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Tour de Bretagne à vélo English translation pending
Bonjour,
Je vais faire le tour de Bretagne au mois de septembre, surement deuxième quinzaine. je compte mettre environ 6 à 7 jours. En réalité, je pense suivre approximativelment le tracé du Trobreiz. Venant de Normandie avec ma voiture et désirant partir dans les environs de Rennes. Je recherche un lieu ou stationner mon véhicule pendant la semaine. Je me suis renseigné auprès de camping, ils sont très réticents ou très chers pour une semaine de gardiennage de voiture. Je cheche donc des pistes.
A bientôt
M
Je vais faire le tour de Bretagne au mois de septembre, surement deuxième quinzaine. je compte mettre environ 6 à 7 jours. En réalité, je pense suivre approximativelment le tracé du Trobreiz. Venant de Normandie avec ma voiture et désirant partir dans les environs de Rennes. Je recherche un lieu ou stationner mon véhicule pendant la semaine. Je me suis renseigné auprès de camping, ils sont très réticents ou très chers pour une semaine de gardiennage de voiture. Je cheche donc des pistes.
A bientôt
M
Comment allier voyage à vélo et trek en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour,
Je projette de faire un tour de l'Amérique du sud en vélo avec mon copain Antoine à partir de janvier 2015. On a choisi ce mode de transport pour pouvoir profiter des paysages au maximum et d'avoir plus de liberté. On a encore quelques questions quant à l'organisation, et je n'ai pas trouvé de réponses en parcourant le forum. On aimerait faire des trek tout au long de notre voyage et on se demande si il est facile d'entreposer nos vélos en sécurité durant nos randonnées à pieds ? Si il y a des personnes qui ont déjà fait des voyages en vélo, comment avez vous fait pour allier voyage à vélo et trek ?
On hésite aussi par rapport aux sacs. Je pense que le plus pratique est d'acheter des sacoches de vélo et peut etre de partir avec des sacs de randonnées vide pour excursions ?
Ayant un budget assez serré, est-il vraiment nécessaire d'acheter un vélo spécifique (500 euros et plus..) ou un "vtt" classique suffit-il ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Amélie
La Loire à vélo de Nevers à la mer English translation pending
Bonjour,
Je veux faire l'intégralité de la Loire à Vélo, et je souhaiterais connaître le budget moyen.
J'ai déjà quelques idées arrêtées (pas d'hôtels mais camping, pas de location de vélo vu que j'aurai le mien, etc.).
Je pense également acheter une petite remorque (j'ai vu ça sur une autre discussion concernant la loire à vélo et ça me paraît très astucieux).
Merci d'avance pour vos réponses, et je suis preneuse de toute suggestion que vous pourriez faire :)
Je veux faire l'intégralité de la Loire à Vélo, et je souhaiterais connaître le budget moyen.
J'ai déjà quelques idées arrêtées (pas d'hôtels mais camping, pas de location de vélo vu que j'aurai le mien, etc.).
Je pense également acheter une petite remorque (j'ai vu ça sur une autre discussion concernant la loire à vélo et ça me paraît très astucieux).
Merci d'avance pour vos réponses, et je suis preneuse de toute suggestion que vous pourriez faire :)
Voyage à vélo Valleyfield-Cap Cod English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi sommes à planifier un voyage à vélo (en autonomie, camping) nous planifions partir de Valleyfield et nous rendre à Cap Cod à la mi-août, nous avons 15 jours pour le faire. Nous aimerions avoir des suggestions d'itinéraire, conseils pour les camping, etc. Est-ce que pour l'hébergement nous devons réservé à l'avance ou est-ce qu'il ont un genre de Bienvenue Cycliste qui nous permet d'avoir accès à certain type d'hébergement sans réservation. Comme nous sommes passablement chargés, habituellement nous roulons entre 60 et 110 kilomètre par jour. Merci et au plaisir de recevoir commentaires, suggestions, et vos récits.
Mon mari et moi sommes à planifier un voyage à vélo (en autonomie, camping) nous planifions partir de Valleyfield et nous rendre à Cap Cod à la mi-août, nous avons 15 jours pour le faire. Nous aimerions avoir des suggestions d'itinéraire, conseils pour les camping, etc. Est-ce que pour l'hébergement nous devons réservé à l'avance ou est-ce qu'il ont un genre de Bienvenue Cycliste qui nous permet d'avoir accès à certain type d'hébergement sans réservation. Comme nous sommes passablement chargés, habituellement nous roulons entre 60 et 110 kilomètre par jour. Merci et au plaisir de recevoir commentaires, suggestions, et vos récits.
Choix de vélo et question pneu/chambre à air English translation pending
Bien le bonjour ! Ou plutôt bien le bonsoir, vu l'heure... :p
Alors voilà, j'ai décidé de me mettre au cyclo tourisme. Mais... Je me sens un petit peu perdu. Il faut dire que je débarque. Et que l'univers du vélo m'est plutôt inconnu.
Du coup, j'ai quelques questions, concernant entre autre le choix de mon vélo et de certains accessoires. Et quel meilleur endroit pour les poser que ce forum, découvert lors des mes recherches d'info sur le net, qui m'a déjà beaucoup appris ? :-)
Mais avant cela, je pense utile de préciser mon projet, histoire que l'on puisse éclairer ma lanterne de manière plus précise. Mon projet de cyclo-touriste se limite pour l'instant à l'Europe de l'Ouest. Je compte aller aux Pays-bas, aux Royaumes-unis, en Allemagne, et surement aussi en France du coté de la Loire. Et je pousserai peut-être même jusqu'en Italie. Evidemment, je commencerai par visiter certain coin de mon pays, la Belgique. :D
Voilà pour mon projet passons maintenant aux questions :
J'ai opté pour ce vélo : http://www.decathlon.be/vtc-btwin-original-5-night-day-id_8165506.html J'aimerais donc savoir si, selon vous, il fera l'affaire. Et aussi pourquoi oui, pourquoi non. ^^
Je pensais aussi remplacer les pneus et la chambre à air avec ce type de produit : http://www.lecyclo.com/velo/roue-pneu/chambre-a-air/chambre-a-air-velo-20-pouces-michelin-protek-max-valve-schrader.html http://www.lecyclo.com/velo/roue-pneu/pneu-velo/pneu-schwalbe/pneu-velo-schwalbe-marathon-plus-20-x-1-75.html J'aimerais donc savoir s'ils sont adaptés au vélo choisi ( je suis complétement perdu avec toutes ces mesures différent... 😕 ). Ou, dans le cas contraire, s'il y a des équivalents qui correspondraient.
Je vous remercie d'avoir pris la peine de lire tout ça, et j'espère que quelqu'un répondra à mes interrogations.
A bientôt ! 😉
Ps : J'envisage aussi d'utiliser un e-werk ou un USB2BYK, est-ce que la dynamo intégré au moyeu fera l'affaire ?
Alors voilà, j'ai décidé de me mettre au cyclo tourisme. Mais... Je me sens un petit peu perdu. Il faut dire que je débarque. Et que l'univers du vélo m'est plutôt inconnu.
Du coup, j'ai quelques questions, concernant entre autre le choix de mon vélo et de certains accessoires. Et quel meilleur endroit pour les poser que ce forum, découvert lors des mes recherches d'info sur le net, qui m'a déjà beaucoup appris ? :-)
Mais avant cela, je pense utile de préciser mon projet, histoire que l'on puisse éclairer ma lanterne de manière plus précise. Mon projet de cyclo-touriste se limite pour l'instant à l'Europe de l'Ouest. Je compte aller aux Pays-bas, aux Royaumes-unis, en Allemagne, et surement aussi en France du coté de la Loire. Et je pousserai peut-être même jusqu'en Italie. Evidemment, je commencerai par visiter certain coin de mon pays, la Belgique. :D
Voilà pour mon projet passons maintenant aux questions :
J'ai opté pour ce vélo : http://www.decathlon.be/vtc-btwin-original-5-night-day-id_8165506.html J'aimerais donc savoir si, selon vous, il fera l'affaire. Et aussi pourquoi oui, pourquoi non. ^^
Je pensais aussi remplacer les pneus et la chambre à air avec ce type de produit : http://www.lecyclo.com/velo/roue-pneu/chambre-a-air/chambre-a-air-velo-20-pouces-michelin-protek-max-valve-schrader.html http://www.lecyclo.com/velo/roue-pneu/pneu-velo/pneu-schwalbe/pneu-velo-schwalbe-marathon-plus-20-x-1-75.html J'aimerais donc savoir s'ils sont adaptés au vélo choisi ( je suis complétement perdu avec toutes ces mesures différent... 😕 ). Ou, dans le cas contraire, s'il y a des équivalents qui correspondraient.
Je vous remercie d'avoir pris la peine de lire tout ça, et j'espère que quelqu'un répondra à mes interrogations.
A bientôt ! 😉
Ps : J'envisage aussi d'utiliser un e-werk ou un USB2BYK, est-ce que la dynamo intégré au moyeu fera l'affaire ?
Voyages à vélo: Tour de Corse et Vélodyssée English translation pending
Hello,
je partage mon site suite à notre tour de Corse à vélo avec ma copine: http://lovetrip.fr Vous pourrez donc y trouver des photos, des informations utiles ainsi que les récits de nos étapes de deux de nos voyages: le tour de Corse, et de La Rochelle jusqu'à Bilbao.
Pourquoi on le partage ? Avant notre voyage, on cherchait des informations sur le tour de Corse à vélo. On a trouvé surtout des blogs de cyclistes confirmés, qui parcourait 100km par jour. On voyait partout que le tour de Corse était très difficile. Rien ne nous y encourageait vraiment. Et finalement, on est tombé sur un blog de cyclistes débutants qui ont réalisé ce voyage. Ca nous a remotivé et on l'a effectué à notre tour en Juin dernier. Alors on s'est dit qu'il serait cool de partager notre expérience pour que plus de cyclistes débutants se lancent dans ce voyage magnifique. 😉
je partage mon site suite à notre tour de Corse à vélo avec ma copine: http://lovetrip.fr Vous pourrez donc y trouver des photos, des informations utiles ainsi que les récits de nos étapes de deux de nos voyages: le tour de Corse, et de La Rochelle jusqu'à Bilbao.
Pourquoi on le partage ? Avant notre voyage, on cherchait des informations sur le tour de Corse à vélo. On a trouvé surtout des blogs de cyclistes confirmés, qui parcourait 100km par jour. On voyait partout que le tour de Corse était très difficile. Rien ne nous y encourageait vraiment. Et finalement, on est tombé sur un blog de cyclistes débutants qui ont réalisé ce voyage. Ca nous a remotivé et on l'a effectué à notre tour en Juin dernier. Alors on s'est dit qu'il serait cool de partager notre expérience pour que plus de cyclistes débutants se lancent dans ce voyage magnifique. 😉
Choix roues de vélo pour voyage (26", 27,5" ou 29") English translation pending
Bonjour,
J'envisage l'achat d'un nouveau vtt avec lequel je pourrais aussi voyager sur route ou piste en europe ou à l'autre bout du monde... Le choix le plus judicieux semblait être un 26 pouces il y a 2 ans encore par rapport au 29" (robustesse, et facilité pour trouver des pièces de rechanges...) mais il tend maintenant à disparaître et ne sont disponibles qu'en bas de gamme... Le 29" serais maintenant un compromis pour trouver des pneus par exemples (équivalent au 700..), mais question robustesse le 27,5" serait plus judicieux... Qu'en pensez-vous? Les roues de 29" (ou 700...) serait elles beaucoup moins solides que les 27,5 ou 26 pour les pistes?
Seb
J'envisage l'achat d'un nouveau vtt avec lequel je pourrais aussi voyager sur route ou piste en europe ou à l'autre bout du monde... Le choix le plus judicieux semblait être un 26 pouces il y a 2 ans encore par rapport au 29" (robustesse, et facilité pour trouver des pièces de rechanges...) mais il tend maintenant à disparaître et ne sont disponibles qu'en bas de gamme... Le 29" serais maintenant un compromis pour trouver des pneus par exemples (équivalent au 700..), mais question robustesse le 27,5" serait plus judicieux... Qu'en pensez-vous? Les roues de 29" (ou 700...) serait elles beaucoup moins solides que les 27,5 ou 26 pour les pistes?
Seb
Liaison V7 - Concarneau à vélo avec enfant de 11 ans? English translation pending
Bonjour,
Je fais un voyage sur le canal Nantes-Brest avec mon fils (11 ans), et nous allons terminer notre périple soit sur Lorient (pour aller à l'ile de Groix), soit sur Concarneau (qui est tout de même très jolie!)
J'ai déjà reçu de bons conseils ici pour faire la liaison Hennenbont-Lorient, mais j'aurai le même souci si nous optons pour Concarneau, car le V7 s'arrête à 5-6km du centre-ville, et les routes semblent offrir ni piste cyclable, ni bordure.
Je scrute les cartes pour déterminer un itinéraire alternatif, par exemple, de passer par le Méros, puis passer en amont de la rivière sur la D22 pour passer par Kerose (en espérant trouver une place au camping - une autre question)..
Si quelqu'un connait bien ce soin, que dites vous de mon idée, en voyez vous une meilleure ?
Grand merci !
Je fais un voyage sur le canal Nantes-Brest avec mon fils (11 ans), et nous allons terminer notre périple soit sur Lorient (pour aller à l'ile de Groix), soit sur Concarneau (qui est tout de même très jolie!)
J'ai déjà reçu de bons conseils ici pour faire la liaison Hennenbont-Lorient, mais j'aurai le même souci si nous optons pour Concarneau, car le V7 s'arrête à 5-6km du centre-ville, et les routes semblent offrir ni piste cyclable, ni bordure.
Je scrute les cartes pour déterminer un itinéraire alternatif, par exemple, de passer par le Méros, puis passer en amont de la rivière sur la D22 pour passer par Kerose (en espérant trouver une place au camping - une autre question)..
Si quelqu'un connait bien ce soin, que dites vous de mon idée, en voyez vous une meilleure ?
Grand merci !
Nantes - Roscoff à vélo English translation pending
bonjour à tous,
après avoir suivi la loire en vélo de saint etienne à nantes l'an dernier, nous voudrions relier nantes à roscoff cet été.
nous avons découvert à la lecture d'un topo (la vélo route atlantique tome 1) qu'une grosse partie de l'itinéraire (entre mur de bretagne et morlaix) se fait sur des voies dédiées (bien!!!) mais non revêtues (moins bien...).
nous voyageons en famille, c'est à dire avec des remorques à deux roues, et nous voudrions savoir quelle est la largeur de ces chemins non revêtus (monotraces, chemins larges...).
les messages sur la bretagne à vélo sont nombreux sur le forum, mais je n'ai pas trouvé de réponse à ma question, alors si l'un ou l'une d'entre vous a des renseignements susceptibles de nous intéresser, nous sommes preneur.
sportivement,
arnaud, delphine, colin, noé et lia.
Débutants cyclo English translation pending
Bonjour,
Voilà quelque temps que je parcours les sites/forum de cyclos et je n'arrive pas à faire le tri dans les informations que je trouve. Nous sommes 2 et nous souhaiterions commencer le cyclo-tourisme, de façon tranquille. Commencer par des sorties de 2/3 jours avec des petites distances (max 60km/jours) pour augmenter progressivement. Pas de routes très accidentées (routes, velovoies, chemins).
Nous n'avons vraiment pas beaucoup de budget pour ce projet, donc impossible pour nous de mettre 500€ dans un vélo. J'ai vu beaucoup de forum où rien que le cadre coûterait 400€... Entre VTT, VTC, vélo de course je ne sais pas ce qui serait le plus adapté pour commencer et éventuellement faire évoluer progressivement le vélo au fil du temps, changement de pièces, etc.
J'ai vu qu'il était possible de partir d'une base "motobécane". Est-ce que des vélo de ce type correspondent ? http://www.leboncoin.fr/velos/478427724.htm?ca=8_s
Merci beaucoup si vous savez nous éclairer car je ne m'y retrouve plus. ^^
Mathilde
Voilà quelque temps que je parcours les sites/forum de cyclos et je n'arrive pas à faire le tri dans les informations que je trouve. Nous sommes 2 et nous souhaiterions commencer le cyclo-tourisme, de façon tranquille. Commencer par des sorties de 2/3 jours avec des petites distances (max 60km/jours) pour augmenter progressivement. Pas de routes très accidentées (routes, velovoies, chemins).
Nous n'avons vraiment pas beaucoup de budget pour ce projet, donc impossible pour nous de mettre 500€ dans un vélo. J'ai vu beaucoup de forum où rien que le cadre coûterait 400€... Entre VTT, VTC, vélo de course je ne sais pas ce qui serait le plus adapté pour commencer et éventuellement faire évoluer progressivement le vélo au fil du temps, changement de pièces, etc.
J'ai vu qu'il était possible de partir d'une base "motobécane". Est-ce que des vélo de ce type correspondent ? http://www.leboncoin.fr/velos/478427724.htm?ca=8_s
Merci beaucoup si vous savez nous éclairer car je ne m'y retrouve plus. ^^
Mathilde
La Loire à vélo d'Orléans à Nantes English translation pending
Bien le bonjours tout le monde !
Cette été moi et 3 de mes potes partons en voyage à la mer en empruntant l'eurovélo 6 qui longe la Loire de Orléans a Nante, j'ai regarder le trajet de l'eurovélo 6 sur le site de La Loire à vélo et je vois plein de portions avec voiture, sans voiture, de liaisons et tout le bordel ! Donc je voulais savoir si certains d'entre vous savent si c'est galère a suivre ou si au contraire c'est bien indiquer ?
Merci d'avance !
Cette été moi et 3 de mes potes partons en voyage à la mer en empruntant l'eurovélo 6 qui longe la Loire de Orléans a Nante, j'ai regarder le trajet de l'eurovélo 6 sur le site de La Loire à vélo et je vois plein de portions avec voiture, sans voiture, de liaisons et tout le bordel ! Donc je voulais savoir si certains d'entre vous savent si c'est galère a suivre ou si au contraire c'est bien indiquer ?
Merci d'avance !
Doute avec vélo, matériel et route (Amérique du Sud) English translation pending
Bonjour a tous,
Je m'apelle Adrià et je suis Catalan, donc, d'abord excusez moi pour mon Français. Et remerciez vous pour ce génial forum, je l'adore et je le lis habitiuallement A la fin de Septembre, ma copine et moi, nous allons voyager depuis Lima, direction sud, par la Bolivie, Chili et l'Argentine, peut etre par la Route panamericane, la Carretera Austral et la Ruta 40. C'est ne pas sur encore. Quelle est votre avis sur la route? Pour quelles routes ou pour quelles villes nous recomendez d'aller?
Deuxieme chose: j'ai un velo BH depuis 10 ans plus ou moins: http://www.milanuncios.com/bicicletas/bh-over-x.htm C'est un velo en Aluminium, pas très bonne, pas très lourde. Mais c'est une taille trop petite pour moi et aluminium, donc "plus facile a casser et plus dificil a souder.
Donc je suis en train de cercher un cadre d'acier, chromoly ou pareil. J'ai plusiers options: Cadre neuf chez Chainreaction: http://www.chainreactioncycles.com/es/es/ragley-piglet-2-2014/rp-prod90795
Soit acheter un velo vieux, c'est tres bon marche (entre 50 et 150e) pour velos des annes 90 d'acier chromoly ou pareil. Qui sont pas mal: Peugeot, Rockhopper, Alpinestars, Rockrider 520, etc.
Celui-la par exemple c'est parfaite pour moi!: http://www.segundamano.es/valencia/bici-de-montana-arrow-red-hot/a57158772
Je ne sais pas si c'est une idee fou d'acheter des velos vieux comme ça. Qu'est ce que vous pensez?
Sinon, ou acheter un cadre pas chèr?
Merci bien a tous,
Je suis très content de pouvoir participer dans ce forum.
Adrià
Je m'apelle Adrià et je suis Catalan, donc, d'abord excusez moi pour mon Français. Et remerciez vous pour ce génial forum, je l'adore et je le lis habitiuallement A la fin de Septembre, ma copine et moi, nous allons voyager depuis Lima, direction sud, par la Bolivie, Chili et l'Argentine, peut etre par la Route panamericane, la Carretera Austral et la Ruta 40. C'est ne pas sur encore. Quelle est votre avis sur la route? Pour quelles routes ou pour quelles villes nous recomendez d'aller?
Deuxieme chose: j'ai un velo BH depuis 10 ans plus ou moins: http://www.milanuncios.com/bicicletas/bh-over-x.htm C'est un velo en Aluminium, pas très bonne, pas très lourde. Mais c'est une taille trop petite pour moi et aluminium, donc "plus facile a casser et plus dificil a souder.
Donc je suis en train de cercher un cadre d'acier, chromoly ou pareil. J'ai plusiers options: Cadre neuf chez Chainreaction: http://www.chainreactioncycles.com/es/es/ragley-piglet-2-2014/rp-prod90795
Soit acheter un velo vieux, c'est tres bon marche (entre 50 et 150e) pour velos des annes 90 d'acier chromoly ou pareil. Qui sont pas mal: Peugeot, Rockhopper, Alpinestars, Rockrider 520, etc.
Celui-la par exemple c'est parfaite pour moi!: http://www.segundamano.es/valencia/bici-de-montana-arrow-red-hot/a57158772
Je ne sais pas si c'est une idee fou d'acheter des velos vieux comme ça. Qu'est ce que vous pensez?
Sinon, ou acheter un cadre pas chèr?
Merci bien a tous,
Je suis très content de pouvoir participer dans ce forum.
Adrià
Pointe Finistère à vélo pendant 15 jours début septembre English translation pending
Bonjour,
Nous avons dans l'idée, moi et ma fiançée, de faire la pointe Finistère à vélo pendant 15 jours début Septembre. J'ai acheté le livre 'le tour de la Bretagne à vélo vol. 2 par la côte de Roscoff à Quimperlé" car c'est exactement le tracé que nous voudrions emprunter. Voilà la base😉😉 Maintenant grosse question sur l'embarcation. Nous avons deux vieux vélos de course : Le mien est un Peugeot (cf Photo) et celui de ma fiancée un motobécane (cf photo). Tout d'abord peut-on en faire quelque-chose? C'est à dire l'équiper en vélos de randonnées? Je suis en train de regarder à droite à gauche comment les équiper. J'ai déjà acheté une selle Brooks b17. Je suis en train de regarder comment monter des portes bagages (manque oeillets sous la selle) et comment les chausser (Scwhalbe Marathon Plus). Enfin bref, faut-il mieux partir sur des VTC d'occas, plutôt que d'équiper ces vieux vélos?
Merci
Guilly
Nous avons dans l'idée, moi et ma fiançée, de faire la pointe Finistère à vélo pendant 15 jours début Septembre. J'ai acheté le livre 'le tour de la Bretagne à vélo vol. 2 par la côte de Roscoff à Quimperlé" car c'est exactement le tracé que nous voudrions emprunter. Voilà la base😉😉 Maintenant grosse question sur l'embarcation. Nous avons deux vieux vélos de course : Le mien est un Peugeot (cf Photo) et celui de ma fiancée un motobécane (cf photo). Tout d'abord peut-on en faire quelque-chose? C'est à dire l'équiper en vélos de randonnées? Je suis en train de regarder à droite à gauche comment les équiper. J'ai déjà acheté une selle Brooks b17. Je suis en train de regarder comment monter des portes bagages (manque oeillets sous la selle) et comment les chausser (Scwhalbe Marathon Plus). Enfin bref, faut-il mieux partir sur des VTC d'occas, plutôt que d'équiper ces vieux vélos?
Merci
Guilly
Bagages avec Icelandair (vélo) English translation pending
Bonjour,
Icelandair France étant fermé le week end, j'aurais besoin d'une réponse pour ce jour. J'ai un doute, donc si quelqu'un pourrait m'aider...
J'ai un billet d'avion Icelandair pour l'aller en Economy Confort, donc j'ai le droit en bagage en soute à 2 bagages de 23kg maxi et j'ai aussi stipuler que j'aurai un vélo, soit 28€ en plus que l'on paye au guichet à l'embarquement.
Ma question est : est ce que le vélo est compris dans les 2 bagages initiaux? En clair, ai je le droit d'avoir 2 valises + 1 vélo ou 1 valise + 1 vélo.
Merci.
Icelandair France étant fermé le week end, j'aurais besoin d'une réponse pour ce jour. J'ai un doute, donc si quelqu'un pourrait m'aider...
J'ai un billet d'avion Icelandair pour l'aller en Economy Confort, donc j'ai le droit en bagage en soute à 2 bagages de 23kg maxi et j'ai aussi stipuler que j'aurai un vélo, soit 28€ en plus que l'on paye au guichet à l'embarquement.
Ma question est : est ce que le vélo est compris dans les 2 bagages initiaux? En clair, ai je le droit d'avoir 2 valises + 1 vélo ou 1 valise + 1 vélo.
Merci.
Forfait bagage vélo avec correspondance English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois un voyage au Chili-Bolivie, ma question est toute simple :
Les vols incluent souvent 2 correspondances, avec des compagnies différentes. Paye t-on une seule fois la franchise bagage vélo ? Et dans ce cas, sur base de quelle compagnie est-elle calculée ?
Oui paye t-on le nombre de franchise X le nombre de vols ? Et dans ce cas le budget explose littéralement ?
Merci
Oui paye t-on le nombre de franchise X le nombre de vols ? Et dans ce cas le budget explose littéralement ?
Merci
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine)
Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.
Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.
Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.
Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...
Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !

Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.
Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.
Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !


Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora
Tour de Bourgogne à vélo août 2014 au départ de Liège (Belgique) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je souhaiterais avoir des infos pour un tour de Bourgogne à vélo. En fait j'habite à Liège en Belgique et j'aimerais cette année faire le tour de Bourgogne vers le début du mois d’août. Il est fort possible que je prenne le train pour se rendre à la Bourgogne et à partir de là je commence mon périple. Est ce que quelqu'un sera m'aider en me filant des infos pratiques, circuits, logements, lieux à visiter, météo....
Merci d'avance à vous toutes et tous.
Moussafir (Habib)
Je souhaiterais avoir des infos pour un tour de Bourgogne à vélo. En fait j'habite à Liège en Belgique et j'aimerais cette année faire le tour de Bourgogne vers le début du mois d’août. Il est fort possible que je prenne le train pour se rendre à la Bourgogne et à partir de là je commence mon périple. Est ce que quelqu'un sera m'aider en me filant des infos pratiques, circuits, logements, lieux à visiter, météo....
Merci d'avance à vous toutes et tous.
Moussafir (Habib)
La Loire à vélo: laisser la véhicule à Olivet English translation pending
Bonjour à tous!
Le mois prochain nous faisons la Loire à vélo en partant du camping d'Olivet. Nous cherchons quelqu'un à Olivet qui voudrait bien garder notre véhicule pendant notre périple. L'idéal serait de le stocker dans une grange ou un hangar pour qu'il soit à l'ombre car nous voulons laisser des affaires à l'intérieur. D'avance un grand merci pour votre aide!!
Le mois prochain nous faisons la Loire à vélo en partant du camping d'Olivet. Nous cherchons quelqu'un à Olivet qui voudrait bien garder notre véhicule pendant notre périple. L'idéal serait de le stocker dans une grange ou un hangar pour qu'il soit à l'ombre car nous voulons laisser des affaires à l'intérieur. D'avance un grand merci pour votre aide!!
La transchaco (route 9) à vélo? English translation pending
En voyage a vélo en am du sud pour un temps indéfini‚ actuellement au perou ‚ j aimerais avoir des renseignements sur la transchaco du Paraguay qui part de la frontière avec la Bolivie jusqu'à ascension. Je crois que c'est plus de 800 km de tout droit tout plat (pour changer des Andes). La route est elle praticable a vélo? Y a til des villages sympa pour se ravitailler et se loger? Cela vaut il le coup sachant que j ai peut être en tête de remonter le Brésil par la suite.
Merci de vos infos!
Loic
Quelle remorque à vélo enfant choisir en 2014? English translation pending
Bonsoir
Je pense que certains vont s'offusquer en se disant encore un sujet sur les remorques, mais je ne trouve rien sur des remorques récentes. Il y a quelques années, la Chariot Captain XL semblait faire l'unanimité (même si elle avait aussi ses défauts). Mais aujourd'hui, Thule a repris ce modèle et est il toujours aussi efficace? Je n'ai pas trouvé d'avis d'utilisateur de cette remorque Thule sur internet.
Sinon, quelle remorque avez vous en 2014?
Au niveau utilisation, je cherche une remorque biplace, étanche, avec un coffre de rangement et des suspensions, pouvant aller aussi sur chemins.
Merci de vos réponses
Je pense que certains vont s'offusquer en se disant encore un sujet sur les remorques, mais je ne trouve rien sur des remorques récentes. Il y a quelques années, la Chariot Captain XL semblait faire l'unanimité (même si elle avait aussi ses défauts). Mais aujourd'hui, Thule a repris ce modèle et est il toujours aussi efficace? Je n'ai pas trouvé d'avis d'utilisateur de cette remorque Thule sur internet.
Sinon, quelle remorque avez vous en 2014?
Au niveau utilisation, je cherche une remorque biplace, étanche, avec un coffre de rangement et des suspensions, pouvant aller aussi sur chemins.
Merci de vos réponses
Balades à vélo depuis Vlissingen (Pays-Bas) English translation pending
Bonjour,
Nouveau sur ce forum, je souhaiterais avoir des suggestions de ballades à vélo depuis Vlissingen, avec retour chaque soir à l'hôtel.
Nous y serons la troisième semaine de juillet 2014. On ne connaît pas du tout la région.
Merci d'avance pour toutes vos informations.
Reda
Merci d'avance pour toutes vos informations.
Reda
Cabot Trail à vélo fin août (Nouvelle-Écosse) English translation pending
Bonjour ! Je pense aller faire la Cabot Trail vers la fin août. Est-ce que quelqu'un à des conseils à me donner à ce sujet ?
- J'aimerais faire une boucle dans le Cap Breton... dans quel sens est-il préférable de la faire ? Et combien de km cela représente-t-il ?
- Connaissez-vous des campings le long de la route et des endroits intéressants à visiter ?
Merci !
- J'aimerais faire une boucle dans le Cap Breton... dans quel sens est-il préférable de la faire ? Et combien de km cela représente-t-il ?
- Connaissez-vous des campings le long de la route et des endroits intéressants à visiter ?
Merci !
Matériel en randonnée à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Puisque je constate que de nombreux débutants (et bienvenue à eux) s'interrogent sur le matériel et comment le transporter, voici mon expérience (ce n'est pas la bible mais une bonne source d'inspiration) :
3 parties : sacoches, porte-bagages, sac à dos.
Avantage majeur : tous les oeufs ne sont pas dans le même panier, en cas de vol. - Petites sacoches arrière : (premier prix chez décath) 1) matos cuisine et 3 repas dans boite étanche, 1 l d'eau tjs dispo 2) matériel divers :confort camping (jerrican, éclairage jardin, hamac, canne à pêche, chaussures de rechange, etc...) - Porte-bagages : la tente et le sac de couchage. - Sac à dos : vêtements (1 polaire, 1 pantalon, 2 caleçons, 2 chaussettes, 1 short, 1 chemise, 1 t-shirt) et matériel de secours (dont rhum, corde, couverture de survie, nourriture, couteau, maglight et pharmacie, le tout ensemble dans la même sous-pochette ceinturable). - pochette avant : portefeuille, cartes, jumelles, boussole, etc... Vitesse moyenne 14 km/h sur chemins avec un vélo Lapierre 14 kilos à vide. Grimpettes en danseuses sans problème, mais attention l'arrière chasse sur graviers ou sous la pluie.
Bonne route, Joris.
Puisque je constate que de nombreux débutants (et bienvenue à eux) s'interrogent sur le matériel et comment le transporter, voici mon expérience (ce n'est pas la bible mais une bonne source d'inspiration) :
3 parties : sacoches, porte-bagages, sac à dos.
Avantage majeur : tous les oeufs ne sont pas dans le même panier, en cas de vol. - Petites sacoches arrière : (premier prix chez décath) 1) matos cuisine et 3 repas dans boite étanche, 1 l d'eau tjs dispo 2) matériel divers :confort camping (jerrican, éclairage jardin, hamac, canne à pêche, chaussures de rechange, etc...) - Porte-bagages : la tente et le sac de couchage. - Sac à dos : vêtements (1 polaire, 1 pantalon, 2 caleçons, 2 chaussettes, 1 short, 1 chemise, 1 t-shirt) et matériel de secours (dont rhum, corde, couverture de survie, nourriture, couteau, maglight et pharmacie, le tout ensemble dans la même sous-pochette ceinturable). - pochette avant : portefeuille, cartes, jumelles, boussole, etc... Vitesse moyenne 14 km/h sur chemins avec un vélo Lapierre 14 kilos à vide. Grimpettes en danseuses sans problème, mais attention l'arrière chasse sur graviers ou sous la pluie.
Bonne route, Joris.
Traversée du Kirghizistan à vélo et en courant! English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars dans deux petites semaines pour traverser le Kirghizistan à vélo et en courant ! 1600 km sur 40 jours où chaque jour, j'alternerai course à pied et vélo 🙂
Un défi sportif, ponctué d'un tas de rencontres qui me serviront à réaliser des petits reportages sur la fascinante culture Kirghize.
Pour m'encourager et me suivre : c'est par ici, sur ma page Facebook https://www.facebook.com/...ortoletto.adventurer
Merci !!!
Merci !!!
Le Monténégro à vélo (mai 2013) English translation pending
LE TOUR DU MONTENEGRO A VELO
SAMEDI 26 MAI 2013. Nous arrivons à l’aéroport de Dubrovnik avec 8 heures de retard sur l'horaire prévu. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .
DIMANCHE 26 MAI 2013
1ére ETAPE DUBROVNIK- GRAHOVO 94 km
7:30 Nous quittons l'aéroport, le ciel est couvert, l'air est frais, il nous faut trouver une cache pour y laisser nos sacs à vélo afin de les récupérer la semaine suivante. Un fourret derrière un local poubelle fera l'affaire. Nous prenons la route en direction du Monténégro.
Nous sommes à 7km de la frontière Croato-Monténégrine , sur une petite route longeant le littoral, la campagne est déserte, quelques vaches meuglent, la route est humide, beaucoup de cyprès dans les bois de végétations maritimes de pins, chênes et feuillus. On roule lentement, une belle maison en pierre avec des encadrements de fenêtres fait de pierres monolithiques attire notre attention.
9:30 Nous sommes en vue des côtes du Monténégro, la mer Adriatique est à notre droite, les versants de ses collines sur notre gauche justifient l'origine du nom. Nous faisons une photo souvenir sur la frontière.
Nous assistons à des premier spectacles de désolation, un bateau de plaisance d'une bonne dizaine de mètres de long brûle d'une fumée noire juste en dessous de nous, dans la baie de Herceg Novi. Les gens sont sur le bord de la route et les sirènes des pompiers se font entendre rapidement.
Surpris par un dos d'âne à l'entrée de Igalo, je négocie mal son franchissement et hop ...une sacoche se décroche et je la traîne sur quelques mètres. Rien de grave. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour réparer sous la tonnelle d'un restaurant fermé. Nous profitons pour faire un café et se protéger de la pluie torrentielle pendant un bonne demi heure.
Sur la plage de Igalo, les petites gargottes de restaurant et boutiques de souvenir sont alignés face à la mer un peu désaffectés et mal organisés mal entretenue , en arrière plan un hideux bâtiment vétuste et anachronique rappelle la politique de l'ancien régime. Le soleil semble refaire son apparition , il est midi , la mer est calme et les fond de sable laisse apparaître une eau turquoise.
Plus loin on peux constater que la loi littorale si elle existe et bafouée . Les constructions sont édifiées directement sur la plage voire sur des terres pleins gagnés sur la mer , au détriment des petites maisons traditionnelles des pêcheurs.
La petite route littorale qui longe la mer entre HERCEG NOVI et BIJELA est une pure merveille , quasiment pas de voiture , la route est à quelques mètres de l'eau et bordée par une successions de petites maisons pittoresques dans laquelle parfois s'incruste des bâtiments plus cossus. Puis des cargos rouillés portant des noms illisibles en caractères cyrilliques apparaissent rappelant que Bijéla est connu pour son activité de chantier naval de démantèlement.
Pour éviter les nombreux tunnels qui équipent la route qui relie DONJI MORINJ à GRAHOVO nous préférons pousser notre route jusqu' à RISAN pour emprunter la petite route sinueuse qui quitte le rivage . Par une enfilade de lacets nous gagnons de l'altitude pour retrouver la route principale 2km avant GRKAVAC. De là haut s'ouvre une vue splendide sur la baie de KOTOR..
Nous faisons une halte dans une petite bourgade où seul l'existence d'un bar peut laisser croire à une présence humaine. Un poêle à bois au milieu de la pièce réchauffe l'ambiance de ce vieux bâtiment qui a certainement connu la guerre Austro-Hongroise . Le patron nous explique tant bien que mal qu'elle avait été incendiée par des tirs de mortier provenant des batteries postées sur les montagnes qui l'entourent .
Arrivés à GRAHOVO , des enfants nous proposent d'installer notre tente dans leur pré, mais à l'arrivé du père portant le prénom de NEDJO , il leur est ordonné de transporter notre tente jusqu'au jardin de la maison , puis devant la pluie menaçante , le papa nous propose de nous installer sur le canapé , ce que nous ne pouvons refuser. En compagnie de sa femme DRAGANA , de ses garçons FILIPO et ...et d'un ami de la famille nommé MARKO, maîtrisant correctement l'Anglais. Nous pouvons ainsi franchir la barrière de la langue . 21:41 DRAGANA met sur la table des assiettes garnies de jambon de fromage et de pain . L'ensemble de ces mets est fabriqué par ses soins. Nous passons une excellent soirée.
LUNDI 27 MAI 2013. 2 eme ETAPE GRAHOVO-GRAVNAK 95 km
9:16 Nous avons passer la nuit dans la maison de la famille, heureusement car il a plu toute la nuit et il a fait froid . Après un petit déjeuner de jambon cru et de fromage maison , DRAGANA nous a proposé d'aller visiter un monument commémoratif des victimes de la guerre de 1939-1945 . Une imposante sculture de bronze domine la plaine , perchée au sommet d'une bute d'une vingtaine de mètres de hauteur. La sculture symbolise le mécanisme de la guerre par un roue crantée broyant des soldats devancée par un chef marchant d'un pas ferme. Plus bas , un alignement de cube de béton sur lesquels sont indiqués les noms et identités des victimes . Vers 9h30 nous reprenons la route en direction de NICKSIC.
9:51 On quitte GRAHOVO par l'ancienne route , c'est une petite route de 2,50 de large environ , revêtue d'un vieil asphalte , fissuré, délavé. La végétation est basse , surmontée d'une forêt de chênes verts et de pins. Quelques prés alternent avec des pinèdes . C'est super agréable , des rayons de soleil traversent l'épaisse couche de nuages. C'est hyper paisible. Des roches calcaires affleurent du sol , nous traversons une zone karstique , phénomène géologique façonné par l'érosion qui permet à l 'eau de pluie de s'infiltrer dans le sous sol et de dissoudre la roche créant ainsi des dépressions à fonds herbeux. Le relief s'en trouve désordonné avec une succession de crêtes et de vallées.
10:16 Nous accédons au col OSJECENICA à 990 m d'altitude , sur la gauche de la route un bûcheron et une jeune fille fendent des bûches de hêtre. Il utilise une fendeuse hydraulique . En arrière plan sous la couche de nuages on aperçoit les cimes enneigées du massif du DURMITOR qui culminent à 2550 m d'altitude.
Plus loin, on prend une route secondaire sur la droite marquée par un obélisque à côte duquel flotte en haut d'un mât l'étendard du Monténégro , rouge bordé de Jaune frappé d'un aigle bicéphale qui nous permet d'abandonner la route principale .
10:41 Ce petit raccourcie entre le col et la route de NICKSIC est un véritable ruban d'asphalte bordé de muret de pierres sèches , jalonné chaque mètre de bornes en pierres monolithiques garantissant la sécurité en bordure d'a pic.
12:52 Nous faisons une pause café au bord de la route , à un point de vue dominant le lac SLANSKO parsemé de petits îlots et de zones de marécages , au loin la ville de NICKSIC et le contrefort montagneux que nous gravirons dans l'après midi.
13:54 A l'approche de la ville , nous quittons la route pour accéder à une digue qui barre le lac SLANSKO , repère de pêcheurs, alignés sous une forêts de cane à pêche s'adonnant à leur passe temps favori. Puis nous longeons le canal par une petite route en pied de collines avant de reprendre une digue surélevée, sur le côté de la digue , en contre bas les pieds des arbres sont inondés par l'importante présence d'eau en cette saison.
16:13 Nous quittons NICKSIC après avoir visiter la boutique de Marko rencontré la veille et pris un repas dans un petit restaurant où nous avons goutter une spécialité Monténégrine appelée ....Sur le bord de la route nous découvrons un panneaux indiquant la direction de .....CUDJE sur lequel figure un skieur ce qui veut dire que nous dirigeons vers les hauteur , il nous faut gravir 1000 m de dénivelé cet après midi et on annonce des températures froides en montagne.
Nous accédons à des grands plateaux herbeux , de grands pâturages, avec quelques chalets en construction et des maisons abandonnées, les plateaux sont immenses parsemés de grands affleurements de roche blanche et au loin sur notre droite se dégagent des sommets enneigés .Nous atteignons le point culminant de notre périple à 1500 m avant d'amorcer une longue descente humide dans la forêt sur 12 km pour aboutir au village SAVNIK. Il commence à faire nuit , il est prés de 19h30 , nous apercevons après 400 m de négatif avant le village de GRAVNAK , sur le contrefort d'un pré une grange donc la toiture semble en bon état. Nous décidons de quitter la route , traversons le pré pour dégager la porte d'accès du panneaux de bois qui l'encombre . Le sol est recouvert d'une épaisseur de foin frais et propre , les murs en pierre sont en bon état , un solivage bois au dessus de nos têtes est encombré de vieux meubles et de vieux objets poussiéreux . On en descend 2 chaises qui nous permettront d'améliorer notre confort .Ce sera notre campement pour la nuit , sec et accueillant. Bien à propos après une descente congelante.
MARDI 28 MAI 3 eme ETAPE GRAVNAK – KORNADOBRILOVINA 75 km Le matin nous reprenons la descente d'une belle route sinueuse , en lacet au travers de la forêt , le soleil est au rendez vous , l'air est moins frais . On descend vers le fond de vallée de la riviére BUKOVICA ou se trouve le village de SAVNIK qui a la particularité d' être le carrefour de 4 vallées. Nous y trouvons une station service ou nous profitons de regonfler nos pneus à une pression adaptée aux routes que nous utilisons. Patricia constatera la différence. 10:13 De las nous prenons un ancienne route à flan de vallée en direction de TUSINIA. La route domine un cours d'eau et recoupe une succession de canyon profond donc celui de Djilela. 11:48 Plus loin la chute d'eau de SKAKAVAC d'une cinquantaine de mètres de haut arrose l'enrobé de la route , puis le voile d'une cascade anime la paroi opposée.
13:47 Nous faisons halte à TUSINIA où nous rencontrons Philippe MARTIN , un canadien qui parcours l'Europe à vélo , un personnage de bande dessinée au look excentrique. Aventurier insouciant , courageux mais expérimenté nous inspectons son matériel avec étonnement. Le canard sonore sur le guidon achève notre stupéfaction. Nous passons avec lui un moment sympathique , il nous explique son parcours et son aventure . Nos directions étant opposées , nous échangeons des informations sur nos routes respectives.
15:23 Après une ascension de 600 m sur une quinzaine de kilomètres , nous arrivons en limite du parc national du DURMITOR Les sommets enneigés , les glaciers éternels sont merveilleux . La route monte lentement , desserte , isolée , quasiment pas de voiture, des étendues d'herbe à perte de vue sur lesquelles se perdent quelques lacs d'altitude. Un petit coin de paradis isolé du monde.
15:55 Le ruban d'asphalte se déroule sous nos roues, un pur bonheur , nous roulons poussés par le vent dans une légère pente , la vitesse grise nos sensations. Un épervier survole nos têtes et suit notre progressions , comme s'il n'avait jamais vu des randonneurs ...merveilleux.
16:07 La route descend lentement au travers d'une forêt sapin, une odeur de résine se dégage des branches cassées par le poids des récentes neiges. Nous accédons à une grande plaine déboisée avec quelques maisons rustiques , simples, sobres avec des toiture de bois en forte pente . La bourgade dispersée laisse apparaître des remorques agrumiéres , des tracteurs preuves d' une activité forestière. De vielles maisons de bois délavé se succèdent , probablement les plus anciennes du coin avant de laisser place à un bar et une épicerie ou nous faisons nos provisions pour la soirée.
16:21 Tu vas pas pisser ici , tu peux rouler un peu quand même , regarde y a des gens à la fenêtre....
17:31 Un grand pont enjambe la rivière TARA , à 46 km de MOJKOVAC , le pont est très haut , succession de grande arches prenant appuis sur de grande piles en béton. A son extrémité en rive nord , une grande paroi verticale plonge vers le fond du canyon environ 120 m plus bas .
19:33 On quitte la route à KORNADOBRILOVINA pour traverser un long pré égayé par une multitude de petites fleurs jaunes et installer le bivouac sous un bosquet de tilleuls dominant une profonde pente boisée plongeant sur la rivière TARA . Nous sommes isolé de la route par un monticule de bloc de rocher recouvert de végétation et de mousse , en face de nous des falaises de granite s'élèvent vers le ciel .
MERCREDI 29 MAI 4 eme ETAPE KORNADOBRILOVINA – KOLASIN 61 km Puis liaison en train jusqu’ à PODGORICA
8:06 Nous partons en direction de MOJKOVAK , il fait bon , le temps est sec. On est parti ce matin le ventre vide , juste après un petit café, plus de pain, plus de biscuit , on devrait retrouver la ville dans une vingtaine de kilomètres .
9:04 En contre bas de la route , une petite maison de pierre et quelques dépendances attirent notre attention. Devant une femme en noir ratisse une herbe fraîchement coupée. Nous décidons de descendre à sa rencontre pour lui demander de l'eau. Très rapidement la dame nous invite à visiter sa maison. Elle nous montre la fabrication du « fitou » , un plat traditionnel semblable à une tourte roulée contenant du fromage et du vert de poireau. Puis elle dresse une table pour le petit déjeuner avec fromage, jambon, pain et café « turc » puis yaourt maison. Moment exceptionnel de convivialité.
9:51 La route abandonne le bord de la rivière du côté de BRISTRIKA pour rentrer dans un talweg bordée d'un forêt d'immenses cèdres, bouleaux , hêtres et aulnes dont certains atteignent 30 à 40 de haut et déboucher à l'altitude de 950 mètres sur un point de vue au dessus de la vallée de TARA. Le point de vue est splendide.
9:54 Le canyon de TARA constitue un axe routier majeur qui relie la Serbie au littoral du Monténégro et au sud de la Croatie.
11:39 Nous nous arrêtons à la gare de MOJKOVAK dans l'espoir de prendre un train vers le sud et ainsi récupérer la demi journée perdu à notre arrivée. Malheureusement le prochain train passera enfin de journée vers 18h30. Un train de convoyage de véhicule FIAT fabriqués en Serbie s'arrête en gare . Les voitures sont destinés au marché Français, Italien et Canadien. Après un petit repas , nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à KOLASIN.
14:13 Une passerelle suspendue enjambe la TARA, Nous l'empruntons puis suivons une route à travers les champs pour couper la monotonie de la route principale.
A KOLASIN nous faisons étape dans un bar pour se détendre et recharger les batteries des appareils photo et GPS. Puis nous rejoignons la gare sur les hauteurs de la ville. A 18h05 un train entre en gare. Nous y montons encombré par nos vélos. A bord nous discutons avec des locaux du parcours touristique qu'emprunte le train , ils nous expliquent avec joie les intérêts de cette ligne qui traverse la viaduc ferroviaire le plus haut du monde et longe l'impétueuse MORACA dont les eaux turquoises offrent un contracte saisissant avec les roches grises des montagnes qui la bordent.
18:58 Nous quittons avec hâte PODGORICA pour trouver un lieu de campement dans les champs loin de la ville. Il a beaucoup plu et les chemins de campagne sont encombrés de trou d'eau . Nous franchissons un grillage avachi pour accéder à une zone herbeuse au milieu d'un ancien verger. La fatigue aidant la soirée sera courte.
JEUDI 30 MAI
4 eme ETAPE PODGORICA – KOTOR 74 km
Nous quittons notre campement de bonne heure. Après quelques kilomètres, se sentant menacés par la pluie nous nous arrêtons sous tente d'une épicerie pour prendre notre petit déjeuner fait de jambon , tomate et café. Nous reprenons notre route après l'orage.
9:18 Nous avons sorti les imperméables et Kways, les sacs en plastique pour protéger les sacoches. Mais une erreur de parcours , nous a conduit à DANILOVG RAD ce qui nous impose une boucle supplémentaire d'une vingtaine de kilomètres. Nous rectifions notre trajectoire en utilisant une petite route passant par CEVO.
10:00 A ZAGARAC , nous demandons de l'eau dans une ferme. 4 ou 5 cochons se chamaillent dans la cour alors que quelques poules picorent et tentent d'entrer dans la maison par la porte grande ouverte. Nous présentons nous bouteilles vides au maître de maison pour lui faire comprendre que nous avons besoin d'eau. Moins de 5mn plus tard nous sommes attablés , une assiette garnie et un verre de café à disposition. Je préfère goutter son vin de cerise dont il nous mime la recette accompagnée d'exclamation très explicite. Nous repartons 45 mn plus tard bluffés par la gentillesse de nos hôtes.
14:27 Nous quittons CEVO après l'orage sous un ciel épuré. La petite route serpente dans les collines déboisées par un récent incendie , les chênes reprennent vie malgré leurs troncs squelettiques et noircis.
17:10 Nous rejoignons l' embranchement montant vers le col de la route « serpentine » qui relie CETINJE à KOTOR. Elle zigzague sur les derniers hectomètres entre les rochers avant de basculer à 1000 m d'altitude vers les villages de ERAKOVICI et RAICEVICI ;
18:25 Nous amorçons la descente de la route « serpentine » en direction de KOTOR. Après la bifurcation menant au mausolée NJEGOSEV , un panorama exceptionnel sur la côte Adriatique et la baie de KOTOR s'ouvre devant nous. Un peu plus bas sur notre gauche , une immense grotte en forme de cathédrale taillée par l'érosion dans le rocher termine sa voute par une fenêtre vers le ciel d'où s'engouffre le ruissellement d'un torrent. L'eau s'écoule sur la roche jusqu' à l'extérieur avant de se perdre dans un aqueduc sous la route .
20:12 Du bivouac , la vue est époustouflante. Sur la gauche la péninsule LUSTICA sépare l'Adriatique de la baie d' HERCEG NOVI . En dessous de nous la mer s'effrange autour de l' î'le SV MARKO, la montagne de TIVAT encerclée par la route du littoral couvre de son ombre les pistes de l'aéroport , un bateau quittant le mouillage trace dans la baie de KOTOR un axe d'écume blanche. Au fond un soleil rougi se couche entre le massif du DURMITOR et un épais matelas de nuages noirs.
VENDREDI 31 MAI 5 eme ETAPE KOTOR - DUBROVNIK 104 km
7:58 La nuit a été mouvementée , un terrible orage a éclaté au dessus de notre tente. Les éclairs, et le tonnerre nous ont réveillé à plusieurs reprises . Au matin , le ciel est nuageux et le soleil alterne avec quelques gouttes de pluie. 8:30 Nous quittons le bivouac pour descendre la route « serpentine » qui décompte 31 virages accrochés à la pente au dessus de la baie de KOTOR. En bas de la pente nous décidons pour accéder à la ville médiévale de contourner la presqu'île de TIVAT en passant par MRCEVAC où nous faisons des achats pour le petit déjeuner. Sur un banc face à la mer sur les quais du petit port de TIVAT nous avalons pain, charcuterie et fromage qui ont constitué l'essentiel de notre alimentation durant la semaine. A l'extrémité de la presqu'île , au niveau de l'embarcadère qui permet de regagner l'autre rive du détroit de LEPETANI la chaussée est très étroite et longe le quai où se trouve des petits ports privatifs. Nous continuons cette promenade au bord de l 'eau pour découvrir au bout de quelques kilomètres après une enfilade de jolies maisons de pierre, nichée au fond de sa baie la ville de KOTOR dominée par la majestuosité de sa citadelle.
A notre gauche la célèbre GOSPA OD SKRUPLJE, sur son îlot artificiel face au village de PERAST blotti au bas d'un couloir d'éboulis.
L 'après midi est consacré à la visite de KOTOR , après un repas dans un restaurant de la place centrale. Puis visite de la citadelle perchée à 260 m de hauteur , accessible par une interminable ascension de 1426 marches . La vue offerte de ses murs est splendide avec d’un côté les bouches de Kotor et de l’autre le massif du Lovcen.
17:30 Nous décidons de mettre un terme à notre voyage, pour cela il nous faut regagner l'aéroport de DUBROVNIK distant de 70 km environ . Il est 17h30 et la météo n'est pas encourageante. Deux options s 'offrent à nous : Contourner la baie de KOTOR en passant par PERAST où utiliser le bac à LEPETANI pour traverser le détroit et gagner 1h30 environ de temps de parcours. La deuxième option nous semble plus judicieux . 18:30 Nous embarquons donc sur le ferry où voitures particulières et bus touristiques se côtoient. 19:07 Nous longeons le bord de mer au niveau de BIJELA, à notre gauche les paquebots aperçus une semaine plus tôt ont été amputé d'au moins ¼ de leur longueur , le sifflements des postes de découpage se propagent jusqu'à nos oreilles....en arrière plan STIROVNIK domine du haut de ses 1748 m la baie de TIVAT. 20:30 Nous approchons de HERCEG NOVI par la route inverse qui une semaine plutôt nous menait vers la découverte. Le ciel noir et orageux au dessus des collines CROATE face à nous envisage rien de bien bon. Aussi nous décidons de nous arrêter et de nous préparer à affronter l'orage. A HERCEG NOVI, trempés nous nous arrêtons sous le porche de La Poste pour faire une pause en attendant que la pluie cesse.
Puis nous repartons dans la nuit et sous la pluie , zig-zaguant entre les flaques, avec l'espoir de regagner rapidement la frontière. Nous atteignons le poste de contrôle après une longue « double voie » à forte inclinaison. Une grande voûte de tôle et des panneaux indicateurs nous invitent à présenter nos passeports au douanier éberlué par notre présence tardive, frontale sur le casque.
« 15 km » répond le douanier à ma question visant à connaître la distance restant à parcourir pour regagner l'aéroport de DUBROVNIK. Quelques centaines de mètres plus loin , nous franchissons le poste CROATO-MONTENEGRIN sous un déluge de grêlons provoquant un vacarme infernal sur la toiture métallique.
Les quelques kilomètres restant relèvent de l 'anecdote sauf qu'il fait nuit , il pleut , Patricia me suit à quelques dizaines de centimètres , nous roulons à 25 km par heure environ guidés par la bande blanche limitant le bord de la chaussée , elle reçoit en pleine face les projections de ma roue arrière sans broncher. Dans la pénombre et à la lueur de sa frontale dont la pile est à bout de souffle elle ne peux discerner les éventuels obstacles , et pourtant pas un mot , pas une pleinte , comme si la difficulté était son bien être... Chapeau Patoune. 22:45 Nous franchissons les portes coulissantes du hall de l'aéroport. Nous nous installons sur les mêmes fauteuils qui 6 jours plutôt nous accueillaient pour une aventure inconnue. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .
NOS RENCONTRES « VELO SACOCHES »: A BAOSICI: Il est parti de la république TCHEQUE , a fait le tour de BALKAN en 2 mois et était sur la route du retour. A DORJI MORINJ: Il s'appelle BERNARD, il est Normand , il est parti d'Italie , via la Turquie , l'Albanie, il poursuivait sa route vers la Croatie , la Serbie, l'Autriche, la Suisse , puis la France pour rejoindre sa famille en Normandie. A TUSIANA : Nous avons croisé Philippe MARTIN, Canadien qui a rejoint l' Angleterre en avion puis l' Espagne en bateau pour prendre la route à vélo en février , traverser la France , la Suisse, l 'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Serbie , le Monténégro. Il se dirigeait vers la Croatie et vers d'autres destinations qu'il ignorait lyui même.. A ZANIVJ: Elle était fraîche et pomponnée , athlétique et venait des Pays Bas , elle était partie de BOSNIE et comptait rallier Athènes. Depuis 8 jours sur la route , elle comptait voir le Mont Olympe en 6 jours.
SAMEDI 26 MAI 2013. Nous arrivons à l’aéroport de Dubrovnik avec 8 heures de retard sur l'horaire prévu. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .
DIMANCHE 26 MAI 2013
1ére ETAPE DUBROVNIK- GRAHOVO 94 km
7:30 Nous quittons l'aéroport, le ciel est couvert, l'air est frais, il nous faut trouver une cache pour y laisser nos sacs à vélo afin de les récupérer la semaine suivante. Un fourret derrière un local poubelle fera l'affaire. Nous prenons la route en direction du Monténégro.
Nous sommes à 7km de la frontière Croato-Monténégrine , sur une petite route longeant le littoral, la campagne est déserte, quelques vaches meuglent, la route est humide, beaucoup de cyprès dans les bois de végétations maritimes de pins, chênes et feuillus. On roule lentement, une belle maison en pierre avec des encadrements de fenêtres fait de pierres monolithiques attire notre attention.
9:30 Nous sommes en vue des côtes du Monténégro, la mer Adriatique est à notre droite, les versants de ses collines sur notre gauche justifient l'origine du nom. Nous faisons une photo souvenir sur la frontière.
Nous assistons à des premier spectacles de désolation, un bateau de plaisance d'une bonne dizaine de mètres de long brûle d'une fumée noire juste en dessous de nous, dans la baie de Herceg Novi. Les gens sont sur le bord de la route et les sirènes des pompiers se font entendre rapidement.
Surpris par un dos d'âne à l'entrée de Igalo, je négocie mal son franchissement et hop ...une sacoche se décroche et je la traîne sur quelques mètres. Rien de grave. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour réparer sous la tonnelle d'un restaurant fermé. Nous profitons pour faire un café et se protéger de la pluie torrentielle pendant un bonne demi heure.
Sur la plage de Igalo, les petites gargottes de restaurant et boutiques de souvenir sont alignés face à la mer un peu désaffectés et mal organisés mal entretenue , en arrière plan un hideux bâtiment vétuste et anachronique rappelle la politique de l'ancien régime. Le soleil semble refaire son apparition , il est midi , la mer est calme et les fond de sable laisse apparaître une eau turquoise.
Plus loin on peux constater que la loi littorale si elle existe et bafouée . Les constructions sont édifiées directement sur la plage voire sur des terres pleins gagnés sur la mer , au détriment des petites maisons traditionnelles des pêcheurs.
La petite route littorale qui longe la mer entre HERCEG NOVI et BIJELA est une pure merveille , quasiment pas de voiture , la route est à quelques mètres de l'eau et bordée par une successions de petites maisons pittoresques dans laquelle parfois s'incruste des bâtiments plus cossus. Puis des cargos rouillés portant des noms illisibles en caractères cyrilliques apparaissent rappelant que Bijéla est connu pour son activité de chantier naval de démantèlement.
Pour éviter les nombreux tunnels qui équipent la route qui relie DONJI MORINJ à GRAHOVO nous préférons pousser notre route jusqu' à RISAN pour emprunter la petite route sinueuse qui quitte le rivage . Par une enfilade de lacets nous gagnons de l'altitude pour retrouver la route principale 2km avant GRKAVAC. De là haut s'ouvre une vue splendide sur la baie de KOTOR..
Nous faisons une halte dans une petite bourgade où seul l'existence d'un bar peut laisser croire à une présence humaine. Un poêle à bois au milieu de la pièce réchauffe l'ambiance de ce vieux bâtiment qui a certainement connu la guerre Austro-Hongroise . Le patron nous explique tant bien que mal qu'elle avait été incendiée par des tirs de mortier provenant des batteries postées sur les montagnes qui l'entourent .
Arrivés à GRAHOVO , des enfants nous proposent d'installer notre tente dans leur pré, mais à l'arrivé du père portant le prénom de NEDJO , il leur est ordonné de transporter notre tente jusqu'au jardin de la maison , puis devant la pluie menaçante , le papa nous propose de nous installer sur le canapé , ce que nous ne pouvons refuser. En compagnie de sa femme DRAGANA , de ses garçons FILIPO et ...et d'un ami de la famille nommé MARKO, maîtrisant correctement l'Anglais. Nous pouvons ainsi franchir la barrière de la langue . 21:41 DRAGANA met sur la table des assiettes garnies de jambon de fromage et de pain . L'ensemble de ces mets est fabriqué par ses soins. Nous passons une excellent soirée.
LUNDI 27 MAI 2013. 2 eme ETAPE GRAHOVO-GRAVNAK 95 km
9:16 Nous avons passer la nuit dans la maison de la famille, heureusement car il a plu toute la nuit et il a fait froid . Après un petit déjeuner de jambon cru et de fromage maison , DRAGANA nous a proposé d'aller visiter un monument commémoratif des victimes de la guerre de 1939-1945 . Une imposante sculture de bronze domine la plaine , perchée au sommet d'une bute d'une vingtaine de mètres de hauteur. La sculture symbolise le mécanisme de la guerre par un roue crantée broyant des soldats devancée par un chef marchant d'un pas ferme. Plus bas , un alignement de cube de béton sur lesquels sont indiqués les noms et identités des victimes . Vers 9h30 nous reprenons la route en direction de NICKSIC.
9:51 On quitte GRAHOVO par l'ancienne route , c'est une petite route de 2,50 de large environ , revêtue d'un vieil asphalte , fissuré, délavé. La végétation est basse , surmontée d'une forêt de chênes verts et de pins. Quelques prés alternent avec des pinèdes . C'est super agréable , des rayons de soleil traversent l'épaisse couche de nuages. C'est hyper paisible. Des roches calcaires affleurent du sol , nous traversons une zone karstique , phénomène géologique façonné par l'érosion qui permet à l 'eau de pluie de s'infiltrer dans le sous sol et de dissoudre la roche créant ainsi des dépressions à fonds herbeux. Le relief s'en trouve désordonné avec une succession de crêtes et de vallées.
10:16 Nous accédons au col OSJECENICA à 990 m d'altitude , sur la gauche de la route un bûcheron et une jeune fille fendent des bûches de hêtre. Il utilise une fendeuse hydraulique . En arrière plan sous la couche de nuages on aperçoit les cimes enneigées du massif du DURMITOR qui culminent à 2550 m d'altitude.
Plus loin, on prend une route secondaire sur la droite marquée par un obélisque à côte duquel flotte en haut d'un mât l'étendard du Monténégro , rouge bordé de Jaune frappé d'un aigle bicéphale qui nous permet d'abandonner la route principale .
10:41 Ce petit raccourcie entre le col et la route de NICKSIC est un véritable ruban d'asphalte bordé de muret de pierres sèches , jalonné chaque mètre de bornes en pierres monolithiques garantissant la sécurité en bordure d'a pic.
12:52 Nous faisons une pause café au bord de la route , à un point de vue dominant le lac SLANSKO parsemé de petits îlots et de zones de marécages , au loin la ville de NICKSIC et le contrefort montagneux que nous gravirons dans l'après midi.
13:54 A l'approche de la ville , nous quittons la route pour accéder à une digue qui barre le lac SLANSKO , repère de pêcheurs, alignés sous une forêts de cane à pêche s'adonnant à leur passe temps favori. Puis nous longeons le canal par une petite route en pied de collines avant de reprendre une digue surélevée, sur le côté de la digue , en contre bas les pieds des arbres sont inondés par l'importante présence d'eau en cette saison.
16:13 Nous quittons NICKSIC après avoir visiter la boutique de Marko rencontré la veille et pris un repas dans un petit restaurant où nous avons goutter une spécialité Monténégrine appelée ....Sur le bord de la route nous découvrons un panneaux indiquant la direction de .....CUDJE sur lequel figure un skieur ce qui veut dire que nous dirigeons vers les hauteur , il nous faut gravir 1000 m de dénivelé cet après midi et on annonce des températures froides en montagne.
Nous accédons à des grands plateaux herbeux , de grands pâturages, avec quelques chalets en construction et des maisons abandonnées, les plateaux sont immenses parsemés de grands affleurements de roche blanche et au loin sur notre droite se dégagent des sommets enneigés .Nous atteignons le point culminant de notre périple à 1500 m avant d'amorcer une longue descente humide dans la forêt sur 12 km pour aboutir au village SAVNIK. Il commence à faire nuit , il est prés de 19h30 , nous apercevons après 400 m de négatif avant le village de GRAVNAK , sur le contrefort d'un pré une grange donc la toiture semble en bon état. Nous décidons de quitter la route , traversons le pré pour dégager la porte d'accès du panneaux de bois qui l'encombre . Le sol est recouvert d'une épaisseur de foin frais et propre , les murs en pierre sont en bon état , un solivage bois au dessus de nos têtes est encombré de vieux meubles et de vieux objets poussiéreux . On en descend 2 chaises qui nous permettront d'améliorer notre confort .Ce sera notre campement pour la nuit , sec et accueillant. Bien à propos après une descente congelante.
MARDI 28 MAI 3 eme ETAPE GRAVNAK – KORNADOBRILOVINA 75 km Le matin nous reprenons la descente d'une belle route sinueuse , en lacet au travers de la forêt , le soleil est au rendez vous , l'air est moins frais . On descend vers le fond de vallée de la riviére BUKOVICA ou se trouve le village de SAVNIK qui a la particularité d' être le carrefour de 4 vallées. Nous y trouvons une station service ou nous profitons de regonfler nos pneus à une pression adaptée aux routes que nous utilisons. Patricia constatera la différence. 10:13 De las nous prenons un ancienne route à flan de vallée en direction de TUSINIA. La route domine un cours d'eau et recoupe une succession de canyon profond donc celui de Djilela. 11:48 Plus loin la chute d'eau de SKAKAVAC d'une cinquantaine de mètres de haut arrose l'enrobé de la route , puis le voile d'une cascade anime la paroi opposée.
13:47 Nous faisons halte à TUSINIA où nous rencontrons Philippe MARTIN , un canadien qui parcours l'Europe à vélo , un personnage de bande dessinée au look excentrique. Aventurier insouciant , courageux mais expérimenté nous inspectons son matériel avec étonnement. Le canard sonore sur le guidon achève notre stupéfaction. Nous passons avec lui un moment sympathique , il nous explique son parcours et son aventure . Nos directions étant opposées , nous échangeons des informations sur nos routes respectives.
15:23 Après une ascension de 600 m sur une quinzaine de kilomètres , nous arrivons en limite du parc national du DURMITOR Les sommets enneigés , les glaciers éternels sont merveilleux . La route monte lentement , desserte , isolée , quasiment pas de voiture, des étendues d'herbe à perte de vue sur lesquelles se perdent quelques lacs d'altitude. Un petit coin de paradis isolé du monde.
15:55 Le ruban d'asphalte se déroule sous nos roues, un pur bonheur , nous roulons poussés par le vent dans une légère pente , la vitesse grise nos sensations. Un épervier survole nos têtes et suit notre progressions , comme s'il n'avait jamais vu des randonneurs ...merveilleux.
16:07 La route descend lentement au travers d'une forêt sapin, une odeur de résine se dégage des branches cassées par le poids des récentes neiges. Nous accédons à une grande plaine déboisée avec quelques maisons rustiques , simples, sobres avec des toiture de bois en forte pente . La bourgade dispersée laisse apparaître des remorques agrumiéres , des tracteurs preuves d' une activité forestière. De vielles maisons de bois délavé se succèdent , probablement les plus anciennes du coin avant de laisser place à un bar et une épicerie ou nous faisons nos provisions pour la soirée.
16:21 Tu vas pas pisser ici , tu peux rouler un peu quand même , regarde y a des gens à la fenêtre....
17:31 Un grand pont enjambe la rivière TARA , à 46 km de MOJKOVAC , le pont est très haut , succession de grande arches prenant appuis sur de grande piles en béton. A son extrémité en rive nord , une grande paroi verticale plonge vers le fond du canyon environ 120 m plus bas .
19:33 On quitte la route à KORNADOBRILOVINA pour traverser un long pré égayé par une multitude de petites fleurs jaunes et installer le bivouac sous un bosquet de tilleuls dominant une profonde pente boisée plongeant sur la rivière TARA . Nous sommes isolé de la route par un monticule de bloc de rocher recouvert de végétation et de mousse , en face de nous des falaises de granite s'élèvent vers le ciel .
MERCREDI 29 MAI 4 eme ETAPE KORNADOBRILOVINA – KOLASIN 61 km Puis liaison en train jusqu’ à PODGORICA
8:06 Nous partons en direction de MOJKOVAK , il fait bon , le temps est sec. On est parti ce matin le ventre vide , juste après un petit café, plus de pain, plus de biscuit , on devrait retrouver la ville dans une vingtaine de kilomètres .
9:04 En contre bas de la route , une petite maison de pierre et quelques dépendances attirent notre attention. Devant une femme en noir ratisse une herbe fraîchement coupée. Nous décidons de descendre à sa rencontre pour lui demander de l'eau. Très rapidement la dame nous invite à visiter sa maison. Elle nous montre la fabrication du « fitou » , un plat traditionnel semblable à une tourte roulée contenant du fromage et du vert de poireau. Puis elle dresse une table pour le petit déjeuner avec fromage, jambon, pain et café « turc » puis yaourt maison. Moment exceptionnel de convivialité.
9:51 La route abandonne le bord de la rivière du côté de BRISTRIKA pour rentrer dans un talweg bordée d'un forêt d'immenses cèdres, bouleaux , hêtres et aulnes dont certains atteignent 30 à 40 de haut et déboucher à l'altitude de 950 mètres sur un point de vue au dessus de la vallée de TARA. Le point de vue est splendide.
9:54 Le canyon de TARA constitue un axe routier majeur qui relie la Serbie au littoral du Monténégro et au sud de la Croatie.
11:39 Nous nous arrêtons à la gare de MOJKOVAK dans l'espoir de prendre un train vers le sud et ainsi récupérer la demi journée perdu à notre arrivée. Malheureusement le prochain train passera enfin de journée vers 18h30. Un train de convoyage de véhicule FIAT fabriqués en Serbie s'arrête en gare . Les voitures sont destinés au marché Français, Italien et Canadien. Après un petit repas , nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à KOLASIN.
14:13 Une passerelle suspendue enjambe la TARA, Nous l'empruntons puis suivons une route à travers les champs pour couper la monotonie de la route principale.
A KOLASIN nous faisons étape dans un bar pour se détendre et recharger les batteries des appareils photo et GPS. Puis nous rejoignons la gare sur les hauteurs de la ville. A 18h05 un train entre en gare. Nous y montons encombré par nos vélos. A bord nous discutons avec des locaux du parcours touristique qu'emprunte le train , ils nous expliquent avec joie les intérêts de cette ligne qui traverse la viaduc ferroviaire le plus haut du monde et longe l'impétueuse MORACA dont les eaux turquoises offrent un contracte saisissant avec les roches grises des montagnes qui la bordent.
18:58 Nous quittons avec hâte PODGORICA pour trouver un lieu de campement dans les champs loin de la ville. Il a beaucoup plu et les chemins de campagne sont encombrés de trou d'eau . Nous franchissons un grillage avachi pour accéder à une zone herbeuse au milieu d'un ancien verger. La fatigue aidant la soirée sera courte.
JEUDI 30 MAI
4 eme ETAPE PODGORICA – KOTOR 74 km
Nous quittons notre campement de bonne heure. Après quelques kilomètres, se sentant menacés par la pluie nous nous arrêtons sous tente d'une épicerie pour prendre notre petit déjeuner fait de jambon , tomate et café. Nous reprenons notre route après l'orage.
9:18 Nous avons sorti les imperméables et Kways, les sacs en plastique pour protéger les sacoches. Mais une erreur de parcours , nous a conduit à DANILOVG RAD ce qui nous impose une boucle supplémentaire d'une vingtaine de kilomètres. Nous rectifions notre trajectoire en utilisant une petite route passant par CEVO.
10:00 A ZAGARAC , nous demandons de l'eau dans une ferme. 4 ou 5 cochons se chamaillent dans la cour alors que quelques poules picorent et tentent d'entrer dans la maison par la porte grande ouverte. Nous présentons nous bouteilles vides au maître de maison pour lui faire comprendre que nous avons besoin d'eau. Moins de 5mn plus tard nous sommes attablés , une assiette garnie et un verre de café à disposition. Je préfère goutter son vin de cerise dont il nous mime la recette accompagnée d'exclamation très explicite. Nous repartons 45 mn plus tard bluffés par la gentillesse de nos hôtes.
14:27 Nous quittons CEVO après l'orage sous un ciel épuré. La petite route serpente dans les collines déboisées par un récent incendie , les chênes reprennent vie malgré leurs troncs squelettiques et noircis.
17:10 Nous rejoignons l' embranchement montant vers le col de la route « serpentine » qui relie CETINJE à KOTOR. Elle zigzague sur les derniers hectomètres entre les rochers avant de basculer à 1000 m d'altitude vers les villages de ERAKOVICI et RAICEVICI ;
18:25 Nous amorçons la descente de la route « serpentine » en direction de KOTOR. Après la bifurcation menant au mausolée NJEGOSEV , un panorama exceptionnel sur la côte Adriatique et la baie de KOTOR s'ouvre devant nous. Un peu plus bas sur notre gauche , une immense grotte en forme de cathédrale taillée par l'érosion dans le rocher termine sa voute par une fenêtre vers le ciel d'où s'engouffre le ruissellement d'un torrent. L'eau s'écoule sur la roche jusqu' à l'extérieur avant de se perdre dans un aqueduc sous la route .
20:12 Du bivouac , la vue est époustouflante. Sur la gauche la péninsule LUSTICA sépare l'Adriatique de la baie d' HERCEG NOVI . En dessous de nous la mer s'effrange autour de l' î'le SV MARKO, la montagne de TIVAT encerclée par la route du littoral couvre de son ombre les pistes de l'aéroport , un bateau quittant le mouillage trace dans la baie de KOTOR un axe d'écume blanche. Au fond un soleil rougi se couche entre le massif du DURMITOR et un épais matelas de nuages noirs.
VENDREDI 31 MAI 5 eme ETAPE KOTOR - DUBROVNIK 104 km
7:58 La nuit a été mouvementée , un terrible orage a éclaté au dessus de notre tente. Les éclairs, et le tonnerre nous ont réveillé à plusieurs reprises . Au matin , le ciel est nuageux et le soleil alterne avec quelques gouttes de pluie. 8:30 Nous quittons le bivouac pour descendre la route « serpentine » qui décompte 31 virages accrochés à la pente au dessus de la baie de KOTOR. En bas de la pente nous décidons pour accéder à la ville médiévale de contourner la presqu'île de TIVAT en passant par MRCEVAC où nous faisons des achats pour le petit déjeuner. Sur un banc face à la mer sur les quais du petit port de TIVAT nous avalons pain, charcuterie et fromage qui ont constitué l'essentiel de notre alimentation durant la semaine. A l'extrémité de la presqu'île , au niveau de l'embarcadère qui permet de regagner l'autre rive du détroit de LEPETANI la chaussée est très étroite et longe le quai où se trouve des petits ports privatifs. Nous continuons cette promenade au bord de l 'eau pour découvrir au bout de quelques kilomètres après une enfilade de jolies maisons de pierre, nichée au fond de sa baie la ville de KOTOR dominée par la majestuosité de sa citadelle.
A notre gauche la célèbre GOSPA OD SKRUPLJE, sur son îlot artificiel face au village de PERAST blotti au bas d'un couloir d'éboulis.
L 'après midi est consacré à la visite de KOTOR , après un repas dans un restaurant de la place centrale. Puis visite de la citadelle perchée à 260 m de hauteur , accessible par une interminable ascension de 1426 marches . La vue offerte de ses murs est splendide avec d’un côté les bouches de Kotor et de l’autre le massif du Lovcen.
17:30 Nous décidons de mettre un terme à notre voyage, pour cela il nous faut regagner l'aéroport de DUBROVNIK distant de 70 km environ . Il est 17h30 et la météo n'est pas encourageante. Deux options s 'offrent à nous : Contourner la baie de KOTOR en passant par PERAST où utiliser le bac à LEPETANI pour traverser le détroit et gagner 1h30 environ de temps de parcours. La deuxième option nous semble plus judicieux . 18:30 Nous embarquons donc sur le ferry où voitures particulières et bus touristiques se côtoient. 19:07 Nous longeons le bord de mer au niveau de BIJELA, à notre gauche les paquebots aperçus une semaine plus tôt ont été amputé d'au moins ¼ de leur longueur , le sifflements des postes de découpage se propagent jusqu'à nos oreilles....en arrière plan STIROVNIK domine du haut de ses 1748 m la baie de TIVAT. 20:30 Nous approchons de HERCEG NOVI par la route inverse qui une semaine plutôt nous menait vers la découverte. Le ciel noir et orageux au dessus des collines CROATE face à nous envisage rien de bien bon. Aussi nous décidons de nous arrêter et de nous préparer à affronter l'orage. A HERCEG NOVI, trempés nous nous arrêtons sous le porche de La Poste pour faire une pause en attendant que la pluie cesse.
Puis nous repartons dans la nuit et sous la pluie , zig-zaguant entre les flaques, avec l'espoir de regagner rapidement la frontière. Nous atteignons le poste de contrôle après une longue « double voie » à forte inclinaison. Une grande voûte de tôle et des panneaux indicateurs nous invitent à présenter nos passeports au douanier éberlué par notre présence tardive, frontale sur le casque.
« 15 km » répond le douanier à ma question visant à connaître la distance restant à parcourir pour regagner l'aéroport de DUBROVNIK. Quelques centaines de mètres plus loin , nous franchissons le poste CROATO-MONTENEGRIN sous un déluge de grêlons provoquant un vacarme infernal sur la toiture métallique.
Les quelques kilomètres restant relèvent de l 'anecdote sauf qu'il fait nuit , il pleut , Patricia me suit à quelques dizaines de centimètres , nous roulons à 25 km par heure environ guidés par la bande blanche limitant le bord de la chaussée , elle reçoit en pleine face les projections de ma roue arrière sans broncher. Dans la pénombre et à la lueur de sa frontale dont la pile est à bout de souffle elle ne peux discerner les éventuels obstacles , et pourtant pas un mot , pas une pleinte , comme si la difficulté était son bien être... Chapeau Patoune. 22:45 Nous franchissons les portes coulissantes du hall de l'aéroport. Nous nous installons sur les mêmes fauteuils qui 6 jours plutôt nous accueillaient pour une aventure inconnue. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .
NOS RENCONTRES « VELO SACOCHES »: A BAOSICI: Il est parti de la république TCHEQUE , a fait le tour de BALKAN en 2 mois et était sur la route du retour. A DORJI MORINJ: Il s'appelle BERNARD, il est Normand , il est parti d'Italie , via la Turquie , l'Albanie, il poursuivait sa route vers la Croatie , la Serbie, l'Autriche, la Suisse , puis la France pour rejoindre sa famille en Normandie. A TUSIANA : Nous avons croisé Philippe MARTIN, Canadien qui a rejoint l' Angleterre en avion puis l' Espagne en bateau pour prendre la route à vélo en février , traverser la France , la Suisse, l 'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Serbie , le Monténégro. Il se dirigeait vers la Croatie et vers d'autres destinations qu'il ignorait lyui même.. A ZANIVJ: Elle était fraîche et pomponnée , athlétique et venait des Pays Bas , elle était partie de BOSNIE et comptait rallier Athènes. Depuis 8 jours sur la route , elle comptait voir le Mont Olympe en 6 jours.
Site de covoiturage vélo? English translation pending
J'ai regardé le site Blablacar, dédié au covoiturage ; ça a l'air sympa et pratique, mais il n'y a rien pour les vélos.
Or moi, ce qui me manque, c'est de pouvoir démarrer une rando ailleurs que dans ma région. Non pas qu'elle soit moche, mais j'en ai un peu marre de toujours commencer par les mêmes 100 km, voire plus.
Et comme les TGV vers le sud est nous sont interdits, je vais toujours vers Strasbourg. je voudrais par exemple faire enfin la Via Rhona, ou la Passa Païs, et c'est la galère pour rejoindre ces lieux depuis Nantes.
Le covoiturage serait une solution ; il est plus souple que le train, mais surtout il est plus sûr de trouver une place : parce que, je suppose que vous connaissez : l'angoisse quand on veut monter dans un TER ou un intercité et qu'il n'y a plus de place pour le vélo (je parle surtout de l'été, mais justement, l'été est une saison propice aux randonnées) ; et là, on est très mal.
Je me souviens un départ vers Toulouse, les vélos dans le soufflet entre les wagons ; le contrôleur râlait, mais il n'y avait aucune autre solution.
ma question est donc : existe-t-il un site où on pourrait demander un covoiturage vélo ?
sinon, ça vaudrait le coup de proposer cette extension aux sites pour piétons...
votre opinion ?
Choix de taille de vélo English translation pending
Bonjour,
Je me suis décidée sur l'achat d'un vélo Fahrradmanufaktur T-100 pour faire du cyclotourisme facile en France dans un premier temps (car ce sera la première fois pour notre enfant qui sera dans une carriole tractée). Je suis une femme d'1m58 avec une entrejambe de 73,5 cm. Je ne sais pas quelle taille de cadre choisir entre un trapèze 45 cm ou 50 cm. Quelqu'un peut-il m'aider à faire mon choix ? J'ai seulement fait une fois du cyclotourisme en Bretagne sur une semaine avec un vieux VTC retapé pour l'occasion. Je pratique plus le VTT mais j'ai d'ailleurs un VTT cadre droit que je trouve un peu long et je ne me suis jamais vraiment sentie complètement alaise dessus. Je ne voudrais pas reproduire la même erreur.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement.
Je me suis décidée sur l'achat d'un vélo Fahrradmanufaktur T-100 pour faire du cyclotourisme facile en France dans un premier temps (car ce sera la première fois pour notre enfant qui sera dans une carriole tractée). Je suis une femme d'1m58 avec une entrejambe de 73,5 cm. Je ne sais pas quelle taille de cadre choisir entre un trapèze 45 cm ou 50 cm. Quelqu'un peut-il m'aider à faire mon choix ? J'ai seulement fait une fois du cyclotourisme en Bretagne sur une semaine avec un vieux VTC retapé pour l'occasion. Je pratique plus le VTT mais j'ai d'ailleurs un VTT cadre droit que je trouve un peu long et je ne me suis jamais vraiment sentie complètement alaise dessus. Je ne voudrais pas reproduire la même erreur.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement.
La Loire à vélo en tandem English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi comptons parcourir un bout de la Loire à vélo en tandem, cet été entre le 14 et le 21 août.
Nous voulons rallier Orléans à Nantes.
Nos étapes envisagées sont les suivantes :
Orléans - Blois
Blois - Tours
Tours - Azay-le-rideau
Azay-le-rideau - Saumur
Saumur - Angers
Angers - St-Florent
St-Florent - Nantes (en se réservant le dernier jour pour visiter Nantes)
Ma copine fait du vélotaf quotidiennement, et je suis plutôt sportif, mais notre expérience du Tandem se résume à une journée dans la ville de Bruges.
Nous avons vu "Détour de Loire" pour la location du tandem, avec certainement une remorque. On compte prendre le tandem à Orléans et le rendre à Nantes. Peut-être y a-t-il meilleur prestataire ?
Pour l’hébergement, notre idée de départ était le camping, mais nous avons une tente 3 secondes Queshua difficile à caser, puis finalement un bon lit à l’hôtel avec une bonne douche c'est pas mal non plus.
Si je poste ce message c'est pour avoir des témoignages de personnes ayant réalisées la Loire à vélo en tandem ou même en vélo.
Y a-t-il des difficultés à ne pas sous-estimer ? Un mauvais balisage à certains endroits ? Des routes à fortes circulations ? Un tandem avec une remorque passe t-il aisément sur la Loire à Vélo ?
Bref, vos conseils seront les bienvenus !
Merci !
Ma copine et moi comptons parcourir un bout de la Loire à vélo en tandem, cet été entre le 14 et le 21 août.
Nous voulons rallier Orléans à Nantes.
Nos étapes envisagées sont les suivantes :
Orléans - Blois
Blois - Tours
Tours - Azay-le-rideau
Azay-le-rideau - Saumur
Saumur - Angers
Angers - St-Florent
St-Florent - Nantes (en se réservant le dernier jour pour visiter Nantes)
Ma copine fait du vélotaf quotidiennement, et je suis plutôt sportif, mais notre expérience du Tandem se résume à une journée dans la ville de Bruges.
Nous avons vu "Détour de Loire" pour la location du tandem, avec certainement une remorque. On compte prendre le tandem à Orléans et le rendre à Nantes. Peut-être y a-t-il meilleur prestataire ?
Pour l’hébergement, notre idée de départ était le camping, mais nous avons une tente 3 secondes Queshua difficile à caser, puis finalement un bon lit à l’hôtel avec une bonne douche c'est pas mal non plus.
Si je poste ce message c'est pour avoir des témoignages de personnes ayant réalisées la Loire à vélo en tandem ou même en vélo.
Y a-t-il des difficultés à ne pas sous-estimer ? Un mauvais balisage à certains endroits ? Des routes à fortes circulations ? Un tandem avec une remorque passe t-il aisément sur la Loire à Vélo ?
Bref, vos conseils seront les bienvenus !
Merci !
Aller au Danemark à vélo English translation pending
hello,
voila j'aimerais avoir des infos , je pense partir de lille ou bruxelles et aller jusqu'au danemark en vélo , j'aime bien les villages et dormir chez l'habitant donc si vous pouvez m'éclairer un peu et quelle carte dois-je acheter?
merci d'avance.😄
Sandales? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des sandales pour voyager à vélo, j'ai les pieds très maigres et celles de d4 que j'ai essayées avec des scratchs sont bien trop larges. Je cherche, je cherche mais je n'ai rien trouvé. Si quelqu'un a une suggestion???
Merci
Catherine