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Croisière transatlantique Costa Mediterranéa du 15 ou 10 avril 2015 English translation pending
by Ridecool48 · 2015-01-06 · 27 replies
bonjour

y a t il des personnes qui feront comme nous la transatlantique depart le 15 mars 2015 de pointe a pitre avec une arrivée le 10 avril a trieste

histoire de faire connaissance

bonne journée

jean claude
Retour de Colombie English translation pending
by Lolodinde · 2014-12-16 · 5 replies
Voici un compte rendu de mon parcours en solo effectué du 20 novembre au 12 décembre 2014 en Colombie... En juin je profite d'une promo Air France à 767 euros pour un vol Paris/Bogota/Paris pour 11 heures de vol direct ...puis durant 4 mois je tente d' étudier un parcours ce qui est compliqué dans un pays deux fois plus grand que la France... Mes priorités furent nature et culture. Difficile aussi de trouver des hôtels pas trop chers pour une routarde qui veut une chambre single avec salle de bain ! j'ai tout de suite sentie que ce pays serait un peu cher pour mon budget serré...J 'ai reservé par internet (ou par téléphone) les hôtels et dans mon agence de voyage avec les vols intérieurs les 3 nuits à Cartagéne et la derniére à Bogota...

20 novembre c'est parti : vol Air France en A340 passable (choix de films pas top), à l'arrivée passage de douane rapide, j'effectue mon change une fois mon bagage récupéré avec un taux de 1 euro pour 2200 cop (alors que le cours officiel était à 2700)et en allant faire la queue pour avoir un taxi je remarque un autre bureau de change près de la sortie qui lui propose 2300.

1er hôtel : Lido Plaza dans la candelaria, trés bien situé avec eau chaude pour 70000 par nuit. Le lendemain de l'arrivée je suis tellement apeurée pas l'idée d'insécurité que je ne prend pas mon appareil photo : quelle erreur !!! Car dans le magnifique musée de l'or et le musée Botéro on peut prendre des photos et personne ne vous saute dessus dans la rue de maniére aggressive comme on peut le fantasmer quand on pense à la Colombie...je me sens ridicule... J'avais commandé par internet sur le site de comodor un billet pour le bus de nuit qui m'a conduit de bogota à san agustin pour 64000. Départ 21h arrivée 9h...relativement confortable (on vous sert à boire et une collation et il y a des toilettes!) mais il fait froid ! Au levé du jour on profite des beaux paysages.

San Agustin : hotel Raices avec petit dej : 30000 la 1ere nuit et 20000 la seconde...en plein centre ville avec super acceuil. Un bus passe toute les 1/2 heure en ville (avec un écriteau PARQUE) pour vous conduite au parc archeologique. Site superbe on y reste facilement 3 heures. Retour du site à pied : ça descend vers le village, arrêt en route au restau "donde richard" pour une bonne viande grillée. Retour en ville et dans l'agence de voyage devant laquelle s'arrête les bus (elle fait coin) j'achète un tour en jeep (40000)pour la journée du lendemain et mon billet san agustin/popayan (30000)pour le jour d'aprés. Tour en jeep interressant avec chauffeur à dispo, ambiance sympa j'étais avec 3 étudiants de bogota durant la journée. Belles visites. route san agustin/popayan : départ à 5h30 pour 4h30 de route infernales : nid de poule, secousses dans un mini bus aux amortisseurs inexistants....j'enchaine avec un bus popayan / silvia : nous sommes lundi mais demain à silvia a lieu le marché hebdomadaire avec les indiens de la région....

silvia : hotel comfandi : hotel tout confort où arrivée à 11h du matin on me propose une formule pension compléte (dej, diner, petit déj) pour 73000 ! j'accepte et me rue dans la trés confortable salle de bain avec jet d'eau bien chaude (super sur les vertébres en compote). Puis je vais sur la place du village pour observer les vas et vient des indiens dans leur costumes colorés traditionnels. Certaines femmes viennent tricoter et discuter et me proposer des ponchos ou des sacs. Aprés une bonne nuit je me lève à 6h30 voulant assister au déchargement des camions colorés et pleins de produits vendus par les femmes indiennes à l'allure si particuliére. Se faire discret pour les photos bien sûr car ils ne posent pas volontiers.

A midi je prend un bus et en une heure aprés avoir traversé des paysages rappelant curieusement la suisse j'arrive à popayan et m'installe à l'hostel trail, bruyant car situé à un carrefour et pas super super propre pour 45000 par nuit. Je reste 2nuits et déambule dans cette jolie ville blanche en guettant les horaires d'ouverture des églises (généralement le matin vers 10h et l'aprés midi vers 18h).

cali : aprés 3h de bus j'ai quitté un climat frisquet pour la chaleur de cali où j'ai un aprés midi pour visiter la ville. Mon hotel casa gusta dora (30000) est bien situé à 10mn de la place principale qui est animée avec quelques curiosités aux alentours. La châleur est accablante ! vol cali/bogota/santa marta avec avianca acheté en agence à paris. Une demi heure de retard au départ de bogota : la compagnie offre un repas !

De l'aéroport de santa marta je prend un taxi qui pour 40000 me conduit à taganga à l'hostal villa mary où m'acceuillent Davide, un italien, et son épouse colombienne. Le premier jour je pars pour playa grande me reposer et buller dans une eau limpide (prévoir eau et collation car sur la plage prix astronomique) pour 6000 l'aller retour en bateau collectif. Le lendemain je décide d'aller à la plage de cabo san juan dans la parc tayrona en ayant une idée fixe : voir de près la maisonnette en hauteur sur la plage qui figure sur la couverture du Lonely Planet ! Ce caprice revient à 90000 pour l'aller retour en bateau +38000 l'entrée au parc...prévoir là aussi boissons+nouriture... Pour cette escapade quelques conseils : réservez ferme auprés du responsable des bateaux la veille et le jour j EMBALLEZ VOS AFFAIRES DANS UN SAC PLASTIQUE (type grand sac poubelle) car dès le départ les vagues submergent le bateau et tout est trempé , restez en maillot et laisser vos affaires dans le sac car le climat humide empêche les vêtements de sécher rapidement. Une heure de navigation avec rafraichissement par grosses vagues et secousses incluses ....Vous avez la possibilité de prendre le bateau et ne payer que l 'aller si vous envisagez de rester dans le parc. Au retour j'étais avec des personnes qui elles étaient venues en bus et repartaient en bateau. Pour ma prochaine étape Mompox, j'avais pris rendez vous avec Omeira, un puerta a puerta (taxi collectif qui vous prend et vous achemine à l'adresse de votre choix). Départ en mini bus à 4h du mat...c'est en fait un taxi qui fait taganga/santa marta puis un mini bus jusqu'à mompox (arivée vers 10h).

Mompox : casa del viajero pour 40000 par nuit...Je devais rester 3 nuits et bien que j'ai adoré cette étape ne suis restée que 2 car le village connaissait un problème d'eau et pas d'eau avec 34 degrés c'était pas super...conseil : quand il y a de l'eau dans votre salle de bain remplissez vos bouteilles d'eau vide au cas où... Cette étape fut mon coup de coeur : promenez vous en ville les gens y sont calmes, assez naturellement classes, les demeures magnifiques...au niveau de l hotel Portal de Marquisa regardez bien dans le grand arbre en face une famille de singe y habite ! Le long de la rive il y a une quantité d'iguanes (inofensifs) assez impressionnants...Au coucher du soleil allez sur la place principale, les habitants y prennent l'air et le café principal passe de la musique classique...j'ai trouvé l'ambiance de Mompox trés particuliére....Possibilité de visite de 15h à 19h dans la mangrove avec un tour en bateau où un guide local nous montrait les quantités d'oiseaux qui vivaient là et la vie des pêcheurs. Cartagène : départ de Mompox avec le bus unitransco qui part du centre ville à 5h40 et arrive au terminal de cartagène à 14h : long trajet actuellement car pas mal de travaux en chemin.

Arrivant un jour avant la date prévue je tombe sur la seule disponibilté du quartier de Getsamini à l'Amber pour 80000...franchement à éviter : pas propre, bruyant, alors que le second le san roque a deux pas : super...Je visite la ville qui me déçoit au premier abord : trop de touristes et tout ce qui va avec....(prix, type de boutique, bruit, vendeurs de rue harassants...)

isla grande une des islas de rosario : j'avais reservé par téléphone auprés de ana rosa (00 57 3176387922) une chambre dans le eco hotel las palmeras pour 4 nuits : 100000 par nuit en single en pension compléte dans ce petit ensemble de bungalow sur isla grande...Elle m'avait donné les coordonnés d'une personne travaillant au port et qui vint me chercher à l'hotel pour me conduire au bateau qui en une heure me conduisit sur l'ile (bateau : 40000 + 13500 pour accés au port). Sur cette ile habitée par une communauté afro j'ai profité des petites plages tranquilles que seuls les rires d'enfants et le bruit des vagues venaient troubler...possibilité de snorkling avec fonds superbes ! Logement simple mais nikel : pour se laver un seau d'eau et une noix de coco, nourriture correcte et boissons pas chers du tout ! Pour le retour à cartagénes demandez à Ana rosa de réserver le bateau : attention si vous prennez celui de 7h on est trés secoué, assez mouillé à l'arrivée et l'arrivée ne se fait pas au port touristique mais à 10mn du centre ville (donc prendre un taxi pour aller en ville pour 8000).

à cartagènes je loge 2 nuits au santa cruz que je trouve trés bien situé (près du quartier san diego de loin le plus beau et plus interressant quartier de la ville). Je paie 45000 mon billet valable 48 h pour faire le tour en bus (1h30) et qui me conduit en dehors de la vieille ville, me permettant de voir d'autres monuments et la banlieue chic voir trés trés chic de cartagéne. Inclus dans ce tour : une visite à pied de 1h30 avec un guide anglo/hispanophone que je suggére car il fait passer dans des ruelles insoupconnées et donnes des détails sur la ville, l histoire, ses habitants d 'hier et d aujourd'hui...Ce billet de bus peut vous permettre par exemple de prendre ce moyen de transport pour aller à la plage de boca grande et en revenir ! Ne pas manquer la maison de l inquisition et le musée de l 'or...

retour bogota : aprés un vol cartagénes/bogota je vais dans mon dernier hotel le tivoli suite dans le quartier nord de la capitale ...mais quelle idée bête j'ai eu...j'aurais du retourner dans le quartier historique de la candelaria...je voulais voir autre chose de la Colombie et mes derniéres heures furent un peu ennuyeuses car rien à faire dans ce quartier et peu d'animation sauf le UNICENTRO un centre commercial grand et laid !!!! départ : possibilité de rechanger en euros ses pesos non utilisés sur présentaion des reçus de change. A l'aéroport en duty free aprés la douane : nombreuses babioles à acheter en souvenir ainsi que du café et du chocolat (comparer dans les boutiques avant l'achat car plusieurs choix)... Bilan : je voudrais remercier Pixxxie/Amandine qui en plus de son témoignage (un des rares vraiment concret ici)a su me rassurer avant le départ quand à l'insécurité. Je ne me suis pas sentie spécialement en insécurité mais vivant à Paris peut être ai je l'habitude d'être trés vigileante...Pas de parano donc comme moi le premier jour restez zen et souriant ! La Colombie est une mosaique superbe de culture, nature, ethnie, saveur, couleur avec des gens sympas, disponibles, propres, (allez dans les toilettes publics sans hésitations) mais que la vie est chère....Le prix de la nourriture et des transports ont fait exploser mon budget de routarde ! Dès la premiére semaine j'ai dû faire attention. La Colombie est un pays à découvrir sans hésiter ! J'ai vu encore une fois qu' au delà des préjugés et des images que l' on a d'un pays il y a tellement de belles choses et de gens qui méritent qu'on s'interressent à leur culture ancestrale qui nous y attendent les bras ouverts... J'espére que mon compte rendu vous donnera envie de vous plonger dans ce pays vert...comme le café... la nature... la mer ou les émeraudes... Bon vent, Laurence ps : pour avoir une idée de la profondeur du peuple et de ses racines et vous mettre dans l'ambiance, courez sur you tube écouter la chanteuse toto la monposina avec notament sa chanson "chambacu"...tout est là ...et pour ceux qui n'aimeraient pas il y a aussi la salsa ou au pire Shakira !!!!!
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
by Kashtin · 2014-12-15 · 397 replies
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool. Bonne lecture...



La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...

Index du carnet:

Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers

J 1 – 14 mai

Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...

Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.

Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)

Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.

J 2 – 15 mai

Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.

Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...

Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.

J 3 – 16 mai

J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.

Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.

White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.

La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )

Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.

Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...



Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.

Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.



Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.

Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.



Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...

Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.

(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)

J 4 - 17 mai

Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.

Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.

J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.

La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)

Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.

Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.

J 5 - 18 mai

Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.

Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).

Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.



A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...

J 6 - 19 mai

Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.

Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)

Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.



J 7 – 20 mai

Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.

En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...

Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.

Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...

Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.

Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…



J 8 - 21 mai

Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.

La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.

On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.

On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...



Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.

Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.

Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.



Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...

Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!

Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.

Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(

Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...



Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)

Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.

Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...

Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)



Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.



Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)

Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.

L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.

Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...

Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!

La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !

Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !



J 9 - 22 mai

5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...

Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !

Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!



En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)

On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.

Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).

Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.

Nous reprenons la route...



A suivre...
Thaïlande: plages tranquilles avec un bébé de 20 mois English translation pending
by Mohde · 2014-12-10 · 28 replies
Bonjour à tous,

J'ai passé beaucoup de temps sur ce super forum et je dois dire que je suis en peu perdu, c'est pourquoi je me décide à poster un message ;-)

Je prévois de partir une dizaine de jours en Thaïlande pendant la deuxième quinzaine de mars 2015 avec ma femme et mon bébé qui aura 20 mois (c'est notre premier grand voyage tous les trois, mais j'ai déjà pas mal voyagé avec ma femme). Le problème est que je ne parviens pas à me décider sur la région à privilégier : Phuket, Krabi, Ko Lanta, Ko Samui, Ko Chang... Sans doute parce que mes critères sont trop nombreux : - Endroit pas trop difficile d'accès (pas 4h de speed boat) - Au programme : plage, nature, sortie en bateau/snorkeling et visite (le tout dans la mesure du raisonnable avec un bébé). - Pas trop de monde et de bruit tout en étant dans magnifique endroit - Budget logement : entre 50 et 100€ par nuit. Et, idéalement, en bungalow climatisé sur une jolie plage. (Pour info : nous connaissons déjà la région de Bangkok.)

Est-ce que vous pensez que nous pouvons trouver tout cela en Thaïlande, et si oui, où ? Merci d'avances pour vos réponses.

A bientôt,
La Sardaigne, entre mer et montagne English translation pending
by Oliv2019 · 2014-12-04 · 75 replies


Nous souhaitions un endroit avec du soleil, une mer à l'eau turquoise et quelques randonnées agréables. En cette fin d'été, la Sardaigne semblait remplir le cahier des charges ! Cependant, nous savions qu'à cette époque de l'année les cours d'eau risquaient d'être à sec mais nous avons préféré privilégier la température de l'eau de la mer, un vrai délice

Pour nous aider dans la préparation de ce voyage nous avons utilisé le Petit Futé et le Rother pour les randonnées.

Au niveau du parcours, nous avons décidé de faire le tour de l'île en privilégiant 4 régions : - 2 jours à Villa San Pietro - 4 jours à Iglesias - 2 jours à Badesi - 8 jours à Lotzorai



En rouge, les randonnées En vert, les baignades En violet, VTT En jaune, Kayak

Au niveau des activités, ca sera 50% de Randonnée, 30% de mer, 10% de VTT et 10% de Kayak !

Samedi 23 Août

Nous avons réservé les vols sur Alitalia avec escale à Rome (460 euros pour deux personnes). Malgré pas mal de retard sur le 1e vol, nous arrivons quand même à prendre notre correspondance et nous sommes à l’aéroport de Cagliari à 18h20.

Direction le loueur de voiture, Goldcar, chez qui nous avons loué uneCclio (440 euros pour 15 jours). Ca va il n’y a pas grand monde à attendre…sauf que cela dure une plombe ! Au final, nous avons attendu 1h15 pour qu’arrive notre tour !

Et on comprend rapidement ce qui a retardé les gens…la commerciale de l’agence tient absolument à ce que nous prenions une assurance complémentaire de rachat de franchise. Il faut dire qu’ils n’y vont pas par le dos de la cuillère : 150 euros facturé pour un pneu ! L’assurance n’est vraiment pas donnée (220 euros) et on préfère refuser. Dans la foulée, elle nous explique qu’il y a énormément de vandalisme sur l’île et nous fait 15% sur le prix de l’assurance ! De plus, il semble qu’à côté de nous un touriste est en train de se prendre la tête avec le loueur qui lui réclame de payer une grosse somme… on finit donc par capituler et prenons l’assurance à 185 euros pour 2 semaines, soit près de 5 000 euros l’année ! On a l’impression d’avoir assuré une Aston Martin à ce prix-là !

En tous cas, la voiture est nickel, rien à dire.

Il est maintenant temps de rejoindre la chambre d’hôte située à Villa San Pietro. Nous longeons la zone humide de Stagno di Cagliari dans laquelle une colonie de flamands roses s’est installée.

Tout le long de la route, une file ininterrompue de voitures. Il est 20h30 et tout Cagliari semble rentrer de la plage !

Nous voici arrivés à la chambre d’hôte et nous sommes accueillis par la grand-mère qui ne parle ni anglais ni français mais qui est d’une gentillesse incroyable !

L’appartement est très grand et super propre. Nickel. Rien à dire.

Nous allons diner à Pula. Nous espérions trouver facilement un restaurant mais c’est la fête ici ! Ca danse, ça mage, tout le monde est de sortie et nous sommes refoulés de tous les restaurants car nous n’avons pas réservé. Nous finissons au kebab du coin.

Dimanche 24 Août

Nous allons ce matin faire une petite balade dans le parc naturel WWF de Monte Arcosu situé dans le massif de Sulcis. Ce parc est surtout connu pour abriter un très grand nombre de cerfs (environ 1 500).

La route d’accès est goudronnée puis se termine en piste plutôt roulante. Pas de soucis pour arriver au parking du gardien du parc. D’ailleurs, il n’y a que lui et nous. Il faut dire qu’Août ne semble pas être la meilleure période pour randonner en Sardaigne. En plus, nous apprenons que le parc est presque intégralement fermé (à 90%) à cause du risque d’incendie. La balade que nous avons prévue passe légèrement dans les parties interdites mais le gardien nous rassure en nous disant qu’il nous verra pas si on y rentre (en faisant un geste où il met sa main devant les yeux 😛 ). Le gardien est super sympa mais ne parle pas un mot de français ou d’anglais…

Nous payons les droits d’entrée qui sont de 5 euros par personne et nous partons en balade. Il est 9 heures.

Pour le chemin, il suffit de suivre ce panneau, ça devrait aller !



Nous passons devant une étrange sculpture qui est composée de pièges de chasseurs ramassés dans la forêt.



Puis nous remontons le lit du Riu Sa Canna qui est complétement à sec. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’eau car c’était un des principaux intérêts de cette balade. Au moins, on ne se mouillera pas les pieds !



Nous sommes entourés de rochers granitiques.



Après 2.5 km, nous arrivons au Sa Rocca Lada qui offre un panorama à 360 degrés sur le canyon Sa Canna.



C’est un endroit très agréable pour faire une pause.





Nous rejoignons ensuite la crête par un étroit sentier qui offre une vue sur les vallées voisines du Riu su Porteddu puis du Riu Guttureddu.





Nous franchissons un dernier éboulis puis entamons la descente vers le fond de la vallée.

Ca y est nous voyons nos premiers cerfs ! …. Sauf qu’ils sont à l’intérieur d’un enclos ! Mais bon ca nous ira 🙂







Nous sommes de retour à la voiture après 2h30 et environ 5 km. Voici le parcours effectué :



Que dire de cette balade ? Sympa mais pas exceptionnelle, loin de là. Notre jugement est surtout perturbé par le fait qu’il n’y avait absolument plus d’eau et que les animaux étaient aux abonnés absents ! Il semble que la meilleure période soit en Avril/Mai.
Thaïlande: 3 semaines quasi bouclées, 4 jours manquants (avec adolescent) English translation pending
by Valstuff321 · 2014-12-03 · 88 replies
Notre petite famille bretonne : 2 adultes + 1 ado de 15 ans

Les billets d'avion sont achetés , notre projet de faire le Cambodge est oublié car nous serons 3 semaines sur place On a choisi des dates qui collent avec le budget sur lufthansa

voici l'itinéraire : mais 4 nuits sont sans idée Pouvez vous nous aider ?

3 Aout départ Maison nuit Paris 4 Aout Avion départ Paris 5 Aout J1 Arrivée Bangkok 9h nuit Bangkok 6 Aout J2 nuit Ayutthaya 7 Aout J3 Train de JOUR départ d'ayutthaya vers midi arrivée a SAWANKALOKE (a 30 km de Sukhothai ) vers 18 h nuit Sukhotai 8 Aout J4 nuit Sukhotai 9 Aout J5 ????????????

10 Aout J6 Lampang 11 Aout J7 nuit Chiang Mai 12 Aout J8 nuit Chiang Mai 13 Aout J9 nuit Chiang Mai 14 Aout J10 nuit Chiang Mai 15 Aout Train de NUIT pour Bangkok 16 Aout nuit Bangkok 17 Aout nuit Bangkok

18 Aout nuit Train de jour pour Kanchanaburi 20 Aout nuit Kanchanaburi 21 Aout nuit Kanchanaburi 22 ?????????????????????

23 ?????????????????????

24 ????????????????????? 25 Aout nuit Bangkok 26 Aout Avion départ Bangkok 17h 27 Aout Arrivée Paris
Avis sur parcours Thaïlande English translation pending
by Laurenbreiz · 2014-11-30 · 39 replies
Coucou

J'aurai souhaité avoir votre avis , nous partons à 4 en juillet en thailande: 1 adulte et 3 ados

Nous arrivons a 14h20 a l'eroport international puis j'avais reservé une nuit au rambuttri village puis depart le lendemain pour ganesha park au dessus de kanchanaburi ou nous restons du 9 au 14 juillet puis vol pour le sud.

Que me conseillez vous?

Comme j'avais prevu, nuit à bangkok puis depart le lendemain mais on fera pas grand chose sur bangkok

ou autre option: location d'une voiture a l'aeroport pour 5 jours , depart pour kanchanaburi ...

L'option voiture nous permet une certaine liberté, pas de contrainte de trains, d'agence pour les trip aux chutes erawan puis retour sur bangkok domestique et rendu du vehicule. Beaucoup deconseillent la voiture mais bon j'attends vos avis
Los Angeles sans voiture (expérience) English translation pending
by Eolyblue · 2014-11-25 · 14 replies
Bonjour,

J'aimerai apporter ma petite expérience à ceux qui souhaite partir à Los Angeles mais qui n'ont pas la possibilité de conduire/louer une voiture, car avant de partir j'ai traîné sur plusieurs forum où l'on me répondait unanimement que "Los Angeles sans voiture ce n'est pas possible". Alors après une semaine passée là-bas j'aimerai donner mon avis qui pourrait éclairer un peu ceux qui sont dans ce cas.

La ville est immense alors il faut vraiment établir un emploi du temps en conséquence (1h30 de bus entre Downtown et Venice broadwalk par exemple). Les métros sont moins fréquents qu'en France (toutes les 10 minutes). Mais c'est aussi un moyen de faire des économies sur la location d'une voiture, l'essence etc... Il existe des Pass 1 jour, 7 jours ou plus (le 7 jours coûte 25$) avec accès illimité à tout le réseau (pareil pour San Francisco où les cable car sont illimités avec le Pass Muni). À partir de l'aéroport de LAX il y a les navettes de nombreux hôtels qui viennent directement chercher les clients, sinon le Flyaway est un bus qui relie directement l'aéroport à Downtown ou Hollywood pour 8$. Dans chaque quartier de Los Angeles il existe des bus DASH, des Rapid bus etc...

Bref, tout ça pour dire que Los Angeles sans voiture c'est parfaitement faisable, après ça dépend simplement de la façon dont on aime voyager. Si on est prêt à prendre le temps plutôt que vouloir courir partout pour voir un maximum de choses... Il y a aussi un autre avantage, celui de se sentir immergé dans la ville et le quotidien des américains, faire des rencontres, discuter le temps d'un trajet... impossible en voiture.

Voilà j'espère que ce petit texte sera utile à quelques personnes.
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town English translation pending
by Diamina · 2014-11-17 · 1149 replies
Bonjour à tous,

J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!

Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!

Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.

Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.

Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.

Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!

Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.

Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.

Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?

Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!

Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?

Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.

Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!

A plus.
Namibie été 2015 itinéraire et questions pratiques English translation pending
by Gedie00 · 2014-11-11 · 56 replies
Bonjour à tous,

je vous soumets notre potentiel itinéraire pour l'été 2015 en Namibie pour un mois

ça fait pas énormément de kms, mais 2 enfants, dont une de 3,5 ans, mais cependant, on pourrait revoir un peu à la hausse si des choses essentielles manqueraient...

pour le moment, je n'ai pas le détail par jour, j'ai juste fait une carte et un itinéraire potentiel nous comptons rester 3 jrs à Etosha (tous les soirs un point d'eau), et 2 ou 3 jrs à Swakopmund, le reste, je sais pas...

question sur l'itinéraire:

L'étape Windhoek - Mariental se fait elle en une fois, y a 268 kms, si on boucle tout l'administratif le matin, ça se fait sur l'apres midi?

les questions pratiques: 1/ nous comptons partir en juillet pour un mois environ: les températures entre aout et juillet sont elles fondamentalement différentes??? en fait, on gagne 600 eur sur les billets d'avion, dc bon... pour moi, ces 2 mois là étaient un peu similaires...(c'est comme dire je vais en francce en décembre ou en janvier)

2/ Au niveau des résas camping (on va faire un mix camping lodge): il est nécessaire de réserver tout à l'avance, meme les campings? vous est il déjà arrivé de vous sentir bien à un endroit et du coup de rester une jrnée de plus? l'étape au camping d'apres est elle obligatoirement facturée? je pense passer par tourmaline ou madiza parceq les campings n'ont pas de sites internet la plupart du tps (sauf les lodges qui font campings)

3/ d'un point de vue budget: certains d'entre vous ont ils fait tout en lodge? si oui, quel était le budget? j'essaye de comparer un mix et un tout lodge...pour avoir une idée on se rend compte qu'une voiture équipée, comme disait pierre ds un autre post, ça revient cher le mix, dc est ce que le tout lodge est vraiment plus cher?

pour les courses en camping, combien avez vous dépensé en gros sur un mois? pour 4? (enfin 3,5)

merci d'avance!!!
Vivre au Lesotho English translation pending
by CarineNed · 2014-11-10 · 337 replies
Mars 2013, je dis: "Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?

Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???

Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)

Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".

Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)

Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )

Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.

Lesotho, nous voilà!

Pouboires, frais de service à bord chez MSC... facultatifs? English translation pending
by Balou71 · 2014-10-25 · 344 replies
Bonjour je viens d'avoir en ligne le service réservation de MSC. J'ai fait un devis pour une croisière et l'hôtesse m'a dit que les pourboires, c'est à dire les 8,50 euros de frais de service à bord par jour et par personne sont facultatifs. Pour ne pas les règler il suffit de remplir un papier lors de la croisière. Ai-je mal compris ou connaissiez vous cette info? Merci Balou
Côte est des États-Unis avec enfant: de New York à Washington plus Chincoteague et Outer Banks? English translation pending
by Bullus · 2014-10-23 · 25 replies
Chers voyageforumers,

Après mon merveilleux circuit dans l'ouest américain l'été passé ( http://voyageforum.com/v.f?post=6703676&idl=3270858&idl2=7633192&idl3=1091307281&%3b#6703676 ), que j'ai en grande partie pu réaliser grâce à l'aide trouvée sur ce site web, je reviens vers vous pour l'est cette fois... On repart donc aux USA l'été prochain, mais 15 jours seulement (Budget revu à la baisse après tout ce que l'ouest nous a mangé l'été passé ;0( .

Les billets d'avion sont déjà réservés : arrivée à NYc le 11 août 19h, retour depuis Washington le 25 août à 20h30.

Entre les deux, c'est encore le grand vide... Tout ce qu'on sait, c'est qu'on a envie d'un peu de plage/nature entre ces 2 grandes villes.

On voyagera avec notre fils de 9 ans.

Voici l'idée de base qu'on a en tête, mais sans aucune certitude : 11-15 : NYc 15 : le train jusqu'à Philadelphie. Dodo là. 16 : Visite de Philadelphie et prise de la voiture. En route vers les plages de Chincoteague dans le Delaware. 16-18 : Chincoteague 18-21 : Plages d'Outerbanks 22-25 : Washington

A part NY que je connais déjà assez bien, c'est l'inconnu complet pour le reste... 😛 Avez-vous des pistes sur lesquelles me lancer ? Merci beaucoup !!! 😏
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
by Drouzz · 2014-10-21 · 44 replies
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d���acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d���éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend��� ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Chauffeur parlant français (ou anglais) + voiture à Cuba English translation pending
by Ozalid2 · 2014-10-21 · 70 replies
Bonjour,

Billets d'avion réservés pour Cuba (du 27/12 au 11/01/2014). Ca c'est fait ! L'itinéraire et l'itinéraire bis aussi. Reste à trouver un chauffeur avec voiture, de préférence francophone (le chauffeur ;-)) ou parlant anglais. Nous sommes un couple. Quelqu'un aurait-il les coordonnées de l'un d'entre eux avec lequel il aurait voyagé et qu'il pourrait nous recommander ? Vous pouvez me les adresser en MP si vous le souhaitez. D'avance merci beaucoup.
Qui cherche des billets Paris - Bangkok pour juillet 2015? English translation pending
by Laurenbreiz · 2014-10-03 · 198 replies
Hello Je suis a la recherche de 3 billets adultes et 1 billet moins de 12 ans pour moi et mes trois enfants. j'ai choisi la Thailande en arrivant sur Bangkok et peut être repartir de Phuket...IDÉALEMENT, je voudrai voyager sur les compagnies comme Emirates, Ethias , Qatar ou sur Thai ou Singapore. J'attends donc les promo sur une de ces compagnies, a 2000,2200 je fonce. Pour ceux qui cherchent comme moi on pourrait mutualiser et se passer les bons tuyaux. A bientot
Croisière MSC Musica 16 janvier 2015 English translation pending
by Jac56 · 2014-09-27 · 48 replies
Bonjour à tous!

Nous partons pour notre première croisière sur le MSC MUSICA incluant le vol Paris/Point à Pitre le 16 Janvier en cabine balcon Fantastica.

Croisière: Guadeloupe, St. Maarten, République Dominicaine, Iles Vierges (Anglaises), Antigua & Barbuda, Martinique, Sainte Lucie

Qui serait sur ces même dates? pour conseils, excursions et divers....

MERCI!🙂
Euros ou dollars en Argentine English translation pending
by Marjotom21 · 2014-09-14 · 25 replies
Bonjour à tous Mon départ pour l'Argentine approche, que dois-je emmener euros? dollars? ( je peux changer facilement des euros en dollars à Paris même si le change n'est pas très favorable en ce moment) Autre question aux voyageurs qui se trouvent à Buenos Aires actuellement, quel est le cour du dollar ou de l'euro dans la rue? J'ai déjà consulté le cours du dollar et euro blue sur le net, mais je prefererais avoir la réponse d'une personne ayant fait le change récemment. Merci à tous
Itinéraire 30 jours dans l'Ouest américain mai-juin 2015 English translation pending
by Frozenmad · 2014-09-10 · 5 replies
Bonjour,

A mon tour de soumettre l'itinéraire que j'ai préparé pour mes parents (69 et 71 ans en 2015 : jamais visité les USA) et des cousins (69 et 60 ans qui connaissent déjà l'ouest mais souhaite "y retourner une dernière fois").

Voyage programmé en mai - juin pour ne pas trop souffrir de la chaleur et pouvoir profiter de Yellowstone...

Les billets d'avion sont achetés : départ le 19 mai 2015 : Lyon - Las Vegas via Paris CDG et Los Angeles - compagnie Delta - départ de Lyon à 8h10, arrivée à Las Vegas à 18h40

Vol intérieur le 07 juin : Oakland - Salt Lake City - Départ Oakland 16h35, arrivée à Salt Lake City à 19h15 - Compagnie Delta

Retour le 16 juin : Rapid City - Lyon via Mineapolis et Paris CDG - Compagnie Delta - départ de Rapid City à 15h55 et arrivée le 17 juin à 14h30 à Lyon

Budget avion : 1067 euros par personne

Au niveau voiture, est prévu 2 locations de 4x4 : des pistes sont prévues sur le 1er parcours mais c'est aussi pour que les bagages tiennent : en principe se sera une catégorie Explorer 7 passagers en rabattant les sièges de la dernière rangée pour avoir un grand espace pour les bagages

Au niveau de l'itinéraire en lui même, je me suis servie de notre expérience de nos 2 voyages pour essayer de faire quelque chose d'équilibré mais si vous avez des conseils ou avis, n'hésitez pas ! Sinon, je pose aussi quelques questions auxquelles j'attends également vos précieux conseils (qui m'avaient fortement aidés pour l'établissement de mon itinéraire en 2008). Je précise que tous les 4 ne sont pas de gros marcheurs, donc pas de longues rando de prévues (à part ballade dans Bryce et Delicate Arch, sinon ce sera plutôt de courtes ballades pour visiter l'essentiel)

J1 à 4 : Las Vegas. Arrivée le 19 mai au soir à Vegas : installation certainement à l’hôtel Paris, mais rien n'est figé.... Le principal est d'être bien placé sur le strip. Le 20 et 21 mai seront consacrés à Vegas. Le 22 mai, récupération de la voiture de location le matin : direction Grand Canyon Rive ouest : Visite de Guano Point et skywalk.... c'est une option, pas obligatoire : quels sont vos avis sur le skywalk et ce secteur ??? Retour à Vegas

J5 - Samedi 23 mai : départ tôt de Vegas pour Valley of Fire puis route pour Zion. Installation à Springdale. Hotel non défini car tout l'hébergement semble cher !! Ballade dans Zion

J6 - Dimanche 24 mai : Traversée de Zion. Ballade de Canyon overlook. Puis route vers Grand Canyon North Rim. Visite des différents points de vue du secteur. Nuit à North Rim Lodge en Frontier Cabin.

j7 - Lundi 25 mai : départ de la rive Nord pour Page via Marble Canyon (petit arrêt à Lee's Ferry). J8 - Page - Mardi 26 mai Pendant ces deux jours, les classiques Horseshoe bend, Lower Antelope Canyon, ballade sur le lac Powel et un peu de farniente. Nuit au Comfort inn and suites Merci de m'indiquer comment accéder à Toadstool Hoodoos/Paria Rimrocks : faut-il beaucoup marcher ? Est possible de le prévoir ?

J9 - mercredi 27 mai: Départ de Page pour Bryce Via Cottonwood canyon road si la météo le permet. Installation à Tropic au Bybee's Steppingstone Motel. Visite des différents points de vue de Bryce en fin d'après midi

J10 - jeudi 28 mai: Bryce : s'ils sont courageux, lever de soleil.... Puis ballade combiné Navajo et queen's Garden puis route pour Torrey via la route 12. Je leur conseille de faire un morceau de Burr Trail jusqu'à Long Canyon Nuit à Torrey : cabine de Austin chuck wagon

J11- vendredi 29 mai : Traversée de Capitol Reef : pas de ballade spéciale à part les points de vue.... Détour par Goblin Valley et installation à Moab pour 3 nuits au Desert Hill B&B Dead Horse Point en fin de journée

J12 - Samedi 30 mai: Visite du parc Arches Secteur Windows, ballade jusqu'à Landscape arch... et l'après midi, ballade sur la route 128 avec pourquoi pas un tour vers Onion Creek. Le soir, repas et Spectacle Bar M Chuckwagon

J13 - Dimanche 31 mai : Visite du secteur Island in the sky (points de vue, Mesa Arch) et piste Shafer trail avec retour par Potash road. En fin de journée, Delicate arch pour le coucher de soleil. Un début du sentier vers 17h30 est-il ok ?

J14 -Lundi 01 juin : Départ de Moab direction Monument Valley : en route, visite de Gooseneck, Valley of Gods. Installation à Mexican Hat (Hat Rock In). Visite de Monument Valley en fin de journée. Piste classique. Une ballade avec les navajo vaut-il le coup ?? Et quel budget ??

J15 - Mardi 02 juin : Départ de Mexican Hat pour la route 66. Le soir installation à Seligman au Stagecoach 66 : ici car je voulais trouver un hotel typique route 66... Du coup, je ne sais pas comment organiser la journée au mieux : pensez-vous qu'il soit possible de faire le crochet au Canyon de Chelly ??? Ou trop chargé. Pour ma part, j'avais été déçu du canyon de Chelly après tout le reste en 2008.... Ou bien passer par les différents points de vue de la rive sud du Grand Canyon : ça ne m'emballe pas trop non plus s'ils ont déjà vu la rive ouest et nord.... La rive sud est trop fréquentée... Ou bien profiter de la piscine du Hat Rock Inn et flaner sur la route 66, mais bon, Williams vaut-il un arrêt ???

J16 - Mercredi 03 juin : Grosse étape : départ de Seligman pour Oatman. Puis route vers Death Valley via Baker et shoshone. Visite des différentes curiosités : Badwater, Devil's golf course, artists palett.... Installation à Stovepipe wells. Vaut-il mieux aller à Zabriskie point avant l'installation à l'hotel ou bien y retourner plus tard ???

J17 - Jeudi 04 juin : encore une grosse étape : Départ de Stovepipe wells pour Yosemite via Tioga pass si ouvert, sinon par le sud. Yosemite ne présentait pas un intérêt particulier pour les cousins qui le connaissent déjà, mais sur la route de San Francisco. Seuls les séquoias géants intéressent mes parents.... Donc traversée rapide de la vallée et visite de Mariposa Grove en fin de journée. Et là, je ne sais pas du tout où faire la halte dodo, car tout est cher et n'a pas l'air terrible à proximité de Yosemite et vu que le temps de route de la journée est déjà long, on ne peut pas trop s'éloigner. Je pensais à Oakhurst ou bien Mariposa : si vous avez des adresses à tarif correct....

J18 - Vendredi 05 juin : route pour San Francisco. Installation au Colombus Motor Inn pour 2 nuits(situé en plein centre à proximité de Fisherman's Wharf) : connaissez-vous ??? C'est ce que j'ai trouvé de mieux à priori en rapport qualité prix. J18 et j19 : Visite de San Francisco : chinatown, lombard street, fisherman's wharf, les cable car... Bref du classique Eventuellement un bout de la 49 miles drive

J20 - Dimanche 07 juin : Le matin, Golden Gate Bridge + Sausalito et route pour l'aéroport d'Oakland. Vol à 16h35 Savez-vous combien de temps à l'avance il faut arriver à l'enregistrement pour un vol intérieur ??? A savoir qu'il faut aussi prévoir le temps du retour de la location de voiture... Arrivée à Salt Lake City à 19h15 - Prise en charge de la nouvelle voiture et hotel Airport inn

J21 - Lundi 08 juin : Route de Salt Lake City à Jackson / Visite de Jackson, nuit au Ranch inn

J22, 23 et 24 - du mardi 9 au jeudi 11 juin : Visite de Yellowstone

Le mardi 9, route pour Yellowstone : visite du secteur West Thumb, secteur Canyon de la Yellowstone et nuit certainement à Gardiner. Là aussi, difficile de trouver un hébergement pas trop cher... Si vous avez des adresses ???

Le mercredi 10, visite du secteur Mammoth hot Spring et Norris Geyser Basin + si possible grand prismatic

Le jeudi 11, visite du secteur Old Faithfull Les 2 nuits à West Yellowstone, normalement Alpine Motel

J25 Vendredi 12 juin- Départ de Yellowstone pour Cody. Visite de Cody et soirée rodéo Nuit au Kings inn

J26 - samedi 13 juin : grosse étape. Route vers l'est.... Jusqu'à Devil's Tower : visite puis nuit à Hulett. Hulett Motel normalement

J27 et 28 - Dimanche 14 et lundi 15 juin : je ne sais pas trop dans quel sens goupiller tout ça (en plus, là je ne connais pas le secteur, mais mes parents voulaient aller au Mount Rushmore). Le but est de visiter le mont rushmore, un peu custer park (notamment vers Sylvan lake) et passer une nuit dans les badlands. A savoir qu'il reprennent l'avion le mardi 16 juin à 15h55 Est-il bien de faire : Dimanche 14 départ de Hulett, passage à Rapid City et direction les Badlands avec visite des différents points de vu et petites ballades. Nuit au cedar pass lodge Puis le lundi 15 : Route vers le Mount Rushmore, visite et reste de la journée à Custer Park : Needles Highway, Sylvan Lake. Et nuit ? J'ai vu un lodge au Sylvan lake mais le tarif à l'air élevé et l’hébergement un peu vieillot. Sinon, dormier à Hill City ou ailleurs ?? Cela vaut-il le coup de retourner voir le mount Rushmore de nuit ??? Et le mardi 16 juin, départ de l'avion. Je me posais la question s'il vaut mieux passer une nuit de plus à Yellowstone et condenser les 2 derniers jours... Par contre nuit dans les Badlands. Comment organiser la fin du voyage depuis Cody pour n'avoir que 2 nuits au lieu de 3... Et voir l'essentiel. Devil's Tower ne me parait pas essentiel mais plus pour couper la route... Et Hulett à l'air sympa. Sinon, faire directement Cody - Custer et gagner un peu de temps. Vaut-il mieux dormir à Custer, Hill City, Sylvan Lake ou Keystone ??? Et dernière nuit à Badlands... Désolé, mais ne connaissant pas cette zone c'est dur dur, ensuite peu de choses sur cette zone sur les guides touristiques...

Merci de vos avis, commentaires, conseils !!! qui seront précieusement étudiés !! a bientôt Laurence
Organisation d'un auto tour en famille dans l'Ouest américain pour 22 nuits en juillet 2015 English translation pending
by Cbensel · 2014-09-08 · 37 replies
Bonjour à tous Je suis nouvelle sur le site et je trouve tous vos conseils supers judicieux et vous avez tous l'air d'avoir pas mal d'expérience alors je me permets de vous soumettre l'itinéraire que nous envisageons pour un de nos premiers grands voyages en famille. Nous sommes une famille de 4 personnes dont deux filles de 9 et 15 ans. Le but de notre périple est de découvrir les grands espaces et les paysages grandioses de l'ouest américain et un maximum de facettes de cette superbe "région" mais en optimisant notre temps pour se ménager un rythme qui nous permettra de profiter pleinement de tous ces sites et de ne pas êtres trop fatigués au retour..... Nous pouvons rester 22 nuits sur place, départ prévu le 02/07/2015... Retour le 25/07/2015. Alors voilà le projet initial que je soumets à votre appréciation : j1: Arrivée à phœnix nuit à scottsdale j2: Phoenix - grand canyon avec stop à sedona et traversée de l'Oakl creek canyon. Nuit à grand canyon (the grand hotel tusayan) J3: grand canyon. Nuit à grand canyon J4: grand canyon- page. Nuit au lake Powell resort J5: lake Powell , antelope canyon et horseband shoe si possible balade en bateau jusqu'à rainbow arche. Nuit au lake Powell. J6: lake Powell- monument valley. Visite de MV et balade à cheval si possible et nuit a MV. J7: MV-Moab, visite d'arches en fin d'après midi et nuit a moab. j8: visite de canyonland et continuation vers Bryce canyon. Nuit au best western plus Bryce canyon resort. Si assez de temps visite de Bryce canyon, sinon le lendemain matin tôt car j'imagine que les couleurs sont plus jolies au crépuscule ou tôt le matin.... Puis on reprend la route vers zion avec ou sans stop car on nous a dit que ça n'était pas vraiment indispensable.... Puis arrivée à las Vegas le soir. J9: las Vegas nuit au planète Hollywood resort. Si on a le temps peut être un peu de shopping car j'ai lu qu'il y avait des outlet à proximité de LV.... Eh oui il y a 3 filles alors un peu de shopping c'est incontournable!!!! J10: départ de LV pour death valley, nuit à death valley ou si on peut pousser un peu ça nous rapprocherai de notre étape suivante qui est assez éloignée ... Alors nuit à DV ou etape intermédiaire entre DV et Yosemite??? Mammoths lake???? J11: DV ( ou autre)- Yosemite. Nuit à Yosemite au Yosemite view lodge. J12: visite de Yosemite et nuit à Yosemite. J13: Yosemite- san Francisco .Nuit au handlery union square. J14: SF J15: SF J16: départ de SF pour monterey. Nuit à monterey au hyatt Regency . J17: visite de la région et descente vers Santa Barbara.... Sur le chemin se trouve hearth castle....est ce que cela vaut le coup de s'arrêter et si oui combien de temps faut il compter? Nuit à Santa Barbara au Hyatt. J18: Santa Barbara- los angeles. Nuit au Hilton airport. Visite de LA. J19: suite de la visite de LA. Nuit à LA. J20/21: san Diego . Visite du zoo ( lequel je crois qu'il y en a deux) et de balboa park... Peut être seaworld si ça vaut le coup ( ou c'est pareil qu'à Antibes??) Départ de san Diego

Voilà l'idée de départ, il reste une nuit a caser, qu'en pensez vous??? A moab, LA où palmsprings et retour sur phœnix pour le vol retour???? J'adore faire de belles photos, avez vous des conseils à me donner, des endroits photogéniques à ne pas louper?? Y a t il des excursions à réserver à l'avance ou peut on faire ça sur place, lesquelles valent le coup selon vous? Au niveau de la meteo en juillet soleil garantit avec grosses chaleurs ou possibilité de pluies et nuages??? Je pense réserver les vols bientôt afin de bloquer déjà les tarifs aériens, une amie m'a dit de ne pas prendre us Airways car le confort est nul pour de longs vols ...avez vous testé car pour l'instant c'est le moins cher... Je sais que ça fait beaucoup de demandes mais si dans un 1 er temps vous pouviez me donner votre avis sur l'itinéraire ça serai top!!!! Merci beaucoup à vous tous Céline
Retour des Açores, un de plus! English translation pending
by Tidalo · 2014-09-08 · 17 replies
Bonjour,

Je me lance à mon tour pour un petit compte rendu de notre séjour aux Acores cet été, au mois de Juillet. Eh oui, alors que les carnets étaient plutôt rares jusqu'à présent, il semble que cette année beaucoup de Français se soient décidés à y aller, avec plus ou moins de chance avec la météo … Bien qu'étant restée « silencieuse » sur ce forum lors de la préparation, j'y ai piochée pas mal d'infos et remercie donc les intervenants pour la mise à disposition de leurs retours d'expériences.

Je cherchais pour cette année une destination nature, climat tempéré, pas trop touristique (nous vivons toute l'année « dans le monde et les bouchons », donc pour les vacances nous privilégions le calme), sans trop d'heures de vol. Nous avons donc choisi les Açores, et nous y avons passé un très bon séjour. Rien de vraiment dépaysant (ce n'était pas le but recherché cette année) mais des vacances réussies tout en douceur de vivre, à profiter des richesses naturelles de ces îles. Contrairement aux posts lus ces dernières semaines, nous, nous avons été plutôt chanceux avec la météo : 10 jours sur 15 de soleil avec une moyenne de 28 degrés, seulement quelques averses la nuit. Bien sûr il y a toujours un peu de nuages sur les crêtes et sommets... La fin du séjour a été par contre très « brouillardeuse » et orageuse (si si les 2 peuvent arriver...) et ce quel que soit l'endroit où on allait.

Le séjour : 2 semaines 3 jours Faial 4 jours Pico 8 jours Sao Miguel

Carte Freytag et Berndt Açores 1/50000 Guide Bradt (en anglais) et Petit futé (moyen) Sites internet visitacores

Nous avons commencé par Faial et fini par Sao Miguel, par rapport à une promo de la TAP avec arrivée Horta et départ Ponta Delgada (escales de 2h à Lisbonne, 298 euros/pers). Comme nous ne sommes pas des campeurs, nous avons dû réserver les hébergements à l'avance, via Rentalia. Pour info, il ne faut pas forcément se fier aux tarifs du site, pour 3 locations sur 4 nous avons payé moins cher que ce qui était annoncé -voir directement avec les propriétaires-) . Pour la location de voiture : sur Faial et Pico les propriétaires des gites nous en prêtaient une (30 euros/j, meilleur marché que par les loueurs classiques) et nous sommes passés par Hertz sur Sao Miguel (50 euros/j). Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise, que ce soit au niveau des locations ou des voitures (en très bon état bien qu'assez poussives, mais avec les dénivelés et l'état de certaines pistes ce n'était pas étonnant).

Faial

L'arrivée sur Faial est magique : vu du ciel, les haies d'hortensias bleu autour des caldeiras sont du plus bel effet … Le propriétaire du gite nous récupère à l'aéroport et nous emmène tout en nous indiquant les points à visiter sur l'ile. Arrivés à la location il nous « surclasse » (la propriété comporte plusieurs logements) et nous fait faire le tour de ce qu'il appelle « son domaine » (jardin, animaux de la ferme). Nous sommes déjà conquis par le lieu et par cet accueil vraiment extra. Pour info, si vous voyagez avec des ados comme nous, la piscine est maintenent entièrement couverte et il y a un espace billard et baby foot (également couvert). A 300 m se trouve une épicerie.
http://www.quinta-da-abegoaria.com/ Nous étions les seuls locataires sur le site (donc tout pour nous tous seuls), une famille est arrivée le jour de notre départ.

Durant les 2 jours pleins nous avons sillonné Faial dans tous les sens, en nous perdant bien sûr comme à notre habitude sur des chemins pas possibles. Nous n'avons pas fait de longues randonnées, surtout des ballades de 2h (il faisait très très chaud, le soleil brulait même à travers les nuages). Nous n'avons pas vu grand monde, je reprends la remarque de mon fils « il y a plus de vaches que d'habitants ici! ». Le midi, ici à Faial et quelquefois sur Pico, nous nous arrêtions dans des « snacks » qui proposent un buffet d'excellente nourriture régionale (soupe de poissons, plat de poisson ou viande) pour une moyenne de 5 euros. Il ne faut pas hésiter à pousser les portes, vu de dehors ça ne paie pas de mine mais on y est très bien reçu et on y mange très bien. La clientèle est majoritairement locale.

Baie de Horta



Peintre sur la marina



Capelinos







divers en chemins



caldeira dans la brume

route du centre
Retour de 2 semaines en Tanzanie et Zanzibar English translation pending
by Babylon5 · 2014-09-07 · 8 replies
Voici assez brièvement un petit résumé des 15 jours que nous avons passé en Tanzanie, les 15 premiers jours d'aout, une semaine se safari et une semaine de plage .

On est parti à 4, 2 adultes et 2 grands enfants de 17 et 20 ans et donc pour réduire au max le budget, j'ai essayé d'organiser le plus possible les choses moi même, on a juste pris une agence pour le safari.

Vol Paris/ Kilimanjaro Airport et retour Zanzibar/ Paris avec Qatar Airways, c'était la compagnie qui permettait d'arriver le plus tôt possible à Arusha et de partir directe en safari. On n'avait pas envie de perdre une première journée à ne rien faire à Arusha ( surtout vue le prix de la journée). Notre vol prévu à 9h30 est arrivé à 9h00 et le temps de faire le visa et de récupérer les bagages, à 9h30 on était avec Mohamed notre guide. Super rapide et super simple.

Après avoir regardé longuement sur internet, fait des devis, on a finalement choisi l'agence Hors Piste (même agence que Wildland Safari). On a peaufiné le circuit avec eux et le rapport qualité prix nous semblait pas mal.

Voici notre circuit: 5 jours de safari: Tarangire, Manyara, N'Gorongoro et Serengetti. 2 jours pour le lac Natron En fait ça faisait une sorte de boucle, on n'est jamais revenu sur nos pas.

Donc pour notre premier jour, on est allé dans le parc du Tarangire. C'est sure qu'on était un peu fatigué après la nuit d'avion mais la beauté du parc nous a tenu éveillé. C'était magnifique, des éléphants, des girafes, des lions, des guépards, toutes sortes d'herbivores. Et des baobabs, cet arbre est incroyable, on dirait qu'il est planté à l'envers.

1ère nuit au Maramboi tented lodge, trop beau. C'était magique, les zèbres broutaient juste derrière notre tente. On a dormi comme des bébés et surtout pas de décalage horaire à supporter.

Le lendemain départ pour le lac Manyara, encore plein d'animaux dont des hippo. Nuit au N'Gorongoro Tented Lodge, très sympa mais en altitude donc un peu frisquet, heureusement la couette était bien chaude.

Le jour suivant a été consacré au cratère dans la zone de conservation de N'Gorongoro. Le trajet pour y aller était assez long ce qui a limité le temps dans le cratère. Certain lodge sont juste au bord de la Caldeira, mais ça peut couter jusqu'à 1300€ la nuit, donc pas pour nous. Toujours beaucoup d'animaux et beaucoup de 4x4. Les paysages sont magnifiques.

On a passé la 3e nuit au Ndutu lodge: génial. Devant notre bungalows, des centaines d'oiseaux qui piaillaient, des diks diks, des phacochères, des gazelles. Ambiance Out of Africa. On a adoré.

Les 2 jours suivant ont été consacrés au Serengetti. En plus de tout ce qu'on avait déjà vu, on a en droit au Léopard, Serval, caracal et toujours des lions, des éléphants, des girafes, des buffles. Ca fait vraiment plaisir de voir des animaux en si grand nombre. On a passé les 2 nuits au Robanda tented camp, en pleine savane, un peu loin du parc tout de même.

Après ces 5 jours consacrés aux animaux, nous sommes partis 2 jours pour le lac Natron. On avait beaucoup hésité à le faire ou pas. On a été enchanté. On a passé la nuit au Natron River Camp au pied du mont Lengaï: magnifique. On a pu partager des moments avec les Masaïs qui vivent dans le village d'à côté. On a fait une marche de 4 heures jusqu'au lac avec un guide Massaï, il parlait un peu anglais, on a pu discuter, c'était vraiment super. L'après midi, il nous a amené faire un petit trek dans des gorges jusqu'à une cascade, c'était magique. On s'est baigné, après toute cette poussière, c'était parfait.

Pour finir, notre guide nous a mis dans l'avion ( 12 places) pour Zanzibar, même si l'aéroport d'Arusha( celui pour les vols domestiques) est un peu folklorique, tout c'est passé comme sur des roulettes. Attention quand même au poids des bagages, il est limité à 15kg par personne, après il faut payer. Certains touristes qui n'avaient pas été prévenus par leurs agences ont eu la mauvaise surprise de devoir payer le supplément .

En conclusion, nous avons été très content de notre safari et de l'agence Hors piste: organisation parfaite, Voiture et chauffeur au top, hébergements très confortables. Un petit bémol pourtant pour la nourriture qui était toujours pareil et les pique niques vraiment pas top. Le mois d'aout étant en hiver en Tanzanie, plus l'altitude, il ne faisait pas très chaud. J'avais juste un gilet, j'aurai apprécié une petite polaire. On n'a vu pratiquement aucun moustique, aucune piqure. Par contre j'ai été piqué par des mouches tsé tsé ( des taons en fait), j'ai eu des énormes boutons, très douloureux qui ne sont pas tous partis au bout de 3 semaines. Un petit rappel des prix: une bouteille de bière: 4 à 5$ un soda: 3$ une grande bouteille d'eau: 2$ et la tip box, dans chaque hébergement et les porteurs de bagages qui attendent systématiquement leur tip les souvenirs sont hors de prix, j'ai vu le magnet le plus cher du monde: 10$ Un éléphant en ébène: 150$, petit en plus. Il faut vraiment négocier, mais tout est cher, moi qui suis habituée à l'Asie, c'est vraiment pas pareil.

La semaine à Zanzibar a vraiment été appréciée. Il a fait beau mais pas super chaud, hé oui c'est toujours l'hiver. On a passé 4 nuits au Kendwa Rocks. La plage est splendide et c'est la seule où on peut se baigner toute la journée, ailleurs il y a un tel phénomène de marée qu'à marée basse il n'y a plus d'eau. Pour voir cela on a passé les 3 dernières nuits à Matemwe au Zanzibar Retreat. Et là on a découvert le paradis, un petit hôtel de 12 chambres où Karin la manager fait tout pour que l'on se sente le mieux possible. C'est beaucoup plus tranquille qu'à Kendwa, à marée basse on peut marcher dans le lagon, les couleurs sont incroyables. On s'est offert une journée de snorkeling avec le club de plonger d'à côté le scubafish et on a eu l'incroyable chance de se retrouver au milieu d'un banc d'une trentaine de dauphin, d'autant que mon fils avait sa gopro et a tout filmé. Budget Zanzibar: Une bière: 3$ un soda: 2$ un plat:entre 8 et 10$ il y a partout l'happy hour pour profiter des cocktails à mi tarif.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, c'est tout frais dans ma mémoire. Et si ça vous intéresse, voici le lien pour la bande annonce du film sur nos vacances en Tanzanie que mon fils va faire.
https://www.youtube.com/watch?v=RgJelLf7gh8
Utah-Arizona hors sentiers battus mai 2015 English translation pending
by Nealmorse · 2014-09-06 · 34 replies
Bonjourà tous Préparant mon cinquième voyage dans l'Ouest Américain je sollicite l'avis des éminents spécialistes qui interviennent régulièrement. Certains d'entre eux et en particulier Sedonax et le Spartiate m'ont déjà quelques peu briefé sur des points très précis... J Une partie de mes précédents voyages (et les autres pays) se trouvent ici : www.progshots.com Mon intérêt principal est de faire de la photographie avant tout et de randonner hors sentiers battus (dans cet ordre !)

J'envisage un voyage de 15 jours du 30/04 au 17/05 2015 , dates quelques peu imposées par les vacances de ma femme. Pouvez vous m'aider à optimiser mon programme ?

J1 PARIS – SALT LAKE CITY VOL DIRECT HOTEL location SUV 4x4 high clairance J2 SALTLAKE CITY - MOAB ( route 3h30 ) HOTEL Delta pool en milieu d'Amidi (pour éviter l'ombre) Arches marching Men/Tower Arch au Sunset ou ailleurs ? J3 MOAB -ISLAND IN THE SKY – MOAB (journée 4x4 + petits treks) HOTEL Mesa arch ( Sunrise ) FalseKiva (matin trek-2h) Islandin the sky – White Rim Trail (1h) Murphy point Trail (1h30) Shaffer trail - 4x4 CoronaArch Bowtie Arch Pinto arch –( soir trek 2-3h - 4.6 km) Sunset quelque part…..ou ? J4 MOAB – FARMINGTON – BISTI BADLANDS ( route 4H ) BIVOUAC Bistibadlands (trek 2-3 h soir) J5 BISTI BADLANDS - AH SHI SLE PAN – KINGOF WINGS – route 1h FARMINGTON HOTEL Bistibadlands + Ah Shi Sle Pan (toute la journée ) King of Wind (trek 2 h 4km soir)

J6 hypothèse 1 : FARMINGTON – CHINLE (3h par IR 13) HOTEL The Big Eye Canyonde Chelly J7 hypothèse 1 : CHINLE - TUBA CITY 2h30 (hôtelou bivouac) Hope arch (tôt matin2h 4x4 ) Route vers Blue canyon puis ( 3h 4x4 + rando soir) J6 Hypothèse 2 : FARMINGTON – MONUMENT VALLEY parGooseneck State Pak (2h30) BIVOUAC à HUNT MESA (avec guide payant et cher, mais …..) HuntMesa J7 hypothèse 2MONUMENT VALLEY – BLUE Canyon - TUBA CITY OU CAMERON Route vers Blue canyon puis ( 3h 4x4 + rando facile soir J8 – Tuba city –Cameron – (30 mn) bivouac CoalMine Canyon ( rando facile 2h matin) Adeii Eichii Cliffs ( fin après mid 4x4 + rando 2-3h + bivouac ) Sur territoire Navajo Nécessité d’un permis (trek + camping) à Cameron J9 Cameron– Page (1h30) Alsthom Point bivouac Thousand Pockets (4x4 + trek 2h/6.5 km ) Waterhole canyon Alsthom Point J10 PAGE - ESCALANTE par la cottonwood Road (3h30) Hotel Wawheap Hoodoo (matin 3H ) yellow rock (si fin après midi ) trek 2-3H AR Ou KodachromeBasin J11 ESCALANTE HOTEL Neon canyon / Golden cathedrale trek 8 h ou The Volcano DevilsGarden (soir) trek 2h J12 - J13 ESCALANTE - REFLECTION CANYON trek 8-10h AR + bivouac Reflection Canyon Autre possibilite : CoyotteGulch (sur 1 ou 2 jours) J14 ESCALANTE –Burr trail road - BOULDER (la journée) Upper Mulley twist Canyon (trek 5h) J15 Boulder - Salt lake city (4h) Calf Creek le matin J 16 SaltLake city - Paris J 17 ARRIVEE à PARIS

Mes interrogations concernent surtout :

- Meilleurs sites pour couchers de soleil à Moab ? - Le programme est il faisable à cette période ? - Température pour camper à BistiBadlands début Mai ? - Meilleur itinéraire pour relier Farmington à la région de Tuba city sur deux jours surle plan de l’intérêt ? hypothèse 1 ou 2 ou une autre ? - Neon Canyon ou the Vulcano si il faut n’en prendre qu’un ? Je suis preneur de toute suggestion ou modification bien sûr ! Je voudraisvraiment optimiser ces 15 jours … Merci d’avance et meilleurs souvenir d’Angers ! Vincent
Retour de 3 semaines dans le Wild Wild West! English translation pending
by Bullus · 2014-08-31 · 79 replies
Ca y est, je me lance... Après avoir reçu tant de conseils sur ce site, il me semble évident que je dois partager avec vous le feed-back de mes 21 jours dans le "Wild, wild west" ! Aucun suspens cependant : je peux déjà vous dire que c'était Ma-gni-fi-que !!! 😎

Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles

Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.

Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.

Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !



Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !

Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !



On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂

Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
Indemnisation retard avion English translation pending
by ElviajeroPar · 2014-08-31 · 8 replies
Bonjour,

Une question revient souvent : mon avion est arrivé avec beaucoup de retard, A quelle indemnisation ai je droit ?

Il paraît souhaitable de faire le point.

Tout ce qui suit concerne les vols au départ de la Communauté Européenne. Les vols à destination de la Communauté Européenne sont aussi concernés, mais uniquement s'il s'agit d'une compagnie communautaire

Il n'est pas prévu dans le règlement 261/2004 du 11/02/2004 du Parlement Européen et du Conseil une indemnisation forfaitaire en cas de retard important, mais, il prévoit cependant une indemnisation forfaitaire en cas d'annulation de vol. Mais, la Cour de Justice de la Communauté Européenne, concernant les affaires jointes C-402/07 et C-432/07, arrêt rendu le 19 novembre 2009 (dite affaire Sturgeon) dispose, : " Les articles 5, 6 et 7 du règlement n° 261/2004 doivent être interprétés en ce sens que les passagers de vols retardés peuvent être assimilés aux passagers de vols annulés aux fins de l’application du droit à indemnisation et qu’ils peuvent ainsi invoquer le droit à indemnisation prévu à l’article 7 de ce règlement lorsqu’ils subissent, en raison d’un vol retardé, une perte de temps égale ou supérieure à trois heures, c’est-à-dire lorsqu’ils atteignent leur destination finale trois heures ou plus après l’heure d’arrivée initialement prévue par le transporteur aérien. Cependant, un tel retard ne donne pas droit à une indemnisation en faveur des passagers si le transporteur aérien est en mesure de prouver que le retard important est dû à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises, à savoir des circonstances qui échappent à la maîtrise effective du transporteur aérien. L’article 5, paragraphe 3, du règlement n° 261/2004 doit être interprété en ce sens qu’un problème technique survenu à un aéronef qui entraîne l’annulation ou le retard d’un vol ne relève pas de la notion de «circonstances extraordinaires» au sens de cette disposition, sauf si ce problème découle d’événements qui, par leur nature ou leur origine, ne sont pas inhérents à l’exercice normal de l’activité du transporteur aérien concerné et échappent à sa maîtrise effective."

La totalité de l'arrêt se trouve là :
http://curia.europa.eu/juris/document/d ... cid=648836

Mais les Compagnies aériennes n' appliquent pas volontiers cet arrêt !!!!

C'est pourquoi la Cour de Justice de la Communauté Européenne a dû se repencher exactement sur le même cas dans les affaires jointes C-581/10 et C-629/10 (dite affaire Nelson). Arrêt du 23 octobre 2012. Sur les 2 affaires jointes, l'affaire C-629/10 attire plus particulièrement l'attention: La Civil Aviation Authority (autorité britannique) déclarant qu'elle entendait faire appliquer l'arrêt Sturgeon (ci dessus mentionné), plusieurs compagnies aériennes, et surtout l' "International Air Transport Association", regroupant de très nombreuses compagnies aériennes représentant, à quelques pour cent près, la presque totalité du transport aérien mondial de passagers, ont entendu contester devant la Cour de Justice de la Communauté Européenne cette position. Donc, la CJCE a confirmé, de façon particulièrement détaillée et avec force, toutes les dispositions de l'arrêt Sturgeon !!!

L'arrêt peut se consulter là : http://curia.europa.eu/...ent/d ... doclang=FR

Mais les compagnies résistent toujours !!!

Ainsi, Air France ne comprenant pas ce que veut dire "perte de temps égale ou supérieure à trois heures, c’est-à-dire lorsqu’ils atteignent leur destination finale trois heures ou plus après l’heure d’arrivée initialement prévue par le transporteur aérien" a contesté l'application de l'arrêt Sturgeon s'agissant d'un vol comportant une escale (affaire C-83/10 dite affaire Rodriguez arrêt du 13/10/2001). La CJCE a donc confirmé un fois de plus les dispositions de l'arrêt Sturgeon en précisant qu'il s'appliquait aussi s'agissant d'un vol comportant une escale avec un changement d'avion.

Voir l'arrêt rendu là : http://curia.europa.eu/...d ... 1&cid=9617

Mais cela ne signifie pas que les compagnies appliquent ces jurisprudences !!!! Bien au contraire, elles freinent des 4 fers !!!

Cependant, les indemnisations forfaitaires prévues par la réglementation européenne ne concernent pas du tout les voyagistes ou agences de voyage. En effet, les agences de voyages ne sont régies que par le Code du Tourisme, alors que le règlement 261/2004 du 11 février 2004 du Parlement Européen et du Conseil fait reposer EXCLUSIVEMENT sur "le transporteur aérien effectif" les obligations d'assistance et d'indemnisation. Par son arrêt du 8 mars 2012, c'est ce qu'à confirmé la Cour de cassation : Un voyageur avait fait comparaître Thomas Cook devant le Juge de proximité. Et le Juge de Proximité avait condamné le voyagiste à verser au voyageur l'indemnisation forfaitaire prévue par le règlement 261/2004. Thomas Cook s'est pourvu en cassation en argumentant, très judicieusement, que les obligations d'indemnisation prescrites par le règlement 261/2004 sont mises à la charge exclusive du transporteur aérien effectif, ce qui est rigoureusement exact. La Cour de cassation n'a donc pas eu d'autre possibilité que de casser le jugement rendu par le Juge de proximité par l'arrêt suivant : "Qu’en statuant ainsi, alors que le règlement communautaire désigne le "transporteur aérien effectif" comme débiteur exclusif des obligations d’assistance et d’indemnisation qu’il édicte, de sorte qu’il ne peut être invoqué à l’encontre de l’agence de voyages, quand seules les dispositions du code du tourisme ont vocation à régir la responsabilité de celle-ci à l’égard de son client en raison de l’inexécution ou de la mauvaise exécution des obligations résultant du contrat qui les lie, la juridiction de proximité a violé les textes susvisés : PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi incident ; CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il a condamné la société Thomas Cook à régler aux époux X... la somme de 641,16 euros, le jugement rendu le 10 novembre 2010, entre les parties, par la juridiction de proximité de Marseille ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant la juridiction de proximité d’Aix-en-Provence".

Donc, vous perdrez votre temps si vous vous adressez à votre voyagiste. En effet, il n'y en a pas un qui, mis en cause, ne brandira pas cette jurisprudence de la Cour de cassation, laquelle s'applique d'office à tout nouveau cas similaire.

Mais il faut aussi noter que le règlement 261/2004 s'applique aussi bien aux vols réguliers qu'aux vols charters, même si le vol au cause fait partie d'un voyage à forfait (vol + prestations au sol).

Pour obtenir l'indemnisation à laquelle vous avez droit si vol décollait de la Communauté Européenne (attention dans le sens inverse, le règlement ne s'applique qu'aux compagnies communautaires), vous ne pouvez vous adresser qu'exclusivement au "transporteur aérien effectif", même si vous avez acheté votre billet auprès d'une agence de voyage ou d'un voyagiste.

"Transporteur aérien effectif" : par exemple, vous avez acheté votre billet auprès d'IBERIA mais cette compagnie vous fait voyager sur Bristish Airways par exemple, ce n'est pas à IBERIA que vous devrez vous adresser mais à British Airways.

Réclamer auprès de la DGAC (organisme français) : je n'y crois pas pour les raisons suivantes : Si on va sur leur site pour faire une réclamation en ligne au sujet d' un retard important d'avion (plus de 3 heures) , on vous demande alors si vous avez acheté votre voyage directement auprès de la compagnie aérienne ou auprès d'un voyagiste. En cas de réponse auprès d'un voyagiste, on vous dit alors que vous devez vous adresser au voyagiste !!!!! C'est une hérésie vu la jurisprudence de la Cour de Cassation !!! Et si on déclare qu'on a acheté directement auprès de la compagnie d'aviation, il faut alors télécharger un formulaire CERFA qui, vu ses références, non seulement date d'avant la jurisprudence Sturgeon (donc le cas d'indemnisation forfaitaire pour 3 heures et plus de retard n'y est pas prévu), mais comme si ça ne suffisait pas, je n'ai jamais réussi à pouvoir le télécharger !!!

S'adresser à une association de consommateurs pour réclamer : on perd aussi son temps comme le reconnait le CEC (Centre Européen des Consommateurs) dans un article paru dans "le point", les compagnies ne voulant pas entendre parler de la jurisprudence Sturgeon. Voir là cet article très bien documenté : http://www.lepoint.fr/...-du-p ... 580_56.php Un extrait de cet article :

"Les compagnies refusent d'appliquer cette jurisprudence, note une juriste du Centre européen des consommateurs, il n'y a à ce jour que la justice qui puisse contraindre la compagnie à régler l'indemnité".

La seule façon de faire qui soit efficace pour être indemnisé conformément à ses droits, vu la résistance forcenée des compagnies à appliquer la jurisprudence Sturgeon (indemnisation forfaitaire des retard de 3 heures et plus) est d'envoyer une lettre recommandée avec AR à l'adresse française de la compagnie. Nombreuses sont les compagnies qui, opèrant régulièrement des vols au départ de la France (je ne parle donc pas de certaines compagnies charters...) sont immatriculées au registre de commerce et des sociétés en France. Donc, on trouve aisément leur adresse sur le site Internet du registre de commerce ou bien sur societe.com. Puis, si pas de réponse, ou réponse négative, il faut saisir le Juge de Proximité.

S'il s'agit d'une compagnie qui n'a pas d'adresse en France mais dont le siège se trouve dans la Communauté Européenne ( mais aussi en Suisse, Norvège ou Islande) vous pouvez alors engager la procédure de traitement des petits litiges européens. Si ce n'est ni en France, ni en Communauté Européenne, alors, malheureusement, bien que vous soyez dans votre droit, vous pouvez laisser tomber !!!!

Pour connaitre toute la procédure, et le modèle de lettre à envoyer, vous pouvez aller voir là: http://iberiaretardrefusembarquement.eklablog.com/accueil-c18941209

Vous y trouverez aussi les conclusions que j'ai rédigé contre IBERIA (dont vous pourrez peut être vous inspirer), qui, en dépit d'une résistance acharnée, a été contrainte de me payer l'indemnisation à, laquelle j'avais droit !

Cordialement
Croisière MSC Preziosa English translation pending
by Picousette · 2014-08-23 · 131 replies
Bonjour,

Voilà nous avons réservé notre croisière pour le 10 avril 2015 sur le MSC PRECIOZA donc si quelqu’un part à cette période, n'hésitez pas à nous contacter.

Et pour ceux qui ont déjà réaliser cette croisière, vos conseils sont les biens venus.

Merci d'avance

Elodie
1er roadtrip en solo, à 19 ans: destination? English translation pending
by Feather05 · 2014-08-12 · 27 replies
Bonjour!

Les 19 ans approchent et j'aimerai mettre mon rêve de voyage solo à exécution..

Le Monde est grand, et du coup, c'est pas facile de s'arrêter sur une destination..

J'ai déjà pas mal voyagé avec les parents (Etats-Unis, Guadeloupe, Turquie, Sénégal et, prochainement, Canada), un peu de mon côté avec des amis (Espagne, Hollande, Lituanie et Grèce) mais j'aimerai, pour une fois, voyager seule.

J'essaie de trouver une destination "safe" (bon après, je sais bien que c'est une question de précaution et de bon sens, m'enfin bon), qui soit intéressante (je suis plus attirée par la culture et les paysages dépaysants que par le tourisme balnéaire..) mais aussi une destination qui me permettra de rencontrer un max de gens sur la route (des locaux, des touristes, peu importe, mais de l'humain et de l'échange). N'ayant pas le permis, il faudrait également que je puisse me déplacer facilement (en stop ou en transports locaux!)

L'idée serait de partir en sac à dos, et de dormir en auberge de jeunesse, ou chez l'habitant, voire une ou deux fois en hôtel, si la fatigue se fait trop ressentir.

Période: juin ou juillet 2015, pour trois semaines Budget: 1000 euros

Merci d'avance pour votre aide!

Les pays qui m'attirent: Islande, Nouvelle Zélande, Costa Rica, Equateur, Chili...
Organiser son voyage en Thaïlande English translation pending
by Cocodeco · 2014-08-10 · 50 replies
bonjour je pars en thailande en novembre(j'ai seulement mes vols secs) et je suis un peu perdue en regardant les guides:trop de choses à voir, quels sites ? plages, villes? faut-il privilégier? on part 3 semaines et je voudrais rayonner autour de Bangkok puis aller dans le nord et terminer par le sud et ses plages; que me conseillez-vous? quels transports? quoi éviter? on n'aime pas trop les trucs à touristes et les animations merci d'avance

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