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Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Demande de visa pour l'Espagne English translation pending
voilà mon mari et moi entamons les démarches pour une demande de visa pour l’Espagne mais voilà mon passeport date de 2010 et a ce moment là j'étais sans emploi donc mon passeport porte cette mention maintenant je suis salariée (depuis 11mois) j'aimerai beaucoup demander mon visa en tant que salariée mais je ne sais pas trop s'ils accepteront vue que mon passeport dit le contraire
les démarches sont trop longues pour apporter un rectificatif😕
j'aurais du le faire avant je sais mais j'ai eu un souci avec mon dossier a la cq (la bureaucratie quoi !!)🙂
ils ne m'ont régularisé que cette semaine 😕
alors que dois-je faire : -demander mon visa en tant que non salariée et ne fournir aucune pièce. -ou bien le demander avec mon passeport actuel en joignant le fiches de payes et tout le tralala , ils verront bien que mon passeport a été fait avant de commencer a travailler ..
merci de me répondre
alors que dois-je faire : -demander mon visa en tant que non salariée et ne fournir aucune pièce. -ou bien le demander avec mon passeport actuel en joignant le fiches de payes et tout le tralala , ils verront bien que mon passeport a été fait avant de commencer a travailler ..
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Concours photo de juillet 2013 "Habits, vêtements et costumes portés dans le monde" English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à peu près certain, que l’on a tous dans nos penderies, un petit souvenir vestimentaire apporté d’un voyage🙂. Mais certainement, que ce vêtement on l’a photographié porté par un autochtone…c’est cette photo qui va nous intéresser….
Je vous propose de partager nos photos sur le thème : «HABITS, VETEMENTS ET COSTUMES PORTES DANS LE MONDE ».
Les habits, les costumes ou vêtements traditionnels, mais aussi les chapeaux ou autres coiffes 😇, voir les chaussures......sont également admis dans le concourt. Que ce soit un habit de fêtes, de ceremonies ou un habit du quotidien, celui-ci est très souvent indicateur de la région où il se trouve. La photo devra montrer l’habit porté(pas de mannequins en vitrine😉) dans son environnement.Je veux dire par là, qu’un homme en djellaba sur la place rouge ça ne marche pas, Un béret basque dans désert du Sahara non plus !!!!…
POUR LES PARTICIPANTS: Les photos sont déposées de maintenant au mardi 23 juillet à minuit.
POUR LES VOTANTS: Les votes se feront du mercredi 24 juillet au mardi 30 minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement. Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos , la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Comme pas mal d’entre nous je serai en vacances en juillet 😎😎😎, je vais tout de même faire le maximum pour suivre le concourt et la discussion…
J’espère voir beaucoup de couleurs et d’originalités….
Bon concours à tous
Je suis à peu près certain, que l’on a tous dans nos penderies, un petit souvenir vestimentaire apporté d’un voyage🙂. Mais certainement, que ce vêtement on l’a photographié porté par un autochtone…c’est cette photo qui va nous intéresser….
Je vous propose de partager nos photos sur le thème : «HABITS, VETEMENTS ET COSTUMES PORTES DANS LE MONDE ».
Les habits, les costumes ou vêtements traditionnels, mais aussi les chapeaux ou autres coiffes 😇, voir les chaussures......sont également admis dans le concourt. Que ce soit un habit de fêtes, de ceremonies ou un habit du quotidien, celui-ci est très souvent indicateur de la région où il se trouve. La photo devra montrer l’habit porté(pas de mannequins en vitrine😉) dans son environnement.Je veux dire par là, qu’un homme en djellaba sur la place rouge ça ne marche pas, Un béret basque dans désert du Sahara non plus !!!!…
POUR LES PARTICIPANTS: Les photos sont déposées de maintenant au mardi 23 juillet à minuit.
POUR LES VOTANTS: Les votes se feront du mercredi 24 juillet au mardi 30 minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement. Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos , la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Comme pas mal d’entre nous je serai en vacances en juillet 😎😎😎, je vais tout de même faire le maximum pour suivre le concourt et la discussion…
J’espère voir beaucoup de couleurs et d’originalités….
Bon concours à tous
A deux heures de Paris un pays magnifique English translation pending
Le voyage commence sur le bord de la route, un panneau routier indique en arabe et en français «Ta famille t'attend», commence alors le doute «S'il t'arrive quelque chose, tu l'auras cherché» ; «Tu as fait ton testament au moins ?» ; «Maman, papa, sachez que s'il m'arrive quelque chose, je vous aime».
Conséquence des années noires, être touriste en Algérie est un privilège, une rareté.
Les Algériens accueillent partout le visiteur d'un indéfectible "Soyez les bienvenus !", en quelques heures, la moindre arrière-pensée a été balayée face à un accueil bienveillant, presque familier tant l'histoire est mêlée. Ce voyage ouvre des portes et chasse les incompréhensions.

Outre sa géographie inoubliable, l'Algérie recèle des richesses culturelles, fruit de son histoire mêlant les traditions arabes et berbères, mais aussi de l'héritage romain (les ruines romaines de Djemila, Timgad, Tipasa et Cherchell sont remarquablement conservées et méritent une visite approfondie) en remontant jusqu'au fond des âges (les mystérieuses gravures et les peintures rupestres du tassili Ajjer, dans la région de Djanet, sont de pures merveilles). Soucieux de son authenticité, le pays a pris son temps pour s'ouvrir au tourisme. Alger, Oran, Constantine, Bejaia sont aujourd'hui sécurisées, comme les zones de circuits touristiques du grand Sud Algérien qui ravissent les yeux. Enfouie dans l'infinie blondeur du Sahara algérien, Tamanrasset est le point de départ idéal pour un bivouac dans le désert, joliment rebaptisé par les guides touaregs « l'hôtel aux mille et une étoiles ».
La journée commence à Oran,

grande ville et port actif de la côte ouest de l'Algérie, Oran fait certainement partie des étapes incontournables au cours d'un voyage dans le pays... Reliée à la France par ferry (depuis Marseille et Sète), la ville peut même servir de point de départ !

La balade dans le centre-ville d'Oran propose de multiples curiosités, à commencer par la découverte d'un patrimoine historique remarquable. Les souks permettent de faire quelques emplettes colorées. La balade sur le front de mer est indispensable : ce dernier fut aménagé sur le modèle de la balade des Anglais de Nice !

Agréable et culturellement vivante, Oran est un savant mélange d'influences architecturales, le tout établi entre mer et collines, au fond du magnifique golfe d'Oran. Oran est une ville chargé d'histoire avec ses monuments, ses places historiques et ses lieux ou il fait bon flâner le soir comme le Front de Mer offrant aux visiteurs une bouffée d'air frais et une vue magnifique sur la mer Méditérranée et la montagne du Murdjajo.

Notons qu'Oran est le lieu de naissance d'Albert Camus ; cette dernière sert de cadre à l'un de ses grands classiques, La Peste, Yves Saint-Laurent, né en 1936, couturier français, et de nombreux acteurs et actrices français "Nicole Garcia, Alain Chabat , Jean Benguigui".
Quelques grands hôtels haut de gamme proposent tout le confort que l'on peut souhaiter, dans des ordres de prix plutôt élevés.

Les adresses bon marché ne sont pas ce qui manquent, mais attention à la chute au niveau des prestations ! Demandez à voir les chambres avant de vous décider. Il existe également des locations de villa, en bord de mer et autour de la ville notamment.
Visite de Tlemcen, métropole du Nord-Ouest algérien et chef-lieu de la wilaya de Tlemcen (une wilaya est un département), proche de la frontière marocaine.

Ancienne capitale de la dynastie zianide, au 13e siècle (les Zianides étaient des berbères), Tlemcen a été et demeure une ville d’art et d’histoire. Elle a été crée au 4e siècle par les Romains et se prénommait alors Pomaria.
La ville a servi de refuge à de très nombreux juifs et Arabes durant la période de l’Inquisition espagnole, lorsque les persécutions se sont multipliées après la reconquête de l'Andalousie par les rois catholiques, au XVe siècle.

Tlemcen garde encore aujourd’hui une très grande influence andalouse, notamment dans la musique. Il y a pléthore de monuments à visiter dans cet ancien royaume des Banou Ifren, dynastie des rois berbères.

La mosquée de Sidi Boumédienne, datant du XIVe siècle et construite par un sultan de Fès dans le style hispano-mauresque, est, notamment, d’une beauté éblouissante.
« La perle du Maghreb » autre nom donné à Tlemcen, vous enchantera en visitant Mansourah, ancienne métropole fondée au XIIIe siècle et dont l’unique vestige est le minaret d’une mosquée. Sans oublier le Méchouar, les vestiges du palais des souverains Abdelwadides.

Il existe aussi un lieu de pèlerinage pour la communauté israélite de Tlemcen, qui porte le nom de tombeau du Rabb Aln'Kaoua.
Pour les amoureux des vues panoramiques, le plateau de Lalla Setti vous ravira.
Direction la joyeuse animation des petites stations balnéaires d'Oranie : Mostaganem.

Plusieurs points d’attraction feraient de la ville une des régions les plus touristiques du pays : des musées, un phare, de vieilles mosquées, ses quartiers antiques (Derb et Tobana) des grottes, des terrains de fouille archéologique, des forets mais surtout de belles plages envoutantes. La corniche offre le plus beau paysage de cette partie de la côte Turquoise avec ses falaises escarpées.

Une beauté à couper le souffle à Madagh...

Certains voyages marquent davantage que d’autres. L’Algérie fait partie des destinations peu ordinaires que l’on garde au cœur. Aucun autre pays n’aurait pu offrir et s’offrir autant à ces touristes.
A suivre....

Outre sa géographie inoubliable, l'Algérie recèle des richesses culturelles, fruit de son histoire mêlant les traditions arabes et berbères, mais aussi de l'héritage romain (les ruines romaines de Djemila, Timgad, Tipasa et Cherchell sont remarquablement conservées et méritent une visite approfondie) en remontant jusqu'au fond des âges (les mystérieuses gravures et les peintures rupestres du tassili Ajjer, dans la région de Djanet, sont de pures merveilles). Soucieux de son authenticité, le pays a pris son temps pour s'ouvrir au tourisme. Alger, Oran, Constantine, Bejaia sont aujourd'hui sécurisées, comme les zones de circuits touristiques du grand Sud Algérien qui ravissent les yeux. Enfouie dans l'infinie blondeur du Sahara algérien, Tamanrasset est le point de départ idéal pour un bivouac dans le désert, joliment rebaptisé par les guides touaregs « l'hôtel aux mille et une étoiles ».
La journée commence à Oran,

grande ville et port actif de la côte ouest de l'Algérie, Oran fait certainement partie des étapes incontournables au cours d'un voyage dans le pays... Reliée à la France par ferry (depuis Marseille et Sète), la ville peut même servir de point de départ !

La balade dans le centre-ville d'Oran propose de multiples curiosités, à commencer par la découverte d'un patrimoine historique remarquable. Les souks permettent de faire quelques emplettes colorées. La balade sur le front de mer est indispensable : ce dernier fut aménagé sur le modèle de la balade des Anglais de Nice !

Agréable et culturellement vivante, Oran est un savant mélange d'influences architecturales, le tout établi entre mer et collines, au fond du magnifique golfe d'Oran. Oran est une ville chargé d'histoire avec ses monuments, ses places historiques et ses lieux ou il fait bon flâner le soir comme le Front de Mer offrant aux visiteurs une bouffée d'air frais et une vue magnifique sur la mer Méditérranée et la montagne du Murdjajo.

Notons qu'Oran est le lieu de naissance d'Albert Camus ; cette dernière sert de cadre à l'un de ses grands classiques, La Peste, Yves Saint-Laurent, né en 1936, couturier français, et de nombreux acteurs et actrices français "Nicole Garcia, Alain Chabat , Jean Benguigui".
Quelques grands hôtels haut de gamme proposent tout le confort que l'on peut souhaiter, dans des ordres de prix plutôt élevés.

Les adresses bon marché ne sont pas ce qui manquent, mais attention à la chute au niveau des prestations ! Demandez à voir les chambres avant de vous décider. Il existe également des locations de villa, en bord de mer et autour de la ville notamment.
Visite de Tlemcen, métropole du Nord-Ouest algérien et chef-lieu de la wilaya de Tlemcen (une wilaya est un département), proche de la frontière marocaine.

Ancienne capitale de la dynastie zianide, au 13e siècle (les Zianides étaient des berbères), Tlemcen a été et demeure une ville d’art et d’histoire. Elle a été crée au 4e siècle par les Romains et se prénommait alors Pomaria.
La ville a servi de refuge à de très nombreux juifs et Arabes durant la période de l’Inquisition espagnole, lorsque les persécutions se sont multipliées après la reconquête de l'Andalousie par les rois catholiques, au XVe siècle.

Tlemcen garde encore aujourd’hui une très grande influence andalouse, notamment dans la musique. Il y a pléthore de monuments à visiter dans cet ancien royaume des Banou Ifren, dynastie des rois berbères.

La mosquée de Sidi Boumédienne, datant du XIVe siècle et construite par un sultan de Fès dans le style hispano-mauresque, est, notamment, d’une beauté éblouissante.
« La perle du Maghreb » autre nom donné à Tlemcen, vous enchantera en visitant Mansourah, ancienne métropole fondée au XIIIe siècle et dont l’unique vestige est le minaret d’une mosquée. Sans oublier le Méchouar, les vestiges du palais des souverains Abdelwadides.

Il existe aussi un lieu de pèlerinage pour la communauté israélite de Tlemcen, qui porte le nom de tombeau du Rabb Aln'Kaoua.
Pour les amoureux des vues panoramiques, le plateau de Lalla Setti vous ravira.
Direction la joyeuse animation des petites stations balnéaires d'Oranie : Mostaganem.

Plusieurs points d’attraction feraient de la ville une des régions les plus touristiques du pays : des musées, un phare, de vieilles mosquées, ses quartiers antiques (Derb et Tobana) des grottes, des terrains de fouille archéologique, des forets mais surtout de belles plages envoutantes. La corniche offre le plus beau paysage de cette partie de la côte Turquoise avec ses falaises escarpées.

Une beauté à couper le souffle à Madagh...

Certains voyages marquent davantage que d’autres. L’Algérie fait partie des destinations peu ordinaires que l’on garde au cœur. Aucun autre pays n’aurait pu offrir et s’offrir autant à ces touristes.
A suivre....
Rencontre avec les Berbères dans le Haut-Atlas Marocain English translation pending
RENCONTRE AVEC LES BERBERES😎
Ce voyage est organisé pour me vider la tête, me ressourcer, me rétablir de ma rupture.
J’espère quitter le Maroc ayant fait mon deuil en bouclant le circuit (jargon de globe-trotter): la boucle de mon amour fini.
Je choisi le Haut Atlas pour ses paysages grandioses; je sais que ça m’aidera.
Un petit mot sur les Berbères. Ils sont marocains mais pas Arabes et sont vexés si on dit qu‘ils sont Arabes.. En fait, ils occupaient le Maroc bien avant les Arabes venus d’Arabie, etc… Ils parlent Berbère mais connaissent l’Arabe car ce n’est que depuis deux ans que le Berbère est permis à l’école. Ils sont accueillants mais toutefois, toujours un peu intéressés…. je crois moins que l’arabe. C’est mon avis personnel; mais comme partout, Il y a des biens et des moins biens.
Lundi 6 mai
A 17 heures, j’arrive à MARRAKECH, ville que je connais bien et que j’aime. Ce ne sera pas la dernière fois que j’y viendrais même si le circuit de l’amour est bouclé.
Je me rends à l’hôtel Ali pour changer mes devises avant de faire mon apparition à l’hôtel Faouzi où j’ai mes petites habitudes; l’accueil est chaleureux et les chambres propres. Je mange sur la grand place avant de me plonger dans un sommeil profond.
Mardi 7 mai
Je parcours la rue des Princes pour aller déjeuner à mon café habituel. Puis, je prends un bus pour aller à Supratours réserver un billet de bus pour Skoura. On me dit qu’il n’y a pas d’arrêt là; je partirai donc avec CTM. J’achète mon billet à 90 dirhams (9€). Un seul départ à 7H30 du matin. Ceci étant fait, je me balade à Bab Doukala espérant trouver un coordonier pour réparer mes baskets. Le travail est fait pour 30 dirhams. En attendant, je bois un thé à la menthe. Après avoir récupéré mes baskets, je rentre à pied par la médina. De nouvelles échoppes sont apparues, d’autres ont disparu.
J’achète de l’huile d’argan pour hydrater ma peau. Il fait très chaud. Après-midi, je fais un hammam de haute qualité et un massage chez Didi où je vais chaque fois.
J’ai organisé une rencontre OVS au café l’Atlas à 18H. Je sors du massage et file direct vers le bus pour me rendre à mon lieu de rencontre. Nous sommes cinq: deux françaises vivant à Marrakech, une marocaine, un marocain de Casa et moi la belge.
Après la rencontre, je vais boire seule une bière à l’intérieur. A cet instant, je me rends compte que c’est là que j’ai bu pour la première fois une bière avec Alain. Est-ce un hasard? Là aussi, je clôture… Je n’y retournerai plus.
Je finis la journée sur la place animée; je mange du mouton et bois un thé aux épices.
Mercredi 8 mai
Debout à 5H45. Je prends un taxi pour CTM; en bus, il y a un bout de chemin à pied.
Je déjeune à la gare. Départ à 7H30. Assise à côté d’un vieux monsieur, il me raconte plein de choses intéressantes sur la région de Skoura. J’ai oublié les 3/4. C’est trop à la fois. Je dois écrire pour retenir. Il rentrait après une opération du cœur à Rabat.
Arrivée à SKOURA à 13H. J’appelle le proprio de la kasbah la Datte d’Or, qui vient me chercher. C’est une bonne petite adresse mais je pensais qu’elle se trouvait dans la palmeraie mais elle est dans le village. Je me détend dans ma chambre jusque 16H. Puis, je me force à sortir sous le soleil de plomb. Je me lance dans la première partie de la palmeraie. Je longe un chemin pierreux sous la chaleur étouffante avant de bifurquer vers un sentier au bout duquel j’analyse la texture d’une vieille kasbah en ruine; c’est du pisé soit de la terre, du foin et quelques pierres par ci par là; le tout mélangé faisait tenir les mille et une kasbahs de la vallée du Dadès!
Je continue à aller et venir, me perdant dans la palmeraie sans perdre de vue le plan dans ma tête afin de ne pas m’éloigner trop. Après deux heures, je fais une pause méditative avant de rebrousser chemin pour rentrer sous le soleil plombant.
Après la douche, je descends me détendre au jardin en sirotant un thé à la menthe et attendant le repas du soir qui sera une tagine maison copieuse et délicieuse. Le personnel n’est pas très souriant; c’est dommage…
Jeudi 9 mai
Ce matin, je compte aller marcher dans la grande palmeraie mais Abdel, le patron du gîte, demande à un jeune couple si je peux les accompagner aux gorges Sidi Flat. Je suis un peu gênée mais le courant passe et nous partons vers 10H.
Après un chemin de piste, nous entamons une descente à pied vers les petites mais jolies gorges décorées au passage par des lauriers roses. Les semelles de mes baskets sont lisses; je fais attention de ne pas glisser. Boum! je m’étale m’éraflant le genou.
Profitant que le couple pousse un peu plus loin que moi la randonnée, je me baigne dans la rivière limpide; je n’ai pas de maillot; je me déshabille discrètement et suis nue sous mon paréo. Mais, il n’y a pas une âme aux alentours. Le courant de la rivière est très fort; je me régale mais j‘ai du mal à résister car je me fais emporter. J’ai beaucoup de difficultés à rejoindre la berge sous l’œil attentif mais lointain du jeune couple qui vient me chercher ayant trouvé un coin d’ombre sur les rochers volcaïques. On y pic nique puis on se repose. La détente est assurée; nous sommes tous trois en osmose, profitant du silence et du paysage, piquant un petit somme.
Le pire est le démarrage car le soleil plus brûlant que jamais. Après une heure de marche, on retrouve la voiture plutôt dire le sauna roulant. Quelle belle aventure!
Au retour, nous passons dans un village berbère authentique puis prenons la piste durant dix kilomètres. A plusieurs reprises, nous voyons des lézards énormes de couleur jaune-vert-orange: magnifiques; difficile à photographier car ils se sauvent après nous avoir narguer. Ils mordent si on les ennuie et ne lâchent pas leur proie…
Le soir, nous mangeons ensemble un copieux couscous.
Vendredi 10 mai
Je pense repartir avec le bus CTM mais à cause du festival des roses, il est complet. Je prends un taxi collectif qui m’emmène en 1 heure à EL KEELA EL GOUNA.
Un cousin de Youssef, proprio de la kasbah, vient me chercher avec un ami. Nous mangeons une tagine, faisons des achats de produits de roses avant d’arriver à la Kasbah AMNAY à 26 km. C’est la vallée des roses à BOUTAGHAR. L’endroit est magnifique. C’est le calme que je voulais, vraiment l’endroit recherché. Je suis seule dans l’établissement. Le paradis. L’accueil est chaleureux.
Samedi 11 mai
A 11H, départ pour un circuit pédestre de 4H dans la vallée des roses accompagnée d’un guide de fortune. Il n’y a pas de mots assez forts pour dire combien c’est beau. Je suis fatiguée mais vraiment heureuse d’avoir fait cette marche de dix kilomètres.
J’ai vu des roses mais pas trop toutefois en cet endroit, beaucoup de figuiers, des amandiers, des hautes vignes, des dames lavant leur linge dans la rivière. J’ai joué au funambule pour passer le pont qui n’était qu’un fin tronc d’arbre. Cette rando m’a vidé la tête pour faire place au plaisir des yeux au milieu de cette vallée entourée de montagnes. J'ai des piqûres de puces ou de moustiques!
Je descends au jardin et rencontre un pharmacien d’El Keela venu se relaxer fuyant le festival surpeuplé.
Il a amené des bières, m’en propose, j’accepte volontiers.
Nous soupons avec Hassan, maître des lieux. Dernière soirée dans cet Eden. J’ai promis d’y revenir au retour!!! Hassan est content!!!!
Dimanche 12 mai
C’est la fête des mères en Belgique. Je téléphone à maman qui me dit qu’il fait froid. je vais déjeuner sur la terrasse où là, il fait bien chaud. Je me relaxe sur les pierres et m’endors un moment. C’est le départ. Le pharmacien m’emmène à mon nouveau hôtel.
En passant par El Kelaa m'Gouna où il fait bondé, j’achète des produits de soin à base de roses.
Je suis maintenant dans la vallée du Dadès dans le douar (village) de TAZAKHT à 30 Km. Je ne suis plus au calme; l’hôtel Mandar Saghrou Tazakht est situé le long de la seule route qui relie Ouarzazate à Errachidia.
Fin d’après-midi, Hassan me rejoind avec un cousin pour faire un petit tour dans les champs remplis de roses. Je mange une tagine pas trop bonne dans ma chambre... pas marrant ça... Journée pas très enrichissante… Fatigue de hier et retour au bruit…
Lundi 13 mai
Hassan qui est de cette région vient me chercher pour visiter les champs; il connait tous les détours par cœur; c’est là qu’il a grandi. Seule je me serais perdue ou je n’y serais pas allée. Au cours de ma balade de 3H, je vois de nombreuses roses, assiste à la cueillette et à la pesée. Lorsque les femmes ont ramassé les roses, elles les portent à un peseur qui les payera 13 dirhams (1,3€) le kilo…. Celles-ci sont envoyées en usine pour extraire l‘huile essentielle qui sera exportée à l‘étranger pour y faire des parfums de qualité.
Les produits faits à El Keela m’Gouna sont fait par de petits industriels et n‘ont aucun label de qualité d‘où le prix attractif.
Aux champs, les femmes cueillent les roses, arrachent les herbes dans le blé et les hommes chargent les ânes et les mules.
Hassan me fait voir le cimetière juif puis m’emmène dans sa famille manger la tagine. Les femmes m’offrent des roses séchées qui arrivent chez moi en état de poudre... Ben oui 😠 quoi, après un circuit d'un mois...
Son frère est instituteur comme lui l’a été ainsi que leur père. L’école se trouve à côté de la maison. Je suis invitée à m’y rendre. Surprise en passant la tenture de l’école, les 25 élèves se lèvent et chantent pour moi. Gros moment d’émotion car je n'ai jamais eu droit à un tel privilège😄 . Ils comptent en français, récitent l’alphabet sous l’œil vigilant du prof. J’achète 25 gâteaux et du fanta à boutique voisine. C’est la fête pour eux. Moi, je me remets de mes émotions.
Je vais en ville où le calme est revenu vu que le festival est terminé. J'y visite l’usine de roses, achète de l’eau de rose.
Il y avait ici une terrible prison qui renfermait les hommes ayant des opinions opposées au roi Hassan II. Les prisonniers vivaient dans le noir, étaient piqués des scorpions, ne savaient la date que de festival en festival. Les pratiques étaient austères. Quand le roi fut questionné par une journaliste d’Algésiras, il s’est contenté d’allumer son cigare et répondre: madame, ici c’est la capitale de la rose…
Petit tour à la rivière puis retour à l’hôtel. Journée bien remplie...
Mardi 14 mai
Départ pour la vallée du Dades, gîte des Jardins de Dades à 6 km de BOUMALNE. Très mauvaise adresse; le personnel est glacial, le matelas dur, la nourriture infecte.
Hassan a décidé de ne pas me quitter!!! nous marchons 3 H en passant par le village et en montant voir l’autre côté de la montagne… Je suis fière de moi quand même. Quand Hassan part, je continue à vagabonder dans les champs avant de rejoindre l’auberge. A ce moment, Je ne compte pas faire les gorges car déjà faites avant.
Mercredi 15 mai
J’ai très mal dormi sur ce matelas dur comme une planche. Départ pour la maison d’hôte Valentine dans les gorges de Thodra. J’attends un taxi devant l’auberge mais ce sont des français qui finalement me chargeront jusqu’à Boumalne. De là, je prends le bus local pour TINGHIR. Le paysage tout au long de la route est magnifique. Dans la ville, je prends un taxi collectif pour les gorges de Toudra. A la maison d’hôte, je refuse la chambre trop petite et fenêtre très haut placée. Karim me transfère. Après un bref repos, je mets mes chaussures de marche et direction les gorges. 4 H parmi ce décor féérique. Je les trouve plus jolies que celles de Dades.
On me propose de faire le tour de la montagne pour voir les nomades. Trop dur… Je refuse...
Je fais une balade dans les gorges d’une splendeur inexplicable. Beauté à l’état pur!
Le soir, après la tagine, je bois du vin à la terrasse avec Aissam sous le ciel étoilé.Jeudi 16 mai
Après une courte nuit, je vais me promener dans la palmeraie avec Aissam qui me guidera. Heureusement, seule je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Par de petits chemins qui n’en sont pas, en fait, j’arrive à la source des poissons sacrés. On fait du stop pour rentrer. Après-midi, je pars seule refaire les gorges, toujours émerveillée…
Vendredi 17 mai
Je pars à IMILCHIL, ville où les fiancés se marient tous ensemble lors d’un grand festival en septembre. On les marie en 3 min du moment qu’ils ont leurs papiers.
Je compte aller en bus mais Aissam veut m’accompagner et trouve une voiture. Je me laisse séduire par la proposition qui finalement je regrette car ce n’était prévu dans mon budget. Mais bon, l’erreur est humaine…
Avant de partir, je rejoins la rivière par les jardins de la palmeraie jusqu’aux gorges.
Départ à 2H. La vue tout le long du chemin est spectaculaire. Des montagnes à perdre de vue, des petits villages d‘un autre monde...
Après 2H30, arrivée à Imilchil. Il y a deux lacs: selon une légende, il y a le lac de la femme et celui de l‘homme. On voit le premier mais le lac de l’homme doit se faire à pied ou en 4/4. Sous réserve: propos d‘Aissam…donc on ne le fait pas...😠 trop froid et vent.
Aissam propose qu’on loge à TAMTATOUCHE (19 km des gorges) à l’auberge des Amis. Confort au rendez-vous; le prix aussi!!!!
Samedi 18 mai
Je retourne à BOUMALNE et décide finalement de faire les gorges du DADES pour voir la différence avec celles de TOUDRA.
Après un conflit avec Aissam qui me réclame plus d‘argent que prévu (qu'il n'aura pas bien entendu), j’embarque dans un taxi collectif pour Boumalne puis dans un second pour arriver aux gorges.
Je tente l’auberge TISSADRINE. Je suis bien accueillie et le prix me convient. Je me repose un peu puis prend la route vers le col; j’abandonne vite et continue en stop. J’arrive au bord de l’oued; j’y étais déjà venue il y a 2 ans avec une copine canadienne. J’admire l’endroit majestueux et me lance alors le défit de retourner à pied: 7 km avec des difficultés et route en lacets. Je m’arrête régulièrement pour ne fatiguer ni le cœur ni les pieds. Je fais de nombreux arrêts, VIVE le plaisir de voyager seule… Malgré qu’on propose de m’emmener, je refuse et continue ma randonnée. Je suis fière de moi; j��ai gagné le défit. Je dors la nuit comme un bébé.
Dimanche19 mai
Je décide de rester là une 2ème nuit. Le garçon m’explique une balade à faire le long de l’oued. La randonnée dure 6 H et se fait dans un calme étourdissant, rien que le bruit de la rivière et mon souffle. Je traverse la rivière sur un tronc d’arbre tel un funambule, bras à l'horizontale pour garder l'équilibre. J'arrive au bout de mon tronc de 4 mètres de long qui paraît 4 kilomètres... ça relève du miracle!
Je croise des enfants en arrivant au village où je fais du stop pour me rendre 18 km plus loin visiter la kasbah du GLAOUI à Ait-Moutel. Amine, le jeune marocain de Rabat qui me prend en stop est en visite lui-même. Je lui explique que nous allons passer devant la falaise de TAMLALT qu’on appelle vallée des doigts de singes ou vallée des corps humains. Il fera la visite de la kasbah avec moi.
Je fais du stop pendant 4 km afin d’aller voir les cascades. Je me fais expliquer le chemin par le patron de l’hôtel des cascades. Ca parait rude mais j’y vais. A mi-chemin, je rencontre 2 filles m’induisent en erreur et me font monter voir la source; elles ont confondu avec cascades. Je râle. Je dois redescendre accompagnée d’un marocain cette fois pour arriver à la première cascade. Je n’irais pas voir les suivantes car il faut escalader. Je reste là un moment pour prendre un bain de pieds et profiter du bruit de l'eau.
Re-départ pour l’ascension afin de rejoindre la route. Taxi pour l’hôtel où un festin m’attend.
Lundi 20 mai
Je quitte les gorges de Dades à midi; l’endroit était sympa. J’y serais encore restée mais j’ai un autre engagement: repasser par BOUTAGRAR: la vallée des roses.
Je fais la première partie du trajet avec le jeune homme de l’hôtel qui me laisse au village pour prendre le taxi collectif de Boumalne. Puis bus pour El Keela m’Gouna; enfin, taxi collectif jusqu’à la kasbah. C’est le parcours du combattant…Il fait chaud.
Après le thé, j’apprends des mots français à Haida; ça relève du défit…On se marre! Je vais au village recharger les piles de mon appareil photo, me doucher et me détend en attendant la tagine (hé oui, encore 😐) et l’eau de vie que je ne boirai pas.
Mardi 21 mai
Ce matin, avec Saïda, la femme de ménage de 22 ans, j’escalade une montagne pour arriver sur un plateau d’où on peut voir tous les versants. 3H pour faire l’aller-retour. L’ascension et la descente sont périlleuses; on glisse plusieurs fois. J’ai vu deux énormes sauterelles: une verte la plus petite et une énorme que j’ai cru être une pierre car elle était grise; je l’ai un peu assommée en lui jetant une pierre dessus pour m’assurer que c’était une bête. Elle ne savait plus s’envoler et je m’en suis voulue mais à force de l’aider en la poussant, elle est repartie…. ouf... J'ai eu peur.
Après-midi, Saîda me fait un bon massage à la crème de rose. Quoi de plus naturelle dans la vallée des roses!
Le soir, un bon couscous mais comme à mon habitude, j’ai mangé trop vite car trop bon…. Résultat…. Tout le monde, le connaît!!!!
Mercredi 22 mai
Je quitte Boutharar pour me rendre à l’oasis de Fint à 15 Km de OUARZAZATE dont 10 km de piste…Pour m’y rendre: taxi collectif de Boutharar à El Kelaa m’Gouna, puis taxi collectif pour Ouarzazate; c’est dur; le chemin est long, il fait chaud; on est serré comme des sardines. A Ouarzazate, ça se complique car pour l’oasis de Fint, pas de taxis collectifs. Les privés demandent 300 dirhams. Je téléphone au gîte; il m’envoie un client français pour venir me chercher. Je n’aime pas Ouarzazate. J’arrive en fin d’après-midi à Fint. Effectivement, ce petit oasis est une merveille mais je découvrirais demain….
Le soir, nous fêtons le départ de l’hôte français qui a séjourné un mois là-bas!
Jeudi 23 mai
Découverte de l’oasis de Fint. Je croise un paysan avec qui je poursuis la visite durant 4H. S’il y a un endroit qui ressemble au paradis, c’est ici. Entre montagnes, rivières, petites cascades, lauriers roses, arbres fruitiers, il y a le silence. Il doit certainement aussi avoir le serpent 😉 mais en tout cas, il y a le bruit des grenouilles, des oiseaux et d’un animal qui aboie dans la montagne; je fini par l’apercevoir. Il est roux, a la taille d’un renard et descend de la montagne pour venir boire. En chemin, je mange des petits abricots. Je termine la boucle en passant par l’école des trois villages du Fint. Le paysan m’invite à boire le thé et à manger chez lui. Je rentre et m’endort pendant 3H. Je commence à être très fatiguée…
Vendredi 24 mai
Je quitte l’oasis de Fint à 9H, profitant qu’Abdou doit se rendre à Ouarzazate car il n’y a qu’un bus et il est passé depuis longtemps. De là, je prends un taxi collectif pour TELOUET à 85 km. Je dormirai au Lion d’Or; bâtiment datant de 5 siècles avant la construction de la kasbah qui a 2 siècles. Le paysage est surprenant, changeant de couleur avec un décor différent à chaque instant. Ce village est renommé pour la kasbah du pacha El-Glaoui. On voit toujours le salon, le harem, la chambre à coucher avec des décorations en mosaïque et des tapis de soie au mur. Je fais un tour dans la vallée. Ali me fait voir le village des esclaves et un autre avec son hôpital. On passe par la kasbah du grand père du Sultan; il ne reste qu'un pan de mur... difficile de se rendre compte...
Le samedi 25 mai
J’ai décidé de ne pas marcher aujourd’hui mais à 2H, je ne tiens plus; j’enfile mes chaussures et vais faire une marche méditative dans la montagne. Je fais une boucle de 3-4 km qui me fait psychologiquement le plus grand bien.
Je comprends lors de cette méditation que mon objectif principal est atteint.😉
Je me suis retrouvée face à moi-même durant 18 jours et ça fait réfléchir.
Le dimanche 26 mai
Je prends le bus de 6H30 ce matin pour me rapatrier sur Marrakech. La route est magnifique. Je passe le col du Tichka d’où la vue vertigineuse coupe le souffle. A Marrakech, je vais à mon hôtel habituel (Faouzi).
Le lundi 27 mai
Hammam et massage chez Didi avant de conduire de or chez le bijoutier juif que m’a renseigné Hassan de Boutharar. C’est dans le quartier du Mélah. Je lui parle des photos que j’ai fait dans le cimetière juif de M’Gouna dont il est responsable; il est content.
Il agrandi ma bague, répare mes boucles d’oreilles et un bracelet pour 50 euros. Je vais à mon herboristerie habituelle. Je fais encore réparer mes baskets. Je me fais couper les cheveux 😛 puis passe à l’Escale boire une bière avant d'aller imprimer mon billet d’avion.
Mardi 28 mai
Bus pour la vallée d’Ourika à 11H30; taxi collectif pour SITI FATMA où j’ai réservé une chambre à la maison d’hôte Au bord de l’eau.
L’accueil de Martine (une compatriote) et de Poulou (portugais) est chaleureu. L’établissement est pimpant et la petite chambre sac ) dos magnifique; je me sens à l’aise. Apéro puis Poulou me cuisine un filet de viande de la vallée qui fond dans la bouche. Toutefois, les prix sont un peu excessifs surtout qu'ils ne sont pas précisés. Dommage...😕
Mercredi 29 mai
Je fais les cascades avec Brahim, un guide que Martine me conseille. La montée est rude mais le paysage de toutes ses montagnes est grandiose. A un moment, on voit les quatre premières cascades. J’arrête ma montée à la 5ème cascade. trop pour moi d’aller jusqu’à la 7ème. Pour faire ce tour, je mets 6H avec des arrêts réguliers. Je suis contente d’avoir fait ce trek: cerise sur le gâteau…
Jeudi 30 mai
Départ pour Marrakech pour ma dernière journée; je fais mes derniers achats.
Vendredi 31 mai
Retour en Belgique.
Ce voyage aura magnifique. Je suis contente d’avoir pris la décision de venir au Maroc plutôt que de retourner en Espagne.
J’ai raté mon objectif de partir léger et ai dépassé un peu mon budget.
J’ai réussi le plus grand objectif qui était de me vider la tête, me ressourcer et faire le deuil d'un amour fini.
Merci la vie pour ce cadeau…😉
Marie
Premier voyage pour une femme seule English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai 24 ans et je n'ai jamais vraiment voyagé à part en Floride... vous voyez le genre :)
Mes 25 ans approchent et depuis quelques années j'ai une envie folle de connaître le monde, des cultures différentes, de nouveaux paysage et être dépayser! J'ai le goût de connaître un peu plus le monde dans lequel je vis. Je me lance ce projet en tête depuis quelque temps car j'ai soif d'apprendre. Je crois qu'en voyageant, on se retrouve avec nous même et on apprend à se découvrir tout en se fondant une culture général et une opinion plus répandue.
Seulement, j'ai des craintes et tout pleins de questions et c'est ce qui m'empêche de partir à l'aventure alors je ne sais pas si vous allez pouvoir m'éclairer sur ceci.
Bon voilà pour commencer, je suis seule pour voyager. En plus d'être une femme, je me sent un peu vulnérable de partir seule. Malheureusement ça adonne à personne de mon entourrage de voyager avec moi. C'est tout le temps un peu plus sécurisant de voyager avec une autre personne du moins pour le premier voyage! Sans faire nécessairement d'échanges, est-ce que ça existe un endroit où je pourrais travailler temporairement avec des gens de mon âge? Ou sans nécessairement travailler, des organisations de rencontres-voyages car cet été je voudrais partir seulement 2 semaines et cet automne un peu plus longtemps.
Je ne suis pas non plus bilingue. Je comprend l'anglais en général mais j'ai plus de difficulté à parler cette langue. On m'a dit souvent qu'on apprend en étant sur place mais je craint ne pas m'en sortir si je suis seule en Australie par exemple! Je ne sais pas quel endroit aller en particulier comme mon premier baptême de voyage "sac à dos". J'avais pensé à l'Europe étant donné que la langue française est plus commune. J'aimerais connaître l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore l'Australie mais est-ce que ce sera plus difficile étant donné que je ne suis pas billingue?!
Qu'est-ce que je dois savoir en tant que femme qui fera son premier voyage sac à dos?!
J'ai tout pleins d'autres questions mais je vais les poser plus tard, ce sont les principales pour le moment qui me viennent en tête.
Merci!
J'ai 24 ans et je n'ai jamais vraiment voyagé à part en Floride... vous voyez le genre :)
Mes 25 ans approchent et depuis quelques années j'ai une envie folle de connaître le monde, des cultures différentes, de nouveaux paysage et être dépayser! J'ai le goût de connaître un peu plus le monde dans lequel je vis. Je me lance ce projet en tête depuis quelque temps car j'ai soif d'apprendre. Je crois qu'en voyageant, on se retrouve avec nous même et on apprend à se découvrir tout en se fondant une culture général et une opinion plus répandue.
Seulement, j'ai des craintes et tout pleins de questions et c'est ce qui m'empêche de partir à l'aventure alors je ne sais pas si vous allez pouvoir m'éclairer sur ceci.
Bon voilà pour commencer, je suis seule pour voyager. En plus d'être une femme, je me sent un peu vulnérable de partir seule. Malheureusement ça adonne à personne de mon entourrage de voyager avec moi. C'est tout le temps un peu plus sécurisant de voyager avec une autre personne du moins pour le premier voyage! Sans faire nécessairement d'échanges, est-ce que ça existe un endroit où je pourrais travailler temporairement avec des gens de mon âge? Ou sans nécessairement travailler, des organisations de rencontres-voyages car cet été je voudrais partir seulement 2 semaines et cet automne un peu plus longtemps.
Je ne suis pas non plus bilingue. Je comprend l'anglais en général mais j'ai plus de difficulté à parler cette langue. On m'a dit souvent qu'on apprend en étant sur place mais je craint ne pas m'en sortir si je suis seule en Australie par exemple! Je ne sais pas quel endroit aller en particulier comme mon premier baptême de voyage "sac à dos". J'avais pensé à l'Europe étant donné que la langue française est plus commune. J'aimerais connaître l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore l'Australie mais est-ce que ce sera plus difficile étant donné que je ne suis pas billingue?!
Qu'est-ce que je dois savoir en tant que femme qui fera son premier voyage sac à dos?!
J'ai tout pleins d'autres questions mais je vais les poser plus tard, ce sont les principales pour le moment qui me viennent en tête.
Merci!
Barcelone et ses environs English translation pending
Bonsoir a toute la communauté de VF🙂,
Cela fait plus d'un an que je traine sur VF sans pratiquement jamais avoir ouvert de fil. J'ai lu des dizaines de topic dans les differentes rubriques du site et je ne m'en lasse pas, c'est un vrai régal de vous lire, merci pour votre sympathie, l'esprit fraternel dont vous faites preuves envers les demandeurs/donneurs de conseils et merci de vos réponses🙂
Alors voila, je projette d'aller a Barcelone au départ d'Alger pour une quainzaine de jours. Je n'ai jamais été en Espagne auparavant et ce que je recherche le plus ce n'est tant les lieux touristiques bondés de monde et d'attrapes nigauds. Non, je recherche le contact avec la population locale, discuter avec les gens de la bas, visiter les villages aux alentours, les petits lieux sympathiques et pouvoir gouter a de la BONNE cuisine espagnole sans se faire avoir par la prestation de service et par le prix (comme dans les lieux touristiques).
J'ai pas mal voyagé dans ma vie et par experience je sais qu'un pays s'apprend dans ses petits villages, connaitre les traditions des localités visitées, cotoyer les gens et non pas aller dans les lieux touristiques, crecher dans des hotels luxueux et flaner sur les grands boulevards.
Bref, c'est mon avis personnel et je pense que beaucoup de routards seront de mon avis😉 mais ceci dit ca ne m'empechera pas de visiter les incontournables de la ville comme le quartier gothique par exemple.
En ce qui concerne les déplacements hors ville (toujours dans les environs), que me conseillez vous de prendre et qui ne soit pas trop cher? Les bus, les trains sachant que la location de voiture me parait trop cher (250euros/trois jours).
Voila, je pense que c'est tout pour le moment, si vous avez des conseils a me donner ou des itinéraires a me proposer je suis preneur.
Amicalement,
Gargotier.
Cela fait plus d'un an que je traine sur VF sans pratiquement jamais avoir ouvert de fil. J'ai lu des dizaines de topic dans les differentes rubriques du site et je ne m'en lasse pas, c'est un vrai régal de vous lire, merci pour votre sympathie, l'esprit fraternel dont vous faites preuves envers les demandeurs/donneurs de conseils et merci de vos réponses🙂
Alors voila, je projette d'aller a Barcelone au départ d'Alger pour une quainzaine de jours. Je n'ai jamais été en Espagne auparavant et ce que je recherche le plus ce n'est tant les lieux touristiques bondés de monde et d'attrapes nigauds. Non, je recherche le contact avec la population locale, discuter avec les gens de la bas, visiter les villages aux alentours, les petits lieux sympathiques et pouvoir gouter a de la BONNE cuisine espagnole sans se faire avoir par la prestation de service et par le prix (comme dans les lieux touristiques).
J'ai pas mal voyagé dans ma vie et par experience je sais qu'un pays s'apprend dans ses petits villages, connaitre les traditions des localités visitées, cotoyer les gens et non pas aller dans les lieux touristiques, crecher dans des hotels luxueux et flaner sur les grands boulevards.
Bref, c'est mon avis personnel et je pense que beaucoup de routards seront de mon avis😉 mais ceci dit ca ne m'empechera pas de visiter les incontournables de la ville comme le quartier gothique par exemple.
En ce qui concerne les déplacements hors ville (toujours dans les environs), que me conseillez vous de prendre et qui ne soit pas trop cher? Les bus, les trains sachant que la location de voiture me parait trop cher (250euros/trois jours).
Voila, je pense que c'est tout pour le moment, si vous avez des conseils a me donner ou des itinéraires a me proposer je suis preneur.
Amicalement,
Gargotier.
A few days in Lesotho and Zambia: the (difficult) return
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕). Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation? Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho. We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg. We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,

and dirt roads as soon as you leave the main street.

Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).

We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.

We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police! We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.

The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals. We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:

Simple but clean and functional, with a private bathroom. On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏). The landscapes are truly stunning:


We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...

... crossing through Malealea village again.

We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace. We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕). Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation? Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho. We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg. We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,

a few cars,

and dirt roads as soon as you leave the main street.

Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).

We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...

Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.

We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police! We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.

The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:

... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.

Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals. We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:

Simple but clean and functional, with a private bathroom. On the bed, "real" Basotho blankets.

We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏). The landscapes are truly stunning:


We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...

... crossing through Malealea village again.

We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace. We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...
Votre résistance à la pluie? English translation pending
Bonjour,
Premier sujet d'un randonneur débutant (avec tente) sur un sujet que je n'ai pas vu traité dans ce forum. Juste une question suscitée par les conditions météo actuelles, à combien de jours de pluie consécutifs évaluez-vous qu'une randonnée en vaut encore la peine ? 😏 C'est certainement très subjectif. J'ai par exemple l'impression d'être beaucoup plus gêné par la pluie que par la chaleur ou le froid. Le ressenti n'est pas non plus le même quand on sait qu'on aura un lit chaud et douillet à l'étape, par rapport à un bivouac. Et pas le même en vélo qu'à pieds.
Ma deuxième question, qui découle de la première : quelle confiance accordez-vous aux prévisions météo ? (question qui fera sourire ceux qui partent au long cours et qui n'en tiennent pas compte !) J'ai l'impression de me laisser trop influencer, au point d'avoir déjà repoussé une randonnée d'une semaine en voyant 4 jours de pluie sur 6 alors que c'était finalement meilleur que prévu, et que j'aurais sans doute pu la faire. C'est trop bête et on se traite de tous les noms d'oiseaux, je m'en suis voulu d'avoir manqué cette occase de rando par ... crainte ? Peut-être trop influencé par un environnement obsédé par le confort ? c'est sûr qu'il y a comme une sorte de crainte latente (je n'ai plus 20 ans non plus...!). Mais après tout, c'est peut-être juste une réticence à essayer de faire passer ? Il y a évidemment aussi la qualité du matériel emporté pour faire face aux intempéries, mais ce n'est pas tout à fait la question posée.
Je serais bien intéressé de savoir si certains d'entre vous se sont donnés des critères (genre tempête du siècle ou tremblement de terre...), ou si vous partez de toute manière avec l'idée qu'on verra bien, et comment vous vous en débrouillez. Cela me sera certainement utile, ainsi qu'à d'autres. Merci d'avance. Olivier
Premier sujet d'un randonneur débutant (avec tente) sur un sujet que je n'ai pas vu traité dans ce forum. Juste une question suscitée par les conditions météo actuelles, à combien de jours de pluie consécutifs évaluez-vous qu'une randonnée en vaut encore la peine ? 😏 C'est certainement très subjectif. J'ai par exemple l'impression d'être beaucoup plus gêné par la pluie que par la chaleur ou le froid. Le ressenti n'est pas non plus le même quand on sait qu'on aura un lit chaud et douillet à l'étape, par rapport à un bivouac. Et pas le même en vélo qu'à pieds.
Ma deuxième question, qui découle de la première : quelle confiance accordez-vous aux prévisions météo ? (question qui fera sourire ceux qui partent au long cours et qui n'en tiennent pas compte !) J'ai l'impression de me laisser trop influencer, au point d'avoir déjà repoussé une randonnée d'une semaine en voyant 4 jours de pluie sur 6 alors que c'était finalement meilleur que prévu, et que j'aurais sans doute pu la faire. C'est trop bête et on se traite de tous les noms d'oiseaux, je m'en suis voulu d'avoir manqué cette occase de rando par ... crainte ? Peut-être trop influencé par un environnement obsédé par le confort ? c'est sûr qu'il y a comme une sorte de crainte latente (je n'ai plus 20 ans non plus...!). Mais après tout, c'est peut-être juste une réticence à essayer de faire passer ? Il y a évidemment aussi la qualité du matériel emporté pour faire face aux intempéries, mais ce n'est pas tout à fait la question posée.
Je serais bien intéressé de savoir si certains d'entre vous se sont donnés des critères (genre tempête du siècle ou tremblement de terre...), ou si vous partez de toute manière avec l'idée qu'on verra bien, et comment vous vous en débrouillez. Cela me sera certainement utile, ainsi qu'à d'autres. Merci d'avance. Olivier
Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet) English translation pending
D'abord un petit préambule :
J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage.
Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit.
De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais.
Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Le Nord vs. Le Sud English translation pending
Plus concretement, le monde latino, vs. le Canada et les États-Unis.
Je ne vais pas avoir la langue de bois et je vais dire ce que je pense.
Les Latinos sont beaucoup plus chaleureux que nous, Canadiens et Américains.
Etes-vous en accord avec ce que je viens d'écrire. Il est vrai qu'il y a des exceptions partout, mais mon constat aborde les choses en général et la plupart du temps.
Let's discuss!
Je ne vais pas avoir la langue de bois et je vais dire ce que je pense.
Les Latinos sont beaucoup plus chaleureux que nous, Canadiens et Américains.
Etes-vous en accord avec ce que je viens d'écrire. Il est vrai qu'il y a des exceptions partout, mais mon constat aborde les choses en général et la plupart du temps.
Let's discuss!
Que faire et voir en Floride avec deux enfants de 8 et 14 ans? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voudrions partir pour les prochaines vacances de Pâques (du 1er au 9 Mai prochain) en Floride et malgré tout ce que j'ai pu lire, j'ai encore du mal à me faire une idée de ce qu'il y a d'intéressant à faire en si peu de temps !
Ok pour faire un parc à Orlando mais lequel ? je pensais à Magic Kindom mais il est identique à notre Disney donc merci je connais !
Par contre, 1 maxi 2 parcs.
Et ou dormir à Orlando ?
Ensuite, est-ce que Miami vaut la peine sachant qu'on aimerait bien aussi passer un peu de temps à patouiller dans l'eau. Idem, où dormir ? je me demandais s'il ne serait pas mieux de louer un appartement.
Enfin Keys ou Everglades ? j'ai encore du mal à me faire une idée de leur intérêts.
J'espère que vous pourrez m'aider à me décider.
Merci pour votre attention et à bientot !
Merci pour votre attention et à bientot !
Acheter un premier vélo de randonnée English translation pending
Bonjour à toute la communauté des voyageurs à vélo.
j'envoi ce message en qualité de débutant en terme de randonnée à vélo. Je souhaite faire un premier achat de vélo adapté à cette pratique (je suis pas un grand connaisseur sur le plan technique) et j'ai un budget de maxi 500€ pour cet achat.
j'ai découvert une marque allemande qui me semble intéressante au premier abord et je demande l'avis de personnes ayant un peu plus de recul et d'expérience que moi. Il s'agit de la marque Kalkhoff, modèle AGATTU.
en attendant vos remarques, merci par avance pour vos réponses !
Camping à Moab avec piscine avec deux enfants? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si vous connaissez un camping sympa à Moab dans lequel il y a une piscine. J'y serai en août prochain avec mes deux petites de 4 et 7 ans et vu la chaleur qu'il fait normalement là-bas à cette période, il me semble que pour elles, ça serait sympa... Je n'ai trouvé que le Koa et le Moab Valley Resort mais je les ai trouvé assez cher...
Merci d'avance
Merci d'avance
Reconstitution du tombeau de Toutankhamon? (Égypte) English translation pending
Bonjour à tous
Ce midi au info de Fr3 il y a eu un sujet sur la reconstitution du tombeau de Toutankhamon par une entreprise Espagnole, avez vous plus d'infos, j'agit il d'une reconstitution comme Lascaux? Personnellement je trouve cela bien car c'est un bon moyen de protégé ce tombeau qui est déja bien dégradé par les visites. A voir ou cette reconstitution sera implantée Quel sont vos avis?
Une semaine "chrono" à Dubaï English translation pending
Carnet de voyage
(rédigé via mon iPhone*) :
« Une Semaine Chrono a Dubaï » voyage seul



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Avant départ
1) Vérifier que vous soyez bien en possession d'une prise adaptator French/UK car à Dubaï les prises électriques sont les même qu'à Londres. Pour ma part jai opté pour l'achat D'un bloc prise international avec les 5models en un (Uk USA Europe et china + usb pour charger appareil photo ou ipad) acheté 40€ chez boulanger.
2) La douane peut vous demander de déclarer les espèces à l'entrée. Moi perso j'me suis fait un western union (de moi à moi-même) pour retirer du cash chez Travelex Dubaï (Terminal1) ça marche aussi (les frais s’élevent à 30€ mais bon on y gagne presque comme ça que au change + douane).
3) Quelques règles de bonne conduite à connaitre et à adopter : Dubaï est un des 7 émirats arabes situé dans un pays musulmans, mais assez ouvert d'esprit donc pas de tenue vestimentaire obligatoire pour les touristes (enfin, pas pour le moment). En revanche évitez les tenues vulgaires et inappropriées. Aussi, en public, évitez « la tendresse ostentatoire » avec votre compagnon. Dans les transports publics, interdiction formelle de manger ou de boire (sous peine d'amende), même une simple bouteille d’eau.
4) Bien vous renseigner sur la législation du pays (alcool, cannabis, emprisonnement) avant de partir si vous faites parti de ces cas de figure.
5) Pour visiter une mosquée c'est gratuit, il faudra simplement prévoir des vêtements longs recouvrant jusque sous le genou (homme et femme) et le long des bras jusqu’au poignet ainsi que le cuir chevelu (femmes uniquement).
6) Toujours vérifier le cours de la monnaie avant son départ (pour pas se faire berner déjà et puis aussi pour connaitre les meilleurs taux de change) 1 euro (€) = 4.6 dirhams (AED) 1 euro = 0.5 Lira Turc (LT) (oct2012)
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Jour 1 : départ d'Orly
La compagnie : une compagnie turque nommée "Pegasus" (leur site : http://www.flypgs.com) que j'ai connu par hasard grâce aux affiches du quai de métro à Paris (et c’est du low cost pas trop mal si on devait comparer à du Ryanair ou Jet4you). Recherches effectuées 1 mois à l'avance sur jet cost, liligo, govoyage, et ebookers pour avoir les meilleurs tarifs du coup c'est chez Bravofly que j'ai eu le moins cher (prochaine fois je tente le vol direct chez fly Emirates).
#Total: 503€ A/R charges comprises
L'escale : Durée de 2h30 à Istanbul Sabiha Gokçen, elle s'est bien déroulée et je confirme que les bagages sont transférés automatiquement si vous faites Paris Dubaï via istambul avec cette compagnie. (bagage de 20kg maxi en soute et 10kg en cabine). En supplement, j'ai pris une option assurance perte ou vol que jai rajouté le jour du depart ça s’appelle Safebag pour 10€ à Orly (c'est un agent qui, à l’aide dune machine, vous fixe cet espèce de cellophane rose qui protège les bagages contre perte vol ou spoliation de vos affaires et garantie à hauteur de 3000€) Astuce : ce qui est surtout pratique c’est quand vos bagages arrivent sur tapis roulant, le cellophane rose se remarque assez facilement à Dubaî donc on le voit du premier coup sans perte de temps) Pourquoi pas.
Conseils dans l'avion : pour des petits achats de nécessité incontournable dans l'avion (rafraichissement, eau etc...) on peut aussi payer en monnaie euros. par contre pour des raisons pratico-pratiques, pensez soit a avoir lappoint soit à "couper" un billet de 20€ avant de monter car pour avoir de la monnaie french euh bonjour turkish. Eux ils ont pas bcp de monnaie dans la devise euros.
Personnel À bord: Hôtesses et steward chez Pegasus sont agréables. Vols sans retards. Personnel dans le cockpit compétent et rassurant, je recommande.
Trajet : magnifique paysage, on passe au dessus des Alpes Suisses, Zurich, Belgrad, Sofia, Istanbul-centre, puis au dessus de l'Iran, pres de Téhéran etc... Trajet que vous pouvez suivre grâce aux écrans vidéo de contrôle en temps réel (façon GPS aéronautique).
Précaution : Mais sur le vol 2 (ist>dubai) j'ai ressenti le trajet très long donc prévoir tout type dactivités car le Sudoku ça va 5 minutes.
Le Duty free: à paris on connait deja (notamment chocolats ladurée). à Istambul ça me paraît classique. Pour vous restaurer durant l'escale j'ai vu un burger king et un fastfood à côté, les deux sont assez cher je trouve. À dubaï pas mal de choix mais préférez les Duty free du retour pour pas trop vous lâcher des le début.
Aéroport DXB International : en longueur il fait deux fois Roissy je crois. Donc si vous le souhaitez y'a un service qui s'appelle Marahba (qui signifie "Bienvenue" en arabe). Ce service en supplement vous transporte dans un mini-golf-car vous et vos bagages moyennant participation financière (news: on peut meme commander un bouquet de roses pour les plus romantiques) et en supplément aussi un coupe fil appelé fast-rack pour les gens qui aiment Pas faire la queue 30min pour le contrôle passeport.
1) MOYENS DE TRANSPORT : a) Déplacement prevus en voiture de location? Alors avant la sortie de l'aéroport (terminal1) vous avez deux lignées de 10 agences de location de chaque coté (de renommée locales ou internationales). Pour vous, J'en ai fait 7 ou 8 differentes (HERTZ EUROPCAR AVIS BUDGET DIAMONDLEASE THIRFY ETC…) en demandant a chacune ses prix , ses conditions etc... Bon plan : à prestation idententique, la meilleure à mon goût est Diamonds Lease pour son rapport qualité prix (par contre paiement uniquement par CB et caution bloquée 1mois). Précaution : Pensez à prendre leur « INSURANCE ACCiDENT » en supplement (un rachat de franchise si j’ai bien compris) parce que sinon ils vous débitent 750dh de caution pour la franchise réparation en cas de pépin causé par vous ou par un tiers. A savoir : Ah oui aussi, info non négligeable : depuis 2007 y'a des "Salik Troll Péage" (cliquez ici pour savoir ce qu'est un SALIK)qui sont implantés sur les bas cotés de certains points de Dubaï-Centre (entre 0,80€ et 1,20€ par passage et par vehicule) et qui seront automatiquement répercutés sur votre facture en fin de location (et ça... Personne ne vous l'annonce, heureusement que je me suis tenu informé avant de débarquer) allez sur le site pour consulter la Salik Map (cliquez ici pour voir la SALIK MAP). Aussi, contrairement à ce que jai pu lire sur d'autres forums, le permis international ils s'en moque (en tout cas chez Diamonds Lease). J'étais deg car je suis aller la veille de mon départ à la sous préfecture. Une matinée d'octobre 2012 sacrifiée pour rien. Faites le quand même, d'une parceque ca pourra peut être vous servir un jour au cas, vu que d'une compagnie à une autre les exigences differe, et de deux surtout parceque ça a la classe 5minutes. #Total: 23€/jour (assurance comprise) model Mitsubichi Lancer (couleur grise)
b) Déplacement en métro? Y'a une station "Al baynias square" à 3mn (KFC et Mc Donalds pas loin). Faites comme moi, prenez lappli "Dubaï Métro" (gratuite) et qu'on peut ouvrir même en mode avion hors internet hors wifi. Vous avez le plan métro composé de deux lignes (la rouge et la verte). Et comme c'est rectiligne, l'avantage c'est qu'ils ont utilisé une numérotation de station en plus d'écrire le nom. Pour donner rdv à qqun c'est bien pratique. Soit vous prenez des tickets à lunités (en papier cartonné rouge) soit une carte rigide que vous rechargez un peu comme une carte monéo. Moi j'avais la carte "NOL" couleur Silver. C'est la plus banale. La GOLD vous permettra de voyager "en premier classe" lol. Vu que y'a que les Bourges qui l'ont ça à l'air agréable lol. Attention aux horaires de fin de service: se renseigner auprès de la RTA. #Total : 4€ la carte « NoL SiLveR » (cliquez ici pour découvrir les offres de l'agence RTA Dubai et/ou leurs cartes Nol ici ) + rechargement prépayé à hauteur de vos besoins (ex : 1 trajet de 2 stations quelconques = + ou - 2km = 1,20€ environ) et ça peut varier en fonction des zones (1 à 7)
c) Déplacement en Taxi : A titre d’exemple, de l'aéroport jusqu'à mon hôtel ya 6km environ, donc prévoir 25~30dhs pour le trajet simple car tout taxi qui part de l'aéroport démarre le taximètre à 20dhs... contre 3dhs hors de l'aéroport (ne vous inquiétez pas c'est pas un abus). Pour chopper un taxi, un geste de la main suffit contrairement à dautres pays... Les taxis ressemblent à ça (photo ici). Difficile de les louper avec leur toit jaune. #Total : 10€ A/R aéroport-hôtel (12km aller-retour)
2)HEBERGEMENT : Hôtel : Ramee International Hotel (description ici), c’est une chaine un peu comme Formule1 dans le principe et le standing mais ya un peu plus d’avantages. Quartier "Deira"(quartier indien-pakistanais) = le moins cher de Dubaï vu comment il est loin de tout je comprend pourquoi. (au nord nord nord de la ville, limite Sharjah presque). Comme je vous disait plus haut, un peu galère à trouver sans GPS. Quelques déceptions: parking toujours bondé (en même temps parking 7places, tu m’etonnes) et pas de wifi avec l'hôtel, ni au mc do ni au Kfc... (Wifi indispensable pour les mails de pré-booking ou de confirmation ou même en cas de changement d’horaires d’activités à la dernière minute...). >>>INFOS : Ne vous fiez pas trop aux belles photos, ni à la localisation de Nasser Square .. Le Plus simple est de demander BANIYAS STREET, puis BANIYAS SQUARE. Placez vous afin que KFC soit face à vous et MC DO derrière vous, premier petit chemin a droite du KFC, et vous avancez 10 metres (ya un petit parking CAR PARK 10DH/HOURS) le Ramee Hotel est sur la gauche de ce parking.
La réception : au top, très arrangeante. J'ai été accueilli comme un roi (merci à la réceptionniste Naouel et au bagagiste). Quartier un peu bruyant le soir vu qu'il y a un « South indian night club » au second etage du même hôtel et bien que je ne sois pas là pour une Zen'thalasso ça m'aurait fait plaisir de dormir tranquillement. Mur insonorisé que dalle, j’entends le voisin parler au téléphone comme s’il était à 2m… je sais maintenant pourquoi je paye pas cher et c’est un peu le revers de la médaille. Douche : gros bémol sur lequel je suis tatillon, un tuyau de douche qui coule à petit filet ca peut devenir vite stressant quand on est pressé mais bon au final je me dis que l’hotel convient pour des gens qui ne l’utilisent que pour se doucher ou dormir quelques heures.
#Total : 300€ pour 5 nuits en chambre solo (sans petit dej).
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 2 : Repérages de la ville
C'est bon j'ai récupéré ma petite Mitsubichi Lancer pour la semaine et à 7h du matin (jour2) je roule sans but, vers une destination inconnue, juste pour perfectionner mon poignet et les rapports de la boite automatique de vitesse. Conseil : ces voitures sont équipées de la climatisation et d’un poste Radio-CD + entrée auxiliaire, donc si vous pouvez vous en procurer un, prenez un cable double jack (sortie écouteur des deux cotés) pour brancher votre iphone ou Blackberry c’est ce que j’ai pu faire ça m’évite de me trimballer avec toute ma CD-Thèques. Astuce : Indispensable, pensez aussi à prendre un chargeur allume cigare en sortie usb, idéal pour recharger iPod iPad ou iPhone
Du coup, vu la circulation vide en ce jour de fête religieuse (Aïd al Adha), j'ai tout vu en 3h. Je m'explique: j'ai fait à l'aller un trajet dubaïnord->dubaïsud par Jumeirah road(env.25km). Et le retour l'inverse par l'autoroute sheikh zayed road. Du coup à l'aller j'ai pu m'arrêter à Jumeirah Beach 4minutes chrono (repérage). Puis Burj la Arab (le building en forme de voile) le temps dune photo puis au Parc Wild Wadi (une piscine qui vaut le double d'aquavoulevard avec des sensations triples), Marina, Souq Al Madinat, et la Palm Jumeirah avec son hôtel Atlantis (le plus prestigieux au monde). Au retour, Dubaï mall, jusqu'à Gharoud (ikea) et la boucle est bouclée. 3h En voiture alors que c'est vide, Conseil : pour les temps de trajet, ne pas se baser que sur les distances à parcourir (feux à chaque 500m), mais aussi sur la circulation (l’après-midi la circulation est souvent bondée après 17h30). Précaution : Les radars fixes sont là partout même s’ils ne sont pas signalés par des panneaux. Exemple : sur Jumeirah Road, j’en ai vu un à chaque 3km. Ca ressemble à un poto fin, haut de 2mètre et de couleur grise sur le bas coté (terre plein central gauche), il est tres discret car ne lance pas de flash mais j’imagine qu’il doit capturer des images très nette.
J'ai fait le rituel du parfait Dubaïote, trainer des pieds dans un mall (centre commercial) et tué le temps 1h... Au final: Ça ma permis de connaître un peu les lieux mais au retour j'ai mis une heure pour retrouver mon hôtel lol (sans GPS).
Contrairement à la France, Dubaï n'annonce pas une position geographique en indicant une rue et un numéro de rue dans leur adresses, souvent c'est une boite postale genre PO BoX 12345 Jumeirah Road Dubaï, AEU
Ça n'aide pas vraiment. Surtout quand la rue fait tout les champs Elysées. J'ai bien regrette notre fameux "7, rue du HotDog" Ça parle déjà plus et tu sais si c'est sur un trottoir pair ou impair. Bref...
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 3: Détente, Farniente, Plage
Matin : une grasse matinee jusqu’a 15h (pas prevue mais necessaire pour recharger les batteries)
Apres midi : Alors sur mon road-trip scheddule, j'ai prévu d'aller à Jumeirah Beach 2 mais cette fois avec ma serviette mon short, pour en profiter un peu. Y'a pas trop de monde et peu de touriste. Y'a 95% d'hommes quasiment (les femmes ont un jour dédié le lundi sur les plages privées, interdites aux hommes). L'eau est à une super température. J'en ai profité pour prendre une photo avec un poisson de 60cm de long (aucun fish n'a été maltraité). Vers 17h c’est joli avec le coucher de soleil et le burj la arab qui s'illumine peu à peu.
Fin de soirée : Après j'ai été à marina walk. C'est un peu le quartier d'antigone (Montpellier) en 15fois plus grand. À voir d'urgence surtout la nuit y'a des musiciens dans les bars et restaurant. Vip? Possibilité de louer un yacht pour 400€ la demi heure (ah ouais quand même). Pas vip? Je ne l'ai pas fait je ferai le arba de Al Riga (bateau moins bling bling en bois ou tu monte à 15 dedans lol pour 10€ les 30min ou 0,20 cts la traversée).
Bref après ça j'ai été manger chez Johnny Rockets steak house au cœur de marina walk, c'est un truc américain avec les véritables sandwich de la route 66 (mouais bof bof). Vers minuit juste avant de retourner à l'hôtel je me suis arrêter au Chili's de Jumeirah road pour y siroter un milkshake fraise. Voilà la journée se finit comme ça.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 4 : Visite de Dubai
Réveil à 8h30 car j'ai au préalable booké l'entrée à Burj Khalifa (la tour la plus haute du monde de 828m) pour 12h30 ce jour.
Burj Khalifa : Vu que j'essaie d'être organisé je me suis obligé à être sur les lieux à 11h et bingo ça n'a pas été inutile. Direct je suis allé voir le guest office avec ma confirmation papier (n'oubliez pas de l'imprimer en plus cet galère parceque le site vous laisse 3minutes pour imprimer donc préparer votre meilleure capture ecran ou copier coller) + carte identité. Ils vous donne votre entrée et vous reviendrai 10min avant l'heure prévue et petit café offer a lentree. Conseil : en réservant à l'avance j'ai eu un ticket pour 21€ au lieu de 80€ /// conseil bis: des que vous avez payez votre billet d'avion, je vous conseil aussitot de booké pour le burj Khalifa sinon vous allez vous retrouver dans des tranches horaires pas possible (trop tôt ou trop tard. Heure idéale c'est 16h30 avec une queue de quasiment 1h, vous êtes sûrs d'être la haut pour le coucher + 1ère parade de Fontaine Show à 18h). Une fois qu'on est la haut c'est impressionnant mais pour une courte durée j'ai trouvé. La photo sur fond vert en mode grimpeur du burj cest sympa une fois en haut je vous conseille d'essayer ça vous engage pas a l'acheter.
Dubaï Mall : j'ai réussi à le faire de bout en bout mais je vous raconte pas l'état de mes jambes. L'aquarium est sympa mais j'étais pas emballé des le départ. Pour les amateurs de jeux vidéos j'ai aperçu un espace sega. J'ai mangé une glace chez ColdStone (moins haut de gamme que haggendasz par contre ils vous servent en faisant un show de jonglerie et de lancer de boule lol). Pour les amoureux de sucré je vous conseille le CheeseCakeFactory dans l'espace Al Souk. Pour ceux qui veulent se connecté en wifi c'est gratuit dans le mall mais j'ai pas réussi alors j'ai pris un café chez Caffé Verganmo 1882 et ils m'ont donné un code wifi illimité (Astuce : normalement ce code marche encore près de la fontaine des statuts plongeuses à Wifi : Caffe Vergnamo 1882 prenez celui qui a deux « F » sur le mot CAFFE et non pas CAFE- Password: CV1882DUBAI majuscule sans espace).
Après le spectacle de fontaine j'ai pris le métro pour aller au mall of Emirates à 19h.
Mall of Emirates: sur deux niveaux il est bien plus à l'échelle humaine. J’ai étais voir Ski Dubaï (de l'extérieur uniquement car je deteste le ski) le temps d'une photo après j'ai foncé à la Palm Jumeirah pour 20h. Il se vend des pass de 2H sur leur site web et ya même de la luge.
Palm Jumeirah: y'a bien entendu le fameux hôtel Atlantis... Mais peu savent qu'il y a également le Nasimi Beach Café. C'est un espace en bord de mer avec un Dj pas trop encombrant qui balance du lounge, interieur comme a lexterieur : service chicha, on peut même y mangé la carte est variée. (conseil : Réservation obligatoire avec numéro de booking et tout, c'est pas tout le monde qui y va. (tenue correcte exigée) préférez le taxi car déjà les piétons non merci, mais le taxi vous pose sur le parking à 5m de l'entrée des palmier avec la boutique sur votre gauche (astuce: pour pas vous ruiner en taxi prenez le à Sharaf DG mais pas du côté de la station métro car il va devoir faire tout le tour du monde alors que vous avez juste à traverser la deux fois deux voies pour prendre le taxi dans le bon sens de circulation / gain de temps et ptetre d'argent vous vous payerez un coup à boire à ma santé).
Vers 21h après un cocktail et une chicha j'ai pri un taxi jusqu'à JBR alias Jumeirah Beach Road. Certains soirs c'est un cortège de bolides pas insonorisés et sans aucun(e)s mariés (bugatti, maserati, ferrari, rien que ça). Mise a part ca, ca reste une allée principale un peu comme la croisette. Garez vous dans le grand parking public (gratuit) situé 200m apres le Hilton sur votre droite, une fois garé revenez sur vos pas à pied y'a Une adresse sympa à voir c'est le Bo'House Café (bohemian concept) entre le parking et le Hilton, mais y'a pas que des bobo je vous rassure. (metro : Marina ou Towers Lakes). Petite salade caesar dans un cadre boheme. J'ai couru du Bo'house jusqu'à marina métro (4km) pour ne pas louper le dernier métro qui passe à 23h et quelques.
Astuce: si vous voulez chopper la Wifi près du Bo'House café, leur password c'est "gettogether" mais chut sinon ils vont le changer. Journée remplie qui s'achève tard (1h du mat). Lendemain rebelotte.




* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 5 : Bronzage & Détente
Depart a 8h pour Umm Suqueim 2 (plage publique gratuite pile poile entre le nord et le sud de duba)i, avec vue sur la voile de burj la arab. Le matin c'est calme y'a peu de monde voire personne. Moment de détente et de bronzage. J'étais seul sur toute la plage ça fait du bien. Ciel bleu pas un nuage eau turquoise.
-->Déjeuner: il s'est fait chez Fuddruckers sur Jumeirah road (depuis Burj al Arab, suivre la direction Nord en revenant vers les plages de Jumeirah 3). Sur le trajet si une envie de shopping vous prend y'a le Mercato mall, mai couleurs des villes méditeranéene style Monaco porto vecchio Rome cest joli). Alors pour ceux qui connaissent pas le F U D D R U C K E R S (liste de leurs adresses ici) c'est une chaîne issues d'Amérique du nord (USA, Canada etc ). À la carte un burger au choix cuisiné en live, rien de surgelé. La serveuse se presente comme étant votre serveuse privilégiée. Donc super service garanti. Boissons à volonté, des que votre verre se vide elle a deja anticipé et vous en ramène un nouveau aussitot avec nouvelle paille. Et condiments au choix à volonté jusqu'à sassiété. Ps: ce n'est pas un fastfood cliché, c'est un restau steakhouse traditionnel donc je valide et je donnerai tout pour y retourner (a faire au moins une fois). J'ai bien fait de me baigner le matin car j'avais très faim et j'ai réussi à finir le 32pound (saignant et a point faut dire "well-done" dans tout les cas hmmm). Sur le trajet du retour tempête de sable jai vu pas mal de piétons se précipiter vers les abris bus pour se camoufler. J'avais choisi le bon créneau baignade apparemment ainsi que le bon mode de déplacement à dubaï.
-->Activité du soir: sur mon road trip javais prevu de me faire un cinoche, au Cinéma VoX à Mall of Emirates (j'ai pas eu le temps de le faire mais après tout c'est qu'un cinéma). Même si j'apprecie le concept ou les serveurs vous ramènent votre commande sur votre confortable petit siège équipé d'une table à manger si vous avez prix un pass GOLD VIP... des oufs ces emiratis... En remplacement, j'ai été à JBR au Bo'House café (again and again)... Je vous conseille leur jus d'avocat demandez juste avocato. Bref.
Deira: après 1h de route je suis aller a Deira (quartier indien pakistanais). Le long de Dubaï Creek (fleuve qui traverse Deira) y'a pas mal de mini bateaux traditionnels en bois appelé "arba" qui traversent le fleuve pour 1dirham par personne (18personnes maxi) ça dure 10minutes le temps de la traversée ou pour ceux qui veulent cest 120dh pour une péniche plus jolie et pour un tour de 30min. Quoi qu'il en soit, arrivé de l'autre coté c'est le quartier Old Souq Dubaï, un mix entre la médina de Marrakech et les souq bollywood. Dans ce quartier ancien, vous y trouverez cartes postales souvenirs et vêtements traditionnels saoudiens homme femme et service à shisha. Prix largement négociable.
Astuce: faire un premier tout en partant sur un seul produit pour comparer tout les marchands sur un produit égal (ex: l'ensemble saoudien homme complet : on m'a dit 150dh, ou 120dh au final j'ai fais 5 marchands différents => prix payé 50dh), essayez de jamais rentrer dans la boutique sans avoir négocié un prix, prétextez que vous n'avez pas bcp de temps. D'une ils iront à l'essentiel, de deux il proposeront le prix d'urgence, alors que si vous venez bras ballants en sifflotant, ils se regardent entre eux et l'air de dire lui = touriste = pigeon. Lol
--> Diner: Du coup j'ai dîné pres de la station fluviale de Dubaï Creek (Deira) y'a des petits bouiboui en kiosque sur les berges, et pour l'équivalent de 5€ j'ai eu : 1 wrap chawarma + assiette de frites + 2 samoussa + piments fourrés + crustacés fourrés + poids chiches sautés + 2 canettes de pepsi (mais comment font ils tout ça?) lol. Très bon et bonne qualité... J'ai mangé debout pour faire comme les indiens-pakistanais, il peuvent manger dans des postures compliquées lol.
Bon plan : Cybercafé a proximité pour checking des mails ou envoyer quelques photos à la famille etc. 5dh/heure et print: 1dh/ feuilles (noir et blanc). Et pas loin de là il y a un hyper ouvert 24h/24h.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 6: Journée au FERRARI WORLD PARK (ABU DHABI) Réveil : très matinal avec une douche ultraspeed et un petit dej pris en conduisant sur l'autoroute (pour votre sécurité c'est pas la meilleure chose à faire en conduisant et je décline toute responsabilité lol).
9h: Départ pour Abu Dhabi (150km de Dubaï centre) . La bas se trouve le seul parc au monde sur la thématique de la prestigieuse scuderia Ferrari a deux heures de route du nord de Dubaï (dans Dubaï suivre Jebel Ali/Abu Dhabi) y'a quune seule autoroute c'est dificile de se paumer et la sortie est Yas Drive Leisure (Yas drive étant le nom commercial du circuit formule 1 international à Abu Dhabi).
Le parc : assez facile d'accès, parking gratuit, visible de loin (entre Ikea, le circuit officiel et le futur AquaPark). Contrairement aux autres commentaire sur le net le parc n'ouvre plus à 10h car peu de clients à cette heure-ci. Il ouvre bel et bien à 11h. Un conseil : j'ai fais l'effort de faire un booking la veille sur le net par CB, et ça s'est avéré utile car j'ai pas eu à faire la queue à l'entrée. Astuce: le billet premium coûte un peu plus cher (AED325) mais ça vaut vraiment le coup (et le coût) car a l'entrée on vous remet un bracelet vip, vous coupez la queue qui la plupart du temps vous mange 1h de temps donc une attraction en moins. Ps: j'ai jamais fait plus de 10min de queue, et sans ce pass j'aurai tapé 2h facile au formula rossa (la big attraction). Un truc : des votre arrivée vers 11h ne faites pas comme ces moutons qui se ruent vers la big attraction "formula rossa" qui ouvre pas tout de suite (test et maintenance par les ingénieurs). Si vous avez le pass, faite plutôt l'attraction n.3 avant que du monde s'attroupe car la queue devient très vite repoussante et est obligatoire pour retirer un ticket (cette attraction est payante 85aed). Perso ça vaut pas le coup c'est un jeu vidéo style Segarallye. Tu vas à la foire du trône tu teclates plus à côté de ça. Mais bon. Je vous conseille tout de même le viaggio en Italia, c'est un délire comme le futuroscope avec animation projetée sur un écran coubé et siège rotatif.
Dans le parc aucune nourriture tolérée, justement il veulent vous faire passer par leur foodshops. Laissez vous peut être tenter par une pizza elle ont l'air bonne j'ai vu la portion king size ça m'a donner faim d'un coup.
En bref: de 11h à 15h j'ai eu le temps De faire deux fois l'attraction phare + quatre attractions. Je suis sorti à 15h pour visiter Abu Dhabi son circuit (accès non autorisé snif).
Faites le plein dessence: Prévoir les deux heures de route retour, et vous faites pas avoir comme moi si à l'aller entre Dubaï et Abu Dhabi vous êtes pas loin de la réserve mettez le plein car autour du park nothing, il faudra aller à 20km. Bon Plan : En moyenne 1 plein = 10 à 12€ pour du sansplomb.95 (en anglais on dit « SPECIAL »)… j'ai du faire 3 pleins avant de le rendre à l'agence avec le plein. 30€ toute une semaine j'ai parcouru 1000km je vous laisse calculer
Retour sur Dubaï: passage obligatoire sur Ibn battuta Mall vers 17h, c'est un centre commercial aux couleurs des régions du monde (Andalousie, Égypte etc...). Ça vaut le coup d'oeil et une paire de photo. Après ça reste un mall classique (avec un hypermarché Géant). à 18h j'ai été à l'extrémité nord de Dubaï pour visiter la corniche et la plage artificielle de Al Mamzar (limite Sharjah). C'est charmant avec son coucher de soleil et les gens qui son posé sur de petits bancs, plage propre. Et y'a même un coin "mise à l'eau" pour les chanceux propriétaires de jetski. Je n'ai pas trouvé l'endroit exact de la location de jetski car j'aurai bien voulu rivaliser avec l'un d'eux. On m'a dit de suivre la direction de Taawin sur Sharjah. J'me suis perdu et suis rentre (pas de GPS = galère).
19h : douche rapide avant de sortir, on m'a conseillé un restaurant lounge près de la station métro World Trade Centre. Ça sapelle le "Cavalli Club - Lounge & Restaurant" (leur carte et menu ici) près du Fairmount Hôtel et j'ai envoyé un mail la veille pour booking, j'ai un voiturier qui m’a garé ma voiture et à l'entrée je suis accueilli en VIP par une charmante hôtesse d'accueil qui m'accompagne jusqu'à ma table. Prévoir : Tenue correcte exigée !!! Budgzt illimité si vous voulez du caviar en entrée etc… C'est bling bling, beau et bon. Dans l'assiette faut pas s'attendre à des quantités quand il a ouvert la cloche de mon hors d’oeuvre j'ai sourit. Mais c'est aussi ça la magie de Dubaï. Je valide, c'est à faire si vous aimez la nightlife. Si vous aimez pas trop, allez y juste pour boire un verre en début de soirée ambiance lounge epuree avec deejay pas très encombrant ni relou avec leurs super mega effets inaudibles.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 7: Derniers moments de plage + Safari Desert (site web ici)
Matin : au programme de cette matinée ça devait être rangement, nettoyage et restitution de la chambre à 14h. Le plus gros du rangement a été fait la veille au soir expret. Ce qui m'a permis ce jour de me lever à 9h et me ruer vers la plage la plus proche pour profiter des dernières heures de soleils et surtout de bronzette. Je suis allé à la plage privé de Jumeirah Beach Park (entrée payante: piéton 5dhs, véhicule 20dhs) et c'est un petit parc avec pelouses, zones ombragées d'un côté et bord classique avec transat de l'autre. Vers 13h je suis aller déjeuner au Chili's (specialites latinos mais pas que...) qui est juste en face (pour les petits budget jai vu quil y'avait un fastfood à l'intérieur de beachpark ça s'appelle Malik Burger). Ensuite j'ai été au Mercato Mall c'est le petit centre commercial sur Jumeirah road (direction Sharjah) avec des thématiques de ville de méditerranée (st tropez, portovecchio etc...) sur deux niveaux. 14h: J'ai rendu la chambre mais avant je me suis doucher et repris des forces pour lapres midi.
Aprèm: Safari dans le désert avec une petite agence qui s’apelle Raniyas (nom commercial sur internet = safari désert dubai). Prix: 150dirhams pour lapres midi complète. De 15h à 21h (il faut compter 45minutes par trajet Dubaï-désert). Conseil: pensez à prendre une grande bouteille d'eau glacée avant d'y aller, même si avant de rentrer complètement dans le désert il marque une escale commerciale pour les touristes voulant se faire pigeonner dans des boutiques attrape nigots avec par exemple le keffieh rouge et blanc vendu le triple que celui que j'ai eu à Old Souq Deira la veille. Il vous le font tester presque de force, ne touchez rien ou payez. Avant de rentrer dans le désert ensuite escale technique. arrêt obligatoire dans une station de pneumatique qui dégonfle un peu les 4 pneus (meilleure adhérence car le sable est fin, avec des roues dures la voiture s'enliserait et pas possibilité d'avancer ou de reculer). Ces parti pour un rodéo controlé. Astuce : si vous voulez de vraies sensations demandez à être assis tout derrière, la moindre secousse cest vous qui encaissez le plus. Si vous preferez juste faire une bonne video demandez a etre tout devant, bonne vie et à bouge moins. Vers 17h petite étape dans un camp aménagé (tout est fait pour qu'on dépense le plus), quad en supplément (par contre c'est dans un circuit Où tu peux que tourner en rond. Prix: 100dhs pour 15min passez votre chemin). Ensuite on vous sert un petit café (sympa). Balade en chameau (inclus) sauf que ça sapelle pas une balade vous montrez vous faites une photo vous faite un tour sur 5m et fini. (pas fait). Tatouage au henne (inclus). Photo avec un faucon (payant). Photographe sur place (30dh la photo de votre choix). Entracte un peu longue mais le buffet était moins catastrophique que ce que je pensais. Au départ on vous sert des falafels et autres fritures typiques d'Indes. C'est juste une entrée donc ménagez un peu votre estomac. Y'a un hors d'œuvre qui suit mais ça personne vous préviens donc vous savourez la moindre miette. Slowly lol. Après la tombée de la nuit, une danseuse orientale exécute une danse suivi du spectacle du tourneur lumineux (un gars qui pivote sur lui même avec un costume lumineux). Un peu long et rébarbatif mais bon.
Pendant une heure --> cybercafé Puis retour à l'aéroport DXB pour rendre la voiture de location (car wash et plein d'essence avant).
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Jour 8: Escale Express à Istanbul
Retour à la maison (avec escale de 6h à Istanbul).
Nous arrivons à Istanbul avec 40min de retard.
Bon Plan : J'avais réservé un shuttle pour faire le trajet aéroport>mosquée bleue car en taxi c'était hors de prix. L’agence c’est Istambul AirPort shuttle, tres réactive par mail (ils ont un site web et j’ai trouvé que c’était une agence sérieuse) : 30€ À/R ils vous attendent avec pancarte à votre nom et tout. Astuce : Stressé par le temps, j'ai finalement attendu qu'il dépose tout les autres voyageurs à leur hôtel pour proposer un deal. Pour 40€ de plus j'ai fait privatisé le car et le chauffeur était à ma disposition. J'ai pu aller ou je voulais pendant laprem (même dans des contrées hors trajet pour savourer le meilleur kebab à Istanbul). #Total : 70€ (donc toujours moins cher que si j’avais pris un taxi à 45€ juste l'aller). Visite éclair effectuée en même pas 1h30 : quelques photos souvenir devant la Mosquée Bleue (SultanAhmet Camii) , la Sainte Sophie, et le Palais de Topkapi. Je n'avais pas voulu faire quelconque fil d'attente car mon escale était courte. Du coup retour à Sabiha gokcen AirPort
Attention: Prévoyez large, comptez 1h25 avec les bouchons contre 1h00 quand ça roule bien. Du coup très prévoyant, j'ai demandé à mon chauffeur qu'il m'y dépose 1h avant l'embarquement (pour profiter du Duty free également).
Vol retour niquel chrome arrivé à Orly à l'heure et dans le froid. Ps: en France il existe un système de coupe file gratuit pour ne pas faire la queue au control passeport. C'est un service qui s'appelle PARAFE (passage rapide aux frontières), en gros : tu pointes ton doigt ton passeport et le sas s'ouvre! Ça dure 20seconde. J’ai vu un mec passé à ma droite alors que moi je devais attendre 15 minutes, de ce pas je vais au bureau d’information PARAFE (yen a 3 ou 4 en France : 2 à Roissy Charles de Gaulles, et un seul à Orly Sud 1er étage embarquement A) Je vais le faire pour les prochaine fois, juste pour tirer la grimace à ceux qui patientent tout comme je patientais. Plus d'infos sur http://www.parafe.gouv.fr
* * * *
Voilà j'ai essayé d'être le plus clair possible et de détaillé au max le lieux, les astuces, les bons plans, les arnaques à éviter afin que Dubaï soit une destination sans stress.
Justement vu que tout y est, j'ai donc décidé de retirer mon adresse mail depuis que certains me demandent plus de renseignements sur ce que j'ai pris la peine de détailler ci-dessus.
"Salut donne moi des idées pour Dubai je pars la semaine pro" (je ne citerai personne)
Enjoy Dubaï 😉
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Avant départ1) Vérifier que vous soyez bien en possession d'une prise adaptator French/UK car à Dubaï les prises électriques sont les même qu'à Londres. Pour ma part jai opté pour l'achat D'un bloc prise international avec les 5models en un (Uk USA Europe et china + usb pour charger appareil photo ou ipad) acheté 40€ chez boulanger.
2) La douane peut vous demander de déclarer les espèces à l'entrée. Moi perso j'me suis fait un western union (de moi à moi-même) pour retirer du cash chez Travelex Dubaï (Terminal1) ça marche aussi (les frais s’élevent à 30€ mais bon on y gagne presque comme ça que au change + douane).
3) Quelques règles de bonne conduite à connaitre et à adopter : Dubaï est un des 7 émirats arabes situé dans un pays musulmans, mais assez ouvert d'esprit donc pas de tenue vestimentaire obligatoire pour les touristes (enfin, pas pour le moment). En revanche évitez les tenues vulgaires et inappropriées. Aussi, en public, évitez « la tendresse ostentatoire » avec votre compagnon. Dans les transports publics, interdiction formelle de manger ou de boire (sous peine d'amende), même une simple bouteille d’eau.
4) Bien vous renseigner sur la législation du pays (alcool, cannabis, emprisonnement) avant de partir si vous faites parti de ces cas de figure.
5) Pour visiter une mosquée c'est gratuit, il faudra simplement prévoir des vêtements longs recouvrant jusque sous le genou (homme et femme) et le long des bras jusqu’au poignet ainsi que le cuir chevelu (femmes uniquement).
6) Toujours vérifier le cours de la monnaie avant son départ (pour pas se faire berner déjà et puis aussi pour connaitre les meilleurs taux de change) 1 euro (€) = 4.6 dirhams (AED) 1 euro = 0.5 Lira Turc (LT) (oct2012)
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Jour 1 : départ d'Orly
La compagnie : une compagnie turque nommée "Pegasus" (leur site : http://www.flypgs.com) que j'ai connu par hasard grâce aux affiches du quai de métro à Paris (et c’est du low cost pas trop mal si on devait comparer à du Ryanair ou Jet4you). Recherches effectuées 1 mois à l'avance sur jet cost, liligo, govoyage, et ebookers pour avoir les meilleurs tarifs du coup c'est chez Bravofly que j'ai eu le moins cher (prochaine fois je tente le vol direct chez fly Emirates).
#Total: 503€ A/R charges comprises
L'escale : Durée de 2h30 à Istanbul Sabiha Gokçen, elle s'est bien déroulée et je confirme que les bagages sont transférés automatiquement si vous faites Paris Dubaï via istambul avec cette compagnie. (bagage de 20kg maxi en soute et 10kg en cabine). En supplement, j'ai pris une option assurance perte ou vol que jai rajouté le jour du depart ça s’appelle Safebag pour 10€ à Orly (c'est un agent qui, à l’aide dune machine, vous fixe cet espèce de cellophane rose qui protège les bagages contre perte vol ou spoliation de vos affaires et garantie à hauteur de 3000€) Astuce : ce qui est surtout pratique c’est quand vos bagages arrivent sur tapis roulant, le cellophane rose se remarque assez facilement à Dubaî donc on le voit du premier coup sans perte de temps) Pourquoi pas.
Conseils dans l'avion : pour des petits achats de nécessité incontournable dans l'avion (rafraichissement, eau etc...) on peut aussi payer en monnaie euros. par contre pour des raisons pratico-pratiques, pensez soit a avoir lappoint soit à "couper" un billet de 20€ avant de monter car pour avoir de la monnaie french euh bonjour turkish. Eux ils ont pas bcp de monnaie dans la devise euros.
Personnel À bord: Hôtesses et steward chez Pegasus sont agréables. Vols sans retards. Personnel dans le cockpit compétent et rassurant, je recommande.
Trajet : magnifique paysage, on passe au dessus des Alpes Suisses, Zurich, Belgrad, Sofia, Istanbul-centre, puis au dessus de l'Iran, pres de Téhéran etc... Trajet que vous pouvez suivre grâce aux écrans vidéo de contrôle en temps réel (façon GPS aéronautique).
Précaution : Mais sur le vol 2 (ist>dubai) j'ai ressenti le trajet très long donc prévoir tout type dactivités car le Sudoku ça va 5 minutes.
Le Duty free: à paris on connait deja (notamment chocolats ladurée). à Istambul ça me paraît classique. Pour vous restaurer durant l'escale j'ai vu un burger king et un fastfood à côté, les deux sont assez cher je trouve. À dubaï pas mal de choix mais préférez les Duty free du retour pour pas trop vous lâcher des le début.
Aéroport DXB International : en longueur il fait deux fois Roissy je crois. Donc si vous le souhaitez y'a un service qui s'appelle Marahba (qui signifie "Bienvenue" en arabe). Ce service en supplement vous transporte dans un mini-golf-car vous et vos bagages moyennant participation financière (news: on peut meme commander un bouquet de roses pour les plus romantiques) et en supplément aussi un coupe fil appelé fast-rack pour les gens qui aiment Pas faire la queue 30min pour le contrôle passeport.
1) MOYENS DE TRANSPORT : a) Déplacement prevus en voiture de location? Alors avant la sortie de l'aéroport (terminal1) vous avez deux lignées de 10 agences de location de chaque coté (de renommée locales ou internationales). Pour vous, J'en ai fait 7 ou 8 differentes (HERTZ EUROPCAR AVIS BUDGET DIAMONDLEASE THIRFY ETC…) en demandant a chacune ses prix , ses conditions etc... Bon plan : à prestation idententique, la meilleure à mon goût est Diamonds Lease pour son rapport qualité prix (par contre paiement uniquement par CB et caution bloquée 1mois). Précaution : Pensez à prendre leur « INSURANCE ACCiDENT » en supplement (un rachat de franchise si j’ai bien compris) parce que sinon ils vous débitent 750dh de caution pour la franchise réparation en cas de pépin causé par vous ou par un tiers. A savoir : Ah oui aussi, info non négligeable : depuis 2007 y'a des "Salik Troll Péage" (cliquez ici pour savoir ce qu'est un SALIK)qui sont implantés sur les bas cotés de certains points de Dubaï-Centre (entre 0,80€ et 1,20€ par passage et par vehicule) et qui seront automatiquement répercutés sur votre facture en fin de location (et ça... Personne ne vous l'annonce, heureusement que je me suis tenu informé avant de débarquer) allez sur le site pour consulter la Salik Map (cliquez ici pour voir la SALIK MAP). Aussi, contrairement à ce que jai pu lire sur d'autres forums, le permis international ils s'en moque (en tout cas chez Diamonds Lease). J'étais deg car je suis aller la veille de mon départ à la sous préfecture. Une matinée d'octobre 2012 sacrifiée pour rien. Faites le quand même, d'une parceque ca pourra peut être vous servir un jour au cas, vu que d'une compagnie à une autre les exigences differe, et de deux surtout parceque ça a la classe 5minutes. #Total: 23€/jour (assurance comprise) model Mitsubichi Lancer (couleur grise)
b) Déplacement en métro? Y'a une station "Al baynias square" à 3mn (KFC et Mc Donalds pas loin). Faites comme moi, prenez lappli "Dubaï Métro" (gratuite) et qu'on peut ouvrir même en mode avion hors internet hors wifi. Vous avez le plan métro composé de deux lignes (la rouge et la verte). Et comme c'est rectiligne, l'avantage c'est qu'ils ont utilisé une numérotation de station en plus d'écrire le nom. Pour donner rdv à qqun c'est bien pratique. Soit vous prenez des tickets à lunités (en papier cartonné rouge) soit une carte rigide que vous rechargez un peu comme une carte monéo. Moi j'avais la carte "NOL" couleur Silver. C'est la plus banale. La GOLD vous permettra de voyager "en premier classe" lol. Vu que y'a que les Bourges qui l'ont ça à l'air agréable lol. Attention aux horaires de fin de service: se renseigner auprès de la RTA. #Total : 4€ la carte « NoL SiLveR » (cliquez ici pour découvrir les offres de l'agence RTA Dubai et/ou leurs cartes Nol ici ) + rechargement prépayé à hauteur de vos besoins (ex : 1 trajet de 2 stations quelconques = + ou - 2km = 1,20€ environ) et ça peut varier en fonction des zones (1 à 7)
c) Déplacement en Taxi : A titre d’exemple, de l'aéroport jusqu'à mon hôtel ya 6km environ, donc prévoir 25~30dhs pour le trajet simple car tout taxi qui part de l'aéroport démarre le taximètre à 20dhs... contre 3dhs hors de l'aéroport (ne vous inquiétez pas c'est pas un abus). Pour chopper un taxi, un geste de la main suffit contrairement à dautres pays... Les taxis ressemblent à ça (photo ici). Difficile de les louper avec leur toit jaune. #Total : 10€ A/R aéroport-hôtel (12km aller-retour)
2)HEBERGEMENT : Hôtel : Ramee International Hotel (description ici), c’est une chaine un peu comme Formule1 dans le principe et le standing mais ya un peu plus d’avantages. Quartier "Deira"(quartier indien-pakistanais) = le moins cher de Dubaï vu comment il est loin de tout je comprend pourquoi. (au nord nord nord de la ville, limite Sharjah presque). Comme je vous disait plus haut, un peu galère à trouver sans GPS. Quelques déceptions: parking toujours bondé (en même temps parking 7places, tu m’etonnes) et pas de wifi avec l'hôtel, ni au mc do ni au Kfc... (Wifi indispensable pour les mails de pré-booking ou de confirmation ou même en cas de changement d’horaires d’activités à la dernière minute...). >>>INFOS : Ne vous fiez pas trop aux belles photos, ni à la localisation de Nasser Square .. Le Plus simple est de demander BANIYAS STREET, puis BANIYAS SQUARE. Placez vous afin que KFC soit face à vous et MC DO derrière vous, premier petit chemin a droite du KFC, et vous avancez 10 metres (ya un petit parking CAR PARK 10DH/HOURS) le Ramee Hotel est sur la gauche de ce parking.
La réception : au top, très arrangeante. J'ai été accueilli comme un roi (merci à la réceptionniste Naouel et au bagagiste). Quartier un peu bruyant le soir vu qu'il y a un « South indian night club » au second etage du même hôtel et bien que je ne sois pas là pour une Zen'thalasso ça m'aurait fait plaisir de dormir tranquillement. Mur insonorisé que dalle, j’entends le voisin parler au téléphone comme s’il était à 2m… je sais maintenant pourquoi je paye pas cher et c’est un peu le revers de la médaille. Douche : gros bémol sur lequel je suis tatillon, un tuyau de douche qui coule à petit filet ca peut devenir vite stressant quand on est pressé mais bon au final je me dis que l’hotel convient pour des gens qui ne l’utilisent que pour se doucher ou dormir quelques heures.
#Total : 300€ pour 5 nuits en chambre solo (sans petit dej).
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 2 : Repérages de la ville
C'est bon j'ai récupéré ma petite Mitsubichi Lancer pour la semaine et à 7h du matin (jour2) je roule sans but, vers une destination inconnue, juste pour perfectionner mon poignet et les rapports de la boite automatique de vitesse. Conseil : ces voitures sont équipées de la climatisation et d’un poste Radio-CD + entrée auxiliaire, donc si vous pouvez vous en procurer un, prenez un cable double jack (sortie écouteur des deux cotés) pour brancher votre iphone ou Blackberry c’est ce que j’ai pu faire ça m’évite de me trimballer avec toute ma CD-Thèques. Astuce : Indispensable, pensez aussi à prendre un chargeur allume cigare en sortie usb, idéal pour recharger iPod iPad ou iPhone
Du coup, vu la circulation vide en ce jour de fête religieuse (Aïd al Adha), j'ai tout vu en 3h. Je m'explique: j'ai fait à l'aller un trajet dubaïnord->dubaïsud par Jumeirah road(env.25km). Et le retour l'inverse par l'autoroute sheikh zayed road. Du coup à l'aller j'ai pu m'arrêter à Jumeirah Beach 4minutes chrono (repérage). Puis Burj la Arab (le building en forme de voile) le temps dune photo puis au Parc Wild Wadi (une piscine qui vaut le double d'aquavoulevard avec des sensations triples), Marina, Souq Al Madinat, et la Palm Jumeirah avec son hôtel Atlantis (le plus prestigieux au monde). Au retour, Dubaï mall, jusqu'à Gharoud (ikea) et la boucle est bouclée. 3h En voiture alors que c'est vide, Conseil : pour les temps de trajet, ne pas se baser que sur les distances à parcourir (feux à chaque 500m), mais aussi sur la circulation (l’après-midi la circulation est souvent bondée après 17h30). Précaution : Les radars fixes sont là partout même s’ils ne sont pas signalés par des panneaux. Exemple : sur Jumeirah Road, j’en ai vu un à chaque 3km. Ca ressemble à un poto fin, haut de 2mètre et de couleur grise sur le bas coté (terre plein central gauche), il est tres discret car ne lance pas de flash mais j’imagine qu’il doit capturer des images très nette.
J'ai fait le rituel du parfait Dubaïote, trainer des pieds dans un mall (centre commercial) et tué le temps 1h... Au final: Ça ma permis de connaître un peu les lieux mais au retour j'ai mis une heure pour retrouver mon hôtel lol (sans GPS).
Contrairement à la France, Dubaï n'annonce pas une position geographique en indicant une rue et un numéro de rue dans leur adresses, souvent c'est une boite postale genre PO BoX 12345 Jumeirah Road Dubaï, AEU
Ça n'aide pas vraiment. Surtout quand la rue fait tout les champs Elysées. J'ai bien regrette notre fameux "7, rue du HotDog" Ça parle déjà plus et tu sais si c'est sur un trottoir pair ou impair. Bref...
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 3: Détente, Farniente, Plage
Matin : une grasse matinee jusqu’a 15h (pas prevue mais necessaire pour recharger les batteries)
Apres midi : Alors sur mon road-trip scheddule, j'ai prévu d'aller à Jumeirah Beach 2 mais cette fois avec ma serviette mon short, pour en profiter un peu. Y'a pas trop de monde et peu de touriste. Y'a 95% d'hommes quasiment (les femmes ont un jour dédié le lundi sur les plages privées, interdites aux hommes). L'eau est à une super température. J'en ai profité pour prendre une photo avec un poisson de 60cm de long (aucun fish n'a été maltraité). Vers 17h c’est joli avec le coucher de soleil et le burj la arab qui s'illumine peu à peu.
Fin de soirée : Après j'ai été à marina walk. C'est un peu le quartier d'antigone (Montpellier) en 15fois plus grand. À voir d'urgence surtout la nuit y'a des musiciens dans les bars et restaurant. Vip? Possibilité de louer un yacht pour 400€ la demi heure (ah ouais quand même). Pas vip? Je ne l'ai pas fait je ferai le arba de Al Riga (bateau moins bling bling en bois ou tu monte à 15 dedans lol pour 10€ les 30min ou 0,20 cts la traversée).
Bref après ça j'ai été manger chez Johnny Rockets steak house au cœur de marina walk, c'est un truc américain avec les véritables sandwich de la route 66 (mouais bof bof). Vers minuit juste avant de retourner à l'hôtel je me suis arrêter au Chili's de Jumeirah road pour y siroter un milkshake fraise. Voilà la journée se finit comme ça.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 4 : Visite de Dubai
Réveil à 8h30 car j'ai au préalable booké l'entrée à Burj Khalifa (la tour la plus haute du monde de 828m) pour 12h30 ce jour.
Burj Khalifa : Vu que j'essaie d'être organisé je me suis obligé à être sur les lieux à 11h et bingo ça n'a pas été inutile. Direct je suis allé voir le guest office avec ma confirmation papier (n'oubliez pas de l'imprimer en plus cet galère parceque le site vous laisse 3minutes pour imprimer donc préparer votre meilleure capture ecran ou copier coller) + carte identité. Ils vous donne votre entrée et vous reviendrai 10min avant l'heure prévue et petit café offer a lentree. Conseil : en réservant à l'avance j'ai eu un ticket pour 21€ au lieu de 80€ /// conseil bis: des que vous avez payez votre billet d'avion, je vous conseil aussitot de booké pour le burj Khalifa sinon vous allez vous retrouver dans des tranches horaires pas possible (trop tôt ou trop tard. Heure idéale c'est 16h30 avec une queue de quasiment 1h, vous êtes sûrs d'être la haut pour le coucher + 1ère parade de Fontaine Show à 18h). Une fois qu'on est la haut c'est impressionnant mais pour une courte durée j'ai trouvé. La photo sur fond vert en mode grimpeur du burj cest sympa une fois en haut je vous conseille d'essayer ça vous engage pas a l'acheter.
Dubaï Mall : j'ai réussi à le faire de bout en bout mais je vous raconte pas l'état de mes jambes. L'aquarium est sympa mais j'étais pas emballé des le départ. Pour les amateurs de jeux vidéos j'ai aperçu un espace sega. J'ai mangé une glace chez ColdStone (moins haut de gamme que haggendasz par contre ils vous servent en faisant un show de jonglerie et de lancer de boule lol). Pour les amoureux de sucré je vous conseille le CheeseCakeFactory dans l'espace Al Souk. Pour ceux qui veulent se connecté en wifi c'est gratuit dans le mall mais j'ai pas réussi alors j'ai pris un café chez Caffé Verganmo 1882 et ils m'ont donné un code wifi illimité (Astuce : normalement ce code marche encore près de la fontaine des statuts plongeuses à Wifi : Caffe Vergnamo 1882 prenez celui qui a deux « F » sur le mot CAFFE et non pas CAFE- Password: CV1882DUBAI majuscule sans espace).
Après le spectacle de fontaine j'ai pris le métro pour aller au mall of Emirates à 19h.
Mall of Emirates: sur deux niveaux il est bien plus à l'échelle humaine. J’ai étais voir Ski Dubaï (de l'extérieur uniquement car je deteste le ski) le temps d'une photo après j'ai foncé à la Palm Jumeirah pour 20h. Il se vend des pass de 2H sur leur site web et ya même de la luge.
Palm Jumeirah: y'a bien entendu le fameux hôtel Atlantis... Mais peu savent qu'il y a également le Nasimi Beach Café. C'est un espace en bord de mer avec un Dj pas trop encombrant qui balance du lounge, interieur comme a lexterieur : service chicha, on peut même y mangé la carte est variée. (conseil : Réservation obligatoire avec numéro de booking et tout, c'est pas tout le monde qui y va. (tenue correcte exigée) préférez le taxi car déjà les piétons non merci, mais le taxi vous pose sur le parking à 5m de l'entrée des palmier avec la boutique sur votre gauche (astuce: pour pas vous ruiner en taxi prenez le à Sharaf DG mais pas du côté de la station métro car il va devoir faire tout le tour du monde alors que vous avez juste à traverser la deux fois deux voies pour prendre le taxi dans le bon sens de circulation / gain de temps et ptetre d'argent vous vous payerez un coup à boire à ma santé).
Vers 21h après un cocktail et une chicha j'ai pri un taxi jusqu'à JBR alias Jumeirah Beach Road. Certains soirs c'est un cortège de bolides pas insonorisés et sans aucun(e)s mariés (bugatti, maserati, ferrari, rien que ça). Mise a part ca, ca reste une allée principale un peu comme la croisette. Garez vous dans le grand parking public (gratuit) situé 200m apres le Hilton sur votre droite, une fois garé revenez sur vos pas à pied y'a Une adresse sympa à voir c'est le Bo'House Café (bohemian concept) entre le parking et le Hilton, mais y'a pas que des bobo je vous rassure. (metro : Marina ou Towers Lakes). Petite salade caesar dans un cadre boheme. J'ai couru du Bo'house jusqu'à marina métro (4km) pour ne pas louper le dernier métro qui passe à 23h et quelques.
Astuce: si vous voulez chopper la Wifi près du Bo'House café, leur password c'est "gettogether" mais chut sinon ils vont le changer. Journée remplie qui s'achève tard (1h du mat). Lendemain rebelotte.




* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 5 : Bronzage & Détente
Depart a 8h pour Umm Suqueim 2 (plage publique gratuite pile poile entre le nord et le sud de duba)i, avec vue sur la voile de burj la arab. Le matin c'est calme y'a peu de monde voire personne. Moment de détente et de bronzage. J'étais seul sur toute la plage ça fait du bien. Ciel bleu pas un nuage eau turquoise.
-->Déjeuner: il s'est fait chez Fuddruckers sur Jumeirah road (depuis Burj al Arab, suivre la direction Nord en revenant vers les plages de Jumeirah 3). Sur le trajet si une envie de shopping vous prend y'a le Mercato mall, mai couleurs des villes méditeranéene style Monaco porto vecchio Rome cest joli). Alors pour ceux qui connaissent pas le F U D D R U C K E R S (liste de leurs adresses ici) c'est une chaîne issues d'Amérique du nord (USA, Canada etc ). À la carte un burger au choix cuisiné en live, rien de surgelé. La serveuse se presente comme étant votre serveuse privilégiée. Donc super service garanti. Boissons à volonté, des que votre verre se vide elle a deja anticipé et vous en ramène un nouveau aussitot avec nouvelle paille. Et condiments au choix à volonté jusqu'à sassiété. Ps: ce n'est pas un fastfood cliché, c'est un restau steakhouse traditionnel donc je valide et je donnerai tout pour y retourner (a faire au moins une fois). J'ai bien fait de me baigner le matin car j'avais très faim et j'ai réussi à finir le 32pound (saignant et a point faut dire "well-done" dans tout les cas hmmm). Sur le trajet du retour tempête de sable jai vu pas mal de piétons se précipiter vers les abris bus pour se camoufler. J'avais choisi le bon créneau baignade apparemment ainsi que le bon mode de déplacement à dubaï.
-->Activité du soir: sur mon road trip javais prevu de me faire un cinoche, au Cinéma VoX à Mall of Emirates (j'ai pas eu le temps de le faire mais après tout c'est qu'un cinéma). Même si j'apprecie le concept ou les serveurs vous ramènent votre commande sur votre confortable petit siège équipé d'une table à manger si vous avez prix un pass GOLD VIP... des oufs ces emiratis... En remplacement, j'ai été à JBR au Bo'House café (again and again)... Je vous conseille leur jus d'avocat demandez juste avocato. Bref.
Deira: après 1h de route je suis aller a Deira (quartier indien pakistanais). Le long de Dubaï Creek (fleuve qui traverse Deira) y'a pas mal de mini bateaux traditionnels en bois appelé "arba" qui traversent le fleuve pour 1dirham par personne (18personnes maxi) ça dure 10minutes le temps de la traversée ou pour ceux qui veulent cest 120dh pour une péniche plus jolie et pour un tour de 30min. Quoi qu'il en soit, arrivé de l'autre coté c'est le quartier Old Souq Dubaï, un mix entre la médina de Marrakech et les souq bollywood. Dans ce quartier ancien, vous y trouverez cartes postales souvenirs et vêtements traditionnels saoudiens homme femme et service à shisha. Prix largement négociable.
Astuce: faire un premier tout en partant sur un seul produit pour comparer tout les marchands sur un produit égal (ex: l'ensemble saoudien homme complet : on m'a dit 150dh, ou 120dh au final j'ai fais 5 marchands différents => prix payé 50dh), essayez de jamais rentrer dans la boutique sans avoir négocié un prix, prétextez que vous n'avez pas bcp de temps. D'une ils iront à l'essentiel, de deux il proposeront le prix d'urgence, alors que si vous venez bras ballants en sifflotant, ils se regardent entre eux et l'air de dire lui = touriste = pigeon. Lol
--> Diner: Du coup j'ai dîné pres de la station fluviale de Dubaï Creek (Deira) y'a des petits bouiboui en kiosque sur les berges, et pour l'équivalent de 5€ j'ai eu : 1 wrap chawarma + assiette de frites + 2 samoussa + piments fourrés + crustacés fourrés + poids chiches sautés + 2 canettes de pepsi (mais comment font ils tout ça?) lol. Très bon et bonne qualité... J'ai mangé debout pour faire comme les indiens-pakistanais, il peuvent manger dans des postures compliquées lol.
Bon plan : Cybercafé a proximité pour checking des mails ou envoyer quelques photos à la famille etc. 5dh/heure et print: 1dh/ feuilles (noir et blanc). Et pas loin de là il y a un hyper ouvert 24h/24h.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 6: Journée au FERRARI WORLD PARK (ABU DHABI) Réveil : très matinal avec une douche ultraspeed et un petit dej pris en conduisant sur l'autoroute (pour votre sécurité c'est pas la meilleure chose à faire en conduisant et je décline toute responsabilité lol).
9h: Départ pour Abu Dhabi (150km de Dubaï centre) . La bas se trouve le seul parc au monde sur la thématique de la prestigieuse scuderia Ferrari a deux heures de route du nord de Dubaï (dans Dubaï suivre Jebel Ali/Abu Dhabi) y'a quune seule autoroute c'est dificile de se paumer et la sortie est Yas Drive Leisure (Yas drive étant le nom commercial du circuit formule 1 international à Abu Dhabi).
Le parc : assez facile d'accès, parking gratuit, visible de loin (entre Ikea, le circuit officiel et le futur AquaPark). Contrairement aux autres commentaire sur le net le parc n'ouvre plus à 10h car peu de clients à cette heure-ci. Il ouvre bel et bien à 11h. Un conseil : j'ai fais l'effort de faire un booking la veille sur le net par CB, et ça s'est avéré utile car j'ai pas eu à faire la queue à l'entrée. Astuce: le billet premium coûte un peu plus cher (AED325) mais ça vaut vraiment le coup (et le coût) car a l'entrée on vous remet un bracelet vip, vous coupez la queue qui la plupart du temps vous mange 1h de temps donc une attraction en moins. Ps: j'ai jamais fait plus de 10min de queue, et sans ce pass j'aurai tapé 2h facile au formula rossa (la big attraction). Un truc : des votre arrivée vers 11h ne faites pas comme ces moutons qui se ruent vers la big attraction "formula rossa" qui ouvre pas tout de suite (test et maintenance par les ingénieurs). Si vous avez le pass, faite plutôt l'attraction n.3 avant que du monde s'attroupe car la queue devient très vite repoussante et est obligatoire pour retirer un ticket (cette attraction est payante 85aed). Perso ça vaut pas le coup c'est un jeu vidéo style Segarallye. Tu vas à la foire du trône tu teclates plus à côté de ça. Mais bon. Je vous conseille tout de même le viaggio en Italia, c'est un délire comme le futuroscope avec animation projetée sur un écran coubé et siège rotatif.
Dans le parc aucune nourriture tolérée, justement il veulent vous faire passer par leur foodshops. Laissez vous peut être tenter par une pizza elle ont l'air bonne j'ai vu la portion king size ça m'a donner faim d'un coup.
En bref: de 11h à 15h j'ai eu le temps De faire deux fois l'attraction phare + quatre attractions. Je suis sorti à 15h pour visiter Abu Dhabi son circuit (accès non autorisé snif).
Faites le plein dessence: Prévoir les deux heures de route retour, et vous faites pas avoir comme moi si à l'aller entre Dubaï et Abu Dhabi vous êtes pas loin de la réserve mettez le plein car autour du park nothing, il faudra aller à 20km. Bon Plan : En moyenne 1 plein = 10 à 12€ pour du sansplomb.95 (en anglais on dit « SPECIAL »)… j'ai du faire 3 pleins avant de le rendre à l'agence avec le plein. 30€ toute une semaine j'ai parcouru 1000km je vous laisse calculer
Retour sur Dubaï: passage obligatoire sur Ibn battuta Mall vers 17h, c'est un centre commercial aux couleurs des régions du monde (Andalousie, Égypte etc...). Ça vaut le coup d'oeil et une paire de photo. Après ça reste un mall classique (avec un hypermarché Géant). à 18h j'ai été à l'extrémité nord de Dubaï pour visiter la corniche et la plage artificielle de Al Mamzar (limite Sharjah). C'est charmant avec son coucher de soleil et les gens qui son posé sur de petits bancs, plage propre. Et y'a même un coin "mise à l'eau" pour les chanceux propriétaires de jetski. Je n'ai pas trouvé l'endroit exact de la location de jetski car j'aurai bien voulu rivaliser avec l'un d'eux. On m'a dit de suivre la direction de Taawin sur Sharjah. J'me suis perdu et suis rentre (pas de GPS = galère).
19h : douche rapide avant de sortir, on m'a conseillé un restaurant lounge près de la station métro World Trade Centre. Ça sapelle le "Cavalli Club - Lounge & Restaurant" (leur carte et menu ici) près du Fairmount Hôtel et j'ai envoyé un mail la veille pour booking, j'ai un voiturier qui m’a garé ma voiture et à l'entrée je suis accueilli en VIP par une charmante hôtesse d'accueil qui m'accompagne jusqu'à ma table. Prévoir : Tenue correcte exigée !!! Budgzt illimité si vous voulez du caviar en entrée etc… C'est bling bling, beau et bon. Dans l'assiette faut pas s'attendre à des quantités quand il a ouvert la cloche de mon hors d’oeuvre j'ai sourit. Mais c'est aussi ça la magie de Dubaï. Je valide, c'est à faire si vous aimez la nightlife. Si vous aimez pas trop, allez y juste pour boire un verre en début de soirée ambiance lounge epuree avec deejay pas très encombrant ni relou avec leurs super mega effets inaudibles.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 7: Derniers moments de plage + Safari Desert (site web ici)
Matin : au programme de cette matinée ça devait être rangement, nettoyage et restitution de la chambre à 14h. Le plus gros du rangement a été fait la veille au soir expret. Ce qui m'a permis ce jour de me lever à 9h et me ruer vers la plage la plus proche pour profiter des dernières heures de soleils et surtout de bronzette. Je suis allé à la plage privé de Jumeirah Beach Park (entrée payante: piéton 5dhs, véhicule 20dhs) et c'est un petit parc avec pelouses, zones ombragées d'un côté et bord classique avec transat de l'autre. Vers 13h je suis aller déjeuner au Chili's (specialites latinos mais pas que...) qui est juste en face (pour les petits budget jai vu quil y'avait un fastfood à l'intérieur de beachpark ça s'appelle Malik Burger). Ensuite j'ai été au Mercato Mall c'est le petit centre commercial sur Jumeirah road (direction Sharjah) avec des thématiques de ville de méditerranée (st tropez, portovecchio etc...) sur deux niveaux. 14h: J'ai rendu la chambre mais avant je me suis doucher et repris des forces pour lapres midi.
Aprèm: Safari dans le désert avec une petite agence qui s’apelle Raniyas (nom commercial sur internet = safari désert dubai). Prix: 150dirhams pour lapres midi complète. De 15h à 21h (il faut compter 45minutes par trajet Dubaï-désert). Conseil: pensez à prendre une grande bouteille d'eau glacée avant d'y aller, même si avant de rentrer complètement dans le désert il marque une escale commerciale pour les touristes voulant se faire pigeonner dans des boutiques attrape nigots avec par exemple le keffieh rouge et blanc vendu le triple que celui que j'ai eu à Old Souq Deira la veille. Il vous le font tester presque de force, ne touchez rien ou payez. Avant de rentrer dans le désert ensuite escale technique. arrêt obligatoire dans une station de pneumatique qui dégonfle un peu les 4 pneus (meilleure adhérence car le sable est fin, avec des roues dures la voiture s'enliserait et pas possibilité d'avancer ou de reculer). Ces parti pour un rodéo controlé. Astuce : si vous voulez de vraies sensations demandez à être assis tout derrière, la moindre secousse cest vous qui encaissez le plus. Si vous preferez juste faire une bonne video demandez a etre tout devant, bonne vie et à bouge moins. Vers 17h petite étape dans un camp aménagé (tout est fait pour qu'on dépense le plus), quad en supplément (par contre c'est dans un circuit Où tu peux que tourner en rond. Prix: 100dhs pour 15min passez votre chemin). Ensuite on vous sert un petit café (sympa). Balade en chameau (inclus) sauf que ça sapelle pas une balade vous montrez vous faites une photo vous faite un tour sur 5m et fini. (pas fait). Tatouage au henne (inclus). Photo avec un faucon (payant). Photographe sur place (30dh la photo de votre choix). Entracte un peu longue mais le buffet était moins catastrophique que ce que je pensais. Au départ on vous sert des falafels et autres fritures typiques d'Indes. C'est juste une entrée donc ménagez un peu votre estomac. Y'a un hors d'œuvre qui suit mais ça personne vous préviens donc vous savourez la moindre miette. Slowly lol. Après la tombée de la nuit, une danseuse orientale exécute une danse suivi du spectacle du tourneur lumineux (un gars qui pivote sur lui même avec un costume lumineux). Un peu long et rébarbatif mais bon.
Pendant une heure --> cybercafé Puis retour à l'aéroport DXB pour rendre la voiture de location (car wash et plein d'essence avant).
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *



Jour 8: Escale Express à IstanbulRetour à la maison (avec escale de 6h à Istanbul).
Nous arrivons à Istanbul avec 40min de retard.
Bon Plan : J'avais réservé un shuttle pour faire le trajet aéroport>mosquée bleue car en taxi c'était hors de prix. L’agence c’est Istambul AirPort shuttle, tres réactive par mail (ils ont un site web et j’ai trouvé que c’était une agence sérieuse) : 30€ À/R ils vous attendent avec pancarte à votre nom et tout. Astuce : Stressé par le temps, j'ai finalement attendu qu'il dépose tout les autres voyageurs à leur hôtel pour proposer un deal. Pour 40€ de plus j'ai fait privatisé le car et le chauffeur était à ma disposition. J'ai pu aller ou je voulais pendant laprem (même dans des contrées hors trajet pour savourer le meilleur kebab à Istanbul). #Total : 70€ (donc toujours moins cher que si j’avais pris un taxi à 45€ juste l'aller). Visite éclair effectuée en même pas 1h30 : quelques photos souvenir devant la Mosquée Bleue (SultanAhmet Camii) , la Sainte Sophie, et le Palais de Topkapi. Je n'avais pas voulu faire quelconque fil d'attente car mon escale était courte. Du coup retour à Sabiha gokcen AirPort
Attention: Prévoyez large, comptez 1h25 avec les bouchons contre 1h00 quand ça roule bien. Du coup très prévoyant, j'ai demandé à mon chauffeur qu'il m'y dépose 1h avant l'embarquement (pour profiter du Duty free également).
Vol retour niquel chrome arrivé à Orly à l'heure et dans le froid. Ps: en France il existe un système de coupe file gratuit pour ne pas faire la queue au control passeport. C'est un service qui s'appelle PARAFE (passage rapide aux frontières), en gros : tu pointes ton doigt ton passeport et le sas s'ouvre! Ça dure 20seconde. J’ai vu un mec passé à ma droite alors que moi je devais attendre 15 minutes, de ce pas je vais au bureau d’information PARAFE (yen a 3 ou 4 en France : 2 à Roissy Charles de Gaulles, et un seul à Orly Sud 1er étage embarquement A) Je vais le faire pour les prochaine fois, juste pour tirer la grimace à ceux qui patientent tout comme je patientais. Plus d'infos sur http://www.parafe.gouv.fr
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Voilà j'ai essayé d'être le plus clair possible et de détaillé au max le lieux, les astuces, les bons plans, les arnaques à éviter afin que Dubaï soit une destination sans stress.
Justement vu que tout y est, j'ai donc décidé de retirer mon adresse mail depuis que certains me demandent plus de renseignements sur ce que j'ai pris la peine de détailler ci-dessus.
"Salut donne moi des idées pour Dubai je pars la semaine pro" (je ne citerai personne)
Enjoy Dubaï 😉
Dakhla (Sahara occidental) en camping-car cet hiver English translation pending
Nous partons demain pour le Maroc pour la 6° fois. Beaucoup de changements à Dakhla:
Le km 25 devait être payant
Un nouveau camping serait construit.
La sécurité serait accrue par la gendarmerie royale à cause de soulèvement sahraoui. Il est vrai que ça devenait chaud en mars.
Qui a d'autres éléments en dehors du site .gouv qui déconseille?
info sur http://marocaventure.e-monsite.com rubrique voyage 2013
Voyager seul, la solitude? English translation pending
Bonjour à tous, je crée ce topic par rapport à une expérience personnelle.
En fait j'ai voyagé pour la 1ère fois pour le boulot il y a un mois, le soir entre autre je me suis senti très seul 😕
Mon rêve étant de voyager, est il possible que je ressente cette solitude pendant un voyage ?
Ce n'est peut être pas pareil car pour le boulot, je suis obligé avec que pour un voyage c'est que du plaisir 🙂
J'attends vos réactions, vos expériences sur cela si vous en avez 😉
Mon rêve étant de voyager, est il possible que je ressente cette solitude pendant un voyage ?
Ce n'est peut être pas pareil car pour le boulot, je suis obligé avec que pour un voyage c'est que du plaisir 🙂
J'attends vos réactions, vos expériences sur cela si vous en avez 😉
Achat d'un vélo de randonnée English translation pending
Bonjour,
nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.
Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.
J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)
Luca.
PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.
Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.
J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)
Luca.
PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
Algarve en janvier 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un voyage en camping car, en janvier 2013, en Algarve.Nous partons en couple, sans enfant.
Nous sommes de la Rochelle, et ce sera notre premier grand voyage en CC.
Nous sommes preneurs de tous avis, conseils, pour organiser ce séjour. Peut-être que ce projet peux intérêsser d'autres campingcaristes ?
Merci pour vos réponses.
Nous envisageons un voyage en camping car, en janvier 2013, en Algarve.Nous partons en couple, sans enfant.
Nous sommes de la Rochelle, et ce sera notre premier grand voyage en CC.
Nous sommes preneurs de tous avis, conseils, pour organiser ce séjour. Peut-être que ce projet peux intérêsser d'autres campingcaristes ?
Merci pour vos réponses.
Vingt-deux jours de vélo au Québec du 1er au 30 juin 2012 English translation pending
Comme j'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparer mon séjour au Québec du 1er juin au ... 30 juin 2012, il m'a semblé intéressant de partager ma propre expérience. Pour information je me suis aussi servi du livre de la Route Verte du Québec (trouvée grâce à vélo Québec) et d'un atlas des routes asphaltées et non asphaltées du Québec (commandé directement au Canada car pas trouvé ailleurs).
Je suis parti avec tout mon matériel pour camper (réservé cependant qques nuits d'hôtel, pour Montréal et Québéc + 2 là où je n'ai pas su trouver de camping en partant)
Arrivée à Montréal le 1er juin (Vol effectué en A330 par AIR TRANSAT de Roissy CDG T3 : Vol nickel) mais commencé mon parcour que le 05 (voulu rester qques jours à Montréal).
- 1ère parti du séjour (05 au 07 juin) (env 270 kms) Piste cyclable Le P'tit Train du Nord : Montréal-Camping à ST JEROME - Camping à LABELLE - Motel à Mt LAURIER. Pas de côte, Supers emménagements (notamment nombreuses haltes accessibles librement, gratuitement et à côté de la piste cyclable), très bonne signalisation (besoin de la carte juste par précaution). Très agréable (passages en forêt notamment) même si peu de très beau points de vue (d'un autre côté on ne monte pas). Si c'était à refaire je m'arrêterais un peu plus loin que St JEROME le 1er jour pour commencer la partie non asphaltée que j'ai faite en 1 seule journée (pas de difficultés particulières et très bon chemin mais juste le fait que le rendement est quand même moindre que sur asphalte). Camping "Chute aux Iroquois" de Labelle très agréable.
- 08 juin (95 kms env) : Motel à Mt LAURIER - Camping à LABELLE (même chemin que la veille). Au début de mon projet j'avais prévu de descendre sur GATINEAU (OTTAWA) mais pas trouvé de routes secondaire pour y aller de Mt LAURIER sans trop allonger la distance par rapport à la route 105 (de plus il m'a semblé que les possibilités de logements n'étaient pas très importantes entre Mt LAURIER et GATINEAU).
- 09 juin (95 kms env) : Camping LABELLE - Camping à St ANDRE AVELLIN via routes secondaires (asphaltées ou pas), chemins et - de 3 kms sur la route 323. Je me suis un peu perdu à un moment (tourné à gauche trop tôt) mais je m'en suis rendu compte assez rapidement (doutes au bout de qques kms car chemin mauvais puis ma carte m'a permis de confirmer au carrefour suivant avec route) et ait modifié le trajet en conséquence. Il s'est avérée que j'avais pris un chemin réservé normalement au quad (d'où la raison pour laquelle le chemin que j'avais pris n'apparaissait pas sur ma carte). Sinon j'a trouvé cette étape pas très facile car l'état des routes et des chemins était variable mais surtout car ça a été une suite de bosses à monter et à descendre (que qques dizaines ou 100aines de mètres de montée à chaque fois mais de temps en temps avec des pentes raides). J'ai cependant bien aimé cette étape car très peu de trafic avec passage dans la forêt et à proximité de lacs. Emplacements pour tente du camping très agréables.
- 10 juin : Campement laissé à St ANDRE AVELLIN pour faire le tour du Lac Simon et "approcher" le lac Gagnon (env 95 kms).
- 11 juin : St ANDRE AVELLIN - PLAISANCE - Camping OKA (proche Montréal) (120 kms). Quasi tout sur routes asphaltées. Qques bosses jusqu'à Plaisance. Pour le reste j'ai suivi la partie de la route verte qui suit la rivière Ouataouais. Cette partie de la route verte m'a un peu déçu (qques beaux paysages cependant) notamment à cause du fait qu'on se retrouve de longs moments sur les accotements des routes 148 et 344.
- 12 juin : Camping OKA - Motel à BROSSARD via MONTREAL et notamment le pont Jacques Cartier (85 kms). J'ai ainsi traversé tout Montréal quasi que sur piste Cyclable (suivi au max la route verte).
- 13 juin : St ROMUALD - Camping Vélo 2000 à BROMONT (100 kms env). Passage au max sur la route verte, pas de côtes et de passages très agréables (entre Granby et St Jean Richelieu et entre Chambly et Bromont notamment).
- 14 juin : Camping Vélo 2000 - Camping Lac Magog (95kms env) pas très loin de Sherbrook. L'une des étapes les moins faciles avec notamment passage dans le parc du Mont Orford ... mais avec des paysages qui m'ont beaucoup plu.
- 15 juin : Lac Magog - NORTH HATLEY - SHERBROOKE - RICHMOND - Camping Plage des sables près de VICTORIAVILLE (env 140 kms). Etape effectuée en 1 seul jour car du avancer la date d'un train que j'ai pris qques jours après (ligne avec 3 trains/semaine et train prévu complet). Partie non asphaltée en bonne partie.
- 16 juin : VICTORIAVILLE - Camping La Relâche à St ROMUALD (à côté de LEVIS et QUEBEC) (env 90 kms). Pas de difficultés, agréable. Le Passage au Parc des Chutes de La Chaudière (près de St ROMUALD) peut paraitre difficile mais dans ce sens là c'est cadeau car ce sont de grosses descentes (à faire à pied et vélo à la main car pas mal de piétons). Parc qu'il serait vraiment dommage d'éviter. Partie non asphaltée en partie.
- 17 juin : St ROMUALD - Camping les Hauteurs de PORTNEUF (85 kms env). Traversée de la Banlieue de Québec sans grand intérêt (mais fait sur piste cyclable). Une fois sur la piste cyclable "Corridor Des Cheminots / Vélopiste Jacques Cartier" c'est très agréable (du monde au début car asphalté et tout proche de Québéc). Partie non asphaltée en partie.
J'ai trouvé le camping les Hauteurs de PORTNEUF très agréables car de petite taille, peu cher, très calme, réservé aux cyclistes et randonneurs, qu'il n'y a pas de voitures à l'intérieur et qu'il dispose d'emplacements pour tentes très sympas.
- 18 juin : Camping les Hauteurs de PORTNEUF - Gare de train de RIVIERE A PIERRE - Train - Gare de CHAMBORD - Camping de CHAMBORD (Lac St Jean) (15kms de vélo au total). J'ai fait enregistrer mes bagages et mon vélo en arrivant à la gare de Rivière à Pierre comme demandé par la société de train (VIA RAIL). Il a fallu payer 20dollars pour le vélo car hors format et mis tel quel dans le wagon à bagages. Le trajet en train est très sympas car passage dans des endroits vallonées, au milieu de la forêt, à proximité ou entre des lacs et vierges de toute présence humaine.
- 19, 20 et 21 juin (300 kms env) : Camping CHAMBORD - DOLBEAU MITASSINI - St HENRI DE TAILLON - ALMA - St GEDEON - Camping JONQUIERE en faisant le tour du Lac St Jean via la Véloroute des Bleuets. Pour moi cette véloroute à été LA déception du séjour avec de trop nombreux passages sur les accotements de la route 169 et des passages ennuyeux (pas autant que dans la Beauce mais presque), surtout la partie entre CHAMBORD et PERIBONKA (seul DOLBEAU MTASSINI m'a plu). La piste cyclable peu après PERIBONKA et le parc de La Pointe Taillon m'ont par contre beaucoup plu. Le camping Belley à St HENRI DE TAILLON est bien mais très cher pour campeur en tente et vélo.
Quelques bosses entre le lac St Jean et JONQUIERE mais des paysages qui m'ont bien plu.
- 22 juin : Camping JONQUIERE - CHICOUTIMI - camping à Ste ROSE DU NORD (70 kms). Quelques bosses et un passage sur une partie de la route 172 sans accotements. Heureusement le trafic sur cette route n'est pas très important. Pour ce qui est des paysages je pense que c'est la partie que j'ai préféré (Ste ROSE DU NORD et le Fjord du Saguenay tout particulièrement).
- 23 juin : Ste ROSE DU NORD - camping des Dunes à TADOUSSAC (90 kms env). Qques bosses mais une étape qui m'a beaucoup plu. De plus j'ai bien aimé Tadoussac et le camping des Dunes.
- 24 juin : TADOUSSAC - Traversée du Saguenay en bateau - St SIMEON - Bateau pour traverser le St Laurent et arriver à RIVIERE DU LOUP - Camping municipal de RIVIERE DU LOUP (env 45 kms de vélo). Pas beaucoup de vélo car il fallait prévoir un délai d'attente assez important pour les 2 bateaux (surtout à St SIMEON). Camping qui m'a très agréablement surpris (j'avais peur qu'il ne soit pas top mais en fait très bien). Je n'ai pas vu grand chose entre TADOUSSAC et St SIMEON car brouillard assez épais (matin tôt). Quelques bosses.
- 25 et 26 juin : camping RIVIERE DU LOUP - Camping à Notre Dame du Lac (CABANO, bord du Lac Temiscouata) - Hôtel à RIVIERE DU LOUP via la véloroute Petit Témis (170 kms env). Cette partie n'était pas prévue car j'avais prévu au départ d'arriver le 26 à RIVIERE DU LOUP mais comme j'ai du prendre le train à RIVIERE A PIERRE le 18 au lieu du 20 (complet le 20 quand j'ai fait la résa le 02 à MONTREAL) je suis arrivé à RIVIERE DU LOUP le 24 et comme j'avais réservé déjà l'hôtel pour le 26, un bus pour le lendemain pour Québéc et les hôtels à Québec c'est pourquoi j'ai fait cet "Aller/Retour" sur Le Petit Témis. Je voulais aller jusqu'à DEGELIS mais un temps défavorable (gros brouillard en partant, bruine/pluie et vent le 25 et pluie et vent assez forts le 26) et surtout une "méforme" le 25 m'ont fait arrêter au camping après CABANO. Après coup je n'étais pas déçu car le camping était au bord du lac Témiscouata dans un endroit très agréable (la météo s'étant en plus améliorée en arrivant et ne s'étant redégradée qu'au coucher). Compte tenu des conditions météo il m'a été difficile d'apprécier cette partie à sa juste mesure.
Du 27 au 30 : Chambre réservé dans le vieux Québec pour visiter la Ville. Avion direct de Québec pour Roissy. A noter que mes bagages de soute ont été fouillés à Québec et les agents de sûreté ayant trouvé le réchaud (seul m'étant débarrassé de la recharge de gaz sachant qu'elle ne serait pas acceptée pour l'avion), et les 2 briquets que j'utilisais pour l'allumer, la compagnie aérienne a refusé que je les embarque (cela m'a d'autant plus surpris et me surprend encore que je n'ai pas eu ce pb avant, que je n'ai jamais lu que c'était interdit et que ne vois pas ce qu'un réchaud seul peut provoquer, pour ce qui est des briquets je ne vois pas non plus ce qu'il peut provoquer sachant qu'une fois les bagages sécurisés on y a plus accès jusqu'à l'aéroport d'arrivée)
J'ai beaucoup aimé cette expérience. La route verte permet notamment de rencontrer pas mal d'autres cyclistes ou des randonneurs et c'est ainsi que Les Québécois que j'ai ou qui m'ont abordé étaient très sympas, j'ai donc parlé pas mal. De plus j'ai trouvé les installations le long de la voie verte (WC, Tables, endroits pour s'abriter, etc) vraiment intéressantes. Enfin il faut que je reconnaisse que j'ai eu beaucoup de chance avec la météo (températures agréables et hormis pluie à la fin que 4 ou 5 jours avec 2-3 heures de pluies sur le vélo). Certains reproches sont fait sur la voie verte, notamment qu'elle ne permet pas de voire les meilleures paysages et qu'elle évite les villages. J'ai effectivement un peu ce sentiment maintenant. Cependant pour une 1ère approche du Québec ou une 1ère expérience à l'étranger (pour ma part 2ème expérience à l'étranger car fait le tour de l'Andalousie l'année dernière) je pense sincèrement que la route verte est vraiment pas mal (quel bonheur la signalisation et toutes ces installations mis à disposition, le fait de ne rouler que très peu avec les voitures, etc). J'ai été très long mais pour ceux qui sont intéressés par le Québec ils auront un avis détaillé.
J'ai beaucoup aimé cette expérience. La route verte permet notamment de rencontrer pas mal d'autres cyclistes ou des randonneurs et c'est ainsi que Les Québécois que j'ai ou qui m'ont abordé étaient très sympas, j'ai donc parlé pas mal. De plus j'ai trouvé les installations le long de la voie verte (WC, Tables, endroits pour s'abriter, etc) vraiment intéressantes. Enfin il faut que je reconnaisse que j'ai eu beaucoup de chance avec la météo (températures agréables et hormis pluie à la fin que 4 ou 5 jours avec 2-3 heures de pluies sur le vélo). Certains reproches sont fait sur la voie verte, notamment qu'elle ne permet pas de voire les meilleures paysages et qu'elle évite les villages. J'ai effectivement un peu ce sentiment maintenant. Cependant pour une 1ère approche du Québec ou une 1ère expérience à l'étranger (pour ma part 2ème expérience à l'étranger car fait le tour de l'Andalousie l'année dernière) je pense sincèrement que la route verte est vraiment pas mal (quel bonheur la signalisation et toutes ces installations mis à disposition, le fait de ne rouler que très peu avec les voitures, etc). J'ai été très long mais pour ceux qui sont intéressés par le Québec ils auront un avis détaillé.
Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima) English translation pending
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.
Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée
Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).
Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.
Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.
Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner
Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)
Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.
Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !
Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.
Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.
Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)
Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Jour 3 : Arequipa
Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.
En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.
Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.
Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Jour 4 : Arequipa et alentours
Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.
Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée
Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).
Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.
Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.
Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner
Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)
Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.
Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !
Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.
Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.
Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)
Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Jour 3 : Arequipa
Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.
En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.
Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.
Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Jour 4 : Arequipa et alentours
Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.
Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !
Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Difficile Éthiopie... English translation pending
Bonjour,
Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
Saint-Thomas (îles Vierges américaines) en août, météo? English translation pending
Bonjour!!
mes vacances sont en août cette année, et j'aimerais bien aller à st-thomas pour quelques jours. Je sais que c'est une saison plus dangereuse côté météo à ce qu'on dit, mais je me demandais s'il y en a parmi vous qui y sont déjà aller à cette période?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre!
mes vacances sont en août cette année, et j'aimerais bien aller à st-thomas pour quelques jours. Je sais que c'est une saison plus dangereuse côté météo à ce qu'on dit, mais je me demandais s'il y en a parmi vous qui y sont déjà aller à cette période?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre!
Sécurité pour un voyage camping-car en Espagne et au Portugal? English translation pending
😊Bonjour à tous
Nous avons avec ma femme projeté de partir pendant deux mois visiter le Portugal du nord au sud.
Venant de notre belle bretagne lointaine nous traverserons donc l'Espagne.
Or en visitant le site de l'ambassade de France il est mentionné le fait qu'il règnait une insécurité aussi bien en Espagne (faux policiers, crevaisons provoquées etc)qu'au Portugal.
Auriez vous la gentillesse de m'en dire un peu plus à ce sujet(c'est la première fois que nous y allons) si vous avez bien sur quelques éléments à me communiquer
Kénavo
Serge
Concours Photo VF du mois de janvier 2012: Insolite English translation pending
Bonsoir,
Je déclare ouvert ce jour le 19e concours de photo VF. Un coup d'oeil sur les dignes prédécesseurs donne le vertige :
Transport collectif et public du monde (mai 2010) Métiers du monde (juin / juillet 2010) La couleur bleue (août / septembre 2010) Une prière (septembre / octobre 2010) Scènes de rue du monde entier (novembre 2010) On vous mène en bateau (décembre 2010) Le monde en musique (janvier 2011) Expressions et regards aux 4 coins du monde (février 2011) Femmes du monde (mars 2011) Ombres et lumières à travers le monde (avril 2011) Intempéries (mai 2011) La bouffe à travers le monde (juin 2011) Des chiffres et des lettres (juillet 2011) Jeux et jouets du monde (août 2011) Une fenêtre sur le monde (septembre 2011) L'homme et son animal (octobre 2011) Nature et paysages aux quatre coins du monde (novembre 2011) Fêtes à travers le monde (décembre 2011)
Des trésors d'imagination, non ? D'ailleurs, resterait-il un thème qui n'ait pas été abordé ici ? Je crains que non. Pourtant, j'ai égréné, infatigable, les innombrables photos de mes albums, soupirant devant des souvenirs que je pensais oubliés. Je souriais aussi devant quelques photo incongrues quand mon sourire se mue en un rire sardonique (normal, nous sommes sur VF) que je vous épargnerai ici : je venais de trouver le thème.
Le premier thème de l'année sera donc : Insolite, drôle de monde (janvier 2012).
Je vous explique comment je le vois (Maurice). Insolites, ce seront toutes les photos qui présentent des situations anormales ou exceptionnelles, suscitant chez le spectateur incompréhension, fou-rire ou étonnement. Prises bien souvent par hasard, elles ne devront pas être choquantes. Cela peut être un panneau étrange, une habitation bizarre... Tout ce qui peut être anachronique, ridicule, drôle ou rarissime est le bienvenu.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 21 janvier, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 22 janvier, zéro heure au samedi 28 janvier, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, si cela ne suffit pas, j'appliquerai la méthode décrite dans le Concours des concours 2010/2011 qui est suffisamment absconse pour ne pas être décrite ici. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera.
Que dire de plus ? Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Ah oui, un autre point important. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, que les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Vous pourrez l'utiliser pour toute remarque, critique, coup de coeur, coup de gueule, exaspération, question. Pour les points 4 et 5, la Nétiquette propose de laisser passer une nuit. Et elle a bien raison.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Au passage, Concours des concours 2010/2011 : là
Je déclare ouvert ce jour le 19e concours de photo VF. Un coup d'oeil sur les dignes prédécesseurs donne le vertige :
Transport collectif et public du monde (mai 2010) Métiers du monde (juin / juillet 2010) La couleur bleue (août / septembre 2010) Une prière (septembre / octobre 2010) Scènes de rue du monde entier (novembre 2010) On vous mène en bateau (décembre 2010) Le monde en musique (janvier 2011) Expressions et regards aux 4 coins du monde (février 2011) Femmes du monde (mars 2011) Ombres et lumières à travers le monde (avril 2011) Intempéries (mai 2011) La bouffe à travers le monde (juin 2011) Des chiffres et des lettres (juillet 2011) Jeux et jouets du monde (août 2011) Une fenêtre sur le monde (septembre 2011) L'homme et son animal (octobre 2011) Nature et paysages aux quatre coins du monde (novembre 2011) Fêtes à travers le monde (décembre 2011)
Des trésors d'imagination, non ? D'ailleurs, resterait-il un thème qui n'ait pas été abordé ici ? Je crains que non. Pourtant, j'ai égréné, infatigable, les innombrables photos de mes albums, soupirant devant des souvenirs que je pensais oubliés. Je souriais aussi devant quelques photo incongrues quand mon sourire se mue en un rire sardonique (normal, nous sommes sur VF) que je vous épargnerai ici : je venais de trouver le thème.
Le premier thème de l'année sera donc : Insolite, drôle de monde (janvier 2012).
Je vous explique comment je le vois (Maurice). Insolites, ce seront toutes les photos qui présentent des situations anormales ou exceptionnelles, suscitant chez le spectateur incompréhension, fou-rire ou étonnement. Prises bien souvent par hasard, elles ne devront pas être choquantes. Cela peut être un panneau étrange, une habitation bizarre... Tout ce qui peut être anachronique, ridicule, drôle ou rarissime est le bienvenu.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 21 janvier, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 22 janvier, zéro heure au samedi 28 janvier, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, si cela ne suffit pas, j'appliquerai la méthode décrite dans le Concours des concours 2010/2011 qui est suffisamment absconse pour ne pas être décrite ici. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera.
Que dire de plus ? Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Ah oui, un autre point important. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, que les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Vous pourrez l'utiliser pour toute remarque, critique, coup de coeur, coup de gueule, exaspération, question. Pour les points 4 et 5, la Nétiquette propose de laisser passer une nuit. Et elle a bien raison.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Au passage, Concours des concours 2010/2011 : là
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Splendida en Méditerranée (décembre 2011) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous propose ci-après un compte-rendu -progessif - de notre seconde croisière.
Vous pouvez retrouver les préparatifs de cette croisière sur ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_en_mediterranee_occidentale_ii_msc_splendida_17_decembre_au_depart_genes_D4449580/
Bonne lecture.
Catherine
Je vous propose ci-après un compte-rendu -progessif - de notre seconde croisière.
Vous pouvez retrouver les préparatifs de cette croisière sur ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_en_mediterranee_occidentale_ii_msc_splendida_17_decembre_au_depart_genes_D4449580/
Bonne lecture.
Catherine
Diaporama de voyage en Inde avec les enfants English translation pending
Nous avons passé un mois avec nos trois enfants en Inde cet automne. Les enfants ont 7, 5 et 3 ans. Nous avons fait Delhi, Agra, Rishikesh et Varanasi. Voici un lieu pour notre diaporama sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=7GjcmCpx5x4
Eric
Eric
Quinze jours à Cadiz, location d'appartement? (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous souhaiterons partir 15 jours fin juin a cadiz !!! On aimerait avoir différents avis sur ce lieu ..
On a lu a plusieurs reprise qu'il y avait beaucoup de vent. Est ce vraiment gênant? est ce tout le temps?
Merci..
Aussi nous serions interessés de louer un appartement est ce que vous auriez des adresses ?
merci a bientôt.
Retour d'une croisière aux îles Canaries avec CroisiMer sur la Belle de l'Adriatique (2011) English translation pending
Me voici de retour de la croisière avec CroisiMer sur la Belle de l’adriatique aux îles Canaries.
Voici quelques points synthétiques que j'ai retenu de cette croisière
Positif : Bateau très propre, très bien entretenu Atmosphère en même temps décontractée et avec un service hôtelier d’un bon niveau Bon niveau de nourriture (au dessus de Costa et de MSC et juste en dessous de Croisières de France) Cabines fonctionnelles, espace de toilette et douches un peu petit mais bien conçu Lits hauts sur pied (pratique pour y loger même les valises épaisses) Circuit super intéressant, 6 îles sur 7 , des paysages différents chaque jour Des excursions bien organisées et moins chères que sur d’autres compagnies Vol retour Europe Airpost correct, surcharge 15 kg semblant faible (on se demande comment on va faire pour le retour) mais non appliquée si pas d’abus donc on peut ramener du rhum des Canaries ) 😛 Personnel du bateau (hormis les 2 animateurs) aux petits soins et super sympa Prix corrects de la carte boisson et système de la carte (spécifique à CroiEurope à priori) qu’on achète 50 euros et qu’ils rayent au fur et à mesure, ils remboursent en fin de croisière si il reste du crédit dessus. Spectacle du personnel vraiment très sympa, réalisé avec beaucoup de dynamisme et de cœur. Un spectacle folklorique le dernier soir très sympa Souplesse et rapidité des débarquements et embarquement car petite unité donc cela va vite Vol retour à 15h20, ils nous gardent à bord jusque 12h45 avec un repas servis, un très bon point en leur faveur car souvent dés 9h00 on est débarqué et peut importe le nombre d’heure à attendre pour le vol retour.
Négatif :
LE GROS POINT NÉGATIF : Navire tenant mal la mer, surement très à l’aise sur l’adriatique ou la mer rouge , mais pas sur l’océan atlantique…. Les 2 premiers jours/nuits ont été assez difficiles avec pas mal de monde malade (première fois en 8 croisières que je n’allais pas manger un soir) Une personne de la direction de Croisieurope était présente comme c’était la première croisière de la saison, peut-être vont-ils revoir l’ordre de navigation entre les îles pour plus de confort passager Pour vous donner une idée du comportement du navire : à peine sortis du port par une mer très calme il est pris d’un roulis assez important gênant les déplacements et occasionnant un inconfort général.
Grosse galère au niveau du vol aller : prévu à l’origine sur Roissy CDG direct Tenerife et c’est devenu un Orly via Madrid puis Tenerife……fatiguant. Vol Aller Iberia plus que Lowcost : obligé de payer son verre d’eau ou sandwich sinon rien ………….. => Clairement compagnie à éviter Terminal d’arrivée à Madrid éloigné de celui de départ : 20 minutes de trajet…. Équipe d’animation du bateau ….quasi inexistante (les 2 animateurs sont dépassés par les événements) Population assez âgée 65-70 ans (mais je m’y attendais comme je partais avec parents, ce n’est pas un réel point négatif mais il vaut mieux en être informé) Pas de réception TV des chaines françaises, juste TV5 Monde (personnellement cela ne me dérangeait pas mais cela a posé problème à plusieurs personnes désireuses de suivre les infos ou autre)
Je posterai ici même quelques photos par la suite .
Donc pour résumer une compagnie qui tranche avec celles que j'ai pu essayer (Costa, MSC et Croisières de France) et qui gagne à être connue , un itinéraire super sympa mais un navire à mon sens pas adapté aux conditions de mer (au demeurant très clémentes pour ce que j'ai pu vivre, je n'imagine même pas ce que cela aurait pû donner avec une mer forte) en océan Atlantique .
Voilà quelques point qui ont retenu mon attention, je suis à votre disposition si vous avez des questions.
Voici quelques points synthétiques que j'ai retenu de cette croisière
Positif : Bateau très propre, très bien entretenu Atmosphère en même temps décontractée et avec un service hôtelier d’un bon niveau Bon niveau de nourriture (au dessus de Costa et de MSC et juste en dessous de Croisières de France) Cabines fonctionnelles, espace de toilette et douches un peu petit mais bien conçu Lits hauts sur pied (pratique pour y loger même les valises épaisses) Circuit super intéressant, 6 îles sur 7 , des paysages différents chaque jour Des excursions bien organisées et moins chères que sur d’autres compagnies Vol retour Europe Airpost correct, surcharge 15 kg semblant faible (on se demande comment on va faire pour le retour) mais non appliquée si pas d’abus donc on peut ramener du rhum des Canaries ) 😛 Personnel du bateau (hormis les 2 animateurs) aux petits soins et super sympa Prix corrects de la carte boisson et système de la carte (spécifique à CroiEurope à priori) qu’on achète 50 euros et qu’ils rayent au fur et à mesure, ils remboursent en fin de croisière si il reste du crédit dessus. Spectacle du personnel vraiment très sympa, réalisé avec beaucoup de dynamisme et de cœur. Un spectacle folklorique le dernier soir très sympa Souplesse et rapidité des débarquements et embarquement car petite unité donc cela va vite Vol retour à 15h20, ils nous gardent à bord jusque 12h45 avec un repas servis, un très bon point en leur faveur car souvent dés 9h00 on est débarqué et peut importe le nombre d’heure à attendre pour le vol retour.
Négatif :
LE GROS POINT NÉGATIF : Navire tenant mal la mer, surement très à l’aise sur l’adriatique ou la mer rouge , mais pas sur l’océan atlantique…. Les 2 premiers jours/nuits ont été assez difficiles avec pas mal de monde malade (première fois en 8 croisières que je n’allais pas manger un soir) Une personne de la direction de Croisieurope était présente comme c’était la première croisière de la saison, peut-être vont-ils revoir l’ordre de navigation entre les îles pour plus de confort passager Pour vous donner une idée du comportement du navire : à peine sortis du port par une mer très calme il est pris d’un roulis assez important gênant les déplacements et occasionnant un inconfort général.
Grosse galère au niveau du vol aller : prévu à l’origine sur Roissy CDG direct Tenerife et c’est devenu un Orly via Madrid puis Tenerife……fatiguant. Vol Aller Iberia plus que Lowcost : obligé de payer son verre d’eau ou sandwich sinon rien ………….. => Clairement compagnie à éviter Terminal d’arrivée à Madrid éloigné de celui de départ : 20 minutes de trajet…. Équipe d’animation du bateau ….quasi inexistante (les 2 animateurs sont dépassés par les événements) Population assez âgée 65-70 ans (mais je m’y attendais comme je partais avec parents, ce n’est pas un réel point négatif mais il vaut mieux en être informé) Pas de réception TV des chaines françaises, juste TV5 Monde (personnellement cela ne me dérangeait pas mais cela a posé problème à plusieurs personnes désireuses de suivre les infos ou autre)
Je posterai ici même quelques photos par la suite .
Donc pour résumer une compagnie qui tranche avec celles que j'ai pu essayer (Costa, MSC et Croisières de France) et qui gagne à être connue , un itinéraire super sympa mais un navire à mon sens pas adapté aux conditions de mer (au demeurant très clémentes pour ce que j'ai pu vivre, je n'imagine même pas ce que cela aurait pû donner avec une mer forte) en océan Atlantique .
Voilà quelques point qui ont retenu mon attention, je suis à votre disposition si vous avez des questions.