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Retour de quelques jours dans le delta du Danube English translation pending
Je viens de passer 3 (trop courtes) semaines en Roumanie dont quelques jours dans le Delta du Danube.
J'aimerais partager une adresse que j'ai moi-même trouvée sur le site de VF mais que je tiens à faire connaître le plus largement possible.
Je suis très intéressée par la faune, la flore, l'environnement, c'était le premier objectif de mon choix du Delta. Mais, cerise sur le gâteau, j'ai AUSSI fait une rencontre avec des gens adorables, généreux, passionnés.
J'ai passé 3 jours à Mahmudia (que l'on peut rejoindre en bus ou en bateau) chez VASILE CARPO.
J'ai été gâtée, tant par l'accueil simple et chaleureux, la cuisine goûteuse et copieuse de Cristina que par les balades sur les canaux commentées par Vasile qui connaît le Delta comme sa poche, les oiseaux et surtout les poissons et tous les pêcheurs du coin qui font que des balades prévues pour 5 ou 6 heures font une heure ou deux de plus car, manger du poisson tout juste pêché et cuisiné sur les rives dans une maison de pêcheur qui vous invite à partager son repas, çà ne se refuse pas. Le temps n'a pas d'importance, c'est la relation qui compte.
Je laisse ci-dessous le contact de Vasile
www.deltaeco-tur.ro
http:/pensiuneacarpo.blogspot.com
Je peux aussi répondre à vos questions si vous le souhaitez.
Ukraine: Poutine envoie l'armée English translation pending
Bonjour,
Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Australie: payer plus cher pour la même classe English translation pending
Bonjour,
Ma mere va venir me voir en Australie. Elle a reserve un billet d'avion a 1384 euros en classe economique. Moi je vois qu'il y'a des billets de classe economique a 700 euros pour le meme trajet le meme jour.
Elle me dit que grace au 684 euros de plus qu'elle paye elle voyagera dans un airbus industrie a346 jet jusqu'a abu dabi, puis dans un boeing 777 300er jet jusqu'à Sydney et que ce sera surement une classe economique plus confortable que celle a 700 euros.
Moi, mon avis, sans pouvoir le verifier, c'est qu'elle REVE COMPLETEMENT (ca m'ennuie de dire ca de ma mere mais je ne vois pas d'autre expression). La classe economique sera la meme, elle sera aussi mal a l'aise dans les deux cas. Sauf que dans le sien elle payera 600 euros de plus.
Selon VOTRE EXPERIENCE, c'est elle qui a raison ou c'est moi? Il est encore temps d'annuler les billets, j'ai donc besoin de savoir en urgence.
Merci.
Ma mere va venir me voir en Australie. Elle a reserve un billet d'avion a 1384 euros en classe economique. Moi je vois qu'il y'a des billets de classe economique a 700 euros pour le meme trajet le meme jour.
Elle me dit que grace au 684 euros de plus qu'elle paye elle voyagera dans un airbus industrie a346 jet jusqu'a abu dabi, puis dans un boeing 777 300er jet jusqu'à Sydney et que ce sera surement une classe economique plus confortable que celle a 700 euros.
Moi, mon avis, sans pouvoir le verifier, c'est qu'elle REVE COMPLETEMENT (ca m'ennuie de dire ca de ma mere mais je ne vois pas d'autre expression). La classe economique sera la meme, elle sera aussi mal a l'aise dans les deux cas. Sauf que dans le sien elle payera 600 euros de plus.
Selon VOTRE EXPERIENCE, c'est elle qui a raison ou c'est moi? Il est encore temps d'annuler les billets, j'ai donc besoin de savoir en urgence.
Merci.
Circuit camping-car en Grèce English translation pending
Bonjour.nous envisageons un circuit en camping car en grece. Qui pourrait nous donner des idées pour ce voyage.merci
Randonnée libre sur Santo Antão mi-octobre 2012 (Cap Vert) English translation pending
Comme j'ai lu qques infos avant de partir, à mon tour d'en fournir, en vrac, maintenant que nous sommes de retour de ce fabuleux voyage!
Type: randonnée, sac à dos à deux, sans aucune réservation (sauf la première nuit). Pas de guide ni roadbook pour l'est de l'île; guide seulement pour les deux jours sur le plateau de Norte via Nobai. Superbe voyage, nous n'avons presque pas rencontré de touristes...
Visa pris sur place sans problème, à l'aéroport de Sal où l'on attérissait, 25 € par personne (moins cher que dans l'ambassade en Belgique).
Vol interne avec la TACV (Sal- Sao Vincente): pas de soucis, seulement moins d'une heure de retard sur l'un des deux vols.
Trajet en bateau Sao Vincente - Santo Antao: 700 escudos par pers., possibilité d'acheter le billet un peu avant (prévoir qd meme 30 min pour être sûr).
Carte de l'ile de Santo Antao bien faite et indispensable pour randonner seul: 15 €, à acheter à Mindelo ou à Porto Novo (tout près de la sortie des bateaux, dame qui vend des cartes postales)
Jour 1: Arrivée le matin à 10h à Porto Novo, comme la route de la corde était sous le brouillard, nous sommes directement partis en aluguer (collectivos) vers Ponta do Sol. De là, nous avons marché (environ 5heures avec nos sacs) vers Cruzinha. Superbe balade sur des falaises le long de la mer. A faire absolument, beaux petits villages, possibilité des fois de voir des tortues (mais nous n'en avons pas vues). Possible de manger et dormir à Cruzinha, chouette petit village de pêcheur. Nous avons continué jusqu'à Cha de Igreja et avons dormi chez Senor Rodrigues (maison grise): la dame est un peu rustre de prime abord mais en réalité adorable et cuisine très bien. Bonne adresse (6000 escudos nuit, petit déj + diner pour deux).
Jour 2: balade de Cha de Igreja vers Bocca de Ambas as Ribeiras en passant par la vallée de Mocho et le col de Garça (4h). Très beau, cultures en terrasse de canne à sucre, mais et autres. Nuit à l'hotel Pedracin: chic mais super rapport qualité-prix (4700 escudos la chambre pour deux, petit déj compris), piscine, logement écotourisme, à recommander.
Jour 3: aluguer jusqu'à Eito; balade dans la Figueiral de Paul en passant par le pic d'Antonio, Cha de Joao Vaz (4h). Bar O'Curral, rhumerie sympa où il y a moyen de manger. Belle balade très verte, escalier un peu fatiguant (surtout avec les sacs...), bananeraies, mais, canne à sucre, manioc, igname, papaye etc.
Aluguer jusqu'à Porto Novo puis Ribeira Das Patas jusqu'à Curral das Vacas. Logement Chez Brinck (4000 escudos pour deux, petit déj, nuit + diner), bien.
Jour 4: balade jusqu'à Alto Mira III, en passant par le col de Forquinha. Possibilité de manger chez Amadeu, très bon. Il a également un taxi au cas où...Dodo à Cha de morte chez Senor Pedro, pas mal mais sans plus.
Jour 5: balade (avec guide de chez Nobai, bien) Bordeira de Norte, sur le plateau de Norte (3h), dépôt de nos sacs à Cha de Feijoal, montée vers le sommet de l'île le Tope de Coroa (A/R 5h), beau défi, plateau désertique (par rapport à l'est de l'île) mais également impressionnant. Roche calcaire et volcanique. Dodo chez l'habitant.
Jour 6: descente vers Monte Trigo, 7h...fn de la descente - sur des pavés - assez dur pour les genoux. Cabotage vers Tarrafal dans une barque de pêcheur. Dodo à Mar Tranquilidad (3500 escudos): à recommander! Notre coup de coeur au niveau logement: simple tout en étant beau et bien conçu, bons repas, ambiance très tranquille, acceuil très sympa de Lobo. Possibilité d'accompagner les pêcheurs, de profiter de la plage de sable noir, de partir à la recherche des bébés tortues, de faire du snorkeling et de la plongée (via deux jeunes français sympas et compétents qui proposent leur service notamment via Mare Tranquilidad: Camille&David).
Jour 7 et 8: Mar Tranquilidad: on adore! Mieux vaut réserver en fait...(nous on a eu de la chance)
Jour 9: retour en aluguer de Tarrafal à Porto Novo (700 escudos par pers.), 2h30 de sentier cahotique mais supportable. Bateau vers Mindelo. Baignade à Mindelo. Pour des cadeaux: centre d'artisanat, il y a qques pièces sympas. Vol vers Sal. Dodo à Dunas do sol (100 €): autre ambiance, autre catégorie d'hôtel. Celui-là est moderne et beau, piscine, bon buffet petit déj et carte alléchante. Pas loin de la belle plage de Praia.
Jour 10: location d'un scooter chez Bike Rent (un italien): super façon de faire le tour de l'île, sensation de liberté aggrandie surtout quand on croise tous les cars de touristes ou grosse jeep ;-). Visite de Esparagos, Palmeira, Buracona (bassins d'eau naturel, sympa), Pedra de Lume (salinas, possibilité de nager dans l'eau salée - chouette expérience). Diner à Cretcheu, bien.
Voilà, j'espère que ces renseignements pourront être utile à qqn, à qui je souhaite un aussi beau voyage que le nôtre à la rencontre du Cap-Vert et des capverdiens!
Macha
Sardaigne - Sicile - sud de l'Italie - Albanie - Grèce - Crète à vélo: vos expériences? English translation pending
Salut à tous,
Nous sommes en pleine préparation de notre prochaine périple. Départ mi-Mars 2013 retour Octobre 2013.
Voici les idées de départ : - Sardaigne - Sicile - Sud de l'Italie - Albanie - Grèce - Crète
Voilà déjà l'itinéraire pour de Mars à Juillet maximum, car après il fera trop chaud. Donc pour la suite on ira surement au nord de l'europe.
Avez vous des idées, conseils pour ces pays. Nous sommes en Tandem + remorque enfant avec 1 garçon de 3 ans. Pensez-vous que le bivouac est possible partout ? Pour le vélo, avez-vous rencontré des facilités, difficultés particulières ?
Nous avons déjà fait une partie de l'Ecosse, mis à part le relief, le voyage a été facile au niveau accès à l'eau, habitant, bivouac ... conditions générales.
Merci de vos retours.
Nous sommes en pleine préparation de notre prochaine périple. Départ mi-Mars 2013 retour Octobre 2013.
Voici les idées de départ : - Sardaigne - Sicile - Sud de l'Italie - Albanie - Grèce - Crète
Voilà déjà l'itinéraire pour de Mars à Juillet maximum, car après il fera trop chaud. Donc pour la suite on ira surement au nord de l'europe.
Avez vous des idées, conseils pour ces pays. Nous sommes en Tandem + remorque enfant avec 1 garçon de 3 ans. Pensez-vous que le bivouac est possible partout ? Pour le vélo, avez-vous rencontré des facilités, difficultés particulières ?
Nous avons déjà fait une partie de l'Ecosse, mis à part le relief, le voyage a été facile au niveau accès à l'eau, habitant, bivouac ... conditions générales.
Merci de vos retours.
Vols sur la Thaïlande bon marché? English translation pending
je cherche vols pas trop cher pour passer un mois ou plus depart debut janvier 2013 retour 02/2013
MERCI
Voyage dans les Carpates roumaines, printemps 2013 English translation pending
Bonjour tout le monde.
Nous sommes une famille désireuse de faire un voyage dans les Carpates Roumaines au printemps 2012 (fin avril-début mai 2013). Nous prévoyons d'arriver à Bucarest, d'y rester quelques jours pour visiter, puis de monter dans les Carpates pour y faire de la marche d'une bonne semaine.
Quels sont les parcours que vous pourriez nous conseiller pour cette période de l'année? Nous pensons évidemment de loger chez l'habitant, auriez vous de très bonnes adresses à nous conseiller, ainsi que d'éventuels refuges? L'un ou l'autre ouvrage (Routard, Lonely Planet) vous parait le plus approprié pour ce type de projet, ou même organisme local (guide, association)? La location de véhicules pour nous rendre de Bucarest au Carpates est-elle une bonne option ou faut-il privilégier les transports en commun?
D'avance merci pour votre aide!
Quels sont les parcours que vous pourriez nous conseiller pour cette période de l'année? Nous pensons évidemment de loger chez l'habitant, auriez vous de très bonnes adresses à nous conseiller, ainsi que d'éventuels refuges? L'un ou l'autre ouvrage (Routard, Lonely Planet) vous parait le plus approprié pour ce type de projet, ou même organisme local (guide, association)? La location de véhicules pour nous rendre de Bucarest au Carpates est-elle une bonne option ou faut-il privilégier les transports en commun?
D'avance merci pour votre aide!
Trek de trois/quatre jours à Endau Rompin (Malaisie) English translation pending
Bonjour,
Nous (un couple + notre fille de 16 ans) partons pour 3 semaines en Malaisie en Juillet prochain.
Nous souhaiterions faire un trek dans la jungle de 3/4 jours et notre choix se porterait volontiers sur ENDAU ROMPIN, qui semble moins touristique que TAMAN NEGARA, si nous n'avions des difficultés à trouver des infos sur les possibilités de trek.
Avez-vous déjà tenté l'expérience ? Comment avez-vous fait pour les repas et l'hébergement ? Vaut-il mieux passer par une agence et si oui laquelle ? Je sais qu'il y a des possibilités d'excursions d'une journée à partir de Mersing, mais nous voudrions passer plusieurs nuits sur place.
Merci pour toutes les infos que vous pourrez-nous communiquer 🙂
Compte rendu de 15 jours au Cap vert en février 2012 English translation pending
Compte rendu de 15 jours au Cap vert en février 2012
J’ai été un peu frustré pour préparer ce voyage. Peu de posts par rapport à d’autres destinations
Impressions générales.
→ Destination assez chère
· difficile de trouver des logements à moins de 30 euros, c’est vraiment un minimum et c’est rare.
· Sauf à manger fruits et tomates achetés au supermarché, difficile de trouver un plat dans un restau à mois de 7 euros
· Les transports collectifs ne sont pas chers mais, aux aéroports, que des taxis et c’est souvent 7/10 euro. De plus, pas mal de villages sont très peu desservis, surtout pas le dimanche et le samedi AM et il faut faire appel au taxi (certes bien moins cher qu’en France mais c’est vite 3/4 euros pour une petite course.
· Les transports inter îles par avion sont aléatoires :
o Nous devions prendre un vol Praia/ Maio à 15 h. lorsque nous nous sommes présentés, le vol était parti a 6 h du matin mais nous n’avions pas été prévenu. Le prochain, dans 2 jours, trop tard pour nous.
o Je devais repartir a 18 h de Sao Vicente pour récupérer un vol international sur sal le soir même : pas de décollage cause météo. J’ai du attendre le lendemain pour décoller
→ Contact avec la population
C’est une impression sur l’ensemble, ne pas faire une généralité mais globalement, par de recherche de la part des cap verdien de rentrer en contact avec le touriste.
→ Le dimanche, tout est fermé, les villes et villages sont « morts ». Dans l’ensemble, les villes et villages ne sont pas très animés à part mindelo
→ Destination ou avec beaucoup de français mais essentiellement en groupe pour la randonnée. Quelques couples et peu d’individuel.
→ Bien de louer une voiture sur Santiago, pas nécessaire sur les autres iles
FOGO Génial, à ne pas rater
Pour le volcan.
Monter dans la caldeira en individuel : soit prendre un collectif a Sao Filipe entre 12 et 14 h. sinon, il faut prendre un taxi ou demander à l’hôtel ou vous loger de vous prévoir le transport (dans ce cas, 50 euros)
Dans la caldeira, paysages extraordinaires avec un village ou il y a 3 poseidas et quelques logements chez l’habitant mais pas d’électricité et la vie s’écoule sans la sensation de société de consommation qui détruit !!!! Je recommande la poseida de Marina (petit futé) mais pas la poseida de Pedro. Marina, malgré son succès est charmante et communicative. Il y a une autre poseida : sirio, www.chatourfogo.com pour info. Je n’ai pas testé, pas dans le petit futé.
marche : pas de souci en individuel pour trouver un guide sur place :
Ascension sommet Fogo : certes, pour des marcheurs, cela peut se faire seul mais a condition de suivre de loin les groupes car sinon, difficile de trouver son chemin.
Les guides proposent la montée et descente pour 4000 pour deux. Si cela ne vous pose pas de souci de marcher, ne pas prendre cette option là mais demander de redescendre par le petit pico pour 1000 ou 2000 de plus, je ne sais plus. Descente sur le petit pico génial. Après la montée au pico, avant de descendre au petit pico, vous pouvez demander à votre guide de descendre dans le volcan du pico près des fumeroles de soufre. Le guide demandera 1000 de plus mais personne n’y descend et c’est pourtant très beau. Certes la dépense n’est pas négligeable mais je doute que quelqu’un la regrette à la fin de la marche.
La vue sur le petit pico en descendant et les couleurs du petit pico sont magnifiques.
Après le petit pico, si vous avez encore de l’énergie, laissez votre guide rentrer au village et demander lui de vous indiquer l’endroit ou se trouve le chemin pour longer et traverser la coulée de lave de l’éruption de 95. Trouvez l’entrée est un peu difficile mais ensuite, pas de souci pour trouver son chemin. En fait, lorsque l’on rejoint la route qui traverse la caldeira, après la descente du petit pico, prendre à droite vers le village. 200 m plus loin il y a un virage, chercher sur la gauche un chemin au travers de la lave. ½ h, 1 h pour rejoindre le chemin qui fait le tour de la caldeira. Prendre à droite. On passe au milieu de maisons traditionnels en lave.
Durée de l’excursion : départ 6 h 30, retour au village 15 h.
Sao filipe : très belle ville, 2ième du cap vert je pense. On ne peut pas dire qu’il y a beaucoup d’animation mais elle mérite d’y prendre son temps et s’y balader
Pousada bela vista Tel 281 17 34 p-belavista@yahoo.com Chambre sur la rue avec terrasse TB 3500 avec un super PD
Colonial house 69 euros super TB, chambre 1er étage qui fait quoi avec balcon façade et vue sur piscine.
SANTIAGO
Nous avons été déçus, peut-être la multiplicité de nos voyages nous rend trop exigeant. Praia, a fuir, le centre de l’ile : santo domingo, ruiz vaz, assomada bof .
Punto rincao ne mérite pas le déplacement.
Tarrafal, bourg endormi, peu d’animation mais représentative de la population sur cette île avec ses habitations, tenues des femmes, pêcheurs. Une bonne étape mais rien d’extraordinaire. Hôtel salmarina 2100 après négo (2800 normalement). Simple mais bien car balcon sur plage et couleurs dans chambre. PD TB.
Balade qui nous a séduits : se rendre au village de Ribera da barca en véhicule, beau paysage. Le village n’a pas beaucoup d’intérêt. De là, en voiture, prendre le chemin qui va jusqu'à achada beite (pas de souci avec une voiture basic). Déposer la voiture, traverser le village et la palmeraie et remonter à gauche vers les grottes (agua). Très beau. Nous n’avons pas trouvé le chemin pour descendre de la falaise et accéder aux grottes mais cela ne me semble pas gênant.
Cote est de l’ile : ressemble aux côtes bretonnes. Le problème, le logement A pedra bejado, il ne reste que le palm beach resort et, pour 60 euros, bof. Les autres sont fermés sauf hôtel Mariberto pas loin de pedra bejado. Accueil …… cher et le panneau indique, réservation indispensable !!!
Santo antao
Le paradis des marcheurs. J’étais seul, je n’ai vu que des groupes. C’est physique car pas de plat. Pas de souci pour trouver un guide sur place. J’ai fait 4 marches à partir de Punta del sol de 3 à 8 h. Si vous êtes souhaitez des détails pour le faire en individuel, contactez moi.
Punta del sol me semble une bonne base pour les marches dans ce coin de l’île. Petit village de pêcheurs pas très animé mais authentique. Des logements confortables mais ou l’on retrouve les groupes. ET, il y a le « por de solarte » chambre simple mais pleine de couleurs, salle de bain commune, 2 chambres avec balcon face à la mer et pas de groupe. J’ai adoré !!!
SAL
Je n’y ai passé qu’une journée : si vous n’êtes pas surfeur, si vous rêvez de plages paradisiaques sans hôtel où les tours opérateurs ne déversent pas les touristes, à éviter. Grosse déception.
SAO VICENTE
J’y ai passé 2 jours mais je n’ai pas fait grand-chose, pas inspiré !!! La ville Césaré Evora, Mindelo, ne m’a pas séduite. Pas très belle, dynamique que le soir pour aller danser à partir de 23 h….
N’hésitez pas à me contacter pour des infos plus précises yemen😏
J’ai été un peu frustré pour préparer ce voyage. Peu de posts par rapport à d’autres destinations
Impressions générales.
→ Destination assez chère
· difficile de trouver des logements à moins de 30 euros, c’est vraiment un minimum et c’est rare.
· Sauf à manger fruits et tomates achetés au supermarché, difficile de trouver un plat dans un restau à mois de 7 euros
· Les transports collectifs ne sont pas chers mais, aux aéroports, que des taxis et c’est souvent 7/10 euro. De plus, pas mal de villages sont très peu desservis, surtout pas le dimanche et le samedi AM et il faut faire appel au taxi (certes bien moins cher qu’en France mais c’est vite 3/4 euros pour une petite course.
· Les transports inter îles par avion sont aléatoires :
o Nous devions prendre un vol Praia/ Maio à 15 h. lorsque nous nous sommes présentés, le vol était parti a 6 h du matin mais nous n’avions pas été prévenu. Le prochain, dans 2 jours, trop tard pour nous.
o Je devais repartir a 18 h de Sao Vicente pour récupérer un vol international sur sal le soir même : pas de décollage cause météo. J’ai du attendre le lendemain pour décoller
→ Contact avec la population
C’est une impression sur l’ensemble, ne pas faire une généralité mais globalement, par de recherche de la part des cap verdien de rentrer en contact avec le touriste.
→ Le dimanche, tout est fermé, les villes et villages sont « morts ». Dans l’ensemble, les villes et villages ne sont pas très animés à part mindelo
→ Destination ou avec beaucoup de français mais essentiellement en groupe pour la randonnée. Quelques couples et peu d’individuel.
→ Bien de louer une voiture sur Santiago, pas nécessaire sur les autres iles
FOGO Génial, à ne pas rater
Pour le volcan.
Monter dans la caldeira en individuel : soit prendre un collectif a Sao Filipe entre 12 et 14 h. sinon, il faut prendre un taxi ou demander à l’hôtel ou vous loger de vous prévoir le transport (dans ce cas, 50 euros)
Dans la caldeira, paysages extraordinaires avec un village ou il y a 3 poseidas et quelques logements chez l’habitant mais pas d’électricité et la vie s’écoule sans la sensation de société de consommation qui détruit !!!! Je recommande la poseida de Marina (petit futé) mais pas la poseida de Pedro. Marina, malgré son succès est charmante et communicative. Il y a une autre poseida : sirio, www.chatourfogo.com pour info. Je n’ai pas testé, pas dans le petit futé.
marche : pas de souci en individuel pour trouver un guide sur place :
Ascension sommet Fogo : certes, pour des marcheurs, cela peut se faire seul mais a condition de suivre de loin les groupes car sinon, difficile de trouver son chemin.
Les guides proposent la montée et descente pour 4000 pour deux. Si cela ne vous pose pas de souci de marcher, ne pas prendre cette option là mais demander de redescendre par le petit pico pour 1000 ou 2000 de plus, je ne sais plus. Descente sur le petit pico génial. Après la montée au pico, avant de descendre au petit pico, vous pouvez demander à votre guide de descendre dans le volcan du pico près des fumeroles de soufre. Le guide demandera 1000 de plus mais personne n’y descend et c’est pourtant très beau. Certes la dépense n’est pas négligeable mais je doute que quelqu’un la regrette à la fin de la marche.
La vue sur le petit pico en descendant et les couleurs du petit pico sont magnifiques.
Après le petit pico, si vous avez encore de l’énergie, laissez votre guide rentrer au village et demander lui de vous indiquer l’endroit ou se trouve le chemin pour longer et traverser la coulée de lave de l’éruption de 95. Trouvez l’entrée est un peu difficile mais ensuite, pas de souci pour trouver son chemin. En fait, lorsque l’on rejoint la route qui traverse la caldeira, après la descente du petit pico, prendre à droite vers le village. 200 m plus loin il y a un virage, chercher sur la gauche un chemin au travers de la lave. ½ h, 1 h pour rejoindre le chemin qui fait le tour de la caldeira. Prendre à droite. On passe au milieu de maisons traditionnels en lave.
Durée de l’excursion : départ 6 h 30, retour au village 15 h.
Sao filipe : très belle ville, 2ième du cap vert je pense. On ne peut pas dire qu’il y a beaucoup d’animation mais elle mérite d’y prendre son temps et s’y balader
Pousada bela vista Tel 281 17 34 p-belavista@yahoo.com Chambre sur la rue avec terrasse TB 3500 avec un super PD
Colonial house 69 euros super TB, chambre 1er étage qui fait quoi avec balcon façade et vue sur piscine.
SANTIAGO
Nous avons été déçus, peut-être la multiplicité de nos voyages nous rend trop exigeant. Praia, a fuir, le centre de l’ile : santo domingo, ruiz vaz, assomada bof .
Punto rincao ne mérite pas le déplacement.
Tarrafal, bourg endormi, peu d’animation mais représentative de la population sur cette île avec ses habitations, tenues des femmes, pêcheurs. Une bonne étape mais rien d’extraordinaire. Hôtel salmarina 2100 après négo (2800 normalement). Simple mais bien car balcon sur plage et couleurs dans chambre. PD TB.
Balade qui nous a séduits : se rendre au village de Ribera da barca en véhicule, beau paysage. Le village n’a pas beaucoup d’intérêt. De là, en voiture, prendre le chemin qui va jusqu'à achada beite (pas de souci avec une voiture basic). Déposer la voiture, traverser le village et la palmeraie et remonter à gauche vers les grottes (agua). Très beau. Nous n’avons pas trouvé le chemin pour descendre de la falaise et accéder aux grottes mais cela ne me semble pas gênant.
Cote est de l’ile : ressemble aux côtes bretonnes. Le problème, le logement A pedra bejado, il ne reste que le palm beach resort et, pour 60 euros, bof. Les autres sont fermés sauf hôtel Mariberto pas loin de pedra bejado. Accueil …… cher et le panneau indique, réservation indispensable !!!
Santo antao
Le paradis des marcheurs. J’étais seul, je n’ai vu que des groupes. C’est physique car pas de plat. Pas de souci pour trouver un guide sur place. J’ai fait 4 marches à partir de Punta del sol de 3 à 8 h. Si vous êtes souhaitez des détails pour le faire en individuel, contactez moi.
Punta del sol me semble une bonne base pour les marches dans ce coin de l’île. Petit village de pêcheurs pas très animé mais authentique. Des logements confortables mais ou l’on retrouve les groupes. ET, il y a le « por de solarte » chambre simple mais pleine de couleurs, salle de bain commune, 2 chambres avec balcon face à la mer et pas de groupe. J’ai adoré !!!
SAL
Je n’y ai passé qu’une journée : si vous n’êtes pas surfeur, si vous rêvez de plages paradisiaques sans hôtel où les tours opérateurs ne déversent pas les touristes, à éviter. Grosse déception.
SAO VICENTE
J’y ai passé 2 jours mais je n’ai pas fait grand-chose, pas inspiré !!! La ville Césaré Evora, Mindelo, ne m’a pas séduite. Pas très belle, dynamique que le soir pour aller danser à partir de 23 h….
N’hésitez pas à me contacter pour des infos plus précises yemen😏
Guide (papier) sur les campings en Grèce? English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis à la recherche d'un GUIDE PAPIER concernant les campings en Grece, ou les endroits où l'on peut s'arrêter avec un camping-car. Je pense que cela existe.
Je vous remercie à l'avance de vos réponses.
Cordialement.😉
Je suis à la recherche d'un GUIDE PAPIER concernant les campings en Grece, ou les endroits où l'on peut s'arrêter avec un camping-car. Je pense que cela existe.
Je vous remercie à l'avance de vos réponses.
Cordialement.😉
Conseils sur notre périple familial: Jakarta, Java, Yogjakarata, Surabaya, Bali English translation pending
Bonsoir chers forumistes,
A 3 mois avant le départ (22 juin 2012)je n'arrive pas à m'en sortir sur mon periple familial de 3 semaines en Indo puis passer ensuite 2 semaines à Kuala Lumpur ( malaysie). Voilà, nous sommes 2 adultes accompagnés de nos 3 enfants 13ans, 9, et 4 ans.
J'ai plus ou moins travaillé ceci: J1-J3: Arrivée ET RESTER 2 jours a Jakarta: Parc aquatique, seaworld...pour enfants J4: Train pour Yogjarkarta (quel est le mieux avion ou train, ou autre économiquement parlant...) J5 Borobodur + Prembanan ( en bus ou autres...) J6-J7-J8: Tour Yogjakarta, pour aller Bromo, Kawah Ijen. (Pas sûr où dormir, prix etc) de même on pensait se baigner dans les eaux de source chaude, pas loin au pied des volcans on nous avait parlé de Surabaya. J9-Depart pour Bali soit au départ de surabaya ou de yogjakarta en bus ( est ce le bon choix , faisable et économique?) ou devrions nous prendre autre chose. J10-11-12: LOvina, Mundunk: voir les dauphins en bateau, snorkelling... J13-14-15-16:Rester à ubud et ses alentours: Monkey Forest, Danse Kecak, Terrasse Tegallalang, visite palais royal, temples: Pura; lac Bratan, Padang Bai.....(je ne pense pas que tout soit sur la même route, comment se déplacer: voiture avec chauffeur, navette, à quel prix? j17-J18 Amed..tout voir à Amed en 2 jours est ce OK? j19-20-21-repos à la mer, Kuta, est ce bon pour les petis, ou Saunur..détente, shopping. J'oubliais Lombok..combien de jours et quelle étape lors de mon parcours? J22 DEPART POUR KUALA LUMPUR....pour 2 semaines, et là je n'ai pas encore travaillé cette partie
- Que faire, nous partons en J 36 POUR pARIS AU DEPART DE KL.Toutes vos recommandations sont Les bienvenues, car c'est vraiment notre 1ère, existe il des chambres de 5 pers, ou devrions nous commander 2 chambres?; je dois respecter le budget hotel 250000rp max/J . est ce possible juste pour le logement? - Me recommandez vous de commander tôt à l'avance ou me référer aux guides? - Les conseils de déplaceemnt d'un site à un autre me sera également fort important. Merci de m'apporter vos lumières et expériences, c'est un pays avec tellement de belles iles et beaucoup de choses à voir, qu'un moment en tant que novice on s'y perd, car je n'ai pas du tout la Visu des lieux, du temps et du transport. 😏
A 3 mois avant le départ (22 juin 2012)je n'arrive pas à m'en sortir sur mon periple familial de 3 semaines en Indo puis passer ensuite 2 semaines à Kuala Lumpur ( malaysie). Voilà, nous sommes 2 adultes accompagnés de nos 3 enfants 13ans, 9, et 4 ans.
J'ai plus ou moins travaillé ceci: J1-J3: Arrivée ET RESTER 2 jours a Jakarta: Parc aquatique, seaworld...pour enfants J4: Train pour Yogjarkarta (quel est le mieux avion ou train, ou autre économiquement parlant...) J5 Borobodur + Prembanan ( en bus ou autres...) J6-J7-J8: Tour Yogjakarta, pour aller Bromo, Kawah Ijen. (Pas sûr où dormir, prix etc) de même on pensait se baigner dans les eaux de source chaude, pas loin au pied des volcans on nous avait parlé de Surabaya. J9-Depart pour Bali soit au départ de surabaya ou de yogjakarta en bus ( est ce le bon choix , faisable et économique?) ou devrions nous prendre autre chose. J10-11-12: LOvina, Mundunk: voir les dauphins en bateau, snorkelling... J13-14-15-16:Rester à ubud et ses alentours: Monkey Forest, Danse Kecak, Terrasse Tegallalang, visite palais royal, temples: Pura; lac Bratan, Padang Bai.....(je ne pense pas que tout soit sur la même route, comment se déplacer: voiture avec chauffeur, navette, à quel prix? j17-J18 Amed..tout voir à Amed en 2 jours est ce OK? j19-20-21-repos à la mer, Kuta, est ce bon pour les petis, ou Saunur..détente, shopping. J'oubliais Lombok..combien de jours et quelle étape lors de mon parcours? J22 DEPART POUR KUALA LUMPUR....pour 2 semaines, et là je n'ai pas encore travaillé cette partie
- Que faire, nous partons en J 36 POUR pARIS AU DEPART DE KL.Toutes vos recommandations sont Les bienvenues, car c'est vraiment notre 1ère, existe il des chambres de 5 pers, ou devrions nous commander 2 chambres?; je dois respecter le budget hotel 250000rp max/J . est ce possible juste pour le logement? - Me recommandez vous de commander tôt à l'avance ou me référer aux guides? - Les conseils de déplaceemnt d'un site à un autre me sera également fort important. Merci de m'apporter vos lumières et expériences, c'est un pays avec tellement de belles iles et beaucoup de choses à voir, qu'un moment en tant que novice on s'y perd, car je n'ai pas du tout la Visu des lieux, du temps et du transport. 😏
Les incontournables de Bali... English translation pending
Bonjour a tous
nous partons dans quelques jours, nous avons consulté les posts lu les guides pleins d'infos dans les tetes. J'aimerai savoir pour vous ce qu'il y a d' incontournable pour vous a voir à Bali et Lombok je reste 3 semaines et j'ai besoin de vos lumieres comme chacun à son bali ca sera bien que vous me disiez ce que pour vous si vous allez à bali vous me conseiller de faire vivement.
MERCI A TOUS !!!
nous partons dans quelques jours, nous avons consulté les posts lu les guides pleins d'infos dans les tetes. J'aimerai savoir pour vous ce qu'il y a d' incontournable pour vous a voir à Bali et Lombok je reste 3 semaines et j'ai besoin de vos lumieres comme chacun à son bali ca sera bien que vous me disiez ce que pour vous si vous allez à bali vous me conseiller de faire vivement.
MERCI A TOUS !!!
Ascension du Pic Fogo au Cap Vert: faisable ou non? English translation pending
Bonjour,
Je suis sur le point de partir avec une amie au Cap Vert dans une dizaine de jours, en mode "sac à dos". Nous connaissons à peu près notre parcours dans les différentes îles. Mais pour le finaliser, nous nous posons une question sur l'ascension du Grand Fogo : devons-nous... ou plutôt 😛 pouvons-nous le faire ? D'après les photos et les récits que nous avons lus, la montée a l'air vraiment difficile.
Nous sommes loin d'être sportives, et d'après notre itinéraire, si nous passons par Fogo ce serait dès notre arrivée (aie aie aie la mise en jambes). 5h de montée ardue... hum... en plus nous avons un peu le vertige.
Du coup mes questions : - est-ce que des personnes pas très sportives qui ont fait cette montée peuvent nous faire un petit retour d'expérience sur la difficulté ? - est-ce que c'est à déconseiller pour quelqu'un qui a des vertiges ? A-t-on une vue très à-pic ? - la descente a l'air super raide aussi... avec mon équilibre légendaire, je me vois déjà glisser et rouler jusqu'en bas du volcan 🤪
Je base mes impressions sur ce que j'ai lu ici : http://cabo-verde2008.blogspot.com/2008/06/dimanche-13-avril-2008-le-pico.html Notre âge : 30 et 35 ans. Pratique de sport : pfff je dirais occasionnelle de chez occasionnelle 😊
On ne se moque pas siouplé ! Et merci pour vos réponses objectives.
Ché.
Je suis sur le point de partir avec une amie au Cap Vert dans une dizaine de jours, en mode "sac à dos". Nous connaissons à peu près notre parcours dans les différentes îles. Mais pour le finaliser, nous nous posons une question sur l'ascension du Grand Fogo : devons-nous... ou plutôt 😛 pouvons-nous le faire ? D'après les photos et les récits que nous avons lus, la montée a l'air vraiment difficile.
Nous sommes loin d'être sportives, et d'après notre itinéraire, si nous passons par Fogo ce serait dès notre arrivée (aie aie aie la mise en jambes). 5h de montée ardue... hum... en plus nous avons un peu le vertige.
Du coup mes questions : - est-ce que des personnes pas très sportives qui ont fait cette montée peuvent nous faire un petit retour d'expérience sur la difficulté ? - est-ce que c'est à déconseiller pour quelqu'un qui a des vertiges ? A-t-on une vue très à-pic ? - la descente a l'air super raide aussi... avec mon équilibre légendaire, je me vois déjà glisser et rouler jusqu'en bas du volcan 🤪
Je base mes impressions sur ce que j'ai lu ici : http://cabo-verde2008.blogspot.com/2008/06/dimanche-13-avril-2008-le-pico.html Notre âge : 30 et 35 ans. Pratique de sport : pfff je dirais occasionnelle de chez occasionnelle 😊
On ne se moque pas siouplé ! Et merci pour vos réponses objectives.
Ché.
Istanbul en période de Fêtes de fin d'année English translation pending
Bonjour à tous
Je sais, c'est peut être pas la bonne période mais, est-il possible d'arriver la veille de noël à Istanbul avec son sac à dos et de faire le tour de quelques hôtels pour trouver du choix à des prix raisonnables?
Est-ce ou pas une période d'affluence touristique ?
De plus, pouvez-vous me conseiller un quartier où je puisse trouver des hôtels, de la vie (pas le genre de quartier à bureaux) et à deux pas un coin pour faire un footing quotidien?(va falloir éliminer toutes les bonnes choses dégustées en journée...)
Par avance, merci
Quel métier exercez-vous pour voyager? English translation pending
Je sais que le sujet à sans doute été traité à mainte reprise, mais pas comme je le souhaite.. Je suis un passionné de voyage, 25 ans, un BAC en administration, et un emploi dans un banque.
Je viens tout juste de revenir de 3 semaines au Népal (qui était certe trop court, je regrette de ne pas avoir resté plus longtemps, mais le boulôt oblige..) Du coup je me demande qu'est-ce que vous faite dans la vie, quel métier exercez-vous, qui vous permette de voyager, ou bien de travailler tout en voyageant ???
Je viens tout juste de revenir de 3 semaines au Népal (qui était certe trop court, je regrette de ne pas avoir resté plus longtemps, mais le boulôt oblige..) Du coup je me demande qu'est-ce que vous faite dans la vie, quel métier exercez-vous, qui vous permette de voyager, ou bien de travailler tout en voyageant ???
Hébergement sur le GR20? (Corse) English translation pending
Bonjour,
Je fais le gr20 Nord du 11 au 21 août avec un ami dans le sens sud/nord. On part en pleine semaine, ce qui évite je pense les départs trop groupés.
Que me conseillez-vous entre le bivouac en tente et place en refuge ?
Il est indiqué que la réservation est obligatoire dans les 2 cas.
Est-ce vraiment nécessaire sachant qu'on ne sait pas à l'avance les étapes qu'on doublera on pas, selon notre forme ?
Peut-on arriver au refuge ou planter sa tente à n'importe quelle heure ?
Merci d'avance
Guillaume
Je fais le gr20 Nord du 11 au 21 août avec un ami dans le sens sud/nord. On part en pleine semaine, ce qui évite je pense les départs trop groupés.
Que me conseillez-vous entre le bivouac en tente et place en refuge ?
Il est indiqué que la réservation est obligatoire dans les 2 cas.
Est-ce vraiment nécessaire sachant qu'on ne sait pas à l'avance les étapes qu'on doublera on pas, selon notre forme ?
Peut-on arriver au refuge ou planter sa tente à n'importe quelle heure ?
Merci d'avance
Guillaume
Taux de change du dollar américain? English translation pending
Bonjour à tous! J'ai une petite question à poser à ceux qui s'y connaissent un peu en taux de change.
Pour mon voyage aux Etats Unis j'ai besoin de dollars. J'ai appelé 2 Crédit agricole différents. L'un me dit qu'avec 1€ j'ai 1.35 dollar et l'autre me dit 1.53 dollar.
Je croyais que le taux était le même pour les agences du mêmes groupe.. Alors est-ce une erreur ou bien faut-il que je fonce à la deuxième agence?
J'attend vos réponses, merci ! :)
J'attend vos réponses, merci ! :)
Logements coups de coeur aux Galapagos? English translation pending
Bonjour,
auriez-vous des logements coups de coeur à conseiller aux Galapagos toutes îles confondues ? J'ai fait quelques recherches sur le net et finalement pas grand chose de concluant....Du logement chez l'habitant au 3 étoiles (pas plus) je suis preneuse, l'important étant votre coup de coeur pour l'établissement ou les propriétaires.
Merci !!!
Merci !!!
Dilemme sur fin de parcours en Birmanie + quelques questions d'ordre pratique English translation pending
Bonjour à tous.
Me revoilà avec beaucoup de questions…
Nous sommes à 3 semaines de notre départ pour 26 jours sur place en Birmanie 🙂
J’ai tracé grosso modo notre itinéraire (qui reste classique). Les temps de trajets n’en font pas partis…
- Yangon : 2,5 jours
- Mandalay et alentours : 3,5 jours
- Monywa et alentours : 1 jour
- Pakkoku – Nyaung U : 1 jour
- Bagan : 3 jours
- Kalaw : 0,5 jour
- Pindaya : 1 jour
- Trek jusqu’à Inle : 3 jours
- Lac Inle : 4 jours
Il nous resterai environ 4/5 jours.
Et là DILEMME !!!!
J’ai pas mal parcouru le site de Gulliver et Ananda + les guides et vos commentaires.
Je voudrais savoir pour ceux qui auraient eu la chance de se rendre dans plusieurs de ces endroits, leurs avis pour m’aider à trancher…
- Etat Chin – Mont victoria
- Nord Etat Shan
- Etat Kaya
- Kentung
- Mrauk U
- Région de Moulmein
J’en suis également toujours à me questionner sur un traitement à la malarone…
J’ai lu des choses pas génials quant aux effets secondaires donc je suis très frileuse �� l’idée de prendre ces cachets… Je voulais quand même savoir pour ceux étant allé en Birmanie en mars-Avril si les moustiques sont nombreux ? et par rapport aux lieux que j’ai cité, y a-t-il des zones plus à risques que d’autres ? Kentung à priori oui….
Sinon qq questions d’ordre pratique :
- Le billet d’entrée pour la pagode de schwedagon est-il valable pour une entrée le matin ET le soir ? Sinon quel est le moment le plus agréable ?
- Le trajet entre Yangon et Mandalay : on compte le faire en bus ou en train.
Le bus nous ferait arriver entre 3h et 5h du matin ce qui n’est pas top en heure d’arrivée mais bon (à priori 12h de trajet). Le train quand à lui il est de jour. Et 15h de trajet…
Quand nous avions été en Chine, nous avions pris un train et on avait adoré car très vivant !!!
Bref vous me conseillez quel mode de transport ? Vous-mêmes êtes vous arrivez si tôt par le bus ?
- Le trajet Inle/Yangon : alors là en bus c’est carrément 20h et en avion 2h. Même 20h çà ne nous embête pas trop, on l’a déjà fait… Vous avez fait comment vous et à quel prix pour l’avion ?
- Votre avis sur la visite des villes de Amarapura, Inwa, Sagaing et Mingun. Je compte 1,5 jours pour les découvrir. 1 jour pour les 3 premières et une matinée pour Mingun… trop ou pas assez ? Vous l’avez tous fait en taxi ou en prenant des bus locaux?
Encore merci !!!
Aurélie
Me revoilà avec beaucoup de questions…
Nous sommes à 3 semaines de notre départ pour 26 jours sur place en Birmanie 🙂
J’ai tracé grosso modo notre itinéraire (qui reste classique). Les temps de trajets n’en font pas partis…
- Yangon : 2,5 jours
- Mandalay et alentours : 3,5 jours
- Monywa et alentours : 1 jour
- Pakkoku – Nyaung U : 1 jour
- Bagan : 3 jours
- Kalaw : 0,5 jour
- Pindaya : 1 jour
- Trek jusqu’à Inle : 3 jours
- Lac Inle : 4 jours
Il nous resterai environ 4/5 jours.
Et là DILEMME !!!!
J’ai pas mal parcouru le site de Gulliver et Ananda + les guides et vos commentaires.
Je voudrais savoir pour ceux qui auraient eu la chance de se rendre dans plusieurs de ces endroits, leurs avis pour m’aider à trancher…
- Etat Chin – Mont victoria
- Nord Etat Shan
- Etat Kaya
- Kentung
- Mrauk U
- Région de Moulmein
J’en suis également toujours à me questionner sur un traitement à la malarone…
J’ai lu des choses pas génials quant aux effets secondaires donc je suis très frileuse �� l’idée de prendre ces cachets… Je voulais quand même savoir pour ceux étant allé en Birmanie en mars-Avril si les moustiques sont nombreux ? et par rapport aux lieux que j’ai cité, y a-t-il des zones plus à risques que d’autres ? Kentung à priori oui….
Sinon qq questions d’ordre pratique :
- Le billet d’entrée pour la pagode de schwedagon est-il valable pour une entrée le matin ET le soir ? Sinon quel est le moment le plus agréable ?
- Le trajet entre Yangon et Mandalay : on compte le faire en bus ou en train.
Le bus nous ferait arriver entre 3h et 5h du matin ce qui n’est pas top en heure d’arrivée mais bon (à priori 12h de trajet). Le train quand à lui il est de jour. Et 15h de trajet…
Quand nous avions été en Chine, nous avions pris un train et on avait adoré car très vivant !!!
Bref vous me conseillez quel mode de transport ? Vous-mêmes êtes vous arrivez si tôt par le bus ?
- Le trajet Inle/Yangon : alors là en bus c’est carrément 20h et en avion 2h. Même 20h çà ne nous embête pas trop, on l’a déjà fait… Vous avez fait comment vous et à quel prix pour l’avion ?
- Votre avis sur la visite des villes de Amarapura, Inwa, Sagaing et Mingun. Je compte 1,5 jours pour les découvrir. 1 jour pour les 3 premières et une matinée pour Mingun… trop ou pas assez ? Vous l’avez tous fait en taxi ou en prenant des bus locaux?
Encore merci !!!
Aurélie
Quelle voiture pour trois semaines dans l'Ouest américain en juillet 2011? English translation pending
Bonjour,
Je pars 3 semaines en juillet prochain : nous faisons une grande boucle LA-LA en passant par Gd Canyon-Page-Moab-Bryce-Las Vegas- Death Valley- San Francisco...bref beaucoup de route.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants (7 et 9 ans) avec un nombre de bagages "normal" : 2 gdes valises et 1 petite.
Je ne connais pas les véhicules aux US : je cherche une voiture spacieuse, très confortable pour enquiller les kilomètres et dans laquelle on a une bonne vision de l'extérieur pour profiter des paysages : j'hésite entre des vans (type Dodge Caravan), SUV (type Ford Escape) ou des berlines routières (type Chevrolet Impala).
La voiture est un élément super important pour ce type de voyage, je ne suis donc pas à quelques centaines d'Euros près.
Que me conseillez-vous?
Merci
Stéphane
Je pars 3 semaines en juillet prochain : nous faisons une grande boucle LA-LA en passant par Gd Canyon-Page-Moab-Bryce-Las Vegas- Death Valley- San Francisco...bref beaucoup de route.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants (7 et 9 ans) avec un nombre de bagages "normal" : 2 gdes valises et 1 petite.
Je ne connais pas les véhicules aux US : je cherche une voiture spacieuse, très confortable pour enquiller les kilomètres et dans laquelle on a une bonne vision de l'extérieur pour profiter des paysages : j'hésite entre des vans (type Dodge Caravan), SUV (type Ford Escape) ou des berlines routières (type Chevrolet Impala).
La voiture est un élément super important pour ce type de voyage, je ne suis donc pas à quelques centaines d'Euros près.
Que me conseillez-vous?
Merci
Stéphane
Avis sur le trajet Bretagne-Mykonos en camping-car English translation pending
Bonjour,
je souhaite aller en camping car sur l'ile grec Mykonos.
Je pars des cote d'armor.
Je souhaite utiliser le ferry le plus possible...
Je suis un peu perdu, j'ai regardé quelque liaisons maritime via internet, il semblerait que la meilleur laison soit le piree / mykonos car je ne vois pas de liaison par ferrie en italie.
Si vous avez deja fait le trajet, pourriez vous m'eclairer?
merci
Nicolas
Voyage de quinze jours en Roumanie au mois d'août English translation pending
Bonjour à tous ,
Je projette de partir 15 jours en Roumanie avec deux copains du 7 au 21 aout. Nous avons dressé un premier programme afin de pouvoir découvrir une partie des facettes de ce pays. J'aurais voulu avoir vos lumières pour voir si ca vous parait cohérent (et faisable). et aussi vos coneils si vous avez deja visité ce pays qui a l'air magnifique !
Pour l'esprit c'est découverte sans prise de tete, des visites de monuments, des rando, des pauses aux Bars 😛 , et pkoi pas faire des choses qui sortent un peu de l'ordinaire , meme si le trajet qui suit est assez commun ...
J1 (Samedi ou Dimanche) : Arrivée Bucarest + nuit Bucarest J2 : Prise de voiture à Buca Airport => Brasov / visite + nuit à Brasov J3 : Brasov => Pejmer (=> Bran ?) => Brasov + nuit Brasov J4 : Rando autour de Brasov (départ de Zarnesti apparement c un bon plan ...) + nuit Brasov J5 : Brasov => Sibiu + visite Sibiu + nuit Sibiu J6 : Randonnée Sibiu (des conseils ?) J7 : Sibiu => Sighisoara + visite et nuit sighisoara J8 : Sighisoara => Voronet => Suceava + visite /nuit Suceava
Bon là ca devient un peu plus freestyle, rien de bien figé ...
J9 : Suceava => Tulcea via bac à Braila + nuit Tulcea J10 : Tulcea => Bras du Danube en bateau + nuit au bord du delta (faisable en une journée, des plans la dessus ?) J11 : Retour à Tulcea puis Tulcea => Bucarest J12 : visite Bucarest + nuit Buca J13 : Retour Paris.
La carto qui va bien : http://fr.maps.yahoo.com/?ard=1&mvt%3Dm%26lat%3D45.763803%26lon%3D26.471505%26zoom%3D8%26q1%3Dbucarest%26q2%3Dbrasov%26q3%3Dprejmer%26q4%3Dbrasov%26q5%3Dsibiu%26q6%3Dsighisorao%26q7%3Dtargu%2520neamt%26q8%3Dtulcea%26q9%3Dbucarest#mvt=m&lat=46.077954&lon=26.471505&zoom=8&q1=bucarest&q2=brasov&q3=prejmer&q4=brasov&q5=sibiu&q6=sighisorao&q7=voronet&q8=suceava&q9=tulcea&q10=bucarest
En terme de grosses etapes de conduite il ya a donc J8 (~5h30) et le J9 (~6h30)
Concernant ce planning, qu'en pensez vous ? y a t'il des choses à ne pas manquer sur ce trajet ? On a encore 1 ou deux jours de rab (retour sur Paris le Samedi), vaut t'il mieux allonger une étape ou essayer d'aller à d'autres endroits ? En terme de réservation d'hotel/adj, on pensait reserver quelqes étapes princpales (Brasov, Sighisoara) et voir au jour le jour pour les autres. ca vous parait faisable ?ou risque de grosse galère (et de perte de temps) pour trouver ou se loger ?
Enfin si vous avez des expériences à partager sur ce pays, je prends ...
Merci d'avance (et deja merci pour avoir tout lu !) 😉
Tibi
Pour l'esprit c'est découverte sans prise de tete, des visites de monuments, des rando, des pauses aux Bars 😛 , et pkoi pas faire des choses qui sortent un peu de l'ordinaire , meme si le trajet qui suit est assez commun ...
J1 (Samedi ou Dimanche) : Arrivée Bucarest + nuit Bucarest J2 : Prise de voiture à Buca Airport => Brasov / visite + nuit à Brasov J3 : Brasov => Pejmer (=> Bran ?) => Brasov + nuit Brasov J4 : Rando autour de Brasov (départ de Zarnesti apparement c un bon plan ...) + nuit Brasov J5 : Brasov => Sibiu + visite Sibiu + nuit Sibiu J6 : Randonnée Sibiu (des conseils ?) J7 : Sibiu => Sighisoara + visite et nuit sighisoara J8 : Sighisoara => Voronet => Suceava + visite /nuit Suceava
Bon là ca devient un peu plus freestyle, rien de bien figé ...
J9 : Suceava => Tulcea via bac à Braila + nuit Tulcea J10 : Tulcea => Bras du Danube en bateau + nuit au bord du delta (faisable en une journée, des plans la dessus ?) J11 : Retour à Tulcea puis Tulcea => Bucarest J12 : visite Bucarest + nuit Buca J13 : Retour Paris.
La carto qui va bien : http://fr.maps.yahoo.com/?ard=1&mvt%3Dm%26lat%3D45.763803%26lon%3D26.471505%26zoom%3D8%26q1%3Dbucarest%26q2%3Dbrasov%26q3%3Dprejmer%26q4%3Dbrasov%26q5%3Dsibiu%26q6%3Dsighisorao%26q7%3Dtargu%2520neamt%26q8%3Dtulcea%26q9%3Dbucarest#mvt=m&lat=46.077954&lon=26.471505&zoom=8&q1=bucarest&q2=brasov&q3=prejmer&q4=brasov&q5=sibiu&q6=sighisorao&q7=voronet&q8=suceava&q9=tulcea&q10=bucarest
En terme de grosses etapes de conduite il ya a donc J8 (~5h30) et le J9 (~6h30)
Concernant ce planning, qu'en pensez vous ? y a t'il des choses à ne pas manquer sur ce trajet ? On a encore 1 ou deux jours de rab (retour sur Paris le Samedi), vaut t'il mieux allonger une étape ou essayer d'aller à d'autres endroits ? En terme de réservation d'hotel/adj, on pensait reserver quelqes étapes princpales (Brasov, Sighisoara) et voir au jour le jour pour les autres. ca vous parait faisable ?ou risque de grosse galère (et de perte de temps) pour trouver ou se loger ?
Enfin si vous avez des expériences à partager sur ce pays, je prends ...
Merci d'avance (et deja merci pour avoir tout lu !) 😉
Tibi
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclair��es par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclair��es par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Voyage en Turquie durant le Ramadan en août 2010 English translation pending
Salut a tous..nous aimerions partir cet été 2010 au mois d'août découvrir ce magnifique pays que semble etre la Turquie. Seulement nous arriverions pour la période du ramadan. Cel est il compliqué pour les touristes de sedéplacer, visiter ou manger durant la journée pendant cette période...Quelqu'un a t'il deja voyagé pendnat cette fête religieuse ?
Merci pour vos réponses.
Anne laure
Merci pour vos réponses.
Anne laure
Cure ayurvédique à Cochin ou dans le Kerala? English translation pending
Bonjour!
Je suis toute jeune sur ce forum mais je vous ai lu avec grand intérêt pour préparer mon voyage de trois (trop) petites semaines au Kerala en avril.
J'ai pris mon parti de ce peu de temps, je sais que je ne pourrais pas "tout" voir, même du kerala, et j'envisage des vacances vraiment tranquilles, en privilégiant quelques haltes (3 ou 4 max) dans des endroits hors des sentiers battus, proche de la nature de préférence.
Je pense passer un moment dans le coin de Wanayad (ou de Parambikulam) où j'aimerais faire un beau trekking de quelques jours, et sans doute un moment à circuler dans les backwaters.
Si vous avez des idées, de lieux vraiment idylliques (je ne parle pas de luxe, mais de sérénité!) je suis vraiment preneuse...
Par ailleurs, je suis très tentée par une cure ayurvédique d'une semaine, que je pensais faire au début de mon voyage, sans doute à Cochin où j'atterris et où j'aimerai passer un moment.
J'ai repéré une petite clinique dans le lonely,
http://ayurdara.com/
sur Vypeen Island. Ca n'a pas l'air cher (^plus ou moins 20 euros/jours de soin), mais je ne sais pas si c'est sérieux? Quelqu'un l'a-t-il testée? Sinon, avez vous une idée d'un centre d'ayurveda vraiment bien, agréable et pas top cher dans les environs?
Par ailleurs, pour le cas où je prendrais l'option de cette clinique, est-ce que vous connaissez des guest houses ou hôtels pas chers et vraiment sympas dans la zone de Vypeen Island?
Enfin, connaissez vous des endroits (à Cochin, mais peut être ailleurs?) où je pourrais pratiquer l'Iyengar (yoga) sans pour autant m'inscrire pour 3 semaines?
Merci d'avance à tous!
Périple de Cape Town au Kenya à pied English translation pending
Bonjour, tout d'abord, le site est super! Trop d'informations qui sont dispo à nous :D
Bon voila, mon projet est que pour cette ete, 2010, mon départ se fait de Cape Town. De là, je marcherai jusqu'à Johannesburg pour la finalement de la coupe du monde le 11 juillet 2010. Par la suite, je voyagerais en montant vers le haut pour aller au kenya pour finir en montant le kilimandjaro.
J'aimerais avoir des infos sur des idées de trajet? Endroits a éviter? Budget? Temps? etc.
Merci d'avance:)
Bon voila, mon projet est que pour cette ete, 2010, mon départ se fait de Cape Town. De là, je marcherai jusqu'à Johannesburg pour la finalement de la coupe du monde le 11 juillet 2010. Par la suite, je voyagerais en montant vers le haut pour aller au kenya pour finir en montant le kilimandjaro.
J'aimerais avoir des infos sur des idées de trajet? Endroits a éviter? Budget? Temps? etc.
Merci d'avance:)
Kamchatka: comment rallier le parc de Kronotsky? (Russie) English translation pending
Bonjour,
Pour Juillet 2009, nous envisageons un trek dans le Kamchatka. Le parc de Kronotsky semble être un incontournable. Les photos que nous en avons vues nous ont séduits. Par contre, le voyage Nantes - Petropavlovsk est déjà très coûteux 😕et le transfert de Petropavlovsk à Kronotsky ne semble se faire qu'en hélicoptère. Quelqu'un connait-il le prix du vol ? Existe-t-il d'autres moyens pour se rentre à Kronotsky ? Merci d'avance
Pour Juillet 2009, nous envisageons un trek dans le Kamchatka. Le parc de Kronotsky semble être un incontournable. Les photos que nous en avons vues nous ont séduits. Par contre, le voyage Nantes - Petropavlovsk est déjà très coûteux 😕et le transfert de Petropavlovsk à Kronotsky ne semble se faire qu'en hélicoptère. Quelqu'un connait-il le prix du vol ? Existe-t-il d'autres moyens pour se rentre à Kronotsky ? Merci d'avance
Assister au festival de Pushkar seule? (Inde) English translation pending
Bonjour,
A peine rentrée que déjà j'ai l'envie d'y retourner vers cette INDE magique.
Je prévois faire le festival de Pushkar; je crois bien savoir que c'est du 2 au 10/11;
Je serai seule et ne sais pas du tout comment m'y prendre pour pouvoir loger dans les tentes, etc...
Devrais-je prendre un chauffeur?
Combien de temps faut-il rester au festival pour profiter?
Qui pourrait déjà commencer à m'éclairer tout doucement sur le sujet.
Merci
Marie
Planification d'un voyage de trente jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous.
Tout d'abord bravo à cette communauté de voyageurs : c'est génial de trouver un site comme ça où les gens s'entraident.
J'ai déja pu profiter de ce site pour d'autres voyages (en conseillant ou étant conseillé), et l'accueil est toujours de qualité.
Alors voilà, je prépare un voyage avec ma compagne aux etats unis, environ 30 jours (mi juillet à mi aout) : je peux rajouter 2-3 jours de plus si besoin, donc hésitez pas à me le dire si ça vous semble utile.
Je suis assez rodé sur les 12 premiers jours, mais très perdu pour la partie désert plus au sud. J'aurais donc 2 questions si vous pouviez m'aider à y répondre ce serait très sympa à vous :
1) faut il un 4X4 impérativement pour ces endroits du désert ? Ou bien les routes sont elles OK ? En effet, pour le reste du parcours ca ne me semble pas utile, hors je souhaiterais eviter de consommer 15 litres au 100.. Y a t'il un type de véhicule qui pourrait faire le compromis entre un 4X4 et une routière sans trop consommer ?
2) si vous en avez le temps, pourriez vous donner des conseils sur la partie de Moab jusqu'à Las Vegas ?
Ci dessous mon planing provisoire :
j1 : arrivée SLC , dodo, voiture ? j2 : --> Jackson dans Teton Park, prise d'info j3 : ballade j4 : ballade
j5 : --> Yellowstone, prise d'info + 1 visite ? nuit dans parc j6 : boucle sud nuit dans parc j7 : boucle sud nuit west Yellowstone j8 : boucle sud nuit west Yellowstone j9 : boucle sud nuit west Yellowstone j10 : boucle nord nuit west Yellowstone j11 : boucle nord nuit west Yellowstone j12 : --> salt lake city
j13 : --> Moab + 1 visite ? j14 : Moab j15 : Moab j16 : Monument Valley j17 : Gd Canyon j18 : Gd Canyon j19 : Page j20 : Zyon j21 : Las Vegas j22 : Sequoia j23 : Yosemite j24 : Yosemite j25 : Los Angeles j26 : ocean (Big SUr and Co) j27 : ocean j28 : ocean j29 : ocean j30 : ocean J31 : retour J32 : retour
autre possibilité :
j13 : --> Moab + 1 visite ? (arche+ finir sur dead horse point) j14 : Moab (arche) j15 : Moab (canyon land (island in the sky)) j16 : Moab (canyon land (island in the sky)) 1 jour entier ou une demi journée + route ? j17 : Gd Canyon, canyon de chelly, moument valley j18 : Bryce j19 : Bryce j20 : Lake Powel (Page) j21 : Las Vegas j22 : Sequoia
Merci de votre aide précieuse !
Amitiés,
JF.
Alors voilà, je prépare un voyage avec ma compagne aux etats unis, environ 30 jours (mi juillet à mi aout) : je peux rajouter 2-3 jours de plus si besoin, donc hésitez pas à me le dire si ça vous semble utile.
Je suis assez rodé sur les 12 premiers jours, mais très perdu pour la partie désert plus au sud. J'aurais donc 2 questions si vous pouviez m'aider à y répondre ce serait très sympa à vous :
1) faut il un 4X4 impérativement pour ces endroits du désert ? Ou bien les routes sont elles OK ? En effet, pour le reste du parcours ca ne me semble pas utile, hors je souhaiterais eviter de consommer 15 litres au 100.. Y a t'il un type de véhicule qui pourrait faire le compromis entre un 4X4 et une routière sans trop consommer ?
2) si vous en avez le temps, pourriez vous donner des conseils sur la partie de Moab jusqu'à Las Vegas ?
Ci dessous mon planing provisoire :
j1 : arrivée SLC , dodo, voiture ? j2 : --> Jackson dans Teton Park, prise d'info j3 : ballade j4 : ballade
j5 : --> Yellowstone, prise d'info + 1 visite ? nuit dans parc j6 : boucle sud nuit dans parc j7 : boucle sud nuit west Yellowstone j8 : boucle sud nuit west Yellowstone j9 : boucle sud nuit west Yellowstone j10 : boucle nord nuit west Yellowstone j11 : boucle nord nuit west Yellowstone j12 : --> salt lake city
j13 : --> Moab + 1 visite ? j14 : Moab j15 : Moab j16 : Monument Valley j17 : Gd Canyon j18 : Gd Canyon j19 : Page j20 : Zyon j21 : Las Vegas j22 : Sequoia j23 : Yosemite j24 : Yosemite j25 : Los Angeles j26 : ocean (Big SUr and Co) j27 : ocean j28 : ocean j29 : ocean j30 : ocean J31 : retour J32 : retour
autre possibilité :
j13 : --> Moab + 1 visite ? (arche+ finir sur dead horse point) j14 : Moab (arche) j15 : Moab (canyon land (island in the sky)) j16 : Moab (canyon land (island in the sky)) 1 jour entier ou une demi journée + route ? j17 : Gd Canyon, canyon de chelly, moument valley j18 : Bryce j19 : Bryce j20 : Lake Powel (Page) j21 : Las Vegas j22 : Sequoia
Merci de votre aide précieuse !
Amitiés,
JF.