Journée du 29 mai
C'est notre dernière matinée, nous la passons en flanant à pied dans le quartier Nahalat Chiva, derrière l'hotel très intéressant car il fut un des premiers quartiers où s'installèrent des Juifs en dehors des murailles de la vieille ville. Promis à la démolition pour rebatir des grands ensembles, il fut sauvé par des actions collectives et l'essentiel a été préservé, et la plus grande partie est en zones piétonnes, d'où une ambiance très agréable.
les graffeurs se sont éclatés dans le quartier
On y trouve aussi de beaux magasins d'art
et des habitants relax
Ensuite, transfert à l'aéroport où nous arrivons avec quatre heures d'avance, ce qui n'est pas de trop, car nous mettons deux heures et demi pour enregistrer

. On doit faire la queue car nous n'avons pas pu enregistrer en ligne, le site d'El Al bloquant en cours de demande

. Contrairement à ce qui nous a été dit, ce ne sont pas les contrôles de sécurité qui sont responsables de cette pagaille, car la plupart des passagers y passent en quelques minutes, mais l'organisation d'El Al est déficiente. Il n'y a que 7 comptoirs d'enregistrement d'ouverts, alors qu'il y a 15 avions El Al au départ par heure à ce moment de la journée, ce qui fait 2200 à 2500 personnes à traiter, ce qui fait plus de 300 personnes par comptoir !! Pas de pitié pour les familles avec enfants en bas age et pour les personnes agées

. Par contre on fait couper la file à une équipe de sport féminin

. De toute façon, on arrive largement en avance à l'embarquement puisque l'avion a une heure de retard. Quand on embarque, le personnel ne cherche pas à gagner du temps et laisse les groupes bloquant l'allée discuter longuement de savoir si l'un préfère le hublot ou pas. Il n'y aucun stewart dans les allées pour aider les gens (dont des mères de famille seules avec trois enfants) avec leurs bagages et fluidifier un peu la mise en place. Il faut 35 minutes, ce qui, pour un Boeing 737 est quand même un record. Il n'y a même pas de démonstration de sécurité

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A bord, le service est le même qu'à l'aller, avec un quart d'eau et un sandwich écœurant au corned beef

.On arrive à
Marseille avec plus d'une heure de retard, retard auquel les bagagistes de
Marseille apportent leur contribution en mettant 35 minutes à nous livrer les bagages.
Petits aléas des voyages


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Bilan du voyage:Ce voyage nous permis de prendre connaissance de lieux et de situations qui n'existeront plus jamais de la même façon en raison des attentats du 7 octobre et des événements qui suivent.
C'est le modeste témoignage de touristes que nous voulons partager car ces douze jours ont été globalement excellents, à l'exception de la sortie à Bethléem et
Jéricho, un peu décevante. L'organisation faite par Voyageurs du Monde a été tout à fait conforme à nos demandes et notamment les deux guides, à
Tel Aviv et à
Jérusalem, ont été excellents. En douze jours, on laisse beaucoup de choses de coté, on aurait voulu pouvoir passer plus de temps à
Acre et à
Jérusalem en particulier, mais nous avions une contrainte de temps.
Nous avons découvert des endroits exceptionnels,
Jérusalem en premier, mais aussi
Beit Shean,
Massada, Hicham's palace, entre autres.
Quelques points sur lesquels nous donnons nos ressentis :
Conduite :
La conduite s'est avérée sans problème. Les routes que nous avons emprunté étaient en bon état. Les conducteurs respectent à peu près les limitations de vitesse, ce qui fait que les files roulent en douceur à peu près à la même vitesse. Seul reproche, ils klaxonnent la voiture qui est devant eux 1/10 de seconde après que le feu soit passé au vert.
Restaurants :
Il est nécessaire de réserver dans les restaurants, sous peine d'être refoulé. L'application smartphone ONTOPO nous a aidé, une fois le problème compris.
Les restaurants sont très chers, sauf à manger de la street food, plus abordable.
On a beaucoup aimé la façon de diner, avec plusieurs plats variés qu'on met au milieu de la table et dans lesquels chacun se sert. C'est très convivial.
Les restaurants servent surtout du vin Israélien dont ils vantent volontiers les qualités. A 10 € le verre, on a connu mieux. Comme le dit Mitch
Malgré les vignobles présents en Israël et la non interdiction religieuse, ils ont du mal avec le vin.
On nous avait prévenu que le service dans les restaurants et hôtels n'était pas toujours au top. Cela s'est vérifié dans pas mal de cas (pas dans les établissements recommandés par Voyageurs du Monde). Le sourire est souvent absent et l'organisation montre parfois un manque de professionnalisme étonnant. Les serveurs sont souvent nombreux et leur rythme de travail assez faible. Dans une grande brasserie de
Jerusalem, nous avons du partir au bout de 10 minutes sans pouvoir commander parce que les garçons étaient en train de classer les feuilles dans le menu, à quelques mètres de nous, sans nous regarder et que l’hôtesse qui nous avait accueilli et placé avait disparu sans prendre notre commande. Dans un autre bar où nous étions seuls clients, il nous a fallu un quart d'heure pour avoir deux cafés. Deux serveurs étaient là, mais ils s'occupaient à des taches plus importantes que servir un client. Au Mamilla hotel, restaurant de luxe, on nous a servi l'apéritif après les plats, etc...
Urbanisme :
A
Tel Aviv, les choix architecturaux et d'urbanisme en général rendent la ville plaisante (avec en prime les grandes plages). Nous avons apprécié l’intelligence de certaines mesures dans ce domaine, pour la conservation d'immeubles anciens remarquables. Nous avons également été impressionnés par les mesures de sécurité des nouveaux immeubles : parkings abri anti atomiques, pièce de sécurité étanche dans chaque appartement.
A
Jerusalem, le choix imposé de la pierre de
Jérusalem, calcaire clair, pour toutes les constructions a préservé une belle homogénéité des façades.
En dehors de ces deux villes, les constructions sont souvent laides, d'autant plus que certains quartiers récents sont entièrement dépourvus d'une verdure que le climat et la nature des sols ne facilitent pas.
Les panneaux d'indications sont en général en deux langues, Hébreu et Anglais.
Pour traduire certains panneaux uniquement en Hébreu, nous avons eu recours à l'application smartphone Traducteur Web, qui traduit instantanément à partir de photos.
Christianisme, histoire et exploitation touristique
Dans tous les lieux christiques, nous avons rencontré une foule de pèlerins en bus effectuant des tournées organisées Capharnaum, Tabgha, le mont de la tentation, Bethléem,
Jerusalem, alors qu'une bonne partie des lieux Saints n'a pas de réalité historique ou archéologique prouvée. On a l'impression d'un circuit organisé pour fixer l'attention des pèlerins/touristes sur des lieux sans qu'il y ait de preuve que les événements correspondants s'y soient réellement passés. La Via Dolorosa en est un exemple, le nombre de stations et leur position ayant changé au fil des ans, avant que la doctrine actuelle l'emporte. Il est bien sur évident que si on disait aux visiteurs « ça s'est passé quelque part par là », ils seraient moins motivés. Un des exemples frappant est la pierre de l'onction, qui fait l'objet d'une grosse mise en scène.
La cogestion conflictuelle des lieux saints par les diverses églises chrétiennes est proprement hallucinante et prêterait à rire si les conséquences d'écarts éventuels n'étaient pas si graves.
Je souhaite à tous ceux qui lisent ce post de pouvoir un jour refaire dans la paix un circuit identique, et je remercie Mitch, qui a apporté des renseignements intéressants, plus précis que les miens.