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Italie: entrer dans une ZTL par inadvertance English translation pending
Est-on sûr d'être verbalisé à posteriori ?
On entend parler de plusieurs milliers d'euros pour dix jours de voyage. Qu'en est-il ?
Que se passe-t'il si on ne paie pas ? Qu'est-ce qui se passe si on revient dans le pays en avion, car la voiture, c'est bien fini ! Quelle est la meilleure conduite à tenir en droit si on ne veut pas d'embêtements à l'infini ?
Comment peut-on exercer un recours ?
Des expériences à Vérone et Milan ? Peut-on être flashé à plusieurs reprises sur le même trajet ?
Comment faire avec le loueur de voiture ?
Merci de votre aide car je ne sais pas comment faire avec toutes ces amendes !!!
Merci de votre aide car je ne sais pas comment faire avec toutes ces amendes !!!
3 semaines au Vietnam: ravissements et déceptions English translation pending
Petit récit de trois semaines au Vietnam en couple ! Du Nord au Sud… avec infos pratiques (j’espère) et mon/nos avis à ma douce et tendre et moi.
Au programme : Hanoi – Sapa – Baie d’Halong – Tam Coc – Hué – Hoi An – Delta du Mékong – et Saïgon.
Le … « classical tour » en quelque sorte.
Départ avec Vietnam Airlines à 13 heures de Paris avec arrivée à Hanoi à 7 heures du matin heure locale (direct), billet 1135 € AR pris 3 semaines avant le départ.
Jour 1 : Arrivée à l’aéroport où notre hôtel nous avait envoyé un chauffeur. Hôtel Paramount : super, dans le quartier « routard » et situé en fond d’impasse donc très calme. Je l’avais réservé via booking 3 jours avant et n’ai payé que 43 dollars les deux nuits au lieu de 45 par nuit normalement.
D’ailleurs dés à présent, autant préciser que tout au long du séjour, grâce à Agoda ou Booking, la plupart des hôtels font des promos et c’est très pratique de réserver par ce biais là pour peu que l’on soit doté d’un smartphone vu que le WIFI est omniprésent au Vietnam (Tous les hotels et la plupart des restos ou bars le mettent à disposition gratuitement bien entendu)
Hanoi nous a beaucoup plu pour un premier contact avec le Vietnam. C’est une grande ville mais qui conserve ses vieux quartiers et dans l’ensemble le centre ville est assez aéré, avec lacs, jardins publics.
Nous avons surtout aimé l’ambiance du vieux quartier à la fin de journée dans le « Beer corner » avec pause au super bar le FAT CAT (quasiment en face le restaurant LITLLE HANOI). L’effervescence de la ville et l’immersion en « Asie » (enfin !) nous a réjouit.
Dés les premières heures nous avons exploré le vieux quartier où nous avons changé nos euros à un très bon taux en mettant 3 bijouteries en concurrence : 1 € pour 27900 dongs.
Gros coup de chance le premier jour puisque Jacques, alias LARSAY m’a contacté par message privé pour me proposer de nous rencontrer le soir même et nous avons bénéficié de ses précieux conseils !
Rencontre avec Jacques le premier soir devant la cathédrale ( A deux pas de l’hotel) et grâce à lui nous avons bénéficié d’une introduction au Vietnam et de sa charmante compagnie ( encore merci !!!)
Il nous a aiguillé vers Olivier pour SAPA dont je parlerai ci-dessous et son ami Tuan qui a une jonque privée abordable dans la baie d’halong et les deux expériences se sont avérés géniales !
Jour 2 : Visite d’Hanoi et grande ballade en ville (10 km pour faire un immense tour du centre ville à pied) avec visites de la maison d’arrêt et du temple de la littérature puis différentes pagodes et marchés.
Jour 3 : dernier jour à Hanoi et départ le soir en train de nuit pour Lao Cai.
Alors concernant les billets nous les avons pris dans l’une des multiples agences du centre ville mais… les prix m’ont paru excessifs et je pense qu’il vaut mieux essayer de se débrouiller à la gare directement. Nous avons payé 3 millions de dongs pour les deux aller retour.
Concernant le train de nuit : compartiment de 4 avec soft beds, apparemment c’était indispensable pour dormir vu les récits des autres voyageurs à l’arrivée^^
Jour 5 : Réveil stupide à 4h30 dans le train car… on nous avait dit « arrivée à 5 heures du mat » alors qu’en réalité Lao cai est le terminus et que le train n’y est arrivé que vers 6 heures (avec du retard) donc… nous aurions pu dormir un peu plus !
Dés la sortie du train, des dizaines de rabatteurs vous proposent de vous monter à Sapa en minibus pour 50 000 dongs par tête et… coup de bol, j’ai réussi à obtenir 40 000 dongs ^^ Non pas que la différence soit importante mais… question de principe ! Je l’indique car… a priori j’ai eu de la chance vu qu’en général les prix sont fixes et non négociables.
Arrivé à SAPA à 7 heures du mat et prise d’une chambre réservée par Larsey au Southern (phuong Nam) hotel ! Sans doute la meilleure adresse de SAPA question rapport qualité prix. 10 dollars pour une chambre très agréable avec double fenêtres et vue imprenable sur toute la vallée ! De tout notre voyage cela aura été la chambre du meilleur rapport qualité prix je pense.
Découverte de SAPA et de son marché et descente vers Catcat pour une première approche des paysages et les premiers hmongs croisés dans leur village.
Déjeuner en bas, au pied de la cascade avec des brochettes de porc cuites en direct sur un barbecue de fortune … 6 brochettes (200 000 dongs : du vol. Le premier d’une longue série… j’en parlerai dans mes commentaires généraux en fin de récit)
Remontée à SAPA en moto taxi pour 40 000 dongs et rencontre avec Olivier en vue du départ en trek le lendemain.
Pour plus d’infos sur Olivier… je ne suis pas sûr de devoir les mettre ici mais peux répondre en MP.
Pour en dire quelques mots, Olivier vit à SAPA qu’il n’a plus quittée depuis ses 21 ans et a épousé une Dao avec laquelle il vit dans un hameau préservé et loin de la civilisation et des groupes touristiques !
Jour 4 : Départ à 9 heures pour le trek (de 14 kilomètres) avec la belle sœur d’Oliver une adorable DAO dont j’ai malheureusement oublié le nom. Le trek s’est avéré l’une de nos plus belles expériences du séjour ! Découverte de la région et des rizières en passant par les villages des ethnies superbes (les habitants pas les villages…) !
Arrivée vers 15 heures chez Olivier (qui ne rentrait que le soir) et là : immense coup de cœur pour le lieu !
Découverte d’une maison traditionnelle DAO avec… le peu nécessaire au bonheur et à la quiétude ! Pas d’eau courante mais une dérivation d’un ruisseau pour remplir le bac à eau… sanitaire sommaire et immense pièce de vie commune ! Electricité minimale lorsque la turbine du ruisseau ne fait pas des siennes… ! Condition proches du moyen âge… et nous nous en souviendrons toute notre vie !
Partie de UNO mémorable avec les enfants du Hameau sans échanger le moindre mot compris par les uns ou les autres mais avec une communication complice des regards et des sourires !
Repas du soir extraordinaire avec la famille ! et… le fameux bain Dao dans un tonneau rempli d’herbes médicinales en plein salon d’une autre famille avant une cuite à l’alcool de riz maison avec nos hôtes ! GENIAL !
Le plus avec Olivier est qu’il nous a fait part de ses connaissances et il s’est avéré particulièrement intéressant et enrichissant de l’entendre nous parler de sa vie et de la vie des minorités. Encore merci !!!
Jour 5 : Retour vers Sapa le lendemain par un autre chemin (2heures de marche seulement) et trajet en bus dés l’arrivée sur la route, arrivée 12 h.
Repos à SAPA avant reprise du train de nuit le même soir.
Jour 6 : Arrivé en train de nuit à 4 heures 30 à HANOI. Nous avons fait une grosse étape car dés notre arrivée nous devions prendre un bus et un bateau pour rejoindre l’île de CAT BA.
Sur les conseils de Larsey, nous avons donc pris un taxi de la gare jusqu’à la gare routière de Long Yen à Hanoi. Petite précision si d’autres le font : Dés l’arrivée à Hanoi, des dizaines de taxi Mai Linh (compagnie très fiable) attendent le chaland en stationnant directement sur les quais de gare! Contrairement à leur habitude tous les chauffeurs refusaient la course au compteur et nous demandaient 100 000 dongs pour rejoindre Long Yen. Sans doute l’heure particulière et la destination.
Nous avons donc refusé et bien mal nous en a pris. Devant le hall un taxi a immédiatement accepté de mettre le compteur et c’était un taxi d’escroc avec compteur trafiqué… du coup 160 000 dongs au compteur… Belle arnaque ! (on commençait déjà à se dire : « as usual »….)
Arrivée à Long Yen à 5 heures du mat juste le temps d’attraper le premier bus Hoang Long à destination directe de Cat BA. Franchement sur le coup nous avons eu « peur » de nous faire avoir car tout était fermé à la gare et nous avons été rabattu par un gars venu nous chercher qui ne comprenait rien en anglais et comprenait juste Cat ba ou plutôt Haiphong car Jacques nous avait dit que le speed boat se prenait d’Haiphong et que normalement nous devions acheter bus + bateau au guichet à Long Yen.
EN réalité, nous ne comprenions pas que le bus affiche « Hanoi – Cat Ba » vu que l’île n’est accessible qu’en bateau… Nous étions peu sûrs d’y arriver donc… et, du coup, nous sommes montés à bord car nous avons réussi à leur faire comprendre et nous faire assurer que le bus s’arrêtait à minima à Haiphong où nous pourrions prendre un speed boat.
En fait, cette compagnie assure toute la liaison jusqu’à Cat ba et nous en sommes agréablement rendu compte !
2 heures de trajet jusqu’à Haiphong où le bus s’arrête le temps de boire un thé. Puis re-départ en bus jusqu’à un embarcadère pour les bateaux de la compagnie et speed boat de 20-30 minutes jusqu’à Cat ba. Dés le débarquement du bateau, un nouveau bus Hoang Long vous attend et vous partez pour une heure de traversée avec arrivé face au débarcadère de Cat Ba où arrivent normalement les autres bateaux. Le tout pour 170 000 dongs depuis Hanoi. Pratique !
Nous sommes donc arrivés à Cat ba à 11 h 30 et … juste le temps de rencontrer Tuang et à 11h 55 et nous étions sur la jonque privée (110 dollars par personne pour 24 h) avec départ pour la baie d’Halong.
Je ne détaillerais pas nos sensations… chacun doit vivre l’expérience ! Juste un avis : Nous avons donc passé 24 heures en amoureux sur cette jonque privée et c’est à faire ! 24 heures nous ont parue suffisantes. Je pense qu’une formule agréable est 24heures de Jonque puis une deuxième nuit dans des bungalows sur l’une des innombrables îles de la baie. Mais cela suppose qu’il fasse beau car sinon… les 24 heures en bungalows doivent être décevantes… ! Je précise cela car toutes les agences à Hanoi propose cette formule : une nuit en jonque + une deuxième nuit en bungalow. Des voyageurs croisés au cours du séjour nous en ont parlé avec ravissement et en gros, on en a pour son agrent. Je pense que pour 90 dollars cela ne vaut pas tripette question hébergement mais aux alentours de 150 – 200 dollars on a une bonne jonque + un bon bungalow ! Le côté pratique de réserver depuis Hanoi et que l’on est pris en charge depuis là-bas et les agences s’occupent de tout ce qui évite la fatigue, les galères et est d’une meilleur rapport qualité prix. Mais… encore une fois, tout dépend du temps dans la baie. Pour nous c’était hélas pluvieux et donc notre formule était la bonne !
Nous n’avons pas eu trop de chance niveau temps, il pluviotait quasiment en permanence mais cela ne nous a pas dérangé sur la Jonque.
En revanche, nous avions l’option de passer une nuit de plus à Cat ba pour profiter de la plage et… nous avons du coup annulé.
Jour 7 : Retour après un dernier repas sur la Jonque au point de départ (jetée principale de Cat ba) à 12 h 30. J’avais réservé deux nuits chez Loan à Tam Coc à compter du lendemain. Mais… je l’ai appelé tout de suite pour lui demander si nous pouvions arriver le soir même. ET là : bonne nouvelle ! La belle LOAN était bien sûr complète mais… elle nous a dit pouvoir nous loger chez une voisine sans difficulté.
Nous avons donc pris le pari de rejoindre Tam coc le soir même.
Retour donc à 12 h 30, appel à LOAN à 12 h 45 et… dans un bus pour Haiphong (Compagnie HADECO, même principe et concurrent que Hoang LONG) à 13 heures (pris sur la jetéé principale où tous les bus stationnent). Rebelote : Bus jusqu’à leur jetée puis speedboat jusqu’à Haiphong.
A l’arrivée nous avons trouvé un taxi pour nous amener à la gare routière d’où partent les bus pour Ninh Binh. Hélas, à l’arrivée le dernier bus venait de partir (ou du moins c’est ce que nous avons cru comprendre). Immédiatement on nous a confié à un inconnu qui contre 70 000 dongs nous proposait de nous amener « quelque part ». Je suis volontairement imprécis car … soyons clairs : on ne comprend rien sur le moment si l’on ne parle pas vietnamien… ! Même l’anglais ne sert à rien !
Nous avons fait confiance et 70 000 dongs plus tard nous étions dans une autre gare routière et avons été débarqués devant un mini bus pour Ninh Binh qui est parti 10 minutes après notre arrivé : Ouf !!!!
100 000 dongs chacun et 4 heures plus tard, comprenant que nous allions à Tam Coc, le préposé chargé du contrôle des voyageurs nous a débarqué (sans qu’on puisse échanger ne serait ce que d’autres mots que « Ninh Binh » et « Tam coc ») au bord de l’autoroute en pleine nuit (19 heures) en nous disant « Tam Coc » d’un signe de main…
Heureusement, un taxi mAi linh passait par là et nous a conduits Chez Loan où nous avons débarqué à 19 heures 30.
Repas du soir agréable et… contents d’être arrivés !
Loan nous a donc logés chez sa voisine qui a en réalité un hotel bien plus grand que le sien et dont les chambres (avis perso) m’ont paru largement plus agréables !!! Seulement…. A 4 heures du mat, le coq du voisin s’est mis à hurler toutes les 5 secondes (j’ai compté) sans discontinuer jusqu’à 8 heures du mat de telle sorte que nous n’avons quasiment pas dormi… l’horreur après notre besoin de repos !! Loan s’en est amusée et m’a garantit qu’elle n’avait pas de coq… ce qui est vrai !
Jour 8 : Prise de chambre chez Loan et exploration des environs proches à byciclette. Tam Coc a été un véritable coup de cœur et nous avons préféré la « Baie d’Halong terrestre » à la baie elle-même (mais il faut bien entendu faire les deux si possible !)
Jour 9 : Location de scooter via Loan et départ tôt pour la ballade en rivière de Hoa Lu à 17 kilomètres (mieux que celle au départ de Tam coc). Génial !!! Magnifique !!! Le temps était enfin clément !
Montée l’après midi même (sur le trajet entre tam coc et Hoa Lu) au temple perché sur la montagne (Hang Mua) : Inoubliable !!! Fantastique !!! Puis ballade en scooter dans les environs sur des routes sublimes (en gros des autoroutes au revêtement parfait et désertes !!!)
Jour 10 : Derniers plaisirs à Tam coc et départ le soir en bus de nuit pour Hué (20 dollars au lieu des 45 dollars par train…) Chez Loan : c’est simple : elle s’occupe de tout !!!! et on paye à la fin. C’était vraiment très agréable de se poser un peu à cet endroit après une première semaine fatigante entre SAPA et la course pour la baie d’Halong. Le timing était donc parfait !
Jour 11 : Arrivée à Hué à 7 heures du matin (après départ la veille à 20 heures de Ninh Binh). On nous a placés d’office à l’arrière du bus, sur les dernières couchettes et… pour les grands (je fais 1m85) après l’avoir vécu : c’est le meilleur emplacement dans leurs bus couchettes ultra modernes. Car… pour en avoir repris après et avoir été placé dans les couchettes générales : impossible de s’étendre et donc de fermer l’œil…
Arrivé à Hué à l’hotel Hue Thuong. Très agréable et bien situé. Personnel hyper gentil et compétent. 19 dollars la nuit réservé la veille via booking. Dés notre arrivée, nous avons pu poser les valises dans la chambre et prendre une douche. On nous a offert café et fruits et nous avons directement loué un scooter qui nous a été livré à 8 heures !! Efficace ! L’hotel nous a remis un plan de la ville qui nous permettait de nous guider (plus ou moins…) vers les différents mausolées. Franchement : c’était génial d’être autonomes.
A ce stade je précise quelque chose de très utile. Nous avons rencontrés deux italiens géniaux lors de notre séjour au vietnam et l’un d’eux m’a fait découvrir (pour les dernières jours seulement…) l’application dispo sur iphone « Citymapstogo » et elle est juste ENORME !!! Pour 2€69 cette appli vous permet de télécharger des cartes du monde entier et votre Iphone (je l’ignorais…) vous sert de GPS sans la moindre connexion internet et donc sans le moindre frais ! Cela permet de se déplacer en toute autonomie avec une carte fiable et votre positionnement précis dans la main !!!
Sitôt le plein effectué départ vers les tombes de Tum Duc, Minh Mang, et Khai Dinh au programme. EN pleine ville, une vietnamienne très gentille nous a fait signe depuis son scooter et nous a abordé au feu rouge. Elle nous a très gentiment proposé de nous aider à trouver la tombe de Minh Mang et nous a invités à la suivre dans un bon anglais. Très bien ! Chouette ! Chanceux de rencontrer une personne si gentille et dévouée, hospitalière et avenante. Elle nous a dit être fermière et vivre tout près de la tombe nous invitant d’ailleurs à venir chez elle dés que nous aurions terminé la visite.
Tout en la suivant je n’ai pu m’empêcher de me dire : « étrange… une paysanne qui parle anglais, étonnamment gentille et qui n’a pas des mains de travailleuse… nous verrons bien ! »
Elle nous a conduit tout droit au tombeau et nous a attendus à l’extérieur nous invitant chez elle par la suite. Nous avons bien profité de son aide car… effectivement la tombe était hors carte et nous aurions galéré pour trouver facilement.
Le mausolée de l’empereur est celui que nous avons préféré à Hué. Le lieu est magique et exceptionnellement beau à découvrir dans la paix matinale.
Dés la sortie, notre « amie » nous a guidé vers chez elle où elle nous a offert le thé. Petite cahute où j’avais du mal à croire qu’elle vivait avec son mari et ses 4 enfants. ET… là… le discours a changé… et nous avons donc appris que ses enfants étaient scolarisés dans une école couteuse d’où elle sortait précisément le matin même 5 minutes avant de nous avoir rencontrés et où on lui avait demandé 2 millions de dongs pour la poursuite de la scolarité de ses enfants… 2 millions qu’elle n’avait pas… nous demandant la larme à l’œil de bien vouloir l’aider. « Ca y est ! On y est ! »
Heureusement, je ne garde jamais trop d’argent dans mon porte feuille « actif » et nous lui avons donc donné 200 000 dongs sous des yeux réprobateurs. La magie et la gentillesse s’étaient envolés, le jeu de dupe avait pris fin et nous nous l’avons quittée avec plaisir…
Voilà pour l’anecdote.
Poursuite des visites en scooter des tombeaux et retour à l’hotel en début d’après midi pour nous restaurer. Après midi : Plage à 12 kilomètres de Hué.
Cette immense plage n’est pas la plus belle du vietnam loin s’en faut. Mais ce que nous avons apprécié c’est son côté populaire car il n’y avait que des vietnamiens et aucun touriste. Pour le coup, nous avons fait là une belle rencontre (l’une des deux seules de notre séjour…) avec un vietnamien qui n’avait rien à nous vendre ni à nous demander. Un fonctionnaire en congé qui avait amené sa petite famille à la plage et qui parlait suffisamment bien anglais pour échanger plus que 3 mots. Il nous a invité à partager sa bière, ses fruits et nous a même invité chez lui mais… hélas nous n’avions pas le temps …
Fin de journée agréable et ballade nocturne en scoot à travers la ville.
Jour 12 : Rescooter pour la demi journée et visite tot le matin de la citadelle interdite. Autant le dire… nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire. Et en sommes repartis au bout de deux heures sous un soleil accablant, regrettant d’avoir payé 105 000 dongs l’entrée…
Départ à 13 heures pour Hoi An en bus… de nuit ! (alors que ce n’est qu’à 3 heures de route et qu’il faisait jour^^) C’est durant ce trajet que je me suis aperçu que je n’aurais pas pu dormir dans une banquette « normale ».
Nos 36 heures à Hué m’ont paru suffisantes sachant que nous avons attaqué fort dés le petit matin de notre arrivée. Autant le préciser.
Arrivée à Hoi An et prise d’hotel à l’hotel Hop Yen (Dans le routard que nous n’avions pas mais des français chez Loan nous l’avait recommandé). J’avais réservé via hostelworld pour 19 dollar la nuit. Alors… c’est pas très cher pour Hoi An mais… manque de bol ou pas notre chambre aura été la pire du séjour. Aucun charme (passe encore) mais une clim affreusement bruyante et désagréable… donc je déconseille.
Découverte de Hoi an à la tombée du jour.
Petite remarque à ce stade… Le Vietnam est un pays qui devient très touristique en Asie et jusqu’alors (Hanoi, SAPA, Baie d’Halong, Tam Coc, Hué) nous avions croisé bien entendu plein d’autres voyageurs avec lesquels d’ailleurs, on se suivait dans les différents endroits… jusque là : OK.
Mais Hoi An m’a fait un choc !!! Pour ceux qui connaissent, c’est la costa Brava au 15 aout ou Juan les pins, Antibes, Cannes, Nice ou plus exactement Saint Tropez… ! C’est très mignon et très agréable oui… Le cœur de ville est magnifique… ok, surtout le soir avec tous ces magnifiques lampions et tous ses petits immeubles aux sublimes charpentes…. Mais… sur les 1000 m² du centre ville, s’il y a 4000 personnes sur places 3900 sont des touristes ! Les seuls vietnamiens que l’on croise tiennent les boutiques de souvenirs en pagaille et/ou bossent dans les restos à touristes.
J’ai été impressionné par l’ « agglutination » touristique à Hoi an… Que des blancs ! Des bars à techno ! La thailande en fête ! Alcool : “Buy One get one free”… Bref… tout ce qu’en général j’espère fuir.
Mais bon, une fois qu’on y est… il vaut mieux s’y faire et prendre les choses par le « bon bout » et reconnaitre qu’il y a des plaisirs à vivre : excellents restaurants (plutôt très chers), et shopping… Tout ce qu’on a près de chez nous … sans le moindre dépaysement. Mais bon… il en faut pour tous les gouts…
Jour 13 : Visite d’Hoi AN et repérage de boutiques pour les emplettes (Madame s’est fait confectionner plusieurs robes sur mesure super belles !)
Jour 14 : Départ à 7 heures du matin pour les îles Cham. Attention : Coup de cœur !!! Notre meilleur souvenir avec La nuit chez Olivier et Tam coc.
En préparant (à l’arrache ^^) notre voyage car tout s’est plus ou moins goupillé sur place au jour le jour, nous avions l’intention de nous octroyer quelques jours de farniente et du coup la question se posait de savoir à quel endroit et à quel moment. Notre voyage était clair jusqu’à Hoi an mais… la suite restait à écrire. Tout le monde connait Nah Trang, Mui ne, Phu quoc etc… mais… mon intuition me faisait me dire que ca allait être beaucoup trop « noir de touristes » à mon goût.
Du coup dés les premiers jours, nous avions pris l’option de passer ces jours de farniente aux iles cham dont j’avais lu quelques infos ici ou là. Mais au moment de la décision c’était plutôt l’inconnu.
En fait, à Hoi an, beaucoup d’agents proposent des excursions sur les îles chams et certaines sont d’ailleurs – à en croire des touristes qui en ont fait – très agréables. Y a essentiellement deux formules : l’une de quelques heures, départ le matin tôt en speed boat (20 minutes) et plage jusqu’à 14 heures puis retour à Hoi an. Le bateau arrive directement sur la plage et une myriade de restos attendent les touristes sur la plage principale.
L’autre c’est excursion plongée le matin, arrivé sur l’île l’après midi et nuit sur la plage secondaire et plus isolée (en tente) avec replongée le lendemain et retour à Hoi an. Cette formule en a ravit plus d’un mais est très chère je crois…
Nous n’avons fait ni l’une ni l’autre.
Au petit matin nous avons rejoint la jetée (à 7 km d’Hoi an et 150 000 dongs en taxi au compteur) d’où partent les speed boat et le ferry public (sorte de rafiot qui embarque les locaux et les animaux^^). Nous avons pris ce dernier qui nous a ramassé à 8 h 30 moyennant 100 000 dongs et 2 heures de traversée jusqu’au débarcadère principal de cham island.
Je précise qu’énormément de personnes étaient malades sur le bateau car… ça tangue. Et si on a le mal de mer… mieux vaut prendre un speed boat pour 200 000 dongs.
En fait, nous avions réservé la guest house LUU LY sur place qui est l’une des seules guest house de l’île (figure dans le Lonely)
Nous avions décidé d’y passer deux nuits. 200 000 dongs par chambre, repas du soir à 100 000 dongs et on dort chez la famille. Ils sont hyper gentils mais… intraitables sur les tarifs ! Je précise qu’il y a des chambres à 100 000 dongs car justement ce ne sont pas des chambres ! mais un matelas posé sur une terrasse^^
Nous avons rencontré sur place deux italiens qui sont devenus nos amis ! ils avaient fait le même choix que nous de rester deux nuits sur l’ile.
Dés notre arrivée, la guest house nous a loué des scooters pour pouvoir nous déplacer.
Soyons clairs. Sur l’ile : il n’y a rien ou presque. Deux trois cafés se battent en duels face au débarcadère (tout y est mauvais…) dont l’un est tenu par les membres de la gest house luu ly. Un seul resto « de pêcheur » à proximité de la guest house propose des Pho pour pas cher et des bières fraiches. Mais à part ça : nada ! Rien. Le courant s’arrête à 22h 30 pétantes donc ni ventilo ni clim la nuit ! Mais… c’est génial quand même !!!
Il n’y a qu’une seule route… mais je ne sais pas si on peut parler de route tellement son état est dangereux. Vraiment. Ce n’est pas une plaisanterie et… celles ou ceux qui ne savent pas vraiment faire de scooter… doivent faire très très attention si ils y vont. Cette « route » donc fait le tour de l’île mais est presque impraticable, en tout cas s’il pleut : ca le devient vraiment. Mais bon… à Deux kilomètres du cœur du village en partant du côté gauche (donc à l’opposé de la plage principale où débarquent tous les speed boat remplis de touristes) après avoir croisé quelques tribus de singes et des serpents sur la « piste » défoncée, on arrive (par chance, il faut pas le louper) à un mini chemin qui descend à pic sur une sublime plage de rêve ! On laisse le scoot en bord de piste et on descend à pied dans la jungle ^^
En bas se trouve un resto de plage et des chaises longues et quelques parasols en coco. Impensable !
EN réalité, certains speed boat viennent là et donc quelques touristes sont présents pour se partager l’immense plage (800 m de long) mais y a de la place. ! et… sur les coups de 14 heures tout le monde repart pour Hoi An de sorte que nous avions la plage pour nous tout seuls !!! Privilège de dormir sur place !!!
Le top !
Nous avons eu la chance d’avoir deux jours de temps magnifique et avons donc passé deux jours de rêves sur cette île merveilleuse. Comme dit plus haut nous nous sommes liés d’amitié avec deux italiens adorables ce qui a rajouté à notre enchantement.
Les deux soirs nous avons pris les diners à la guest house et c’était plutôt bon dans l’ensemble avec la petite famille scotchée devant la TV ^^
Jour 15 : Deuxième jour sur l’île. La guest house nous a proposé une excursion en bateau pour 800 000 dongs (partagés avec les italiens donc 200 000 dongs par tête) avec un pêcheur qui nous a amené sur son rafiot dans les petites îles alentours où nous avons pu faire du snorkeling + de la pêche avec lui (je précise que tout le monde a attrapé au moins deux poissons avec pour seule canne, nos propres mains tenant le nylon !) Super souvenir !
Après midi, à nouveau plage et détente.
Je précise qu’hélas, seul point noir, les eaux sont contaminées par pleins de minuscules méduses. On ne les voit même pas et nous nous sommes tous fait piqués (plusieurs fois). Alors, pas de panique non plus, cela fait aussi mal et le résultat est exactement le même que lorsqu’on se frotte à une ortie dans la campagne. Petite douleur au contact et petite cloque de 2 millimètre de diamètre qui disparait au bout de quelques minutes et qui gratouille tout aussi longtemps. Franchement, cela ne m’a pas dérangé ni marqué plus que ça. Personne n’en a fait un plat mais… c’est juste que la sensation n’est pas des plus agréables sur le coup… !
Jour 16 : dernière matinée sur Les îles chams. La guest house nous a booké un retour en speed boat avec départ à 13 h 30 pour un retour à Hoi an.
Nous avons passé à nouveau une nuit à Hoi an et avons procédé aux achats des souvenirs que nous avions repérés et bien négociés. Dernière nuit aussi avec nos amis italiens.
Pour infos : ces derniers avait voyagé un mois entre Malaisie, Thaïlande et Vietnam et nous ont dit que les chams islands resteraient l’un de leur meilleur souvenir du voyage (comme nous !) Nous étions les seuls à dormir sur place durant ces deux jours, loin des foules et au calme ! Bref : je recommande avant que ca ne deviennent trop à la mode et que le mega hotel qu’ils sont en train de construire près de la plage principale (qui est très agréable le matin tôt avant que les touristes arrivent et accessible à 5 minutes de marche depuis le village) ne sorte de terre.
Jour 17 : vol entre Da Nang et Ho chi Minh Ville. Réservé une semaine plus tôt sur mon iphone directement sur le site de Jet Star : 109 dollars pour deux. Moins cher qu’en agence ou sur les moteurs de recherches.
Départ 11h 30 et arrivée à HCMV à 12h30. La veille à Hoi An, pour nous faciliter la vie et ne pas perdre de temps, nous avions booké auprès d’un agent un forfait comprenant taxi depuis l’aéroport (avec chauffeur nous attendant avec sa pancarte) jusqu’à un bus partant immédiatement pour Can Tho car nous voulions découvrir le Delta du Mékong. Nous étions dans le Bus à 14 heures et sommes arrivés sur place vers 17 h 30. LE tout pour 40 dollars. Très cher si on compare au prix sur place. Mieux vaut prendre un taxi au compteur à l’aéroport (Mai Linh de préférence) se faire conduire à la gare des départ pour le sud et prendre un billet directement sur place. Ca coute 20 dollars pour deux au lieu des 40)
Nuit à l’hotel Xoai à Can Tho pour 14 dollars : très bien même si chambre petite, réservé via booking la veille.
N’ayant que peu de temps car nous voulions repartir dés le lendemain nous avons opté pour la formule proposée à l’hôtel pour une excursion de 7 heures sur le Delta avec départ à 5 h30 du mat pour 36 dollars.
C’est pas compliqué : à Can Tho, tous les touristes font le même tour au départ de Can Tho pour découvrir le marché flottant de Cai Rang et explorer les rouages du Delta. Nous avons croisé des personnes qui n’avaient payé que 20 dollars pour le même tour. Tous avaient négocié la veille avec des rabatteurs croisés en ville. Faute de temps, nous avons donc payé plus mais l’info est utile à ceux qui seront moins speed que nous.
Le tour comprend donc 7 heures à la « découverte » du Mékong depuis Can Tho avec marché flottant, visite d’une usine de pates, petits canots, ballade à pied, fruit garden. Tout le monde fait la même chose et on croise tout au long de la matinée les mêmes touristes qui ont pris le même tour, tout le monde s’arrête au même endroit, au même moment … mais bon… c’est comme ça.
Ma copine n’a pas du tout aimé le Delta et a été hyper déçue. Tout le monde rencontré a été déçu par les fameux « marché flottants » qui n’ont pas grand-chose d’impressionnant. En fait ont croise une trentaine de barques délavées qui stationnent à proximité les unes des autres et les marchandises s’échanges : fruits que l’on trouve partout ou riz… rien d’extraordinaire à mon sens.
Perso j’ai bien aimé l’excursion mais ce que j’ai aimé c’est découvrir (rapidement et de loin certes…) toute l’industrie et l’activité du Mékong. Voir tout ce fourmillement sur ce fleuve boueux et immense et l’activité humaine qui s’y déploie. Mais… cela n’a rien de romantique en tout cas ^^
Retour à Can Tho vers 12 h 30… Notre « batelière » (y avait tout de même un moteur sur la barque) ne nous a pas laissé le temps de lui laisser un pourboire car nous pensions qu’elle allait descendre avec nous pour nous dire au revoir au moment où nous avons touché la jetée et… vu qu’une barque arrivait derrière elle et qu’elle devait donc libérer l’espace d’accostage, nous nous sommes séparés sans lui laisser le moindre bifton ce qui a eu pour effet d’effacer immédiatement le beau sourire qu’elle avait depuis le matin et nous nous sommes fait copieusement insulter en vietnamien… (ahhh les joies du voyage … ! la Sincérité des locaux… leur gentillesse…)
Dés notre retour à l’hotel nous avons pris nos sacs et sommes partis pour la gare routière en taxi pour prendre un bus pour Vinh Long.
Alors là… petit commentaire personnel… Nous avions 3 jours potentiellement dans le Delta et… c’est peu. Nous avons donc fait Can Tho qui permet de découvrir les principaux marchés (ce qui laisse rêveur quant aux moindres… ! nous avons croisé des français qui avaient exploré le Mékong depuis Cai Be et nous avait dit avoir été très déçus eux aussi par la pauvreté du marché flottant). Et donc… ouvrant le Lonely pour savoir ce que nous pouvions y faire : notre attention a été attirée par « passer une nuit dans un home stay le long d’un canal paisible aux environs de Vinh Long ». Super ! Ca risque d’être sympathique et authentique !
Arrivés à Vinh Long nous n’avions rien réservé en nous disant qu’on trouverait bien sur place. Dés l’arrivé il faut prendre un cargo benne pour traverser le Mékong et se rendre sur l’ « île » (façon de parler^^ ) D’an Binh juste en face où se trouvent les fameuses Homestay.
Arrivés à la jetée un gentil monsieur nous aborde et nous demande de quelle nationalité nous sommes. « Français ». Il nous dit « Routard ». Non… « Lonely ». Pas grave il est aussi dans le Lonely. Et effectivement c’ était l’homestay Ngoc SangIl nous dit tout fier : Le Lonely se trompe, c’est pas 14 dollars la nuit mais 12 ! Super ! Ok banco ! on y va et il se propose de nous y amener en scoot une fois le Mékong traversé.
ET là… pour moi… c’est le summum du foutage de gueule ! Eux n’y sont pour rien… mais franchement… quelle horreur ! En guise d’Home stay… les types ont construit une véritable bétaillère à blancs ! Sorte de hangar agricole tout en long avec au moins 16 chambres toutes identiques, alignement de boxes à touristes. Oui c’est bien 12 dollars. Mais … par personne !!!! incluant certes le repas du soir… fort agréable ! C’est vrai. Mais … Mais… putain (con ! oui je suis toulousain !) quelle horreur !
C’est mon passage médisance… mais là… en gros c’était la caricature ! Que des blancs (français pour la plupart) allongés dans des hamacs profitant du lieu avec une pauvre famille qui fait tourner ça à plein régime et dort à l’arrière dans une immense pièce de fortune. Aucun mélange, les touristes sont bien gardés ! Bien à leur place. Et le truc qui m’a paru fou… ou insensé… c’est que les autres touristes trouvaient ça génial ! « Ouais c’est vachement reposant… etc »…
Mais y a rien de moins authentique que ça !!! Au moins dans un hôtel : la couleur est affichée ! Mais là… les apparences sont trompeuses et ca fonctionne ! « Homestay » : Mon cul !
Bref… je n’y reviendrai pour rien au monde…
Et nous avons immédiatement su que nous n’y passerions qu’une nuit alors que nous en avions envisagé deux au départ…
Jour 18 : Départ pour HCMV. Visite du marché de Vinh Long en deux heures le matin. Super ! Plein de trucs exotiques : serpents, crapauds, vifs ou écorchés vifs ! Fruits légumes, poissons viande. Le tout sous le déluge ! Bon souvenir ! Avant de reprendre un bus (100 000 dongs par personne) pour HCMV où nous avons passé 3 jours et demi et 3 nuits.
Jour 19 – 20 – 21 : HCMV.
Nous avons beaucoup aimé HCMV. J’avais réservé un magnifique hotel en bénéficiant d’une super promo (Sunflower Hotel 4 étoiles !) et j’ai immédiatement loué un scooter ! La réceptionniste n’en revenait pas ! Elle était adorable et nous disait : « Mais… vous allez avoir un accident ! C’est très dangereux… » et… effectivement ca l’est !!! Sur les millions de conducteurs de scoot j’ai du croiser 3 autres blancs comme moi ^^ A priori des expats.
Mais bon au moins nous étions libre de sortir de l’hyper centre touristique et de d’arpenter les quartiers plus populaires de la ville !
Alors… beaucoup de touristes vous disent : « Oui HCMV y a deux trois trucs à voir mais bon… après c’est l’horreur. Trop de monde. Deux jours ca suffit. C’est la mégalopole. Pas intéressant etc… »
Ceux sont les mêmes en général qui s’extasient au Homestay de Vinh Long… ! Mais pour le coup : HCMV c’est bien plus « authentique » ! Ca bouillonne ! On se mixe avec les locaux ! Et qui dit grande ville dit plus de vietnamiens qui parlent anglais et donc plus de facilité de rencontres ! Nous on a adoré y avoir été. C’est très différent de Hanoi car beaucoup plus tumultueux, moderne etc… mais c’est agréable aussi ! Grace à l’appli dont je parlais plus haut nous n’étions jamais perdus et nous avons fait différents marchés, des rues à chiens rotis, des quartiers populaires etc !
On en a profité pour acheter les fameux souvenirs et mine de rien ça prend du temps…
Côté plaisirs : Petit cocktail le soir au bar lounge du Sheraton : 23 eme étage (300 000 dongs le cocktail) pour découvrir la ville à nos pieds et les grattes ciels !
Le meilleur resto de notre séjour : le fameux Nha Hang au 160 rue Pasteur ! Sublime !
Pour l’apéro : le bar « 33 » avec les vietnamiens en mode after work rue Nguyen Trung Truc ! Super ambiance dés 18 heures pour boire bières et grignoter de tout ! (en fait il y a plusieurs bars en enfilade qui ont tous des terrasses remplies de tables basses) Je ne sais pas si c’est dans les guides mais… nous étions les seuls blancs et nous nous y sommes installés par hasard au début mais y sommes revenus tous les soirs !
A signaler… pour ceux qui y séjournent en weekend. Le resto de l’intercontinental propose un buffet à volonté pour 900 000 dongs par tète (33 euros) avec homard, sushi, cuisine délicieuse… en France ca devrait tourner autour des 150 – 200 € pour la même chose !
Bref… nous avons apprécié HCMV et sa circulation de malade ! Son bouillonnement ! Ca m’a rappelé un peu Bombay que j’adore également ! Oui c’est une grande ville, oui il n’y a pas que des merveilles mais… c’est le meilleur endroit pour se rendre compte de la montée en puissance économique du vietnam je pense… et c’est intéressant en soi de voir le Vietnam moderne et en marche.
Voilà pour le récit !
Côté budget : Nous avons changé en tout 1300 € en espèces et nous avons mis une rallonge de 600 € environs sur place tout compris. Nous n’avons pas fait attention à la dépense et nous aurions pu être plus économes bien entendu.
Mes impressions et avis…
Alors… alors… Autant le dire tout de suite : nous avons fait un très beau voyage et nous garderons de merveilleux souvenirs de celui-ci !
J’ai envie d’écrire un peu quelles ont été mes impressions (donc tout à fait personnelles) au cours du voyage, telles qu’elles me sont venues spontanément et progressivement. Pour le comprendre je précise que je suis un amoureux de l’Inde où j’ai voyagé un an en sac à dos en 2002 (il y a donc déjà plus de dix ans) et où je suis retourné souvent et encore l’été dernier.
Déjà, j’ai été surpris par les prix. Je m’attendais à ce que le pays soit beaucoup plus abordable. Mais hormis les cigarettes et la bière, tout est assez cher. Un repas dans le moindre resto conseillé par le Lonely à deux en prenant autre chose qu’un Pho revient très rapidement à 10 euros minimum pour les deux. (En Inde c’est 2 euros pour exemple)
Ensuite… je vais me faire tailler en pièce sans doute… mais… pour faire un peu de provoc : je dirais que j’ai adoré le Vietnam mais… pas vraiment les vietnamiens.
Les torts sont partagés et notre tort essentiel est de ne pas parler vietnamien. Mais du coup… à cause de cette barrière de la langue qui est insurmontable (il faut vraiment le dire) il n’est pas possible de nouer des contacts avec des « petites gens » : paysans, ruraux, vietnamiens lambda avec qui on pourrait échanger potentiellement quelques mots.
En trois semaines nous n’avons fait que deux rencontres spontanées et agréables : une à Hué et une autre avec des marins (dont l’un parlait bien anglais pour le groupe) sur les iles cham qui nous ont convié à leur table. Je mets les minorités ethniques de Sapa à part car… grâce à Olivier nous avions un interprète et pour le coup c’était très agréable.
De ce fait… on est en contact essentiellement avec les acteurs du tourisme et les commerçants. Et… après coup… quand je repense à tous les posts de ce forum que j’ai pu lire à propos de l’Inde où on peut lire les complaintes des gens sur les arnaques et escroqueries des indiens… Mais : ce sont des enfants de cœur à côté des vietnamiens !!! Jamais il ne viendrait à l’esprit à un indien, au beau milieu du fin fond de l’inde de vendre un article de son épicerie à un prix plus élevé à un étranger qu’à un indien.
Or, là, franchement : j’ai jamais eu autant l’impression de me faire autant avoir qu’au vietnam ! (pour rester poli) Même les souks de Marrakech sont transparents à côté de là bas ! Oui j’ai conscience que c’est sans doute un peu toujours la même rengaine mais… c’est ce qu’il y a d’énervant et qui gâche le voyage !
Déjà : j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un prix pour les blancs et un prix pour les viets et c’est insupportable. Les prix des mêmes articles varient d’une boutique à l’autre. Un exemple concret : les cigarettes. Ils vendent toutes les mêmes et aucun prix n’est le même et il faut tout négocier… C’est fatiguant. Bon on finit par y arriver mais ca fatigue.
Beaucoup de commerçants profitent de l’incompréhension. C’est dommage. Je disais que les torts étaient partagés… c’est le cas. Par exemple : d’un côté, j’en avais ma claque des restos à touristes, mais d’un autre au moins les prix y étaient affichés. Cela nous est arrivé plusieurs fois de manger dans des restos de rue, ou dans des gares routières où personne ne parle anglais. On prenait la même chose que tout le monde en désignant du doigt ce que l’on voulait pour se faire comprendre et… comme par hasard… au moment de l’addition : on payait plus que les autres. Donc c’est juste minable.
Ensuite : si les paysages sont dépaysant, et sublimissimes, le voyage l’est beaucoup moins qu’en Inde qui est – je le répète – mon curseur. J’ai eu la sensation que le Vietnam avait créé des sortes de « couloirs touristiques » où précisément le mélange ne se fait pas (à part dans les grandes villes justement) et au final on est toujours entouré d’autres touristes (plus ou moins sympas bien entendu) mais peu au contact de la population. On est parké entre touristes. Les bus, les trains sont affrétés pour les touristes. Les zones d’hotels : il n’y a que des touristes etc… Le summum : les homestay du Delta ! Une blague !!!
EN inde on est beaucoup plus proches des gens. Le contact est bien plus facile puisqu’ils parlent tous anglais et… cela apporte un vrai plus au voyage et à la découverte grâce aux rencontres. Etant moins de touristes on peut traverser tout un état sans croiser un autre blanc… ce qui n’est pas le cas au Vietnam. Je pense que les choses vont largement s’empirer et il est temps d’y aller vite avant que ce soit la Thailande bis… et je crois que c’est ce qu’ils veulent et sans doute ont-ils raison dans leur intérêt.
Nous retiendrons les paysages bien plus que les gens avec lesquels nous avons été en contact…
Bien sûr tout n’est pas noir et loin de moi l’intention de mettre tout les vietnamiens dans le même panier car même parmi les commerçants beaucoup restent honnêtes et à tout le moins agréables… mais j’exprime plutôt un regret quant au manque d’authenticité par moment du voyage alors que je m’en faisais une idée d’un pays beaucoup moins développé touristiquement parlant.
Toujours pour la comparaison, je n’ai ressenti aucune ferveur religieuse ni aucun mysticisme dans la société vietnamienne en comparaison de celle qui est en œuvre en Inde et du coup… aucun site visité ne m’a « émotionné »… Mais bon, on n’y va généralement pas pour ça^^
Pour conclure donc : nous avons passé néanmoins trois semaines très agréables et engrangé des souvenirs impérissables ! Nos coup de cœur resteront Sapa (grâce à Olivier car si nous avions fait un trek-à-touristes avec guide viet-avec-pantalon-chemise-et-badge-en-bandoulière nous aurions beaucoup moins apprécié…), La baie d’Halong pour les paysages mais moins que Tam Coc, les îles Chams puis Hanoi et HCMV pour leur côté : bruts et sans faux semblants.
Au programme : Hanoi – Sapa – Baie d’Halong – Tam Coc – Hué – Hoi An – Delta du Mékong – et Saïgon.
Le … « classical tour » en quelque sorte.
Départ avec Vietnam Airlines à 13 heures de Paris avec arrivée à Hanoi à 7 heures du matin heure locale (direct), billet 1135 € AR pris 3 semaines avant le départ.
Jour 1 : Arrivée à l’aéroport où notre hôtel nous avait envoyé un chauffeur. Hôtel Paramount : super, dans le quartier « routard » et situé en fond d’impasse donc très calme. Je l’avais réservé via booking 3 jours avant et n’ai payé que 43 dollars les deux nuits au lieu de 45 par nuit normalement.
D’ailleurs dés à présent, autant préciser que tout au long du séjour, grâce à Agoda ou Booking, la plupart des hôtels font des promos et c’est très pratique de réserver par ce biais là pour peu que l’on soit doté d’un smartphone vu que le WIFI est omniprésent au Vietnam (Tous les hotels et la plupart des restos ou bars le mettent à disposition gratuitement bien entendu)
Hanoi nous a beaucoup plu pour un premier contact avec le Vietnam. C’est une grande ville mais qui conserve ses vieux quartiers et dans l’ensemble le centre ville est assez aéré, avec lacs, jardins publics.
Nous avons surtout aimé l’ambiance du vieux quartier à la fin de journée dans le « Beer corner » avec pause au super bar le FAT CAT (quasiment en face le restaurant LITLLE HANOI). L’effervescence de la ville et l’immersion en « Asie » (enfin !) nous a réjouit.
Dés les premières heures nous avons exploré le vieux quartier où nous avons changé nos euros à un très bon taux en mettant 3 bijouteries en concurrence : 1 € pour 27900 dongs.
Gros coup de chance le premier jour puisque Jacques, alias LARSAY m’a contacté par message privé pour me proposer de nous rencontrer le soir même et nous avons bénéficié de ses précieux conseils !
Rencontre avec Jacques le premier soir devant la cathédrale ( A deux pas de l’hotel) et grâce à lui nous avons bénéficié d’une introduction au Vietnam et de sa charmante compagnie ( encore merci !!!)
Il nous a aiguillé vers Olivier pour SAPA dont je parlerai ci-dessous et son ami Tuan qui a une jonque privée abordable dans la baie d’halong et les deux expériences se sont avérés géniales !
Jour 2 : Visite d’Hanoi et grande ballade en ville (10 km pour faire un immense tour du centre ville à pied) avec visites de la maison d’arrêt et du temple de la littérature puis différentes pagodes et marchés.
Jour 3 : dernier jour à Hanoi et départ le soir en train de nuit pour Lao Cai.
Alors concernant les billets nous les avons pris dans l’une des multiples agences du centre ville mais… les prix m’ont paru excessifs et je pense qu’il vaut mieux essayer de se débrouiller à la gare directement. Nous avons payé 3 millions de dongs pour les deux aller retour.
Concernant le train de nuit : compartiment de 4 avec soft beds, apparemment c’était indispensable pour dormir vu les récits des autres voyageurs à l’arrivée^^
Jour 5 : Réveil stupide à 4h30 dans le train car… on nous avait dit « arrivée à 5 heures du mat » alors qu’en réalité Lao cai est le terminus et que le train n’y est arrivé que vers 6 heures (avec du retard) donc… nous aurions pu dormir un peu plus !
Dés la sortie du train, des dizaines de rabatteurs vous proposent de vous monter à Sapa en minibus pour 50 000 dongs par tête et… coup de bol, j’ai réussi à obtenir 40 000 dongs ^^ Non pas que la différence soit importante mais… question de principe ! Je l’indique car… a priori j’ai eu de la chance vu qu’en général les prix sont fixes et non négociables.
Arrivé à SAPA à 7 heures du mat et prise d’une chambre réservée par Larsey au Southern (phuong Nam) hotel ! Sans doute la meilleure adresse de SAPA question rapport qualité prix. 10 dollars pour une chambre très agréable avec double fenêtres et vue imprenable sur toute la vallée ! De tout notre voyage cela aura été la chambre du meilleur rapport qualité prix je pense.
Découverte de SAPA et de son marché et descente vers Catcat pour une première approche des paysages et les premiers hmongs croisés dans leur village.
Déjeuner en bas, au pied de la cascade avec des brochettes de porc cuites en direct sur un barbecue de fortune … 6 brochettes (200 000 dongs : du vol. Le premier d’une longue série… j’en parlerai dans mes commentaires généraux en fin de récit)
Remontée à SAPA en moto taxi pour 40 000 dongs et rencontre avec Olivier en vue du départ en trek le lendemain.
Pour plus d’infos sur Olivier… je ne suis pas sûr de devoir les mettre ici mais peux répondre en MP.
Pour en dire quelques mots, Olivier vit à SAPA qu’il n’a plus quittée depuis ses 21 ans et a épousé une Dao avec laquelle il vit dans un hameau préservé et loin de la civilisation et des groupes touristiques !
Jour 4 : Départ à 9 heures pour le trek (de 14 kilomètres) avec la belle sœur d’Oliver une adorable DAO dont j’ai malheureusement oublié le nom. Le trek s’est avéré l’une de nos plus belles expériences du séjour ! Découverte de la région et des rizières en passant par les villages des ethnies superbes (les habitants pas les villages…) !
Arrivée vers 15 heures chez Olivier (qui ne rentrait que le soir) et là : immense coup de cœur pour le lieu !
Découverte d’une maison traditionnelle DAO avec… le peu nécessaire au bonheur et à la quiétude ! Pas d’eau courante mais une dérivation d’un ruisseau pour remplir le bac à eau… sanitaire sommaire et immense pièce de vie commune ! Electricité minimale lorsque la turbine du ruisseau ne fait pas des siennes… ! Condition proches du moyen âge… et nous nous en souviendrons toute notre vie !
Partie de UNO mémorable avec les enfants du Hameau sans échanger le moindre mot compris par les uns ou les autres mais avec une communication complice des regards et des sourires !
Repas du soir extraordinaire avec la famille ! et… le fameux bain Dao dans un tonneau rempli d’herbes médicinales en plein salon d’une autre famille avant une cuite à l’alcool de riz maison avec nos hôtes ! GENIAL !
Le plus avec Olivier est qu’il nous a fait part de ses connaissances et il s’est avéré particulièrement intéressant et enrichissant de l’entendre nous parler de sa vie et de la vie des minorités. Encore merci !!!
Jour 5 : Retour vers Sapa le lendemain par un autre chemin (2heures de marche seulement) et trajet en bus dés l’arrivée sur la route, arrivée 12 h.
Repos à SAPA avant reprise du train de nuit le même soir.
Jour 6 : Arrivé en train de nuit à 4 heures 30 à HANOI. Nous avons fait une grosse étape car dés notre arrivée nous devions prendre un bus et un bateau pour rejoindre l’île de CAT BA.
Sur les conseils de Larsey, nous avons donc pris un taxi de la gare jusqu’à la gare routière de Long Yen à Hanoi. Petite précision si d’autres le font : Dés l’arrivée à Hanoi, des dizaines de taxi Mai Linh (compagnie très fiable) attendent le chaland en stationnant directement sur les quais de gare! Contrairement à leur habitude tous les chauffeurs refusaient la course au compteur et nous demandaient 100 000 dongs pour rejoindre Long Yen. Sans doute l’heure particulière et la destination.
Nous avons donc refusé et bien mal nous en a pris. Devant le hall un taxi a immédiatement accepté de mettre le compteur et c’était un taxi d’escroc avec compteur trafiqué… du coup 160 000 dongs au compteur… Belle arnaque ! (on commençait déjà à se dire : « as usual »….)
Arrivée à Long Yen à 5 heures du mat juste le temps d’attraper le premier bus Hoang Long à destination directe de Cat BA. Franchement sur le coup nous avons eu « peur » de nous faire avoir car tout était fermé à la gare et nous avons été rabattu par un gars venu nous chercher qui ne comprenait rien en anglais et comprenait juste Cat ba ou plutôt Haiphong car Jacques nous avait dit que le speed boat se prenait d’Haiphong et que normalement nous devions acheter bus + bateau au guichet à Long Yen.
EN réalité, nous ne comprenions pas que le bus affiche « Hanoi – Cat Ba » vu que l’île n’est accessible qu’en bateau… Nous étions peu sûrs d’y arriver donc… et, du coup, nous sommes montés à bord car nous avons réussi à leur faire comprendre et nous faire assurer que le bus s’arrêtait à minima à Haiphong où nous pourrions prendre un speed boat.
En fait, cette compagnie assure toute la liaison jusqu’à Cat ba et nous en sommes agréablement rendu compte !
2 heures de trajet jusqu’à Haiphong où le bus s’arrête le temps de boire un thé. Puis re-départ en bus jusqu’à un embarcadère pour les bateaux de la compagnie et speed boat de 20-30 minutes jusqu’à Cat ba. Dés le débarquement du bateau, un nouveau bus Hoang Long vous attend et vous partez pour une heure de traversée avec arrivé face au débarcadère de Cat Ba où arrivent normalement les autres bateaux. Le tout pour 170 000 dongs depuis Hanoi. Pratique !
Nous sommes donc arrivés à Cat ba à 11 h 30 et … juste le temps de rencontrer Tuang et à 11h 55 et nous étions sur la jonque privée (110 dollars par personne pour 24 h) avec départ pour la baie d’Halong.
Je ne détaillerais pas nos sensations… chacun doit vivre l’expérience ! Juste un avis : Nous avons donc passé 24 heures en amoureux sur cette jonque privée et c’est à faire ! 24 heures nous ont parue suffisantes. Je pense qu’une formule agréable est 24heures de Jonque puis une deuxième nuit dans des bungalows sur l’une des innombrables îles de la baie. Mais cela suppose qu’il fasse beau car sinon… les 24 heures en bungalows doivent être décevantes… ! Je précise cela car toutes les agences à Hanoi propose cette formule : une nuit en jonque + une deuxième nuit en bungalow. Des voyageurs croisés au cours du séjour nous en ont parlé avec ravissement et en gros, on en a pour son agrent. Je pense que pour 90 dollars cela ne vaut pas tripette question hébergement mais aux alentours de 150 – 200 dollars on a une bonne jonque + un bon bungalow ! Le côté pratique de réserver depuis Hanoi et que l’on est pris en charge depuis là-bas et les agences s’occupent de tout ce qui évite la fatigue, les galères et est d’une meilleur rapport qualité prix. Mais… encore une fois, tout dépend du temps dans la baie. Pour nous c’était hélas pluvieux et donc notre formule était la bonne !
Nous n’avons pas eu trop de chance niveau temps, il pluviotait quasiment en permanence mais cela ne nous a pas dérangé sur la Jonque.
En revanche, nous avions l’option de passer une nuit de plus à Cat ba pour profiter de la plage et… nous avons du coup annulé.
Jour 7 : Retour après un dernier repas sur la Jonque au point de départ (jetée principale de Cat ba) à 12 h 30. J’avais réservé deux nuits chez Loan à Tam Coc à compter du lendemain. Mais… je l’ai appelé tout de suite pour lui demander si nous pouvions arriver le soir même. ET là : bonne nouvelle ! La belle LOAN était bien sûr complète mais… elle nous a dit pouvoir nous loger chez une voisine sans difficulté.
Nous avons donc pris le pari de rejoindre Tam coc le soir même.
Retour donc à 12 h 30, appel à LOAN à 12 h 45 et… dans un bus pour Haiphong (Compagnie HADECO, même principe et concurrent que Hoang LONG) à 13 heures (pris sur la jetéé principale où tous les bus stationnent). Rebelote : Bus jusqu’à leur jetée puis speedboat jusqu’à Haiphong.
A l’arrivée nous avons trouvé un taxi pour nous amener à la gare routière d’où partent les bus pour Ninh Binh. Hélas, à l’arrivée le dernier bus venait de partir (ou du moins c’est ce que nous avons cru comprendre). Immédiatement on nous a confié à un inconnu qui contre 70 000 dongs nous proposait de nous amener « quelque part ». Je suis volontairement imprécis car … soyons clairs : on ne comprend rien sur le moment si l’on ne parle pas vietnamien… ! Même l’anglais ne sert à rien !
Nous avons fait confiance et 70 000 dongs plus tard nous étions dans une autre gare routière et avons été débarqués devant un mini bus pour Ninh Binh qui est parti 10 minutes après notre arrivé : Ouf !!!!
100 000 dongs chacun et 4 heures plus tard, comprenant que nous allions à Tam Coc, le préposé chargé du contrôle des voyageurs nous a débarqué (sans qu’on puisse échanger ne serait ce que d’autres mots que « Ninh Binh » et « Tam coc ») au bord de l’autoroute en pleine nuit (19 heures) en nous disant « Tam Coc » d’un signe de main…
Heureusement, un taxi mAi linh passait par là et nous a conduits Chez Loan où nous avons débarqué à 19 heures 30.
Repas du soir agréable et… contents d’être arrivés !
Loan nous a donc logés chez sa voisine qui a en réalité un hotel bien plus grand que le sien et dont les chambres (avis perso) m’ont paru largement plus agréables !!! Seulement…. A 4 heures du mat, le coq du voisin s’est mis à hurler toutes les 5 secondes (j’ai compté) sans discontinuer jusqu’à 8 heures du mat de telle sorte que nous n’avons quasiment pas dormi… l’horreur après notre besoin de repos !! Loan s’en est amusée et m’a garantit qu’elle n’avait pas de coq… ce qui est vrai !
Jour 8 : Prise de chambre chez Loan et exploration des environs proches à byciclette. Tam Coc a été un véritable coup de cœur et nous avons préféré la « Baie d’Halong terrestre » à la baie elle-même (mais il faut bien entendu faire les deux si possible !)
Jour 9 : Location de scooter via Loan et départ tôt pour la ballade en rivière de Hoa Lu à 17 kilomètres (mieux que celle au départ de Tam coc). Génial !!! Magnifique !!! Le temps était enfin clément !
Montée l’après midi même (sur le trajet entre tam coc et Hoa Lu) au temple perché sur la montagne (Hang Mua) : Inoubliable !!! Fantastique !!! Puis ballade en scooter dans les environs sur des routes sublimes (en gros des autoroutes au revêtement parfait et désertes !!!)
Jour 10 : Derniers plaisirs à Tam coc et départ le soir en bus de nuit pour Hué (20 dollars au lieu des 45 dollars par train…) Chez Loan : c’est simple : elle s’occupe de tout !!!! et on paye à la fin. C’était vraiment très agréable de se poser un peu à cet endroit après une première semaine fatigante entre SAPA et la course pour la baie d’Halong. Le timing était donc parfait !
Jour 11 : Arrivée à Hué à 7 heures du matin (après départ la veille à 20 heures de Ninh Binh). On nous a placés d’office à l’arrière du bus, sur les dernières couchettes et… pour les grands (je fais 1m85) après l’avoir vécu : c’est le meilleur emplacement dans leurs bus couchettes ultra modernes. Car… pour en avoir repris après et avoir été placé dans les couchettes générales : impossible de s’étendre et donc de fermer l’œil…
Arrivé à Hué à l’hotel Hue Thuong. Très agréable et bien situé. Personnel hyper gentil et compétent. 19 dollars la nuit réservé la veille via booking. Dés notre arrivée, nous avons pu poser les valises dans la chambre et prendre une douche. On nous a offert café et fruits et nous avons directement loué un scooter qui nous a été livré à 8 heures !! Efficace ! L’hotel nous a remis un plan de la ville qui nous permettait de nous guider (plus ou moins…) vers les différents mausolées. Franchement : c’était génial d’être autonomes.
A ce stade je précise quelque chose de très utile. Nous avons rencontrés deux italiens géniaux lors de notre séjour au vietnam et l’un d’eux m’a fait découvrir (pour les dernières jours seulement…) l’application dispo sur iphone « Citymapstogo » et elle est juste ENORME !!! Pour 2€69 cette appli vous permet de télécharger des cartes du monde entier et votre Iphone (je l’ignorais…) vous sert de GPS sans la moindre connexion internet et donc sans le moindre frais ! Cela permet de se déplacer en toute autonomie avec une carte fiable et votre positionnement précis dans la main !!!
Sitôt le plein effectué départ vers les tombes de Tum Duc, Minh Mang, et Khai Dinh au programme. EN pleine ville, une vietnamienne très gentille nous a fait signe depuis son scooter et nous a abordé au feu rouge. Elle nous a très gentiment proposé de nous aider à trouver la tombe de Minh Mang et nous a invités à la suivre dans un bon anglais. Très bien ! Chouette ! Chanceux de rencontrer une personne si gentille et dévouée, hospitalière et avenante. Elle nous a dit être fermière et vivre tout près de la tombe nous invitant d’ailleurs à venir chez elle dés que nous aurions terminé la visite.
Tout en la suivant je n’ai pu m’empêcher de me dire : « étrange… une paysanne qui parle anglais, étonnamment gentille et qui n’a pas des mains de travailleuse… nous verrons bien ! »
Elle nous a conduit tout droit au tombeau et nous a attendus à l’extérieur nous invitant chez elle par la suite. Nous avons bien profité de son aide car… effectivement la tombe était hors carte et nous aurions galéré pour trouver facilement.
Le mausolée de l’empereur est celui que nous avons préféré à Hué. Le lieu est magique et exceptionnellement beau à découvrir dans la paix matinale.
Dés la sortie, notre « amie » nous a guidé vers chez elle où elle nous a offert le thé. Petite cahute où j’avais du mal à croire qu’elle vivait avec son mari et ses 4 enfants. ET… là… le discours a changé… et nous avons donc appris que ses enfants étaient scolarisés dans une école couteuse d’où elle sortait précisément le matin même 5 minutes avant de nous avoir rencontrés et où on lui avait demandé 2 millions de dongs pour la poursuite de la scolarité de ses enfants… 2 millions qu’elle n’avait pas… nous demandant la larme à l’œil de bien vouloir l’aider. « Ca y est ! On y est ! »
Heureusement, je ne garde jamais trop d’argent dans mon porte feuille « actif » et nous lui avons donc donné 200 000 dongs sous des yeux réprobateurs. La magie et la gentillesse s’étaient envolés, le jeu de dupe avait pris fin et nous nous l’avons quittée avec plaisir…
Voilà pour l’anecdote.
Poursuite des visites en scooter des tombeaux et retour à l’hotel en début d’après midi pour nous restaurer. Après midi : Plage à 12 kilomètres de Hué.
Cette immense plage n’est pas la plus belle du vietnam loin s’en faut. Mais ce que nous avons apprécié c’est son côté populaire car il n’y avait que des vietnamiens et aucun touriste. Pour le coup, nous avons fait là une belle rencontre (l’une des deux seules de notre séjour…) avec un vietnamien qui n’avait rien à nous vendre ni à nous demander. Un fonctionnaire en congé qui avait amené sa petite famille à la plage et qui parlait suffisamment bien anglais pour échanger plus que 3 mots. Il nous a invité à partager sa bière, ses fruits et nous a même invité chez lui mais… hélas nous n’avions pas le temps …
Fin de journée agréable et ballade nocturne en scoot à travers la ville.
Jour 12 : Rescooter pour la demi journée et visite tot le matin de la citadelle interdite. Autant le dire… nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire. Et en sommes repartis au bout de deux heures sous un soleil accablant, regrettant d’avoir payé 105 000 dongs l’entrée…
Départ à 13 heures pour Hoi An en bus… de nuit ! (alors que ce n’est qu’à 3 heures de route et qu’il faisait jour^^) C’est durant ce trajet que je me suis aperçu que je n’aurais pas pu dormir dans une banquette « normale ».
Nos 36 heures à Hué m’ont paru suffisantes sachant que nous avons attaqué fort dés le petit matin de notre arrivée. Autant le préciser.
Arrivée à Hoi An et prise d’hotel à l’hotel Hop Yen (Dans le routard que nous n’avions pas mais des français chez Loan nous l’avait recommandé). J’avais réservé via hostelworld pour 19 dollar la nuit. Alors… c’est pas très cher pour Hoi An mais… manque de bol ou pas notre chambre aura été la pire du séjour. Aucun charme (passe encore) mais une clim affreusement bruyante et désagréable… donc je déconseille.
Découverte de Hoi an à la tombée du jour.
Petite remarque à ce stade… Le Vietnam est un pays qui devient très touristique en Asie et jusqu’alors (Hanoi, SAPA, Baie d’Halong, Tam Coc, Hué) nous avions croisé bien entendu plein d’autres voyageurs avec lesquels d’ailleurs, on se suivait dans les différents endroits… jusque là : OK.
Mais Hoi An m’a fait un choc !!! Pour ceux qui connaissent, c’est la costa Brava au 15 aout ou Juan les pins, Antibes, Cannes, Nice ou plus exactement Saint Tropez… ! C’est très mignon et très agréable oui… Le cœur de ville est magnifique… ok, surtout le soir avec tous ces magnifiques lampions et tous ses petits immeubles aux sublimes charpentes…. Mais… sur les 1000 m² du centre ville, s’il y a 4000 personnes sur places 3900 sont des touristes ! Les seuls vietnamiens que l’on croise tiennent les boutiques de souvenirs en pagaille et/ou bossent dans les restos à touristes.
J’ai été impressionné par l’ « agglutination » touristique à Hoi an… Que des blancs ! Des bars à techno ! La thailande en fête ! Alcool : “Buy One get one free”… Bref… tout ce qu’en général j’espère fuir.
Mais bon, une fois qu’on y est… il vaut mieux s’y faire et prendre les choses par le « bon bout » et reconnaitre qu’il y a des plaisirs à vivre : excellents restaurants (plutôt très chers), et shopping… Tout ce qu’on a près de chez nous … sans le moindre dépaysement. Mais bon… il en faut pour tous les gouts…
Jour 13 : Visite d’Hoi AN et repérage de boutiques pour les emplettes (Madame s’est fait confectionner plusieurs robes sur mesure super belles !)
Jour 14 : Départ à 7 heures du matin pour les îles Cham. Attention : Coup de cœur !!! Notre meilleur souvenir avec La nuit chez Olivier et Tam coc.
En préparant (à l’arrache ^^) notre voyage car tout s’est plus ou moins goupillé sur place au jour le jour, nous avions l’intention de nous octroyer quelques jours de farniente et du coup la question se posait de savoir à quel endroit et à quel moment. Notre voyage était clair jusqu’à Hoi an mais… la suite restait à écrire. Tout le monde connait Nah Trang, Mui ne, Phu quoc etc… mais… mon intuition me faisait me dire que ca allait être beaucoup trop « noir de touristes » à mon goût.
Du coup dés les premiers jours, nous avions pris l’option de passer ces jours de farniente aux iles cham dont j’avais lu quelques infos ici ou là. Mais au moment de la décision c’était plutôt l’inconnu.
En fait, à Hoi an, beaucoup d’agents proposent des excursions sur les îles chams et certaines sont d’ailleurs – à en croire des touristes qui en ont fait – très agréables. Y a essentiellement deux formules : l’une de quelques heures, départ le matin tôt en speed boat (20 minutes) et plage jusqu’à 14 heures puis retour à Hoi an. Le bateau arrive directement sur la plage et une myriade de restos attendent les touristes sur la plage principale.
L’autre c’est excursion plongée le matin, arrivé sur l’île l’après midi et nuit sur la plage secondaire et plus isolée (en tente) avec replongée le lendemain et retour à Hoi an. Cette formule en a ravit plus d’un mais est très chère je crois…
Nous n’avons fait ni l’une ni l’autre.
Au petit matin nous avons rejoint la jetée (à 7 km d’Hoi an et 150 000 dongs en taxi au compteur) d’où partent les speed boat et le ferry public (sorte de rafiot qui embarque les locaux et les animaux^^). Nous avons pris ce dernier qui nous a ramassé à 8 h 30 moyennant 100 000 dongs et 2 heures de traversée jusqu’au débarcadère principal de cham island.
Je précise qu’énormément de personnes étaient malades sur le bateau car… ça tangue. Et si on a le mal de mer… mieux vaut prendre un speed boat pour 200 000 dongs.
En fait, nous avions réservé la guest house LUU LY sur place qui est l’une des seules guest house de l’île (figure dans le Lonely)
Nous avions décidé d’y passer deux nuits. 200 000 dongs par chambre, repas du soir à 100 000 dongs et on dort chez la famille. Ils sont hyper gentils mais… intraitables sur les tarifs ! Je précise qu’il y a des chambres à 100 000 dongs car justement ce ne sont pas des chambres ! mais un matelas posé sur une terrasse^^
Nous avons rencontré sur place deux italiens qui sont devenus nos amis ! ils avaient fait le même choix que nous de rester deux nuits sur l’ile.
Dés notre arrivée, la guest house nous a loué des scooters pour pouvoir nous déplacer.
Soyons clairs. Sur l’ile : il n’y a rien ou presque. Deux trois cafés se battent en duels face au débarcadère (tout y est mauvais…) dont l’un est tenu par les membres de la gest house luu ly. Un seul resto « de pêcheur » à proximité de la guest house propose des Pho pour pas cher et des bières fraiches. Mais à part ça : nada ! Rien. Le courant s’arrête à 22h 30 pétantes donc ni ventilo ni clim la nuit ! Mais… c’est génial quand même !!!
Il n’y a qu’une seule route… mais je ne sais pas si on peut parler de route tellement son état est dangereux. Vraiment. Ce n’est pas une plaisanterie et… celles ou ceux qui ne savent pas vraiment faire de scooter… doivent faire très très attention si ils y vont. Cette « route » donc fait le tour de l’île mais est presque impraticable, en tout cas s’il pleut : ca le devient vraiment. Mais bon… à Deux kilomètres du cœur du village en partant du côté gauche (donc à l’opposé de la plage principale où débarquent tous les speed boat remplis de touristes) après avoir croisé quelques tribus de singes et des serpents sur la « piste » défoncée, on arrive (par chance, il faut pas le louper) à un mini chemin qui descend à pic sur une sublime plage de rêve ! On laisse le scoot en bord de piste et on descend à pied dans la jungle ^^
En bas se trouve un resto de plage et des chaises longues et quelques parasols en coco. Impensable !
EN réalité, certains speed boat viennent là et donc quelques touristes sont présents pour se partager l’immense plage (800 m de long) mais y a de la place. ! et… sur les coups de 14 heures tout le monde repart pour Hoi An de sorte que nous avions la plage pour nous tout seuls !!! Privilège de dormir sur place !!!
Le top !
Nous avons eu la chance d’avoir deux jours de temps magnifique et avons donc passé deux jours de rêves sur cette île merveilleuse. Comme dit plus haut nous nous sommes liés d’amitié avec deux italiens adorables ce qui a rajouté à notre enchantement.
Les deux soirs nous avons pris les diners à la guest house et c’était plutôt bon dans l’ensemble avec la petite famille scotchée devant la TV ^^
Jour 15 : Deuxième jour sur l’île. La guest house nous a proposé une excursion en bateau pour 800 000 dongs (partagés avec les italiens donc 200 000 dongs par tête) avec un pêcheur qui nous a amené sur son rafiot dans les petites îles alentours où nous avons pu faire du snorkeling + de la pêche avec lui (je précise que tout le monde a attrapé au moins deux poissons avec pour seule canne, nos propres mains tenant le nylon !) Super souvenir !
Après midi, à nouveau plage et détente.
Je précise qu’hélas, seul point noir, les eaux sont contaminées par pleins de minuscules méduses. On ne les voit même pas et nous nous sommes tous fait piqués (plusieurs fois). Alors, pas de panique non plus, cela fait aussi mal et le résultat est exactement le même que lorsqu’on se frotte à une ortie dans la campagne. Petite douleur au contact et petite cloque de 2 millimètre de diamètre qui disparait au bout de quelques minutes et qui gratouille tout aussi longtemps. Franchement, cela ne m’a pas dérangé ni marqué plus que ça. Personne n’en a fait un plat mais… c’est juste que la sensation n’est pas des plus agréables sur le coup… !
Jour 16 : dernière matinée sur Les îles chams. La guest house nous a booké un retour en speed boat avec départ à 13 h 30 pour un retour à Hoi an.
Nous avons passé à nouveau une nuit à Hoi an et avons procédé aux achats des souvenirs que nous avions repérés et bien négociés. Dernière nuit aussi avec nos amis italiens.
Pour infos : ces derniers avait voyagé un mois entre Malaisie, Thaïlande et Vietnam et nous ont dit que les chams islands resteraient l’un de leur meilleur souvenir du voyage (comme nous !) Nous étions les seuls à dormir sur place durant ces deux jours, loin des foules et au calme ! Bref : je recommande avant que ca ne deviennent trop à la mode et que le mega hotel qu’ils sont en train de construire près de la plage principale (qui est très agréable le matin tôt avant que les touristes arrivent et accessible à 5 minutes de marche depuis le village) ne sorte de terre.
Jour 17 : vol entre Da Nang et Ho chi Minh Ville. Réservé une semaine plus tôt sur mon iphone directement sur le site de Jet Star : 109 dollars pour deux. Moins cher qu’en agence ou sur les moteurs de recherches.
Départ 11h 30 et arrivée à HCMV à 12h30. La veille à Hoi An, pour nous faciliter la vie et ne pas perdre de temps, nous avions booké auprès d’un agent un forfait comprenant taxi depuis l’aéroport (avec chauffeur nous attendant avec sa pancarte) jusqu’à un bus partant immédiatement pour Can Tho car nous voulions découvrir le Delta du Mékong. Nous étions dans le Bus à 14 heures et sommes arrivés sur place vers 17 h 30. LE tout pour 40 dollars. Très cher si on compare au prix sur place. Mieux vaut prendre un taxi au compteur à l’aéroport (Mai Linh de préférence) se faire conduire à la gare des départ pour le sud et prendre un billet directement sur place. Ca coute 20 dollars pour deux au lieu des 40)
Nuit à l’hotel Xoai à Can Tho pour 14 dollars : très bien même si chambre petite, réservé via booking la veille.
N’ayant que peu de temps car nous voulions repartir dés le lendemain nous avons opté pour la formule proposée à l’hôtel pour une excursion de 7 heures sur le Delta avec départ à 5 h30 du mat pour 36 dollars.
C’est pas compliqué : à Can Tho, tous les touristes font le même tour au départ de Can Tho pour découvrir le marché flottant de Cai Rang et explorer les rouages du Delta. Nous avons croisé des personnes qui n’avaient payé que 20 dollars pour le même tour. Tous avaient négocié la veille avec des rabatteurs croisés en ville. Faute de temps, nous avons donc payé plus mais l’info est utile à ceux qui seront moins speed que nous.
Le tour comprend donc 7 heures à la « découverte » du Mékong depuis Can Tho avec marché flottant, visite d’une usine de pates, petits canots, ballade à pied, fruit garden. Tout le monde fait la même chose et on croise tout au long de la matinée les mêmes touristes qui ont pris le même tour, tout le monde s’arrête au même endroit, au même moment … mais bon… c’est comme ça.
Ma copine n’a pas du tout aimé le Delta et a été hyper déçue. Tout le monde rencontré a été déçu par les fameux « marché flottants » qui n’ont pas grand-chose d’impressionnant. En fait ont croise une trentaine de barques délavées qui stationnent à proximité les unes des autres et les marchandises s’échanges : fruits que l’on trouve partout ou riz… rien d’extraordinaire à mon sens.
Perso j’ai bien aimé l’excursion mais ce que j’ai aimé c’est découvrir (rapidement et de loin certes…) toute l’industrie et l’activité du Mékong. Voir tout ce fourmillement sur ce fleuve boueux et immense et l’activité humaine qui s’y déploie. Mais… cela n’a rien de romantique en tout cas ^^
Retour à Can Tho vers 12 h 30… Notre « batelière » (y avait tout de même un moteur sur la barque) ne nous a pas laissé le temps de lui laisser un pourboire car nous pensions qu’elle allait descendre avec nous pour nous dire au revoir au moment où nous avons touché la jetée et… vu qu’une barque arrivait derrière elle et qu’elle devait donc libérer l’espace d’accostage, nous nous sommes séparés sans lui laisser le moindre bifton ce qui a eu pour effet d’effacer immédiatement le beau sourire qu’elle avait depuis le matin et nous nous sommes fait copieusement insulter en vietnamien… (ahhh les joies du voyage … ! la Sincérité des locaux… leur gentillesse…)
Dés notre retour à l’hotel nous avons pris nos sacs et sommes partis pour la gare routière en taxi pour prendre un bus pour Vinh Long.
Alors là… petit commentaire personnel… Nous avions 3 jours potentiellement dans le Delta et… c’est peu. Nous avons donc fait Can Tho qui permet de découvrir les principaux marchés (ce qui laisse rêveur quant aux moindres… ! nous avons croisé des français qui avaient exploré le Mékong depuis Cai Be et nous avait dit avoir été très déçus eux aussi par la pauvreté du marché flottant). Et donc… ouvrant le Lonely pour savoir ce que nous pouvions y faire : notre attention a été attirée par « passer une nuit dans un home stay le long d’un canal paisible aux environs de Vinh Long ». Super ! Ca risque d’être sympathique et authentique !
Arrivés à Vinh Long nous n’avions rien réservé en nous disant qu’on trouverait bien sur place. Dés l’arrivé il faut prendre un cargo benne pour traverser le Mékong et se rendre sur l’ « île » (façon de parler^^ ) D’an Binh juste en face où se trouvent les fameuses Homestay.
Arrivés à la jetée un gentil monsieur nous aborde et nous demande de quelle nationalité nous sommes. « Français ». Il nous dit « Routard ». Non… « Lonely ». Pas grave il est aussi dans le Lonely. Et effectivement c’ était l’homestay Ngoc SangIl nous dit tout fier : Le Lonely se trompe, c’est pas 14 dollars la nuit mais 12 ! Super ! Ok banco ! on y va et il se propose de nous y amener en scoot une fois le Mékong traversé.
ET là… pour moi… c’est le summum du foutage de gueule ! Eux n’y sont pour rien… mais franchement… quelle horreur ! En guise d’Home stay… les types ont construit une véritable bétaillère à blancs ! Sorte de hangar agricole tout en long avec au moins 16 chambres toutes identiques, alignement de boxes à touristes. Oui c’est bien 12 dollars. Mais … par personne !!!! incluant certes le repas du soir… fort agréable ! C’est vrai. Mais … Mais… putain (con ! oui je suis toulousain !) quelle horreur !
C’est mon passage médisance… mais là… en gros c’était la caricature ! Que des blancs (français pour la plupart) allongés dans des hamacs profitant du lieu avec une pauvre famille qui fait tourner ça à plein régime et dort à l’arrière dans une immense pièce de fortune. Aucun mélange, les touristes sont bien gardés ! Bien à leur place. Et le truc qui m’a paru fou… ou insensé… c’est que les autres touristes trouvaient ça génial ! « Ouais c’est vachement reposant… etc »…
Mais y a rien de moins authentique que ça !!! Au moins dans un hôtel : la couleur est affichée ! Mais là… les apparences sont trompeuses et ca fonctionne ! « Homestay » : Mon cul !
Bref… je n’y reviendrai pour rien au monde…
Et nous avons immédiatement su que nous n’y passerions qu’une nuit alors que nous en avions envisagé deux au départ…
Jour 18 : Départ pour HCMV. Visite du marché de Vinh Long en deux heures le matin. Super ! Plein de trucs exotiques : serpents, crapauds, vifs ou écorchés vifs ! Fruits légumes, poissons viande. Le tout sous le déluge ! Bon souvenir ! Avant de reprendre un bus (100 000 dongs par personne) pour HCMV où nous avons passé 3 jours et demi et 3 nuits.
Jour 19 – 20 – 21 : HCMV.
Nous avons beaucoup aimé HCMV. J’avais réservé un magnifique hotel en bénéficiant d’une super promo (Sunflower Hotel 4 étoiles !) et j’ai immédiatement loué un scooter ! La réceptionniste n’en revenait pas ! Elle était adorable et nous disait : « Mais… vous allez avoir un accident ! C’est très dangereux… » et… effectivement ca l’est !!! Sur les millions de conducteurs de scoot j’ai du croiser 3 autres blancs comme moi ^^ A priori des expats.
Mais bon au moins nous étions libre de sortir de l’hyper centre touristique et de d’arpenter les quartiers plus populaires de la ville !
Alors… beaucoup de touristes vous disent : « Oui HCMV y a deux trois trucs à voir mais bon… après c’est l’horreur. Trop de monde. Deux jours ca suffit. C’est la mégalopole. Pas intéressant etc… »
Ceux sont les mêmes en général qui s’extasient au Homestay de Vinh Long… ! Mais pour le coup : HCMV c’est bien plus « authentique » ! Ca bouillonne ! On se mixe avec les locaux ! Et qui dit grande ville dit plus de vietnamiens qui parlent anglais et donc plus de facilité de rencontres ! Nous on a adoré y avoir été. C’est très différent de Hanoi car beaucoup plus tumultueux, moderne etc… mais c’est agréable aussi ! Grace à l’appli dont je parlais plus haut nous n’étions jamais perdus et nous avons fait différents marchés, des rues à chiens rotis, des quartiers populaires etc !
On en a profité pour acheter les fameux souvenirs et mine de rien ça prend du temps…
Côté plaisirs : Petit cocktail le soir au bar lounge du Sheraton : 23 eme étage (300 000 dongs le cocktail) pour découvrir la ville à nos pieds et les grattes ciels !
Le meilleur resto de notre séjour : le fameux Nha Hang au 160 rue Pasteur ! Sublime !
Pour l’apéro : le bar « 33 » avec les vietnamiens en mode after work rue Nguyen Trung Truc ! Super ambiance dés 18 heures pour boire bières et grignoter de tout ! (en fait il y a plusieurs bars en enfilade qui ont tous des terrasses remplies de tables basses) Je ne sais pas si c’est dans les guides mais… nous étions les seuls blancs et nous nous y sommes installés par hasard au début mais y sommes revenus tous les soirs !
A signaler… pour ceux qui y séjournent en weekend. Le resto de l’intercontinental propose un buffet à volonté pour 900 000 dongs par tète (33 euros) avec homard, sushi, cuisine délicieuse… en France ca devrait tourner autour des 150 – 200 € pour la même chose !
Bref… nous avons apprécié HCMV et sa circulation de malade ! Son bouillonnement ! Ca m’a rappelé un peu Bombay que j’adore également ! Oui c’est une grande ville, oui il n’y a pas que des merveilles mais… c’est le meilleur endroit pour se rendre compte de la montée en puissance économique du vietnam je pense… et c’est intéressant en soi de voir le Vietnam moderne et en marche.
Voilà pour le récit !
Côté budget : Nous avons changé en tout 1300 € en espèces et nous avons mis une rallonge de 600 € environs sur place tout compris. Nous n’avons pas fait attention à la dépense et nous aurions pu être plus économes bien entendu.
Mes impressions et avis…
Alors… alors… Autant le dire tout de suite : nous avons fait un très beau voyage et nous garderons de merveilleux souvenirs de celui-ci !
J’ai envie d’écrire un peu quelles ont été mes impressions (donc tout à fait personnelles) au cours du voyage, telles qu’elles me sont venues spontanément et progressivement. Pour le comprendre je précise que je suis un amoureux de l’Inde où j’ai voyagé un an en sac à dos en 2002 (il y a donc déjà plus de dix ans) et où je suis retourné souvent et encore l’été dernier.
Déjà, j’ai été surpris par les prix. Je m’attendais à ce que le pays soit beaucoup plus abordable. Mais hormis les cigarettes et la bière, tout est assez cher. Un repas dans le moindre resto conseillé par le Lonely à deux en prenant autre chose qu’un Pho revient très rapidement à 10 euros minimum pour les deux. (En Inde c’est 2 euros pour exemple)
Ensuite… je vais me faire tailler en pièce sans doute… mais… pour faire un peu de provoc : je dirais que j’ai adoré le Vietnam mais… pas vraiment les vietnamiens.
Les torts sont partagés et notre tort essentiel est de ne pas parler vietnamien. Mais du coup… à cause de cette barrière de la langue qui est insurmontable (il faut vraiment le dire) il n’est pas possible de nouer des contacts avec des « petites gens » : paysans, ruraux, vietnamiens lambda avec qui on pourrait échanger potentiellement quelques mots.
En trois semaines nous n’avons fait que deux rencontres spontanées et agréables : une à Hué et une autre avec des marins (dont l’un parlait bien anglais pour le groupe) sur les iles cham qui nous ont convié à leur table. Je mets les minorités ethniques de Sapa à part car… grâce à Olivier nous avions un interprète et pour le coup c’était très agréable.
De ce fait… on est en contact essentiellement avec les acteurs du tourisme et les commerçants. Et… après coup… quand je repense à tous les posts de ce forum que j’ai pu lire à propos de l’Inde où on peut lire les complaintes des gens sur les arnaques et escroqueries des indiens… Mais : ce sont des enfants de cœur à côté des vietnamiens !!! Jamais il ne viendrait à l’esprit à un indien, au beau milieu du fin fond de l’inde de vendre un article de son épicerie à un prix plus élevé à un étranger qu’à un indien.
Or, là, franchement : j’ai jamais eu autant l’impression de me faire autant avoir qu’au vietnam ! (pour rester poli) Même les souks de Marrakech sont transparents à côté de là bas ! Oui j’ai conscience que c’est sans doute un peu toujours la même rengaine mais… c’est ce qu’il y a d’énervant et qui gâche le voyage !
Déjà : j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un prix pour les blancs et un prix pour les viets et c’est insupportable. Les prix des mêmes articles varient d’une boutique à l’autre. Un exemple concret : les cigarettes. Ils vendent toutes les mêmes et aucun prix n’est le même et il faut tout négocier… C’est fatiguant. Bon on finit par y arriver mais ca fatigue.
Beaucoup de commerçants profitent de l’incompréhension. C’est dommage. Je disais que les torts étaient partagés… c’est le cas. Par exemple : d’un côté, j’en avais ma claque des restos à touristes, mais d’un autre au moins les prix y étaient affichés. Cela nous est arrivé plusieurs fois de manger dans des restos de rue, ou dans des gares routières où personne ne parle anglais. On prenait la même chose que tout le monde en désignant du doigt ce que l’on voulait pour se faire comprendre et… comme par hasard… au moment de l’addition : on payait plus que les autres. Donc c’est juste minable.
Ensuite : si les paysages sont dépaysant, et sublimissimes, le voyage l’est beaucoup moins qu’en Inde qui est – je le répète – mon curseur. J’ai eu la sensation que le Vietnam avait créé des sortes de « couloirs touristiques » où précisément le mélange ne se fait pas (à part dans les grandes villes justement) et au final on est toujours entouré d’autres touristes (plus ou moins sympas bien entendu) mais peu au contact de la population. On est parké entre touristes. Les bus, les trains sont affrétés pour les touristes. Les zones d’hotels : il n’y a que des touristes etc… Le summum : les homestay du Delta ! Une blague !!!
EN inde on est beaucoup plus proches des gens. Le contact est bien plus facile puisqu’ils parlent tous anglais et… cela apporte un vrai plus au voyage et à la découverte grâce aux rencontres. Etant moins de touristes on peut traverser tout un état sans croiser un autre blanc… ce qui n’est pas le cas au Vietnam. Je pense que les choses vont largement s’empirer et il est temps d’y aller vite avant que ce soit la Thailande bis… et je crois que c’est ce qu’ils veulent et sans doute ont-ils raison dans leur intérêt.
Nous retiendrons les paysages bien plus que les gens avec lesquels nous avons été en contact…
Bien sûr tout n’est pas noir et loin de moi l’intention de mettre tout les vietnamiens dans le même panier car même parmi les commerçants beaucoup restent honnêtes et à tout le moins agréables… mais j’exprime plutôt un regret quant au manque d’authenticité par moment du voyage alors que je m’en faisais une idée d’un pays beaucoup moins développé touristiquement parlant.
Toujours pour la comparaison, je n’ai ressenti aucune ferveur religieuse ni aucun mysticisme dans la société vietnamienne en comparaison de celle qui est en œuvre en Inde et du coup… aucun site visité ne m’a « émotionné »… Mais bon, on n’y va généralement pas pour ça^^
Pour conclure donc : nous avons passé néanmoins trois semaines très agréables et engrangé des souvenirs impérissables ! Nos coup de cœur resteront Sapa (grâce à Olivier car si nous avions fait un trek-à-touristes avec guide viet-avec-pantalon-chemise-et-badge-en-bandoulière nous aurions beaucoup moins apprécié…), La baie d’Halong pour les paysages mais moins que Tam Coc, les îles Chams puis Hanoi et HCMV pour leur côté : bruts et sans faux semblants.
Croisière Baila du 15 au 22 septembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous !
Après deux croisières auprès de Costa et MSC, nous nous sommes décidés pour la croisière Baila sur l'Horizon du 15 au 22 septembre 2013 : le coté francophone, la taille plus "humaine" du bateau et le tout inclus semble davantage correspondre à nos attentes. Les avis sont partagés, hâte de me faire ma propre opinion ;)
Y'a t'il d'autres personnes partant aux mêmes dates que nous ?
Après deux croisières auprès de Costa et MSC, nous nous sommes décidés pour la croisière Baila sur l'Horizon du 15 au 22 septembre 2013 : le coté francophone, la taille plus "humaine" du bateau et le tout inclus semble davantage correspondre à nos attentes. Les avis sont partagés, hâte de me faire ma propre opinion ;)
Y'a t'il d'autres personnes partant aux mêmes dates que nous ?
Site intéressant à visiter en Belgique English translation pending
bonjour,
nous avons réservé un voyage en belgique en ocotbre prochain (de 9 jours) et j'aimerais savoir si quelqu'un pourvait m'indiquer les points intéressants à visiter. nous logerons à Bruxelle. aussi, combien de temps dure le temps de vol d'avion?
merci!
4 jours à l'assaut de la Normandie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons profiter du long weekend du 15 août pour partir à la découverte de la Normandie... Le problème, c'est que 4 jours c'est court! Et il faut décider d'un trajet. En général nous aimons bouger, marcher et visiter, plutôt que flemmarder ou bronzer.
Dans l'idée, sachant que nous partons de Belgique le 14 août au soir après le boulot, nous ferions la route vers Rouen et y passerions la nuit. Jour 1 : Le 15 août, visite de Rouen, nuit à Rouen. Jour 2 : Départ de Rouen, en passant par Jumièges. Après ça, c'est le flou. Je suis attiré par Etretat, Honfleur... Mais aussi par les plages du débarquement... Impossible de faire les deux à mon avis, mais je ne sais pas combien de temps prévoir pour ces différents endroits, ni aux endroits qui seront sur notre route...
A l'aide :-D
Nous allons profiter du long weekend du 15 août pour partir à la découverte de la Normandie... Le problème, c'est que 4 jours c'est court! Et il faut décider d'un trajet. En général nous aimons bouger, marcher et visiter, plutôt que flemmarder ou bronzer.
Dans l'idée, sachant que nous partons de Belgique le 14 août au soir après le boulot, nous ferions la route vers Rouen et y passerions la nuit. Jour 1 : Le 15 août, visite de Rouen, nuit à Rouen. Jour 2 : Départ de Rouen, en passant par Jumièges. Après ça, c'est le flou. Je suis attiré par Etretat, Honfleur... Mais aussi par les plages du débarquement... Impossible de faire les deux à mon avis, mais je ne sais pas combien de temps prévoir pour ces différents endroits, ni aux endroits qui seront sur notre route...
A l'aide :-D
Retour de 17 jours au Wyoming et Montana English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs
Chose promise, chose due, je me lance pour mon premier compte rendu de notre voyage dans l’ouest Américain.3600 km(avec le trajet maison-aéroport-maison) effectué dans les états du Wyoming, du Montana et une petite incursion dans l’idaho(mais rapide)et quelques photos en prime.
Itinéraire
5 juillet -Maison-aéroport de Francfort
Réveil 4h du mat, départ 4h45,270km en direction de Francfort.Arrivée vers 7h30 à l’aéroport, le temps de garer notre voiture, sortir les valises et marcher jusqu’au comptoir d’enregistrement, il est 8h(ben oui il est grand cet aéroport)😕 Départ 10h05 avec le gros A-380 direction Houston(Texas).Vol de dix heures qui peut sembler long mais avec le grand albatros, ca passe, y a de la place pour les jambes. Atterissage à 14h, passage de l’immigration pas très rapide(1h20), avec 525 personnes qui se ruent d’un coup plus une famille de mexicains qui comme au supermarché sont dans notre file et qui mettent à eux seuls quinze minutes à passer le contrôle car petit problème de passeport.Mais bon tout rentre dans l’ordre et hop nous récupérons nos bagages et re check-in. Prochain départ à 18h10 pour Jackson Hole(Wyoming), arrivée 20h, nous sommes en avançe de vingt minutes.Récupération de la voiture au comptoir Avis, en ayant refusé toutes les assurances et le GPS(ils n’ont pas trop insistés), nous prenons notre Ford Fiesta, avec 117 miles au compteur(il y avait encore le film plastique sur les poignées de porte) et en voiture pour Jackson Hole ou un bon lit nous attends au Elk country Inn.Bon accueil et hôtel propre, mais nous n’y passerons qu’une nuit.
Good night
6 juillet-Jackson Hole-Yellowstone-West Yellowstone Avec le décalage horaire nous avions du mal à trouver le sommeil, alors bien sûr réveillés vers 5h du mat. 6h direction le Bubba’s à côté de l’hôtel pour le petit déjeuner(car y a pas au Elk country Inn), Pancakes, scrambled eggs, café, fruits pour pas très cher, et serveuse sympathique, souriante, eh oui même à cette heure ils rigolent!!
Ground Squirrel
Square
Le ventre plein, nous allons faire un tour du côté du square et du petit marché du samedi matin, après avoir dis bonjour aux Ground Squirrel qui se balladent sur la pelouse du square, nous prenons la route en direction de Yellowstone en passant par Grand Teton et en nous délestant de 25 euros de droit d’entrée(pas cher pour les deux parcs pour 7 jours).Premier arrêt pour admirer les Grand Teton, c’est beau, deuxième arrêt à Jackson lake, c’est beau, troisième arrêt pour voir des bisons, ils sont beaux….!!
grand Teton
Entrée dans le parc de Yellowstone.Au bout de quelques kilomètres, voila qu’arrivent en face de nous tranquille, au milieu de la route en provocant un petit bouchon, papa, maman et fils(ou fille) bison.

Prochain arrêt à Old Faifthful, ca va, temps d’attente pour la prochaine éruption une demie heure, le temps de nous hydrater, car il fait chaud, , nous nous installons tranquillement sur les bancs mis à disposition et en avant la musique. Ouahhhh….Ooooooh!!!!…..pas mal tout ça.
Old Faithful



Direction Midway Geyser Basin pour admirer le Grand Prismatic, mais ne le voyons que d’en bas, c’est moins impressionnant, nous arrivons à dénicher la petite montagne en face pour l’observation d’en haut, mais il se fait un peu tard, nous reviendrons.
Grand Prismatic
Arrivée à West Yellowstone, nous prenons nos quartier à l’hôtel Yellowstone Lodge, assez sympa, avec piscine, accueil moins souriant, chambre propre.Diner en ville et après dodo.
See you tomorrow
7 juillet-Yellowstone Réveil vers 6h Petit déjeuner à l’hôtel, simple mais correct. En voiture pour Mammoth Hot Springs.Arrêt à Gibbon Falls, petite cascade, mais comme c’est la première, elle est pas mal, en sachant que nous n’avons pas encore vue le Grand Canyon avec Lower Falls. Passage par Artists Painpots, petite ballade sympa au milieu des gloubiboulga!!
La route vers Mammoth est très jolie, plusieurs arrêts photos près d’obsidian cliff et sheepeater cliff.
Arrivée à Mammoth.
Les terrasses d’eaux qui coulent avec les différentes nuances de couleurs, et des paysages apocalyptique nous faisant croire que nous avons alunis, sont absolument magnifique.Et encore je pense qu’il ne doit pas y avoir trop d’eau, car il fait assez chaud depuis plusieurs jours.mais 10/10 pour le site.
Nous nous baladons près du visitor center, rafraichissement, ice cream et nous reprenons la route en sens inverse.Attroupement, il y a un troupeau de Mule deer pas loin de la route.Mais loin pour la photo car je n'ais pas de super objectif😕
Retour à West Yellowstone pour un peu de shopping (ben oui faut bien satisfaire madame), après le plongeon dans la piscine de l’hôtel, retour en ville, diner, arrêt bar pour la petite bière, et hop au dodo.
To follow…….. La suite dans quelques jours.....
Itinéraire
5 juillet -Maison-aéroport de FrancfortRéveil 4h du mat, départ 4h45,270km en direction de Francfort.Arrivée vers 7h30 à l’aéroport, le temps de garer notre voiture, sortir les valises et marcher jusqu’au comptoir d’enregistrement, il est 8h(ben oui il est grand cet aéroport)😕 Départ 10h05 avec le gros A-380 direction Houston(Texas).Vol de dix heures qui peut sembler long mais avec le grand albatros, ca passe, y a de la place pour les jambes. Atterissage à 14h, passage de l’immigration pas très rapide(1h20), avec 525 personnes qui se ruent d’un coup plus une famille de mexicains qui comme au supermarché sont dans notre file et qui mettent à eux seuls quinze minutes à passer le contrôle car petit problème de passeport.Mais bon tout rentre dans l’ordre et hop nous récupérons nos bagages et re check-in. Prochain départ à 18h10 pour Jackson Hole(Wyoming), arrivée 20h, nous sommes en avançe de vingt minutes.Récupération de la voiture au comptoir Avis, en ayant refusé toutes les assurances et le GPS(ils n’ont pas trop insistés), nous prenons notre Ford Fiesta, avec 117 miles au compteur(il y avait encore le film plastique sur les poignées de porte) et en voiture pour Jackson Hole ou un bon lit nous attends au Elk country Inn.Bon accueil et hôtel propre, mais nous n’y passerons qu’une nuit.
Good night
6 juillet-Jackson Hole-Yellowstone-West Yellowstone Avec le décalage horaire nous avions du mal à trouver le sommeil, alors bien sûr réveillés vers 5h du mat. 6h direction le Bubba’s à côté de l’hôtel pour le petit déjeuner(car y a pas au Elk country Inn), Pancakes, scrambled eggs, café, fruits pour pas très cher, et serveuse sympathique, souriante, eh oui même à cette heure ils rigolent!!
Ground Squirrel
Square
Le ventre plein, nous allons faire un tour du côté du square et du petit marché du samedi matin, après avoir dis bonjour aux Ground Squirrel qui se balladent sur la pelouse du square, nous prenons la route en direction de Yellowstone en passant par Grand Teton et en nous délestant de 25 euros de droit d’entrée(pas cher pour les deux parcs pour 7 jours).Premier arrêt pour admirer les Grand Teton, c’est beau, deuxième arrêt à Jackson lake, c’est beau, troisième arrêt pour voir des bisons, ils sont beaux….!!
grand Teton
Entrée dans le parc de Yellowstone.Au bout de quelques kilomètres, voila qu’arrivent en face de nous tranquille, au milieu de la route en provocant un petit bouchon, papa, maman et fils(ou fille) bison.

Prochain arrêt à Old Faifthful, ca va, temps d’attente pour la prochaine éruption une demie heure, le temps de nous hydrater, car il fait chaud, , nous nous installons tranquillement sur les bancs mis à disposition et en avant la musique. Ouahhhh….Ooooooh!!!!…..pas mal tout ça.
Old Faithful


Direction Midway Geyser Basin pour admirer le Grand Prismatic, mais ne le voyons que d’en bas, c’est moins impressionnant, nous arrivons à dénicher la petite montagne en face pour l’observation d’en haut, mais il se fait un peu tard, nous reviendrons.
Grand Prismatic
Arrivée à West Yellowstone, nous prenons nos quartier à l’hôtel Yellowstone Lodge, assez sympa, avec piscine, accueil moins souriant, chambre propre.Diner en ville et après dodo.See you tomorrow
7 juillet-Yellowstone Réveil vers 6h Petit déjeuner à l’hôtel, simple mais correct. En voiture pour Mammoth Hot Springs.Arrêt à Gibbon Falls, petite cascade, mais comme c’est la première, elle est pas mal, en sachant que nous n’avons pas encore vue le Grand Canyon avec Lower Falls. Passage par Artists Painpots, petite ballade sympa au milieu des gloubiboulga!!
La route vers Mammoth est très jolie, plusieurs arrêts photos près d’obsidian cliff et sheepeater cliff.
Arrivée à Mammoth.
Les terrasses d’eaux qui coulent avec les différentes nuances de couleurs, et des paysages apocalyptique nous faisant croire que nous avons alunis, sont absolument magnifique.Et encore je pense qu’il ne doit pas y avoir trop d’eau, car il fait assez chaud depuis plusieurs jours.mais 10/10 pour le site.
Nous nous baladons près du visitor center, rafraichissement, ice cream et nous reprenons la route en sens inverse.Attroupement, il y a un troupeau de Mule deer pas loin de la route.Mais loin pour la photo car je n'ais pas de super objectif😕
Retour à West Yellowstone pour un peu de shopping (ben oui faut bien satisfaire madame), après le plongeon dans la piscine de l’hôtel, retour en ville, diner, arrêt bar pour la petite bière, et hop au dodo.To follow…….. La suite dans quelques jours.....
Retour de la mer Noire sur le Deliziosa du 29 juin au 12 juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
Cette fois, je ne vais pas effectuer un récit détaillé, d'autant que cat1505 a donné des informations nombreuses sur ce parcours.
Impressions générales :
L'itinéraire nous a beaucoup plu et personnellement, j'ai été agréablement surpris, car j'étais un peu inquiet par rapport à certains commentaires.
Nous avons bénéficié d'un temps excellent et pas trop chaud, malgré la saison (29/06 au 12/07).
Le Deliziosa, déjà emprunté l'année dernière à l'occasion d'une croisière dans les fjords est un bateau agréable malgré sa taille.
A la différence de notre précédente croisière, il était complet, environ 2700 p (1500 italiens et 500 français) dont beaucoup d'enfants compte tenu des vacances scolaires...
Hormis la piscine qui était quelque peu "squattée" par les enfants, ce qui est bien compréhensible, ils m'ont semblé bien raisonnables.
A noter que nous occupions une cabine balcon et que nous fréquentions assez peu les espaces publics.
Le personnel "proche"(cabiniers et restaurants) a été parfait, tant par leur amabilité que par leur professionalisme.
La nourriture était convenable, mais sans plus, comme sur la plupart des bateaux de croisières, mais nous ne faisons pas des croisières pour la gastronomie.
Après mon expérience un peu décevante sur Celebrity et bien que n'étant pas un grand amateur des animations, j'ai retrouvé une ambiance beaucoup plus festive, avec de véritables soirées de gala, totalement inexistantes sur Celebrity.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Compte rendu de notre croisière en Écosse et en Irlande sur le MSC Magnifica English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Destination idéale en Espagne? English translation pending
Alicante ou Benidorm ?
J'hésite entre les 2 sachant que le meilleur compromis pour moi serait la fete, les activités, la qualité des plages et de la ville. Sans que ça soit trop étouffant non plus.
Faites moi part d'autres destinations espagnoles si besoin.
Voyage en Espagne en août pour 18 jours English translation pending
Bonjour!
Il y a de cela qq semaines j'écrivais pour vous demander votre aide pour notre voyage en Espagne. Je mentionnais que nous étions un couple de 35 et 37 ans qui avons l'habitude de voyager léger avec sacs à dos. Bon et bien nous avons avancé dans notre planification!
Nous savons que nous irons du 16 août au 3 septembre 2013 (18 jours moins le transport).
Nous partirons de Montréal pour arriver à Barcelone etnotre retour se fera de Malaga.
Après qq lectures, voice les villes qui nousintéressent le plus :
Barcelone Saragosse Madrid Tolède Valence Alicante - Benidorm Grenade Cordoue Séville Marbella - Mijas - Torremolinos - Malaga
Nous pensons les faire dans cet ordre mais il reste à present à determiner le nombre de jours pour chacune de ces villes.
Qu'en pensez-vous ? Nous sommes ouverts à des suggestions, commentaires ou autres idées.
Merci de votre aide !!!
Il y a de cela qq semaines j'écrivais pour vous demander votre aide pour notre voyage en Espagne. Je mentionnais que nous étions un couple de 35 et 37 ans qui avons l'habitude de voyager léger avec sacs à dos. Bon et bien nous avons avancé dans notre planification!
Nous savons que nous irons du 16 août au 3 septembre 2013 (18 jours moins le transport).
Nous partirons de Montréal pour arriver à Barcelone etnotre retour se fera de Malaga.
Après qq lectures, voice les villes qui nousintéressent le plus :
Barcelone Saragosse Madrid Tolède Valence Alicante - Benidorm Grenade Cordoue Séville Marbella - Mijas - Torremolinos - Malaga
Nous pensons les faire dans cet ordre mais il reste à present à determiner le nombre de jours pour chacune de ces villes.
Qu'en pensez-vous ? Nous sommes ouverts à des suggestions, commentaires ou autres idées.
Merci de votre aide !!!
Avis sur itinéraire de huit jours au Québec? English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare mon voyage pour le Canada qui aura lieu en août et j'ai déjà bien parcouru le forum à la recherche d'infos et d'itinéraires. Je me suis concocté un programme et j'ai encore quelques interrogations.
Ca me semble faisable mais je veux bien votre avis pour ajuster un peu tout ça ! Certains endroits valent vraiment le détour et d'autres peut-être moins ?
Mon obligation étant d'être le Jour 9 à 9h30 à Toronto où ma belle soeur habite.
J1 : Montréal J2 : 3 rivières > 1h45 pour aller aux chutes de Ste Ursules / visite le matin > 1h pour aller à St Nacisse et aprèm à la rivière Batiscan > soirée : 1h44 pour dodo au lac Wapizagonke J3 : Chute de Waber en canoé toute la journée > 3h26 en fin d'aprem pour rejoindre La Tuque J4 : Parc des chutes Bostonnais le matin > 2h de route pour aller à Desbiens visiter le trou de la Fée > 2h de route le soir pour Ste Rose du Nord J5 : Randonnée dans le Fjord le matin > 1h de route pour Tadoussac et croisière en milieu d'aprem J6 : Route vers Canyon Ste Anne Chute de Monymorency Dodo à Quebec J7 : Quebec > 3h pour rejoindre Montréal le soir J8 : Direction Toronto (Upper Village ou Milles Iles ??)
J'ai une grosse interrogation pour le J8, on peux dormir avant Toronto mais il faut rendre la voiture à 9h30 le lendemain. Ces 2 endroits me dise bien sur la route mais impossible de faire les 2. Que me conseillez vous ? En J6 j'aurais aimé faire un crochet par le parc de Malbaie mais ça semble juste aussi !
Merci pour vos conseils !
J1 : Montréal J2 : 3 rivières > 1h45 pour aller aux chutes de Ste Ursules / visite le matin > 1h pour aller à St Nacisse et aprèm à la rivière Batiscan > soirée : 1h44 pour dodo au lac Wapizagonke J3 : Chute de Waber en canoé toute la journée > 3h26 en fin d'aprem pour rejoindre La Tuque J4 : Parc des chutes Bostonnais le matin > 2h de route pour aller à Desbiens visiter le trou de la Fée > 2h de route le soir pour Ste Rose du Nord J5 : Randonnée dans le Fjord le matin > 1h de route pour Tadoussac et croisière en milieu d'aprem J6 : Route vers Canyon Ste Anne Chute de Monymorency Dodo à Quebec J7 : Quebec > 3h pour rejoindre Montréal le soir J8 : Direction Toronto (Upper Village ou Milles Iles ??)
J'ai une grosse interrogation pour le J8, on peux dormir avant Toronto mais il faut rendre la voiture à 9h30 le lendemain. Ces 2 endroits me dise bien sur la route mais impossible de faire les 2. Que me conseillez vous ? En J6 j'aurais aimé faire un crochet par le parc de Malbaie mais ça semble juste aussi !
Merci pour vos conseils !
Itinéraire de trois bonnes semaines aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est avec l'aide de certains membres que je remercie, j'ai fait mon itinéraire pour mes 3 bonnes semaines en fév/mars 2014. Voila ce que ca donne :
Départ le 9 février à 12h25 Paris CDG et arrivé le 10 février à 11h15 à Manille
10 février 2014 : Hotel Manille – Pearl Garden Hotel (à 30 à 45 mn de l’aéroport)
11 février 2014 : Visite quartier chinatown (Ongin st…) et marché de Quiapo Bus de nuit avec Ohayami à Sampaloc à 20h ou 22h (9 heures de bus)
12 fev : Arrivé très tot à Banaue vers 7h – Guide Nora (normalement !)
13 - 14 - 15 fev : Trek avec guide à Batad – Bangaan - Cambulo...
16 fev : Retour sur Banaue
17 fev : Départ Sagada – nuit Sagada
18 fev : nuit Sagada
19 fev : de Sagada à Baguio en bus pour aller prendre le bus de nuit de Baguio à Pasay - 10h10 pm ou 11h10 pm – Bus Deluxe – 5h/5h30 de trajet Arrivé très tot à Pasay (manille) - Prendre un taxi pour l’aéroport - Vol intérieur Manille – Dumaguete : Cebu Pacific à 7h10 – Arrivé à 8h25
20 fev au 23 fev : Hotel Mike’s Dauin Beach Resort : 3 nuits
Dont Sortie Apo Island toute une journée
23 fev au 1er mars : Siquijor : Coco Grove Beach Resort pour 6 nuits
1er mars au 5 mars : Ile de Panglao 4 nuits : Hotel Villa Belza
Dont une Journée à l’Ile de Balicasag
5 mars au 6 mars : Cebu city une nuit : Quest Hotel & Conference Center
6 mars : Départ de Cébu à 12h45 - 7 mars : Arrivé à CDG à 7h20
Voila, qu'en pensez vous ? Merci et bonne fin de journée Myriam
Ca y est avec l'aide de certains membres que je remercie, j'ai fait mon itinéraire pour mes 3 bonnes semaines en fév/mars 2014. Voila ce que ca donne :
Départ le 9 février à 12h25 Paris CDG et arrivé le 10 février à 11h15 à Manille
10 février 2014 : Hotel Manille – Pearl Garden Hotel (à 30 à 45 mn de l’aéroport)
11 février 2014 : Visite quartier chinatown (Ongin st…) et marché de Quiapo Bus de nuit avec Ohayami à Sampaloc à 20h ou 22h (9 heures de bus)
12 fev : Arrivé très tot à Banaue vers 7h – Guide Nora (normalement !)
13 - 14 - 15 fev : Trek avec guide à Batad – Bangaan - Cambulo...
16 fev : Retour sur Banaue
17 fev : Départ Sagada – nuit Sagada
18 fev : nuit Sagada
19 fev : de Sagada à Baguio en bus pour aller prendre le bus de nuit de Baguio à Pasay - 10h10 pm ou 11h10 pm – Bus Deluxe – 5h/5h30 de trajet Arrivé très tot à Pasay (manille) - Prendre un taxi pour l’aéroport - Vol intérieur Manille – Dumaguete : Cebu Pacific à 7h10 – Arrivé à 8h25
20 fev au 23 fev : Hotel Mike’s Dauin Beach Resort : 3 nuits
Dont Sortie Apo Island toute une journée
23 fev au 1er mars : Siquijor : Coco Grove Beach Resort pour 6 nuits
1er mars au 5 mars : Ile de Panglao 4 nuits : Hotel Villa Belza
Dont une Journée à l’Ile de Balicasag
5 mars au 6 mars : Cebu city une nuit : Quest Hotel & Conference Center
6 mars : Départ de Cébu à 12h45 - 7 mars : Arrivé à CDG à 7h20
Voila, qu'en pensez vous ? Merci et bonne fin de journée Myriam
Croisière sur le Costa Serena en juin 2013 English translation pending
bonjour
Nous partons en croisière avec nos 2 enfants 25 et 19 ans a partir du 29 juin sur le costa serena départ Marseille ; j ai déja recueilli pas mal d infos sur les forums , par contre certaines personnes parlent d un forfait boisson boys and girls mais je ne le voit pas cité sur le site costa , existe t il encore ou se fait il sur s autres bateaux que le sérena ?La formule all inclusive me semble assez onéreuse !
D'autres part quelles excursions proposées valent vraiment la peine à Savone , Rome, olbia , palma et ibizza ?
Merci pour les infos
Flo
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Idée de séjour aux Philippines soumise à vos idées et commentaires English translation pending
Salut tout le monde,
nous comptons partir en voyage de noces aux philippines le 3 septembre.
Après avoir fait des recherches, des demandes de devis, lu les forums,
les avis, nous avons établi un parcours que je souhaite vous soummettre
afin d'avoir des avis des personnes conaissant la destination.
Nous sommes conscients que ce n'est pas la meilleure période mais j'ai cru comprendre que ce n'est pas la pire non plus
J.1 : Nous arrivons de Tunis sur Manille, on y passe 2 jours le temps de faire un tour, un resto, demander une extension de visa (on reste 23j en tout) et se remettre du decalage horaire :) J.3 : Départ en avion vers Dumaguete (avec escale a cebu) ou on passe 3 jours de détente , snorkeling, et visite de l'ile d'Apo et de passer eventuellement une nuit à Sumilon Island
J.6 : Ferry pour Siquijor : Rien de spécial au programme a part, plage, farniente, snorkeling, et peut être un peu de chamanisme mysticisme J.9 : On part Direction Bantayan en passant par Mactan ou on s'arrete pour passer la nuit pour y passer 3 jours J.13 ; Retour sur Mactan, Cebu et vol pour El Nido via Manille J.14 : On reste sur El Nido pendant 5 jours, j'ai trouvé une excursions pour Miniloc, Simizu, Entulala Island une autre pour île Snake, Lagen et Pinabuyutan, les grottes Cudugnun et Catherdral. J.19 : Sabang : pour 3 jours, repos et riviere sous terraine J.21 : Puerto princessa puis Manille J.24 : Départ
Par contre la partie Mactan Bantayan , je pense en fin de compte que ca va nous bouffer trop de temps et d'energie et je ne sais pas si ca vaut tellement le coup mais il semble que leurs plages sont merveilleuses.. Ne vaudrait il pas mieux passer plus de temps sur Palawan, et aller a Port Barton ou Tabatatruc (mais c'est un enfer d'y aller il parait ?) Que pensez vous du programme ? Que pouvons nous améliorer ? Ma femme veut nager avec des dauphins mais à ce que j'ai compris y a pas moyen.. sauf eventuellement de les voir du coté de dumaguete non ? Avez vous des adresses ? Nous allons aussi bien évidemment faire de la plongée mais ca sera notre premiere fois alors on devra prendre des cours alors si vou avez des conseils je suis preneur.. On compte loger au Bayleaf à Manille, Bahura Resort a Dumaguete, Coco grove à Siquijor, Anika Hotel a Bantayan Cadlao Resort à El Nido, Daluyon Resort à Sabang Et derniere question perso je me fumerai bien qques joints sur une plage deserte au coucher du soleil.. C'est possible ou pas vous pensez :)
J.1 : Nous arrivons de Tunis sur Manille, on y passe 2 jours le temps de faire un tour, un resto, demander une extension de visa (on reste 23j en tout) et se remettre du decalage horaire :) J.3 : Départ en avion vers Dumaguete (avec escale a cebu) ou on passe 3 jours de détente , snorkeling, et visite de l'ile d'Apo et de passer eventuellement une nuit à Sumilon Island
J.6 : Ferry pour Siquijor : Rien de spécial au programme a part, plage, farniente, snorkeling, et peut être un peu de chamanisme mysticisme J.9 : On part Direction Bantayan en passant par Mactan ou on s'arrete pour passer la nuit pour y passer 3 jours J.13 ; Retour sur Mactan, Cebu et vol pour El Nido via Manille J.14 : On reste sur El Nido pendant 5 jours, j'ai trouvé une excursions pour Miniloc, Simizu, Entulala Island une autre pour île Snake, Lagen et Pinabuyutan, les grottes Cudugnun et Catherdral. J.19 : Sabang : pour 3 jours, repos et riviere sous terraine J.21 : Puerto princessa puis Manille J.24 : Départ
Par contre la partie Mactan Bantayan , je pense en fin de compte que ca va nous bouffer trop de temps et d'energie et je ne sais pas si ca vaut tellement le coup mais il semble que leurs plages sont merveilleuses.. Ne vaudrait il pas mieux passer plus de temps sur Palawan, et aller a Port Barton ou Tabatatruc (mais c'est un enfer d'y aller il parait ?) Que pensez vous du programme ? Que pouvons nous améliorer ? Ma femme veut nager avec des dauphins mais à ce que j'ai compris y a pas moyen.. sauf eventuellement de les voir du coté de dumaguete non ? Avez vous des adresses ? Nous allons aussi bien évidemment faire de la plongée mais ca sera notre premiere fois alors on devra prendre des cours alors si vou avez des conseils je suis preneur.. On compte loger au Bayleaf à Manille, Bahura Resort a Dumaguete, Coco grove à Siquijor, Anika Hotel a Bantayan Cadlao Resort à El Nido, Daluyon Resort à Sabang Et derniere question perso je me fumerai bien qques joints sur une plage deserte au coucher du soleil.. C'est possible ou pas vous pensez :)
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Armonia (Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli et Dubrovnik) en mai 2013 English translation pending
Bonsoir,
Nouvelle croisière achevée, nouveau compte-rendu à donner.
Au progamme de cette nouvelle croisière, la découverte du MSC Armonia et de nouvelles escales : Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli, Dubrovnik et retour Venise.
Comme nous étions seuls à l'époque du forum à prendre cette croisière, j'ai regroupé les différentes informations recueillies ici ou ailleurs pour préparer cette croisière dans ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_croatie_montenegro_msc_armonia_en_juin_D5953561/
Je ne ferai pas aussi détaillé que ce que je faisais jusqu'à présent car j'ai moins de temps malheureusement à y consacrer dorénavant.
Bonne lecture
Catherine
Nouvelle croisière achevée, nouveau compte-rendu à donner.
Au progamme de cette nouvelle croisière, la découverte du MSC Armonia et de nouvelles escales : Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli, Dubrovnik et retour Venise.
Comme nous étions seuls à l'époque du forum à prendre cette croisière, j'ai regroupé les différentes informations recueillies ici ou ailleurs pour préparer cette croisière dans ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_croatie_montenegro_msc_armonia_en_juin_D5953561/
Je ne ferai pas aussi détaillé que ce que je faisais jusqu'à présent car j'ai moins de temps malheureusement à y consacrer dorénavant.
Bonne lecture
Catherine
Escapades catalanes English translation pending
Bonjour,
Je démarre ici le carnet de notre city-trip de quatre jours du 30 avril au 3 mai 2013 dans la capitale catalane, Barcelone. Commençons par le commencement.
Brève présentation des personnages : Moi, jeune adulte profitant d'une pause dans ses études, grand organisateur (en toute modestie comme vous le voyez 😉), raison de sa présence : voir Gaudi.
Ma mère, une maman quoi, grande financière (merci encore mille fois pour ce voyage 🙂), raison de sa présence : manger des tapas.
Ma sœur, femelle adolescente de 16 ans, grande enquiquineuse (mais non, je rigole 😏), raison de sa présence : faire du shopping.
Mon frère, petit enfant de 9 ans, grand admirateur de foot (logiquement il a soutenu le Bayern 🤪), raison de sa présence : voir Messi.
Pourquoi Barcelone ? :
Au départ, le but premier était d'aller en Égypte avec mon père, malheureusement, celui-ci n'a pas pu se libérer à cette période et nous avons donc annulé ce voyage car cela aurait été dommage de partir sans lui. Rester à trouver une autre destination, les températures glaciales qui régnaient alors en France nous ont convaincu de partir vers le sud, et comme nous ne connaissions pas l'Espagne... Bingo ! Barcelone s'imposa à nous comme une évidence.
Transports :
Nous avons utilisé Air France depuis Roissy. Malheureusement, retard à l'aller (qui a été rattrapé), et au retour. Mais bon, on avait une promo sur AF donc... Sur place, taxi pour rejoindre et partir de l'aéroport (l'aérobus n'étant pas bon marché pour nous quatre), et métro pour les autres déplacements. Nous avons aussi pris le train pour rejoindre Montserrat, mais j'en reparlerai.
Hébergement:
Encore une fois, à quatre l'hôtel revient bien trop cher, nous avons donc loué un appartement via le site Homelidays. L'appartement, situé dans le centre dans la rue du Palau Guell, était assez petit et peu lumineux mais pour ce que nous comptions en faire (dormir) c'était parfait.
Restauration :
Tapas, Tapas, Tapas, ... En deux mots bon marché et super bon 😎 (bon OK ça fait quatre mots), je décrirai les restaurant au fur et à mesure mais sachez déjà que de ce point de vue là Barcelone nous à laisser un excellent souvenir. Ah les pains à la tomates, les « patatas bravas », les anchois, les poivrons.... 😇😇 Rien que d'y repenser j'en ai l'eau à la bouche...
Bon, c'est parti pour le carnet de voyage, Bonne chance 🙂 :
Premier jour:
On arrive donc dans la capitale catalane à 15h30, premier problème, j'avais dit au loueur de venir à 16h30, nous voilà donc à poireauter pendant une heure 😕. Heureusement, l'appartement est juste à côte du Palau Guell, on profite donc du temps pour admirer l'architecture de cette œuvre de jeunesse de Gaudi.
balustrade faite par Gaudi
corbeilles de fruits en pierre
Après ½ heure d'attente, nous prenons enfin possession de notre lieu de vie et nous dirigeons presque aussitôt vers la cathédrale et le Bari Gotic, le centre historique de Barcelone. On traverse la Rambla, atteignons la Plaça Reial (ou ma mère à aussitôt envie d'y prendre le petit déjeuner le lendemain), puis continuons vers la plaça Sant Jaume, siège de la Generalitat (le gouvernement catalan).
les lampadaires de la Plaça Reial
Enfin la cathédrale, magnifique exemple du gothique catalan. On monte sur les toits d'où nous avons une superbe vue sur la ville. On se repose un peu sur la place en dégustant des glaces, c'est parfait ! 😎
le cloitre de la cathédrale
la nef de la cathédrale
les toits de Barcelone
mais qu'est ce donc ?
Puis, direction le Palau de la Musica Catalana, pour résoudre un problème de billet. En effet, lors de la réservation, j'avais par erreur pris les billets pour le 30 mars, nous avons donc un mois de retard. Forcément, rien ne peut être fait et nous sommes forcés de racheter les tickets pour vendredi, l'affaire nous aura couté 100€, ça m'apprendra !
On revient par la Rambla, et dinons à Irati près de Santa Maria del Pi, on dévore les super Tapas, tellement bonne que l'on s'imagine que l'addition sera salé. Mais non ! A 2€ la Tapas, on en a pour 10€ par personne environ, un super rapport qualité/prix 😎 !
un dragon sur la Rambla
le marché de la Boqueria
Voila, c'est fini pour le moment, je posterai la suite plus tard 🙂.
Je démarre ici le carnet de notre city-trip de quatre jours du 30 avril au 3 mai 2013 dans la capitale catalane, Barcelone. Commençons par le commencement.
Brève présentation des personnages : Moi, jeune adulte profitant d'une pause dans ses études, grand organisateur (en toute modestie comme vous le voyez 😉), raison de sa présence : voir Gaudi.
Ma mère, une maman quoi, grande financière (merci encore mille fois pour ce voyage 🙂), raison de sa présence : manger des tapas.
Ma sœur, femelle adolescente de 16 ans, grande enquiquineuse (mais non, je rigole 😏), raison de sa présence : faire du shopping.
Mon frère, petit enfant de 9 ans, grand admirateur de foot (logiquement il a soutenu le Bayern 🤪), raison de sa présence : voir Messi.
Pourquoi Barcelone ? :
Au départ, le but premier était d'aller en Égypte avec mon père, malheureusement, celui-ci n'a pas pu se libérer à cette période et nous avons donc annulé ce voyage car cela aurait été dommage de partir sans lui. Rester à trouver une autre destination, les températures glaciales qui régnaient alors en France nous ont convaincu de partir vers le sud, et comme nous ne connaissions pas l'Espagne... Bingo ! Barcelone s'imposa à nous comme une évidence.
Transports :
Nous avons utilisé Air France depuis Roissy. Malheureusement, retard à l'aller (qui a été rattrapé), et au retour. Mais bon, on avait une promo sur AF donc... Sur place, taxi pour rejoindre et partir de l'aéroport (l'aérobus n'étant pas bon marché pour nous quatre), et métro pour les autres déplacements. Nous avons aussi pris le train pour rejoindre Montserrat, mais j'en reparlerai.
Hébergement:
Encore une fois, à quatre l'hôtel revient bien trop cher, nous avons donc loué un appartement via le site Homelidays. L'appartement, situé dans le centre dans la rue du Palau Guell, était assez petit et peu lumineux mais pour ce que nous comptions en faire (dormir) c'était parfait.
Restauration :
Tapas, Tapas, Tapas, ... En deux mots bon marché et super bon 😎 (bon OK ça fait quatre mots), je décrirai les restaurant au fur et à mesure mais sachez déjà que de ce point de vue là Barcelone nous à laisser un excellent souvenir. Ah les pains à la tomates, les « patatas bravas », les anchois, les poivrons.... 😇😇 Rien que d'y repenser j'en ai l'eau à la bouche...
Bon, c'est parti pour le carnet de voyage, Bonne chance 🙂 :
Premier jour:
On arrive donc dans la capitale catalane à 15h30, premier problème, j'avais dit au loueur de venir à 16h30, nous voilà donc à poireauter pendant une heure 😕. Heureusement, l'appartement est juste à côte du Palau Guell, on profite donc du temps pour admirer l'architecture de cette œuvre de jeunesse de Gaudi.
balustrade faite par Gaudi
corbeilles de fruits en pierreAprès ½ heure d'attente, nous prenons enfin possession de notre lieu de vie et nous dirigeons presque aussitôt vers la cathédrale et le Bari Gotic, le centre historique de Barcelone. On traverse la Rambla, atteignons la Plaça Reial (ou ma mère à aussitôt envie d'y prendre le petit déjeuner le lendemain), puis continuons vers la plaça Sant Jaume, siège de la Generalitat (le gouvernement catalan).
les lampadaires de la Plaça ReialEnfin la cathédrale, magnifique exemple du gothique catalan. On monte sur les toits d'où nous avons une superbe vue sur la ville. On se repose un peu sur la place en dégustant des glaces, c'est parfait ! 😎
le cloitre de la cathédrale
la nef de la cathédrale
les toits de Barcelone
mais qu'est ce donc ?Puis, direction le Palau de la Musica Catalana, pour résoudre un problème de billet. En effet, lors de la réservation, j'avais par erreur pris les billets pour le 30 mars, nous avons donc un mois de retard. Forcément, rien ne peut être fait et nous sommes forcés de racheter les tickets pour vendredi, l'affaire nous aura couté 100€, ça m'apprendra !
On revient par la Rambla, et dinons à Irati près de Santa Maria del Pi, on dévore les super Tapas, tellement bonne que l'on s'imagine que l'addition sera salé. Mais non ! A 2€ la Tapas, on en a pour 10€ par personne environ, un super rapport qualité/prix 😎 !
un dragon sur la Rambla
le marché de la BoqueriaVoila, c'est fini pour le moment, je posterai la suite plus tard 🙂.
Croisière transatlantique MSC Musica en novembre 2013 English translation pending
Bonjour
Pascale et moi partirons pour 3 semaines sur le Musica en Novembre 2013.
Avis à tout les membres qui ont envie d'en discuter.
A bientot😏
Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
Croisière à bord du Kong Harald de Hurtigruten du 1er au 12 mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Le virus inoculé par Paul en 2010 s'est réactivé ... aussi nous partirons sur les Côtes Norvégiennes à bord du Kong Harald, du 1er au 12 Mars 2014 pour la croisière Bergen-Kirkenes-Bergen. Ce que nous avons déjà fait en Juin, nous voulions le refaire, mais en hiver et à coup sûr ce sera une nouvelle découverte. Pour le voyage, vols KLM Luxembourg-Oslo AR. Habitant Nancy, cet aéroport n'est qu'à 1h30 maxi de chez nous. Les trajets Oslo-Bergen et retour se feront en train. Merci Sarnia pour tes commentaires sur cette ligne et même hôtel que toi à Oslo. Côté excursions : Bien sûr le Cap Nord ! enneigé ce doit être magique !!! Nous voulions faire celle en traineau à chiens à Kirkenes quand je me suis aperçue qu'elle était cotée 3 : Bonne forme physique, aie ! A notre âge et avec une SPA je préfère ne pas tenter le diable... alors nous nous rabattrons sur l'Hôtel de glace et les rennes du Parc Gabba ! Et, comme tout le monde, au cours de ce trajet nous espérons voir des aurores boréales...! J'en ai une à mon actif, en pleine nuit dans les plaines de la Saskatchewan au cours d'une croisière ferroviaire entre Toronto et Vancouver. Une symphonie de vert et de rose !!! Magnifique ! Nous sommes quand même quelque peu déçus car nous voulions une cabine N sur le pont 3 à l'avant du bateau, or toutes ces cabines sont déjà retenues par des groupes ! nous serons sur le pont 3 mais la 358 au dessus du pont voiture et nous craignons le bruit ... Qu'en pensez-vous ? A bientôt de vous lire, vos conseils seront les bienvenus ! Bien Cordialement. Yvette.
Le virus inoculé par Paul en 2010 s'est réactivé ... aussi nous partirons sur les Côtes Norvégiennes à bord du Kong Harald, du 1er au 12 Mars 2014 pour la croisière Bergen-Kirkenes-Bergen. Ce que nous avons déjà fait en Juin, nous voulions le refaire, mais en hiver et à coup sûr ce sera une nouvelle découverte. Pour le voyage, vols KLM Luxembourg-Oslo AR. Habitant Nancy, cet aéroport n'est qu'à 1h30 maxi de chez nous. Les trajets Oslo-Bergen et retour se feront en train. Merci Sarnia pour tes commentaires sur cette ligne et même hôtel que toi à Oslo. Côté excursions : Bien sûr le Cap Nord ! enneigé ce doit être magique !!! Nous voulions faire celle en traineau à chiens à Kirkenes quand je me suis aperçue qu'elle était cotée 3 : Bonne forme physique, aie ! A notre âge et avec une SPA je préfère ne pas tenter le diable... alors nous nous rabattrons sur l'Hôtel de glace et les rennes du Parc Gabba ! Et, comme tout le monde, au cours de ce trajet nous espérons voir des aurores boréales...! J'en ai une à mon actif, en pleine nuit dans les plaines de la Saskatchewan au cours d'une croisière ferroviaire entre Toronto et Vancouver. Une symphonie de vert et de rose !!! Magnifique ! Nous sommes quand même quelque peu déçus car nous voulions une cabine N sur le pont 3 à l'avant du bateau, or toutes ces cabines sont déjà retenues par des groupes ! nous serons sur le pont 3 mais la 358 au dessus du pont voiture et nous craignons le bruit ... Qu'en pensez-vous ? A bientôt de vous lire, vos conseils seront les bienvenus ! Bien Cordialement. Yvette.
Retour Costa Atlantica Dubaï/Singapour en avril 2013 English translation pending
Et oui c'est déjà fini !!!! Le CR sera pour un peu plus tard, mais je peux déjà donner mon impression générale.
Itinéraire magnifique, le bateau impeccable. Nous nous sommes retrouvés à plusieurs membres de VF et on a tout de suite sympathisé.
Les bémols : organisation désastreuse des débarquements en chaloupes et mauvais timing lors des départs en excursions. Et puis les vols de retour qui ont été changés sans que nous en soyons prévenus. C'était bien la peine de prendre les vols avec Costa.
Donc à + pour le CR et un grand coucou à Nathalie, Alain, Quentin, Hervé, Josiane, Isabelle et tous les autres
Croisière Croatie - Monténégro sur le MSC Armonia en juin English translation pending
nous faisons croisière sur bateau msc armonia croatie monténégro du 7 au 14 juin au départ de Venise .Je cherche des renseignements sur les excursions (nous voulons éviter les excursions avec MSC) Cherche aussi des personnes partant aux mêmes dates que nous .Merci pour vos réponses
Nouvel itinéraire MSC Sinfonia en juillet 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en juillet prochain en famille sur le SINFONIA et vais découvrir le nouvel itinéraire proposé par MSC (Mahon, Olbia, Salernes notamment). Je suis à la recherche d'infos sur le navire, je sais qu'il n'est plus tout jeune. Les prestations MSC qui, à mon sens, sont supérieures globalement à celle de Costa seront-elles équivalentes en termes de services à ce que l'on peut-trouver sur les unités MSC plus récentes ?
Merci de votre aide.
Cordialement.
Je pars en juillet prochain en famille sur le SINFONIA et vais découvrir le nouvel itinéraire proposé par MSC (Mahon, Olbia, Salernes notamment). Je suis à la recherche d'infos sur le navire, je sais qu'il n'est plus tout jeune. Les prestations MSC qui, à mon sens, sont supérieures globalement à celle de Costa seront-elles équivalentes en termes de services à ce que l'on peut-trouver sur les unités MSC plus récentes ?
Merci de votre aide.
Cordialement.
Equipements et activités proposés sur MSC Preziosa? English translation pending
Bonjour à tous 😎
Je pars sur le MSC Preziosa au départ de Marseille le 1er juin.
Je n'arrive pas à trouver les activités qui seront sur le paquebot (terrain de sport par exemple) en dehors du fameux toboggan!!!
Pourriez vous me dire si vous avez des informations? Notamment sur les activités proposées lors de la journée en mer!
Merci beaucoup
Je pars sur le MSC Preziosa au départ de Marseille le 1er juin.
Je n'arrive pas à trouver les activités qui seront sur le paquebot (terrain de sport par exemple) en dehors du fameux toboggan!!!
Pourriez vous me dire si vous avez des informations? Notamment sur les activités proposées lors de la journée en mer!
Merci beaucoup
Compte rendu de ma croisière sur le Serena avec les petits enfants du 13 au 20 avril 2013 English translation pending
COMPTE RENDU DE MA CROISIERE EN MEDITERRANEE OCCIDENTALE SUR LE COSTA SERENA 13 AVRIL 2013 AVEC LES PETITS ENFANTS
J. -21 A force de surfer sur VF, j'ai soudain la révélation ; et si j'emmenais les petits enfants en croisière pendant les vacances de printemps ? Sitôt dit, sitôt fait : me voilà plongée dans les promos et je trouve la croisière idéale ; j'en informe les "trolls" (7 et 8 ans) qui poussent des cris de joie. A présent, je passe à la réservation ; pour la 1re fois je fais appel à une agence bien connue ici (d'habitude je passe directement par Costa) et voilà que l'employée m'indique que sans passeport, les enfants ne peuvent voyager avec moi, même s'ils sont titulaires d'une carte d'identité. L'autorisation de sortie du territoire est supprimée depuis le 1er janvier et théoriquement, la carte d'identité suffit car nous restons dans l'espace Schengen - En pratique, non, d'après les dires de l'agence qui a l'habitude des croisières. Je suspends donc la réservation mais les enfants vont être bigrement déçus. Je confirme donc la croisière. Nous bénéficions d'un tarif flash : moi et l'un des enfants payons le tarif adulte et le 2e enfant paye les taxes soit 115 € pour une semaine ; nous logerons à 3 dans une cabine vue extérieure ; je ne connais pas ce type de cabine. Le numéro de la cabine me sera communiqué ultérieurement. (système de la cabine garantie).
J -20. Le marathon commence donc pour l'obtention des passeports ; la mairie principale ne peut donner de RV qu'avec un délai assez long pour le dépôt des papiers ; elle nous oriente vers la mairie d'une petite commune voisine où les enfants se rendent (leur présence est obligatoire) avec le papa et les papiers nécessaires : imprimé à tirer sur Internet (sur l'ordinateur du demandeur et imprimé bien "droit") ou à retirer à la mairie - cartes d'identité des enfants - papier d'identité du parent (père ou mère) qui doit être présent - justificatif de domicile - 2 photos réglementaires par enfant - 2 timbres fiscaux à 17 €. Mission accomplie - Croisons les doigts pour que l'administration soit efficace.
Les jours suivants
Je consulte activement les compte rendu des internautes pour paufiner le circuit merci aux forumeurs pour tous leurs tuyaux ! Le départ se fait de Marseille ; pas de problème, nous résidons à proximité et les parents nous conduiront au port. La première escale est Savone ; ce sera journée "détente" (?) à bord avec découverte du bateau. Un petit tour en ville et visite d'une super boutique située sur le port et recommandée par des élégantes de VF. La 2e escale est Civitavecchia. Les 2 sites que je souhaite visiter à Rome sont le Vatican et le Colisée ; je passerai par Costa pour être tranquille Palerme : tour de ville en petit train Palma de Majorque : on improvisera Valence : visite de la cité des Sciences par nos propres moyens. L'avenir nous dira si nous menons ces projets à bien. En prévision de la traditionnelle soirée italienne à bord, j'achète des rubans rouge vert et blanc et 2 masques blancs, à peindre aux couleurs de l'Italie pour amuser les enfants.
J -9 Hourra les passeports de enfants sont prêts ! Soulagement. J'enregistre la réservation ; l'agence me communique mon numéro de cabine ; bonne surprise, nous sommes surclassés : cabine avec balcon au pont 7. Rapide coup d'oeil sur le plan du bateau ; l'emplacement a l'air correct.
Jour J Arrivés à la gare maritime à 14 h, nous montons tout de suite à bord ; je présente les cartes d'identité - Aucun souci ; je n'ai même pas sorti ces fichus passeports ! Le bateau est le jumeau du Pacifica que j'ai emprunté en octobre dernier et je me repère tout de suite sans difficulté. Nous prenons une collation au self, puis nous prenons possession de la cabine. Très correcte et fonctionnelle ; la banquette sert de 3e lit mais le couchage est d'une fermeté redoutable pour les lombaires ; je décide d'instaurer un "tour" pour dormir sur cette banquette ; en fin de compte les enfants se sont battus pour y dormir à tour de rôle. Ensuite, c'est l'heure de l'exercice d'évacuation ; évidemment, les petits ont tout de suite découvert le sifflet du gilet de sauvetage ; je constate que nous sommes nombreux à avoir embarqué à Marseille et il y a beaucoup de familles avec de enfants, vacances scolaires obligent. De retour dans la cabine nous attendent une bouteille de vin pétillant et un plateau de fruits ; petit garçon commence par prendre du raisin ... pour le jeter aux poissons depuis le balcon ; je mets donc les choses au point et donne moultes consignes de bonne conduite (on peut toujours rêver). Je vais ensuite à la réunion d'information concernant le club enfant. Je remplis le formulaire d'inscription ; on nous remet le programme de la semaine et 2 bracelets plastiques sur lesquels est noté le numéro de la cabine. Conseil : prévoir du ruban adhésif pour maintenir le bracelet toute la semaine. Nous dînons au 1er service ; on nous attribue une table individuelle ; les enfants reçoivent un menu spécial ; le service est très long et il faut occuper les enfants. Conseil : prendre des crayons de couleur pour colorier le menu sur la page prévue à cet effet. Nous assistons ensuite à un joli spectacle présenté par la troupe du Costa Séréna de 21 h 15 à 22 h.
Escale à Savone Après une grasse matinée bien méritée, les enfants sont accueillis au club ; il y a des animatrices francophones et la majorité des enfants sont français. Après le déjeuner, nous partons à la découverte de Savone et empruntons le petit train qui attendait au pied du bateau (7 €/personne) - encore une épreuve pour les lombaires ! En fait, cette escale ne présente pas un grand intérêt.
Escale à Rome J'ai réservé sur internet l'excursion Costa "Musées du Vatican et forum romain". J'ai retrouvé les billets dans ma cabine. Lever à 6 h 45. A 8h on nous remet le numéro du bus ; celui-ci part à 8 h 20 et nous arrivons au Vatican vers 10 h. Des queues impressionnantes stationnent aux abords du musée ; une guide nous remet un boitier et des écouteurs et nous entrons sans attendre dans les lieux ; nous arpentons une succession de galeries en compagnie d'une foule de touristes et je suis stressée : je ne dois pas perdre de vue les enfants et la guide ; donc pas le temps de s'extasier sur les oeuvres d'art ; on ne s'arrête que dans la chapelle Sixtine durant 15 minutes et là vraiment ça vaut le coup ! Puis nous sortons directement dans la basilique Saint Pierre que nous visitons librement. Au bout de 20 minutes on retrouve la guide qui nous mène dans une cave pour un repas que j'ai trouvé particulièrement mauvais de 13 h 30 à 14 h 45 - Retour au bus qui nous fait faire un rapide tour de ville puis nous marchons jusqu'au Colisée - Départ de Rome à 16 h 30. Les enfants ont trouvé la visite intéressante, seul regret, pas de combat de gladiateurs...
Escale à Palerme Le matin, nous prenons notre temps ; les enfants s'amusent comme des fous à la piscine ; je regrette d'ailleurs de n'avoir pris qu'un maillot pour eux car ils ont passé beaucoup de temps à barboter durant la croisière. Après le déjeûner, nous partons pour une visite de la ville ; nous sommes assaillis par des personnes qui nous proposent des tours en taxi ou en calèche. Nous décidons de prendre le petit train. Un cocher nous fait une offre qui correspond à 10 euros près au tarif du petit train (soit 40 €) ; les enfants sont ravis de monter dans la calèche qui nous emmène à travers la ville ; petit garçon me fait remarquer que c'est bien délabré lorsque l'on passe dans le quartier des artisans ; c'est aussi mon avis.
Jour en mer Petite fille s'est plaint hier soir d'avoir mal à la cheville ; à force de sauter comme une chèvre, elle a dérapé dans l'escalier et ressent des douleurs vives; je vais donc visiter le niveau 0, à savoir le cabinet médical. La réceptionniste m'indique tout de suite le tarif (52 €) - Le médecin et son assistante qui parle bien le français nous accueillent très gentiment ; il me rassure ; pas de gravité ; il bande le pied et conseille le repos. Un agent de sécurité survient alors et remplit un papier d'enquête sur les circonstances de l'incident ; elle prend des photos du pied, de la chaussure, de la semelle de la chaussure et de l'endroit où s'est passé la chute. On ne me fait pas payer la consultation. Petit garçon va donc au club et à la piscine pendant que petite fille garde le lit durant la journée. Le soir : soirée de gala précédée d'un cocktail
Escale à Palma de Majorque Petite fille a retrouvé l'usage de son pied - Après le petit déjeuner, nous prenons la navette Costa pour nous rendre en ville distante de 3 km (6/personne). Nous visitons la magnifique cathédrale (6€ l'entrée, gratuit pour les enfants) et faisons une promenade dans le quartier ancien. Nous sommes conviés au cocktail du club Costa Le soir : soirée italienne ; les enfants ont bricolé leurs masques en les peignant aux couleurs de l'Italie et se maquillent en vert, blanc rouge. Bonne ambiance au restaurant où les serveurs font leur show.
Escale à Valence Après le petit déjeuner, nous prenons un taxi (9€) pour le musée océanographique ; (69 € pour 1 adulte et 2 enfants) - Les petits sont ravis et je dois avouer que l'ensemble est bien conçu ; j'ai beaucoup apprécié les installations ; à midi, spectacle des dauphins qui fait toujours son petit effet. Retour sur le bateau en taxi. Nous sommes convoqués au cabinet médical pour voir l'évolution de la foulure. Le soir : Soirée du commandant
Retour en France En raison d'un vent violent, nous débarquons à la Seyne sur Mer au lieu de Marseille, ce qui n'est pas un inconvénient pour moi.
Conclusion : Tout mon programme a été axé sur les enfants ; je n'ai participé à aucune soirée et je ne peux donc rien dire sur l'ambiance après 22 h. Je suis très satisfaite de cette semaine qui a passé très très vite - Ayant déjà effectué des croisières, je savais à quoi m'attendre. Nous avons vécu à notre rythme. Très bon rapport qualité prix. Nourriture pas très raffinée mais convenable. Le choix des plats est vaste. Un petit bémol pour l'odeur de cigarette assez présente dans le grand salon ; mais c'est récurrent sur les bateaux Costa. J'ai pris le forfait eaux minérales que je n'ai pas consommé en entier car à midi on prenait l'eau au distributeur. Nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe ce qui a été pour beaucoup dans la réussite de cette croisière. Un dernier conseil, prendre une multi prise pour recharger les appareils photos, iphone etc.
J. -21 A force de surfer sur VF, j'ai soudain la révélation ; et si j'emmenais les petits enfants en croisière pendant les vacances de printemps ? Sitôt dit, sitôt fait : me voilà plongée dans les promos et je trouve la croisière idéale ; j'en informe les "trolls" (7 et 8 ans) qui poussent des cris de joie. A présent, je passe à la réservation ; pour la 1re fois je fais appel à une agence bien connue ici (d'habitude je passe directement par Costa) et voilà que l'employée m'indique que sans passeport, les enfants ne peuvent voyager avec moi, même s'ils sont titulaires d'une carte d'identité. L'autorisation de sortie du territoire est supprimée depuis le 1er janvier et théoriquement, la carte d'identité suffit car nous restons dans l'espace Schengen - En pratique, non, d'après les dires de l'agence qui a l'habitude des croisières. Je suspends donc la réservation mais les enfants vont être bigrement déçus. Je confirme donc la croisière. Nous bénéficions d'un tarif flash : moi et l'un des enfants payons le tarif adulte et le 2e enfant paye les taxes soit 115 € pour une semaine ; nous logerons à 3 dans une cabine vue extérieure ; je ne connais pas ce type de cabine. Le numéro de la cabine me sera communiqué ultérieurement. (système de la cabine garantie).
J -20. Le marathon commence donc pour l'obtention des passeports ; la mairie principale ne peut donner de RV qu'avec un délai assez long pour le dépôt des papiers ; elle nous oriente vers la mairie d'une petite commune voisine où les enfants se rendent (leur présence est obligatoire) avec le papa et les papiers nécessaires : imprimé à tirer sur Internet (sur l'ordinateur du demandeur et imprimé bien "droit") ou à retirer à la mairie - cartes d'identité des enfants - papier d'identité du parent (père ou mère) qui doit être présent - justificatif de domicile - 2 photos réglementaires par enfant - 2 timbres fiscaux à 17 €. Mission accomplie - Croisons les doigts pour que l'administration soit efficace.
Les jours suivants
Je consulte activement les compte rendu des internautes pour paufiner le circuit merci aux forumeurs pour tous leurs tuyaux ! Le départ se fait de Marseille ; pas de problème, nous résidons à proximité et les parents nous conduiront au port. La première escale est Savone ; ce sera journée "détente" (?) à bord avec découverte du bateau. Un petit tour en ville et visite d'une super boutique située sur le port et recommandée par des élégantes de VF. La 2e escale est Civitavecchia. Les 2 sites que je souhaite visiter à Rome sont le Vatican et le Colisée ; je passerai par Costa pour être tranquille Palerme : tour de ville en petit train Palma de Majorque : on improvisera Valence : visite de la cité des Sciences par nos propres moyens. L'avenir nous dira si nous menons ces projets à bien. En prévision de la traditionnelle soirée italienne à bord, j'achète des rubans rouge vert et blanc et 2 masques blancs, à peindre aux couleurs de l'Italie pour amuser les enfants.
J -9 Hourra les passeports de enfants sont prêts ! Soulagement. J'enregistre la réservation ; l'agence me communique mon numéro de cabine ; bonne surprise, nous sommes surclassés : cabine avec balcon au pont 7. Rapide coup d'oeil sur le plan du bateau ; l'emplacement a l'air correct.
Jour J Arrivés à la gare maritime à 14 h, nous montons tout de suite à bord ; je présente les cartes d'identité - Aucun souci ; je n'ai même pas sorti ces fichus passeports ! Le bateau est le jumeau du Pacifica que j'ai emprunté en octobre dernier et je me repère tout de suite sans difficulté. Nous prenons une collation au self, puis nous prenons possession de la cabine. Très correcte et fonctionnelle ; la banquette sert de 3e lit mais le couchage est d'une fermeté redoutable pour les lombaires ; je décide d'instaurer un "tour" pour dormir sur cette banquette ; en fin de compte les enfants se sont battus pour y dormir à tour de rôle. Ensuite, c'est l'heure de l'exercice d'évacuation ; évidemment, les petits ont tout de suite découvert le sifflet du gilet de sauvetage ; je constate que nous sommes nombreux à avoir embarqué à Marseille et il y a beaucoup de familles avec de enfants, vacances scolaires obligent. De retour dans la cabine nous attendent une bouteille de vin pétillant et un plateau de fruits ; petit garçon commence par prendre du raisin ... pour le jeter aux poissons depuis le balcon ; je mets donc les choses au point et donne moultes consignes de bonne conduite (on peut toujours rêver). Je vais ensuite à la réunion d'information concernant le club enfant. Je remplis le formulaire d'inscription ; on nous remet le programme de la semaine et 2 bracelets plastiques sur lesquels est noté le numéro de la cabine. Conseil : prévoir du ruban adhésif pour maintenir le bracelet toute la semaine. Nous dînons au 1er service ; on nous attribue une table individuelle ; les enfants reçoivent un menu spécial ; le service est très long et il faut occuper les enfants. Conseil : prendre des crayons de couleur pour colorier le menu sur la page prévue à cet effet. Nous assistons ensuite à un joli spectacle présenté par la troupe du Costa Séréna de 21 h 15 à 22 h.
Escale à Savone Après une grasse matinée bien méritée, les enfants sont accueillis au club ; il y a des animatrices francophones et la majorité des enfants sont français. Après le déjeuner, nous partons à la découverte de Savone et empruntons le petit train qui attendait au pied du bateau (7 €/personne) - encore une épreuve pour les lombaires ! En fait, cette escale ne présente pas un grand intérêt.
Escale à Rome J'ai réservé sur internet l'excursion Costa "Musées du Vatican et forum romain". J'ai retrouvé les billets dans ma cabine. Lever à 6 h 45. A 8h on nous remet le numéro du bus ; celui-ci part à 8 h 20 et nous arrivons au Vatican vers 10 h. Des queues impressionnantes stationnent aux abords du musée ; une guide nous remet un boitier et des écouteurs et nous entrons sans attendre dans les lieux ; nous arpentons une succession de galeries en compagnie d'une foule de touristes et je suis stressée : je ne dois pas perdre de vue les enfants et la guide ; donc pas le temps de s'extasier sur les oeuvres d'art ; on ne s'arrête que dans la chapelle Sixtine durant 15 minutes et là vraiment ça vaut le coup ! Puis nous sortons directement dans la basilique Saint Pierre que nous visitons librement. Au bout de 20 minutes on retrouve la guide qui nous mène dans une cave pour un repas que j'ai trouvé particulièrement mauvais de 13 h 30 à 14 h 45 - Retour au bus qui nous fait faire un rapide tour de ville puis nous marchons jusqu'au Colisée - Départ de Rome à 16 h 30. Les enfants ont trouvé la visite intéressante, seul regret, pas de combat de gladiateurs...
Escale à Palerme Le matin, nous prenons notre temps ; les enfants s'amusent comme des fous à la piscine ; je regrette d'ailleurs de n'avoir pris qu'un maillot pour eux car ils ont passé beaucoup de temps à barboter durant la croisière. Après le déjeûner, nous partons pour une visite de la ville ; nous sommes assaillis par des personnes qui nous proposent des tours en taxi ou en calèche. Nous décidons de prendre le petit train. Un cocher nous fait une offre qui correspond à 10 euros près au tarif du petit train (soit 40 €) ; les enfants sont ravis de monter dans la calèche qui nous emmène à travers la ville ; petit garçon me fait remarquer que c'est bien délabré lorsque l'on passe dans le quartier des artisans ; c'est aussi mon avis.
Jour en mer Petite fille s'est plaint hier soir d'avoir mal à la cheville ; à force de sauter comme une chèvre, elle a dérapé dans l'escalier et ressent des douleurs vives; je vais donc visiter le niveau 0, à savoir le cabinet médical. La réceptionniste m'indique tout de suite le tarif (52 €) - Le médecin et son assistante qui parle bien le français nous accueillent très gentiment ; il me rassure ; pas de gravité ; il bande le pied et conseille le repos. Un agent de sécurité survient alors et remplit un papier d'enquête sur les circonstances de l'incident ; elle prend des photos du pied, de la chaussure, de la semelle de la chaussure et de l'endroit où s'est passé la chute. On ne me fait pas payer la consultation. Petit garçon va donc au club et à la piscine pendant que petite fille garde le lit durant la journée. Le soir : soirée de gala précédée d'un cocktail
Escale à Palma de Majorque Petite fille a retrouvé l'usage de son pied - Après le petit déjeuner, nous prenons la navette Costa pour nous rendre en ville distante de 3 km (6/personne). Nous visitons la magnifique cathédrale (6€ l'entrée, gratuit pour les enfants) et faisons une promenade dans le quartier ancien. Nous sommes conviés au cocktail du club Costa Le soir : soirée italienne ; les enfants ont bricolé leurs masques en les peignant aux couleurs de l'Italie et se maquillent en vert, blanc rouge. Bonne ambiance au restaurant où les serveurs font leur show.
Escale à Valence Après le petit déjeuner, nous prenons un taxi (9€) pour le musée océanographique ; (69 € pour 1 adulte et 2 enfants) - Les petits sont ravis et je dois avouer que l'ensemble est bien conçu ; j'ai beaucoup apprécié les installations ; à midi, spectacle des dauphins qui fait toujours son petit effet. Retour sur le bateau en taxi. Nous sommes convoqués au cabinet médical pour voir l'évolution de la foulure. Le soir : Soirée du commandant
Retour en France En raison d'un vent violent, nous débarquons à la Seyne sur Mer au lieu de Marseille, ce qui n'est pas un inconvénient pour moi.
Conclusion : Tout mon programme a été axé sur les enfants ; je n'ai participé à aucune soirée et je ne peux donc rien dire sur l'ambiance après 22 h. Je suis très satisfaite de cette semaine qui a passé très très vite - Ayant déjà effectué des croisières, je savais à quoi m'attendre. Nous avons vécu à notre rythme. Très bon rapport qualité prix. Nourriture pas très raffinée mais convenable. Le choix des plats est vaste. Un petit bémol pour l'odeur de cigarette assez présente dans le grand salon ; mais c'est récurrent sur les bateaux Costa. J'ai pris le forfait eaux minérales que je n'ai pas consommé en entier car à midi on prenait l'eau au distributeur. Nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe ce qui a été pour beaucoup dans la réussite de cette croisière. Un dernier conseil, prendre une multi prise pour recharger les appareils photos, iphone etc.
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
Le choix de la destination -la préparation:
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Séjour près de Tromso – Mars 2013 English translation pending
Séjour près de Tromso – Mars 2013
Après avoir déjà profité 2 fois de la Norvège l’été, cette année nous y sommes donc allés l’hiver…
Il a fallu plusieurs années de réflexions pour convaincre toute la famille d’aller dans un pays « froid » l’hiver et surtout rouler sur des routes forcement enneigées…
Cette année étant annoncée comme une des bonnes années pour les aurores boréales, nous avons donc sautés le pas ! (A priori il existe un cycle de 12-13 ans où les vents solaires sont plus forts et donc les aurores boréales plus importantes…).
Ce séjour nous a beaucoup plus, la Norvège l’hiver, c’est magnifique …Je suis très contente d’avoir vu ces paysages enneigés, les fjords gelés…
Tromso : Situé dans la zone où les aurores sont « toujours » visibles, sous réserve que le temps soit dégagé - les aurores se formant à environ 150km au dessus du sol, donc au dessus des nuages - le choix de Tromso s’est vite imposé !
Bien que contraint par les vacances scolaires, j’ai choisi la semaine où la lune était la moins visible, pour minimiser l’éclairage la nuit…(cf ce site qui donne les horaires de la lune et du soleil aussi : http://www.timeanddate.com/worldclock/astronomy.html?n=290&month=3&year=2013&obj=moon&afl=-11&day=1)
Finalement la haute saison à Tromso est février/mars, en effet cette période permet de profiter d’un bon ensoleillement la journée (environ 10h) et de longue nuit aussi.
Mais j’ai bien dans l’idée aussi d’y aller en plein hiver, cela doit être une toute autre ambiance…
La location
Nous avons cherché une location plutôt hors de la ville pour pouvoir profiter au mieux des aurores (en étant loin des sources lumineuses que génère une ville). Je voulais une maison indépendante pour nous 4 et au final j’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de choix …
Mais nous avons pu louer une maison pour nous idéale, déjà ventée sur le forum…Holemark gard (référencée sur le site de l’office de tourisme norvégien).
Nous avons bien apprécié son ambiance, notre séjour a été aussi un moment de retrouvailles familiales et donc de jeu (de cartes, de batailles de neige…)
Une première photo 2 en 1 : dès notre arrivée (vers 20h à la maison) nous avons été mis dans l’ambiance :


La maison est celle du grand père de la propriétaire actuelle, qui à l’époque avait 2 vaches , quelques moutons ….La maison est entièrement restaurée et décorée avec beaucoup de charme.
La maison

La maison un soir de tempête de neige

Intérieur cosy , nous avons adoré ce lieu …

J’ai fait quelques recettes norvégiennes, notées du site norvège.fr : crumble au saumon, morue au four …Succès auprès de la famille…
Le fameux poêle (chauffage de la maison) – c’est incroyable comme un si petit poêle peut chauffer toute une maison !

Les vols
Billet réservé en sept.
Aller le 3 mars, un peu long via Copenhague / Trondheim (+stop à Bodo sans descendre !) / Tromso
1 heure de correspondance à chaque fois avec SAS , tout s’est bien passé … juste 1/4 d’h de retard à l’arrivée, mais il ne fallait pas plus car notre loueur de voiture fermait ¾h après notre heure d’atterrissage prévue, ouf !
Retour le 10 mars : plus simple via Oslo uniquement avec SAS toujours.

Atteindre le nord de la Norvège, c’est pas simple…
Voiture / route
Voiture réservée chez Avis, seul prestataire ouvert à notre heure/jour d’arrivée. Après quelques moments d’appréhension, mon conjoint s’est bien fait à la conduite sur les routes +ou – enneigées / glacées…les voitures sont bien équipées et les routes sont sans arrêt entretenue par la DDE locale …
C’est donc assez facile, si le temps est beau et même la nuit…
Le seul problème peut être le temps.. qui a été très changeant pendant notre semaine. Plusieurs fois en fin de journée, il s’est mis à neiger et là plus aucune visibilité (on comprend l’intérêt des piquets rouge le long des route, c’était notre seul guide pour imaginer la route !!)…on s’est même une fois arrêté carrément sur la route (il n’y a pas vraiment de bas coté) des glaçons s’étaient formés sur les essuies glace qui n’essuyaient plus rien du tout …Un peu de stress ce jour là … !
route le jour

la nuit...

sous la neige

Notre séjour
Nous avons donc passé une semaine dans ce très joli chalet – L’objectif essentiel étant l’observations des aurores, nous nous couchions tard, levions tard (ado oblige aussi ! ) …nous avons donc bien profité de cette location et des promenades alentour…
Plusieurs photos d’aurore (pas retouchées !) …Nous en avons vu quasi tout les soirs (sauf le dernier soir), sur le pas de porte de notre location !!...vraiment un lieu idéal…Nous avons donc été assez chanceux, le seul bémol est que l’intensité n’était pas très forte (entre 1 et 2) …donc du coup les photos sont beaucoup plus colorées que la réalité …




photo la nuit, étrange couleur ...
Dans la montagne derrière la location…





chute gelée

Ballade en traineau…
Nous avions réservé depuis la France avec Lyngsfjord Adventure, je ne sais pas si c’était indispensable au final…J’avais choisi cet organisme qui permettait de faire un ballade « assez longue » (2 heures sur un traineau) tout en alternant les mushers …Il y avait au final 4 traineaux lors de la ballade …donc j’ai trouvé cela OK . Paysage magnifique et (chance) temps magnifique aussi
Ensuite il y avait l’indispensable repas lapon…vraiment attrape touriste (bon je l’imaginais bien mais vraiment sans surprise … !)
Cela a été un très bon moment pour nous.




Photo de l’Ile sur laquelle nous étions Kvaloya (en fait une très grande ile !)...



Grotfjord :


Sommaroya (ile de l'été!)

Des rennes au bord de la route

vue depuis l'ile de Tromso

Ersfjordbotn :

Petite Ile d'Hakoya


La ville de Tromso
Nous avons visité le musée de l’université, intéressant et varié : des salles sur la culture lapone – sur le phénomène des aurores – sur la faune…


La cathédrale des Mers arctiques, monument emblématique de la ville

Pour notre dernier soir, nous voulions manger au restaurant plutôt cuisine locale. Je me suis donc laissée attirer par les publicités de Compagniet …finalement un peu trop nouvelle cuisine pour nous (et bien sur quand même assez cher !)…

Conclusion
Un séjour bien dépaysant, calme …Beaucoup de neige …et surtout le plaisir d’avoir vu des aurores boréales
Et comme souvent j’ai lu un livre lié à notre séjour : « Le dernier lapon » : un policier qui vient de sortir et vraiment bien adapté à notre séjour : le roman se passe l’hiver aussi…et permet d’approcher la culture lapone et les relations avec les Norvégiens/ Suédois …un livre intéressant.
A votre disposition pour toute question…
Après avoir déjà profité 2 fois de la Norvège l’été, cette année nous y sommes donc allés l’hiver…
Il a fallu plusieurs années de réflexions pour convaincre toute la famille d’aller dans un pays « froid » l’hiver et surtout rouler sur des routes forcement enneigées…
Cette année étant annoncée comme une des bonnes années pour les aurores boréales, nous avons donc sautés le pas ! (A priori il existe un cycle de 12-13 ans où les vents solaires sont plus forts et donc les aurores boréales plus importantes…).
Ce séjour nous a beaucoup plus, la Norvège l’hiver, c’est magnifique …Je suis très contente d’avoir vu ces paysages enneigés, les fjords gelés…
Tromso : Situé dans la zone où les aurores sont « toujours » visibles, sous réserve que le temps soit dégagé - les aurores se formant à environ 150km au dessus du sol, donc au dessus des nuages - le choix de Tromso s’est vite imposé !
Bien que contraint par les vacances scolaires, j’ai choisi la semaine où la lune était la moins visible, pour minimiser l’éclairage la nuit…(cf ce site qui donne les horaires de la lune et du soleil aussi : http://www.timeanddate.com/worldclock/astronomy.html?n=290&month=3&year=2013&obj=moon&afl=-11&day=1)
Finalement la haute saison à Tromso est février/mars, en effet cette période permet de profiter d’un bon ensoleillement la journée (environ 10h) et de longue nuit aussi.
Mais j’ai bien dans l’idée aussi d’y aller en plein hiver, cela doit être une toute autre ambiance…
La location
Nous avons cherché une location plutôt hors de la ville pour pouvoir profiter au mieux des aurores (en étant loin des sources lumineuses que génère une ville). Je voulais une maison indépendante pour nous 4 et au final j’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de choix …
Mais nous avons pu louer une maison pour nous idéale, déjà ventée sur le forum…Holemark gard (référencée sur le site de l’office de tourisme norvégien).
Nous avons bien apprécié son ambiance, notre séjour a été aussi un moment de retrouvailles familiales et donc de jeu (de cartes, de batailles de neige…)
Une première photo 2 en 1 : dès notre arrivée (vers 20h à la maison) nous avons été mis dans l’ambiance :


La maison est celle du grand père de la propriétaire actuelle, qui à l’époque avait 2 vaches , quelques moutons ….La maison est entièrement restaurée et décorée avec beaucoup de charme.
La maison

La maison un soir de tempête de neige

Intérieur cosy , nous avons adoré ce lieu …

J’ai fait quelques recettes norvégiennes, notées du site norvège.fr : crumble au saumon, morue au four …Succès auprès de la famille…
Le fameux poêle (chauffage de la maison) – c’est incroyable comme un si petit poêle peut chauffer toute une maison !

Les vols
Billet réservé en sept.
Aller le 3 mars, un peu long via Copenhague / Trondheim (+stop à Bodo sans descendre !) / Tromso
1 heure de correspondance à chaque fois avec SAS , tout s’est bien passé … juste 1/4 d’h de retard à l’arrivée, mais il ne fallait pas plus car notre loueur de voiture fermait ¾h après notre heure d’atterrissage prévue, ouf !
Retour le 10 mars : plus simple via Oslo uniquement avec SAS toujours.

Atteindre le nord de la Norvège, c’est pas simple…
Voiture / route
Voiture réservée chez Avis, seul prestataire ouvert à notre heure/jour d’arrivée. Après quelques moments d’appréhension, mon conjoint s’est bien fait à la conduite sur les routes +ou – enneigées / glacées…les voitures sont bien équipées et les routes sont sans arrêt entretenue par la DDE locale …
C’est donc assez facile, si le temps est beau et même la nuit…
Le seul problème peut être le temps.. qui a été très changeant pendant notre semaine. Plusieurs fois en fin de journée, il s’est mis à neiger et là plus aucune visibilité (on comprend l’intérêt des piquets rouge le long des route, c’était notre seul guide pour imaginer la route !!)…on s’est même une fois arrêté carrément sur la route (il n’y a pas vraiment de bas coté) des glaçons s’étaient formés sur les essuies glace qui n’essuyaient plus rien du tout …Un peu de stress ce jour là … !
route le jour

la nuit...

sous la neige

Notre séjour
Nous avons donc passé une semaine dans ce très joli chalet – L’objectif essentiel étant l’observations des aurores, nous nous couchions tard, levions tard (ado oblige aussi ! ) …nous avons donc bien profité de cette location et des promenades alentour…
Plusieurs photos d’aurore (pas retouchées !) …Nous en avons vu quasi tout les soirs (sauf le dernier soir), sur le pas de porte de notre location !!...vraiment un lieu idéal…Nous avons donc été assez chanceux, le seul bémol est que l’intensité n’était pas très forte (entre 1 et 2) …donc du coup les photos sont beaucoup plus colorées que la réalité …




photo la nuit, étrange couleur ...
Dans la montagne derrière la location…




chute gelée

Ballade en traineau…
Nous avions réservé depuis la France avec Lyngsfjord Adventure, je ne sais pas si c’était indispensable au final…J’avais choisi cet organisme qui permettait de faire un ballade « assez longue » (2 heures sur un traineau) tout en alternant les mushers …Il y avait au final 4 traineaux lors de la ballade …donc j’ai trouvé cela OK . Paysage magnifique et (chance) temps magnifique aussi
Ensuite il y avait l’indispensable repas lapon…vraiment attrape touriste (bon je l’imaginais bien mais vraiment sans surprise … !)
Cela a été un très bon moment pour nous.




Photo de l’Ile sur laquelle nous étions Kvaloya (en fait une très grande ile !)...




Grotfjord :


Sommaroya (ile de l'été!)


Des rennes au bord de la route

vue depuis l'ile de Tromso


Ersfjordbotn :

Petite Ile d'Hakoya


La ville de Tromso
Nous avons visité le musée de l’université, intéressant et varié : des salles sur la culture lapone – sur le phénomène des aurores – sur la faune…


La cathédrale des Mers arctiques, monument emblématique de la ville

Pour notre dernier soir, nous voulions manger au restaurant plutôt cuisine locale. Je me suis donc laissée attirer par les publicités de Compagniet …finalement un peu trop nouvelle cuisine pour nous (et bien sur quand même assez cher !)…

Conclusion
Un séjour bien dépaysant, calme …Beaucoup de neige …et surtout le plaisir d’avoir vu des aurores boréales
Et comme souvent j’ai lu un livre lié à notre séjour : « Le dernier lapon » : un policier qui vient de sortir et vraiment bien adapté à notre séjour : le roman se passe l’hiver aussi…et permet d’approcher la culture lapone et les relations avec les Norvégiens/ Suédois …un livre intéressant.
A votre disposition pour toute question…
Croisière sur le MSC Preziosa le 2 juin English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 02.06 sur le Preziosa. Comme c'est notre première croisière nous flippons un peu. Y-a-t'il d'autres personnes qui partent en même temps que nous ? Avez-vous des conseils à nous donner ? Nous pensons prendre le forfait boissons à 23 € Espérons avec quelques amis français ou belges avec nous. Cordialement Josiane
Nous partons le 02.06 sur le Preziosa. Comme c'est notre première croisière nous flippons un peu. Y-a-t'il d'autres personnes qui partent en même temps que nous ? Avez-vous des conseils à nous donner ? Nous pensons prendre le forfait boissons à 23 € Espérons avec quelques amis français ou belges avec nous. Cordialement Josiane
Retour catastrophique d'une croisière (Celebrity) Valparaíso - Miami English translation pending
OH, MY GOD
De retour de notre croisière, Germaine, (c'est ma balance...) m'annonce :
+ 2Kg 😕 c'est vraiment un retour "catastrophique"...😉
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh KradanNous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.