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Porte bagage vélo Pletscher Athlete 4B pour l'Islande? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai effectué le tour de la Suisse en 2 semaines avec un porte bagage arrière "Pletscher Athlete 4B" acheté à Decathlon l'été dernier. C'était mon premier voyage à vélo donc j'ai un peu acheté "au pif", ni trop cher ni trop peu cher. Je n'ai eu aucun problème avec celui-ci durant toute la route (je ne peux pas en dire autant pour mon super VTC acheté à 50€ d'occasion qui s'est littéralement décomposé et à fait le petit poucet avec ses pièces sur la route 😏.. Du grand fun !!!). Je pars l'été prochain en Islande pour 3 semaines, voyage à vélo évidemment ! 😛
Ma question est comme vous vous en doutez : Puis-je faire confiance à ce modèle ou non ? Je n'ai aucune idée de sa qualité, je ne sais même pas en quoi il est fait ! Ça sonne creux quand je tape dessus si certains savent reconnaitre les matières comme ça. Je dirais aluminium mais je ne veux pas trop m'avancer.
Si vous me répondez non, que me conseillez-vous ? J'ai bien vu que Tubus était THE référence mais y'en a-t-il d'autres de qualité suffisante et moins cher ?
J'attends vos réponses avec impatience,
A bientôt 🙂 !!
Alex.
J'ai effectué le tour de la Suisse en 2 semaines avec un porte bagage arrière "Pletscher Athlete 4B" acheté à Decathlon l'été dernier. C'était mon premier voyage à vélo donc j'ai un peu acheté "au pif", ni trop cher ni trop peu cher. Je n'ai eu aucun problème avec celui-ci durant toute la route (je ne peux pas en dire autant pour mon super VTC acheté à 50€ d'occasion qui s'est littéralement décomposé et à fait le petit poucet avec ses pièces sur la route 😏.. Du grand fun !!!). Je pars l'été prochain en Islande pour 3 semaines, voyage à vélo évidemment ! 😛
Ma question est comme vous vous en doutez : Puis-je faire confiance à ce modèle ou non ? Je n'ai aucune idée de sa qualité, je ne sais même pas en quoi il est fait ! Ça sonne creux quand je tape dessus si certains savent reconnaitre les matières comme ça. Je dirais aluminium mais je ne veux pas trop m'avancer.
Si vous me répondez non, que me conseillez-vous ? J'ai bien vu que Tubus était THE référence mais y'en a-t-il d'autres de qualité suffisante et moins cher ?
J'attends vos réponses avec impatience,
A bientôt 🙂 !!
Alex.
Treks Torres del Paine et Glaciares avec enfants de 9 et 11 ans (Chili) English translation pending
Bonjour,
Plusieurs bonnes discusions sur les randos de ces régions et le voyages avec des enfants (bcp de commentaires vs la température)... très intéressant.
J'envisage des treks avec mes deux garçons (9 et 11 ans) plus un autre copain à moi dans ces deux parcs (torres del apine et Glaciares), Dec-Janv. Mes garçons sont des habitués des randos (à leur actifs plusieurs 10-12 km par jour, montagnes tel que Mont Washington USA, Grand Canyon+++ et bcp de rando au Quebec).
Le fameux ''W'' semble adéquat... mais la grande boucle autour des Torres me fait saliver... Trop difficile? Côté équipements pour les conditions difficiles (vents, temperature pres de 0oC, ...) cela ne m'inquiète pas trop. Mes craintes sont vis-à vis des journeés vraiment trop difficle (15km et plus en ascensions, ou risque d'être pris dans des endroits dangeureux(vents extrêmes, être surpris dans des tempête de neige, ...)
Envisageable ou bien je rêve en couleur?
Merci
David
J'envisage des treks avec mes deux garçons (9 et 11 ans) plus un autre copain à moi dans ces deux parcs (torres del apine et Glaciares), Dec-Janv. Mes garçons sont des habitués des randos (à leur actifs plusieurs 10-12 km par jour, montagnes tel que Mont Washington USA, Grand Canyon+++ et bcp de rando au Quebec).
Le fameux ''W'' semble adéquat... mais la grande boucle autour des Torres me fait saliver... Trop difficile? Côté équipements pour les conditions difficiles (vents, temperature pres de 0oC, ...) cela ne m'inquiète pas trop. Mes craintes sont vis-à vis des journeés vraiment trop difficle (15km et plus en ascensions, ou risque d'être pris dans des endroits dangeureux(vents extrêmes, être surpris dans des tempête de neige, ...)
Envisageable ou bien je rêve en couleur?
Merci
David
Journal de bord de 4 jours de pulka sur les hauts-plateaux du Vercors English translation pending
JOURNAL DE BORD DE MA DÉCOUVERTE DES HAUTS-PLATEAUX DU VERCORS
Avant-propos
Dans le cadre de la préparation de mon raid nordique en Laponie en avril prochain, j'ai décidé de me rendre fin février sur les Hauts-Plateaux du Vercors pour découvrir cette région qui a gardé sa nature sauvage.
C'est un endroit idéal pour pratiquer un raid nordique. J'ai décidé de la parcourir dans les mêmes conditions qu'en Laponie, c'est à dire seul, en autonomie, en bivouac hivernal, en pulka et en ski de rando nordique et raquettes.
Durée : 4 jours Nbre total de km : 46,3 km Dénivelée positif total : + 1210 m Dénivelée négatif total : - 1210 m (retour au point de départ) Temps total de marche (pauses comprises) : 27h30
Liste du matériel Nourriture


Jour 1 - samedi 19 février : Faux départ !!
J'arrive vers 9h30 à Villars-de-Lans pour le retrait du matériel au magasin Altiplano (merci à Régis pour l'adresse). Je loue un pack rando nordique (skis + peaux + chaussures + bâtons) ainsi qu'une paire de raquettes.
L'idée de prendre des raquettes était de faire la montée sur la montagne de Glandasse en aller/retour. Vu la pente, je ne me sentais pas capable de le faire en skis de rando nordique. Finalement, vous verrez plus tard que les raquettes me serviront pour tout autre chose.
J'arrive ensuite vers 10h30 à Corrençon-en-Vercors sur le parking du golf qui se trouve au départ des pistes de skis de fond.
Comme prévu, il n'y a pas de neige mais alors pas du tout, et ceci sur au moins 20 km. Cela ne me dérange pas car j'avais prévu le coup. J'avais emmené un chariot à kayak sur roue pour y mettre ma pulka dessus. Je l'avais testé avant de partir avec une charge moyenne et le système me semblait fiable. J'avais même rigidifié l'axe de rotation verticale du brancard pour avoir une meilleure stabilité. Mais je me suis vite rendu compte que ma pulka était très lourde. Partir à pieds m'obligeait à mettre dans la pulka, les skis, les chaussures, les raquettes si bien que j'arrivai à une charge d'à peu près 30 kg. J'ai eu beaucoup de mal à trouver l'équilibre de la pulka sur les roues.
Finalement, je trouve enfin une configuration stable et je commence à partir en tractant avec le brancard ma pulka sur roues et sous les yeux hagards des randonneurs qui se font de plus en plus nombreux. Au bout d'une centaine de mètres, patatrac, la pulka s'affaisse tordant les manchons en plastiques sur lesquels est fixé le brancard. La charge est vraiment trop lourde. Je n'arrive pas à remettre la pulka en équilibre sur les roues et je comprends vite que même si j'y parviens, il y a de grande chance que cela se reproduise avec le risque de casser le système d'attache du brancard à la pulka. (la solution idéale pour résoudre ce problème d'équilibre de la pulka serait d’avoir un chariot à kayak à 4 roues)
Je décide alors de faire demi-tour et de retourner à la voiture. Commence alors une profonde réflexion. Vais-je devoir abandonner mon projet de découverte des Hauts-Plateaux ? J'appelle mon épouse pour la prévenir qu'il est fort possible que je rentre à la maison le soir même. Je décide de prendre la carte. Pour réaliser mon projet, il me faut absolument un départ sur neige. On m'avait parlé de Darbounouse mais je ne vois pas de route pour y accéder. Par contre, je vois un endroit sur les hauteurs de St-Agnan-en-Vercors dont part le GR de Pays - Sentier central et qui rejoint mon tracé. S'il y a de la neige là-haut alors je suis sauvé.
J'arrive vers 13h au lieu-dit « les Brunets » (avant la cabane forestière des Bachassons) où je gare la voiture. Et là, miracle, la route forestière qui monte est enneigée. Je suis aux anges ! Par contre, il m'est difficile d'estimer le temps de montée jusque sur les hauts-plateaux et rejoindre le GR 91. Je décide donc de reporter mon départ au lendemain matin. Je passerai donc la nuit dans la voiture, une nuit très inconfortable et froide avec mon drap de sac en polaire. Je profite quand même de l'après midi pour monter en raquettes et faire quelques repérages du parcours pour le lendemain.
Jour 1 bis : dimanche 20 février : Le vrai départ
Les Brunets (Hauteurs de Saint-Agnan-en-Vercors) / Plaine de la Chau
Nbre de km : 8,5 km Dénivelée positif : + 461 m Dénivelée négatif : - 92 m Temps de marche (pauses comprises) : 5h30

Je me réveille à 7h après une nuit difficile dans la voiture. Il a neigé toute la nuit à gros flocons et il continue de neiger. La route que j'ai empruntée la veille est complètement enneigée. Heureusement que j'ai des chaines pour pouvoir la redescendre à mon retour.
Sous la neige, je prépare ma pulka et vers 10h, je pars enfin, raquettes aux pieds et skis sur la pulka. Une montée interminable de 4h avec parfois de fortes pentes et des passages peu enneigés sur lesquels apparaissent parfois de grosses pierres qui rayent le fond de la pulka.

Je rejoins enfin le GR 91 vers 14h. Je dépasse la cabane de Jasse du Play qui aurait dû être mon lieu de bivouac de la veille si j'étais parti normalement de Corrençon. Pour rattraper mon jour de retard, je dois rejoindre le soir la cabane de Pré Peyret. Mais j'ai laissé beaucoup de force dans la montée et je suis très fatigué. Je décide donc de monter le bivouac toujours sous la neige vers 15h30 environ 1 km après la cabane de Jasse du Play. C'est l'occasion pour moi d'installer pour la première fois ma tente Hilleberg sur la neige et de manipuler les piquets que j'utilise comme ancres à neige. Je m'en sors plutôt bien. Les heures de visionnage de vidéos sur internet portent leur fruit. J'ai installé une tente très stable que je fiabilise en attachant les cordes aux skis plantés dans la neige.
Au fur et à mesure que j'ouvre la pulka pour sortir mes affaires, la neige entre à l’intérieur pour recouvrir et mouiller mes sacs. Heureusement que j'ai emporté une balayette pour déneiger mes affaires et mes vêtements afin de ne pas mouiller et salir l'intérieur de la tente. Je peux maintenant me permettre de faire une sieste pour récupérer.

Le soir, j'ai quelques frayeurs. D'abord, il me semble qu'un oiseau est pris au piège dans le double-toit de ma tente dont il a du mal à sortir. Ensuite, il m'a semblé entendre un animal tourner autour de la tente. J'ai fais quelques bruits pour le faire fuir.
La nuit sera froide. Il continuera de neiger et le vent soufflera longuement.

D'ailleurs, le bruit du vent me donne l'impression d'entendre chaque soir des gens parler. Est-ce le fruit de mon imagination ou le vent porte-t-il réellement le son de personnes qui parlent ?
Jour 2 - lundi 21 février
Plaine de la Chau / Pré Peyret
Nbre de km : 9 km Dénivelée positif : + 187 m Dénivelée négatif : - 175 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30

Lever à 7h. La tente est recouverte de neige et de givre. La balayette va de nouveau servir pour déneiger la tente avant de la ranger dans son sac. Le beau temps s'annonce pour toute la journée. Je décide de partir en skis. Ce sont mes premiers pas en ski de rando nordique. Je trouve ça plutôt facile, peut-être parce que j'ai déjà fait un peu de ski de fond dans ma jeunesse mais il y a bien longtemps !

Je constate quand même avant de chausser que la petite partie d'une pièce métallique est manquante sur la fixation (norme NNBC). Mais cela n'empêche pas d'insérer la chaussure. Néanmoins, je déchausse souvent de ce ski.
Je décide de sortir un peu du GR dont le chemin a été tracé par un groupe qui me précède, pour faire un peu de hors-piste et faire moi-même ma trace. Je m'éloigne un peu trop du GR. Je suis trop descendu et j'ai perdu sa trace. Je dois redoubler d'efforts pour revenir dessus et en voulant le rejoindre, patatrac, j'arrache la fixation qui bougeait.
Je vais devoir terminer mon périple en raquettes avec les skis sur la pulka. Moi qui étais venu principalement m'initier aux skis de rando nordique, me voilà bien servi.

Au niveau de mon organisation, je porte un petit sac à dos de 30L dans lequel je mets toutes mes affaires de la journée (thermos, bouffe, gants, bonnet ...). Cela évite d’ouvrir à chaque fois la pulka, surtout avec les skis dessus.

Vers 16h30, je plante ma tente et je réfléchis à la suite de mon programme. Avec un jour de retard, une fixation cassée et une pulka très lourde, c'est sûr que je ne pourrai pas suivre mon parcours prévu initialement, en particulier aller sur Glandasse, et que je ne pourrais pas faire non plus les variantes que j'avais prévues. Je vais devoir rester sur un itinéraire plus classique et moins long.

Jour 3 - mardi 22 février
Pré Peyret / Montagne de Peyre Rouge par la bergerie de la Jasse de Peyre Rouge et la bergerie du Jas Neuf
Nbre de km : 9,8 km Dénivelée positif : + 320 m Dénivelée négatif : - 322 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30

Beau temps au réveil. Il a encore neigé cette nuit et la balayette va servir de nouveau. Je décide de raccourcir l'étape et de n’aller ni sur Tussac, ni sur Glandasse. Je suis toutefois content car j'ai vu sa proue au loin. Elle est magnifique.
L'après-midi se passera avec une petite neige et un petit vent.
J'ai croisé successivement 2 gardes du parc. L'un d’eux m'a expliqué qu'ils réalisent des circuits à la recherche de traces de loup pour le relevé national. Des traces d'animaux, j'en ai vu beaucoup mais difficile pour moi de dire de quel animal il s'agit.
Ma trace frôle le bord des Hauts-Plateaux. Je passe à moins d'un mètre de 500 m de falaises verticales. Ca me fait froid dans le dos. J'en ai des frissons. Le vent est violent à cet endroit. La fin d'après-midi approche. Il va falloir trouver un endroit pour y planter la tente. Or, je suis dans un long couloir dans lequel le vent s'engouffre. Il va falloir être prudent dans le montage de la tente. Avant de la dérouler, je commence par la sécuriser avec 2 piquets ancrés dans la neige. Je la déroule et j'enfile les arceaux et là, un piquet saute sous une bourrasque. J'ai compris. Il va falloir vraiment bien la sécuriser. Je prends mon temps pour être sûr de faire les choses correctement. Je recouvre tout le tour de la tente par de la neige pour éviter que le vent ne s'engouffre dans le double-toit.


Ce soir-là, j'ai le droit à l'un des plus beaux ciels étoilés que je n'ai jamais vu. Orion est magnifique avec son baudrier. Je me retrouve dehors à admirer le ciel et le paysage pendant plusieurs minutes. J'en oublie le froid et la tempête. Je ressens une sensation de grande liberté.
Jour 4 - mercredi 23 février
Montagne de Peyre Rouge / Les Brunets
Nbre de km : 19 km Dénivelée positif : + 331 m Dénivelée négatif : - 711 m Temps de marche (pauses comprises) : 9h

Au petit matin, je suis content car mon installation a tenu.
J'ai même un peu trop enterré les piquets car j'ai beaucoup de mal à les déterrer. Je dois creuser profondément avec la pelle pour casser la neige glacée que j'avais tassée la veille.

Le vent souffle toujours. Le démontage de la tente est aussi critique que le montage. Il faut être méthodique, faire les choses une par une en faisant bien attention à chaque fois que rien ne s'envole. Finalement, tout se passe bien.

J'en suis à mon 4e jour sur les Hauts-Plateaux. Et je suis déjà sur le retour. Deux options s'offrent à moi. Je suis un peu avant la cabane de Pré Peyret. Soit je décide de rejoindre la cabane de Jasse du Play, y monter le bivouac et entamer le lendemain la descente vers la voiture. Soit de rejoindre le soir même la voiture sachant que compte tenu de la distance, il faudra surement terminer à la frontale avec le risque que cela engendre (sortir de la trace, se perdre, tomber, etc ...). J'opte pour la 2e option. Ce sera une étape marathon. Je me fixe des objectifs. Si je ne suis pas avant 17h à Jasse du Play, ce sera difficile de rejoindre la voiture le soir même sans prendre de risque. Finalement, ce sera plus de 9h de marche. Parti à 10h, je rejoins Jasse du Play vers 16h30. J'entame la descente du GR de Pays - Sentier Central. Je me demande comment j'ai pu monter ça 4 jours plus tôt compte tenu du dénivelé. J'arrive à la voiture vers 19h finalement sans la frontale, à la lueur du soir. Je suis content et soulagé.
Je dois quand même dormir une nouvelle fois dans la voiture car je dois rendre le lendemain matin le matériel au magasin Altiplano.
Le lendemain, je dois chaîner pour descendre la route forestière enneigée qui, depuis, a été fermée par un garde forestier de l’ONF que j’ai croisé. J'arrive au magasin Altiplano. Je leur explique qu'une fixation s'est arrachée. Ils sont étonnés car le matériel est neuf de cette année. Mais ils ne me font pas d'histoire.
Bilan
Fin de mon périple sur les Hauts-Plateaux du Vercors. Le bilan est positif même si je n'ai pas réalisé mon itinéraire initial. Mon objectif était de parcourir cette région réputée sauvage et qui a tenue ses promesses. Cela m'a demandé un engagement total. J'ai appris beaucoup. J'en ressors avec une grande expérience. Cela m'a également permis de valider mon matériel pour la Laponie et de m’assurer de mes capacités mentales et physiques ainsi que de tester ma résistance et mon aptitude à faire face à des situations imprévues. Mon seul regret est de ne pas avoir pu pratiquer d'avantage le ski de randonnée nordique.
Prêt pour la Laponie !
Avant-propos
Dans le cadre de la préparation de mon raid nordique en Laponie en avril prochain, j'ai décidé de me rendre fin février sur les Hauts-Plateaux du Vercors pour découvrir cette région qui a gardé sa nature sauvage.
C'est un endroit idéal pour pratiquer un raid nordique. J'ai décidé de la parcourir dans les mêmes conditions qu'en Laponie, c'est à dire seul, en autonomie, en bivouac hivernal, en pulka et en ski de rando nordique et raquettes.
Durée : 4 jours Nbre total de km : 46,3 km Dénivelée positif total : + 1210 m Dénivelée négatif total : - 1210 m (retour au point de départ) Temps total de marche (pauses comprises) : 27h30
Liste du matériel Nourriture


Jour 1 - samedi 19 février : Faux départ !!
J'arrive vers 9h30 à Villars-de-Lans pour le retrait du matériel au magasin Altiplano (merci à Régis pour l'adresse). Je loue un pack rando nordique (skis + peaux + chaussures + bâtons) ainsi qu'une paire de raquettes.
L'idée de prendre des raquettes était de faire la montée sur la montagne de Glandasse en aller/retour. Vu la pente, je ne me sentais pas capable de le faire en skis de rando nordique. Finalement, vous verrez plus tard que les raquettes me serviront pour tout autre chose.
J'arrive ensuite vers 10h30 à Corrençon-en-Vercors sur le parking du golf qui se trouve au départ des pistes de skis de fond.
Comme prévu, il n'y a pas de neige mais alors pas du tout, et ceci sur au moins 20 km. Cela ne me dérange pas car j'avais prévu le coup. J'avais emmené un chariot à kayak sur roue pour y mettre ma pulka dessus. Je l'avais testé avant de partir avec une charge moyenne et le système me semblait fiable. J'avais même rigidifié l'axe de rotation verticale du brancard pour avoir une meilleure stabilité. Mais je me suis vite rendu compte que ma pulka était très lourde. Partir à pieds m'obligeait à mettre dans la pulka, les skis, les chaussures, les raquettes si bien que j'arrivai à une charge d'à peu près 30 kg. J'ai eu beaucoup de mal à trouver l'équilibre de la pulka sur les roues.
Finalement, je trouve enfin une configuration stable et je commence à partir en tractant avec le brancard ma pulka sur roues et sous les yeux hagards des randonneurs qui se font de plus en plus nombreux. Au bout d'une centaine de mètres, patatrac, la pulka s'affaisse tordant les manchons en plastiques sur lesquels est fixé le brancard. La charge est vraiment trop lourde. Je n'arrive pas à remettre la pulka en équilibre sur les roues et je comprends vite que même si j'y parviens, il y a de grande chance que cela se reproduise avec le risque de casser le système d'attache du brancard à la pulka. (la solution idéale pour résoudre ce problème d'équilibre de la pulka serait d’avoir un chariot à kayak à 4 roues)
Je décide alors de faire demi-tour et de retourner à la voiture. Commence alors une profonde réflexion. Vais-je devoir abandonner mon projet de découverte des Hauts-Plateaux ? J'appelle mon épouse pour la prévenir qu'il est fort possible que je rentre à la maison le soir même. Je décide de prendre la carte. Pour réaliser mon projet, il me faut absolument un départ sur neige. On m'avait parlé de Darbounouse mais je ne vois pas de route pour y accéder. Par contre, je vois un endroit sur les hauteurs de St-Agnan-en-Vercors dont part le GR de Pays - Sentier central et qui rejoint mon tracé. S'il y a de la neige là-haut alors je suis sauvé.
J'arrive vers 13h au lieu-dit « les Brunets » (avant la cabane forestière des Bachassons) où je gare la voiture. Et là, miracle, la route forestière qui monte est enneigée. Je suis aux anges ! Par contre, il m'est difficile d'estimer le temps de montée jusque sur les hauts-plateaux et rejoindre le GR 91. Je décide donc de reporter mon départ au lendemain matin. Je passerai donc la nuit dans la voiture, une nuit très inconfortable et froide avec mon drap de sac en polaire. Je profite quand même de l'après midi pour monter en raquettes et faire quelques repérages du parcours pour le lendemain.
Jour 1 bis : dimanche 20 février : Le vrai départ
Les Brunets (Hauteurs de Saint-Agnan-en-Vercors) / Plaine de la Chau
Nbre de km : 8,5 km Dénivelée positif : + 461 m Dénivelée négatif : - 92 m Temps de marche (pauses comprises) : 5h30

Je me réveille à 7h après une nuit difficile dans la voiture. Il a neigé toute la nuit à gros flocons et il continue de neiger. La route que j'ai empruntée la veille est complètement enneigée. Heureusement que j'ai des chaines pour pouvoir la redescendre à mon retour.
Sous la neige, je prépare ma pulka et vers 10h, je pars enfin, raquettes aux pieds et skis sur la pulka. Une montée interminable de 4h avec parfois de fortes pentes et des passages peu enneigés sur lesquels apparaissent parfois de grosses pierres qui rayent le fond de la pulka.

Je rejoins enfin le GR 91 vers 14h. Je dépasse la cabane de Jasse du Play qui aurait dû être mon lieu de bivouac de la veille si j'étais parti normalement de Corrençon. Pour rattraper mon jour de retard, je dois rejoindre le soir la cabane de Pré Peyret. Mais j'ai laissé beaucoup de force dans la montée et je suis très fatigué. Je décide donc de monter le bivouac toujours sous la neige vers 15h30 environ 1 km après la cabane de Jasse du Play. C'est l'occasion pour moi d'installer pour la première fois ma tente Hilleberg sur la neige et de manipuler les piquets que j'utilise comme ancres à neige. Je m'en sors plutôt bien. Les heures de visionnage de vidéos sur internet portent leur fruit. J'ai installé une tente très stable que je fiabilise en attachant les cordes aux skis plantés dans la neige.
Au fur et à mesure que j'ouvre la pulka pour sortir mes affaires, la neige entre à l’intérieur pour recouvrir et mouiller mes sacs. Heureusement que j'ai emporté une balayette pour déneiger mes affaires et mes vêtements afin de ne pas mouiller et salir l'intérieur de la tente. Je peux maintenant me permettre de faire une sieste pour récupérer.

Le soir, j'ai quelques frayeurs. D'abord, il me semble qu'un oiseau est pris au piège dans le double-toit de ma tente dont il a du mal à sortir. Ensuite, il m'a semblé entendre un animal tourner autour de la tente. J'ai fais quelques bruits pour le faire fuir.
La nuit sera froide. Il continuera de neiger et le vent soufflera longuement.

D'ailleurs, le bruit du vent me donne l'impression d'entendre chaque soir des gens parler. Est-ce le fruit de mon imagination ou le vent porte-t-il réellement le son de personnes qui parlent ?
Jour 2 - lundi 21 février
Plaine de la Chau / Pré Peyret
Nbre de km : 9 km Dénivelée positif : + 187 m Dénivelée négatif : - 175 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30

Lever à 7h. La tente est recouverte de neige et de givre. La balayette va de nouveau servir pour déneiger la tente avant de la ranger dans son sac. Le beau temps s'annonce pour toute la journée. Je décide de partir en skis. Ce sont mes premiers pas en ski de rando nordique. Je trouve ça plutôt facile, peut-être parce que j'ai déjà fait un peu de ski de fond dans ma jeunesse mais il y a bien longtemps !

Je constate quand même avant de chausser que la petite partie d'une pièce métallique est manquante sur la fixation (norme NNBC). Mais cela n'empêche pas d'insérer la chaussure. Néanmoins, je déchausse souvent de ce ski.
Je décide de sortir un peu du GR dont le chemin a été tracé par un groupe qui me précède, pour faire un peu de hors-piste et faire moi-même ma trace. Je m'éloigne un peu trop du GR. Je suis trop descendu et j'ai perdu sa trace. Je dois redoubler d'efforts pour revenir dessus et en voulant le rejoindre, patatrac, j'arrache la fixation qui bougeait.
Je vais devoir terminer mon périple en raquettes avec les skis sur la pulka. Moi qui étais venu principalement m'initier aux skis de rando nordique, me voilà bien servi.

Au niveau de mon organisation, je porte un petit sac à dos de 30L dans lequel je mets toutes mes affaires de la journée (thermos, bouffe, gants, bonnet ...). Cela évite d’ouvrir à chaque fois la pulka, surtout avec les skis dessus.

Vers 16h30, je plante ma tente et je réfléchis à la suite de mon programme. Avec un jour de retard, une fixation cassée et une pulka très lourde, c'est sûr que je ne pourrai pas suivre mon parcours prévu initialement, en particulier aller sur Glandasse, et que je ne pourrais pas faire non plus les variantes que j'avais prévues. Je vais devoir rester sur un itinéraire plus classique et moins long.

Jour 3 - mardi 22 février
Pré Peyret / Montagne de Peyre Rouge par la bergerie de la Jasse de Peyre Rouge et la bergerie du Jas Neuf
Nbre de km : 9,8 km Dénivelée positif : + 320 m Dénivelée négatif : - 322 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30

Beau temps au réveil. Il a encore neigé cette nuit et la balayette va servir de nouveau. Je décide de raccourcir l'étape et de n’aller ni sur Tussac, ni sur Glandasse. Je suis toutefois content car j'ai vu sa proue au loin. Elle est magnifique.
L'après-midi se passera avec une petite neige et un petit vent.
J'ai croisé successivement 2 gardes du parc. L'un d’eux m'a expliqué qu'ils réalisent des circuits à la recherche de traces de loup pour le relevé national. Des traces d'animaux, j'en ai vu beaucoup mais difficile pour moi de dire de quel animal il s'agit.
Ma trace frôle le bord des Hauts-Plateaux. Je passe à moins d'un mètre de 500 m de falaises verticales. Ca me fait froid dans le dos. J'en ai des frissons. Le vent est violent à cet endroit. La fin d'après-midi approche. Il va falloir trouver un endroit pour y planter la tente. Or, je suis dans un long couloir dans lequel le vent s'engouffre. Il va falloir être prudent dans le montage de la tente. Avant de la dérouler, je commence par la sécuriser avec 2 piquets ancrés dans la neige. Je la déroule et j'enfile les arceaux et là, un piquet saute sous une bourrasque. J'ai compris. Il va falloir vraiment bien la sécuriser. Je prends mon temps pour être sûr de faire les choses correctement. Je recouvre tout le tour de la tente par de la neige pour éviter que le vent ne s'engouffre dans le double-toit.


Ce soir-là, j'ai le droit à l'un des plus beaux ciels étoilés que je n'ai jamais vu. Orion est magnifique avec son baudrier. Je me retrouve dehors à admirer le ciel et le paysage pendant plusieurs minutes. J'en oublie le froid et la tempête. Je ressens une sensation de grande liberté.
Jour 4 - mercredi 23 février
Montagne de Peyre Rouge / Les Brunets
Nbre de km : 19 km Dénivelée positif : + 331 m Dénivelée négatif : - 711 m Temps de marche (pauses comprises) : 9h

Au petit matin, je suis content car mon installation a tenu.
J'ai même un peu trop enterré les piquets car j'ai beaucoup de mal à les déterrer. Je dois creuser profondément avec la pelle pour casser la neige glacée que j'avais tassée la veille.

Le vent souffle toujours. Le démontage de la tente est aussi critique que le montage. Il faut être méthodique, faire les choses une par une en faisant bien attention à chaque fois que rien ne s'envole. Finalement, tout se passe bien.

J'en suis à mon 4e jour sur les Hauts-Plateaux. Et je suis déjà sur le retour. Deux options s'offrent à moi. Je suis un peu avant la cabane de Pré Peyret. Soit je décide de rejoindre la cabane de Jasse du Play, y monter le bivouac et entamer le lendemain la descente vers la voiture. Soit de rejoindre le soir même la voiture sachant que compte tenu de la distance, il faudra surement terminer à la frontale avec le risque que cela engendre (sortir de la trace, se perdre, tomber, etc ...). J'opte pour la 2e option. Ce sera une étape marathon. Je me fixe des objectifs. Si je ne suis pas avant 17h à Jasse du Play, ce sera difficile de rejoindre la voiture le soir même sans prendre de risque. Finalement, ce sera plus de 9h de marche. Parti à 10h, je rejoins Jasse du Play vers 16h30. J'entame la descente du GR de Pays - Sentier Central. Je me demande comment j'ai pu monter ça 4 jours plus tôt compte tenu du dénivelé. J'arrive à la voiture vers 19h finalement sans la frontale, à la lueur du soir. Je suis content et soulagé.
Je dois quand même dormir une nouvelle fois dans la voiture car je dois rendre le lendemain matin le matériel au magasin Altiplano.
Le lendemain, je dois chaîner pour descendre la route forestière enneigée qui, depuis, a été fermée par un garde forestier de l’ONF que j’ai croisé. J'arrive au magasin Altiplano. Je leur explique qu'une fixation s'est arrachée. Ils sont étonnés car le matériel est neuf de cette année. Mais ils ne me font pas d'histoire.
Bilan
Fin de mon périple sur les Hauts-Plateaux du Vercors. Le bilan est positif même si je n'ai pas réalisé mon itinéraire initial. Mon objectif était de parcourir cette région réputée sauvage et qui a tenue ses promesses. Cela m'a demandé un engagement total. J'ai appris beaucoup. J'en ressors avec une grande expérience. Cela m'a également permis de valider mon matériel pour la Laponie et de m’assurer de mes capacités mentales et physiques ainsi que de tester ma résistance et mon aptitude à faire face à des situations imprévues. Mon seul regret est de ne pas avoir pu pratiquer d'avantage le ski de randonnée nordique.
Prêt pour la Laponie !
Premier voyage au Japon de mi-mai à mi-juin 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
voilà nous allons partir au japon pour un mois du 12 mai au 12 juin 2011
Ce n'est pas les questions qui vont manquer mais dans un premier temps nous souhaiterions soumettre notre itinéraire à vos précieux commentaires.
Nous serons ouvert à toutes propositions de modifications de votre part alors n'hésitez pas
Nous arriverons et repartirons de Tokyo (Narita).
Donc voici l'itinéraire arrêté pour le moment mais qui changera certainement au vu de vos suggestions.
De plus pour le moment il me reste encore 7 nuits disponibles pour ajouter aux sites que vous me proposerez.
Tokyo (3 nuits au début du voyage et 2 nuits en fin) Nikko (1 nuit) Kamakura (1 nuit) Hakone (2 nuits) Ascension du Mont Fuji (2 nuits) Kyoto (3 nuits) Hikone-Lac Biwa (1 nuit) Nara (1 nuit) Koya San (1 nuit) Shirahama (1 nuit) Chateau Himeji Hiroshima-Miyajima (2 nuits) Noashima (1 nuit)
Voilà pour le moment ce qui est prévu, pensez-vous que c'est jouable. Nous nous déplacerons en train, métro ou bus selon les endroits.
Actuellement notre principale question c'est le JR pass, quelle formule devons nous prendre 1, 2 ou 3 semaines sachant que 3 semaines ne couvrent pas le voyage entier et que lors des visites de grandes villes comme Tokyo oy Kyoto nous le l'utiliserons pas. Merci à vous
De plus pour le moment il me reste encore 7 nuits disponibles pour ajouter aux sites que vous me proposerez.
Tokyo (3 nuits au début du voyage et 2 nuits en fin) Nikko (1 nuit) Kamakura (1 nuit) Hakone (2 nuits) Ascension du Mont Fuji (2 nuits) Kyoto (3 nuits) Hikone-Lac Biwa (1 nuit) Nara (1 nuit) Koya San (1 nuit) Shirahama (1 nuit) Chateau Himeji Hiroshima-Miyajima (2 nuits) Noashima (1 nuit)
Voilà pour le moment ce qui est prévu, pensez-vous que c'est jouable. Nous nous déplacerons en train, métro ou bus selon les endroits.
Actuellement notre principale question c'est le JR pass, quelle formule devons nous prendre 1, 2 ou 3 semaines sachant que 3 semaines ne couvrent pas le voyage entier et que lors des visites de grandes villes comme Tokyo oy Kyoto nous le l'utiliserons pas. Merci à vous
Hôte Sirenis Playa Turquesa à Holguin English translation pending
Nous prévoyons aller à cet hôtel pour la semaine de relâche... Nous avons lus plusieurs commentaires qui indiquent la présence de "puces" dans les lits, qu'en est-il réellement, car ma conjointe est sensible à ce genre "d'intus", et sur la plage ???
Nous avons une fille âgées de 5 ans... Quels sont excursions intéressantes ? nous avons déjà lu un peu sur le marché de Guardalavaca, comment on s'y rend combien ça coûte ?? Quel excurison il est possible de faire (catamaran etc etc ) ??? Moi, personnelment, j'aime faire du snorkling et j'apporte mon équipement, est-ce qu l'on peut en faire à la plage de l'hôtel ??
J'ai lu qu'il est préférable d'amener des objets dollorama pour les femmes de chambre, en ce qui concerne les soupers à la carte combien laissez-vous en pourboire ???
Est-ce quelqu'un sait où je peux me procurer le plan du site avant mon départ ?
Merci
Nous avons une fille âgées de 5 ans... Quels sont excursions intéressantes ? nous avons déjà lu un peu sur le marché de Guardalavaca, comment on s'y rend combien ça coûte ?? Quel excurison il est possible de faire (catamaran etc etc ) ??? Moi, personnelment, j'aime faire du snorkling et j'apporte mon équipement, est-ce qu l'on peut en faire à la plage de l'hôtel ??
J'ai lu qu'il est préférable d'amener des objets dollorama pour les femmes de chambre, en ce qui concerne les soupers à la carte combien laissez-vous en pourboire ???
Est-ce quelqu'un sait où je peux me procurer le plan du site avant mon départ ?
Merci
Retour d'Équateur et l'ascension des volcans Cotopaxi et Chimborazo English translation pending
De retour de 4 semaines en Equateur du 23/12/2010 au 21/01/2011, voici quelques informations sur les conditions d'ascension des volcans Cotopaxi et Chimborazo :
en raison des fortes précipitations des 2 derniers mois dans la Sierra, il y a beaucoup plus de neige que normalement pour la saison sur les sommets (Cayambe, Cotopaxi, Chimborazo, etc...), ce qui modifie les conditions d'ascension : ce n'est pas forcement plus difficile mais il faut tenir compte des risques d'avalanche, des itinéraires qui changent selon l'état de la neige (séracs, crevasses, risques d'avalanche, zones de glace vive...).
Au minimum se renseigner auprès des gardiens des refuges, ou bien faire appel à un guide local compétent ce que est encore mieux compte tenu de ces conditions...
Pour l'ascension de l'Iliniza Norte, du Cotopaxi et du Chimborazo, nous avons fait appel à l'agence Sierra Nevada Expeditions à Quito (www.sierranevada.ec), qui a mis à notre disposition le guide certifié Estalin Suarèz pour ces 3 sommets : nous recommandons à la fois l'agence Sierra Nevada Expeditions, pour la qualité de l'organisation logistique, et Estalin pour ses compétences techniques et son professionnalisme. Estalin Suarez travaille également comme guide indépendant et que être contacté aux coordonnées suivantes : email : yanakakchi@hotmail.com tels : +593 08 793 49 82 / 24 96 509
Pour l'ascension de l'Iliniza Norte, du Cotopaxi et du Chimborazo, nous avons fait appel à l'agence Sierra Nevada Expeditions à Quito (www.sierranevada.ec), qui a mis à notre disposition le guide certifié Estalin Suarèz pour ces 3 sommets : nous recommandons à la fois l'agence Sierra Nevada Expeditions, pour la qualité de l'organisation logistique, et Estalin pour ses compétences techniques et son professionnalisme. Estalin Suarez travaille également comme guide indépendant et que être contacté aux coordonnées suivantes : email : yanakakchi@hotmail.com tels : +593 08 793 49 82 / 24 96 509
Rio sans langue de bois English translation pending
Je reviens d'un séjour de 10 jours au Brésil.
J'y ai fait Rio, Ilha Grande et Iguaçu, et j'ai passé Noël et le nouvel an à Rio.
J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.
Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.
Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.
Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...
Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.
Voilà les précautions que j'ai prises.
Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).
Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.
Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.
Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.
ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.
A voir à faire :
Le Pain de Sucre
Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.
Copacabana et Ipanema
Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).
Corcovado
Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).
Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.
Lapa (déconseillé)
Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.
J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.
Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.
Noel et jour de l'an à Rio.
Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.
Santa Theresa
Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.
Conclusion
Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.
Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.
Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.
Rideau.
Rajouts:
Les cartes postales (EDIT)
J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.
On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.
Bilan:
En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.
Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.
Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.
Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...
Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.
Voilà les précautions que j'ai prises.
Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).
Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.
Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.
Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.
ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.
A voir à faire :
Le Pain de Sucre
Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.
Copacabana et Ipanema
Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).
Corcovado
Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).
Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.
Lapa (déconseillé)
Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.
J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.
Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.
Noel et jour de l'an à Rio.
Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.
Santa Theresa
Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.
Conclusion
Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.
Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.
Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.
Rideau.
Rajouts:
Les cartes postales (EDIT)
J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.
On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.
Bilan:
En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
Retour de la transat Savona - Pointe-à-Pitre English translation pending
Bonsoir,
Après avoir scruté les posts de ces quelques jours sans y trouver de compte rendu de cette Transat partie le 3 Décembre de Savone sur le Mediterranea, je me propose de vous en parler.
Tout d'abord je ne m'étendrai pas sur le fréquentation plébéienne de cette croisière, pas toujours agréable, et c'est le moins qu'on puisse dire !!!!
Nous sommes arrivés très tôt à Savone et avons pu déposer nos bagages au bateau vers 10h30, puis sommes allés garer la voiture en ville, pour revenir embarquer vers 11h30. Attente dans un salon du Palocroisière, car nous voyagions en Suite. A 12h30 nous étions à bord et avons pu nous restaurer après avoir laissé nos bagages à main dans la Suite.
Nous nous sommes alors aperçus qu'il régnait dans cette Suite un froid polaire, ils nous a fallu 3 jours pour avoir une température normale, après de nombreuses réclamations. Ces petits ennuis matériels n'étaient pas terminés pour autant : quelques jours après les toilettes ne voulaient plus fonctionner, mais cela n'a pas duré. Puis un autre soir, en prenant des vêtements dans une des penderies, la porte s'est détachée de la paroi, mais nous ne l'avons pas prise sur la tête, car elle était retenue par une sorte de chaîne, le butler a fait venir immédiatement un menuisier pour la réparer. Impression : ce bateau commence à devenir vieux.
Pour le personnel : rien à signaler sinon que tous, aussi bien pour la cabine que pour le restaurant, sont toujours aussi gentils, serviables et souriants, malgré leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.
Un autre point désagréable a été le débarquement, surtout l'attente de 4 heures dans l'aéroport de Pointe-à-Pitre où il y avait 50 sièges environ pour plus de 300 personnes. La Compagnie Costa pourrait essayer d'améliorer les conditions d'attente. Donc il est très désagréable de débarquer à cette escale, pour y prendre un avion.
Nous avons eu l'impression que des restrictions avaient été faites sur la nourriture qui reste quand même tout à fait acceptable. Mais je ne conseillerai pas d'aller au restaurant Medusa qui n'apporte rien de plus, et veut faire un tas de chichis complètement hors sujet.
Pour finir, cette croisière ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, d'autant que la météo n'a pas été souvent favorable.
Bonsoir à tous.
Après avoir scruté les posts de ces quelques jours sans y trouver de compte rendu de cette Transat partie le 3 Décembre de Savone sur le Mediterranea, je me propose de vous en parler.
Tout d'abord je ne m'étendrai pas sur le fréquentation plébéienne de cette croisière, pas toujours agréable, et c'est le moins qu'on puisse dire !!!!
Nous sommes arrivés très tôt à Savone et avons pu déposer nos bagages au bateau vers 10h30, puis sommes allés garer la voiture en ville, pour revenir embarquer vers 11h30. Attente dans un salon du Palocroisière, car nous voyagions en Suite. A 12h30 nous étions à bord et avons pu nous restaurer après avoir laissé nos bagages à main dans la Suite.
Nous nous sommes alors aperçus qu'il régnait dans cette Suite un froid polaire, ils nous a fallu 3 jours pour avoir une température normale, après de nombreuses réclamations. Ces petits ennuis matériels n'étaient pas terminés pour autant : quelques jours après les toilettes ne voulaient plus fonctionner, mais cela n'a pas duré. Puis un autre soir, en prenant des vêtements dans une des penderies, la porte s'est détachée de la paroi, mais nous ne l'avons pas prise sur la tête, car elle était retenue par une sorte de chaîne, le butler a fait venir immédiatement un menuisier pour la réparer. Impression : ce bateau commence à devenir vieux.
Pour le personnel : rien à signaler sinon que tous, aussi bien pour la cabine que pour le restaurant, sont toujours aussi gentils, serviables et souriants, malgré leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.
Un autre point désagréable a été le débarquement, surtout l'attente de 4 heures dans l'aéroport de Pointe-à-Pitre où il y avait 50 sièges environ pour plus de 300 personnes. La Compagnie Costa pourrait essayer d'améliorer les conditions d'attente. Donc il est très désagréable de débarquer à cette escale, pour y prendre un avion.
Nous avons eu l'impression que des restrictions avaient été faites sur la nourriture qui reste quand même tout à fait acceptable. Mais je ne conseillerai pas d'aller au restaurant Medusa qui n'apporte rien de plus, et veut faire un tas de chichis complètement hors sujet.
Pour finir, cette croisière ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, d'autant que la météo n'a pas été souvent favorable.
Bonsoir à tous.
Traitement anti-paludisme pour le Sri Lanka? English translation pending
Bonjour à tous,
Petites interrogations à 1 semaine du départ.. je pars pour une vingtaine de jours au Sri Lanka et j'étais décidée à ne pas prendre d'anti palu" étant habituée à voyager pas mal en Asie, par exemple Népal je n'avais rien pris et le classement niveau "palu" semblait identique avec le Sri Lanka !
Bref petit doute après m'être rendue chez Pasteur, où évidemment ils m'ont dit "bien sure qu'il faut prendre de la Savarine !"
Pas d'itinéraire précis, juste sac à doc, donc je peux autant allée vers le sud que le nord (pas trop non plus !) l'est ou l'ouest..
La dengue me semble plus présente là bas que le palu.. après je ne suis pas une spécialiste
ce que je sais, c'est qu'il faudra être vigilant..
Bref Oyé Oyé...Y'a t-il quelqu'un là bas, ou qui y soit allé en janvier, qui pourrait m'éclairer ! Me préciser si vraiment il y a des risques, des zones peut être à éviter
et puis je suis à l'écoute aussi si vous avez quelques conseils sympa de visite 🙂
Merci
Petites interrogations à 1 semaine du départ.. je pars pour une vingtaine de jours au Sri Lanka et j'étais décidée à ne pas prendre d'anti palu" étant habituée à voyager pas mal en Asie, par exemple Népal je n'avais rien pris et le classement niveau "palu" semblait identique avec le Sri Lanka !
Bref petit doute après m'être rendue chez Pasteur, où évidemment ils m'ont dit "bien sure qu'il faut prendre de la Savarine !"
Pas d'itinéraire précis, juste sac à doc, donc je peux autant allée vers le sud que le nord (pas trop non plus !) l'est ou l'ouest..
La dengue me semble plus présente là bas que le palu.. après je ne suis pas une spécialiste
ce que je sais, c'est qu'il faudra être vigilant..
Bref Oyé Oyé...Y'a t-il quelqu'un là bas, ou qui y soit allé en janvier, qui pourrait m'éclairer ! Me préciser si vraiment il y a des risques, des zones peut être à éviter
et puis je suis à l'écoute aussi si vous avez quelques conseils sympa de visite 🙂
Merci
Recherche quelques plans pour un voyage en hiver au Québec English translation pending
Bonjour à tous les Vforumistes...
Alors voilà, nous partons ( ma copine et moi) faire un petit trip hiver au Québec au moi de mars. Billets bookés hier, arrivée à Montréal le 8 14h30 et départ le 20 à 20h30, Ce qui nous fait 13 jours et 12 nuits....
Pour parfaire ce trip, je viens glaner quelques infos et conseils de toutes sortes.
Dans les grandes lignes, on va essayer de passer 5 -6 jours en ville ( montréal et québec city, nottament pour voir les chutes de Momorancy gélées ) le reste du temps on aimerait profiter de la nature dans de grands espace comme le parc de Jacques quartier pour un treck en raquette par exemple. J'avais envisager un petit séjour dans un gite type la ferme 5étoiles pour cummuler toutes les activités neige ...mais j'ai encore besoin d'étudier les différents forfaits de plus près. Bien sûr, je precise que l'on loura un véhicule, certainement sur une période de 8 jours, ainsi on pourra se déplaser à notre guise.
SI vous avez des tuyaux sympas, je suis prenneur....
Merci à vous....
Alors voilà, nous partons ( ma copine et moi) faire un petit trip hiver au Québec au moi de mars. Billets bookés hier, arrivée à Montréal le 8 14h30 et départ le 20 à 20h30, Ce qui nous fait 13 jours et 12 nuits....
Pour parfaire ce trip, je viens glaner quelques infos et conseils de toutes sortes.
Dans les grandes lignes, on va essayer de passer 5 -6 jours en ville ( montréal et québec city, nottament pour voir les chutes de Momorancy gélées ) le reste du temps on aimerait profiter de la nature dans de grands espace comme le parc de Jacques quartier pour un treck en raquette par exemple. J'avais envisager un petit séjour dans un gite type la ferme 5étoiles pour cummuler toutes les activités neige ...mais j'ai encore besoin d'étudier les différents forfaits de plus près. Bien sûr, je precise que l'on loura un véhicule, certainement sur une période de 8 jours, ainsi on pourra se déplaser à notre guise.
SI vous avez des tuyaux sympas, je suis prenneur....
Merci à vous....
Préparer un voyage en hiver au Québec avec un enfant de 5 ans English translation pending
Bonjour, avec mon mari nous rêvons depuis des années d'un voyage au Canada en hiver. Nous souhaitons partager ce voyage avec notre fille qui a 5 ans.
Cherchons une formule qui pourrait nous permettre de concilier activités en famille et profiter d'activité adulte! Sommes preneur de tous vos conseils. Y a t il des voyagistes qui organisent cela ? Merci de vos réponses
Destinations en Europe pour environ un mois et demi autour de mai-juin 2011? English translation pending
Bonjour!
Je pensais faire mon premier voyage en Europe avec une amie et nos sacs à dos! Sûrement autour de mai-juin 2011...pour environ 1mois et demi. Si ce serait possible, j'irais partout mais c'est impossible je pense en 1 mois et demi! Les pays que je souhaite visiter par dessus tout sont la France, l'Allemagne, l'Italie etc...
Je voudrais savoir quels destinations vous préférez, vos idées...!Je voudrais aussi avoir des infos par exemple comment se déplacer, où dormir, quoi emmener...
Merci de m'aider!
Passer trois mois à Cuba, billet d'avion aller seulement? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir si je dois absolument détenir mon biller de retour en entrant à cuba? Nous sommes 3 filles et nous partirons en avril 2011 de montréal pour 2 semaines dans un resort et par la suite nous passerons 2 mois à faire le tour du pays et à dormir en casa. nous ne connaissons pas la date exacte de notre retour... quelqu'un peut nous conseiller sur la méthode à suivre? Merci!
Faire le circuit Bryce Canyon - Monument Valley - Grand Canyon en hiver? English translation pending
Bonjour à toutes & tous,
Nous avons reservé un voyage 10 nuits à Vegas du 22 Janvier au 1 Fevrier prochain. C'est une formule tout compris VOL-Hotel/casino Stratosphere-Location de voiture a un prix très interessant.
Pendant cette période, on a prévu faire le circuit suivant :
- 25/01 : Las Vegas - Bryce Canyon - 1 Nuit au Ruby's inn - 26/01 : Bryce Canyon - Monument Valley - 1 nuit hotel "The View" - 27/01 : Monument Valley - Grand Canyon - 1 nuit au Canyon Plazza resort - 28/01 : retour à Vegas
On souhaiterais savoir si pendant cette période d'hiver on peut compter sur des routes non eneigées? Ou du moins praticables par un véhicule classique. Est-ce que ce circuit est jouable en temps? (3 jours) Enfin, à part l'hotel "The view" reservé définitif, le reste est simplement en option et on peut changer l'itinéraire si besoin.
Merci d'avance pour votre aide.
Stéphane
PS: Pour info, nous sommes déjà allé au Grand Canyon South Rim il y a 2 ans, on souhaite vraiment refaire cet endroit magnifique en Hiver.
Nous avons reservé un voyage 10 nuits à Vegas du 22 Janvier au 1 Fevrier prochain. C'est une formule tout compris VOL-Hotel/casino Stratosphere-Location de voiture a un prix très interessant.
Pendant cette période, on a prévu faire le circuit suivant :
- 25/01 : Las Vegas - Bryce Canyon - 1 Nuit au Ruby's inn - 26/01 : Bryce Canyon - Monument Valley - 1 nuit hotel "The View" - 27/01 : Monument Valley - Grand Canyon - 1 nuit au Canyon Plazza resort - 28/01 : retour à Vegas
On souhaiterais savoir si pendant cette période d'hiver on peut compter sur des routes non eneigées? Ou du moins praticables par un véhicule classique. Est-ce que ce circuit est jouable en temps? (3 jours) Enfin, à part l'hotel "The view" reservé définitif, le reste est simplement en option et on peut changer l'itinéraire si besoin.
Merci d'avance pour votre aide.
Stéphane
PS: Pour info, nous sommes déjà allé au Grand Canyon South Rim il y a 2 ans, on souhaite vraiment refaire cet endroit magnifique en Hiver.
Renouvellement de voeux de mariage à Varadero English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans la première semaine de mars avec nos deux enfant 3-7 ans au sirénis la salina a varadéro pour une semaine.
Comme cela fait 10 ans de mariage et que nos enfants n'étaient pas née à notre mariage nous aimerions faire une renouvellement de voeux pendant notre voyage avec nos enfants.
Par contre nous ne voulons rien d'officiel et nous ne voulons pas payé le gros prix pour une réception ect. tout ce que nous voulons avoir une belle endroit afin d'échanger avec nos enfants nos voeux ainsi qu'une belle petite chaine avec pendatif en l'honneur de nos renouvellements de voeux.
Quelqu'un a de l'information des procédures et des prix pour seulement cette échange de voeux, nous ne voulons rien d'autre pas de souper pas de réception vraiment intime juste notre famille ?
Je cherche et je trouve seulement de l'info pour un mariage avec réception.
Merci de l'information
Nadine
Nous partons dans la première semaine de mars avec nos deux enfant 3-7 ans au sirénis la salina a varadéro pour une semaine.
Comme cela fait 10 ans de mariage et que nos enfants n'étaient pas née à notre mariage nous aimerions faire une renouvellement de voeux pendant notre voyage avec nos enfants.
Par contre nous ne voulons rien d'officiel et nous ne voulons pas payé le gros prix pour une réception ect. tout ce que nous voulons avoir une belle endroit afin d'échanger avec nos enfants nos voeux ainsi qu'une belle petite chaine avec pendatif en l'honneur de nos renouvellements de voeux.
Quelqu'un a de l'information des procédures et des prix pour seulement cette échange de voeux, nous ne voulons rien d'autre pas de souper pas de réception vraiment intime juste notre famille ?
Je cherche et je trouve seulement de l'info pour un mariage avec réception.
Merci de l'information
Nadine
Avis sur itinéraire de trois semaines au Japon en hiver? English translation pending
Bonjour,
Je me suis fait un itinéraire pour un voyage au Japon de presque 3 semaines que je vais faire en décembre-janvier. J'ai 23 ans et je vais faire ce voyage en backpack. J'atterris à Tokyo, et je repars depuis Osaka.
C'est la première fois que je me rends au Japon et j'aurais vraiment besoin de vos conseils sur l'itinéraire que je vous soumets. Déjà, je pars en plein hiver, et je n'ai pas pu trouver d'infos précises sur les sites à éviter/à préférer durant cette période.
Si vous pensez que je ferais mieux de nier une partie de mon programme au profit d'une autre région du Japon, plus intéressante à voir en hiver, je suis bien sûr ouvert à toute proposition.
Pour la région des 5 lacs et le mont Fuji, qu'est-il possible de faire et où est-il possible d'aller en plein hiver?
Est-il possible selon vous de visiter le château de Himeji le 30 décembre?
Pensez-vous qu'il soit judicieux de passer le nouvel an à Kyoto?
Aussi, pourriez-vous me dire si vous pensez que globalement le JR Pass serait intéressant dans mon cas? Si oui, quand devrais-je l'activer ? Je cherche à vraiment minimiser les coûts, et il est pas donné ce JR Pass!
Merci beaucoup, d'avance, pour tous vos conseils. Je m'y prends relativement tard pour l'itinéraire, et j'ai malheureusement peu de temps à consacrer pour le moment à bien planifier ce voyage, c'est pourquoi je vous serai très reconnaissant pour votre aide!
Jeudi 16 décembre: Tokyo, Haneda : 12h30
Vendredi 17 décembre: Tokyo
Samedi 18 décembre: Tokyo
Dimanche 19 décembre: Tokyo
Lundi 20 décembre: Tokyo
Mardi 21 décembre: Tokyo
Yokohama peut-être (?)
Mercredi 22 décembre: Tokyo
Jeudi 23 décembre:Nikko, retour à Tokyo le soir
Vendredi 24 décembre: Mont Fuji et région des 5 lacs, retour à Tokyo le soir
Samedi 25 décembre: Kamakura (loger sur place)
Dimanche 26 décembre: Kamakura (suite) + île d’Enoshima + rejoindre Hakone (dormir sur place)
Lundi 27 décembre: Hakone (Je pensais prendre le Hakone Free Pass de 2 ou 3 jours. Couvre-t-il aussi les trajets en train entre Tokyo et Kamakura, Kamakura-Enoshima, puis Kamakura-Hakone?) Rejoindre Kyoto en soirée.
Mardi 28 décembre: Kyoto
Mercredi 29 décembre: Kyoto
Jeudi 30 décembre: Himeji: visite de Koko-en et du château (+ kobe?) Retour à Tokyo en soirée
Vendredi 31 décembre: Kyoto
Samedi 1 janvier: Kyoto
Dimanche 2 janvier: Fushimi Inari, puis Nara
Lundi 3 janvier: Nara Aller à Osaka en soirée et y dormir
Mardi 4 janvier: Osaka
Mercredi 5 janvier: Vol retour à Osaka à 9h40
Je me suis fait un itinéraire pour un voyage au Japon de presque 3 semaines que je vais faire en décembre-janvier. J'ai 23 ans et je vais faire ce voyage en backpack. J'atterris à Tokyo, et je repars depuis Osaka.
C'est la première fois que je me rends au Japon et j'aurais vraiment besoin de vos conseils sur l'itinéraire que je vous soumets. Déjà, je pars en plein hiver, et je n'ai pas pu trouver d'infos précises sur les sites à éviter/à préférer durant cette période.
Si vous pensez que je ferais mieux de nier une partie de mon programme au profit d'une autre région du Japon, plus intéressante à voir en hiver, je suis bien sûr ouvert à toute proposition.
Pour la région des 5 lacs et le mont Fuji, qu'est-il possible de faire et où est-il possible d'aller en plein hiver?
Est-il possible selon vous de visiter le château de Himeji le 30 décembre?
Pensez-vous qu'il soit judicieux de passer le nouvel an à Kyoto?
Aussi, pourriez-vous me dire si vous pensez que globalement le JR Pass serait intéressant dans mon cas? Si oui, quand devrais-je l'activer ? Je cherche à vraiment minimiser les coûts, et il est pas donné ce JR Pass!
Merci beaucoup, d'avance, pour tous vos conseils. Je m'y prends relativement tard pour l'itinéraire, et j'ai malheureusement peu de temps à consacrer pour le moment à bien planifier ce voyage, c'est pourquoi je vous serai très reconnaissant pour votre aide!
Jeudi 16 décembre: Tokyo, Haneda : 12h30
Vendredi 17 décembre: Tokyo
Samedi 18 décembre: Tokyo
Dimanche 19 décembre: Tokyo
Lundi 20 décembre: Tokyo
Mardi 21 décembre: Tokyo
Yokohama peut-être (?)
Mercredi 22 décembre: Tokyo
Jeudi 23 décembre:Nikko, retour à Tokyo le soir
Vendredi 24 décembre: Mont Fuji et région des 5 lacs, retour à Tokyo le soir
Samedi 25 décembre: Kamakura (loger sur place)
Dimanche 26 décembre: Kamakura (suite) + île d’Enoshima + rejoindre Hakone (dormir sur place)
Lundi 27 décembre: Hakone (Je pensais prendre le Hakone Free Pass de 2 ou 3 jours. Couvre-t-il aussi les trajets en train entre Tokyo et Kamakura, Kamakura-Enoshima, puis Kamakura-Hakone?) Rejoindre Kyoto en soirée.
Mardi 28 décembre: Kyoto
Mercredi 29 décembre: Kyoto
Jeudi 30 décembre: Himeji: visite de Koko-en et du château (+ kobe?) Retour à Tokyo en soirée
Vendredi 31 décembre: Kyoto
Samedi 1 janvier: Kyoto
Dimanche 2 janvier: Fushimi Inari, puis Nara
Lundi 3 janvier: Nara Aller à Osaka en soirée et y dormir
Mardi 4 janvier: Osaka
Mercredi 5 janvier: Vol retour à Osaka à 9h40
Que faut-il mettre dans sa valise pour partir en Thaïlande? English translation pending
Bonjour ;)
J'part en
Thailande pour un mois a la mi decembre que faut-il pas oubliez ou mettre dans sa valise !?!??🙂
Séjour à l'hôtel Catalonia Royal Tulum (février 2010) English translation pending
Voici après beaucoup de retard mon compte-rendu. Espérant que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.
Hôtel: Catalonia Royal Tulum Beach and Spa Resort (18 ans et plus) Brochure: http://www.hotelescatalonia.com/docs/presentacion_crt/ Site internet: http://www.hoteles-catalonia.com/fr/nos_hotels/caraibes/mexique/riviera_maya/akumal_xpu_ha/hotel_catalonia_royal_tulum/index.jsp Date: 18 février au 5 mars 2010 Grossiste: Tours Mont-Royal Compagnie aérienne: Air Transat
VOL Nous partons à l’heure (21 :10 heures). Nous avions acheté l’Option Plus en réservant nos sièges. Cette option offre les avantages suivants : · Sélection de sièges · Enregistrement prioritaire à un comptoir réservé · Franchise de bagages supplémentaire de 10 kg · Livraison prioritaire des bagages · Priorité au contrôle de sécurité (Montréal et Vancouver) · Embarquement prioritaire · Écouteurs · Collation de la sélection Bistro en vol · 1 boisson alcoolisée lors du service de bar · Priorité pour le choix de repas de la classe Économie · Bière ou vin avec le repas · Bouteille de champagne de 200 ml (Sud et Europe) · Trousse Confort qui inclut couverture, oreiller gonflable pour le cou, chaussettes, bouchons pour les oreilles, masque de repos et écouteurs. Nous avons des sièges près d’une sortie de secours ce qui donne plus d’espace pour les jambes. Le service à bord est excellent et on nous sert un repas chaud. Le vol se déroule bien et nous arrivons à Cancun à minuit 45, heure locale.
L’AÉROPORT DE CANCUN Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Tours Mont-Royal qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au-dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ une heure 15. L’autobus est confortable, avec air climatisé. L’hôtel est à peu près à mi-chemin entre Tulum et Playa del Carmen (environ 20 minutes) . Nous y arrivons vers 3 heures du matin.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes que 2 couples qui descendons à cet hôtel. On nous remet les clés de notre chambre et les cartes pour les serviettes. Etant donnée l’heure tardive, les restaurants sont fermés; on offre de nous livrer des sandwichs à la chambre, ce que nous acceptons. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.
Entrée de l’hôtel
La réception
PLAN DE L’HÔTEL
LA CHAMBRE Nous avons une chambre au rez-de-chaussée dans le bloc Arena (no. 15 sur le plan) qui est le plus près de la plage. La porte-fenêtre donne sur un balcon qui a vue sur un vrai jardin tropical, presqu’une jungle.

Entrée du bloc Arena
Vue du balcon
Elle est décorée dans les tons de jaune et bleu. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table et une chaise, une armoire. La salle de bain est assez grande et on y trouve un lavabo, toilette et une immense douche, séchoir et miroir grossissant. Le comptoir est très grand.



L’espace de rangement est amplement suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli chaque 2 jour (4 coca, 2 7up, 2 bières, 4 x 600ml d’eau, gaufrettes, cacahouètes).
On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un coffret de sûreté à combinaison gratuit, une cafetière. Un menu d’oreillers est aussi disponible si ceux qui sont déjà sur les lits ne nous conviennent pas.

Le balcon est assez grand. On y trouve 2 chaises et une petite table. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique.

Le ménage est vraiment très bien fait tous les jours. Les serviettes sont très douces et changées aussi souvent qu’on le désire. De plus elles sont aussi changées en fin de journée. Les employés font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours. Le lit est aussi préparé pour la nuit en soirée. On nous laisse alors des petits chocolats sur les oreillers.
RESTAURANTS Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants. Tous les serveurs se nomment toujours quand ils nous servent aux repas.
Il y a donc deux restaurants de type buffet et plusieurs restaurants la carte (5) qui ne requièrent aucune réservation. A noter que le buffet est fermé le soir. Tous les soupers sont donc pris dans un restaurant à la carte.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçus. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage.
Restaurant La Selva Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. On y sert les 3 repas mais le soir la moitié devient un restaurant à la carte de type international. L’autre moitié devient alors le restaurant italien et les deux sont alors séparés par une cloison. Ce resto est fermé et climatisé.



Restaurant La Palapa Situé en bord de mer, cet autre restaurant de type buffet est ouvert le matin et le midi. On y sert un petit déjeuner continental et le midi de la cuisine internationale. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. On y trouve même des sushis tous les jours.
Le soir ce restaurant se transforme en restaurant à la carte, le Royal Grill, qui sert des grillades.


Le restaurant mexicain Centenario Ce restaurant vous invite à déguster les meilleures recettes de la cuisine mexicaine. Un dîner de haute gastronomie dans une ambiance des plus accueillantes. Il est fermé et climatisé.

Le restaurant italien Toscana Restaurant fermé et climatisé qui sert une excellente cuisine italienne. Il occupe la partie arrière du restautant buffet La Selva.
Terrasse Tapas Lounge and Bar A l’ombre de la jungle mexicaine, à côté d’une des sources «cenote» de l’hôtel, cet endroit plein de style, décontracté et confortable sert d’excellents tapas. Un bar au fond du restaurant offre aussi une atmosphère très agréable pour siroter un cocktail en attendant qu’une table se libère.


Restaurant Sorrento Delly and Pizzeria En plus des pizzas au feu de bois, on y trouve des assiettes à la carte Delly, des sandwichs, des hamburgers, des hot-dogs, du poulet et des pommes frites. Restaurant ouvert près de la piscine et de la plage.

Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais nous avons vraiment très bien mangé. Quelques exemples des plat servis.









Tapas
BARS Il y en a 4. On y trouve une très bonne variété de boissons internationales.
Le bar Las Margaritas C’est en fait le lobby bar. Le service y est excellent. Ouvert de 10 heures à 02 heures. De 19 :30 heures à 21 :30 heures on peut voir et écouter des chanteurs (duos ou trios).



Le bar Tequila Alberca y Playa est lui aussi ouvert de 10:00 heures à 02:00 heures. Il est près de la plage et de la piscine. A noter qu’il n’y a pas de wet bar dans la piscine.

La discothèque Zen Lounge and Disco est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.
Le bar Palapa Maa-Loo est un bar très populaire sur la plage où les jus de fruits mélangés sont à l’honneur. Tellement désaltérant!!! On choisit les fruits et les jus sont aussitôt faits sur demande. Ouvert de 10 :30 heures à 17 :30 heures.



TEMPÉRATURE Comme un peu partout dans les Caraïbes, il a fait plus froid que normalement. Le soir il fallait une petite laine ou un veston. Le jour au soleil, pas de problème. Mais à l’ombre, le vent était très frais.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site n’est pas très vaste puisque l’hôtel ne compte que 288 chambres. La végétation y est très dense et mature. On a parfois l’impression d’être dans une véritable jungle. Depuis la zone de réception on rejoint la mer par un petit chemin de pierres, qui se fraie un passage dans la végétation exubérante, les mangroves, les lagons et les «cenotes» de la jungle mexicaine. Les 288 chambres de l’hôtel se trouvent le long de ce chemin, distribuées en 6 pavillons de trois étages. Lorsqu’on est attentif on peut apercevoir de chaque côté de ce chemin des oiseaux, iguanes et autres petites bêtes dont j’ignore le nom.
Vue aérienne qui illustre bien la densité de la végétation









Cénote sur le site de l’hôtel
A l’intérieur de l’hôtel, on trouve de magnifiques bouquets de fleurs un peu partout dans les endroits publics.




Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.
SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles à 21 :30 heures tous les soirs avec service de bar. Nous sommes allés en voir quelques-uns uns et la qualité se compare avec ce qu’on retrouve dans les Caraïbes.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.
Par contre voici l’horaire des activités offertes et les thèmes des différents spectacles.

Une fois par semaine, le soir, des artisans locaux viennent exposer et vendre leurs œuvres.

PISCINES Il y a une seule grande piscine très bien entretenue. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises en rotin avec coussins très confortables. On trouve aussi 4 jacuzzis extérieurs avec vue sur la mer entre la plage et la piscine.




Le Spa au fond



À côté de la piscine, la zone « chill-out » permet de s’installer confortablement sur ses magnifiques lits balinais répartis autour d’une mini-piscine genre pataugeuse.



A noter que des serveurs et serveuses font le service aux chaises pour les breuvages et des brochettes de fruits frais.
PLAGE Elle est vraiment magnifique! Le sable est fin et blanc, sans caillou ou coquillage. L’eau est turquoise et translucide. Je dois dire que c’est une des plus belles plages que j’ai vues, après celles de Cayo Largo. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. On y trouve aussi des hamacs. La mer est toujours assez calme parfois elle ressemble même plus à un lac tant elle est calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable.












La plage est très propre. Encore une fois on a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable.
Elle n’est pas très longue. L’hôtel est à peu près au milieu. On peut y faire des promenades d’environ 30 minutes de chaque côté. On croise peu de gens car il y a quelques hôtels désaffectés depuis l’ouragan de 2006 tel que l’illustrent les 2 prochaines photos.
Plage devant un hôtel désaffecté
Plage devant un hôtel désaffecté
SPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le canoë, le pédalo. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.
AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une boutique, un kiosque d’excursions, un spa, un salon de coiffure, un gymnase. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. A noter qu’il y a accès à Internet (Wi-Fi) dans tout l’hôtel. De plus le service aux chambres est gratuit et disponible 24/24 heures.

Kiosque d’excursions et de location d’autos, coin internet
Boutique de l’hôtel à gauche
Début du chemin nous menant aux chambres et à la plage
Nous avons vraiment aimé cet hôtel qui offre un décor enchanteur!!! Le service y est vraiment remarquable, que ce soit les femmes de chambres, les serveurs ou les barmen. Tout est fait pour que les clients relaxent et profitent pleinement de leur séjour. C’est un hôtel où je retournerais sans la moindre hésitation.
Hôtel: Catalonia Royal Tulum Beach and Spa Resort (18 ans et plus) Brochure: http://www.hotelescatalonia.com/docs/presentacion_crt/ Site internet: http://www.hoteles-catalonia.com/fr/nos_hotels/caraibes/mexique/riviera_maya/akumal_xpu_ha/hotel_catalonia_royal_tulum/index.jsp Date: 18 février au 5 mars 2010 Grossiste: Tours Mont-Royal Compagnie aérienne: Air Transat
VOL Nous partons à l’heure (21 :10 heures). Nous avions acheté l’Option Plus en réservant nos sièges. Cette option offre les avantages suivants : · Sélection de sièges · Enregistrement prioritaire à un comptoir réservé · Franchise de bagages supplémentaire de 10 kg · Livraison prioritaire des bagages · Priorité au contrôle de sécurité (Montréal et Vancouver) · Embarquement prioritaire · Écouteurs · Collation de la sélection Bistro en vol · 1 boisson alcoolisée lors du service de bar · Priorité pour le choix de repas de la classe Économie · Bière ou vin avec le repas · Bouteille de champagne de 200 ml (Sud et Europe) · Trousse Confort qui inclut couverture, oreiller gonflable pour le cou, chaussettes, bouchons pour les oreilles, masque de repos et écouteurs. Nous avons des sièges près d’une sortie de secours ce qui donne plus d’espace pour les jambes. Le service à bord est excellent et on nous sert un repas chaud. Le vol se déroule bien et nous arrivons à Cancun à minuit 45, heure locale.
L’AÉROPORT DE CANCUN Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Tours Mont-Royal qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au-dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ une heure 15. L’autobus est confortable, avec air climatisé. L’hôtel est à peu près à mi-chemin entre Tulum et Playa del Carmen (environ 20 minutes) . Nous y arrivons vers 3 heures du matin.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes que 2 couples qui descendons à cet hôtel. On nous remet les clés de notre chambre et les cartes pour les serviettes. Etant donnée l’heure tardive, les restaurants sont fermés; on offre de nous livrer des sandwichs à la chambre, ce que nous acceptons. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.
Entrée de l’hôtel
La réceptionPLAN DE L’HÔTEL

LA CHAMBRE Nous avons une chambre au rez-de-chaussée dans le bloc Arena (no. 15 sur le plan) qui est le plus près de la plage. La porte-fenêtre donne sur un balcon qui a vue sur un vrai jardin tropical, presqu’une jungle.

Entrée du bloc Arena
Vue du balconElle est décorée dans les tons de jaune et bleu. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table et une chaise, une armoire. La salle de bain est assez grande et on y trouve un lavabo, toilette et une immense douche, séchoir et miroir grossissant. Le comptoir est très grand.



L’espace de rangement est amplement suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli chaque 2 jour (4 coca, 2 7up, 2 bières, 4 x 600ml d’eau, gaufrettes, cacahouètes).
On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un coffret de sûreté à combinaison gratuit, une cafetière. Un menu d’oreillers est aussi disponible si ceux qui sont déjà sur les lits ne nous conviennent pas.

Le balcon est assez grand. On y trouve 2 chaises et une petite table. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique.

Le ménage est vraiment très bien fait tous les jours. Les serviettes sont très douces et changées aussi souvent qu’on le désire. De plus elles sont aussi changées en fin de journée. Les employés font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours. Le lit est aussi préparé pour la nuit en soirée. On nous laisse alors des petits chocolats sur les oreillers.
RESTAURANTS Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants. Tous les serveurs se nomment toujours quand ils nous servent aux repas.
Il y a donc deux restaurants de type buffet et plusieurs restaurants la carte (5) qui ne requièrent aucune réservation. A noter que le buffet est fermé le soir. Tous les soupers sont donc pris dans un restaurant à la carte.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçus. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage.
Restaurant La Selva Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. On y sert les 3 repas mais le soir la moitié devient un restaurant à la carte de type international. L’autre moitié devient alors le restaurant italien et les deux sont alors séparés par une cloison. Ce resto est fermé et climatisé.



Restaurant La Palapa Situé en bord de mer, cet autre restaurant de type buffet est ouvert le matin et le midi. On y sert un petit déjeuner continental et le midi de la cuisine internationale. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. On y trouve même des sushis tous les jours.
Le soir ce restaurant se transforme en restaurant à la carte, le Royal Grill, qui sert des grillades.


Le restaurant mexicain Centenario Ce restaurant vous invite à déguster les meilleures recettes de la cuisine mexicaine. Un dîner de haute gastronomie dans une ambiance des plus accueillantes. Il est fermé et climatisé.

Le restaurant italien Toscana Restaurant fermé et climatisé qui sert une excellente cuisine italienne. Il occupe la partie arrière du restautant buffet La Selva.
Terrasse Tapas Lounge and Bar A l’ombre de la jungle mexicaine, à côté d’une des sources «cenote» de l’hôtel, cet endroit plein de style, décontracté et confortable sert d’excellents tapas. Un bar au fond du restaurant offre aussi une atmosphère très agréable pour siroter un cocktail en attendant qu’une table se libère.


Restaurant Sorrento Delly and Pizzeria En plus des pizzas au feu de bois, on y trouve des assiettes à la carte Delly, des sandwichs, des hamburgers, des hot-dogs, du poulet et des pommes frites. Restaurant ouvert près de la piscine et de la plage.

Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais nous avons vraiment très bien mangé. Quelques exemples des plat servis.









TapasBARS Il y en a 4. On y trouve une très bonne variété de boissons internationales.
Le bar Las Margaritas C’est en fait le lobby bar. Le service y est excellent. Ouvert de 10 heures à 02 heures. De 19 :30 heures à 21 :30 heures on peut voir et écouter des chanteurs (duos ou trios).



Le bar Tequila Alberca y Playa est lui aussi ouvert de 10:00 heures à 02:00 heures. Il est près de la plage et de la piscine. A noter qu’il n’y a pas de wet bar dans la piscine.

La discothèque Zen Lounge and Disco est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.
Le bar Palapa Maa-Loo est un bar très populaire sur la plage où les jus de fruits mélangés sont à l’honneur. Tellement désaltérant!!! On choisit les fruits et les jus sont aussitôt faits sur demande. Ouvert de 10 :30 heures à 17 :30 heures.



TEMPÉRATURE Comme un peu partout dans les Caraïbes, il a fait plus froid que normalement. Le soir il fallait une petite laine ou un veston. Le jour au soleil, pas de problème. Mais à l’ombre, le vent était très frais.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site n’est pas très vaste puisque l’hôtel ne compte que 288 chambres. La végétation y est très dense et mature. On a parfois l’impression d’être dans une véritable jungle. Depuis la zone de réception on rejoint la mer par un petit chemin de pierres, qui se fraie un passage dans la végétation exubérante, les mangroves, les lagons et les «cenotes» de la jungle mexicaine. Les 288 chambres de l’hôtel se trouvent le long de ce chemin, distribuées en 6 pavillons de trois étages. Lorsqu’on est attentif on peut apercevoir de chaque côté de ce chemin des oiseaux, iguanes et autres petites bêtes dont j’ignore le nom.
Vue aérienne qui illustre bien la densité de la végétation








Cénote sur le site de l’hôtelA l’intérieur de l’hôtel, on trouve de magnifiques bouquets de fleurs un peu partout dans les endroits publics.




Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.
SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles à 21 :30 heures tous les soirs avec service de bar. Nous sommes allés en voir quelques-uns uns et la qualité se compare avec ce qu’on retrouve dans les Caraïbes.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.
Par contre voici l’horaire des activités offertes et les thèmes des différents spectacles.

Une fois par semaine, le soir, des artisans locaux viennent exposer et vendre leurs œuvres.

PISCINES Il y a une seule grande piscine très bien entretenue. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises en rotin avec coussins très confortables. On trouve aussi 4 jacuzzis extérieurs avec vue sur la mer entre la plage et la piscine.




Le Spa au fond


À côté de la piscine, la zone « chill-out » permet de s’installer confortablement sur ses magnifiques lits balinais répartis autour d’une mini-piscine genre pataugeuse.



A noter que des serveurs et serveuses font le service aux chaises pour les breuvages et des brochettes de fruits frais.
PLAGE Elle est vraiment magnifique! Le sable est fin et blanc, sans caillou ou coquillage. L’eau est turquoise et translucide. Je dois dire que c’est une des plus belles plages que j’ai vues, après celles de Cayo Largo. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. On y trouve aussi des hamacs. La mer est toujours assez calme parfois elle ressemble même plus à un lac tant elle est calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable.












La plage est très propre. Encore une fois on a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable.
Elle n’est pas très longue. L’hôtel est à peu près au milieu. On peut y faire des promenades d’environ 30 minutes de chaque côté. On croise peu de gens car il y a quelques hôtels désaffectés depuis l’ouragan de 2006 tel que l’illustrent les 2 prochaines photos.
Plage devant un hôtel désaffecté
Plage devant un hôtel désaffectéSPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le canoë, le pédalo. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.
AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une boutique, un kiosque d’excursions, un spa, un salon de coiffure, un gymnase. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. A noter qu’il y a accès à Internet (Wi-Fi) dans tout l’hôtel. De plus le service aux chambres est gratuit et disponible 24/24 heures.

Kiosque d’excursions et de location d’autos, coin internet
Boutique de l’hôtel à gauche
Début du chemin nous menant aux chambres et à la plageNous avons vraiment aimé cet hôtel qui offre un décor enchanteur!!! Le service y est vraiment remarquable, que ce soit les femmes de chambres, les serveurs ou les barmen. Tout est fait pour que les clients relaxent et profitent pleinement de leur séjour. C’est un hôtel où je retournerais sans la moindre hésitation.
Sri Lanka en janvier 2011 English translation pending
Nous partons en janvier au Sri Lanka et notre petit circuit sera exclusivement dans le triangle culturel. Nous ne ferons pas de treks ni de randonnées à Ella ni ailleurs. Nous montons jusqu'à Anuradhapura pour redescendre jusqu'à Kandy et les fabriques de thé et retour à Colombo. Quelle est la meilleure façon de s'habiller pour être confortable? Est ce qu'il y a des grands écarts de température selon le moment de la journée et les différents sites? Nous arrivons au Sri Lanka après une croisière plongée dans les Maldives donc nous devons voyager "leger" car notre équipement de plongée prime pour le poids dans l'avion.
Merci pour votre aide.
Michèle
Hôtel Iberostar Averroes à Hammamet: incontournables dans les environs? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à magasiner un voyage en Tunisie. Nous avons choisi le Iberostar Averroes à Hammamet à 1234$ par personne pour une semaine en formule simili tout-inclus, départ 1 janvier 2011. Nous aimerions savoir quels sont les incontournables à voir dans les environs. Est-ce qu'il y a des excurions à ne pas manquer qui ne sont pas trop dispendieuses? Savez-vous si à partir de l'hotel nous pouvons prendre l'autobus pour aller à Nabeul ou ailleurs et visiter de par nous-même? Combien devrions-nous prévoir d'argent pour notre séjour?
Merci à l'avance pour vos informations!
Nous sommes à magasiner un voyage en Tunisie. Nous avons choisi le Iberostar Averroes à Hammamet à 1234$ par personne pour une semaine en formule simili tout-inclus, départ 1 janvier 2011. Nous aimerions savoir quels sont les incontournables à voir dans les environs. Est-ce qu'il y a des excurions à ne pas manquer qui ne sont pas trop dispendieuses? Savez-vous si à partir de l'hotel nous pouvons prendre l'autobus pour aller à Nabeul ou ailleurs et visiter de par nous-même? Combien devrions-nous prévoir d'argent pour notre séjour?
Merci à l'avance pour vos informations!
Boucle depuis et vers Salt Lake City en août 2011: vos avis? English translation pending
Bonjour à tous,
apres un voyage de 15 jours en 2009 ou l'on avait fait "le grand circle"(LV, zion, bryce, CR, moab, mesa verde MV, page, GC, DV, Yosemite, SF) cette année, on souhaite aller voir de plus pres le yellowstone.
Voici , ci-dessous, notre projet 2011 sachant que là ou l'on hésite c'est aprés cody à 2 niveaux : partir vers le sud , projet ci-dessous, (sachant que l'on etait deja passe à moab et CR)
:continuer à l'est (sheridan, black hills, denver, dino, flaming gorge) en passant par devil, custer, badlands, rushmore etc.......
J'attends vos avis
j1 arrivée SLC / prise voiture/visite slc ou antelope island nuit SLC
j2 route /jackson hole / GT GT
j3 GT GT
j4 secteur old faithful grant village
j5 idem idem
j6 secteur canyon et lake canyon lodge
j7 idem idem
j8 mammoth mamoth ou gardiner
j9 route bearyooth/ visite cody / rodeo cody
j10 route (thermo / boysen sp/south pass city) flaming gorge
j11 flaming / route/ dino (john hole trail ou island park vernal
j12 dinosaur cote colorado vernal
j13 route / colorado NM / fisher tower moab
j14 arches moab
j15 canyonland + dead horse sp moab
j16 the needles bluff
j17 canyon de chelly bluff
j18 muley pt/ moki/ vog / natural bridge /little egypt// goblin/ lwh torrey (des choix à faire !!!)
j19 nottom /strike valley OVL/ burr trail/ calf creek torrey (ou cathedral valley, si j'ose ???)
j20 scenic road/ route / park city park city
j21 depart
merci d'avance a bientot
jc
apres un voyage de 15 jours en 2009 ou l'on avait fait "le grand circle"(LV, zion, bryce, CR, moab, mesa verde MV, page, GC, DV, Yosemite, SF) cette année, on souhaite aller voir de plus pres le yellowstone.
Voici , ci-dessous, notre projet 2011 sachant que là ou l'on hésite c'est aprés cody à 2 niveaux : partir vers le sud , projet ci-dessous, (sachant que l'on etait deja passe à moab et CR)
:continuer à l'est (sheridan, black hills, denver, dino, flaming gorge) en passant par devil, custer, badlands, rushmore etc.......
J'attends vos avis
j1 arrivée SLC / prise voiture/visite slc ou antelope island nuit SLC
j2 route /jackson hole / GT GT
j3 GT GT
j4 secteur old faithful grant village
j5 idem idem
j6 secteur canyon et lake canyon lodge
j7 idem idem
j8 mammoth mamoth ou gardiner
j9 route bearyooth/ visite cody / rodeo cody
j10 route (thermo / boysen sp/south pass city) flaming gorge
j11 flaming / route/ dino (john hole trail ou island park vernal
j12 dinosaur cote colorado vernal
j13 route / colorado NM / fisher tower moab
j14 arches moab
j15 canyonland + dead horse sp moab
j16 the needles bluff
j17 canyon de chelly bluff
j18 muley pt/ moki/ vog / natural bridge /little egypt// goblin/ lwh torrey (des choix à faire !!!)
j19 nottom /strike valley OVL/ burr trail/ calf creek torrey (ou cathedral valley, si j'ose ???)
j20 scenic road/ route / park city park city
j21 depart
merci d'avance a bientot
jc
Premier voyage au Cambodge English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je viens de "gagner" un voyage pour le cambodge" le 11/11 je dois atterir à siem reap, le problème c'est que je ne sais rien de ce pays, je me documente, mais je pense que je tourne en rond! je vous demande de m'aider à ne pas "foirer" ce voyage!
je dois faire des vaccins?
dois je reserver un hôtel ou sur place c'est facile?
quels sont les endroits incontopurnables à visiter? sachant que je reste 15 jours!
Que dois je prendre avec moi?
Franchement je débute dans les voyages, et le premier c'est très loin! vous pouvez comprendre que je suis bien stressé!!!
Merci de tout coeur pour vos conseils, que je suis sûr, me seront precieux!!!
Aide aux enfants handicapés à Bamako English translation pending
Bonjour à tous!!
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
Plongée aux Maldives, South Ari Atoll English translation pending
Bonjour tout le monde...
Je suis à la recherche d' informations pour de la plongée aux Maldives et plus particulièrement du côté de South Ari Atoll. Nous serons au Sun Island Resort & Spa et j' aimerai avoir quelques tuyaux pour observer les fonds marins...
Y a-t-il des risques à se balader seul en PMT ? Que pouvons-nous observer à proximité de cet hôtel ?
Je vous remercie par avance pour les informations que vous pourrez m' apporter.
Bien cordialement.
Je suis à la recherche d' informations pour de la plongée aux Maldives et plus particulièrement du côté de South Ari Atoll. Nous serons au Sun Island Resort & Spa et j' aimerai avoir quelques tuyaux pour observer les fonds marins...
Y a-t-il des risques à se balader seul en PMT ? Que pouvons-nous observer à proximité de cet hôtel ?
Je vous remercie par avance pour les informations que vous pourrez m' apporter.
Bien cordialement.
Premier grand voyage en solitaire: tour d'Europe à vélo! English translation pending
Salut a tous et a toutes les voyageur(euses)s ! En fait là je compte préparer mon 1er grand voyage en solo donc j'aurai besoin de l'avis (et surtout de l'expériance) de personne qui aurais déjà réalisé un trip du genre !
Je compte partir vers octobre prochain , mon voyage partirais de Amiens , pour déscendre vers lyon , l'italie , prendre le bateau pour le monténégro/albanie , déscendre en grèce , remonter vers la roumanie/bulgarie , ukraine , remonter par l'estonie , léthonie et passer par st petersburg pour aller vers Helsinki et enfin , grimpé vers la laponie pour redéscendre a Bergen , oslo et revenir en france par le danemark , pays bas et belgique , soit près de 11000km dans les grande lignes
Mais le pbm c'est le manque de connaissance théorique , partir en octobre novembre est il réalisable ? Un amis m'as mis en garde contre le froid des pays de l'est . Budgétairement j'aurais (en toute logique ...) 6500-7000 tout compris pour environ 250-300 j de voyage . Je pensse personnellement que c'est réalisable mais n'ayant jamais réalisé de grand tripe , qui plus es , a l'étranger , je me pose des question ! Quel matériel choisir ? Matos spécifique dûe a la saison ? Concernant le vélo , j'avais penssé prendre un giant crs 2.0 (ayant un 3.0) ou un riverside 7
Quel endroit a voir principallement ou a évité ? Merci de vos réponsse et désolé si je ne suis pas très complet dans mes questions !
Je compte partir vers octobre prochain , mon voyage partirais de Amiens , pour déscendre vers lyon , l'italie , prendre le bateau pour le monténégro/albanie , déscendre en grèce , remonter vers la roumanie/bulgarie , ukraine , remonter par l'estonie , léthonie et passer par st petersburg pour aller vers Helsinki et enfin , grimpé vers la laponie pour redéscendre a Bergen , oslo et revenir en france par le danemark , pays bas et belgique , soit près de 11000km dans les grande lignes
Mais le pbm c'est le manque de connaissance théorique , partir en octobre novembre est il réalisable ? Un amis m'as mis en garde contre le froid des pays de l'est . Budgétairement j'aurais (en toute logique ...) 6500-7000 tout compris pour environ 250-300 j de voyage . Je pensse personnellement que c'est réalisable mais n'ayant jamais réalisé de grand tripe , qui plus es , a l'étranger , je me pose des question ! Quel matériel choisir ? Matos spécifique dûe a la saison ? Concernant le vélo , j'avais penssé prendre un giant crs 2.0 (ayant un 3.0) ou un riverside 7
Quel endroit a voir principallement ou a évité ? Merci de vos réponsse et désolé si je ne suis pas très complet dans mes questions !
Choisir entre trois hôtels à Punta Cana English translation pending
Bonjour!
si je vous demande votre coup de coeur entre Le Melia Caribe, L'Ocean et le grnd bahia principe?
Lequel est le plus classe s.v.p.?
si je vous demande votre coup de coeur entre Le Melia Caribe, L'Ocean et le grnd bahia principe?
Lequel est le plus classe s.v.p.?
Neige en novembre au Népal? English translation pending
Bonjour
Nous partons du 30 oct au 20 nov. 2010. Nous allons faire une partie du tour des Annapurnas (de besi sahar jusqu'à Jomson). Je souhaiterais savoir si nous risquons de rencontrer de la neige en passant le col le plus haut du trek (Thorung la) et si nous devons nous équiper en conséquence.
Merci bcp. Bonsoir.
Merci bcp. Bonsoir.
Quel équipement pour un trek en Patagonie? English translation pending
bonjour a tous,
je pars en patagonie de novembre à avril,
et je suis en train d'acheter mon matériel pour un trek de 1mois et demi a pied en patagonie, ensuite je remonte le chili jusqu'a la bolivie..
je vais donc m'acheter un duvet ultra light, car moins lourd mais tout de meme chaud :...
mais au vue des prix exorbitant des duvets, que mon conseillez vous en terme de température de confort ? j'ai regardais des confort à -6degrès mais les prix sont ds les 250 350 euros ...
est ce qu'un duvet 0 ou -1 avec peut etre un sac a viande suffirait il ??
merci de votre aide a tres vite romain
merci de votre aide a tres vite romain
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu pr��parer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland
Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger
Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferry
Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset
A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva
Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.
Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le Velsnfjord
Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de Reipa
Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil
09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i Lofoten
Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.
08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu pr��parer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de VigelandJour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de GeirangerJour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferryJour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la NidelvaJour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le VelsnfjordJour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de ReipaJour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i LofotenJour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Produit le plus efficace contre les moustiques au Kenya? English translation pending
bonjour à tous,
mon voyage au Kenya en septembre approche rapidement.
pourriez-vous m'indiquer quel produit est le plus efficace contre les moustiques ?
est-ce que la ville de Monbasa est très infestée ?
j'envisage d'acheter dans le commerce le produit 5sur5 ? qu'en pensez-vous ?
est-ce que l'essence de citronnelle serait également efficace ?
merci beaucoup pour vos réponses.
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