : AIS AIS - ROSH PINAS - AUS (C37-C13 - 6h30)

En préparant mon voyage, je pensais devoir rebrousser chemin et repasser par Hobas pour aller vers Aus mais avec la nouvelle carte mise à jour qu'Odyssey m'a fourni, j'ai trouvé une nouvelle route tracée qui nous permet de sortir par le sud du canyon sans nous faire faire trop de détour. Nous décidons de l'emprunter et faisons un bon choix car la route était absolument sublime ! Nombreux arrêts pour prendre des photos et admirer le paysage. On arrive à la frontière de la Namibie avec l'Afrique du sud en plus. On longe la rivière Orange et remontons vers Rosh Pinas. A partir d'ici la route est déjà moins plaisante (carrière de mines, béton) mais la première partie valait vraiment le coup.

On arrive sur la petite ville de Aus et nous nous installons à Klein Aus Vista où nous avons réservé deux nuits.

Un peu déçue par l'accueil mais l'endroit est magnifique ! la réception, la petite boutique, le restaurant et les chambres se situent à l'entrée du lodge. Le camping et les autres types d'hébergements (Eagle's Nest Chalet et Geisterschlucht cabin) sont à 7km d'ici. On est dans le parc du Gondwana Speergebiet Rand et les paysages sont superbes. On goûte à la tranquillité.

Un conseil : Si vous passez une nuit dans un des Eagle's Nest Chalet ou Geisterschlucht cabin, demander un kit barbecue à l'accueil (attention ils sont très généreux en portion !! viande, salade, toats à grillé, pommes de terre...) car vous ne voudrez pas revenir au restaurant à qlq km de là tellement le coucher de soleil ici est magique.

Il est possible de faire des randonnées autour du site mais nous n'avons pas eu le temps d'en faire.

Klein-Aus Vista se situe à environ 2 km à l'ouest de Aus et 115km à l'est de Luderitz. CONTACT: Gondwana Desert Collection: TEL: + 264 63 258021 /116 - FAX: + 264 63 258021 EMAIL: ausvista@namibhorses.com - WEB: http://www.klein-aus-vista.com

J7 : AUS - LUDERITZ - KOLMANSKOP- AUS

Nous prenons tôt ce matin route en direction de la côte de Lüderitz pour faire une sortie en mer réservé via Klein Aus Vista. La route passe toute droite sur une grande plaine. On met 1h30 pour arriver à destination. Proche de l'arrivée, le paysage change et devient un peu lunaire. On a une sensation de bout du monde avec cette grande route interminable...

On embarque à 8h30. Sur la mer, le vent souffle très fort et nous sommes vite congelés. Heureusement le capitaine de bord a tout ce qu'il faut et nous prête couverture et grosse veste. On part voir l'ile d'Halifax où se logent une colonie de manchots et divers oiseaux. On aperçoit également des flamands roses non loin. Surtout un gros rocher on voit plein d'otaries et dans l'eau on croise plusieurs dauphins venus s'amuser autour du bateau. La mer bouge bien et c'est très difficile de prendre des clichés :)

On rentre au port content d'être abrité du vent pour retrouver un peu de chaleur. La sortie n'est pas aussi impressionnante que celle que nous avions faite à Walvis Bay, mais elle reste néanmoins sympathique et surtout plus authentique ;)

Sortie faite avec Zeepaard trip boat (300 ND par personne pour 2h)

On repart directement pour visiter la ville fantôme de Kolmanskop (attention le site ferme tôt: 13h, entrée payable sur place : 50NAD avec guide). On fait la petite visite guidée très intéressante et rapide. Et puis on finit en passant pas mal de temps à explorer par nous même chaque maison et bâtiments. Quand on repart du site, il n'y a plus que nous et tout a fermé.

Il fait faim alors on retourne à Luderitz une dernière fois pour faire qlq courses, le plein d'essence (grosse frayeur car plusieurs pompes n'ont plus de diesel et nous sommes pas loin d'être à sec !) et gouter aux langoustes dans un restaurant 'Le Pinguouin', qui se trouve au Nest Hotel.

Quand nous reprenons la route pour Aus, il est déjà trop tard pour aller voir les chevaux sauvages au Garub pan. Le soleil est en train de se coucher. Le temps d'admirer qlq chevaux qui traversent la route au soleil couchant et nous retournons à Klein aus Vista où nous passons notre dernière nuit.

J8 : AUS- SESRIEM (C13-D707-C27 - 402km - 6h)

A défaut de n'avoir pu voir le Garub pan hier soir, on y retourne ce matin. Le site n'est pas très éloigné de Klein Aus Vista. Un conseil : y aller très tôt si possible car çà cogne vite fort là bas ! Heureusement un petit abri aménagé permet de se poser à l'ombre et d'observer les chevaux sauvages un peu plus bas dans le pan. Cet abris est cependant visité aussi par qlq chevaux moins farouches que certains touristes ont dû nourrir... je me suis retrouvée assise, filmée par un autre touriste hilare pendant qu'un cheval essayait de me brouter les cheveux alors que je prenais des photos ! je vous laisse imaginer la scène... 😇

Je serai bien restée ici des heures mais ayant encore une longue route à faire, il nous faut repartir en direction de Sesriem et bien sûr nous optons pour la fameuse D707 que tout le monde trouve magnifique mais qui n'est pas la plus simple et la plus rapide. C'est vrai que le paysage est très beau sur cette petite route. Pour finir on traverse le parc du Namib Rand Nature Desert où l'on croise plusieurs animaux et on arrive à 16h au camping de Sesriem.

Belle surprise : les travaux entamés y'a 2 ans sont finis et le résultat fait plaisir à voir ! Une office toute neuve, avec une belle échoppe (souvenir, boisson, nourriture) et une belle salle de restaurant avec un superbe bar (avec TV écran plat je vous prie ! diffusant des clips sud africain). Dommage qu'ils n'aient pas encore rénovés tous les sanitaires, le bloc à coté de notre emplacement mériterait franchement d'être refait ...

Nous avons juste le temps de partir voir le dune Elim qui se trouve assez proche du camping. La grimpe semble interminable. Ce sont des montagnes russes, çà monte, on croit être arrivé et çà redescend et derrière çà remonte etc... On arrive qd même à ce qui semble être le point le plus haut et admirons in extremis le soleil qui part se coucher au loin. On redescend rapidement en espérant ne pas trop se perdre dans ce labyrinthe de dunes.

Nuit à Sesriem campsite sous une belle nuit étoilée et entouré de chacals

J9 : SESRIEM – SOSSUSVLEI -DEADVLEI Nous rentrons dans le parc ce matin pas très en avance sur nos horaires car le soleil commence déjà à se lever et la route jusqu'à Sossusvlei est assez longue. On passe avec notre 4x4 dans la partie très sablonneuse qui mène au pied de sossusvlei et deidvlei. Premier arrêt à Sossusvlei et puis retour sur Deidvlei. Il commence déjà à faire très chaud et une fois la balade finit, on part s'installer avec plaisir sur une des petites tables de pique nique à l'ombre des arbres. Un des chauffeurs passent par là, on l'invite à prendre le café et on discute avec lui. 🙂

Retour au camping où l'on se repose, profite pour faire une lessive et boire un coup au bar flambant neuf !

On re-rentre dans le parc en fin d'aprem pour faire le coucher de soleil sur la dune 45. Le soir on part se régaler au buffet du Sossusvlei Lodge puis douce nuit au Sesriem campsite

J10 : SESRIEM - REHOBOOTH - WINDHOEK - GOBABIS (C19- C24-B1-B6)

Aujourd'hui, une longue route nous attend. Il nous faut traverser en large la Namibie pour rejoindre les frontières du Botswana. Nous faisons un arrêt à Windhoek (Sesriem-Windhoek : 5h) pour refaire qlq courses et manger tranquillement dans notre restaurant fétiche du centre commercial.

Nous y prenons un peu trop notre temps et du coup on arrive à la nuit tombée à Gobabis. Nous logeons dans une petite chaumière en brique au bord de l'eau. Le lodge semble désert et pourtant la dame nous indique que c'est la dernière chambre qu'elle a pour ce soir. Une chance ! 😛 La maisonnette est charmante. Pour une nuit ce sera parfait. Pas de chance par contre, il semblerait qu'un concert se déroule dans les environs dont on entend les échos et on entendra tard dans les nuits les fêtards de retour à leur bercail...😐

J11 : GOBABIS - BUITEPOS - GHANZI (448km)

Nous passons la frontière entre la Namibie et le Botswana à Buitepos. Formalité des douanes assez rapides et sans encombre (1h). Cà y est, nous sommes au Botswana ! :) Nous arrivons vers 13h à Ghanzi et partons directement à la recherche d'un logement pour ce soir car le dimanche, tout est fermé.

Nous tombons sur le Tautona Lodge et décidons de nous poser dans leur camping. Les emplacements sont grands et au calme dans la réserve. Accueil moyen mais pour le reste, l'endroit est fort sympathique d'autant plus que nous sommes seuls en arrivant au camp ! Les sanitaires sont récents et propres. Une petite terrasse en hauteur permet de nous poser pour manger à l'ombre tout en inspectant le point d'eau où des animaux passent. Au niveau de la réception du lodge, on trouve les bungalows, le bar restaurant et une petite piscine autour duquel un impala rode nonchalamment. Nous allons observer les lycaons, les guépards et les lions qui sont dans des enclos dans la réserve du parc privé. Puis nous passons une délicieuse soirée au camping après avoir nourri notre pauvre gardien de nuit qui veillera sur nous toute la nuit 'au cas où'...😄

Tautona Lodge : tautonalodge@botsnet.bw - tel +267 659 7499 - fax : +267 659 7500 - camp : 62P par personne

J12 - GANHZI – MAUN (264 km) Ce matin nous faisons une visite guidée fort passionnante à la ferme située à l'entrée de la réserve du lodge. Cette activité réservée la veille s'appelle 'Lion Interactivity'. En effet la ferme possède et élève de nombreux lions. Nous pourrons voir et toucher des lionceaux auxquels on fait prendre leur bain. Approcher et effleurer à travers la cage des lions et des lionnes de différents âges. Notre guide nous a captivé pendant une bonne heure. Petit détour à Ghanzi pour faire notre change de pula, faire qlq courses et visiter le beau Craft Center tenu par une communauté San où j'achète de jolies boucles d'oreille en œuf d'autruche.Nous reprenons notre route pour Maun (prononcez : 'Mahoun').

Arrivée à Maun en début d'après-midi, nous allons chercher et payer nos entrées pour les parcs de Moremi et Chobe (prononcez : Tchobé). La dame qui délivre les permis n'est franchement pas aimable mais bon... Au total, cela nous revient à 1590 pula pour 4 personnes, 1 véhicule et 3 jours passés dans les parcs. Plein d'essence à la station et on profite de la Shell Shop pour acheter nos cartes des parcs de Moremi et Chobe (45 pula la carte Veronica Roodt).

On grignote rapidement et on se dirige vers l'aéroport où nous avons réservé avec l'agence Moremi Air un survol du delta de l’Okavango pour 16h. Dans le hall de l'aéroport, à l'étage, nous trouvons leur office. L'accueil y est franchement très mauvais. Heureusement le pilote était déjà bcp plus sympathique. Il nous explique sur une carte le parcours que nous allons faire et nous partons rapido sur le tarmac après les portes de contrôle dans son petit avion. Ici de nombreuses agences sont présentes et çà dépote ! On a vu bcp de petits avions de l'agence Sefofane qui semble bien implanté au Botswana.

Le survol au dessus du delta de l'Okavango nous permet de découvrir et de se rendre compte de l'étendu et de la complexité du delta. On aperçoit bcp d'ilots et les bras d'eau qui les entourent. On perçoit les traces laissées par les animaux ou les 4x4 dans la réserve. Difficile d'apercevoir les animaux à cette hauteur et à cette vitesse. Les hérons blancs et les éléphants sont les plus faciles à entrevoir 😉 Le survol est un must et reste un très beau souvenir !

Nous atterrissons ravis par ce que nous venons de voir. Il est temps de dépasser Maun et de s'installer au Maun Rest Camp qui se trouve à 7km de la ville. J'avais réservé l'hébergement depuis la France. Nous héritons de la 'Green House' qui nous semble un manoir tellement les pièces sont grandes et hautes de plafonds ! Pendant 2 jours, nous aurons cette petite maison, un vrai luxe ! Le camping dispose de beaux emplacements ombragés avec vue sur la rivière. L'endroit est calme et le jeune homme qui nous accueille est absolument charmant.

J13- MAUN

Le lendemain matin, nous avons rendez vous dans un lodge pour une balade en mokoro sur le delta. Nous partons sur un bateau à moteur qui nous déposera après 1h de trajet à un endroit plus au coeur du delta où sont regroupés tous les polers (les gondoliers du mokoro quoi !). Sur la route nous avons déjà vu bcp d'oiseau. Ici dans le delta, ils sont très nombreux. De là, un poler nous prend en charge et nous partons à deux répartis dans chaque mokoro. On se suit et on se balade au raz de l'eau dans le delta. On découvre des parterres de fleur de lotus. Des libellules volent dans l'air en grand nombre autour de nous. Au bout d'une heure on arrive sur une ile où l'on débarque. Ici vivent de petite familles de pécheurs. On nous emmène pour une petite randonnée de 2h sur l'ile. Deux guides nous encadrent pour veiller sur nous et nous donner des explications sur la végétation et les animaux. On croisera avant tous des oiseaux, les éléphants ne nous laissant apercevoir que leur trace de pas dans la boue, leurs excréments ou leurs ossements 😛 Retour au camp des pécheurs pour manger. Ici on peut vous vendre du poisson fumée qui sèche au milieu des mouches pour seulement 3 pulas ! (environ 0.30 centimes). Bon ok au début çà rebute. Mais j'ai gouté un petit bout et c'était franchement bon 😎

Retour dans notre "manoir" au Maun Rest Camp, fatigués mais ravis de notre journée. Le soir nous nous offrons un délicieux repas au non moins moderne Motsana Center. Etrange bâtisse construite au bord de la route au milieu de rien, à droite, avant l'Audi Camp. Les serveurs ne sont pas encore bien habitués au moeur des plats qu'on y sert (par ex, on n'arrive pas à leur faire comprendre qu'on veut un jus de fruit non pas avec un seul fruit mais plusieurs mixés, ou encore qu'une salade ne se prend pas avec x types de vinaigrette mais avec une seule, et ils ont tendance à noter que la moitié de ce que vous avez demandé...), toujours est-il qu'ils étaient si adorables et attentionnés, qu'on leur pardonne ! On a bien rigolé avec eux et on s'est régalé ! 😎😊

Maun rest camp : PO Box 250, Maun - tel: 6862623; tel/fax: 6863472- email: simonjoyce@info.bw Camping @ P50 per person per night

J14 : MAUN - MOREMI

çà y est, c'est parti pour la grande traversée des réserves de Moremi et Chobe. Nous quittons Maun et notre Green House pour rentrer dans le parc de Moremi. La route jusqu'à South Gate (l'entrée au sud du parc de Moremi) est une belle route goudronnée, qui se transforme ensuite en une route de gravels mais facile. On met 2h pour l'atteindre.

Nous montrons patte blanche à l'office de South Gate et faisons notre entrée dans le parc. A partir d'ici nous ne gouterons plus qu'aux routes ensablées. A l'office nous nous sommes renseignés sur l'état des routes. Mauvaise nouvelle : bcp sont inondées et cela nous laisse peu de loisir pour explorer les régions du parc. Nous ne voulons pas prendre de risque, nous n'avons qu'un véhicule et sans prise d'air (cet espèce de long tuyau qui remonte le long de la voiture vers le toit et que l'on voit sur les autres 4x4 qu'on rencontre !). De plus, n'ayant pu obtenir de réservations dans Moremi depuis la France, j'avais opté pour deux nuits au camp communautaire de Khwai mais qui se trouve à l'extérieur de Moremi, plusieurs km après North Gate.

Nous nous enfonçons et traversons le parc sur la route qui mène de South Gate au camp de Xakanaxa (1h30). La route est assez bonne bien que certains endroits soient assez sablonneux mais elle n'est pas très passionnante. On traverse une grande forêt de mopanes. Difficile de voir dans ces conditions les animaux qui se cachent et se confondent avec les couleurs de la nature environnante. On en croise qlq uns mais rien de bien excitant.

L'arrivée à Xakanaxa est plus spectaculaire. On croise le camping qui est quasi vide (pourquoi en France, on nous répond que c'est complet ?). Le paysage rechange, on est au bord du delta. Des prairies rouvrent le paysage. Nous poursuivons jusqu'au Boat Station de Xakanaxa. Il n'y a pas grand monde décidément ici. On tombe sur des guides qui lavent leur linge. Je me renseigne pour savoir si on peut faire un tour de bateau. Mais le gars me fait savoir que les guides pour les bateaux ne sont pas là. Ils reviendront surement plus tard car sur le planning il est indiqué qu'un tour est prévu pour des touristes dans l'après-midi. Pas moyen de savoir si on peut s'incruster sur ce bateau ou non, il faut attendre le retour de ces guides. Que faire ? cette balade en bateau a l'air de vraiment valoir le coup mais avec notre nuit à Khwai, je dois être ressorti du parc avant la nuit et la route est longue car je ne peux me risquer à emprunter celle entre Xakanaxa et North Gate qui est sous l'eau soit disant, et je dois donc repasser par South Gate pour remonter ensuite sur North Gate... 🤪

Je demande alors au guide si on peut faire un game drive avec lui... visiblement c'est "short time" pour lui car il n'a pas fini sa lessive et ensuite il doit récupérer des clients au lodge d'à coté pour un game drive. Il accepte cependant gentiment de nous faire faire 1 heure de game drive après avoir négocié sa lessive avec son ami 😉 Grand bien nous en fasse ! cette "courte" sortie a été très intéressante une fois de plus car notre guide fort sympathique n'était pas avare en explications sur la faune et la flore; et nous avons vu plus que nous l'espérions : 9 lions et lionnes au repos sous des buissons. 😎😎 Sans lui, à coup sure, nous serions passés à coté d'eux sans les voir tellement ils se confondent bien dans les hautes herbes jaunes ! 😇😊

Game drive 1h : 40 pula par personne avec Theko MEC BATSHABENG (PO Box 1911 - Maun - BOTSWANA - tel : +267 71206403 - email : tbatshabeng@yahoo.com)

Retour au 'boat station' où l'on pique nique ravis à l'ombre des arbres sur une mezzanine en bois qui offre une vue sur le delta. On voit les éléphants qui traversent la rivière et se promènent dans le camp. Le guide du bateau est enfin revenu, je l'interroge. Il ne sait pas combien de touristes il attend (SIC !) mais nous propose un tour en bateau après le leur. Je lui explique qu'à moins de dormir sur place, nous ne pourrons pas le faire. Il me faut absolument négocier une place dans le camping de Xakanaxa si l'on veut pouvoir faire ce tour en bateau ! on se donne donc 2 rdv : un dans 1h, après son tour avec les touristes du lodge, au cas où on ait pu dégoter une place au camping pour ce soir; et un autre où dans le cas contraire, s'il nous voit pas, on le retrouverait le lendemain matin pour faire ce tour en bateau. 😎

Retour à l'office de l'entrée de Xakanaxa où je demande s'il est possible de prendre une place au camping puisqu'il semble loin d'être plein. Nous perdons notre nuit payé à Kwhai mais tant pis, ce tour en bateau me semble vraiment à faire 😊 Le monsieur de l'accueil finit par accepter. Nous retournons le coeur léger vers le camp.😇 En attendant le retour de notre pilote, nous retournons voir les lions et tombons sur un charmant petit troupeau de girafes. Le coin est décidemment très joli. Nous repérons un emplacement pour ce soir et retrouvons notre bateau. Nous avons l'embarcation pour nous 4 : grand luxe ! On glisse sur l'eau, tout est très calme autour de nous. On retrouve les éléphants qui ne sont jamais bien loin. Notre guide nous emmène à des 'spots' d'où l'on peut observer quantité d'oiseaux ! et pour finir, nous admirons un des plus beaux couchers de soleil de notre voyage... Nous avons bien fait de rester une nuit ici ! 😊😇😇

Boat trip : 550 pula le bateau

Nous nous endormons dans notre campement à Xakanaxa après un rapide repas sur le pouce car la nuit est vite tombée et nous craignons que des bêtes (lion, léopard ?) viennent roder. Mais cela ne semble pas inquiéter nos voisins qui festoient gaiement autour d'un feu. Bien qu'une des femmes ait poussé un cri après avoir aperçu des hyènes qui leur tournaient autour... 😛 La nuit se passe étrangement... on entend des animaux. Je me réveille souvent et peine à me rendormir ayant l'impression qu'un éléphant caresse de sa trompe notre tente.. (hallucination ? réalité ? je n'oserai mettre mon nez dehors) 😊 😮

J15- MOREMI - KHWAI

Nous repartons le lendemain matin à 8h30 et décidons de nous enfoncer un peu sur la route qui mène de Xakanaxa à North Gate pour aller voir le Paradise Pool, que nous mettrons du temps à trouver... difficile parfois de se repérer dans ce labyrinthe de sentier, d'autant plus que la carte n'est pas évidente à lire pour se repérer et que le GPS nous a lâché depuis Lüderitz... La balade reste très jolie, on voit pas mal d'animaux, même si on n'est un peu déçu devant ce qui doit être le Paradise pool et qui ne contient ni hippo ni eau.. bizarrement...

Il faut reprendre la route assez monotone de Xakanaxa à South Gate puis de South Gate à North Gate. Rien de bien passionnant. Arrivé vers North Gate, nous sommes ressortis du bois et explorons jusqu'à un autre hippo pool situé de ce coté ! Route parfois très chaotique mais très belle aussi. Cette fois à l'hippol pool, les hippos sont là et il y a même un spot en hauteur d'installer pour les observer. On en voit d'autres plus au loin et aussi des crocodiles ! Ravis il nous faut rebrousser chemin et sortir de Moremi à présent. On passe North Gate et traversons le charmant pont de bois qui nous permet d'aller vers Kwhai. On arrive à ce qui semble être le village de Kwhai. Différentes routes partent et on ne sait laquelle emprunter pour aller au camp communautaire. Je vais me renseigner auprès d'un gars nettoyant un 4x4 et qui s'avérera être une des personnes s'occupant du camp. Il m'indique qu'il y a 3 franchissements d'eau à passer pour y accéder. Je lui demande si c'est profond ou pas. Il m'indique que certains passages le sont et qu'il faut prendre tels chemins pour passer et non pas la route principale à un endroit... Bon ok, il commence à se faire tard et les passages n'ont pas l'air si simple !... 🤪 Je lui explique nos craintes et il nous propose de nous accompagner pour nous montrer la route, ce que nous acceptons avec grâce. Bien nous en fasse ! le premier guet est impressionnant mais en passant au bon endroit, çà passe sans pb. Pour le second c'est autre chose : passage très difficile avec branchage. On se retrouve coincé dedans au milieu de la rivière mais on finit par s'en sortir. Malheureusement en sortant on prend peur, la voiture s'est bloquée sur un rapport court , le volant vibre bizarrement et tire fortement d'un coté, de plus il y a un bruit étrange à l'avant. On commence à se demander dans quelle galère on s'est mis et à maudire le camp Kwhai qui est si difficile d'accès ! Et l'autre qui file à toute allure avec son 4x4 équipé d'une prise d'air ! 🏴‍☠️ 😠 Il reste un dernier guet à passer et on croise les doigts pour qu'il soit comme le premier. Pas de bol, il est énorme et on voit le 4x4 de notre "guide" s'enfoncer profondément... c'est un peu la panique ! 🤪 Je fais signe au gars de revenir et l'arrête lui indiquant qu'on a un souci avec notre voiture. Il regarde et arrive à nous débloquer le rapport (ouff c'est déjà çà !) en forçant un peu et en repassant en marche arrière et marche avant, çà se débloque : technique connue mais à savoir ! on apprend avec l'expérience 😉 Je lui demande s'il peut conduire notre véhicule sur l'autre berge car je crains vraiment qu'on reste coincé au milieu des flots et lui a au moins une bonne expérience du terrain ! Bien nous en fasse, il prend les commandes et nous commençons à plonger dans l'eau, il prend par le coté avec notre véhicule car visiblement si çà passe avec le sien, cela ne l'est pas avec le notre et même ici il y a bcp d'eau car on voit l'eau arriver vers le capot. Ouff çà ne dure pas longtemps, notre moteur ne s'est pas noyé et on a atterri de l'autre coté ! merci 😇 Il nous informe que le camp est encore à plusieurs km sur la route, il rentre au village mais nous indique qu'il repasse ce soir au camp avec quelqu'un. Nous lui donnerons qlq billets pour le remercier de son aide à ce moment là.😎 Nous finissons les derniers kms réfléchissant sur l'éventualité que notre 4x4 nécessite réparation et nous laisse coincer ici plusieurs jours car un bruit sourd se produit lors que nous tournons trop le volant. Le cardon semble avoir pris un coup... On conduit prudemment, évitant de forcer au maximum dessus. 😐

On arrive enfin au Khwai Community camp au coucher de soleil. Le camp est gigantesque avec des emplacements très éloignés les uns des autres. On voit des éléphants traverser un peu plus loin devant le soleil. Ici on n'est comme dans un parc, c'est très beau et même encore plus sauvage car ce camp ne possède ni toilette ni douche ni d'accès à l'eau ! il faut être en totale autonomie ici. Contrairement à ce que je m'attendais il y a bcp de monde ici ! bcp de gens semblent connaitre ce camp et de nombreuses agences y accueillent des groupes... notre "guide" de tout à l'heure réapparait et nous conduit à travers le camp qui est bcp plus grand que ce que l'on voit au premier abord ! Certes c'est peuplé mais les emplacements sont si nbreux et si vastes qu'on se retrouve plusieurs km plus loin, seul sur un grd emplacement rien que pour nous, face à la rivière. Nous expliquons le bruit de notre 4x4 au gars qui jette un œil sur notre véhicule et indique que le cardan semble bien avoir cassé... la loose... 🏴‍☠️🏴‍☠️ Il va falloir être prudent si l'on veut finir notre périple !

La nuit est tombée, nous oublions vite nos problèmes de 4x4, séduit par la beauté des lieux et cette nature qui nous entoure. 😊

Khwai Development Trust : khwai@botsnet.bw

J16 - KHWAI- SAVUTI (CHOBE)

Ce matin, départ tôt : 7h30 avec les zèbres, les waterbuck, des hippos et un guépard ! :) Passage dans l'eau mais sans souci cette fois. Nous avons qd même laissé passé devant nous des retraités sud africain avec leur caravane pour être sur que çà passe 😛 !!

Nous entrons dans le parc de Chobe à Mababe Gate vers 9h. Nous avons une nuit de réservé dans le camp de Savuti. Le paysage varie entre des forets de mopanes et des plaines de hautes herbes folles. La route est encore très sableuse. On passe sans problème mais j'imagine la misère en période des pluies.

Nous croisons quelques animaux mais une fois encore, ce n'est pas facile de les repérer dans toute cette nature. Nous faisons un petit tour pour voir les peintures rupestres dont un panneau marque l'entrée. On commence à grimper la montagne mais pas évident de trouver les peintures parmi tous ces rochers. On finit par en voir quelque uns... Je ne sais pas si ce sont les bons mais bon ! Toujours est-il que la vue depuis les hauteurs est superbe et nous permet d'observer les animaux plus bas dans la plaine : Éléphants, girafes, antilopes, ...

Nous arrivons à Savuti en début d'aprem (55km en 4h). Le camp est grand avec des emplacements énormes et espacés. Ils sont regroupés tout autour du bloc sanitaire qui ressemble à une forteresse. On se repose à l'ombre de notre grand arbre où de nombreux calaos, pintades et écureuils viennent nous voir.

On repart dans l'après-midi avec notre 4x4 pour explorer les chemins du coin. Un drôle de labyrinthe, çà part dans tous les sens, on ne sait pas trop où l'on va mais on finit toujours par retomber sur ces pattes. Quelques animaux en chemin mais impossible de voir des lions, guépard ou léopard malheureusement dans le coin. Le seul guépard sauvage aura été vu à Khwai.

Nuit paisible à Savuti.

Savuti camp : conniem.mapulalodge@info.bw

J17 : SAVUTI – GHOHA - KACHIKAU - KASANE (156 km - 4h45)

C'est une longue piste sableuse qui nous permet encore de relier Savuti à Kasane. La route est assez belle. Proche de Kasane, on retombe sur une route goudronnée que les éléphants traversent souvent pour rejoindre la rivière Chobe. On tombe également sur des buffles le long de la route. Finalement je crois qu'on aura vu plus d'animaux au sortie des parcs qu'à l'intérieur !

La petite ville de Kasane a vraiment du charme : des habitations et lodges au bord de la rivière Chobe et de beaux massifs de bougainvilliers. Nous nous installons au Water Lily lodge. L'endroit est très plaisant. Quelques chambres autour d'un bassin à la manière d'un riad et un bar avec piscine en extérieur face à la rivière. Nous bookons 2 activités avec eux : une balade en bateau sur la rivière Chobe et un game drive dans le parc de la Chobe River Front.

Nous commençons cet après-midi par la balade en bateau qui est très sympa à faire (démarre à 15h30 - 270 Pula par pers.) ! des centaines d'éléphants mâle traversent la rivière pour venir brouter l'herbe tendre des ilots. Des antilopes semi-aquatique ainsi que hippos et crocos sont présents, sans compter les oiseaux et les rapaces. Un spectacle magnifique.

Nuit au Water Lily Lodge

WATERLILY LODGE : P.O.BOX 405, KASANE, BOTSWANA TEL; (00267) 6251 775 - FAX; (00267) 6250 759 - EMAIL ADD; waterlily@botsnet.bw

J18 : KASANE

Ce matin nous avons rdv à l'aéroport de Kasane pour faire un survol vers les Chutes Victoria. J'ai réservé cette sortie avec Moremi Air une fois de plus. Mais le vol ne sera pas aussi agréable que celui du Delta de l'Okavango car il faut 40 mn aller-retour entre Kasane et Livingstone et l'on passe seulement 10 mn au dessus des chutes. Nous avons été très impressionné par les Chutes Victoria mais ce vol trop rapide laisse un gout de trop peu... 😐 On a passé plus de temps parmi les douanes et formalités de Livingstone et Kasane plutot qu'autre chose 😕. Je ne conseillerai donc pas ce vol, vu le prix en plus. D'autre part, mauvaise surprise à Livingstone, Moremi Air nous avait dit qu'on paierait seulement en plus $25 par personne pour les taxes, hors on a dû rajouter encore $20 pour le visa... 😠 Après le vol, c'est sur, on a été très tenté d'aller voir les Chutes en voiture mais il fallait faire des choix et on a préféré consacré nos journées à la Bande de Caprivi. Ce sera pour un prochain voyage j'espère du coup 😉

L'après-midi nous allons faire un game drive sur la Chobe River Front (départ 15h30 - 270 pula par pers.) : très sympa également, bcp d'animaux mais toujours pas de félins... (sniff ! 🙁). Par contre, je trouve que les guides s'approchent bcp trop près des éléphants... A un moment donné, je crois qu'on aurait pu se prendre un coup de trompe !

Nuit à Kasane au Water Lily Lodge

J19 : KASANE - NGOMA (Border Post) - KATIMA MULILO - BAGANI (558 km – B8)

Retour en Namibie après avoir traversé le poste de douane de Ngoma. Nous traversons la bande de Caprivi qui regorgent de jolis villages traditionnelles le long de la grande route goudronnée (B8). L'artisanat semble très présent dans ces régions, où l'on a croisé de nombreuses échoppes en bord de route.

Nous arrivons à Bagani, en sortie de Caprivi, en fin d'après-midi et trouvons un lodge au bord de la rivière, non loin des Popa Falls ou plutôt devrait-on dire Popa Rapids. Nous logeons au Nunda Lodge a qui je décernerai la palme du meilleur accueil ! 😎 Leur personnel est très accueillant et pour ne rien enlever l'endroit est charmant, du camping à leur bloc sanitaire, ou encore leur bungalow. L'endroit est calme et serein, une belle terrasse en bois offre une vue sur la rivière et permet d'assister au coucher de soleil sur l'Okavango.

Nunda lodge : camping 70NAD par personne - bungalow 850 NAD pour 2 avec petit dej et diner inclus. PO box 5271 , Divundu - tel +264 66 686070 - email : bookings@nundaonline.com - www.nundaonline.com

J20 - BAGANI

Ce matin nous avons booké un game drive avec le lodge pour le parc de Mahango, tout proche. Finalement nous aurions dû le faire par nous meme car le parc est simple à visiter et de plus notre guide, peu bavard, ne nous expliquera pas grand chose...😐 Le parc est très joli, on aperçoit de nombreux types d'antilopes, d'oiseaux, hippo et crocos. Il y a également de gigantestques baobas centenaires à voir. 😎

Nous partons nous balader avec notre 4x4 jusqu'aux rapides de Popa falls. La meilleure vue semble se tenir à partir du camp communautaire sur la berge en face de notre lodge. On paie un petit droit d'entrée et il est également possible d'y dormir.

Nous reprenons la route de notre lodge, arret à la petite école du coin où l'on donne cahier, stylo et qlq ballons achetés au supermarché pour les enfants. Un autre arrêt près de la rivière ramènera une multitude de bambins curieux autour de nous, avec lesquels nous partageons un sympathique moment.😊

Puis retour au lodge pour profiter de la quiétude des lieux : piscine, détente, lessive, lecture, ... 😎

J21- BAGANI - RUNDU - GROOTFONTEIN – C44 (5h)

Nous abordons notre descente vers Windhoek. Premier arrêt au Roy's camp situé entre Rundu et Grootfontein. Le camp a une déco très originale et personnelle : brique rouge, ossement, bois, ferraille. Un petit coté 'Mad Max' je dirai 😄 Le camp est très agréable, dommage que ce ne soit pas de même pour l'accueil : pas de bonjour, réponse sèche et maladroite... à se demander s'ils n'auraient pas dû choisir un autre métier s'ils n'aiment pas les gens 🤪 ?! Heureusement çà se rattrape sur le reste : bonne bouffe, prix raisonnable, camp au milieu d'une petite réserve. Le soir un point d'eau illuminé permet d'observer les animaux. Il est possible également d'effectuer des boucles à pied autour du camp (une de 2.5 km et une de 3.5 km). Les sanitaires sont biens excepté qu'on n'y voit rien dans les douches... Route non loin un peu bruyante.

ROY'S REST CAMP - PO Box 755 - Grootfontein Tel: +264 -67 240302 - Fax: +264 -67 240302 - E-mail: royscamp@iway.na

J22 : GROOTFONTEIN

L'intérêt de dormir dans cette région est d'aller voir le village San situé à 86km du Roy's Camp (et non pas 60km comme ils l'indiquent sur un panneau...). Ce village est un musée vivant : ici une communauté san recrée pour les touristes leur mode de vie traditionnelle. Je conseille vivement cette sortie, nous sommes restés 4h et avons adoré passer du temps avec eux. On y apprend plein de choses. Attention il faut un 4x4 pour accéder à leur village, bien qu'ils semblent etre en train de refaire un peu la route pour faciliter l'accès...

A notre arrivée on est accueilli par un bushmen qui nous propose de choisir entre plusieurs formules : on peut passer avec eux entre qlq heures, une journée ou plusieurs journées suivant votre choix. On opte pour la journée qui permet de découvrir les danses, les chants, faire une marche dans le bush avec un guide, apprendre à allumer un feu, tirer à l'arc et la visite de leur Craft center pour l'artisanat san. Cout de la journée : 270 NAD par pers.

Nous passons un merveilleux moment avec eux 😊 et pour finir je fais une razzia sur les bijoux san qui feront de beaux cadeaux souvenir et en plus, dont l'argent dépensé reviendra directement à leur communauté.😛

Living Museum of the Ju/’ Hoansi-San www.lcfn.info

Nuit au Roy's Rest Camp.

J23 : GROOTFONTEIN – OTJIWARANGO (2h45)- OKAHANDJA (380km) La fin du périple approche, il nous faut redescendre vers Windhoek. Nous décidons de passer la dernière nuit à Okahandja qui se situe à 70km de Windhoek et présente un énorme marché d'artisanat : parfait pour faire ses derniers achats souvenir et cadeau à la famille.

En route nous faisons différents stop : - un à Otjiwarongo pour manger au délicieux petit restaurant du Crocodile Ranch possibilité de faire la visite du ranch bien sur pour voir les crocodiles (40NAD par pers.) - un arret juste un peu avant Okahandja sur le C31 pour visiter le Ombo Oistrich Restcamp qui possède un élevage d'autruches, un croco, des phacochères, des tortues et de beaux oiseaux en cage. (20 NAD la visite guidée par pers.). Il est possible d'y manger et d'y camper également, petit boutique à disposition.

Nous arrivons à Okahandja et trouvons à nous loger à l'Auberge Omulonga tenue par un couple de français. L'endroit est charmant et les chambres très agréables (470 NAD la chambre double avec petit dej). Nous ne regrettons pas d'avoir été un peu chauvin et d'avoir choisi cette adresse. Christine nous accueille chaleureusement dans son Bed&Breakfast, son mari est absent, étant guide sur Etosha. Nous discutons avec elle et apprenons que cela fait 5 ans qu'elle est installée en Namibie, après un coup de coeur pour ce pays il y a maintenant 9 ans. On la comprend et on l'envie 😊

J24 : OKAHANDJA - WINDHOEK (71km)

Après un bon petit déjeuner avec chocolat chaud (premier depuis le début de notre périple) et après avoir dit aurevoir à notre hôte en promettant de revenir, nous faisons un tour au marché de Okahandja pour terminer nos derniers dollars namibiens avant le départ.

Nous arrivons tranquillement à Windhoek pour déjeuner. Nous décidons de retourner au Zoo Café qui nous avait plu il y a 2 ans déjà. Il fait bon en terrasse à l'ombre des arbres. L'endroit semble avoir été repris par des russes au vu du nouveau nom du lieu et de la carte. Cependant aujourd'hui on nous propose également des plats japonais en suggestion du jour : surprenant 😄 On passe nos dernières heures dans la capitale à siroter nos Rock shandy, Dry Lemon et à goûter à tous les gâteaux de la carte (cheesecake, carrot cake, foret noire. etc.) 😛

Nous avons rdv à Odyssey Car Hire vers 16h pour rendre le 4x4. Check rapide sans soucis. On nous raccompagne à l'aéroport où nous attend notre vol pour 20h. Retour avec Air Namibia impeccable. Tous les bagages ont bien suivi et pas de gros retard. Nous sommes une fois de plus ravis de notre périple et gardons l'espoir de revenir dans quelques temps.. « Jamais deux sans trois » après tout !!! 😛😛😛

Quelques chiffres : Plus de 5500 km parcourus en 24 jours Pas loin de 5000 photos

Quelques conseils : Nous sommes arrivés avec nos euros pour les changer sur place mais finalement, on aurait dû avant tout privilégié le retrait par CB et garder quelques centaines d'euro à changer juste pour le départ et si besoin.

Respecter bien les limites de vitesse sur les routes pour votre sécurité, celle des animaux et pour éviter de vous choper une prune ! les flics ont été très présents cette année sur les routes !

Et si c’était à refaire ? Pour les parcs de Moremi et Chobe, il faut vraiment pouvoir rester plusieurs jours dedans pour en profiter. Une nuit c’est trop peu et ne laisse pas le temps d’explorer grand-chose. Le survol des Chutes Victoria depuis Kasane ne vale pas trop le coup ; si on avait su, on aurait pris la journée pour aller les voir. Mais 2 jours sur place me paraissent mieux encore.

Pour l'album photo, faudra encore attendre.. c'est que çà prend du temps tout çà ! 😉 en attendant qlq photos en PJ 😎
Itinéraire de 28 jours Japon à l'automne 2016 English translation pending
by Lynx21 · 2016-02-13 · 32 replies
Bonjour et particulièrement à ceux qui connaissent déjà le Japon.

Comme ce sera notre première expérience au pays du soleil levant nous apprécierions les commentaires et suggestions pour mieux découvrir ces lieux...et plus.

Nous avons identifiés les lieux et expérience que nous souhaitons découvrir du 21 septembre au 18 octobre 2016.

Arrivée et départ de Tokyo Il nous reste à déterminer la meilleur séquence pour découvrir le pays. Randonnées, Théâtres, Lutte Sumo, Temples, Monastères, découvertes culinaires et rencontre des gens sont au programme. Hors Tokyo nous voyagerons avec un JR Pass 21 jours et ferrons quelques portions en bus.

Un premier itinéraire envisagé est : Tokyo 7 nuits (déjà réservée nous occuperons un appartement au second étage d'une maison au coeur de Shinagawa) direction Nikko 2 jours, continuation vers Kanazawa 2 jrs, direction Takawama 1 jours, halte de 2 jours à Nagiso-Tsumago-Magone, poursuite vers Nagoya 2 jrs, Nara 1 jour suivi de Koyan San 1 nuit, pause à Osaka 3 jours suivi par Hiroshima-Miyajima 2 jours. Halte à Kyoto 3 jours avant de rentrer sur Tokyo pour les 2 derniers journée.

Un itinéraire différent serait de parcourir la section des Alpes Japonaise en sens inverse à la fin du séjour; Départ de Tokyo direction Osaka 2 jours, Koyan San 1 jour, Osaka 1 jour, Hiroshima-Miyajima 2 jours, Kyoto 3 jrs, Nara 1 jour, Nagoya 2 jours, Nagiso-Tsumago-Magone 2 jrs, Takawama 1 jr, Kanazawa 2 jrs, Nikko 1 jr, Tokyo 2 jours .

Au plaisir de lire vos suggestions qui nous permettrons d'améliorer ce voyage, de changer la sequence, d'ajouter des étapes ou de regrouper d'autre et .... échanger sur cette expérience à venir. Merci
Programme ouest USA en été 2015 ou 2016 English translation pending
by Toffe31 · 2014-09-20 · 100 replies
Bon il faut bien se lancer un jour....

Et si cela peut décider le reste de la famille à enfin choisir si ce voyage est pour 2015 ou 2016 alors il faut que je commence ce post. 😉

En plus j'ai besoin de vos conseils car je ne peux pas rester comme cela sans rien faire en attendant qu'on me donne une réponse sur la date du voyage. J'ai donc parcouru les conseils de Pong, lu de nombreux TR et je me suis inspiré de certains parcours pour réaliser le notre. Cela ne sera pas très original pour une première boucle, mais l'essentiel est de prendre notre temps.

Nous allons donc partir pendant 36 jours dans le Wild Wild West, mais vous l'aurez compris on en sait pas quand et on ne sais pas si la famille sera au complet pour cause d'étude supérieure de notre grande fille. Donc de ce côté beaucoup d'incertitudes...

Voici le programme prévisionnel afin que vous puissiez, pour ceux qui connaissent ou ceux qui vont partir (les veinards) me donner votre avis.

JourDépartEtape(s)Arrivée 1Toulouse San Francisco 2San Francisco 3San Francisco 4San Francisco 5San FranciscoMontereySan Luis Obispo 6San Luis ObispoSanta BarbaraLos Angeles 7Los Angeles 8Los Angeles 9Los Angeles San Diego 10San Diego 11San DiegoJoshua Tree NPBarstow 12BarstowMojave National PreserveLas Vegas 13Las Vegas 14Las Vegas 15Las VegasValley of FireSpringdale 16SpringdaleZion NPSpringdale 17SpringdaleZion NP, Bryce CanyonBryce 18BryceBryce CanyonBryce 19BryceEscalante - BoulderTorrey 20TorreyCapitol ReefTorrey 21Torrey Moab 22Moab 23Moab 24MoabMonticelloMonument Valley 25Monument Valley Page 26Page 27Page 28Page Tusayan 29Tusayan Las Vegas 30Las Vegas 31Las Vegas Stovepipe Wells Village 32Stovepipe Wells Village Bridgeport 33Bridgeport Yosemite Valley 34Yosemite Valley 35Yosemite Valley San Francisco 36San Francisco Toulouse

Merci de partager vos impressions. Je vais avoir sans doute d'ici cet été (je croise les doigts pour 2015), de nombreuses questions. 🤪
Jeu des photos (épisode 65) English translation pending
by Taamaden · 2011-12-15 · 111 replies
Alienor,

je résume : vous avez cité cinq villes/villages (Djenné, Tombouctou, Bandiagara, Kayes, Kani Kombolé) dont 4 sont "cold", 1 est "hot" ...

Herbert
De passage en Thaïlande sans billet retour English translation pending
by Temujinn · 2019-06-18 · 38 replies
Salut,

J’ai prévu un voyage avec mon fils en Asie, on arrive à Bangkok , de la on va descendre dans le sud un passage par Penang et on verra si on traverse par Sumatra et retour en Suisse depuis Bali. On est libre... Ayant vécu 5 ans à Bali, j’y ai garder des amis. Ma question : On arrive à Bangkok et ma crainte est que nous n’avons de billet retour... On m’a déjà eu embêtée pour ce type de problèmes pour un voyage en Indo...

Voilà quelle sont les solutions envisageables ? Le moins cher possible..

Merci On part le 3 juillet pour un voyage express et retour le 13 août...
Séjour au Japon du 16 avril au 15 mai 2014 English translation pending
by Nigirizushi · 2013-12-21 · 13 replies
Bonjour :)

Je sais que c'est le n-ème message de ce genre mais bon...

J'ai réservé un voyage au Japon qui s'étale du 16/04/2014 (arrivée à 9h30 à Narita) au 15/05/2014 (décollage à 11h40) ce qui fait 29-30 jours avec la Golden Week en plein milieu. Pour vous donner plus d'indications sur mon séjour : je voyagerai seule (sauf changement de plan) et je vais tenter l'expérience couchsurfing pour l'hébergement (je pense qu'il n'y a pas meilleur pays pour commencer en toute sécurité) ! Le Japan Rail Pass 3 semaines est à l'ordre du jour. Je suis plutôt du genre "très active" i.e. je remplis mes journée de 6-7h jusqu'à 0h histoire de profiter un maximum. Sauter un repas pour gagner du temps est très commun pour moi lorsque je voyage.

Voyager au Japon est vraiment un rêve de petite fille donc j'espère pouvoir profiter au mieux des 2 grandes facettes du Japon (urbain et traditionnel) ^^

Pour le moment, les villes que je compte visiter sont (en restant sur l'île principale) : - Tokyo - Nikko - Kamakura - Nagoya - Kyoto - Osaka - Nara - Kanazawa - Shirohama - Ise-shima - Koya-san - Himeji - Hiroshima - Miyajima - Yamaguchi - Tokushima - Matsue

J'ai déjà réalisé une sorte de planning de voyage qui me permet de faire rentrer le JRP en 3 semaines et d'être du côté de Hiroshima lors de la Golden Week (arrivée avant et départ après).

Mais il y a certainement des villes qui mériteraient mon attention et auxquelles je n'aurais pas pensé. A l'inverse, il y a peut-être des destinations qui valent moyennement le coup.

Je viens donc vous demander conseil sur les destinations, l'organisation, ... Enfin tout ce que vous pouvez me dire :) !

Merci d'avance !!
Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011) English translation pending
by Tokala · 2012-01-24 · 27 replies
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures. Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat

Voici les photos des chats japonais : nihon no neko

Bonne lecture ! 🙂

Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -

De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?

Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.

Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo

Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.

Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)

Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.

Retrouvailles

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.

Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !

Tokyo Safari

Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).

Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.

Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !

Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!

Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.

En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus.
http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.

Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji

Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.

De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.

Dernier jour à Tokyo

Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.

Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto

Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.

Temples de Kyoto

Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.

Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)

Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.

Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !

Journée pluvieuse, journée de musée !

Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.

Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.

En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !

Le sanctuaire des renards

Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.

Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).

Nara

Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.

Encore des temples !

Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.

Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.

Journée shopping

Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !

Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto

Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !

Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.

Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !

Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima

Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...

Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.

Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.

Le Mont Misen

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !

Hiroshima

Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)

Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !

Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !

Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san

Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.

De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…

Cérémonie bouddhiste et ville electrique

5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.

Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.

De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.

Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…

Histoire et modernité

Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.

Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !

Dernier jour

Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.

Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.

Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…

Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Koyasan en "excursion" (Japon) English translation pending
by Gui30 · 2012-01-24 · 13 replies
Bonjour,

Pendant mon séjour au japon de ce printemps, j'aurais aimé faire un tour à Koyasan pour visiter le lieu. J'avais d'abord imaginé dormir dans un temple comme font la plupart des touristes mais le ratio euro/yen en ce moment commence à rendre ce voyage trés cher et la prestation qui coutait 60€/pers il y a quelques temps est plus proche de 100 voir plus maintenant. Vous me direz c'est que 80€ de différence pour 2 mais sur les 3 semaines de voyage si on se dit ça à chaque fois ça fait vite trés mal. j'ai aussi lu à plusieurs endroits qu'on été plus pres du "folklore"pour touriste que de la réelle immersion dans la vie d'un moine, ceux qui y sont allé peuvent ils me donner leur avis sur la question ?

Du coup je regardais les solutions alternatives et je n'ai pas trouvé d'auberges de jeunesse (je crois qu'elle a fermé l'année dernière) ni de Ryokan d'ailleur.

D'où mes deux petites questions:

- Une excursion depuis Nara par exemple en un jour est elle envisageable ? - La visite de Koyasan sans y dormir a elle un réel interêt ?

Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer.🙂🙂🙂

Guillaume
Périple d'un mois au Japon: vos avis! English translation pending
by Lecouple · 2011-11-06 · 51 replies
Bonjour,

En septembre prochain, on part au Japon au moins pour un mois pour notre voyage de noces.

Après réflexion et de nombreuses recherches, voici notre premier jet de notre périple :

Arrivée de Tokyo

1-7 : Tokyo (dont Kamakura et Hakone)

AVEC JR 21 JOURS 8 Tokyo-Takayama 9 Takayama 10 Takayama-Shirakawago-Takayama 11 Takayama – Okayama 12 Okayama

13 Okayama – Kurashiki -Okayama 14 Okayama-Takamatsu

15 Takamatsu –Kotohira - Takamatsu 16 Takamatsu - Hiroshima

17 Hiroshima-Miyajima-Hiroshima 18 Hiroshima-Yufuin

19 Yufuin 20 Yufuin - Kagoshima 21 Kagoshima

22 Kagoshima – Sakurajima - Kagoshima

23 Kagoshima – Ibusuki - Kagoshima 24ème Jour Kagoshima-Kumamoto 25ème Jour Kumamoto 26ème Jour Kumamoto-Kyoto

27-32 : Kyoto (dont Nara)

Départ d’Osaka

Qu’en pensez-vous ?

Plusieurs interrogations :

1/ Pour notre halte « onsen », on a pensé à Yufuin plutôt que Beppu, un bon choix ?

2/ Il nous reste 2 jours à inclure dans notre JR 21 jours. On voudrait que cela soit facile d’accès (en train), proche des villes que l’on visite. On aime la nature et découvrir les endroits pas trop touristiques. Qu’est-ce que vous nous conseillez?
Avis sur circuit de vingt-trois jours dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by BHL · 2007-10-24 · 31 replies
Bonjour, Je pensais découvrir l’Ouest USA en voyage organisé (surtout because langue !) mais à force de lire et relire le forum j’ai très envie d’effectuer un circuit individuel Il faut avouer que les divers sites consultés:ouestusa, vilcanota, etc.…ont fortement contribué à cette décision. Merci à vous, qui prenez le temps et la peine de les mettre en ligne. Trop beau! Super! Je ne trouve plus les qualificatifs. Je ne cesse de les parcourir, ils me mettent l’eau à la bouche et je m’en suis donc fortement inspiré pour le circuit ci-après que je soumets à vos critiques (qui ne peuvent être que constructives of course). C’est mon 1er voyage USA et peut être le seul que je ferai, …..…ceci explique le rythme assez soutenu…. Mais un lever aux aurores n’est pas un pb. Par ailleurs : 1/ je vous ai sorti les deux mots d’anglais que je connaissais – à part ça nulle, vraiment nulle « la langue n’est pas un pb majeur « dixit Fabienne CA oui mais n’en rien connaître, ou si peu…: ne suis-je pas inconsciente? Nous serons 3 ou 4 pour ce voyage: même niveau! 2/ existe-t-il sur place des guides francophones? 3/ Je suis disponible toute l’année, j’aurais bien aimé y aller en Mai, mais peu de chance que le col TIOGA soit ouvert, alors j’ai choisi Juin qu’en pensez-vous? Merci d’avance pour vos réponses

J 1: PARIS – SAN FRANCISCO - J 2 et 3: SAN FRANCISCO J 4 : SAN FRANCISCO – YOSEMITE - 320 kms 4 à 5 heures - Matin : départ le plus tôt possible Apres midi : TUNNEL view - VALLEE DE YOSEMITE - BRIDALVEIL FALL - YOSEMITE FALLS J 5 YOSEMITE –LEE VINING - 120km 1 h 50 Matin : rando Mist Trail et VERNAL FALL - Départ sur GLACIER POINT - SEQUOIA (MERCED GROOVE et TUOLUMME GROOVE) : Indispensable ?Apres midi COL TIOGA. Event. petit détour sur CRANE FLAT– TUOLUMME MEADOW - BODIE: J 6: LEE VINING – MONO LAKE - DEATH VALLEY– 367 km: 5 h 30. Matin tot: SOUTH TUFA RESERVE - LAKES BASIN: visite en voiture (rapide): Indispensable?? Départ sur DEATH VALLEY-: SAND DUNES, DEVILS CORNFIED et SCOTTY CASTEL -ZAPRISKI POINT: coucher de soleil J 7: DEATH VALLEY – LAS VEGAS - 200 km: 2 h 30 - Matin très tôt: Golden canyon - Canyon des 20 mules - Dante’s view Palette de l’artiste - Le devil golfe cours - Badwater et badwater road Après midi: Départ pour LAS VEGAS visite - Au soleil couchant: RED ROCK CANYON - Soir: visite, spectacle. J 8– LAS VEGAS – VALLEY OF FIRE - SAINT GEORGES: - SPRINGDALE 270 km 3 h Matin très tôt : VALLEY OF FIRE - WHITE DOME TRAIL + visite park - LAC MEAD et le barrage : Indispensable ??? Apres midi: ST GEORGES : temple Mormon - SNOW CANYON Indispensable? +West C. Butterfly trail et Jenny Canyon J 9: ZION – MOUNT CARMEL (ou environ) RIVERSIDE WALK et enchaîner sur THE NARROWS jusq canyon d’ordeville - SCENIC DRIVE - EMERALD POOL TRAIL enchaîner par KAYENTA TRAIL jusq fin du chemin pavé - SORTIE de ZION.par l’Est + CANYON OVERLOOK J10: MOUNT CARMEL - BRYCE - 103 km 1 h 15 Matin:CEDAR BREAK et CORAL SAND DUNES: que choisir ??? - Ap.midi: BRYCE + NAVOJO LOOP - TRAIL QUEEN GARDEN J 11: - BRYCE Matin: SUNRISE au lever soleil - RIM TRAIL et enchaîner sur FAIRYLAND Après midi MOSSY CAVE - KODADROME basin + Nature trail (0, 5 miles et Gd parade trail 3 miles J 12 : BRYCE – ESCALANTE 62 km 50 mn Faire un choix parmi : (selon temps et intérêt lesquelles ?) Matin tôt: COTTONWOOD CANYON ROAD et GROSVENOR ARCH - YELLOW ROCK - WILLIS CREEK - WAHWEAP HOODOOS Après midi: HOLE IN THE ROCK ROAD - DEVILS’ROCK GARDEN (1ère partie) - PEEK A BOO and SPOODY GULCH ESCALANTE PETRIFIED FOREST : s’il reste du temps !!!!!! Indispensable ? J 13: ESCALANTE - BOULDER – TORREY - 176 km 2 h 30 CALF CREEK FALL Indispensable??? - BURR TRAIL RD 32 km →LONG CANYON et ½ tour – ANASAZI STATE PARK J 14 TORREY -CAPITOL REEF - HANKSVILLE - 77 km 1 h 10 : SCENIC DRIVE + GRAND WASH : voir si indispensable + CAPITOL GORGE et PIONNER TRAIL - FREEMONT RIVER: - COHAB CANYON - CHIMMEY ROCK - MURPHY TRAIL - LITTLE EGYP - LEPRECHAUN CANYON - ARSENIC ARCH J15 - HANKSVILLE – MOAB 180 km 2 h CRACK CANYON - LITTLE WILD HORSE - BUCKHORN DRAM - WEDGE OEVERLOOK - CRYSTAL GEYSER J 16 MOAB: ARCHES - FISCHERS TOWERS - DEAD HORSE POINT J 17: MOAB: MILL CREEK CANYON - NEGRO BILL CANYON - CANYONLANDS: ISLAND IN THE SKY partie de la WHITE RIM ROAD - GREEN RIVER OVERLOOK UPHEVAL DOME - MESA ARCH - RAND VIEW POINT J 18 MOAB – CHINLE - 317 km 4 h 15 CANYONLAND THE NEEDLES: POTHOlE - NEEDLE OVERLOOK Faut-il zapper “the needles car pas bcp de temps!Et privilégier MOONHOUSE - ROAD CANYON - GOOSENECK Aura t-on le temps de visiter: VALLEE OF THE GODS - MULET POINT OVERLOOK - NATURAL BRIGDE - DARK CANYON J 19 CHINLE- CANYON DE CHELLY - MOMUMENT VALLEY (156km 2h50) SOUTH RIME DRIVE: - WHITE HOUSE OVERLOOK - Départ sur MONUMENT VALLEY- Nuit: MEXICAN HAT J 20 MONUMENT VALLEY – PAGE - 200 km 3 h: Survol du LAC POWEL + GRAND CANYON + MONUMENT VALLEY 2 h de bateau: RAIMBOW BRIDGE indispensable ?? - BUCKSKIN GULCH J 21 : PAGE HORSESHOES BEND - UPPER ou LOWER ANTELOPE C. Ou les 2 ? - MARBLE CANYON et LEES FERRY S’il reste du temps, choisir qq visites parmi celles-ci, lesquelles ? - CANYON X - COYOTTES BUTTES NORD et SUD - WHITE POCKET - COYOTTES GULCH - ROUND VALLEY SLOT CANYLON J 22: PAGE - GRAND CANYON RIVE SUD - 220 km 3 h- GD CANYON, RIM TRAIL, BRIGHT ANGEL, HERMIT RD, DESERT VIEW Selon horaire avion retour : Nuit: GRAND CANYON ou route pour FLAGSTAFF 144 km 2 heures J 23 GRAND CANYON ou FLAGSTAFF Vol pour PARIS ( 2 escales) - J 24 : ARRIVEE PARIS
Afrique du Sud, Swaziland et Lesotho avec 4 enfants, notre périple complètement à l'est... ou presque English translation pending
by Caperam · 2013-11-02 · 108 replies
Nous nourrissant depuis des mois des carnets sur l’Afrique du sud, je vous propose à mon tour notre compte-rendu. Nous sommes partis trois semaines, du jeudi 26 septembre au jeudi 17 octobre 2013. N’ayant pas eu la possibilité de louer un camping-car, nous avons choisi l’option mini-van, nuits en hébergements divers (b and b, chalets self catering, selon ce que nous avons trouvé). Et nous avons eu l’impression (peut-être à tort?) qu’il n’y avait pas tant de campings que ça en Afrique du Sud.

Nous avions tout réservé à l’avance pour deux raisons : le parc Kruger dont les logements se remplissent très très vite et la difficulté d’héberger 6 personnes dont 4 enfants. Par contre, je pense que pour 1 ou 2 personnes, l’Afrique du Sud peut s’improviser facilement, en effet, il y a des logements absolument partout et en quantité. Notre voyage a consisté en une boucle Johannesburg/ Johannesburg, nous avons fait le choix de nous concentrer plutôt sur l’est, réservant l’ouest à un prochain voyage ! Voici notre parcours en image, désolée pour les deux cartes mais il semble que Google Map sature au bout de 15 destinations, je n’ai donc pas pu tout caser sur une seule capture d’écran.





Jeudi 26 septembre

Au mois d’août, Air Austral nous a fait une sale blague, le vol du soir du départ est devenu un vol du matin et le vol du soir du retour est devenu un vol du midi …. Conclusion, une après midi à Johannesburg en plus et une course contre la montre pour le jour du retour. Nous partons donc de la maison à 6h, le vol part à 9h.Nous profitons d’un magnifique survol de la Réunion puis après 4h30 de vol, il est 12h et nous sommes à Johannesburg. 1.La vue de la Réunion



Nous avons loué une voiture pour cette après-midi supplémentaire mais elle est trop petite pour nos bagages, nous avons donc quand même besoin de la navette de l’Emerald Guest House. Le chauffeur est très sympa, il attend Raphaël pour qu’il puisse le suivre et retrouver la route. On est hébergé un peu moins bien que l’an dernier, c’est plus petit et surtout, on a des voisins russes qui vont passer des heures à boire, fumer et s’engueuler (?) sur la terrasse au sujet d’un contrat…. Heureusement, ils ne se coucheront pas trop tard. Une fois les bagages vidés, nous partons à la recherche d’un centre commercial pour faire une première fournée de courses et manger. On s’approvisionne dans un Spar, on trouve l’élément essentiel qui nous manquait : la glacière électrique. Le centre commercial est un grand mall avec une patinoire à l’intérieur. On mange sur le pouce dans un Wimpy, pas top mais on le savait. Ensuite, c’est retour à l’hébergement pour ranger logiquement les valises. Les enfants jouent sur l’aire de jeux (la piscine est trop froide) et pendant ce temps là, j’organise : une valise salle de bain, une valise cuisine et le reste pour les vêtements. Le soir on mange sur place, c’est moyen mais pas cher.

Vendredi 27 septembre

Après le petit-dèj, on prend la navette de 8h et nous retournons à l’aéroport récupérer notre vraie voiture, un Toyota Quantum….. Ahhh, que c’est gros! Il y a 10 places, on est 6, les bagages entrent sans problème. Nous passons un certain temps à attendre la précieuse lettre pour traverser les frontières, le personnel de Hertz est moyennement sympathique, la voiture n’a pas le plein prévu… tant pis, on est parti ! Nous roulons plein nord. L’autoroute est monotone, ponctuée de très nombreux péages. De temps en temps, quelque chose à voir comme le stade de Polokwane, construit pour la coupe du monde.

2.Le stade de foot de Polokwane



Vers Louis Trichard, la région devient magnifique avec une végétation luxuriante, on voit enfin nos premiers babouins.

3.Babouins traversant la route



Nous continuons notre route vers le fleuve Limpopo. Si vous avez lu Kipling "Histoires comme ça", vous le connaissez, extrait : “Alors l'Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : — Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre. Et tu le découvriras. “

C'est la région des baobabs d'Afrique du Sud.

A l'entrée de la ville de Mussina, un parc réputé pour ses baobabs mais dont seulement une petite partie de la piste est carrossable pour nous. On fait quand même un petit tour.

4.Baobab



5.Piste dans le parc



6.notre énorme voiture



7.



8. Dans la Musina Nature Reserve



Ensuite nous traversons Musina et à quelques kilomètres à l’ouest, découvrons notre logement pour deux nuits, à l’ Ilala Country Lodge. Nous sommes les seuls clients et même les premiers depuis la semaine précédente. Nous avons les deux étages d’une maison, bien équipée, avec une vue sur la vallée du Limpopo et au loin (15km), la frontière avec le Zimbabwe. Il y a une piscine et elle est bienvenue car il fait vraiment très chaud (sûrement plus de 35° mais la voiture n’a pas de thermomètre).

9.Notre maison à l'Ilala Country lodge



10.La vue sur la vallée du Limpopo depuis l'étage



La région souffre de la sécheresse, comme me dit la propriétaire, "c’est le printemps et on se croirait en automne avec toutes ces feuilles mortes".
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
by Larsay · 2009-09-16 · 54 replies
Bonjour

Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏

LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !

POUR LES AVENTURIERS

Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

LANGSON

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:

je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.

Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :

- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn

- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.

DONG KHÉ

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard

Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.

Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

CAO BANG

DORMIR:

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.

HANOI - HA GIANG - HANOI

Au départ de Hanoi

- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.

- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).

- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !

- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

LA VILLE DE HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.

Dormir et manger

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.

Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.

Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee

- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée

- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.

- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

LE NORD-OUEST DU VIETNAM

UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi

Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.

Chua Tay (Thien Phuc)

C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.

Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !

Chua Tay Phuong (Sung Phuc)

10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.

Entrée 5000 dong pour chaque pagode.

Le parc national de Ba Vi

A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.

Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.

TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)

Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.

Y ALLER :

- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !

- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.

- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h

- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.

Y COUCHER ET MANGER

On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.

QUOI Y FAIRE ?

- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).

- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).

A voir absolument :

- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.

- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.

- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.

PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.

HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA

La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.

Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.

Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

AUTOUR DE MAI CHAU

La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.

Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.

Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.

MAI CHAU - SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).

A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !

Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.

Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.

DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)

A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).

A faire : Deo Van Long

Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!

Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.

En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA

On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :

Ce que j’ai aimé :

- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !

- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.

- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :

- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).

- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.

- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.

- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.

- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).

- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !

Ce que j’ai moins aimé

Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.

Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn

Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.

BAC HA

Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :

- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).

- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.

- Les balades à faire aux alentours.

En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.

Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !

2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.

L’épopée du général Chao Quang Lo

Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.

Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.

Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).

Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.

Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !

Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.

Les hôtels et restaurants de Bac Ha

- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.

- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.

- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).

Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.

Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).

A faire absolument : du trekking fantastique dans la région

M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.

Pour aller à Bac Ha

- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)

- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables

- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)

Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.

MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.

ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.

PRIX

La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.

Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.

Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.

MARCHE A SUIVRE

Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.

PAIEMENT

Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.

Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :

1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.

2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)

> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...

Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!

Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!

3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !

4) bonjour

de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle

5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.

. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.

PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.

ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE

Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.

Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!

Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.

Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !

Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :

- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;

- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;

- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité

- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.

En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!

Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).

Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».

Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!

Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).

Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.

J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)

Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.

- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.

En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.

En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.

- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.

- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.

Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.

- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.

Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).

Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.

Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.

Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).

Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.

Voici quelques prix de transport à partir de Hué :

- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).

- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Site pour acheter des billets de concert à Tokyo? English translation pending
by Vivlavie · 2007-10-12 · 10 replies
Voila tout est dans le titre, j'ai cherché en vain un site pour acheter des billets de concert pour tokyo, tout ce que j'ai trouvé c'est un site américain qui vend des sièges partout dans le monde....il doit surement avoir un site japonais avec une version anglaise???

Merci d'avance.......
De Phnom Penh à Florence, c'est quoi la différence? English translation pending
by Alan · 2006-11-30 · 29 replies
Je suis bien callé sur mon tabouret de bar .... c'est dingue que dans ce pays il y ait autant de bars à vin, je ne m'en rappellais pas ... du moins pas autant que celà, et ça tombe bien, j'adore le vin et là en plus il serve ce nectar dans d'immenses verres ..... j'en suis à mon troisième et je commence à être " bien " comme on dit .... France me suit allégrement, et ma foi ce séjour en Italie dont on arrive au bout s'est bien passé ....

Je n'étais pas super emballé à l'idée de ce voyage en Toscane ...... quand on est habitué aux distances lointaines, on rechigne quelque peu à aller voir l'exotisme européen à nos portes, on se fait tirer l'oreille car que pése une tour de Pise par rapport au Wat Phnom de Phnom Penh par exemple ..... en langage Alan pas grand chose et l'idée de partir si prés, malgré que des villes comme Bergame, Vérone et Florence ont de belles consonances, et bien cette idée résonnait mal dans ma tête, et de plus au fond de moi cette sourde angoisse que celà m'empêcherait certainement de partir en début d'année et ça j'avais du mal, je l'ai toujours d'ailleurs, j'ai vraiment du mal à l'accepter, mais .........

Car bien sûr il y a toujours un mais ...... ma belle tenait absolument à faire ce voyage, et depuis un an et demi elle me le demandait ..... " j'irais bien en Italie voir Florence mon chérie ..... " 🏴‍☠️ " ce serait pas chouette de passer quelques jours en Italie ..... " 😕 ..... et puis vint le coup de grâce .... " j'irais bien jusque Forence, c'est là que mon père biologique est né .... " 🙁 patratras, je ne pouvais décemment plus refuser, et aprés quelques résistance de façade, style c'est moi qui décide .... 😉, je me suis laissé embarquer dans ce voyage ....

10 jours ..... des Galleria, Citta bassa, piazza dell Erbe, balcone di Giuleta, Galleria dell Academia avec un " David " juste bon à te montrer que tu as le corps qui commence à te jouer des tours .... mais quand même il est beau le jeune homme .... 😉, Palazzo Pitti et les jardins de Boboli, des km de peinture Renaissance italienne, le Ponte Vecchio maquillé de couleurs diverses ...... piazza del Campo à Sienne avec une petite aventure dans la Torre del Mangia ou ma chérie reste bloqué à 90m de haut par le vertige ..... San Gemigniano et ses tours verticales, et surtout ses " ennoteria " ou ma carte Gold a pris un sérieux coup de Trafalgar avec l'achat de chiantis et Grappa .... bref, les vrais touristes avec quand même beaucoup de plaisir dans ces découvertes au fil des rues, les " pastas " mangés à n'importe quelle heure, ça change de la France celà quand même ......

Donc finalement avant de me laisser faire pour un quatrième verre, et de me recaler contre le comptoir, je me disais que ce n'était pas si mal ces vacances italiennes ....... mais une petite moue dubitative me venant, je me disais quand même qu'il manquait quelquechose, mais quoi .... ?

Et je l'ai vu arriver ....... j'avais encore les pupilles suffisamment dans l'axe pour bien me rendre compte qu'il arrivait .... et en fait en l'espace d'une seconde j'ai compris ce qui manquait, ou du moins ce qui me manquait ..... il a fait un petit tour de salle, et puis félinement il s'est arrêté prés de moi avec son lot de CD pour me faire le baratin ..... bizaremment je l'ai d'abord respiré, petit, une soixantaine d'années, la barbe blanche à fleur de peau, souple et surtout pour qui sait voir ....... les espaces de son pays ! ...... la Casamance, M'bour, le Siné Saloum, Dakar, le son du Djembé ..... je ne connais pas le Sénégal, mais Diédhou m'a tout de suite fait ressentir ce manque de quelquechose que je ne parvenais pas à percevoir, et m'a surtout remis en tête ce besoin de ces départs à l'autre bout du monde, cette recherche d'ailleurs à des milliers de km de chez nous, j'ai compris là d'un coup pourquoi cette ballade touristique au pays de Sophia Loren était certes plaisante, mais que je n'y avais pas ressenti les frissons que je peux avoir le long du quai Sisowath à Phnom Penh, ou en canot sur le Rio San Juan au Nicaragua ......

On a parlé en français ..... il m'a refilé sa marchandise, mais surtout on a parlé de la famille, de ce pays si loin et qu'il ne voit que tous les quatre ans, des problèmes de la pêche, des jeunes qui fuient le pays, et surtout on s'est regardé dans les yeux et on a bien compris que l'on partageait bien plus qu'un morceau de comptoir de bar italien en soirée à Florence ..... ou du moins je me suis plus à croire celà, comme à chaque fois que je voyage au loin et que je peux partager des moments de douce " béatitude " à penser que seul à un endroit au Monde, on peut se croire si loin de tout et au début d'aventures extraordinairement ..... communes en fait, mais peu importe il n'y a que le rêve et ce que l'on en fait qui compte en voyage, n'est ce pas ...... ?

Tout celà pour dire que la différence est quand même bien là ...... il manque cet exotisme qui fait que l'on n'est pas chez nous, ces milliers de km qui font toute la différence ..... un forumiste me disait au sujet de mon voyage " c'est bien aussi l'Italie ..... " et ça résume un peu tout, surtout quand on sait l'habitude du voyageur a chausser ses bottes de sept lieux pour parcourir le grand monde ...... et là loin de moi l'idée de dénigrer un voyage, ou j'ai pris du plaisir, mais je sais au fond de moi qu'il me manquait ce souffle chaud de ces pays ou rien n'est pareil que chez nous et ou l'on sait que quantité de choses nous sautent aux yeux, au coeur et à l'âme, et peuvent changer non pas l'homme que l'on est, mais peut être lui apporter des perceptions différentes de la façon de se comporter dans le monde de par la découverte de cultures et de modes de vies si lointains ...... l'Europe à partir d'un certain âge n'a plus grand chose à nous apprendre que l'on connaisse déjà ..... et la perception qu'ont ses habitants des " autres " n'est pas si lointaine de la nôtre, et c'est sans doute pour celà que l'on aime à reculer notre horizon plus loin ......

Ce serait donc celà la différence ...... ou alors ......

Ce matin en me rasant j'écoutais le Budhha Bar VIII acheté à Diédhou ..... je râlais en songeant qu'il faudrait peut être attendre 8 mois avant de repartir .....

A Florence, Diédhou arpente les rues pour vendre en catimini ses CD ..... il devra attendre 3 années pour repartir dans son pays ...... envoyer de l'argent à sa famille pour qu'elle vive, se priver pour les siens et souffrir de la différence ici ......

Ma différence à côté de la sienne me sembla tout d'un coup futile, et celle d'un enfant gâté par la vie .... c'est aussi pour celà que l'on part loin, pour connaître ces différences là, mais il est vrai qu'elles sont aussi trés proches de nous et que l'on ne sait toujours pas les " apprivoiser " .....

Vanité et futilités ......
Retour d'un mois au Vietnam, des montagnes du nord au delta du Mekong English translation pending
by Eiger · 2019-11-17 · 212 replies
Après 2 premiers carnets de voyage publiés sur VF consacrés à des régions indonésiennes peu touristiques "La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos" ou même pas du tout touristique "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes voici un nouveau récit abondamment illustré sur un voyage au Vietnam.

Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.

Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :

- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019 - onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple - déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine - logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme - bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse. - on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...). - à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.

Allez, on y va 🙂

Nos étapes : - Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières - Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong" - Hanoi - Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre" - Hue - Hoi An - Delta du Mekong - Ho Chi Minh

Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord

Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord. Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.

Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès. 2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.

Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement. Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.

Ethnie Hmong bariolé

La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs : (par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)



La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain. Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.

Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).

67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :

Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.



Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :







Hmong à fleurs(dessus et dessous)

Certains repartent avec des vêtements

d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)

On est les seuls touristes. Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊



Red Bull et pipe

La suite très bientôt
Itinéraire au Vietnam: comment rejoindre Hanoï depuis le nord du Laos? English translation pending
by Vergrele · 2009-09-15 · 13 replies
Bonjour à tous, Nous partons 3 mois en asie du sud est et avons besoin de petits conseils pour le vietnam. Notre itinéraire : - frontière laos - vietnam : direction hanoi. - Baie d'along - ninbinh - hué + hoi an - les hauts plateaux du centre : buon me thuot, dalat, ... - natrang - ho chi minh ville + delta du mékong - Direction le Cambodge. Dans cet itinéraire, nous éliminons la région du nord sauf si la frontière de dien bien phu est ouverte? Comment rejoindre hanoi depuis le nord du laos? Est ce que les hauts plateaux du centre valent le coup ou vaut-il mieux longer la cote? d'aprés vous, combien de temps prendrai cet itinéraire? Merci de vos réponses.

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