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Île d'Oléron ou île de Noirmoutier, campings? English translation pending
bonjour, je souhaite partir avec mes petits enfans 3 et 4 ans, je cherche un camping pas trop cher , pas trop eloigné d plages, et des marchés, ils adorent les fruits de mer; si vous connaissez un camping sympas
Camping en Vendée, avec enfants? English translation pending
🤪 Je trouve qu'il y a trop de camping en vendée et je ne sais lequel choisir?
Je souhaiterai une piscine avec une belle pateaugeoire pour mes enfants de 2 et 5 ans, du calme surtout la nuit .
Que me conseillez vous?
Merci
Itinéraire à vélo Nantes-Le Croisic en passant au nord de la Loire? English translation pending
Bonjour,
dans le cadre d'un petit périple, je souhaite relier Nantes au Croisic, mais en passant exclusivement au Nord de la Loire. Je voudrais des petites routes et/ou chemin.
Qu'en pensez vous, et quel itinéraire possible (en longeant la Loire) ? J'aurais un VTT+remorque avec pneus slick
merci pour vos réponses
Séjour en Vendée en camping-car English translation pending
😎😎😎 Bonjour à tous,
nous aimerions passer quelques jours en vendée (bord de mer) avec notre nouveau CC, n'ayant aucune connaissances de la région, nous sommes à la recherche de tous renseignements et conseils. Nous aimerions de préférence ne pas aller en camping. Notre séjour, serait en 2 parties. Nous partons pour Pâques et pour les vacances d'avril. Merci de vos réponses.😉
Planning my first long-distance trek: GR223 (Coutances to Mont Saint-Michel)
Hi everyone,
I’m leaving on Monday, August 3rd for my very first long-distance trek: the GR223 from Coutances to Mont Saint-Michel, over 6-7 days (~11-14 miles/day), solo.
I’m looking for tips from people who know this section well (Coutances → Regnéville-sur-Mer → Hauteville-sur-Mer → Bréhal → Granville → Genêts → bay crossing):
Budget-friendly accommodations: I’m struggling to find affordable stopover lodgings (a lot of what I find online are expensive vacation rentals, not really suited for a solo hiker). If you have any great spots (hostels, hiker-friendly B&Bs, nice campgrounds), I’d love to hear them! Bay crossing: Any feedback on guides/providers leaving from Genêts for the final crossing? General tips for a first long-distance trek: What you wish you’d known before your first time, pitfalls to avoid, etc.
Budget-friendly accommodations: I’m struggling to find affordable stopover lodgings (a lot of what I find online are expensive vacation rentals, not really suited for a solo hiker). If you have any great spots (hostels, hiker-friendly B&Bs, nice campgrounds), I’d love to hear them! Bay crossing: Any feedback on guides/providers leaving from Genêts for the final crossing? General tips for a first long-distance trek: What you wish you’d known before your first time, pitfalls to avoid, etc.
Voyage en Normandie: intérêt de Caen, autre ville à visiter? English translation pending
Bonjour, je m'appelle Simona et je suis italienne.
Je irai en Normandie cet été. J'ai mon hotel à Rouen, mais je voudrais visiter une autre ville.
J'ai pensé d'aller à Caen, mais on m'a dit qu'elle n'est pas trop belle (mais je ne le crois point!). Est-ce que vous me pouvez dire si Caen est intéressante ou pas? Ou vous connaissez une autre ville intéressante (pas trop loin de Rouen) où je pourrais aller?
Merci beaucoup!
Lectures sur le Cambodge English translation pending
Bonjour,
A la fin de l'année, je vais au Cambodge, pays que je compte visiter en vélo pendant un mois (j'ai déjà fait plusieurs voyages en Asie du Sud Est).
Pour préparer ce voyage, je suis à la recherche de lectures sur l'histoire du pays ou en relation avec cette histoire.
Parmi les ouvrages que j'ai déjà lu, j'ai particulièrement apprécié "Indochine, l'envoutement" de Jean de La Guérivière. J'ai également apprécié la littérature d'Auguste Pavie et, bien sûr, celle d'Henri Mouhot.
Merci d'avance pour vos conseils
A la fin de l'année, je vais au Cambodge, pays que je compte visiter en vélo pendant un mois (j'ai déjà fait plusieurs voyages en Asie du Sud Est).
Pour préparer ce voyage, je suis à la recherche de lectures sur l'histoire du pays ou en relation avec cette histoire.
Parmi les ouvrages que j'ai déjà lu, j'ai particulièrement apprécié "Indochine, l'envoutement" de Jean de La Guérivière. J'ai également apprécié la littérature d'Auguste Pavie et, bien sûr, celle d'Henri Mouhot.
Merci d'avance pour vos conseils
Un soir à Orcchia (village du Madhya Pradesh) English translation pending
La piété des indiens est-elle sincère?
La ferveur de leurs rituels est-elle seulement une affaire de traditions, de conformité aux coutumes d'une société où la religion est complètement intégrée au quotidien?
Spiritualité ou superstition?
Sans doute un doux mélange pimenté par un goût immodéré pour un cérémonial aussi théâtralisé et exubérant que la vie amoureuse, sexuelle et guerrière de leurs divinités.
Chants, danses, musique, strass et paillettes, encens, offrandes, immersions, pélerinages, processions...une infinie palette de signes extérieurs de ferveur à la mesure de la profusion de leurs dieux et déesses, les plus importants étant naturellement Brahma, le dieu suprême un peu distant et Shiva marié et père de famille, bien plus proche d'eux.
C'est à Orcchia, village du Madhya Pradesh au pied de trois palais jadis fastueux...c'est à Orcchia que j'ai assisté aux manifestations de piété les plus spectaculaires. Cela commence vers sept heures du soir à la nuit tombée, autour du seul temple d'Orcchia encore fréquenté par les fidèles, au centre du village. La place est couverte d'hommes, de femmes et d'enfants assis sur le sol, comme en attente d'un mystérieux événement. On mange, on bavarde, on s'interpelle dans une atmosphère bruyante mais paisible. La chaleur est tombée, il fait respirable. Les marchands vendent fruits et gâteaux. Les poudres sacrées étincellent dans le soir de toutes leurs couleurs. Les saddus sous les arbres ombreux de la place mijotent leur cuisine dans leurs casseroles en fer blanc et attendent les roupies qui amélioreront leur frugal repas de riz et de quelques légumes. Un mouvement de foule se forme peu à peu, des gens arrivent de tous côtés : femmes aux saris cossus ou modestes, errants, pouilleux, hommes habillés indifféremment de loques ou bien à l'occidentale, infirmes...J'ai vu une créature pitoyable au visage quasi inexistant et aux jambes inertes se hisser sur des marches par la tension de ses bras malingres, s'efforçant de garder levée sa tête chétive, comme réduite. Le parcours de la foule est précis. Il s'agit de faire plusieurs fois le tour du temple avant d'y entrer. Ce parcours est entrecoupé de prosternations face contre terre, attitude d'humilité des pieux de toutes religions. Certains se collent un instant, les bras levés, contre le mur du temple, puis reprennent leur course. Ces gestes s'accomplissent avec rapidité jusqu'à la porte du temple où ils sont encore répétés plusieurs fois. Un rituel permettant d'être digne d'y entrer. Progressivement la foule est engloutie dans le temple. On peut imaginer le nombre de fidèles qui s'y pressent, coagulés en un seul corps à têtes et à respirations multiples. A aucun moment, un silence ne s'est installé pendant l'accomplissement de ce rituel, mais une sorte de ferveur bruyante est restée constante. Ferveur ou conformité aux traditions?
C'est à Orcchia, village du Madhya Pradesh au pied de trois palais jadis fastueux...c'est à Orcchia que j'ai assisté aux manifestations de piété les plus spectaculaires. Cela commence vers sept heures du soir à la nuit tombée, autour du seul temple d'Orcchia encore fréquenté par les fidèles, au centre du village. La place est couverte d'hommes, de femmes et d'enfants assis sur le sol, comme en attente d'un mystérieux événement. On mange, on bavarde, on s'interpelle dans une atmosphère bruyante mais paisible. La chaleur est tombée, il fait respirable. Les marchands vendent fruits et gâteaux. Les poudres sacrées étincellent dans le soir de toutes leurs couleurs. Les saddus sous les arbres ombreux de la place mijotent leur cuisine dans leurs casseroles en fer blanc et attendent les roupies qui amélioreront leur frugal repas de riz et de quelques légumes. Un mouvement de foule se forme peu à peu, des gens arrivent de tous côtés : femmes aux saris cossus ou modestes, errants, pouilleux, hommes habillés indifféremment de loques ou bien à l'occidentale, infirmes...J'ai vu une créature pitoyable au visage quasi inexistant et aux jambes inertes se hisser sur des marches par la tension de ses bras malingres, s'efforçant de garder levée sa tête chétive, comme réduite. Le parcours de la foule est précis. Il s'agit de faire plusieurs fois le tour du temple avant d'y entrer. Ce parcours est entrecoupé de prosternations face contre terre, attitude d'humilité des pieux de toutes religions. Certains se collent un instant, les bras levés, contre le mur du temple, puis reprennent leur course. Ces gestes s'accomplissent avec rapidité jusqu'à la porte du temple où ils sont encore répétés plusieurs fois. Un rituel permettant d'être digne d'y entrer. Progressivement la foule est engloutie dans le temple. On peut imaginer le nombre de fidèles qui s'y pressent, coagulés en un seul corps à têtes et à respirations multiples. A aucun moment, un silence ne s'est installé pendant l'accomplissement de ce rituel, mais une sorte de ferveur bruyante est restée constante. Ferveur ou conformité aux traditions?
Ce soir sur Arte: reportage sur les femmes asiatiques English translation pending
Salut,
Pour info, ce soir sur Arte:
21.02.2008 22:45 Femmes asiatiques, femmes fantasmes Geisha ou écolière, vamp ou guerrière, la femme asiatique n'a cessé de fasciner les Occidentaux.
jeudi, 21 février 2008 à 22:45 Rediffusions : 26.02.2008 à 01:25 01.03.2008 à 01:30 14.03.2008 à 01:35 Femmes asiatiques, femmes fantasmes (France, 2008, 70mn) ARTE F Réalisateur: Sophie Bredier
Pour info, ce soir sur Arte:
21.02.2008 22:45 Femmes asiatiques, femmes fantasmes Geisha ou écolière, vamp ou guerrière, la femme asiatique n'a cessé de fasciner les Occidentaux.
jeudi, 21 février 2008 à 22:45 Rediffusions : 26.02.2008 à 01:25 01.03.2008 à 01:30 14.03.2008 à 01:35 Femmes asiatiques, femmes fantasmes (France, 2008, 70mn) ARTE F Réalisateur: Sophie Bredier
Sarah Marquis ses livres English translation pending
Lorsque le voyage et l'aventure, la vraie, se marient, cela montre que sur notre Terre il est encore possible de vivre des expériences époustouflantes en dehors des chemins courus. Sarah Marquis au travers de ses différents livres nous emmène avec elle dans un engagement total en solitaire. Dans notre monde où le risque est fui comme la peste et même blâmé, elle nous rappelle qu'un engagement total où le risque et le danger sont souvent présents de façon très aiguë, permet de partir à la découverte de soi et de vibrer en harmonie avec notre environnement naturel.
Ses aventures pour moi représentent un exemple et une véritable inspiration dans ma manière de voyager, oser se dépasser. Il faut dire qu'elle va très très loin.
Dans l'un de ses livres elle dit: ""Pourquoi marcher pendant 17 mois? Une pareille expédition est un réel changement de vie, il est préférable d'être bien dans ses baskets........de se remettre en question continuellement mais, surtout de casser tous les schémas accumulés avec les années pour repartir à zéro.... faire peau neuve.... Je pense que nous sommes tous capable de tout et crois fermement que la volonté peut déplacer des montagnes .""
En quatrième de couverture de ""Sauvage par nature"" on peut lire: Ne vous fiez pas aux apparences Sarah Marquis et une vraie guerrière capable d'échapper aux attaques des cavaliers mongole et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l'approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.
j'ai lu trois de ses huit livres: Du Chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la cordillère des Andes L'Aventurière des sables 14 000 km à pied et 17 mois dans le bush INSTINCTS trois mois seule en survie dans l'ouest sauvage australien
Je vais lire son dernier ouvrage "le tigre de Tasmanie" sa traversée en solitaire de la Tasmanie
Ses livres ont du souffle, ils nous replongent dans les terres vierges et les aventures des aventuriers des siècles passés. Le danger et l'insécurité sont son quotidien, l'homme étant bien souvent même si elle en croise peu un des principaux facteurs de méfiance et d'insécurité en tant que femme en solitaire, mais l'homme aussi parfois lui sauve la vie alors qu'elle s’apprête à faire une erreur fatale.
On prend toute la mesure de cette phrase de Nicols Bouvier: on ne fait pas un voyage c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
Tous ses livres sont à lire si on est à la recherche d'une vraie motivation à s'engager en voyageant. Luc
Ses aventures pour moi représentent un exemple et une véritable inspiration dans ma manière de voyager, oser se dépasser. Il faut dire qu'elle va très très loin.
Dans l'un de ses livres elle dit: ""Pourquoi marcher pendant 17 mois? Une pareille expédition est un réel changement de vie, il est préférable d'être bien dans ses baskets........de se remettre en question continuellement mais, surtout de casser tous les schémas accumulés avec les années pour repartir à zéro.... faire peau neuve.... Je pense que nous sommes tous capable de tout et crois fermement que la volonté peut déplacer des montagnes .""
En quatrième de couverture de ""Sauvage par nature"" on peut lire: Ne vous fiez pas aux apparences Sarah Marquis et une vraie guerrière capable d'échapper aux attaques des cavaliers mongole et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l'approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.
j'ai lu trois de ses huit livres: Du Chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la cordillère des Andes L'Aventurière des sables 14 000 km à pied et 17 mois dans le bush INSTINCTS trois mois seule en survie dans l'ouest sauvage australien
Je vais lire son dernier ouvrage "le tigre de Tasmanie" sa traversée en solitaire de la Tasmanie
Ses livres ont du souffle, ils nous replongent dans les terres vierges et les aventures des aventuriers des siècles passés. Le danger et l'insécurité sont son quotidien, l'homme étant bien souvent même si elle en croise peu un des principaux facteurs de méfiance et d'insécurité en tant que femme en solitaire, mais l'homme aussi parfois lui sauve la vie alors qu'elle s’apprête à faire une erreur fatale.
On prend toute la mesure de cette phrase de Nicols Bouvier: on ne fait pas un voyage c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
Tous ses livres sont à lire si on est à la recherche d'une vraie motivation à s'engager en voyageant. Luc
70 ans parade de la victoire 1945 Moscou English translation pending
Bonjour,
Je réfléchie à assister à la fameuse parade militaire sur la place rouge célébrant la victoire de 1945, le 09 Mai 2015 à Moscou. Cette année ça sera l'anniversaire des 70 ans et je cherche à savoir quelles festivités seront programmées dans la ville pour le week-end, et comment aussi se rendre au défilé / parade.
J'ai un peu de mal à trouver ces infos sur le net et sur le forum alors je me disais qu'il doit bien y avoir qqn dans le coin qui doit avoir les infos. ça serait chouette en tout cas!
Si vous avez un bon plan pour trouver une place ou même un avis sur ce genre de parade ça m'intéresse aussi.
😉
Je réfléchie à assister à la fameuse parade militaire sur la place rouge célébrant la victoire de 1945, le 09 Mai 2015 à Moscou. Cette année ça sera l'anniversaire des 70 ans et je cherche à savoir quelles festivités seront programmées dans la ville pour le week-end, et comment aussi se rendre au défilé / parade.
J'ai un peu de mal à trouver ces infos sur le net et sur le forum alors je me disais qu'il doit bien y avoir qqn dans le coin qui doit avoir les infos. ça serait chouette en tout cas!
Si vous avez un bon plan pour trouver une place ou même un avis sur ce genre de parade ça m'intéresse aussi.
😉
Cherche associations au Burkina Faso pour monter un projet English translation pending
Bonjour,
je compte monter un projet au Burkina Faso ou mali, Togo, ou Bénin. Je recherche des associations locales qui oeuvrent dans le domaine de la solidarité, de l'environnement, de la culture, afin de leur proposer des aides et rencontres via des séjours touristiques... si vous connaissez des associations sympas, merci de me contacter!
A bientôt,
carole😉
je compte monter un projet au Burkina Faso ou mali, Togo, ou Bénin. Je recherche des associations locales qui oeuvrent dans le domaine de la solidarité, de l'environnement, de la culture, afin de leur proposer des aides et rencontres via des séjours touristiques... si vous connaissez des associations sympas, merci de me contacter!
A bientôt,
carole😉
Rejoindre Rurrenabaque (Bolivie) depuis Iquito (Pérou) English translation pending
Bein voila la question est dans le titre. XCeci est il possible et plus ou moin si c est les cas combien de temps est necessaire?!
Que se vaya bien
Merci pour la ou les futures reponses!
Que se vaya bien
Merci pour la ou les futures reponses!
Itinéraire Montréal-Québec-New York-Toronto-Niagara Falls en deux semaines: ambitieux? English translation pending
Hello tous
j'ai prévu de rendre visite à une amie du 5/10 au 21/10 et vu qu'elle travaille je vais me prévoir des petites escapades.
Je pensais faire a 1ere semaine (4 jours car le 8 est férié) montreal (de jour parce que je risque de + le voir de nuit le WE 😉) + québec (en prenant un tour organisé en bus) & la 2eme semain NY. Pour NY j'hésites à prendre le bus ou louer une voiture, j'hésite aussi à faire la guerriere des transports en faisant un tour par Toronto et les chutes du NIagara ou autre.
Qu'en pensez vous? des conseils sur l'itinéraire, les transports ou encore le logement?
Merci d'avance à Tous!
Je pensais faire a 1ere semaine (4 jours car le 8 est férié) montreal (de jour parce que je risque de + le voir de nuit le WE 😉) + québec (en prenant un tour organisé en bus) & la 2eme semain NY. Pour NY j'hésites à prendre le bus ou louer une voiture, j'hésite aussi à faire la guerriere des transports en faisant un tour par Toronto et les chutes du NIagara ou autre.
Qu'en pensez vous? des conseils sur l'itinéraire, les transports ou encore le logement?
Merci d'avance à Tous!
Jiangxi, aux sources de la Révolution chinoise English translation pending
Pour la fete nationale chinoise, et quelques jours apres le trentieme anniversaire de la mort du grand leader Mao Zedong, il fallait bien que je m'initie enfin aux joies du tourisme rouge et que je rehausse mon niveau ideologique qui avait eu tendance a chuter depuis quelques annees de vie shanghaienne. Une fois n'est pas coutume, je reste donc en Chine pour ces vacances d'octobre, ce qui est un excellent moyen de "rejoindre les larges masses".
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
Infos passage Inde / Chine English translation pending
Bonjour,
savez vous si il est possible de passer d'Inde en Chine par l'extreme ouest de l'Inde (Arunachal Pradesh) ? Quelqu'un l' a t'il deja fait ? Sinon, est-il possible de traverser entre les 2 pays en évitant le Nepal et le Bhoutan ?
Merci d'avance !🙂
savez vous si il est possible de passer d'Inde en Chine par l'extreme ouest de l'Inde (Arunachal Pradesh) ? Quelqu'un l' a t'il deja fait ? Sinon, est-il possible de traverser entre les 2 pays en évitant le Nepal et le Bhoutan ?
Merci d'avance !🙂
Cirque du Soleil à Las Vegas: quel spectacle? English translation pending
j'Envisages un départ pour juin pour 5 jours à végas
Quel spectacle du cirque du soleil me conseillez vous et pourquoi? je pensais à mystères
merci pour vos réponses!
Quel spectacle du cirque du soleil me conseillez vous et pourquoi? je pensais à mystères
merci pour vos réponses!
Livre: "Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest" (Mali...) English translation pending
Les chasseurs mandingues
"Chez les Mandingues, les chasseurs (donsow) sont considérés comme des héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l’Ouest. Devins et guérisseurs, ils détiennent de nombreuses connaissances secrètes. Ils sont chargés d’apporter la nourriture indispensable à la survie de leur communauté mais aussi de veiller à son intégrité en administrant des soins et en la protégeant des ennemis visibles et invisibles, ce qui leur confère autorité et pouvoir au sein de la société. Cet ouvrage décrit tout d’abord la pratique des chasseurs en considérant son évolution historique et ses aspects sociaux et symboliques. Il présente leur organisation (donsoton) et sa participation à l’exercice du pouvoir politique et rituel, ainsi qu’à la gestion de la violence dans l’aire culturelle mandingue, notamment au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Suivent l’étude de l’habitus des chasseurs, des techniques du corps qu’ils mobilisent et de la maîtrise de soi dont ils doivent faire preuve, ainsi que l’examen des relations qu’ils entretiennent avec la brousse et le gibier. Cette analyse révèle la résonance érotique de la chasse dans l’imaginaire mandingue et la dimension spirituelle et rituelle de cette activité, la rapprochant d’une pratique religieuse. L’auteur observe enfin l’impact des mutations socio-économiques contemporaines (notamment l’urbanisation, la croissance démographique et la déforestation qui ont entraîné la raréfaction du gibier) sur la pratique des chasseurs et s’interroge sur leur capacité à exercer aujourd’hui le pouvoir coercitif et rituel dont ils revendiquent l’héritage." (Karthala.fr ; 2014)
La zone mandingue fait partie de l'aire culturelle (et linguistique) qui correspond à une vaste étendue d'Afrique de l'Ouest : une grande partie du Mali, le nord-est de la Guinée, le nord de la Côte d'Ivoire, le sud-est du Burkina Faso, une partie de l'est du Sénégal, une fraction de la Gambie et même une petite portion du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée-Bissau. Les populations qui habitent ces régions ont, malgré leurs spécificités culturelles, conscience d'appartenir à une même unité de civilisation, et ce par un ensemble de croyances, de valeurs et de pratiques, au premier chef desquelles se trouve la langue. Le mandingue est d'abord une famille, un continuum de parlers suffisamment apparentés pour qu'existe entre leurs locuteurs une large intercompréhension (du moins au niveau d'une communication élémentaire) : les principales langues qui composent cette sous-famille – chacune d'elles très dialectisée – sont le bambara (Mali, Côte d'Ivoire, Burkina Faso), le maninka (Mali, Guinée, Sierra Leone, Liberia) et le dioula (Burkina Faso, Côte d'Ivoire). Au-delà, toutes les sociétés mandingues s'apparentent par leur organisation sociale, leurs activités, leurs principaux rituels et leurs traditions orales.
La communauté mandingue, de tradition guerrière (au cours de l'histoire, elle a donné matière à l'avènement de prestigieux empires et royaumes), reste essentiellement une communauté à orientation agricole et ses membres participent majoritairement à cette activité. En outre, les Mandingues partagent très largement les mêmes coutumes alimentaires et vestimentaires, le même système d'alliance ainsi que tous les rituels liés aux grandes étapes de la vie (naissance, baptême, circoncision/excision, mariage, funérailles).
Dans la société mandingue, on distingue généralement deux grandes sortes de chasse : d'une part, celle qui est pratiquée par les profanes et qui, ouvert à tous et lié à aucun rituel particulier, peut donc concerner tous les membres de la société ; et d'autre part, celle qui est organisée dans le cadre d'une association aux activités et aux rites fermés à ceux qui lui sont extérieurs. Le premier type de chasse revêt deux formes : a. la chasse au petit et moyen gibier dans la brousse proche du village, souvent menée en groupe et accompagnée par leurs chiens, b. la chasse collective (donsofèlè) pour attraper essentiellement le petit gibier (lièvres, agoutis ...). Elle mobilise environ une centaine de personnes équipées de bâtons, machettes, etc. Toutes les autres formes de chasse sont le monopole des spécialistes de la chasse, les donso (en général, le mot bambara pour "chasseur") et se pratiquent, depuis déjà fort longtemps, au fusil (marifa), l'arme de prédilection du donso. Les donso portent dans l'exercice de la chasse un costume spécifique, le soi-disant serebu (vêtement de cotonnade composé d'un pantalon, serré ou bouffant, et d'une blouse ample de couleur brun rouge ; voir la photo en bas). Eux aussi exercent plusieurs types de chasse dont a. la chasse menée en petit groupe qui a lieu loin du village et qui est une chasse de longue durée (peut varier entre une semaine et plus d'un mois). On y recherche surtout le gros gibier. b. la chasse qui consiste à traquer un animal en suivant sa trace. c. la chasse où le chasseur se met à l'affût pour tirer le gibier, après avoir répéré son passage. Outre ces formes traditionnelles, les donso peuvent aussi pratiquer la chasse de nuit à la lampe et la chasse au piège. La chasse, comme activité spécialisée, occupe donc une fonction importante dans la société mandingue, même si aujourd'hui des règles gouvernementales très strictes la limitent dans beaucoup d'Etats ouest-africains. Et pourtant, malgré la chasse moins pratiquée de nos jours, les chasseurs sont toujours des membres très respectés de la communauté, par des raisons surtout historiques (l'origine de Soundjata, le héros par excellence des sociétés mandingues, est elle-même, depuis le 13e siècle, liée à l'histoire de la chasse), fonctionnelles (le chasseur est pourvoyeur de viande que la communauté assigne au chasseur) et spirituelles-rituelles, donc celles qui concernent leurs connaissances magiques (secrets de chasse, techniques de chasse, rituels de chasse, etc.).
Tout donso, donc tout chasseur qui exerce son activité en spécialiste, doit obligatoirement entrer dans une confrérie, dénommée donsotòn, qui existe dans toutes les régions mandingues. Cette association détient un rôle très important : elle est à la fois un cadre d'apprentissage tout au long de sa vie et un espace social de solidarité et d'entraide. Dans plus ou moins toutes les sociétés mandingues, la donsotòn intègre ses membres sans considération d'appartenance à une famille, à une caste, à une religion ou à une ethnie, et le sexe même n'est pas gênant ; il y a bien des donsomusow (femmes-chasseurs), p.ex. chez les Maninka en Guinée, qui ne sont pas des épouses de chasseurs mais des femmes membres de la confrérie. D'ailleurs, partout peut devenir chasseur qui veut. Il suffit de se liguer avec un maître (karamògò) parmi les sinbon, les "maîtres-chasseurs, chasseurs de grande réputation", de la confrérie. Dans toutes les donsotòns, c'est juste ce maître qui apprend à son disciple les techniques et les codes de la chasse. Outre les techniques et les codes de la chasse, le maître initie son disciple à la connaissance de la flore (surtout ds plantes médicinales) ainsi qu'aux pratiques magiques propres au chasseur. Par cet enseignement qui dure de 5 à 10 ans, l'apprenti-chasseur pourra franchir les différentes étapes de la confrérie, organisée partout de la même manière : au bas de l'hierarchie se trouvent les donsoden, les "éleves-chasseurs". Après l'acquisition d'une certaine expériences, ils deviennent donsokamalen, "jeunes chasseurs". Puis, après avoir fait preuve de suffisamment de qualités et de respect des règles, ils deviennent donsoba, "grands chasseurs". Et à chaque grade correspondent la capacité supposée et par conséquent l'autorisation de s'attaquer à certains types d'animaux. Au sommet de l'hiérarchie se trouve le donsokuntigi, le "chef des chasseurs" qui est garant et ordonnateur des biens du groupe. De plus le donsokuntigi a la responsabilité de régler les rituels et cérémonies qui se rapportent à l'univers de la chasse. Ils sont fort nombreux ...
(j'arrête)
Lien : http://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2819-chasseurs-mandingues-violence-pouvoir-et-religion-en-afrique-de-l-ouest-9782811111502.html
Hery
"Chez les Mandingues, les chasseurs (donsow) sont considérés comme des héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l’Ouest. Devins et guérisseurs, ils détiennent de nombreuses connaissances secrètes. Ils sont chargés d’apporter la nourriture indispensable à la survie de leur communauté mais aussi de veiller à son intégrité en administrant des soins et en la protégeant des ennemis visibles et invisibles, ce qui leur confère autorité et pouvoir au sein de la société. Cet ouvrage décrit tout d’abord la pratique des chasseurs en considérant son évolution historique et ses aspects sociaux et symboliques. Il présente leur organisation (donsoton) et sa participation à l’exercice du pouvoir politique et rituel, ainsi qu’à la gestion de la violence dans l’aire culturelle mandingue, notamment au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Suivent l’étude de l’habitus des chasseurs, des techniques du corps qu’ils mobilisent et de la maîtrise de soi dont ils doivent faire preuve, ainsi que l’examen des relations qu’ils entretiennent avec la brousse et le gibier. Cette analyse révèle la résonance érotique de la chasse dans l’imaginaire mandingue et la dimension spirituelle et rituelle de cette activité, la rapprochant d’une pratique religieuse. L’auteur observe enfin l’impact des mutations socio-économiques contemporaines (notamment l’urbanisation, la croissance démographique et la déforestation qui ont entraîné la raréfaction du gibier) sur la pratique des chasseurs et s’interroge sur leur capacité à exercer aujourd’hui le pouvoir coercitif et rituel dont ils revendiquent l’héritage." (Karthala.fr ; 2014)
La zone mandingue fait partie de l'aire culturelle (et linguistique) qui correspond à une vaste étendue d'Afrique de l'Ouest : une grande partie du Mali, le nord-est de la Guinée, le nord de la Côte d'Ivoire, le sud-est du Burkina Faso, une partie de l'est du Sénégal, une fraction de la Gambie et même une petite portion du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée-Bissau. Les populations qui habitent ces régions ont, malgré leurs spécificités culturelles, conscience d'appartenir à une même unité de civilisation, et ce par un ensemble de croyances, de valeurs et de pratiques, au premier chef desquelles se trouve la langue. Le mandingue est d'abord une famille, un continuum de parlers suffisamment apparentés pour qu'existe entre leurs locuteurs une large intercompréhension (du moins au niveau d'une communication élémentaire) : les principales langues qui composent cette sous-famille – chacune d'elles très dialectisée – sont le bambara (Mali, Côte d'Ivoire, Burkina Faso), le maninka (Mali, Guinée, Sierra Leone, Liberia) et le dioula (Burkina Faso, Côte d'Ivoire). Au-delà, toutes les sociétés mandingues s'apparentent par leur organisation sociale, leurs activités, leurs principaux rituels et leurs traditions orales.
La communauté mandingue, de tradition guerrière (au cours de l'histoire, elle a donné matière à l'avènement de prestigieux empires et royaumes), reste essentiellement une communauté à orientation agricole et ses membres participent majoritairement à cette activité. En outre, les Mandingues partagent très largement les mêmes coutumes alimentaires et vestimentaires, le même système d'alliance ainsi que tous les rituels liés aux grandes étapes de la vie (naissance, baptême, circoncision/excision, mariage, funérailles).
Dans la société mandingue, on distingue généralement deux grandes sortes de chasse : d'une part, celle qui est pratiquée par les profanes et qui, ouvert à tous et lié à aucun rituel particulier, peut donc concerner tous les membres de la société ; et d'autre part, celle qui est organisée dans le cadre d'une association aux activités et aux rites fermés à ceux qui lui sont extérieurs. Le premier type de chasse revêt deux formes : a. la chasse au petit et moyen gibier dans la brousse proche du village, souvent menée en groupe et accompagnée par leurs chiens, b. la chasse collective (donsofèlè) pour attraper essentiellement le petit gibier (lièvres, agoutis ...). Elle mobilise environ une centaine de personnes équipées de bâtons, machettes, etc. Toutes les autres formes de chasse sont le monopole des spécialistes de la chasse, les donso (en général, le mot bambara pour "chasseur") et se pratiquent, depuis déjà fort longtemps, au fusil (marifa), l'arme de prédilection du donso. Les donso portent dans l'exercice de la chasse un costume spécifique, le soi-disant serebu (vêtement de cotonnade composé d'un pantalon, serré ou bouffant, et d'une blouse ample de couleur brun rouge ; voir la photo en bas). Eux aussi exercent plusieurs types de chasse dont a. la chasse menée en petit groupe qui a lieu loin du village et qui est une chasse de longue durée (peut varier entre une semaine et plus d'un mois). On y recherche surtout le gros gibier. b. la chasse qui consiste à traquer un animal en suivant sa trace. c. la chasse où le chasseur se met à l'affût pour tirer le gibier, après avoir répéré son passage. Outre ces formes traditionnelles, les donso peuvent aussi pratiquer la chasse de nuit à la lampe et la chasse au piège. La chasse, comme activité spécialisée, occupe donc une fonction importante dans la société mandingue, même si aujourd'hui des règles gouvernementales très strictes la limitent dans beaucoup d'Etats ouest-africains. Et pourtant, malgré la chasse moins pratiquée de nos jours, les chasseurs sont toujours des membres très respectés de la communauté, par des raisons surtout historiques (l'origine de Soundjata, le héros par excellence des sociétés mandingues, est elle-même, depuis le 13e siècle, liée à l'histoire de la chasse), fonctionnelles (le chasseur est pourvoyeur de viande que la communauté assigne au chasseur) et spirituelles-rituelles, donc celles qui concernent leurs connaissances magiques (secrets de chasse, techniques de chasse, rituels de chasse, etc.).
Tout donso, donc tout chasseur qui exerce son activité en spécialiste, doit obligatoirement entrer dans une confrérie, dénommée donsotòn, qui existe dans toutes les régions mandingues. Cette association détient un rôle très important : elle est à la fois un cadre d'apprentissage tout au long de sa vie et un espace social de solidarité et d'entraide. Dans plus ou moins toutes les sociétés mandingues, la donsotòn intègre ses membres sans considération d'appartenance à une famille, à une caste, à une religion ou à une ethnie, et le sexe même n'est pas gênant ; il y a bien des donsomusow (femmes-chasseurs), p.ex. chez les Maninka en Guinée, qui ne sont pas des épouses de chasseurs mais des femmes membres de la confrérie. D'ailleurs, partout peut devenir chasseur qui veut. Il suffit de se liguer avec un maître (karamògò) parmi les sinbon, les "maîtres-chasseurs, chasseurs de grande réputation", de la confrérie. Dans toutes les donsotòns, c'est juste ce maître qui apprend à son disciple les techniques et les codes de la chasse. Outre les techniques et les codes de la chasse, le maître initie son disciple à la connaissance de la flore (surtout ds plantes médicinales) ainsi qu'aux pratiques magiques propres au chasseur. Par cet enseignement qui dure de 5 à 10 ans, l'apprenti-chasseur pourra franchir les différentes étapes de la confrérie, organisée partout de la même manière : au bas de l'hierarchie se trouvent les donsoden, les "éleves-chasseurs". Après l'acquisition d'une certaine expériences, ils deviennent donsokamalen, "jeunes chasseurs". Puis, après avoir fait preuve de suffisamment de qualités et de respect des règles, ils deviennent donsoba, "grands chasseurs". Et à chaque grade correspondent la capacité supposée et par conséquent l'autorisation de s'attaquer à certains types d'animaux. Au sommet de l'hiérarchie se trouve le donsokuntigi, le "chef des chasseurs" qui est garant et ordonnateur des biens du groupe. De plus le donsokuntigi a la responsabilité de régler les rituels et cérémonies qui se rapportent à l'univers de la chasse. Ils sont fort nombreux ...
(j'arrête)
Lien : http://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2819-chasseurs-mandingues-violence-pouvoir-et-religion-en-afrique-de-l-ouest-9782811111502.html
Hery

Voyage programmé en Thaïlande en septembre English translation pending
bonjour
je comptais me rendre en thailande en septembre, mais vu l'ambiance actuelle est ce bien prudent d'apres vous ?
merci
je comptais me rendre en thailande en septembre, mais vu l'ambiance actuelle est ce bien prudent d'apres vous ?
merci
Exposition "Vikings / Life & legend" au British Museum Londres English translation pending
Pour ceux qui passent par Londres avant fin juin, à signaler une très belle exposition sur la légende des Vikings au British Museum
http://www.britishmuseum.org/vikings
Tombé amoureux des Vikings depuis une courte expatriation en Suède et quelques séjours en Islande et en Norvège, il y a déjà quelques décennies (donc un peu après les Vikings), je ne pouvais pas manquer cette exposition
Au moins cinq bonnes raisons d'aimer les Vikings ;
1 / Leur légende épique de farouches guerriers vociférant sur nos rivières (variante scandinave du farouche soldat qui mugit dans nos campagnes 😮) qui n'hésitaient pas à trucider quelques moines au hasard pour leur extorquer deux ou trois calices en métal précieux, ou à enlever quelques passants innocents ou quelques jeunes vierges, pour les revendre à bon prix sur les marchés aux esclaves du Moyen-Orient
2 / Leur progressive réhabilitation par les historiens modernes... Le Viking était certes capable, à l'occasion, de commettre des exactions répréhensibles et punies par la loi... Mais c'était rare, et toujours justifié par une logique commerciale de profit à court-terme, encore largement répandue de nos jours sur une grande partie de la planète
3 / Le "management" d'une entreprise multinationale, que ces marchands-guerriers avaient rendu profitable et qui s'étendait de Terre-Neuve à Bagdad, ce que ni les Romains, ni les Arabes, pourtant friands à la même époque (ou un peu avant) d'investissement immobilier autour du bassin méditerranéen (en trucidant à tour de bras, également, on ne va pas se le cacher) n'avaient réussi à faire... Et comme les Vikings n'avaient aucune véritable ambition de colonisation, il est plus difficile de leur donner Thor...😉
4 / De grands marins, naviguant sur de vrais bateaux de course... Un vrai pari d'affronter les mers avec ces engins, au point que les adolescents attardés quittaient leur famille avec ces mots : "Maman, je veux devenir un vrai barbare, cette année je vais m'inscrire au pari-Drakkar !😏 "
5 / Ils ont découvert l'Amérique bien avant le vieux Christophe, mais discrètement et sans faire de bruit, et tout le monde l'a oublié... Etre sponsorisé par la Reine d'Espagne procure une bien meilleure crédibilité internationale que porter des vestes en peaux de phoques et des casques ridicules... Il a visiblement manqué au Viking (explorateur "normal") un bon conseiller en communication...
Et puis, les sagas islandaises, leurs magnifiques travaux d'orfèvres et le beau graphisme de leurs représentations animales, leur mythologie guerrière (Thor, Odin et les Valkyries, ...), le mystère qui plane encore sur leur vie quotidienne car à l'époque où les rois Francs et Germaniques bâtissaient des châteaux de pierre, les Vikings, écologistes avant l'heure, se contentaient du bois dont la persistance dans le temps n'est pas la principale qualité... Ce qu'on connait d'eux est donc surtout lié à leurs rites funéraires, à leurs armes, à leurs bijoux, et aux quelques pierres runiques dispersées en Scandinavie ou au Royaume Uni...
Et puisqu'on est sur VF, n'oublions jamais que les Vikings ont inventé la croisière : 1 / On s'entasse par paquets de douze dans un bateau... Cap au Sud et au soleil ! 2 / Comme on n'a rien à faire en mer, on boit des coups et on s'empiffre avec les copains 3 / A l'escale on ne manque pas de descendre tous ensemble en faisant beaucoup de bruit pour montrer qu'on existe 4 / On fait un peu de shopping ici ou là, et on ramène plein de souvenirs ridicules à la maison à la fin des vacances
Bref , si vous voulez vraiment vous intéresser aux Vikings, oubliez vite tout ce qui précède et aller voir l'expo
On peut également lire ou relire l'ouvrage (excellent) "Effondrement" de Jared Diamond, dont un chapitre est consacré aux Vikings, dont la civilisation a disparu, par intégration progressive dans les populations qu'ils avaient traversées... La Civilisation Inca n'a survécu que quelques siècles, emportée par la soif de l'or et la furie coloniale, la Civilisation Viking n'a pas duré plus longtemps mais s'est simplement endormie dans la douceur de vivre de l'Europe du Sud... Le Viking est devenu le Normand et son épouse brodeuse de la tapisserie de Bayeux...😉 Moralité : les deux plus grands fléaux de l'humanité sont sans aucun doute la guerre et le confort ! 😛
http://www.britishmuseum.org/vikings
Tombé amoureux des Vikings depuis une courte expatriation en Suède et quelques séjours en Islande et en Norvège, il y a déjà quelques décennies (donc un peu après les Vikings), je ne pouvais pas manquer cette exposition
Au moins cinq bonnes raisons d'aimer les Vikings ;
1 / Leur légende épique de farouches guerriers vociférant sur nos rivières (variante scandinave du farouche soldat qui mugit dans nos campagnes 😮) qui n'hésitaient pas à trucider quelques moines au hasard pour leur extorquer deux ou trois calices en métal précieux, ou à enlever quelques passants innocents ou quelques jeunes vierges, pour les revendre à bon prix sur les marchés aux esclaves du Moyen-Orient
2 / Leur progressive réhabilitation par les historiens modernes... Le Viking était certes capable, à l'occasion, de commettre des exactions répréhensibles et punies par la loi... Mais c'était rare, et toujours justifié par une logique commerciale de profit à court-terme, encore largement répandue de nos jours sur une grande partie de la planète
3 / Le "management" d'une entreprise multinationale, que ces marchands-guerriers avaient rendu profitable et qui s'étendait de Terre-Neuve à Bagdad, ce que ni les Romains, ni les Arabes, pourtant friands à la même époque (ou un peu avant) d'investissement immobilier autour du bassin méditerranéen (en trucidant à tour de bras, également, on ne va pas se le cacher) n'avaient réussi à faire... Et comme les Vikings n'avaient aucune véritable ambition de colonisation, il est plus difficile de leur donner Thor...😉
4 / De grands marins, naviguant sur de vrais bateaux de course... Un vrai pari d'affronter les mers avec ces engins, au point que les adolescents attardés quittaient leur famille avec ces mots : "Maman, je veux devenir un vrai barbare, cette année je vais m'inscrire au pari-Drakkar !😏 "
5 / Ils ont découvert l'Amérique bien avant le vieux Christophe, mais discrètement et sans faire de bruit, et tout le monde l'a oublié... Etre sponsorisé par la Reine d'Espagne procure une bien meilleure crédibilité internationale que porter des vestes en peaux de phoques et des casques ridicules... Il a visiblement manqué au Viking (explorateur "normal") un bon conseiller en communication...
Et puis, les sagas islandaises, leurs magnifiques travaux d'orfèvres et le beau graphisme de leurs représentations animales, leur mythologie guerrière (Thor, Odin et les Valkyries, ...), le mystère qui plane encore sur leur vie quotidienne car à l'époque où les rois Francs et Germaniques bâtissaient des châteaux de pierre, les Vikings, écologistes avant l'heure, se contentaient du bois dont la persistance dans le temps n'est pas la principale qualité... Ce qu'on connait d'eux est donc surtout lié à leurs rites funéraires, à leurs armes, à leurs bijoux, et aux quelques pierres runiques dispersées en Scandinavie ou au Royaume Uni...
Et puisqu'on est sur VF, n'oublions jamais que les Vikings ont inventé la croisière : 1 / On s'entasse par paquets de douze dans un bateau... Cap au Sud et au soleil ! 2 / Comme on n'a rien à faire en mer, on boit des coups et on s'empiffre avec les copains 3 / A l'escale on ne manque pas de descendre tous ensemble en faisant beaucoup de bruit pour montrer qu'on existe 4 / On fait un peu de shopping ici ou là, et on ramène plein de souvenirs ridicules à la maison à la fin des vacances
Bref , si vous voulez vraiment vous intéresser aux Vikings, oubliez vite tout ce qui précède et aller voir l'expo
On peut également lire ou relire l'ouvrage (excellent) "Effondrement" de Jared Diamond, dont un chapitre est consacré aux Vikings, dont la civilisation a disparu, par intégration progressive dans les populations qu'ils avaient traversées... La Civilisation Inca n'a survécu que quelques siècles, emportée par la soif de l'or et la furie coloniale, la Civilisation Viking n'a pas duré plus longtemps mais s'est simplement endormie dans la douceur de vivre de l'Europe du Sud... Le Viking est devenu le Normand et son épouse brodeuse de la tapisserie de Bayeux...😉 Moralité : les deux plus grands fléaux de l'humanité sont sans aucun doute la guerre et le confort ! 😛
Thaïlande - Vietnam - Laos - Cambodge - Birmanie en 5 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement étudiant et âgé de 21 ans, je prendrai à partir de la rentrée scolaire 2014 un semestre de césure. J'envisage à cette occasion de parcourir l'Asie du Sud-Est pendant ces 5 mois (de début septembre à fin janvier), et plus particulièrement les pays suivants :ThaïlandeVietnamLaosCambodgeBirmanieJe souhaite donc avant toute chose établir une première ébauche d'itinéraire, tout en me laissant en grande partie le champ libre une fois sur place.
Je me permets donc de m'adresser à vous afin de connaître vos recommandations concernant :L'ordre dans lequel effectuer ces pays, en fonction de la météo, de la géographie et des événements spéciaux.Le temps à consacrer à chaque pays, sachant que dans la mesure du possible, je souhaite privilégier les transports terrestresA l'heure actuelle, je pensais atterrir depuis la France en Thaïlande (afin de bénéficier d'un visa de 30 jours, et non d'un visa de 15 jours si je passe par les frontières terrestres), puis Laos, Vietnam, Cambodge, reboucler sur la Thaïlande pour prendre un vol pour la Birmanie, revenir en Thaïlande pour rentrer en France. J'envisage actuellement ces 5 pays en 5 mois (1 mois par pays), mais mes recherches ont l'air d'indiquer qu'un mois au Cambodge et au Laos sont peut-être trop?
Par ailleurs, est-il selon vous envisageable d'envisager d'ajouter le Népal à ces pays-là? Ou bien ce sera trop court?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et votre expérience. Je serai par ailleurs ravi d'échanger avec vous sur l'Indonésie, que j'ai parcouru 5 semaines cet été, hors des sentiers battus.
Librement,
MisSco
Actuellement étudiant et âgé de 21 ans, je prendrai à partir de la rentrée scolaire 2014 un semestre de césure. J'envisage à cette occasion de parcourir l'Asie du Sud-Est pendant ces 5 mois (de début septembre à fin janvier), et plus particulièrement les pays suivants :ThaïlandeVietnamLaosCambodgeBirmanieJe souhaite donc avant toute chose établir une première ébauche d'itinéraire, tout en me laissant en grande partie le champ libre une fois sur place.
Je me permets donc de m'adresser à vous afin de connaître vos recommandations concernant :L'ordre dans lequel effectuer ces pays, en fonction de la météo, de la géographie et des événements spéciaux.Le temps à consacrer à chaque pays, sachant que dans la mesure du possible, je souhaite privilégier les transports terrestresA l'heure actuelle, je pensais atterrir depuis la France en Thaïlande (afin de bénéficier d'un visa de 30 jours, et non d'un visa de 15 jours si je passe par les frontières terrestres), puis Laos, Vietnam, Cambodge, reboucler sur la Thaïlande pour prendre un vol pour la Birmanie, revenir en Thaïlande pour rentrer en France. J'envisage actuellement ces 5 pays en 5 mois (1 mois par pays), mais mes recherches ont l'air d'indiquer qu'un mois au Cambodge et au Laos sont peut-être trop?
Par ailleurs, est-il selon vous envisageable d'envisager d'ajouter le Népal à ces pays-là? Ou bien ce sera trop court?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et votre expérience. Je serai par ailleurs ravi d'échanger avec vous sur l'Indonésie, que j'ai parcouru 5 semaines cet été, hors des sentiers battus.
Librement,
MisSco
Règne immobile... (Maroc) English translation pending
Ce n'est pas une nouveauté. Ce post avait déjà été édité sous un autre pseudo que j'aimerais supprimer. Alors avant cela je transfère sous mon pseudo actuel les quelques textes édités alors.
Règne immobile, brûlant, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri animal, pas un chant d’oiseau, tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, fatigué peut-être par tant de terres survolées, qui n’espère plus le soupir d’ Éole pouvant le projeter en un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante. Accroché à l’immobilité de l’instant il s’étiole lentement, résigné, dans le ciel pâli par la chaleur.
Nous sommes à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Rantanplan, le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou alors était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.
Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Haddidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.
L’accès à ces pâturages est toujours régit par une djemaa*, qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les takhamt* se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie. Nous serons déjà partis, un peu à regret. Pour nous et notre asserdoun* qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d'orge et de paille quotidienne, les impératifs du ravitaillement obligent un passage par le souk d'Imilchil.
Après cette boucle de … Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe les jours, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous avons promis à Rantanplan quelques jours de repos dans la vallée. Nous y attendrons les premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle "errance". La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.
Mais il devra patienter encore quelques temps avant ces petites vacances. Nous sommes encore à 4 ou 5 jours de marche selon l'itinéraire choisi de la vallée d'Anergui, "notre" belle terre d'accueil qui doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir.
Seulement alors, du haut de Tizi n’Darri , nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles Ayt Boulmane. Les tarwa*, les douar* et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.
* Djemaa: Assemblée, conseil Takhamt: Tente nomade berbère Asserdoun: Mulet Tarwa: Canal d'irrigation Douar: Hameau Tizi: Col
Règne immobile, brûlant, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri animal, pas un chant d’oiseau, tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, fatigué peut-être par tant de terres survolées, qui n’espère plus le soupir d’ Éole pouvant le projeter en un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante. Accroché à l’immobilité de l’instant il s’étiole lentement, résigné, dans le ciel pâli par la chaleur.
Nous sommes à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Rantanplan, le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou alors était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.
Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Haddidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.
L’accès à ces pâturages est toujours régit par une djemaa*, qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les takhamt* se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie. Nous serons déjà partis, un peu à regret. Pour nous et notre asserdoun* qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d'orge et de paille quotidienne, les impératifs du ravitaillement obligent un passage par le souk d'Imilchil.
Après cette boucle de … Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe les jours, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous avons promis à Rantanplan quelques jours de repos dans la vallée. Nous y attendrons les premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle "errance". La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.
Mais il devra patienter encore quelques temps avant ces petites vacances. Nous sommes encore à 4 ou 5 jours de marche selon l'itinéraire choisi de la vallée d'Anergui, "notre" belle terre d'accueil qui doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir.
Seulement alors, du haut de Tizi n’Darri , nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles Ayt Boulmane. Les tarwa*, les douar* et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.
* Djemaa: Assemblée, conseil Takhamt: Tente nomade berbère Asserdoun: Mulet Tarwa: Canal d'irrigation Douar: Hameau Tizi: Col
Pâques, les tambours du bas Aragon, photos English translation pending
C'est une jolie tradition qui se passe dans 7 villages du bas Aragon pour la semaine sainte .
Le jeudi soir à minuit, les tambours se rassemblent sur la place du villages , dans celui que je vous montre il y a plus de 1000 tambours et grosses caisses , tout le village est là, de 7 mois à 177 ans 😎 , à minuit les tambours commencent à battre tous ensemble , les murs en tremblent et ceci jusqu'au lendemain minuit .24 heures de fiesta .
Un des villages les plus connu et le village de Calenda (qui a vu naitre le cinéaste Bunuel) , depuis quelques années , TV oblige le départ des tambours se fait à midi jusqu'au lendemain midi . On dit que Bunuel a beaucoup employé le son des tambours dans ses films .
Quelques images , j'aime bien les enfants qui s'amusent comme des fous 😉



A force de taper , les tambours se trouvent souvent couvert de sang

Taper le tambour, ça porte bonheur
Tout le monde s'y met , adulte et enfants
J'espère que ça vous donnera une idée de la fête , pour les 3 première photos c'était un essai, j'ai aimé, je les ai gardées .
Hannah
Quelques images , j'aime bien les enfants qui s'amusent comme des fous 😉



A force de taper , les tambours se trouvent souvent couvert de sang

Taper le tambour, ça porte bonheur

Tout le monde s'y met , adulte et enfants

J'espère que ça vous donnera une idée de la fête , pour les 3 première photos c'était un essai, j'ai aimé, je les ai gardées .
Hannah
Trek au Népal en septembre/octobre 2012, équipier, agence? English translation pending
Bonjour!!
je pense aller au Népal de la mi-sept à la mi oct 2012... Je me renseigne dés maintenant sur les superbes lieux de trek le classique tour de l'Annapurna semble trés touristique mais néanmoins tellement varié le mustang ou tour du manaslu paraissent également merveilleux ;-) c'est pourquoi j'en viens à demander vos avis et surtout les organismes par lesquels vous êtes passés?? ! si vous connaissez des petites agences ?? des amis rencontrés?? des guides locaux....je suis preneuse!!
merci d'avance !! coralie
merci d'avance !! coralie
Safaris au Kenya et en Tanzanie du 20 octobre au 5 novembre 2011 English translation pending
Bonjour,
je viens d'acheter des billet d'avion vers nairobi du 20/10 au 5/11/11. je souhaiterais visiter le masai mara et surtout, aller en tanzanie pour les parcs du nord (serengeti, ngorongoro, tarangire et lac natron)
connaissez-vous des bons plans pour boucler ce programme ? y-a-t-il des safaris en vente à nairobi qui le proposent à un prix abordable ?
est-ce qu'il vaut mieux prendre un vol domestique pour arusha et scinder les deux safaris (un pour le kenya et un autre pour la tanzanie) ?
je viens d'acheter des billet d'avion vers nairobi du 20/10 au 5/11/11. je souhaiterais visiter le masai mara et surtout, aller en tanzanie pour les parcs du nord (serengeti, ngorongoro, tarangire et lac natron)
connaissez-vous des bons plans pour boucler ce programme ? y-a-t-il des safaris en vente à nairobi qui le proposent à un prix abordable ?
est-ce qu'il vaut mieux prendre un vol domestique pour arusha et scinder les deux safaris (un pour le kenya et un autre pour la tanzanie) ?
Belgique: interdiction de fumer dans les cafés et autres tavernes en 2012 English translation pending
Alors que la majorité des pays européens ont intérdits de fumer dans tous les lieux publics, mon pays, celui de la biére , aurait l'intention d'interdire l'usage du tabac en 2012 dans les cafés et autres tavernes, je vous donne donc RDV en 2012 pour déguster une bonne trapiste sans fumée...🏴☠️
Patience ...🤪
Patience ...🤪
Quartiers à éviter à Âgrâ, Jaipur et Udaipur? English translation pending
Bonjour,
Je m'apprête à partir en Inde du Nord le 03 mars, j'y reste 17 jours avec ma soeur et ma cousine. Pas évident de choisir les hôtels... Savez-vous s'il y a des quartiers qu'il vaudrait mieux éviter? Sans sombrer dans la parano, on est trois filles d'origine asiatique (hmm j'ai deja eu des expériences désagréables en Chine alors que je suis du même type ethnique!) et je sais qu'on n'a pas très bonne réputation.
Par exemple, mon guru de kathak m'a déconseillé d'aller à Pahangarj à Delhi. Je suis à l'origine baroudeuse, mais mon séjour à Shanghai a été assez traumatisant (rabatteurs et regards fixes, pointée du doigt etc etc) Merci beaucoup!
Je m'apprête à partir en Inde du Nord le 03 mars, j'y reste 17 jours avec ma soeur et ma cousine. Pas évident de choisir les hôtels... Savez-vous s'il y a des quartiers qu'il vaudrait mieux éviter? Sans sombrer dans la parano, on est trois filles d'origine asiatique (hmm j'ai deja eu des expériences désagréables en Chine alors que je suis du même type ethnique!) et je sais qu'on n'a pas très bonne réputation.
Par exemple, mon guru de kathak m'a déconseillé d'aller à Pahangarj à Delhi. Je suis à l'origine baroudeuse, mais mon séjour à Shanghai a été assez traumatisant (rabatteurs et regards fixes, pointée du doigt etc etc) Merci beaucoup!
Malaria à Punta Cana? English translation pending
suite a ma question sur la malaria de la semaine passé, j ai une autre question, pourquoi dit-on que c est seulement a punta cana, c est quoi la différence des autres villes? elles en sont exemptes et pourquoi? merci pour ceux qui éclaireront ma chandelle😉
Tour du Brésil English translation pending
J’ai fait un très beau voyage du 3 au 17 janvier avec le groupe de 15 personnes de l'agence Nouvelles Frontières. J’ai pris 10 fois l’avion (en comptant les 2 vols d’Air France pour aller à Paris).
Nous avions un guide local dans chaque ville : Rio+Paraty, Manaus, Brasilia, Salvador, Iguaçu, Rio.
A Rio, nous sommes montés en train au Corcovado puis en téléphérique au Pain de sucre, tour des plages (Copacabana, Leblon, Ipanema, Barra), sambodrome et le dernier jour tour de ville à pied puis métro et tram.
Paraty est une ville coloniale portugaise qu’on a visitée à pied puis tour de la baie en bateau autour des îles.
A Manaus (capitale de l’Amazonie), nous avons visité la ville à pied, avant de partir pour la journée sur le rio Negro puis sur l’Amazone en pirogue avec promenade à pied dans la forêt, pêche aux piranhas (une seule personne en a attrapé un), coucher de soleil sur la forêt, chasse aux caïmans à mains nues par un indien de nuit (un petit).
A Brasilia, on a visité la ville en car et à pied.
A Salvador (appelée aussi Bahia qui est le nom de l’Etat), on a visité le centre historique à pied et notamment l’église Saint François, pris un bateau pour la journée dans la baie de tous les Saints pour aller à la plage sur l'île des frères et faire le tour en car de la principale ville (Itaparica où il y a un fort portugais). J’ai réservé un spectacle dans un café théâtre pour voir de la capoeira (danse guerrière brésilienne originaire d’Afrique).
A Iguaçu, on a passé toute une journée en Argentine pour découvrir les fameuses chutes avec la gorge du diable (il faut prendre un petit train), le chemin supérieur et le chemin inférieur. Il y avait aussi éventuellement un Zodiac qui amenait au pied des chutes (comme pour les chutes du Niagara, mais là-bas c’était un gros bateau) mais je n’y suis pas allé par peur d’être trempé. Le lendemain, on a vu les chutes côté brésilien puis visité un parc d’oiseaux. Auparavant, avec deux autres personnes, nous sommes allés avec un taxi visiter le barrage d’Itaipu (le plus grand du monde après celui des Trois gorges en Chine) qui est binational car à cheval entre le Brésil et le Paraguay.
Je suis donc allé dans 3 pays.
J’ai seulement eu un problème au retour car sur mon billet réservé par internet Paris-Nice il était indiqué 17 décembre au lieu de 17 janvier. J’ai donc dû courir au comptoir Air France de Roissy qui est au terminal 2D pour leur expliquer le problème ; après une longue discussion (j'ai seulement dit que c'était une erreur informatique), ils ont accepté de me donner un autre billet pour l’heure que j’avais prévue. Heureusement que j’avais laissé 4h30 de transit car l’avion est arrivé de Rio avec 1h de retard.
Il a fait beau tout le temps et un peu nuageux, sauf à Rio les 3 premiers jours (notamment vent très violent au Corcovado et pluie au Pain de sucre ainsi qu’à Paraty en bateau). J’ai attrapé un coup de soleil à Salvador.
Evidemment on a été piqué par les moustiques et j’ai pris la Malarone contre le paludisme tous les soirs (et encore pendant une semaine).
L’eau n’est pas potable et il fallait acheter des bouteilles.
Deux particularités concernant les restaurants : la churrascaria où on vous sert de la viande en grand nombre (il faut l'attraper avec des pinces car elle est coupée par le serveur tandis qu'elle est présentée sur un long pic), le resto au poids (c'est un buffet de hors d'oeuvre, plats et desserts et chaque fois on fait peser son assiette avant de payer à la sortie selon le nombre de kilos).
La guide nous a conseillé très vivement (surtout à Rio et à Salvador) de laisser passeport et argent dans le coffre de l'hôtel, à cause des problèmes d'insécurité.
Vol pour Miami ou Orlando sur Air France et peur en avion English translation pending
Bonjour,
je projette de partir aux usa en avril. Etant un super angoissé des voyages en avion, j aimerai savoir comment ca risque de se passer ? En effet, j ai deja pris l avion pour aller en crete, un avion de 150/200 places sunair, et un vol interieur nice/paris sur air france. A chaque fois, j ai trouvé que ca bougeait beaucoup et que ca "n etait pas stable". Est ce que ce sera un plus gros avion, et est ce que "ca bouge" ?
Merci
je projette de partir aux usa en avril. Etant un super angoissé des voyages en avion, j aimerai savoir comment ca risque de se passer ? En effet, j ai deja pris l avion pour aller en crete, un avion de 150/200 places sunair, et un vol interieur nice/paris sur air france. A chaque fois, j ai trouvé que ca bougeait beaucoup et que ca "n etait pas stable". Est ce que ce sera un plus gros avion, et est ce que "ca bouge" ?
Merci