Groscaca · 9 mai 2013 à 12:25 · 152 photos 32 messages · 4 participants · 5 587 affichages | | | | 9 mai 2013 à 12:25 · Modifié le 9 mai 2013 à 13:02 Un mois à travers l' Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol Message 1 de 32 · Page 1 de 2 · 3 957 affichages · Partager Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l' Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel ( Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l' Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l' Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l' Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul ( Turquie) 7. Sultanahmet ( Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest ( Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l' Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol ( Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée16. Sud de la Crimée17. Sébastopol - Odessa (sud de l' Ukraine) 18. Odessa - Bucarest ( Roumanie) 19. Bucarest - Bran ( Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre... Image attachée: | | | 1. Samedi 7 juillet 2012
Fontainebleau (Seine et Marne, France) ==> Milan ==> Ancône (Toscane, Italie)
Il est 9h20, tout est prêt dans la Kangoo. Nous venons de finir de la charger avec nos derniers sacs, le plus gros des affaires ayant déjà passé la nuit à l'intérieur. Après un court passage dans une superette, afin de s'approvisionner pour cette longue journée de route, nous quittons Champagne-sur-Seine pour une aventure de près d'un mois et cinq mille kilomètres à travers treize pays du sud-est et du centre de l'Europe.
Le premier arrêt sera pourtant rapide : nous faisons halte à la gare de Fontainebleau-Avon où nous avons rendez-vous avec deux voyageurs qui nous avaient sollicités, quelques jours auparavant, sur un site de covoiturage, pour faire le voyage jusqu'à Milan avec nous. Nous arrivons sur place les premiers, seulement quelques minutes avant Pierre, jeune Bellifontain accompagné d'une bouteille de Ricard et d'un petit sac, heureux d'avoir trouvé, au dernier moment, une voiture pour rejoindre sa petite amie italienne à Milan. Le train de notre deuxième compagnon de route arrive rapidement, et Christoph, un étudiant allemand de Leipzig qui parcourt l'Europe nous rejoint. Tout le monde s'installe dans la voiture, et après un passage éclair devant le château de Fontainebleau afin d'exhiber fièrement à notre Allemand l'étendu du patrimoine culturel seine-et-marnais, nous rejoignons l'A6 pour une longue journée d'autoroute.
Sur les premiers kilomètres, nous discutons de tout et de rien, apprenant à connaître nos compagnons d'une journée. Rapidement, le silence s'empare de la voiture et nos compagnons s'endorment.
Nous faisons une petite pause « toilettes » en Bourgogne, puis suivons l’itinéraire conseillé par les panneaux autoroutiers pour éviter les bouchons des grands départs en vacances. Vers 13h30, nous pique-niquons rapidement sur une aire d’autoroute dans le Jura et reprenons la route.
Après quelques bouchons près de l’autoroute « des Titans » en travaux, et nous empruntons le tunnel sous le Mont-Blanc vers 17h, puis nous descendons les Alpes italiennes par la vallée d’Aoste et ses innombrables tunnels. Les paysages sont plus plats lorsque nous nous arrêtons pour refaire le plein, à quelques dizaines de kilomètres de Milan que nous atteignons à 19h.
Nous arpentons la ville de 19h à 20h à la recherche de la porte de Geneva, où Pierre doit retrouver sa copine italienne. Arrivé à bon port, ce dernier nous offrira une bière pour célébrer notre voyage, et nous ne bouderons pas cette petite heure de repos. Christoph nous offre l’hébergement à Leipzig pour le jour où nous y ferons peut-être escale, et nous quitte à la recherche d'une auberge de jeunesse pour passer la nuit avant de rejoindre Venise. Pierre rejoint sa copine à quelques centaines de mètres de là.
Nous rabattons les sièges arrière désormais inutiles et quittons Milan peu avant 21h. Nous ne ferons qu’une pause, près de Bologne, pour changer de conducteur. Nous ne nous arrêtons pas pour dîner, David utilise les restes du déjeuner pour préparer des sandwichs que nous mangeons sur la route. Nous arrivons enfin au port d’Ancône, épuisés, à 1h du matin. Nous tournons un peu dans le port avant de trouver un coin isolé où passer notre première nuit, à l'intérieur de la voiture, près d’un hangar à voiliers. Image attachée: | | | À: Groscaca · 10 mai 2013 à 8:48 · Modifié le 10 mai 2013 à 13:23 Re: Un mois à travers l' Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol Message 3 de 32 · Page 1 de 2 · 3 884 affichages · Partager 2. Dimanche 8 juillet 2012
Ancône (Toscane, Italie) ==> Quelque part dans l’Adriatique.
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous avalons en guise de petit déjeuner le reste du camembert de la veille, bien coulant : il fait déjà chaud. Nous allons faire quelques courses dans le centre d’Ancône afin d’avoir de quoi déjeuner et diner dans le ferry. Nous faisons le plein d’essence avec difficulté : c’est dimanche, il faut passer par un système de service automatique sans carte bleue, inconnue en France.
Nous retournons au port où nous récupérons nos billets réservés, avant de faire une petite sieste sur un parking ombragé en compagnie d’autres voyageurs, essentiellement des Turques qui rentrent au pays pour les vacances. A 11h, nous rejoignons le quai d’embarquement, au moment où le ferry entre dans le port, en retard. Le temps de débarquer les passagers en provenance de Grèce et vers 12h30 David embarque sur le ferry en piéton afin de réserver un espace où installer notre matelas pour la nuit. Dix minutes plus tard, je l’aperçois sur un pont du navire, m’indiquant par de grands gestes le numéro du pont où le rejoindre : le bras tendu huit fois, ça sera le pont 8. Pendant ce temps, les voitures, caravanes et camions partant pour Patras embarquent. La Kangoo n’embarquera qu’aux alentours de 14h. Je rejoins David à notre emplacement avec mon sac et le matelas gonflable, que nous gonflons rapidement pour marquer notre territoire.
Nous pique-niquons à notre emplacement, affamés, alors que le ferry quitte le port avec plus d’une heure de retard. Sitôt les sandwichs avalés, nous filons à la douche qui nous fait le plus grand bien. La nuit ayant été courte, nous faisons une petite sieste, avant d’être réveillés par le soleil déclinant, vers 17h30. Nous choisissons de nous installés dans le salon à l’avant du ferry, où les fauteuils sont confortables et où il fait frais. Nous y boirons quelques bières pour moi et boissons glacées pour David, en lisant où en regardant les navets américains sur la télé du salon. Nous ne quitterons nos places que pour aller manger les restes du pique-nique du midi, vers 21h. Nous nous couchons peu avant minuit.
Images : 1. étape ; 2. Embarquement dans le ferry ; 3. départ du ferry d'Ancône Images attachées: | | | À: Groscaca · 10 mai 2013 à 9:10 · Modifié le 10 mai 2013 à 13:22 Re: Un mois à travers l' Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol Message 4 de 32 · Page 1 de 2 · 3 883 affichages · Partager 3.Lundi 9 juillet 2012
Igoumenitsa (Epire, Grèce) ==> Dodone (Epire, Grèce) ==> Météores (Théssalie, Grèce) ==> Ampelakia (Thessalie, Grèce) ==> Vallée du Tembi (Thessalie, Grèce) ==> Stomio (Thessalie, Grèce)
Le réveil sonne à 5h, heure d'arrivée prévue, mais je me rendors car nous ne sommes visiblement pas encore proche de l'arrivée. Vers 6h30, David est réveillé par le haut-parleur qui annonce notre arrivée imminente. Ni une ni deux, nous filons prendre une douche rapide, nous rangeons nos affaires dans nos sacs et descendons à la voiture.
A 7h30, nous débarquons sur le port d’ Igoumenitsa, que nous connaissons pour y avoir déjà débarqué l’été précédent lors de notre voyage en Albanie. Nous trouvons donc rapidement l’autoroute en direction d’ Ioannina. Quelques kilomètres plus loin, nous décidons de nous rendre au site archéologique de Dodone par les petites routes. Nous nous perdons et ne parvenons à nous situer que très tard, à quelques kilomètres de la frontière albanaise, c'est-à-dire loin de notre objectif. Nous rejoignons finalement Ioannina, d’où nous reprenons l’autoroute vers Igoumenitsa (heureusement sur quelques kilomètres seulement). Le site de Dodone est très bien indiqué et se situe non loin de l’autoroute. Nous l’atteignons à 10h30. Le site est désert, et nous n’y verrons que des archéologues, aucun touriste. Le site se résume à un très beau et grand théâtre antique. Les quelques ruines qui l'entourent ne présentent que peu d’intérêt.
Nous reprenons l’autoroute dans l’autre sens et sortons à Metsovo en vue d’y déjeuner. La ville de montagne, certainement autrefois charmante, est remplie de touristes et de boutiques de souvenirs. Nous ne nous arrêtons même pas, et faisons route vers les Météores en espérant trouver sur la route un petit restaurant dans un village. Nous le trouvons à Panagia, petit village juste après Metsovo : nous déjeunons sur une terrasse d’un petit café où quelques vieux discutent en sirotant des bières. Salades grecque, brochettes et frites, accompagné de quelques bières, le tout pour quelques euro.
Nous reprenons la route, et nous arrêtons faire une sieste sur une aire de pique-nique à l’abandon. Nous repartons à 14h et arrivons trente minutes plus tard aux Météores. Petite pause à Kastraki, au pied des Météores, pour se ravitailler, puis nous grimpons la route qui permet l’accès aux différents monastères. Nous nous arrêtons à Roussanou, prenons quelques photos sans visiter le monastère, puis au Monastère des Grands Météores que nous visitons, et enfin au monastère de Varlaam.
Nous reprenons la route vers l'est et descendons sous une chaleur écrasante jusqu’à Larisa, avant de reprendre la direction du nord par la vallée du Tembi. Nous visitons en fin d’après midi le petit village pittoresque de montagne d’Ampelakia qui surplombe la vallée, reprenons la route qui passe entre les Monts Olympe et Ossa, puis nous la quittons pour rejoindre les côtes de la Mer Egée à Stomio où nous arrivons à 19h. Nous faisons quelques petites courses pour le dîner puis nous allons nous baigner sur la plage qui se vide. Après une douche rapide, nous nous installons sur le port où nous mangeons des pâtes à la sauce tomate. La nuit tombe et les moustiques nous chassent. Nous allons tout de même boire une bière dans un bar avant de nous installer au bord de la mer, entre deux familles de Rom qui ont planté leur tente. Nous installons la moustiquaire pour pouvoir laisser les portes ouvertes afin d’avoir un peu d’air.
Images : 1. étape ; 2. amphithéatre de Dodone ; 3. paysage dans les Météores ; 4. Ampelakia Images attachées: | | | À: Groscaca · 10 mai 2013 à 12:58 · Modifié le 10 mai 2013 à 13:21 Re: Un mois à travers l' Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol Message 5 de 32 · Page 1 de 2 · 3 871 affichages · Partager 4. Mardi 10 juillet 2012
Stomio (Thessalie, Grèce) ==> Dion (Macédoine, Grèce==> Virginia (Madédoine, Grèce) ==> Psakoydia (Chalcidique, Grèce)
Nous nous levons, réveillés par le soleil, à 7h30. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, parmi des familles de Roms qui ont établi leur campement autour de nous, sur ce parking en terre à quelques mètres de la plage. Nous nous baignons alors que des voitures de police débarquent sur le parking pour chasser le camp rom. Notre voiture passe inaperçue, nous nous lavons sur une douche de plage et reprenons la route vers Thessalonique. Nous quittons la Thessalie pour la Macédoine, faisons le plein et nous arrêtons sur le site antique de Dion, au pied de l’ Olympe. Le site est vaste et une partie est partiellement inondée par les marais. Les touristes sont plus nombreux qu’à Dodone, mais ne se bousculent pas. La visite est longue et les ruines bien conservées.
Nous repartons à 12h30, vers la petite ville de Katerini où nous souhaitons déjeuner. Mais nous n’arrivons pas à nous garer dans le centre ville, et décidons de trouver un village plus modeste, sur la route du site de Vergina. Aucune indication, nous quittons Katerini par des petites routes de montagne. Nous nous arrêtons dans un petit village, sur la terrasse ombragée d’un petit bar où discutent des vieux. Nous parviendrons à commander une salade grecque et des bières à l’aide d’un grec germanophone assis à la terrasse. A la fin du repas, nous demandons notre chemin pour nous rendre au site de Vergina. Le germanophone nous propose alors de de le suivre en voiture sur quelques centaines de mètres pour nous mettre sur la route. Il nous expliquera le reste du trajet en allemand, que nous ne parlons ni David ni moi. Nous comprendrons cependant « Linke », et ça sera suffisant puisque 30 minutes plus tard, nous nous garons sur le grand parking désert du site archéologique, en Macédoine grecque.
Nous sommes heureux, par cette chaleur étouffante, de visiter un tumulus. Celui de Vergina est parfaitement aménagé en musée frais et sombre. Outre les différents objets découverts dans les tombes, on y découvre deux grands tombeaux (gigantesques portes closes entourées de colonnes), dont celle du père d’Alexandre le Grand, Philippe II. Nous essayons de faire une photo malgré l’interdiction, et une surveillante nous rappelle à l’ordre. Elle passera la suite de notre visite à nous suivre, nous jouerons au chat et à la souris avec elle et finirons par la piéger en nous séparant.
Nous poursuivons notre route vers l’ouest et les tombes macédoniennes de Levkadia, que nous trouvons toutes fermées. Nous reprenons la route vers l’est cette fois pour découvrir les ruines de l’ancienne Pella, où est né Alexandre Le Grand. Nous nous perdons en suivant les quelques panneaux, et finissons par trouver un site laissé à l’abandon et fermé. Plus loin sur la route, nous trouvons d’autres panneaux indiquant le musée et des tombes, mais il est tard et nous abandonnons l’idée de découvrir cette cité.
Nous filons vers Thessalonique, que nous contournons, sans la découvrir faute de temps, pour trouver un lieu où dormir en Chalcidique. Petit arrêt dans une supérette (Carrefour) à 20h pour acheter quelques courses, et nous roulons vers Sithonia, une des trois presqu’îles de la région. Nous nous arrêtons au nord de celle-ci, dans le village littoral de Psakoydia.
Le vent souffle fort et nous nous éloignons à 50m de la mer pour manger nos pâtes à la carbonara et notre reste de jambon et de tsadziki. Nous nous baignons dans une mer chaude alors que la nuit tombe. Traditionnelle douche sur la plage, puis nous allons boire quelques bières sur la terrasse d’un bar de plage. Nous y sommes bien et restons jusqu’à près de minuit, avant de rejoindre la voiture, garée sur la petite jetée qui domine la plage. Sitôt arrivé, le vent se lève et souffle en tempête. Nous devons fermer les portes et nous résigner à subir la châleur. La voiture tangue sous les rafales, plein vent sur la petite jetée qui ne doit pas faire plus de dix mètres de large. Nous ne sommes pas rassurés lorsqu'un orage éclate quelques minutes plus tard. Enfin, le vent et la pluie se calment et nous parvenons à nous endormir.
Images : 1.Etape ; 2.Installation pour la nuit à Stomio ; 3. Mosaïques, site de Dion ; 4. La jetée où nous avons passé la nuit à Psakoydia Images attachées: | | | 5. Mercredi 11 juillet 2012
Psakoydia (Chalcidique, Grèce) ==> Amphipoli (Thrace, Grèce) è Stavroupoli (Thrace, Grèce) ==> Agios Charalampoulos (Thrace, Grèce)
Réveil difficile à 8h, après une nuit agitée, dans la voiture garée sur la petite jetée au bout de la plage de Psakoydia. Il fait déjà beau et chaud, David se baigne. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, et reprenons un bain de mer rapide avant notre habituelle toilette à la douche de plage. Nous reprenons la route pour traverser la Chalcidique, sans pénétrer dans ses doigts. Nous longeons de superbes criques, sur une côte rocheuse, mais ne nous y arrêterons pas à notre grand regret. Nous perdons de vue la mer dans un petit village, et nous retrouvons perdus dans les montagnes. Nous finissons par retrouver notre chemin mais profitons de la douceur de la montagne et de l’ombre de ses forêts de pins pour déjeuner. Nous redescendons ensuite vers la mer et retrouvons la côte. A Stavros, nous pénétrons en Thrace.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons admirer le Lion d'Amfipoli, monument de l’époque macédonienne, puis nous quittons la côte à la recherche d'une grotte à visiter près de Drama, à l’intérieur des terres. A Drama, nous confondons les villages de Prosotsani (où la grotte se trouvaient) à l’ouest et de Paranesti (où je pensais qu’elle se trouvait) à l’est, et ne nous apercevrons de notre erreur qu'après avoir fait une cinquantaine de kilomètres dans la mauvaise direction, en demandant de l'aide à des autochtones circonspects. Nous n’avons pas le courage de faire demi-tour et continuons notre route vers Xanthi. Nous nous arrêtons boire une bière dans le village visiblement touristique mais désert de Stavroupoli, puis un petit orage éclate sur la route vallonnée jusqu’à la ville de Xanthi que nous traversons sans nous arrêter. Nous roulons alors sur une grande plaine lagunaire jusqu'au littoral que nous ne pouvons pas suivre de près à cause des différentes lagunes qui le bordent. Des routes en cul-de sac permettent de rejoindre de longues plages. Nous suivons la direction de Maronia, la route finit par rejoindre la mer alors que la côte devient plus rocheuse.
A Maronia, nous suivons une piste pour nous rendre au site archéologique. Nous nous arrêtons alors que la piste surplombe les ruines d'un amphithéâtre en contre-bas, fermé mais visible. Nous nous rendons à Agios Charalampoulos, petit port près du site dans lequel errent des bandes de chiens errants, et jetons un œil sur les vestiges archéologiques en plein cœur du village. Nous trouvons une pelouse tranquille où passer la nuit, au dessus d'une petite plage de galets jonchée de détritus en tout genre. Nous descendons mais les oursins nous empêchent de nous baigner. Une douche improbable au milieu des galets nous permet d’être propres pour aller manger dans le petit restaurant du petit port. Nous y ferons un véritable festin : salade grecque, dorades, patates... Nous en aurons pour plus cher que d’habitude, mais cela en valait la peine. Nous retournons sur la pelouse près de notre petite plage et nous déplions la tente pour la première fois du voyage.
Images : 1. Chalcidique ; 2. Passage d'un troupeau de chèvres sur une route de Chalcidique ; 3. Lion macédonien d'Amfipoli ; 4. Notre installation à Aghios Charalampoulos ; 5. Etape Images attachées: | | | 6. Jeudi 12 Juillet 2012
Agios Charalampoulos (Thrace, Grèce) ==> Maronia (Thrace, Grèce) ==> Makri (Thrace, Grèce) ==> Aéroport Ataturk (région d’Istanbul, Turquie) ==> Sultanahmet (Istanbul, Turquie)
Nous sommes réveillés assez tôt par les moustiques, David ayant eu la bonne idée d'ouvrir la moustiquaire, au milieu de la nuit, pour avoir moins chaud. C’est donc tôt que nous partons à la recherche d’une plage sans oursin où nous rafraîchir Nous reprenons la piste qui, la veille, nous avait amenés aux ruines de l'amphithéâtre, et la poursuivons dans l'espoir de rejoindre Alexandroupoli par la côte. Nous nous arrêtons près de falaises, en bas desquelles les petites plages désertes ne disposent pas de douche, ce qui nous pousse à continuer notre piste. Celle-ci est de plus en plus mauvaise. Nous passons ensuite entre les fortifications de l’ancienne Maronia, puis devant son acropole sur une colline rocheuse. Nous continuons la piste, sans nous arrêter, alors qu'elle devient de moins en moins praticable. Un quart d’heure plus loin, la piste est barrée et interdite. Nous devons faire demi-tour, après plus d’une heure de piste. Sur le retour, nous nous arrêtons au niveau de l’acropole de Maronia, dont il ne reste plus grand-chose, et suivons les panneaux pour découvrir une porte de la cité antique, après quelques minutes de marche sur des chemins entre les rochers. Nous suivons également le chemin fléché pour voir les restes d’un pressoir à vin (c’est dans cette cité qu’Ulysse aurait acheté le vin pour saouler le cyclope), mais nous renonçons quand les indications fléchées deviennent hasardeuses. Nous reprenons la piste, croisons quelques vaches surprises de croiser des Français dans le coin, et nous retrouvons à 2 km de notre point de départ.
Nous prenons cette fois une route goudronnée, achetons de quoi petit déjeuner dans le nouveau village de Maronia, et tentons de suivre le littoral derrière les collines qui le séparent de la route. Nous finissons par croiser l’autoroute que nous empruntons pour rejoindre la côte à Makri, près d’Alexandroupoli. Nous longeons le littoral vers l’ouest à la recherche d’une plage dotée de douches, et nous finissons par en trouver une où nous nous baignons rapidement avant de nous laver.
Nous revenons vers l’est et le village de Makri, à la recherche de la grotte du Cyclope, où Ulysse et ses compagnons ont été emprisonnés selon l'Odyssée. Nous la trouvons grâce aux indications d'autochtones. Il faut prendre une toute petite piste et se garer au bout pour emprunter un chemin piéton (où nous croisons une petite tortue) qui se termine à un petit site archéologique où l’on ne voit rien (les ruines sont protégées par de la tôle), près duquel un petit sentier descend vers la grotte. Il faut une lampe torche pour voir à l'intérieur de la grotte qui n’est pas très profonde, et qui ne présente que peu d’intérêt, mis à part la légende du cyclope et surtout le site où elle se situe : celle-ci surplombe la mer et la vue y est magnifique.
Nous reprenons la route à midi en direction de la Turquie, traversons Alexandroupoli sans nous y arrêter : nous devons être à Istanbul le soir même ! Nous fonçons vers la frontière. Nous nous arrêtons tirer de l’argent liquide à Feres, dernière ville grecque avant la Turquie, afin d’éviter les frais bancaires de retrait hors Union Européenne. Nous déjeunons entre Feres et la frontière, dans une forêt de pins près d’une base militaire.
Entre 14h30 et 15h, nous traversons la frontière gréco-turque sans complication. Nous traversons la partie européenne de la Turquie sur une 2X2 voies très roulante. A Tekirdag, la route rejoint la côte : jusqu’à la banlieue d’ Istanbul, nous roulons sur une grande route coupant en deux les villes : à gauche, les centre-villes, à droite les plages, auxquelles les piétons accèdent grâce à de grandes passerelle au dessus de la nationale. A 17h, nous sommes dans la grande banlieue d’ Istanbul.
La signalisation nous propose de rejoindre Istanbul par l’autoroute. En effet, la Nationale que nous empruntons depuis la Grèce rejoint l’autoroute Edirne- Istanbul et la longe jusqu'à la capitale. Il est tard et nous choisissons de finir le voyage par l’autoroute, mais arrivés à la barrière de péage, nous comprenons qu'il faut une carte pour l'emprunter. Des vendeurs à la sauvette nous en proposent à 50 € et nous refusons évidemment. Impossible de faire demi-tour, nous craignons d'être piégés, mais découvrons finalement une petite route qui permet de faire demi-tour en passant sous l'autoroute. Nous reprenons donc notre nationale. Le centre d’ Istanbul n’est pas indiqué, nous ne disposons ni de carte routière précise, ni de guide, ni de monnaie turque. Nous décidons de suivre la direction de l’aéroport international, et d'y changer des Euro en Livres turques. Nous y achetons le Lonely Planet sur Istanbul, doté d’une carte sur laquelle nous trouvons la rue de l’auberge de jeunesse que nous avait indiquée Lulu la veille par téléphone.
Nous reprenons la route, mieux équipés, et longeons la mer jusqu’au centre d’ Istanbul. La côte est bordée de longs parcs où les Stambouliotes viennent pique-niquer avec barbecue et de quoi faire le thé. A gauche, les ruines du large mur byzantin protègent la ville. Nous traversons par erreur le pont qui nous mène aux quartiers nord de la ville, et nous le reprenons dans l’autre sens. Des dizaines de pêcheurs avec de grandes cannes s’y pressent.
Nous pénétrons dans la vieille ville par une brèche dans le mur d’enceinte et cherchons notre hôtel dans le dédale de rue à la circulation anarchique alors que la nuit tombe. Nous gardons difficilement notre sang froid, fatigués par une longue journée de route. Nous trouvons un parking gardé où nous laissons la voiture pour continuer à pied nos recherches. Nous trouvons facilement notre hôtel, revenons chercher les affaires dont nous avons besoin ainsi que notre sac de linge sale, et prenons quartier dans une chambre de 6 lits dont nous sommes les seuls occupants. Dans l’auberge de jeunesse, un groupe de jeunes français rentre d’une journée de visite. Le stress retombe, et nous prenons notre première véritable douche tiède du voyage en chantant. Nous allons manger dans un kebab voisin, et rentrons à l’hôtel. Nous ne profitons que quelques minutes du wifi de l'hôtel avant d’aller nous coucher dans une chambre chaude et spartiate qui nous semble cependant du grand luxe par rapport aux nuits précédentes.
Images : 1.Etape ; 2.Site de Maronia ; 3.Fin de la piste de Maronia ; 4. Grotte du cyclope à Makri ; 5. Frontière gréco-turque Images attachées: | | | 7.Vendredi 13 juillet 2012
Sultanahmet, Istanbul, Turquie
Nous nous levons à 9h30 après une bonne nuit. Nous prenons notre douche et notre petit déjeuner dans l’auberge en prenant notre temps. Nous laissons notre linge à laver et ne quittons l’hôtel qu’à 10h30 en direction du cœur touristique de la ville. Nous arrivons très rapidement à la Mosquée Bleue que nous visitons parmi de nombreux touristes, essentiellement du monde musulman. Nous découvrons pour la première fois du voyage des sites touristiques surpeuplés. Des gardiens pressent les visiteurs à se déchausser pour fluidifier la circulation des touristes et distribuent sacs plastiques pour les souliers et paréos pour cacher jambes et décolletés de ces dames. La longue place devant la Mosquée Bleue fût autrefois l’hippodrome de Byzance et les obélisques autour desquels les chars devaient tourner s’y dressent encore aujourd’hui. Quelques dizaines de mètres plus loin, devant un petit parc, nous découvrons Sainte Sophie de Constantinople, immense église orthodoxe transformée en mosquée après l’invasion ottomane. Nous la visitons un long moment. Une rampe permet d’accéder au balcon du premier étage duquel la vue sur l’intérieur de l’édifice est superbe. On peut y observer quelques mosaïques orthodoxes conservées.
En sortant, nous passons devant le palais Topkapi sans y entrer : nous n'avons plus de monnaie. Nous trouvons une agence de change et quittons le cœur touristique pour manger dans un kebab bon marché. Nous suivons l’itinéraire proposé par le Lonely Planet mais renonçons à longer le grand rempart byzantin en plein cagnard. L’itinéraire se termine finalement au Palais Topkapi que nous décidons cette fois de visiter. Je dois faire la queue 20 minutes en plein soleil pour obtenir des tickets, et mon tee shirt en ressortira trempé. Le site est bondé de touristes et la visite des salles transformées en musée est un calvaire tant on y piétine et tant il y fait chaud. Le palais en lui-même vaut tout de même le détour. Nous n’avons pas le courage de payer le ticket supplémentaire pour visiter le harem, surtout que nous avons explosé notre budget depuis notre arrivée à Istanbul. Nous rentrons à l'auberge, et après une nouvelle douche, je passe du temps sur internet pendant que David se promène dans le quartier. A 19h30, nous retournons dîner au kebab de la veille. Nous avions prévu de sortir mais le courage manque et la fatigue à raison de nos ambitions. Nous passerons un peu plus d’une heure dans un bar à narguilé avant de rentrer dormir dans notre chambre où un Chilien s’est installé.
Images : 1.Etape ; 2.Mosquée Bleue ; 3.Mosquée Bleue ; 4. Sainte Sophie ; 5. Sultanahmet Park ; 6. Palais Topkapi Images attachées: | | | 8. Samedi 14 juillet
Istanbul (Turquie) ==> Rezovo (sud de la Mer Noire, Bulgarie)
Nous nous levons à 8h, et après une douche, nous sortons visiter le quartier du Bazaar, à l’ouest de Sultanahmet. Nous nous arrêtons prendre un petit déjeuner dans un petit bar de rue : jus d’orange et pâtisseries pour trois fois rien. Nous nous rendons au Grand Bazaar, grand quartier couvert pavé de mosaïque dévoué aux commerces en tout genre, et surtout touristique. Nous hésitons à acheter un narguilé, mais renonçons car nous sommes mal à l’aise avec le marchandage. Nous sortons du Grand Bazaar et nous perdons dans les rues commerçantes alentours. Nous retrouvons finalement notre chemin et passons devant quelques mosquées avant de rentrer à l’hôtel en longeant le tramway.
Nous y rassemblons nos affaires, récupérons notre linge, prenons une dernière vraie douche (avant longtemps...) et quittons l’auberge. Nous déjeunons au Burger King (pas très bon), récupérons la voiture au parking et reprenons la route. Premier objectif : quitter Istanbul. Malgré les bouchons, nous réussissons à récupérer l’autoroute en direction d’ Edirne. Les choses se compliquent lorsque nous nous retrouvons au premier péage. Une petite camionnette sert de boutique pour acheter les cartes. Nous demandons comment faire demi-tour afin de passer par les nationales, mais le caissier ne parle que turc. Il finit par nous faire signe d’avancer sur l’autoroute et de négocier à la sortie. Nous empruntons donc l’autoroute sur quelques kilomètres et prendrons la première sortie. Là, des barrières empêchent de sortir sans carte. Les bureaux de la société qui gèrent les autoroutes sont fermés, mais une des barrières est ouverte et nous décidons de passer (nous n’avons pas trop le choix). Une alarme retentira quelques secondes dans l’indifférence générale. Les caméras de sécurité ont certainement eu le temps de récupérer le numéro de ma plaque d’immatriculation, mais nous aurons quitté le pays avant qu’ils ne traitent la contravention.
Nous devons maintenant rejoindre la Bulgarie par le poste frontière le moins fréquenté, accessible par de petites routes, sans carte précise... Nous mettrons un certain temps à trouver notre route et la signalisation d’un nom de ville indiquée sur notre carte. Une erreur de trajet nous fait faire un détour de 50 km, mais nous arrivons finalement à la frontière bulgare par une bonne route à 18h. Nous la traversons en une demi-heure, après un passage étrange dans une flaque d’eau censée décontaminer nos roues du côté bulgare (nous paierons ce service obligatoire). La douane bulgare nous fait ouvrir le coffre, et comprend que nous sommes des touristes campeurs. Nous passons sans que la fouille ne soit davantage poussée.
Côté bulgare, la route se dégrade fortement. Nous décidons de nous rendre dans l’extrême sud du pays pour la nuit, et prenons la direction de Tsarevo (une autre route part vers Burgas plus au nord). La route de moyenne montagne est très mauvaise et on progresse très lentement. Nous nous arrêtons remplir d'eau nos bidons à une source. Des panneaux « Vinietka » nous apprennent qu’il faut acheter une vignette pour rouler sur les routes bulgares. Nous croisons un barrage de police, on nous fait signe de passer mais nous nous arrêtons pour demander où acheter cette vignette. Il faut aller jusqu’à Tsarevo, dans une station service. Il nous faudra plus d’une heure et demie avant de rejoindre le bourg littoral, dont nous ferons un petit tour rapide en voiture. David tire une centaine de Leva dans une banque, et nous reprenons la route vers l’extrême sud du pays.
A Ahtopol, nous nous arrêtons faire le plein et acheter la fameuse vignette pour quelques euro. Nous continuons la route qui se dégrade de manière conséquente : il faut rouler sur le bas côté en graviers lorsque l’on croise une voiture. Nous arrivons finalement à Rezovo avant la tombée de la nuit. Nous descendons par une piste à la plage et débouchons sur un petit parking à l’embouchure d’une rivière. De l’autre côté de la rivière, le drapeau turque. En face, sur notre parking, un grand drapeau bulgare lui répond. Deux miradors se font face à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Nous prenons des photos avant qu'un panneau nous apprenne que c'était interdit. Nous descendons à la plage de galets. Il n’y a pas de douche, nous ne nous baignerons pas ce soir. Nous quittons ce petit parking pour rejoindre le village et chercher un coin où camper. Nous trouvons une piste qui s’écarte vers les falaises. Nous nous arrêtons dîner au bord de celles-ci. La nuit tombe, nous nous douchons grâce à notre bidon d’eau, avant de préparer la voiture pour y passer la nuit.
Alors que la nuit est tombée, nous décidons d’aller chercher à pied un bar où fêter le 14 juillet. Nous redescendons sur la crique où nous étions allés à notre arrivée et entrons dans un petit bar de plage fait de bric et de broc. Nous y buvons 1 L de bière chacun pour 5 leva, soit 5 euro. Le patron, un barbu type vieux loup de mer, laisse David ouvrir sa deuxième bière avec un décapsuleur... en forme de phallus, ce qui fera rire la clientèle composée d’une quinzaine de personnes. Le bar se vide et nous rentrons dormir à la voiture après une petite promenade dans le village.
Images : 1.Grand Bazaar ; 2. Quartier commerçant d'Istanbul près du Grand Bazaar ; 3. Frontière turco-bulgare ; 4. Frontière (infranchissable) entre la Bulgarie et la Turquie, sur la Mer noire. 5. Etape Images attachées: | | | 9. Dimanche 15 juillet 2012
Rezovo (Sud de la Mer Noire, Bulgarie) ==> Sozopol (Mer Noire, Bulgarie) ==> Nessebar (Mer Noire, Bulgarie) ==> Obzor (Mer Noire, Bulgarie)
Nous sommes réveillés par le soleil vers 9h30. Nous rangeons rapidement et retournons vers Ahtopol pour trouver de quoi petit-déjeuner. Nous y achetons une bouteille de jus d’orange et des pâtisseries bien grasses que nous ne parviendrons pas à finir. Nous allons à la plage mais les douches pourtant présentes sont à sec. Nous reprenons la voiture, faisons une deuxième tentative sur la même plage quelques centaines de mètres plus loin, mais le constat le même.
Nous reprenons donc la route vers la station balnéaire suivante. Nous nous arrêtons à Primorsko. Je décide d’aller me baigner mais le soleil tape déjà trop fort pour David qui va prendre une bière dans un bar. La plage est bondée, avec des boîtes de nuit un peu partout. Je prends mon premier bain, rapide, dans la Mer Noire, me rince après avoir fait la queue à l’unique douche de plage, et rejoints David au bar. Après une bière, nous repartons en direction de Burgas.
Avant Burgas, nous nous arrêtons à Sozopol, petit village perchée sur une presqu’île rocheuse. Beaucoup de boutiques touristiques mais peu de touristes. Belle vue sur la baie et la Mer Noire. Nous en faisons rapidement le tour et repartons. Nous évitons Burgas pour nous arrêter à Nessebar, où nous resterons une quarantaine de minutes : comme Sozopol, Nessebar se situe sur une presqu’île rocheuse. On peut y admirer de nombreuses belles petites églises plus ou moins en ruine. Ce sont les seuls bâtiments que l’industrie touristique n’a pas envahi. Le village est en effet bondé de touristes essentiellement slaves, et le rez-de-chaussée des vieilles maisons leurs sont en totalité consacrés, ce qui donne une atmosphère de parc d’attraction. Nous ne nous y attardons pas.
Nous continuons à longer le littoral bordé d’immenses stations balnéaires, vers le nord, mais sommes piégés dans un cul de sac au bout duquel se dresse un immense complexe touristique en forme de château fort, entouré de piscines avec toboggans gigantesques. Nous revenons sur nos pas, retrouvons la route de Varna, qui quitte la côte vers des collines. Nous nous arrêtons boire une bière dans un bar au pied d’une source pendant que le faible débit de celle-ci remplit notre bidon.
Nous nous arrêtons à Obzor, petite station balnéaire, où nous cherchons un coin pour nous laver et passer la nuit. La plage étant dépourvue de douche, nous quittons le village vers les terres par une petite piste au bout de laquelle nous nous lavons avec le bidon d’eau. Nous revenons au village, propres, alors que la nuit tombe. Nous mangeons dans le centre, du porc accompagné d’une bouteille de mauvais vin bulgare trop tiède et décidons d’aller au Pink, bar « moderne » à cocktails sur la plage. J’en boirai quatre, David six. Nous quittons alors le bar vers un autre plus grand, d’où on peut entendre de la musique. Un dj anime la soirée et des groupes de jeunes dansent. Un peu allumés par les cocktails, nous les rejoignons. Je quitte la piste de danse à 2 h du matin, récupère mon sac de couchage et m’en vais passer la nuit sur la plage. David restera danser encore quelques dizaines de minutes avant d’aller s’écrouler sur le siège conducteur de la voiture.
Images : 1. Lieu de campement, à Rezovo ; 2. Athopol ; 3. Sozopol ; 4. Nessebar ; 5. Nessebar ; 6. Obzor ; 7. Etape Images attachées: | | | 10. Lundi 16 juillet 2012
Obzor (Mer Noire, Bulgarie) ==> Forêt Pétrifiée (Varna, Mer Noire, Bulgarie) ==> Choumen (Nord de la Bulgarie) ==> Madara (région de Choumen, Bulgarie) ==> Vama Veche (Extrème sud des côtes de la Mer Noire, Roumanie)
David me retrouve sur la plage alors que je somnole vers 8h. Nous avons la gueule de bois et nous prenons un bain de mer pour nous rafraîchir les idées, avant de retourner à la voiture. Je suis dans un meilleur état que David, et conduis en direction de Varna, où nous ne nous arrêtons pas (nous prévoyons de le faire au retour). Nous quittons la côte pour nous diriger vers l’intérieur des terres en direction de Choumen. Nous nous arrêtons faire des courses dans un tout petit supermarché de village, près de la Fôret Pétrifiée, que nous visitons. A l’entrée, une rapide présentation du site nous est faite en français par une jeune femme. Les rochers seraient imprégnés d’une énergie thaumaturge et elle nous conseille d’y marcher pieds nus... Le site est intéressant et étonnant mais le sable trop chaud pour se déchausser.
Nous repartons vers Choumen, mais vers midi et demi, la cuite de la veille nous rattrape et nous sommes pris d’un coup de fatigue. Nous faisons une sieste d’une demi-heure sur le bord de la route, à l’ombre des arbres. Puis nous déjeunons un bon plat de pâte pour éponger tout cet alcool, et nous reprenons la route vers 15h.
Nous atteignons Choumen trente minutes plus tard. Nous nous garons et nous promenons dans un centre ville très aéré. Nous visitons le musée où nous sommes seuls (la conservatrice nous allumera les lumières). Nous reprenons la voiture et grimpons jusqu’au gros monument de béton qui surplombe la ville, le Monument des Fondateurs. Un large escalier permet de rejoindre le monument depuis la ville, mais le trajet tient de l’exploit sportif après la nuit que nous avons passée.
Nous sommes agréablement surpris par le monument. A l’entrée, on nous distribue un document explicatif en français. Il est en réalité composé de plusieurs grands blocs de bétons qui semblent ne faire qu’une masse de loin. Au centre de ces blocs de bétons, plusieurs immenses bas-reliefs représentant les différents moments clés de l’histoire bulgare. En face, une immense mosaïque. Au dessus des blocs, un énorme lion surveille la plaine de Choumen. Nous sommes impressionnés et ne regrettons pas la visite.
Il est tard et n’allons pas voir la forteresse médiévale. Nous retournons vers Varna. Au passage, nous nous arrêtons au site de Madara. Sur une falaise, un bas-relief datant de plusieurs siècles représente un homme à cheval chassant un lion. Près de celui-ci, des grottes dont certaines sont transformées en église. L’orage se met à gronder, et nous ne nous attardons pas..
Nous repartons vers Varna, avec l’objectif de dormir en Roumanie, sur la Mer Noire. Alors que nous atteignons Varna, où nous n’avons pas le temps de nous arrêter, l’orage redouble alors que la nuit tombe. A partir de Baltchik, l’orage gronde franchement et la pluie redouble d’intensité. A quelques kilomètres de la frontière, ça se transforme en déluge et nous devons nous arrêter une minute avant de repartir à faible allure, tant la visibilité est faible. L’orage se calme alors que nous atteignons la frontière. Nous traversons rapidement la frontière déserte, même si le douanier roumain nous fera ouvrir le coffre pour une fouille peu approfondie.
Nous arrivons tout de suite après la frontière à Vama Veche vers 22h. La pluie s’arrête même si l’orage gronde au loin. Nous nous garons dans le village et nous rendons dans un petit restaurant de la rue principale où nous dînons Sur les tables de gauche et de droites, ça parle français. Nous échangerons quelques mots avec ceux de gauche, qui nous indiqueront les lieux où planter la tente. Vame Veche est un petit village littoral, décrit comme le lieu de vacances de « jeunes rockers sans le sous » par le Routard. Les deux extrémités de sa grande plage sont squattées par les tentes en camping sauvage, tandis que des bars occupent le centre. Les bars et les vacanciers ne ressemblent pas à ceux des autres stations : étrange mélange d’hipies, de punks, de gothiques, de rastas, de nudistes, de familles plus classiques en vacances. Tout ça en bonne entente, et en totale liberté. Nous allons jeter un œil à la plage pour voir où nous allons nous installés et choisissons l’extrémité sud de la plage. Nous nous y rendons en voiture, sur un chemin à moitié inondé par l'orage, installons la tente un peu au hasard dans l'obscurité et nous endormons rapidement, trop fatigués pour rejoindre les fêtards sur la plage centrale.
Images : 1. Etape ; 2. Forêt Pétrifiée, près de Varna ; 3. Centre-ville de Choumen ; 4. Monument à Choumen. En arrière plan, sur la colline, le Monument des Fondateurs ; 5. Centre-ville de Choumen ; 6. Monument des Fondateurs ; 7. Monument des Fondateurs ; 8. Monument des Fondateurs ; 9. Bas-relief de Madara Images attachées: | | | 11. Mardi 17 juillet 2012
Vama Veche (Roumanie) ==> Constanta (Roumanie) ==> Histria (Roumanie) ==> Bucarest (Roumanie)
Peu avant 9h, nous sommes réveillés par le vent. Pourtant, il fait beau, et je me rends à pied dans le centre du village afin d’acheter quelque chose à grignoter pour le petit déjeuner. Les trois quarts des rayons des petits magasins sont occupés par des bouteilles d’alcool ou des cigarettes. Je trouve quand même une bouteille de jus de fruit et des viennoiseries. Le chemin de terre qui longe la plage porte encore les stigmates de l’orage de la veille. Après manger, je me baigne rapidement, bien que la mer soit agitée. Il fait bon, le soleil semble taper moins fort que dans le sud de l’Europe, et nous en profitons jusqu’à midi. Nous plions la tente, rangeons la voiture, prenons une douche au bidon, et reprenons la route avant 13h.
Nous nous arrêtons à Constanta afin de visiter le musée d’histoire, après avoir changé quelques Euro en Lei roumain. Le musée est intéressant et comporte des explications en français sur les premiers étages (préhistoire, antiquité et moyen âge). Le dernier étage, consacré à l’histoire moderne du pays, ne comporte que des explications en russe et semble plus fouillis. Il est plus de 14h et nous commençons à avoir faim. Nous recherchons un restaurant bon marché autour du musée, mais n’en trouvons que de chics. Nous partons en voiture à la recherche d’un kebab ou d’une friterie, mais ne trouvons rien. Nous finissons par tomber sur un Mac Do, où nous déjeunerons affamés. Nous constatons que les prix y sont largement inférieurs à ceux pratiqués dans les Mac Do français. Nous retournons près du musée pour visiter un petit musée construit sur les ruines de vestiges romains, où l’on peut admirer une gigantesque mosaïque. Nous quittons Constanta au milieu de l’après-midi et prenons la route du nord pour visiter le site archéologique d’Histria, dans le delta du Danube. Nous empruntons une bonne route jusqu’au delta puis des plus mauvaises à travers des villages et des marais jusqu’au site. C’est la fin de la journée, le site est désert. De hautes herbes poussent entre les ruines vastes et bien conservées. Le site mériterait d’être mieux aménagé et expliqué.
Nous repartons vers 19h pour Bucarest où nous voulons dormir au camping. Nous reprenons la route en sens inverse, jusqu’aux environs de Constanta où nous nous arrêtons dans une pharmacie acheter de la Biafine pour les coups de soleil récoltés sur la plage le matin même. La pharmacienne donnera à David une sorte de mousse qu’il s’appliquera sur ses brûlures. Nous prenons l’autoroute après avoir traverser des villages peuplés de Roms. La nuit tombe alors que nous sommes encore loin de Bucarest. Nous atteignons la ville après 22h. Nous cherchons le camping, trouvons la bonne route mais nous trompons de sens. Nous sommes obligés de faire demi-tour. Nous achetons des sandwichs dans une station service, et les caissières se mobilisent pour nous faire un plan d’accès au camping. Nous reprenons la route de Bucarest, traversons le périph’ (centura) d’où nous venons, et sortons juste avant le Carrefour. Nous atteignons le camping après 23h, exténués. Le terrain destinés aux tentes n’est pas très grand et est occupés par un groupe d’adolescents français. Nous sommes obligés de planter notre tente à côté des leurs. Nous nous endormons au son de leurs discussions et de leurs éclats de rire.
Images : 1. Etape ; 2. Notre bivouac à Vama Veche ; 3. Poupée gonflable pendue à Vama Veche ; 4. Centre de Vama Veche ; 5. Centre de la plage de Vama Veche ; 6. Musée de Constanta ; 7. Constanta ; 8. Site archéologique d'Histrie ; 9. Site archéologique d'Histrie ; 10. Site archéologique d'Histrie Images attachées: | | | 12. Mercredi 18 juillet 2012
Bucarest (Roumanie)
Je me réveille vers 8h30 et laisse dormir David. Je range et fais un peu de ménage dans la voiture, puis vais sur internet grâce au wifi du camping. David se lève une heure plus tard. Nous nous lavons, traînons et partons finalement pour le centre de Bucarest vers 10h30.
Nous arrivons dans le centre, mais s’y garer semble difficile. Nous retournons vers la périphérie et nous garons (à la roumaine...) près de la Place de la Victoire d’où un métro nous ramène dans le centre vers 12h30. Nous marchons quelques minutes dans le centre historique et trouvons un restaurant où nous mangeons. Nous avons les yeux plus gros que le ventre, les salades que nous commandons en entrée se révèlent être de vrais plats, et David doit finir mon assiette. Il est déjà 14h30 quand nous repartons, repus. Nous marchons difficilement jusqu’au palais de Ceausescu, où nous pénétrons (sans le visiter), après avoir vu un petit monastère préservé. Nous retournons dans le centre historique, visitons une belle petite église et buvons une bière dans un passage couvert rappelant les passages parisiens.
Nous passons par la Place de la Révolution, puis revenons à pied jusqu’à la voiture. Nous rentrons au camping où je dépose David avant de partir en voiture pour l’aéroport tout proche où je dois aller chercher Lulu, ma compagne, qui va faire une partie du voyage avec nous.
Lulu sort des douanes peu avant 20h, et nous passons à Carrefour faire des courses pour le soir et le lendemain avant de rentrer dîner au camping. Un français marié à une roumaine a installé sa tente tout près de la notre. Il est bavard et nous fait partager un alcool de prune roumain pour digérer notre repas. Nous nous couchons peu après 22h.
Images : 1. Etape ; 2. Centre historique ; 4. Palais de Ceausescu ; 5. Passage "parisien" Images attachées: | | | 13. Jeudi 19 juillet 2012
Bucarest (Roumanie) ==> Rive du Prut (Moldavie) ==> Odessa (Ukraine)
Nous nous levons assez tard, vers 9h30. Après notre douche, et la voiture rangée, nous repartons vers 10h30. Nous empruntons l’autoroute en direction de Constanta sur une centaine de kilomètres avant de sortir vers le nord et la frontière moldave que nous rejoignons en début d’après-midi à Galati. Le passage de la frontière est plus long que d’habitude. Il y a plus de monde. Nous payons une taxe écologique de près de 2 euros à l’entrée de la Moldavie.
Peu après la frontière, vers 15h, nous nous arrêtons déjeuner le long de la rivière Prut. Nous reprenons la route vers le nord-est. Nous nous perdons dans un village et demandons notre chemin à un type visiblement ivre dont nous aurons du mal à nous débarrasser (il s’accroche à la portière). La route se dégrade passablement lorsque nous quittons la direction de Chisinau. Bien que ce ne soit pas une piste, la route est sur plusieurs dizaines de kilomètres minées de nids de poules immenses et il faut zigzaguer à faible allure pour les éviter.
La nuit tombe avant que nous n’arrivions à la frontière. Nous quittons le territoire moldave pour l’ Ukraine par une autre frontière que celle prévue. Le douanier nous demande 10 € de taxe écologique pour sortir. Nous essayons de demander à quoi cela correspond, demandons un reçu sans rien obtenir. Il est tard, nous ne savons pas si cette taxe est officielle ou non. Nous payons et quittons la Moldavie. Les choses se passent mieux côté ukrainien, bien que la fouille soit de loin la plus poussée du voyage.
Nous ne savons pas où nous sommes. Nous croisons une route qui semble assez importante et nous demandons à un policier où nous sommes et la direction d’ Odessa. Celui-ci nous indique la route sans se montrer des plus agréables. Je finis par repérer où nous sommes sur la carte. Nous devons retraverser une enclave moldave sur quelques kilomètres pour nous rendre à Odessa. Nous sommes inquiets, mais on découvre qu'il n’y a pas de vrai poste frontière sur cette route qui passe sur quelques centaines de mètres en Moldavie : à la sortie de la l’ Ukraine, un militaire (moldave ? Ukrainien ?) nous remet un papier indiquant notre nombre (3 personnes dans la voiture), et nous repartons. A la sortie, nous remettons ce papier à un autre militaire qui nous laisse passer. Trente kilomètres plus loin, nous arrivons à Odessa. Comme d’habitude, nous nous perdons dans la ville en pleine nuit. Nous repérons un hôtel sur le guide, près de la gare. Nous nous faisons indiquer la gare et trouvons l’hôtel, qui nous loue une chambre pour la nuit pour 350 grivnas (35 €). Nous tirons de l’argent près de la gare, je mange un kebab et nous retournons à l'hôtel nous coucher dans notre petite chambre climatisée et propre.
Images : 1. Etape ; 2. Route moldave ; 3. Cul de sac moldave ; 4. Fan de Zizou en Moldavie ; 5. Transport moldave ; 6. Train moldave ; 7. Route moldave Images attachées: | | | 14. Vendredi 20 juillet 2012
Odessa (Ukraine) ==> Sébastopol (Crimée, Ukraine).
Nous nous levons vers 9h30, prenons notre douche et quittons l’hôtel à 10h30. Nous tournons dans la ville à la recherche de panneaux indiquant Mykolaev, et perdons plus d’une heure. Nous sommes renseignés par une employée d’un magasin où nous faisons quelques courses pour le petit déjeuner. La jeune fille, souriante, ancienne fille au pair à Pau, traduit les indications d’une cliente pour trouver notre chemin. Nous perdons plus d’une heure pour sortir de la ville dans la bonne direction.
Nous quittons la ville par un quartier de grands ensembles desservi par un vieux tramway rouillé, puis nous passons entre la mer et une grande lagune où se confondent pêcheurs et kitesurfeurs.
Nous traversons Mykolaev, contournons Kherson, et arrivons dans l’après-midi en Crimée. La route est médiocre, et on y trouve de tout : de vieux camions crachant des fumées noires roulant à 70 km/h et de vieilles lada tirant des remorques pleines de fruits, comme de gros 4X4 fonçant à 150 km/h et doublant des files entières de voitures sans aucun respect du marquage au sol ou même du bon sens. Nous nous arrêtons tard, dans un restaurant sur le bord de la route, pour déjeuner. Les cartes sont en russe et les serveuses ne parlent ni français ni anglais, et je prends une pizza avec Lulu tandis que David choisit une salade au hasard.
Nous reprenons la route vers le sud de la Crimée. La nuit tombe peu après avoir contourné Simferopol si bien que nous trouvons difficilement l’hôtel où nous devons camper, et pour cause : celui-ci se trouve sur un chemin de terre auquel on accède par de petites routes près de voies ferrées. Le portail ne diffère pas de celui des autres maisons du village, mis à part un minuscule écriteau où est inscrit le nom de l’hôtel. Nous nous arrêtons, désespérés, à l'endroit où l'hôtel doit se trouver selon mon plan. Notre hôtesse, qui nous attendait, vient à notre rencontre, sans quoi nous aurions sans doute pas remarqué l’écriteau. Cette dernière nous fait (en russe) la visite de son jardin où nous pouvons planter la tente, de la cabane où se trouvent les WC, ainsi que de la douche. Une partie des bâtiments est occupée comme chambre d’hôtel par d’autres clients. Près de notre tente, une grande table en bois à l’ombre nous est destinée. L’installation est sommaire mais la patronne a le sens de l’hospitalité et nous ne paierons qu’une bouchée de pain : moins de 12 € les trois nuits, pour trois personnes. Nous installons notre campement, et indiquons à notre hôte que nous comptons aller dîner à Sébastopol. Celle-ci nous incite à nous rendre à Lioubimovka, un village plus proche, au bord de la mer, ce que nous ferons.
Nous trouvons le village, à une dizaine de minutes de l'auberge, dans la nuit, grâce aux indications données par notre hôtesse. Nous trouvons un bar de type oriental (tapis, canapés...) où le serveur parle un anglais parfait. Je mange du poisson, Lulu des brochettes de poulet et David des Manti, sortes de gros Pilmini. Nous rentrons alors que l’air se rafraîchit et nous couchons repus. Nous avons besoin du duvet pendant la nuit.
Images : 1. Etape ; 2. Lagune entre Odessa et Mikolaiev Images attachées: | | | 15. Samedi 21 juillet 2012
Sébastopol (Crimée) ==> Balaklava (Crimée) ==> Batchissaraï (Crimée)==> Katcha (Crimée) ==> Sébastopol (Crimée)
Nous sommes réveillés par la chaleur dès 8h30. Notre hôtesse nous amène une bouilloire ainsi qu’à chacun une pêche. Nous n’avons pas encore fait les courses et elle nous donne du café et du thé. Nous prenons la route avant 10h en destination du Sébastopol où nous voulons nous baigner avant qu’il ne fasse trop chaud. Nous nous y perdons sans y trouver de plages. Nous sortons de la ville vers l’ouest et trouvons finalement une plage que nous atteignons après une petite marche. La petite plage, fermée par des murs, est bondée. Lulu et moi nous baignons quelques minutes et nous repartons. Nous repartons vers Balaklava où nous arrivons à 12h30. Nous nous garons derrière un bâtiment délabré, guidé par un enfant, gardien du parking, que nous avons du mal à comprendre. Nous paierons 10 grivnas pour les deux heures où nous restons.
Le soleil tape fort et David, toujours pas remis de ses coups de soleil roumains, préfère rester boire une bière à l’ombre dans un bar tandis que je me promène avec Lulu le long de l’anse. A Balaklava, la mer rentre dans les terres entre deux collines, offrant un abri naturel aux diverses flottes (armées, pirates) au fil des siècles. Nous ne visitons pas l’abri anti-nucléaire de l’autre côté de la baie. Nous rejoignons David et nous rendons dans un restaurant de poissons où nous avons du mal à nous faire comprendre.
Nous repartons après avoir payé notre petit gardien de parking, et prenons la route vers Batchissaraï. Nous souhaitons visiter le site troglodytique de Mangoup-Kalé, mais nous comprenons en bas de celui-ci qu’il faut marcher deux heures aller-retour afin de s’y rendre. Des guides proposent de nous amener et de faire la visite en jeep mais le prix nous parait trop important et nous renonçons. Nous reprenons la route de Batchissaraï, entre de grands rochers calcaires. Nous parvenons dans la petite bourgade où nous visitons le Palais des Kahn, qui nous rappelle Istanbul.
Lorsque nous sortons, il est trop tard pour nous rendre au Monastère Ouspenski et à la cité troglodytique de Tchoufout-Kalé, à mon grand regret. Nous décidons d’aller chercher une plage, au nord de Sébastopol, près de Katcha. Nous en trouvons une vers 19h, au pied de grandes falaises qu’il faut descendre par un petit sentier. En bas, de nombreuses tentes sont plantées. Je me baigne avec Lulu, sans nous attarder dans l’eau car il y a de petites méduses.
Nous séchons sur la plage et reprenons la voiture jusqu’à Katcha où nous faisons des courses pour le soir. Nous rentrons à l’hôtel. Je prépare à manger pendant que Lulu me fait une petite lessive à la main. Nous dînons alors que la nuit tombe. Nous sommes trop fatigués pour sortir boire un verre, bien que ce soit samedi soir. Nous nous couchons dans la fraîcheur des nuits ukrainiennes.
Images : 1. Etape ; 2. Balaklaba ; 3. Entre Balaklava et Batchissaraï ; 4. Palais de Batchissaraï ; 5. Plage près de Katcha ; 6. Notre salle à manger perso au "camping" Images attachées: | | | 16. Dimanche 22 juillet 2012
Sébastopol (Crimée) ==> Yalta (Crimée) ==> Sébastopol (Crimée)
Nous sommes encore une fois réveillés par un soleil de plomb vers 8h. Nous déjeunons tandis que David dort encore. Il finit par se réveiller et Lulu et moi partons à la plage tandis que ce dernier déjeune et se prépare tranquillement.
Nous nous rendons à Lioubimovka, la plage la plus proche. C’est une grande et large plage de sable, où il y a déjà du monde en ce dimanche matin. Nous nous baignons, et profitons un peu du soleil sur la plage, mais celui-ci nous chasse rapidement, dès 10h. Nous rentrons chercher David à l’auberge. Celui-ci, sensé faire sa lessive, à renoncer à cause du soleil et surfe sur internet. Nous reprenons tous la route pour Yalta. Il était prévu d’y aller par les montagnes, mais la carte routière est mauvaise et nous rejoignons la route prévue pour le retour, le long du littoral entre Sébastopol et Yalta. Cette route longe la mer, à flanc de falaise, offrant un paysage magnifique.
Nous arrivons à Yalta vers 12h30 et nous garons près de la rue Pouchkine, ombragée. Nous nous y promenons, jusqu’au Quai Lénine qui borde la mer. Ce dernier est en plein soleil et nous renonçons à l’emprunter. Nous faisons demi-tour et déjeunons dans un petit restaurant où nous sommes accueillis en français.
Après manger, nous nous rendons le ventre lourd à la maison de Tchekhov, par une marche d’un kilomètre en côte. A l’entrée de la datcha, nous prenons le guide d’explication en français mais cela ne semble pas plaire à la gardienne qui nous le reprend en nous faisant une visite expéditive en russe. Nous nous promenons dans le jardin ombragé, puis entrons dans le musée où la chaleur est étouffante. Nous resterons regarder une vidéo russe racontant la vie de Tchekhov à Yalta. La gardienne nous proposera de le revoir en anglais, mais nous partons.
De retour à la voiture, il est trop tard pour aller jusqu’à Soudak et sa forteresse, à l’est de la Crimée, et nous décidons de nous rendre au Palais Livadia où s’est tenu le sommet de Yalta entre Roosevelt, Churchill et Staline. Nous le trouvons facilement, sur la route retour vers Sébastopol, mais un homme nous demande 40 grivna de parking, et nous décidons de partir alors que celui-ci baisse le prix à 30. Nous prenons une petite route qui longe la côte et nous arrêtons prendre des photos du Nid d’Hirondelle, petit château perché sur une falaise dominant la Mer Noire. Cette fois-ci, nous arriverons à ne pas payer le parking, notre arrêt n’excédant pas cinq minutes.
Nous reprenons la route vers Sébastopol, où nous arrivons en début de soirée. Nous revenons avec difficulté à l’hôtel où nous laissons David à sa lessive tandis que nous retournons à la plage de Lioubimovka nous baigner, au coucher du soleil. Nous partons lorsque celui-ci a entièrement disparu. Nous passons dans un petit magasin acheter de quoi dîner. Nous nous arrêtons un peu plus loin, au bord de la route, acheter une pastèque. Au camp, nous dînons, nous lavons et allons nous coucher, nous dans notre tente, David dans la voiture.
Images : 1. Etape ; 2. Plage de Yalta ; 3. Maison de Tchekhov ; 4. Sud Crimée ; 5. "Nid d'hirondelle" ; 6. Couché du soleil sur la plage de Lioubimovka Images attachées: | | | 17. Lundi 23 juillet 2012
Sébastopol (Crimée, Ukraine) ==> Odessa (Ukraine)
Nous nous levons tôt afin d’arriver à Odessa assez tôt pour la visiter. Nous rangeons le campement, David doit retirer son linge bien qu’il soit encore humide. Il finira de le faire sécher dans la voiture. Nous disons adieu à notre hôtesse qui a été si accueillante, et cette dernière serre Lulu dans ses bras pour lui dire au revoir. Nous reprenons la même route qu’à l’aller, en passant par Simferopol, Irmansk, Kherson et Mikolaiev (près de laquelle nous déjeunons dans un petit snack sur le bord de la route), avant d’arriver à Odessa vers 17h30. Nous nous garons pour 10 grivnas de l’heure dans le centre ville, et visitons le centre historique de la ville, dont le fameux escalier Potemkine connu pour la scène du landau dans le film d’Eisenstein.
Après une petite bière dans un snack, nous reprenons la voiture et rejoignons l’hôtel Tokyo où nous avions dormi, quelques nuits auparavant. Il faut attendre une quarantaine de minutes pour avoir la chambre, et nous en profitons pour aller dîner à Mac Do près de la gare. Nous revenons, retrouvons la même chambre que la fois d’avant, prenons une bonne douche, regardons les infos à la télé, naviguons sur internet et finissons par nous coucher avant 23h.
Images : 1. Etape ; 2. Circulation dans le sud de l'Ukraine ; 3. Parc à Odessa ; 4. Escalier Potemkine (ça a bien changé !) ; 5. Tramway à Odessa Images attachées: | | | 18. Mardi 24 juillet 2012
Odessa (Ukraine) ==> Bucarest (Roumanie)
Nous nous levons tôt afin de ne pas arriver trop tard le soir au camping de Bucarest. Nous quittons difficilement Odessa après avoir fait quelques courses pour le petit déjeuner dans un magasin en périphérie.
Échaudés par notre traversée de la Moldavie trois jours auparavant, nous décidons d'y rouler le moins possible et de préférer la Bessarabie, enclave ukrainienne entre la Moldavie et la Mer Noire. Pour l'atteindre, nous devons traverser, comme à l'allé, un petit bout de Moldavie, sans pour autant passer de véritable poste frontière : la route nationale traverse ce territoire sur cinq kilomètres, sans véritable sortie vers le reste de la Moldavie. Des militaires moldaves s'assurent juste qu'il y a autant de personnes dans le véhicule à la sortie du pays qu'à l'entrée.
Après cette partie étonnante, nous traversons la Bessarabie jusqu'à Izmail. Là, nous ne trouvons pas la route de Reni (frontière à quelques kilomètres) qui nous permettait de rejoindre la Roumanie en ne restant que deux kilomètres en Moldavie. Nous faisons un détour d'une trentaines de kilomètres et passons finalement la frontière en début d’après-midi à Bolhrad, en une heure, le temps que les douaniers ukrainiens s’assurent que nous ne sortons pas d’objets archéologiques du pays.
Nous arrivons à Vulcanesti côté moldave et faisons rapidement la trentaine de kilomètre qui nous sépare alors de la Roumanie. Le passage en Roumanie près de Galati est un peu plus long mais se passe sans problème.
Nous prenons la même nationale qu’à l’aller, mais cette fois vers le sud, et rejoignons l’autoroute à cent kilomètres de Bucarest. Nous passons au supermarché (Carrefour) faire des courses (nous sommes affamés) pour le dîner, que nous prenons au camping de Bucarest avant de nous être réellement installés : saucisson, poulet grillé et frites, accompagné de quelques Ciuc fraiches (bières roumaines). Nous discutons un peu, montons le camp et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Paysage de Bessarabie Images attachées: | | | 19. Mercredi 25 juillet 2012
Bucarest (Roumanie) ==> Rasnov (Transylvanie, Roumanie) ==> Bran (Transylvanie, Roumanie)
Nous nous offrons une grasse matinée après les deux longues journées de voiture. Nous nous levons vers 10h, et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Nous faisons notre lessive dans les grands éviers du bloc sanitaire, et mettons le linge à sécher au soleil.
Je pars avec Lulu à l’aéroport. Elle est inquiète, et bien que son avion ne parte que dans le milieu de l’après-midi, nous allons chercher son billet à l’aéroport tout proche, en fin de matinée. Au retour, nous déjeunons, avant d'y retourner quelques dizaines de minutes plus tard pour déposer Lulu dont l’avion part à 15h30. Je la laisse après l’enregistrement des bagages.
Je rentre au camping alors que David a déjà plié le campement. Le linge est sec, nous rangeons tout dans la voiture, et nous repartons après une douche, en direction de la Transylvanie au nord à 15h30.
A partir de Ploiesti, le paysage change et nous grimpons dans les montagnes. Nous arrivons à Rasnov en Transylvanie à 18h, et y visitons le château, perché sur une colline surplombant le village. Nous nous garons près du parking (et évitons ainsi de payer) et grimpons à pied jusqu’au château tandis que les quelques touristes prennent un petit train. Nous sommes au château en moins de 10mn. Celui-ci s’avèrera quelque peu décevant et nous ne nous y attardons pas. Nous redescendons et prenons la route vers l’ouest et Bran.
Nous arrivons à 20h à Bran et nous installons dans le Vampire Camping (référence à Dracula comme partout en Transylvanie). Le camping est grand et la clientèle est rare. Nous installons notre tente, allons boire une bière dans le bungalow bar, et revenons nous préparer à manger. Après le dîner, nous faisons deux parties de pétanque sur un terrain plus que bosselé, et retournons boire une bière au bar à la tombée de la nuit. Il n’y a pas grand monde, et nous rentrons à la tente. Nous regardons Ratman, un film d’horreur que nous rêvons de voir depuis que nous avions trouvé la cassette vidéo dans un vidéo club quinze ans auparavant, sans la prendre. Le film s’avère évidemment être très mauvais. Nous nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Dans l'enceinte du château de Rasnov ; Château de Rasnov Images attachées: | Carnets similaires sur l'Europe de l'Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 617 visiteurs en ligne depuis une heure! |