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Vacances à Madagascar en août: température et circuit? English translation pending
by Gaelle67 · 2013-01-02 · 27 replies
Bonjour à tous!

Nous nous rendons 3 semaines en août à Madagascar. On aimerait faire Fiana, Manakara entre autres... 1ère question: Quelqu'un sait quel temps fera-t-il à cette période de l'année? 2ème question: Quelqu'un aurait un circuit à me proposer? Des activités, visites à faire pour ces 3 semaines de vacances?

Merci d'avance! Adresse mail : gdiana@hotmail.fr
Rabais de location sur les motos Eaglerider (Los Angeles) English translation pending
by Fphilippe · 2012-12-28 · 33 replies
Bonsoir,

j'ai enfin réussi à obtenir la liste des rabais consentis chez EAGLERIDER en dehors des promos ponctuelles , et c'est le top !

voici :

"

Nous avons les réductions suivantes standard en place: 1) militaires en service actif, d'incendie et de police, le HOG, AMA et des clients fidèles reçoivent tous 10% sur le tarif journalier de location. 2) Amercian Association de l'Automobile et de leurs filiales à l'étranger sont admissibles à 12% sur le tarif journalier de location. "

Je n'arrive pas à avoir la définition du client fidéle donc ....;

Je ne suis ni militaire, ni pompier ni keuf ni membre du hog ...

Par contre il est très facile d'adhérer à l' AUTOMOBILE CLUB ASSOCIATION sur leur site . Adhésion de base 46 € et c'est parti pour 12 % de réduction .

ATTENTION LA REDUCTION NE PORTE QUE SUR LA LOC ET PAS SUR LES ASSURANCES NORMALEMENT

Je suis en train de louer une HD pour 22 jours soit un coût hors assurance d'environ 3000 $ . Economie environ 360 $ soit 280 € ; à rapprocher du prix de la carte 46 € qui en plus donne droit à plein d'autres remises ici ou ailleurs ...

bye et bonne année à tous,

Philippe du Lot
Voyage de noce en Polynésie-Française au mois d'août 2013 English translation pending
by Menesis · 2012-08-09 · 8 replies
Bonjour,

Je me permets d'ouvrir un post afin de recueillir vos avis sur notre voyage de noce en polynésie que je commence à préparer.

J'hésite entre deux itinéraires.

Initialement, nous voulions faire: Tahiti - Moorea - Taha'a - Bora bora - Tikehau - Rangiora

Mais les différents devis que j'ai reçu des agences de voyages me font peur... Je crains ne jamais avoir assez entre l'urne et ce que j’aurais mis de coté...

J'ai donc étudié un autre itinéraire plus abordable: Tahiti - Moorea - Huahine - Maupiti - Raiatea - Taha'a - Bora bora

Lequel des deux itinéraires me conseilleriez vous?

Pour l'hébergement, j'aimerais alterner entre grand hotel et pension de famille.

Pour Moorea, j'aimerais partir à l'intercontinental afin d'être sur place pour le Dolphin center. Nous aimerions en profiter pour faire le programme Apnea avec les dauphins et pour faire une sortie pour aller observer les baleines. Nous aimerions également louer un scooter pour faire le tour de l'île. Nous y resterions 3 nuits logé dans un bungalow plage.

A Taha'a, nous aimerions nous rendre à la pension Fare pea iti qui nous a été conseillée... Nous logerions 3 nuits dans un bungalow plage. Nous ferions deux des excursions qu'ils proposent (ballade dans le lagon, pic nic sur le motu, jet ski etc...)

A Bora bora, nous sommes tombé sous le charme de l'hotel le méridien où nous aimerions loger un bungalow sur pilotis. Je n'ai pas encore d'idée pour les excursions que nous pourrions organiser à Bora... Peut être tout simplement du farniente... et du snorkeling!

A tikehau, nous aurions fait un saut au tikehau village. Je voulais m'arrêter sur cette île car il parrait que le lagon est vraiment magnifique et superbe pour les amarteurs de snoerkeling!

A rangiora, nous aimerions descendre à la pension joséphine et en profiter pour faire des plongée dans la passe juste à coté!

Pour le 2e itinéraire:

A Huahine, nous ferions un séjours de 3 nuits au motu Mahare.

A Maupiti, nous ferions un séjour de 2 nuits à l'hotel kuriri en demie pension.

A raiatea, nous ferions un séjour de 2 nuits au hawaiki nui hotel en bungalow sur pilotis. On en profiterait peut être pour faire une mini croisière en amoureux et pour remonter la rivière sacrée jusqu'au jardin botanique.

Que me conseillez vous?

Quelles sont les îles et les excursions à n'absolument pas manquer??

Quel itinéraire choisiriez vous? En sachant qu'il y a quand même une différence de plus de 3000€ entre les deux...

Ah oui, et à quel hotel devrions nous séjourner pour une seule nuit à tahiti, à notre arrivée?

Je vous remercie par avance pour votre aide.

A bientôt!
Tarif de téléphone le moins cher vers Madacascar? English translation pending
by Balyoga · 2012-07-17 · 91 replies
bjr à tous, est ce que quelqu'un connaitrait "rebtel" pour téléphoner moins cher à mada ??? je suis tombée dessus par hazard, mais je comprends pas bien le fonctionnement et j'ai peur de me faire "avoir";

si vous pouviez me renseigner, je vous remercie d'avance

à bientôt
Route de Compostelle: passer par la vallée du Célé? English translation pending
by Arelate · 2012-07-12 · 11 replies
bonjour, je vais reprendre fin aout le chemin à partir de Livinhac le Haut. A Figeac, pour rejoindre Cahors, j'ai la possibilité de passer par la vallée du Célé. est ce interessant de faire cette variante?

Si j'ai bien calculé mon itinéraire.....Figeac à Cahors par le chemin normal est de 91 km, la vallée du Célé est un peu plus longue et j'hésite également sur 2 chemins : aller jusqu'à saint Cirq Lapopie continuer sur Bach et Cahors. (115 km) il y a aussi la possibilité de passer à Bouzies puis Pasturat et Cahors (100 km) mais à ce moment là j'évite Saint Cirq et comme c'est le plus beau village de france?????? j'ai bien sur la solution de faire un crochet, aller à Saint Cirq puis revenir sur Bouzies.... Avez vous fait cette variante et avez vous des conseils ou impressions à me communiquer? j'ai le sentiment aussi que l'hébergement dans la vallée du Célé est assez limité et j'ai peur de ne pas trouver de place! Merci pour vos commentaires.
Trois semaines au Maroc avec enfant English translation pending
by Nomadsland · 2012-05-04 · 37 replies
Bonjour, je pars au Maroc du 29 mai au 20 juin avec mon fils de 2 ans. J'attérris à Marrakech. Je suis assez baroudeuse et n'aime pas vraiment les circuits touristiques. Que me conseillez de faire pendant ces 3 semaines avec mon fils? bien sur je veux bouger, ne pas rester sur marrakech, et etre le plus possible au contact des habitants, me rendre dans de petits villages avec hébergement pas cher. Pensez vous que j'ai le temps de me rendre dans le sud? merci pour vos réponses caroline
Hébergement pas cher à Marrakech/Ouarzazate? English translation pending
by Keirua · 2012-05-01 · 27 replies
Salut !

On fait un voyage à 2 d'environ 10 jours au Maroc en Juin, et on va passer quelques jours à Marrakech. On aimerait réduire les coûts côtés hébergement, et du coup on aimerait éviter les Riad. On a regardé du côté du Couchsurfing mais ça n'a pas l'air super développé à Marrakech. Les auberges de jeunesse ont l'air soit peu fiables (les avis sont louches sur hostelworlds & co), soit en dehors de notre budget.

On aimerait éviter de dépasser les 15€/jour/personne pour l'hébergement. On se doute bien qu'à ce prix là ce sera pas le grand luxe, mais on se rattrapera ailleurs. Par contre, on arrive à rien trouver qui rentre la dedans.

Vous avez des idées ? Merci !
Visite de la France: par quelle partie commencer? English translation pending
by Kkay · 2012-04-30 · 36 replies
Bonjour,

Nous sommes de plus en plus intéressés par une visite de la France et avec le temps nous aimerions la couvrir au complet. Cependant puisqu'il faut bien commencer par quelque part quelle partie de la France serait-il le plus agréable à visiter en 2 mois vers septembre-octobre.

Nous connaissons Paris et les environs, il nous serait agréable d'y découvrir autre chose,

Merci,
Vélo chargé et cols à gravir English translation pending
by Evasion93 · 2012-02-20 · 54 replies
Amis cyclo bonjour !

Voilà, j'envisage probablement au printemps prochain de partir faire une semaine de vélo dans un terrain particulièrement accidenté puisque je prévois de parcourir les Alpes (région que j'affectionne particulièrement avec ses paysages magnifiques).

Ma question est simple : cela étant une grande première pour moi de rouler sur ce genre de relief avec un vélo chargé, le risque n'est-il pas que le plaisir de pédaler tourne à la galère lorsqu'il faudra gravir les nombreux cols ?

Pour information, je roule avec un VTT (pneus à crampons) équipé de sacoches; le poids du vélo équipé est d'environ 30kgs et la charge des sacoches seules environ 15kg, sans oublier de rajouter le poids du cycliste qui est de 67kg.

Habituellement, sur des terrains beaucoup plus plats, je fais souvent des étapes de 80 à 100km en moyenne, en montagne dois-je réduire considérablement le nombre de kms journaliers sachant que je serai surement amené à gravir un col par jour voire deux de temps en temps?

Egalement, pour ceux qui ont roulé sur ce genre de terrain, à combien estimez vous votre vitesse moyenne sur une étape si vous franchissez un col dans la journée (type Galibier, Bonnette, Iseran...etc)?

J'attends vos avis impatiemment car je sais que beaucoup d'entre vous apprécient et ont déjà pratiqué le voyage en montagne, normal me direz vous car l'endroit est tout simplement magique.

A+
Conservez-vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia? English translation pending
by Takacoser · 2012-01-27 · 308 replies
Le naufrage du Costa Concordia, pose au moins deux questions :

La première fait déjà l’objet d’un fil de discussion sur le forum, « le Costa Concordia et après ? « concerne plutôt le choix de croisière en fonction de la taille de bateau : prix, confort, sécurité…

Certains participants à ce fil regrettent la dérive de la discussion sur le choix de la compagnie. A l’évidence Costa n’est pas le seul armateur à proposer des bateaux gigantesques, de la taille d’un immeuble, voire d’une ville. Au moment où la justice Italienne se penche sur la responsabilité de la Compagnie, et où la compagnie Costa propose des indemnités, une seconde question se pose clairement :

Dans quelle mesure le comportement de la compagnie Costa au moment de la catastrophe, pour ce que nous pouvons en savoir, l’enquête n’étant pas terminée, et le système d’indemnisation proposé par la compagnie, va changer vos choix pour vos prochaines croisières et pourquoi.

Conservez vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia ?
Guadeloupe avec un enfant en août 2012 English translation pending
by Daunay · 2012-01-13 · 12 replies
Bonjour nous voulons partir en Guadeloupe à 3 2 adultes 1 enfant je me pose pas de questions , climat , budget , période la meilleur pour acheter les billets en ce moment 2500 euros , prix des gites , moyen de locomotion enfin pas mal de renseignement quoi???? je pense aller vers st francois comme on prevoit 20 jours pourquoi pas basse terre grande terre moitié moitié . Merci de me renseigner ma moitié a un peu peur des cyclones ....tres peu en cette période non??????lol
Norvège: les Lofoten en voiture English translation pending
by Zobertan · 2012-01-03 · 9 replies
Salut à tous, Je compte partir avec une amie à la découverte des Lofoten, et de ses environs en voiture et ce à partir de Bodo. Cet été j'ai passé trois semaines dans le sud du pays à vélo, donc j'ai déjà eu un magnifique aperçu du pays même si je l'imagine, le nord est bien différent. Mis à part la location de la voiture, le coût de la vie et de trois petits trucs, j'avoue être dans le flou total car il est assez difficile de trouver de bons renseignements sur cette région (le lonely me paraît un peu juste) et je m'en remets donc à vous pour éclairer ma lanterne :

- Quels sont pour vous les meilleurs sites à visiter sur les Lofoten ? - Y a-t-il des lieux incontournables dans les environs des Lofoten ? - Cela pose-t-il problème de camper à la belle étoile sur les Lofoten ou cela est-il autorisé comme dans le reste du pays ? - 10 jours sont-ils suffisants pour sillonner les îles, s'accorder quelques petites randos (je précise que mon amie n'est pas une grande marcheuse) et visiter les sites alentours ? - 15 jours serait-il mieux ? - Y a-t-il des guides plus complets pour visiter les Lofoten ? Autrement les offices de tourisme son elles aussi efficaces que dans le sud du pays ? - Bodo est le point de départ et d'arrivée, la ville vaut-elle le coup d'y porter plus d'intérêt que son aéroport ? - Au mois de Juillet, hormis la pluie, c'est plus du 20° ou du 10° ? - J'ai pensé à la location de voiture, car cela me paraît être la solution la plus simple, y en a-t-il qui ont déjà sillonnés ces îles à coup de transports en commun ? Si oui la fréquence des bus est-elle assez régulière ?

En tout cas, je vous remercie par avance pour vos précieuses réponses et vous souhaite une agréable année 2012 😇

David

PS : Je sais que ceci n'est pas à la bonne place mais il n'y a aucune rubrique pour le road-trip de base et n'étant pas un gros dépensier en voyage, j'ai pas trouvé mieux... Si un modo passe parle ici, qu'il n'hésite pas à déplacer le sujet dans la section appropriée !
Vos voyages à vélo 2012? English translation pending
by Antoavelo · 2011-12-20 · 39 replies
Hello à tous ! Qu'est ce que vous avez prévu pour cette nouvelle année comme aventure à vélo?

Qui sait, peut-être que nos chemins se croiseront, et pourrons faire un bout de route ensemble !

Petit trajet ? escapade ? long voyage ?

Pour ma part, j'ai prévu de partir fin février, le 26 plus précisement, de ralier Helsinki depuis Genève (suisse), de là, partir à la découverte des pays de l'est en commençant par les pays Baltiques et en terminant à Istanbul. Puis l'aventure continuera à l'est, toujours à l'est !

Peut-être que mon site vous donnera des idées, je vous invite à le consulter www.antoavelo.ch

En attendant de vous croiser sur la route, je vous souhaite à tous, une très bonne journée.

antoavelo
Lieux de séjour à privilégier dans le sud du Maroc? English translation pending
by Millipatti · 2011-11-11 · 24 replies
Bonjour à vous tous fans et grands connaisseurs du Maroc,

Ça y est, les billets sont achetés... 2 A/R pour moi et ma fille de 16 ans: arrivée le soir du 23 février à Marrakech et départ le matin du 5 mars, soit 10 jour complets sur place. La question se pose maintenant de ce que nous allons faire au cours de ces 10 jours. Nous n'avons pas envie de courir, ni de louer une voiture. Nous aurions aimé trouver idéalement 2 ou au maximum 3 lieux où poser nos sacs. Nos critères ? Des endroits à partir desquels nous pourrons faire des ballades à la journée, éventuellement avec un guide\chauffeur trouvé sur place, et où évidemment nous trouverons un hébergement sympa et pas cher. Nous ne recherchons pas le confort et le charme de jolis Riad. Juste un endroit calme et accueillant pour dormir et nous poser.

J'envisage peut-être les regions de Taroudant et de Tafraoute, mais tout est encore ouvert. J'espère que vos coups de cœur (des endroits où vous vous êtes attardés ou auriez rêvé de le faire), sauront nous inspirer.

À vos souvenirs...
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Périple malgache: RN7 et Tsingy de Bémaraha English translation pending
by Boz51 · 2011-10-05 · 15 replies
Partir en voyage à Madagascar nécessite une bonne organisation et la meilleure façon de se renseigner c'est de consulter Voyageforum. En retour, petit compte rendu chronologique de mon périple malgache.

Lundi 15 août 2011 :

- arrivée à l’aéroport à 21h45 : attention à l’épreuve des visas : plus d’1h d’attente pour les derniers de la file ! - Hôtel Le Cheval Blanc car à proximité de l’aéroport (coût : 45 000 + 1 500 Ar, soit 16,45 €).

Mardi 16 août 2011 :

- Notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel : nous sommes passés par l’agence translafatra.com car c’est la moins chère que j’ai trouvé (21 jours de location d’un 4x4 pour 2 520 000 Ar, soit 916 euros + 2 jours de retour à vide offerts). Translafatra est une société qui met en relation les touristes ou hommes d’affaires avec des propriétaires de voitures et s’occupe d’établir le contrat : l’un des chauffeurs que nous avons eu m’a expliqué qu’il prenait 30 % de commission ce qui ne signifie pas forcément d’ailleurs qu’en passant directement par un chauffeur, le tarif soit diminué d’autant. En effet, ceux que j’ai pu contacter m’on proposé des tarifs similaires autour de 120 à 140 000 Ar par jour). Ce tarif ne comprend pas l’essence : nous en avons eu pour 260 euros pour la partie Tana – Tuléar – Tana (à vide) et 300 euros pour la partie Tana (à vide) – Morondova (Les Tsingy) - Tana (à vide). Il faut bien comprendre que l’essence consommé durant le retour à vide est à la charge du client : cela suppose d’avoir suffisamment de liasses de billets à remettre au chauffeur pour qu’il refasse le plein une fois arrivé à destination. La partie location de voiture nous est revenue à environ 1 500 euros tout compris. Les tarifs que j’ai pu demander à différents prestataires (tour opérateur, hôtel, particulier) allaient du simple au double voire plus encore ! Attention : tous les chauffeurs ne font pas guide en même temps : quand le chauffeur est venu nous chercher à l’hôtel, il nous a demandé où était le guide et il semblait décontenancé quand je lui ai dit que nous n’en avions pas pris. Et j’ai d’ailleurs été tout autant agacé que le responsable de Translafatra n’ait pas transmis au chauffeur le programme du séjour que j’ai établi et que je lui avais transmis par internet depuis déjà plusieurs semaines.

- Direction le Jumbo Score (il s’agit d’un supermarché moderne comme on en trouve en France sauf qu’il n’y a personne) pour acheter deux bouteilles de gaz à 18 000 Ar l’unité (il y a aussi des bruleurs c 206 bleuet et bleuet plus à 92 000 Ar).

- Direction Amabatolampy (1h de trajet) : visite de la ville (les arts en alu) ;

- Direction Antsirabe (2 h de trajet) : visite de la ville (arts en cornes de Zébu, marché couvert, les thermes) : un peu décevant ;

- Achat d’une puce Telma pour pouvoir confirmer les hôtels deux ou trois jours avant.

- Hôtel Hasina (coût : 37 500 Ar, soit 13,30 €) : confortable.

Mercredi 17 août 2011 :

- Direction les lacs Andraikiba et Tritriva (3 h de trajet aller retour) : visite (coût 10 €) : le premier lac n’est pas terrible car il n’y a pratiquement plus d’arbres sur les collines alentours. Le second est plus joli mais je trouve que ça n’en vaut pas la peine vu le temps de trajet.

- Direction Ambositra (1h30 de trajet) : pas grand-chose à visiter.

- Hôtel MANIA (coût : 35 000 Ar, soit 12,57 €) : bon hôtel : il faut demander la chambre du dernier étage qui donne sur la ville. A l’entrée, un gars vient nous voir pour nous proposer une visite guidée de la ville : il s’agit de Roger qui nous fera visiter le lendemain les villages Zafimaniry Antoetra et Ifasina (Roger a un cahier avec le descriptif des visites qu’il propose avec notamment la visite d’autres villages mais sur plusieurs jours (jusqu’à 6 jours)).

Pour le tarif, évidemment, après négociation, on passe rapidement du double au simple : ne sachant pas vraiment sur quoi me baser pour déterminer un prix, j’ai pris comme base le tarif officiel demandé pour un jour de rando dans le parc de Ranomafana (j’avais imprimé les tarifs sur internet avant de partir). Je lui ai proposé 20 000 Ar pour la visite des villages et il m’a laissé entendre qu’il acceptait car il n’y avait pas beaucoup de travail actuellement. J’ai donc proposé 30 000 Ar en incluant la visite de la cascade d’Andohariana qui est sur la route. On se rendra compte par la suite que négocier 10 000 Ar de moins est ridicule car cela représente même pas 4 euros mais ce n’est pas évident de tout gérer en même temps dans un contexte si différent.

D’ailleurs, il faut savoir que certains hôtels et restaurants hébergent et nourrissent les chauffeurs gratuitement sauf que tous les hôtels ne le font pas et le chauffeur se retrouve alors à dormir dans sa voiture sur le bord de la route ce qui n’est pas terrible. Donc, lors des réservations d’hôtels, il faut aussi se soucier de savoir où va dormir le chauffeur ! Et c’est aussi un gage de sécurité le lendemain surtout lorsqu’on a compris que la RN7 équivaut chez nous à une petite départementale : il n’y a même pas de ligne blanche au milieu de la route ! Quand deux 4x4 se croisent, ça se passe en partie sur le bas côté…

Jeudi 18 août 2011 :

- Pour atteindre Antoetra, nous avons mis 1h20 : la piste fait 26 km et on peut voir notamment au milieu des rizières des mines d’or sur le bord de la route.

Nous partons directement pour Ifasina : 2h de marche au milieu des herbes hautes sans croiser le moindre touriste. Le village, que l’on aperçoit en contrebas, est assez modeste, coincé au milieu des collines et entourées de rizières. Nous sommes tout de suite entourés d’enfants et dirigés vers la maison du chef du village qui a 89 ans et qui est malade (le chef du village est toujours la personne la plus âgées et non pas le fils du précédent). Nous lui donnons un peu d’argent pour son traitement (notre guide nous dira par la suite que ce n’est pas dans la nature de ces gens que de mentir pour avoir de l’argent).

Après avoir visité le village et observé ces maisons entièrement construites en bois sans clous ni vis, le temps se couvre un peu et nous repartons pour Antoetra que nous atteignons vers 13h et que nous visitons également.

Les paysages traversés sont beaux mais, et nous le comprendrons après, ce n’est qu’un avant goût de ce qui nous attends :)

Sur le retour, nous passerons rapidement (le chauffeur commence à s’inquiéter de voir l’heure filer) à la cascade d’Andohariana : un endroit parfait pour pique niquer.

Puis direction Ranomafana : 3h de route (attention sur les temps de trajet, notre chauffeur est un rapide) ; arrivée de nuit vers 18h (la nuit tombe vers 17h).

- Hôtel Manja (coût 16 € pour un bungalow bien confortable en hauteur (avec moustiquaire).

Vendredi 19 août et samedi 20 août 2011 :

- La veille, nous avons demandé à l’hôtel de contacter un guide pour une rando de 2 jours avec bivouac : ce sera Adrien.

Il s’agit du circuit Vatoharanana (le circuit Vohibato est plutôt réservé aux scientifiques car, d’après notre guide, la partie non commune au circuit Vatoharanana n’apporte rien de plus) : droit d’entrée : 37 000/pers + guidage : 60 000/jours + porteur : 10 000 Ar/jour = 214 000 Ar = 80 € ;

Le départ se fait près du bureau du MNP où attendent les guides pour un éventuel départ.

Il faut savoir que les lémuriens (l’une des principales attractions) sont plus faciles à observer dans la forêt secondaire que dans la forêt primaire car ils ont plus l’habitude de voir passer les touristes. Pour commencer, notre guide nous fait donc faire le parcours Edena qui est une zone de forêt secondaire où les chemins s’entrecroisent pour pouvoir aller rapidement sur la zone où les lémuriens sont repérés (il y a des rabatteurs qui les repèrent et avertissent ensuite les guides (les rabatteurs sont des guides en cours de formation)). Nous avons pu observer des caméléons, le lémur doré, lémur front roux, lémur ventre roux, lémur sifaka, des grenouilles, civette...

Ensuite, nous avons poursuivis dans la forêt primaire jusqu’au camping de Vatoharanana mais il n’y a pas de vue dégagée sur la canopée ce qui est un peu frustrant : nous sommes arrivés vers 13h. Après le repas, nous avons fait une petite balade autour du camp pour essayer d’observer des animaux mais nous n’avons rien vu si ce n’est quelques petits rats sauteurs.

Vers 18 h, nous avons fait une petite visite nocturne où nous avons vu des lucioles, caméléons et autres grenouilles arboricoles.









Le lendemain, nous terminons notre rando : nous sortons de la forêt primaire pour atteindre la forêt secondaire puis les zones cultivées (bananiers, manioc).



Nous atteignons la piscine d’eau chaude de Ranomafana vers 12h.

Petite banane flambée à l’hôtel Manja (où nous avions laissé une partie de nos bagages) pour se remettre et direction Fianar.

- Nous arrivons vers 14h30 à l’hôtel Raza-Otel (coût : 23 000 Ar) : il s’agit d’une chambre d’hôtes mais assez bruyante avec des enfants qui crient pas mal en jouant à la console… : c’était peut être pas le bon jour.

- Nous avons visité la haute ville vers 16 h (avec un enfant qui s’est proposé : à 13 ans, le gamin promène des touristes de toutes nationalités car il parle déjà 4 langues : il y a de quoi se vexer !) et nous sommes redescendus pour manger du croco au restaurant Le Panda.

Dimanche 21 août 2011 :

- Direction Ambavalo (56 km) ;

- Visite de la réserva ANJA (2h de visite : droit d’entrée : 7 000 Ar/pers + guide : 16 000 Ar). Il y a un parcours d’1h, de 2h et un autre de 6h (celui qui consiste à aller au sommet de l’une des deux montagnes). Il s’agit d’une petite réserve (facile d’accès depuis la RN7) coincée entre deux montagnes. La visite de deux heures consiste à évoluer dans un chaos rocheux à la rencontre des lémurs catta. C’est une visite très sympa qui s’apparente à de la varappe et qui permet de faire une étape à mi chemin sur le trajet Fianar – Andringitra.



- Direction l’Andringitra (3 h à 4 h pour 47 km de piste de piste ! Une épreuve en soi), le pays des Betsiléo (« les nombreux invincibles »). Sur le trajet, il y a deux péages : 3 900 Ar pour le premier et 1 000 Ar pour le second.

Sur le chemin, nous prenons un gars en stop : il s’agit de Voavorizy (pas sûr pour l’orthographe) qui cherche à rejoindre le parc car il est guide hors période scolaire (il est l’instituteur du village). On sympathise durant le trajet et on lui demande s’il est d’accord pour venir avec nous. Il nous explique alors qu’il doit en discuter avec les autres guides car il doit avoir leur accord.

En effet, dans ce parc, les guides et les porteurs sont chacun organisés en association et c’est chacun son tour : en principe, il n’est pas possible de choisir.

- Hôtel : Trano gasy (coût : 60 000 Ar = 21 €, pas d’eau chaude, nourriture excellente).

Lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 août 2011 :

- Au petit matin (6h30), direction le bureau du MNP qui se trouve juste à côté de l’hôtel pour payer : il s’agit en effet d’un guichet unique. La responsable calcul le prix, établi le devis et réceptionne le prix qu’elle se charge ensuite de délivrer au guide et au porteur.

- Circuit Asaramanitra, Circuit Imarivolanitra, Circuit Diavolana et arrivée par la vallée du Tsaranovo (droits d’entrée 37 000 x 2 + guidage 40 000 + porteur 10 000 x 3 jours + camping 6 000 = 150 000 soit un coût de 55 €).

Nous avons fait dans ce parc parmi les plus belles randonnées de notre séjour à Madagascar (le guide n’y est pas étranger d’ailleurs) : les paysages sont très variés avec des zones sèches (hautes herbes sèches, palmiers), d’autres plus humides (avec bambou et lianes) et même une petite zone de for��t primaire. La diversité des paysages et leur originalité (les cascades du roi et de la reine, le pic Boby, diavolana, la forêt de pierres…), la flore unique donnent l’impression d’explorer un territoire peu connu (en l’occurrence, des autres touristes).



Pourquoi cette vallée s’appelle la vallée de Namoly (qui signifie l’endroit où l’on a tissé) ? Un voleur de zébus, venu d’une vallée voisine, s’approche et entend un bruit : le bruit d’un métier à tisser. Il s’agit d’une femme qui tisse la soie mais ce voleur n’avait jamais entendu auparavant un tel bruit. Il prit peur et s’enfuit sans commettre son forfait. La vallée s’appelle donc désormais Namoly, l’endroit où l’on a tissé.

Début de la rando vers 7h30 pour le circuit Asaramanitra jusqu’à 11h puis début du circuit Imarivolanitra jusqu’au camp en passant par la piscine naturelle pour le pique nique : fin du premier jour vers 15h.





2ème jour : départ vers 6h20 pour le pic Boby (inutile de partir plus tôt car les nuages se dissipent en cours de matinée) et arrivée au sommet vers 9h : le paysage est hallucinant : le vent est terrible et les nuages passent de part et d’autre du pic.



On évolue au milieu de ce labyrinthe de granit. Au sommet, la vue est bouchée mais nous attendons un peu et les nuages commencent à se dissiper.



Nous ne verrons toutefois pas la mer comme cela est paraît-il possible ! 2h pour redescendre au camp et direction Diavolana et le second camp.



Arrivée vers 16h30. Le passage dans la forêt de pierre avec la vue au loin est très surprenant.





En passant sur l’autre versant, on voit les premiers palmiers : on passe d’une zone humide à une zone sèche dès qu’on arrive de l’autre côté : la vallée de Tsaranova.

3ème jour : départ vers 7h44 et fin vers 10h. Il semble assez difficile de faire le jour 2 et 3 en une seule fois car ça oblige à partir très tôt le matin pour le pic Boby avec le risque de ne rien voir une fois arrivé au sommet.

- Direction Ranohira : arrivée vers 15h30 après un arrêt à Ihosy pour un manger un morceau.

- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)). Nous demandons à l’hôtel de nous trouver un guide pour une rando de 2 jours : Voici qu’entre en scène Roxy qui nous propose de visiter les canyons des rats et des makis, piscine naturelle, piscines bleue et noire, cascade des nymphes en deux jours avec bivouac pour pas moins de 400 000 Ar, soit 145 euros : il est donc rentré chez lui aussi vite qu’il est arrivé ! Nous sommes donc allés chercher un guide près du bureau MNP et nous rencontrons Thierry qui nous propose le parcours pour 200 000 Ar droits d’entrée compris. Après avoir vu sa photo de guide officiel sur le mur du bureau, je lui verse un acompte de 100 000 Ar, soit 70 € (pour payer notamment le droit d’entrée à l’ouverture du bureau le lendemain) et RDV pris pour 7h30 le lendemain.

Jeudi 25 et Vendredi 26 août 2011 :

- Nous rejoignons notre guide près du bureau MNP et direction le départ de la rando en 4x4 après avoir acheté du pain pour les sandwichs.

- Nous commençons pas le canyon des rats (il n’y a jamais eu de rats mais les Baras voyaient à la tombée de la nuit des lémurs microcèbes qu’ils prenaient pour des rats d’où l’appellation). Ensuite, nous visitons le canyon des makis (= lémurs catta) : le roi des baras y prenait sa douche et le canyon s’appelait donc à l’époque le canyon du roi. Un jour, il vit un maki boire de l’eau à l’emplacement où il prenait habituellement sa douche. Le roi décida que le canyon s’appellerait désormais le canyon des makis.

En fait, on ne visite pas réellement les canyons : on ne fait que passer devant car l’intérieur des canyons n’est pas aménagé pour les touristes.



D’ailleurs, ce qui est vraiment beau, c’est le circuit qui relie le site des canyons avec la cascade des nymphes : le paysage est époustouflant et ressemble beaucoup au Grand Canyon de l’ouest américain. Le paysage est couleur ocre et on a l’impression, à chaque détour de chemin, d’y voir de la tôle rouillée, déchiquetée comme sur ces navires échoués sur le rivage et laissés à l’abandon : c’est très surprenant.





Nous arrivons à la cascade des nymphes vers 14h30 et au camping vers 15h.

Le second jour, nous allons voir les piscines bleue et noire, la piscine naturelle et arrivée au parking vers 13h30. Notre guide ne parle pas beaucoup mais il nous a raconté pas mal de choses sur les Salakava et les bara (ces derniers ont chassé au cours du 16ème siècle les Salakava qui sont allés se réfugier dans la région de Morondova), sur leurs sépultures (les tombes provisoires et celles définitives placées en hauteur), l’utilisation des canyons par les voleurs de zébus pour rendre plus difficile leur traque…

- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)).

- Fenêtre de l’Isalo vers 17h pour le coucher de soleil au milieu d’une joyeuse bande de touristes agités et impatients de faire LA photo du couché de soleil devant leurs chauffeurs malgaches médusés.



- Nous avions envisagé de faire le circuit Masalo (en 4x4) le lendemain matin mais notre guide nous a indiqué que c’était pour les personnes qui ne peuvent pas marcher et nous en a dissuadés.

- Pourquoi la grotte des portugais ? : en 1527 (je crois), un navire portugais s’échoua au sud est de Madagascar. Ils entreprirent de traverser la grande île afin de rejoindre leurs compatriotes, ce trajet consistant notamment à traverser le massif de l’Isalo. Bien entendu, leurs provisions se sont très vite épuisées et les naufragés ont donc demandé aux Baras de les aider. Visiblement réticents, l’un des portugais eut l’idée de se marier avec la reine qui accepta. Les baras fournirent des vivres aux portugais qui repartirent et le couple royal eut par la suite des enfants à l’origine d’une des nombreuses sous-ethnies que comptent Madagascar.

Samedi 27 Dimanche 28 août 2011 :

- Départ vers 7h30 pour Mangily et arrivée vers 12h15.

- Pause balnéaire de deux jours



- Hôtel : A la plage, Chez Cécile (coût : 35 000 Ar, soit 12,46 €, bungalow agréable)

- journée pirogue avec au programme sortie masque tuba sur le massif des roses et langoustes grillées sur la plage, farniente sous les cocotiers et jus de fruits frais ;

- Direction Tuléar ;

- Hôtel : Manatane (coût : 35 000 Ar + 15 000 Ar pour transfert aéroport, soit 18 €)

Lundi 29 août 2011 :

- avion à 7h05 pour Morondova (coût : 421 € ; 1 h de trajet) où notre deuxième 4x4 nous attend ;

- Direction Bélo et arrivée vers 11h30 : 1h20 d’attente au bac (20 000 Ar pour la traversée). Arrivée à Bélo vers 13h20. Puis second bac (5 000 Ar) pour une arrivée à Békopaka à 17 h.



- Hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €, bungalow agréable).

Mardi 30 août 2011 :

- Départ à 6h50 pour le bureau MNP dans l’idée de faire le circuit Anjohimarintsy (les petits Tsingy) sur deux jours avec bivouac tel que prévu sur le site internet. Le responsable nous indique que ce circuit n’existe plus et qu’il n’est plus possible de bivouaquer dans les petits Tsingy.

Du coup, il nous propose les circuits suivants :

- jour 1 : circuit Manambolo (Petits Tsingy);

- jour 2 : circuits Tantely, Andadoany et Ankeligoa, Anjohimaninstsy (Petits Tsingy) ;

- jour 3 : circuits Andamozavaky, Broadway (nouveau), Ranotsara (Grands Tsingy).

Pour le guide, c’est le même principe qu’à l’Andringitra : guichet unique pour le paiement et tour de guide. Au niveau tarif, ça fera pas moins de 290 000 Ar, soit 105 euros (droit d’entrée + guide + piroguier).

Départ pour la rando à 8h en commençant par un petit tour de pirogue et visite de deux petites grottes (qui sont des repères de crocodiles l’hiver) pour voir des stalagmites et stalactites.



On traverse ensuite le fleuve, toujours en pirogue, pour rejoindre la berge opposée et rejoindre le toit des Tsingy (les Vazimbas marchaient dans cet environnement pieds nus sur la pointe des pieds et disaient « Tsingy Tsingy » c'est-à-dire « aïe aïe » d’après notre guide mais plusieurs traductions existent). Nous arrivons au sommet vers 10h30 : la vue est unique en surplomb de la Manambolo, au milieu de ce massif calcaire aux pointes acérées et sans aucun touriste à l’horizon !



Tout est curieux : les perroquets noirs, caméléons, chauves-souris, hirondelles, perruches, lézards (verts, marrons), papillons (diurnes et nocturnes), mangouste, aigrettes, sarcelles…, les pachypodium lamereï, les adenia et autres plantes locales. Le retour se fait en longeant le fleuve en hauteur et en profitant en passant d’une fraicheur bienveillante.

- Arrivée à l’hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €) vers 14h45.

Mercredi 31 août 2011 :

- Départ à 7h45 par le circuit Tantely (du nom du premier ministre venu inaugurer le site : il paraît qu’il a eu du mal à passer dans le labyrinthe du fait de son surpoids, le tout en costume cravate).



Puis visite de la forêt des Tsingy (dont les Tsingy may qui désignent les Tsingy à petites pointes) suivie des diaclases (avec une descente en rappel dans un puits de 25 m). Nous avons pu voir des Lémurs Sifaka (entièrement blancs contrairement aux lémurs Sifaka à casque noir qu’on peut observer dans la forêt de Kirindy par exemple), toute sorte d’araignées dont la jolie et minuscule gasteracantha, un mille-pattes…



C’est une sorte de parcours aventure ludique.

Jeudi 1er septembre 2011 :

- Journée Grands Tsingy : à faire de préférence après les Petits Tsingy car c’est plus impressionnant d’où le risque d’être déçu si on fait les Petits après même si nous avons vus beaucoup plus d’animaux dans les Petits Tsingy que dans les Grands.

- Départ du village à 6h55 et arrivée au parking à 7h45 avec les circuits Andamozavaky et Ranotsara, les deux sites étant reliés par le nouveau circuit Broadway. Les sites traversés sont uniques et étonnants, on traverse des grottes par des chemins improbables, des cavités transpercées par des racines d’arbres qui font penser à des câbles électriques, des ponts suspendus…





Lorsqu’on sort des grottes pour monter au sommet des Grands Tsingy on est impressionné par ces pics acérés qui montent au ciel et lorsqu’on est au sommet, on est impressionné par la profondeur du site.





Il faut bien intégrer aussi le fait qu’enchainer les trois parcours n’est pas pour tout le monde notamment le circuit Broadway car il y a des passages où il faut monter à la corde à la force des bras, d’autre où il faut se faufiler à travers des boyaux boueux ou poussiéreux, c’est selon...

- Fin du périple vers 15h15.

Vendredi 2 septembre 2011 :

- Direction la Forêt de Kirindy (forêt sèche avec plusieurs variétés de baobabs notamment) qui se situe à environ une heure avant la fameuse Allée des baobabs. Droit d’entrée : 20 000 Ar/pers (valable 3 jours), visite diurne : 12 000 Ar, visite nocturne : 20 000 Ar et bungalow avec sanitaires privés : 52 000 Ar.

- Pendant la visite diurne (à proximité du campement), nous avons observé notamment le lémur Sifaka à casque noir et le Madagascar paradise flycatcher. A notre retour, nous avons pu voir le fameux Fossa (cryptoprocta ferox) qui miaule comme un chat et grogne comme un chien !









- Pendant la visite nocturne, nous avons pu voir plusieurs lémuriens microcèbes.

Samedi 3 septembre 2011 :

- Départ à 4h pour le lever du soleil sur l’allée des baobads : prise de photos pour les souvenirs et direction Morondova où nous arrivons vers 7h30.







- Il n’y a pas grand-chose à y faire en réalité : petite visite en pirogue dans la mangrove puis la presqu’île de Bétania où il n’y a strictement rien à faire sauf cramer au soleil au milieu des enfants qui quémandent argent, bonbons, cahiers et stylo (dans l’ordre au fur et à mesure des refus).

- Hôtel : Trécicogne (coût : 45 500 Ar, soit 16 €) ;

Dimanche 4 septembre 2011 :

- Direction Tana par avion (coût : 354 € ; départ : 7h15 : 1 h de trajet) ;

- Notre troisième véhicule nous attend : une R5 :) (70 000 Ar essence comprise pour la journée). Direction Croc farm qui se trouve juste à côté de l’aéroport : 10 000 Ar/pers. Nous avons attendu jusqu’à 13h30 pour voir les soigneurs nourrir les crocos en leur lançant des poulets ! Il y a un resto dans le parc pour patienter : il est possible de manger notamment du croco.

- Puis visite du marché de la Digne où il est possible d’acheter des instruments de musique surdimensionnés conçus pour les touristes, du poivre à des prix hallucinants (nous avons acheté le notre au supermarché, ça évite les discussions de marchands de tapis), de l’ylang ylang (nous avons préféré l’acheter dans l’un des nombreux Homéopharma)…

- Visite express de la haute ville : sans réelle intérêt car le monument principale a été ravagé par un incendie (se visite en graissant la patte du gardien avec la complicité de jeunes qui fond le pied de grue devant l’entrée principale : 10 000 Ar par pers demandés).

- Hôtel Nioulay (22 500 Ar pour une chambre double sans fenêtre ! Ah il n’y a pas de fenêtre ? Ah vous aviez demandé une chambre avec fenêtre ? Ben oui et puis 4 murs, un lit, une porte et des sanitaires…). Le restaurant est bon mais le service très long (l’hôtel était complet).

Lundi 5 septembre 2011 :

- Direction le rova d’Ambohimanja : intéressant à visiter et cela d’autant plus que le site se trouve en dehors de la ville : l’air y est plus respirable. Une visite guidée nous est proposée et on apprend que le rova est en bois car les vivants doivent vivre dans des maisons construites en matières vivantes. C’est pourquoi, a contrario, les tombeaux sont en pierre sauf pour la famille royale pour qui les ossements sont dans un tombeau en pierre mais surmonté d’une structure en bois pour que leurs âmes demeurent parmi les vivants.

- Resto juste en contrebas : nul.

- Puis visite du parc Tsimbazaza : rien d’extraordinaire sauf éventuellement pour voir un fossa en cage pour ceux qui n’auraient pas pu le voir durant leur séjour.

- Direction l’aéroport pour un vol prévu à 00h55 mais décalé à 2h30 : la seule fausse note de ce magnifique voyage !
GTA GR5 GR52, Briançon Menton, en famille English translation pending
by Minifamille · 2011-10-01 · 2 replies
Cette rando est la suite logique de notre parcours de la marche du Lac Léman à Briançon de l’été dernier.

Cette année, mon fils a 8 ans. Il portera son duvet en plus de sa gourde et de ses menues affaires.

1er jour : Briançon - Villard Saint Pancrace - Le Lauzin D+ : 450 m, D- : 150 m

Arrivés à Briançon par train de nuit, synchrone avec le mauvais temps : On essaie de jongler avec les averses. Pas facile.

Vers midi, on se met à l’abri dans la très belle chapelle privée du Lauzin, étonnante « folie ». Il pleut. Il pleut.

Finalement, on ne repart pas, because la pluie. On dormira dans le coin.

2ème jour Col des Ayes, Brunissard, Lac de Roue, Bivouac au dessus de Château Queyras. D+ 1295 m, D- : 1205 m

Très belle journée. Comme le lendemain une dépression devrait nous tomber dessus, et que la première journée à été bien courte et bien arrosée, on fait une « longue » journée. Du col des Ayes, on observe des paysages parcourus cet hiver. Bien différents.



3ème jour : Château Queyras, Col Fromage, Ceillac D+ 1045 m D- 965 m

L’idée générale est de se lever tôt, de passer le col Fromage en fin de matinée pour arriver à Ceillac avant la perturbation annoncée en début d’après midi.

On tient globalement notre programme. Vers 10h30, on se prend quelques gouttes. Petites gouttes deviennent plus grosses, et se transforment en neige. Il fait bien froid, et la neige s’accumule. Limite pluie neige à 1900 m. Ça nous change de la journée de la veille, avec un ciel sans nuages !



4ème jour : Col Girardin, Bivouac à la Meire, avant Fouillouse D+ 1295 m, D- 800 m

Belle journée, bien que couverte le matin. On part doucement, assez tard. Les lacs sont très beaux, et on n’y est pas seuls… L’option du départ tardif est la bonne : le col Girardin, très enneigé le matin, passe très bien en milieu d’après midi, le soleil et les passages successifs des randonneurs ayant eu raison de la neige sur le sentier.





Arrivés sur la route en fond de vallée, on s’essaie au Stop. La première voiture nous prend, alors que nous sommes 4, et eux déjà 3 ! Elle nous dépose à la bifurcation de la route vers Fouillouse. On monte un peu vers les ruines de La Meire, qui promettent un bon emplacement de bivouac sur la carte. Bingo : super bivouac.

5ème jour : Larche Via le Col du Vallonnet. D+ : 1080, D- : 1145 m

Encore une « longue journée », mitigée côté météo, avec beaucoup de vent fort. On découvre beaucoup d’Edelweiss en quittant le sentier pour ravitailler en eau.

Après le col du Vallonnet, nous ne prenons pas l’itinéraire classique par le col de Mallemort, mais décidons de passer par le Clos de l’Amant et le plateau de Mallemort. On y trouve un fort retapé en résidence secondaire, avec une vue imprenable. Paysage surprenant sur le plateau de Mallemort, relativement plat et très ouvert. C’est plus long que l’itinéraire classique, mais nous ne regrettons pas notre détour.



6ème jour : Lac du Lauzannier D+ 605 m

Journée de repos après avoir enchaîné quelques journées relativement longues, pour mon fils de 8 ans comme pour nous même. On passe la journée au bord du torrent, pour partir en fin d’après midi bivouaquer au Lac du Lauzannier.

Beau bivouac.





7ème journée : Pas de la Cavale, Col des Fourches, Bousiéyas, bivouac D+ 875 m, D- 1015 m

Quelques trous étonnants derrière le pas de la Cavale. Un bivouac bien sympathique bien que venteux 1 heure au dessus de Bousiéyas.

Ce sera notre dernier bivouac avec notre copain qui nous accompagne depuis Briançon, jusqu’au lendemain soir.









8ème journée : Saint Etienne de Tinée via Saint Dalmas de Selvage D+ 415 m, D- 1400 m

Journée très chaude, belle, où on rencontre les premiers pieds de lavande.



Le gîte de Saint Etienne restera celui que nous ne recommanderons pas : demi pension chère, repas et accueil très moyens, comme le petit déjeuner.

9ème journée. Auron, Col de Blanon, Roya et Bergerie de Sallevielle. D+ : 600 m, D- 1400 m

Pour faire plaisir à mon fils qui adore les machines, nous prenons les remontées mécaniques de Saint Etienne. C’est une erreur : on descend ensuite le long d’une crête malcommode, pour arriver par des pistes de ski à Auron qu’il faut traverser.

Auron, c’est le pire endroit traversée lors de toute notre rando sur le GR5. Je pense qu’il vaut mieux prendre une navette de Saint Etienne menant à Auron, et quitter la station au plus tôt.

Bivouac un peu au dessus de la bergerie de Sallevielle, où nous discutons avec le berger. Du loup, entre autres, qui lui tue quelques moutons chaque semaines. Dans la nuit, une nouvelle attaque de loups aura raison d’un de ses chiens de garde. Grosse pluie de quelques heures à partir du milieu d’après midi.



10ème journée. Refuge de Longon D+ : 845 m, D- 925 m

Lever matinal pour tenter d’échapper à la pluie annoncée en début d’après midi. Nous croisons beaucoup de chamois. Matinée relativement froide, maussade avec du brouillard.

Pluie toute l’après midi, que nous passerons en partie près de la cheminée du refuge. Super accueil.



11ème journée Saint Sauveur de Tinée D+ 60 m, D- 1415 m

Encore une journée annoncée pluvieuse. Et qui le sera. Pluie assez violente et continue à partir de midi. Le village de Roure où nous cassons la croute est superbe. Nuit au gîte à Saint Etienne.

12ème journée : Saint Dalmas via Rimplas D+ 1030 m D- 235 m

Les jours se suivent et se ressemblent : pluie annoncée en début d’après midi, et encore une courte journée pour tenter d’arriver avec de se faire rincer. Très chaud.

Mon fils et moi même sommes malades, comme nous l’avions été la nuit à Longon. Tout bien réfléchi, nous ne digérons vraiment pas bien du tout le fromage au lait cru de la Bergerie de Longon…

Pluie à partir de 15 heures.



13ème journée : Col de Barn, Col de Salèse. D+ : 1365 m, D- 665 m

Notre plus grosse dénivelée de la rando. Qui curieusement passe très bien, alors que nous n’avons rien mangé hier soir, et même « rendus » nos repas précédents.

La forme revient au fur et à mesure de la journée. Nous abandonnons bien vite l’idée du bivouac au bord d’un lac en descendant du Col de Barn : tout le vallon est infesté de moustiques. Ce qui nous pousse à le descendre en entier, et à remonter au col de Salèse.

Journée plus longue que prévu donc, because moustiques.

14ème journée : Le Boréon, Bivouac au lac de Trécolpas. D+ 740m, D- 590 m.

Nous découvrons le Mercantour, et le très beau lac de Trécolpas.

Pour la pluie, ce n’est plus une découverte. Étonnant qu’il n’ait pas plu hier…





15ème journée : Pas des Ladres, Pas du Mont Collomb, Refuge de Nice. D+ 865 m, D- : 820 m.

Lever matinal. La journée, qui devait être belle, se couvre très vite. Beaucoup de chamois. Et les très beaux paysages du Mercantour. Refuge de Nice presque neuf, accueillant. Pluie dans l’après midi, la routine.

16ème journée. Baisse du Basto, Bivouac à proximité du Refuge des Merveilles. D+ : 695 m, D- 795 m.

Beaux paysages, très beaux lacs, chamois, bouquetins. Beaucoup de monde dans la vallée des Merveilles. Après midi maussade, mais correcte.









17 ème journée : Pas du diable, Col de Raus, L’Authion, sommet de Mongiabo. D+ : 835 m, D- 1150 m

Longue journée, très chaude, avec pas mal de distance.

Attention à trouver le seul point d’eau sur le parcours, un peu après l’Authion.

On discute une heure avant l'Authion avec un berger anarchiste.

Le bivouac au sommet de Mongiabo est superbe, avec une très belle vue panoramique. On y voit la mer, les bateaux…







18ème journée : Sospel. D+ : 5 m D- 1465 m.

Journée de repos. On arrive à Sospel à midi. Restau.

Il fait très très chaud, d’autant plus qu’on a perdu beaucoup d’altitude. Nous voici à 400 m après les dernières journées passées le plus souvent au dessus de 2 000 m. Le camping de Sospel est un peu bruyant à cause de sa proximité avec la route.

19ème journée : Col du Razet : D+ 695 m, D- 35m.

Encore une journée de repos.

Je décide de me dégourdir les jambes en partant tôt le matin pour faire un portage d’eau au col du Razet. A la fraiche et à l’ombre, la montée est agréable.

La journée sera ensuite très chaude. On part en fin d’après midi, dans l’idée d’arriver au col le soir. Mais malgré cette précaution, il fait vraiment très chaud dans la montée. Du col, on aperçoit Menton, fin du périple.

20ème jour : Menton, via Castellar : D+ 135 m, D- 1135 m

Dernière étape !

Une nouvelle fois, on se lève tôt, pour marcher à la fraiche. Malgré tout, il fait encore bien chaud, et finalement – comme je m’y attendais – nous préférons passer par Castellar plutôt que de suivre le GR52 jusqu’au bout, ce qui nous évite une dernière remontée.

Finalement, contrairement à ce que j’imaginais, c’est une bonne option. Arrivée à Castellar vers 10h30. On y flâne, y boit un coup. Ensuite, la descente sur Menton est somme toute agréable.

Baignade, glace, restau !





Au final : la rando s’est très bien passée. Malgré une météo capricieuse, avec pas mal de journées pluvieuses, puis en contraste des journées très chaudes en fin de parcours, lorsqu’on est à basse altitude.

Ce furent de bonnes vacances. On est arrivé à Menton une semaine plus tôt que prévu.

Une rando qui me conforte dans mon envie de marcher avec mon fils, même si on ne croise pas beaucoup d’enfants de son age sur les chemins.
Partir avec ses chiens de traineau en Laponie finlandaise English translation pending
by Etifan · 2011-08-28 · 23 replies
Bonjour, Nous avons 6 huskys avec lesquels nous pratiquons le traineau et le kart (mushing) en France. nous aimerions aller en laponie finlandaise pour faire de la randonnée en traineau avec nos propres chiens. Quelqu'un a-t-il déjà effectué ce genre de voyage ? Pouvez vous nous renseigner sur les règles qui régissent cette pratique en Finlande (pistes spécifiques ??), sur des logements qui nous accepteraient avec nos chiens et sur les lieux les plus appropriés pour ce genre de voyage ? Merci
Cancer et voyages? English translation pending
by Allesimple · 2011-05-23 · 19 replies
bonjour! je suis un vieux voyageur solitaire et je suis certainement un peu égoiste de n'avoir jamais partagé mon expérience avec quiconque (si ce n'est avec la multitude de gens que j'ai rencontré en voyage) c'est donc tout nouveau pour moi de m'exprimer sur ce forum. le voyage a été, et est toujours pour moi une raison de vivre mais depuis un an les 2 grands pays que j'ai visité sont la CHIMIOTHERAPIE (4 fois) et la RADIOTHERAPIE. en mars 2010, de retour d'inde j'ai pris connaissance de l'existence de simon (c'est son prénom: simon cancer) et ma vie à basculé. traitement, opération, les séquelles, le handicap. toutefois l'appel du voyage reste tres fort et cela inquiete mon entourage qui craint de me voir partir avec mon handicap. je suis larynxotomisé et alimenté par sonde. ma question est donc simple: y a t il parmis vous des gens qui ont vécu ou qui connaissent des gens qui ont vécu une expérience similaire? pensez vous que raisonnablement je puisse envisager de voyager avec simon? quelle est la meilleure logistique? merci de me soutenir, de me conforter dans l'idée que le voyage n'est jamais fini contrairement à ce que l'on voudrait me faire croire.
Montée du Grand Colombier et vélo-route du Rhône (trois jours en avril 2011) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-05-18 · 2 replies
Grand Colombier et vélo-route du Rhône

Un projet que nous avions prévu de longue date a trouvé sa réalisation au cours de trois jours du mois d’avril 2011. Le point principal de ce plan consistait en la montée du Grand Colombier à vélo, col mythique des cyclistes. D’ailleurs le mot col n’est pas à vraiment approprié, car la route passe pratiquement à la cime de cette montagne. Ce sommet d’altitude modeste, un peu plus de 1500 mètres, exactement 1501 pour le point le plus haut de la route, n’en est pas moins redoutable, car il s’élance d’un seul jet de plus de 1200 mètres au-dessus de la vallée du Rhône. Le point de vue est franchement époustouflant, sur les Alpes, le Rhône et le lac du Bourget qui se situe quelques kilomètres au sud.

Afin de pleinement profiter de notre petite aventure nous décidons à deux de partir de Crémieu, aller dormir au pied de notre objectif, puis dans un deuxième temps le gravir et au cours d’une troisième et dernière étape rentrer à Crémieu en suivant en partie la fameuse vélo-route du Rhône.

Ce petit voyage de trois jours nous a permis de réaliser un cumulé de 221 kilomètres, les distances par étape étant les suivantes: 80, 54 et 87 kilomètres.

Le premier jour, à travers une nature en plein éveil, nous rejoignons par de jolies régions vallonnées, le Bugey et nous engageons dans ses reliefs prononcés. Pas mal de côtes, mais sur de petites routes accueillantes dans une atmosphère printanière particulièrement agréable, nous effectuons ces 80 premiers kilomètres avec beaucoup de plaisir. Au sommet d’une côte apparaît en face de nous l’objet de nos désirs. Masse imposante s’élevant au-dessus du Rhône, sur laquelle nous essayons de trouver le tracé de la route qui la sillonne en partant de Culoz. Mais nous sommes encore loin et ne discernons pas vraiment le chemin qui devrait nous conduire au sommet. Après avoir contourné la ville de Belley, nous parvenons rapidement à Culoz. Cette étape est un peu plus longue que prévue et nous avons eu le vent de face tout du long, ce qui ajoute à la difficulté. Pour ma part je n’avais pratiquement pas pédalé depuis plus de quatre mois et je ne suis pas mécontent d’arriver.

Evelyne avait réservé deux places au gîte communal. Nous nous rendons à l’office du tourisme, où nous recevons un accueil de premier plan. On nous remet une clef et après un dernier petit coup de collier sur une route particulièrement raide nous y voilà. Quelle n’est pas notre surprise une fois à l’intérieur, une petite chambre à quatre manifestement occupée, et un grand dortoir de 16 places dans un foutoir indescriptible, des sacs et des habits partout. Nous ne sommes pas en mesure d’identifier si certaines des couches sont disponibles. En effet un groupe de parapentistes parisiens, a envahi les lieux. Il ne nous faut pas longtemps pour tomber d’accord et partir à la recherche d’un autre lieu pour passer la nuit. De retour à l’office du tourisme, la dame toujours aussi serviable nous indique un hôtel à cinq kilomètres en bordure du Rhône. Nous y serons très bien logés, et il constituera notre base pour les deux jours à venir.

Le lendemain matin après une bonne nuit enfin nous partons à l’assaut de cette montagne impressionnante qui nous bouche tout l’horizon. Nous démarrons en suivant le Rhône sur quelques kilomètres en empruntant une piste peu confortable, qui me rappelle un peu les pistes d’Amérique du sud, cependant en meilleur état. En effet la grosse différence, là on peut s’arrêter de pédaler et le vélo continue sur sa lancée en ralentissant doucement. Sur les pistes du Pérou ou de Bolivie quand elles sont mauvaises, il faut en permanence forcer sur les pédales, sous peine d’un arrêt immédiat comme si le vélo était collé à la piste.

De retour dans la petite ville de Culoz nous entamons la montée de dix huit kilomètres qui va nous conduire au col tant désiré. Le départ entre les maisons est particulièrement raide, ensuite l’inclinaison diminue, et la route fait de larges lacets sur un immense flanc de montagne. Le temps semble vouloir se mettre au beau. De grandes déchirures bleues apparaissent dans la couverture nuageuse, des rayons de soleil nous réchauffent par intermittence. Nous prenons rapidement de la hauteur et la ville apparait un peu comme si nous la survolions en avion. La montée en forêt est agréable à cette époque, où l’on voit que la nature évolue très vite. Partout le vert tendre des jeunes pousses domine. Nous sommes tranquilles, très peu de circulation. Nous croisons un cycliste qui vient du sommet et qui en guise d’encouragements nous lance « à la descente c’est plus facile ».

Après une dizaine de kilomètres, la chaussée se redresse et maintient une inclinaison à quatorze pour cent sur trois kilomètres. Je trouve cette section très difficile et me traînant entre quatre et cinq à l’heure il me faut presque trois quart d’heure pour en arriver à bout. Cela me semble long, cette sensation étant accentuée par la vitesse quasiment nulle qui me demande cependant de gros efforts. Alors qu’Evelyne sans difficulté apparente semble se balader. Mais elle a la politesse de ne pas le montrer et de loin en loin elle m’attend.

Cet obstacle passé de nouveau la route affiche une pente plus humaine. Le temps se couvre à nouveau et la température baisse, le bout des doigts et des pieds nous pique. Enfin le col et ses 1501 mètres. Quelques plaques de neige sont présentes de part et d’autre de la route. Nous ne nous attardons pas et bien emmitouflés nous nous engageons dans la descente sur le versant est, réputé le plus difficile à la montée. Le topo annonce des passages à vingt deux pour cent. A la descente cela ne nous pose pas vraiment de problème, si ce n’est qu’il ne faut pas se laisser embarquer par des vitesses trop importantes sur une route étroite couverte par endroits de résidus de bois et sciure, laissés par les forestiers qui entretiennent la forêt.

Une fois au pied de la montagne nous mangeons notre casse-croûte dans un petit village près de la fontaine. Nous ne nous attardons pas car le vent, le froid et les nuages ne nous invitent pas à la contemplation. Rapidement nous rejoignons Culoz, notre point de départ. De la fontaine à cette même fontaine de cette petite ville mon compteur affiche quarante trois kilomètres, dont un peu plus de dix huit de montée. Contents de notre effort nous entrons dans un café afin de nous réchauffer. Nous engageons la conversation avec des personnes du cru, qui nous parlent en particulier de la cueillette des champignons dans la région. Tout étonné j’apprends que la truffe y est relativement abondante et qu’elle peut parfois y atteindre de belles tailles. J’apprends de même que les premières morilles ont poussé cette année.

Après un moment d’échange bien agréable nous rejoignons notre hôtel en bordure du fleuve. J’en profite pour discuter avec un pêcheur qui attrape quelques belles perches en pêchant au ver (et non au verre merci Dolma, mais quand on est Lyonnais le verre fait partie de l'attirail de base). La journée aura été bien remplie et demain nous comptons rejoindre Crémieu en suivant en partie la vélo-route du Rhône. Notre dernière étape ne devrait pas être loin d’une centaine de kilomètres.

Ce soir comme la veille le dîner est gargantuesque dans notre hôtel « les Palières », au demeurant fort sympathique.

Vendredi matin, la nuit a été froide. Le beau temps se maintient mais le vent une fois de plus va nous être opposé toute la journée. Nous allons avoir l’occasion de tester sur une soixantaine de kilomètres la vélo-route du Rhône. Les premiers kilomètres sont effectués sur une piste caillouteuse, mais rapidement une jolie route goudronnée, aménagée pour les cyclistes va nous permettre une progression très agréable, au vent de face et au froid près. Le plaisir n’en demeure pas moins intense. Pratiquement personne sur le bord du fleuve en ce matin. Furtivement un chercheur de morilles se glisse dans les bois le couteau à la main. Un couple d’un certain âge en tandem nous croise. Par endroits la piste serpente à proximité immédiate de l’eau. Le vent froid donne une couleur bleue métallisée à l’eau qui frissonne en surface. Par endroits le fleuve s’étale sur de larges zones, là où se trouvent des barrages. A plusieurs reprises nous passons de grands étangs voire des lacs contigus au Rhône. Bien que nous soyons en période de vacances, nous ne voyons vraiment personne, sans doute le froid est responsable de la désaffection momentanée des lieux. J’imagine qu’au milieu de l’été, en pleine canicule, ces grands plans d’eau doivent s’animer d’une foule de baigneurs et d’adeptes des sports nautiques.

Dans un village charmant, Bruyère, possédant un remarquable four à pain, nous effectuons quelques emplettes pour le pique-nique. Une vieille dame nous aborde. Elle nous dit qu’à l’époque de sa jeunesse, elle était une grande pratiquante du vélo-tourisme. Avec son mari, elle chargeait les enfants sur le porte-bagages ou dans une remorque et elle partait à la découverte de la France. C’est avec une grande nostalgie qu’elle nous regarde reprendre notre chemin. Encore quelques passages magnifiques au milieu de véritables explosions de fleurs de toutes parts et nous arrivons à Grollet. Là des tables nous invitent à la halte de midi avec un beau soleil nous accordant ses faveurs.

Nous prenons notre temps, sentant que ce court périple de trois jours est trop rapidement proche de son terme. Nous nous verrions bien continuer, par exemple poursuivre notre route en compagnie du Rhône jusqu’à la mer Méditerranée, et puis partir rejoindre du côté de Montpellier le canal du Midi. Il nous emmènerait jusqu’à Bordeaux. Mais ne rêvons pas trop, notre route va quitter le fleuve et nous conduire à Crémieu. Là, je laisserai Evelyne et rentrerai chez moi à Lyon. Ces trois jours passés auront été une parenthèse fort agréable, où contacts à la nature et efforts physiques se sont alliés à merveille pour notre plus grand bonheur. Mais nous savons qu’il ne s’agissait là que d’un prélude, car au mois de juin, nous partons deux semaines à la découverte des Causses et des Cévennes, c'est-à-dire de grands espaces sauvages aux pentes multiples, qui nous apporteront à coup sûr dépaysement et plaisir de l’effort intense.
Voyage au Rwanda et au Burundi English translation pending
by Mogambo · 2011-05-12 · 29 replies
Bonjour! Je suis Iria, un étudiante de français de la première année. Me plaît beaucoup de voyager en Afrique. Cette anné je veux faire un voyage sur Rwanda et Burundi pour practiquer mon français. Je connais un peu de Rwanda et Burundi. L'anné passé voyagé pour Le Parc National de Akagera a Ruanda mais je n'ai pas visité les gorilles de montagne dans le Parc National des Volcans. J'ai visité des gorilles dans le Bwindi a Ouganda, mai a Rwanda est la famille Susa, quelqu'un a visité? Est la meilleure famille? Et après j'aimerais-il savoir si quelqu'un a été dans le lac Rwhinda au Burundi? Merci pour votre compréhension avec mon français, Il est très difficile mais il est très joli. Un salut!
Air France: rénovation des Boeings 747-400 English translation pending
by Max00019 · 2011-04-05 · 140 replies
Bonjour à tous...

J'ouvre un nouveau topic spécifique histoire de parler un peu de la rénovation (annoncée) des Boeing 747-400 d'Air France.

Toutes les nouvelles informations sont évidemment les bienvenues mais aussi l'état d'avancement des travaux.

A quoi doit-on s'attendre d'ici les prochains les mois ? Se dirige-t-on vers une cabine comme F-GITH, GITI, GITJ ?

Bref, lâchez-vous... :)
Deux jours et demi en Alsace: Strasbourg et Colmar? English translation pending
by Familledabi · 2011-03-21 · 40 replies
Fin septembre, deux passerons environ deux jours et demi en Alsace comprenant une nuit à Colmar et une nuit à Strasbourg. Nous serons en voiture et évidemment nous avons à faire beaucoup de compromis pour faire l'Alsace en aussi peu de temps. Comme les musées nous attirent très peu, notre but est de déambuler à pied dans Strasbourg et Colmar afin de voir surtout leurs panoramas et leur architecture extérieure. Pour se rendre d'une ville à l'autre, nous ferons la route des vins mais sans prendre la journée au complet. Voici une idée de notre parcours et j'aimerais savoir si je suis réaliste dans les circonstances et si vous avez des commentaires ou suggestions à me faire.

Première semaine à Paris, puis location d'une voiture afin d'aller visiter trois châteaux dans la Loire sur une journée et demie (un coucher dans le coin). Après avoir quitté la Loire on se dirigera vers Dijon pour y passer la nuit (ou autour) afin de couper la route en deux pour aller à Colmar. Nous partirons ensuite tôt pour joindre Colmar et y passer le reste de la journée. Coucher �� Colmar et départ le lendemain pour faire la route des vins. Comme la distance Colmar - Strasbourg est assez courte, on pensait arriver à Strasbourg en milieu d'après-midi et y passer la nuit. La route des vins se fera nécessairement sans faire autant d'arrêts que nous le souhaiterions car nous voulons avoir un temps raisonnable pour visiter Strasbourg puisque qu'en milieu de journée le lendemain départ obligé en TGV pour Paris (avion du retour à la maison la journée suivante). Je sais que nous passerons côté de la balade en montagne, les nombreux villages à visiter sur la route des vins (nous essaierons d'en faire un ou deux), les musées, etc. mais c'est le compromis à faire car nous tenions à voir l'Alsace et quelques châteaux de la Loire dans la semaine dont nous disposons à notre sortie de Paris.
Tour des glaciers de la Vanoise (5 jours) English translation pending
by Coralie42 · 2011-02-24 · 10 replies
Bonjour a tous, Jeune couple désirant s'initier au plaisir de la randonnée en montagne sur plusieurs jours, nous avons choisi le parc national de la Vanoise comme première expérience. Nous disposons de 5jours maximum ce qui semble suffisant selon les sites et discussions déjà consultées et qui nous ont servi à établir un premier programme.

Jour 1:Les prioux - Refuge de la dent parachée Jour 2:Refuge de la dent parachée - Refuge de l'arpont Jour 3: Refuge de l'arpont - Refuge Felix Faure Jour 4:Refuge Felix Faure - Refuge de la Valette jour 5: Refuge de la Valette - Les prioux

Nous aimerions avoir des avis sur le parcours, les modifications possible afin de profiter au mieux des paysages, de la faune et de la flore. Ce séjour se déroulerait la dernière semaine de Juin (neige ?? équipements spécifiques ??) et nuitées hors sac afin de reduire les frais.
Location de voiture en Guadeloupe? English translation pending
by Famillehp · 2011-02-15 · 37 replies
Bonjour,

J'hésite entre Rev Car, prorent (avis divergents sur cette société), gwadalocar et gwadloc? Laquelle avez vous testée?

Merci beaucoup
GR20 Nord - Sud sur huit jours (Corse) English translation pending
by Christinehip · 2011-01-22 · 42 replies
salut à Vous!

je pars faire une partie du GR20 avec une copine. On souhaite s'attaquer à la partie Nord. on avait prévu de partir la dernière semaine de mai, mais apparemment, ce serait un peu risqué notamment en raison de la présence fréquente de Névés assez durs!! je voulais avoir vos avis ?? on pourra toujours décaler notre voyage d'une semaine et faire ça début juin.

Autre question, j'ai regardé plusieurs sites de courageux aventuriers qui on déjà pratiqués ce GR, et j'ai un doute sur la faisabilité du parcours en 8 jours qu'on envisage (incluant les dates de départ du lundi au lundi): c'est à dire aller de Calenzana à Vizzanova!! pouvez me donner des tuyaux??? faut il que nous prévoyons 2 jours de + ou y'a t'il un parcours qui nous assure une arrivée dans les temps??

Enfin, avez vous de bon tuyaux tirés de vos expériences pour ce parcours? faut il vraiment prévoir de la nourriture pour les repas du soir ou y'a t'il toujours ce qu'il faut dans les gîtes du parcours??

merci pour tous vos futurs conseils et bonne route à tous......
Construire et vendre une maison à Madagascar English translation pending
by Yoansalesses · 2011-01-12 · 47 replies
Bonjour tout le monde,

Je souhaiterai des renseignements car je souhaite habiter Madagascar d 'ici quelques mois. Mon projet consiste à acheter un terrain, construire une maison en 6 mois et la revendre et ainsi essayer de dégager un revenu. - Pour le terrain mon père est sur place depuis plus de 15 ans, connaissant les démarches pour une acquisition de 99 ans. - La construction ne sera pas un problème issu du bâtiment et du commerce, je pourrais gérer l'évolution des travaux en étant sur place. - Revendre la maison pour essayer de dégager un revenu est une solution pour essayer de vivre à la locale normalement avec mon amie.

Qu'en pensez vous ?

Mon père viens de finir sa maison de 150 m2 sur un terrain de 1600 m2 et cela lui à coûté 25 000 €, comprenant maison et terrain sur Ivato. Mise en vente il y'a une semaine à 45000 €, je vous demande si c'est un projet réalisable ou un rêve ?!

J'ai suffisamment de ressource financières pour vivre sur place le temps qu'il faudra avant la vente de la maison.

Je suis allé trois fois à Madagascar en vacance, j'ai une petite expérience d'expatrié en Guadeloupe de 1 an et au Quebec.

Merci d'avance de partager vos expériences à Mada!

Yoan et Marine :-)
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-06 · 8 replies
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane

Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.

Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.

Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.

Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.

La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.

Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.

Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.

Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !

Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.

Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !

Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.

Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !

Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.

Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.

Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.

La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.

Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.

Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.

Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.

Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.

Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.

Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.

Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.

Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.

Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.

Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.

Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.

La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.

Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.

La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.

Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.

Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.

Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.

Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.

Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.

Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.

Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.

Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.

La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.

Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.

La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.

Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.

Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.

Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Conseils sur mon itinéraire de dix-sept jours de Calgary à Vancouver? English translation pending
by Martine293 · 2010-12-30 · 37 replies
Bonjour, j'ai bien lu la plupart des discussions sur les voyages dans l'ouest canadien, et je vous demande de me conseiller sur mon planning. Ce qui me chiffonne, c'est de savoir si on ne reste pas trop longtemps au même endroit, sachant que nous sommes de "petits marcheurs". Mon mari est cardiaque et très vite essoufflé. Voici ce qu'on a déjà programmé:

J1 Arrivée 10 juin 2011 CALGARY nuit Calgary J2 départ CALGARY arrivée BANFF nuit BANFF J3 visiter LAKE LOUISE et retour nuit BANFF J4 départ BANFF arrivée JASPER nuit JASPER J5 JASPER J6 départ JASPER arrivée CLEARWATER nuit CLEARWATER J7 CLEARWATER J8 CLEARWATER J9 départ CLEARWATER arrivée WHISTLER nuit WHISTLER J10 départ WHISTLER arrivée CAMPBELL RIVER nuit CAMPBELL RIVER J11 CAMPBELL RIVER J12 départ CAMPBELL RIVER arrivée TOFINO nuit TOFINO J13 TOFINO J14 départ TOFINO arrivée VICTORIA nuit VICTORIA J15 VICTORIA J16 départ VICTORIA arrivée VANCOUVER nuit VANCOUVER J17 départ VANCOUVER arrivée Montréal

Autres questions: 1.est ce que c'est une bonne période pour aller dans les Rocheuses ou faudrait-il repousser ce voyage à mi-juin? 2. Les agences nous disent qu'il faut impérativement réserver les hôtels car peu d'infrastructure et ils sont souvent complet. Pensez vous que ce soit nécessaire? Nous préférons être libre de nos mouvements et s'il fait mauvais, pouvoir repartir ailleurs. Merci pour vos réponses, et Bonne Année à tous les membres du forum!!😏 amicalement Martine
Prix des bons restaurants en Birmanie? English translation pending
by Cocod7 · 2010-12-27 · 51 replies
Bonjour,

Nous partons en Birmanie en janvier 2011. Afin de préparer le budget (nous avons déjà réservé et réglé les hôtels et vols intérieurs) pouvez-vous nous indiquer le prix moyen d'un repas correct (vin compris) dans un bon restaurant avec joli cadre pour le soir (nous allons à Rangoon, Mandalay, Bagan et Lac Inlé) ? n'hésitez pas de me communiquer des adresses. M😎erci

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