Yan55 · 23 novembre 2018 à 12:34 25 messages · 5 participants · 2 707 affichages | | | | 23 novembre 2018 à 12:34 · Modifié le 25 nov. 2018 à 11:54 L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 1 de 25 · Page 1 de 2 · 2 295 affichages · Partager Nous étions déjà venus dans les Balkans en 2008 mais sans visiter l' Albanie, ce sera donc le but de notre voyage cet automne. Depuis ce voyage, il y a dix ans, le tourisme a explosé dans ces pays, ce qui ne se fait pas sans détérioration de l'environnement, hélas, surtout le long des côtes... Après la traversée des Balkans, nous parcourrons l' Albanie du nord-ouest vers l'est, avec une petite incursion en Macédoine, puis descendrons en Grèce du nord avec un séjour sur l'île de Lefkada puis nous remonterons vers les gorges du Vikos, avant de repasser en Albanie où nous suivrons la côte, visiterons Berat, et reviendrons à Shkoder pour refaire la route en sens inverse ( Montenegro, Croatie, Slovénie) et une halte à Venise avant de rentrer chez nous... le tout en un mois et demi, environ (du 10/09 au 18/10/2018) La route jusqu'en Albanie :Le 10 et le 11/09/2018 : Traversée de la France (nous partons de l'ouest, région nantaise) Le 12/09 : nous passons le col du Petit St Bernard puis c'est la descente vers la vallée d'Aoste. En Italie, nous prenons l'autoroute. Ce sera une très longue journée assez stressante du fait de la quantité incroyable de camions de toutes nationalités qui empruntent cette autoroute (nous en avions déjà fait l'expérience plusieurs fois, traverser l' Italie du nord, c'est coton). 3ème étape près de Trieste, à Monfalcone, le long d'un petit port : Marina Nova. Endroit bien tranquille et balade le long de la plage qui nous permet de décompresser après toute cette route... et ce n'est pas fini! Jeudi 13/09/2018 : Nous entrons en Slovénie. Il n'y a pas de péage pour aller de Kosina à Pasjak, à la frontière croate. Ce n'est pas une autoroute. La Slovénie est vite traversée et nous voilà en Croatie. Nous suivons la côte : Rijeka, Kraljevica, Novi Vinodolski. La côte est très urbanisée, aménagée à outrance... difficile de se garer par là... nous trouvons un petit coin sauvage pour déjeuner sur les falaises. Notre premier bain de mer depuis le départ. C'est bien agréable, la mer est toujours aussi transparente que quand nous étions venus en Croatie il y a dix ans déjà! Nous décidons de passer par la montagne en prenant une route qui monte en lacets jusqu'à Ottoçac, petite ville tranquille où nous changeons quelques euros à la banque (très bon taux, pas de commission), histoire d'avoir quelques kunas sur nous au cas où. La route traverse des villages où l'on peut encore voir des traces de la guerre qui est pourtant finie depuis vingt ans. On voit bien que tout est misé sur le tourisme, côte hyper moderne et construite, arrière-pays laissé à l'abandon, et ça, nous le verrons dans tous les pays des Balkans... Nous passons la nuit dans la montagne dans un cadre magnifique, mais il ne faut pas s'aventurer dans les bois environnants, il y reste des mines, comme l'indiquent les panneaux ornés d'une tête de mort. Vendredi 14/09 : Il nous reste 11kms de piste caillouteuse à emprunter pour descendre de l'autre côté de la montagne et atteindre la route qui mène à la côte en passant par Knin, puis Sinj. Nous passons près du grand lac Perucko. La route serpente dans un paysage de collines et maquis jusqu'à Makarska où nous prenons la route de côte jusqu'à Dubrovnik où nous arrivons vers 17h30 (après avoir traversé la petite partie du littoral bosniaque et donc passage de frontières à chaque bout!). Ici, c'est évidemment très touristique et très développé : beaucoup d'immeubles et centres commerciaux, grosse circulation à cette heure. Nous allons au camping Kupari à 11kms de Dubrovnik où nous étions déjà venus il y a dix ans. Il n'a pas changé! Il est très agréablement situé dans un parc arboré, un peu sauvage et assez vaste pour que l'on ne soit pas les uns sur les autres contrairement à un autre camping que nous avions vus non loin où les gens étaient serrés comme des sardines dans un petit espace sans ombre... De plus il n'est pas cher : 18€ pour 2 et le fourgon. La plage est de l'autre côté de la route mais il y a un passage souterrain pour la traverser. Ce qui nous étonne beaucoup, c'est que le grand ensemble d'immeubles et de salles de réception situé autour de cette petite plage, dans un grand parc, est resté dans le même état d'abandon comme nous l'avions découvert en 2008. Ce complexe touristique réservé aux membres du gouvernement et de l'armée au temps de Tito, a été bombardé en 1991 et depuis la fin de la guerre, il est resté propriété de l'état qui n'a pas trouvé preneur pour le reconstruire et, depuis, le temps continue son oeuvre... Etrange, dans c'est endroit hyper-touristique, à proximité de Dubrovnik de trouver encore des bâtiments dans cet état alors que le potentiel est énorme... en attendant, il est accessible à tous, ce qui permet d'accéder à la plage et de s'y prélasser dans l'atmosphère un peu particulière de fin d'une époque ! Samedi 15/09/2018 : Passage de la frontière avec le Montenegro, puis nous prenons la belle route qui longe les bouches de Kotor. Par ici, c'est hyper-touristique, beaucoup plus qu'il y a dix ans. Beaucoup de circulation, des cars de touristes qui débarquent des groupes... l'horreur ! La côte est très bétonnée... nous quittons le bord de mer pour le lac Skadar et faisons une petite halte pour revoir le petit bourg de Virpazar que nous avions beaucoup aimé en 2008 et qui s'était révélé si tranquille à l'époque... mais là, horreur : une circulation énorme dans ce petit village, des véhicules garés partout, un monde de fou (nous sommes samedi, ceci explique peut-être cela). Nous sommes bien déçus, décidément... Nous arrivons à la frontière albanaise à Hani i Hotit, après avoir traversé des endroits très très moches : entrepôts de matériaux, bâtiments construits n'importe où et n'importe comment), nous passons la frontière en 30mn et gagnons le bord du lac Skadar où nous trouvons un très joli endroit au bout d'un chemin où se trouve un camping. Nous sommes en pleine nature, face au lac où nous nous baignons et assistons au superbe coucher de soleil... | | | À: Yan55 · 23 novembre 2018 à 15:23 · Modifié le 24 nov. 2018 à 19:43 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 2 de 25 · Page 1 de 2 · 2 279 affichages · Partager Albanie : la région de Shkodër, Valbona et lac Koman :Dimanche 16/09/2018 : Après la nuit très tranquille dans ce bel endroit environné d'oiseaux, nous partons pour la grande ville du coin, Shkodër (ou Shkodra). Il y a pas mal de monde dans les rues ce dimanche matin et beaucoup de circulation. Les albanais se garent n'importe comment, en deuxième et même troisième file. Heureusement que les avenues sont larges ! Nous avons la chance de réussir à nous garer dans une rue du centre.Près de là, une petite boutique de téléphonie fait aussi le change de monnaie et, malgré que nous soyons dimanche, elle est ouverte. Nous pouvons ainsi obtenir des leks à un bon taux et acheter une carte SIM 4G (15€ pour un mois)... 1€ = environ 125 leksLes commerces les plus répandus en Albanie sont les stations de lavage auto et les cafés ! Aux terrasses, pratiquement que des hommes. On a l'impression qu'ils restent là toute la journée devant un verre de raki et un café... Après avoir dégusté un petit café en bordure de rue où nous pouvons apprécier le trafic urbain, nous nous rendons à la citadelle. Difficile de se garer à proximité. Entrée : 200leks par pers. La visite n'est pas extraordinaire car il ne reste pas grand-chose à l'intérieur des remparts si ce n'est la belle vue sur la ville et la Mosquée de Plomb à ses pieds... des couples de mariés viennent s'y faire prendre en photo... Nous reviendrons à Shkodër à la fin du voyage... pour l'heure, nous prenons la route pour Fierze, dans la montagne, vers le nord. La route qui y grimpe semble interminable. Elle est relativement en bon état mais très étroite et ne comporte QUE des virages ! Il faut des heures pour couvrir peu de kms, nous sommes partis en début d'après-midi, nous n'atteindrons pas Fierze ce soir... nous cherchons un endroit où faire halte pour la nuit et, tout à coup, nous apercevons un bâtiment construit sur une colline avec un grand espace derrière. On dirait une école mais on se demande ce qu'elle ferait là en pleine nature sans rien d'autre que la montagne autour. Nous nous garons derrière et nous allons voir, la porte est ouverte et bientôt nous nous trouvons dans des salles de classe ou deux institutrices sont en train de faire le ménage car elles nous font comprendre que demain, ce sera la rentrée des classes... elles ne parlent pas très bien anglais et c'est un peu difficile de se comprendre mais elles sont ravies de notre visite et nous montrent les classes et les affiches de sciences nat, de géométrie, etc...vraiment sympa comme rencontre. Elles nous disent habiter le hameau en contre-bas que l'on n'aperçoit pas du tout de la route, il se nomme Mezi. Il y a plein de villages partout mais la route n'y passe pas, pour les atteindre, il faut emprunter des pistes caillouteuses qui descendent ou grimpent à pic dans le flanc des montagnes...ce ne doit pas être facile de circuler par là l'hiver quand il y a de la neige. Lundi 17/09 : Le matin, quelques élèves arrivent et s'aventurent jusqu'au fourgon pour nous poser quelques questions en anglais ! une jeune fille nous dit :"beautifull Albania" en ouvrant les bras vers la montagne!... et c'est vrai que par ici, le paysage est magnifique... Nous reprenons la route de montagne toujours aussi dangereuse et sinueuse. Heureusement qu'il n'y a pas des masses de circulation, c'est le moins que l'on puisse dire ! Nous arrivons au grand barrage puis à Fierze, petite bourgade aux maisons dispersées. Nous allons à l'embarcadère du ferry afin de réserver notre place pour faire la traversée du lac Koman, demain. Là se trouve un petit parking et un café où un jeune garçon nous propose de nous vendre un billet, soit 5€/pers + 5€ par mètre carré du véhicule, ce qui revient à 60€ pour nous. C'est le prix dont nous avions eu connaissance, pas d'arnaque, marché conclu...et à demain... Pour l'instant, nous prenons la route jusqu'à Barjam Curi, bourg assez important avec une rue commerçante très animée où nous faisons quelques courses, puis nous continuons jusqu'à Valbone. La route est bien meilleure que celle que nous avons empruntée hier, elle suit la rivière Valbona. Le village de Valbone s'étale tout en longueur jusqu'au bout de la route goudronnée. A cet endroit commence le chemin qui monte à Theth. En fait, Valbone n'est pas vraiment un village, il n'y a aucun commerce, ce n'est qu'une succession de guest-houses avec de petits terrains de camping dans leurs jardins. Il y a ici énormément de jeunes allemands qui viennent faire de la randonnée... je n'aurais jamais cru qu'il y aurait autant de monde par ici ! c'est une région en plein développement, des travaux de nouvelles routes sont en cours et des hôtels assez luxueux commencent à émerger... Pour notre part, après avoir trouvé le départ du chemin qui longe la rivière, nous partons en balade à pied jusqu'au petit lac Liqeni i Xhemej, presque à sec en cette saison, où nous pique-niquons tranquillement. Nous sommes tout seuls, à part quelques vaches et... un renard qui vient boire dans le lac en nous tenant à l'oeil. Il n'a pas l'air farouche, mais il n'a pas l'air en très bonne santé non plus... nous continuons la balade en longeant le lit de la rivière... jolie promenade. Quand le soir descend, il fait froid malgré la chaleur de la journée, nous sommes en altitude. Pour la nuit, nous nous garons dans un renfoncement entouré de sapins au bord d'un grand pierrier... ce n'est pas la place qui manque ici... | | | Super j attend la suite avec impatience | | | À: Manza · 23 novembre 2018 à 21:11 · Modifié le 24 nov. 2018 à 19:44 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 4 de 25 · Page 1 de 2 · 2 248 affichages · Partager Mardi 18/09/2018 : Avant de quitter Valbona, nous cherchons un endroit où trouver de l'eau pour remplir notre réserve d'eau potable (nous sommes en fourgon aménagé)... après s'être renseignés auprès de jeunes allemands (l' Albanie est remplie d'allemands) qui se brossaient les dents près de leur voiture, nous allons demander à un gars qui travaille dans le resto/hôtel qui occupe une place importante au bout de la route goudronnée. Très gentiment, il sort dans le jardin et nous amène un gros tuyau sans embout... il va sans dire que ça éclabousse! on y arrive quand même et quand nous voulons le payer, il refuse... c'est vrai qu'ici, il y a de l'eau qui coule de sources partout, il y a même une cascade sur le côté du jardin... Nous nous rendons à l'embarcadère de Fierze. Il y a déjà quelques véhicules, dont deux avec des caravanes, qui attendent là. Le ferry arrive vers 11h30 mais il faudra attendre un bon bout de temps avant de pouvoir embarquer... La manoeuvre se fait en marche arrière. Sur ce tout petit bac nommé "Berisha", il faut bien serrer les véhicules les uns contre les autres pour tous les caser mais les gars qui s'occupent de l'embarquement sont des as, tout va rentrer. Il y aura même une voiture sur la plate-forme de débarquement relevée ! Il y a aussi énormément de gens à pied qui arrivent, amenés par des bus, depuis leurs hôtels. Ce ne sont que des touristes, allemands en grande majorité, mais aussi des russes, anglais, slovaques, tchèques, quelques français et même un groupe d'indonésien (nes) qui passeront tout le trajet à faire des selfies sur le pont... là encore, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de touristes ici, surtout en cette saison mais, apparemment, cette traversée du lac Koman fait partie des circuits touristiques. Il faut dire que le paysage est magnifique, parfois on se croirait dans un fjord norvégien...La traversée dure 2h30 et ça vaut le coup... Une fois arrivés à Koman, le débarquement prend beaucoup de temps. Le débarcadère est minuscule et, ensuite il faut emprunter un tunnel étroit qui débouche sur une route complétement pourrie jusqu'à Quyrsac. Difficile d'imaginer une route avec autant de trous dans un lieu si fréquenté par un tas de touristes ! Heureusement, après Quyrsac, nous suivons une belle route jusqu'à Chengjin, au bord de la mer. La route qui longe la côte est en excellent état, bien sûr ! ici aussi, comme dans le reste des Balkans, tout le développement est en priorité porté sur le tourisme balnéaire...la mafia y serait-elle pour quelque-chose ? Nous nous garons pour la nuit dans la pinède au bord de la très longue plage, plutôt sale et très bétonnée. Nous ne nous baignerons pas là, il paraît que c'est pollué... | | | À: Yan55 · 23 novembre 2018 à 23:00 · Modifié le 24 nov. 2018 à 19:45 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 5 de 25 · Page 1 de 2 · 2 243 affichages · Partager -Krujë, Elbasan :Mercredi 19/09/2018 : Nous prenons la route vers Krujë mais le GPS, au lieu de nous faire prendre les grands axes, nous entraîne sur une piste caillouteuse de plus en plus défoncée. Au bout de quelques kms, nous faisons demi-tour. Un monsieur bien aimable nous indique la bonne route...et nous arrivons enfin à Krujë, ville construite sur les flancs d'une colline et donc aux rues étroites et escarpées. La citadelle, comme il se doit, se trouve au sommet et, pour l'atteindre, il faut traverser le centre-ville plutôt encombré à cette heure. Nous nous heurtons à une rue en travaux, barrée mais comme aucun panneau ne l'indiquait, il faut faire reculer tous les véhicules qui s'y étaient engagés pour pouvoir faire demi-tour. Quel bazar ! arrivés aux abords de la citadelle, il faut trouver une place dans un des petits parkings privés et payants, ce qui n'est encore pas une mince affaire car il y a là beaucoup de bus de tourisme et de véhicules en tous genres... Il est 11h30 et il fait très chaud...enfin, nous nous promenons dans les vieilles ruelles de la citadelle jusqu'au joli "tekké Dollma", lieu de culte bektachi (un ordre religieux dérivé du soufisme) renfermant des tombeaux, puis visite du Musée Ethnographique situé dans une belle maison ottomane. Visite intéressante. Après un petit tour dans le vieux bazar, nous allons déjeuner dans un des nombreux restaurants qui bordent les vieux murs de la citadelle. Pas terrible, cuisine médiocre, portion congrue et service pas sympa... Krujë est une ville touristique, ça se sent... Nous reprenons la route, en direction de Tirana. Nous traversons les faubourgs de la capitale et empruntons la belle route vers Elbasan, bien indiqué. Mais bientôt, la route est barrée. Il faut tourner à gauche, des voitures font demi-tour, d'autres se retrouvent en travers de la route, ce qui crée un énorme embouteillage ou chacun veut avancer le premier sans s'occuper de bloquer ou non la circulation. Les albanais conduisent vraiment comme des idiots et, parmi tout ça, des policiers complètement incompétents et débordés par la situation qui ne gèrent rien du tout ! Enfin, nous réussissons à passer et nous arrivons à Elbasan où nous ne nous arrêtons pas (nous reviendrons demain mais, ça, nous ne l'avions pas prévu)... nous voulons continuer la route vers le lac d' Orhid mais, avant, nous suivons les conseils du "Petit Futé" et décidons d'aller voir l'église St Nicolas de Shelcan, à qui le guide accorde 3 étoiles et dit qu'elle renferme des fresques réalisées par Onufri, le grand peintre albanais du XVIème, célèbre pour ses icônes colorées. Dans le guide, il est mentionné que cette église se trouve à 12kms d' Elbasan mais ce qu'il ne mentionne pas, c'est que le hameau de Shelcan est d'abord difficile à trouver (nous avons demandé à une multitude de gens tout le long de la route) mais, surtout, très difficile d'accès. Une piste caillouteuse, défoncée, étroite, grimpe raide jusqu'au hameau qui ressemble plus à un groupe de fermes qu'un village. Nous avons le malheur de nous engager là avec le fourgon... nous nous garons dans une étroite entrée de chemin et arrivons devant la minuscule église qui semble fermée. Heureusement, un petit monsieur, dès qu'il nous aperçoit, vient nous ouvrir et nous fait visiter en détails cette jolie église qui renferme, il est vrai, de bien belles fresques... ce petit monsieur très aimable nous prend quand même 500leks pour la visite...! Au moment de partir, impossible de sortir le fourgon du recoin où il était garé et nous abimons la porte coulissante contre un piquet de clôture...On s'en souviendra de la petite église de Shelcan et des bons plans du Petit Futé !!! Avec tout ça, il est trop tard pour continuer, nous faisons demi-tour vers Elbasan et nous trouvons un coin en bordure de cette petite route pour y passer la nuit. Nous surplombons la campagne alentour, paysage bucolique de fermes et champs cultivés... une journée bien galère quand même ! Jeudi 20/09 : Comme nous devons repasser par Elbasan, autant s'y arrêter pour visiter la citadelle. Celle-ci ne se trouve pas sur le sommet d'une colline mais dans la ville elle-même. Elle ne présente pas beaucoup d'intérêt. Nous y voyons la mosquée du Roi, l'église, la tour de l'horloge mais tous ces bâtiments sont fermés. Pas beaucoup de vieilles maisons, beaucoup de constructions modernes moches et pour la plupart, comme toujours, pas terminées... Pas beaucoup d'intérêt donc pour les constructions mais des gens très gentils qui ont envie de nous parler, intrigués de voir des visiteurs dans cette ville peu fréquentée par les touristes... c'est ça le plus intéressant, finalement et c'est ce que nous aimons dans les voyages... Nous reprenons la route vers le lac d' Orhid et, en cours de route, nous faisons halte à un grand marché de campagne où il fait bon flâner devant les étals, faire quelques achats de fruits et légumes et observer les gens. Un moment bien agréable loin des lieux envahis par les touristes. | | | Merci pour ce récit, c'est très intéressant!! on attend la suite :-) | | | À: Elenitsa · 24 novembre 2018 à 12:11 · Modifié le 24 nov. 2018 à 19:46 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 7 de 25 · Page 1 de 2 · 2 220 affichages · Partager Merci à tous pour vos encouragements à poursuivre mon récit... voici la suite : - Lac d'Orhid et petite incursion en Macédoine :La route se poursuit sans problème jusqu'au lac d' Orhid, qui serait le lac le plus profond des Balkans et l'un des plus vieux du monde. Il est partagé entre l' Albanie et la Macédoine (devenue depuis peu " Macédoine du Nord")... Nous arrivons à ce qui est l'extrémité nord de la partie albanaise du lac, au petit village de Lin. Nous nous garons à l'entrée du village, devant un restaurant, et nous promenons jusqu'au bout de la rue qui s'adosse à la falaise et longe la rive...elle est bordée de jolies maisons en pierres sur lesquelles grimpent les treilles, beaucoup de petits jardins luxuriants : figuiers, pêchers, tomates, piments, etc... les gens sont assis devant leurs portes et nous saluent. Nous sommes pratiquement les seuls touristes, ça fait du bien ! Par un chemin qui grimpe dans la falaise derrière les maisons, nous montons jusqu'aux ruines de la cathédrale paléochrétienne où l'on peut admirer un pavement en mosaïque bien conservé, ce qui fait la renommée du lieu. Il fait très chaud là-haut, le soleil tape... nous redescendons au bord du lac et allons déjeuner dans le restaurant devant lequel nous sommes garés. Il a une agréable terrasse sur pilotis où nous dégustons le célèbre poisson du lac, le koran (sa chair ressemble un peu à du saumon) avec des frites maison. C'était bon, pas cher du tout et très sympa... Nous partons pour Pogradec, au sud... les bords du lac sont très aménagés (c'est à Lin que nous avons trouvé le plus d'authenticité), la route suit la rive, il y a pas mal de campings tout le long mais souvent, ils se trouvent en contre-bas de la route, ce qui doit être bruyant car il y a quand même de la circulation... nous dépassons la ville et, à l'extrémité du lac, un peu avant le parc de Dilon, nous nous installons dans un petit camping très plaisant, pas cher (12,50€ pour nous deux + le fourgon) et tranquille : les emplacements sont éloignés de la route, ils se situent dans le jardin derrière le restaurant, c'est le "camping Arbi". Une petite plage privée avec chaises longues est mise à notre disposition de l'autre côté de la route. Nous finissons là l'après-midi : bain dans le lac en compagnie des cygnes et farniente au soleil... endroit bien agréable... Vendredi 21/09/2018 : La frontière macédonienne est toute proche. Nous passons la frontière au sud du lac et remontons jusqu'à la ville d' Orhid, classée par l'Unesco. C'est une ville plutôt chic, c'est un peu la Côte d'Azur macédonienne ici et il est plutôt difficile de trouver à se garer. Tous les stationnements sont payants et pleins. Nous trouvons enfin une place libre après avoir fait plusieurs tours dans la circulation assez intense (et nous ne sommes qu'un vendredi de septembre, ça doit être pire le week-end)... mais voilà qu'un nouveau problème s'offre à nous : comment payer? il n'y a pas de parcmètres mais des panneaux indiquant une procédure à faire à partir de son téléphone portable... nous voilà bien perplexes... heureusement, voilà un gars qui fait payer les places en liquide ! et qui veut bien accepter les euros (car nous n'avons pas de dirhams macédoniens, bien sûr). C'est 1€ l'heure, nous payons pour 4 heures et nous partons à la découverte de la vieille ville en grimpant les escaliers et suivant les ruelles pavées le long de la colline jusqu'au sommet de laquelle se trouve la citadelle. En chemin, nous passons devant la grande maison de la famille Robev, à l'architecture traditionnelle, puis arrivons à l'église Ste Sophie dont les fresques avaient été recouvertes quand elle avait été transformée en mosquée... nous continuons jusqu'à l'église de Ste Marie Peribleptos qui renferme de très belles fresques. Dans tous les monuments, les prix d'entrée sont en dirhams et en euros (c'est une ville très touristique)... Nous arrivons enfin à la forteresse (ouf, ça grimpe et il fait chaud !) dont on peut faire le tour des remparts et admirer la vue sur la ville et le lac... En redescendant, nous visitons encore le site archéologique de Plaosnik et l'église St Panteleimon. Revenus au bord du lac, nous déjeunons d'une bonne pizza sur une terrasse installée entre les murs de pierre de la cour d'un église, un joli endroit (dans les restaurants, on peut payer en euros)... nous retrouvons notre fourgon et, avant de quitter Orhid, nous faisons le plein à la station placée sur une sorte de rond-point à l'entrée de la ville qui accepte les paiements en carte bancaire. L'essence est beaucoup moins chère en Macédoine. Nous retournons vers le sud du lac, jusqu'au Monastère de St Naum. L'entrée sur le parking est payante (gratuite à partir de 18h).Il n'est que 16h, nous payons donc 2,50€ et le gars nous dit que l'on peut y rester tant que l'on veut, et même y passer la nuit... nous nous garons donc dans un vaste espace herbu entouré d'arbres derrière le parking en dur et nous partons nous promener dans cet immense domaine composé d'hôtels, restaurants, plage, boutiques de souvenirs, etc... étonnant pour un monastère. Il y a pas mal de visiteurs. Nous passons le reste de l'après-midi au soleil à la plage et en fin de journée, nous faisons un tour dans le monastère entouré d'un beau jardin peuplé de paons. Samedi 22/09 : La nuit a été bien calme... nous allons faire une belle balade à pied autour du monastère : la boucle passe par trois petites églises et longe les sources du lac (certains font ce tour en barque). Jolie promenade dans la nature. La deuxième église, appelée "Holly Mother", a, en son milieu, un trou circulaire où passe une des sources du lac... plus loin, nous arrivons à la chapelle Ste Anastase (très jolie) où le gardien nous ouvre la porte et quand nous lui demandons si elle est encore en activité, il nous annonce qu'il va y avoir un baptême à 11h...nous finissons la boucle en longeant des vergers et nous retrouvons le parking du Monastère... retour en Albanie... | | | À: Yan55 · 24 novembre 2018 à 16:59 · Modifié le 24 nov. 2018 à 19:47 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 8 de 25 · Page 1 de 2 · 2 206 affichages · Partager - Les sources thermales et le canyon du Lengarice, Permet et Girokaster :
Une fois revenus en Albanie, nous prenons la route de Korshë que nous ne ferons que contourner car nous voulons arriver à Permet cet après-midi et la route promet d'être longue. Après la halte déjeuner un peu après Erseke, près d'une ferme, nous prenons la route de montagne vers Permet. Nous avons rarement vu une route aussi défoncée, pleine de virages et de grands trous et ceci sur des kms et des kms... je demande à Yannick "mais pourquoi ne prenons-nous pas la route nationale ?", il me répond :" mais nous sommes sur la route nationale, il n'y en a pas d'autre"... si la route est affreuse, le paysage, lui, est magnifique et grandiose... Un peu avant d'arriver à Permet, un écriteau indique la direction des sources thermales, ce sera notre étape pour aujourd'hui. Nous pénétrons sur le site par un parking où il y a déjà pas mal de voitures garées. Nous sommes samedi et il fait très beau, il y a donc beaucoup de gens du coin à se baigner dans les piscines naturelles, plus quelques touristes allemands, bien sûr ! Par chance, nous réussissons à nous garer dans un petit coin bien tranquille au bord d'un ruisseau. Pour nous délasser de cette longue route fatigante, nous allons nous plonger avec délices dans l'eau sulfureuse et tiède des piscines naturelles formées par des petits murets de pierres et dominées par un vieux pont à une arche. Nous ne sommes pas tout seuls, les gens viennent barboter en famille, l'ambiance est bon enfant et sympathique. Dimanche 23/09 : Ce matin, il fait déjà chaud et les premières voitures arrivent pour profiter du lieu. Aujourd'hui, c'est dimanche et il va y avoir des amateurs de baignades... Nous allons à pied faire une grande et belle balade le long du lit caillouteux de la rivière Lengarice, en suivant les profonds canyons qu'elle a creusés. Il faut passer à gué à de nombreux endroits, c'est facile car l'eau n'est pas profonde mais il vaut mieux être chaussé de sandales pour marcher dans l'eau sans se cogner aux cailloux. Tout le long, de part et d'autre de la rivière, il y a des petites piscines et des plages de galets. Nous allons jusqu'au bout du canyon et, arrivés à un endroit où il est impossible de continuer, il n'y a plus qu'à faire demi-tour. Au retour, il y a déjà plusieurs familles installées sur les bords avec leur pique-nique pour passer un dimanche au soleil... Nous allons, nous aussi, nous tremper dans les divers bassins près du vieux pont... quel plaisir ! Après s'être bien prélassés dans l'eau tiède, nous quittons l'endroit qui commence à être bien envahi et nous allons jusqu'à la petite ville de Permet où nous déjeunons à la terrasse du très bon restaurant "Antigonea", recommandé par le Petit Futé, à bon escient, car l'accueil et la cuisine sont excellents... la petite ville de Permet est bien tranquille et endormie en ce dimanche après-midi... Après le repas, nous prenons la route (en très bon état, cette fois, ça nous change d'hier) jusqu'à Tepelene où nous faisons le plein d'eau potable. Il y a plein de sources, l'eau coule en cascades le long de la route et à l'entrée de la ville... Dans le milieu de l'après-midi, nous arrivons à la belle ville de Girokaster... Au pied de la citadelle, il y a un grand parking mais le GPS, au lieu de nous faire passer par la route venant de la ville moderne, nous fait grimper une rue étroite et pavée de la vieille ville, très, très pentue. Heureusement que nous sommes dimanche après-midi et que, de ce fait, il n'y a pas de circulation ! Ouf, nous arrivons sans encombres au pied de la citadelle...ensuite, visite de la forteresse et de quelques vieilles maisons ottomanes puis promenade tranquille dans le vieux bazar, on y déguste une glace, installés à une petite table sur le trottoir... atmosphère très calme et agréable aujourd'hui. En fait, il faut visiter les villes le dimanche après-midi... Pour la nuit, nous allons nous garer sur le parking d'un parc de loisir près d'une rivière bordée de restaurants sur pilotis, à environ 5kms de Girokaster. Ce n'est pas vraiment un endroit tranquille (il y a pas mal de bruits : vrombissements de moteurs, cris) mais il est trop tard pour trouver autre chose...pas d'autre choix de toute façon... | | | Quand tu dis il faut chaud c est 30 degrés ou beaucoup plus ?
est ce que tu as fait un album photo ?
fabuleux voyage en tout cas ! | | | Bonjour, Je ne sais pas vraiment la température qu'il faisait mais autour de 30° me semble juste... nous avons bien sûr, fait des photos mais je n'ai pas encore eu le temps de les trier... je vais essayer d'en ajouter à ce carnet mais, pour l'instant, je m'attèle d'abord à la rédaction des textes, ce qui prend déjà pas mal de temps... ce n'est pas fini ! En tout cas, merci de vous intéresser à la lecture de ce carnet, je ne travaille pas pour rien ! Anne | | | - Ksamil, Butrint et passage en Grèce :- Lundi 24/09/2018 : A la sortie de Girokaster, la route est toute en travaux sur plusieurs kms, beaucoup de circulation au ralenti, beaucoup de trous... ensuite, heureusement, elle est en bon état. Nous descendons vers le sud, vers Sarandë, où nous prendrons une petite route le long du parc de Butrint pour atteindre Ksamil. Avant d'arriver à Sarandë, nous faisons un arrêt au site appelé "Siri i Kalter" ou "source de l'oeil bleu". J'avais lu sur plusieurs compte-rendus que c'était un lieu paisible, une agréable promenade dans la nature et je m'attendais à y trouver le calme et la sérénité ! comme les photos peuvent être trompeuses, parfois! Au bout d'une piste cahoteuse de 2 kms, nous arrivons à un parking (entrée 200leks). Il y a là une quantité de véhicules garés dans tous les sens et même des grands cars de tourisme...et une foule incroyable de touristes qui se presse dans ce petit coin de verdure et qui se bouscule pour accéder au petit promontoire au-dessus de la fameuse source qui sourd depuis les profondeurs en un rond bleu d'une couleur extraordinaire. C'est très joli, en effet, mais jamais je n'aurais cru me retrouver comme à la sortie du métro parisien pour admirer ce petit coin !!! Pour partir du parking archi-bondé, il faut faire tout un tas de manoeuvres car les gens se garent n'importe comment... Arrivés à Ksamil, sur la côte, nous dépassons la station balnéaire et allons nous garer au-dessus d'une petite crique de galets, dans une oliveraie bordée d'eucalyptus... malheureusement jonchée d'une montagne de déchets. Ça fait vraiment mal au coeur de voir ça dans un si joli coin... nous trouvons une place à l'ombre d'un arbre un peu à l'écart des ordures et nous y restons tout le reste de la journée : baignade, farniente, lecture. La crique est seulement fréquentée par quelques couples de baigneurs...seul bémol (à part les ordures) : le bruit qui provient de la musique des bars de plage de la station balnéaire de Ksamil et les jet-skis qui sillonnent la mer en frôlant les côtes...En face, on peut voir des îlots rocheux couverts de végétation... - Mardi 25/09 : Nous partons de bonne heure pour visiter le site de Butrint. A cette heure, nous serons presque seuls à arpenter les allées boisées de ce beau parc parsemé de ruines grecques, romaines et vénitiennes. En venant de Ksamil, il y a un parking gratuit près de l'entrée, juste devant le petit bac qui traverse le canal de Vivari. L'entrée au parc est de 700leks/pers... Après 2heures passées sur place, nous prenons le petit bac, un radeau tiré par des câbles (7€ pour un fourgon, 10€ pour un Camping-car plus gros). C'est amusant comme transport ! Une fois arrivés de l'autre côté du canal, nous empruntons une petite route qui nous mène à Scala, à la frontière grecque. Nous arrivons en Grèce vers 13h et, d'un coup, il est 14h ! et oui, il faut avancer sa montre d'une heure quand on arrive en Grèce ! Nous trouvons une petite plage de galets avant Sagiada où nous allons nous poser pour le reste de la journée et la nuit... | | | -Nord de la Grèce : Parga, Preveza :Mercredi 26/09/2018 : Hier, il faisait un temps magnifique et, ce matin, c'est la tempête ! Nous quittons la petite plage pour prendre la route jusqu'à Parga. Nous nous garons un peu avant la forteresse et allons visiter cette jolie petite ville. Mais c'est incroyablement bourré de touristes ici ! La forteresse est plutôt à l'abandon, c'est un bel endroit qui domine la mer... la rue parallèle au port n'est qu'une suite de boutiques où se presse une foule de personnes de toutes nationalités, le port, quant à lui, est bordé de terrasses de restaurants qui ont tout l'air d'attrape-touristes...effarant ! Nous partons vite de là et nous arrêtons au bord de la plage d'Amoudia pour déjeuner. Ici, c'est tranquille et la plage est belle, dommage qu'il ne fasse pas beau... Nous arrivons bientôt à Preveza où nous nous garons sur le parking du port. Nous nous promenons dans les rues piétonnes bordées de petits cafés sympas. Cette ville a l'air agréable. Le vent souffle de plus en plus fort. Nous nous réfugions dans une cafeteria où nous dégustons la boisson grecque par excellence : le café frappé, accompagné de quelques pâtisseries. La serveuse très gentille nous offre même des gâteaux "to taste the greeck specialities"... Nous allons nous garer pour la nuit au bord de la longue plage de Preveza, à Mytikas... ce soir, on se croirait en hiver... | | | À: Yan55 · 25 novembre 2018 à 16:05 · Modifié le 25 nov. 2018 à 17:12 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 13 de 25 · Page 1 de 2 · 2 149 affichages · Partager -Ile de Lefkada :Jeudi 27/09/2018 : Ce matin, le soleil est revenu mais il y a beaucoup de vent. Nous partons pour l'île de Lefkada en prenant le tunnel après Preveza (3€), puis nous franchissons le pont qui relie l'île au continent, en passant près de l'imposant fort Santa Maura. Nous arrivons directement à la ville de Lefkada, capitale de l'île du même nom. Après nous être garés sur le port, nous flânons dans les jolies rues bordées de maisons aux tons pastels, d'églises et de commerces animés... Ambiance méditerranéenne, décontractée...cette petite ville est très agréable.
Nous partons sur la côte ouest. Nous déjeunons sur un petit parking au bord de la route qui domine la longue plage de Pefkoulia, puis nous allons à pied jusqu'au village d'Agios Nikitas, en empruntant le chemin le long de la mer en se faisant parfois asperger par les vagues... il y a de la houle aujourd'hui ! La rue principale du village est bordée de restaurants et boutiques de souvenirs... Au bout, un étroit chemin grimpe raide jusqu'en haut du cap qui domine la plage de Mylos. Dans le village, nous avions vu un panneau annonçant une pétition lancée par des amoureux de cette plage pour sauvegarder ce site sauvage afin qu'il ne devienne pas la proie du tourisme de masse... mais, est-ce possible ? Revenus au fourgon, nous continuons la route sinueuse qui serpente à flanc de montagne. Après avoir passé le village de Kalamitsi, nous arrivons à Exanthia. Enfin, un village resté authentique et tranquille... après un petit tour à l'église, à ce propos, nous avons remarqué que les campaniles, par ici, sont particuliers. Ils sont en métal, un peu comme des tours Eiffel... nous prenons un café frappé dans un sympathique petit café/librairie, vraiment sans chichis et fréquenté par des gens du cru (ça change des bars à touristes hyper-modernes ou trop sophistiqués)... Nous reprenons la route qui surplombe de magnifiques paysages se détachant sur la mer d'un bleu incroyable, jusqu'à Porto Katsiki. Très belle plage au pied des falaises mais difficile d'accès, parkings payants, bars de plage et beaucoup de monde... Arrivés au phare, endroit appelé "le saut de Leucade", à l'extrême pointe de l'île, nous trouvons enfin notre bonheur : un petit coin pour bivouaquer sur la falaise avec une superbe vue sur les îles d' Ithaque et Céphalonie, en face.
-Vendredi 28/09 : Le vent souffle en tempête et le ciel est gris. Pas de chance... A Vassiliki, qui n'est qu'un spot de véliplanchistes ne présentant aucun intérêt si ce n'est des bars et restos modernes, nous ne nous attardons pas. A Sivota, nous faisons un tour sur le port de plaisance où il y a beaucoup de voiliers à louer (prix intéressant, en cette saison, d'ailleurs) et où les quais sont bordés de terrasses... Un peu après Vlikho, nous empruntons un chemin caillouteux et cahoteux, très étroit, avec plein de trous sur 2 kms (à tel point que nous hésitons à l'emprunter jusqu'au bout, heureusement, une italienne qui y passe à bord de sa voiture nous rassure, ainsi qu'un autre fourgon qui nous croise en sens inverse, ouf... pas facile de se croiser ici, mais ça passe !)... et nous voilà sur une petite plage de galets où nous allons rester jusqu'à demain. Le temps s'améliore, nous pouvons nous baigner et faire une grande promenade à pied sur le chemin côtier, avec les voiliers voguant dans la baie et la vue sur l'île de Méganissi... Nous sommes tout seuls dans ce joli coin perdu... quel bonheur ! Demain, nous quitterons l'île pour remonter vers le nord vers le Golfe Ambracique... | | | - Grèce : golfe Ambracique, Arta, Ioanina, les villages zagoria et gorges du Vikos :Samedi 29/09/2018 : Après avoir encore flâné un peu sur le port et dans les rue de la jolie ville de Lefkada, nous repassons le pont et nous voilà de nouveau sur le continent. Nous suivons la route qui fait le tour du golfe Ambracique où nous trouvons un endroit bien agréable pour déjeuner au bord du golfe, au bout d'un chemin non loin du village de Drimos... Pas grand monde par là, ça n'est pas un coin très touristique, pourtant c'est joli... Plus loin, en traversant la ville d'Amfilochia, nous apercevons des gens habillés de costumes traditionnels qui ont l'air de se mettre en place pour danser. Nous nous arrêtons et allons voir, bien sûr : il y a là des groupes de danseurs et danseuses, une estrade avec des musiciens et une table avec ce qui semble être un jury. Il doit s'agir d'un concours de danses traditionnelles. Les hommes sont vêtus de jupettes courtes et plissées avec des collants blancs et de gros pompons au bout de leurs souliers... il y a des gens de tous les âges et c'est plutôt amusant de voir des jeunes coiffés à la mode "footballeur" portant des jupettes plissées ! Ils dansent en se tenant la main et le premier de la file saute et exécute des pas quelque peu acrobatiques... nous restons un bon moment à les regarder...puis nous partons jusqu'à Arta. Après nous être garés sur un grand parking payant (2€) face au château, nous allons arpenter les rues complètement désertes (c'est samedi après-midi et tous les magasins sont fermés !), à la recherche des églises anciennes mentionnées dans le guide du Routard. Elles sont plutôt difficiles à trouver, il n'y a pas de centre ancien et les églises sont disséminées, entourées d'immeubles modernes et il n'y a pas grand monde dans les rues pour nous renseigner. En plus, les rares personnes à qui nous nous adressons ne savent pas parler anglais mais, pleines de bonne volonté, elles arrivent tout de même à nous aider... et nous trouvons enfin l'église Theodora. Des dames sont occupées à décorer les abords de l'église car, d'après ce que nous comprenons, il va y avoir un mariage, tout à l'heure. Elle ne sera ouverte qu'à 17h... en attendant, nous allons jusqu'à la Panagia Parigoritissa, très grande mais fermée, comme le sera d'ailleurs l'église Vassillios, très jolie extérieurement, avec ses frises de faïence. Décidément, pas de chance... allons-nous réussir à visiter une église ici ou nous sommes-nous arrêtés pour rien ? Nous retournons à l'église Theodora, où les travaux de décoration des dames n'ont pas beaucoup avancé... et ouf, à 17h30 voilà le pope qui arrive et ouvre l'église. Chouette ! Heureusement qu'il va y avoir un mariage ce soir, sinon, je ne sais pas si elle aurait été ouverte. A l'intérieur, nous pouvons enfin admirer les belles fresques au-dessus du narthex et le tombeau de Santa Theodora... Avant de quitter la ville, nous allons voir le pont à 4 arches qui fait la célébrité de la ville, agréable endroit entouré de cafés très fréquentés aujourd'hui samedi... puis nous prenons la route jusqu'à Ioanina où nous trouvons un lieu de bivouac pour la nuit près du lac. Il était temps car la nuit tombe quand nous y arrivons. Il y a beaucoup de vent et des grosses vagues font ressembler le lac à l'océan. Heureusement, nous sommes abrités par de grands roseaux. Dimanche 30/09 : Nous faisons le tour du fortin situé sur la péninsule. C'est un coin très sympa avec sa promenade ombragée de grands arbres le long du lac et des hautes murailles de la citadelle, puis nous quittons Ioanina pour prendre la direction des villages de montagne appelés villages "zagoria" : Monodendri est le premier où nous arrivons. Nous flânons dans les ruelles de ce beau village aux maisons de pierres. Nous allons jusqu'au Monastère d'Agia Paraskevi, puis admirer une expo photo au "Rizarios photo center", installé dans une belle maison traditionnelle. Quand nous quittons le village, il commence à y avoir beaucoup de monde... Nous suivons la route bordée de concrétions en forme de galettes superposées qui donnent des roches aux formes curieuses, la "forêt de pierre", jusqu'au point de vue appelé "Oxia". Un chemin mène à un endroit en surplomb d'où l'on a une vue vertigineuse sur les gorges et le canyon de Vikos... Impressionnant ! Oxia étant un cul-de-sac, nous revenons sur nos pas et empruntons une route toute en lacets pour arriver au tout petit village de Vikos, bourré de randonneurs abrités sous leurs capes de pluie car, malheureusement, il pleut de plus en plus... ensuite, ce sera le village de Papingo (il y a deux Papingo le grand "Megalo Papingo" et le petit "Mikro Papingo"), que nous atteignons par une route en épingles à cheveux... Avec la brume qui descend, ce n'est pas très rassurant, nous traversons Megalo Papingo et nous garons pour la nuit à la sortie de Mikro Papingo, près d'une source... Il fait plutôt frisquet là-haut, environnés de brouillard... Lundi 01/10/2018 : Ce matin, le temps est un peu plus clément qu'hier... nous partons faire une grande balade à pied en partant du parking de Megalo Papingo par des chemins de montagne qui grimpent dur dans les sous-bois pour rejoindre Mikro Papingo (2h30 aller/retour). Ce village est tout mignon, avec ses très jolies maisons de pierre aux toits de lauzes et ses treilles qui couvrent les tonnelles au-dessus des ruelles... en chemin, nous rencontrons un berger qui chante dans la montagne... c'était vraiment une belle promenade... Nous reprenons ensuite la route toute en lacets qui descend près de la rivière Voidomina, où nous nous arrêtons pour déjeuner au bord de l'eau puis nous continuons notre route jusqu'à Kipi où se trouve un très beau pont de pierre à une arche dans un canyon, et un autre pont, à 3 arches un peu plus loin... Nous faisons alors demi-tour pour remonter vers la côte en empruntant encore une route dans la montagne : très beaux paysages de versants couverts de maquis très sauvages... et nous arrivons vers 18h à la plage près de la frontière albanaise (à 3kms après Sagiada) où nous avions déjà fait étape en venant...nous y resterons toute la journée demain, le beau temps étant de retour... | | | -Albanie : en remontant la côte, jusqu'à Zvernec :Mercredi 3/10/2018 : Nous repassons donc la frontière albanaise une nouvelle fois et nous revoilà près de Butrint, que nous avons déjà visité à l'aller. Cette fois, nous faisons une promenade à pied en dehors du parc, sur le chemin le long du canal de Vivari, jusqu'au château d'Ali Pacha, en face du château plutôt, car celui-ci étant bâti sur un îlot, on ne peut pas y aller à pied (des barques proposent de vous y amener depuis le parking face au parc). Il reste quelques murailles mais la balade jusque là, hormis le fait qu'elle dégourdit les jambes, ne présente pas beaucoup d'intérêt... Nous prenons la route de côte. Arrêt à Bunec où nous avions lu sur ce forum qu'il y avait une plage "paradisiaque" mais nous n'y trouvons que des débris et des constructions de bric et de broc fermées, devant des tas de galets le long de la mer et une sorte de digue en béton à moitié détruite... cet endroit ne nous inspire pas vraiment ! Nous repartons sur la route de côte en lacets. Nous voulons aller à Borsch où il doit y avoir une belle plage. Le GPS nous entraîne dans un petit chemin caillouteux et très étroit, par endroit les branchages frôlent le toit et les côtés du fourgon. Au bout d'1km de piste, nous débouchons tout au bout de la très longue plage de Borsch, dans un coin sauvage et curieusement, il s'y trouve un poste de police... nous verrons par la suite que ce policier doit surveiller la côte car il se tient le plus souvent assis sur sa terrasse à scruter l'horizon, il est même venu nous voir pour tailler une petite bavette mais son anglais étant nul, la conversation a coupé court. Il a tout de même accepté une petite rasade de bière et s'est mis au garde-à-vous pour qu'on le prenne en photo! Nous décidons de rester là et nous allons nous y trouver si bien que nous y resterons encore demain... C'est une très longue plage de galets, nous sommes à l'extrémité non aménagée, parmi les plantes qui poussent dans les cailloux, avec des trous d'eau douce où viennent boire des vaches et des troupeaux de moutons qui passeront à plusieurs reprises avec leur berger... sympa ! A l'autre bout de la plage, que nous apercevons au loin, il y a des immeubles et des aménagements de plage, mais c'est très très loin et tout est fermé, tant mieux... Ici, c'est le début de la " Riviera albanaise" mais, comme partout en Albanie mais surtout sur la côte, les collines sont truffées de squelettes d'immeubles inachevés et l'on ne voit aucun travaux en cours... -Vendredi 5/10 : Nous prenons la route jusqu'à Porto Palermo où nous visitons le château d'Ali Pacha (encore un) il a été bien conservé extérieurement, à l'intérieur les fonctions successives que l'histoire lui a fait subir ont laissé des traces (entrepôt d'armes, prison politique, stockage d'essence et d'huile pour l'armée, etc...) La visite commentée par le gardien est, somme toute, assez intéressante (100leks/pers). En revanche, le site autour est jonché de détritus et enlaidi par des bâtiments laissés à l'abandon. Une petite anse abrite quelques barques et accueillent quelques baigneurs. C'est bien moins grandiose que ce que j'imaginais d'après les commentaires que j'avais pu lire ici et là... Nous arrivons ensuite à Himarë puis Livadhi: belles plages mais trop aménagées à notre goût... Après Vuno, nous voulons aller au canyon de Gjipe. Nous suivons la route à une voie toute goudronnée et bordée de réverbères, sur 2,5kms, jusqu'à un parking payant. Là, normalement, il faut continuer à pied pour accéder à une jolie crique mais il se met malheureusement à pleuvoir très fort. Nous rebroussons chemin... Au fait, pourquoi une route goudronnée et éclairée pour aller à une crique alors que d'habitude il s'agit de pistes caillouteuses ? parce que cette plage est officiellement privée et serait la propriété de la fille de l'ancien Premier ministre!
Nous continuons jusqu'à Dermhi, là aussi, difficile d'accès, pas facile de se garer, tout est privé. Comme il pleut, nous décidons d'aller déjeuner au restaurant. Justement, on nous avait recommandé (sur ce forum) le restaurant Luciano. Et bien, nous ne le recommanderons pas ! service pas sympa du tout et nourriture très quelconque, encore un attrape-touristes... Décidément, nous sommes plutôt déçus par cette " Riviera albanaise"... Tout est hyper construit, immeubles modernes, plages privées, parkings payants, constructions très moches... seuls deux villages ont gardé leur charme : Vuno et le vieux village de Dhermi... Nous reprenons la route qui monte au Llogara park en passant par le col du Llogara à 1043 m d'altitude. Dommage qu'il pleuve ! Avant de monter au col, au niveau de la plage de Palasas, nous voyons un grand panneau qui vante la construction d'un immense village vacances, commencé depuis 2015, et financé par l'Union européenne ! Nous sommes effarés de voir ça ! comment peut-on gâcher un site naturel aussi beau et sauvage et avec la bénédiction et les crédits de l'U.E en plus ? Et, en effet, de la route, on aperçoit bien cet immense chantier avec les toits d'une multitude bungalows serrés les uns contre les autres...Nous passons ensuite à Orikum (que des immeubles très laids), puis nous traversons Vlorë, grande ville mais peu de circulation. La route traverse une grande pinède remplie de détritus... Nous continuons jusqu'au lagon de Nartes et, à Zvernec, nous trouvons enfin notre bonheur. Il faut prendre une piste pleine de trous sur 3kms pour arriver à cette petite baie sauvage et tranquille où les vaches paissent devant la mer...Un grand groupe de flamants roses s'ébat sur le lagon, on entend leurs cancanements incessants. Très joli coin : d'un côté la mer, de l'autre le lagon avec de petits îlots couverts de végétation, le tout encadré par des collines plantées de maquis... Samedi 6/10 : Le beau temps est revenu. Nous partons à pied jusqu'à l'îlot de Zvernec où se trouve le Monastère de la Dormition-de-la-vierge-Theotokos, en suivant le chemin de terre puis la passerelle qui relie l'îlot où se trouve le Monastère (7kms aller/retour). Visite de la jolie église orthodoxe. Une fois revenus au fourgon, dans l'après-midi, nous allons explorer l'arrière de la colline qui ferme la baie. Il s'y trouve des concrétions rocheuses aux formes bizarres. On dirait que la falaise est faite de sable durci, ce qui forme des coulées et des lignes érodées par la mer et le vent, avec, par endroit, des roches plus dures qui émergent en formant des saillies étonnantes et, à d'autres endroits, creuse des cercles qui ressemblent à de grosses bulles éclatées... la couleur de la mer au soleil couchant jouant avec les nuages est d'un bleu fantastique... En face, la petite île Sazan se découpe sur l'horizon... | | | - de Zvernec à Berat :Dimanche 7/10/2018 : Il y a eu un gros orage dans la nuit et la foudre n'est pas tombée loin ! Nous reprenons le chemin plein de trous jusqu'à la route goudronnée en direction de Vlorë, mais...il y a beaucoup de trous là aussi ! Aux abords de la ville, la route est en piteux état, ainsi que l'environnement. C'est très sale, on dirait que les gens viennent déverser leurs poubelles dans la nature, tas de gravats partout et bâtiments à moitié construits, etc... Nous passons la ville de Fier, puis arrivons à Roskovec, où les rues sont barrées par un grand marché. Il faut faire demi-tour et passer par des petites rues très encombrées... Après Roskovec, la route est dans un état lamentable et très étroite, par endroits, pourtant, il n'y en a pas d'autre, c'est la nationale...à un moment, elle devient une belle 4voies où il n'y a aucune circulation mais ça ne dure pas longtemps, nous revoilà sur une route étroite et défoncée ! Les abords des villes sont dans un état affreux et c'est là qu'il y a le plus de trafic. Les albanais déboîtent sans rien regarder, ils n'anticipent rien, ouvrent leur portière sans s'assurer qu'un autre véhicule arrive, doublent sans aucune visibilité... Enfin, nous arrivons à Berat vers 11h30... Nous allons nous garer au petit camping "Vila Juri", très bien situé, tout près de la vieille ville (10€/nuit avec tous services). Accueil très sympa. Le gars nous propose de dîner là ce soir, repas traditionnel préparé par sa mère pour 10€/pers, ce que nous ferons et nous ne serons pas déçus (gens très gentils et très bon et copieux repas préparé sous nos yeux, ce n'est pas du réchauffé!)... Pour l'instant, nous partons à pied jusqu'en haut de la colline où se trouve la citadelle. Pour y arriver, il faut gravir une longue allée pavée qui grimpe dur (mais il y a un autre accès pour les voitures par derrière). Entrée à la citadelle : 100leks/pers... nous nous promenons dans les vieilles rues, visite du musée Onufri situé dans la belle cathédrale (200leks/pers), déjeuner au resto Onufri (copieux et sympathique). Après avoir bien arpenté la citadelle, nous descendons en ville. Juste en bas de l'allée qui monte à la citadelle, se trouve la Mosquée des Rois. Elle est toute en réfection mais le gardien nous fait quand même entrer (c'est dimanche et les ouvriers ne travaillent pas). Il est très avenant et nous décrit tout en italien ! il nous fait aussi visiter le tekke situé derrière et le caravansérail. Nous ne sommes que tous les deux, nous pouvons y rester tant que l'on veut, prendre des photos partout, les bâtiments sont beaux et intéressants... Nous donnons 200leks au gardien en repartant... Nous passons le pont qui enjambe l'Ossum et nous trouvons du côté de Gorica où nous avons une vue superbe sur la rive opposée où s'étage le quartier de Mangalem, surplombé par la falaise de la citadelle. Les maisons de style ottoman s'accrochent à la colline dans une grande unité architecturale. C'est la plus belle ville que l'on ait vue en Albanie... Nous passons un bon moment à la terrasse d'un café face à Mangalem, au bord de l'Ossum puis nous suivons la rue bordée de vieilles maisons ottomanes et de leurs petits jardins en terrasse. Tout au bout, se trouve un pont par lequel nous rejoignons le bout de Mangalem, là où se trouve la rue de notre parking... | | | À: Yan55 · 27 novembre 2018 à 20:03 · Modifié le 27 nov. 2018 à 22:38 Re: L' Albanie par la route, avec un peu de Macédoine et de Grèce Message 17 de 25 · Page 1 de 2 · 2 059 affichages · Partager -Plage de Divjake (lagune de Karavaste) :Lundi 8/10/2018 : Nous quittons Berat vers 10h et reprenons la route jusqu'à Fier puis, après quelques courses, nous continuons jusqu'à la côte. Par là, il n'y a plus de montagne, c'est le domaine des pinèdes, lagunes, grandes dunes et longues plages de sable. Il y a beaucoup de vent. Nous déjeunons devant la plage de Semanit mais nous ne restons pas, l'environnement n'étant pas très plaisant : la très longue plage est bordée de baraques abandonnées après la saison estivale, construites de bric et de broc, en piteux état et beaucoup de détritus partout... Nous repassons à Fier puis nous rendons à Lushnje et enfin Divjake. Nous nous garons sur la dune au bord de la grande plage, près de la lagune de Karavaste. Derrière la dune s'étend une grande pinède où se cachent des petits campings, restos mais en cette saison, tout est fermé. Nous serons bien tranquilles... Nous sommes seuls dans l'immensité...la mer est trop forte pour se baigner et le vent n'est pas chaud... nous faisons une grande promenade le long de cette immense plage où de jeunes idiots s'amusent à rouler à fond la caisse sur la sable dur, tassé par le passage des véhicules... Nous sommes dans le parc national de Divjaka-Karavasta, qui serait un sanctuaire pour environ 45 000 oiseaux appartenant à 200 espèces différentes...le parc est composé de la pinède et du lagon, lui-même composé de deux lagons séparés de la mer par une vaste ceinture de dunes de sable. Il est classé comme zone d'importance internationale mais ça ne se voit pas. En effet, dans la soirée, nous entendons retentir des coups de fusil jusqu'à 1h du matin : des chasseurs, comme en témoignent les étuis de cartouches laissés au sol ! Mardi 9/10 : ce matin, il fait très beau et le vent s'est calmé. Nous allons nous baigner, il y a des hauts fonds ici, nous avons pied très loin... la mer est sableuse... L'après-midi, nous allons faire une balade à pied jusqu'au lagon, domaine des pêcheurs à la ligne qui sillonnent les bords parmi les roseaux en voiture ! Dans le guide, il est bien mentionné que toute cette zone souffre de nombreuses pratiques illégales (pêche, chasse, constructions illicites, véhicules qui roulent n'importe où)... La préservation de l'environnement n'est pas la préoccupation première des albanais. Dommage ! | | | - région de Kavajë : plage Generaljit + retour à Shkoder :Mercredi 10/10/2018 : Nous prenons la toure qui passe par Divjakë jusqu'à Kavajë. A ce niveau, nous bifurquons sur une petite route où il est indiqué "Plazhi Genelajit" (nous verrons souvent l'indication de cette plage peinte à la main sur des murs ou des supports de fortune, ce qui laisse présager un coin sauvage...). Nous retrouvons les collines et les criques rocheuses par ici. La route, pleine de nids de poule, mène à une piste qui serpente dans les collines en traversant quelques villages endormis... 14kms de piste caillouteuse et tortueuse, ça semble très long... en revanche le paysage est magnifique... Nous arrivons enfin à la petite crique appelée "Plazja Generaljit". A notre grand étonnement, vu l'état de la route pour y arriver, tout est très aménagé. Un complexe touristique assez important, avec bungalows, paillotes, ponton avec bar sur pilotis, est implanté là et occupe la totalité de la place ! Ça a l'air assez neuf, en bon état, en tout cas et pas de bric et de broc comme à d'autres endroits... étonnant dans cet endroit si sauvage et éloigné. Enfin, ce qu'il y a de bien en cette saison, c'est que tout est fermé, il n'y a personne et nous pouvons nous garer tranquillement sur une bande herbeuse juste au-dessus de la plage. Nous allons passer le reste de la journée là et la nuit, dans un calme absolu ! Jeudi 11/10 : Il faut se retaper piste et route défoncées pour retrouver la Nationale qui va jusqu'à Shkoder, où nous arrivons vers 12h30 (après avoir subi une déviation car route coupée vers Tirana, aucune indication bien sûr, tout le monde se débrouille comme il peut en se renseignant auprès des locaux et en se fiant à son GPS, lui aussi un peu perdu !) A Shkoder, à cette heure, il y a beaucoup de trafic urbain, il est assez difficile de trouver une place pour se garer. Après avoir enfin trouvé une place pas trop loin du centre, nous allons jusqu'à la rue piétonne près de la grande mosquée. C'est un quartier animé et sympa. Nous y déjeunons dans un très bon resto "Oborri Shkodran", avec une agréable terrasse en jardin en arrière de la rue (repas complet copieux et savoureux pour 11€/pers). Nous avions, auparavant, cherché le petit resto associatif "Arti Zanave" indiqué dans le Petit Futé, mais sans succès... L'église St François est située juste derrière le resto où nous avons déjeuné, nous allons donc voir les "peintures anti-communistes uniques au monde" (dixit Petit Futé) qu'elle renferme puis nous reprenons notre fourgon pour quitter la ville et nous rendre à la frontière avec le Montenegro, à Muriqan, au sud du lac Skadar. En venant, nous étions passés par le nord du lac, le paysage y était très laid mais cette fois, par le sud, c'est beaucoup plus beau... nous quittons l' Albanie et entamons la route du retour... | | | - La route du retour... et Venise :Après avoir passé la frontière, à Muriqan, donc, nous prenons la direction vers la côte monténégrine et, avant Ulcinj, vers Bojana, nous nous garons pour la nuit le long d'une plage (vers Sv Nikola). A cette saison, il n'y a plus personne, toutes les installations (nombreuses) sur la longue plage de sable sont fermées... La nuit sera calme... Vendredi 12/10/2018 : Nous continuons la route de côte très urbanisée, avec des immeubles énormes et très laids qui défigurent le paysage, surtout jusqu'à Bar (très moche, hyper construit)... Vers Petrovac, ça devient plus beau, plus sauvage. A Hercg Novi, nous passons en Croatie. Nous trouvons un joli coin près de la frontière pour déjeuner, à Gruda, petit village où les maisons sont construites en terrasses au-dessus de leurs jardins potagers bien entretenus. La côte de Dubrovnik à Neum est très belle. A Neum ( Bosnie), un énorme immeuble, tel une immonde verrue, surplombe et écrase le bord de mer...ensuite, la route redevient plus belle mais toute en lacets. Après être repassés en Croatie, nous nous garons pour la fin de la journée et la nuit sur un petit port le long d'un bras de mer (le Neretvanski kanal), à Blace, face à la péninsule de Peljesac. Promenade à pied jusqu'à la petite ville très tranquille et sympa... Belle région de marais et petits ports... Samedi 13/10 : Nous prenons maintenant l'autoroute jusqu'au niveau d'Ottocac (péage 35€) et nous descendons sur la côte au niveau de Senj et nous rendons au fjord Smovnica, où nous étions déjà passés à l'aller. Nous prendrons là notre dernier bain de mer (malgré la forte houle et le vent qui souffle en tempête). Nous y passons le reste de l'après-midi et la nuit. Nous sommes en face de l'île de Krk. Dimanche 14/10 Départ vers Rijeka et la frontière slovène. Nous traversons la Slovénie rapidement et arrivons à Trieste. Là, nous prenons un bout d'autoroute puis la route jusqu'à Palazzolo dello Stella, où nous nous garons pour déjeuner, dans un petit parking herbu et ombragé près d'une rivière où sont amarrés des bateaux. Nous reprenons la route jusqu'au bout de la langue de terre qui fait face à Venise. A Punta Sabioni, nous nous garons au camping "Al Bateo" (23€ pour 2 pers+ fourgon, avec tous services), situé non loin du départ des ferries pour Venise. Nous allons prendre le billet pour demain : 1 journée ferry et vaporetto =20€/pers (avec ça, on peut aller partout : Venise, grand canal, Murano, Burano) 2 journées = 30€/pers Lundi 15/10 : Nous prenons le ferry de bonne heure pour arriver à Venise avant qu'il y ait trop de monde... A l'arrivée, déjà, des groupes d'asiatiques se déversent en rangs serrés des cars de tourisme... La place St Marc n'est pas encore trop envahie... Venise est toujours aussi belle, nous y étions déjà venus il y a vingt ans et c'est toujours aussi magique... Après une bonne journée à déambuler dans la Sérénissime, nous rentrons au fourgon à la nuit tombée, fourbus mais enchantés ! Mardi 16/10 : Traversée de l' Italie jusqu'au Col du Mont Cenis, Modane et nuit à St Pierre d'Albigny, puis encore une étape nuit à Chénérailles et arrivée chez nous le jeudi 18...
En résumé, nous avons aimé en Albanie : -Le nord, Shkoder et le lac Koman, Valbona - le village de Lin, au bord du lac d' Orhid- Le Centre, surtout Permet et les sources thermales, les belles villes de Berat et Girokaster- Zvernec et la lagune de Karavaste (hors saison estivale) - le Parc de Butrint- la plage de BorschNous n'avons pas trop aimé le lac d' Orhid trop aménagé, la Riviera albanaise hyper bétonnée et pas accueillante, les ordures partout et la façon de conduire des albanais ! | | | Bonjour et merci pour ce superbe carnet de voyage que j'ai suivi avec grand plaisir et beaucoup d'interets. Nous envisageons ce voyage pour 2019 à peu prés à la meme période.J'aurai juste une question par rapport au route que vous avez emprunté, voyageant avec un camping car de 7,50 m, je me pose la question de savoir si je pourrai passer dans tout les endroits que vous avez fréquentés, et d'autre part, vous confirmez que vous n'avez pas rencontré de soucis pour vos bivouac (à cette époque de la saison)? y compris en Croatie
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