Samedi 09 et Dimanche 10 août, deux jours pour une nuit.
En ce samedi matin, nous prenons la décision de buller car ce soir, on fait le kawah-Ijen sur
Java. Un petit tour à la plage avant de profiter de la piscine et du magnifique jardin du Taruna.
A 23h00 le chauffeur nous attend pour le début du marathon.
Vers minuit, nous sommes au port de
Gilimanuk, le chauffeur nous laisse embarquer au milieu des camions. L'ambiance est un peu glauque, madame n'est pas rassurée, moi j'enlève ma montre pour la mettre dans le sac, ça ne sert à rien de susciter la convoitise. Dehors, la bruine revient.
Une petite heure dans le ferry où nous rencontrons une famille de français qui est pris en charge par le chauffeur qui nous avait ramené de Candi Dasa. Ils sont très sympas et on échange nos expériences. Les autres passagers sont tous des locaux.
A 1h00 du matin, on fait la connaissance de notre guide, un jeune de 23 ans très sympa qui monte toutes les nuits au kawah-Ijen. L'excursion a été préparée par le Taruna (2.2M IDR pour nous deux) et c'est un sans-faute pour l'organisation. On monte dans un vieux 4x4 (modèle asiatique dans le style Land Rover 108) et c'est parti pour le parking du Kawah sous une pluie torrentielle.
A 2h00 du matin, c'est le départ !
Il y a foule, on le savait mais là ça dépasse tout ce qu'on avait imagine. Pour illustrer, imaginez les Champs-Elysées un samedi soir...
Pour monter au bord du cratère c'est court mais ça grimpe : 3 km de montée pour 600 mètres de dénivelé (20% de pente en moyenne). En chemin, il y a 3 petits warungs pour faire la pause et pour nous, à presque 60 ans, c'est toujours bon à prendre.
Au bas de la pente, on trouve un balai de "Lamborghini", c'est le surnom des petites charrettes pour ceux qui ne veulent pas marcher... et qui ont les moyens (1M IDR la montée et 500k la descente). Les gars se mettent à 3 pour tirer et pousser les charriottes et vu la pente, c'est du sport et c'est usant de devoir s'écarter toutes les 5mn quand on entend crier "Lamborghini, Lamborghini" mais c'est leur gagne-pain, alors on respecte.
Après les 3km de montée, c'est un faux plats de 1.5km pour enfin arriver au cratère. Enfin, on nous dit qu'on est au cratère car à 3h30 du matin, en pleine nuit noire (il pleut encore), la lumière de la frontale ne nous laisse pas deviner grand-chose... même si c'est Full Moon ce soir !
Il est temps de mettre les masques autour du cou.
Au bord du cratère, nous avons 2 options :
1/ Descendre au lac pour les flammes bleues
2/ Monter au sommet pour le lever du soleil
Je vote les flammes bleues... mais je ne suis pas le seul. La foule entière vote comme nous et c'est l'embouteillage sur le sentier très casse-gueule. Car autant sur le chemin de la montée on peut monter à 3 ou 4 de front, autant pour la descente du cratère c'est à la queue leu leu.
Après 30mn, on n'a fait que 50 mètres, notre guide fait la mou et nous conseille d'oublier les flammes bleues (
"trop de monde, trop dangereux, on risque d'arriver trop tard..."). En plus il me fait clairement comprendre que je risque de glisser (avec mes 2 mètres et mon quintal, je n'ai pas le sens de l'équilibre d'une Nadia Comaneci !). On fait donc demi-tour pour rejoindre le sommet du volcan où on arrive vers 5h30... soit 1h00 avant le lever du soleil. Il ne pleut plus mais il fait froid, alors on se blottit à terre et on essaie de se reposer un peu.
Vers 6h10 ça s'éclaircie un peu...
Et vers 6h45 c'est le bonheur !
On fait quelques photos du lac vu du dessus.
Mais très vite, il faut penser à descendre. Sur le bord du cratère 3 ou 4 porteurs tiennent leur stand pour vendre des petites sculptures en souffre et poser leurs paniers. Mais nous n'en verrons pas plus. Le guide nous dit qu'ils arrivent plutôt après 9h00 du matin.
La descente se fait bien.
Notre guide découvre les bâtons de marche qu'on avait pris soin d'emporter. Il trouve ça très judicieux et se demande où il va bien pouvoir en acheter à
Java. Je doute qu'il trouve un Décat. !
Vers 8h30 / 9h00 nous sommes au parking, 1h00 après au ferry, 2h00 après coté
Bali et ensuite il nous reste 1h00 sur le papier pour rejoindre
Pemuteran vers midi. Sauf que notre package inclue un
"déjeuner indonésien" au retour alors allons y pour un petit warung.
En fait de warung, on se retrouve chez "ACK Fried chicken" à
Gilimanuk, un fast food de type KFC mais à la mode indonésienne où on retrouve la famille de français rencontrée à l'aller sur le ferry. Eux ils auront fait les flammes bleues mais pas le lever du soleil... alors on s'échange les photos par whatsapp... je les envie un peu même si ils nous confirment que ça a été une grosse galère et qu'en bas il y avait une foule de dingue.
La gérante du KFC nous propose une photo des français. Comme tous les chauffeurs, c'est une manière d'alimenter leur boucle Insta pour montrer quelques pans de leurs activités. On joue le jeu avec le sourire "Tonigencyl" de circonstance.
Le reste de la journée sera consacrée à la sieste et piscine...
Après tout, on est au paradis !