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Voyage de trois/quatre semaines en Iran, juillet-août English translation pending
by Cocottte · 2013-01-25 · 20 replies
Bonsoir bonsoir! Bon, après avoir lu, réfléchi, cogité, je pense que je vais bien me laisser tenter par un voyage de 3 semaines-1 mois cet été en iran. Quelques grandes questions néanmoins: - des élections sont prévues en juin. Ceux qui connaissent bien le pays: pensez-vous qu'il soit, disons.... un peu téméraire d'acheter les billets dès maintenant? - qui des températures en juillet-août? (je n'ai de toute façon pas le choix si je veux pouvoir partir plus de deux semaines!) - je partirais avec une copine, pas de soucis particulier pour voyager toutes les deux, en transports en commun et guesthouse? (j'ai bien noté la question vestimentaire, je pense trouver ce qu'il faut à Beyrouth! 😉) - dans l'idéal, je ferais une partie du voyage avec mon copain, libanais.... Sont-ils particulièrement regardant là bas sur les papiers de mariage et autres officialités? Merci d'avance aux connaisseurs!
Cinq jours de détente en Andalousie: Nerja ou Almunecar ou...? English translation pending
by JoséeQuébec · 2013-01-24 · 53 replies
Bonjour,

En juin prochain, on visitera l'Espagne pendant 4 semaines. On va louer une voiture et se déplacer de villes en villes afin de découvrir la "Bella España".

Au milieu de notre voyage, on aimerait se trouver un logement (hôtel ou autre) sur le bord de la plage afin d'y passer 4-5 jours de détente. On avait ciblé l'Andalousie car on serait environ au milieu de notre voyage.

Ce que l'on espère trouver:

- Sur le bord de la plage - Restaurants intéressant à pieds - Boutiques intéressantes à pieds - Attraits touristiques à +/- 1 heure de voiture

Pour comparer, il y a 2 ans on a fait la même chose en Italie. On avait séjourné 5 jours à Sorrento sur la côte Amalfitaine. On était sur le bord de la plage. Le soir, on avait de bons restos et des boutiques à pieds. On avait le choix pour les visites durant les journées.

Quelle ville vous me suggérez ??

J'ai vu Nerja et Almunecar. Je crois que l'on préférerait la mer Méditerranée, mais on peut aussi envisager l'Atlantique.

Merci.

Josée
Dix jours à Bangkok (récit) English translation pending
by Aquiceara · 2013-01-24 · 5 replies
Jeudi 3 janvier. Le grand jour est enfin arrivé. C’est aujourd’hui que nous repartons. Jusqu’à Roissy, tout va comme sur des roulettes. Ni temps mort ni attente. Le seul bémol : l’image désolante qu’offre Paris avec ses bidonvilles de plus en plus nombreux.

Nous décollons à 8 heures du soir. Marielle m’a fait la bonne surprise d’apporter des polars de Linwood Barclay. Ça se lit tellement bien que je fais violence pour refermer mon livre alors que nous survolons l’Oural.

Nous arrivons à Hong-Kong vers treize heures, c’est-à-dire six heures du matin en France. Je me suis endormi au-dessus de l’Oural et réveillé au-dessus du Sichuan, deux ou trois heures avant d’arriver.

A Hong-Kong, la correspondance pour Bangkok est trois portes plus loin et à peine une heure plus tard. Juste le temps de se dégourdir un peu les jambes, et c’est reparti. A bord, je remarque que le service est bien plus sympathique qu’entre Paris et HK. Cela fait d’ailleurs plusieurs fois que je me fais la réflexion, que ce soit sur Cathay Pacific ou sur les compagnies du Golfe. Entre le Golfe et l’Asie, le personnel est plus nombreux et le service à bord plus chaleureux que côté européen. Et j’ai remarqué la même chose sur Cathay, quand nous sommes allés au Japon il y a quelques mois.

Bref, l’essentiel est quand même que nous débarquons à Bangkok vers sept heures du soir comme prévu. Il y a un siècle, il aurait fallu voyager plusieurs mois. Et le billet d’avion ne nous a coûté qu’un peu plus de la moitié d’un mois de salaire minimum chacun. Combien payait-on à l'époque ?

Marielle m’a réservé une autre surprise : par manque de place dans l'hôtel où nous devons séjourner jusqu'au 13, nous passons les deux premières nuits au Grand China. Il y a deux ou trois ans que nous n’y étions plus revenus. J'aime bien cet hôtel. Cependant, il semble avoir changé de direction. D’ailleurs, il ne s’appelle plus Grand China Princess, mais Grand China Hotel. Cet immense paquebot de béton et de verre domine tout le quartier. Tous les chauffeurs de taxi le connaissent, ce qui facilite les choses quand on sort de l'aéroport.

Déception : toujours pas de connexion Internet dans les chambres. Enfin, si, mais il faut payer. La mesquinerie de ces grands hôtels m'étonnera toujours. D’ailleurs, cette fois, nous sommes un peu déçus. Désormais, chacun doit remplir une fiche complète alors que partout ailleurs, on se contente de donner son nom et de signer. Après tout, ils ont déjà toutes ces informations puisque nous avons réservé et que nous revenons pour la cinquième ou sixième fois.

Décalage horaire – et climatisation polaire dans la chambre – oblige, nous n’arrivons pas à dormir. Par ma faute. J’ai jugé inutile de prendre nos comprimés antidécalage avant de partir et je m’en trouve maintenant fort marri.

Une petite faim sur le coup de deux heures du matin nous décide à ressortir pour acheter une soupe lyophilisée au Seven-Eleven du coin. Le portier nous demande si nous allons faire du shopping. Hum, à China Town, on bosse 24 heures sur 24, mais tout de même. Eh bien si ! En descendant la rue Rachawong qui conduit à l’embarcadère, nous nous rendons compte que la rue piétonne qui prend à droite, à mi-chemin en direction de Chakrawat, est éclairée a giorno par des centaines d’étals. Voici plusieurs années que nous venons régulièrement à China Town et nous ne l’avions jamais vu ! J’ignore si c’est nouveau ou si ça dure depuis un certain temps, ou si c’est seulement le week-end. Il va falloir que je me renseigne.

Réveil vers 13 heures. Pas très bien dormi. Trop froid avec la clim’ et trop chaud sans. C'est le problème de ces grands hôtels complètement étanches. La climatisation est centralisée et, même si on la règle sur une température raisonnable, elle revient automatiquement au mode Sibérie.

Comme il est un peu tard pour aller au marché du dimanche à Chatuchak, nous nous rabattons sur le plan B. Intrigués par le métro aérien qui vient de l'aéroport de Suvarnabhumi que nous n'avons pas encore eu l'occasion de prendre, nous décidons d'aller voir ça de plus près. Il faut d'abord prendre le MRT, c'est-à-dire le métro souterrain, à la gare de Hua Lampong. C'est à un bon kilomètre d'ici. Nous empruntons Thanon Charoen. Elle est en chantier jusqu'à la gare. On a déjà démoli quelques immeubles vétustes et creusé des tranchées. Les terrains provisoirement vacants sont déjà occupés par des étals et des popotes. On est à China Town et le moindre espace est bon à prendre. Quelques centaines de mètres avant la gare, nous passons devant les magasins d'articles funéraires et religieux. On est assailli par des senteurs d'encens et de camphre.

A Hua Lampong, nous prenons l'unique ligne de métro jusqu'à la station de Phetchaburi. Vingt minutes dans la clim, mais c'est supportable. Comme le métro est souterrain, l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur est assez faible et la climatisation reste modérée. Arrivés à Phetchaburi, il faut changer de ligne. Seulement, comme les lignes sont exploitées par des sociétés différentes, il faut aussi changer de gare ! A une centaine de mètres, nous traversons une grande avenue et une voie ferrée, avant d'obliquer à gauche jusqu'à la station de Makkasan.

La station est immense et... immensément vide. C'est le désert. Quasiment aucune indication nulle part. Il y a bien un comptoir d'information, mais il est inoccupé. Bref, nous finissons par trouver le distributeur de billets et le quai. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à Suvarnabhumi. Après un rapide déjeuner sur place, nous prenons le chemin en sens inverse. Cette fois, nous comptons quatre ou cinq arrêts jusqu'à Makkasam.

De retour en ville, nous traînons un moment dans China Town. Impossible de s’en lasser. Ce sont tout de même plusieurs dizaines d’hectares de rues de boutiques de gros et de demi-gros, et d’étals en tous genres. Ici, on ne marchande pas. De toute manière, c’est déjà très bon marché. D’ailleurs, ce sont plutôt les vendeurs qui marchandent, au sens où ils font des offres encore plus alléchantes quand on achète un lot de trois, de dix, de cent…

Aujourd'hui, c'est dimanche. Au programme, le marché de Chatuchak. Nous nous sommes encore levés trop tard. Pour le coup, nous arrivons en début d’après-midi. Il y a un monde fou, comme d’habitude. Ce n’est décidément pas notre jour. Nous avons oublié la carte de visite de la boutique où nous comptions retourner. Ce qui se traduit bien entendu par quelque chose comme : « je suis à peu près sûr que c’était dans le secteur 20 ou 21 ». Nous passons alors deux heures à quadriller les secteurs en question, puis les secteurs voisins. En vain. De retour à l’hôtel, nous découvrirons que la boutique que nous recherchions était dans le secteur 12.

Plutôt que le métro souterrain pour Hua Lamphong, nous retournons à China Town par le métro aérien puis le bateau à partir de Saphan Taksin. Dans le métro aérien, la climatisation est assez difficile à supporter. Comme l'air chaud s'engouffre dans la rame à chaque arrêt, la clim' pulse un air glacial. Idéal pour s'enrhumer. Heureusement, le trajet jusqu'à l'embarcadère de Saphan Taksin est assez court.

Nous commençons la semaine en changeant d’hôtel. Nous allons au Check Inn, à deux rues d’ici, dans une ruelle entre la Yaowarat et la Charoen, juste derrière un petit temple. C'est notre cinquième séjour ici. Nous étions d'ailleurs parmi leurs premiers clients. Pour qui aime China Town, c'est un emplacement idéal. On est au calme et pourtant à cent mètres de l'avenue Yaowarat. On la rejoint directement par une ruelle étroite qui « sent le petit félin », comme on dit dans les romans policiers. De fait, une mémère vit là avec toute une armée de chiens et de chats. Même si, comme partout, on balaie et on lave à grande eau fréquemment, certains petits inconvénients sont incontournables. N'empêche, la dernière fois ça empestait grave. Je pense que les inondations de l'avant-dernière mousson y sont pour quelque chose. En fait, ce sera de courte durée. Quelques soirs plus tard, je remarque que les odeurs « de petit félin » sont de retour, même si c'est encore relativement discret.

Nous sommes à Bangkok jusqu'à dimanche. De toute manière, nous ne sommes pas là pour faire du tourisme, mais pour éviter l'hiver. Et j'ai du boulot.

Bonne surprise : depuis notre dernier passage, ils ont dû reconfigurer leur système, car la connexion Internet est maintenant excellente. Donc, je bosse jusque vers 3-4 heures de l'après-midi, heure à laquelle mes clients arrivent au bureau en Europe.

Après le taf, nous nous baladons dans Bangkok. Pour déjeuner, nous avons trouvé un restau au premier étage du supermarché voisin. L'endroit est bizarrement fichu. Pour un peu, on pourrait penser qu'on est dans un parking réaménagé. Tout autour se succèdent les salons de massage et les petits restaurants, tandis qu'au milieu, des meubles de récupe ont été transformés en tables de restaurant éparpillées au milieu d'objets chinois de toutes sortes : vases, statues de divinités en céramique, services à thé... Et bien entendu, des cartons entreposés çà et là. Un joyeux foutoir. Le côté clinquant et vieillot à la fois a une touche années soixante qui ne manque pas de charme. Tout ça en version chinoise.

Nous avons jeté notre dévolu sur le premier restau en haut de l'escalier. Il est séparé du reste par une baie vitrée sur toute la longueur. Face à la porte, le comptoir et une table ronde qui sert un peu d'annexe au comptoir. Les cuisines sont séparées de la salle par un rideau en plastique. Quand il s'entrouvre, on aperçoit une bande de jeunes aux coupes de cheveux branchées, décolorés ou teints en bleu : les cuisiniers. En salle, les serveuses portent une tenue traditionnelle rouge et or. Seule la patronne est « en civil ». Au fond de la salle, l'inévitable écran plat qui projette des clips de karaoké. Nous déjeunons de dim sun, les raviolis chinois. Depuis notre dernier séjour à Hong-Kong, nous étions un peu en manque...

Notre table à côté de la baie vitrée est un observatoire idéal. Juste en face se trouve un « salon de thé ». Je mets des guillemets, parce que je ne trouve pas d'autre mot, mais il est assez éloigné de la représentation qu'un Occidental peut se faire d'un salon de thé. Il s'agit en fait d'une série de meubles en contreplaqué ou quelque chose d'approchant, sur lesquels on a jeté une nappe et posé des théières, des tasses, des bocaux de thé et divers autres objets dont l'usage m'échappe. L'ensemble pourrait rappeler un bistrot, à ceci près que les verres et les bouteilles sur les étagères derrière le bar sont remplacés ici par des sachets de thé de toutes les couleurs.

Des petits vieux sirotent un thé en échangeant des plaisanteries avec la jeune fille occupée à rincer les tasses, en tenue traditionnelle rouge et or comme les serveuses du restaurant.

Nous retournons dans ce restaurant à deux ou trois reprises. Un midi, un petit vieux est justement assis à la table devant le comptoir. En tailleur ! Les trois jeunes serveuses sont autour de lui et tentent de voir ce qu'il regarde sur son smartphone. Rires complices. Avec une souplesse et une rapidité que bien des jeunes pourraient lui envier, le bonhomme se lève d'un seul coup pour échapper à leurs regards trop curieux. Une des filles essaie de s'emparer du téléphone, mais le pépère pivote habilement sur ses talons pour se dérober. De ma place, j'aperçois une photo d'une jolie blonde. Tiens donc !

Le manège dure un bon moment. Tout le monde rigole, nous y compris. La patronne me montre sa calculette avec une étincelle de fierté dans le regard. Je m'approche. Elle a tapé « 97 ». Il a 97 ans, le papy !! On lui en donnerait, allez, 70 ? C'est son père.

Il sort du restaurant et va s'attabler au bar du salon de thé. Nous l'observons un moment. Il ne tient pas en place. Une plaisanterie échangée avec la fille par ci, une causette avec un jeune gommeux de cinquante ans par-là... Alentour, dans le grand espace central, des gens sont en train de déjeuner ou de prendre un thé. D'autres se font masser. Nous nous faisons la réflexion que tous ces gens, dont beaucoup sont visiblement des retraités, mènent ici une vie plutôt heureuse. Ils sont entourés de leur famille et de leurs amis. Ayant vraisemblablement passé toute leur vie dans le quartier, ils connaissent tout le monde. C'est une image plus réjouissante que nos maisons de retraite.

En fin d'après-midi, il nous arrive une fois ou deux de siroter une bière sur la jolie terrasse de l'hôtel. Les bruits de la ville sont très atténués et il y fait moins chaud que dans la rue. Le soir, nous dînons d'une soupe dans une rue perpendiculaire à l'avenue Yaowarat. Cette rue, tous les touristes occidentaux la connaissent. C'est celle où ils viennent faire des photos des popotes et s'encanailler – entendez par-là, s'asseoir à l'une de ces popotes pour dîner.

Nous sommes tout début janvier, et il y a beaucoup de touristes « de Noël ». Ils sont venus passer les fêtes de fin d'année et profitent de leur dernière soirée. A la différence des trois ou quatre années précédentes, nous ne voyons que peu de Français. Les Allemands, qui avaient quasiment disparu de la circulation, semblent faire un retour en force. Quant aux autres nationalités, elles se répartissent principalement entre les Russes, les Italiens et, bien entendu, les Anglo-Saxons.

China Town semble être devenue une attraction touristique. Il y a cinq ans, on se disait « tiens, un Blanc ». Aujourd’hui, on se demande si le grand bonhomme blond planté sur le trottoir est scandinave ou russe. Heureusement, comme tous les touristes de passage, ils ne sortent guère des sentiers battus. Il suffit généralement de faire cinquante mètres pour retrouver l'ambiance habituelle du quartier.

Quand nous sortons dîner, c'est le plus souvent à l'heure du coup de feu. Et c'est l'un des meilleurs moments de la journée sur la Yaowarat. De chaque côté de la rue, les enseignes lumineuses géantes en chinois et en thaï rivalisent pour attirer l'attention des photographes de passage. Les tuk-tuks se faufilent entre les taxis rose, verts et jaunes, les Mercedes des nouveaux-riches et les gros 4x4. Ça pétarade, ça fume. On voit ce qu'on respire.

A cette heure, les trottoirs sont encore plus encombrés que d'habitude. Alors on se faufile entre les stands de marrons chauds, les étals de porcelaine chinoise, de fruits secs et de fruits frais, de vêtements, d'articles religieux, les popotes, les piétons, les mendiants éclopés, les gens attablés devant une soupe aux nouilles... De temps en temps, on se croit malin et on marche sur l'asphalte, mais bientôt, il faut remonter sur le trottoir pour éviter les scooters et les tuk-tuks. À un carrefour, on est assourdi en passant devant les étals de CD de karaoké chinois. Plus loin, on se met à tousser tant et plus parce qu'on a eu le malheur de prendre une bonne goulée d'air au moment où quelqu'un faisait fricasser des légumes agrémentés d'une généreuse poignée de piment dans un wok. Ou bien on est assailli par l'odeur nauséabonde d'une poubelle, aussitôt remplacée par le parfum d'un stand de gaufres...

Nous avons jeté notre dévolu sur une popote où il y a souvent une table vide. Elle est un peu boudée par les Blancs, qui préfèrent s'attabler ensemble de l'autre côté de la rue. Il faut dire qu'en face, ils ont un menu en anglais avec des photos et du choix. C'est un vrai restau de rue. Et surtout, ils ont de la photo à faire : le cuistot fait régulièrement flamber son frichti dans le wok, ce qui pour effet de produire une belle flamme de deux ou très mètres de haut. On fait cercle, les deux bras en l'air et les yeux rivés sur l'écran du smartphone pour immortaliser l'instant.

Pour en revenir à notre popote, le premier soir, nous expliquons par gestes que nous ne voulons pas de boulettes de viande ni de poisson dans notre soupe. Seulement des légumes. Pas besoin de le dire deux fois. Quand nous revenons les soirs suivants, il nous suffit de nous asseoir. La fille dépose devant nous une assiette de soupe sans qu'on ait à échanger la moindre parole. Mieux, elle ajoute un petit bol avec des pousses de soja fraîches et des feuilles de menthe. Comme nous n'avons pas pris de viande ni de poisson, elle nous fait payer cinq bahts de moins.

Un après-midi, nous partons en reconnaissance à la gare de Wong Wian Yai, de l'autre côté de la rivière. Comme nous pensons nous rendre à Samut Songkhram samedi, nous voulons savoir combien de temps il faut pour se rendre à la gare. Nous prenons donc la navette pour Saphan Taksin puis le BTS, le métro aérien, jusqu'à quelques centaines de mètres de la gare. Au retour, nous nous arrêterons quelques instant pour regarder la maquette de la gare et du quartier : un monde parfait pour architectes et urbanistes du XXe siècle. Évidemment, dans la rue c'est un peu différent. Sur la maquette, on ne pense pas au bruit ni à la pollution.

Quand on arrive des quartiers historiques de Bangkok, on se retrouve ici dans un autre univers. Le quartier est moderne, avec ses immeubles, ses grandes avenues à quatre voies et ses ronds-points. Surtout, on ne trouve rien qui s'adresse aux touristes. Il y a bien quelques petits hôtels abordables ici ou là, mais ils donnent l'impression d'être fréquentés plutôt par des commerciaux thaïlandais. Les enseignes sont toutes en thaï. Peu d'indications en anglais. On pourrait aussi bien être dans les rues de Phitsanulok ou de Khon Kaen.

En arrivant au grand rond-point, nous nous rendons bien compte que nous avons dû nous tromper. Dans un salon de coiffure, une femme qui parle un peu anglais nous indique le chemin, mais nous manquons quand même la gare. Pourtant, elle est tout près. Sur le trottoir, un panneau indique un peu tout, des bâtiments administratifs aux temples du quartier, mais pas la gare. Tant pis. Nous voulions surtout nous faire une idée de la durée du trajet pour nous lever suffisamment tôt.

De retour à l'hôtel, je m'adresse au réceptionniste. Haussement de sourcil : « pourquoi voulez-vous aller là-bas par le métro ? En tuk-tuk, vous y êtes en dix minutes. » Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

La première fois que nous sommes venus à Bangkok, nous n'avons pas fait exception et nous nous sommes fait avoir par un tuk-tuk. Depuis, il ne nous vient pas à l'esprit de les solliciter. En fin de compte, le samedi matin, celui qui nous conduit à la gare est parfaitement honnête et ne cherche même pas à nous tirer un baht de plus que le prix (80 bahts, ce que paierait un Thaïlandais).

Ce samedi matin, donc, le tuk-tuk nous dépose à la gare. L'avant-veille, nous sommes passés à vingt mètres de là ! Il faut dire qu'elle se trouve dans une rue perpendiculaire encombrée par des étals et des popotes. Je m'étais bien arrêté quelques instants en quête d'une photo, mais je n'avais pas vu la gare. Et pour cause : il faut faire une cinquantaine de mètres pour la voir. La voie ferrée qui part d'ici est coincée entre deux rues avec des petits commerces. À cent mètres de là, on est sur une grande avenue moderne et ici, on se croirait quelque part dans une banlieue lointaine, à mi-chemin entre la ville et la campagne.

Pour aller à Samut Songkhram, il faut prendre deux trains. Le premier va jusqu'à la gare de Maha Chai, à une petite heure de trajet. Là, on traverse la rivière par le bac. De l'autre côté, on prend la rue tout de suite à droite et trois ou quatre cents mètres plus loin, on arrive à la gare de Ban Laem. De là à Samut Songkhram, il n'y a que quatre trains par jour dans chaque sens.

Nous sommes un peu en avance. Juste au moment où nous allons arriver, un type en uniforme nous crie quelque chose comme « no train » ou « no ten ». Complété par l'information « water ». C'est marée haute et la voie est coupée un peu plus loin. De fait, c'est la nouvelle lune et les marées sont plus fortes. De plus, nous sommes dans la région côtière, tout juste à un mètre au-dessus du niveau de la mer. En venant, nous avons traversé plusieurs villages où les rues étaient partiellement inondées. Pourtant, c'est la saison sèche. Avec le réchauffement climatique, j'imagine que toute cette région devra être évacuée tôt ou tard.

En attendant, nous voilà bien avancés. Notre projet de visite tombe à plat. Nous flânons un moment dans le petit parc proche de l'embarcadère. Je photographie un jeune moine endormi sur un banc, un jambe sur le dossier, un bras pendant sur ses balluchons.

Arrive le dimanche, jour du départ pour Chiang Mai, où nous allons séjourner jusqu'au 26.

Comme nous voulons éviter les wagons de deuxième classe climatisés, nous comptons prendre un billet en première. Là, on a son propre compartiment et on peut coupler la climatisation. Donc, un jour ou deux avant, nous sommes passés à la gare pour prendre les billets. Tout faux : plus de place dans le train qui part en fin d'après-midi et seulement deux couchettes du haut dans celui du soir. En deuxième classe, autrement dit, dans la glacière.

Lors d'un trajet de nuit précédent de Chiang Mai à Bangkok, nous avions réservé à temps en première. Et en traversant les wagons de deuxième classe climatisés, nous avions constaté que ce qualificatif était impropre : on devrait dire « réfrigérés ».

Nous passons donc quelques heures à attendre dans le hall de Hua Lampong. Nous sommes assis juste derrière les sièges réservés aux moines. À un moment donné, je me fais houspiller par une fonctionnaire : j'ai posé les pieds sur ma valise. Cela ne pose pas de problème en soi, mais les pieds ne doivent en aucun cas être dirigés vers les moines. C'est en quelque sorte une insulte à Bouddha.

Au-dessus de nous, un écran géant diffuse des reportages animaliers. Finalement, c'est pas bête. Le temps passe plus vite. Peu avant l'heure du départ, un type assis derrière nous me demande d'où nous venons. La conversation s'engage. C'est un professeur à la retraite. Il est venu à Bangkok pour consulter un spécialiste et loge chez sa fille. En même temps, il traduit en thaï pour une jeune femme enceinte assise à côté de lui. Son visage s'éclaire quand je lui dis que nous sommes déjà allés dans l'Isaan et à Nakhon Rachasima, là où elle habite aujourd'hui.

Arrive enfin l'heure de monter dans le train. Départ prévu à 10 heures du soir. Et horaire respecté. De toute manière, c'est généralement à l'arrivée que ça se gâte : le retard est à peu près systématiquement de deux heures sur l'heure indiquée. On s'en fout, on a l'habitude. Et puis treize heures ou quinze heures dans le train, quelle importance. J'ai déjà hâte de me replonger dans mon bouquin. Et maintenant, Bangkok en images, c'est ici.
An 80-Day Tour of Southern Africa
by Voyajou · 2013-01-21 · 435 replies
An 80-Day Tour of Southern Africa

Back in South Africa

January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town

Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.

The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.

A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.

We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.

At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.

The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.

Water and shade that make life possible.

We’ll return here by the backroads.

Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?

A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!

The Colors of Cape Town

The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.

In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.

After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.

We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.

In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.

Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.

The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.

For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.

At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.

For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.

A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.

A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.

If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.

Columbine of Brittany

200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.

Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.

With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.

At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.

Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)

I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.

So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?

Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.

I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.

The Kalahari Trails

(No, no, I haven’t converted to hiking.)

North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.

We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).

The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.

Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.

Orange, Right Bank

North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.

The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.

A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).

The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?

I Love You, I Eat You

In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.

A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.

It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.

Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.

A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.

It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).

In and Out

Kgalagadi, Nossob Camp.

We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.

At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.

A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.

Another Morning

By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.

It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Un peu partout en Islande English translation pending
by Beregond · 2013-01-20 · 44 replies
Bonjour,

Voiçi un "vieux" carnet de voyage illustrant notre séjour en Islande du 13 aout au 4 septembre 2010.

Compte tenu de la météo aléatoire du pays, nous n'étions pas très chauds pour planter/démonter la tente sous la flotte, et un parcours rigide avec nuits en dur réservées par avance ne me tentait pas plus. La location de pick-up avec cellule n'étant pas dans nos moyens financiers, on a opté pour un 4x4 "long", un Jeep Grand Cherokee, qui nous servira de lit ! J'écris ces lignes deux ans après le voyage, je vais tacher d'éviter au possible les inexactitudes concernant les noms de lieux/pistes empruntées...

Vendredi 13 août :

Vol Paris-Reykjavik (Keflavik) sur Icelandair. Location de 4x4 chez Reykjavikrentacar.is, dont l'un des deux gérants vient nous attendre à l'aéroport et nous emmène à leur bureau situé juste à côté. Paperasse, on récupère notre roulotte et c'est parti, vers 10-11 heures du matin je dirais. On zappe la péninsule de Reykjanes en filant directement sur la route n°1 puis la côte sud. Arrêt ravitaillement à la grosse bourgade de Hella puis poursuite de la route n°1, jusqu'à la chute de Seljalandsfoss, sous la grisaille.

Seljalandsfoss

Peu après, Skogafoss.

Skogafoss

Un petit peu plus loin, une courte bifurcation permet de s'approcher d'un premier glacier.

glacier tout gris et tristounet

L'heure avance, on aménage notre "roulotte" en décidant de mettre à plat tous nos habits, que l'on recouvre par une couverture, nous avons notre couette d'hiver qui nous recouvrira et nous tiendra au chaud. Ca vous parait un peu folklo comme aménagement ? moi aussi !

préparation du lit

Voilà ce que ca donne avec deux photos prises plus tard lors du voyage :





On poursuit quelques kilomètres vers le cap Dyhrolaey



On se trouve un petit coin tranquille en bord de plage, un peu avant Vik. Je ne me souviens plus de l'endroit exact, c'est une petite route qui se termine en cul de sac, avec une petite "cabane" en bois agrémentée de quelques tables + bancs en bois qui doit faire style snack en pleine saison. Réchaud, bouffe, premières boites de conserves, encore un voyage hautement gastronomique en perspective ! Première nuit, notre installation s'avère suffisament confortable, mes 1m82 peuvent s'étendre sans adopter la position du chien de fusil !

Samedi 14 août :

Petit dèj puis ballade sur la plage, toujours sous la grisaille. A l'extrémité de la plage, les premiers orgues basaltiques d'une longue série...





Direction l'église de Vik, entourée d'un petit jardin agrémenté de quelques tombes

les trolls de pierre au second plan

En descendant vers la plage, la brume se lève rapidement, enfin un peu de bleu !

l'église de Vik

On reprend la route n°1 en sens inverse, car j'ai prévu de tenter de rallier Thorsmork et d'y passer une nuit, si les gués le permettent. On s'arrête au village de Skogar pour y visiter le petit musée, fourre tout de vieux objets en tout genre et petites habitations anciennes toutes mignonnes. La grisaille a repris le dessus.

dehors

dedans

C'est parti pour la F249 direction Thorsmork, notre première piste et nos premiers gués.



La piste longe la célèbre calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull, tout en haut dans la brouillasse, avec quelques langues glaciaires qui descendent :





Quelques mini-gués, même pas peur, puis un autre nettement moins rassurant pour les néophytes que nous sommes... On décide d'attendre un petit peu voir si d'autres voitures arrivent, on est rapidement rejoints par 4 jeunes espagnols ensemble dans un 4x4 grosso modo du même calibre que le nôtre. Une des deux nanas enfile ses bottes et va sonder la profondeur, qui se révèle en fait anodine.



On va se suivre et se passer les appareils photos pendant les quelques gués qui s'enchainent pour immortaliser nos exploits !

lavage du Cherokee

La vallée de Thorsmork s'avère splendide sous le soleil intermittent



On finit par rejoindre un mini bouchon de voitures au dernier gué problématique, 3 kilomètres avant le refuge que l'on peut voir au fond de la vallée. Personne n'ose passer, à part le bus qui ne se pose pas de question.

la photo ne reflète pas la difficulté du gué

Un couple d'islandais décidés, avec un 4x4 de série arrive, la nana se met en maillot de bain, traverse à pied, le mec enclenche la première et se lance comme un bourrin, mais il se retrouve bloqué au milieu, visiblement les roues buttent contre des rochers, l'eau qui arrive en travers du 4x4 grimpe, grimpe, grimpe sur le capot, ca fume, le mec passe la marche arrière et recule en trombe, en arrachant une espèce de baguette en plastique du pare chocs avant. La nana engueule son mec comme du poisson pourri, tout le monde est calmé, personne ne tentera de passer, on fait tous demi tour tant bien que mal !

Je savais que l'arrivée à Thorsmork pouvait s'avérer problématique, un peu décu mais pas trop.

Retour sur la route n°1, on décide de continuer vers ce qui était prévu pour le lendemain, route n°1 vers l'ouest puis route 26 vers le nord, puis on bifurque sur le F225 plein est direction le Landmannalaugar.

Ca commence par un champ de pierres ponces :



On bifurque au sud vers le volcan Hekla, où nous prenons deux randonneurs allemands en stop dans notre roulotte, qui veulent grimper au sommet de l'Hekla.



La piste continue, passe à côté d'une mini aire de pique nique, nous commencons l'ascencion du volcan Hekla en voiture en suivant les traces de plus en plus vagues, les passages de plus en plus problématiques. On commence à s'interroger avec notre couple d'allemands, et on comprend qu'on est en fait en train de gravir l'Hekla en voiture, que l'aire de pique nique marquait le début de la rando... On n'est plus très loin du sommet, on fait demi tour comme on peut et on trouve un dégagement à peu pret plat pour se poser, on se met d'accord avec les allemands, ils se trouvent un coin vaguement abrité du vent, et demain matin si le temps est plus clément on finit la grimpette à pieds avec eux et on les redescend.

vue depuis notre bivouac

Réchauffage de conserves comme on peut puis au dodo !

Dimanche 15 août :

Temps toujours aussi pourri, café, l'allemand ne tarde pas à arriver (il a peur qu'on soit partis sans les attendre !), ouf, on est encore là ! Ils ne sont pas chauds pour la grimpette à pied, ca nous enchante pas plus que cela non plus, il remonte plier sa tente et nous rejoignent tous les deux. On redescend jusqu'à la F225 oû on les dépose, ils reviennet du Land' et nous on y va, bye bye.

Sur la route du Landmannalaugar, un peu moins de blabla sinon j'y suis encore dans trois mois... La piste en images :









le lac Ljotipolur, niché dans son cratère



On arrive au camping, on paye pour une seule nuit, si le temps vire au beau on prolongera, sinon on avisera demain selon nos envies. On déjeune puis on part pour une ballade de 3-4 heures à pied, grisaille + bruine. Malgré le temps de merde on est subjugué par les paysages, ca doit être merveilleux sous le soleil... Les paysages en vrac au cours de notre ballade :























Retour au camping en fin d'après midi, baignade obligée, le pied !

Deux ou trois beaux engins, celui là me tenterait bien !



Popotte du soir, douche, dodo.

Lundi 16 août :

La grisaille est toujours là, un peu plus clair qu'hier, pas de bruine, mais rien de folichon. On décide d'aller se refaire une petite ballade à pied, puis on pliera les gaules.

en surplomb du camping

en contemplation devant le paysage ?



On reprend la roulotte, retour vers la route n°1 par la F208 vers l'est puis sud est, superbe piste aux multiples mini gués à travers de magnifiques paysages.

les ravines d'Illagil







la F208 passe à côté de la faille d'Eldgja, dans laquelle un petit chemin permet de s'enfoncer jusqu'à la chute d'Ofaerufoss. Le coin de ciel bleu au fond à droite va nous offrir une belle éclaircie, suivie dans la demie heure d'une brusque averse



Ofaerufoss au fond de la faille d'Eldgja



une image insolite peu avant de rejoindre la route n°1, enfin sous un franc soleil !

On décide de revenir en arrière vers l'ouest, jusqu'à Vik, pour profiter du cap Dyrholaey sous le soleil.

je ne me souviens plus du nom de ce petit site le long de la route n°1

on retourne pique niquer au même lieu où on avait passé notre premiere nuit

puis direction le cap Dyrholaey non loin

arche ensoleillée

le phare dans la douce lumière du soir

depuis la falaise où se situe le phare

un essai de ma part qui m'a assez plu !

On redescend se mettre sur notre petite plage tranquille pour passer la nuit, en espérant que le temps se maintiendra, car demain, si tout va bien, c'est le Lakagigar qui nous attend, un grand moment en perspective !

Mardi 17 août :

Le beau temps est toujours au rendez vous malgré quelques nuages épars, un petit bout de bitume sur la n°1, à travers le champ de lave déversé par l'éruption du Laki en 1783.







On bifurque sur la F206 qui fait une boucle dans le Lakagigar au nord de la route n°1

photo souvenir

petit arrêt à la chute de Fagrifoss





On arrive au petit parking au pied du Laki, le volcan principal de la faille éruptive, c'est parti pour une petite grimpette. Le jeu en valait bien sur la chandelle, la vue est somptueuse quel que soit le côté vers lequel on se tourne.

un surplomb un peu avant le sommet

au sommet, l'autre côté de la fissure éruptive qui se termine au pied d'un glacier, le Laki servant de pivôt dans cette fissure qui fait un coude.

Quelques images en vrac :









On redescent, petite ballade dans les mini cratères éventrés

Mini boucle en voiture puis redescente vers la route n°1









Retour sur la route n°1, cette fois çi fini les retours arrières, direction kirkjubaerjarklaustur non loin où on repère un petit chemin de terre tranquille à la sortie du village pour la nuit. Un coup de piscine municipale, différentes hot pools bien agréables, avant d'aller s'enfiler une bière et pizza au resto du village !

Mercredi 18 août :

On suit la route n°1 direction l'est.

une cascade en route

la ferme de Nuppstadur, où la vieille jeep colorée a malheureusement disparu

la petite église adjacente

en prenant un peu de recul

peu avant le parc de Skaftafell, dans lequel nous partons pour une ballade à pied, direction...

...la traditionnelle chute de Svartifoss

puis les bergeries non loin, côté recto

côté verso

on poursuit le route n°1, une église en route

Arrivée à Jokulsarlon, ballade côté lac







la nuit tombe sous la grisaille, on va se poser sur la plage

Jeudi 19 août :

Reveil par hasard (envie de pisser...), oh surprise, grand bleu et lever de soleil !









Petit dèj' puis on repasse côté lac







des phoques dans le chenal

bonne peche !

On reprend la route, direction Hoffn

encore une église...

...avec son traditionnel petit cimetière

sur le port de Hoffn

On s'offre un petit extra au resto spécialisé en langoustines de Hoffn, excellent mais pas très bon marché ! Puis on poursuit vers les fjords de l'est. Pas mal de route, on enfile assez rapidement les différents villages, assez tristounets tout de même. On se fait une pîscine municipale, à noter cette petite église originale, qui a été transformée en gite à louer ! Je ne cite pas les noms des villages, la flemme de chercher... On s'enfonce en soirée dans un fjord isolé très encaissé, où seul un petit hameau subsiste, tout au fond au bord de l'eau. Descente assez spectaculaire, la brume tombe, donnant un petit côté mystique à l'atmosphère. On se pose en vrac en bord de piste au fond du fjord.



l'église transformée en gite

en collant l'objectif sur une vitre, ca a l'air douillet !









Vendredi 20 août :

Temps désespérement gris, on remonte de notre fjord direction Egillstadir puis Borgarfjordur.

petit port

maison sympa

paysage

petite ballade en remontant un ruisseau



sur la route de retour vers Egillstadir, on voit ce monstre, je me gare à côté pour une comparaison, on fait pas le poids !

le long de la piste qui traverse un grand no man's land, cette cahute étonnante...

...à l'intérieur, un distributeur à bouffe et une corbeille pour subvenir à l'entretien

On va se poser au bord du lac au sud d'Egillstadir pour la nuit, journée bien triste sous la grisaille permanente.

Samedi 21 août :

Aujourd'hui on repart vers l'intérieur des terres, direction le volcan Askja par la F910.

Avant de s'engager sur la F910, on commence de bon matin par une ballade à pied vers Hengifoss, sur la rive nord du lac. Une grosse demie heure de montée plus ou moins le long du canyon, pour s'approcher de la chute.

Hengifoss

stratifications

la petite soeur, située un petit peu en aval

le "canyon"

On s'engage sur la F910 qui débute non loin.

paysage assez vert au début

après un gué assez large, la dernière station service, bien paumée

ca devient de plus en plus minéral

un petit peu de couleurs

un passage d'une 15aine de km de pierres ponces, avec des rochers qui affleurent, ambiance assez chouette





une touche de vert

On arrive au refuge, on paye les droits (on dort dans notre carosse mais on se servira tout de même des douches). Quelques véhicules "aventure", pas grand monde. On décide de pousser les 8 km de piste qui montent jusqu'au bord de la caldeira, mais le temps est de plus en plus gris et la neige commence à tomber.



En bout de piste, même temps en pire, neige, vent, on décide de repousser la ballade dans la caldeira au lendemain et on redescend au refuge.

Dimanche 22 août :

Reveil sous un fin tapis blanc, et il se remet à neigoter doucement.

sur le parking du refuge

On décide tout de même de remonter à la caldeira, le temps peut changer tellement vite, on ne sait jamais ?



mais plus on monte, plus il y a de neige...

Arrivée en bout de piste, que fait on, on y va, on y va pas ? Le mini-cratère Viti est à une petite heure de marche, on décide tout de même d'aller tenter de le voir, on s'habille chaudement et on enfile nos ponchos antipluie, c'est parti pour une ballade vivifiante ! Le chemin est balisé par des piquets colorés à intervalles réguliers, qu'on ne perd pas des yeux car c'est une bonne tempête, neige drue, vent cinglant, visibilité vraiment limitée. Quand on s'écarte du chemin de randonnée, on le sent de suite, on s'enfonce brusquement à mi-mollets dans la neige ! Pas facile de progresser mais on finit par arriver au bord du Viti, on n'ose pas trop s'approcher du bord car ca glisse et le terrain est en pente...







Par beau temps, certains vont se baigner dans ce mini lac, aux eaux tièdes réchauffées par des résurgences souterraines. Pas aujourd'hui ! On ne voit pas le grand lac situé plus bas dans la caldeira, ni les bords de ce grand cratère d'une 20aine de km de diamètre. Bref, on ne voit pas grand chose, mais notre souvenir de l'Askja restera tout de même mémorable ! Retour à la voiture, on défait nos couches et on se réchauffe doucement.

On reprend la route, direction le nord vers Dettifoss/Asbyrgi. Au croisement avec la F88, que nous avions prévu de remonter, un panneau indique que le gué sur la Jokulsa un peu plus au nord est fortement déconseillé en raison des pluies de ces derniers jours. Dommage, on ne verra pas l'Herdubreid, massif volcan bouclier, et on remonte par la F905, légèrement à l'est de la F88 mais qui ne franchit pas la rivière Jokulsa.

Peu avant la jonction avec la route n°1, une petite station service et ses cahutes gazonneuses

F862 ? vers Dettifoss, temps de merde, on longe le fer à cheval d'Asbyrgi et on pousse jusqu'à Husavik. Ballade en ville, c'est vraiment triste sous cette grisaille...un coup de piscine municipale, un resto en ville, et on se pose dans un petit chemin en bord de ville pour la nuit.

Dettifoss vu par un reflex qui a pris de la poussière !

en aval de Dettifoss

le port de Husavik

Lundi 23 août :

Husavik est la "capitale" de l'observation des baleines, que nous n'avons pas prévu pour avoir déjà vu deux douzaines de baleines à bosse lors de plusieurs voyages à Mayotte, sous un climat nettement plus agréable ! On prend la route direction le lac Myvatn, toujours sous la grisaille...

une moitié du cratère de Hverfjall, que l'on ira voir de plus prêt dans la journée

sur les rives du lac Myvatn

petits cratères herbeux sur la rive sud - sud-est il me semble





ballade dans le champs de lave de Dimmuborgir



puis grimpette du Hverfjall

le cratère

à proximité, dernière curiosité, la faille de Grjotagja, parsemée de grottes remplies d'eau chaude (assez chaude voir très chaude, à la limite du supportable pour une baignade)





On va s'assurer qu'il y a de la place dans un camping (lac Myvatn = parc national, on ne sait pas trop si il est autorisé de camper dans la nature...) On se fait notre bouffe du soir et on repart aux Myvatn Nature Baths non loin, le pendant du Blue Lagoon. La piscine est moins "fun" que celle du Blue Lagoon mais la vue dégagée sur les alentours est plus agréable.



Retour au camping, au lit, je suis réveillé par du bruit sur les coups de 23 heures, j'ouvre un oeil, une aurore boréale ! Je saute dans mon futal et je sors le pied photo pour tenter de capturer ce cadeau divin !







Qui l'eut crû avec le ciel désespérement gris qu'on a eu toute la journée... Malheureusement le ciel s'éteindra assez vite, dans les dix minutes qui suivent mon réveil. Je décide qd même de mettre le réveil à 2 heures du matin, on ne sait jamais, mais il n'y aura pas de rappel. A partir de ce jour, chaque soir où le ciel sera clément, je mettrais le réveil à sonner au milieu de la nuit, mais ce sera systématiquement chou blanc. On en a eu une, on va pas se plaindre !

Mardi 24 août :

Suite des nombreuses curiosités de la région, direction le site géothermique de Namarskand de bon matin, sous un ciel mi figue mi raisin. Quelques marmites de boue, des fumerolles de çi de là, rien d'exceptionnel mais le tout dans un beau décor minéral coloré.













Puis direction le coin du volcan Krafla, en traversant le site de l'usine géothermique.



On commence par une ballade vers le mont Leirhnjukur et les coulées de lave environnantes

en noir les coulées de laves de 1984, en vert les coulées plus anciennes



solfatares





on déambule sur les coulées de lave, ça fumaille de çi de là





le paysage alentours est assez chouette

Puis direction le cratère Viti non loin (oui encore Viti, le même nom que le petit cratère de l'Askja, "viti" signifiant "enfer")





On en a fini avec la région du lac Myvatn, on reprend la route n°1 vers l'ouest, jusqu'à Godafoss, "la chute des dieux", assez impressionnante et assez chouette





Peu après, on quitte la route n°1 pour la route 842 plein sud, qui rejoint la piste F26 après une quarantaine de km goudronnés

Au bout de la 842, avant d'attaquer la piste, la chute d'Aldeyarfoss dans un chouette décor d'orgues colorés



On attaque la F26, la Sprengisandur ("sandur" = désert), et les paysages se transforment rapidement en désert minéral.



La piste est assez roulante, tant mieux car on aimerait atteindre le refuge de Laugafell.



Ca se détériore un peu une quinzaine de km avant le refuge



refuge en vue !

On va direct profiter de ce qui fait tout l'attrait de cet endroit : la piscine naturelle !

sous les derniers rayons de soleil, elle est pas belle la vie ? !



Bouffe, vaisselle en discutant avec les uniques touristes du lieu, un couple de suisses avec leur vieux camping car qui nous avouent qu'ils viennent de se faire une fondue savoyarde avec du fromage qu'ils avaient emmené de Suisse, on en bave d'envie !

Mercredi 25 août :

On quitte Laugafell pour poursuivre la F26 vers le sud. Peu après le refuge, un gué matinal, allez hop, la copilote en culotte !



Des paysages assez arides au début





Puis un peu plus d'eau





Quasiment au bout de la F26, on bifurque vers l'est sur la F228 qui mène au petit coin de Veidivotn non loin. Veidivotn, bizarrement, on n'en entend pas beaucoup parler, c'est un petit coin de verdure où de multiples petits lacs sont posés dans des mini cratères. Les islandais eux ne s'y trompent pas et les cabanes de pécheurs fleurissent. Sous le soleil c'est splendide, sans conteste l'un de mes coups de coeur !

On traverse un champ minéral avant de passer un gué qui marque l'entrée dans cette oasis de verdure



















On se tate sur la suite du voyage : on doit poursuivre par Gulfoss et Geysir puis remonter par la F35. Un coup d'oeil à la carte et je me dis qu'on peut être à Gulfoss pour le coucher de soleil, que du bitume au programme, c'est décidé, on y va ce soir. Après coup je regretterais notre choix, on aurait mieux fait de rester tranquilles içi pour la nuit...

ON trainasse un peu en route, on arrive à Gulfoss qui plonge doucement dans l'obscurité. On sent bien qu'on est revenu sur le "circuit touristique", encore pas mal de monde et de véhicules sur le parking, même si ca se vide doucmeent. Assez déçus par Gulfoss, pas forcément par la chute en elle même mais par son environnement général, on n'a pas trop l'impression d'être dans la nature sauvage. La F35 débute très vite après Gulfoss, on l'emprunte sur quelques kilomètres et se trouve une petite piste adjacente pour se poser au calme pour la nuit.



Jeudi 26 août :

On débute par Geysir, qui est le nom d'un geyser, qui a donné son nom à tous les geysers du monde. Geysir en lui même est aujourd'hui plus ou moins en sommeil, c'est Strokkur la star locale. Son cycle débute par une bulle d'eau qui gonfle, enfle, et explose jusqu'à 5-6 mètres de haut, et cela se reproduit toutes les 6-7 minutes environ.







Le site de Geysir est assez décevant au final, pas grand chose à se mettre sous la dent.



On retourne à Gulfoss situé à 5 minutes, après le côté falaise hier soir, par le bas cette fois çi.



On reprend la route, F35 (dénommée la piste de Kjolur) vers le nord direction Kerlingarfjoll, la montagne aux sorcières. Cette piste a beau être autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4 (il n'y a plus de gués dessus depuis la construction de mini ponts), la qualité se dégrade dès les premiers kilomètres, caillasse à gogo, vraiment pas agréable. On arrive au refuge, on paye le "droit de camper", puis on poursuit sur 2-3 km la piste qui monte derrière le refuge. On va se ballader dans ce dédale de petits monts fumants ou enneigés, aux couleurs féeriques sous le soleil.



















On va finir dans une piscine chaude assez boueuse dans le fond, avec un couple de retraités allemands avec qui l'on discute. Ils sont venus par la route + ferry avec leur Defender aménagé, ils restent deux mois en Islande, on échange sur nos expériences, je leur conseille vivement Veidivotn sous le soleil, qu'ils ne connaissent pas. Ils m'enverront un mail quelques semaines plus tard pour me remercier du conseil, ils ont eux aussi été enchantés par le coin.





On remonte aux voitures en compagnie des allemands qui nous montrent leur Defender, plus de sièges arrières, une grande banquette légerement surelevée qui sert de lit, diverses caisses de rangement glissées en dessous, tout ce dont je rêve pour mes vieux jours pour voyager au long cours !

Il me semble avoir lu sur le site de Marie, SiBelleLaTerre, qu'elle et sa famille n'ont pas trop apprécié Kerlingarfjoll, nous c'est tout le contraire, encore un gros coup de coeur, paysages enchanteurs, sublimes couleurs, loin de la foule, que du bonheur. Retour au camping, ca se couvre un peu, un grain non loin.



Douche, repas du soir, petite averse, dodo.

Vendredi 27 août :

On poursuit la F35 vers le nord, désertique, jusqu'à l'oasis de verdure de Hveravellir, à une quinzaine de kilomètres. Hveravellir c'est un petit site géothermique varié, fumerolles, sources chaudes, ruisseaux dans la verdure, et sa piscine chaude, qu'exceptionnellement, nous ne testerons pas, pas envie en ce début de matinée ! Un petit camping rudimentaire, quelques tentes plantées et des gens qui déjeunent.





















A quelques centaines de mètres, une vieille cabane qui a été restaurée, qui fut le refuge du brigand Eyvindur des montagnes à la fin du 18eme siècle.



Petit copier coller culturel :

L'histoire de Fjalla Eyvindur

L'histoire tragique d'Eyvindur(1714-1783) est très connue en Islande. Dans les années 1760, Eyvindur est condamné à s'engager dans l'armée danoise pour avoir volé dit-on une motte de beurre. Préférant s'enfuir, il mène une vie de reclus, considéré comme un hors-la-loi. Alors qu'il trouve refuge dans une ferme, il s'éprend de la riche fermière Halla, mais le beau-frère de celle-ci s'oppose complètement à leur union. Eyvindur et Halla décident de fuir ensemble pour vivre leur amour et se cachent un temps dans les fjords du Nord-Ouest de l'île. Dénoncés par les habitants des environs, le couple doit s'enfuir à nouveau pour échapper à la justice. Eyvindur et Halla s'installent alors à Hveravellir, et ils y survivent pendant deux ans dans une grotte en chassant des oiseaux et en volant des moutons aux fermiers de la région. Les sources chaudes leur permettent notamment de faire cuire leur nourriture et de prendre des bains. Halla mettra au monde plusieurs enfants durant cette période, mais voulant leur épargner une vie misérable de bannis, Eyvindur dépose à chaque fois les nouveaux-nés devant la porte d'une ferme. Une autre version plus tragique évoque l'infanticide des nourrissons par noyade dans l'eau glacée.

La berceuse " Sofðu unga ástin mín " - Dors mon cher amour - est directement rattachée à cette tragique histoire et a été associée au chant d'amour désespéré de cette mère contrainte par la justice des hommes de devoir abandonner ses bébés.

Au bout de vingt années de vie d'errance et de fuite, le couple finit par se séparer. Un pasteur recueille Halla qui restera muette jusqu'au jour de sa mort où elle s'écrie : " Mon Dieu, que la montagne est belle !".

L'histoire d'Eyvindur est bientôt connue dans l'île toute entière. En l'apprenant, le gouverneur danois décide de gracier Eyvindur mais celui-ci n'en saura probablement rien. Ignorant également la mort de sa femme, il continuera d'errer plusieurs années dans les hautes terres. Alors surnommé Fjalla Eyvindur " Eyvindur des Monts ", ce proscrit allait devenir un héros national en Islande. Actuellement près de la grotte où survécurent Eyvindur et Halla à Hveravellir, une sculpture en pierre avec deux cœurs enlacés a été érigée en mémoire de ces deux amants.

De nouveau, on se tâte, l'endroit est paisible en cette belle matinée, on s'y sent bien, on se voit bien rester içi pour la journée si le soleil perdure... Mais il est encore tôt, l'Islande a encore beaucoup à nous offrir, on décide finalement de poursuivre. La piste se transforme en bitume quelques kilomètres plus au nord, et finit par déboucher sur la route n°1.

On fait un petit crochet par la route n°74 vers la petite ville de Skagastrond, puis des coulées basaltiques décrites dans nos guides quelques kilomètres plus ua nord. Ca vire au gris, ca devient tristounet.









Mouais, sympa mais on en devient blasés de ces orgues ! On redescend sur la n°1 que l'on suit un peu, avant de rebifurquer au nord par la route 711 qui s'enfonce dans la péninsule de Vatnsnes. Au village de Hvammstangi on va se faire un coup de piscine municipale, toujours des hot pools à différentes températures, toujours aussi agréable. Les bains chauds ca déshydrate, on trouve un bar-resto ouvert pour se jeter une bière, vide, triste, ils font des pizzas à emporter, on en commande une et on va la déguster sur le port, sous quelques rayons de soleil de fin de journée.





On décide de pousser jusqu'à l'arche de Hvitserkur, on fait la quarantaine de kilomètres qui nous en sépare en longeant la côte de la péninsule, sous le soleil rasant.



On s'installe sur le petit parking à proximité de l'arche à la nuit tombante.

Samedi 28 août :

Un petit sentier à travers le champs qui surplombe la falaise permet d'atteindre l'arche, et de descendre sur la plage.



On rejoint la route n°1, direction le sud ouest, puis on s'engage vers les fjords de l'ouest sur la route n°61. Longue route vers l'ouest et Isafjordur, c'est chouette mais assez monotone, les fjords se succèdent, les petits villages aussi. Beaucoup de kilomètres et peu de curiosités, c'est nettement moins dense en émerveillement que ce que l'on avait connu jusqu'içi. Après coup je regretterais à moitié d'avoir inclus cette partie de l'Islande dans notre périple, cela allonge considérablement le nombre de kilomètres. D'un autre côté on ne sera pas trop gâtés par la météo dans les jours à venir, cela aurait certainement laissé un meilleur souvenir sous le soleil.







On se fait un coup de piscine municipale à Bolungarvik, puis après s'être fait jeté du resto de Isafjordur qui a une petite renommée (on est samedi, c'est complet), on prend le tunnel qui mène à Sudureyri, village perdu du bout du monde, et on se trouve un coin d'herbes folles en vrac en bord de route, avec vue imprenable sur le coucher de soleil !





Dimanche 29 août :

On poursuit la route des fjords vers le sud.



Le village de Flateyri, triste à mourir sous la grisaille, en lente voie de désertification :





Le plafond est bas, la brume omniprésente :





De l'autre côté du fjord, les chutes de Dynjandi :



Ces chutes sont vraiment chouettes, tout en haut, la cascade principale, et de multiples petites cascades en contrebas :







Poursuite vers le sud ouest dans un dédale de fjords





A l'extreme sud ouest, la longue plage de Breidavik, où l'on campera, à proximité des falaises de Latrabjarg. On pousse aux falaises en cette fin de journée, mais vent + pluie, on ne s'attarde pas, on y retournera le lendemain matin.



Lundi 30 août :

Retour aux falaises de Latrabjarg, haut lieu ornithologique, en cette matinée toujours grise, petite ballade à pied le long des falaises.





On en termine de ces fjords de l'ouest, par la côte sud, sous la grisaille, assez triste.











Plein sud sur la route n°60 puis on s'embranche sur la route n°54 qui fait le tour de la péninsule de Snaefellsness.



Le paysage reprend ses tonalités volcaniques.



Le volcan Snaefell, qui donne son nom à cette longue presqu'ile, est le point de départ du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Ce n'est pas lui sur la photo ci dessus, on est au début de la péninsule, ce volcan se situe tout au bout. D'ailleurs le temps sera tellement gris demain qu'on ne le verra pas, pas plus que le glacier qui le recouvre...

Le soir, on se fait un resto au village de Stykkisholmur, et on se pose à proximité pour la nuit.

Mardi 31 août :

On poursuit le tour de la presqu'ile, sous un temps de merde... Encore un de ces bateaux "en cale sèche" aux entrées de cerains villages, puis la pointe de la presqu'ile avec son petit phare orange caractérisitique, ses falaises où je m'essaye aux poses longues.









On poursuit par la côte sud de la presqu'ile, un petit hameau de vieilles batisses en bois.



Un peu démotivés par la météo, on en finit rapidement avec cette péninsule, on rejoint la petite ville de Borganes, piscine municipale de fin d'après midi (ouais on aime ça, surtout quand le temps est gris !), on se dégote un petit bar/resto sans prétention. On remonte légerement vers le nord par la route n°1, puis on s'engage sur la route 50 vers l'est, dans un coin de campagne où on se pose dans un champ via un petit chemin de terre.

Mercredi 1er septembre :

Le but de ce petit crochet nord-est, c'était d'aller vers les chutes de Hraunfossar puis de redescendre vers Thingvellir via la F550, piste au doux nom de Kaldidalur.

Direction donc ces chutes de Hraunfossar, sous un temps un petit pêu plus clément, quelques rayons de soleil de plus en plus présents. Sympa ces petites chutes qui s'étalent sur une assez longue portion, en tombant dans une rivière. On remonte le cours d'eau via un petit chemin puis un peu "d'escalade", quelques petits bassins.









On rejoint la F550 non loin, changement de décor, on retrouve un paysage minéral, ponctué par un cours d'eau sur quelques kilomètres. Comme la piste de Kjolur (F35), cette Kaldidalur ne traverse pas de gués et est autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4. Mais c'est de la sale caillasse, on croise d'ailleurs un véhicule de tourisme qui roule sur des oeufs.







On débouche sur le bitume et Thingvellir, ballade dans la faille, église et son cimetière, mastodonte sur parking, chute d'eau non loin.











On descend vers le sud et la ville de Arborg, sur la route n°1. Devinez ce qu'on fait en fin d'après midi...et oui ! piscine municipale ! Puis on rejoint la côte non loin et on se pose dans les herbes folles face à la mer pour la nuit.





Jeudi 2 septembre :

Un petit tour sur la péninsule de Reykjanes, église, un petit site géothermique sans prétention, dont bizarrement je n'ai plus aucune photos sur mon disque dur, on tombe sur des séchoirs à poissons qui dégagent une odeur pestilentielle. Fin d'après midi dans la ville de Hafnarfjodur, piscine municipale...







On se pose en campagne dans la périphérie de la ville, en bordure de petite route. Le matin, quelques voitures passent, qui ralentissent à notre hauteur, et quelques minutes plus tard, arrivée de la police qui a dû être alertée par l'une de ces voitures. Ils nous demandent si c'est notre voiture, ce que l'on fait là, dans combien de temps on "bouge". Je leur dit qu'on dormait, les vitres embuées devaient leur laisser penser autre chose...qu'on s'habille, déjeune et qu'on sera partis d'ici une grosse demie heure. OK, pas de soucis de leur part.

Direction Reykjavik, on trouve un camping en ville, à côté...d'une piscine municipale (c'est le hasard !). On prend le bus non loin pour le centre ville, journée en centre ville, j'ai la flemme de me trimballer le sac photo, pas de photos !

Vendredi 3 septembre :

Route vers Keflavik, on trouve une station service pour un grand nettoyage de voiture, y'a du boulot ! Direction le Blue Lagoon pour notre dernière baignade.







On finit dans la ville de Keflavik, grosse fête tout le week end, les habitants fêtent la fin de l'été. Grosse animation en ville, podium et groupes de musique. Resto final sur le front de mer de Keflavik, on se pose en zone résidentielle pour la nuit.

Samedi 4 septembre :

Reveil matinal vers 5 heures du matin, direction l'aéroport, on pose la voiture au parking de l'aéroport, on la laisse ouverte avec les clés dans la boite à gants, comme convenu avec le loueur la veille...pas de stress en Islande ! Vol de retour, the end !

Au final, magnifique pays aux paysages variés et étonnants, facilité déconcertante pour le camping sauvage, un pays où il ne fait aucun doute que nous retournerons ! Seule ombre au tableau, le climat aléatoire, mais on le savait, et on n'y peut rien changer, il faudra toujous faire avec...
Départ le 1er février au Pérou (Amazonie): saison des pluies / vaccins contre la fièvre jaune? English translation pending
by Shantival · 2013-01-19 · 16 replies
Bonjour à tous, nous partons le 1er février et l'on se pose quelques questions, que veut dire saison des pluies, il pleut non stop ou il y à une bonne rincée de temps en temps? sur la cote il ne pleut pas? et coté Amazonie est-ce praticable? Et au sujet des vaccins fièvre jaune? Merci pour vos réponses je ne connais pas du tout l’Amérique du sud shantival
Roman: Thaïlande Guili-Guili English translation pending
by Obeoandpai · 2013-01-19 · 1 reply


Je me suis dit: Encore un roman sur les relations amoureuses au PDS, un de plus. Un titre laissant présager du lourd de salle de garde. Un format inhabituel qui ferait sourire les amateurs de beaux ouvrages a étagères Mais, connaissant le sérieux des éditions GOPE, Je me suis dit : Pourquoi pas ? Et alors ? Alors, Thaïlande Guili-Guili c’est le renouveau dans le genre, Prevoyez une réserve de mouchoirs car vous allez pleurer, pas des larmes de sel, mais de rire. Des textes avec la lucidité d’un Franco Guido** (Les larmes de bouddha) mais, avec la verve et l’humour d’un Yvan Audouard. Des personnages et des situations délirants et ubuesques. Il y en a pour tout le monde farang et Thaïlandais (ses) et, Tous les goûts si j’ose m’exprimer ainsi. Il y a des mots grossiers certes mais, qui dans ce contexte ne le sont pas. Va-t-on reprocher à un Toulousain de rajouter C.. à la fin de sa phrase ou, De même, Oh P….n ! à un Marseillais ? Et puis le plus important : Thaïlande Guili-Guili déborde de tendresse. Mesdames rassurez-vous ce n’est pas un roman macho-bobo, vous n’êtes pas oubliées, Après lecture, vous ne verrez plus les mototaxi avec le même regard, ni les voyages en avion non plus. Vous en dire plus vous lèverait le plaisir de la découverte, Entre autre à quoi rêvent les jeunes Thaïlandaises. Thaïlande Guili-Guili Où le trouver ? Dans l’immédiat ICI

** D’infos autour du livre ICI
Mon avis sur Thai Airways English translation pending
by Filippijosep · 2013-01-17 · 48 replies
Voyage avec Boeing 777-300 de la Thai Airways Le boeing 777-300 a le moteur bruyant et tout les elements (sieges, store hublot) s' usent très vite, deviennent inconfortables et les stores sont bruyants (mauvais encadrement) L'avion par contre donne l'impression d'être fiable

Thai Elle n'est plus ce qu'elle etait il y a 10 ans, sièges très serrés et defectueux. Flotte non renouvellée et à bout de souffle. Nourriture insipide.
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
by VoyageForum · 2013-01-16 · 235 replies
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes. Lire la suite...
Premier séjour en Chine sans passer par agence, c'est possible? English translation pending
by Beaste · 2013-01-12 · 30 replies
Bonjour, nous sommes un couple de quadra habitués à voyager seuls, sans agence et à barouder à notre rythme comme bcp d'entre-vous. Nous avons été plusieurs fois en Afrique et en Inde. Nous envisageons de partir en chine cet été. Shanghaï nous attire beaucoup et évidemment faire un tour. nous avons toujours privilégié les contacts avec la population, les transports en commun et l’hébergement chez l'habitant. je voulais demander aux connaisseurs si cela était envisageable pour la Chine? Quels conseils pour trouver des contacts anglophones ? je n'ose pas demander francophones ! L'objectif n'est pas de "faire" tel ou tel site/ville, cela n'a pas de sens pour nous. On veut découvrir, flaner, humer, discuter, rencontrer, vivre au rythme local, sans flot de touristes. Si vous avez des pistes pour m'orienter vers ce genre de projets je vous en serai reconnaissants. Une hypothèse pourrait être de voyager avec nos enfants de 5 ans. Pensez-vous que cela soit gérable ?? QQun l'a-t-il déjà fait ? beaste
Les conseils ok, mais le vécu c'est mieux English translation pending
by Dielisca · 2013-01-10 · 48 replies
Bonjour à tous

J'avais envie de créer un post pour dire aux nouveaux voyageurs qu'il est très bien de prendre certains conseils sur les forum, mais il faut prendre en compte que les voyageurs vous conseillerons en fonction de leur vécu.

On peut avoir un merveilleux souvenir d'un endroit car on y a fait de belles rencontres, un super resto, un hotel ou on s'est senti bien, une météo de rêve...

Et au contraire avoir détesté un coin pour les mêmes raisons inversées.

N'hésitez pas à suivre aussi votre instinct et à découvrir sans apriori.

je vous souhaites à tous une très belle année remplie de voyages et de belle rencontres <3
Séjour à New York, neuf/dix jours en avril English translation pending
by MarieOpaline · 2013-01-02 · 8 replies
Bonsoir à tous !

Depuis longtemps, mon rêve c'est d'aller aux Êtats-Unis. J'en ai parlé a mon père, et il a l'air motivé, nous commençons donc à "organiser" le voyage pour voir si le budget nous suit. Nous partirons le 19 Avril 2013 jusqu'au 28 ou 29 Avril 2013, nous avons trouvé des billets d'avion pour ces dates là avec USAirlines et Iberia pour 904€ à ce jour.

Nous avons fait plusieurs demandes sur couchsurfing.org, pour l'instant, nous n'avons qu'une réponse négative... Des témoignages ? Vous êtes déjà parti "chez l'habitant" ? De même pour airbnb.fr ? Est- ce un bon plan ? Et avez vous des adresses d’hôtels assez bien placés (j'aimerai faire le plus possible de marche...) qui ne coûte pas les yeux de la tête ? Mon père ne peut pas profiter des auberges de jeunesse, même avec moi ?

J'ai aussi quelques questions sur notre arrivée là-bas. Nous ne parlons pas bien l'anglais (Pour un ordre d'idée, j'ai 8 de moyenne en Terminale S, et mon père est pire.) pouvons nous nous débrouiller pour les questions de la douane ? Mon père n'a pas le même nom que moi, et ne figure pas dans mon livret de famille. Est ce que ça peut poser des problèmes (pour prouver son autorité par exemple ?) comme je n'aurai que 18 ans, et donc mineure là-bas ? (On ne sait jamais.)

Que pensez vous des chèques vacances ? Faut il avoir une carte de crédit particulière pour payer là-bas ? Si jamais nous en avons une, il faut, avant notre voyage, convertir l'argent en dollar, ou ouvrir un compte où l'on met tout "nos dollar" dessus ou autre chose ? (Mes questions sont sûrement débiles, mais je n'ai encore que 17 ans, et je ne me suis jamais penchée sur ce sujet...) Bref, si vous pouvez m'expliquer les grandes lignes, je vous en serai très reconnaissante !

Pour finir (pour l'instant) Avez vous de "bonnes adresses" à me conseiller pour manger se divertir ou faire du shopping ?

Merci beaucoup !!

Marie
GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires English translation pending
by Murielisabel · 2012-12-30 · 358 replies
Bonjour à tous,

Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.

Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :

- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)

Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...

Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...

Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?

Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)

Mbel

de Montréal
Voyage en terre promise: Dans l'oeil de Pablo English translation pending
by Radou73 · 2012-12-30 · 3 replies
Carnets de voyage: Periple en stop sur Mindanao, dans l'oeil du typhoon Pablo, fin novembre 2012

Le Mt Apo me nargue, sommet le plus haut des Philippines, j’hésite à lui montrer qui est le patron ! Vaut-il le coup d’être surmonté? Prix et conditions climatiques me laissent incertain. La fierté de côté, j’abandonne cette idée aguichante. J’arrive sur Davao, capital de la province de Mindanao, seconde ville du pays selon les régionalistes. Déambulant dans les rues l’esprit léger, une force étrange me pousse dans ce salon de coiffure sans envergure, j’allais enfin retrouver fier allure mais j’étais loin d’imaginer ce qu’ils se tramaient. Une équipe d’artistes étonnants se cachaient derrière chaque ciseau. Pour être coiffeur, il suffit de savoir faire vibrer les notes d’une guitare, la messe est dite ! Un p’tit bœuf est joué devant le salon, entre 2 coupes, ils se lâchent, jouant de bon cœur, en anglais comme en tagalo, on joue sur les aigus, « pinoy ako, pinoy tayo !!! »Ma petite guitare est plus utile dans leurs mains, mes oreilles s’ouvrent autant que mes yeux, ils grattent les cordes ouvrant les âmes, les passants passent, et trépassent dans cette voie bondée, sans prêter attention à ce jeu ajusté que se livrent « the barbershop band » . Ce qui se passe devient intime, le monde se ferme autour de nous, mon concert privé, je vis pour ces moments pris sur le fait, certes je ne suis pas un musicien mais je sais communiquer par cette voie, mon cœur et mon shaker les accompagnent dans cette ritournelle folle. Obligé de les quitter, j’erre comme un vagabond à la recherche de son carton, où aller ? je ne sais pas où aller me rappelle le sage Tiken Jah. L’église fermer, c’est chez les frères musulmans que je me dirige. Le Sundance m’accueille avec son capitaine Michel. Nouvo domicile pour les prochains jours, un catamaran amarré à la marina de l’ile de Samal, destination privilège des citadins de Davao. Michel est un homme simple, marrant, intéressant, pleins d’histoires, il a navigué sur quasiment toutes les mers du monde avec son voilier sans savoir parler l’anglais Un voilier qui lui sert de maison et d’outils de travail. Il le transforme à souhait, en bateau de plaisance, restos ou pouvant servant de muse pour écrivains en mal d’inspiration… A travers ces récits, je découvre une nouvelle face du rubixcube qu’est le voyage. Je me considère un peu à la Neruda comme « un marin aux pieds sur terre, naviguant sur l’océan des mots », bon j’en rajoute mais les montagnes m’attirent plus, elles ont plus de personnalité, elles dégagent un sentiment plus noble. Néanmoins ces « campings car » de la mer comme je les considère, inspirent et stimulent pour la suite bien sûr. Une suite qui se poursuit chez Elouisa qui m’accueille chez sa mifa, elle me réconcilie avec l’hospitalité filipina. Je reprends l’aventure en stop, quittant Davao pour rejoindre le nord. Pas facile que d’armer son bras, la position statique en mode mannequin de vitrine ne fonctionne guère, obliger de marcher des kms durant sous un soleil de plomb et de prendre tt ce qui roule, camions, motos, tricycle, bacolod (buffle). À l’arrière d’une remorque assis sur un bric-à-brac semblable à une antiquité, on roule sur ces routes sinueuses slalomant entre les montagnes du parc de che plus koi… La brocante roulante nous fait des misères, les routes en travaux nous ordonne une pratique du rodéo encore inconnu, sur des vieilleries qui me casse le uQ . La porte est ouverte, en grand, de quoi respirer cet air rural qui me remonte aux narines, les bicoques de merde défilent, les collines au gout coco se dessinent au loin… Le regard toujours et encore, de mes partenaires de route indique l’effarement et l’incompréhension, une incompréhension que je conçois dans un monde où le touriste est vu comme un verger fleuri des billets.

La nuit arrive si vite, le camion me dépose à la jonction de l’est et l’ouest sur Maramag, une ville minable, sans aromes, puant l’insécurité. Allons dormir ché vous ?! Trouvons un endroit salubre, afin d’y reposer en paix, sans crainte des bandidos et pk pas l’iglesia ni cristo ? Un signe franc-maçon sur la façade, j’arrive pile au moment de la fin de la messe. On m’emmène dans un bureau, une froideur s’en dégage annonçant un interlocuteur coriace, quelques photos de Jésus prône sur les murs et celle d’une personne arborant des médailles, félicitant hypocritement des visages sans nom. Derrière le bureau, l’administrateur de l’église me regarde, me décrypte, écoute mon p’tit speech de vagabond lui expliquant mon parcours et la raison de ma venue, puis il s’adresse à moi et me dit : « Désolé nous ne pouvons accepter, vous n’êtes pas membre ! » « Mais je suis membre de la race humaine ! » « Oui, mais vous n’êtes pas membre de l’église du Christ » « Mais ou sont donc passés les messages d’amour, de fraternité, de compassion et d’aide à son prochain que vous enseignez dans la bible, c bien l’église du Christ non ? » « Désole, ce sont les règles ! » « Les règles ? Les règles de Dieu ne prévalent-elles pas sur vos foutus règles ?! Allez ciao, hypocrite» Encore une fois, l’enseignement est loin d’être assimilé, il y a un fossé immense entre la théorie et la pratique, en haut de l’iceberg on se comporte comme de vrais fidèles alors qu’en dessous on pue la mascarade : « On est les élus de Dieu, tout ce qui ne sont pas des nôtres, sont différents et, promis à la damnation éternelle ». Les églises ne manquent pas aux Philippines, il y en a pour tous les gouts, du catholicisme classique, en passant par les orthodoxes, les protestants, les adventistes, les born again, les enfants de la trinité, les pentecôtistes, les témoins de Jéhovah, les Jesus sauve moi, les Plus que 100 jours avant l’arrivée du Messie… ca part dans tous les sens ; et enfin les baptistes. Oui, les baptistes, où je me rends après l’échec précédent, je tombe sur ce jeune Pasteur Richard. Jeune d’une vingtaine d’années à la chevelure Vidal Sassoon, dynamique, il lance à ces étudiants : « Ok, we have to help Radouane our brother for others parents. Did u eat? No, ok, bring him some foods, u can put your tent anywhere…” Nos discussions nous emmènent dans des contrées perdus, sur le territoire des différences. On s’y retrouve par le chemin du coeur, oui c’est ça l’importance le Coeur, un peu d’humanisme dans les religions et d’amour fraternel… « Pay your tribute to God », j’assiste au sermon de 4h du mat. Une quinzaine d’étudiants présents dans l’assemblée, la tête dans le uQ , on se lève tour à tour pour sortir des versets de la Bible. Le pasteur discoure tandis que le son de la guitare électrique glisse harmonieusement ses notes angéliques sur des chants à la gloire de Dieu. Il m’invite à discourir, plait il ! Je me sens plus dans un centre œcuménique :« Vous m’avez accueilli chaleureusement dans votre église, selamat po, merci, un musulman qui sermonne des chrétiens dans une église, je suis émerveillé par le burlesque de la situation…Quelque soit ta couleur, tes origines, ta religion, ta sexualité, ton passé, ton présent…on efface les diversités, place au cœur, on parle souvent de religions et des messages qui en découlent, j’ai pu constater que certains ont en saisir l’essence mm, on partage et je vous en remercie, j’apprends tous les jours et de tous… » Après cette interlude religieux, on remet ça, on est plus très loin de CDO, encore quelques kms, de motos en camions, de camions en tracteur, oui en tracteur pk pas ? Une main accroché à la barre de la cabine, mon conducteur, un petit gaillard solide m’honore de partager une dizaine de kms sur son engin jaune. On avance lentement sur cette route boisée, créant un bouchon énormissime, je regarde les conducteurs derrière, leur montrant avec un sourire narquois mon panneau pour CDO. Il insiste pour m’offrir un pot, on passe en trombe à sa baraque, biscuits salés et soda au menu, il me dit : « quand je t vu, je me demandais pk tu marchais sur la route ? c’est pour ça que je t pris » « A la bonheur! » Cagayan de Oro, première nuit à tourner en compagnie de cet américain qui me raconte qui c fait alpaguer par une belle filipina sur facebook, un classique, il me lance: « Depuis que je suis la, càd, 6 mois, j’ai dû claquer 600000 pesos (12000 eu), le pire c’est que je l’aime pas, je c pa pk je reste, enfin si » Au lieu de me déposer à mon hôtel, on décide de faire la tournée du quartier rouge de la ville, ruelle sombre à converser avec les prostitués à peine âgés de 16 ans en fumant une clope, bar à hôtesses, connus comme le loup blanc où tous crient son nom, on termine dans le stripclub. La pauvre nana, sur scène suit tant bien que mal le rythme pop de la musik lancé par le DJ; la numéro 14 enchaine par la suite des mouvements minables de gymnastique. Une red horse à la main, les mecs assis aux premières discutent tout en jetant un œil et salivant au jeu pathétique des glorieuses sur scène. 2 jolies filles nous rejoignent à notre table, je suis présent sans l’être. Josh est à l’honneur, il rince pour tout le monde. Il a pas le physique d’un Brad Pitt mais le succès qu’il a avec les femmes ici, dépassent toutes ces attentes. Grand, mince, un nez à la Bergerac, des cheveux grisonnants, une tête de nerd, on lui jetterait surement des cailloux dans son oregon natal tellement qu’il est moche, mais ici il transpire la classe, c’est le playboy. Il tient à me parler, il en devient saoulant: « Pk rester aux U.S ? Alors que j’ai toutes les femmes que je veux ici » Triste destin de résumer le voyage à cette idée. Il parait heureux, à se faire dépouiller par des sangsues, tout cela fait partie du triste jeu de la vie. La Cagayan river allonge son nid, ses rapides, pas rapide du tout, nous entraine dans un flot de joie. Les paysages sont encore une fois à couper le souffle, mes partenaires rayonnent de vie. Une journée pleine d’émotions où se créent des amitiés éternelles. Des nouveaux amis qui me permettent d’apprécier une ville sans grand charme. Parfois le coin n’a rien d’exceptionnel mais par les rencontres qu’on y fait, on y garde un souvenir impérissable gravant un cœur éponge. Me montrant leur vie dans la cité, retour sur les bancs de la fac, festival haut en couleur, on assiste au step up sur la petite scène installé sur le terrain de foot de l’université privé de CDO. A l’église, le gospel fait ravage, Alléluia la foule acclame la bande d’étudiant chantant en chœur. Un pyton albinos accroché au cou, je scrute la foule qui se prépare dehors aux feux d’artifice. Sur une toile partiellement étoilée, les milliers de regard se fixent. Boumbadaboum, une pluie de couleurs arrosent le ciel, Boumbadaboum, les étoiles en devenaient jalouses, Boumbadaboum la résonance atteignit Davao, Boumbadaboum et par cette magie de couleur que le festoch se clôtura et ainsi mon séjour dans la ville. On l’annonce comme la peste, il arrive, ce nom pourtant amicale fait trembler les êtres. On a encore en mémoire le désastre de l’an passé. Désolations et misères, des morts par milliers, un réaménagement territoriale de manière drastique, Sendong le cousin a laissé des traces fortes dans les esprits. Cette fois-ci, les autorités ont pris les devants, ils ne se laisseront pas surprendre et ont décidés d’évacuer tous les pauvres gens vivant près des cours d’eau. Quant à moi, je tente en vain de rejoindre la belle ile de Camingui. Le stop s’abime en mm tps que mes p’tits bras, obligé de marcher des bornes usant mes souliers. Le soleil me cogne à la Pacquiao me grillant les quelques neurones restant. Un camion ralentit, espoir, le passager me pointe un fusil à pompe, désespoir, levant les bras, je m’écarte de la route, pov con ! C’est ce journaleux qui me tirera de ce calvaire. Tel le paperboy il distribue les journaux aux forces armés, mais j’ai la fine impression qu’il me gronde: « What are you doing here ? u know there is the guerilleros of the NPA here!” Don’t hitch in the middle of nowhere, stay at least in the village” “Calm down papy, its not my fault if your people don’t understand what is a hitchhiker!” “why do u have a piercing? In Filipinnes we are conservative!” “Who r u again? This is not your problem bro!” Il me dépose sans grande conviction au checkpoint militaire. Pendant que les soldats occupés à travailler leur chorégraphie de « Beat it », j’arrive à Baligoan où l’on m’annonce que les ferrys à destination de Caminguin sont coupés jusqu’au départ de Pablo.Putin ! 2 jours à attendre dans une ville de merde, un trou perdu, où les fourbes sortent leur crochet. Un civil du faux nom de Charlie me propose par « sécurité » (j’aime bien ce mot employé par la bouche d’un soldat de l’empire du cote obscur) d’installer ma tente à l’abri dans les locaux de la police. Je pense que la tente ne survivra pas au souffle de Pablo. Nichant parmi les rats, partageant la gamelle avec eux, on me questionne, on joue au chat et à la souris. Ça me saoule, je leur montre patte blanche, transparent comme un spectre, je risque de me bruler les ailes. Caballero, c’est mon pote, on tourne lui et moi dans la batmobile, on roule et on rode, « caballero, on peut mettre les gyrophares », ils rigolent fort et les mets genre 10sec, tout le monde se fixe, et on se marre comme des fous. On attend patiemment l’arrivée du monstre. Je découvre malgré moi que Charlie m’a menti et qu’il est en fait le chef de police. Je me gêne pas pour lui dévoiler le fond de ma pensée : « Charlie, si c ton vrai nom ?! Moi j’ai été correcte avec toi, et honnête, pk tu m’as mentis et tu m’as pas dit dès le début que tt le chef de la police ? » « Par sécurité mon ami, tu connais la situation sur Mindanao, de nombreux étrangers musulmans viennent aux Philippines aider les moudjahidines. Maintenant si tu es au courant de qqch, il faut que tu me dises la vérité? » Je commence rire jaune, je cache mon impatience derrière cet éternel sourire, je me sens insulté, il se croit plus malin que les autres ? il croit qu’il aura une promotion s’il découvre qqch ? mais decouvrir quoi au juste ? « Au courant de quoi ? » « Tu c, les bombes, les attentats, les armes ? » « tu rigoles gsper ? je suis juste un voyageur, si j’avais qqch à me reprocher, pk j’irais me jeter dans la gueule du loup ? » On prolonge la confrontation, dans le pays où l’on vénère les boxeurs, après les rounds d’observation et les attaques en dessous de la ceinture, je le titille à mon tour. Je lui mets des jabs dans sa face, traitant son gouvernement de corrompu, insultant son pays de dictature, lui envoie des crochets concernant la liberté de la presse, les problèmes de pauvreté, il est dans les cordes, il réplique, attaque les musulmans, le MILF, je prends position, réécrit l’histoire…Après des heures de discussion, une pluie torrentielle suivi de forte rafale nous interrompra. Soudain l’électricité se coupe. Black-out total sur la ville, premier avertissement, premiers cris et premières peurs. La mémoire vive, les gens s’affolent pour sauver tt ce qui ya de valeur en cas d’inondation. Pablo va rentrer en scène, je l’avais vu dans le regard triste et profong de cette homme assis seul au bar, parlant à son serpent devant sa bière. La nuit durant, la pluie tombe tel des crachats bileux suintant un bouleversement immédiat, le vent qui se lève chasse les derniers badauds. La nuit s’efface lentement sous l’arrivée de cette force destructrice. Dès les premières lueurs de l’aube, Pablo entame son récital. Dans la gueule de la bête, il nous regarde de son œil perçant, changeant et redessinant les lieux tel un paysagiste. Pablo est fort, il crie à tue-tête, rougissant et soufflant comme on soufflerait en vain cette bougie qui ne veut s’éteindre. Les arbres en sont secoués, on se met à l’abri et on constate. C’est pas leur premier typhon, c’est le mien, eux ils continuent, la circulation est réduit mais pas absente. Pendant la tournée, un café chauffé au bois, je m’assieds au côté de ce petit vieux rural aux mains rugueuses. Pablo a besoin qu’on l’apaise et c’est les doigts gonflés du vieil homme qui s’en chargent. 77 piges, les aléas de la vie estampillent une carcasse usée. Il entame un air populaire, sa voix roque pleure sur les graves, il continue, « le tattoo de la rose ». Je ne sais pas si les feuilles des arbres ont oubliés Pablo et dansent désormais sur le rythme de cette ballade.

Doucement, il s’éloigne, il continue son chemin au sud, tel l’ange de la mort, récoltant les âmes perdues…
Voyage de noce en Malaisie, couple musulman English translation pending
by Lilou2203 · 2012-12-26 · 153 replies
Bonjour,

Nous sommes actuellement en pleine organisation dans le cadre d'un futur voyage de noces pour Avril 2013.

En tant que femme voilé j'aimerai avoir des conseils de femme voilée ou de personne ayant cotoyer des femmes voilée en vacance dans ce si beaux pays qui est la malaisie.

Les excursions, l'ambiance générale, possibilité de ce baigner en burkini, ou simplement sur une plage déserte sans hijab...

Tout celà pour en savoir plus sur ma futur organisation pour que ce voyage ce passe dans les meilleurs conditions...

J'attend vos réponses...
Algérie depuis la France: armée? English translation pending
by Alphamol · 2012-12-20 · 26 replies
Bonjour j'ai un question je veux partir en Algérie de France mais si je pars dans le retour en France ils vont demander si est ce que j'ai fait l'armée ou nn si nn on peux revenir en France comment on fais pour obtenir réforme de l'armée depuis la France???????
Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage! English translation pending
by Iknane · 2012-12-20 · 136 replies
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal. ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Cuba chez l'habitant avec une agence English translation pending
by Bencordid · 2012-12-17 · 14 replies
bjr

est ce que quelqu un a organisé son voyage avec l'association cubachezl'habitant

si oui quand pensez vous?
Tokyo, ville préférée des touristes English translation pending
by Pierre · 2012-12-16 · 22 replies
Le site de voyage TripAdvisor.com a recensé les destinations préférées de se clients. Sur 9 critères, la capitale japonaise arrive à la première place. Mais Paris ne brille pas particulièrement, comme le montre ce classement : à consulter ici... Lire la suite
Croisière sur le Costa Pacifica "Passage vers l'Est" le 14 septembre 2013 English translation pending
by Cplsympabxl · 2012-12-15 · 36 replies
Bonjour, nous avons réservé notre 1 ère croisière en méditérrannée "passage vers l'est" départ le 15 septembre 2013 . Et nous aimerions avoir l'avis et les conseils de ceux qui ont déjà fait cette croisière. Aussi si d'autres personnes ferons ce voyage en même temps que nous. 😉

Christian Francine
Bons baisers d'Abyssinie English translation pending
by Ilivic · 2012-12-13 · 20 replies
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde. Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions. Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre. 1Eur = 25Birrs

Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).

Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.

Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)

Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.

Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:

Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.

Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.

Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.

Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).

Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.

Bonnes ethiopiques a tous!
Voyage de quatre mois en Inde à petits prix (départ-arrivée Delhi) English translation pending
by Dossy · 2012-12-03 · 18 replies
bonjour,

on souhaite partir en inde 4 mois dans les semaines à venir. Voyage sac a dos, train, hostal(guest house), donc petit budget 1000 euros pour 2. on arrive et repars de Dehli.

On est en train de faire nos demande de visa. on va etre obligé de prendre des billets de dernieres minutes.

J aimerai savoir si qqn a un hostal pres de laeroport de dehli (à petits prix, bien sur!)?

Je voudrai avoir des renseignements sur des itinéraires, des treks incontournable, des infos sur le budget... J'espère avoir le plus de renseignements possibles. on a pas l'habitude de se dépécher dans nos voyages. J'aimerai autant eviter les villes, et passer plus de temps dans les campagnes, y a t il des trajets de trains, avec des arrets dans differents villages et paysages magnifiques? autant essayer de rendre les transports agréables!!!

J ai trouver qq renseignements, agra, varanasi, reserve des sundarbans (frontiere bengladesh), amritsar, dharamsala (refuge des tibetains). Le passage par goa semble inevitable!

Je souhaite aussi acheter des vetements et des bijoux, si qqn peut me donner un quartier, un marché?

Merci d avance a ceux qui prendront la peine de me répondre dossy
Notes de voyage en Equateur English translation pending
by Lechefrando · 2012-11-27 · 11 replies
Bonjour à tous,

Voila ça y est, je suis rentré d'Equateur et j'ai encore plein d'images dans la tête. Je vais essayer de partager avec vous ce récit dans ce pays très diversifié tant au niveau des paysages que du ...climat.

Tout commence par un vol Air France/KLM à destination de Quito via Amsterdam; 15h de voyage! C'est long et en plus l'avion est plein, pas moyen de s'allonger pour piquer un petit somme! Nous arrivons crevés sur Quito où il pleut et où nous attend notre contact de l'agence francophone ITK Travel (www.incatrek-ecuador.com) Jose-Luis.Il est super cool et parle très bien le français ce qui nous arrange. Juste un mot sur notre petit groupe, nous sommes 4 amis voyageant souvent ensemble et notre habitude pour visiter un pays est toujours la même: résa d'un circuit via un tour-opérator local et si possible francophone pour qu'il n'y est pas d'ambiguités sur le sens des mots, résa d'un guide avec sa voiture et réservation à l'avance des nuitées dans des hotels sélectionnés par nos soins.

Notre programme pour les 15 prochains jours reste très classique: Quito; Otavalo;lagune Quicocha;Mitad del mundo;Amazonie pendant 4 jours dans le parc de Cuyabeno;laguna Quilotoa;Cotopaxi; Baños; Nariz del Diablo;Ingapirca;Cuenca;Puerto-Lopez; Isla de la Plata; parc Machalilla et retour via Guyaquil.Ce programme était ambitieux, trop ambitieux puisque nous avons fait l'impasse sur la lagune Quilotoa préférant prendre notre temps pour visiter plutôt que courir pour tout voir.A Quito nous logeons à l'hôtel Sierra Madre (www.hotelsierramadre.com) à deux pas du quartier branché de Quito. Hotel de bon confort où le personnel est aux petits soins, les chambres confortables et la douche chaude.... aléatoire!! Les chambres du 1èr et du 3ème étage sont très grandes et au 3ème une terrasse donne sur les toits de la ville, c'est sympa sauf quand il pleut ce qui était notre cas.Très bonne et grosse nuit grace au décalage horaire et c'est parti pour le marché d'Otavalo. Le bon jour pour voir le fameux marché c'est le samedi et nous étions... le mercredi, chercher l'erreur! Nous avons donc été déçus par ce marché ce qui n'a pas empêcher nos épouses de commencer l'achat intensif de souvenirs.Nous continuons notre route vers Cotocachi la ville réputée pour son artisanat du cuir.C'est vrai que les boutiques et échopes rencontrées ne vendent que du cuir et pas cher!

Nous continuons notre route vers la lagune de Quicocha que nous découvrons sous la pluie mais le paysage est tout de même grandiose. Nous en profitons pour prendre au bar local notre premier " Canelazo" sorte de punch servi tiède et fabriqué à base de cannelle, rhum et le jus d'un fruit appelé "tomate del arbol"; c'est très bon et suivant la quantité de Rhum plus ou moins ... chaud...Nous arrivons finalement à notre étape du soir à l'Hacienda Pinsaqui (www.haciendapinsaqui.com) Superbe hôtel avec des chambres immenses et poële à bois . Le dîner fut excellent et la nuit calme. Au matin nous découvrons les jardins de cet hôtel qui sont de toute beauté. Vraiment très bien ce qui ne sera pas le cas de tout nos hébergements.Le lendemain visite du site de la mitad del mundo. Il faut savoir qu'il en existe plusieurs et notre guide nous a emmené en voir un plus" artisanal" où le propriétaire des lieux explique très bien l'histoire de cette ligne et la relation qui existe avec les peuples anciens d'Equateur. Nous visitons ensuite Quito où nous découvrons une capitale plus moderne qu'imaginé et où nous visitons tous les sites répertoriés dans les guides et entre autre:le Convento Santo Francisco, l'église de la Compagnie de Jesus, le palais présidentiel, etc...

Le lendemain est un grand jour, nous partons pour l'Amazonie ou plus exactement la province de l 'Oriente. Avion de Quito à Lago Agrio 40 mn de vol, minibus de Lago Agrio à Puente Cuyabeno 2h de route et enfin 2 h de pirogue à moteur avec tout le chargement (valises, sacs et nourriture pour le lodge) prise de contact avec notre guide Amazonien seul habilité à nous accompagner dans la jungle; il s'appelle "Pajarito" pour ceux qui connaissent un peu l'espagnol cela veut dire petit oiseau. Il a été surnommé ainsi grace à son don d'imitation des cris d'oiseaux et dieu sait si il y en a! Voici son mail: patvarg2002@yahoo.es Très sympa, nous faisant découvrir patiemment notre environnement à nous pauvres européens qui ne voyons rien et n'entendons rien! mais au bout de 4 jours on commençait à bien dicerner le chant du Toucan d'un cri de singe! Notre lodge le Cuyabeno Lodge (www.neotropicturis.com) est rustique mais confortable avec grand lit et moustiquaire, douche chaude! un vrai bonheur. Beaucoup d'invités dans la cabane mais on s'y fait, cucarachas, grenouilles bizarres, et un iguane qui passait par là et a eu la peur de sa vie et nous aussi!! Nous avons eu la chance lors de nos escapades dans la jungle, de voir un anaconda de 6 m de long. Impressionant! Le guide nous a dit que c'était le premier de l'année qu'il voyait de cette taille!! La cuisine fut excellente pendant 4jours et nous nous sommes demandés comment le cuistot pouvait varier les repas alors que le 1er supermarché est à 4h de pirogue? Ce lodge est tenu par une communauté indigène: Les Sionas et l'argent déboursé pour l'hébergement leur revient en partie.

Retour vers la civilisation et la Cordillère des Andes.Nous traversons un paysage de rêve et arrivons au parc Cotopaxi. Paysage à couper le souffle et il fait beau. Nous montons jusqu'à 4600 m mais n'y restons pas longtemps un mal de crane causé par l'altitude nous oblige à redescendre.Inutile de décrire le décor les mots seront trop peu explicites il faut y aller pour voir!!! Nous renonçons à voir la laguna Quilotoa et devons donc nous trouver un hébergement pour la nuit. Nous sommes à Pujili (célèbre pour son marché) et notre guide connaît un petit gîte où nous pourrons passer la nuit. Nous arrivons donc au "Asi-Whasi" très rustique mais avec le minimum de confort. Nous avons négocié la nuit et le petit déjeuner pour 20$. Pour le dîner notre guide décide de faire des courses et nous préparera un repas typique. Nous avons passé une superbe soirée en compagnie des responsables du gîte en nous régalant de soupe (incontournable en Equateur) de poulet, porc pates et haricots, sans oublier le fameux canelazo!

Nous reprenons la route le lendemain en direction de Baños. En chemin nous passons les villes de Salasaca, Pelileo et Patate. Arrivés à Baños nous visitons la ville qui est une porte d'accès à l'Amazonie toute proche. Beaucoup de visages pales rencontrés! nous couchons dans un établissement de premier ordre le "Luna Runtun" (www.lunaruntun.com) qui surplombe la ville avec vue imprenable; les chambres sont agréables et radieuses. Direction le marché de Guamote (c'est le bon jour) c'est a voir absolument, ne pas rater ce marché aux bestiaux. Pour suivre nous arrivons à Alausi pour prendre le fameux train des Andes qu'il faut... éviter à tout prix. C'est en effet un train tout ce qu'il ya de moderne, climatisé et hotesses d'accueils où nous ne rencontrons que des touristes. Arrivés à la fameuse narine du diable après 30mn de descente accueil par des vendeurs de toutes sortes bar-restaurant et danses folkloriques!! que pour les touristes.

Ruines Incas d'Ingapirca à voir pour ceux qui ne connaissent pas le Machu Pichu; mais ce n'est pas grandiose! nuit à la posada d'Ingapirca (www.posadaingapirca.com) où le personnel est très gentil, les chambres très belles et des cheminées dans les chambres qui ...nous enfument. Cuenca. Cette ville est vraiment à visiter pour nous la plus belle d'Equateur, où les gens semblent plus aisés, plus gais et le soir c'est très animé, vraiment sympa.Couché à l'Hotel Victoria (www.grupo-santaana.net ) bon établissement en centre ville.

Journée calvaire (7h de route) pour rejoindre la cote pacifique et Puerto Lopez où nous arrivons exténués à notre hotel le Mandala (www.hosteriamandala.com ). Il est situé au bord de mer et les chambres sont des paillotes très confortables. La responsable parle plusieurs langues est très charmante et son personnel avenant. Nous restons 3 jours sur la cote où nous visitons le parc Machalilla, la Isla de la Plata où nous observons les fameux fous à pattes bleues et d'autres oiseaux. La cote Pacifique ne nous laissera pas un souvenir extraordinaire, les villages sont pauvres et délabrés (ce qui n'est pas le cas dans le reste du pays) et franchement il n'y a pas beaucoup de choses à voir et en plus il a fait mauvais temps 3 jours de suite!

Fin de ces vacances, nous prenons le chemin du retour vers Guyaquil que nous ne visitons pas (pressés par l'horaire d'avion) mais faisons quand même un détour pour voir et photographier les fameux iguanes en liberté. Fin de notre séjour dans ce très beau pays. Je recommande ITK et Antoine son Directeur pour sa gentillesse ainsi que Jose-Luis notre guide.

Une pensée pou Anacrouse qui nous a donné la recette de la lotion anti moustiques, ça marche ainsi que pour la posologie homéopathique pour le mal des hauteurs qui fonctionne.... moins bien. Je suis bien sur à la disposition des amis de ce forum pour toutes questions pratiques. Ecuador ama la vida!
Inde: reçu coup de téléphone de l'Ambassade, pour connaitre mes dates de voyage English translation pending
by Tartinnette · 2012-11-18 · 19 replies
j ai déjà mis un message mais personne ne répond. lls me demandent les dates de mon voyage, mais il me semble que j'ai bien répondu à toutes leurs questions sur le formulaire. avez-vous eu semblable aventure?
Compte rendu de la croisière sur l'Independence of the Seas Espagne-Canaries-Madère English translation pending
by Croisifan · 2012-11-18 · 111 replies
Bonjour à tous,

Beaucoup de compte rendus très interessants après ces vacances de Toussaint. J'ajoute le mien pour la croisière du 31 octobre au 11 novembre, départ de Southampton sur l'Independence of the Seas. Bonne lecture😉.

Prologue

Pour ces vacances de la Toussaint 2012, nous avions repéré deux croisières qui nous intéressaient, toutes deux vers les îles Canaries où nous ne sommes jamais allés : une sur le Costa Deliziosa au départ de Savone et celle de l’Independence of the Seas au départ de Southampton.

J’ai donc envoyé un mail à mon agence préférée (répertoriée bonne agence selon les critères PAPaux😉) pour demander un devis comparatif. Comme nous n’étions que 3 à partir cette fois-ci, nos deux grands n’étant pas du voyage, nous avons tenté la suite.

Il ne restait plus que des junior suites sur l’Independence, à peine un poil moins cher que la grande suite disponible sur le Deliziosa🤪.

Nous avons donc passé un week-end affreux🏴‍☠️ à nous torturer l’esprit pour choisir, oscillant entre le Deliziosa et l’IOS malgré un tableau rationnel des avantages et inconvénients de chaque solution qui n’a pas servi à grand-chose, sinon à accroître encore nos hésitations.

Finalement, le dimanche, voyant arriver la semaine de boulot avec angoisse, nous avons fermé les yeux, respiré très fort et voté pour Indy (petit nom de l’Independence)…en espérant avoir fait le bon choix.

Les semaines suivantes ont été consacrées à préparer les escales et faire connaissance du bateau sur le Web.

Le 30 octobre au soir, nous étions fins prêts, valises bouclées, au top pour les escales et enregistrés sur le site Royal Caribbean.

Mercredi 31 octobre : route pour Southampton et embarquement

Le réveil sonne à 2h45🤪, la nuit a été courte. Le temps de s’habiller, de charger la voiture et nous voilà partis pour Calais où la traversée du tunnel sous la manche par le shuttle est réservée pour 8h20.

Ca commence bien, l’entrée de l’autoroute est fermée pour des travaux😠. Nous perdons une demi-heure à trouver par où passer pour rattraper la route prévue, pendant que M. Croisifan s’autoflagelle😛 de ne pas avoir surveillé les travaux autoroutiers sur Internet.

Nous retrouverons finalement le fil de notre itinéraire. A part les poids lourds qui circulent sans discontinuer sur la voie de droite, il n’y a personne sur la route et nous atteignons le tunnel sous la manche à 6H20. La gentille borne à l’entrée reconnaît notre voiture, nous souhaite la bienvenue et nous propose sans supplément de prendre la navette de 6H48. N’écoutant que notre enthousiasme, nous acceptons et nous présentons à l’enregistrement illico. Nous serons la dernière voiture de la file.

Nous mettons la voiture dans la navette et vogue la galère… En 25 minutes, nous voilà à Folkestone🙂.

M. Croisifan, qui est beaucoup mieux latéralisé que moi, s’adapte quasi-instantanément à la conduite à gauche.

Bon c’est pas tout ça mais il commence à faire faim. On oblique donc vers une aire de service qui s’avèrera finalement réservée aux camions😕 (bon moi en anglais, je connais trucks et pas lorries, shame on me😊). Qu’à cela ne tienne, on se rabattra sur un Mac Do😇 (je vois certains membres du forum faire la moue, mais la faim mène à tout) à la grande joie du jeune Croisifan qui en profite pour commander un wrap steak, œufs, bacon (il faut bien que jeunesse se passe).

Requinqués par un bon café et quelques muffins bien gras et bien sucrés, nous voilà repartis direction Southampton. Il faut remonter pour prendre l’autoroute qui fait le tour du grand Londres puis redescendre. C’est l’heure des entrées de bureaux et il y a un peu de ralentissements mais rien de bien méchant.

Nous atteignons Southampton, où nous apercevons Indy😎, à 10 heures et nous nous présentons à l’entrée du parking du port que nous avions réservé par Internet.

Le charmant Monsieur à l’entrée nous annonce qu’il n’ouvrira pas avant 10H30😠 et nous conseille d’aller prendre un café quelque part. Comme il a un accent anglais très distingué, on évitera de faire nos français râleurs parce que quand même sur notre réservation, c’est bien écrit 10h et personne ne nous a dit que ce ne serait pas ouvert😠. Mais on est en vacances et déjà contaminés par le flegme britannique : on fait donc demi-tour pour se stationner à quelques centaines de mètres en attendant l’heure fatidique.

A 10 heures 28, nous nous présentons à l’entrée et le charmant Monsieur consent à nous faire entrer non sans avoir souligné avec malice qu’il n’est pas 10H30...

Là commence notre calvaire…Quatre rangs de voitures sont déjà stationnés pour attendre de décharger les bagages😮. On observe un peu incrédules, le balai des représentants de Royal Caribbean s’arrêter près de chaque voiture, discuter un moment, remettre un courrier et une étiquette bagages😮😮 : on se dit que décidément les anglo-saxons ont des mœurs bizarres et on se sent un peu comme des ethnologues dans une tribu indigène😇.

On constate que la dépose bagages n’est pas très rapide🤪 et que les voitures avancent au compte-goutte mais on est philosophes et tolérants devant les mœurs locales…avant que le représentant de RCI ne vienne à notre niveau pour nous expliquer que tout ça c’est la faute de l’affreux Norovirus🤪🏴‍☠️…argh, j’en avais entendu parlé et je redoutais de le rencontrer, le voilà donc l’abominable monstre des croisières😮😮.

En bref, sur la croisière précédente, plusieurs passagers (on ne sait pas combien…) ont été contaminés par le vilain Noro et RCI s’emploie à l’éradiquer en briquant et désinfectant le bateau de fond en comble depuis 5H du matin. Le terminal de croisière est lui-même l’objet d’une désinfection en règle, il est donc fermé et l’embarquement ne pourra commencer qu’à partir de 12h30/13h🤪🏴‍☠️.

En attendant, on peut déposer nos bagages et partir visiter Southampton ou ses centres commerciaux. Ça tombe bien, il fait 10°, un vent à décorner les bœufs et il pleut par intermittence, on ne pouvait rêver mieux pour une visite touristique😠… Faute de mieux, on se rue vers le centre commercial le plus proche, M. Croisifan qui adore le shopping😇 est aux anges. Pour se venger, on va prendre un café chez Costa, non mais😛…Croisifan junior en profite pour avaler un sandwich salami/fromage et un deuxième jus d’orange…la croissance ça donne faim😄.

Un peu avant 13 heures, nous retournons vers le terminal où la queue s’étend jusque dehors🤪, heureusement sous un auvent. La file avance assez vite et à l’entrée du terminal, nous sortons nos « setsail pass » obtenus par l’enregistrement internet avec la mention magique « suite ». Une hôtesse nous prend en charge immédiatement et nous fait passer par la file de droite, entièrement déserte alors que la queue à l’intérieur est aussi impressionnante qu’à l’extérieur😇. On tend le dos en prévision des tomates et des œufs pourris imaginaires que nous lancent les croisiéristes qui patientent😊… En même temps, c’est le seul avantage des junior-suites, à part la taille de la cabine, qui comme pour beaucoup de compagnies ne sont pas vraiment des suites.

Grâce à cette priorité, nous sommes rapidement à bord. M. Croisifan, qui veut toujours tester les limites😎😇, propose d’aller dans la cabine bien que les panneaux indiquent qu’elles ne seront disponible qu’à partir de 14h30. Arrivés au pont 10, on se fait gentiment remettre dans le droit chemin par un garçon de cabine qui fait le planton devant la sortie des ascenseurs : 2-0 pour Royal Caribbean😛😛.

Nous décidons donc d’aller déjeuner au Windjammer : il y a du monde mais pas trop, par contre, je trouve le buffet un peu décevant par rapport à ce que j’avais lu et il n’y a pas de terrasse extérieure.

Mais à vrai dire ça ne nous manque pas réellement en ce 31 octobre😎.

Un peu après 14h30, nous avons accès à notre cabine : elle est grande, agréable et bien agencée🙂, avec un balcon lui aussi assez grand pour contenir deux fauteuils et deux transats🙂. Nous sommes au pont 10 vers l‘arrière, juste en dessous du buffet ce qui avait contribué à nos hésitations initiales car on redoutait le bruit. Finalement, c’est une cabine très calme et bien insonorisée.

Notre garçon de cabine vient se présenter vers 15h30.

Les valises quant à elles n’arriveront qu’en toute fin d’après-midi.

L’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est inutile de prendre les gilets de sauvetage et notre point de rassemblement est dans le restaurant au pont 4. Le tout dure une petite demi-heure.

Puis, c’est l’heure du départ🙂. Nous montons sur le pont, la nuit tombe et Southampton s’illumine. L’Oceania de P&O est à quai avec toutes ses lumières. Il souffle un vent terrible, il pleut, on se croirait en route pour une transatlantique, ça y est, on est en vacances et c’est magique😎😎.

On décide d’aller dîner à l’heure anglaise😉, après la douche, à 18h. Il faut dire qu’on a retardé nos montres d’une heure et que la fatigue du voyage se fait durement sentir.

Nous avons choisi l’option « My time dining » et avons donc pré-payé les pourboires.

Malgré les incitations écrites à réserver quand même au jour le jour, nous avons décidé de faire les mauvais élèves😛 et de nous présenter quand ça nous chante. Pour ce premier jour, pas de problème, et nous avons le choix de partager une table ou non. Ce sera non pour ce soir.

Le repas est bon, en revanche il n’ y a pas de menu en français.

Le service est américain, c’est-à-dire attentionné et bavard…On retrouve avec plaisir l’iced water à volonté qu’on avait connu chez NCL et le rosé californien qui nous plait bien😉.

A 19h45, c’est l’heure du Welcome aboard show à l’Alhambra theater. Un peu n’importe quoi🤪 : l’orchestre qui joue quelques morceaux en live, puis 6 chanteurs ensemble qui interprètent un morceau, puis le directeur de croisière qui nous fait son numéro en anglais et nous présente son équipe, puis une chanteuse noire américaine qui interprète avec beaucoup de talent et une voix magnifique des chansons de Diana Ross et Tina Turner et enfin, une chorégraphie finale de la troupe des danseurs à oublier très vite. Tout ça un peu décousu et sans lien.

A la fin, il est 20H30 et on rêve d’une bonne nuit de sommeil. Heureusement, demain c’est jour en mer😎.

Plus d’informations sur le bateau à suivre…

Photo 1 : l'entrée de la Royale promenade au pont 5

Photo 2 : notre cabine

Photo 3 : le restaurant, sur 3 niveaux Photo 4 et 5 : Indy

Photo 6 : le départ de Southampton

Photo 7 : dans les ascenceurs, le jour est affiché sur la moquette
Air France laisse tomber le Cambodge English translation pending
by VoyageForum · 2012-11-15 · 48 replies
La compagnie ne desservira plus Phnom Penh à partir de mars prochain, deux ans après l’ouverture de sa route vers le Cambodge. Lire la suite...
Tenerife, La Gomera, Fuerteventura, Lanzarote: 2 semaines aux Canaries en Mai (rando, photos) English translation pending
by Oliv2019 · 2012-11-13 · 11 replies
Au vu du temps exécrable de ces derniers jours, je me suis décidé à écrire le récit d’un voyage réalisé il y a un peu plus de 3 ans dans un endroit qui nous a beaucoup étonnés : Les Canaries ! Derrière l’image de villes bétonnées sans charme et de plages bondées se cache un vrai paradis pour randonneurs. Ce voyage a pour moi une signification particulière car je l'ai fait avec celle qui est devenue par la suite ma meilleure amie avant de devenir celle qui partage maintenant ma vie !

Une petite photo pour faire les présentations :



Je suis reparti de bribes écrites à l’époque alors désolé pour la qualité du texte, j’espère que les photos vous donneront au moins une prochaine idée de voyage !

Nous sommes partis 2 semaines en Avril 2009 avec au programme 4 îles : Tenerife (7 jours), La Gomera (3 jours), Fuerteventura (2 jours) et Lanzarote (3 jours). Nous n’avions pas vraiment défini de programme avant de partir. Nous avions juste acheté le guide de randonnées, Rother, pour Ténérife et le petit futé. Nous avons par la suite acheté le Rother pour la Gomera.

Le budget était à l’époque d’environ 1600 euros par personne ce que nous n’avons pas eu de mal à ne pas dépasser.

Samedi

Après un vol sans encombre, nous partons voir la plage de Las Teresitas qui est une des plus belle de l’île mais qui a été totalement créée (sable blanc importé). Le temps est un peu maussade et nous profitons de cette fin de journée pour visiter en voiture le massif de l'Anaga. Puis, nous prenons la direction de Bajamar où se trouve notre Hôtel (sur la côte Nord-Est de l’île). Nous finissons la soirée par une petite balade digestive le long du bord de mer où se trouvent des piscines d’eau de mer.



Plage de Las Teresitas



Bord de mer de Bajamar

Dimanche

Nous nous levons à 7h15 et reprenons la direction du massif de l’Anaga pour faire à pied le circuit du Chinobre. L’atmosphère est humide car le massif est souvent accroché par les nuages et les pluies. Le chemin est d’ailleurs très boueux. Nous commençons vers 9h et marchons sur un chemin qui s’enfonce dans la forêt brumeuse à l’atmosphère si particulière. Nous passons près du rocher le Chinobre, puis du Roque de Anambro et arrivons enfin au magnifique point de vue du Cabezo del Tejo. Nous terminons la boucle par le chemin du Sud et sommes de retour à 11h40.



Camino en direction du Chinobre

Il est maintenant temps d’aller manger ! Nous allons donc nous restaurer sur les hauteurs à El Balaidero : porc, fromage, dessert et vin pour 20 euros. Nous entendons au loin le bruit d’une Lamborghini Gallardo verte qui remonte la TF-12 à fond et vient se garer devant notre petit resto. Quel pied cela doit être de rouler sur ces routes !

Il est déjà assez tard mais nous décidons de faire la boucle Batan de Abajo – Punta del Hildago pour laquelle le Rother écrit « circuit prestigieux pour randonneurs aux nerfs solides. Aucune autre randonnée circulaire sur cette île n’offre quelques chose de comparable : des gorges sauvages, des canaux taillés avec art et dans la roche, la charmante haute vallée de Bejia, la localité isolée de Batan de Abajo et pour finir le raidillon rocheux vertigineux vers la Barranco del Rio - une randonnée exceptionnelle pour les aventuriers ! ». Je n’ai rien d’autre à ajouter mis à part que, pour nous, tout ne s’est pas passé aussi bien que prévu… Nous partons à 15h depuis Batan de Abajo et n’avons pas de difficulté pour descendre le barranco et rejoindre près de la côte Punta del Hildago. Il est déjà 17H et on hésite à remonter car il faut 2H40 pour remonter et la nuit tombe peu après 19H… Bon je décide ma chérie en lui disant qu’en marchant vite cela doit être possible et puis nous avons les lampes frontales avec nous. Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé le tunnel/canal ce qui nous a obligé à allonger encore la durée du retour. Vers 19H la nuit commence à tomber, la pluie aussi et le vent se lève ! Nous finissons la randonnée avec les K-ways et les frontales pendant 1H. Nous arrivons en pleine nuit à la voiture… frigorifiés.



Massif de L'Anaga



Descente vers Punta del Hildago par le barranco Del Rio



Remontée vers Punta del Hildago par le barranco Seco

Sur la route nous menant à Bajamar nous sommes longtemps restés bloqués par des embouteillages car il y a une fête où les jeunes locaux se costument en habit traditionnel. Nous n’avons jamais su ce que c’était.

Lundi

Nous prenons ce matin la direction du Teide, plus haut sommet d’Espagne à plus de 3700m. La route des crêtes qui mène à la Caldera serpente dans la forêt de l’Esperenza qui est envahie par les nuages. Ce n’est qu’en arrivant à la Caldera que le ciel bleu apparaît avec en point de mire le Teide, majestueux.



En arrivant au-dessus des nuages : le Teide !



Paysage volcanique de la Caldera

Nous prenons la solution de facilité pour rejoindre son sommet : le Téléphérique ! Nous n’avons pas le permis pour aller jusqu’au cône alors nous faisons les petites ballades qui permettent de dominer à droite la Forteleza et à gauche le Pico Viejo. (1h30-2h au total)



Cône du Teide



Vue sur le Pico Viejo

Nous allons ensuite manger à El portillio avant d’attaquer la randonnée menant au sommet du guaraja à partir du Parador Nacional. Nous partons vers 15h00. Le chemin est tranquille au début avant de devenir très pentue et glissant. Au sommet, nous bénéficions d’une vue à couper le souffle sur l’ensemble de la Caldera avec devant nous l’imposant Teide. Sur le retour, nous ratons le sentier et nous nous retrouvons à descendre un pseudo sentier pentue au milieu de la végétation et des cailloux. Après les péripéties d’hier, cela commence à devenir une habitude les plans galères ! Nous sommes finalement de retour à 19h30.



Vue sur le Teide depuis le bas du Guaraja



Montée du Guaraja



Vue sur le Teide et la Caldera depuis le sommet du Guaraja



Redescente en fin de journée

Notre hôtel pour ce soir est la pension German à Vilaflor. Dans mes souvenirs, c’était très humide. De plus, il n’y a avait aucun restaurant à part un bar à l’allure un peu douteuse.

Mardi

Nous nous levons tranquillement à 8h pour aller faire la randonnée de la Montana blanca depuis El portillio. C’est surement la randonnée que j’ai le plus apprécié car elle offre des paysages volcaniques exceptionnels. Nous commençons à 11H et il nous faudra 7H pour effectuer la boucle. Le temps est radieux et les couleurs des coulées de lave, des pierres ponce contrastent énormément avec le ciel bleu. Sur le chemin, nous découvrons de gros rochers noirs ronds que les gens appellent les « œufs du Teide ». Ce sont des boules de lave qui se sont probablement détachées et ont dévalés les pentes du volcan, d’où leur forme. Nous faisons aussi un petit détour pour aller voir la forteresse (la « Fortaleza ») qui constitue une partie de la paroi de la Caldera.



Coulée de lave et pierres ponce



Petits œufs du Teide



Vue depuis la Montana Blanca



Paysages volcaniques

Il est 18H et nous souhaitons admirer le coucher de soleil depuis les Roques de Garcia. Cet endroit est très connu pour son rocher, le Roque Cinchado, appelé « doigt de Dieu » et qui se trouve sur les billets de banque.



Les Roques de Garcia avec le Teide au fond



Fin de journée sur les Roques de Garcia

Je ne sais pas si j’ai déjà vu un massif aussi rouge que le Guajara embrasé par le soleil couchant. Un spectacle de toute beauté, par contre très rapide (quelques minutes seulement).

Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia



La Guaraja s’embrasant au soleil couchant



Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia (2)

Il est un peu tard et nous décidons de prendre une chambre à l’hôtel paradores qui se trouve dans la Caldera avec vue sur le teide (nous négocierons facilement 112€ au lieu de 165 €).

Mercredi

Après avoir fait des sandwichs avec le petit dej de l'hotel :-) nous refaisons une visite rapide de los roques (5 cars arrivent à notre départ ! Ouf).





Nous faisons un petit arrêt au Soulier de la reine sur le chemin et redescendons vers Los Gigantes.



Le « Soulier de la reine »



Vue le Viejo Pico



Forêt en direction de Masca

Nous avons prévu de faire les gorges de Masca en prenant l’option du retour par bateau pour nous ramener à Los Gigantes. Les tickets retour pris, la navette nous amène au départ du sentier. Il est 12H40 lorsque nous entamons la marche dans le barranco de Masca. Avant de partir, on nous dit qu’il faut 3H…nous mettrons un peu plus de 2H avec pause repas et nombreux arrêts photos ! Nous croisons personne au début (départ tard oblige) mais à la fin nous sommes obligés de doubler des groupes de danois/allemands/espagnols...vraiment trop de monde à la fin, c'est dommage car le barranco est magnifique.



Barranco de Masca



Petite Cascade dans le barranco

Nous attendons le bateau sur la plage pendant 1h30 en regardant les crabes rouges faire bronzette sur les rochers noirs de la plage. Lors du retour, des bancs de dauphins font des sauts près des installations de pisciculture.



Crabe rouge sur la plage de Masca



Nous reprenons la voiture et nous longeons la cote en direction de Adege pour trouver un hôtel et se rapprocher du barranco del infernio, prévu pour demain. On trouve un appart hôtel a 29€ que l’on paie finalement 20€. Bonne affaire ! Diner avec une très mauvaise pizza (sèche)

Jeudi

Nous partons à 7h50 en direction de Adeje pour faire le barranco del infernio. Nous arrivons à 8h30 mais le guide ne nous laisse pas partir avant 9h ! Et oui, il faut respecter les horaires (la visite du barranco est réglementée). Le départ se fait donc groupé…un groupe d'écoliers arrive, on se dépêche de passer devant et on est vite les premiers à ouvrir la route. Que c'est mieux de se sentir seuls ! Honnêtement, le barranco n'a pas vraiment d'intérêt en soi surtout après avoir fait Masca. On longe un canal pour arriver à la cascade finale qui est une juste récompense même si j'avoue qu’il existe beaucoup mieux tant au niveau des couleurs, elle est de plus à l'ombre, qu'au niveau de la grandeur. Nous n’avons pas le droit de rester trop longtemps à la cascade à cause des risques de chute de pierres. Le guide qui est présent nous dit pas plus de 1 ou 2 photos ! bien sûr, on en fait une petite vingtaine. Faut pas exagérer quand même ! 2h plus tard nous en avons fini avec del infernio.





Canal le long du chemin vers la cascade



Cascade du barranco del infernio



Cactus Six feet

Le temps nous semble pour une fois dégagé sur les hauteurs de Vilaflor et nous décidons de voir le paysage lunaire. Quelques voitures sont garées au début de la piste mais comme cette dernière est ouverte nous décidons de continuer en voiture. Il faut dire que nous sommes un peu pressés à cause du ferry pour la Gomera que nous prenons en fin de journée. Nous mettons plus d'une heure pour rejoindre le parking du campground car nous voulons éviter toute crevaison sur une piste très encombrée par des cailloux cassants. Nous entamons donc la ballade qui mène au paysage lunaire. La balade est plutôt facile et nous sommes rapidement au pied des cheminées de fée d’une couleur blanche. C’est fascinant. Nous faisons quelques photos et, pressés par le temps, nous retournons a la voiture. Le retour sera rapide vers los cristianos (45 min de piste cette fois).



Cheminées de fée du paysage lunaire



Cheminées de fée du paysage lunaire

Là c’est une course contre la montre qui commence. Nous mettrons beaucoup de temps à trouver le loueur de voiture Orca pour lui rendre la voiture car celui-ci est planqué au fond d'une voie sans issue près de l'hôtel Royal Garden..... De plus, la fille nous fait attendre ! On file prendre un taxi mais qui est vite pris dans un bouchon. Pas le choix, on continue à pied en courant avec nos valises. Finalement nous arrivons à l'heure mais le ferry partira avec beaucoup de retard ! Ouff



Depuis le ferry en direction de la Gomera

Suite des évènements, le ferry s’arrête ce que nous pensions être en pleine mer. Les annonces étant en espagnol nous ne comprenons pas que le ferry est à quai au port de San Sebastian ! Nous nous en apercevons à la dernière minute et nous avons juste le temps de récupérer les valises et de courir dehors avant que le ferry reparte. Il s’en est fallu de peu qu’on se retrouve à la Palma ! Après un repas en centre-ville (paella très moyenne), nous partons la fleur au fusil pour rejoindre Las Hayas avant de nous rendre compte au bout de 20 minutes que nous n’avons plus d’essence (le loueur nous avait pourtant dit de faire le plein avant de partir mais nous avions oublié !) Heureusement, la route pour retourner à San Sebastian pour faire le plein est en pente J. Nous arrivons finalement à Las Hayas à 23h30 .... après avoir roulé dans un brouillard et un vent ahurissants. L’atmosphère est lugubre ! Nous avons réservé un gîte pour les 3 nuits à venir. Il faut savoir que Las Hayas se trouve dans la forêt primaire de l’île. L’altitude élevée a pour conséquence que les nuages s’accrochent sur ces hauteurs et que le temps est très humide. La chambre était par conséquent très humide aussi…

Vendredi

Nous nous levons assez tard et commençons le petit déjeuner à 9h45 pour en sortir à 11h ! Omelette, pain, jus d'orange, tout est là mais c'est très long. Nous demandons aux personnes du restaurant des conseils pour les 3 jours sur l’île et ils nous donnent plein d’informations car à vrai dire nous n’avons pas de programme de défini. Le 1e jour sera un tour de l'ile en voiture pour faire les 6 vallées (en fait ça sera 5 vallées puisque nous ne voulons pas retourner à San Sebastian de la Gomera. Nous effectuons des arrêts aux différents points de vue et plages de l’île.



Roque de Agando



Île de La Palma depuis Luga Arure



Piste du GR132

Nous dînons à Valle Gran Rey en contemplant le coucher de soleil le long de la plage.

Samedi

Après un petit déjeuner légèrement plus rapide (tout est relatif), nous sommes à Arure à 10h20 pour le début de la descente du GR132 en direction de Valle Gran Rey. La descente offre de magnifiques panoramas. Elle est aussi très raide et mon genou commence à se bloquer. Malheureusement, le temps est couvert aujourd’hui.



En direction de la Merica



GR132



Sur le plateau de la Merica



Le Riscos de la Merica

3 heures plus tard, et après une pause déjeuner en haut du pic offrant une très belle vue de Valle Gran Rey, nous arrivons en bas. Le bus pour retourner à Arure, où nous avons laissé la voiture, part à 14h mais au bout de 15 min, il fait demi-tour à cause d’un problème mécanique. On doit changer de bus et finalement nous arrivons à 15h05 à la voiture. Nous avons prévu pour cet après-midi d’aller voir la chute d'eau du baranco de Arure. La ballade est très sympa, courte (1H30) et avec une chute d'eau assez jolie à la fin.



Cascade du barranco de Arure

Comme il nous reste encore un peu de temps, nous décidons de remonter à Las Hayas pour faire une ballade dans la forêt menant aux jardins de Las Creres (1h50).







Halloween?

Nous rentrons à 19h10 au gite. Repas au bar montana (gofio, soupe de légumes, salade).

Dimanche

Le temps est couvert et un peu menaçant ce matin. Nous prenons la direction du degolada de peraza pour faire la boucle qui conduit aux roque de Ojila, de la Zarcita et de Agando. Nous commençons à 11H15 après avoir bien scruté le ciel. Il ne devrait pas pleuvoir. La randonnée est très agréable même si le dénivelé est assez important.





Roque de la Zarcita

Nous sommes de retour à 14h30 pour prendre un repas au degolada de peraza. Nous n’avons plus le temps de faire la boucle de 4h chipoude-fortelaza-pic du guarajonay. Nous décidons de prendre donc la direction du pic du de guarajonay, plus haut sommet de l’île en commençant la marche depuis El Guro (1h20 avec raccourci).



Vue sur le Teide au-dessus des nuages

Mon genou commence à me faire très mal et je suis obligé de marcher sur une seule jambe, aidé d’un bâton. La douleur est tellement forte que mon genou refuse de plier la jambe. Pas grave, nous allons quand même faire la ballade menant à la Fortaleza (petite montagne tabulaire) depuis Pavon (1H30). La fin nécessite de s’aider de ses mains pour monter sur le plateau mais les vues vertigineuses le méritent.



Montée vers la Fortaleza



Falaises depuis la Fortaleza

Voilà c’est la fin de la journée et des notes que j’avais prises à l’époque. Il m’est donc difficile de continuer le carnet de voyage. Je vais donc simplement mettre le programme des prochains jours pour donner quelques idées, ainsi que quelques photos.

Lundi

Retour sur l’île de Ténérife. Randonnée au pied du Pico Viejo, sur les montana de la Botija et montana Samara dans un décor volcanique (cratères et champs de laves).















On prend l’avion pour rejoindre l’île de Fuerteventura.

Mardi

Visite de l’île de Fuerteventura en voiture Baignade (l’eau n’est pas très chaude à cette époque de l’année) Ballade dans les dunes de Corralejo en fin de journée jusqu’au coucher de soleil.



























Mercredi

Journée détente Ferry pour l’île de Lanzarote

Jeudi

Visite de l’île de Lanzarote qui offre énormément d’endroits à visiter. Nous avons fait :



Lac volcanique vert de El Golfo



Marais salants De janubio



Grottes de Los Ervideros



Plantation de vigne dans les scories volcaniques à La Geria

Village de Teguise







Mirador Del Rio



Cueva de Los Verdes



Jameos del Agua



Jardin de Cactus



Jardin de Cactus













Vendredi

Nous faisons une ballade avec un guide sur le volcan Pico Partido (il est impératif d’avoir un guide accrédité pour le visiter). Le temps est maussade mais le paysage est spectaculaire



A l’assaut du Pico Partido



Plage de Papagayo (payant)

Parc de Timanfaya, un paysage volcanique exceptionnel qui ne se visite malheureusement pas à pied mais en bus.







Pico Partido sous le soleil !

Ballade de Caldera Blanca, plus grand cratère de l’île. Excellente ballade.



Un âne vient nous dire bonjour avant de partir !



Sur le chemin vers le sommet la Caldera Blanca



Caldera Blanca

Samedi Retour à Paris avec de merveilleux souvenirs en tête !
Hôtels sur Khaosand road ou Rambutri road? English translation pending
by Mali17 · 2012-11-12 · 25 replies
Bonjour,

Je recherche un hôtel sur Khosan Road ou Rambutri road. Je ne suis pas exigeante mais j'aimerai qu'il y ait au moins une salle de bain privée. J'ai cherché dans le Guide du Routard et j'ai trouvé le Wild orchid Villa pour 20€ la chambre. Est ce que quelqu'un connait ??? est ce loinde khosan road ??? merci pour vos tuyaux. Bonne journée
Quinze jours à travers le Maroc English translation pending
by Marcde · 2012-10-28 · 74 replies
C'est mon deuxième carnet de voyage, la première faisait suite à une croisière ici c'est un circuit en voiture pour un périple à travers une partie du Maroc. Je fais ce carnet surtout pour donner mon expérience , bonne ou mauvaise , agréable ou pas , car le Maroc il n'y a pas de demi-mesure on aime on pas , je ne parle pas d'une semaine dans un hotel All in mais de visiter et de vivre avec les marocains . Personnellement , je retournerai au Maroc mais je peux comprendre que certains n'en veulent plus.

Alors le circuit prévu était une boucle marrakesh , Fes , Meknes, Chefchaouen , Tanger , Asilah , Rabat, Essaouira, Marrakesh Vol Ryanair de Charleroi en Belgique à l'heure au départ et au retour ...

Location de voiture , je suis passé par une compagnie de relocation , Europcar à MArrakesh en grande compagnie semble la moins chère si on veut une catégorie supérieure j'ai pris une renault fluence mais sur le site d'Europcar , il n'est pas possible d'avoir zéro franchise , Email chez europcar Marrakesh aucune réponse mais à l'arrivée on essaiera bien de nous fourger cette assurance avec zéro franchise que je refuse , donc c'est possible en passant par Europcar d'avoir une zéro franchise, je conseille fortement la zéro franchise au Maroc , notre voiture de location a de nombreuses traces de petits accrochages , je fais des photos de la voiture vu le nombre de petits coups pour ne pas avoir de problèmes au retour.

Je vérifie les pneus car on en avait parlé sur le forum , ils ont l'air dans un état raisonnable et il y a bien une roue de secours gonflée , donc tout va bien , juste une remarque mais j'en parlerai plus tard vérifier aussi les balais d'essuie glace , les miens étaient déchirés , apparemment c'est fréquent aussi mais j'en parlerai plus tard.

Nos ryads et hotels avaient été réservés via booking.com , avant je prenais souvent Expedia mais j'ai du il y a un an annulé des hotels plus de deux mois avant la location mais je me suis aperçu que expedia ne prenait pas de frais pour des annulations mais certains hotels eux prennent des frais et pour certains la totalité , donc depuis je prends booking.com qui me semblent plus sérieux avec les dates limites d'annulations et autres , et je l'ai fait pour changer de ryad au Maroc sans problème même 10 jours avant ...

Alors nous voila installés , enfin quand je dis nous , c'est mon épouse et moi , on sort de l'aéroport , on branche le gps tom tom que j'avais programmé . Alors là pour le gps , je vous conseille de vous armer de patience de le faire chez vous si vous cherchez un lieu précis , car dans les guides , cartes, etc on retrouve soit les noms arabes francisés, soit les noms en français et quand vous essayez d'encoder une rue , il faut vous armer de patience , google maps , le programme tomtom on compare on prend les coordonnées en chiffre cela va plus vite que d'essayer de trouver un nom surtout que le nombre de rue sans nom sur le tomtom semble prendre une proportion énorme, évidemment l'avenue Mohamed V , ça il connait et le centre ville aussi heureusement mais dans notre cas , encoder les adresses des hotels , et certains points d'intéret s nous ont pris un certains temps.

Alors direction les cascades d'Ouzoud (je m'excuse d'avance si je fais des erreurs dans les noms ) mais pour cela il faut traverser Marrakesh , donc pas de problèmes on y va , mais là il faut être préparé je dirais à avoir tous vos sens en éveil car entre les ânes, les calèches , les cars, les voitures mais surtout les MOBYLETTES , il faut s'accrocher , je suis au Maroc depuis une heure , j'ai déjà failli tuer deux motards, trois piétons car ici même si le feux est vert pour les voitures cela n'empêche nullement les piétons de passer donc prudence , ensuite on s'habitue à cette conduite où chacun klaxonne , chacun joue de l'influence, chacun s'avance pour finalement freiner et laisser passer mais pendant votre première heure , faite attention.

Je passe finalement Marakesk et progressivement on s'éloigne de la circulation , cela commence à devenir plus roulant à part l'âne que l'on rencontre tous les cinq cent mètres avec son propriétaire dessus ou à côté, des camions plus que chargés qui à la première côte venue , se transformeront en un escargot lamentable . Nous sommes sur la route nationale vers Fes pour le moment quand arrive notre premier village un peu plus important , c'est à nouveau le choc , la route nationale se transforme en un marché , encombré d'une multitude de carrioles tirés par des ânes de charrettes à bras , de taxis de vieilles mercedes ou de camionnetes déversant les villageois des alentours venus faire leur course ou vendre les quelques produits qu'ils ont produits , les piétons semblent ici le roi , et on avance à 10 km heure à peine, laissant passer tantôt une mobylette , tantôt un âne, tantôt une charrette à bras , enfin on sort du village et on commence à angoisser où on est tombé.

Le temps passe , les villages se suivent et se ressemblent , nous arrivons dans un nouveau village et on se décide de s'arrêter on n'avait rien prévu comme boissons et quelques biscuits car on a compris que nos deux heures de trajets allaient être plus long , le village a l'air plus calme, je me gare et là apparait le chef de parking. Eh oui même dans ce village plus calme il y a un chef de parking qui m'indique où garer ma voiture et qui me réclamera à mon départ ses 5 dirhams pour avoir surveillé ma voiture. On rentre dans un magasin , on prend quelques mandarines , des biscuits et une bouteille d'eau gazeuse , je ne suis pas spécialement pour l'eau gazeuse mais je conseille cela quand même dans mon périple comme je l'avais lu certains s'amuse à remplir des bouteilles vides et à resouder les bouchons, l'eau pétillante s'est plus dur ... dans des magasins , je ne crois pas mais dans des lieux touristiques , je l'ai vu de mes yeux....

le problème pas de prix indiqué alors finalement on tend 5 dirhams pour les mandarines mais on se rend compte très vite de notre erreur, on va se retrouver avec la caisse pour ce prix là , eh oui on va prendre pour 2 dirhams , pour avoir environ 1kg , , au total on a pour 22 dirhams , le problème on vient de faire le change à l'aéroport , notre plus petite coupure un 200 dirhams, il devra aller l'échanger à l'échoppe du coin .

Nous revoila repartis et on quitte enfin la nationale pour des routes plus étroites où les ânes et les mobylettes sont moins présentes mais où il est aussi dangereux de les rencontrer car ici ils ne sont plus sur le bas-côté inexistant mais sur la route donc si on croise une autre voiture à ce moment il y a un problème mais il y a aussi les taxis dans les vieilles mercedes qui font ses routes chaque jours plusieurs fois qui connaissent chaque virage, chaque bosse et qui roulent comme des damnés...

sur la route

quand nous arrivons enfin au parking des chutes d'eau, évidemment le premier guide nous aborde et cela va être le plus gros problèmes de nos vacances , quand en prendre, combien donner, on a bien un guide papier du maroc , j'ai pris le Géo , qui donne des indications mais les prix annoncés ne semble pas correspondre plus du double, je ne mettrai jamais les prix ici pour deux raisons la première soit on va trouver que j'ai été un pigeon soit que j'ai été trop radin , nous n'avons pas eu l'impression de nous faire avoir c'est le principal et je crois que dans le maroc aujourd'hui cela doit être votre ligne de conduite , nous sommes aussi habitués des croisières et quand on voit le prix d'une matinée pour un car et un guide dans les croisières 5,10,15,20 euros pour un guide local ne nous semble pas non plus une escroquerie par rapport à la croisière.

Reste la question prendre un guide ou pas , difficile de répondre mais avec un guide vous serez moins abordé, sollicité , il vous conduira aussi dans les magasins n'ayez aucun faux espoir ...mais en général si vous le demander le guide vous montrera ce que vous recherchez et le principal finalement est de passer une bonne journée et ne pas s'engueulé

Alors nous voila avec un guide , oui le même car comme on est parti il est revenu avec une offre plus raisonnable et nous avons accepté...

première vue de la cascade

nous passons au dessus d'un pont pour aller de l'autre côté





la vue vers la vallée

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