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Recherche camping ou hébergement à Saint-Louis du Sénégal English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer une dizaine de jour autour de Saint Louis du Sénégal ( 2 voitures et 1 camping car soit au total 7 personnes) et nous sommes à la recherche de camping ou lieux d´hébergement pour le début du mois de mars 2008. A ma connaissance il n´existe pas de guide ou brochure à ce sujet, du moins je n´ai pas réussi à en trouver......
Toute aide à ce sujet serait la bienvenue !
D´avance un grand merci
JP
60 jours dans le "Southwest" américain en 2015 English translation pending
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une premi��re nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une premi��re nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
32 jours de self-drive en Tanzanie English translation pending
Voilà enfin un avant-goût de notre boucle de 32 jours en Tanzanie. Comme d'habitude nous avons voyager en self drive, mais cette fois nous étions que les quatre. L'occasion de se retrouver en famille.
Nous avons fait quelques jours sur la côte Tanzanienne pour plonger, puis direction le Nord pour les parcs, et pour finir le Sud pour faire quelques parcs. J'ai fait un petit compte rendu ici : voyageforum.com/...-aout-2018-d9173686/.
Information sur le voyage :
Distance : 4412 km (Tanzanie : 4412 km) Durée : 32 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L) chez Safari4x4Hire (Afrique du Sud)
Le site de plongée :
Pangani (Maziwe Island Marine Reserve)
Les réserves visitées :
Saadani National Park Arusha National Park Lake Natron Serengeti National Park Ngorongoro Conservation Area Tarangire National Park Ruaha National Park Selous Game Reserve
Voilà un aperçu de notre voyage :

22.07.2018 : Dar es Salaam airport - Chelsea Hotel (Dar es Salaam)
Distance : 0 km
Cette année, nous avons décidé d'explorer la Tanzanie pour deux raisons : • Après la Zambie, c'est la suite logique dans notre progression vers le nord. • En 2013, la Tanzanie était notre première idée pour découvrir l'Afrique. Mais la "phobie" des safaris organisés nous a orientés vers la Namibie. Maintenant que nous sommes des habitués du self drive, nous pouvons tenter l'aventure "en solo".
Le premier problème à résoudre est la location d'un véhicule 4x4 avec des tentes sur le toit. Les agences de location tanzaniennes proposent soit des véhicules trop chers, soit des véhicules pourris, soit les deux en même temps. Nous comprenons qu'en Tanzanie le self-drive n'est pas courant. Alors après plusieurs e-mails, beaucoup de réflexions et plein de calculs, notre décision est prise. Nous demandons à notre loueur préféré (Safari4x4Hire) de nous faire venir une voiture depuis l'Afrique du Sud. L'avantage est que nous connaissons la fiabilité des véhicules et, malgré le surcoût lié aux trajets, le prix total reste inférieur à celui de beaucoup d'agences tanzaniennes.
Nous avons aussi décidé de ne pas réserver les campings, comme nous l'a conseillé "Bolobolobolo", mais juste nos nuits en dur : • La première nuit à Dar es Salaam. • Les trois nuits sur la côte à Pangani pour la plongée. • La dernière nuit au sud de Dar es Salaam.
Le samedi 21 juillet, en fin de journée, nous embarquons dans le train pour l'aéroport de Genève. A l'enregistrement, nous avons la confirmation que nous n'avons pas besoin de récupérer nos bagages à Zurich pour la nuit. Le vol jusqu'à Zurich, avec Helvetic Airways, est agréable et ne prend que 50 minutes. Arrivés à l'aéroport de Zurich, nous prenons le bus qui nous emmène jusqu'à notre Apart-Hotel pour la nuit. A la réception, nous achetons des plats cuisinés (chili, lasagne, poulet au curry et bol de nouilles) que nous passons rapidement au micro-onde pour les manger dans nos chambres.
Dimanche 22 juillet, après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un copieux petit déjeuner. C'est aussi le moment de prendre notre premier comprimé de Malarone. Dorénavant, ce sera un par jour jusqu'à 7 jours après notre retour. Nous retournons ensuite à l'aéroport de Zurich et embarquons sur le vol Swiss pour Dar es Salaam. Décollage à 9h55, petite escale à Nairobi (sans sortir de l'avion) et arrivée à l'aéroport Julius Nyerere International de Dar es Salaam vers 21h00...
23.07.2018 : Chelsea Hotel (Dar es Salaam) - Beach Campsite (Saadani National Park)
Distance : 136 km
La nuit a été calme et reposante. Au réveil, depuis notre chambre, nous profitons de la magnifique vue sur le centre de Dar es Saalam. Le buffet du petit déjeuner est complet : oeufs, lard, cornflakes, toasts, etc. Pour la boisson, nous découvrons le Masala tea : thé aux épices (gingembre, cannelle, cardamome) servi avec du lait. Nos assiettes remplies, nous nous installons près des grandes fenêtres et contemplons la ville qui s'anime. Nous retournons ensuite à notre chambre pour préparer nos bagages. Comme l'hôtel dispose d'une terrasse sur le toit, Michel y monte pour faire quelques photos de la ville.
A 8h55, le réceptionniste nous appelle pour nous avertir que des personnes nous attendent. Nous pensions rencontrer le père et l'oncle de Christo pour nous livrer la voiture, mais nous tombons sur un homme et une femme. Ils nous apprennent que le père de Christo s'est trompé de date et a pris l'avion pour Johannesburg la veille. La paperasse réglée, nous traversons la route et découvrons notre Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L) qui va nous accompagner pendant ces 31 prochains jours. La voiture est presque neuve et avec tout l'équipement que nous avions demandé à Christo...
24.07.2018 : Beach Campsite (Saadani National Park) - Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 108 km
La nuit a été calme, reposante et plutôt chaude pour la saison. Au réveil, nous pouvons admirer le soleil émerger de son édredon de nuages moelleux. L'air marin, ça creuse ! Il est temps de rallumer le feu pour le café du petit déjeuner. Tiens ! Nous avons de la visite !...
25.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 0 km
Nous avons entendu une petite averse au milieu de la nuit. Ce matin, le ciel est complètement couvert. Pour Dylan, la nuit a été rythmée par d'épuisantes batailles contre les moustiques. Nous constatons que la moustiquaire des jeunes n'est pas étanche.
A 7h00, nous sommes au restaurant pour le petit déjeuner : fruits frais, toasts, Cornflakes et English Breakfast. Ensuite, nous nous rendons au club de plongée pour l'essayage du matériel. Comme l'eau est à 26°C, nous nous équipons avec des combinaisons "shorty". C'est quand même plus facile à enfiler !
Déroulement d'une journée de plongée avec Kasa Divers : • 8h00 : Rendez-vous au club pour prendre le matériel de plongée. • 50 minutes de boutre (bateau traditionnel) pour rejoindre l'archipel de Maziwe Island Marine Reserve, parc national créé en 1981 (selon Kerstin). • Première plongée sur la zone de conservation de Maziwe. • Petit pique-nique sur Maziwe Island (île de sable). • Deuxième plongée sur la zone de conservation de Maziwe. • Retour à Kasa Divers (50 minutes de boutre). • Déchargement du bateau (équipement, bouteilles et glacière). • 14h00 : Retour au lodge pour vaquer à ses occupations (repas, piscine, etc...)...
26.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 0 km
Cette fois, la nuit a été reposante pour tous : pas d'attaque de moustiques et juste quelques gouttes de pluie pour rafraîchir la nuit. Ce matin, le ciel est de nouveau bouché. Le soleil a de la peine à pointer le bout de son nez, mais nous savons que le temps peu vite changer et que la journée peut être très belle. Après un copieux petit déjeuner, nous passons la commande pour le repas de midi. A 8h00 nous sommes au club, prêts pour une nouvelle sortie en mer. Kerstin attend un cinquième plongeur qui a un peu de retard...
27.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani) - Lake Chala Safari Lodge
Distance : 366 km
Malgré l'orage de cette nuit, le ciel est encore bien chargé lorsque nous sortons de nos bandas.
Après le petit déjeuner, nous passons à la réception pour payer nos dettes (repas de midi, boissons et plongées) et disons au revoir à Kerstin et Royce. Nous avons passé trois jours inoubliables "au bout du monde" et, maintenant, nous sommes prêts à poursuivre l'aventure.
Au moment de partir, le manager enfourche sa moto et nous propose de le suivre. Il tient à nous montrer le meilleur chemin pour rejoindre la piste principale menant à Pangani. La "bonne" piste est quand même très boueuse à cause de l'orage de la nuit passée. Nous n'osons pas imaginer dans quel état sont les "mauvaises" pistes !...
28.07.2018 : Lake Chala Safari Lodge - Kahawa Shambani Campsite (Moshi)
Distance : 63 km
Nous avons bien dormi car la nuit a été calme et fraîche à cause de l'altitude. Nous nous réveillons avant le lever du soleil pour nous rendre sur la terrasse du bar qui surplombe le lac. Le Kilimandjaro est parfaitement dégagé. Ses neiges éternelles, qui culminent à 5895 mètres d'altitude, sont déjà éclairées par le soleil et prennent une magnifique teinte rougeâtre. Ensuite, c'est au tour des pleines du Kenya d'être inondées de soleil. Un instant magique pour bien démarrer la journée...
29.07.2018 : Kahawa Shambani Campsite (Moshi) - Meru Mbega Campsite
Distance : 97 km
Cette nuit, nous avons été bercés par le meuglement des vaches et la pluie sur nos tentes. Au réveil, il ne pleut plus mais nos tentes sont toujours mouillées. Nous les rangerons après notre "Coffee Tour". Comme d'habitude, le Kilimandjaro revêt son manteau nuageux pour la journée.
Pour le petit déjeuner, on nous sert des omelettes, des crêpes au sirop d'érable, du pain, de la confiture maison et bien sûr du café local.
Vers 9h00, nous partons pour le "Coffee Tour" avec notre guide Crispin, un jeune producteur de café local. Nous empruntons un sentier de terre en direction des cultures, sur les contreforts du Kilimandjaro. Pendant cette petite marche, Crispin nous parle du mode de vie des habitants de la région. Il y a beaucoup de bananiers dans les champs de caféiers pour apporter l'ombre nécessaire. Les bananes sont utilisées pour la cuisine, la soupe et la bière de banane (Mbege)...
30.07.2018 : Meru Mbega Campsite - Masai Camp (Arusha)
Distance : 97 km
La nuit a été calme, sans pluie et pas froide. Ce matin, les jeunes constatent que la fermeture de leur moustiquaire est définitivement hors d'usage. Impossible de la réparer, nous sommes obligés de condamner l'ouverture. Pour le reste des vacances, les jeunes devront entrer et sortir de leur tente par l'arrière (du côté où il n'y a pas d'échelle). Nous commençons à avoir l'habitude !
Le petit déjeuner avalé, nous plions les tentes encore humides par la rosée et parcourons les 500 mètres qui nous séparent de l'entrée de l'Arusha National Park...
31.07.2018 : Masai Camp (Arusha) - Maasai Giraffe Eco Lodge (Lake Natron)
Distance : 210 km
La nuit n'a pas été très calme (bruit de la ville), mais nous nous sommes quand même bien reposés. Après le petit déjeuner, nous plions les tentes et partons en ville pour l'achat de viande fraîche chez Meat King (boucherie réputée dans tout le pays). Il y a un choix énorme de viandes de première qualité. L'endroit est un délice pour les yeux, tout est propre et très bien présenté : ça nous ouvre l'appétit. Nous ne nous privons pas d'acheter plusieurs beaux morceaux de viande fraîche qu'ils mettent sous-vide, ainsi que du Biltong, des Droewors (petites saucisses sèches), de la charcuterie et du vin sud-africain. Nous profitons également d'acheter des légumes et des fruits au petit commerçant installé à l’entrée de la boucherie. Le frigo de la voiture rempli de viande, nous allons ensuite dans un petit Pick & Pay pour les autres produits, comme le pain, le lait, les boissons, etc. Nous passons encore à la station service (payement uniquement en liquide et en Shillings tanzaniens) et nous voilà prêts pour notre aventure dans les parcs du Nord de la Tanzanie.
L'itinéraire habituel pour atteindre le Lake Natron depuis Arusha commence par la route A104 vers l'ouest jusqu'à Mto wa Mbu, puis une piste réputée mauvaise en direction du nord. Cependant, on nous a conseillé un autre itinéraire qui commence par la route A104 vers le nord jusqu'à Longido, puis une piste vers l'ouest dont la qualité s'est améliorée récemment...
01.08.2018 : Maasai Giraffe Eco Lodge (Lake Natron) - Oloip Guest House (Wasso)
Distance : 105 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés en sursaut par un claquement sec suivi par l'alarme de notre voiture. Lorsque nous sautons hors de la tente pour voir ce qui se passe, nous constatons qu'un fort vent s'est levé. Un des piquets de la tente s'est décroché et a heurté violemment le pare-brise. Maintenant, notre bâche flotte comme un drapeau. Nous sommes obligés de l'attacher solidement avec de la ficelle sur tout le tour. Ça a l'air de tenir, nous pouvons nous recoucher.
Au réveil, la magnifique vue sur le volcan Ol Doinyo Lengaï nous fait oublier notre fatigue...
02.08.2018 : Oloip Guest House (Wasso) - Lobo Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 107 km
La nuit a été bruyante à cause de la proximité de la ville, froide et humide à cause de l'altitude (2020m). Comme il fait grand beau ce matin, nous profitons de laisser les tentes sécher au soleil pendant que nous prenons notre petit déjeuner.
Pour commencer, nous passons à la petite station-service à l'entrée du village. Génial, il y a du diesel ! Nous profitons de refaire le plein. Nous traversons ensuite le village, retrouvons les travaux et les camions de chantier, puis mettons le cap à l'ouest en direction du Serengeti...
03.08.2018 : Lobo Public Campsite - Pimbi Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 147 km
Malgré la proximité des autres campeurs, la nuit a été très calme. Pas de bruits d'animaux non plus. En sortant de nos tentes, nous remarquons que nos voisines espagnoles sont en train de prendre notre campement en photo. Elles profitent alors de nous poser quelques questions sur notre mode de voyage. Au lever du soleil, nous préparons le feu pour le café tanzanien.
Maintenant que le soleil est levé, les babouins commencent à descendre des arbres. Par chance, les singes sont bien plus intéressés aux cuisines des groupes qu'à notre petit déjeuner.
Nous décidons de commencer la journée par la Grumeti Loop. Mais, après quelques minutes de piste, nous entendons un bruit bizarre venant de la voiture...
04.08.2018 : Pimbi Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 114 km
Après le passage des lions, les hyènes sont revenues et ont hurlé toute la nuit. Au réveil, le ciel du Serengeti est complètement dégagé. Nous ramassons du petit bois pas trop mouillé pour faire le feu du matin et prenons notre petit déjeuner en bonne compagnie. Les deux jeunes Québécois, avec qui nous avons sympathisé hier soir, nous parlent encore des lions dans le camp. Selon les rangers, il s'agissait d'une troupe d'une vingtaine d'individus. Lorsque nous sommes prêts à lever le camp, tous les groupes de safaris organisés sont déjà partis. Nous pouvons donc nous lancer à la découverte de la région de Seronera sans être dans le flot des voitures...
05.08.2018 : Pimbi Public Campsite - Simba A Campsite (Ngorongoro Conservation Area)
Distance : 165 km
Cette nuit, le bruit des hyènes était entrecoupé par le ronflement des campeurs. En nous levant, nous constatons que la horde de buffles est toujours dans les parages. Happy birthday !" Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Dylan et Marine. Nous faisons un bon feu pour le café et pour griller nos toasts. En discutant avec les deux jeunes Québecois de la tente d'à côté, nous apprenons qu'ils vont venir étudier en Suisse. Un rendez-vous est donc pris pour la rentrée. Après le rangement du matériel, nous repartons en exploration pour notre dernier jour au Serengeti. A peine sortis du camp, nous sommes bloqués par un clan de mangoustes rayées qui se dirige vers nous. C'est assez impressionnant !...
06.08.2018 : Simba A Campsite - Empakaai Campsite (Ngorongoro Conservation Area)
Distance : 121 km
Brrr ! La nuit a été très froide et humide. En sortant de nos tentes, à 6h30, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau et le thermomètre de la voiture indique seulement 9°C. Pour descendre dans le cratère, la barrière ouvre à 6h00 mais, hier soir, le gardien nous a conseillés de ne pas trop nous presser. Maintenant, nous comprenons mieux pourquoi. Nous avalons notre comprimé de Malarone avec un peu de jus d'orange et rangeons les tentes encore mouillées. A travers le brouillard, nous remarquons un marabout qui rôde dans le campement. L'atmosphère est funeste. Nous décidons de prendre notre petit déjeuner plus tard, quand l'ambiance se sera réchauffée...
07.08.2018 : Empakaai Campsite (Ngorongoro) - Fanaka Campsites (Mto wa Mbu)
Distance : 112 km
On ne peut pas trouver un endroit plus tranquille. Nous avons dormi comme des loirs. Ce matin, nous avons un grand ciel bleu. Il ne fait que 7°C, mais le soleil réchauffe déjà l’atmosphère. Avant de prendre notre petit déjeuner, nous allons faire une petite promenade aux alentours du campement. Comme nous n'avons pas trop de route prévue aujourd’hui, nous prenons le temps de nous préparer et profitons encore un peu du coin. La plupart des arbustes sont en fleurs, ce qui donne au lieu un air de printemps. Vers 10h00, nous prenons enfin la piste. Après quelques centaines de mètres, nous nous arrêtons déjà pour faire une ou deux photos de l'Empakaai Crater...
08.08.2018 : Fanaka Campsites (Mto wa Mbu) - Zion Camp
Distance : 229 km
Nous nous réveillons vers 7h00, après une nuit calme et réparatrice. Pour terminer notre remise en forme, nous nous rendons au buffet du petit déjeuner (oeufs, saucisses, lard grillé, légumes et crêpes au sirop d'érable). Tout est délicieux, nous sommes gonflés à bloc. Nous faisons quelques achats de souvenirs dans une petite tente près du restaurant et retournons à notre emplacement. Il est temps de prendre une décision : rester encore un jour ici pour se reposer ou alors prendre la direction d'Arusha, faire les courses et rejoindre le Tarangire National Park. Après réflexion, nous décidons de reprendre la route. Pendant que nous rangeons le campement, nous sommes surveillés par un martin-chasseur à tête grise...
09.08.2018 : Zion Camp - Tarangire Public Campsite (Tarangire National Park)
Distance : 73 km
Les chiens des fermes voisines ont aboyé toute la nuit. Il y avait sûrement des éléphants dans les parrages. Ce matin, nous nous réveillons aux premiers rayons de soleil. Nous préparons le feu pour le café et prenons notre petit déjeuner en compagnie d'une chèvre et de son cabri. Nos affaires pliées, nous parcourons les 5.5 kilomètres qui nous séparent de la gate du Tarangire National Park. Le Tarangire possède la plus grande concentration d'animaux sauvages en dehors de l'écosystème du Serengeti. Au parking, il y a des "centaines" de voitures de safari et des "milliers" de touristes, mais nous sommes les seuls en self-drive...
10.08.2018 : Tarangire Public Campsite (Tarangire National Park)
Distance : 68 km
Un concerto pour lions et hyènes était donné cette nuit en notre honneur. Au petit matin, le ciel est couvert. Il fait un peu moins chaud, c'est parfait. Avec un bon café et du pain grillé, nous prenons tranquillement notre petit déjeuner en compagnie des oiseaux. Une fois le campement rangé, nous partons explorer la région des waterholes west. A peine sortis du camping, nous croisons déjà quelques animaux...
11.08.2018 : Tarangire Public Campsite (Tarangire) - Amarula Campsite (Kondoa)
Distance : 174 km
La nuit a été calme, hormis les habituels ricanements de hyènes. Au matin, c'est l'activité des babouins près de notre campement, qui nous réveille. Le ciel est couvert, mais la température est plutôt agréable pour un matin d'hiver austral. Pendant que nous plions les tentes, un troupeau de gnous passe en contrebas du camping. Cela nous donne l’occasion de voir encore quelques animaux avant de quitter le Tarangire. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement.
Pour nous reposer un peu, nous décidons de nous rendre au Roika Tarangire Tented Lodge qui n'est qu'à 5 kilomètres de la sortie du parc. Il y a un camping avec une piscine. Nous prenons donc la direction de la gate mais, au premier point d'eau, nous devons faire une halte car...
12.08.2018 : Amarula Campsite (Kondoa) - Isimila African Garden (Iringa)
Distance : 445 km
La nuit a été reposante, le vent s'est calmé. Nous avons été surpris d'entendre des ricanements de hyènes dans cette région, mais le propriétaire nous rappelle que le sud du Tarangire n'est pas très loin. Au réveil, la lumière est étrange : le ciel est bien dégagé à l'est mais couvert et tout noir à l'ouest. Nous rangeons les tentes puis prenons notre petit déjeuner. Michel profite du feu des cuisines du camp pour préparer son café tanzanien.
Avant de partir, nous discutons un peu avec le propriétaire qui a également dormi sur place. Aujourd'hui, la journée sera longue car nous espérons atteindre l'entrée du Ruaha National Park. Le GPS indique 532 km en 10h20 jusqu'à Chogela Campsite. Mais nous savons que la route jusqu'à Dodoma a été récemment goudronnée, ce qui devrait sensiblement réduire le temps de trajet...
13.08.2018 : Isimila African Garden (Iringa) - Chogela Campsite
Distance : 104 km
La nuit a été venteuse mais, cette fois, les piquets de la tente ont tenu bon. Aujourd'hui, il ne nous reste que 100 kilomètres de route à parcourir, alors nous profitons de faire la grasse matinée. Après le petit déjeuner, nous rangeons le camp et partons en direction d'Iringa, jusqu'à la grande station service que nous avions aperçue hier. Comme il y a un petit magasin, nous faisons quelques courses et passons à l'ATM. Une fois les réserves de nourriture, de Shillings et de Diesel reconstituées, nous remontons la colline jusqu'au centre d'Iringa...
14.08.2018 : Chogela Campsite - Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 83 km
Pas de vent, pas de bruit, la nuit a été paisible et le réveil se fait tout en douceur. Pour bien commencer la journée, nous grillons quelques toasts et préparons un bon café tanzanien. Après avoir rangé le camp et dit au revoir aux propriétaires, nous parcourons les 17 kilomètres de piste jusqu'à l'entrée du Ruaha National Park. A 10h00, nous arrivons sur le parking presque désert de Msembe Gate. Il y a nettement moins de touristes dans les parcs du sud de la Tanzanie...
15.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 129 km
Quelques lointains rugissements ont résonné durant la nuit. Ce matin, en ouvrant la tente, nous sommes frappés par la splendeur et la richesse des couleurs de l'aube. Un magnifique lever de soleil sur la savane, le café qui frémit sur le feu, l'odeur des toasts grillés, toutes les conditions sont réunies pour démarrer une bonne journée...
16.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 71 km
Le début de nuit est tranquille mais, vers 4h00, nous entendons de puissants rugissements de part et d'autre du campement. L'intensité des rugissements augmente jusqu'à ce que les deux groupes de lions se rencontrent à quelques dizaines de mètres de notre voiture. Avec les lampes torches, nous entrapercevons de l'activité derrière un buisson, mais c'est trop loin pour faire une photo de nuit. Pour nos deux voisins, avec leur tente au sol, c'est le branle-bas de combat. Ils allument un grand feu avant de se réfugier dans leur voiture...
17.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park) - Crocodile Camp (Kidayi)
Distance : 244 km
Nous n'avons pas entendu de lions, mais les hippopotames se sont promenés toute la nuit. Au lever du soleil, nous les voyons rejoindre leur rivière protectrice. Avant de partir, nos amis hollandais constatent que le pneu "réparé" de leur voiture est de nouveau à plat. Nous les aidons à changer la roue et leur souhaitons bonne chance pour la suite de leur voyage. Ensuite, nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp à notre tour. Vers 10h00, nous sommes à Msembe Gate pour quitter, à contrecoeur, le Ruaha National Park. Nous y serions volontiers restés quelques jours de plus...
18.08.2018 : Crocodile Camp (Kidayi) - Selous Mbega Camp
Distance : 318 km
La nuit a été un peu bruyante à cause de la proximité de la route et du trafic de camions, mais nous nous sommes quand même bien reposés. A 7h30, nous prenons place au restaurant pour le petit déjeuner. Il est composé de fruits, saucisses, tomates, omelettes aux légumes et pain maison. Nous sympathisons avec la patronne et elle nous offre des feuilletés à la viande faits maison pour notre repas de midi. Pendant que nous rangeons les tentes, nos amis hollandais viennent nous dire au revoir. Cette fois, nos chemins ne vont plus se croiser...
19.08.2018 : Selous Mbega Camp - Lake Tagalala Campsite (Selous Game Reserve)
Distance : 76 km
Cette nuit, nous avons été bercés par les sonneries du téléphone portable de notre gardien qui était juste à côté de notre voiture. Nous nous levons et prenons notre petit déjeuner au soleil levant. A 9h00, nous sommes sur le départ. Il ne nous reste que 17 kilomètres à parcourir jusqu'à Matembwe Gate au Selous Game Reserve. Une demi-heure plus tard, nous sommes à la gate où une mauvaise nouvelle nous attend...
20.08.2018 : Lake Tagalala Campsite (Selous Game Reserve)
Distance : 107 km
La nuit a été très chaude et animée par le ricanements des hyènes. Nous prenons notre petit déjeuner au lever du soleil, mais la température frôle déjà les 30°C. Aujourd'hui il va faire chaud, mais nous sommes impatients d'explorer la région. Nous décidons de rejoindre Mtemere Gate. Il y a énormément de pistes qui permettent d'aller à peu près n'importe où, alors nous nous laissons guider par notre instinct et ça paye. Nous sommes subjugués par le vert des prairies, la beauté des lacs, le nombre d'animaux et tout ça, sans croiser de voitures de safari...
21.08.2018 : Lake Tagalala Campsite (Selous) - Makao Changani Beach Resort
Distance : 306 km
Cette nuit, nous avons entendu des rugissements de lions. A 5h30, la sonnerie du réveil nous rappelle à la dure réalité : c'est la fin de l'aventure en brousse. Nous rangeons le camp et partons rapidement en direction de Mtemere Gate. Nous prendrons le petit déjeuner là-bas. Bien sûr, nous ne résistons pas à l'envie de prendre une dernière fois les petites pistes dans l'espoir de rencontrer le groupe de lions que nous avons entendu. Nous ne trouvons pas les lions mais nous tombons sur deux hyènes en train de se réveiller. Comme il est possible de sortir de la piste, nous profitons de nous approcher un peu...
22.08.2018 : Makao Changani Beach Resort - Dar es Salaam airport
Distance : 62 km
La nuit a été douce, calme et moelleuse. C'est le soleil qui nous tire du lit. A 8h00, nous sommes au restaurant du lodge pour prendre notre petit déjeuner : oeufs sur le pain, fruits et porridge. Nous retournons ensuite au chalet pour faire nos bagages. Notre avons rendez-vous à l’aéroport de Dar es Salaam à 17h00 pour rendre la voiture. Avant de partir, nous avons le temps de profiter un peu du chalet et de piquer une tête dans l'océan...
Pour tous ceux qui désir découvrir les photos et la suite de chaque jours, je leur conseille de prendre la direction de notre site : carnet de voyage - Tanzanie 2018. Bonne lecture ! 😉
Nous avons fait quelques jours sur la côte Tanzanienne pour plonger, puis direction le Nord pour les parcs, et pour finir le Sud pour faire quelques parcs. J'ai fait un petit compte rendu ici : voyageforum.com/...-aout-2018-d9173686/.
Information sur le voyage :
Distance : 4412 km (Tanzanie : 4412 km) Durée : 32 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L) chez Safari4x4Hire (Afrique du Sud)
Le site de plongée :
Pangani (Maziwe Island Marine Reserve)
Les réserves visitées :
Saadani National Park Arusha National Park Lake Natron Serengeti National Park Ngorongoro Conservation Area Tarangire National Park Ruaha National Park Selous Game Reserve
Voilà un aperçu de notre voyage :

22.07.2018 : Dar es Salaam airport - Chelsea Hotel (Dar es Salaam)
Distance : 0 km
Cette année, nous avons décidé d'explorer la Tanzanie pour deux raisons : • Après la Zambie, c'est la suite logique dans notre progression vers le nord. • En 2013, la Tanzanie était notre première idée pour découvrir l'Afrique. Mais la "phobie" des safaris organisés nous a orientés vers la Namibie. Maintenant que nous sommes des habitués du self drive, nous pouvons tenter l'aventure "en solo".
Le premier problème à résoudre est la location d'un véhicule 4x4 avec des tentes sur le toit. Les agences de location tanzaniennes proposent soit des véhicules trop chers, soit des véhicules pourris, soit les deux en même temps. Nous comprenons qu'en Tanzanie le self-drive n'est pas courant. Alors après plusieurs e-mails, beaucoup de réflexions et plein de calculs, notre décision est prise. Nous demandons à notre loueur préféré (Safari4x4Hire) de nous faire venir une voiture depuis l'Afrique du Sud. L'avantage est que nous connaissons la fiabilité des véhicules et, malgré le surcoût lié aux trajets, le prix total reste inférieur à celui de beaucoup d'agences tanzaniennes.
Nous avons aussi décidé de ne pas réserver les campings, comme nous l'a conseillé "Bolobolobolo", mais juste nos nuits en dur : • La première nuit à Dar es Salaam. • Les trois nuits sur la côte à Pangani pour la plongée. • La dernière nuit au sud de Dar es Salaam.
Le samedi 21 juillet, en fin de journée, nous embarquons dans le train pour l'aéroport de Genève. A l'enregistrement, nous avons la confirmation que nous n'avons pas besoin de récupérer nos bagages à Zurich pour la nuit. Le vol jusqu'à Zurich, avec Helvetic Airways, est agréable et ne prend que 50 minutes. Arrivés à l'aéroport de Zurich, nous prenons le bus qui nous emmène jusqu'à notre Apart-Hotel pour la nuit. A la réception, nous achetons des plats cuisinés (chili, lasagne, poulet au curry et bol de nouilles) que nous passons rapidement au micro-onde pour les manger dans nos chambres.
Dimanche 22 juillet, après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un copieux petit déjeuner. C'est aussi le moment de prendre notre premier comprimé de Malarone. Dorénavant, ce sera un par jour jusqu'à 7 jours après notre retour. Nous retournons ensuite à l'aéroport de Zurich et embarquons sur le vol Swiss pour Dar es Salaam. Décollage à 9h55, petite escale à Nairobi (sans sortir de l'avion) et arrivée à l'aéroport Julius Nyerere International de Dar es Salaam vers 21h00...
23.07.2018 : Chelsea Hotel (Dar es Salaam) - Beach Campsite (Saadani National Park)
Distance : 136 km
La nuit a été calme et reposante. Au réveil, depuis notre chambre, nous profitons de la magnifique vue sur le centre de Dar es Saalam. Le buffet du petit déjeuner est complet : oeufs, lard, cornflakes, toasts, etc. Pour la boisson, nous découvrons le Masala tea : thé aux épices (gingembre, cannelle, cardamome) servi avec du lait. Nos assiettes remplies, nous nous installons près des grandes fenêtres et contemplons la ville qui s'anime. Nous retournons ensuite à notre chambre pour préparer nos bagages. Comme l'hôtel dispose d'une terrasse sur le toit, Michel y monte pour faire quelques photos de la ville.
A 8h55, le réceptionniste nous appelle pour nous avertir que des personnes nous attendent. Nous pensions rencontrer le père et l'oncle de Christo pour nous livrer la voiture, mais nous tombons sur un homme et une femme. Ils nous apprennent que le père de Christo s'est trompé de date et a pris l'avion pour Johannesburg la veille. La paperasse réglée, nous traversons la route et découvrons notre Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L) qui va nous accompagner pendant ces 31 prochains jours. La voiture est presque neuve et avec tout l'équipement que nous avions demandé à Christo...
24.07.2018 : Beach Campsite (Saadani National Park) - Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 108 km
La nuit a été calme, reposante et plutôt chaude pour la saison. Au réveil, nous pouvons admirer le soleil émerger de son édredon de nuages moelleux. L'air marin, ça creuse ! Il est temps de rallumer le feu pour le café du petit déjeuner. Tiens ! Nous avons de la visite !...
25.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 0 km
Nous avons entendu une petite averse au milieu de la nuit. Ce matin, le ciel est complètement couvert. Pour Dylan, la nuit a été rythmée par d'épuisantes batailles contre les moustiques. Nous constatons que la moustiquaire des jeunes n'est pas étanche.
A 7h00, nous sommes au restaurant pour le petit déjeuner : fruits frais, toasts, Cornflakes et English Breakfast. Ensuite, nous nous rendons au club de plongée pour l'essayage du matériel. Comme l'eau est à 26°C, nous nous équipons avec des combinaisons "shorty". C'est quand même plus facile à enfiler !
Déroulement d'une journée de plongée avec Kasa Divers : • 8h00 : Rendez-vous au club pour prendre le matériel de plongée. • 50 minutes de boutre (bateau traditionnel) pour rejoindre l'archipel de Maziwe Island Marine Reserve, parc national créé en 1981 (selon Kerstin). • Première plongée sur la zone de conservation de Maziwe. • Petit pique-nique sur Maziwe Island (île de sable). • Deuxième plongée sur la zone de conservation de Maziwe. • Retour à Kasa Divers (50 minutes de boutre). • Déchargement du bateau (équipement, bouteilles et glacière). • 14h00 : Retour au lodge pour vaquer à ses occupations (repas, piscine, etc...)...
26.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani)
Distance : 0 km
Cette fois, la nuit a été reposante pour tous : pas d'attaque de moustiques et juste quelques gouttes de pluie pour rafraîchir la nuit. Ce matin, le ciel est de nouveau bouché. Le soleil a de la peine à pointer le bout de son nez, mais nous savons que le temps peu vite changer et que la journée peut être très belle. Après un copieux petit déjeuner, nous passons la commande pour le repas de midi. A 8h00 nous sommes au club, prêts pour une nouvelle sortie en mer. Kerstin attend un cinquième plongeur qui a un peu de retard...
27.07.2018 : Emayani Beach Lodge (Pangani) - Lake Chala Safari Lodge
Distance : 366 km
Malgré l'orage de cette nuit, le ciel est encore bien chargé lorsque nous sortons de nos bandas.
Après le petit déjeuner, nous passons à la réception pour payer nos dettes (repas de midi, boissons et plongées) et disons au revoir à Kerstin et Royce. Nous avons passé trois jours inoubliables "au bout du monde" et, maintenant, nous sommes prêts à poursuivre l'aventure.
Au moment de partir, le manager enfourche sa moto et nous propose de le suivre. Il tient à nous montrer le meilleur chemin pour rejoindre la piste principale menant à Pangani. La "bonne" piste est quand même très boueuse à cause de l'orage de la nuit passée. Nous n'osons pas imaginer dans quel état sont les "mauvaises" pistes !...
28.07.2018 : Lake Chala Safari Lodge - Kahawa Shambani Campsite (Moshi)
Distance : 63 km
Nous avons bien dormi car la nuit a été calme et fraîche à cause de l'altitude. Nous nous réveillons avant le lever du soleil pour nous rendre sur la terrasse du bar qui surplombe le lac. Le Kilimandjaro est parfaitement dégagé. Ses neiges éternelles, qui culminent à 5895 mètres d'altitude, sont déjà éclairées par le soleil et prennent une magnifique teinte rougeâtre. Ensuite, c'est au tour des pleines du Kenya d'être inondées de soleil. Un instant magique pour bien démarrer la journée...
29.07.2018 : Kahawa Shambani Campsite (Moshi) - Meru Mbega Campsite
Distance : 97 km
Cette nuit, nous avons été bercés par le meuglement des vaches et la pluie sur nos tentes. Au réveil, il ne pleut plus mais nos tentes sont toujours mouillées. Nous les rangerons après notre "Coffee Tour". Comme d'habitude, le Kilimandjaro revêt son manteau nuageux pour la journée.
Pour le petit déjeuner, on nous sert des omelettes, des crêpes au sirop d'érable, du pain, de la confiture maison et bien sûr du café local.
Vers 9h00, nous partons pour le "Coffee Tour" avec notre guide Crispin, un jeune producteur de café local. Nous empruntons un sentier de terre en direction des cultures, sur les contreforts du Kilimandjaro. Pendant cette petite marche, Crispin nous parle du mode de vie des habitants de la région. Il y a beaucoup de bananiers dans les champs de caféiers pour apporter l'ombre nécessaire. Les bananes sont utilisées pour la cuisine, la soupe et la bière de banane (Mbege)...
30.07.2018 : Meru Mbega Campsite - Masai Camp (Arusha)
Distance : 97 km
La nuit a été calme, sans pluie et pas froide. Ce matin, les jeunes constatent que la fermeture de leur moustiquaire est définitivement hors d'usage. Impossible de la réparer, nous sommes obligés de condamner l'ouverture. Pour le reste des vacances, les jeunes devront entrer et sortir de leur tente par l'arrière (du côté où il n'y a pas d'échelle). Nous commençons à avoir l'habitude !
Le petit déjeuner avalé, nous plions les tentes encore humides par la rosée et parcourons les 500 mètres qui nous séparent de l'entrée de l'Arusha National Park...
31.07.2018 : Masai Camp (Arusha) - Maasai Giraffe Eco Lodge (Lake Natron)
Distance : 210 km
La nuit n'a pas été très calme (bruit de la ville), mais nous nous sommes quand même bien reposés. Après le petit déjeuner, nous plions les tentes et partons en ville pour l'achat de viande fraîche chez Meat King (boucherie réputée dans tout le pays). Il y a un choix énorme de viandes de première qualité. L'endroit est un délice pour les yeux, tout est propre et très bien présenté : ça nous ouvre l'appétit. Nous ne nous privons pas d'acheter plusieurs beaux morceaux de viande fraîche qu'ils mettent sous-vide, ainsi que du Biltong, des Droewors (petites saucisses sèches), de la charcuterie et du vin sud-africain. Nous profitons également d'acheter des légumes et des fruits au petit commerçant installé à l’entrée de la boucherie. Le frigo de la voiture rempli de viande, nous allons ensuite dans un petit Pick & Pay pour les autres produits, comme le pain, le lait, les boissons, etc. Nous passons encore à la station service (payement uniquement en liquide et en Shillings tanzaniens) et nous voilà prêts pour notre aventure dans les parcs du Nord de la Tanzanie.
L'itinéraire habituel pour atteindre le Lake Natron depuis Arusha commence par la route A104 vers l'ouest jusqu'à Mto wa Mbu, puis une piste réputée mauvaise en direction du nord. Cependant, on nous a conseillé un autre itinéraire qui commence par la route A104 vers le nord jusqu'à Longido, puis une piste vers l'ouest dont la qualité s'est améliorée récemment...
01.08.2018 : Maasai Giraffe Eco Lodge (Lake Natron) - Oloip Guest House (Wasso)
Distance : 105 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés en sursaut par un claquement sec suivi par l'alarme de notre voiture. Lorsque nous sautons hors de la tente pour voir ce qui se passe, nous constatons qu'un fort vent s'est levé. Un des piquets de la tente s'est décroché et a heurté violemment le pare-brise. Maintenant, notre bâche flotte comme un drapeau. Nous sommes obligés de l'attacher solidement avec de la ficelle sur tout le tour. Ça a l'air de tenir, nous pouvons nous recoucher.
Au réveil, la magnifique vue sur le volcan Ol Doinyo Lengaï nous fait oublier notre fatigue...
02.08.2018 : Oloip Guest House (Wasso) - Lobo Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 107 km
La nuit a été bruyante à cause de la proximité de la ville, froide et humide à cause de l'altitude (2020m). Comme il fait grand beau ce matin, nous profitons de laisser les tentes sécher au soleil pendant que nous prenons notre petit déjeuner.
Pour commencer, nous passons à la petite station-service à l'entrée du village. Génial, il y a du diesel ! Nous profitons de refaire le plein. Nous traversons ensuite le village, retrouvons les travaux et les camions de chantier, puis mettons le cap à l'ouest en direction du Serengeti...
03.08.2018 : Lobo Public Campsite - Pimbi Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 147 km
Malgré la proximité des autres campeurs, la nuit a été très calme. Pas de bruits d'animaux non plus. En sortant de nos tentes, nous remarquons que nos voisines espagnoles sont en train de prendre notre campement en photo. Elles profitent alors de nous poser quelques questions sur notre mode de voyage. Au lever du soleil, nous préparons le feu pour le café tanzanien.
Maintenant que le soleil est levé, les babouins commencent à descendre des arbres. Par chance, les singes sont bien plus intéressés aux cuisines des groupes qu'à notre petit déjeuner.
Nous décidons de commencer la journée par la Grumeti Loop. Mais, après quelques minutes de piste, nous entendons un bruit bizarre venant de la voiture...
04.08.2018 : Pimbi Public Campsite (Serengeti National Park)
Distance : 114 km
Après le passage des lions, les hyènes sont revenues et ont hurlé toute la nuit. Au réveil, le ciel du Serengeti est complètement dégagé. Nous ramassons du petit bois pas trop mouillé pour faire le feu du matin et prenons notre petit déjeuner en bonne compagnie. Les deux jeunes Québécois, avec qui nous avons sympathisé hier soir, nous parlent encore des lions dans le camp. Selon les rangers, il s'agissait d'une troupe d'une vingtaine d'individus. Lorsque nous sommes prêts à lever le camp, tous les groupes de safaris organisés sont déjà partis. Nous pouvons donc nous lancer à la découverte de la région de Seronera sans être dans le flot des voitures...
05.08.2018 : Pimbi Public Campsite - Simba A Campsite (Ngorongoro Conservation Area)
Distance : 165 km
Cette nuit, le bruit des hyènes était entrecoupé par le ronflement des campeurs. En nous levant, nous constatons que la horde de buffles est toujours dans les parages. Happy birthday !" Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Dylan et Marine. Nous faisons un bon feu pour le café et pour griller nos toasts. En discutant avec les deux jeunes Québecois de la tente d'à côté, nous apprenons qu'ils vont venir étudier en Suisse. Un rendez-vous est donc pris pour la rentrée. Après le rangement du matériel, nous repartons en exploration pour notre dernier jour au Serengeti. A peine sortis du camp, nous sommes bloqués par un clan de mangoustes rayées qui se dirige vers nous. C'est assez impressionnant !...
06.08.2018 : Simba A Campsite - Empakaai Campsite (Ngorongoro Conservation Area)
Distance : 121 km
Brrr ! La nuit a été très froide et humide. En sortant de nos tentes, à 6h30, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau et le thermomètre de la voiture indique seulement 9°C. Pour descendre dans le cratère, la barrière ouvre à 6h00 mais, hier soir, le gardien nous a conseillés de ne pas trop nous presser. Maintenant, nous comprenons mieux pourquoi. Nous avalons notre comprimé de Malarone avec un peu de jus d'orange et rangeons les tentes encore mouillées. A travers le brouillard, nous remarquons un marabout qui rôde dans le campement. L'atmosphère est funeste. Nous décidons de prendre notre petit déjeuner plus tard, quand l'ambiance se sera réchauffée...
07.08.2018 : Empakaai Campsite (Ngorongoro) - Fanaka Campsites (Mto wa Mbu)
Distance : 112 km
On ne peut pas trouver un endroit plus tranquille. Nous avons dormi comme des loirs. Ce matin, nous avons un grand ciel bleu. Il ne fait que 7°C, mais le soleil réchauffe déjà l’atmosphère. Avant de prendre notre petit déjeuner, nous allons faire une petite promenade aux alentours du campement. Comme nous n'avons pas trop de route prévue aujourd’hui, nous prenons le temps de nous préparer et profitons encore un peu du coin. La plupart des arbustes sont en fleurs, ce qui donne au lieu un air de printemps. Vers 10h00, nous prenons enfin la piste. Après quelques centaines de mètres, nous nous arrêtons déjà pour faire une ou deux photos de l'Empakaai Crater...
08.08.2018 : Fanaka Campsites (Mto wa Mbu) - Zion Camp
Distance : 229 km
Nous nous réveillons vers 7h00, après une nuit calme et réparatrice. Pour terminer notre remise en forme, nous nous rendons au buffet du petit déjeuner (oeufs, saucisses, lard grillé, légumes et crêpes au sirop d'érable). Tout est délicieux, nous sommes gonflés à bloc. Nous faisons quelques achats de souvenirs dans une petite tente près du restaurant et retournons à notre emplacement. Il est temps de prendre une décision : rester encore un jour ici pour se reposer ou alors prendre la direction d'Arusha, faire les courses et rejoindre le Tarangire National Park. Après réflexion, nous décidons de reprendre la route. Pendant que nous rangeons le campement, nous sommes surveillés par un martin-chasseur à tête grise...
09.08.2018 : Zion Camp - Tarangire Public Campsite (Tarangire National Park)
Distance : 73 km
Les chiens des fermes voisines ont aboyé toute la nuit. Il y avait sûrement des éléphants dans les parrages. Ce matin, nous nous réveillons aux premiers rayons de soleil. Nous préparons le feu pour le café et prenons notre petit déjeuner en compagnie d'une chèvre et de son cabri. Nos affaires pliées, nous parcourons les 5.5 kilomètres qui nous séparent de la gate du Tarangire National Park. Le Tarangire possède la plus grande concentration d'animaux sauvages en dehors de l'écosystème du Serengeti. Au parking, il y a des "centaines" de voitures de safari et des "milliers" de touristes, mais nous sommes les seuls en self-drive...
10.08.2018 : Tarangire Public Campsite (Tarangire National Park)
Distance : 68 km
Un concerto pour lions et hyènes était donné cette nuit en notre honneur. Au petit matin, le ciel est couvert. Il fait un peu moins chaud, c'est parfait. Avec un bon café et du pain grillé, nous prenons tranquillement notre petit déjeuner en compagnie des oiseaux. Une fois le campement rangé, nous partons explorer la région des waterholes west. A peine sortis du camping, nous croisons déjà quelques animaux...
11.08.2018 : Tarangire Public Campsite (Tarangire) - Amarula Campsite (Kondoa)
Distance : 174 km
La nuit a été calme, hormis les habituels ricanements de hyènes. Au matin, c'est l'activité des babouins près de notre campement, qui nous réveille. Le ciel est couvert, mais la température est plutôt agréable pour un matin d'hiver austral. Pendant que nous plions les tentes, un troupeau de gnous passe en contrebas du camping. Cela nous donne l’occasion de voir encore quelques animaux avant de quitter le Tarangire. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement.
Pour nous reposer un peu, nous décidons de nous rendre au Roika Tarangire Tented Lodge qui n'est qu'à 5 kilomètres de la sortie du parc. Il y a un camping avec une piscine. Nous prenons donc la direction de la gate mais, au premier point d'eau, nous devons faire une halte car...
12.08.2018 : Amarula Campsite (Kondoa) - Isimila African Garden (Iringa)
Distance : 445 km
La nuit a été reposante, le vent s'est calmé. Nous avons été surpris d'entendre des ricanements de hyènes dans cette région, mais le propriétaire nous rappelle que le sud du Tarangire n'est pas très loin. Au réveil, la lumière est étrange : le ciel est bien dégagé à l'est mais couvert et tout noir à l'ouest. Nous rangeons les tentes puis prenons notre petit déjeuner. Michel profite du feu des cuisines du camp pour préparer son café tanzanien.
Avant de partir, nous discutons un peu avec le propriétaire qui a également dormi sur place. Aujourd'hui, la journée sera longue car nous espérons atteindre l'entrée du Ruaha National Park. Le GPS indique 532 km en 10h20 jusqu'à Chogela Campsite. Mais nous savons que la route jusqu'à Dodoma a été récemment goudronnée, ce qui devrait sensiblement réduire le temps de trajet...
13.08.2018 : Isimila African Garden (Iringa) - Chogela Campsite
Distance : 104 km
La nuit a été venteuse mais, cette fois, les piquets de la tente ont tenu bon. Aujourd'hui, il ne nous reste que 100 kilomètres de route à parcourir, alors nous profitons de faire la grasse matinée. Après le petit déjeuner, nous rangeons le camp et partons en direction d'Iringa, jusqu'à la grande station service que nous avions aperçue hier. Comme il y a un petit magasin, nous faisons quelques courses et passons à l'ATM. Une fois les réserves de nourriture, de Shillings et de Diesel reconstituées, nous remontons la colline jusqu'au centre d'Iringa...
14.08.2018 : Chogela Campsite - Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 83 km
Pas de vent, pas de bruit, la nuit a été paisible et le réveil se fait tout en douceur. Pour bien commencer la journée, nous grillons quelques toasts et préparons un bon café tanzanien. Après avoir rangé le camp et dit au revoir aux propriétaires, nous parcourons les 17 kilomètres de piste jusqu'à l'entrée du Ruaha National Park. A 10h00, nous arrivons sur le parking presque désert de Msembe Gate. Il y a nettement moins de touristes dans les parcs du sud de la Tanzanie...
15.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 129 km
Quelques lointains rugissements ont résonné durant la nuit. Ce matin, en ouvrant la tente, nous sommes frappés par la splendeur et la richesse des couleurs de l'aube. Un magnifique lever de soleil sur la savane, le café qui frémit sur le feu, l'odeur des toasts grillés, toutes les conditions sont réunies pour démarrer une bonne journée...
16.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park)
Distance : 71 km
Le début de nuit est tranquille mais, vers 4h00, nous entendons de puissants rugissements de part et d'autre du campement. L'intensité des rugissements augmente jusqu'à ce que les deux groupes de lions se rencontrent à quelques dizaines de mètres de notre voiture. Avec les lampes torches, nous entrapercevons de l'activité derrière un buisson, mais c'est trop loin pour faire une photo de nuit. Pour nos deux voisins, avec leur tente au sol, c'est le branle-bas de combat. Ils allument un grand feu avant de se réfugier dans leur voiture...
17.08.2018 : Ruaha Public Campsite (Ruaha National Park) - Crocodile Camp (Kidayi)
Distance : 244 km
Nous n'avons pas entendu de lions, mais les hippopotames se sont promenés toute la nuit. Au lever du soleil, nous les voyons rejoindre leur rivière protectrice. Avant de partir, nos amis hollandais constatent que le pneu "réparé" de leur voiture est de nouveau à plat. Nous les aidons à changer la roue et leur souhaitons bonne chance pour la suite de leur voyage. Ensuite, nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp à notre tour. Vers 10h00, nous sommes à Msembe Gate pour quitter, à contrecoeur, le Ruaha National Park. Nous y serions volontiers restés quelques jours de plus...
18.08.2018 : Crocodile Camp (Kidayi) - Selous Mbega Camp
Distance : 318 km
La nuit a été un peu bruyante à cause de la proximité de la route et du trafic de camions, mais nous nous sommes quand même bien reposés. A 7h30, nous prenons place au restaurant pour le petit déjeuner. Il est composé de fruits, saucisses, tomates, omelettes aux légumes et pain maison. Nous sympathisons avec la patronne et elle nous offre des feuilletés à la viande faits maison pour notre repas de midi. Pendant que nous rangeons les tentes, nos amis hollandais viennent nous dire au revoir. Cette fois, nos chemins ne vont plus se croiser...
19.08.2018 : Selous Mbega Camp - Lake Tagalala Campsite (Selous Game Reserve)
Distance : 76 km
Cette nuit, nous avons été bercés par les sonneries du téléphone portable de notre gardien qui était juste à côté de notre voiture. Nous nous levons et prenons notre petit déjeuner au soleil levant. A 9h00, nous sommes sur le départ. Il ne nous reste que 17 kilomètres à parcourir jusqu'à Matembwe Gate au Selous Game Reserve. Une demi-heure plus tard, nous sommes à la gate où une mauvaise nouvelle nous attend...
20.08.2018 : Lake Tagalala Campsite (Selous Game Reserve)
Distance : 107 km
La nuit a été très chaude et animée par le ricanements des hyènes. Nous prenons notre petit déjeuner au lever du soleil, mais la température frôle déjà les 30°C. Aujourd'hui il va faire chaud, mais nous sommes impatients d'explorer la région. Nous décidons de rejoindre Mtemere Gate. Il y a énormément de pistes qui permettent d'aller à peu près n'importe où, alors nous nous laissons guider par notre instinct et ça paye. Nous sommes subjugués par le vert des prairies, la beauté des lacs, le nombre d'animaux et tout ça, sans croiser de voitures de safari...
21.08.2018 : Lake Tagalala Campsite (Selous) - Makao Changani Beach Resort
Distance : 306 km
Cette nuit, nous avons entendu des rugissements de lions. A 5h30, la sonnerie du réveil nous rappelle à la dure réalité : c'est la fin de l'aventure en brousse. Nous rangeons le camp et partons rapidement en direction de Mtemere Gate. Nous prendrons le petit déjeuner là-bas. Bien sûr, nous ne résistons pas à l'envie de prendre une dernière fois les petites pistes dans l'espoir de rencontrer le groupe de lions que nous avons entendu. Nous ne trouvons pas les lions mais nous tombons sur deux hyènes en train de se réveiller. Comme il est possible de sortir de la piste, nous profitons de nous approcher un peu...
22.08.2018 : Makao Changani Beach Resort - Dar es Salaam airport
Distance : 62 km
La nuit a été douce, calme et moelleuse. C'est le soleil qui nous tire du lit. A 8h00, nous sommes au restaurant du lodge pour prendre notre petit déjeuner : oeufs sur le pain, fruits et porridge. Nous retournons ensuite au chalet pour faire nos bagages. Notre avons rendez-vous à l’aéroport de Dar es Salaam à 17h00 pour rendre la voiture. Avant de partir, nous avons le temps de profiter un peu du chalet et de piquer une tête dans l'océan...
Pour tous ceux qui désir découvrir les photos et la suite de chaque jours, je leur conseille de prendre la direction de notre site : carnet de voyage - Tanzanie 2018. Bonne lecture ! 😉
Organisation d'un futur voyage en Tanzanie (mi-juillet) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en train de réfléchir à comment organiser au mieux un futur voyage en Tanzanie (mi-juillet, pleine saison youpi). Voir le maximum de choses sans pour autant vider mon compte en banque.
Voici ma liste de questions
- Quelle solution offre le meilleur rapport qualité/prix : tour opérateur tout inclus depuis la France, tour opérateur local ou location d'un véhicule pour faire les trajets inter-safaris? Si vous avez des sites d'agences à me conseiller, je suis preneur 🙂
- 15 jours pour le couple Safari-Zanzibar, suffisant ?
- Quel budget journalier moyen est nécessaire en Tanzanie version touriste paparazzi animalier et farniente zanzibarien ?
- Est-il vrai que le visa peut s'acheter à l'aéroport ?
- Y'a-t-il quelque chose en particulier qu'il est important que je sache ? 🙂
J'ai parcouru pas mal de sites, mais ça reste assez flou dans ma tête. J'aimerais bien avoir l'avis et les recommandations de personnes ayant déjà visité le pays, ou encore mieux, qui y vivent.
Je suis actuellement en train de réfléchir à comment organiser au mieux un futur voyage en Tanzanie (mi-juillet, pleine saison youpi). Voir le maximum de choses sans pour autant vider mon compte en banque.
Voici ma liste de questions
- Quelle solution offre le meilleur rapport qualité/prix : tour opérateur tout inclus depuis la France, tour opérateur local ou location d'un véhicule pour faire les trajets inter-safaris? Si vous avez des sites d'agences à me conseiller, je suis preneur 🙂
- 15 jours pour le couple Safari-Zanzibar, suffisant ?
- Quel budget journalier moyen est nécessaire en Tanzanie version touriste paparazzi animalier et farniente zanzibarien ?
- Est-il vrai que le visa peut s'acheter à l'aéroport ?
- Y'a-t-il quelque chose en particulier qu'il est important que je sache ? 🙂
J'ai parcouru pas mal de sites, mais ça reste assez flou dans ma tête. J'aimerais bien avoir l'avis et les recommandations de personnes ayant déjà visité le pays, ou encore mieux, qui y vivent.
Louer une voiture en Tunisie en vaut-il la peine? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour 2 semaines en Tuninise le 3 novembre prochain, nous allons sejourné dans une hotel a Port El-Kantaoui.
Nous avons l'intention de faire des excursions et/ou louer une voiture et faire nos propres excursions.
Je dois donc decider si je vais louer une voiture ou non. Pensez vous que cela vaut la peine de louer une voiture? On a pas necessairement l'intention de revenir a notre hotel a chaque soir, donc si c'est le cas, est ce aussi facile de trouver un endroit ou dormir a la derniere minute en chemin, j'imagine que oui etant en basse saison??
Autre chose, je veux aller dans le coin de ksar ghilane, est ce que l'on peut se rendre en voiture jusque la ou faut louer un jeep au lieu d, une voiture. Aussi, si j'ai l'intention de passer une nuit dans le desert a partir de Ksar Ghilane tout en faisant du dromadaire pour me rendre au camp, dois je reserver d'avance ou je vais facilement me trouver quelques chose sur place le jour meme.. Merci de votre aide, vous pouvez aussi me diriger vers un endroit ou je pourrais avoir plus d'info pour ma planification de sejour, car pour l, instant nous n'avons pas trop de plan!
Danakil, octobre ou avril? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà posé la question à droite et à gauche et surtout à des agences locales en Ethiopie et les réponses divergent sensiblement, du coup je ne sais que penser 😮
En effet je peux aller en Ethiopie pour voir l'Erta Ale et le Danakil soit du 20 au 31 octobre 2016 soit du 8 au 22 avril 2017
La première agence que j'ai interrogée m'a répondu "malheureux pas en octobre le Danakil est inondé !" ... ce fut la seule qui semblait aussi alarmiste. 😕 D'autres m'ont dit "avril c'est mieux car vous avez plus de jours" .. oui mais c'est pas vraiment ce que j'ai demandé ... Lorsque je vais sur le site d'Aventures et Volcans ils disent qu'il faut qu'il y ai pas mal d'eau pour alimenter le volcan et les "piscines", donc ça militerait pour octobre.
Bref je n'arrive pas à me décider ... par avance merci pour vos remarques conseils qui me permettront de me forger une opinion 😛
Merci d'avance
Max
J'ai déjà posé la question à droite et à gauche et surtout à des agences locales en Ethiopie et les réponses divergent sensiblement, du coup je ne sais que penser 😮
En effet je peux aller en Ethiopie pour voir l'Erta Ale et le Danakil soit du 20 au 31 octobre 2016 soit du 8 au 22 avril 2017
La première agence que j'ai interrogée m'a répondu "malheureux pas en octobre le Danakil est inondé !" ... ce fut la seule qui semblait aussi alarmiste. 😕 D'autres m'ont dit "avril c'est mieux car vous avez plus de jours" .. oui mais c'est pas vraiment ce que j'ai demandé ... Lorsque je vais sur le site d'Aventures et Volcans ils disent qu'il faut qu'il y ai pas mal d'eau pour alimenter le volcan et les "piscines", donc ça militerait pour octobre.
Bref je n'arrive pas à me décider ... par avance merci pour vos remarques conseils qui me permettront de me forger une opinion 😛
Merci d'avance
Max
Circuit de trois semaines dans le sud du Maroc en 4x4 English translation pending
bonjour,
nous partons trois semaines dans le sud maroc ( 2 adultes et 4 ados) dans une semaine, en 4x4 ( toyota prado). Notre circuit: Marrakech 3 jours ( cascades d'ouzoud le jours 3) régions ouarzazate 1 jours (ait benhadou, dodo à auberge ayouse? ) depart vers el keela (passage oasis de fint avant, vallée des roses et dodo à kasbah itran) 1 jours gorges todra et dades ( sont-elles reliables en 4x4 sans guide entre ait hani et Msemrir?) dodo kasba victor dans les gorges du dades, 1 jours N koob 1 jours Zagora 1 jour Mhamid et Chegaga 1jours ( peut-on faire la liaison sans guide?) dodo à chegaga Tata 1 jours TAfraoute, ait baha 1 jours Agadir 1 semaine ( hotel caribbean village agador) excursions 1 jours essaouira, 1 jours Tioute près taroudannt retour Marrakech 1 jours
Des conseils sur l'itinéraire ou un lieux où s'arreter coute que coute? meilleurs endroit pour gouter sous tente berbere et faire une excursion à chameau. Les sacs de couchage suffisent-ils pour passer une nuit à la belle étoile sans tente ni matelas? Nous sommes impatient de partir...et de vous lire avant. D'avance merci pour vos réponses.
Alain
Des conseils sur l'itinéraire ou un lieux où s'arreter coute que coute? meilleurs endroit pour gouter sous tente berbere et faire une excursion à chameau. Les sacs de couchage suffisent-ils pour passer une nuit à la belle étoile sans tente ni matelas? Nous sommes impatient de partir...et de vous lire avant. D'avance merci pour vos réponses.
Alain
Les plages de l'Atlantique du Maroc English translation pending
salut tout le monde je veux cet été ne faire que les plages de l'atlantique et j'aimerais bien que vous me conseillez un peu selon vos expériences il préférable au sud casablanca et merci
NB: transport en commun
Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s English translation pending
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
1 164 réponses · 21 639 affichages · Partager
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Éthiopie en solo en mode backpacker: itinéraire English translation pending
Bonjour,
Je souhaite voyager seule en Ethiopie en mars 2018. Je me donne en fonction de l'accord de mon employeur 2 à 3 semaines pour faire ce voyage. Je dispose hors billet d'avion d'un budget max de 1500 euros pour ce voyage. J'avais fait une première demande de devis à Evaneos pour un circuit mais le montant à 2800 euros m'a semblé exhorbitant. Du coup, j'ai choisi de construire mon voyage seule en consultant divers sites et mon guide lonely planet, quitte à solliciter une agence que pour une partie du voyage.
Voici l'itinéraire qui me fait envie : - Addis-Abeba - lac tana - gondar - mont simiens (randonnée pédestre) - Aksoum - mekele - danakil - diré-Daoua - Harar - hawassa + parc national des mont Balé - shashamane - Langano
La destination est-elle sûre pour une femme qui voyage seule ?
Pensez-vous que cet itinéraire soit réaliste en 15 jours au vu de mon budget ? Cette destination est-elle adaptée aux voyageurs à petit budget ? Niveau hébergement, je pense viser uniquement les hôtels bon marché.
Je devrai au moins prendre 2 ou 3 vols internes pour les grandes distances. Faut-il que je réserve mes billets en même temps que mon vol départ pour Addis avec la compagnie Air Ethiopian ?
J'aimerais faire une partie de mes trajets en bus locaux par soucis d'économie et vivre une immersion dans la vie locale. Quelles villes et sites nécessitent absolument d'avoir un chauffeur ? Lesquelles peuvent être faites en bus local sans problème ?
De façon générale, est-il possible de faire appel à un chauffeur qui fasse aussi office de guide ?
Pour les villes choisies quelles sont les meilleurs connexions ? Certaines villes choisies ne servent que de points d'étape vers une plus grande ville.
J'ai lu qu'il n'était possible de visiter la dépression de Danakil que via une agence. La destination est-elle sûre aujourd'hui ? Est-il possible de se joindre à un circuit en contactant une agence locale une fois sur place ou faut-il s'y prendre en avance ? Avez-vous des agences locales à me recommander ?
Merci d'avance pour votre aide.
Bénédicte
Je souhaite voyager seule en Ethiopie en mars 2018. Je me donne en fonction de l'accord de mon employeur 2 à 3 semaines pour faire ce voyage. Je dispose hors billet d'avion d'un budget max de 1500 euros pour ce voyage. J'avais fait une première demande de devis à Evaneos pour un circuit mais le montant à 2800 euros m'a semblé exhorbitant. Du coup, j'ai choisi de construire mon voyage seule en consultant divers sites et mon guide lonely planet, quitte à solliciter une agence que pour une partie du voyage.
Voici l'itinéraire qui me fait envie : - Addis-Abeba - lac tana - gondar - mont simiens (randonnée pédestre) - Aksoum - mekele - danakil - diré-Daoua - Harar - hawassa + parc national des mont Balé - shashamane - Langano
La destination est-elle sûre pour une femme qui voyage seule ?
Pensez-vous que cet itinéraire soit réaliste en 15 jours au vu de mon budget ? Cette destination est-elle adaptée aux voyageurs à petit budget ? Niveau hébergement, je pense viser uniquement les hôtels bon marché.
Je devrai au moins prendre 2 ou 3 vols internes pour les grandes distances. Faut-il que je réserve mes billets en même temps que mon vol départ pour Addis avec la compagnie Air Ethiopian ?
J'aimerais faire une partie de mes trajets en bus locaux par soucis d'économie et vivre une immersion dans la vie locale. Quelles villes et sites nécessitent absolument d'avoir un chauffeur ? Lesquelles peuvent être faites en bus local sans problème ?
De façon générale, est-il possible de faire appel à un chauffeur qui fasse aussi office de guide ?
Pour les villes choisies quelles sont les meilleurs connexions ? Certaines villes choisies ne servent que de points d'étape vers une plus grande ville.
J'ai lu qu'il n'était possible de visiter la dépression de Danakil que via une agence. La destination est-elle sûre aujourd'hui ? Est-il possible de se joindre à un circuit en contactant une agence locale une fois sur place ou faut-il s'y prendre en avance ? Avez-vous des agences locales à me recommander ?
Merci d'avance pour votre aide.
Bénédicte
Maroc: voyage en 4x4 Atlas et désert English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 25 ans et nous partons 10 jours en octobre au Maroc direction l'Atlas et le Désert. J'ai beaucoup de doutes même si après avoir fouiné dans le site j'ai pu repérer pas mal de bons conseils. Après moultes changements de programme, nous avons FINALEMENT décidé de partir à l'aventure sans faire appel à une agence pour préparer notre circuit de 9 jours avec 3 jours à Marrakech en fin de séjour pour se reposer. Nous allons louer un 4x4 à Marrakech (si vous connaissez des agences de location pas chers, n'hésitez pas...) et partir pour l'Atlas et le Désert (vallé du Draa, Merzouga...). 1er doute: Est-il absolument nécessaire de louer un 4x4 ou bien peut-on parfaitement faire le circuit en voiture normale en tenant compte que nous souhaitons fuir les circuits touristiques classiques et connaitre la population? J'ai lu qu'il y avait des routes goudronnées correctes mais est-ce par ces chemins que l'on peut trouver encore un Maroc authentique?Si vous connaissez des routes hors piste qui vaillent le détour, n'hésitez pas à m'en informer. 2ème doute: Temps de trajet et point de chute. Quel itinéraire recommendez-vous pour un circuit au départ de Marrakech pour 6 jours? Quels points de chute pour dormir et temps de trajet entre chaque arrêts? 3ème doute: Ne courrons-nous aucun risque à partir sans guide? 4ème doute: Question logement, nous n'avons aucun problème à dormir chez l'habitant. Connaissez-vous des familles chez qui nous pouvons loger durant notre circuit?
je demande certainement beaucoup trop de renseignement d'un coup, mais c'est la 1ère fois que nous organisons un voyage de ce gente et j'ai pleins de doutes!Je souhaite vraiment que cela soit une expérience inoubliable!
Merci pour vos réponses.
Elisabeth
Nous sommes un couple de 25 ans et nous partons 10 jours en octobre au Maroc direction l'Atlas et le Désert. J'ai beaucoup de doutes même si après avoir fouiné dans le site j'ai pu repérer pas mal de bons conseils. Après moultes changements de programme, nous avons FINALEMENT décidé de partir à l'aventure sans faire appel à une agence pour préparer notre circuit de 9 jours avec 3 jours à Marrakech en fin de séjour pour se reposer. Nous allons louer un 4x4 à Marrakech (si vous connaissez des agences de location pas chers, n'hésitez pas...) et partir pour l'Atlas et le Désert (vallé du Draa, Merzouga...). 1er doute: Est-il absolument nécessaire de louer un 4x4 ou bien peut-on parfaitement faire le circuit en voiture normale en tenant compte que nous souhaitons fuir les circuits touristiques classiques et connaitre la population? J'ai lu qu'il y avait des routes goudronnées correctes mais est-ce par ces chemins que l'on peut trouver encore un Maroc authentique?Si vous connaissez des routes hors piste qui vaillent le détour, n'hésitez pas à m'en informer. 2ème doute: Temps de trajet et point de chute. Quel itinéraire recommendez-vous pour un circuit au départ de Marrakech pour 6 jours? Quels points de chute pour dormir et temps de trajet entre chaque arrêts? 3ème doute: Ne courrons-nous aucun risque à partir sans guide? 4ème doute: Question logement, nous n'avons aucun problème à dormir chez l'habitant. Connaissez-vous des familles chez qui nous pouvons loger durant notre circuit?
je demande certainement beaucoup trop de renseignement d'un coup, mais c'est la 1ère fois que nous organisons un voyage de ce gente et j'ai pleins de doutes!Je souhaite vraiment que cela soit une expérience inoubliable!
Merci pour vos réponses.
Elisabeth
Mon voyage à Venise et à Rome (août 2008) English translation pending
Voyage Italie du 9 au 21 août 2008
J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.
I/ Transport
Nous avons choisi la compagnie Myair (http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents. Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques. Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB. A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.
II/ Venise
1.L’aéroport de Venise
Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en). Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.
Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.
Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.
L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.
Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.
Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).
D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.
2.Les transports à Venise
La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.
En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.
Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.
Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp
Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.
Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…) 12 heures : 14 euros 24 heures : 16 euros 36 heures : 21 euros 48 heures : 26 euros 72 heures : 31 euros
Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.
Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.
3. Le logement à Venise
Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.
Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.
Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.
Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais. De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.
Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.
Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.
Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.
Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !
Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.
Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).
Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.
Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.
4. A Venise
Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.
Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.
Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.
Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.
III/ Trajet Venise Rome
Nous avons pris le train de Venise à Rome via la compagnie de chemin de fer italien : http://www.ferroviedellostato.it/cms/v/index.jsp?vgnextoid=3fdbe14114bc9110VgnVCM10000080a3e90aRCRD
A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.
Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques. Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6
Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible. Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.
A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.
IV/ ROME
L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.
Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport. Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.
Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit). Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en
Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.
Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.
Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.
Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.
Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?
Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.
Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.
Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.
Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.
Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.
Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.
Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.
1. Logement à Rome
De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.
Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.
Par hasard nous avons choisi la formule B&B avec la Casavacanze Mite. http://www.rome30.com/fr/rome-bed-and-breakfast-2854-bb-casavacanze-mite.html
Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable. Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.
De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.
V/ Pratique Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme. Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements. Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire. Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus. Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée. La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois. Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne. Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it) A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.
En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.
Arrivederci !!!😉
J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.
I/ Transport
Nous avons choisi la compagnie Myair (http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents. Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques. Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB. A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.
II/ Venise
1.L’aéroport de Venise
Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en). Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.
Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.
Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.
L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.
Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.
Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).
D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.
2.Les transports à Venise
La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.
En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.
Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.
Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp
Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.
Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…) 12 heures : 14 euros 24 heures : 16 euros 36 heures : 21 euros 48 heures : 26 euros 72 heures : 31 euros
Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.
Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.
3. Le logement à Venise
Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.
Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.
Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.
Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais. De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.
Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.
Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.
Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.
Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !
Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.
Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).
Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.
Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.
4. A Venise
Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.
Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.
Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.
Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.
III/ Trajet Venise Rome
Nous avons pris le train de Venise à Rome via la compagnie de chemin de fer italien : http://www.ferroviedellostato.it/cms/v/index.jsp?vgnextoid=3fdbe14114bc9110VgnVCM10000080a3e90aRCRD
A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.
Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques. Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6
Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible. Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.
A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.
IV/ ROME
L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.
Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport. Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.
Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit). Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en
Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.
Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.
Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.
Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.
Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?
Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.
Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.
Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.
Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.
Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.
Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.
Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.
1. Logement à Rome
De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.
Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.
Par hasard nous avons choisi la formule B&B avec la Casavacanze Mite. http://www.rome30.com/fr/rome-bed-and-breakfast-2854-bb-casavacanze-mite.html
Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable. Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.
De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.
V/ Pratique Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme. Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements. Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire. Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus. Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée. La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois. Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne. Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it) A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.
En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.
Arrivederci !!!😉
Retour d'Éthiopie: informations fraiches English translation pending
Je suis arrivee ici le 28 mars, voici quelques infos fraiches vecues
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
Zanzibar: comment y aller économiquement? English translation pending
bonjour!
pour aller a zanzibar? quel est le trajet le plus economique?
vol paris- dar es salaam? vol que je trouve cher+ bateau. passer par le kenya?
merci de me dire s'il y a un plan eco. voyage prevu fin janvier-fevrier.
hebergement sur place? qui a un tarif approximatif à l'indiquer?
merci beaucoup
à tres bientot
corinne
Tanzanie en 4x4 avec tente sur le toit English translation pending
Pour ceux qui souhaitent visiter la Tanzanie en "self-drive", ces informations pourront vous être utiles.
Nous avons passé un mois en Tanzanie en 4x4 avec tente sur le toit en self-drive en Août 2013 (2 personnes) que nous avions loué depuis la France chez Kilidove Tours (nous vous déconseillons ce loueur, en self-drive en tout cas).
Voici en gros notre itinéraire : - Arrivée à Dar (conseillons d'ailleurs d'arriver à Arusha, beaucoup plus pratique pour les locations de 4x4 équipé camping ou non) - Morogoro - Dodoma - Parc Tarangire - Arusha - Lac Manyara - Lac Natron - Serengeti - Mwenza - Tabora - Parc Katavi - Mbeya - Iringa - Parc Ruaha - Retour sur Dar (pas pu voir le Makondé Plateau pour cause de problèmes mécaniques qui nous ont fait perdre beaucoup de temps).
Pour l'instant, les 7/8 du réseau "routier" est constitué de pistes la plupart du temps très mauvaises, mais faisables. Les Chinois s'activent à la construction d'un réseau routier qui sera probablement prêt d'ici 2 ans et couvrira une grande partie du pays. Par contre, la prudence est de mise car la conduite des Tanzaniens est plus que fantaisiste (et c'est un euphémisme). On trouve sans problème de l'essence/diesel partout. Les prix sont affichés, donc pas de "lézard". Il faut savoir que le self-driver est une espèce peu appréciée car plus "regardant" à la dépense. Les tours operators sont prioritaires partout et en profitent allègrement. Il faut donc s'armer de courage et de détermination. Si vous parlez assez bien l'anglais, ça ne sera pas de trop, bien que le swahili soit la langue la plus répandue.
POINT IMPORTANT : les parcs acceptent de moins en moins les dollars en cash. Ils imposent maintenant la carte bancaire. Donc, ne vous chargez pas trop en cash USD pour payer les droits dans les parcs (entrée, camping/lodge, véhicule), vous risquez de revenir avec.
Pour l'hébergement, il faut savoir que très souvent, les guest houses, pensions ou petits lodges sont moins chers que certains campings. Notamment, les campings situés à l'intérieur des parcs sont à des prix fixés pour tout le pays et donc non négociables, soit 30 USD/personne/nuit pour des installations le plus souvent lamentables. Mieux vaut donc dormir soit dans un camping en dehors du parc, soit dans une petite pension près de l'entrée du parc, losque c'est possible. Ne faites pas comme nous : privilégiez la location d'un bon LAND ROVER DEFENDER costaud, et apportez votre petite tente et quelques ustensiles de cuisines + duvets etc ... cela vous reviendra beaucoup moins cher qu'un 4x4 équipé camping et vous vous y retrouverez largement. Même dans les villes, on trouve toujours une petite pension correcte moins chère que le camping (quand il y en a un).
Coût de la visite d'un parc national : à l'exception de 2 ou 3 parcs précis (Sérengeti, Kilimandjaro ....), la journée, c'est-à-dire 24 H qui peuvent être réparties sur 2 jours à condition de sortir le soir et de re-rentrer le lendemain matin coûtait en Août 2013 : droits d'entrée entre 30 et 45 USD/personne/jour + camping PUBLIC 30 USD/personne/nuit + voiture env. 13 USD/jour. Ne parlons pas des "tented camps" et des lodges qui sont à des prix exorbitants (pas dans notre budget en tout cas). A l'intérieur des parcs, même sans guide, on se débrouille sans problème car il suffit de demander aux autres "drivers" s'ils ont vu quelque chose car ils répondent toujours gentiment, ou les suivre tout simplement. Autre avantage du self-driver : vous pouvez roulez autant que vous voulez à l'intérieur des parcs et donc profiter de la nature et des animaux à volonté, alors que les tours operators font en général faire un petit "safari" le matin de 2 H env, et un autre petit safari en fin d'après-midi également de 2 H env. Entre midi et 16.00 H, on se comptait sur les doigts d'une main ...... La légende qui veut qu'on voie surtout les animaux tôt le matin et en toute fin de journée est très surfaite (à notre avis).
Hôtel pas trop cher à Dar : le Sleep Inn Hotel City Centre (Jamhuri Street) très bien situé en ville et près de tous les bureaux de change, poste etc ... à 65 USD/nuit en ch Dble/PD buffet compris (www.sleepinhotelz.com). C'est celui que nous avons préféré à DAR dans notre gamme de prix. Sympa, bien, propre, tout. N'a pas de restaurant mais on peut dîner à env. 100 m chez Summy's pour pas cher, simple et bien bon.
Hébergement simple, propre et pas cher avec parking fermé sur la piste entre Tabora et Mpanda, à Inyonga : le MKOMO LODGE B&B - 10 000 TSH (4,54 Euros) pour une ch Dble sans PD, très simple, WC turc, douche rudimentaire froide mais chambre bien propre, sympathique (pouvons vous faire passer des photos par e-mail si vous le souhaitez).
Campings qui nous ont le plus plu (pas chers et bien équipés) : - FANAKA Safaris, Campsites & Lodges, à MTO WU MBO (www.fanakasafaricamps.co.tz). Ouvert en 2013, donc tout neuf. Bien situé, sur un petit chemin de terre à quelques centaines de mètres du "centre ville", extrêmement propre et très bien entretenu. Il y a un lodge + des emplacements de camping sur une pelouse bien verte, des installations sanitaires impeccables, possibilité de se restaurer en commandant un peu à l'avance (très bon et pas cher, le repas est préparé par "son Excellence King Edward Mash Potatoes"). Le Sales Marketing Manager, fort sympathique et attentif à ses clients se nomme AMIRI ABDI (abdiamiri@yahoo.com). Il parle parfaitement bien l'anglais et est une excellente source d'informations (disposons également de photos à transmettre par e-mails si vous le souhaitez). Prix : 20 000 TSH/nuit pour l'emplacement, soit 9 Euros.
- SIFA Safari Lodge & Campsite, situé à 19 kms de l'entrée du Parc Ruaha. Etions les seuls campeurs. Camping très bien agencé situé dans la nature, avec des sanitaires impeccables (douches chaudes matin et soir). Personnel très accueillant. Avons été chouchoutés d'autant + que nous étions les seuls. Beau petit emplacement sous les arbres pour 14 USD la nuit.
- ROIKA TARANGIRE TENTED LODGE : dipose d'un petit camping bien aménagé, sanitaires très propres. Prix un peu élevé, 20 USD/personne/nuit, mais de toute façon moins cher que DANS le parc (30 USD/pers/nuit).
Se restaurer à SUMBAWANGA : recommandons le Moravian Conference Centre (Nyerere Rd) où l'on peut déjeuner très correctement pour un prix + que raisonnable. Avons payé 15 000 TSH (6,80 Euros) pour déjeuner à 2. Garage à SUMBAWANGA : Pour le pauvre lonesome self-driver, voici une adresse utile : - KOMBE Mechanical Metal Workshop, au bord de la route principale (Mobile de Charles qui parle bien anglais : 07 542 04 077 ou 07 862 04 077). Sympathique, rapide, efficace et pas cher. Nos freins avaient lâché, il nous a réglé ça en trois coups de cuiller à pot.
Art : Souhaitons faire un peu de promo pour un sculpteur qui, en plus d'être très sympathique, est talenteux, et sort de l'ordinaire avec un "art contemporain" d'une grande originalité à prix doux : DOTO DAMDI au Sea View Sculpture Centre, BAGAMOYO (75 km au nord de DAR) (Mobile : 07 15 221 786). Il présente ses oeuvres parmi d'autres artistes également intéressants.
"Péages" sur la route du Lac NATRON : entre Mto Wa Mbu et le Lac Natron, nous avons été soumis à 3 péages (par les Masaïs) qui nous ont coûté au total 80 000 TSH (36,34 Euros). On n'a pas très bien su quelle en était la raison étant donné qu'il s'agit d'une piste non entretenue sans aucune signalisation - comme d'habitude - et qu'il faut éviter de prendre en fin de journée pour ne pas se perdre ou tomber dans des "saignées". Nous nous y étions un peu préparés car un voyageur avait déjà signalé cette étrangeté dans un forum, mais la somme est quand même rondelette, enfin bon ..... On nous a dit que ces "péages" étaient voués à disparaître, car seuls les touristes les paient, mais quand ? C'est à voir.
"Supermarchés" pour faire le plein de courses : En dehors du Shop Rite de DAR qui est un vrai centre commercial, nous n'avons trouvé dans le pays qu'un Shop Rite à Arusha, moins grand et moins achalandé mais qu'il vaut mieux ne pas rater. Sinon, à Mwanza (berge sud du Lac Victoria), il y a au moins 3 épiceries dont la plus connue de tous les touristes est le U-TURN.
Nourriture : Nous avons trouvé que les repas étaient toujours bons voire succulents, et très peu chers. Notre maximum dans tout le mois a été 12,27 Euros pour 2 personnes ! Nous parlons bien entendu de restaurants en dehors des lodges ....
Nous oublions certainement des tonnes de choses, mais nous restons à la disposition de ceux qui veulent poser des questions auxquelles nous essaierons de répondre de notre mieux.
😉😉
Nous avons passé un mois en Tanzanie en 4x4 avec tente sur le toit en self-drive en Août 2013 (2 personnes) que nous avions loué depuis la France chez Kilidove Tours (nous vous déconseillons ce loueur, en self-drive en tout cas).
Voici en gros notre itinéraire : - Arrivée à Dar (conseillons d'ailleurs d'arriver à Arusha, beaucoup plus pratique pour les locations de 4x4 équipé camping ou non) - Morogoro - Dodoma - Parc Tarangire - Arusha - Lac Manyara - Lac Natron - Serengeti - Mwenza - Tabora - Parc Katavi - Mbeya - Iringa - Parc Ruaha - Retour sur Dar (pas pu voir le Makondé Plateau pour cause de problèmes mécaniques qui nous ont fait perdre beaucoup de temps).
Pour l'instant, les 7/8 du réseau "routier" est constitué de pistes la plupart du temps très mauvaises, mais faisables. Les Chinois s'activent à la construction d'un réseau routier qui sera probablement prêt d'ici 2 ans et couvrira une grande partie du pays. Par contre, la prudence est de mise car la conduite des Tanzaniens est plus que fantaisiste (et c'est un euphémisme). On trouve sans problème de l'essence/diesel partout. Les prix sont affichés, donc pas de "lézard". Il faut savoir que le self-driver est une espèce peu appréciée car plus "regardant" à la dépense. Les tours operators sont prioritaires partout et en profitent allègrement. Il faut donc s'armer de courage et de détermination. Si vous parlez assez bien l'anglais, ça ne sera pas de trop, bien que le swahili soit la langue la plus répandue.
POINT IMPORTANT : les parcs acceptent de moins en moins les dollars en cash. Ils imposent maintenant la carte bancaire. Donc, ne vous chargez pas trop en cash USD pour payer les droits dans les parcs (entrée, camping/lodge, véhicule), vous risquez de revenir avec.
Pour l'hébergement, il faut savoir que très souvent, les guest houses, pensions ou petits lodges sont moins chers que certains campings. Notamment, les campings situés à l'intérieur des parcs sont à des prix fixés pour tout le pays et donc non négociables, soit 30 USD/personne/nuit pour des installations le plus souvent lamentables. Mieux vaut donc dormir soit dans un camping en dehors du parc, soit dans une petite pension près de l'entrée du parc, losque c'est possible. Ne faites pas comme nous : privilégiez la location d'un bon LAND ROVER DEFENDER costaud, et apportez votre petite tente et quelques ustensiles de cuisines + duvets etc ... cela vous reviendra beaucoup moins cher qu'un 4x4 équipé camping et vous vous y retrouverez largement. Même dans les villes, on trouve toujours une petite pension correcte moins chère que le camping (quand il y en a un).
Coût de la visite d'un parc national : à l'exception de 2 ou 3 parcs précis (Sérengeti, Kilimandjaro ....), la journée, c'est-à-dire 24 H qui peuvent être réparties sur 2 jours à condition de sortir le soir et de re-rentrer le lendemain matin coûtait en Août 2013 : droits d'entrée entre 30 et 45 USD/personne/jour + camping PUBLIC 30 USD/personne/nuit + voiture env. 13 USD/jour. Ne parlons pas des "tented camps" et des lodges qui sont à des prix exorbitants (pas dans notre budget en tout cas). A l'intérieur des parcs, même sans guide, on se débrouille sans problème car il suffit de demander aux autres "drivers" s'ils ont vu quelque chose car ils répondent toujours gentiment, ou les suivre tout simplement. Autre avantage du self-driver : vous pouvez roulez autant que vous voulez à l'intérieur des parcs et donc profiter de la nature et des animaux à volonté, alors que les tours operators font en général faire un petit "safari" le matin de 2 H env, et un autre petit safari en fin d'après-midi également de 2 H env. Entre midi et 16.00 H, on se comptait sur les doigts d'une main ...... La légende qui veut qu'on voie surtout les animaux tôt le matin et en toute fin de journée est très surfaite (à notre avis).
Hôtel pas trop cher à Dar : le Sleep Inn Hotel City Centre (Jamhuri Street) très bien situé en ville et près de tous les bureaux de change, poste etc ... à 65 USD/nuit en ch Dble/PD buffet compris (www.sleepinhotelz.com). C'est celui que nous avons préféré à DAR dans notre gamme de prix. Sympa, bien, propre, tout. N'a pas de restaurant mais on peut dîner à env. 100 m chez Summy's pour pas cher, simple et bien bon.
Hébergement simple, propre et pas cher avec parking fermé sur la piste entre Tabora et Mpanda, à Inyonga : le MKOMO LODGE B&B - 10 000 TSH (4,54 Euros) pour une ch Dble sans PD, très simple, WC turc, douche rudimentaire froide mais chambre bien propre, sympathique (pouvons vous faire passer des photos par e-mail si vous le souhaitez).
Campings qui nous ont le plus plu (pas chers et bien équipés) : - FANAKA Safaris, Campsites & Lodges, à MTO WU MBO (www.fanakasafaricamps.co.tz). Ouvert en 2013, donc tout neuf. Bien situé, sur un petit chemin de terre à quelques centaines de mètres du "centre ville", extrêmement propre et très bien entretenu. Il y a un lodge + des emplacements de camping sur une pelouse bien verte, des installations sanitaires impeccables, possibilité de se restaurer en commandant un peu à l'avance (très bon et pas cher, le repas est préparé par "son Excellence King Edward Mash Potatoes"). Le Sales Marketing Manager, fort sympathique et attentif à ses clients se nomme AMIRI ABDI (abdiamiri@yahoo.com). Il parle parfaitement bien l'anglais et est une excellente source d'informations (disposons également de photos à transmettre par e-mails si vous le souhaitez). Prix : 20 000 TSH/nuit pour l'emplacement, soit 9 Euros.
- SIFA Safari Lodge & Campsite, situé à 19 kms de l'entrée du Parc Ruaha. Etions les seuls campeurs. Camping très bien agencé situé dans la nature, avec des sanitaires impeccables (douches chaudes matin et soir). Personnel très accueillant. Avons été chouchoutés d'autant + que nous étions les seuls. Beau petit emplacement sous les arbres pour 14 USD la nuit.
- ROIKA TARANGIRE TENTED LODGE : dipose d'un petit camping bien aménagé, sanitaires très propres. Prix un peu élevé, 20 USD/personne/nuit, mais de toute façon moins cher que DANS le parc (30 USD/pers/nuit).
Se restaurer à SUMBAWANGA : recommandons le Moravian Conference Centre (Nyerere Rd) où l'on peut déjeuner très correctement pour un prix + que raisonnable. Avons payé 15 000 TSH (6,80 Euros) pour déjeuner à 2. Garage à SUMBAWANGA : Pour le pauvre lonesome self-driver, voici une adresse utile : - KOMBE Mechanical Metal Workshop, au bord de la route principale (Mobile de Charles qui parle bien anglais : 07 542 04 077 ou 07 862 04 077). Sympathique, rapide, efficace et pas cher. Nos freins avaient lâché, il nous a réglé ça en trois coups de cuiller à pot.
Art : Souhaitons faire un peu de promo pour un sculpteur qui, en plus d'être très sympathique, est talenteux, et sort de l'ordinaire avec un "art contemporain" d'une grande originalité à prix doux : DOTO DAMDI au Sea View Sculpture Centre, BAGAMOYO (75 km au nord de DAR) (Mobile : 07 15 221 786). Il présente ses oeuvres parmi d'autres artistes également intéressants.
"Péages" sur la route du Lac NATRON : entre Mto Wa Mbu et le Lac Natron, nous avons été soumis à 3 péages (par les Masaïs) qui nous ont coûté au total 80 000 TSH (36,34 Euros). On n'a pas très bien su quelle en était la raison étant donné qu'il s'agit d'une piste non entretenue sans aucune signalisation - comme d'habitude - et qu'il faut éviter de prendre en fin de journée pour ne pas se perdre ou tomber dans des "saignées". Nous nous y étions un peu préparés car un voyageur avait déjà signalé cette étrangeté dans un forum, mais la somme est quand même rondelette, enfin bon ..... On nous a dit que ces "péages" étaient voués à disparaître, car seuls les touristes les paient, mais quand ? C'est à voir.
"Supermarchés" pour faire le plein de courses : En dehors du Shop Rite de DAR qui est un vrai centre commercial, nous n'avons trouvé dans le pays qu'un Shop Rite à Arusha, moins grand et moins achalandé mais qu'il vaut mieux ne pas rater. Sinon, à Mwanza (berge sud du Lac Victoria), il y a au moins 3 épiceries dont la plus connue de tous les touristes est le U-TURN.
Nourriture : Nous avons trouvé que les repas étaient toujours bons voire succulents, et très peu chers. Notre maximum dans tout le mois a été 12,27 Euros pour 2 personnes ! Nous parlons bien entendu de restaurants en dehors des lodges ....
Nous oublions certainement des tonnes de choses, mais nous restons à la disposition de ceux qui veulent poser des questions auxquelles nous essaierons de répondre de notre mieux.
😉😉
Retour 15 jours Tanzanie, compte rendu détaillé English translation pending
De retour d'un voyage de 15 jours en Tanzanie (1ère quinzaine Juin) je me suis juré d'écrire un compte rendu avec pleins de petits détails pour plusieurs raisons :
1- Tellement je manquais de certaines précisions pendant les préparatifs de mon voyage malgré les guides papiers, forums et autre (en espérant que ces détails soient utiles pour d'autres)
2- En témoignage d'un Pays merveilleux (ne le sont ils pas tous ?) pas seulement pour ses animaux mais sa culture.
3- Partager certaines émotions et conseils (peut-être) utiles.
Style de voyageurs: - Axés sur la découverte culturelle. - Photographes : initiation à la photo animalière. - Sac à dos, aventure, bien étudier la question (offres, endroits à voir, conseils...etc) mais tout réserver sur place (sauf : vols + hotel zanzibar)
Je suis en cours d'écriture de mon compte rendu, il sera dispo d’ici peu, A plus !


Style de voyageurs: - Axés sur la découverte culturelle. - Photographes : initiation à la photo animalière. - Sac à dos, aventure, bien étudier la question (offres, endroits à voir, conseils...etc) mais tout réserver sur place (sauf : vols + hotel zanzibar)
Je suis en cours d'écriture de mon compte rendu, il sera dispo d’ici peu, A plus !


Retour de voyage en Algérie: Oran - Béchar - Taghit - Béni Abbès English translation pending
Bonjour,
Ayant profité de nombreux conseils ici, je vous ramène quelques informations sur mon voyage en Algérie.
Je suis parti avec ma femme, 2 de nos filles, et l’ami d’une de nos filles.
Ma femme et moi sommes habitués à un confort sommaire, nous privilégions les visites traditionnelles, nos conseils sont donc plus appropriés pour des voyageurs/randonneurs comme nous, et pas tellement pour ceux qui cherchent le confort d’hôtels modernes.
Nous sommes allés à Oran, puis à Taghit en passant par Béchar, puis à Béni Abbès en passant par Igli, soit environ 900 km au sud d’Oran.
Pour les visas : nous avons réservé une nuit d’hôtel à Oran : hôtel Kamel, pratique car disposant d’un site Internet et de la possibilité de payer la première nuit en euros en France si on n’a pas le temps de changer pour avoir des dinars en arrivant. L’hôtel est simple et nous convient bien (4 étages sans ascenseur), 27 € la nuit pour la chambre 2 personnes avec petit déjeuners.
Nous avons demandé les visas environ 3 mois avant de faire le voyage, nous les avons obtenus en 15 jours. Ainsi, nous avions assez d’avance pour pouvoir obtenir les billets d’avion à un tarif moins élevé (200 € aller-retour).
Dans l’avion, tous les passagers sauf nous étaient des algériens vivant en France et allant voir la famille ou passer des vacances en Algérie. A l’arrivée à Oran, notre fille qui avait amené des jumelles dans sa valise en soute pour voir les dunes et les étoiles a été arrêtée, sa valise a été fouillée, les jumelles ont été confisquées car interdites en Algérie, elle ne les a récupérées qu’au retour, après avoir fait sa carte d’embarquement pour être sûr qu’elle quitte l’Algérie en les emportant. Pour le retour, notre autre fille était un peu inquiète car elle avait un deuxième bagage en soute, avec au total 36 kg. Comme nous étions un groupe de 5, nous avons pu enregistrer les 6 bagages, et le total faisant moins de 150 kg, elle n’a pas eu de supplément à payer.
Dans Oran, nous nous sommes sentis à l’aise et en sécurité partout. A l’aéroport, nous sommes passés à côté des taxis pour aller trouver le bus qui était garé juste un peu plus loin sur la gauche. C’est une navette qui ne va que de l’aéroport au terminus du tramway, pas de risque d’erreur. Le ticket se prend dans le bus, il coûte 40 dinars (environ 20 cts). Pour le tramway, il faut prendre le ticket au kiosque juste à côté de l’arrêt, les distributeurs automatiques ne fonctionnent pas. Le ticket acheté au kiosque coûte 40 dinars, il est déjà validé, il n’y a pas besoin de le composter dans Le tramway. Il y a une seule ligne de tramway, elle passe par le centre-ville, puis vers le bord de mer, puis vers la gare des trains, puis à côté de la grande mosquée. Nous avons changé des euros en dinars dans une boutique à côté du consulat d’Espagne (taux actuel 200 dinars pour 1 euro), nous sommes allés sur le port, dans les petits restaurants, dans les marchés des ruelles, le palais du Bey, une mosquée de quartier où l’imam a bien voulu nous accueillir et nous expliquer, la grande mosquée, le musée Zabana. Attention, le téléférique pour Santa Cruz a été démonté, il faut désormais prendre le taxi pour y aller. Pour trouver de petits restaurants avec des poissons grillés, il faut descendre vers le port de pêche, par les rues qui traversent la vieille ville. Sinon, en restant sur la corniche, les restaurants sont plus rares, plus chers, mais aussi beaucoup plus confortables, chacun choisira selon ses goûts. Plusieurs fois des Oranais nous ont abordés pour nous dire à quel point ils étaient contents de voir des touristes français et nous souhaiter la bienvenue. Il n’y a jamais eu la moindre remarque déplacée, aucune arnaque, aucun besoin de négocier sur les marchés, les vendeurs proposent d’eux-mêmes des réductions ou des cadeaux si on prend plusieurs articles. Sur les marchés de fruits et légumes, on a parfois un peu de mal à comprendre les prix : ils sont souvent indiqués en centimes de dinars. Exemple, des fruits marqués à 24000, c’est 240 dinars, donc 2,4 € au taux officiel, 1,2 € avec le change dans la rue.
Nous avons pris le train pour aller d’Oran à Béchar. C’est un train de nuit, avec 10 heures de trajet. Il y a un train à 19H40, et 3 jours par semaine un autre train à 22H40 plus moderne et plus agréable car il arrive à Béchar à 8H30 au lieu de 5H30, c’est plus pratique pour rejoindre un café ou un moyen de transport, il n’y a quasiment rien à trouver la nuit à proximité de la gare de Béchar. Nous aurions voulu des couchettes première classe dans le train de 22H40, mais il n’y en a que 20, elles sont prises par les premiers voyageurs qui se présente le matin à la gare d’Oran à l’ouverture à 6H30. Il n’y a pas de possibilité de les réserver à l’avance. Nous avons pris des couchettes 1ère classe dans le train de 19H40. En première classe, il y a 4 couchettes par compartiment. En seconde, il y en a 6. Au retour, nous sommes arrivés juste avant le départ du train, il n’y avait plus de compartiment de première classe entièrement libre, nous avons senti une certaine gêne des algériens à nous accepter dans les compartiments où ils étaient déjà installés. Pour ma femme et moi, en couple, il nous avait été proposé de nous mettre dans le même compartiment qu’un couple algérien, mais il y avait la gêne de la femme algérienne pour qui les principes interdisent de quitter ne serait-ce qu’une partie de ses vêtements devant moi alors qu’il faisait très chaud. Nos filles ne pouvaient pas rester avec nous, elles devaient être dans un compartiment de femmes. Le copain de notre fille ne pouvait pas rester avec elle, il devait être dans un compartiment d’hommes. Finalement, nous avons trouvé un compartiment de 2ème classe libre, et nous nous y sommes installés tous les 5. En tant qu’étrangers, les cheminots ne voient aucun inconvénient à ce que nous soyons tous dans le même compartiment. A la réflexion, je pense que pour les étrangers voyageant en groupe, il est vraiment préférable de passer la nuit précédant le voyage dans un hôtel juste à côté de la gare, de façon à venir sur place la matin dès 6 H , avant l’ouverture, et pouvoir réserver un compartiment entier de préférence dans le train de 22H40 pour aller de Oran à Béchar, ou de 22H pour aller de Béchar à Oran. Aussi, je n’y avais pas pensé, mais le train est accompagné par des gendarmes à bord, et les étrangers doivent s’enregistrer auprès des gendarmes, ce que je n’avais pas fait à l’aller. Mais ils ne nous l’ont pas reproché, ils ont juste fait notre enregistrement quand ils sont passés pour vérifier le train. Le tarif en couchette est d’environ 7 € en 2ème, 9 € en 1ère. Le tarif aller-retour n'est pas utilisable sur cette ligne, car il n'est pas possible de revenir le même jour, ni de réserver à l'avance pour un autre jour.
Pour aller de Béchar à Taghit, nous avions réservé une voiture avec chauffeur uniquement pour nous. Nous n’avons eu à franchir qu’un seul barrage de gendarmerie, avec simple contrôle des passeports. Si on choisit de faire le trajet en car public ou en taxi, on impose le temps des contrôles pour étrangers à tous les autres passagers. En ce qui me concerne, j’aime bien utiliser les mêmes transports que les voyageurs locaux, mais si je dois leur imposer des retards à cause de ma présence, j’évite.
A Taghit, nous avons dû laisser nos passeports à la brigade de gendarmerie, c’est l’habitude, ils peuvent les garder pendant la durée du séjour, il faut passer les récupérer si on veut partir en excursion dans d’autres villes.
J’ai trouvé que Taghit est une ville (village) très originale : elle est complétement à la fin de l’erg occidental. D’un côté, il n’y a que des dunes, qui s’étendent sur plus de 600 km, et dont certaines parmi les plus proches du village sont assez hautes pour faire un peu de ski. De l’autre, il n’y a presque plus de sable, tout est rocheux.
Dans Taghit et autour, nous nous sommes sentis en confiance et sécurité partout, dans les commerces, sur les dunes même tard le soir pour faire du ski nocturne afin de ne pas avoir trop chaud, dans la palmeraie, au bord de l’oued, dans les anciens villages ou forts, sur les sites des gravures, sur les dromadaires… il y a 2 hôtels, le Saoura plutôt moderne et assez cher, ou le Bordj qui est une ancienne maison réhabilitée, il y a le gîte Dar TerreHut que nous avions choisi et que nous avons trouvé vraiment très bien, et il y a quelques autres gîtes moins importants ou logements chez l’habitant. Il y a aussi une auberge de jeunesse et un camping mais nous n’y avons vu personne. La plupart des activités et visites sont proposées par des personnes liées au gîte Dar TerreHut. Nous y avons été rejoints par certains clients des hôtels. A Dar TerreHut, on peut vraiment demander ce qu’on veut, soit juste un repas, soit juste une nuit, soit juste une visite, soit un séjour complet de durée variable et avec des activités multiples. Le séjour nous a coûté environ 30 € par jour et par personne avec le logement, la nourriture, les déplacements et les activités. Les skis se louent au magasin à côté du rond-point de l’entrée du village, pour environ 2 €. A Taghit comme à Oran, les commerçants sont d’une honnêteté scrupuleuse, ils font des réductions spontanées si on prend plusieurs articles, ou si on n’a pas assez d’argent sur nous, ils expliquent si on se trompe dans les prix, dans les pièces. Les billets font 500, 1000, 2000 dinars. Ce sont déjà de grosses sommes. Dans les bars ou sur les marchés, il vaut mieux avoir des pièces, il y a des 5, 10, 20, 50, 100, 200 dinars. Les pièces de 200 sont marquées 50 sur l’autre face pour fêter le cinquantenaire de l’indépendance du pays, mais on apprend vite à regarder la bonne face pour payer. Nous avons mangé tout ce qui nous était proposé, y compris des fruits achetés sur les marchés et sans même les laver, et comme il fallait s’y attendre nous avons presque tous eu des problèmes digestifs, mais il y a une pharmacie ouverte jusqu’à très tard. Aussi, pour ceux qui n’ont pas amené assez d’argent, même à Taghit il y a un distributeur de billets sur le bâtiment de la Poste. Malgré la saison, en rentrant le soir nous avons trouvé un céraste qui traversait la route. Il a été tué par le conducteur du véhicule car considéré comme dangereux pour les habitants. Ça ne correspond pas à mon état d’esprit, mais ce n’est pas à moi de décider ce qui doit se faire ou pas là-bas.
Pour aller à Béni Abbès, nous sommes partis en voiture avec un guide de Dar TerreHut, nous avons récupéré les passeports pour la journée, nous en avons eu besoin au contrôle d’Igli, et c’est la seule fois du séjour où une escorte de gendarmes nous a été imposée, nous avons dû attendre un véhicule de la gendarmerie puis le suivre jusqu’à Béni Abbès. Au retour, notre guide a réussi à nous dispenser de leur présence. Les paysages entre Taghit et Béni Abbès sont surprenants, à certains endroits on se retrouve au milieu de zones totalement plates jusqu’à l’horizon. Béni Abbès se révèle au dernier moment, à flanc de « montagne » après avoir franchi le lit de l’oued.
J’ai vraiment trouvé ce voyage très agréable. Ma seule déception est que la carte SD sur laquelle ma femme a pris la plupart des photos semble ne pas avoir résisté au passage à l’aéroport, je n’arrive rien à lire dessus, elle n’apparait même plus dans les unités de stockage quand je la mets dans l’ordinateur. Si quelqu’un a un bon conseil, je la garde en attente.
Bien sûr, je reste à la disposition de ceux qui voudraient des informations plus précises pour organiser un voyage semblable.
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De l�� jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De l�� jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Visiter la vallée de Dadès ou la vallée du Draa? English translation pending
bonjour,
Donnez moi votre avis sur la question, qu'elle est la plus intérressente parmis ces deux vallée, celle du Draa ou celle de Dadès.
voici mes critères, paysages, beauté des villages et oasis, bref du vrai...
merci
Donnez moi votre avis sur la question, qu'elle est la plus intérressente parmis ces deux vallée, celle du Draa ou celle de Dadès.
voici mes critères, paysages, beauté des villages et oasis, bref du vrai...
merci
Hébergements au sud du Maroc (Tafraout et Taroudant)? English translation pending
Bonjour,
Quelques questions en vue de nos 10 jours dans le sud du Maroc fin mars/ déb avril :
- A Tafraout et Taroudant, est-ce nécessaire de réserver une chambre à cette période ? Nous n'y sommes jamais allé à cette période : y a t-il beaucoup de touristes ? (à Tafraout, ce serait au ryad Tafraout, ou l'Auberge chez Amalya ; à Taroudant, on a 2 adresses... mais il me semble qu'il y a beaucoup de maisons d'hôtes, donc pas de souci ?) (on ne réserve pas car on ne suit pas de programme ou d'itinéraire)
- Connaissez-vous une bonne adresse sur la route d'Agadir à Tafraout (budjet 1/2 pension pour 2 + enfant de 2 ans : 25 à 40 euros... suivant l'endroit...)
- Une adresse entre Tafraout et Tata ? / entre Tata et Taroudant ? (du côté d'Igherm en fait) à Tata ou vers Tata ?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre,
Marjorie
Quelques questions en vue de nos 10 jours dans le sud du Maroc fin mars/ déb avril :
- A Tafraout et Taroudant, est-ce nécessaire de réserver une chambre à cette période ? Nous n'y sommes jamais allé à cette période : y a t-il beaucoup de touristes ? (à Tafraout, ce serait au ryad Tafraout, ou l'Auberge chez Amalya ; à Taroudant, on a 2 adresses... mais il me semble qu'il y a beaucoup de maisons d'hôtes, donc pas de souci ?) (on ne réserve pas car on ne suit pas de programme ou d'itinéraire)
- Connaissez-vous une bonne adresse sur la route d'Agadir à Tafraout (budjet 1/2 pension pour 2 + enfant de 2 ans : 25 à 40 euros... suivant l'endroit...)
- Une adresse entre Tafraout et Tata ? / entre Tata et Taroudant ? (du côté d'Igherm en fait) à Tata ou vers Tata ?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre,
Marjorie
Endroits authentiques à Nosy Be? English translation pending
Bonjour ,
Je suis nouvelle sur ce forum .
Nous sommes un couple avec 2 garçons 14 et 10ans, pour 26 jours en juillet, nous recherchons à nossi-bé un endroit de préférence dans un village malgache pour passer des vacances proches des habitants.
Quelqu'un connait il un coin, gîte , pas hôtel ! svp , ou village avec la possibilité de visiter les environs avec des locaux , à leur manière ?
que visiter de particulier ?
J'ai fait des recherches, je retrouve toujours la même chose, la réserve de lokbe et 2 ou 3 îles reviennent toujours..Nous voudrions éviter ces endroits .
Nous aimons la nature le contact simple, le partage , la marche....
J'oubliais, est- il possible de camper avec nos tentes et faire le tour de l'ile en s'arrêtant 2 ou 3 jours dans les villages ? ou peut-être que cela n'est pas envisageable car trop touristique ?
J'ai eu des réponses et infos sur un autre forum mais pas à mes questions: Peut-on faire du camping à nosy be avec des locaux ou dans un village traditionnel ?.
Merci pour vos avis
Claire
Maroc 1 semaine, quoi faire English translation pending
Bonjour
Je désire passer une semaine au Maroc en Décembre avec ma maman qui est assez âgée, mais encore en pleine forme.
Que me conseillez vous de faire? elle voudrait profiter du soleil et visiter un peu le pays?
Merci de vos conseils
Jean Max
Idée pour voyager au Maroc en juin en famille? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en famille, partager un peu de moments ensemble, au Maroc la dernière quinzaine de juin. J'aimerai leur faire découvrir Marrakech durant quelques jours, prévoir peut etre deux jours dans les vallées, puis départ pour Essaouira, quelques jours sur place également, avant de repartir pour Agadir.
J'envisageai de faire le tout en bus, est ce raisonnable, faitguant, couteux...ou vaut il mieux envisager la voiture de location mais qui nous distance de la vie marocaine? POur l'hébregement, chambre d'hotes ou chez l'habitant, ou petit hotel simple...peu importe mais il y a tellement de suggestions sur Internet que je ne sais quoi prendre. Alors si vous avez des infos, des adresses...un échange avec notre maison en France pourquoi pas...?
Y-a-t'il des visites à privilégier? Merci d'avance pour vos précieuses réponses.... en attendant bonne route. Merci d'avance, - --
Nous partons en famille, partager un peu de moments ensemble, au Maroc la dernière quinzaine de juin. J'aimerai leur faire découvrir Marrakech durant quelques jours, prévoir peut etre deux jours dans les vallées, puis départ pour Essaouira, quelques jours sur place également, avant de repartir pour Agadir.
J'envisageai de faire le tout en bus, est ce raisonnable, faitguant, couteux...ou vaut il mieux envisager la voiture de location mais qui nous distance de la vie marocaine? POur l'hébregement, chambre d'hotes ou chez l'habitant, ou petit hotel simple...peu importe mais il y a tellement de suggestions sur Internet que je ne sais quoi prendre. Alors si vous avez des infos, des adresses...un échange avec notre maison en France pourquoi pas...?
Y-a-t'il des visites à privilégier? Merci d'avance pour vos précieuses réponses.... en attendant bonne route. Merci d'avance, - --
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Voyage en Tanzanie: organiser soi-même ou passer par une agence? English translation pending
Bonsoir,
J'ai l'intention de partir en Tanzanie 2-3 semaines cet été 2012, principalement dans les grands parcs du Nord du pays (Serengeti, N'gorongoro, Manyara, Tarangire, ...). Et la grande question est : Vaut-il mieux réserver moi-même les lodges/camps, safaris, activités, billets d'avion ou plutôt passer par une agence qui organiserait tout ça pour moi ?
Je me dis que si je passe par une agence, elle connaîtrait les bons plans et les arnaques, et qu'elle pourrait peut-être avoir des prix spéciaux sur les vols, location de voiture, sur certains lodges ou certaines activités que je n'aurai pas si je réserve moi-même. D'un autre côté je me dis que passer par une agence entraîne sûrement des frais supplémentaires (frais d'agence ?).
Selon vous quelle est la meilleure solution pour faire un maximum d'économies ?
Merci d'avance ! 🙂
J'ai l'intention de partir en Tanzanie 2-3 semaines cet été 2012, principalement dans les grands parcs du Nord du pays (Serengeti, N'gorongoro, Manyara, Tarangire, ...). Et la grande question est : Vaut-il mieux réserver moi-même les lodges/camps, safaris, activités, billets d'avion ou plutôt passer par une agence qui organiserait tout ça pour moi ?
Je me dis que si je passe par une agence, elle connaîtrait les bons plans et les arnaques, et qu'elle pourrait peut-être avoir des prix spéciaux sur les vols, location de voiture, sur certains lodges ou certaines activités que je n'aurai pas si je réserve moi-même. D'un autre côté je me dis que passer par une agence entraîne sûrement des frais supplémentaires (frais d'agence ?).
Selon vous quelle est la meilleure solution pour faire un maximum d'économies ?
Merci d'avance ! 🙂
Hébergement aux cascades d'Ouzoud (Maroc) English translation pending
Bonjour!!
J'ai pars bientôt au maroc et j'aimerais rester une nuit aux cascades d'ouzoud. Le Riad en haut des cascades et beaucoup trop cher pour moi. J'ai bien des guides de voyages conseillant: l'hotel camping dar es-salam ou le camping de france mais les numéros de téléphones sont apparement faux....Si vous avez des info récente sur ces endroit merçi de me les communiquer.
Si vous avez des bonnes adresses entre 100 et 250 Dh la nuit pour une chambre de deux personnes je serais ravie.
Je me rends là bas en prenant le bus depuis marrakech vers azilal et ensuite en prenant un taxi. Je n'ai pas très envie de retourner dormir à azilal le soir car j'ai peur d'avoir du mal à trouver un taxi pour le retour le soir.
Qq aurait-il les horaires de bus depuis marrakech?? Nous pensons soit partir assez tard le soir ou au contraire très tot le matin...
Merçi.
J'ai pars bientôt au maroc et j'aimerais rester une nuit aux cascades d'ouzoud. Le Riad en haut des cascades et beaucoup trop cher pour moi. J'ai bien des guides de voyages conseillant: l'hotel camping dar es-salam ou le camping de france mais les numéros de téléphones sont apparement faux....Si vous avez des info récente sur ces endroit merçi de me les communiquer.
Si vous avez des bonnes adresses entre 100 et 250 Dh la nuit pour une chambre de deux personnes je serais ravie.
Je me rends là bas en prenant le bus depuis marrakech vers azilal et ensuite en prenant un taxi. Je n'ai pas très envie de retourner dormir à azilal le soir car j'ai peur d'avoir du mal à trouver un taxi pour le retour le soir.
Qq aurait-il les horaires de bus depuis marrakech?? Nous pensons soit partir assez tard le soir ou au contraire très tot le matin...
Merçi.
Hôtels et riads pour Casablanca, Marrakech, Aït-Ben-Haddou et Tineghir? English translation pending
Bonjour à tous !! Je pars du 19 au 1 aout au Maroc est... Voila je recherche pour mon itinéraire :
un hotel sympa dans la médina à CASABLANCA Une hotel et une riad dans la médina de MARRAKECH (riad maximum 60 euro) Un hotel (ou riad) à AIT BEN HADDOU (on m'a parlé de kasbah du jardin)
et un hotel à TINEGHIR.
Merci beaucoup pour votre aide!
JeanSebastien
Merci beaucoup pour votre aide!
JeanSebastien
Voyager seule en Tanzanie sans agence de voyage et hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
Je commence à avoir une idée de projet de voyage pour aller en Tanzanie. J'envisage ce voyage seule, pour une durée de deux ou trois mois. En me renseignant un peu sur le pays, je vois que la plupart des voyages effectués là bas sont plutôt des voyages "de luxe" et demandent un budget important pour les activités touristiques proposées. Il me semble que les voyages de style "routard" sont assez peu communs. J'ai un budget réduit et j'aimerais aborder le pays sous un angle différent de celui proposé par les tours opérator. Cette solution alternative est-elle envisageable? Quelqu'un a-t-il déjà voyagé en Tanzanie en dormant chez l'habitant ou en bien en camping sauvage? Mon but n'est pas d'accumuler les ascensions et les safaris, même si cela doit être intéressant, mais plutôt la rencontre avec la population, la découverte des cultures, des modes de vie, l'aventure, le rapport à la nature, etc. J'aimerais avoir des témoignages ou conseils à propos des possibilités d'effectuer un voyage de ce type, hors des infrastructures touristiques.
Merci !
Je commence à avoir une idée de projet de voyage pour aller en Tanzanie. J'envisage ce voyage seule, pour une durée de deux ou trois mois. En me renseignant un peu sur le pays, je vois que la plupart des voyages effectués là bas sont plutôt des voyages "de luxe" et demandent un budget important pour les activités touristiques proposées. Il me semble que les voyages de style "routard" sont assez peu communs. J'ai un budget réduit et j'aimerais aborder le pays sous un angle différent de celui proposé par les tours opérator. Cette solution alternative est-elle envisageable? Quelqu'un a-t-il déjà voyagé en Tanzanie en dormant chez l'habitant ou en bien en camping sauvage? Mon but n'est pas d'accumuler les ascensions et les safaris, même si cela doit être intéressant, mais plutôt la rencontre avec la population, la découverte des cultures, des modes de vie, l'aventure, le rapport à la nature, etc. J'aimerais avoir des témoignages ou conseils à propos des possibilités d'effectuer un voyage de ce type, hors des infrastructures touristiques.
Merci !
L'Éthiopie en août: jongler entre météo et sécurité English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons, mon épouse et moi, de nous rendre en Ethiopie en Août pour environ 15 jours (nos contraintes professionnelles respectives nous empechant de partir à une autre période ou pour davantage de temps). En parcourant ce forum et d'autres sites, il s'avere que le mois d'Aout correspond à la saison des pluie, ce qui rend "plus compliqué" la visite du nord du pays, en particulier les Monts du Simien. Par ailleurs, les autorités françaises (et dans une moindre mesure ethiopiennes) déconseillent "fortement" le Danakil pour des raisons de sécurité. Nous ne sommes pas du genre à être alarmistes mais comme nous ne pouvons nous rendre compte par nous-mêmes, il est sage de prendre également ce parametre en considération.
Aussi, compte tenu de ces contraintes météorologiques et sécuritaires et du nombre de jour à notre disposition, auriez-vous des suggestions d'itinéraires alternatifs permettant malgré tout d'aller à la découverte de cette belle destination ?
Par avance, merci pour vos retours et partages.
Mamoudou
Nous envisageons, mon épouse et moi, de nous rendre en Ethiopie en Août pour environ 15 jours (nos contraintes professionnelles respectives nous empechant de partir à une autre période ou pour davantage de temps). En parcourant ce forum et d'autres sites, il s'avere que le mois d'Aout correspond à la saison des pluie, ce qui rend "plus compliqué" la visite du nord du pays, en particulier les Monts du Simien. Par ailleurs, les autorités françaises (et dans une moindre mesure ethiopiennes) déconseillent "fortement" le Danakil pour des raisons de sécurité. Nous ne sommes pas du genre à être alarmistes mais comme nous ne pouvons nous rendre compte par nous-mêmes, il est sage de prendre également ce parametre en considération.
Aussi, compte tenu de ces contraintes météorologiques et sécuritaires et du nombre de jour à notre disposition, auriez-vous des suggestions d'itinéraires alternatifs permettant malgré tout d'aller à la découverte de cette belle destination ?
Par avance, merci pour vos retours et partages.
Mamoudou