Results for "Mel+|+4+>+126"
11362 results found.
Mon expérience à l'université de la Havane English translation pending
De retour après 2 mois à la Havane je peux maintenant apporter les réponses que moi même je me posais avant de partir et pour lesquelles je n'avais pas trouvé de réponses que ce soit ici ou sur d'autres forums.
On peut dire que l'expérience fut ... intéressante 🙂
Je vais commencer par les points positifs avant de passer aux négatifs (qui pour moi ont pris le pas au regard du voyage que j'avais imaginé).
Concernant les cours j'avoue que je n'ai pas grand chose à redire, plusieurs professeurs expérimentés (mais peut être qu'on va bientot faire appel à de petits jeunes sans expérience comme c'est de plus en plus le cas dans l'enseignement à Cuba..) avec un discours plutôt ouvert à la critique, bon évidemment eux, leur famille, ne font pas de magouille, négoce, marché noir.. (bah tiens, et comment tu vis avec ton salaire de misere ?) Mais bon au moins tu peux t'exprimer comme tu le souhaites (on va simplement aller fermer la porte à ce moment là..). Je pense que ces cours vraiment adaptés pour des débutants ou des gens ayant un niveau intermédiaire. On y trouve des gens de tous âge (de 18 à 60 ans pour ceux que j'ai côtoyé) et de tous pays : suédois, suisse, allemands, anglais, italiens, canadiens, brésiliens, .. et j'ai été frappé par le nombre de japonais. Et les profils allaient de la femme du travailleur étranger envoyé à Cuba, aux gens venus en famille, aux étudiants souhaitant voyager avant d'entrer à l'université ou dans une ecole importante sans oublier les membre de familles de diplomates.
Des sorties sont organisées dans le cadre de l'université (en général pendant les heures de cours donc le matin mais ça peut aussi ce faire dans l'apres midi), il y en a 1 à 2 par mois et elles sont gratuites. Pour ma part j'ai pu profiter d'une visite à l'usine de cigare cohiba a miramar, ça a été vraiment sympa si on ne fait pas trop attention au discours du directeur à la fin et aux interventions d'étudiants lui disant 'oui oui les employés sont très heureux de travailler, ils adorent leur travail et leur société' (bah tiens ça m'aurait bien étonné qu'ils te servent un autre discours..). Et j'avoue j'ai séché les visites au musée (que je suis allée voir par moi même pour ma défense) 😛
Il est important de dire, parce que évidemment c'est pas eux qui vont le faire.. que lorsque tu es étudiant tu peux demander une carte de résident temporaire. L'avantage c'est que tu as les entrées aux musées, parcs naturels, .. au même prix que le nationaux. Tu peux aussi légalement utiliser les taxi particulares, même si dans la Havane on ne m'a jamais rien demandé. C'est plutôt pour les taxis qui t'emmènent en dehors de la ville pour des destinations comme vinales, santa Clara, ... et avec lesquels c'est beaucoup plus avantageux que Viazul ( on les trouve à droite lorsqu'on est face à la estacion de omnibus dans le Vedado). Le problème ? cette carte met environs 3 semaines a être faite... Alors allez y au culot avec seulement votre passeport et votre visa (le récépissé du paiement de l'université en plus ca peut aider), c'est passé partout sauf a la casa de la musica et pour l'entrée à la cascade a El nincho.
Le gros point négatif maintenant : l'administration de l'université
Ils m'ont rendu littéralement taré.. je pensais avoir atteint des sommets à l'université de la Sorbonne en terme d'incompétence mais là on dépasse tout..
Alors je vais essayer d'être claire pour bien vous expliquer : pour aller à l'université soit vous arrivez avec un visa touristique que eux vous changent (pas besoin de vous déplacer ailleurs) soit vous arrivez avec un visa étudiant comme moi. Mais attention, l'université estime que si vous allez à l'université c'est pour étudier, pas pour voyager. Donc, si vous changez votre carte touristique n'espérez pas pouvoir étudier 2 semaines et voyager ensuite 2 semaines, ils vont vous obliger à payer 4 semaines de cours ou vont vous refuser l'entrée à l'université. Néanmoins, moi je leur est dis qu'au consulat cubain en France j'avais très clairement poser la question et que très clairement on m'avait répondu qu'il était possible pour moi de voyager. Du coup ils m'ont dit 'ok viens 2 semaines et voyages 2 semaines, ce sera de la responsabilité du consulat cubain en France s'il y a des problèmes'. Sauf que pour rester deux mois j'ai du faire une extension de visa, et ça c'est eux qui s'en occupent, et là ces *** ils t'obligent à payer les cours jusqu'à la fin de ton séjour. J'ai donc voulu changer mon visa étudiant en visa touristique, sauf que pas de bol dans ce sens là ça marche pas.. il faut sortir du pays et rentrer à nouveau.. Furieuse, et sans avoir pu croiser mon expérience avec celles de d'autres étudiants j'ai donc laisssé mon passeport pour l'extension et je suis partie à Vinales. Pas de chance, pour louer une casa il faut son passeport, la photocopie ne suffit pas.. résultat j'attéris dans une casa illégale avec des proprio qui comprennent pas que personne à l'université ne m'est parlé de la cart de résident temporaire qui elle te permet de circuler sans passeport.. J'ai quand même eu de la chance parce que mon extension n'a nécessité que 4 jours, des amis ont du attendre 3 semaines..
J'ai, en plus, appris qu'ils ne rigolaient pas avec ta présence à l'université. J'ai rencontré ou entendu beaucoup d'histoire d'étudiants qui, passé un mois ou même des le depart, n'allait pas en cours et se fisait appelé par l'université avec menace de signalement à l'immigration...
Mon erreur ça a été de me faire remarquer auprès d'eux parce que du coup j'ai vraiment du payer mes 4 semaines. Mais je connais des gens qui n'y sont pas retournés et qui n'ont pas payé un second mois et qui n'ont pas eu de problème.. question de bol aussi
Ah oui, oubliez les casas ilégales car pour le changement de visa et/ou l'extension ils demandent la photocopie de la licence qui autorise ton propriétaire à louer.
En gros, et pour résumer, à conseiller pour des gens vraiment soucieux d'apprendre l'espagnol et des pans de la culture cubaine (on t'apprend le systeme de santé, la religion, la permuta, ...), qui n'ont pas envie de sortir de la capitale pour voyager plus de 3, 4 jours ou qui veulent rencontrer d'autres étrangers (et il y a des gens a qui ce systeme convenait très très bien) et à déconseiller pour des gens qui restent peu de temps et qui ont envie de bouger.
J'ai sans doute oublier des choses donc s'il y a des questions n'hésitez pas! 🙂
On peut dire que l'expérience fut ... intéressante 🙂
Je vais commencer par les points positifs avant de passer aux négatifs (qui pour moi ont pris le pas au regard du voyage que j'avais imaginé).
Concernant les cours j'avoue que je n'ai pas grand chose à redire, plusieurs professeurs expérimentés (mais peut être qu'on va bientot faire appel à de petits jeunes sans expérience comme c'est de plus en plus le cas dans l'enseignement à Cuba..) avec un discours plutôt ouvert à la critique, bon évidemment eux, leur famille, ne font pas de magouille, négoce, marché noir.. (bah tiens, et comment tu vis avec ton salaire de misere ?) Mais bon au moins tu peux t'exprimer comme tu le souhaites (on va simplement aller fermer la porte à ce moment là..). Je pense que ces cours vraiment adaptés pour des débutants ou des gens ayant un niveau intermédiaire. On y trouve des gens de tous âge (de 18 à 60 ans pour ceux que j'ai côtoyé) et de tous pays : suédois, suisse, allemands, anglais, italiens, canadiens, brésiliens, .. et j'ai été frappé par le nombre de japonais. Et les profils allaient de la femme du travailleur étranger envoyé à Cuba, aux gens venus en famille, aux étudiants souhaitant voyager avant d'entrer à l'université ou dans une ecole importante sans oublier les membre de familles de diplomates.
Des sorties sont organisées dans le cadre de l'université (en général pendant les heures de cours donc le matin mais ça peut aussi ce faire dans l'apres midi), il y en a 1 à 2 par mois et elles sont gratuites. Pour ma part j'ai pu profiter d'une visite à l'usine de cigare cohiba a miramar, ça a été vraiment sympa si on ne fait pas trop attention au discours du directeur à la fin et aux interventions d'étudiants lui disant 'oui oui les employés sont très heureux de travailler, ils adorent leur travail et leur société' (bah tiens ça m'aurait bien étonné qu'ils te servent un autre discours..). Et j'avoue j'ai séché les visites au musée (que je suis allée voir par moi même pour ma défense) 😛
Il est important de dire, parce que évidemment c'est pas eux qui vont le faire.. que lorsque tu es étudiant tu peux demander une carte de résident temporaire. L'avantage c'est que tu as les entrées aux musées, parcs naturels, .. au même prix que le nationaux. Tu peux aussi légalement utiliser les taxi particulares, même si dans la Havane on ne m'a jamais rien demandé. C'est plutôt pour les taxis qui t'emmènent en dehors de la ville pour des destinations comme vinales, santa Clara, ... et avec lesquels c'est beaucoup plus avantageux que Viazul ( on les trouve à droite lorsqu'on est face à la estacion de omnibus dans le Vedado). Le problème ? cette carte met environs 3 semaines a être faite... Alors allez y au culot avec seulement votre passeport et votre visa (le récépissé du paiement de l'université en plus ca peut aider), c'est passé partout sauf a la casa de la musica et pour l'entrée à la cascade a El nincho.
Le gros point négatif maintenant : l'administration de l'université
Ils m'ont rendu littéralement taré.. je pensais avoir atteint des sommets à l'université de la Sorbonne en terme d'incompétence mais là on dépasse tout..
Alors je vais essayer d'être claire pour bien vous expliquer : pour aller à l'université soit vous arrivez avec un visa touristique que eux vous changent (pas besoin de vous déplacer ailleurs) soit vous arrivez avec un visa étudiant comme moi. Mais attention, l'université estime que si vous allez à l'université c'est pour étudier, pas pour voyager. Donc, si vous changez votre carte touristique n'espérez pas pouvoir étudier 2 semaines et voyager ensuite 2 semaines, ils vont vous obliger à payer 4 semaines de cours ou vont vous refuser l'entrée à l'université. Néanmoins, moi je leur est dis qu'au consulat cubain en France j'avais très clairement poser la question et que très clairement on m'avait répondu qu'il était possible pour moi de voyager. Du coup ils m'ont dit 'ok viens 2 semaines et voyages 2 semaines, ce sera de la responsabilité du consulat cubain en France s'il y a des problèmes'. Sauf que pour rester deux mois j'ai du faire une extension de visa, et ça c'est eux qui s'en occupent, et là ces *** ils t'obligent à payer les cours jusqu'à la fin de ton séjour. J'ai donc voulu changer mon visa étudiant en visa touristique, sauf que pas de bol dans ce sens là ça marche pas.. il faut sortir du pays et rentrer à nouveau.. Furieuse, et sans avoir pu croiser mon expérience avec celles de d'autres étudiants j'ai donc laisssé mon passeport pour l'extension et je suis partie à Vinales. Pas de chance, pour louer une casa il faut son passeport, la photocopie ne suffit pas.. résultat j'attéris dans une casa illégale avec des proprio qui comprennent pas que personne à l'université ne m'est parlé de la cart de résident temporaire qui elle te permet de circuler sans passeport.. J'ai quand même eu de la chance parce que mon extension n'a nécessité que 4 jours, des amis ont du attendre 3 semaines..
J'ai, en plus, appris qu'ils ne rigolaient pas avec ta présence à l'université. J'ai rencontré ou entendu beaucoup d'histoire d'étudiants qui, passé un mois ou même des le depart, n'allait pas en cours et se fisait appelé par l'université avec menace de signalement à l'immigration...
Mon erreur ça a été de me faire remarquer auprès d'eux parce que du coup j'ai vraiment du payer mes 4 semaines. Mais je connais des gens qui n'y sont pas retournés et qui n'ont pas payé un second mois et qui n'ont pas eu de problème.. question de bol aussi
Ah oui, oubliez les casas ilégales car pour le changement de visa et/ou l'extension ils demandent la photocopie de la licence qui autorise ton propriétaire à louer.
En gros, et pour résumer, à conseiller pour des gens vraiment soucieux d'apprendre l'espagnol et des pans de la culture cubaine (on t'apprend le systeme de santé, la religion, la permuta, ...), qui n'ont pas envie de sortir de la capitale pour voyager plus de 3, 4 jours ou qui veulent rencontrer d'autres étrangers (et il y a des gens a qui ce systeme convenait très très bien) et à déconseiller pour des gens qui restent peu de temps et qui ont envie de bouger.
J'ai sans doute oublier des choses donc s'il y a des questions n'hésitez pas! 🙂
Description, étapes par étapes, de mon voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour cher internaute qui par curiosité bien placée a cliqué sur mon post,
Je vais me marier d'ici peu et nous planifions notre lune de miel: l'ouest americain.
Destination:
Nous avons l'intention de faire un circuit (par nous meme, ca laisse part a l'excitement de l'imprevu), le but étant de faire la boucle Los Angeles, Las Vegas, San Francisco puis Los Angeles.
Nous voulions voir tout ce qui se trouve entre ces villes, qu'importe l'ordre mais le prix du billet nous a guidé sur L.A.
Je suis au stade ou je construis mon voyage, glanant beaucoup d'infos sur le net (la litterature sur le sujet est inepuisable, et j'adore le fonctionnement des forums ou l'on peut partager son experience, ce que je fais sur d'autres sujets). Je mettrais a jour regulierement le post principale.
Avion
Billets d'avions reservés hier: ca sera Northwest (Delta Airlines), pour 840euros (assurance multirisque incluse), aller retour pour deux depuis Paris. Le trajet est de 15heures environ avec une escale a minneapolis.
Date: du 7 septembre au 23 septembre 2009.
Je pensais mettre plus pour le billet donc premiere bonne surprise. Evidemment j'ai lu les avis sur cette compagnie, et le seul point recurrent c'est la nourriture qui rend malade. Qu'a cela ne tienne ca sera sandwich a la provencale. (Le reste, bagages etc, c'est pareil partout malheureusement, jamais de risques zero a mon humble avis.)
Voiture
J'en suis a l'etape transport desormais. J'aime les belles voitures, les belles carosseries americaines, c'est mon voyage de noce, et on va faire beaucoup de kilometres.
Alors j'ai surfé sur tout les sites possibles (quasiment), il y a deja des posts les citant tous. Donc je compare.
Premiere surprise: my god que c'est moche. Mais alors moche moche moche. Autant les belles muscles car ont du charme, autant les chevrolet malibu et autre pontiac dans la categorie standard, c'est moche a souhait. Il est vrai que j'habite le pays qui a le plus de BMW et Audi recente par habitant, et quand je vois plus de plastiques que sur une francaise... Enfin passons.
Donc autant se faire plaisir apres un avion cheap: mon choix s'arrete sur: Grand Cherokee, TrailBlazer, et Mustang Convertible.
Alors j'ai lu quelques posts disant que une convertible, pour le grand canyon, et la death valley, c'est pas ce qui se fait de mieux, entre temperature etc. Mais bon. Le spleen quoi!!! En plus je vais pas y rester trop longtemps, je vais pas mettre trois jours a traverser la vallée de la mort...
Donc je me suis auto convaincu, une mustang cab !! Le 4*4 ca sera la prochaine fois quand on aura les enfants, le chien etc.
J'arrive a L.A. vers 18h30. A cette heure ci, d'apres mes simulations, seulement les agences de location dans l'aeroport seront ouverts a ces heures la.
L'idee c'est donc de pas surcharger les bagages et de se rendre dans un hotel en centre, se balader a pied apres avoir tout deposé a l'hotel. Et le lendemain matin, direction l'agence Budget! C'est la ou j'ai pu voir une mustang cab a 580e pour toute la duree du voyage avec toutes les assurances. Je ne l'ai pas encore reservée.
Budget Rent-A-Car: Los Angeles - 3600 Wilshire Boulevard, (super l'internet!!)
Moi ce qui me fait peur, c'est le car jacking ou les trucs du genre, je connais pas du tout les etats unis, et je m'imagine la meme scene, deux americains se baladant dans une bmw cabriolet neuve dans les cités de marseille. Ca dure jamais trop longtemps generalement! Donc il faut que je me renseigne: ou dormir pour que la voiture ne craigne rien et ou se balader...
Merci de m'avoir lu, and to be continued!! Tout vos commentaires sont les bienvenus, je sais qu'il regne par ici de vrais routards!
Je vais me marier d'ici peu et nous planifions notre lune de miel: l'ouest americain.
Destination:
Nous avons l'intention de faire un circuit (par nous meme, ca laisse part a l'excitement de l'imprevu), le but étant de faire la boucle Los Angeles, Las Vegas, San Francisco puis Los Angeles.
Nous voulions voir tout ce qui se trouve entre ces villes, qu'importe l'ordre mais le prix du billet nous a guidé sur L.A.
Je suis au stade ou je construis mon voyage, glanant beaucoup d'infos sur le net (la litterature sur le sujet est inepuisable, et j'adore le fonctionnement des forums ou l'on peut partager son experience, ce que je fais sur d'autres sujets). Je mettrais a jour regulierement le post principale.
Avion
Billets d'avions reservés hier: ca sera Northwest (Delta Airlines), pour 840euros (assurance multirisque incluse), aller retour pour deux depuis Paris. Le trajet est de 15heures environ avec une escale a minneapolis.
Date: du 7 septembre au 23 septembre 2009.
Je pensais mettre plus pour le billet donc premiere bonne surprise. Evidemment j'ai lu les avis sur cette compagnie, et le seul point recurrent c'est la nourriture qui rend malade. Qu'a cela ne tienne ca sera sandwich a la provencale. (Le reste, bagages etc, c'est pareil partout malheureusement, jamais de risques zero a mon humble avis.)
Voiture
J'en suis a l'etape transport desormais. J'aime les belles voitures, les belles carosseries americaines, c'est mon voyage de noce, et on va faire beaucoup de kilometres.
Alors j'ai surfé sur tout les sites possibles (quasiment), il y a deja des posts les citant tous. Donc je compare.
Premiere surprise: my god que c'est moche. Mais alors moche moche moche. Autant les belles muscles car ont du charme, autant les chevrolet malibu et autre pontiac dans la categorie standard, c'est moche a souhait. Il est vrai que j'habite le pays qui a le plus de BMW et Audi recente par habitant, et quand je vois plus de plastiques que sur une francaise... Enfin passons.
Donc autant se faire plaisir apres un avion cheap: mon choix s'arrete sur: Grand Cherokee, TrailBlazer, et Mustang Convertible.
Alors j'ai lu quelques posts disant que une convertible, pour le grand canyon, et la death valley, c'est pas ce qui se fait de mieux, entre temperature etc. Mais bon. Le spleen quoi!!! En plus je vais pas y rester trop longtemps, je vais pas mettre trois jours a traverser la vallée de la mort...
Donc je me suis auto convaincu, une mustang cab !! Le 4*4 ca sera la prochaine fois quand on aura les enfants, le chien etc.
J'arrive a L.A. vers 18h30. A cette heure ci, d'apres mes simulations, seulement les agences de location dans l'aeroport seront ouverts a ces heures la.
L'idee c'est donc de pas surcharger les bagages et de se rendre dans un hotel en centre, se balader a pied apres avoir tout deposé a l'hotel. Et le lendemain matin, direction l'agence Budget! C'est la ou j'ai pu voir une mustang cab a 580e pour toute la duree du voyage avec toutes les assurances. Je ne l'ai pas encore reservée.
Budget Rent-A-Car: Los Angeles - 3600 Wilshire Boulevard, (super l'internet!!)

Moi ce qui me fait peur, c'est le car jacking ou les trucs du genre, je connais pas du tout les etats unis, et je m'imagine la meme scene, deux americains se baladant dans une bmw cabriolet neuve dans les cités de marseille. Ca dure jamais trop longtemps generalement! Donc il faut que je me renseigne: ou dormir pour que la voiture ne craigne rien et ou se balader...
Merci de m'avoir lu, and to be continued!! Tout vos commentaires sont les bienvenus, je sais qu'il regne par ici de vrais routards!
Logement pour famille nombreuse à Venise? English translation pending
bonjour,
Nous serons à Venise une semaine, en famille lors de congés scolaires. (3 enfants).
Qui peut me renseigner d'un hôtel, pension de famille, auberge sympa et adapté à une famille nombreuse. Je n'ai rien trouvé jusqu'à présent.
Idéallement près de la gare de santa lucia, nous arriverons à 21h00 de Treviso airport.
Merci pour votre aide
Marie
Nous serons à Venise une semaine, en famille lors de congés scolaires. (3 enfants).
Qui peut me renseigner d'un hôtel, pension de famille, auberge sympa et adapté à une famille nombreuse. Je n'ai rien trouvé jusqu'à présent.
Idéallement près de la gare de santa lucia, nous arriverons à 21h00 de Treviso airport.
Merci pour votre aide
Marie
Croisière sur le MSC Fantasia English translation pending
Bonjour à tous, nous faisons une croisière sur le Fantasia le 5 Avril au départ de Genes, si vous pouviez me donner des renseignements sur le fonctionnement de MSC(par rapport à Costa), les forfaits boissons, les pourboires, cela me serait très utile.Je vous remercie tous d'avance pour vos réponses.
Mokee Dugway, comment qu'on y passe sapristi? (Etats-Unis) English translation pending
J'ai l'intention d'y passer en quittant Mexican Hat vers Moab mais je me demande si cette piste fait partie intégrante de la route 261 ou s'il faut faire un détour pour l'emprunter.
merci d'av
JD
Acheter de l'huile d'argane et des tapis vers Taroudant? English translation pending
Bonjour,
ayant prévu un sejour d une semaine entre Taroudant, Tafraoute et Sidi Ifni, pouvez vous me conseiller pour acheter de l huile d argane et des tapis(à petit prix)dans cette region.
Merci.
Résidence Bleu Marine en Guadeloupe English translation pending
😎 nous souhaiterions aller à la résidence bleu marine en guadeloupe. Si quelqu'un connait peut il me donner des infos. MERCI.
Réservation d'un vol Paris - San Francisco avec Bristish Airways English translation pending
Bonsoir,
Bon à force d'attendre les supers tarifs de NWA ont disparus😕
je vais donc me rabattre sur une solution passant par Londres pour partir à San Francisco cet été... Etant donné qu'au retour je viendrais de Las Vegas, je cherche un vol direct
Or je suis tombé sur une constatation bizarre en faisant des simulations sur le site internet de British Airways :
si je réserve un Londres-SFO : 660 euros (en fait 610 livres converties en euros) si je réserve CG-LHR : 160 euros TOTAL (en 2 achats séparés) : 820 euros
Par contre, si j'achète un Paris-San FRancisco : 1100 euros !! 🤪
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre...🏴☠️
Avez votre avis, puis-je acheter le billet en 2 fois tout en ayant les avantages de la réservation unique, sachant que les 2 tronçons sont faits avec la même compagnie (suivi des bagages, engagement de la compagnie en cas de correspondance ratée...) ?
Ou mieux, puis-je demander directement à BA de me faire le prix 660+160 en faisant la réservation en 1 fois (par téléphone ou en agance)?
Merci de vos conseils/remarques/commentaires
A+
Bon à force d'attendre les supers tarifs de NWA ont disparus😕
je vais donc me rabattre sur une solution passant par Londres pour partir à San Francisco cet été... Etant donné qu'au retour je viendrais de Las Vegas, je cherche un vol direct
Or je suis tombé sur une constatation bizarre en faisant des simulations sur le site internet de British Airways :
si je réserve un Londres-SFO : 660 euros (en fait 610 livres converties en euros) si je réserve CG-LHR : 160 euros TOTAL (en 2 achats séparés) : 820 euros
Par contre, si j'achète un Paris-San FRancisco : 1100 euros !! 🤪
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre...🏴☠️
Avez votre avis, puis-je acheter le billet en 2 fois tout en ayant les avantages de la réservation unique, sachant que les 2 tronçons sont faits avec la même compagnie (suivi des bagages, engagement de la compagnie en cas de correspondance ratée...) ?
Ou mieux, puis-je demander directement à BA de me faire le prix 660+160 en faisant la réservation en 1 fois (par téléphone ou en agance)?
Merci de vos conseils/remarques/commentaires
A+
Circuit ou traversée d'un mois aux États-Unis: endroits moins touristiques? English translation pending
Nous comptons allez a l'ouest en juillet!! mais plus je lie le forum et regarde les photos et ça me fait penser a un immense Eurodisney avec pour seul population des français et là je me dit que c'est tout ce que je veut pas faire!!!
En plus les parcs, ils faut réserver, préparer, calculer pour en fin de compte faire se que tout le monde fait!! tout ce que je fui normalement en France!!
Alors la question est pourrions nous partir où les autres ne sont pas!! à part les parcs et Las vegas qui a déjà fait ou est allez dans des endroit moins touristique???
Et bien sur sans avoir le temps comme seul objectif!! c'est à dire ne pas faire le plus de route possible pour voire le plus de paysage!!
En plus les parcs, ils faut réserver, préparer, calculer pour en fin de compte faire se que tout le monde fait!! tout ce que je fui normalement en France!!
Alors la question est pourrions nous partir où les autres ne sont pas!! à part les parcs et Las vegas qui a déjà fait ou est allez dans des endroit moins touristique???
Et bien sur sans avoir le temps comme seul objectif!! c'est à dire ne pas faire le plus de route possible pour voire le plus de paysage!!
Retourner deux fois au même endroit dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Visa long séjour pour un conjoint français, mariage franco-turc English translation pending
bonjour,
je souhaiterai savoir s il y a d autres personnes dans mon cas ? J ai la double nationalité je me suis mariée en turquie j ai passé mes 3 rendez vous a l ambassade de france a ankara au 3 eme rendez vous on nous a dit kil fallai faire une demande de visa long séjour pour mon conjoint et kil devais suivre des cours de francais selon la nouvelle loi ki vient de sortir au 01/12/08. A votre avis combien de temps ca pourrai durer pour avoir le visa? si il doit pouvoir se debrouiller en francais il est pa pret de venir y a t il d autres personnes dans mon cas ?
je souhaiterai savoir s il y a d autres personnes dans mon cas ? J ai la double nationalité je me suis mariée en turquie j ai passé mes 3 rendez vous a l ambassade de france a ankara au 3 eme rendez vous on nous a dit kil fallai faire une demande de visa long séjour pour mon conjoint et kil devais suivre des cours de francais selon la nouvelle loi ki vient de sortir au 01/12/08. A votre avis combien de temps ca pourrai durer pour avoir le visa? si il doit pouvoir se debrouiller en francais il est pa pret de venir y a t il d autres personnes dans mon cas ?
Où acheter un sac à viande au Québec? English translation pending
Bonjour, j'ai fais des recherches sur internet et je ne retrouve pas de sac à viande...quelqu'un peut-il me dire ou on peut s en procurer au Québec???
Merci d'avance!
Transcription de mariage à Nantes English translation pending
Bonjour a tous je suis nouvelle ici et je recherche de l aide.Je me suis mariee recemment a Bejaia sans ccm.j ai envoye mon dossier pour la transcription a Nante le probleme c ke je n est pas garder mes billets d avion sur mon passeport on ne vopit pas la date sur les cachets et la mairie de Bejaia dit a mon marie kil ne peuve pas lui faire la photocopie du registre de mariage ki m est demander par nantes.Je ne c plus coment faire pour prouver ke j etait presente le jour de mon mariage Auriez vous une solution car la je suis desesperee.Je vous remercie tous et toutes d avance domi
Lufthansa: vol modifié opéré par une autre compagnie English translation pending
Bonjour,
La versatile Lufthansa a deja fait modifier deux fois mon billet istanbul Paris pour novembre ; la derniere modification me met sur un vol opere non plus par eux mais par Eurowings - sous leur code. ils peuvent vraiment changer ca ?
Michel
La versatile Lufthansa a deja fait modifier deux fois mon billet istanbul Paris pour novembre ; la derniere modification me met sur un vol opere non plus par eux mais par Eurowings - sous leur code. ils peuvent vraiment changer ca ?
Michel
Agence de trek pour le tour du Manaslu en individuel English translation pending
Bonjour,
Souhaitant faire le tour du Manaslu en individuel, je cherche une agence locale sérieuse pour me délivrer le permis de trek. Sinon tout autre infos sur ce périple sont les bienvenus : conseil, coup de coeur, variante possible....
D' avance merci. robin
Souhaitant faire le tour du Manaslu en individuel, je cherche une agence locale sérieuse pour me délivrer le permis de trek. Sinon tout autre infos sur ce périple sont les bienvenus : conseil, coup de coeur, variante possible....
D' avance merci. robin
Passage par voie terrestre entre la Colombie et le Panama? English translation pending
Bonjour!
Je décole tout bientôt de Madrid pour Buenos-Aires d'où je vais me lancer dans un voyage d'une année (minimum) en amérique latine (marche + vélo).
Ma question traite du passage entre la Colombie est le Panama. Tous les messages que j'ai trouvé des personnes qui voulaient faire ce trajet parlaient de prendre le bateau. J'aimerai pourtant rester sur ma lancée et y aller à pied où, de préference, en vélo. Je sais qu'il existe une route mais personne n'a l'air de l'emprunter. Y a-il une raison à cela? L'un(e) de vous aurait-il(elle) déjà fait ce chemin?
Merci d'avance pour vos infos!
Jon.
Je décole tout bientôt de Madrid pour Buenos-Aires d'où je vais me lancer dans un voyage d'une année (minimum) en amérique latine (marche + vélo).
Ma question traite du passage entre la Colombie est le Panama. Tous les messages que j'ai trouvé des personnes qui voulaient faire ce trajet parlaient de prendre le bateau. J'aimerai pourtant rester sur ma lancée et y aller à pied où, de préference, en vélo. Je sais qu'il existe une route mais personne n'a l'air de l'emprunter. Y a-il une raison à cela? L'un(e) de vous aurait-il(elle) déjà fait ce chemin?
Merci d'avance pour vos infos!
Jon.
Hôtel Bavaro Princess Punta Cana English translation pending
bonjour! c'est ma 1ere connexion sur le site et j'espere que vous pourrez me donner quelques informations sur l'hotel bavaro princess
en effet j'aimerais choisir l'emplacement de ma chambre mais je ne sais pas trop comment procèder(je pars avec marsans)
merci
Quelle voiture choisir pour trois personnes en circuit aux États-Unis? English translation pending
SALUT à tous !!
Je reviens vers vous, car aprés m'etre décidé sur un 4x4 comme vous me l'aviez conseillé, il y a petit changement de programme...
NOUS NE SOMMES PLUS QUE 3 à partir...
Donc que 3 gros sacs et 3 petits et 1 glacière a caser dans la voiture..
Je pense maintenant prendre une berline de classe intermediaire, qu'en dites vous ??
Vous avez des modèles en têtes qui pourraient etre adaptées a la situation ? chevrolet cobalt ? Et avez-vous une idée sur la consommation de cette classe de voitures ?
Merci beaucoup !
Je reviens vers vous, car aprés m'etre décidé sur un 4x4 comme vous me l'aviez conseillé, il y a petit changement de programme...
NOUS NE SOMMES PLUS QUE 3 à partir...
Donc que 3 gros sacs et 3 petits et 1 glacière a caser dans la voiture..
Je pense maintenant prendre une berline de classe intermediaire, qu'en dites vous ??
Vous avez des modèles en têtes qui pourraient etre adaptées a la situation ? chevrolet cobalt ? Et avez-vous une idée sur la consommation de cette classe de voitures ?
Merci beaucoup !
Hôtel Reef Oasis Blue Bay English translation pending
Envisageant de réserver pour le REEF OASIS BLUE BAY (pas le REEF OASIS), au mois de mars 2009, pourriez vous me renseigner sur cet hôtel ? merci
Australie: permis international nécessaire pour louer une voiture ou un camping-car? English translation pending
Bonjour,
Je suis francais mais je suis actuellement aux Philippines pour mes etudes. Je compte me rendre en Australie et je me demande si j'ai besoin d'un permis international pour louer une voiture ou un van. J'ai seulement mon permis francais et j'ai plus de 25 ans.
Merci.
Je suis francais mais je suis actuellement aux Philippines pour mes etudes. Je compte me rendre en Australie et je me demande si j'ai besoin d'un permis international pour louer une voiture ou un van. J'ai seulement mon permis francais et j'ai plus de 25 ans.
Merci.
Burkina-Faso, le pays des hommes intègres English translation pending
Nous y voilà!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fid��les destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fid��les destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Où partir à pied pour deux semaines à Noël? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir au soleil pour noël; je pensais au début aller au Laos mais on me l'a déconseillé car pas assez de temps et transport assez lent. Je cherche une destination à faire en routard sinon je me rabattrais sur un trek avec l'UCPA ou nomade...
Auriez-vous des suggestions?
Je souhaite partir au soleil pour noël; je pensais au début aller au Laos mais on me l'a déconseillé car pas assez de temps et transport assez lent. Je cherche une destination à faire en routard sinon je me rabattrais sur un trek avec l'UCPA ou nomade...
Auriez-vous des suggestions?
Hôtel les Almadies (ancien Club Med) English translation pending
Bonjour,
j'ai appris que l'ancien Club Med des Almadies avait réouvert, pouvez-vous me donner des renseignements sur ce nouvel établissement ? Est-ce un tour opérator ? Est-ce toujours les meme prestations ? Merci d'avance. Je veux me rendre à dakar cet hiver et je recherche un hotel sympa en bord de mer mais sur dakar !
Aéroport de Londres Heathrow - Cebu (Philippines) English translation pending
Bonsoir,
quelqu'un a t'il déjà pris l'avion à Londre(LHR) et me dire si l'aéroport est est loin du terminal
Eurostar.J'ai la chance de travailler à la SNCB et j'ai donc des prix très avantageux sur les
voyages en train ce qui me permet de partir d'un peut partout en europe.Et pour la période où
je pars début mai à mi juin 09, j'ai trouvé un billet à 887 euros.Si cela est trop compliqué, je partirai
d'Amsterdam ou CDG.
D'avance merci.
Réservation de billets de train en Inde par internet English translation pending
😎 Namasté,
Avant d'essayer de m'enregistrer sur le site d'Indian Railways quelqu'un d'entre vous pourrait il me confirmer que les billets ainsi réservés sont livrables en France? Dans le cas contraire j'ai entendu dire qu'il y a un guichet d'Indian Railways à l'aéroport de Delhi j'aimerais avoir des infos si possible la dessus car j'y atterris à 6 heures 15.
Cordialement et merci, Pascal27.
Cochon en peluche et médaille de "Ganesha" en Inde du Sud? English translation pending
🙂Je voyage partout avec un petit cochon en peluche (15 Cm ) qui a autour du cou une medaille representant Ganesha ;on me l'a offerte, mais ne mettant rien autour de mon cou je l'ai mise autour de celui de mon compagnon de voyage souvent seul (en Nouvelle Zeland, dans un backpackers, je lui avait louer un ours pour la nuit, mais c'est rare ).
Est ce que l'association du cochon et de Ganesha peut choquer?
Est ce que mettre un cochon sur son lit peut choquer ?
Merci de l'avis de ce qui connaissent un peu, beaucoup les mentaltés des régions (tout le sud )
Guest houses à Kampong Cham, Kampong Chhnang et Sen Monorom (Cambodge) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en novembre au Cambodge et je voudrais savoir si vous pouvez me recommander des GH sympas à Sen Monorom, Kampong Cham et Kampong Chnang, également si vous avez des plans sympas, ballades à faire ou autres dans ces villages...
Merci à tous pour vos réponses
Je pars en novembre au Cambodge et je voudrais savoir si vous pouvez me recommander des GH sympas à Sen Monorom, Kampong Cham et Kampong Chnang, également si vous avez des plans sympas, ballades à faire ou autres dans ces villages...
Merci à tous pour vos réponses
Sur quelles compagnies aériennes peut-on choisir sa place par internet? English translation pending
Je n'ai pas trouvé le sujet, auquel cas je supprimerai celui ci
Quelqu'un peut il me dire sur quelles compagnies (à part Air France qui est hors de prix😕) on peut choisir sa place en avion par internet (car pas très envie de me battre sur place!) pour le Maroc.
J'ai vu que sur RYANAIR il y avait une possibilité de placement prioritaire mais je pense que c'est réservé aux personnes à mobilité réduite et non aux trouillards come moi ?🤪
merci de votre réponse🙂
Quelqu'un peut il me dire sur quelles compagnies (à part Air France qui est hors de prix😕) on peut choisir sa place en avion par internet (car pas très envie de me battre sur place!) pour le Maroc.
J'ai vu que sur RYANAIR il y avait une possibilité de placement prioritaire mais je pense que c'est réservé aux personnes à mobilité réduite et non aux trouillards come moi ?🤪
merci de votre réponse🙂
Jeux Olympiques 2008 à Pékin English translation pending
🙂 Bonjour....!!!
Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...
Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.
J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...
Merci de vos réponses...
Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...
Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.
J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...
Merci de vos réponses...
Le peuplement de l'Asie du Sud-Est English translation pending
Beaucoup de gens se demandent d'ou viennent toutes ces peuplades et tribus qui occupent la region. Je me propose donc de les informer dans l'humble mesure de mes moyens.
Au depart -on ne sait trop d'ou ni quand, mais au moins 5000 ans vu les nombreus sites de l'Age du Bronze trouves ds tout le nord, de la Birmanie au Tonkin, un peuplade dite Proto-malaise, a la peau tres foncee, et dont les seuls authentiques survivants sont les arborigenes d'Australie, les autres ayant "fondu" pour se retrouver malaisiens et indonesiens.
Ensuite, c'est la lente invasion de multiples tribus, toutes originaires des steppes d'Asie Centrale, le creuset des peuplades les plus guerieres de l'antiquite (dont les Turcs). Pousses par la recherche de nouveaux terrains de chasse et de paturages, elles ont lentement emigrees vers l'est et se sont installes dans la vallee du Fleuve Jaune, nord de la Chine, a cause de la richesse des terres (c'est de la que l'on retrouve les premieres traces des thais, documentees dans de vieux manuscrits de la 1er dynastie chinoise; d'aileurs, le mot thai est chinois, il voulait dire "libre" car ils refusaient toute domination et preferaient tout abandonner et descendre vers le sud).
Jusqu'au "jour" ou apparaissent les Han, les futurs chinois, et que nous appelons les Huns, comme Attila (entre parentheses, celui-la c'etait tres loin d'etre le barbare decrit ds les livres d'histoire; c'etait en fait quelqu'un d'extermement civilise, eleve avec le fils de l'Empereur a Rome, ou il etait otage pour controler le pere, immense stratege, fin diplomate, tres cultive, parlant couremment le grec et le latin, .. qu'est-ce qu'on peut pas raconter comme betises a propos de nos ennemis...!). Donc, les Han sortent eux aussi des steppes (des 2 cotes, d'ou l'invasion du Royaume franc) et arrivent ds la fameuse vallee du Fleuve Jaune; tout le monde fuit la poussee, et descend vers le sud; les Han aussi! Arrives dans le sud de la Chine, et bien coinces par les jungles montagneuses, les "fuyards" -ca s'est deroule sur des siecles- n'avaient plus qu'un choix: mettre lesdites jungles entre eux et les Han. Donc, toutes ces tribus traversent les frontieres actuelles assez facilement au Nord du Vietnam (ce sont les fameux yet, un mot chinois qui deviendra "Viet") et, pour ceux qui sont plus a l'ouest de la Chine (Setchouan, Yunnan) descendre les fleuves: le Mekong (d'ou le fait qu'il y a de nombreux thais ds l'ouest du Nord Vietnam, que les laotiens sont des thais, et les thais de Thailande...des thais), la Menam (encore des thais), la Salween (les Shan du nord de la Birmanie, qui st aussi des Thais, les Pyus, les Mon, les Karen, etc.). Par contre, les Birmans, eux, ils st d'abord alles au Tibet avant de descendre la Salween aussi, ce qui explique leur ardeur belliqueuse!
Les 2 seuls grands mysteres, la-dedans, ce sont les Kmehrs -dont on pense qu'ils viennent de l'Inde du Nord Est- et les H'mongs, peuple fascinant s'il en est, dont on ne sais RIEN! A mon humble avis, ils viennent des hauts plateaux du Tibet, d'ou leur repugnance a vivre dans les plaines.
VOILA! en esperant que cela vs aura ete utile!
Au depart -on ne sait trop d'ou ni quand, mais au moins 5000 ans vu les nombreus sites de l'Age du Bronze trouves ds tout le nord, de la Birmanie au Tonkin, un peuplade dite Proto-malaise, a la peau tres foncee, et dont les seuls authentiques survivants sont les arborigenes d'Australie, les autres ayant "fondu" pour se retrouver malaisiens et indonesiens.
Ensuite, c'est la lente invasion de multiples tribus, toutes originaires des steppes d'Asie Centrale, le creuset des peuplades les plus guerieres de l'antiquite (dont les Turcs). Pousses par la recherche de nouveaux terrains de chasse et de paturages, elles ont lentement emigrees vers l'est et se sont installes dans la vallee du Fleuve Jaune, nord de la Chine, a cause de la richesse des terres (c'est de la que l'on retrouve les premieres traces des thais, documentees dans de vieux manuscrits de la 1er dynastie chinoise; d'aileurs, le mot thai est chinois, il voulait dire "libre" car ils refusaient toute domination et preferaient tout abandonner et descendre vers le sud).
Jusqu'au "jour" ou apparaissent les Han, les futurs chinois, et que nous appelons les Huns, comme Attila (entre parentheses, celui-la c'etait tres loin d'etre le barbare decrit ds les livres d'histoire; c'etait en fait quelqu'un d'extermement civilise, eleve avec le fils de l'Empereur a Rome, ou il etait otage pour controler le pere, immense stratege, fin diplomate, tres cultive, parlant couremment le grec et le latin, .. qu'est-ce qu'on peut pas raconter comme betises a propos de nos ennemis...!). Donc, les Han sortent eux aussi des steppes (des 2 cotes, d'ou l'invasion du Royaume franc) et arrivent ds la fameuse vallee du Fleuve Jaune; tout le monde fuit la poussee, et descend vers le sud; les Han aussi! Arrives dans le sud de la Chine, et bien coinces par les jungles montagneuses, les "fuyards" -ca s'est deroule sur des siecles- n'avaient plus qu'un choix: mettre lesdites jungles entre eux et les Han. Donc, toutes ces tribus traversent les frontieres actuelles assez facilement au Nord du Vietnam (ce sont les fameux yet, un mot chinois qui deviendra "Viet") et, pour ceux qui sont plus a l'ouest de la Chine (Setchouan, Yunnan) descendre les fleuves: le Mekong (d'ou le fait qu'il y a de nombreux thais ds l'ouest du Nord Vietnam, que les laotiens sont des thais, et les thais de Thailande...des thais), la Menam (encore des thais), la Salween (les Shan du nord de la Birmanie, qui st aussi des Thais, les Pyus, les Mon, les Karen, etc.). Par contre, les Birmans, eux, ils st d'abord alles au Tibet avant de descendre la Salween aussi, ce qui explique leur ardeur belliqueuse!
Les 2 seuls grands mysteres, la-dedans, ce sont les Kmehrs -dont on pense qu'ils viennent de l'Inde du Nord Est- et les H'mongs, peuple fascinant s'il en est, dont on ne sais RIEN! A mon humble avis, ils viennent des hauts plateaux du Tibet, d'ou leur repugnance a vivre dans les plaines.
VOILA! en esperant que cela vs aura ete utile!